Le devoir, 19 septembre 1935, jeudi 19 septembre 1935
Montréal, jeudi 19 septembre 193f REDACTION ET ADMINISTRATION 4S0 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Admlnl*tf*tlon :.HArbour '2*§ Rédaction :.HArbour 3679 ^*rant :.4897 LE DEVOIR Diroctaur-férant: Ce orge.PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rééaelour chai: Omar NEROUX VOLUME XXVI — No 216 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.0E (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .1.08 UNION POSTALE.10.09 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .1.00 Va pour Vindépendance, va pour la république ! L Evening Journal’' déclare que l’abstention du Canada dans une guerre anglaise impliquerait la rupture du lien britannique et la proclamation d’une république canadienne S il doit en être ainsi, notre choix est fait: nous ne mettrons aucun intérêt politique extérieur au-dessus de la vie et de la liberté de la patrie canadienne Bloc-note L Evening Journal, d Ottawa, nous apporte ce matin un article qui appelle une réponse immédiate.Pour faire cette réponse complète, il faudrait discuter d’assez nombreuses questions: l’attitude de M.Ferguson et celle de sir Samuel Hoare à la Société des Nations, la situation faite au Canada par son adhésion au Pacte de la Société, par le traité de Locarno, etc.Cela prendrait plus d’espace, et plus de temps surtout, que nous n’en avons ce matin.D’ailleurs, il y aura toujours moyen d’y revenir.L essentiel pour le moment, c’est de relever la partie de l’article du Journal à laquelle il attache sûrement lui-même le plus d’importance.La thèse fondamentale du Journal, c’est que le Canada, tant qu’il fera partie du Commonwealth des nations britanniques, tant qu’il arborera VUnion Jack, doit prendre part à toutes les guerres anglaises, que toute abstention équivaudrait à une déclaration d’indépendance et, pratiquement, à la proclamation d’une république canadienne.* * Ÿ Le Journal se plaint de ce qu’aucun homme politique canadien n’ait encore pris une attitude très nette sur ce point essentiel.On s’est contenté de dire, déclare-t-il, que, si les choses en viennent au pire, si l’Angleterre doit se battre, le Parlement votera à ce propos.Et il s’écrie: Voter à ce propos?A propos de quoi?A propos de la guerre?En partie, oui.Mais en outre?Nous prenons pour acquis qu'un tel vole impliquerait notre séparation de l’Empire britannique.Et, s’il en est ainsi, même si cela nest que probable, ne serait-il pas bien pour nous de comprendre clairement la question tout de suite, et que nos chefs politiques discutent cette question franchement et indiquent leur propre point de vue?Et, comme ils sont des hommes intelligents, déclarent, si une guerre anglaise survient, quun vole par le parlement du Dominion quant à la participation du Canada ne sera pas simplement un vote à propos de la guerre, mais sera nécessairement, croyons-nous, un vote qui dira si le Canada doit ou non proclamer sa séparation de l’Empire britannique?.Le Journal, rappelant le mot fameux de sir John A.Macdonald: Sujet britannique je suis né, sujet britan- nique je mourrai, qui ne se rapportait pas du reste à la question de guerre, ajoute: Le verdict de la majorité de ses concitoyens l'a récompensé.Nous croyons aussi qu’un vote quelconque du parlement canadien serait encore favorable au lien britannique, — s'il était clairement entendu, par le Parlement et par le peuple, que telle est la question.Mais envisageons tous clairement la certitude quun Vote contre la participation à une guerre anglaise, s’il survient une guerre anglaise, serait un vote en faveur d’une république canadienne {BUT LET ALL OF US FACE CLEARLY THE CERTAINTY THAT A VOTE NOT TO SHARE IN BRITISH WAR, IF BRITISH WAR CAME, WOULD BE A VOTE FOR A CANADIAN REPUBLIC).* * * En d’autres termes, le Journal ne voit d’alternative que la participation automatique du Canada à toutes les guerres de l’Angleterre ou son indépendance.Beaucoup de gens, au Canada, croient que, sans rompre aucun lien, notre pays pourrait rester en dehors des guerres proprement anglaises.Et telle fut la pratjflue du passé au temps même de sir John A.Macdonald.Jamais, jusqu’à notre malheureuse intervention en Afrique-Sud, on n’a pensé que le Canada avait d’autres obligations que celles qui pouvaient directement découler de la protection de son territoire.Et c’est une situation que le Statut de Westminster n’aurait sûrement pas dû aggraver.Mais, toute question de droit constitutionnel mise à part, parlons avec une netteté égale à celle du Journal, avec une égale franchise.H- * * Si, vraiment, il n’y a de choix qu’entre la participation du Canada à toutes les guerres de l’Angleterre et l’indépendance absolue; si nous devons de toute nécessité choisir entre le sacrifice du sang et de l’or du Canada sur tous les points du globe où les intérêts anglais peuvent être menacés et la proclamation d’une république canadienne, VA POUR L’INDEPENDANCE, ET VA POUR LA REPUBLIQUE'! A aucun intérêt politique extérieur, nous n’entendons sacrifier la vie et la liberté et la patrie canadienne.Orner HEROUX L'actualité Le retour à la terre et le retour au bon sens J'ai lu dans le Devoir d’hier cet entrefilet qui m’a vivement plu: M.Oscar-A.Bériau, directeur de l’Ecole des arts domestiques, a parlé de la renaissance des arts domestiques.Il voudrait voir 137.000 métiers dans les 137,000 fermes de la province.Dans le Québec en cinq ans.le nombre des métiers est passé de 2,000 à 52,000; et le nombre des rouets de 5.000 à 80,000.Le malheur de la crise aura eu évidemment quelque chose de bon.Mais, le tout n’est pas de voir se multiplier les métiers et les rouets.Il faut refaire le août de nos pens.Ils l'ont bien perdu.Pour s’en convaincre, il suffit de voir certaines carpettes étalées sur les balustrades des vérandas aux environs de Québec.M.Henri Bordeaux les a juqées sévèrement.Il suffit aussi de comparer l'architecture (?) moderne des maisons à celle des vieilles demeures qui subsistent encore.Quel formidable prqqrès à re'bours nous avons fait! Nous avons, en auelques années, passé de la mesure, du bon sens, de la solidité et de l’ordre nu arotesque, au chiqué, à l’horrible.M.Bériau a arand raison de se réjouir.On doit, en effet, commencer par le commencement.L’essentiel, 'a condition sine qua non, c'esl que les femmes recommencent à tisser et à filer.Plus elles fileront d la rnmpaqne et moins elles seront tentées de filer vers la ville.Enfin, pour une foule d’objets, le goût n'est même pas nécessaire.Les draps de laine et les couvertes feou-vertures) sont faites sur des modèles standardisés et ces objets commandent un assez joli prix, même si on les offre à meilleur marché qu’en ville.Ce n’est pas la même chose pour les descentes de lit et les courtepointes.Les unes et tes autres valent par la aualité et l'originalité du dessin.C’est là que pèchent surtout les papsannes qui exagèrent la naïveté et offrent souvent des sujets frustes que les sauvagesses eussent mieux traités an’elles.L'art paysan, bien inspiré et bien développé, c'est