Le devoir, 24 août 1935, samedi 24 août 1935
Montréal samedi 24 août 1935 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : AdmlniitMtlon :.HArbour '243 Rédaction :.HArbour 3679 :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: Ccorgei PELLETIER FAIS CÈ QUE DOIS Rédacteur ex chefs Omei HE ROUX VOLUME XXVI — No 195 é».— I TROIS SOUS LE NUMERO AaONM«M«wn PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.% «.OR (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .>.00 UNION POSTALE.10.0» EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .4.00 M.Bennett, M.King et M.Stevens M.King a déjà fait connaître en partie son programme politique.M.Stevens a exposé ses projets de réforme.M.Bennett, lui, n'a rien dit de ses buts d'élection, s il a exposé à la radio, dés le début de 1935, un ambitieux avant-projet de législation auquel il a quelque peu donné suite les mois suivants, avec une série dt.bills dont la plupart restent d'inspiration discutable.Dans l'attente où tout le monde se trouve du véritable programme de M.Bennett pour la campagne de ces semaines-ci, il n'est pas inopportun de souligner certains aspects de celle de 1930.d'indiquer quelle différence de fond il y a entre I élection d’alors et celle de cette année.En 1930, la crise économique mondiale débutait.Nous ne faisions que de commencer à en sentir les premières atteintes.Elu trois ans plus tôt chef de son parti, M.Bennett mena la.campagne la plus violente, la plus dure, la plus agressive qu'il se pût contre le ministère de M.King.Une pluie serrée de promesses fl d’engagements de toute sortp noya le cabinet libéral.M.Bennett parlait avec une assurance, une ardeur, une confiance contagieuses, tandis que M.King était hésitant, vacillant, un peu perdu.M.Bennett devait, lui, tout réformer, tout améliorer, tout résoudre, tout replacer.Il gagna.On oublie néanmoins que si M.Bennett remporta 29 comtés de plus que tous les autres groupes ou partis réunis, il ne reçut pas la majorité absolue des voix .données.Les candidats conservateurs en amassèrent un total de 1,909,995.contre 1.989,040 à tous les autres candidats, dont 1.714.860 aux seuls libéraux.Il y eut au vrai contre les candidats de M.Bennett une majorité populaire de 79,085 voix.Mais le jeu de la représentation par comtés jrlle que nous Lavons depuis 1867 lui assura la majorité absolue de 29 voix aux Communes.Tl gouverna comme Ton sait.L’élection de 1935 ne se fera pas dans les mêmes conditions que celle de 1930.On préféra cette année-là croire que M.King n'était pas de force à résoudre les problèmes que la crise posait.M.Bennetl était, disait-on, un homme d'affaires puissant en même temps qu'un avocat Éminent.Ses amis ne mirent pas ses lumières sous le boisseau.Tout un public, inquiet de l'avenir, séduit par les promesses catégoriques de M.Bennett, lâcha M.King, dont certaines paroles intempestives nuisirent à la cause, exploitées qu'elles furent avec une fougueuse habileté par M.Bennett et toute sa presse.M.King fut acculé à la défensive.M.Bennett fut violent, tenace, beau prometteur.Il allait raccrocher le soleil.M.King, perplexe, embarrassé, défendit assez mal sa cause.Peut-être les circonstances le servirent-elles en le desservant au point de lui faire perdre le pouvoir.Les années dures de la •¦rise devaient révéler les points faibles de M.Bennett, diminuer son mordant, 1 user.Cette fois, le voici sur la défensive.Que peut-il promettre aujourd'hui qu'il n’ait promis en 1930 avec emphase?Il ne saurait ajouter à ses nombreux engagements d’alors.11 n'est que de se reporter aux affirmatifs discours de M.Bennett en 1930 pour constater que sur bien des points, — ainsi quant à la fin promise du chômage et au retour rapide à la prospérité, s'il était élu, — M.Bennett n'a pu tenir ce qu'il s'engageait à donner.Des circonstances mon- diales extraordinaires l'en ont empêché, disent ses amis, pour l’excuser.Certes, cet insuccès partiel est explicable.Mais il était à prévoir; M.Bennett lui-même aurait pu le prévoir.Ce qui reste proprement inexcusable, t es! 1 étendue effarante des promesses de 1930.Là-dessus, M.Bennett est si nettement embarrassé que nulle diversion audacieuse, si habilement lancée soit-elle, ne saurait faire oublier son attitude, ses engagements de la dernière élection.Or c'est sur ce terrain même que ses adversaires libéraux vont porter l’attaque, comptent le battre, le vaincre, l'annihiler.Il y a le parti nouveau de M.Stevens; les libéraux leignent dy voir un allié de M.Bennett.Il y a le groupe Woodsworth, qui peut, lui aussi, compliquer la situation.L’un et l'autre la compliqueront, certes.Mais jusqu au point de rendre impossible l'élection d’un nouveau gouvernement King?11 est indubitable que le résultat de I élection albertaine, hier, doit piquer 1 ¦ courage de M.Stevens et de ses amis.Seulement.1 Alberta et sa population ne sont pas le Canada.Far ailleurs, combien de libéraux, — la plupart assurés de gagner 1 élection du 14 octobre, — et de conservateurs, la majorité en veulent à M, Stevens d’avoir embarrassé M.Bennett.—voudront encourager le nouveau groupe?L esprit de parti, même affaibli, domine néanmoins un large bloc d’électeurs.Ce n'est que chez les gens hors de tout cadre, ou qui sont violemment mécontents du régime des deux grands partis, que M.Stevens doit espérer recruter le plus grand nombre de ses voix.Réussira-t-il à prendre le pouvoir, à faire élire au moins 125 députés, — ce qu’il lui faut pour avoir même une faible majorité numérique aux Communes?Ses plus tenaces partisans ne voudraient pas répondre affirmativement à la question.Les comtés qu'il prendra, il les enlèvera surtout aux conservateurs et aux coopératistes.Cela ferait assez l'affaire des libéraux, s’ils viennent au pouvoir, que de trouver devant eux, aux Communes, sur les banquettes de gauche quatre* ou cinq groupes plutôt qu’un ou deux seulement.Au fond, le parti Stevens nuira plus aux conservateurs qu'aux libéraux, meme si ceux-ci feignent de voir chez l'ancien ministre du Commerce un allié secret de M.Bennett.Quelle issue aura l’élection du 14 octobre?Il est trop tôt pour tenter de le dire juste.Ce qui semble acquis, néanmoins, c'est que la masse tourne le dos à M.Bennett.11 a trop promis pour ce qu’il a tenu.Et puis la crise dure, il ne Ta pas enrayée.Il ne le pouvait guère, mais il a eu tort de faire croire qu’il le ferait.Et dans notre province, la faiblesse de notre représentation au ministère, la façon désinvolte dont le pouvoir a traité le groupe français presque tout le temps et surtout ces dernières semaines, ne sont pas sans inquiéter ouvertement même lés amis les plus obstinés du régime, — du moins ceux qui yeulenl voir clair.Le Québec, en 1930, donna 24 députés à M.Bennett.C'était un rude coup de main pour l'aider à prendre le pouvoir.M.Bennett n’en a pas assez tenu compte aux nôtres.Il n'aura pas à s’étonner si, U 11 octobre prochain, l'électeur québécois s'oriente d’autre façon.Les erreurs de tactique élémentaire se paient.