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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 novembre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-11-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 269 MONTREAL, JEUDI I(> NOVEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO V Abonnements par la poĂšte : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00- UNION POSTALE.» 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1 Oft ETATS-UNIS.1 AO UNION POSTALE.‘>00 ri 1 H 11 I )evoir RĂ©daction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT vl MONTREAL TÉLÉPHONES: ‱ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS LA CORRESPONDANCE BORDEN - HUGHES Sir Sam Hughes vient de prendre congĂ© de ses employĂ©s; sir Robert Borden s’en va aux Etats-Unis chercher quelques jours de repos.L’occasion n’est peut-ĂȘtre pas mauvaise pour jeter un coup d’oeil sur la correspondance Borden-Hughes, dont le Devoir publie aujourd'hui la derniĂšre partie.' Les lettres Ă©changĂ©es entre le chef du cabinet et son ancien collĂšgue offrent un exceptionnel intĂ©rĂȘt.Elles rĂ©vĂšlent d'-abord l’extrĂȘme acuitĂ©/! du conflit dont la solution ne pouvait ĂȘtre qu’une rupture dĂ©finitive; elles Ă©clairent la psychologie des deux principaux antagonistes; elles projettent une lumiĂšre crue sur le mĂ©canisme intime du cabinet actuel, en mĂȘme temps qu’elles laissent pressentir les lignes d’attaque probables de l’ancien ministre; elles jettent dans le domaine de la discussion politique des problĂšmes qui ont chance de faire beaucoup de bruit d’ici quelque temps.* * * On aperçoit Ă  travers toute la correspondance les rancoeurs accumulĂ©es depuis des annĂ©es; on devine les luttes d’influence, les mĂ©fiances rĂ©ciproques, les heurts de tempĂ©rament que dissimulait la solidaritĂ© ministĂ©rielle; on sent que les choses s’acheminaient fatalement Ă  un Ă©clat et qn’un incident, sans grande importance peut-ĂȘtre, ferait tout sauter.Et l’on voit qu’avec son habituelle audace, l’ex-ministre de la Milice n’hĂ©sitera point Ă  mettre en cause pour se dĂ©fendre la moitiĂ© ou les trois-quarts de la politique de ses anciens collĂšgues.Deux des paragraphes les plus gros de consĂ©quences de ses lettres (au point de vue de la politique intĂ©rieure du Canada, s’entend) sont ceux oĂč il retourne contre son chef et la plupart de ses anciens collĂšgues l’aoĂ©usation qu’on lui jette d’usurper des fonctions qui ave lui appartiennent pas et de mĂ©priser les arrĂȘtĂ©s ministĂ©riels.—Vous m’accusez, dit-il Ă  M.Borden, d’avoir pris des initiatives trop hardies, de n’avoir pas consultĂ© mescollĂšgues et de n’avoir pas attendu, pour marcher de l’avant, d’ĂȘtre couvert par un arrĂȘtĂ© ministĂ©riel.Mais, d’abord, on ne peut conduire une guerre comme celle-ci de la mĂȘme façon qu’une procĂ©dure judiciaire (Vous devinez le superbe mĂ©pris avec lequel le “lieutenant-general" Sam Hughes regarde le procĂ©durier Borden, lointaine revanche du Cedant arma togĂŠ).Et puis, vous-mĂȘme, Ă  Val-cartier, avez approuvĂ© mes tactiques,.-.C’est un premier coup droit.Du second, il essaie d'atteindre Ă  la fois M.Borden, M.White et M.Foster (11 est notoire que M.White menaçait de quitter le cabinet si M.Hughes ne s’en allait point).— Vous vous scandalisez, dit-il Ă  M.Borden, de mes initiatives personnelles, vous m’accusez d’avoir voulu, au mĂ©pris du principe de la solidaritĂ© ministĂ©rielle, traiter mon ministĂšre en gouvernement distinct, mais je suis encore Ă  apprendre que le ministre des Finances du Canada ait jamais soumis Ă  l’approbation prĂ©alable de ses collĂšgues un projet d’emprunt ou un acte administratif de quelque importance.Et la mĂȘme chose s’applique Ă  M.Foster.Voici donc deux ministres que sir Sam Hughes accuse formellement de faire, avec le consentement apparent de leur chef, ce que celui-ci- lui reproche.Mais ceci ne le contente pas, il Ă©tend te cercle de son attaque.— Vous m’avez fait un jour des observations, dit-il, mais vous ne m’avez pas dit que c’était Ă  la demande de mes collĂšgues.Vous m’avez au contraire dĂ©clarĂ© que c’était pour vous aider Ă  leur imposer de meilleures mĂ©thodes.“Vous m’avez citĂ© particuliĂšrement le ministĂšre des Postes, Je ministĂšre des Chemins de fer et le ministĂšre des Travaux .publics oĂč des projets avaient Ă©tĂ© entrepris sans ĂȘtre autorisĂ©s par arretĂ© ministĂ©riel; et je me rappelle trĂšs bien que vous m’avez dit que des bateaux avaient Ă©tĂ© achetĂ©s et d’autres dĂ©penses considĂ©rables encourues sans que vous en ayez rien su et sans aucun arrĂȘtĂ© ministĂ©riel.’’ On peut ĂȘtre sĂ»r que M.Laurier voudra savoir quels sont ces bateaux et ces dĂ©penses — comme il tiendra sĂ»rement Ă  connaĂźtre les dessous de cette bagarre de quatre mois autour d’achats et qui a retardĂ© d'autant, d’aprĂšs M.Hughes, le dĂ©part de la deuxime division.Šx- * * Le ton de cette correspondance, cette façon de mettre en cause la moitiĂ© de ses ex-collĂšgues et de prĂ©senter le cabinet comme une pĂ©taudiĂšre oĂč chacun tire Ă  droite ou Ă  gauche, les pointes dĂ©libĂ©rĂ©ment insultantes adressĂ©es au premier ministre montrent assez que M.Hughes ne mĂ©nagera personne dans le dĂ©bat qui suivra sa dĂ©mission.Il ouvre aux adversaires du gouvernement Me magnifiques voies d’attaque — mais quelle sera sa propre puissance de combat?Il en faut toujours revenir pour l’apprĂ©cier Ă  l’étonnant mĂ©lange de force et de faiblesse qui constitue sa personnalitĂ© et qui s’affirme encore dans cet Ă©change de lettres.— C’est ce manque d’équilibre qui l’a fait descendre du terrain des principe^ oĂč il avait d’abord posĂ© le dĂ©bat Ă  une querelle personnelle, amusante pour la galerie, prĂ©cieuse peut-ĂȘtre pour les adversaires du cabinet, mais qui ne le grandit point; c'est ce manque d’équilibre qui lui a fait jouer dans l’affaire du ministĂšre londonien un si piĂštre rĂŽle.AprĂšs l’avoir combattu au nom des principes, aprĂšs en avoir proclamĂ© l'absurditĂ©, il se dĂ©clarait prĂȘt Ă  l’appuyer pourvu qu'on y nomme l’homme de son choi^, sir Max Aitken.H est fort possible que, dans le rĂšglement de sa querelle personnelle, sir Sam produise un effet beaucoup moindre qu’il ne s'y attend; mais ses lettres soulĂšvent, Ă  propos des relations entre le gouvernement canadien et le gouvernement britannique, Ă  propos de l’administration de nos affaires militaires en Angleterre, du commandement des troupes, etc., des questions dont on entendra sĂ»rement parler pendant longtemps.Pour mesurer l’acuitĂ© du sentiment anglo-canadien sur ce point, on n’a qu’à jeter un coup d’oeil sur un petit article de la Gazette d’hier.Certains journaux d’Angleterre ayant attribuĂ© au discours oĂč M.Hughes venait de rĂ©pĂ©ter la substance de ses critiques sa sortie du cabinet, la Gazette s’empresse de