une source de pécule considérable à la portée des familles rurales nombreuses où les filles ne savent que faire de leurs soirées d’hiver, même si elles doivent, comme cela est fréquent, remplacer les hommes partis pour le chantier.Les citadins ont tort de croire en effet que les femmes n’ont rien a faire A la campagne pendant la saison froide, sauf une cuisine rudimentaire qu’elles sont cinq ou six le plus souvent à expédier.Il g a trois fois par jour les soins à donner à l’étable, à l’écurie et au poulailler.Dans cette besogne, les habitantes, souvent frêles, font preuve d’une vigueur et d’une énergie qui surprendraient des citadines replètes, particulièrement certaines femmes d'ouvriers qui bornent leurs efforts à laver quelques effets et à réchauffer pour le repas des boites de conserve.Désormais les rouies sont tellement encombrées de touristes que ce que les tisseuses et les fileuses ne consommeront pas à la maison, elles pourront facilement le vendre aux passants, à condition toujours que la qualité, soit excellente et qu’elles ne soumettent pas l'acheteur an coup de fusil.Mais, dans toutes réformes, il faut se garder des excès.Je ne prétends pas connaître la campagne, surtout la vraie campagne que l’on ne retrouve que loin de Montréal et particulièrement dans le bas de Québec, mais j’y fais tout de même d’assez fréquents séjours.Dans les conversations avec le boucher du "faubourg’’, on apprend des choses qui surprennent.Ainsi les citadins de passage peuvent obtenir pour quelques sous ce que l’on appelle d’un terme dédaigneux les abats d’animaux, mais que les gourmets recherchent.La cervelle, le foie, la tête, de veau, voire les ris ne trouvent pas preneurs dans la clientèle rurale.On ne cultive non plus guère d’autre chose dans le potager que le chou, le navet et la carotte.U s’ensuit que le menu de la table campagnarde est extrêmement frugal.La plupart du temps, il se compose de gros lard, de soupe aux pois et de pommes de terre.Bien pis, depuis quelques années on subit les effets d’une fausse éducation.On a appris aux paysannes l’art de la mise en conserve et le grand nombre des maisons de fermes sont outillées pour s’y livrer, les vendeurs d'appareils n’ayant pas été longs d passer derrière les conférenciers ou les conférencières de l’enseignement ménager.La mode s’est vile propagée de tout "canner": fruits, particulièrement petits fruits (ce qui est très bien) pommes, pommes de terre, viande de porc et de veau.Voilà nos gens en train si les médecins savent ce qu’ils disent, de courir après la dévilaminose ou le scor but, de ruiner leur santé et, ce qu pis est, à notre sens, leur goût.Il est tellement facile de conserve: pour l’usage domestique les carottes, les navets et les pommes de terre, de même que les viandes quand on sait se servir du froid qui ne coûte rien, qu’on ne comprend pas cette perversion du goût.Loin de nous, insistons-y, l’idée de nous donner pour entendu en ces matières, mais nous sommes d’avis que l'on rendrait un service capital aux femmes de cultivateurs en leur rapprenant les valeurs culinaires et nutritives, en leur rappelant que rien ne vaut une viande ou un légume à son état naturel, que la conserve ne s’applique bien qu’à certains légumes et à certains petits fruits périssables.Quand nos gens auront des maisons non pas luxueuses mais propres, de bon goût et confortables, quand ils trouveront chez eux une table abondante et savoureuse, ils se sentiront plus heureux et ils ne seront moins travaillés par le désir d’aller se brûler les ailes aux fallacieuses lumières de la grande ville — surtout si l’art domestique leur apporte un peu de ces espèces sonnantes dont ils ne peuvent se passer totalement! Bien des coins de la province, quand on sait en tirer parti, sont véritables pays de Cocagne, notamment cette région du bas du fleuve où le mouton — le pré salé — est si bon, où certains légumes comme les petits pois ont un fumet inégalable, où les poissons se donnent, quand on ne veut pas avoir le plaisir de les pêcher, où le lait, le beurre et la crème sont exquis et ne coûtent rien, où les pommes de terre ont une fermeté que l’on ne retrouve nulle part, où, enfin, le déctr est merveilleux, inspirant, diraient les Anglais.Mais de toutes ces choses il faut savoir apprécier le prix, il faut savoir tirer parti.Le ministre de l’Agriculture vient de ce pays de Cocagne et fl est instruit.Nous sommes sûr qu’il voudra Imprimer ''elle orientation à VInstruction agricole, particulièrement chez les filles.La ménagère a à sa disposition des richesses que trop souvent elle ignore ou méprise.Cette ignorance et ce mépris sont préjudiciables, même au point de vue pécuniaire, car l’industrie du tourisme pourrait être profitablement exploitée si le long de la roule on trouvait de nombreuses maisons où, sur un linge bien blanc, il fût possible de goûter des choses du terroir douées de cet inappréciable appoint: fa fraîcheur.Paul ANC»* La lettre de M.Ebrav L’encombrement de* matière* noua contraint d’ajourner la publication de la lettre de,M.Ebray •ur le conflit italo-éthiof">n et la Société de* nations.On compare.Tandis que, de Londres, on câble que la Grande-Bretagne envoie des escadres en Méditerranée, afin de bloquer de Gibraltar, si cela devient nécessaire, l’accès de l’Atlantique aux navires italiens, en même temps qu’à l’autre extrémité de la mer intérieure, elle commanderait l’entrée du canal de Suez, des feuilles canadiennes comparent déjà les forces navales et aériennes des deux grands pays qui s’affrontent au sujet de l’Ethiopie et peuvent amorcer un nouveau conflit enflammant l’Europe.L’Angleterre, dit-on, compte plus de navires de guerre que l’Italie; mais les aéroplanes militaires de relle-ci sont autrement plus nombreux, mieux armés et plus dangereux que les escadres aériennes de Londres.L’Italie, d’après le plus récent annuaire britannique, aurait 204 navires de guerre de toute sorte, contre 318 dans les flottes anglaises.L’Amirauté aurait sept convoyeurs d’aéroplanes, contre î’Italie, aucun.Mais ces chiffres quant aux effectifs numériques de Londres et de Rome ne signifient pas grand chose.Il y a l’adaptation des navires anglais à des courses en Méditerranée, la question de leur rapidité, de leurs armements, du nombre de leurs bases navales, etc.Un correspondant du Times de New-York câble de Londres que, de l’avis des techniciens, la flotte anglaise pourrait peut-être venir à bout, en Méditerranée, des escadres italiennes, niais à la condition de les rejoindre, parce que les navires de Mussolini dépassent de loin en vitesse les plus rapides des Anglais.