— et parfois durement.Georges PELLETIER • aussi bas que l'année dernière, ] alors que le niveau moyen pour le mois d'août, dans le port ¦ de Montréal, a été de 28 pieds, 7 pouces.j Pour mériter son titre de grand | port de mer, il est admis que Mont-' real doit avoir un chenal océanique d’au moins trente-cinq pieds.C'est prévu dans tous les projets d’aménagement et de creusage.Les plus beaux projets n'améliorent pas toutefois l'étal de choses présent.Au temps de l’ancien ministre de ta Marine.M.Duranlcau, le gouvernement fédéral devait agir.Il a tenu des enquêtes qui ont ‘ démontré une fois de plus que le chenal de Montréal à la mer n'est pas assez profond.Divers travaux ont été suggérés.On attend encore pour les entreprendre, 1 Oa sera cette année comme l'année dernière.Pendant toute la fin de la saison de navigation, il faudra portaucr les cargaisons entre Montréal et Québec.-Ce retour an passé lointain n'est guère recommandable.Il n'y a lias à en féliciter les autorités.Etre nous-mêmes Nous soulignions, il y a quelque temps, une remarque faite par M.Leo Dolan, chef du nouveau service du tourisme établi par le ministère fédéral (les Chemins de fer.M.Dolan dit que c'est par ce qu’il peut offrir de différent des Etats-Unis que le Canada saurait attirer le touriste chez lui.Le touriste qui vient chez nous est neuf fois sur dix quelqu’un des Etats-Unis.Le Herald, de Montréal, commente également ce propos, sous le titre: Kern Canada Canadian.Nous traduisons: l'n peuple de di.r millions qui vit à côté d'un autre de cent vingt millions est en donner d'une sujétion complete quant à la culture, même s'il conserve son indépendance politique.Vous devons tenir compte de l’avertissement de M.Dolan, non seulement en raison des quelques dottnrs du touriste mais en raison de notre propre culture comme peuple.j Le Herald aurait pu ajouter que ! r’est en maintenant et en intensi-j fiant son double caractère cthni-j que et linguistique, que le Canada ‘ a le plus de chances d’être différent des Etats-Unis.E.B.In memoriam Le R.P.Emile Mattern, S.J.La Grande-Bretagne s’est remise en communication avec la France pour tenter encore une fois de prévenir une guerre entre l'Italie et l'Ethiopie (Voir page 3) L'acfrualitc Le plus “fough" l.r chômage rend ingénieux.Ciest ainsi qu'un gros propriétaire de l.a Tuque, aux trois quarts ruine par le chômage et la dépréciation de la propriété, a en Vidée de transformer en champs de pois ses vastes terrains.le visitais, ces jours derniers, en compagnie de ce proprietaire, les chumps de pois.Il g avait entre les rangs pressés des légumineuses une dizaine de jeunes garçons, tons fils de chômeurs, en train de ramasser 1rs beaux pois sains et vigoureux.Les garçons, petits bouts d'hnnnnes île dix ù douze uns, discutaient brut/amment suas s'occuper le moins du monde de notre présence, l.a discussion, si rite était fort originale.révélait cependant une situation et un état d’esprit bien douloureux.Les glaneurs de pois se disputaient avec véhémence une endurance tonte nouvelle pour mai.I.es copains se vantaient n qui mieux mieux de ne pas manger trois fois par jour.Moi.disait Tan.il g a deux mois que je ne mange qtir du gruau.Moi, disait l'autre, j'tc bats, car j'ai mangé rien que deux ‘'beurrées" depuis trois jours rt j'ai pas t'ventre creux.Usus puis tough que vous autres.dit un troisième, car j'mangr seulement "queuque bculucls” dans Tchamp et j'sus correct.I l les gars de renchérir en choeur et de tenter de s'éblouir 1rs uns tes nuire s.S iivnns-nons pas lieu de nous attrister de constater que des jru-ncs rires bouillants de vie en soient rendus u cc degré d'apathie et d'in-difference qui leur fait se glorifier de ne pas manger à leur faim'.’ Fl, pourtant, dans eette meme rillr dr La Tuque, on rsi actuellement n construire tin nouvel aqueduc municipal nu emit de $261 000 Les travaux en cours avaient ' fait n nitre T espoir cher des ce niai ne s de pères de famille, justifiés (Yullrndre quelques mois au moins dr travail Or.la construction dr l'aqueduc n'a apporté qnr déceptions l.r contrat est allé à un entrepreneur du dehors qui a emmené aver lui ses principaux contremaîtres et ouvriers.Très peu de chômeurs de ta Tuque (moins dr 25) ont tronv-du travail régulier n l’aqueduc.I e plus gros du travail se fait mécani- quement.Le creusage s’est fait à la pelle mécanique ou électrique.Un seul des principaux appareils em-plogès pour le creusage peut (aire le travail de trois cents hommes.Les travaux devaient se terminer à la fin de décembre.On prévoit, grâce à l’outillage mécanique, qu'ils seront terminés ru octobre.Ce fait lamentable pourrait se passer de commentaires.Ce n'est malheureusement qu'un exemple entre mille de l'irréflexion de certains conseils municipaux comme de nos gouvernements.Mors que des milliers de chômeurs n'ont pas de quoi sc mettre sons In dent ou doivent attendre le pain de T Fiat, alors que les travaux importants sr font de pins en plus rares, n'est-il pas révoltant de constater que Ton tolère que des entrepreneurs emploient presque exclusivement la machine lorsqu'il leur serait possible d'arriver aux memes fins en rmptogant des bras qui s'ankylosent dans l'inaction et s'habituent lentement mais sûrement à lu paresse?S'il est des fils de chômeurs qui sont assez tough pour supporter la faim pendant plusieurs jours, je trouve encore beaucoup plus lough res gouvernants rt ocs gens qui ont le coeur assez dur pour priver de travail tant dr pères dr famille, quand ils n'auraient qu'un geste û fnire pour Irnr donner du pain.Lucien DESBIENS Carnet d’un grincheux Comme ta profession de foi liberale de l'Alberta, M.Taschereau est introuvable.Aberhart sonne loliment comme les premières syllables d'aberration.* * * Ponzi.lamcux financier italo-améri-cam câblé d'Italie, où il réside depuis sa sortie de prison, ses offres de service à Aberhart.Il accepterait le portefeuille des finances.* * * M, Aberhart est l'opposé de M.Damien Bouchard.L'un veut abolir les rentes seigneuriales, l'autre en donner à tout le monde.?+ * Le protagoniste de la nouvelle politi- que albertaine c est King Fish Long: Every man a King.?Vf * Les chômeurs de partout vont affluer en Alberta; et les capitaux, émigrer.Blo canotes L'homme des enquêtes Le leader du parti de la restauration, M.H.