rĂ©pondre: Pardon! c’était un bon discours, un discours Ă  propos — a groper speech.Mais ce sujet demande Ă  tout le moins un nouvel article.Le Devoir y reviendra., Orner HEROUX.loinc, a fail de nouveau son apparition Ă  la Chambre et il a pris part au dĂ©bat, Ă  plusieurs reprises, sans doute, pour s’exercer Ă  son discours de demain.Demain, en effet, M.Mitchell, le ministre des finances, prononce son discours du budget, et suivant l’usage, c’est M.Ga-ult, expert financier attitrĂ© de l’opposition, qui lui donnera la rĂ©plique.M.Turcot, Ă©chevin de la ville de MontrĂ©al, et dĂ©putĂ© de Laurier, a fait le dĂ©pĂŽt de la requĂȘte de la ville de MontrĂ©al demandant l’autorisation d’effectuer quelques amendements Ă  sa charte.Notons encore au nombre des requĂȘtes pour prĂ©sentation de bills| privĂ©s, celle de MM.MĂ©dĂ©ric Masson, dentiste, Ernest ChaussĂ©, dentiste, et Alfred Masson, marchand, de Aille Yvette Dufort et Juliette VĂ©-zina.gardes-malades, qui demandent, par l’entremise de M.Berco-vitch, leur incorporation sous le nom de “'Dental School Corporation”, Ă©cole qui, assure-t-on, est vue d’un trĂšs mauvais oeil par la plupart des chirurgiens-dentistes de la province, M.Gaston Maillet exceptĂ©.‱W ‱> ‱X1 Sir Lomer Gouin a pilotĂ© le bill 24 jusqu’à hou port.H s’agit d’une, loi modifiant les articles 1220 et! 1243 du code civil, au sujet de certains Ă©crits faits en dehors de ta province ou, en d'autres termes, ainsi que l’a expliquĂ© le premier ministre, de permettre Ă  l’agent gĂ©nĂ©ral de la province dans le Royaume-Uni d'authentiquer les copies de procurations de notaire faites dans le Royaume devant ĂȘtre ‱dĂ©livrĂ©es au Canada.La Chambre s’est formĂ©e en comitĂ© plĂ©nier, aprĂšs la 1Ăšre et la deuxiĂšme lectures de ce bill, et l’a.passĂ© en troisiĂšme lecture.Un autre projet de loi du gouvernement, qui porte le numĂ©ro 24 a Ă©tĂ© renvoyĂ© au comitĂ© de lĂ©gislation aprĂšs avoir subi sa deuxiĂšme lecture.Il se lit comme suit: “1.L’article (iU9c des Statuts refondus, 1909, ici qu’édictĂ© par la loi 4 George Y, chapitre 51, section 1, est amendĂ© en en remplaçant le.troisiĂšme alinĂ©a par les suivants : “Le registrateur doit trainsorire l'acte de fidĂ©i.conimis constituant une hypothĂšque, un nantissement ou un gage sur les meuhĂŽes seulement dans un registre qu’il tient Ă  cet effet, lequel est, en tuai temps durant les heures de bureau, ouvert Ă  l'inspection du public.“Toutefois, s’il s’agit d’un acte constituant une hypothĂšiqwe, un nanti'ssanent ou un gage sur des immeubles et suc des meubles, il suffit que ledit acte soit en egistrĂ© par inscription, au moyen Turn bordereau ordinaire, dans le registre spĂ©cial aux meubles, pourvu toujours que l’acte en question ait Ă©tĂ© dĂ©jĂ  enregistrĂ©, dans la mĂȘme division d'enregistrement, par transcription dans un registre auquel il puisse ĂȘtre rĂ©fĂ©rĂ©, et qu'il ait Ă©tĂ© dĂ©jĂ  portĂ© Ă  l’index aux immeubles.“Le rcgisSrateur a droit d’exiger pour les divers services se rapportant Ă  l’enregistrement par transcription ou inscription, selon le cas, les honoraires m.i sont de temps Ă  autre fixĂ©s par le lieutenant-gouverneur en conseil.” Les deux bijls privĂ©s, rapportĂ©s hier du A'oinitĂ© et qui portent sur des «m eu de me ni s aux chartes des villes de Saint-LĂ©onard de Port-Maurice et de LasaĂŒe, ont franchi PĂ©lape de la troisiĂšme lecture.JOHN BULL Y VIENDRA-T-IL Les journaux anglais, sĂ©rieux et humoristiques, ont longtemps fait des gorges chaudes Ă  propos des cartes que l’Etat -allemand exige de ceux auxquels il distribue des patates, de la viande, du pain, de la graisse, dans les limites de son territoire, pendant la guerre.Il se peut que l’Allemagne soit affamĂ©e.Il est certain qu’il y a pĂ©nurie de certains aliments.Mais il est Ă©galement certain (iue, de longue date, le gouver-i.cinent allemand, ayant prĂ©vu les brĂšches Ă©normes que les armĂ©es europĂ©ennes feraient dans les rĂ©serves alimentaires! de l’univers, a pris le premier des mesures pour empĂȘcher tout gaspillage, chez lui, afin de prolonger sa rĂ©sistance et son effort.Les mesures que l’Allemagne a dĂ» prendre, Ă  cause du blocus de ses cĂŽtes et de ses ports de mer, voici (lue M.Runeimam le prĂ©sident du Board of Trade anglais (le ministĂšre du commerce du Royaume-Uni), annonce, dans un discours paru ce matin, que l’Angleterre devra en prendre d’analogues si elle veut ne pas manquer de vivres, elle non plus, d’ici Ă  la fin du conflit.Londres entrera dans la voie ouverte par Berlin.Et les journaux anglais devront rentrer leurs plaisanteries.* * * Le discours de M.IRunciman est.un des plus in]portants qui se soient prononcĂ©s, dans le Royaume-Uni, depuis des mois, au point de vue Ă©conomique.11 Ă©tablit qu’au cours de 'la prochaine annĂ©e de guerre, la nation devra rĂ©soudre le problĂšme alimentaire qui l’embarrasse dĂ©jĂ  On comprend qu’aprĂšs 27 mois d'hostilitĂ©s, au cours desquels il s’est fait une pfĂŽdigieuse consommation de vivres, aims que la pro duction agricole du inonde diminue,,Ă l faille prendre des mesures pour’éviter Ă  bref dĂ©liai une famine gĂ©nĂ©rale L’Allemagne s’en est avisĂ©e dĂ©s son Ă©chec sur la Marne.La F'rance aussi) au bout de quelques mais.Londres y vient Ă  son tour.Et M.Ruip'iman, sans le dire, laisse auhnoins entendre que le Royau-niv-'Uni devra calquer >sa lĂ©gislation Ă©conomique sim (die de T Allemagne, quand iĂȘ&dlt que “ si lu consommation de* pommes de terre ne diminue pas, il va falloir en venir au rĂ©gime des cartes ", et.ailleurs, que “ si cela devient nĂ©cessaire, il y aura des cartes pour les achats d’aliments be, mĂȘme article): il a pris pour l’importation de ses matiĂšres premiĂšres 1,400,000 tonnes Ă  bord des cales anglaises, en un temps oĂč chaque tonne (te -cargaison compte doublement; il a Ă©galement pris 12 millions et demi de tonnes d'espace Ă  bord des navires anglais allant Ă  l'extĂ©rieur et qui eussent pu transporter chez les AlliĂ©s de; objets d’exportation autrement plus utiles que l’alcool et la biĂšre, Il parait donc qu’une rĂ©glemenla-tion plus sĂ©vĂšre (les brasseries, les distilleries et de leurs opĂ©rations, en Angleterre, pourrait aider dans une large mesure Ă  la solution partielle du problĂšme des vivres, puisque les navires se font rares et que les AlliĂ©s comptent sur ceux du Royaume-Uni pour leur aider Ă  se ravitailler.F7t si l’on ne veul encourages la production domestique des cĂ©rĂ©ales pour le bien commun, il y aurait par ailleurs moyen de contribuer Ă  amoindrir l'effort de la nation et ses privations, d’ici Ă  la fin de la guerre, en ne laissant pas dĂ©penser tant de cĂ©rĂ©ales de tout genre, dans le Royaume-Uni, par l'industrie des distillateurs.Entre son pain et sa biĂšre, le peuple anglais devra choisir, disait rĂ©cemment un journaliste