“Le marin britannique est meilleur que le marin italien”, dit Londres.C’est parler pour le passé.Il y a le présent et l’on sait quels progrès y a faits la navigation italienne.Dieu veuille que les deux marines n’aient pas à se mesurer.Pour ce qui est des aéroplanes, Rome a, dit-on, la flotte d’avions la plus rapide et la mieux outillée du monde, — 840 aéroplanes de première ligne et une réserve de 800 autres, contre 580 appareils à l’Angleterre, loin de réelles bases d’opérations en Méditerranée.Tout cela n’est que chiffres et statistiqiies.L’inquiétant, à l’heure présente, c’est que l’on puisse sérieusement envisager le heurt, dans ce bassin méditerranéen d’où sortit l’antique civilisation, de deux nations qui firent la guerre de 1914 à 1918 à titre d’alliées et que les intérêts coloniaux divergeants menacent de mettre aux prises, pour le plus grand danger du inonde contemporain.Veut-on gâter Québec?Outre le pittoresque de sa situation aux flancs du cap Diamant et sur le plateau qui domine le fleuve Saint-Laurent et la vallée de la rivière Saint-Charles, Québec a pour elle son caractère historique remarquable, ses vieilles murailles, sa forteresse, ses glacis, son enceinte, son aspect d’ancienne ville •militaire, — qu’elle est à peu près la seule, avec Halifax, à avoir gardé jusqu’ici.C’est là une des raisons de l’affluence de touristes qu’il y a d’ordinaire à Québec chaque année, l’une des causes du souvenir que gardent de cette ville les Européens qui y ont passé et la préfèrent tous à Montréal, à Ottawa, à Toromo, par exemple.Or, depuis dix ans, au nom d’un progrès matériel fort discutable, certains groupes de Québécois se sont plu à enlaidir leur ville, à l’affubler de simili-gratte-ciel prétentieux, à raser de vieilles demeures encore belles à garder, à défigurer tels des quartiers les plus charmants du vieux Québec.Progrès?La plupart des compagnies qui ont bâti ces édifices gâtant le paysage québécois sont en faillite, — ce qui prouve l’inutilité relative de ces entreprises, mais les eonslructions restent 'debout et continuent d’étonner par leur mauvais goût.On a jadis commencé même à raser les vieux murs de l’enceinte québécoise, à la Haute-Ville, à abattre les portes qui s’ouvraient jadis vers la nouvelle ville, — ainsi la porte Saint-Jean, sous laquelle des générations de Québécois avaient accoutumé de passer plusieurs fois le jour.Des journaux et des citoyens ont protesté.Il n’y a pas longtemps, une feuille anglo-québécoise, le Chronicle-Telegraph, a dit tout net aux Québécois que s’ils continuent de laisser saboter leur ville par des gens sans aucun respect pour le passé, Québec perdra tous ses traits distinctifs et deviendra une ville slandardisée, farcie de maisons banales et de bâtisses en série, dont rien dans l'apparence ne la distinguera des autres villes d’Amérique.Ainsi, dit ce Journal, il faul que les pouvoirs publics s’avisent de reconstruire au plus tût les anciennes portes de l’enceinte fortifiée, démolies au nom d’un progrès matériel mal compris, ma’ dirigé.Si Quéibec perd son cachet! historique, cette ville ne sera plus du tout intéressante, conclut le journal anglo-québécois.Cela peut n’étre pas l’avis de tous les Québécois eux-mêmes; c’est celui des gens les plus cultives et les plus respectueux du passé, en même temps que les plus soucieux de l’intérêt matériel bien entendu de leur ville.Et cela ne saurait non plus (laisser indifférent quiconque a la moindre attache à Québec, en connaît un tant soit peu l’héroïque histoire du passé II y a d’autre chose que des portes et des murailles à raser, à Québec, et vite.C.P.Carnet d'un grincheux Mussolini se défend de vouloir collectionner des déserts.Mais, s’il livre la guerre qu'il prépare, il y aura bien de petits villages italiens changés en déserts, et bien des déserts éthiopiens peuplés d’hommes morts.?L’été prétend revenir de nuit, et avec fracas.?Il y aura des gens qui n'auront pas le coeur il célébrer la fête d'Action de grâce: ceux qui vont perdre l’élection du 14 octobre.?Le Soleil parle avec complaisance des révélations piquantes d’un bleu mécontent sur les origines du journal, à Québec.D'où qu’elle sorte, cette feuille bleue ne vit pas de fonds publics détournés.?Londres fait, du cété de Gibraltar, des manoeuvres navales qui paraissent à Rome manoeuvres tout court.?AA M.King admet n’être pas de taille à rencontrer et à vaincre M.Bennett, sur le terrain des promesses.A A A La civilisation avance vraiment.Nous sommes à la veille de 1936 et nous revoilà à la veille d’août 1914.A A A Devise de grandes nations civilisatrices: “Ou du pétrole, ou du sang!” A A A Dans son comté, Machin voit trois candidats, tous trois de ses amis personnels.Pour lequel voter?Il a décidé de voter pour les trois.“Comme ça, je ne mentirai pas en disant à chacun que j’ai voté pour lui.— Oui, mais tu auras annulé ton bulletin.— Comme ça je n’aurai voté contre personne.” Ingénieux, mais subtil.__ _____ w , ltJ"e Grincheua M.Bennett à Calgary La marche sur Ottawa était une manoeuvre des Soviets — Il faut maintenir notre constitution Mort de M.Jules Cambon, ancien ambassadeur de France à Washington et à Berlin On le désignait couramment comme “le plus habile diplomate de la Troisième République” Calgary 19.(C.P.) — Parlant hier soir, sous les auspices des principaux clubs de Calgary, le premier ministre du Canada, M.R.-B.Bennett, a déclaré que la “marche sur Ottawa", entreprise il y a quelques mois par un groupe de suns-tra-vail, était une manoeuvre des agents des Soviets, qu’elle n’était qu’un article d’un vaste plan préparé par les Soviets pour détruire dans l’Amérique du Nord les gouvernements responsables et les remplacer par des gouvernements soviétiques.La "marche sur Ottawa” n’était donc pas un mouvement accidentel mais un mouvement soigneusement concerté afin de renverser si possible notre gouvernement responsable.Méthodes constructives et constitutionnelles M.Bennett a dit que si nous voulons atteindre les objectifs sociaux et économiques qui sont communs à tous les partis, il faudra employer des méthodes constructives et constitutionnelles, • l'If; M.Bennett demande à tous les citoyens de ne pas prêter l’oreille a ceux qui préconisent des théories susceptibles, d’après eux, de changer en un soir tout un état de choses économique et social.Il cite la Grande-Bretagne comme exemple à imiter pour la sagesse des réformes qu’elle n’accomplit toujours que par des voies constitutionnelles.Nous devons concéder aux autres de rechercher le même objet que nous espérons atteindre nous-mêmes, mais nous devons aussi nous ^«rver droit ^e critiquer les méthodes qu’ils veulent employer pour atteindre cet objet.Il ne faut pat amender la Constitution à la légère Hi-aao0£SloUtion doit ê,re amendée.dit M.Bennett, mais seulement “rit# étude.c.ompiète du Pr°-blème faite conjointement par le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux dans une conférence spéciale.M.Bennett est en faveur du maintien de la Constitu- Üon^n, ,Rén.éral et du maintien de la Confédération.Notre Constitution, observe M Bennett, nous donne le pouvoir d’élire qui nous voulons, quand nous voulons, comme vous (de l'Alberta) l’avez fait récemment.M.Bennett n’a pas fait d’autre allusion à la victoire du parti du Crédit Social en Alberta.Stabilisation nionétair« M.Bennett dit qu’il espère que le monde du commerce établira avant longtemps une mesure internationale de stabilisation des cours du change.Le commerce international, dit-il, ne pourra jamais reposer sur une base solide à moins qu’on ne s’entende pour établir une mesure uniforme internationale de stabilisation des cours du change Vevey, Suisse, 19.