-H.Stevens, revient de l’Ouest, par petites étapes.Ces jours derniers, étant à Sudbury, dans l’Ontario, il a dit à ses auditeurs (pie le parti de la restauration, s’il est porté au pouvoir lors ; des prochaines élections, ne pren-! dra pas d’attitude définie à propos I de la nationalisation des banques ! avant d’avoir fait tenir une enquè-: te sur le crédit cl la monnaie par | une commission de gens compé-i tents.Cela n’a rien de surprenant; car I M.Stevens*est avant tout l’homme des enquêtes.En 1925; c’est lui qui.par un discours inattendu prononcé à la Chambre des Communes, déclencha la fameuse enquête sur l’administrai ion des douanes.En 1934.par un diseours du même genre à la Chambre des Communes encore, il déterminait l'enquête non moins fameuse sur les bénéfices commerciaux, la fameuse enquête des Onze.C’est le rapport de cette même enquête nui se trouve maintenant la clef de sa campagne électorale.M.Stevens ne peut donc pas ne pas croire à la verlu des enquêtes.Aussi en annonce-t-il une tout de suite pour le cas où il serait appelé à jouer le rôle de premier ministre.Le creusage du fleuve Voici qu’avec la fin de l’été le même problème sc présente de nouveau.Le niveau de l’eau dans le chenal et dans les canaux du Saint-Laurent devient insuffisant.Plusieurs navires sont immobilisés à l’heure qu'il est dans le canal de Cornwall à cause de cela.Le niveau est à la baisse dans le port de Montréal.De 30 pieds, il est tombé à 29 pieds, 1() pouces puis à 29 pieds.8 pouces.C’est presque ?* 4r Les marcheurs de la faim vont avoir pour remplaçants les marcheurs du dividende mensuel de $25 + * ?M.Taschereau va pouvoir dire."Mon collègue Aberhart”.* * ?| Le ' chmook' de l'Alberta, ça ne sera plus Bennett, mais le nouveau chef du crédit socaJ.Le Grinckt x Les .lésuites dé la Nonvelle-Or-1 leans viennent de subir une perte bien sensible, dans la personne du 8.P.Emile Mattern.récemment décédé à Rome, où il remplissait, depuis environ dix ans, auprès du supérieur général de la Compagnie, l’importante charge d’assistant pour Iles sent provinces de son Ordre aux j Etats-Unis.Le défunt, qui allait compléter sous peu la soixante-dixième année de son âge, était un Français originaire d’Alsace.A ce! homme de haute stature et d'apparence physique assez robuste, on aurai! volontiers promis un siècle d'existence.Mais le climat romain, qui ne lui allait guère, cl les fatigues imposées par sa lourde besogne devaient avoir'plus tôl raison de sa forte constitution.En vrai fils de saint Ignace, le vaillant religieux préféra mourir à la lâche assignée par l'obéissance, que de demander un changement capable encore de prolonger scs jours.Des son entrée en religion, le P.Mattern aspirait à devenir missionnaire en pays étranger, cl il avait alors opté pour la mission, naturellement pénible, de la Louisiane.Il v rendit bientôt de grands services, en particulier par sa prédication dans les deux langues principales du sud américain.Religieux exemplaire cl dévoué, d'un zèle infatigable, d une piété aussi solide que sans affectation ni mièvrerie, il était en plus doué d'une belle intelligence, d'un caractère viril, d’un esprit remarquablement bien équilibré, d'un jugement sûr et Id'un grand sens pratique, comme de | maintes autres qualités de premier ordre.Dans ces conditions, 'il ne pouvait manquer d’attirer sur I lui-même l’atlcntion de ses supé-i rieurs.Après sa troisième année de noviciat faite, on Belgique, sous le célèbre Père Adolphe Petit, de vénérée mémoire, l’on ne tarda pas beaucoup à lui confier la formation religieuse des jeunes recrues de la province, en le nommant maître des novices.Selon qu'on pouvait s'v attendre, il y mit toute son âme et v fil sa marque profonde, nu profil de plusieurs générations successives.Il occupai! ce poste depuis assez longtemps déjà, quand on songea à l'élire provincial, (‘.elle nouvelle charge.toujours plus difficile et délicate dans un milieu composé de différentes nationalités le Père Mnllern devait la remplir a merveille.Jusqu’au moment ou la confiance du T.R.Père (îénérnl jugea à propos de l'appeler à la Curie romaine pour la grave fonction jqiir nous avons dite et qui devait j achever d'user sa vie laborieuse j On peut dire que le P.Mattern avait surtout à un haut degré l'art du gouvernement ou le don de bien exercer l'autorité.Sous une allure un peu martiale, il cachait un coeur très humain et paternel.D'une volonté énergique il savait aussi allier la douceur voulue à une fermeté de bon aloi.|| était unifient, mais non méticuleux, sans fausse timidité comme sans hauteur.Rien de petit ni de choquant dans scs procédés.Rien non plus d’impulsif ni d’artificiel chez lui; mais toujours le calme de la réflexion joints à une belie simplicité y allant sans cesse lout uniment.Psychologue averti, il avait du coup d'oeil, s'y connaissait en hommes et savait tirer de chacun de ses subordonnés le meilleur parti possible.Droiture et loyauté le tenaient au-dessus des passions mesquines, des préjugés et des soupçons à la légère.Il traitait tout son monde avec une franche gentilhomerie, nui avait vite fait de lui gagner la confiance.Son abord était facile et l’on respirait à l'aise devant lui, parce qu’on le savait pondéré, un-partial, sans parti pris et toujours prêt à entendre raison.Le premier à la Règle, il était soucieux du bon ordre et de la discipline; mais il savait quand même.dat\s l'occasion, faire la part de la fragilité humaine et ne pas sr noyer dans une goutte d’eau.Le que l'on pourrait appeler un tatillonnage de régent mal avisé ne lui allail pas plus qu’un déplorable laisser-aller à la bonne.Parfois, il ne craignait pas d’encourager le bon vouloir par quelque délicatesse spéciale, dès que l'esprit relu gieux n'en devait pas souffrir, il excellait à inspirer à ses inférieurs une légitime confiance tn eux-mêmes et à stimuler cette initiative personnelle si nécessaire à chacun pour donner sa vraie mesure.Incapable de fanatisme, il trouvait facilement moyen de résoudre au mieux le problème des nationalités et.par sa largeur de vue comme par sa grande bienveillance, de maintenir une entente parfaite entre les sujets de races si variées qui se coudoyaient dans sa vaste province.Véritable apôtre, ce qu’il ambitionnait avant tout c'était la gloire de Dieu par le plus grand bien des âmes, le règne de Jésus-Christ dans la vérité; la justice et la charité surnaturelle.Apprenant un jour que les Eran-eo-Américains se prévalaient, chez eux.de la devise "Live and let live": “Mais c’est cela, c’est cela!" s'écria l-il alors spontanément.Le Père Mattern.qui affectionnait beaucoup les Canadiens français.connaissait bien leur histoire.Sa partie religieuse surtout l'intéressait fort.En 1921, à l’occasion d’une réunion des Provinciaux américains à New-York, il lui avait plu de se rendre jusqu’à Montréal, où quelques-uns de ses jeunes religieux faisaient leurs études théologiques, j au scolasticat de l’Immaculée-Con-ception.Ce lui était une joie de?penser que, d’une façon ou d’une autre, les anciennes relations d'ami- j lié.du Canada avec la Louisiane.J avaient été reprises presque sans interruption, depuis plus