d’Angleterre.Et M.Runciman ne lui a pas encore imposĂ© ce choix, bien que Lloyd-George l’ait rĂ©clamĂ© il y a des mois et des mois.Il faudra pourtant que John Bull y vienne, comme la Russie y est veniic.el comme il en vient au rĂ©gime de la carte alimentaire, deux ans aprĂšs l’Allemagne.Georges PELLETIER.tĂ©rĂȘt local.Cela ne veut pas dire qu’il ne s’y trouve pas de bons travaux, au contraire.Mais on se demande s'il ne vaudrait pas mieux rassembler en une mĂȘme salle toutes les oeuvres d’inspiration nettement canadienne, afin de crĂ©er entre nos artistes un courant d’émulation plus marquĂ© en ce sens et de rendre plus grande et plus variĂ©e la production des travaux consacrĂ©s Ă  illustrer et souligner, pour ainsi dire, les beautĂ©s du pays canadien, auprĂšs desquelles nous avons le dĂ©faut de passer trop facilement sans les regarder.Ernest BILODEAU.LE SALON D’AUTOMNE A notre Ă©poque guerriĂšre et brutale, oĂč Ton n’-entend* parler que canons et mitnaWlle, il est reposant de pĂ©nĂ©trer dans TailmosiphĂ©ra Ă©mi-nennneait pacifique d’un salon de peinture et de sculpture comme celui qui s’est ouvert ce matin sous les auspices de Y AcadĂ©mie Royale des Arts canadiens, rue .Sherbrooke.C’était le "vernissage” du .salon de 1910, cil nous y avons fait une tournĂ©e rapide qui ne nous permet «nai-heureusement que d'indiquer les impressions gĂ©nĂ©rales que nous en avons rapportĂ©es.L’exposition de 'sculpture nachĂšte par la qualitĂ© ce qui lui manque du cĂŽtĂ© rtc la quantitĂ©.On remarque tout d’abord le plĂątre grandeur na: Proscription ! tare .que M.A.Lah'bcrtc a intitule BLOC - NOTES Le coĂ»t Les sept premiers mois de l'exercice financier prĂ©cĂ©dent nous ont coĂ»tĂ©, rien que pour la guerre, $53,35!),(MH).Les sept mois correspondants, cette annĂ©e, ont nĂ©cessitĂ© pour le mĂȘme objet $127,487,000.Dans une de ses lettres au gĂ©nĂ©ral Hughes, parues ce matin, sir Robert Borden Ă©crit que "nos dĂ©penses pour nos troupes sont plus grondes que' les recettes annuelles du pays, au dĂ©but de la guerre.’’ Fit ce n'est qu’un commencement.Si nous mettons sur pied 500,001) hommes et que la guerre se prolonge encore une couple d’annĂ©es, comme le prĂ©voient tous les experts militaires, et peut-ĂȘtre çinq ans, selon lord Northcliffe, dans quelle situation financiĂšre nous trouverons-nous Ă  la fin des hostilitĂ©s?Nous aurons Ă  acquitter la double hypothĂšque du sang et des impĂŽts Ă©crasants.Est-ce VEmpirc qui les paiera pour nous?ArrĂȘt sensĂ© du pain blanc, usage du pain corn-; her U qui represent?une jeune plet, main-mise de l’Etat sur les fa-jniere canadienne penchee sur son rines importĂ©es, rĂ©glenicnlation des ! enfant au berceau.Le ber propre- - ‱ -‱ „n.ment dit est convenabtemeint radi- que M.Runciman a parlĂ©, hier c'est tout cela que la Grande-Bretagne connaĂźtra sous peu.* * * Ge qui complique le problĂšme des vivres, pour la Grande-Bretagne, c’est la destruction de centaines dei navires par les submersibles el les; mines de l’ennemi.Avec moins de1 A QUÉBEC CE N’EST PAS GAI QuĂ©bec, le 15 novembre.T.e rĂ©sultat net de la courte sĂ©ance tenue cet aprĂšs-midi par l’AssemblĂ©e lĂ©gislative, c’est l'adoption de trois projets de lois, dont un bill public et deux bills privĂ©s.Le gouvernement u, en (nitre, rĂ©pondu Ă  quelques-unes des interpellations du chef de l’opposition, mais trĂšs laconiquement, comme on pourra voir.Le public se dĂ©sintĂ©resse Ă  peu prĂšs complĂštement du travail de la fabrique Ă  lĂ©gislation.Les tribunes rĂ©servĂ©es aux invitĂ©s du jirĂ©-sident et du vice-prĂ©sident restent aussi vides que celles ouvertes au commun.* * * Les journaux de Montreal, apportant un compte rendu dĂ©taillĂ© de la correspondance Ă©changĂ©e entre premier ministre et le “Marlborough!’ canadien, ont fourni matiĂšre Ă  divertissement Ă  ceux des dĂ©putĂ©s qui trouvaient ennuyeux le travail de la Chambre.* * # Pendant une bonne demi-liĂȘure, le dĂ©putĂ© du Lac Saint-Jean esl restĂ© en conversation animĂ©e avec M.F'rnneoeiir.le prĂ©sident du comitĂ© des bills privĂ©s, qui avait pris le siĂšge voisin de celui do M.Turcotte.AussitĂŽt, les mauvaises langues de raconter que le “nouveau” Ă©tait en train de se faire endoctriner et que les ministĂ©riels ne renoncent pas Ă  l'espoir (l’enlever Ă  M.SauvĂ© son cinquiĂšme lieutenant, ce qui le mettrait dans l’impossibilitĂ© de jamais demander le vole, Mais, il n'en est rien, assurent les gens renseignĂ©s.MM.Turcotte, et Francoeur se seraient connus naguĂšre sur les bancs du collĂšge et seraient restes depuis, malgrĂ© leurs vues politiques diamĂ©tralement opposĂ©es, en excellents termes.Ils ont suivi ensemble les cours de droit Ă  l’UniversitĂ© Laval, Ă  QuĂ©bec M.Gai Gaull, le dĂ©putĂ© de Saint-An- Nous y reviendrons.M.SauvĂ© n’a pas obtenu grand chose par les quelques interpellations auxquelles le gouvernement a rĂ©pondu.Ainsi M.le see.'Ă©itaire de la province ni a fait savoir, relativement aux renseignements qu’il voulait avoir sur I:immigruticm dans la province, "que le gouvernemen': n'a pas d'autres statistiqueÂź sur l'immigraitioiu que celles qu’H reçoit du bureau des statistiques du Canada.mais le gorvernement attend les rapports d'uni recensement posta ! commencĂ© le 1er janvier 191(1.” A une autre question dn mĂȘme M.SauvĂ© toujours au sujet de '.'immigration, M.DĂ©carie a fait la mĂȘme rĂ©ponse.* * * Cependant, te chef de Toppusi-iic.n ne perd pas courage et il revient Ă  lia charge avec une nouvelle sĂ©rie de questions dont il a donnĂ© avis et qu'il prĂ©sentera Ă  la sĂ©ance de vendredi.Il veut obdenir, par ces interpellations, certains renseigne-menĂ©s sur les Ă©lĂšves des Ă©coles norma! es de QuĂ©bec, MontrĂ©al et Joc-qiues-Carlier, pour les annĂ©es 1912, 1913 et 1915 ; il demandera aussi (les renseignements sur les subventions accordĂ©es par le gomve'ne-ment provincial aux compagnies rie ehoiilin de fer depuis l'arrivĂ©e des libĂ©raux au pouvoir, en 1897 ; enfin, au sujui des collĂšges d’agricu!-liiro, le dĂ©putĂ© des DeuxMontagnes demandera une sĂ©rie de questions soir le nombre des Ă©lĂšves qui ont obtenu des diplĂŽmes, depuis 1908.* Pour c ore la sĂšche enumeration | des travaux que ta Chambre doit aborder, transerhftns de Tordre du jour les r.'viŠŠ de motion suivants donnĂ©s par MM.Mercier et Taschereau.Le premie ‱ prĂ© sen Ier a une loi modifiant les cadastres du comic de Jn iette et d’une partie de Herthier.cĂź le second, une loi modifiant le code civii relativemen.