(A.P.) — M.Jules-Martin Cambon, ancien ambassadeur de France à Washington et à Berlin, et l’un des maîtres di- {Bornâtes de France, est mort au-ourd’hui à Vevey, en Suisse.M.Jules Cambon, frère de M.Paul Cambon, autre diplomate fran-j çais, naquit à Paris en 1845.(Son frère Paul, né deux ans plus tût, lest mort en 1924).Il devenait avocat en 1866.En 1871, il était nommé auditeur à la commission provisoire chargée de remplacer le Conseil d’Etat.Attaché en 1874 à la direction générale des affaires civiles de l’Algérie, préfet de Constantine (1878), secrétaire général de la préfecture de police (1879), préfet du Nord en 1882 et préfet du Rhûne en 1887, gouverneur général de l’Algérie en 1891, il devint en 1897 ambassadeur à Washington, et ce fut lui qui l’année suivante, fut chargé par l’Espagne de négocier les préliminaires de In paix entre cette puissance et les Etats-Unis.Ce grand succès diplomatique le mit au premier plan.Il remplaça son frère (Paul) à l’ambassade de Madrid de 1902 à 1907, alors qu’il fut nommé ambassadeur à Berlin.Il y demeura pendant sept années lourdes d’événements diplomatiques, provoqués principalement par les affaires du Maroc, où il donna toute sa mesure.Les rapports qu’il adressa à son gouvernement attestent sa clairvoyance et la sagesse de ses prévisions, car il fut de ceux qui annoncèrent la Guerre.Il devint membre de l’Académie française en 1918.Si Paul Cambon a mérité le surnom de “grand ambassadeur", Jules était couramment désigné comme “le plus habile diplomate de la Troisième République”.Pendant plusieurs décades, les frères Cambon ont occupé les postes diplomatiques stratégiques.A l’époque de la guerre, Jules était à Berlin et Paul à Londres.Tous deux ont exercé une influence considérable dans la politique européenne et mê me mondiale.Jules avait 80 ans quand il a commencé à faire fortune, par l’administration d’une grande banque et de plusieurs sociétés.Son revnu était ces années dernières, de plus d’un million de francs par an.Son activité diplomatique se poursuivit après la guerre.Il fut nommé président du conseil des ambassadeurs, chargé de veiller à l’application du traité de Versailles.Il fut choisi aussi comme secrétaire général du ministère des affaires étrangères, mais abandonna ce poste en 1922 pour devenir vice-président de la Banque de Paris.Au cours des dernières années de sa vie, M.Cambon a écrit de nombreux articles sur la politique extérieure.Il a publié plusieurs volumes aussi, entre autres, le Diplomate, dans la collection Les caractères de ce temps, qui est une sorte de manuel, .délicieux à lire, des aspirants à la diplomatie.Le Duce n’est pas un “collectionneur de déserts” Cetui des Danâkil et celui d’Ogaden - La race des Amharas - La barbarie éthiopienne -L'intolérable sensation de compression qu'éprouve l’Italie Londres, 19.(S.P.A.) — M.Mussolini, dans une intervioue à M.G.* Ward Price, correspondant du Daily Mail, de Londres, a dit que si le comité de cinq chargé de résoudre la question italo-éthiopienne propose le plan que lui attribuent des agences d’information, ce comité prend le Duce pour un “collectionneur de déserts”.H serait, a dit M.Mussolini, non seulement inadmissible, mais dérisoire, qu’on répondît au besoin d’expansion de l’Italie dans l’est de l’Afrique par l’offre de deux déserts: celui des Danâkil et celui d’Ogaden.Dans l’un des livres de Mark Twain, a continué le Duce, il y a un homme qui aime tant l’écho qu’il achète deux montagnes pourvues d’excellents échos et qu’il se construit une maison entre les doux.11 semble que le comité de la Société des Nations me considère comme un collectionneur de déserts.J’ai obtenu des Français, il y a peu de temps, 110,000 milles carrés du désert du Sahara.Savez-vous combien d’habitants compte cette étendue désertique?Soixante-deux.Il a fallu les chercher comme s’il s’était agi d’une aiguille dans une meule de foin.On a fini par les trouver groupés dans une vallée isolée qui avait assez d’eau pour être cultivable.Le pays des Danâkil, que le comité de cinq proposerait d’offrir à l’Italie, est l’ancien lit d’une mer.I] se trouve à 800 pieds au-dessous du présent niveau de l’océan.C’est une étendue de sel blanc longue de 200 milles qu’il est pratiquement impossible de traverser.Aucun brin d'herbe n’v pousse.Un Ethiopien même ne pourrait vivre dans cette région.Le désert d’Ogaden, d’autre part, est un désert de pierre.On peut faire quelque chose d’un désert de sable.Nous avons irrigué une partie du désert de Lybie dans nos colonies du nord de l’Afrique, mais on ne peut rien faire d’un désert semé d’énormes pierres.Passant à un autre point du plan attribué au comité.M.Mussolini a dit: On semble laisser entendre qu’il faudra rapatrier les 200,000 soldats italiens envoyés dans l’est de l’Afrique et leur dire qu’on leur a fait faire une excursion.Il n’en sera certes nas ainsi.jll eût mieux valu, a expliqué M.Mussolini, que le comité eût envisagé le fait central de la situation éthiopienne, qui est qu'il n’y a pas de nation éthiopienne.Ce qu’on appelle la nation éthiopienne c’est la race des Amharas, qui opprime des tribus qu’elle a réduites en es-! clavage après les avoir vaincues et presque exterminées.Ces tribus opprimées de l’Ethiopie trouveraient avantage à passer sous l’autorité de Tltnlie, tandis que la véritable Ethiopie, c’est-à-dire le pays des Amharas, pourrait s’acheminer vers un degré de civilisation i suffisant à l’aide d’un régime semblable à celui qui était naguère appliqué en Irak et qui Test encore au Maroc.Le Duce a aussi parlé de la tension qu’il y a entre l’Italie et la Grande-Bretagne.Il a dit que la méfiance oui a surgi entre ces deux pays résulte surtout d’erreurs de procédé.Il a ajouté que la Grande-Bretagne n'a pas assez tenu compte de l'intolérable sensation de compression qu'éprouve TItalie et que le public britannique a appris trop tard les faits relatifs à la barbarie éthiopienne.Memel accuse la Lituanie GENEVE, 19.(S.P.A.) — Le premier vice-président du Parlement de Memel, M.Richard Meyer, a remis à la Société des nations un mémoire accusant la Lithuanie d'user de moyens condamnables pour faire tourner à son avantage des élections qui auront lieu le 29 dans le territoire autonome.La Lituanie dépouillerait de nombreux Allemands de leurs droits d’électeurs et multiplierait illégalement le nombre des votants lituaniens.“Nous ne sommes qu'à une semaine ^u deux de la guerre” Bradford, Angleterre, 19. Cst pleinement qua-neuf conseillers rho.s.ront ceux | P0P avoir ulne represe^ta.U.X q " ,(lo,ven‘ a«ir com- lion équitable et efficace dans te me officiers de leur conseil.Au congres des métiers et du travail lion équitable 1 cabinet.