d’un demi-siècle.Il va sans dire que le Père Matter!! jouissait, dans le sud, non seulement de la cordiale affection de ceux qu'il avait à gouverner, mais encore de la considération générale.hors de la Compagnie.Evêques, prêtres séculiers ou réguliers.laïques éminents, qui le connaissaient.de même que les nombreuses communautés religieuses, oui avaient pu bénéficier de son ministère ou de sa sage direction, l'avaient en singulière estime.Le souvenir de cet homme de Dieu vraiment passé en faisant le bien, restera impérissable.Que le cher Père repose dans I éternelle paix du Seigneur., qu’il a si fidèlement et si généreusement servi.Un qui ie souvient Lès prochaines élections Une supplique franco-américaine Nous détachons de l'indépendant de Woonsocket, numéro du 17 août, les notes suivantes: Les élections au Canada ont été.fixées an H octobre.D'ici là nous entendrons des centaines de discours n la radio.Les assemblées principales seront radiodiffusées et les divers partis loueront des heures spéciales aux principaux postes canadiens.C'est dire qite nous pourrons suivre facilement les détails de la campagne qui commence et qui sera suivie, ù très court intervale.par la campagne provinciale.Nous en avons donc pour trois mois de politique.* * * , .Les Franco-Américains sont extrêmement friands des campa gnes politiques au Canada.Ils le seront d'autant plus, cette année, j ce, il en que le courant est plus favorable leur.au parti libéral.Chaque soir, des centaines de mille Franco-Américains seront aux écoutes pour entendre ta voix de leurs frères du Canada.Sans doute, les orateurs canadiens ne parlent pas pour nous parce que nous n'irons pas voter pour leurs candidats; cependant, il est une chose que j nous pouvons demander aux j chefs de tous les partis politiques.sf, Cette chose est très simple et très juste: que les hommes choisis pour parler à la radio soient en mesure de donner une bonne opinion de la tangue française dans la province de Québec./Dit dernières élections il g eut un bon nombre de discours qui étaient une disgrâce et une humiliation pour les Franco-Américains, tant la lanque était charme de la diction.Pour qu'elU ne paraisse point très inferieure il faut cm’elle soit vraiment remarquable.Et nulle part ailleurs les defauts défauts de phrase, dé fauts de prononciation — ne se de cèlent aussi cruellement.Il faut noter aussi que l’auditoire invisible est très considérable, réparti sur un vaste territoire, e qu'il faut donc, pour retenir son at-(m,iirvn, tr-i'icr de choses d’un ca ractère très général, dont la pré- .nauoii paraisse justifiée par les circonstances.On pourrait citer tel discours, dont le ton aurait pu être excusé par un auditoire local, au fait des uey suiis d’un débat passionné, mais a,,,,* i.s échos, portés au loin par la radio, ont causé à son auteur un i .¦norme.L’auditoire invisible ne comprenait rien à cette violen-fit durement grief à l’ora- Voilà autant de raisons qui devraient commander aux partis de ne laisser parler à la radio que dc-gons qui connaissent leur langue et les questions qu’ils traitent.Mais l’on a vu que c’est d'un autre point de vue encore que l'indépendant réclame des orateurs convenables.El là aussi il a deux fois raison * * * La radio porte au loin les dix cours prononcés dans la province de Québec.Des Anglo-Canadiens et des Américains de langue anglaise, comme des Franco-Américains et les Canadiens français des provinces en majvrité anglaises, écoutent ces paroles.Les uns et Tes autre ont quelque droit de croire que de pareils discours correspondent au niveau de culture de notre élite.Que voulez-vous que pensent de incorrecte, tant la diction était eerlains discours des Anglo-Canu défectueuse et romnmne, tant la négligence était évidente.* * * Ce n'est pas de nf>s affaires, dira-t-on! C’est possible, en nn certain sens; mais comme la radiodiffusion apporte ces diseours loin nu-detà des frontières du Canada, dans des régions où les gens qui ne sont pas de notre langue peuvent écouter et porter un jugement, il semble que nous pourrions demander relu aux Canadiens français, ne fùt-ec que pour sauvegarder la bonne réputation de ta province de Québec.Un candidat peut gagner son élection en parlant bien, même dans ta province de Québec.Ÿ * * l.'l ridé pendant de Woonsocket dit là des choses extrêmement sensées, et qui intéressent tous les groupes français d’Amérique.L’emploi de In radio implique une technique dont un trop grand nombre d’orateurs ne paraissent pas encore avoir deviné la nécessité.En réunion publique, le Ion.l'accent.les jeux de physionomie, le bruit général font passer un tas de choses que ne tolère point la radio.La parole de l'orateur, qui s’adresse à un auditoire radiophonique se présente avec une brutale neWelé, dépouillée de tout autre ornement que la force intrinsèque de la pensée qu’elle porte et le (liens et des Américains instruits?Comment voulez-vous qu’ils n'y voient nas la preuve de la déchéaii ce du français chez nous?Et comment Voulez-vous que les Cana «liens des provinces extérieures n'en soient pas, comme les Franco-Américains, douloureusement scandalisés?Voici des gens qui veulent conserver leur langue, l.a province-mère les scandalise par ces tristes discours comme paf le faux visage anglais qu'elle tolère chez elle.Voici des gens qui soutiennent aux Anglophones, dont un grand nombre sont encore si profondément pénétrés de cette idée, que le français qu’ils parlent et qu’on parle dans la province de Québec n'est pas un patois.Comment voulez-vous qu'ils n’éprouvent pas un véritable chagrin à entendre certains «les orateurs de chez nous?Puis, pourquoi porter au loin parfois, alors qu’on devrait tenter de les étouffer ici même, dp si mé diocres.de si lamentables querelles?A- V * recommandons à mention des chdfs directeurs de la radionhonique la juste dec Eranrn-Américains, Elle mérite qu’on lui donne le plus complètement possible salis-fnelion.Orner HEROUX Nous sérieuse ti et des la plus de par-campagne supplique S.E.Msr Gauthier Aon Excellence Monseigneur T Archevêque-coadjuteur dr Montréal célèbre aujourd’hui le vingt-troisième anniversaire de sa conté-j contagieuses.Elles empêchent donc nitaircs ont à leur disposition une équipe volante d'infirmières toujours prêtes à répondre aux appels.Elles visitent les familles et dirigent vers le médecin les personnes dont l’état de santé nécessite des soins.Leur travail consiste particulièrement à faire le dépistage de la maladie, spécialement de a tuberculose et autres maladies son efficacité par le fait qu'il n'y a pas d’épidémie de typhoïde là-ha^ en dépit de tonies les sources d'in fedion.nous assure le Dr Alphonse Lessard, directeur du service vinrial d’hygiène.pro- cration épiscopale.h'ons prions Son Excellence de vouloir bien agréer à cette occasion / hommage de nos meilleurs voeux, de notre pins profond respect cl de notre entier dévouement.Le Canada et la guerre Dans l’Abitibi et le Témiscamingue Les centres de colonisation de ces deux comtés sont pourvus d’un service sanitaire efficace | ce personnel a à sa disposition tous 1rs vaccins et les sérums nécessaires pour secourir les malades el prévenir les épidémies.Les importantes découvertes minières.comme la colonisation, dans rOuest québécois ont amené le service d’hygiène à développer son champ d’action.On sait qu’il y a là une foule de prospecteurs, mineurs, coureurs de bois.etc.Or.il v a là un foyer propice a la maladie, spécialement à la ly- tour d'uno tournée d’inspection dans provhmin/ H’hvoiènc11 lr so,'"< l’Abitibi et le Témiscamingue.le Dr ! nrov.nl f' h'gi.ne le développement des épidémies.Le Service provincial d’hygiène a deux infirmières dans la région de Montbeillard : Mlles Régin el Lemieux, et une à Villemonte).Mlle Esnouf.Il v a de plus un médecin .