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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 30 décembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-12-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME VU—No 305 Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.800 Édition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS.1 50 UNION POSTALE.2 00 MONTRÉAL, SAMEDI730 DECEMBRE 1916 LE DEVOIR DEUX SOUS LE NUMERO Réda&ion et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! FIN DyANNÉE Un rayon d’espoir filtre à travers les ténèbres de celte fin d’année Les peuples commencent à rêver que ces massacres auront un terme.Mais, que les sanglantes hécatombes se terminent ou non en 1917, les! prédisait C'est une opinion intéressante et qui s’accorde avec celle des geas de Bourse, puisque ceux-ci sont d'avis que la paix est prochaine, sans être imminente parce qu’un côté, au moins, des belligérants la veut et y lient.Les événements donneront-ils raison au journal new-yorkais, qui dès le début de la cam- prochains douze mois réservent au monde de rudes labeurs.Et le Canada en aura sa large part.Des problèmes nouveaux, d’une extrême acuité, viendront se joindre j à ceux que lui imposaient déjà sa fièvre de croissance, le caractère com-i posite de sa population, l’immense étendue de son territoire.Il aura besoin pour les résoudre — et la solution ne sera pas affaire de quelques mois — de tout son travail, de tout son bon sens, de la béné-j diction de Cellui sans qùi tout effort reste vain.Au seuil de l’année nouvelle, nous lui souhaitons, avec tout notre amour de patriotes, ce bonheur et cette réussite.Ces voeux, nous les adressons également à nos lecteurs, à nos amis, pour leur bonheur personnel.! r, .1 * * * I 0,n sait qu un désastreux incendie !a réduit en cendres le monastère des Le début de 1917 coïncide avec l’anniversaire de fondation de ce: Révéréndls Pères Trappistes dX)ka.journal.Nous nous en voudrions de ne pas remercier une fois de plus; .'La scène a été d’une tristesse indi-tous ceux qui nous ont permis de le créer, de le maintenir, contre ventset la douleur est profonde à Ija et marées ! , rtîP(i)e' j ' ’ ., , I En ce temps de l’année où îles La meilleure preuve de reconnaissance que nous puissions leur don- voeux de bonheur jaillissent siponta-ner, c’est de leur promettre une fois de plus aussi de mettre au service de némen.l du coeur aux lèvres à Ladres pagne roumaine, alors que !es troupes de Ferdinand étaient victorieuses, la possibilité de la chute de Bucarest?Xoi’/ le saurons bientôt.Louis DUPIRE.LTNCEND1E DE LA TRAPPE BILLET DV SOW.] LES ÉTRENNES Le timbre sonne à votre porte.Vous (liiez hâtivement ouvrir.C’est BLOC - NOTES la cause commune lout ce que nous possédons d’énergie cl de dévouement.Travaillons ensemble à étendre le rayon d’action d’une arme qui sert à tous, qui sert nos meilleurs intérêts à tous.Les journaux de parti peuvent compter sur des comcours fort utiles (ouvrez simplement, pour vous en convaincre, les comptes publics de Québec et d’Ottawa); les journaux qui croient à propos d’éviter de heurter certaines puissances s’évitent aussi certains boycottages.Est-ce trop de compter que ceux qui veulent .savoir la vérité, quelque parti qu’elle Messe, appuieront efficacement ceux qui, pour leur rendre ce service, renoncent à d’autres concours?Avec un merci pour le passé, c’est donc un appel au travail que nous adressons à nos amis — au travail côte à côte, pour la même cause, une cause qui nous dépasse tous.Orner HEROUX.SI LES ALLIES REFUSAIENT Nous voyions récemment comment la bourse américaine, douée d’un sens occulte, au dire des financiers, a interprété les propositions de paix allemande.Les spéculateurs se tiennent sur la réserve.Contrairement à la façon dont ont été reçues toutes les autres offres d’armistice, ils prennent la dernière proposition de Berlin au sérieux.Ce n’est pas encore la fin peut-être, mais le commencement de la fin, écrivait le correspondant d’un important organe financier new-yorkais.* * * A supposer que les Alliés rejetassent résolument les offres de Beth-mann-Hollweg, que ferait l’Allemagne ?Le New York Post, sans se hasarder à donner une solution définitive au problème, l’étudie consciencieusement, dans un de ses derniers articles de rédaction, sous le titre : ‘'Campagne de 1917”.* * * Les offres allemandes, écrit le journal, s’accompagnaient d’une menace.Si les Alliés ne se rendent pas à ses magnanimes ouvertures, elle portera, dit-elle, un coup écrasant.Sur la tète de qui s’abattra la massue teutonnioue ?Le confrène ne prétend pas connaître les secrets de l’état-major allemand, mais il incline à croire que von Hindenburg tournerait ses foudres vers le royaume du tsar.IJ connaît admirablement le pays, théâtre des seules victoires qu'il ait remportées.Cette déduction ne présente donc en soi rien d’invraisemblable, d’autant plus que les armées de Mackensen n’auraient qu’à franchir le Danube pour frapper à une nouvelle porte moscovite.-x- * -s L’Allemagne essaierait donc de donner contre la Rus'sie par terre el, il va de soi, contre l’Angleterre par nier.On voyait une sorte de confirmation de.cette menace dans les rumeurs qui avaient cours récemment chez nos voisins.Elles n’ont été ni démenties ni confirmées.On se souvient que la pres-*e jaune et, après elle la presse du pays tout entier, prétendait que si le président Wilson avait cru sonné le moment de son intervention, c'est que l’Allemagne l’avait menacé, au cas où la guerre dCit sc prolonger, d’une campagne sous-mari-no^sans merci contre lous les navires marchands anglais ou alliés qu’elle considérait, du fait de leur armement défensif, comme de simples croiseurs auxiliaires.«¦ *• « Le Post laisse de côté cette hypothèse pour n’examiner que celle d’une attaque dans le sud-est de l’Europe.La distance entre Odessa et le Danube, dit-il, n’est pas plus considérable que celle couverte par les troupes de Mackensen, de la frontière bulgare au Danube.En l'étendant vigoureusement, la ligne allemande pourrait aller de la mer Baltique à la mer Noire.Ainsi isolée, la Russie se rend rai t-ette à la perspective d'une paix séparée, paix que k*< Empires du Centre Cherchent à lui arracher depuis quelques mois?Avec ce premier point gagné, la campagne sous- marine contre l’Angleterre serait à peine nécessaire, observe laconiquement le Post.Il est assez probable, en effet, que l’Angleterre et la France, privées de l’assistance russe, ne chercheraient pas à prolonger indéfiniment la Jtitle, * * * A l’heure actuelle, tout indique que cette tactique tudesque n’a pas chance de succès, rée avec le tsar ts sible depuis que l’Allemagne clamé sa volonté de constituer un royaume de Pologne indépendant.Celle annonce n’est pas la cause de la rupture définitive des ouvertures de paix du côté de la Russie, mais plutôt la constatation de ce fail.C’est depuis lors, en effet, que le! tsar a audacieusement affiché sa volonté d’acquérir Constantinople; il a le premier mis en doute la sincérité des ouvertures de paix de l’Allemagne.Et.si l’on recherche la cause de la résolution prise par la Russie, elle se trouve, assure le journal, quelque