“Envoyez-moi mu^âfrru, ÜÎILV i Première fois depuis plus do quinze Loulté Ferras, fin* tje feu Jacques Ferras PRUD’HOMME — A Montréal.le 18, A *5 an», Mme veuve Joseph Prud'homme, née Elmire Charland.ST-GEORQES — A Montréal, le 18, Aquiles 8t-Georges, époux d'Ulma Auelalr VERDI — A Montrés!, le 17, A 70 ans.Jacques Verdi, époux de Philoméne Bt-Jean.1 ans, le congrès dos métiers et du travail du Canada procède pour de i lion aujourd’hui à l’élection de ses officiers.M.Tom Moore a été en- | viron 17 ans président général, in- • | cessamment réélu.Depuis 35 ans,; M.Draper a conservé de son côté le noste de secrétaire-trésorier.M.j 1 Moore est aujourd'hui commissaire îles assurances sociales.Les élections d’auiourd’hui peuvent causer des surprises.Avex-vous beso.n de bons livre*?Âdresaei-vous au Service de librairie du “Devoir", 430 Noire-Jante est.Montréal.Docteurs, Consultes ! ! ! les Grands Constructeurs de Franre Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute électricité médicale —Gallois & Cie— Ultra-Violet» — Quartz — lafra-Rouqes Lampes anctatlques pour galles d'opérations.—Etablissements G.Boulitte—- Instruments de Diagnostic —Collin Cr Cie— Instrumentation chirurgical» par excellence.Service d Ingénieur électro-radlologUt* Conditions faciles Prix, catalogue sur demande.PAUL CARDINAUX.D.Sc."PRECISION FRANÇAISE" .«S Cherrler HA.*357 MONTREAL née en vertu de la loi pour le dépistage des monopoles défendus.M.King prétend soutenir cette loi de toutes ses forces.procureur gé-| néral du Québec a poursuivi les compagnies mises en cause.Le résultat de cette poursuite, c’est qu’aujourd’hui, le charbon se vend une piastre plus cher.“Pourquoi?Parce qu’il existe au Canada un monopole du charbon, assez fort pour déterminer le prix de ce combustible, assez fort même pour empêcher le développement de l’industrie de la tourbe, pourtant réclamé par la plupart des politiciens.” Les gens de la rue Saint-Jacques M.Taschereau, d’accord avec M.King, a dit que l’agriculteur avait besoin de plus ""indes facilités de crédit.Est-ce M, Taschereau qui les leur donnera?Les amis de M.Taschereau, rue Saint-Jacques, n'empêchent-ils pas déjà les marchands de faire crédit aux agriculteurs, en refusant de leur prêter de l’argent?Que fera M.Taschereau pour rétablir les facilités de crédit consenties par les marchands aux agriculteurs.facilités anéanties par la rue Saint-Jacques?M.Stevens est aussi d’avis que “les gens de la rue Saint-Jacques” font plus que qui que ce soit pour empêcher l’expansion du commerce extérieur du Canada, pourtant préconisée par M.King.Contradictions de M.Bennett M.Stevens parle ensuite "des contradictions de M.Bennett”.Le premier ministre, dit-il, parle toujours sous l’impression du moment, mais ce n’est qu’après mille hésitations qu’il se décide à agir, et, alors, il ne fait rien sans consulter ses amis de la finance”.“Je me suis séparé de M.Bennett, dit-il, parce que s'il parle bien, il ne fait à peu près rien.La réforme financière signifie pour la finance, l’intervention et le contrôle de l’Etat.La rue St-Jacques te sait bien.C’est pourquoi elle me combat, c’est pourquoi elle appuie MM.Bennett et King”.M.Bennett a formellement déclaré qu’il ne favorise pas l'intervention de l’Etat dans les affaires des particuliers.M.Stevens note que dans le Québec comme ailleurs, “des hommes travaillent pour leurs foyers”.Tout le monde y fait son possible, et pourtant il y a de la souffrance et I «tu mécontentement.C’est qu'il y a les cupides et les avares.Ils sont j la minorité, mais ils sont aux leviers de commande, et cela à la faveur d'un système défectueux.Les affaires au Canada manquent d’esprit chrétien.La "Canada Packers” Par exemple, la fusion de plusieurs sociétés de salaison a produit la Canada Packers Co.Celle-ci dirige à elle seule 59 pour cent de 1 industrie de la salaison.L’agriculteur du Québec n’a plus nn mot a dire dans la détermination du prix du bétail.Un consortium tornntonien s’en charge.ELECTRIFIEZ VOTRE MAISON ET EPARGNEZ DU TRAVAIL NOUVEAUX TARIFS PAR KILOWATT-HEURE lî-70 9 !T9^ 71 200 1 Oi 201» Icw hnA kw-hre»X.Op «t au-dtlà (Etabli sur unt base de consommation mensuelle) US ’Le nouveau tarif promoteur de consom* ' mation met à la disposition de nos ^abonnés domiciliaires une quantité additionnelle d’électricité sans augmenter le montant de la facture mensuelle qu’ils payaient auparavant pour leur service.Kw.brc» Kw-hree Supplément de kw*hreé obtenu» obtenue obtenus sous Ftctur» •ou» l’an- •oui le le nouveau rntmuelle cien tarif nouveau tarif tari! ÿl.65 50 53 3 2.40 75 89 14 3.15 100 130 30 4.65 150 228 78 6.15 200 395 195 Plus d’un abonné tire profit de ce supplé- « ment de courant pour améliorer son éclai rage ou utiliser plus d’appareils électriques, dispensateurs de confort et de com modité au foyer.?! “Comment fais-tu, ma chère, pour toujours avoir Pair dix ans de moins que ton âge?“C’est si simple, pourtant! Toute femme peut y arriver, si elle ne travaille pas trop fort à la maison.Heureusement, c’est 1 électricité qui fait le travail pour moi, et il me^reste du temps pour me reposer et m’amuser.MONTREAL LIGHT SOL HEAT DAT & POWER E D 26 os.$3.75 AMER PICON L/APÉ RITtF au CfOtbb (L'eyuLriGji/ , /2/ad AjaÂsi’ - U- pluj asyuLaMàz, '^1/otcô VOLUME XXVI — No 216 — CALENDRIER — D«nAln: VENDREDI, 20 sepUmbrf 19J» Q.Terni».JEUNE.Viv.S.Mitth.SS.Eu», et Comp.MM., double.Lever du soleil, S h.«.Coucher du soleil, 6 h.03.Lever de U luae, U h.21 Premier quart, le 5.à 9h.32m.du soir Pleine lune, le 12.& 3h 24m du soir.Dernier quart, le 19.à 9h.29m du matin Nouvelle lune, le 27, à Oh.35m du *olr.DEVOIR Le DEVOIR est membre de l& “Canadian Press”, de r“À.B.C.” et de la “C.D.N.A.” JEUDI, 19 SEPTEMBRE 193* — DEMAIN — IN CERTAIN MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 72.Même date l'an dernier *6.Minimum aujourd’hui 54.Même date l'an dernier 33.BAROMETRE: 10 h.a.m.30.30.II h.am.29.9S.Midi: 29.90.Chiffres fournis peu la maison M.R.de Meslé, 300-a, rue Balnt-Denls.Montréal.La Société des Nations attend la réponse de Mussolini Le plan communiqué à l'Italie et à l'Ethiopie — Des conseillers étrangers aideraient le négus Genève, 19 (S.P.A.).— Le comité de cinq puissances que la Société des Nations a chargé de résoudre la question italo-éthiopien-ne a communiqué à l’Italie et à l’Ethiopie, il y a quelques heures, un plan qu’il a adopté.Et la Société, sûre que l’Ethiopie acceptera le plan, attend la réponse de M.Mussolini.En vertu du plan, des conseillers étrangers aideraient le négus: 1) à réorganiser sa force armée, à supprimer l’esclavage, assurer la sécurité des étrangers, surtout dans les provinces voisines des colonies italiennes; 2) à mettre en valeur les ressources naturelles du pays, à organiser ou à réorganiser les moyens de communication; 3) à réformer la trésorerie; 4) à entreprendre des oeuvres d’instruction publique et d’hygiène.Un conseiller général nommé par la Société des Nations coordonnerait le travail et tiendrait en contact Genève et Add is-Ab eh a.U’assenti-menj du négus serait indispensable à la nomination de tout conseiller.Toujours en vertu du plan, la Grande-Bretagne et la France annonceraient qu’elles sont prêtes à faire des concessions territoriales à l’Ethiopie pour assurer le règle- ment de la question