Ă  certains privilĂšges accordĂ©s aux ouvriers des manufactures, usines, etc.On ne connaĂźt pas encore lu portĂ©e exacte de ce demie:’ amendement.Jeudi, discours du budget, grosse journĂ©e.Louis DUPIRE.P.S, — M.Gouin a dĂ©posĂ© le rapport sur les prisons provinciales Nous y reviendt pressionnant reprĂ©sentant Je mar tyre du PĂšre de BrĂ©bcuf.M.Henri HĂ©bert a des statuettes d'une jolie exĂ©cution ainsi qu’un buste aux (traits vigoureux, et M.J.E.Brumet _ expose um portrait soignĂ© de Mme I J.N.Dupuis.Liexpositi'on tic peinture offre un plus grand neenbre de sujets.On y .r ‱ , 311 Ă©prouve l'impression d’une variĂ©tĂ© cales, I Angleterre doit faire plus dej ue jnfjnje dans laquelle on se transport ocĂ©anique que jainam.Li- 1 d‘, , d.abord.L'ensemble rap- nauguralion.par I Australie, dune K,lk, un de peinture marine marchande de Je navires al-, europĂ©en, par le grand nombre de frĂȘles aux Ă©changĂ©s entre le V°',H tableaux reprĂ©-entant des .sujets gĂ©-monwealth el [Angleterre empoche-j HX .raari.iu.:;, montagnes, sujets ra la crise des blĂ©s, puisque c est sur- religjeux paysages vagues, etc.*(»«t sur 1 Australie et ses cerealesj Toutcf0j,4< tq 'note de chez nous, que 4 Angleterre rqmpte pour _ a voiri r!jlmo,sphĂšn, .(.in.;dk,n„,e se retrou-son pain, (Tici a la prochaine recolle.Yl,Ilt ,.et (k.façon donner une Mais la Grande-Bretagne doit, a part pijy i n-oinio pkis loea.e Ă  reiisem-de se nourrir, transporter des ah- pq,' r/est .,|nsj t,nr |’0„ tombe en menls pour ravitailler en partie la;arl(ll, par exemple, devant un grou-Frahce el ITtalie.M.Runciman le jio.j pt.dt, t0ĂŒes de M.Clarence Gagnon, le dans son discours.Et cela n est.montrant des coins de pas sage typas pour bien disposer Ă  l’endroit (Ici piques, cctnmc une vieille ferme, ces deux alliĂ©s de l'Empire britanni- j hi ver, au -soleil couchant, ou le que les Ă©goĂŻstes du Royaume-Uni.; Voyage de bois, de M.Coburn, De nombreux et qui n'ont pas goĂ»tĂ© lai M.‘Henri Fabien on admire Ja pre-leçon que le capitaine'Millet leur fai-i eision eit i'ĂšiĂ©gance d'uni coin de sa.il l'autre jour 4a no Y Express del jardin public d’Ottawa, eu arriĂšre Londres oĂč il leur marquait le >n- ditiom facile.S’ad.sur Les lieux.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER .$1,000, $1,500 Ă  $50,000 et P'us.premier»’ hypothĂšque, propriĂ©tĂ©s h Montreal.Aussi prĂȘts aus fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lebcau, 120 rue Saint-Jacques.Main 0015.LIVRES.— J’achĂšte les livres, revues, brochures et journaux cana- ens Ho in rminininniito ncmlant in f^ns, (anglais et français), et je paie scs de la municipalitĂ© pendant la jes p] hauts prix.Librairie G Du-periode de son ofhce, du lĂŒ juin „h ‘ ,4- p charme, 245 FuiMum, MontrĂ©al.REPARATIONS de meubles de feus genres, rembourrĂ©s avec soin, matelas faits, remis Ă  neuf, plumes dĂ©sinfectĂ©es.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.TĂ©l.Est nROO.Veuillez toujours me considĂ©rer ., , comme l’un de vos fidĂšles et tenu-1 (‘cnevin Lafortune, ces Ă©lĂšves, et me croire, ~ Votre dĂ©vouĂ©, « J.Albert SA V IG S AC.A LAVAL HISTOIRE DE L’ART ROMAIN PREMIERE LEÇON DE M././i.BAGAGE.— ROME L’ENTREPOT DES TRESORS DU MONDE ENTIER.M.J.B.LagacĂ© a repris hier soir son intĂ©ressant cours de l’histoire de l’art, Ă  ht FacultĂ© des Arts de l’U-niversitĂ© Laval ; il a donnĂ© sa premiĂšre leçon sur l’Art romain.L’art antique forme une longue chĂ ine formĂ©e de matĂ©riaux divers et sans soudure apparente qui relie l’Egypte Ă  la GrĂšce, et la GrĂšce Ă  l’epipire romain.L’histoire ethnographique de l’art primitif en Italie, ne diffĂšre guĂšre de celle de la GrĂšce ; les rĂ©sultats dĂ©finitifs seuls sont diffĂ©rents.FidĂšle aux traditions apportĂ©es d'Asie, son berceau d’origine, il conserve le dĂ©pĂŽt des croyances, des ri- .es, des cĂ©rĂ©monies publiques et des vin Lafortune, demande-t-il ;ois lĂ©guĂ©s par les ancĂȘtres.Les vil- Ă©cheviu Garceau?DĂšs l’ouverture de la sĂ©ance, qui a eu lieu dans la vaste salie du conseil, reprĂ©sentant une | fraction des propriĂ©taires lĂ©sĂ©s, se lĂšve soudain et se dĂ©clare fortement opposĂ© Ă  ce que la ville achĂšte les 500 lois affectĂ©s par les pentes douces du quartier Hoehelaga.Ce qu il yeul, c’est qu’elle paye des dommages Ă  ceux des citoyens qui en ont rĂ©ellement Ă©prouvĂ©s.—Je suis propriĂ©taire de terrains dans ce quartier, dit-il, et je ne veux pas que mon nom soit terni par une telle transaction.Pourquoi la ville achĂšterait-elle ces terrains?N’en a-t-elle pas assez qu’elle ne peut pas vendre?Les seuls propriĂ©taires qui ont subi des dommages ce sont ceux qui possĂšdent des immeubles.Et H n'y a que 20 lots sur 500 qui ont des constructions.Du reste que recevrait, en taxes, la Commission scolaire d’Hoohelaga si tous ces lots Ă©taient vendus?Les anciens Ă©chevins Marin et Garceau viennent tour Ă  tour appuyer l’échevin Lafortune.Puis la mĂ©daille change tout Ă  coup de face; M.H.Achim, dĂ©putĂ© de Laibelle, se charge d’en faire voir l’envers.EN SACRIFIANT LE DROIT DES INDIVIDUS Il est Ă©vident que l’opinion de j’c-chcvin Lafortune ne plaĂźt pas Ă  tout le monde, car M.Achim lui laisse entendre qu’il ne reprĂ©sente pas les vrais intĂ©rĂȘts du quartier en parlant comme il l’a fait.Que sont venus faire ici l’éebe-afortune, demande-t-il.et l'ex- P< 1008 au 15 janvier 1!)13.M.PĂ©rodeau ne prĂ©tend pas que les rapports prĂ©sentĂ©s soient inexacts, mais | il voudrait que le secrĂ©taire-trĂ©so-j l ier dĂ©clare sous serment qu’ils sont | exacts.Le dĂ©fendeur a prouvĂ© qu’il a prĂ©-sente au conseil, pour chaque sentes- ! SERRURIER tre, un rapport dĂ»ment vĂ©riliĂ©, tel DĂ©coupage de clefs Yaies Corbin, (pie le veut la loi et que le conseil ai clefs ordinaires, rĂ©parations de grn-acceptĂ© ces rapports.M.Bruneau, | phophonc, d’armes Ă  feu, para-prĂ©sident du tribunal de premiĂšre j pluies, limage, aiguisage, 283 Dor-instanee, a repoussĂ© l’action du de- chesitor, angle St-Denis.Travail ga mandeur, en autant qu’il s’agit de j nanti, la pĂ©riode entre le 19 juin 1908 et le | ' 20 dĂ©cembre 1912.Cette derniĂšre I ’ grCw date est celle du dernier rapport; C.ROY vĂ©riliĂ© prĂ©sentĂ© par le dĂ©fendeur et acceptĂ© par le conseil.Le dĂ©fendeur ayant demeurĂ© en fonction jusqu’au 13 janvier suivant M.Bruneau lui a ordonnĂ© de produire Un rapport des recettes et des dĂ©penses pour cette courte pĂ©riode.Le dĂ©fendeur porta la cause devant le tribunal de RĂ©vision et le demandeur inscrivait, de son cĂŽtĂ©, un appel en Cour d’Appel.Le tribunal de RĂ©vision a confirmĂ© la dĂ©cision de M.Bruneau, jugeant que les rapports prĂ©sentĂ©s jusqu’au 20 dĂ©cembre 1912 Ă©taient suffisants; ce tribunal est mĂȘme allĂ© plus loin et a renvoyĂ© toute l’action du demandeur.Le dĂ©fendeur se serait acquittĂ© de Cordonnerie mĂ©canique 106 RU K SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hnbcrt et Saint-Christophe Rassemblage et rapiéçage Ă  la mĂ©canique exĂ©cutĂ©s en un clin d’oeil.Appelez: Est 5526 et vos chaussures, prises Ă  domicile, tous seront reportĂ©es remise» Ă  neuf.OEUFS & VOLAiLLES Pour quelques jours seulment, trois cents poules Livournes blanches Ă  $1.00 piĂšce, livrĂ©e* Ă  votre station et Ă  MontrĂ©al, dans les limites de livraison des compagnies d’express.