paradoxal que cela puisse paraître, dans l’étendue de lia défaite qu’elle a essuyée.Les casques à pointes se sont rendus maîtres d'une partie trop considérable du territoire moscovite pour qu’il) puisse être question de paix à l’heure actuelle.Le tsar, qui aurait pu consentir à une paix séparée, alors qu’une infime portion de son territoire était aux mains des Allemands, ne saurait yj songer aujourd’hui que la carte de guerre a été sensiblement en faveur de Berlin.Dans la situation actuelle.120,000 milles de territoire russe sont envahis et ils comptent une population de 20,000,000 en chiffres ronds.se de ceux qui nous sont chers, it ne noues est pas moins doux d’assurer les Révérends Pères d'Oka de notre très vive sympathie, jointe à nos voeux de rétablissement et de prospérité fuiure.Et ces voeux s’adressent tout sipéciailement à l’homme éminent qui dirige ses frères en ces temps difficiles.L’anm'ée qui va bientôt sombrer dans ]e passé a été exceiptionne'l,lenient dure pour lui.Dès les premiers jours du printemps, un incendie détruisait la pllus grande partie des dépendances de la ferme.Le coup était douloureux, les pertes très lourdes.Pas une ombre de découragement — nous étions là — n’assombrit Sa frêle figure d’ascète du Père Abbé.Tandis que le fruit du travail! des religieux — travail héroïque parce qu obscur et sanctifié par la pénitence la ptlus austère — se consumait dans les flammes, il but le calice et remercia Xleilui qui Ile frappait.Puis iil se mit au travail], prévoyant, généreux^ inlliassablement -actif et si “bon” — ce qualificatif en dit tant! Il n'a pas encore fini de reconstruire qu’il- voit son monastère réduit La paix sépa- en cendres! devenue impos-j Ceux qui nous ont instruits de no-a pro-dre religion nous disent que Ile bon Dieu frappe souvent et de préférence ceux qui lui sont chers.Noms île voyons.C’est à d’heure nocturne où les Pères «dressaient au ciel Heurs prières qui toujours .s'élèvent si pieusement dans Ile mystère de lia nuit que ila main de Dieu les a frappés.On a raison de nous apprendre que de Seigneur éprouve toujours ceux qu'il aime.Mais le monastère renaîtra -de ses cendres.L'humanité IravaiWe constamment sur de® ruines.Et il! est juste de dire que l'épreuve et ta doullenr fertilisent le terrain des entreprises humaines.Les oeuvres fécondées par 'les sueurs et lias 11 armes sont de ceffiles qui vivent.Teille institution, si tôt édifiée au prix de sacrifices constants et defforts inouïs, est rasée partes flammes.On a cru que tout élail “j«ombré à jamais.Clélait te “baptême de -sang” de l'oeuvre.On a commencé là reconstruire dans Iles conditions un cadeau gui vous arrive, un blanc paquet ficelé de rouge, cacheté de timbres où s'étalent des ‘‘bonhomme Noël” porteurs de souhaits.Pendant que vous dénouez les faveurs, vous faites des suppositions.La boite est longue et mince; est-ce un coupe-papier ou une plume-réservoir?— La boite est large et lourde; est-re du chocolat?— La boite est carrée et pluie; sonl-cc des mouchoirs on un sachet?ou est-ce an cadre délicat comme vous les aimez?Le paquet défait, qu’importe sou contenu, vous êtes ordinairement contente.Si c’est une chose désirée, vous êtes ravie.Vous l’admirez, vous la touchez et retouchez ; vous apprenez pur coeur cet objet qui désormais vous appartient.Le reste du jour, et pendant une semaine, vous reviendrez n tout propos revoir el palper les étrennes reçues.Et, en attendant cette heure des étrennes, êtes-vous impatiente ?Avez-vous hâte?Cherchez-vous à savoir ce que celle-ci vous donnera et ce que telle autre de vos amies vous a choisi?Si c’esl un objet dont vous vous servirez, avez-vous hâte d’en user?•l’ai connu une petite personne qui eul jadis an sceau pour ses étrennes.Vu mois avant le grand jour, elle avait eu la mission d’aller Vacheter à son goût.Puis, quand elle Veut apporté, on le lui enleva, lui disant; "Maintenant, lu l'auras le premier de janvier.” Ce n’était que raisonnable.Mais qu'il restait de temps à languir.L’impatience la rongeait.Elle savait le sceau dans tel tiroir de la chambre d’une soeur où elle avait libre accès.A toute heure du janr, elle désirait le contempler.Elle résistait cependant, se tenant à auatre.En bon matin, elle se trouva seule dans la maison.Elle écrivait des lettres sur du beau papier bleu pâle.Elle avait devant elle un mince bâton de rire dorée.Qu’auricz-vous fait à sa place?Elle s’en fut chercher le sceau, le tourna el retourna fièvreusement puis s’en servit.Ce matin-là, elle répondait a toutes ses amies qu'elle avait négligées.I.cs jeunes filles durent hccnroup admirer sur le papier bleu pale, lu fine von dette de cire d'or où se lisaEnl trois initiales enroulées! Depuis combien.?On annonçait que les unions ouvrières de Québec avaient décidé de |ne pas répondre à la demande de renseignements formulée par le directeur du Service national.Le So-leil déclare que l’information est in-; exacte.Pur contre, à Winnipeg, la ques-! lion de la signature des cartes est j violemment débattue.D’après les dépêches, il semble que deux députés de Winnipeg, dont l’un est mem-jbre du cabinet Norris, sont op-j posés aux projets de M.Bennett.A (Toronto, on dit que les ouvriers ! sont partagés sur la question.L’agitation paraît atteindre jusqu’à Van-, couver.Depuis combien de temps répé- tons-nous que, dans toutes ces matières, les premières et les plus violentes protestations viendront des j milieux anglo-canadiens ?| Qu’on attende la suite.| Une opinion franche J9J6 Le Yorkshire Post, journal conservateur anglais, a du moins le mérite de la franchise.Les ministres coloniaux que M.Lloyd George convie aux prochaines réunions du conseil de guerre impérial ne lui disent rien qui vaille comme compétence en matière de politique internationale, et même, pour certains, comme sérieux d’opinion ; et il ne leur envoie pas dire.“Les premiers ministres d'au-delà des mers, écrit-il.tandis -que la Canadian Associated Press nous transmet soigneuse-nïent le compliment, il est à peine besoin de le dire, n’ont eu aucune, expérience de la politique européenne.Si nous devons discuter les grandes questions commerciales et industrielles, il nous fout une représentation convenable de tonies les principales écoles politiques qui ont fait leur marque dans ce pays.Ce serait certainement une erreur d’inclure dans la conférence] des représentants d’au-delà des mers, dont certains sont ou étaient récemment chefs de partis semi-socialistes, sans y inclure aussi les représentants des grands partis traditionnels anglais.” Et, après tout, n’a-t- pas un peu raison quand il constate le défaut d’expérience, en matière de politique européen ne, des hommes politiques que les colonies enverront à Londres ?On parlera de toi dans les siècles futurs.A révocation sinistre de tes chiffres Des éclairs jailliront des souterrains obscurs, Des temples crouleront comme de simples murs, Des hommes tomberont comme des épis mûrs, — Huilez, tambours, sonnez, clairons d'or, sifflez, fifres! Ce sera le spectacle effroyable du sang, La fuite, la terreur, lu mort dam les nuées.L’homme ailé sur le sol fumeux se fracassant.Le navire rompu qui dans la mer descend, I.e poison vaporeux en