______ .7 -.- résidant à Rollct.lè Dr (iagné.Tout < " f,r «'lrrr'‘ «talo-éthiopien- ’ r » !’.'• Lmte conference aura lieu à Toronto d’ici dix jours.Ottawa.24.(C.P.) Son Eminence le cardinal Villeneuve a désigné l'archevêque J.McGuigan, de Toronto, pour représenter l’Eglise catholique à une conférence des Eglises du Canada, pour discuter de E]lc est organisée par la Ligue de la Société- des Nations qui s’attend à ce que toutes les Eglises du Dominion v soient représentées.Déjà la i nited Church a nommé un comité pour coopérer à l'oeuvre.M N.-W.Rowell, U.R., de To ronto.parlera lundi à Winnipeg, et le 0 septembre a Vancouver, sur le sujet: "Le Canada et la question éthiopienne”.Québec.24.(D.N.C.) De re- Alphonse Lessard, directeur du Scr vice provincial d'hygiène a déclaré hier que les centres de colonisation des deux comtés précités sont maintenant pourvus d'un service sanitaire efficace.Le directeur du service provincial d'hygiène a tenu à sc rendre compte par lui-même du travail accompli à date.Tandi- que le Dr Albin.Jeannotte dirige l'unité sanitaire du Témiscamingue, celui de l'Abitibi est sous In direction du Dr Emile Martel.Ces deux unités sa- a.dans tous ses dispensaires, des vaccins antitv-pbiquos à la disposition des médecins, Ees prospecteurs n'ont qu’à se présenter pour recevoir le vaccin.De plus, la majorité des compagnies minières ont leur propre service médical.Ces dispensaires privés sont en relations constantes avec le service provincial de l’hygiène nui leur facilite l'acrès de ses laboratoires de Québec el de Montréal.Ce service d'hygiène dans l’Abi-Rbi e| le Témiscamingue prouve M.Houde à North Bay North-Ray, 24 (P.C.) Le* maires Lamillien Monde de Montréal. G.McGeer dr Vancouver et John Queen de Winnipeg, doivent adrrs ser la parole au cinquième congrès annuel de l'Union des Municipali-tf's canadiennes, qui aura lieu à North-Hav« du 3 au 6 septembre, M.Peter Ileenan.ministre des terres et forêts de In provinoe d Ontario, doit lui-même assister à ce rongrès.Son Honneur M.W, f» Dullbrook.de North-Bay, présidera les séances.Il compte sur la pré-aencc d’une centaine de déléguésl 7 1 LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 24 AOUT 1935 VOLUME XXVI No ISO L’Ecole de Vaudreuil Une initiative bienfaisante — But et règlement de l’Ecole - Communisme et libéralisme economique - L’Eglise et I; crise sociale - Des professeurs éminents - Dans la bataille pour le Christ Les paquebots ne craindront plus la brume, la nuit noire et les épaves cachées L’expérience faite avec des phares installés sur la passerelle de la “Normandie” Quand il était fatigué, quand ses yeux bridés exiseaient impérieusement du repos, quand un ouvrage pressé le commandait, Veuillot.notre maître en journalisme, con-'iait sa valise à préparer à Elise, sa soeur, et courait s’enfermer à So-lesmes.chez dom (mélanger.C’est de là que sont sortis Ça et t.à, Le Droit du Seigneur, et tant d'autres ouvrages tout d’une coulée et de main de maître qui n’ont de supérieure dans l’oeuvre de Veuil-ot que la féerie insurpassable de sa Correspondance, Celte retraite, celle salle d’étude nous manquait jusqu’à ce que.il v » deux ans, le Père Archambault, vJ., fondât dans la maison de campagne des Pères "l.'Ecole de formation sociale de Vaudreuil”, où en nlus d'une retraite paisible, on peut irouver les professeurs les plus émi-nenls du pays.l’ne grande maison rustique et ae-¦ueillante, sur les bords du Eae «les Deux-Montagnes, avec le clocher l’Oka comme bout du monde à gau-'he.et juste devant l’édifiee massif de la Trappe, solidement installé sur un plateau entre la grève et la montagne Quinze hommes qui se sont vus hier et se serrent la main à se disloquer l’épaule parce qu’ils retrouvent à se voir là l'atmosphère des septembres déjà lointains où l'on revenait au collège un peu moroses mais contents tout de même.Quinze qui font de tous les métiers, depuis l'assurance jusqu’au journalisme; quinze qui sont dans toutes les oeuvres, depuis l’Humanitaire catholique jusqu’à la Saint-Tean-Baptiste en passant par les Syndicats catholiques représentés à Vaudreuil par quelques-uns de leurs officiers généraux; quinze qui se sont tellement vidés dans leurs associations respectives qu’ils éprouvent maintenant le besoin de se remplir à neuf les poumons d'air pur et l'intelligence, de doctrine sûre.Ceci sera l'Ecole de Vaudreuil quand j’y aurai ajouté le sourire un peu moqueur du Père Archambault qui nous accueille par ce vendredi soir avec nos valises el .nos émotions.le m’étais vanté d’y trouver du repos.Allez-y voir!.Le règlement est là, épinglé sur le mur: lever fi h.30, prière, méditation, messe, déjeuner, préparation de cours, cours, étude, cercle, conférences; un vrai régime de galérien auquel il ne manque seulement pas la rame., mais ce ne sera que pour quatre heures, demain.Pourtant régime qm repose à force d’ètre régulier et intéressant.Ecoutons le Père Archambault mettre les choses au clair dans une première causerie: “L’Ecole a pour but «le former une équipe de conférenciers populaires détenteurs d’une science pré-«•ise et à date, aptes à la répandre «ions les divers milieux où s’exerce leur activité.,’’ « “Le malaise dont le monde souffre actuellement a sa cause dans I oubli généralisé des grands principes sur lesquels se base la vie en société.Héapprendre le chemin du christianisme par l’étude sérieuse «les faillites qui s'accumulent partout où I on refuse son influence, tels vont être votre rôle cl votre mission.\ous clés venus vous y préparer dans le silence , ’’ "Otte année nous étudierons le ronmninisme sous touU's S(,S formes.'