^ TrĂšs beau trios de canards coureurs indiens, pĂ©kins, sauvagen, domestiques, $7.50.Oies Toulouse et Embden.Jeunes coqs «lu mois de mai, Wyandotte blane, Plymouth barrĂ©s et blancs, Livourne blanc et brun.Demandez notre catalogue illustrĂ©, 15 gravures, 15 sous par malle.LA FERME AVICOLE YAMASKA, Saint-Hyacinthe, Que.A.S.Comcau, propriĂ©taire.A VENDRE — Os broyĂ©s pour vo- Li- ses devoirs en remettant Ă  son .successeur tous les comptes pour la j laflĂŻes.' — Gunn.Langlois et'Cie pĂ©riode additionnelle pendant la- mitĂ©e, 105 rue Saint-Paul Est.quelle il est demeure en fonction ; - un rapport pour cette mĂȘme pĂ©riode A VENDRE — Coehets du prin-avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au conseil.Le j temps, Leghorn, Plymouth Rock, tribunal de RĂ©vision mettait tous les Wyandott, Rhode Island, aussi pou-frais Ă  la charge du demandeur.! Jettes de race.— Ferme Avicole Lan-Celui-ci en appelle maintenant Ă lglois, Saint-JĂ©rĂŽme, ComtĂ© de Terre- du quartier, LES UNS ET LES AUTRES P1': es sont prolĂ©gĂ©es par des citadelles ! —Prendre l’intĂ©rĂȘt $1-ses temples ne manquent ni de : crie une voix, p-Ăąndeur ni de sĂ©vĂ©ritĂ©.Dans le do- - Alors, riposte M.Achim, est-ce maine de la .sculpture, les Etrusques en sacrifiant le droit des individus rivalisent avec .les Egyptiens, puis » qui le composent qu'il peut se ren-uvec tes Lginetes pour la fonte du , dre ce tĂ©moignage?bronze, et lorsque les Romains, au Le dĂ©putĂ© de Label le dit qu’il es-Ueme siecie, voudront donner une! pĂšre que le bureau des cortmiissaires (orme humaine a leurs (lieux, c’est saura rĂ©parer l’injustice dont on se au peuple Ă©trusque qu’ils s’adresse-j plaint Ă  la satisfaction de tous ront pour avoir l’image de Jupiter AL G.-P.Champagne, au moment v.apnolm, coule en bronze dans des oĂč l’échevin Lafortune et Tex-Ă©che-preportions colossales.De lui, enco- vin Chartrand se lancent Ă  la face.re„ ils recevront les premiĂšres le-j des souvenirs d’élection, rĂ©fute les .‱ons d architecture et lui emprunte-1 allĂ©gations que des agents d’immeu-(’i1 ‘ emploi de la voĂ»te dans les1 blĂ©s avaient pris des options sur les grandes .constructions.Les Etrus- terrains affectĂ©s; des offres ont scu-ŠIiies furent donc pour les Romains lenient Ă©tĂ© faites Ă  In ville ce qu avaient .Ă©tĂ© les MycĂ©niens poĂŒr les Grecs.Ils furent leurs premiers maĂźtres et aussi leurs premiĂš- -, „ , res.victimes.R.Y Dueharme, prenant ensui- A peine les Romains sont-ils en te !a,1>[lryenue As-h, MontrĂ©al ; caporal W.À.Jay, 863, rue Cadieux, MontrĂ©al ; Charles Sthand, 1139a.rue Wellington, MontrĂ©al ; Victor Trudeau, 326, chemin Korah.Steelton, Ont.; El-zĂ©ar Lavoie, Eastman.P.Q, ; Augustin Poussin, Sainte-Anne, Man.; Calix Lambert.827, rue Maine, Berlin Mills.N—H.; C.H.Valin, Arn-prior, Ont.-a- LA DÉPORTATION DES BELGES LES ETATS-UNIS N’ONT PAS PROTESTE D’UNE MANIERE OFFICIELLE.Washington, 16.— Le gouvernement amĂ©ricain a protestĂ© non d’une façon non officielle, contre la dc-i'v)rlation de milliers de sujets belges Ă  l’intĂ©rieur de l’Allemagne pour entreprendre certains travaux.Il a simplement dĂ©montrĂ© Ă  l’Alle-magne la mauvaise impression que ces dĂ©portations ont créée chez les nations neutres.Le secrĂ©taire d’Etat Lansing a dĂ©clarĂ© hier que les Etats-Unis avaient offert leurs bons offices auprĂšs des autoritĂ©s belges, et enregistrĂ© un protĂȘt, Ă  leur demande, mais non d'une Jaçon officielle.CHAMBRE DE COMMERCE ÉCONOMIE DÉPLACÉE ON PROTESTE CONTRE LA DIMINUTION DU NOMBRE DES POLICIERS ET DES POMPIERS.— LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE.— L.4 MUSIQUE RELIGIEUSE EN FRANCHISE.La Chambre du commerce du district de MontrĂ©al a adoptĂ© trois rapports importants de la commission des transports, Ă  sa sĂ©ance d’hier aprĂšs-midi, prĂ©sidĂ©e par M.Ludger Gravel, president.Nous donnons plus bas le texte de ces rapports qui s’expliquent par eux-mĂȘmes.Toutefois, en demandianit l’adoption de l'un d'eux, celui relatif au projet de raccordement du canal WoWamd Ă  MontrĂ©al, M.C.-H.Catel-ĂŒ, le orĂ©sident de la coimmis'skm des transports, a exprimĂ© l’avis que l’exĂ©cution de ce projat favoriserait plutĂŽt les intĂ©rĂȘts amĂ©ricains.C’est ce qui a motive ia dĂ©cision de la commission qu’il prĂ©side.Avant la cloture, M.Ludger Gravel fait connaĂźtre Ă  la Chambre que des persoumes 1res au fait de la situation municipaiLe lui rapportent que nos administrateurs ont rĂ©solu de rĂ©duire les dĂ©penses de notre ville en s’abstenant systĂ©matiquement de combler des vides laissĂ©s par les agents de police et les pccn-piers qui, pour une raison eu pour unie autre, quittant le service.M.Gravel s’élĂšve contre une telle pratique qui consiste Ă  Ă©pargner au dĂ©triment de Tordre et de 4a sĂ©curitĂ© publique.Le prĂ©sident de la Chambre opine qu’il pourrait sĂ©sulĂšer des torts sĂ©rieuix pour le commerce et la population montrĂ©alaise die tout aiffaitblissement de notre corps de policiers et de notre corps de pompiers, que l'ordre le plus rigoureux doit ĂȘtre maintenu et les contribuables proliĂ©giĂ©s contre les sinistres possibles d’incendie.ConsĂ©quemment, il demande Ă  la commission des nffaiies municipales de s’enquĂ©rir de la vĂ©racitĂ© des faits relevĂ©s et de faire au plus tĂŽt rapport Ă  la Chambre.Voici le texte des trois rapports auxquels nous avons fait allusion plus haut : RACCORDEMENT DU CANAL WELL.AND A MONTREAL.La Commission a pris connaissance du projet de raccordement du canal Wdiland Ă  MontrĂ©al, conçu par M.N.Cauchon, ingĂ©nieur, et soumis par la- “Economie and Development Commission”, d'Ottawa.AprĂšs Ă©tude de ce projet, lia Commission a l'honneur de faire rapport au conseil de la Chambre de commerce du district de MontrĂ©al a, depuis 1892, appuyĂ© en diffĂ©rentes circonstances le projet du canal de la baie GĂ©orgienne Ă  MontrĂ©al, via le lac Nipissing, la riviĂšre aux F ! a n ç a is et 1 O ut a oua i s ; Que la FĂ©dĂ©ration des Chambres de commerce, rĂ©unie Ă  MontrĂ©al en 191U.a aussi appuyĂ© le projet du canal de la baie GĂ©orgienne.Qu’cncore en 1914, la Chambre de commerce a de nouveau appuyĂ© le mĂȘme projet; Que le gouvernement du Canada a fait faire une Ă©tude complĂšte du projet, et que les conclusions des ingĂ©nieurs Ă©taient favorables Ă  la court ruction de ce canal, qu'ils jugeaient propre Ă  donner Ă  l’Ouest un dĂ©bouchĂ© sur Šl'Atlantique.En consĂ©quence, la Commission suggĂšre au 'Conseil de s’en tenir —‱ afin de ne pas se dĂ©juger—au projet primitif du canal de la baie GĂ©orgienne.Le prĂ©sident de la Commission, C.