nappes se glissant, Et la rage, et l’élan farouche des ruées! Et ce sera le vol après l’assassinat, £ L’incendie et l’exil avec le coup de crosse, L’orgie, et tout ce que Satan imagina Pour réjouir les coeurs sur lesquels il régna,— Tout ce que Jésus-Christ lui-même condamna, Et tout ce qui fut lâche, immoral et féroce! Ce sera le tumulte inouï du canon Qui crachera son feu plus puissant qu’un tonnerre, Qui bouleversera le terrestre limon, D'un ravin qui serpente au loin faisant un mont, Du mont pulvérisé quelqu entonnoir profond,— Horreur que n’a prédite aucun visionnaire! Ce sera le carnage impitoyable et fou, La torture, la faim, lu détresse infinie, IJ homme assoiffé du sang de V homme, comme un loup, Le supplice barbare et la fureur qui bout, Les tombes regorgeant de cadavres, partout La blessure, le cri, le râle el l’agonie!.An lugubre, retourne à l’enfer d'où tu sors! Tu n’auras pas nos pleurs: ils sont pour tes victimes! Traînant funèbrement ton cortège dcTnorts Dont les sombres corbeaux se disputent les corps, Ya-t’en! vampire affreux qui n'as pas de remords, En nous laissant la houle immense de les crimes! Albert LOZEAU.modifiée !e's lpiîlls •Prôiiaim, en butte à Imites mouinte les-difficuIHés.Aujourd’hui cette ins- *• * •» D’aiilleurs, reprend le journal, la tâche ne serait pas de la plus grande facilité, si les Allemands voulaient] tilulion est prospère et Ile bien qu’elle fait est inappreciable.Ill en sera -ainsi, nous'le 'souhaitons, du monastère ides -RR.PP.Trappistes.Bien que financièrement indépendant de La Trappe dHe-mème, Tlnsti-tu-t Agricole, fondé et dirigé par Iles Pères, se ressentira logiquement du _______ désastre de ces jours derniers.Le se rendre à Odessa.L’extension de (B- P.Abbé en était Haine dirigeante, leurs lignes absorberait, même eu y Nous ne sommes en rien autorisé (joignant (l’apport des troupes bufga-j « parler officioHUement au nom de res et turques, toutes les réserves ; ITnstMul, -maiis nos llecteurs savent ! «ont elles peuvent disposer.Et une quel vif intérêt nous portons à celte j fois les Ulhans à Odessa, la tâche ne |e»ceÆlen1e maison.Aussi Je collabo-serait pas encore terminée.’râleur agrifertle de ce journal! croit-il 1.serait donc impossible à l’AI- bon de r appeler à nos gouvernants leinagne de porter, dans le sud-est qu’ills idoiivent, -dans ll’inbérêt de la i de 1 Europe, des coups décisifs à Allasse aigricolle, 'doubler l’apport du i ^ |am,'1,p’'tsa"res DSa/,ls s affaiblir | concours qu’ils prête ni' à celte école llrili ' nl,e «» Ve Pol rai{})el,e a l de fruits.Quiell beau jour ce fut pour les enfants et pour ceux qui les aiment.L'administration de l'hôpital re-nrerae bien vivement toutes tes personnes qui ont contribué à cette fête.Après lie dépouillement des arbres de Noël, furent distribués les prix du concours de souscription, dans i’ondre suivant: L’A.C.J.C.À MONTRÉAL 19 17 A l'aurore d’une nouvelle année nous formons pour nos lecteurs et amis les voeux les meilleurs d’heureuse année.Que la paix, la consolation et l'ordre soient avec vous ! bans ce but, il nous Jaut d’abord étudier.Que J étude, l’étude sérieuse et constante, soit chez nous une règle de vie 1 Notre dignité d’homme le commande et même nos intérêts.Tous les domaines sont dignes de nous, ceux d’ordre artistique et littéraire comme ceux d’ordre moral, social, politique, etc.Et n’oublions pas la question religieuse.Quand Louis VeuilJot apprit au général Bugeaud qu'il sc livrait entièrement à l’étude de la question religieuse, celui-ci lui demanda avec surprise el presque avec dédain : Que vous proposez-vous d’accomplir ?Vous connaissez la réponse du grand écrivain, il lui répondit froidement : “Je veux faire une révolution.” Si toutes les connaissances doivent faire partie de notre culture, nous n’avons pas moins le devoir de nous spécialiser dans une sphère déterminée, ne pouvant tout multri- 1er prix, dix dolilars (.n or, pour la i st.r jj convient d’avoir des notions plus forte somme d’argent prélevé : générales sur toute chose et des con-Mlle Régi nu Trudeau.naissances spéciales, aussi complé- ter prix, dix dofflhtrs en or, pour le tes que possible, sur un ou deux su-p us grand nombre de patronnasses:j jets de notre choix, lequel corres-Mme R.Bédard.| pond d’habitude à nos meilleures 2e prix, broche de fantaisie, don-i dispositions naturelles, née par Mme Emile Ostiguy: Mille; Que notre science soit efficace et Rlégina Trudeau.| féconde ! La foi sans les oeuvres 1er prix, bracelet-montre, donné; est une foi morte, et la science sans par M.Bousquet, de la maison Scott, pour le plus grand nombre d’enfants siimiscripteurs: Millie Marguerite Pau-zé.' 2e prix, broche de fantaisie, offerte par M.Bousquet, de ta maison Scott: Mille Jeanne Cousineau.Pour tout le travail fait par les personnes qui ont pris part à ce concours et pour les généreux donateurs des prix, l’hâpitaii exprime encore toute sa reconnaissance.Dispensaire tous les jours de la semaine.Admission de 9 heures 30 à 11 heures.Médecine: tous tes jours.Chirurgie: mardi et vendredi.Maladies de la peau: lundi et jeudi.Yeuz, nez, gorge, oreilles: lundi, mercredi cl vendredi.* * * L’ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE.Les membres de l’A.P.E.M.conserveront un bien doux souvenir de la conférence donnée per M l’abbé A.Prud’homme, à leur dernière assemblée.Le conférencier développa la devise de l’Association : “Aime, tra-vaillüe et prie”.Il persuada ses auditrices de Pimtpontaoee de leur devoir socàail.U- Rév.P.LU rie Robert, O.M.I., aviseur spirituel, remercia M.l’abbé Prud'homme du sujet qu'ill avait bien voullu traiter devant les ouvrières, il itvvitu ces dernières à répandre les paroles encourageantes qu’eïiles venaient d'enitendre.Aucun bénéfice en maladie n'a été payé ce jour-üè.Mlle L Lamgevin fut ilheumwe gagnante du prix de (présence : un an d’abonnement à la "Bonne Parole", donné par l’Association.Depuis cette dernière aasemiblée, un nialUicur est venu frapper H’Asso-ciation dans la personne de Mile Eva Rihéa'UÜt, trésorière de la section de Maisonneuve, qui a péri à la suite de brûlures causées par une explosion.L'A.P.K.M.offre ses plus vives sympathies à Mime G.Rheaulll (4 à sa fa-niiiUle.Les associées sont priées de se rappeler lia mémoire de leur compagne dans leur prière.Le Conseil de l'association profes-sionmfle des emplloyvcs de manufacture adressent des voeux de bonne et heureuse année aux personnes qui s’init'éresisenit à leur oeuvre ainsi qu'aux associées.l'action est un rêve inutile.Ayons une activité efficace qui, sans nous absorber, nous rende féconds.Que 1917 nous apporte la paix, la consolation et l’ordre ! ANATOLE VANTER.CONVOCATIONS REGION DE MONTREAL Des Ormeaux : Réunion d’étude le mardi, 2 janvier, à 8 heures du soir, au No 213 de la rue Visitation.Langevin : Le mercredi, 3 janvier, réunion régulière à 8 heures du soir, au No 372 de la rue Dé-sery.La Salle (section des anciens) : Réunion régulière le dimanche, 31 décembre, a 1 heure ot demie de l'après-midi, au collège de Longue uü.Notre-Dame de Montréal : Réunion le mercredi, 3 janvier, à 8 heures du soir, à l’Ecole du Plateau.Pie X : Le dimanche, 31 décembre, à 1 heure et demie de l’après-midi, assemblée générale.Sujet : “Le devoir national de l’Association catholique de la jeunesse cana-dienne-française.Plessis : Réunion régulière le mercredi, 3 janvier, à 8 heures du soir, dans la salle de Saint-Vincent de Paul, rue Plessis.Saint-Denis : Le vendredi, 5 janvier, réunion régulière à 8 heures du soir.Suiut-Jean-Baptiste : Réunion régulière le samedi, 6 janvier, à 7 heures et ouart du soir.Sainte-Philomèno : Réunion le mercredi, 3 janvier, à 8 heures du soir, au presbytère de la paroisse.Comité central : Réunion régulière le vendredi, 5 janvier, à 8 heures du soir, au No 1075 de la rue Rachel.CONDOLEANCES PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS, — Des agents actifs, honnêtes, demandés partout à la campagne.Rétribution.