°iis montrerons sa fausseté el nous verrons ce que l'Eglise préconise pour arrêter le flot envahisseur i impiété sacrilège en même hnups me pour soulager la grande misère «1rs classes laborieuses.Je ne garantis pas le texte mais je crois avoir le sens.Que le Père Archambault me pardonne le style que je lui prête' Les cours commencent, au rythme de deux par jour précédés et suivis d’études.A la fin de chaque demi-journée, il y aura cercle où, point par point, après une brève répétition par un confrère, on discutera et approfondira le cours précédent.Le communisme est à rejeter, verrons-nous.les deux premiers jours, parce qu’il se base sur des principes économiques faux; il n’est pas vrai, par exemple, comme le prétend Marx, que les obéis n’ont a.i-cune autre valeur que le travail qu’on y met.A rejeter encore parce qu'i^ rui- vte sociale en essayant de la mécanisation des indi ne toute réaliser vidus.A rejeter enfin, parce qu'à une religion d’amour il oppose une autre religion; celle de la haine.Haine de Dieu, haine de la famille, haine de tout.('.elle campagne contre le communisme n’est pas comme eerlains optimistes sont portés à le croire uniquement une manière agréable «le passer le temps, ('.eux qui s’y livrent ne le font pas dans l’intention de donner la chair de poule à leurs auditeurs.L'enquête la plus sérieuse montre que depuis 1019 où ; Martins débarquait à New-York pour conquérir l'Amérique mi bolchevisme.eeîte doctrine a fait du '• chemin.Aucune méthode de pro- I pagande n'a été négligée: mainmise I sur les organisations ouvrières, assemblées publiques, tracts, brochures, écoles pour l’enfance, journaux.I Pour notre seul pays sait-on que 4'2 ! journaux prêchent ouvertement le communisme?D'autant plus que noire propre organisation sociale n'a pas peu contribué au travail des éléments subversifs.La misère, mauvaise conseillère, n’a-t-elle pas aidé davantage leur recrutement que toutes leurs méthodes réunies?Il es| sûr que le communisme n'aurait eu aucune prise sur des ouvriers satisfaits.Or, personne ne peut nier «pie la crise actuelle n’ait eu sa source dans le libéralisme économique pratiqué un peu partout dans les entreprises privées el publiques depuis la Révolution française.C’est ce qui explique la sévérité de l’Eglise pour le libéralisme et les abus du capitalisme qui en découlent naturellement.Mais que vient faire ici l’Eglise, nous dit-on parfois, même I ans, 24.(Havas).— Les paque-( bots ne craindront plus la brume, la I nuit noire, les épaves cachées.Un dispositif vient d’être expérimenté sur le paquebot Normandie el sera en service pour les prochains voyages des autres navires C’est la récente invention de deux jeunes gens, Maurice Ponte, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, ingénieur en chef de la Société Radio-Electricité.et Henri Gutton, fils de Camille Gutton, membre de l’Académie des sciences el architecte nourri de culture scientifique.Deux hommes de trente ans, simples et sans prétentions, qui se défendent d’avoir réalisé une découverte sensationnelle, en même temps qu’ils expliquent en termes imagés la nature de leur découverte.Somme loule, il ne s’agit que d’un petit phare qui lance des ondes de T.S.F.Supposez, disent-ils, un phare lumineux projetant un pinceau de clarté, l’oeil est obligé «le voir ce que ce rayon lumineux décèle.Nos phares, eux, envoient des ondes extrêmement courtes que ne peuvent arrêter ni la brume ni la nuit.Quand il n’y a pas d’obstacles, les ondes se perdent dans l'infini.Si le rayonnement est arrêté par quelque but imprévu.Fonde esl répercutée et détectée par un second appareil.Avec le jeu de deux phares de 80 centimères «le diamètres el de 75 centimètres de profondeur, un émetteur, l'autre, récepteur, l’orientation exacte de LETTRE AU “DEVOIR” l’obstacle est détectée ainsi que la distance qui le sépare du navire.Les expériences furent faites avec des phares installés sur la passerelle de la Normandie.Ils permirent de découvrir, à sept kilomètres des côtes, la présence de simples cheminées d’usines, et de situer avec précision ces cheminées.I,’invention est une application des travaux sur les ondes courtes poursuivis par Maurice Ponte au laboratoire de physique de l’Ecole normale supérieure.Il s’est lui-même orienté plutôt vers l’étude des électrons et les propriétés ondulatoires des particules, comme le prince Maurice de Broglie avec qui il travailla.Henri Gut- Nous ne publions qum les.lettres sionées, ou des communications accompagnées d'une ,ellrf ^gaée avec adresse authentiqu \ Nous ne prenons pas ta responsabilité de ce oui parait sous cette rubrique: Qui a raison M.Taschcrcju ou M.Bouchard?Montréal, le 20 août 1935 Monsieur Georges Pellelier, Le Devoir, Montréal.Monsieur le directeur.Dans son premier-Montreal ne samedi dernier.M.Louis Dupire a fait de justes observations sur les divergences de vues de M.Jaschereau et de M, Bouchard, tous deux membres du même cabinet provincial.Il est manifeste que ces deux person t pas «ie la meme est sonnages ne ton.maintenant passionné par la | école.Tous deux cherchent propropagation des ondes, poursuit bablement à rétablir l’équilibre avec son camarade de nouveaux travaux sur la transmission lumineuse des sons.Leur méthode de détection des obstacles, maintenant mise au.point, est susceptible de nombreuses applications pratiques, principalement, dans la recherche di?s avions dans un ciel obscur.En contrepartie, .les phares à ondes peuvent aussi bien donner à l'avion qui progresse au milieu des brumes, un nouveau moyen de déceler les obs tacles, mais cela suppose une adaptation assez délicate car les appareils devront travailler à bord des avions dans tous les sens alors que les phares des navires regardent, si l’on peul dire, droit devant eux.Gobelins et Sèvres Noies sur les deux grandes manufactures nationales françaises Voici quelques notes sur les manufactures nationales des Gobelins et de Sèvres dont les chefs-d’oeuvre seront exposés à l'exposition française qui s’ouvrira prochainement chez Morgan: Les Gobelins Les Gobelins, universellement connus pour les célèbres tapisseries qui s’y fabriquent, sont, depuis plus de trois siècles, manufacture de l'Etat.Le premier atelier royal de tapisseries fut celui de Fantninebleau sur lequel on a fort peu de renseignements.A l’endroit où s’élève la Manufacture des Gobelins, un tapissier, Jean Gobelin, s'élait établi .vers 1440, et Rabelais cite le nom., .