-H.CATELLI.LA MUSIQUE RELIGIEUSE.La Commission des transports a l’honneur de transmettre au conseil de la Chambre de commerce la communication suivante dĂ© M.LĂ©on Garneau, par laquelle Faivocat-con-sei'l de la Chambre nous fait connaĂźtre l’interprĂ©tation qu’il donne Ă  T article 172 du tarif canadien, ayant trait Ă  la musique religieuse : “Vous me demandez dans votre lettre du 11 octobre 1916 si l'article du tarif canadien circonscrit l’entrĂ©e en franchise aux seuls objets qui y sont Ă©numĂ©rĂ©s et si la musique religieuse se trouve comprise dans cette Ă©numĂ©ration.Il me paraĂźt que l'intention du lĂ©gislateur a Ă©tĂ© de permettre Ten-tree en franchise de toute musique religieuse servant au culte.Si nous nous en tenons au texte de l’article du tarif et Ă  la dĂ©finition mĂȘme du mot, noms inclinons Ă  croire que cet article est moins restrictif qu’il ne nous semble Ă  premiĂšre vue.Le dictionnaire Standard, Ă  la page 1398, dĂ©finit ainsi le mot “ PRAYER-BOOK “a book of ritual, prescribed for conducting divine service”; 'le mĂȘme dictionnaire, Ă  la page 1438, dĂ©finit “ PSALM-BOOK ” : “any collection of sacred hymns”, et Ă  la page 1056, le mot “ HYMN “a sacred lyric, a song of praise or thanksgiving intended to pc used in religious service.” Le dictionnaire Webster dĂ©finit le met “ RITUAL ’’ Ă  la page 1839: “form or forms of conducting worship”, cl ^e dictionnaire Standard Ă  la page 1541 dĂ©finit le mĂȘme mot : "any form or body of rites or ceremonies.” Le dictionnaire Larousse dĂ©finit le mot “ PSAUME ” comme Ă©tant une “vaste composition musicale pour soli et choeur,” et le mot “ HYMNE ” comme un “poĂšme en vers et distribuĂ© eu strophes qui, dans la liturgie catholique, est destinĂ© Ă  ĂȘtre chantĂ© aux offices religieux.” D’aprĂšs ces dĂ©finitions, pour les catho iques, la messe, les vepres^ le salut, etc., sont les formes les plus importantes du service divin.Les hymnes, psaumes, motets, en sont un Ă©lĂ©ment indispensable prescrit par le rituel.La musique qui accompagne ces priĂšres chantĂ©es tient une place importante dans toutes les cĂ©rĂ©monies catholiques et doit ĂȘtre nĂ©cessairement comprise dans la dĂ©finition des mots "Prayer-book" et “Ritual” telle que la donnent les dictionnaires Standard et Webster.En dĂ©pit de son Ă©numĂ©ration qui peut paraĂź- tre jusqu'Ă  un certain point restrictive, Par.icle 172 du tarif canadien devrait, d'aprĂšs l’intention des lĂ©gislateurs, exempter de droits de douane la musique religieuse servant au culte parce qu’elle est essentielle Ă  la cĂ©lĂ©bration de toute fĂȘte et d*e toute cĂ©rĂ©monie religieuse et devrait ĂȘtre comprise dans l’expression “conducting divine worship”.La commission recommande au conseil de soumettre cette opinion Ă  M.le commissaire des douanes et, s’il y souscrit, de le prier de vouloir bien ordonner aux fonctionnaires du son aidmlnhatration de s’en tenir Ă  cette interprĂ©tation dans l’application de l’article 172 du tarif canadien.Le prĂ©sident de la commission.(SignĂ©) C.-H.CATELLI.GAGES AUX DOUANES.La Chambre de commerce de QuĂ©bec nous demande d’appuyer sa requĂȘte au ministre des Douanes, priant celui-ci de permettre aux im-porUteurs de produits pĂ©rissables de dĂ©poser aux douanes, au lieu d’une somme d’argent, une valeur fiduciaire q uelconq ue.La commission a constatĂ©, aprĂšs enquĂȘte, que le dĂ©pĂŽt dont il est question ici n’est acceptĂ© par Tad-minisitration des douanes que dans l’intĂ©rĂȘt de l’importateur, afin que celui-ci puisse se faire lirer sans retard ses importationÂź.Dans ces conditions, la commission est d’avis qu’il n’y a pas lieu d’intervenir.Le prĂ©sident de la commission,.(SignĂ©) C.-H.CATELLI.LES ADIEUX DE SIR SAM HUGHES L’EX-MFNISTRE DE LA MILICE REMET LES CLEFS DE SON BUREAU AU PREMIER MINISTRE.Ottawa, 16.— Sir Sam Hughes a remis Ă  sir Robert Borden, hier aprĂšs-midi, les clcifs de son bureau.Avant de partir Tex-ministre a rassemblĂ© les employĂ©s du dĂ©partement de la milice pour leur faire ses adieux.“Comme vous l’avez appris, dit-il, je quitte le dĂ©partement de la milice que j’ai eu l'honneur de prĂ©sider pendant cinq annĂ©es.Ces annĂ©es, les deux derniĂšres principalement, reste, ront mĂ©morables dans Thistoire.Le Canada a noblement fait sa part.Le travail accompli passera Ă  THis-loire Ă  cause de sa grandeur et de son efficacitĂ©, malgrĂ© les conditions faites par la plus terrible des guerres.En terminant, dit sir Sam, lais-sez-moi espĂ©rer, ‘mesdames et messieurs, que vous n’avez jamais cru que je vous ai demandĂ© de faire quel, que chose contraire Ă  l’honneur.Sir Sam a donnĂ© une poignĂ©e de main Ă  chacun des membres du personnel de son bureau avant de partir.LE SUCCESSEUR DE M.HUGHES On ne croit pas que le successeur de sir Sam soit nommĂ© immĂ©diatement.Le nom de M.A.A.Kemp est le plus souvent rpentionnĂ© pour ce portefeuille, mais on semble sous l’impression que si M.Kemp, en acceptant la charge, avait Ă  subir une nouvelle Ă©lection dans Toronto, sir Sam profiterait de l’occasion pour connaĂźtre l’opinion publique.On entrevoit Ă  courte Ă©chĂ©ance d’importants changements dans l'organisation tant canadienne que d’outre-mer.Il se peut, cependant, que rien ne soit fait dans les affaires d’outre-mer avant Je retour d’Angleterre de sir Thomas White, et la livraison du rapport de l’auditeur gĂ©nĂ©ral Fraser.Il est possible que la session qui approche provoque des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux.L’opposition s’attachera sans doute Ă  la critique de l’organisation d’outre-mer.Dans ce cas, le gĂ©nĂ©ral Hughes devra la dĂ©fendre et le gouvernement se trouvera dans l'Ă©trange position de ne pas savoir do quel cĂŽtĂ© se mettre.SIR SAM RESTE A OTTAWA Sir Sam Hughes demeurera encore quelques jours Ă  Ottawa; il doit, ccs jours-ci, prĂ©senter un drapeau au 207e bataillon.-Ăż- L’HEURE EST VENUE D’AGIR AVEC ÉNERGIE LE BARON SYDENHAM VEUT QU’ON IMPOSE LA PEINE DU TALION A L'ALLEMAGNE AU SUJET DE LA GUERRE SOUS-MARINE.Londres, 16 — La Chambre des lords a discutĂ© hier aprĂšs-midi la question des sous-marins allemands qui viennent d’entreprendre une nouvelle campagne de destruction sans merci.Le baron Sydenham a pressĂ© le gouvernement d’adopter une politique de “tonnes pour tonnes” en rĂ©ponse aux monstrueux procĂ©dĂ©s de l’Allemagne.L’amiral lord Reresford a fail remarquer que l’heure est maintenant venue d’agir avec Ă©nergie en face d’une crise oui devient imminente.“Si le blocus avait Ă©tĂ© maintenu et renforcĂ© convenablement, jamais nous n’aurions Ă©prouvĂ© une telle menace de la part des sous-marins.La discussion s’est prolongĂ©e dans le mĂȘme sens, entre le marquis de Crewe, le baron de Lytton et autres, tous se glorifiant des actes accomplis par la flotte anglaise.Le “Times”, ce matin, revient Ă  la charge en approuvant fortement les declarations du baron Sydenham.