italo-éthio-pienne, et déclareraient reconnaître que l'Italie a un intérêt particulier dans le développement économique de l’Ethiopie.Le chef de la délégation de l’Italie, le baron Aloisi, après avoir reçu le plan, a demandé au président du comité, M.Salvador de Madariaga, s’il y aurait des conseillers italiens.M.de Madariaga n’a pas pu donner au baron Aloisi l’assurance qu'il y aurait des Italiens parmi les conseillers, puisque l’assentiment du négus serait indispensable à la nomination de tout conseiller.L’Italie estimerait nécessaire la nomination de conseillers italiens si elle doit fournir une aide économique et financière à l’Ethiopie.A Genève, certains disent que la Grande-Gretagne fera obstacle le plus possible à la nomination d’Italiens parce qu’elle a résolu d’empêcher l’Italie d’exercer une domination politique ou militaire sur l’Ethiopie.Aux dernières nouvelles, un informateur italien aurait dit à un Message de M.Stevens A la population de Québec Québec.19 (D.N.C.) — M.Henry Stevens, chef du parti de la Restauration nationale, a quitté Québec a midi pour Sherbrooke, en compagnie de MM.R.L.Calder, c.r., et J.O.Cordeau.Avant de partir, M.Stevens a tenu à adresser un message à la population de Québec.Je tiens à remercier du plus profond de mon coeur, dit-il, la population de la ville de Québec et du district, de la réception sympathique quelle m’a faite.J’en suis profondément reconnaissant à la brave population de cette ville.“Le fait qui m’a le plus impressionné à Québec, c’est la présence d un si grand nombre de jeunes à rassemblée de l’Arena.Je les en remercie.Un cordial merci à tous”.M.Stevens a eu des éloges de son lieutenant à Québec, M.Henri Joli-coeur, avocat, qui a été constamment à ses côtés.Ln journal du matin disait que le chef de la Restauration avait laissé entendre que le gouvernement de Quebec était meilleur que les autres.M.Stevens a dit simplement en réponse: “Il nie semble que le fait de_ dire qu’aucun gouvernement, meme celui de M.Taschereau, ne Conférence du cardinal Pacelli avec le nonce à Berlin correspondant de VAssociated | saurait résister à une opinion pu- Press que le fait que le baron Aloisi demeure à Genève indique que M.Mussolini estiirie le plan inacceptable.B Les dégâts à la “Montreal Light” La Montreal Light, Heat and Power nous communique les détails suivants au sujet de l’orage d’hier soir: Entre minuit et une heure, ce matin, les lignes de transmission des Cèdres, de Beauharnois et de l’usine de la M.L.H.and P.au Sault-nu-Récollet, ont été frappées par la foudre.Il a fallu moins d’une dé^ mi-heure pour réparer les dommages.La population de Montaeal n’a pas souffert de ces accidents car on a transmis le pouvoir par d’autres lignes.Dans tout le réseau, il n’y eut que 3 transformateurs de brûlés.Les parties de l’Ile le plus affectées par la tempête furent La-chine, Ville LaSalle, Snowdon, Notre-Dame de Grâce, où le service d’éclairage fut interrompu pendant 3 minutes, Cartierville et une partie d’Ahuntsic.A Montréal-Est, la foudre est tombée dans un champ près des raffineries de Vlmperial OU.Les dommages, en général, sont peu considérables.A midi, la M.L.H.& P.avait terminé toutes les réparations sauf celles de cas isolés qui ne lui ont pas encore été signalés.Condamné pour vol Le juge Perrault a sentencié ce matin Peter Massey, 1603 rue Richardson, à deux ans de pénitencier pour avoir volé une poche de cent livres de sucre dans un wagon du Canadien National, le 7 septembre dernier.Massey est un récidiviste dont le 'dossier judiciaire est assez chargé.Sentenciés à deux ans Feu le docteur Pierre-Z.Rhéaume Les funérailles du docteur Pierre-Z.Rhéaume, décédé hier, à l’âge de 58 ans, auront Heu demain matin à l’église St-Viateur d’Ou-tremont.Le service sera célébré à 9 h.15.* * * Le recteur de l’Université de Montréal, M.Olivier Maurault, P.S.S., assistera demain aux funérailles du docteur Pierre Z.Rhéaume, chirurgien en chef de l’hôpital St-Luc et professeur de chirurgie opératoire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.Iæ doyen, le docteur Télesphore Parizeau, et une nombreuse délégation de professeurs de cette Faculté assisteront aussi à ces funérailles.M.Parizeau a fait part ce matin aux chroniqueurs universitaires, au nom de la Faculté, du chagrin que cause à tous les professeurs la mort inattendue du docteur Rhéaume: —La mort de M.Rhéaume est une grosse perte pour la Faculté de médecine et pour la chirurgie en général à Montréal.C’était un homme de valeur, un homme qui avait fait sa marque.Son âge et sa vigueur faisaient croire qu’il aurait pu fournir encore une longue carrière comme chirurgien et comme administrateur d’hôpital.Ilv avait le sens de l’organisation ordonnée.Il ne faisait pas grand bruit, mais beaucoup de besogne.C’était aussi, dans le domaine médical, un fin diplomate.Adrien Duelos, 2098 rue Saint-André, et Louis Ferraro, 4070 rue Adam, sont allés rejoindre leurs complices.Charles Dussault, 1816, rue Beaubien, et Orner Dalbec, 1202 rue Sainte-Elisabeth; quand le juge en chef Gustave Perrault les a.sentences à deux ans d’emprisonnement ce matin pour vol et recel d’auto.Tous quatre ont été trouvés en possession d’une automobile volée, rue Sherbrooke, il y a quelques semaines.Réception à lord Bessborough à Québec Québec, 19.(D.N.C.) La réception à lord el lady Bessborough.aura lieu, le 28 septembre, à onze heures, dans la salle du conseil législatif.La population de Québec fera alors ses adieux au gouverneur général sortant de sa charge et à ladv Bessborough, M.Alex.Ce matin, vers 7 heures 30.les Taschereau lira une adresse au nom pompiers des casernes 1.2, 6, 7 et de la population de la province.M.le maire Grégoire, fera de même au nom de la population de la ville de Québec.H v aura ensuite réception intime à Spencerwood.$30,000 de dommages D’après les estimés des techniciens municipaux, la ville devra payer environ $30,000 de dommages pour les inondations produites par la pluie d’hier soir.Ces inondations se produisent depuis plusieurs années.On a construit les grandes canalisations centrales, mais elles ne sont pas encore raccordées aux égouts secondaires où se produisent les inondations.Il faut une somme de $75,-000 pour terminer ces raccordements.Si ces raccordements avaient été faits, hier, la ville aurait épargné du coup $30,000.Mais la ville attend encore l’autorisation de la Commission municipale et du gouvernement provincial pour exécuter ces travaux.blique honnête et avisée, ne constitue pas précisément une louan-8e”.Assemblées libérales M.Sarto Fournier, candidat libéral dans Maisonneuve-Rosemont, inaugurera sa campagne électorale par une assemblée à l’école Duver-nay, 3090, rue Saint-Jérôme, lundi, le 23 septembre prochain.Les orateurs seront MM.Fernand Rinfret; C.-J.Arcand, ministre provincial du Travail, et Mme Pierre Cas-grain.* * M.Vincent Dupuis, candidat libéral dans Chambly-Rouville, ouvrira sa campagne électorale, par une assemblée à Saint-Hilaire, dimanche après-midi.Les orateurs seront MM.Alexandre Thurber, Stanislas Poulin, Roland Langlois.