$5 à S15.00 par jour.Recommandez-nous des agents.S’adresser à Déry, Boîte 626.Montréal.POSITION DEMANDEE Personne compétente, neuf ans d’expérience, demande position dans un presbytère, bonnes références.Ecrire casier postal L.No 12, Village St-Jean-Baptiste, Co.Rou-ville.A LOUER LOGIS MODERNE 2 logis modernes, au centre de la ville, bain, électricité et gaz, 5 et 6 pièces.Possession immédiate, §14 et $16.S’adresser à N.G.Valiquette, 477 Sainte-Catiierine-est.A LOUER.—Ferme bien travaillée et en d’excellerutes conditions, située sur la route principale (Main Road) de Petit St-Martin (Little St.Martin).Loyer raisonnable.Pour informations, s’adresser à M.Tannenbaum, 31, rue des Jurés, 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cruellement éprouvée, leurs sympathies les plus sincères.A VENDRE — Os broyés pour volailles.— Gunn, Langlois et Cie, Limitée, 105 rue Saint-Paul Est.A VENDRE — ftochets du printemps, Leghorn, Plymouth Rock.Wyandot.’, Rhode Island, aussi poulettes de race.— Ferme Avicole Langlois, Saint-Jérôme, Comté de Terre-bonne, P.Q.T.Paquette, gérant.AVIS est par les présentes, donné que l’Union Nationale Française et de Refuge, s’adressera à la présente session de la Législature de Québec, pour obtenir certains amendement à t.a charte, concernant la nomination de membres à vie, et l'élection des officiers.EDMOND MONDEHARD, Secrétaire.Montréal, le 29 novembre 1910.LE J CGE MARTINEAU REND JUGEMENT DANS DEUX CAUSES QU’IL AVAIT ENTENDUES, CETTE ANNEE.UNE CAUSERIE SUR LA GUERRE ,1/.HENRI ANGERS AU MENT NATIONAL MONU- Le mercredi 10 janvier, M.Henri Angers, littérateur et conférencier français, donnera une conférence au Monument national.M.Angers parlera de da guerre, et tout particulièrement de la violation de la Belgique par l’Allemagne, de la victoire de la Marne, et de da résistance de Verdun.La conférence sera il-Juslrée de projections lumineuses.M.Angers a déji» donné plusieurs conférences de ce genre dans les divers centres franco-canadiens aux Etats-Unis où il réside depuis plusieurs années.ASSOCIATION PROFESSIONlNEL- JUGEMENTS LE DES EMPLOYEES DE BU-j BEAU.Nus associées qui n'étaient pas pré-sentes à l’iissemibilée générale du 24 décembre dernier, sont priées de se raippellier que de 10e euchre annual de l’A.P.E.B., aura lieu, le jeudi, 11 janvier prochain au soir, à la salde des Chevalliers de Colomb, 354-est, rue Sherbrooke.L'on peut se procurer de* billets pour cette partie de cartes, en s’adressant à Mille Aucdair, 602 rue Saint-Hubert, tél Est 3350.La SECRETAIRE.-*- AU PROFIT DES INVENTEURS La succursafle Saint-Emile, No 429 de la Société des Artisans Canadiens-français a décidé de donner une soirée le 18 janvier à 8 hres p.m.à la maison Jean le Prévost, 2493 rue Saint-Dominique, près de la gare du Mile-End.Les ¦profits sont au bénéfice de l’Association des Inventeurs du Canada, ü y aura chant, musique, déclamation et conférence sur la guerre par un soldat blessé sur le champ de h;itaille : M.P.Locointe.LC., qui a été décoré de la croix de guerre.Le prix d’entrée est de 25 sous.214 Ouest, Ste-Catherine, Montréal.FONDE EN 1895 Enseignement individuel le jour el le soir, Positions assurées.Prospectus sur demande.Tél, Main 309 ANGUS CAZA, Prine, ST-HYACINTHE : Rentrée le 15 août.LOCATAIRES «t chercheur» de foyer», von» ftee voun jamais demandé pourquoi vous continuez à p»yer un tribut incen* sant à quelque propriétaire tous les an» alors que voua pourriez consacrer tout cet arffcnt à une maison à vous?Lisez le dernier numéro de "THRIFT", envoyé gratuitement, et résolvez tout de suite ce problème désarréable.Demandez-en un exemplaire aujourd'hui k la MARCH TRUST COMPANY I»9 S.-JACQUK8 MAIN BTQl.Il* •nnm.Actif, pin* d* M.tlIMKKl 1 CONCERT MISCHA ELMAN iLTHustre violoniste man, qui vient doner Mi so h a EL un concert, au théâtre de Sa Majesté, le 22 janvier, s’est vu féliciter en plein concert, â Pétrograd, par le célèbre chef d'orchestre 'Colonne.M.Colonne félicita le jeune virtuose et lui adressa ces paroles de la scène : “ Vous êtes ecrtainemet un maître, et je suis étoné et émerveillé.Ce sera un honneur pour moi de con-duirc un orchestre pour vous, mon cher garçon, et mon orchestre à Paris est à votre disposition, et quand vous viendrez, je vous donnerai le plus gros cachet encore payé à un violoniste à Paris.” Celte promesse fut réalisée en 1995, quand Elman joua pour la première fois à Paris, comme soliste à un.des grands concerts Colonne.M.Colonne de nouveau le félicita publiquement devant In foule encof».' tout émue du grand art déployé, par Elman au cours de l’exécution de ses pièces._______ ____________ , Saint-Hyacinthe, 30.— Le juge Martineau était ici mercredi, et il a rendu jugement dans les deux seules causes qu’il ait prises en délibéré cette année.Dans la cause de Viens contre Cartier, il s’agissait d’une pénalité de 8200.0!) réclamée pour intimidation et influence indue, au cours de l’élection municipale de janvier dernier, à Ackm-Vale.L’accusé Cartier a été trouvé coupable de la faute qui lui était reprochée, et ai été condamné à .$200,110 et les fraisj Dans une cause de Radier contre Vadnais, le demandeur réclamait sept ans d’arrérages pour une rente de $50 par année.Le défendeur plaidait cm’ii ne devait pas cette rente, parce qu’il avait été convenu qu’elle devait passer pour les frais d’entretien, de logement et de nourriture du demandeur, et il plaidait en outre que la somme réclamée était plus nue compensée par le?] soins, la nourriture et le logement reçus par le demandeur durant le même laps de temps, ajoutant qu’à tout événement, deux années de cette rente étaient prescrites et nei pouvaient pas être accordées.Le! défendeur a été condamné à payer cinq ans de la rente, formant une somme de $2)544, plus les frais de l’action.Deux affaires nouvelles ont été, soumises au juge pendant son passage ici.1 11 ¦ ‘ ‘to’’.NOUVEAU MAITRE DE CHAPELLE AU S.