“La confiance de la nation en la marine anglaise, dit-il, est sans limite, mais elle ne sera entretenue que par l’habiletĂ© des chefs de l’AmirautĂ©.La nouvelle campagne des sous-marins allemands constitue une menace sĂ©rieuse et grandissante pour une longue pĂ©riode de temps encore, et le peuple n'Ă©prouve aucune satisfaction de ce que l’AmirautĂ© ne l’ait pas ressenti plus tĂŽt.VouIez-vou3 savon’ ce que vous ĂȘtes?Jean Deshayca, le graphologĂŒe, vous le dira, si vous lui Ă©crivez aux termes que reproduit le couoon du NATIONALISTE, chaque semaine.LES LIBERAUX LE THIERS DU CANADA LE DEPUTE DE DORCHESTER COMPARE SIR WILFRID LAURIER AU LIBERATEUR DE LA FRANCE EN 1870—LE GOUVERNEMENT BORDEN MENE PAR LES TRUSTS.M.Lucien Cannon, le dĂ©putĂ© de Dorchester, Ă  la lĂ©gislature, a donnĂ© une confĂ©rence hier soir, devant les membres de l’Association des jeunes libĂ©raux.Le Canada, selon l’orateur, traverse de nos jours la pĂ©riode de souffrance et de torture par laquelle a passĂ© la France aprĂšs la guerre franco-prussienne de 1870.M.Thiers, un septuagĂ©naire, surveillait les intĂ©rĂȘts de la France, pendant ces temps de malheurs, et l’ai dait Ă  retrouver son ancienne prospĂ©ritĂ© et la place qu’elle occupait dans l’univers.Aujourd’hui, comme alors, il y a un septuagĂ©naire, sir Wilfrid Laurier, qui guide le Canada dans ces annĂ©es de trouble, et Je prĂ©pare Ă  affronter la pĂ©riode de reconstruction qui doit bientĂŽt commencer.De tous temps et chez tous les peuples, le libĂ©ralisme a eu des attraits pour la jeunesse, Ă  cause de son enthousiasme pour les principes de la libertĂ©, son hĂ©roĂŻsme dĂ©sintĂ©ressĂ© dans la mĂȘme cause, et sa volontĂ© de lutter pour tout ce qui se rattache aux droits naturels.Les jeunes gens qui, en 1837, combattaient Ă  Saint-Denis et Ă  Saint-Eus-tache, pour le triomphe de ces principes, Ă©taient aussi libĂ©raux que ceux qui versent aujourd’hui leur sang en France et dans les Flandres pour protĂ©ger les libertĂ©s du monde contre les forces qui les attaquent.Pour ce qui regarde la politique provinciale, le chef de l’opposition aux derniĂšres Ă©lections a mĂ©ritĂ© ce qu’il a eu, parce qu’il a fait appel Ă  la minoritĂ© de la province, la population protestante anglaise, et il a aussi eu ce qu'il a mĂ©ritĂ© pour n’avoir pas considĂ©rĂ© en premier lieu sa province et sa race.Le confĂ©rencier rend un bel hommage Ă  M.HonorĂ© Mercier, dont le programme avail Ă©tĂ© la 'principale inspiration de ia politique et des rĂ©formes du gouvernement de sir Lomer Gouin.Les jeunes gens de la province de QuĂ©bec doivent se rallier soins le drapeau libĂ©ral, Ă  cause de tout ce que le gouvernement actuel leur a donnĂ©.L’éducation a Ă©tĂ© rĂ©pandue afin que le peuple du QuĂ©bec soit aussi instruit que ceux des aw'.res provinces.Sir Lomer a Ă©tabli Je suffrage presque universel, et a ainsi placĂ© toutes les claws es sur le mĂȘme pied dans 'l'administration de la province.Pour les ouvriers, le gouvernement a fait plus que n’importe laquelle des autres provinces, et amĂ©liorĂ© de beaucoup leur condition.En parlant de la politique fĂ©dĂ©rale, d'orateur dit que depuis un an les conservateurs tiennent des assemblĂ©es politiques sous la forme de rĂ©unions patriotiques, malgrĂ©.l’armistice auquel ils avaient consenti, ils ressemblent aux boebm- qui lancent le cri “ Kamarade ” aux Français, pour ensuite les massacrer Ă  la premiĂšre occasion.Heureusement, les libĂ©raux ne se laissent pas (romper oar ces fausses apparences.M_ Cannon accuse le gouvernement Borden d’ĂȘtre menĂ© par ! os trusts.Il lui reproche les scandales rĂ©cents.M.LanctĂŽt avait pris quelques pots de peinture ; aujourd'hui, on ne mesure pas au pot, c'est au baril.Le confĂ©rencier termine en faisant TĂ©logc de sir Wilfrid Laurier.Les autres orateurs ont Ă©tĂ© M.IrĂ©nĂ©e Vautrin et M.Ernest Bertrand qui ont parlĂ© en faveur du libĂ©ralisme.MAISONNEUVE C’EST TOUJOURS LE PAUVRE QUI PAIE! ON VEUT REDUIRE LES TAXES DES OUVRIERS.Les Ă©chevins de Maisonneuve n’ont siĂ©gĂ© que quelques minutes hier et ont immĂ©diatement ajournĂ© Ă  mercredi prochain en signe de deuil pour leur collĂšgue TĂ©chevin Lapointe qui vient de perdre sa mĂšre, on a aussi adoptĂ© une rĂ©solution de condolĂ©ances qui lui sera transmise.A une sĂ©ance spĂ©ciale qui a Ă©tĂ© tenue mardi, sur Tavis de son conseil lĂ©gal.Me Morin, les Ă©chevins auraient dĂ©cidĂ© de ne pas continuer leur enquĂȘte sur les travaux d’éclairage, attendu qu’ils n’en avaient pas le droit; et aujourd’hui le rapport de ces sĂ©ances spĂ©ciales a Ă©tĂ© lu, immĂ©diatement ensuite, TĂ©chevin Bichette a proposĂ© que le comitĂ© d’enquĂȘte soit dissous, ce qui a Ă©tĂ© unanimement adoptĂ© par les Ă©chevins.Le maire et les Ă©chevins ont aussi dĂ©cidĂ© de tenir une rĂ©union spĂ©ciale, afin de discuter le rĂŽle d’évaluation.Les Ă©valuateurs ont en effet termine leur travail et se tiennent Ă  la disposition du conseil pour le renseigner.M.le moire a demandĂ© aux Ă©chevins de faire tout leur possible pour rĂ©duire les taxes du pauvre,' car, selon lui, de gros propriĂ©taires ont des exemptions tandis que le pauvre est obligĂ© de payer.C’est toujours le vieux principe, le gros mange le petit.Mais, cependant Ă  Maisonneuve on veut remĂ©dier a cette anomalie, et le maire semble jaien disposĂ© Ă  aller jusqu’au bout.- “DES DOUTES EN MATIÈRE DE FOI” Le R.P.Valentin-M.Breton, o.f.m., vient de publier, sous le titre “Des doutes en matiĂšre de foi.__ Principes de solution”, une Ă©lĂ©gante et substantielle brochure pour laquelle le R.P.Lois eau a Ă©crit une preface considĂ©rable.Nous aurons l’occasion de reparler de cette brochure.Notons simplement, pour aujourd’hui, qu’elle se verni 25 sous, plus 2 sous pour les frais de port, chez les Ă©diteurs Granger FrĂšres.r MANTEAUX DE FOURRURE Le dernier cri de In mode est de porter des manteaux avec garnitures en castor ou en lynx, hermine, "shunk’*, etc., au collet, aux poignets et Ă  la jupe.Outre nos manteaux en mouton de Perse dont nous faisons une spĂ©cial!, tĂ© nous avons un excellent choix de manteaux en PONEY RUSSE, assurĂ©ment les plus beaux du genre.Ce sont de vrais MO' DELES entiĂšrement nouveaux.LĂ©gers et trĂšs chauds, ces manteaux habillent on ne peut mieux, laissant ressortir toute la sveltesse et TĂ©lĂ©gance de la taille.Nous offrons aussi un bel assortiment de manteaux en RAT MUSQUE, fourrure lĂ©gĂšre, durable et PAS CHER DU TOUT.Une visite Ă  nos luxueux salons vous permettra de juger par vous-mĂȘmes de la valeur, de la richesse et du beau fini de tous nos manteaux.130, RUE S AINT-DENIS Les chaussures d’hiver aussi Ă©lĂ©gantes que confortables se portent cette annĂ©e avec tige trĂšs haute.Le talon haut, le bout effilĂ© et dĂ©licat, les couleurs blanc, ivoire, tĂȘte de nĂšgre, gris, etc., de la hausse aussi bien que la couleur unie, tout concourt Ă  donner Ă  nos chaussures ce cachet tout spĂ©cial de distinction et de suprĂȘme Ă©lĂ©gance qui caractĂ©rise comme toujours celles venant de chez T.DUSSAULT, le bottier des Ă©lĂ©gants et des Ă©lĂ©gantes.281-est, rue Sainte-Catherine Assortiment complet de claques de haute qualitĂ©.