««ans des (Q’es| un Gobelin, le marquis île milieux réputés catholiques?Brinvillior, qui épousera sous L Son métier! Défendre les faibles contre les entreprises injustes des forts! Banne 1er aux hommes les vérités nécessaires hors desquelles le monde n’aboutira jamais qu’à un immense chaos.Exercer son magistère moralisateur.Laissera-t-elle l’humanité pantelante sur les ruines de tous les systèmes dénoncés et abattus par elle?Non ! Aux hommes de bonne volonté elle offre le secours de son expérience.Aucune réforme collective ne s’opérera, soutient-elle, sans réformes individuelles.Voilà pourquoi ce premier point de sa doctrine sociale: réforme des moeurs.Buis sur des moeurs privées, familiales et publiques réellement conformes à l'esprit de l’Evangile, elle entreprend à nouveau la reconstruction par le relèvement «lu nrolétariat «mi ne s'effectuera que le jour oii tous pourront accéder à la propriété., _ ______ ____.oms XIV la célèbre empoisonneuse).Voulant créer à Paris un atelier royal de tapisseries, Henri IV installa en 1601 deux tapissiers flamands, Marc de Gomans et François de la Planche.Colbert, en 1662, cen-ttralisa aux Gobelins les divers ateliers épars dans Pairs et y ratta-i'ha la fabrique de tapis de la Sa-: vonnerie, qui transféra ses ateliers I aux Gobelins en 1826.Le peintre ! Charles LeBrun en fut le grand maître, auquel P.Mignard succéda comme directeur.Si, après eux, les peintres n’ont pas toujours été directeurs des Gobelins, ce sont eux, les Coypel, les Oudry, les Boucher.qui en ont inspiré les chefs- NECROLOGIE BEflTRAND A Ste-Jullenn* de Mout-cxîm le 21.A 77 uns.Adélard Bertrand s|50u.\ en léres nooM de feu Pamela Au-nond.en 2émiw d'Alphonelnr Chamber- and BONNIER A Montréal, le 22.à S4 «n».Julia Bonnier, née Labergr epou«e de Raoul Bonnier BRISSETTE — A Montréal, le 2.1.A 7fl ans.Joseph-Edouard-Marle Brl.saette epoux de feu Letltla Gendron CHARBONNEAU — A Montréal te 22 a H ans.Erasme Charbonneau, epoux de feu Josépjhlne Mercier.COTE - A Montréal le 22 a 72 ans tmaio Ampllmen épouse de feu Alfred FONTAINE A Carftervllle le 22 h «:« 1 Vfl FEtat en matières rapports minante la ro dans les esprits, nous prenons liberté de reproduire ici cette page de Baul Cauwès, où l’éminent économiste français faisant sienne la doctrine de Du pont-AV hi te, énumère les motifs qui peuvent justifier l'intervention de FEtat.Cette page, pourt nt vieille de près d’un demi-siecle, nous paraît encore «1 enseignements.“Le rôle de 1 (.atiwes.s'élargit et se transforme pleine M.Paul des forts.ou i elle Vient de paraître Sl#g SOCI»; 7430 L* camp*(nl» it'Vunranr» Funtmlre NOTRE-DAME OUEST loi m ii .11A4ii incorporât par I.mum assurance Pattntt» 4» la Prorlnr» dt Québer au capital 4* f 130.900 90 FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Toux tn coalormii# a»»c i» loi dt» a»«uranctt, «anctlountt par I* Parltmtm dt Qutbot :* 22 déctmait me Dtpot 4» O-J.OütiOO au Uouvernomom salon» uvortuam* * la (Uopooiuon du pub le fcKRVlUL JOUR ET NUIT courte semaine où se puise comme à une source féconde le.zèle pi la science indispensables, de nos jours, à celui qui veut compter pour un dans la bataille._________ Fornand BOISSIAU rédacteur de Debout “ LI TTER A TU R E G A N A DI EN\ F -FRANÇAISE” (La Prose) Bar Albert DANDUFAND.pire M.A.Dnndurand a déjà fait paraître: “La Poésie Canadienne-1 Française” Ce nouveau volume complète donc le précédent.C'est une histoire, en raccourci, dp notre littérature, quant A «es genres en prose.Les principales oeuvres de nos écrivains en histoire, en critique littéraire, en science, au théâtre, : l1."1 dans le tourna), dans le conte 1 dans le roman, sont notées el iugées sommairement.Ane d’ensemble qui permet au lecteur de retracer! l'évolution de nos gpnres littéraires en prose.I,'auteur apporte des documents nouveaux sur le journalisme.sur la critique littéraire de chez nous.l.e volume 81 Où vice de Librairie du franco au Devoir.v .a civilisation, isation signifie accroissement vie; a l,ne vie plus intense il faut organes plus nombreux et plus 1- individu devenant impuissant a organiser maints services, ils liassent aux mains de FEtat.L'a« lion «les forces individuelles se porte alors sur de nouveaux terrains elle peut être plus féconde, mais ' est encore suivie nar l'ac-I ,l0n tutélaire de FEtat.Au fur et ! a «mesure que le pouvoir de l’homme augmente par la science, scs devoirs envers ses semblables «loi-i «vent etre sanctionnés pour préve-j lV.r l.es «bus, pour maintenir une liber e effective a chacun.On peut appeler cela si t on veut le soeia- ' lisme d Etat, mais le fnml de la doctrine n a rien de commun avec ' les organisations artificielles de h société, (.elle doctrine n'est nue I expression de la vérité historique et du progrès social.‘ Entre les doctrines extrêmes de FIndividualisme et du Socialisme.l'économie politique, nationale et positive, continuera à frayer sa roule.admettant, suivant les cas.Faction des forces individuelles ou « elle des foires collectives en vue du progrès .social, repoussant toute théorie absolue.Mais un doute pourrait venir A l'esprit: cette doctrine éclectique est-elle bien une doctrine scientifique?N'a-t-elle pas «i autre fondement nu’un ensemble d appréciations arbitraires?Assurément.il ne suffirait pas dans une étude doctrinale sur le rôle économique de FEtat (quoique cela ait parfois), de passer en revue les ,'verses circonstances où Fon peut imaginer «me FEtat intervienne, quune réglementation restrictive dVinriIOp0s^ avait qu'un homme, à ce moment.dans les Dois établissements, le gardien.Au rôle de l’évaluation municipale, les trois fabriques ont une valeur totale de $1,000,000.On prévoit que les pertes atteindront $500,-000.Les fabriques avaient été fermées en 1930.Cne grande quantité de billes, empilées dans le voisinage, a pris feu et a été consumée.Coopération probable entre le parti Aberhart et le parti Stevens Le “social credit” a maintenant 43 députés élus en Alberta, sur 63; les libéraux, 2; les conservateurs.1 - Le député conservateur élu est M.|.Irvin, de Calgary - Un seul ministre du cabinet Reid ?arde la chance de retourner au Parlement Calgary, Alberla.24 (C.P).— M.William Aberhart.le chef du parti victorieux Social Credit, a fait entendre ce matin la probabilité d’une roopération entre le parti du crédit social a'bertain et le parti de la restauration nationale Stevens, lors des prochaines elections fédérales.43 “social credif" élus sur 63 A 1 heure du nuil de vendredi tuât ion des partis suit : Crédit social (élus) .Libéraux (élus) .Conservateur e diurèse de Chittagong, au Bengale.| relèvent et meme se parent d un division du diocèse de Dacca* et * nouvel éclat.C'est jeudi soir, le 29 août, à salle Moyse, de l’Université Met (entrée principale), que la Compagnie Canadienne d'Opéra donnera une version de concert de Carmen opéra-comique de Bizet.Ce concert d’été est préparé à Tin ten lion des étudiants, mais le grand publie y est également convié.On trouvera des cartes d'admission chez les principaux marchands de musique.Voici la distribution de Carmeir Carmen, Mme Cédia Minuit; Mi calea, Mme Eleanor Wheeler; Mercedes.Mlle Eugénie Hnvnrd; Fras-quita.Mlle Gertrude Dussault; Don José.M.Emile Gour; Esenmillo, M.Benoit Frnnooeur; El Bancaire, M.Paul Domeulles; Kl Remendadn.M.Russell Trépnnier; Morales, gn, M.Paul l.acnille.L'ensemble vocal sera sous la LUNDI, 26 AOUT CRCM — 329 7 m , 91» kll.5 00 Chansonnettes française* 5 30 Musique de concert.5 45 Bourse* de Montréal et de Toronto 6 00 En dînant orchestre *.Jules de la Vaissière, S.J., ^,0'ion.d?.celui'(,iç Pui!;qu’ejle dont la compétence n'est plus à si- p ,r‘*eP » .dont elle dé- gnaler dans les milieux pédagogi- - ^ '’.s/ t/n //c/n de I instinct ques, vient de compléter les ret-her-1 ^T.1' 11 avouer qu et e joue rhes précédentes et de rendre à la '' ' ' ^ CrVent °1,1*" science catholique un précieux ser-! 