-COEUR Après un peu pllus d'un an passé à Sainte-Brigiide où il a complètement réorganisé la chorale de la paroisse, M.G.Dupuis vient d'être nommé maître de ohaipélle du Sacré-Coeur.C'est une promotion qui fait honneur au talent de ce jeune musicien.M.Dupuis n'a que 28 ans.M a été l'élève du R.P.H.Lefebvre, S.J., de feu M.G.Couture, de M, Piohé et de M.A.Laurendeau, et est en train de se créer à son tour une jolie situation dans le professorat._______ ______ POUR LES INVENTEURS Messieurs Pigeon, Pigeon et Davis, solliciteurs de brevets, pièces 525-526, édifice Power, rue Craig, Montréal, nous informent que pour la semaine du 12 décembre 1916, 202 brevets canadiens ont été échus parmi lesquels 162 sont des Etats-Unis, 24 du Canada, 5 de l’Angleterre, et 11 (les pays étrangers.Parmi les brevets échus aux pays étrangers, 1 est de l'Irlande, t de la France, 4 de l’Australie, 1 de la Nou-zelle-Zélande, 1 de la Hollande, 1 de la Suède et 2 de la Norvège.Nos lecteurs trouveront plus bas une liste de brevets canadiens et américains récemment obtenus par l’entremise de MM.Marion & Marion, solliciteurs de brevets, Montréal, Canada, et Washington, D.C., El .Tout renseignement â ce sujet se-jra fourni gratis en s’adressant au : bureau d'affaires plus haut men-I tionnè.Nos.CANADA 173,741—Ernest H.N.Bonnet, No-nancourt (Eure) France.Moissonneuse automotrice 173,826—Edmond Ross, Saint-Uiric (Matane), P Q.,— Machine à percer et à faire les mortaises.173,839—Ovila Sirard.Fauquier, Ont.— Crochet-piège servant à capturer de gros poissons sans les déchirer ou les mutiler.173,844—Axel A.L., Stroner, Hcl-singborg, Suède.— Appareil automatique pour annonces.ETATS-UNIS 1,206,733—Ovila Sirard, Fauquier, Ont.— Crochet-piège servant à capturer de gros poissons sans les déchirer ou les mutiler.1,207,265—Ernest Octave Rarette, Montréal, P.Q.— Jarretière.1,207,865—Napoléon Choquette, Saint Ludger (Frontenac), P.Q.—Machine à former les briquettes de beurre.“Le Guide de l’Inventeur”, un IL vre traitant de brevets, sera envoyé gratis à toute adresse sur demande.Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.—Bureau 53.97, rue Saint-Jacques Résidence: 180 Jeanne-Mance Tél.Eut 5973 GUY VANIER, B A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.SAINT-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Est, Montréal HERVE NADEAU CHIMISTE-ANALYSTE Licencié èa-scicnces de PUnirersité de Paris, ANALYSES commerciale*, industrielles, médicales ou minérales Tél.Saint-Louis: 4060.932 rue Saint-Denis Achetez vos pneus et accessoires d'auto che» SEO.GRENIER, ^¦16 rue Bleury La meilleure place à Montréal pour réparations de PNEUS Toujours ouvert.Tél.Up.7303 ! 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Saint-Vincent, ft Montréal, par 1TMPBI i BIE POPULAIRE (ft responsabilité ilml 1 J.N.Chevrier, gérant général. VOL.VIL — No 305 LE DEVOIR, MONTREAL, SaiHEDI 30 DECEMBRE 1916 3 EN MARGE DE LA GUERRE FAR Joseph-Papin Trois Rencontres Archambault S.J.Sous ce titre qu'il a lui-même choisi, un religieux français, interprète dans l’armée anglaise, nous raconte comment il se lia d'amitié — amitié peu communicative — avec un tommu catholique, et quelle impression fit sur lui la mâle dévotion du soldat.dette dévotion, une blessure la fit naitre ; el die aurait conduit'ce mécanicien anglais au don total de soi à Dieu si la mort n’était venue brusquement le chercher.J.-P.1,.s.J.La ¦première rencontre eut üeu en décembre l'JIô.de furent les humbles débuts de notre amitié, une histoire infiniment simple et presque sans paroles, don précieusement le souvenir, l.e régiment dont je fais partie s’ennuyait, officiers autant mie soldats.Les, opérations miiitaires avaient ralenti, et l’oisiveté, qui avait d’abord j paru délicieuse, pe.-ait lourdement, ! comme dans une caserne.Pour ’ comble nous demeurions en L'ian-, dre, dans un endroit particulière-; ment marécageux ; [’hiver appro-I cbait, il pleuvait sans interruption.L’inaction nous fatiguait, et nous en venions à maudire comme une prison la plaine iramenée, bru- j mouse, uniforme, qui nous séparait de toute civilisation par une éteir ; due de boue.Le hameau où nous ' étions cantonnés était pauvre, cl.| on nous avait entassés dans les, > masures que l'artillerie bavaroise j voulait bien nous laisser.Par bon- ; heur pour moi, il y avait une | église, abritée contre ics obus par | un rideau de peupüiers, pauvre bâ- j timent sans portes ni fenêtres, dont j les voûtes laissaient suinter la ! pluie, où le Saint-Sacrement n’ha-, bitait pas, où on ne disait plus la messe.mais enfin ce bâtiment était une église ; on y trouvait let silence el une statue de la sainte Vierge, Je m’y rendais vers 6 heures, en porter un bout d ma poche.Dès je fus étonné, en d’apercevoir une tous les soirs, ayant soin d’em-e chandelle dans) la première fois, passant Ja porte, lueur.Dans nn ’ La plupart des hommes sont étendus sur 1 herbe du talus et dorment ; d'autres causent à demi-voix, ou songent.Un messager apporte les ordres au colonel, qui les lit à la lueur d'une allume lie.1 apprends que nous avons deux ou trois heures de-vaut nous.Je monte sur la colline et ¦rejoins la grand’route.La nuit est légère, étoiilée.De l’autre codé de la ; variée, on distingue confusément la digne des eoililines ennemies.Un vent tiède, care S'uni, apporte le parfum des blés mûrissants, des.herbes faufilées.et les bruits de la bataille -—orchestre immense où les joueurs s'entretuend sur une longueur de j quarante milite mètres.Dans le je garde |'i«inl»in lous les sons se mêlent en une rumeur confuse, qui monte comme une marée: Mais ou se bat aussi dans les environs, et une oreille exercée y distingue aisément, à leur sifflement, .kur crépi lenient, leur grondement, les engins de mort, ccmme un amateur d’opéras démêle les instruments de musique.La circulation sur la grand’route es: très aelivr.Les fourgon*, de nniniiions ou d’approvisionnement, les troupes de renfort, croisent ics ambulances, ou l’automo-bi c d’un général.Je regarde passer le long défilé.des blessés, qui s’acheminent péniblement, en s’entr’aidant l’un l'autre, vers un pnsle de secours; 1er.voitures de la il roi x-Rouge sont réservées exclusivement aux malheureux qui ont éié Irop gravement atteints pour faire la route à pieds De temps à autre, deux brancardiers viennent déposeè un cadavre sur l’herbe humide, sous les pommiers, à l’em-placcmenl désigné pour un futur cimetière.Je m’y rends moi-même, dans l’intention de réciter une prière; peut-être aussi, parmi les victimes, reconnaîtrai-je un camarade, quelqu’un de cher.Le brusque jet de flammes qui sort des canons, la lueur plus indécise et plus durable des starshells, au besoin le déclic rapide de ma lampe électrique, me suffisent pour contempler les visages immobiles, lire sur l’épaule le nom du régiment.J’avais déjà examiné cinq ou six ¦corps, quand un coup de canon très rapproché, don! le souffle vint jusqu’auprès de moi agiter le*, feuilles des arbres, me donna le frisson, illumina et empourpra toute la scène.Parmi les morts, à quelques pas, je crus reconnaître mon ami.Je m’approchai de plus près.Je ne m’étais point trompé.Une seconde rafale d’artillerie éclaire cinq fois son visage.Il portait au cou une large plaie.Ce fut notre dernière rencontre.La mort se mettait en travers de nous deux.Je murmurai sur lui le De pmfundis et retournai auprès de mon bataillon.