* Ÿ Ÿ M.Martial Rhéaume, candidat liberal dans Saint-Jean-Iberville-Na-pierville, ouvrira sa campagne, par une assemblée à Saint-Jean, dimanche après-midi.¥ * M.Joseph Jean, candidat libéral dans la division Mercier, ouvrira sa campagne, mercredi soir, le 23 septembre prochain, par une assemblée à l’arène de l’Académie Roussin, Poiiite-aux-Trembles.Les orateurs seront MM.Fernand Rinfret, Joseph Jean, Joseph Filion et autres.ff.ff.ifi, Nous prions nos lecteurs de tenir compte que l’assemblée que tiendra M.Liguori Lacomhe, dimanche après-midi, aura lieu à Ste-Scholastique, et non à St-Vin-cent de Paul comme la chose avait été annoncée.L’assemblée commencera à 2 heures, heure solaire.Découverte d’un alambic Les Trois-Rivières, 19.___ Un alambic d’une capacité d’un gallon à la minute a été découvert, tard dans la soirée d’hier, par la police fédérale, dans un petit bois de St-Louis de France.H y avait aussi une couple de cents gallons de whisky et quantité de canistres prêtes à recevoir le précieux liquide.Ln homme dont on refuse pour le moment de divulguer le nnm a été pincé comme il tentait de s’enfuir.Mais plusieurs de ses compagnons ont réussi à prendre le bois.Deux chiens énormes gardaient la “distillerie” et se mirent à aboyer quand ils sentirent des étrangers à l’entrée de la propriété, de sorte que les intéressés purent déguerpir.Cité de Vatican, 19.(A.P.) — Son Eminence le cardinal Pacelli, secrétaire d’Etat du Vatican, a eu aujourd’hui une longue conférence avec Son Excellence Mgr Cesare Orsenigo, nonce papal à Berlin.Il a fait un rapport détaillé de la situation religieuse en Allemagne.Dans les milieux du Vatican, on prétend que d'importantes décisions peuvent avoir été prises.Le concours des “Amitiés françaises” Les résultats du concours littéraire canadien Paris, 19.(P.C.-Havas).— Le coniité catholique des Amitiés françaises à l’étranger décida, à la suite du succès inespéré remporté par son concours pour le Canada, d'organiser des compétitions analogues pour l’Amérique du Sud.Huit pays, a savoir l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Pérou, Salvador et le Venezuela, répondirent favorablement à cet appel.“La qualité des travaux déjà reçus, nous déclare à ce propos un collaborateur direct de Mgr Beaupin, est en tous points remarquable et constitue un encouragement précieux.Nous sommes heureux d’etre entrés en rapport avec une population scolaire qui jusqu’à présent n’entretenait aucune forme de relations avec les milieux intellectuels français.S’il était nécessaire de prouver l’utilité de cette forme de propagation de la langue et de la culture, il me suffirait de donner dans les détails, les résultats homériques du concours littéraire canadien.Avec l’apport de la Nouvelle-Angleterre nous reçûmes 114 travaux provenant de 35 établissements qui se répartissent comme suit entre les provinces canadiennes: en Nouvelle-Ecosse, 20 maisons et six copies; dans le Nouveau-Brunswick, 3 maisons et 12 copies; dans i’Alberta, une maison et trois copies; dans le Manitoba, une maison, une copie; dans la province de Québec, cinq maisons, quinze copies.Les 19 travaux de la Nouvelle-Angleterre furent envoyés par cinq maisons situées comme suit : une dans l’Etat de Rhode-Island, trois dans le Massachusetts, une dans le New-Hampshire.Ce ne sont là que des chiffres mais des chiffres spécialement éloquents.Dites bien surtout combien nous sommes sensibles à l’accueil que nos amis canadiens réservèrent à notre initiative.C est là la meilleure récompense que peuvent recevoir ceux qui travaillent dans le cadre de l’Eglise à la défense ou r.u développement de l’Empire spirituel de la Francei Incendie chez J.-E.Fournier .Cours de journalisme M.Georges Pelletier, professeur à l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de Montréal (section journalisme) inaugurera ce soir, à 7 h.30, les cours de journalisme de la nouvelle année universitaire.Sa première série de leçons portera sur la rédaction et l'administration des journaux.-^1 Hfc Les médecins au “Cercle Universitaire” Genève, 19.(S.P.C.) tralie a proposé aujourd'hui que la Société des nations charge un co-• .,,, ,, • .¦ - - mité d’experts en économie politi- -0 ont cte appelées pour combattre que, en agriculture et en hygiène 1 incendie qui s était déclaré dans i d’enquêter pour déterminer des la cave du magasin J.-h.Fournier, moyens d’accroître la consomma-17.rue Notre-Dame ouest.tion mondiale des produits alimen- tes produits alimentaires Lettres au “Devoir” Nous ne publions que les* le II res signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne.prenons pas la responsabilité de ce oui parait sous cette rubrique: Les chiens et le.monde Montréal, le 16 seplembre 1935.Monsieur, Les pompiers ont travaillé pendant environ deux heures, utilisant quatre jets d’eau, avant taires essentiels.Elle a reçu sans tarder l'appui de de la Grande Bretagne.Le porte-pa- maitriser l’élément destructeur.Le i role de l’Australie.M.Stanley Bru-'eu, qui a origine dans la cave, près j ce.haut commissaire à Londres a d’un moteur, ne s est pas propagé | dit que peu de pays occidentaux tnix^ étages supérieurs.La_ fumée ; peuvent établir que moins d’un 1 cinquième de leur population souf- et l’eau ont cependant causé beau coup de dommages à tout l’immeuble.Un moteur, opine-t-on, aurait été Sa cause de l’incendie.Bulletin météorologique fre d’une alimentation insuffisan te.La réunion des associations médicales au Cercle Universitaire aura , lieu le mardi soir, 24 septembre.Toronto.19 (C.P.).— Hier, au On se concertera sur les réelama-1 Québec, il a fait beau pendant la (ions à nrésenter au conseil des journée, avec vents frais; hier soir, ministres le 2 octobre.violent orage dans certaines ré- : gions.Voici le temps qu’il fera probablement, au Québec, demain: vallée du bas St-I.aurent nuageux avec averses et orages locaux: vgUée de l'Oxitaouais et du haut L'Eglise et la terre par Joseph de PESQUIDOV.X L’accord profond de la religion et de la vie des campagnes montré | St-Laurent : partiellement nuageux dans toute sa poésie par un écri- avec averses et orages locaux, un vain qui connaît les choses de la peu plus frais; terre.Celle grande oeuvre d'apo- nord-ouest du Québec et Lac-tS-logétique rurale est sans iJércédent.Jean: nuageux avec quelques aver-Un volume in-18 Jésus, broché, ses; un peu plus frais; Prix $1.00, 258 pages.golfe.iiajc des Chaleurs et rive Service de librairie du Devoir, nord: nuageux avec quelques avrr-430 Notre-Dame est, Montréal.ses.Vient de paraître ’LITTERATURE CANADIENNE-FRANÇAISE” (La Prose) Par Albert DANDURAND, pire M.A.Dandurand a déjà fait paître: “La Poésie Canadienne- raitre Française”.Ce nouveau complète done le précédent.C’est une histoire, en raccourci, de notre littérature, quant à ses genres en prose.Les principales oeuvres de nos écrivains en histoire en critique littéraire, en science, au théâtre, dans le journal, dans le conte dans le roman, sont notées et jugées | sommairement.Vue d’ensemble qui' permet au ° lecteur de retracer l’évolution de nos