1 fs n( faelhtant guère les recher-vice en publiant un petit traité sur! ‘ *a ,,e ‘’e freinage la pudeur instinctive (1).m,son rôte exact n apparaissent en- , core en pleine clarté, mais ce gen- .1-e titre lui-même precise le su- re d’activité est te seul qui résiste |le>- ()n ne s occupera pas directe- à ja critique.Par contre, ce dyna-! .T , ,, i'nisme accuse une finalité sen’sitî- ( ) La pudeur instinctive.Psy- tive indéniable à placer dans t’exer-Icholog.c positive Education Les, cice ordonné de la tendance à la i f- il10?* ' V £.e'/' Ptvisy, tf>3a.| reproduction, et surtout une fina-Loliection Les Sciences el I Art de ]Ué intellectuelle de / Education, n.8.'iogravurcs en hors-texté.couverture illustrée.(3) Sous lion littéraire ou historique, cette petite encyclopédie illustrée a sa place marquée à côté des classiques dans la bibliothèque du professionnel comme de l’étudiant qui ne peuvent se paver le luxe (les grands ouvrages.Ils y trouveront la quintessence des connaissances utiles et des oeuvres d’art des grands maîtres.A titre de renseignement, nous mentionnerons quelques titres déjà P.arus: Les grandes énigmes de î.i terre Turenne Les mystères de la foi Découverte du Thibet — Promenades à travers la France A travers les espaces célestes Le mariage d’amour selon S.François de Suies Le calvaire de Louis XVI — Comment on élit un pape - Derniers regards du Christ Douleurs des hommes d’aujourd’hui, etc., etc.Disons enfin que les meilleures plumes contemporaines ont été mises à conlribution pour faire dp cette oeuvre d'ensemble un ouvragp de belle tenue par la forme comme par le fond.Le Document Avez-vous lu du Godfrey Kurth?1/Eglise et la terre est écrit un peu à la manière du grand écrivain belge.A un degré moindre sans doute, mais dans la même atmosphère religieuse, on s'émotionne vite à cette saisissante peinture de "l'église paroissiale qui, comme un navire, convoie les vivants vers < 1 ) Service de librairie du Devoir, 50 sous, franco.j (2) Service de Librairie du De- (3) voir, $1.00 franco.voir, I i.a collection comprend une trentaine de titres sur les sujets les plus divers: hagiographie, histoire, exploration, etc.Bibliothèque varice.richement illustrée, comprenant de fort belles études par des écrivains de renom, tels le général Weygand, Georges Goyau, Serlil-langcs.Pierre de La Gorce, Franc-Xohain, l'abbé Moreux et nombre d’autres.La série s'augmente chaque mois de deux nouveaux volumes et formera une petite encyclopédie littéraire, historique et scientifique de belle venue et tout «à fait originate.C'est une belle collection que devraient avoir toutes les bibliothèques publiques et les institutions d’enseignement primaire, secondaire et religieux.Nul doute que ces études, publiées sous la direction de MM.Georges Goyau et Georges Viance, auront la plus grande diffusion dans les pays où le français se parle et se lit.Par l'universalité des sujets traités et sa bonne valeur d’infornia- Publié par les Editions Dcnoél Steele.Revue grand formai, pages.Illustrations encadrées du lexle, i,-frririr: ie heurrr ri le fromage par l'inn.Langlois et f.ie' pour ie poisson, par D.HaMon fie, pour 1rs viandes, par N'oé Rt.urassa, Limiter.f.) marché Ronseyours.•VR- l.es prix The nous pu- blions sont les prix au détail exception faite du sucre et de la farine et des oeufs dont nous donnons les prix de gros.FARINE ET ENGRAIS BOEUF Langues .| Poitrine .Rognon .Filet frais.Jarret .Ronde .¦ -22 Boeuf salé.17 à .28 .50 à .20 .12 .20 75 10 Au baril de deux sacs: 1ère patente, Manitoba .2e patente, Manitoba .3e patente, Manitoba .Gril blanc, la tonne .Gru rouge .Son .Forte à boulanger .Maïs africain .lil.UHHF El FROMAGE Langlois: Beurre: Dr forme .Dr ercineric, en bloc do 56 Ih 4.80 4.40 4.30 27.00 20.50 19.00 4.00 .03 PORC Longe .Epaules .bosse — — — — — Filet .Lard salé .Jambon, L.B.F.Jambon épaule .- .20 Bacon L R.F.37 .27 .20 .21 .35 .23 .27 Valeur Ouv Haut Bas Ferm.Chg.Beauharnol* 4 ri 4 ri 3 ri 3% - Iri Brew, Ar Dlst 90 90 80 80 — .10 Brew Corp, 2 \ 2 2 ri 2 ri — Can Malting 34 34 V> 33 ri 32 ri — 2 Cons.Paper I 10 1 10 95 95 — 15 Dlst Seag 25 25 ri 24 25 — ri Dom Stores 8 ri 8 ri 8 ri 6 ri Hir Walker 28 28 26 27 ri — ri H Walk priv IB 1S 17 ri n - Int.Utll.A 4 4 ' .4 4 ri Int Util.B 85 85 60 60 — 25 Melchers 8 S, 8 \ 8 ri 8 ri — Walk Brew, 2 85 2 70 2 45 2 60 — .05 PETROLES— Brit Am.OU 16 % 16 ri 15 ri 15 ri — », Home OU Sb 55 54 55 Imperial OU 20 20 ri 19 20 Int.Pet 37 U 37 q, 35 ri 36 ti — ri MINKS— Bl* Missouri 61 61 60 60 .01 Dome Mines 37 38 37 38 4- 1 Lebel Oro 3 ri 3 ri 9 ri 3 », — ri McWatters 1.51 i 51 1 51 1.51 Noranda 38 ri 40 3a 1.39 1 x.Sherr.Gordon 63 85 63 78 4- 15 Slscoe 2 69 2 69 2 54 2 59 — 10 Stadacona 23 23 22 22 — .01 Sullivan 82 82 77 77 05 T Hughes 3.90 3.90 3 77 3.89 01 W.Harg 7.20 7 20 7.05 7 05 — .15 AVIS f*t par les présentes donné que 1 HOPITAL DE SAINT-JOSEPH DE THET-FORD MINES ' rachètera au pair (100';»), plus les Intérêt» courus è date, toutes les obligations en cours qui représentent le solde de rémission de *325,000.00.portant Intérêt à cinq et demi (5V2r(.) pour cent l'an et qui se divisent en deux séries dont la Série ' A”, au montant de *225.000.00, et la Série ' B”, au montant de *100 000.00.et consentie par acte de fiducie signé en faveur du Trust Général du Canada, le 30 septembre 1929.devant Jos Slrois.notaire, sous le No 10,158 d ses minutes Tous les détenteurs d'obligations de cette, émission devront présenter et remettre leurs titres pour rachat le premier septembre 1935 au bureau principal de la Banque Canadienne Nationale, à Québec.Montréal ou Thetford Mines, au choix des détenteurs avec y attachés tous les coupons représentant l'Intérêt payable sur lesdttes obligations et qui deviennent dus aorés la date de rachat mentionnée cl-dessus Toutes les obligations faisant partie de cette émission cesseront de porter Intérêt après le 1er septembre 1935.Le présent rachat est eftectué conformément aux dispositions générales et plus particuliérement de l'article V de 1 acte de fiducie précité QUEBEC, le 15 août 1935.L'HOPITAL DE SAINT-JOSEPH DE THETFORD MINES HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Nous invitons les Communautés Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441 St-Frxnçois-Xavier - 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