*• * * coin, un tommy anglais, a genoux sur le sol, lisait pieusement son petit livre.Je n’y pris pas grande attention d’abord.Mais tous les soirs je retrouvai à la même heure le! même compagnon.Apparemment, il restait en oraison fort longtemps : à lire, à méditer, à (lire des chapelets : certainement pi'us d'une heure.Furtivement je l’observais.Je remarquai, en dépit de l’obscurité, qu’il appartenait à Partilierie, qu’il était jeune, grand, blond, soigneusement rasé et peigné ; un visage très sec et très vigoureux du pur Anglais.Près de l’oeil droit, entre la joue et la tempe, une longue cicatrice assez récente.J'é- prouvms un grand plaisir de n’ètre Dans ]a (luin^ine qui suivit, j, fus '"im iI* Soi îr ^ .'dI, * I millier ! à souper chez un officier SU- ràÆn’ïïdi’vint Si Z!!Z ; *»*"• »^ tfr*Tr«r un shake-hand énergiquement cor.ugai e.Cl,'* L,IC estimai | t dial 11 ne désirait nas entrer en I ni0|-',>,c,n>e, apres tant de sang et tant conversai ion ‘ du moins il n’en «'f ,k‘.uiils e,UM,re ^ 'Tt'0" avait pas Pair, et j’étais déjà trop' ckn!slc P°.ur un banquet.Toujours habitué au caractère anglais pour ef'!\ "e fuyais refuser 1 in- né pas respecter sa discrétion, vitahon Le ohapellain ctait au nom-Toutefois nous avions désormais kle (k s J10*,05; Çnnin,eint et pourquoi fuit connaissance.A cette cpoqucy fn vins"t'c.a hu parler de mon «nu jamais nous ne nous sommes par- ln'c0.nnj» 1° ,ne sais: .M01’8 a peine lé.Mais régulièrement, en entrant : d:I?nne son signalement, chose et en sortant, nous échangions) i *res/aŸl 'e en rÇl'®Pn Trvinn •r>r*r%nr'0 vx mi a rs A V UrLtULGBAMD mS magasin «W££ MomnutAk DES TERRES AUX SOLDATS IE PACIFIQUE CANADIEN POETE A LA CONNAISSANCE DU PU-I1LIC SON PLAN DE COLONISATION DECEMMENT EL A HOUE — LES CONDITIONS.MARCHE DE MONTREAL SEMAINE PRENANT FI N LE 30 DECEMBRE 1916.Par l'intermédiaire de son département des Ressources naturelles, le Pacifique Canadien donne aujourd’hui avis officiel des plans qu’il a conçus pour faciliter à la fin de la guerre l’établissement, sur ses terres de l’Ouest canadien, des soldais qui auront pris du service actif dans les| forces britanniques.Après avoir dé-| fini que parmi les problèmes les plus importants que devra envisager l’Empire, dès la cessation des hostilités, sera celui du retour à la vie civile des millions de soldats qui auront pris part au conflit, la compagnie reconnaît que le service actif aura fait naître chez plusieurs de ces hommes, qui auparavant occupaient des emplois divers, te désir de travailler désormais à l’extérieur et que, de ce nombre, beaucoup voudront obtenir du terrain et se livrer ù l’agriculture.De toutes tes parties de l’Empire britannique, l’Ouest canadien leur offrira certainement le plus d’avantages et quoique, sans aucun doute, le gouvernement fédéral soit actuellement à préparer un système de colonisation, qui, en même temps qu’il augmentera notre production agricole, aidera à résoudre le problème du retour de nos soldats, le Pacifique Canadien, comme étant l’un des plus grands propriétaires fonciers du pays, comprend qu’il est de son devoir de faire aussi sa part pour faciliter la solution de cette importante question.Seuls les soldats qui auront servi dans une unité canadienne ou anglaise, sur terre ou sur mer, qui seront mariés, seront sains de corps et auront au moins un peu d’expe-rience en agriculture, pourront obtenir du terrain du €.P.R.aux termes spéciaux que la compagnie a élabores.Les candidats devront se présenter devant un comité d examinateurs avant de signer leur contrat d’achat.La compagnie va mettre deux genres de fermes à la disposition des militaires: las fermes dites “améliorées” avec l’assistance du département de la colonisation et tes fermes dites “préparées”.Les dernières «font on ne concédera qu’un nombre limité, seront groupées en colonies dont les noms rappelleront à ceux qui les habiteront le souvenir de leurs exploits en Europe.Chacune d’elles sera prête à être occupée; la maison, les granges, les puits, les clôtures, tout sera terminé avant que le nouveau fermier en prenne officiellement possession; il y aura^ même quarante acres de terre prèle à être ensemencée et l'on fournira, si nécessaire, le bétail, les grains et les machines agricoles.D'après le plan des fermes “améliorées”, qui seront beaucoup plus nombreuses, le colon pourra choi-soir.où il le voudra, une ferme qu’il lui faudra organiser lui-même, ou s’il ne le peut, avec l’assistance de la compagnie, qui lui aidera à construire sa maison, ses granges, ses clôtures, à acheter ses animaux et ses instruments d’agriculture.Dans le cas où les examinateurs du comité constateraient que le nouveau fermier ne peut suffire à sa subsistance ni à celle de sa famille pour la première année, on lui fournirait même, à taux faciles d’intérêt, certaines sommes d’argent dont 1e total ne devra pas dépasser la moitié de la valeur des travaux exécutés pour l’amélioration de la ferme.Il y aura dans chaque colonie de fermes “préparées” une ferme centrale, établie et dirigée par la compagnie et dont un surintendant aura la charge.Cette ferme servira de modèle à celles des colons et cetix-ci pourront en outre dans leurs difficultés, consulter le surintendant, qui se fera un plaisir de les renseigner sur les sujets qui les embarrasseront.II y aura encore sur cette ferme modèle les animaux de race Les prix de gros ci-dessous sont fournis par les maisons: “Ogilvie Flour Mills Co.”, et “St.Lawrence Flour Mills Co.”, pour les farines ; J.-A.Vaillancount, pour les oe'$j, laitages, etc.; “Hart et Tu eh well , pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Liée., pour les grains et fourrages; et Lalumièrc et Beau-dry, pour le poisson.Prix de '•os: FARINES Patentes: Royal ousehold .2 sacs $9.50 Régale.2 sacs 9.50 Fortes à boulanger: (îlenora.2 sacs Fleur de Lis.2 sacs Montcalm.2 sacs Manitoba S.B.2 sacs Hurona (à pâtisserie) .2 sacs A (id).2 sacs Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs Faillie de blé-d’Inde, pour engrais.2 sacs Citrons Messina .$3.50 à $3.75 Pamplemousse (grape fruit).$3.25 à $3.50 Canneberge, le baril .$11.00 FRUITS Pommes : McIntosh rouges, No 1 .$8.00 Id., No 2.6.00 Id., No 3.4.50 Fameuses, No 1 .7.00 Id., No 2 .5.75 Id., No 3.4.75 Pommes Spies.$5.25 Baldwins, No 1.5.25 9.00 9.00 8.80 8.40 9.50 9.00 6.60 5.00 $3.35 7.00 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée, sac de 90 Ibs Avoine roulée, baril .Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne.$32.00 Cru Man., au wagon, tonne.35.00 Gru blanc, au wagon, tonne .37.00 Moulée pure, au char .50.00 Moulée mélangée, au wagon.$39.00 à $47.00 Les engrais sont rares.OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs No 1.38s Oeufs choisis.Oeufs frais (très rares).44 s BEURRE Beurre frais.Beurre de choix, en bloc d’une livre.44 t-2s Beurre de beurrerie (secondaire) .42s Beurre de laiterie .38 à 39s FROMAGE Fromage doux, la livre .24s Fromage fort, à la meule, la livre.Fromage fort au morceau, la livre.26s Fromage de Gruyère, la livre (rare).60s Fromage d’Oka.35s Fromage Roquefort .SAINDOUX Bonne demande.Saindoux pur, en tinette .21 l-4s Saindoux pur, en seau.$4.35 Saindoux composé, en seau.$3.50 Saindoux pur, bloc de 1 livre.23s POIS ET FEVES la?ndnot Pois à soupe, le minot $3.75 à $4.00 Haricots secs (fèves blanches ou jaunes), le minot .$7.20 FRUITS LE LA CALIFORNIE Abricots, la caisse .S2.50 Poires, la boite .$2.25 à $5.00 Pêches de la Californie .$2.50 Ananas de Floride .