genres littéraires en prose.L’auteur apporte des documents nouveaux sur le jouV-nalismc, sur la critique littérair# de chez nous.Je n ai pas grande autorité; cependant, espérant réveiller l’attention de plus fortes influences, je me vois dans le devoir de vous demander un coin de voire journal.Samedi, les chiens quêtaient, rue Ste-Catherine.Je reconnais que la S.P.C.A.puisse trouver sa raison d’être dans la brutalité de quelques meneurs de chevaux.Les tendresses infinies que prodiguent à leurs L’Aus- ‘‘P?uvres” chiens certains humains, qui apprécient d’une façon peut-être trop matérialiste le sens de l’humanité, doivent permettre de suffisants revenus à une société qui, par son objet, les animaux, n’est pas la plus digne de Montréal, Mais, vouloir subsister au moyen du “tag-day”, alors que tant des nôtres se plaignent dans une noire misère, n’est-ce pas ridicule?J’ai à la mémoire une malheureuse famille; je l’ai visitée il y a trois jours.Pensez donc, treize enfants; la mère vient de mourir, laissant un bébé; pas de travail pour le père, celui-ci a dû donner les quelques piastres qu’il avait pour acheter un cercueil; les enfants n’avaient pas de vêtements convenables pour assister aux dernières prières du prêtre sur le cadavre de leur chère maman.J’ai vu ça.Mais, j’ai vu encore, rue Sainle Catherine, des chiens qui auront des couvertures cet hiver; voilà I où en est rendue l'humanité chez Le tragédien Albert Lambert — On fête le cinquantenaire de ses débuts à la Comédie-Française — Il se retire dans sa petite maison de Normandie, proche de celle où Corneille habita, pour y cultiver son jardin et ses souvenirs Paris, 19 (P.U.-Havas).-— L'n demi-siècle de gloire: devant une salle imposante, la Comédie française a fêté hier soir le cinquantième anniversaire des débuts du grand tragédien Albert Lambert sur la première scène nationale.Le 17 septembre 1885, âgé de 19 ans à peine, Lambert faisait son apparition dans Puy Bios.Le 17 septembre 1935, âgé de 69 ans, il réapparut dans le même rôle, aussi svelte, aussi ardent et toujours assez jeune pour porter l’habit du laquais au grand coeur.Selon la coutume, tous ses amis étaient venus lui jeter des fleurs.Et ce n’est pas sans une vive émotion que, dans sa log£ remplie de conbeilles et envahie par ses plus fervents admirateurs, Lambert voulut bien raconter à Havas les souvenirs loin-lains de son début où il tremblait avant d'entrer en scène.“Est-cc possible qu'il y ait déjà nin demi-siècle?" 11 me semble que c’était hier.Pourtant à cette époque, malgré mes dix-neuf ans, j’étais déjà un vieux comédien.J’avais fait trois ans de Conservatoire et joué deux ans à l’Qdéon.J’avais eu le temps de m’habituer à l'idée de mes débuts chez Molière puisque mon oère, lui-même grand acteur, peintre el poète, avait signé pour moi le contrat me liant à la maison vers laquelle avaient monté tous mes rêves d’adolescent.Je me rappelle que je faisais exprès de passer devant la Comédie pour le plaisir de me répéter avec délices.Bientôt ie débuterai ici et ce sera dans Bug Bias.Peut-être est-ce grâce à cet exercice que je parvins a surmonter ce fameux “trac” qui brise tous les élans des débutants.Enfin arriva Ja date fatidique.Je me revois encore m’habillant, me maquillant et m’apprêtant à revêtir.le costume même de Mounet Sully.Patrocle revêtu de l’armure d’Achille 1 Sans être superstitieux j’attribue une grande part de mon succès à ce costume qui mou enthousiasme.Et pourtant, voyez-vous, la principale raison pour laquelle je suis si ému ce soir est moins d’avoir vieilli que de savoir que tout à l’heure, en rentrant chez moi, je ne retrouverai plus mon père et ma mère pour partager la joie de mou succès”.Le régisseur vient chercher Albert Lambert.Est-ce déjà pour la seconde partie du spectacle, au cours de laquelle le doyen de la Comédie française doit incarner un de ses meilleurs rôles: Alceste, du Misanthrope de Molière?Non.Avant cela va se dérouler une cérémonie intime dans les traditions de la maison.Autour de Lambert se rangent tous les sociétaires, les uns en costumes de scène, les autres en habits ou robes de soirée.Au niijiev de l’émotion générale l’un d’eux s’avance pour lire un poème de Jean Valmy Baysse, évo-quand le doyen n’avait pas 18 ans, quan die doyen n’avait pas 18 ans et les soirs presque aussi reculés de la Comédie française qui accueillait le jeune acteur.Bien que Mario Roustan, ministre de l’Education nationale donnât par sa présence un caractère officiel à celte manifestation, l’atmosphère était plutôt celle d'une grande fête de famille.Chacun avait de la gratitude cachée au fond du coeur.On sait en effet qu’Albeii Lambert, quoique son talent soit encore en pleine vigueur, décida de se retirer pour permettre aux jeunes de débuter dans des grands rôles et d’augmenter leurs traitements souvent maigres en se partageant en douze douzièmes sa part entière.“J'ai fait mon temps, conclut l’illustre doyen.Je vais me retirer dans ma petite maison de Normandie toute proche de celle où Corneille habita et cultiver mon jardin et mes souvenirs.” £a Politique Elections provinciales le 12 novembre?L» retraite de M.Taachereau — M.Vautrin succédarait i M.Cordeau — M.Côté président de l’Assemblée législative M.Weir à la radio Ce soir, de 10 h.à 10 h.30, heure d’été, M.Robert Weir, ministre de l’agriculture, parlera aux postes CRCM et CKAC.M.Bennett à Calgary n u /r.vT/-v 4 i Calgary, 19.(C.P.) —.M.R.B Quebec,a 19 (D.N.C.) — A mesu- yjennett( prem|er ministre du Cana-re que la date des elections pro- jjj, esl arrjv£ dans son comté hier, vinciaies approche, on suppose ;^a journ^e a jorj 0CCUp^c n toujours que ce sera le 1* novem- a eu (je ]ongues conversations avec nS rïmcurs s®font df, .fc6.11 ses amis et les organisateurs de son nmioH°nl^rC4fSe a’i y-ra u^ord a parti et a porté la parole à un dîner " “epr ; qr M' Alexâ 1 aschereau se du Cal ) Service Club.M.Bennett retirera du champ de la politique arrivail de Lethbridge et il partira provinciale et cédera sa place à M.J -N.Francoeur, d’autres disent à M.J.-E.Perrault.A tout événement, il est fortement question d’un remaniement dans le cabinet provincial en même temps que sera annoncée la dissolution des Chambres.Voici que l’on parle de M.Irénée Vautrin à la présidence de la Commission des liqueurs.Le ministre succéderait à M.Cordeau et il serait remplacé à son poste par M.e 1’ demain pour Vancouver et Victoria.Il portera la parole à une assemblée publique ici ce soir.Ottawa-Ouest a le plus d’électeurs Ottawa, 19.(C.P.) — Ottawa-Ouest est le collège électoral fédéral qui compte le plus d’électeurs.Il en a 55,727; Saint-Jacques (à Montréal) est bon deuxième, avec ._ ___ Æ.54,760; et Spadina » (à Toronto), Hector Authier, député de l’Abiti- ; troisième, avec 52,159.La circons- bi.M.Paul-Emile Côté deviendrait president de l’Assembice législative.cription de Halifax a 60,345 électeurs, mais elle élit deux députés.Charlevoix-Saguenay est la plus On parje du 12 novembre pour grande circonscription 43 1 0
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