^ f1 - Š' m .‱ ‱ yç.v, r ITIM I l.,l I k-u AÜG0UDR0N ETA L'HUIlE OEFOItDtMORUE Le SIROP MATHIEU est le spĂ©cifique le plus actif connu contre TOUX, RHUMES, BRONCHITES, Etc.C’est un remĂšde souverain que doivent employer creux qui sont faibles de la poitrine, ceux qui prennent du froid facilement, ceux qui toussent aux moindres changements de tempĂ©rature.Le SIROP MATHIEU soulage, guĂ©rit et tonifie; il facilite l'expectoration, diminue la frĂ©quence et l'intensitĂ© de la toux, modĂšre les sueurs et rĂ©duit la fiĂšvre.EN VENTE PARTOUT PfiinRFS NFRVINFS TX-ms les Rhumes deCerveau, FiĂšvre des Foins.rUULHMLO rtCIXYinUO etc., quelques POUDRES NERVINES, aideront Ă  dĂ©gager les fosses nasales, feront disparaĂźtre les Ă©ternuements et diminueront la sĂ©crĂ©tion d’une maniĂšre surprenante.Tes POUDRES NERVINES, sont le vĂ©ritable spĂ©cifique de la douleur, un remĂšde infaillible contre les MAUX DE TETE.NEVRALGIES, MIGRAINES, ETC.PRIX: 25 cU LA BOITE.IA CIE J.-L.MATHIEU, Proprietaire.SHERBROOKE.QUE.GrĂące Ă  sa puretĂ© et Ă  son arĂŽme dĂ©licat II NOIR et VERT NATUREL U.OHAPUT.FILS Ot CIC.LIMITEE Le THE de Ceylan et des Indes satisfait les goĂ»ts les plus raffinĂ©s.Essayez-le, il vous plaira.Ea piqncti Cht: te» lee Epieien.‱ ‱ ‱ MONTREAL H.BEAUREGARD ENTREPRENEUR GENERAL EN CONSTRUCTION ÉDIFICE “ PO WER” 83 c4AiSNffiEST - 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 16 NOVEMBRE 1916 VOL.VIL — No 26! L’EXPULSION DE SAM HUGHES ORIGINE DU CONFLIT BORDEN-HUGHES Texte des lettres Ă©changĂ©es entre le premier ministre et le ministre de la milice — Ce dernier insistait pour faire nommer sir Max Aitken ministre d’outre-mer Sir Sam critique Vadministration de nos troupes par VAngleterre maison de sa mĂšre, maĂźtresse dans la ferme” “Fille dans la » agent du gou-Ă  Londres, a dans les pre-la guerre que gouvernement Hier, le Devoir publiait les lettres Ă©changĂ©es entre sir Sam Hughes et Je premier ministre qui prĂ©cĂ©dĂšrent immĂ©diatement la dĂ©mission dur ministre de la Milice.Nous donnons aujourd’hui les prĂ©cĂ©dentes, dont quelques-unes offrent beaucoup d’intĂ©rĂȘt.Le 23 octobre, rĂ©pondant Ă  une communication datĂ©e du 18, et dans laquelle M.Borden proclamait la nĂ©cessitĂ© d’une organisation plus efficace des affaires militaires, outre-mer, sir Sam dĂ©clare que l’arrĂȘtĂ© ministĂ©riel] du 22 septembre va ramener les choses au chaos des premiers mois de la guerre.II rappelle que M.Perl'ey, vernement canadien dit Ă  lord Kitchener miĂšres semaines de “ c’était te dĂ©sir du canadien que le gouvernement an glais considĂ©rĂąt les troupes canadiennes d’outre-mer comme si elles Ă©taient des troupes anglaises ” et que “ le Canada n’aurait rien Ă  dire dans leur administration et leur direction, soit en Angleterre, soit au front Sir Sam rappelle qu’il a protestĂ© contre cela.Le Canada doit exercer un contrĂŽle complet sur ses troupes tant qu’elles sont en Angleterre et au Canada, sauf pour le choix des camps, et au front pour tout ce qui ne regarde pas le commandement ou l’administration gĂ©nĂ©rale soumise au commandement.“ Le Canada ne doit pas etre traitĂ© comme une colonie de la couronne , dit le ministre, et il cite Te mot de Kipling : “ FilTe dans la maison de sa mĂšre, maĂźtresse dans la sienne ’ .M.Borden rĂ©pond Ă  cette lettre par un tĂ©lĂ©gramme dans lequel ill affirme qu’il ne peut abonder dans le Sens de son ministre et soutient que l’obtention d’une organisation ulus efficace est Ăźe seul motif qui le fait agir.Le 26 octobre, sir Sam Hughes suggĂšre Ă  son rbef de nommer sir Max Aitken, ministre'de la milice d’outre-mer.Le BlĂȘme .joiir, le premier ministre lui cent qu it va crĂ©er la charge, puis choisir le titulaire.Sir Sam rĂ©pond le 28 qu U veut un homme et non un poste, et, dans sa lettre du 31, il expose toute la situation rdative Ă  la creation d'un ministĂšre outre-mer.Voici ces lettres : Lettre proposant la nomination d’un ministre ontarien DE M.BORDEN A M.HUGHES Le 18 octobre, le premier ministre n Ă©crit Ă  sir Sam Hughes, de retour d’Angleterre, en lui montrant la nĂ©cessitĂ© d’une organisation plus efficace en Angleterre.Voici cette lettie.Ottawa, 18 octobre ItHfi.Mon cher gĂ©nĂ©ral Hughes, Je vous envoie ci-inclus un mĂ©moi.re qui contient la proposition que ] ai discutĂ©e hier soir avec vous.Les points sur lesquels elle est fondĂ©e sont briĂšvement rĂ©sumĂ©s dims la teneur de l’arrĂȘte ministĂ©riel.Pour que notre participation Ă  la guerre aboutisse aux meilleurs rĂ©sultats, la coopĂ©ration entre le gouvernement ea-nadien et le gouvernement anglais doit ĂȘtre aussi parfaite et aussi effi-ea.ee que possible.Nos forces au front sont groupĂ©es en un corps d'armĂ©e canadien mais ce corps comme ceux de l’Australie et de la Nouvelle-ZĂ©lande sur le théùtre occidental, font partie des forces britanniques qui sont sous la direction du commandant en chef, sir Douglas Haig.A la fin du prĂ©sent mois, les troupes que nous avions envoyĂ©es seront en novembre de 256,OCO.Plus de 100,000 sont actuellement sur la ligne de feu.Il est Ă©vident que nous 'devrions avoir une organisation plus efficace en Angleterre.Vos recommandations Ă  propos d’un conseil militaire d’ou-tre-mer, sont basĂ©es, je comprends, sur ce point de vue.Je ne critique pas vos suggestions au sujet du personnel de ce conseil, mais je suis d’opinion qu’il est essentiel qu’il soit dirigĂ© par un membre du gouvernement canadien qui rĂ©siderait Ă  Londres.Les forces que nous avons dĂ©jĂ  envoyĂ©es en Angleterre surpassent de 100,000 hommes la force effective anglaise avant la guerre.Les dĂ©penses que cette armĂ©e nous impose sont plus considĂ©rables que le revenu total du pays avant la guerre.Un effort encore plus grand sera nĂ©cessaire pour que nous atteignions le but suprĂȘme de ce grand conflit.Vous comprenez que ces dĂ©penses doivent ĂȘtre contrĂŽlĂ©es de la maniĂšre la plus efficace possible.Nous devons faire converger tous unis efforts vers cet objet.Je reconnais que vous avez beaucoup fait pour diminuer les dĂ©penses.La proposition contenue dans l’arrĂȘtĂ© ministĂ©riel n'n pas pour objet de contrĂŽler vos efforts ou votre administration.J’apprĂ©cie en tout point la grande habiletĂ©, l’énergie tmervcil-jouse et le» ressources extraordinaires que vous avez mises au service du pays depuis le commencement de la guerre.Je serais heureux que vous preniez le sujet en considĂ©ration aujourd’hui, comme Je voudrais qu’il fĂ»t discutĂ© demain au conseil, si possible.FidĂšlement vĂŽtre.(SignĂ©) H.L.BORDEN.L'arrĂȘtĂ© ministĂ©riel'Ă©tait indus.Il
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