$4.75 à $5.00 Céleri de Californie .$7.00 Raisin Alméria, baril.$6.50 à $7.25 Raisin Tokay, par caisse.$3.50 à $3.75 Oranges “Sunkist” .$3.85 à $4.10 Oranges mexicaines .$2.50 à $2.75 Id., No 2.4.75 Bananes, le régime .$2.75 à 3.00 Raisin, le panier .25 à 30s Choux, la 1b.3 l-2s Blé-d’Inde, la douz.20 à 30s Tomates, la 1b.25s Melon d’eau.65 à 75s Oignons espagnols, par caisse.$6.25 Oignons rouges, la 1b.4s Pommes de terre de la Virginie et de Jersey $1.75 à 2.00 Pommes de terre, par 80 Ibs.$2.00 Dattes, la livre .Us Dattes par colis.Us Dattes “Dromadery”, le paquet 12s Figues de Californie, la boîte 10s Marrons, la livre.12s Noix, la livre.13 à 45s CEREALES PRI EN ENTREPOTS A MONTREAL Les prix des céréales sont très irréguliers et très élevés par suite de l’insuffisance des transports.Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest.70s No 3, Canada-Ouest .68s No 1.d’alimentation (feed).68s 42s No 2.d’alimentation 65s (feed) .’.65s Avoines de l’Est, par 34 Ibs: No 3, Canada-Ouest.$1.16 No 4, Canada-Ouest .1.10 No 3, jaune.$1.10 Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3, Canada-Ouest .$1.18 No 4, Canada-Ouest .1.08 D’alimentation (feed) .1.00 Maïs américain, par 56 Ibs: No 2 jauni, (manque) No 3, jaune.$1.18 Blé de l’Ouest, par 60 Ibs: No 1, Canada-Ouest (Northern) .$1.95 No 2, Canada-Ouest (Northern) .$1.92 No 3, Canada-Ouest (Northern) .¦ $1.89 6bs No 4» Canada-Ouest (Northern) .$1.76 No 5, Canada-Ouest (Northern) .$1.56 Blé à volailles, par 100 livres .2.40 FOURRAGER SUR WAGONS A MONTREAL 25s La 1b Récolte de 1916.Nouvelle récolte: -Mil No 1, par 2,000 livres $14.00 13.00 11.50 10.00 Mil et trèfle.MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.17s Merluche_(haddock) .9s Doré, frais.15s Brochet, frais.12s Barbotte.12s Perche.10s Saumon frais, de Gaspé.18s Morue fraîche.10s Anguille fraîche.ÿs Merluche fumée.Ils Filet de merluche.15s Hareng frais, 1-2 baril .$4.75 Morue fraîche, No 1, 200 Ibs $15.00 Petit poisson blanc, le baril $3.00 trat que pour l’autre plan, c’est-à-dire qu’il aura aussi vingt ans pour s’en acquitter.Son premier paiement sera dù un an après la date d’achat.Ceux qui auront des fermes irriguées ne seront pas obligés de payer l’usage de l’eau pendant les deux premières années.Le coût des améliorations permanentes et les sommes d’argent prêtées par la com ., , .pagnie seront ajoutés au prix d’achat pour la reproduction et les machines pour aussi être remboursés dans les agricoles les plus onéreuses que cba-j vjngt ans quj suivront.Le fermier cun pourra employer pour son pro-!pourra acheter son bétail, ses instru-pre usage moyennant une légère ré-jments aratoires ou ses grains moyen-tribution quotidienne.Les colons nan| foiilets à ordre ou hypothèques, qui se seront établis sur les fermes; En formant ce projet et en le met-“améliorées” auront aussi l’avantage jan.t ^ exécution, la compagnie a eu de recevoir des inspecteurs et surin.en vuei dit-ellle, de s’acquitter, d’une tendants de la compagnie tes con- part> de la reconnaissance qu’elle sells et instructions qui leur seront doit à ceux qui ont combattu pour la nécessaires._ i défense de nos droits et de notre li- Les fermes ne devront être conce- berté et qui désirent se livrer à la dées qu’aux colons de bonne foi, culture du sol après la guerre, mais c’est-à-dire qu’il sera strictement quoique de ce fait, te plan soit phi-spécifié dans les contrats qu’il leur ]anthropique et tout à l'avantage de faudra occuper et développer leurs ces vétérans, surtout en ce qui con-propriétés; afin de s’assurer que les c6rne jcs termes de paiement et 4’as-fermiers remplissent bien cette eon- sistance matérielle et financière dition, ceux-ci seront tenus d’en pendant les premières années d’oc-donner des preuves périodiquement, cupation, la compagnie n’en a pas Le maximum de terrain vendu à un moins en vue le développement sage seul homme sera de 160 acres d’a- et |a colonisation de ses terres et près le plan des fermes “préparées”,: c>est son intention d’administrer ces (80 acres si le sol est irrigué) tandis fermes sur un pied d’affaires et de que d'après le plan des fermes “amé- ne concéder celles-ci qu’à ceux qui Horées”, le colon pourra d’abord ob- ont véritablement l’intention de tenir 320 acres, libre à lui plus tard réussir dans leur nouvelle entreprise de s’agrandir, s’il le juge à propos.ct qui possèdent les qualités fonda-On a vu à ce que les termes de mentales pour obtenir ce résultat, paiement soient aussi faciles que possible.Les fermes “améliorées” devront être payées dans les 20 ans qui suivront la date d’achat; le premier paiement pourra n’être effectué que deux ans après la signature du contrat.D’après le système des Les recettes brutes du chemin fermes "préparées”, le colon occupe- de fer Nord-Canadien, pour no-ra d’abord la propriété durant trois sont installées à Calumet jA le siège fipcial >de la compagniînest à Montréal.La compagnie avait été constituée en 1913, sous la raison sociale de Magnesia Products, Ltd., et a été complètement réorganisée, depuis.» » * Ottawa annonce qu’un nouveau crédit de 50 millions de dollars vient d’etre ouvert aux autorités par les banques canadiennes, pour l’achat au Canada de munitions et de fournitures militaires.Il y avait une quinzaine que les pourparlers étaient en train.Ce nouveau crédit porte à 250 millions de dollars les ouvertures consenties par nos baijques au gouvernement de la Grande-Bretagne, pour le même objet, depuis un an.LA “SUN LIFE OF CANADA” ELLE ENREGISTRE DES RESULTATS SANS PRECEDENT, POUR LE DERNIER EXERCICE FINANCIER.ÇA ET LA années à titre de locataire et ne sera tenu de payer de loyer qu’nprès trois ans; alors qu’il lui faudra verser pour chaque année, une somme équivalente à 6 p.c.du coût des améliorations permanentes qui auront été faites.Le colon pourra ensuite acheter sa ferme d’après le même con- ABTHUB BRUNEAtl.Mmnbre, Bournr a- Montréal BRUNEAU & DUPUIS : * cmntriEir» flurrnti cfr Montré*!.97 ct 99 S.-FRANCOIS-XAVIER •aiearaalM ' i QUEBEC et SOUKL ni dlract arac VMT * F LA GO, Naw-Twk.vembre, se présentent à $3,722,300, en avance de $187,000 sur le mois correspondant de l’année dernière.Les frais d’exploitation ont augmenté de $148,500, se fixant à $2,-472,000.Los recettes nettes ont $1,211,400, en plus-value Les résulltats provisoires parvenus des divers bureaux de la compagnie d'assurance Sim Life of Canada indiquent que la compagnie vient de clore un exercice exceptionnel, dans les différents champs ide son activité.On apprend que le chiffre des nouveaux contrais d'assurance, pour l'année 1916, dépassera 48 millions de doiM'ars, soit une augmentation de $0,800,000 sur les données correspondantes de 1915.Dans ce total], tes contrats canadiens d’assurance figurent pour pas moins de 20 imiliions $100,000, chiffre sans précédent dans l’histoire de la compagnie au Canada et accusant une plus-value de $500,-000 sur 'les résultats correspondants de l’année dernière Les nouveUies affaires bâclées par atteint $1,211,400, en _ ________________________________ de $38,600.Four les cinq ^rnoisljj, compagnie dans ta division de écoules du present exercice ‘‘nan- Montréuil, durant üin période exami-cier.le revenu brut n monté de i nèe, se totalisent à $4X33,000, soit une $4,230,100 à $18,146,100 et le net, de $1,149,900 à $5,472,500.* # # La North American Magnesite Company a déclaré, hier, un dividende 10 p.100, payable le 1er de l’an.Cela porte à 44 p.100 les distributions effectuées par la compagnie, depuis mars dernier, soit 6 p.100 par mois, Les fabriques avance de $113,000 par rapport aux mêmes chiffres antérieurs.-K- DECLARATIONS DEDIVIDENDES Banque Nationolle — Trimestriel régulier de 2 pour cent, encaissable Souhaits du Jour de l’An A cette heure où l’année en cours approche de son terme, et où la nouvelle année est sur le point d’apparaître, la Maison Almy, Limitée présente scs compliments à Montréal, dans l’espoir de voir se continuer le bonheur, la prospérité et le succès dont a joui le plus grand magasin de Montréal, durant tout le cours de cette année qui s’achève.A VOUS TOUS, NOUS SOUHAITONS UNE HEUREUSE NOUVELLE ANNEE.Vente de blanc de janvier La semaine prochaine aura lieu la vente de blanc, et c’est l’événement dont chaque femme surveille la venue.L’annonce complète en sera faite ultérieurement, mais en attendant laissez-nous attirer votre attention sur le fait que comme Almy est le plus grand magasin de Montréal, il y a aussi la plus grande quantité de marchandises blanches qui soit à Montréal.Quelques-unes de nos offres spéciales au rayon des soieries Shantung naturel, 33 et 34 pouces de largeur, qualité très lounie, sans apprêts.49é Pailleté Duchesse noir, 36 pouces de largeur, tout pure soie, teinture française, ne rallongera pas ni ne rétrécira, beau-noir de jais.La verge.89é Habutai ivoire, fini doux naturel japonais, bonne qualité pesante, parfaitement lavable, 36 pouces de largeur.La verge.75é Coupons de soie à moitié prix 750 verges de coupons désassortis, en soie unie ou de fantaisie qui nous sont restés de notre vente de Noël et que nous liquiderons à la moitié du prix marqué.Rez-de-chaussée.— Commandes par poste remplies.Etoffes à Robes Tweeds gris pour robes de fillettes, très serviables pour vêtements de tous les jours, marchandise nouvelle.Valant 79c et 89c la verge, pour.59é Cachemire noir pour robes d’écolières.Valant 39e la verge, pour .29$ Cachemire noir pour vêtements d’écoles.Valant 69c et 79c la verge, pour .59é Armure et gabardine noirs Ïiour robes et costumes.Va-ant $1.10 la verge pour 89è Serge et cachemire noirs français, très belle qualité pour robes.Valant $1.25 la verge, pour .$1.00 Croisé français et cachemire noirs, qualités splen- dides pour jupes, robes ou costumes.Valeurs qui ne peuvent se représenter.Valant $1.75 la verge, pour .$1.49 Tweeds pour jupes et manteaux de sport, styles Harris et mélanges diagonaux et laine.Valant $1.79 la verge, pour .$1.00 Tissus de laine pour manteaux bouclé et serges couvertes, toutes les couleurs en magasin, 54 pouces de largeur.Voyez les carreautés appropriés pour manteaux de sport.Valant $2.00 la verge, pour .$1.59 Rez-de-chaussée.— Commandes par poste remplies.__________ imirêE ___ IE PUIS GRAND mj MAGASIN ^ K MONTREAL le 1er février par des porteurs enre-.gistrés le 15 janvier.Maple Leaf Milling Co.— Trimes- ! triefls réguliers de 2 pour cent, sur! les actions ordinaires, et de 1 3-4 : pour cent, sur Iles actions En sus, rétrocession à la France de'l’Alsace-Lorraine, d’une partie du Schleswig-Holstein au Danemark.Annexion du duché de Posen, de la Pologne prus- LE COMMANDANT DES ARMEES ANGLAISES, APRES AVOIR FAIT LA REVUE DE LA RA l TAILLE DE LA SOMME, DECLA\ RE QUE LES ALLIES CHASSERONT L’ALLEMAND DE FRAN -CE A L’HEURE OPPORTUNE.v* i) liMtrCr Angle S.-Catherine et Montcalm PARFUM PARFUM SPECIAL POUR AUJOURD’HUI.-une jolie boîte pour cadeau, valeurs de pour 19c, 49c, 89c, $1.19 et .- Parfums et poudres, dans 50c, 75c, $1.00, $2.00 à $5.00, .$:î.19 A tous nos clients, nous souhaitons une bonne et heureuse année Londres, 30 — Dans un voluini neux rapport qui a été publié hier soir, sir Douglas Haig décrit la ba , taille de la Somme comme un grandi triomphe pour les armées alliées.C’est un triomphe qui prouve, dit-il, ! que nous saurons bouter les Alle-ij mands hors de France “quand tel temps sera venu”.Le général Haig résume ia batail-lj Je de ia Somme dans ces quelques!! lignes : "Les trois principaux objectifs pour lesquels nous avons commencé TEL.EST 4510 t®*mâ3t3SÈ£m La Magasin du Paupla 447 EST, SAINTE-CATHERINE.N’oubliez pas notre sienne et de ia Pologne autrichienne j l’offensive en juillet, ont été atteints.au nouv /eau royaume de Pologne que vt’nci orvOS-iirA A r»,'.,».le tsar s’est engagé a créer.NOTE REMISE Stockholm, viâ Lomüres, 30.— M.K.A.Wollenberp, minisljte des Affaires étrangères, de la Suède, a présenté à M.Morris, l’ambassadeur des Etats-Unis, la note de paix des pays Scandinaves aux beiligé Création d’un nouveau royaume formé des Slaves de lu Bosnie, de l’Herzégovine, de la Dalmaftie et de la Croatie.Etablissement d’un royaume indépendant de Bohème.Annexion à l’Italie de toutes les régions de l'Autriche, habitées par des Italiens et du Tyrol.Cession à la Russie de Constantinople et des détroits.Le protectorat russe en Arménie.Cession, des.colonies alleiuandes aws.pays de l’Entente.Paiement d’uneir.;-;;" TILUL-L”'»-, indemnâté par l’Allemagne pour tou-1 rols ?^e^s aPP°1r e un*! muple 1 les les ruines accumulées en Belgi- ; Rfil®aV-0n« ?our *es, •splenI 1 S S ! DIMANCHE VIVE LA FRANCE U Sous Deux Orapeaux” Ouvrage immortel de GUIDA, Interprété par Théda BARA et Stuart Holme».J; C’est dans cette vue que THEDA BARA surpasse de beaucoup toutes ses créations précédentes et la raison en est bien simple, cor THEDA BARA comme peu de monde le sait est née en Algérie.Son père peintre italien, était a faire un Brand tableau en Algérie, qnrtnd THEDA BARA vint au monde et elle y vécut pendant plusieursannées après sa naissance.Durant la répétition do cette pièce THEDA BARA s’est écriée à maintes reprises qu’elle était de nouveau ches elle, d’ailleum avant son entrée dans la cinématographie, aile était surnominée l’Enfant du Désert.Dans les circonstances, c'est pour cette raison qu’elle excelle dans cette vue plus que dans toutes les autres.Comme tout, le monde le sait cette vue se passe en Algérie, sous le louvcrne-ment françatn.THEDA BARA Joue le rôle de U Cnntinière Algérienne (Cigarette) et comme toujours clic est secondée pnr son compagnon de scène le célèbre STUART HOLMES qui interprète le rôle de l’espion Chatcauroye.| 8 à \ LITHUANIEN Un jeune prêtre lithuanien, M.l’abbé' Julius Caplikas, recevra dimanche l'onction sacerdotale ; il chantera sa première messe, le premier de l'An, à onze heures, en l'église lithuanienne.M.Julius Caplikas a fait scs études théologiques au Grand Séminaire de Montréal.L’HOMME QUI A SAUVE U FRANCE L’ELEVATION DE JOFFRE AU MA-RECHALAT DE FRANCE a dit que le gouvernement avait déterminé de créer le général! Joffre maréchal de France, parce qu’il considérait de son devoir de récompenser dignement le glorieux soldat de la 'Marne et de l’Yser.M, Viviani ajoute que de gouvernement avait j’assentiment du peuple et de l’ar- Lyautey, Jinèe.prononcé j j
de

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