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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 octobre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-10-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 252 MONTREAL, JEUDI 26 OCTOBRE 1916 .- -— DEUX SOUS LE NUMERO Abonner lents par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S") 00 UNION POSTALE.8 (K) / Edition hebdomadaire CANADA.S 1,00 ETATS-UNIS.| ,.10 UNION POSTALE.2*00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; .Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! UN PROBLEME D’APRES-GUERRE Tout le monde se plaint du renchérissement jdes vivres.Le gouvernement fédéral promet d’intervenir, il nomme ù» M.l'abbé Groulx avail fait tirer à trois mille la première édition des Rapaillugcs.(’.'est a peine s'il en reste, chez les édilours, un peu plus de deux cents — après un mois de vente.C'est un des plus jolis ‘succès de la librairie canadienne, et la preuve que le public s’intéresse de plus en plus aux choses de chez nous.Les Rapaillages se vendent quarante sous, plus cinq sou*; pour les frais de port, aux bureaux du Devoir et dans les principales librairies, , .pic.on m être F| fusail de Baie Ceo que que le d’Hudson, treprise-ci.Cela en dit long «mr la mentalité de ceux qui ont conçu le projet cl le font exécuter aux frais de ]’KtnL Nos recettes On crie soùvenl à l’accroissement de nos recettes.G’esl vrai.Les six premiers mois de l'exercice financier 1915-1916 avaient donné en droits de domines 844,421,000, le semestre correspondant de l’exercice en cours g donné 870,102,000.C’est une jolie augmentation.Mais réfléchit-on que c’est 10 millions de plus qu'on a sortis de la bourse des contribuables, en impôts indirects, depuis six mois ?Nos recettes augmentent, mais ceux qui se félicitent de la façon dont elles grossissent ne sont pas difficiles.Ce qui est vrai l.e minislrc du Travail, M.Cro-thers, disaU l'autre jour que, tandis que le coût de la vie a augmenté de 50 à 60 pour cent dans la plupart des pays belligérants, depuis le commencement de la guerre, la hausse n'en a clé qu,' de 17 pour cent., au Canada, Peut-être, s’il parle de la hausse des 272 marchandises sur lesquelles le ministère du Travail établit le nombre-indice des prix de gros canadiens.Mais si L‘ ministre nV'lu-dk* que les marchandises relatives à l’alimentation et au chauffage, il verra comme il est éloigné de la vérité.Depuis août 1914, à Montréal, le prix du.pain a monté de 13 pour cent, ce] il G du beurre, de 31 pour cent, celui des'conserves alimentaires monte ces jours-ci de plus de 25 pour cent, celui des viandes, de 15 à 20 pour cent, et il y a également une hausse notable du combustible.M.Grothers ferait bien de penser que les statistiques de son ministère sont là, qui peuvent le contredire, pour peu qu'on les étudie.La résistance allemande Le professeur Gustav Casse], do l'université de Stockholm (Suède), vient de résumer dans un livre son.impression sur la situation écono-minue le l'Allemagne, où il a pansé quelques mois.Il y rapporte que la production de l'Allemagne esl me ¦vcillcuscment suivie de près.Un million de prisonniers de guerre el des centaines de mille femmes suppléent à l'absence des hommes au front.Lis chevaux inaptes à servir l'armé-:' servcuit à l’agriculture.Le sol est travaillé à fond.L'élevage du bétail est surveillé comme jamais, “les hèles à cornes elles porcs, dans les régions voisines du territoire de la guerre, sont dans des abris souterrains.On récolte ,1e foin jusqu’à quelques centaines de pieds des tranchées.Il y a à traves la Belgique un nouveau chemin de fer à quatre voies, construit depuis 1914.” D’après lui, “la capacité de production de l’Aile lagnc n’est pas bien loin de la normale.” Il y a une faible diminution de bétail, mais plus de porcj qu’avant la guerre, “il n’y a pas de famine, et elle n’y est pas à craindre.” Le Globe, commentant cet ouvrage, conclut que, d’apres co rapport, “les Alliés ne peuvent compter que sur le sabre pour avoir raison de l’Allemagne et qu’il ne faut pas escompter la rupture de son pouvoir de résistance économique.'' Sam.Hughes insinuera peut-être que lo Globe et les journaux qui ne croient pas aveuglément à l'usure économique de l'Allemagna sont à la solde du Kaiser?6.P.i LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 26 OCTOBRE 1916 VOL.Vil.—No 252 S LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions due des lettres signées, ou des communications ac-compa"nées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’é-p .ignoraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LE REFERENDUM AUSTRALIEN Montreal, 25 octobre 1!)1C.Monsieur le Directeur, L'article que donnait hier le Devoir, à propos de lu conscription en Australie, ne manque pus d’intérêt, mais, d'après ce que je lis de ce qui sc passe là-bas, notre rcdactew u omis l’un des motifs des anticons-criptionnistcs.Vn certain nombre d'Irlandais combattent la conscription à cuise de la politique du qouvernement lirilamuque en Irlande (quelques-uns se vantent même d’être responsables, pour une bonne part, de lu baisse du recrutement), mais il esl des Australiens qui s’inspirent d’une pensée pins locale.- Ceux-là craignent toujours le “péril jaune'' (/ni se manifeste, pour ên.r, sous une double forme concurrence économique des Indons : concurrence économique, doublée d'une menace politique éventuelle, des Japonais.Or, ils si disent : Si nous sacrifions sur les champs de bataille d'Europe nos meilleures ressources en hommes et en argent, uue nous restera l-il pour nous protéger contre une menace éventuelle tie la pari du .lapon?Je n’apprécie pus la justesse de leur position.Je vous l’indique seu-lemenl comme manifestaiion eu-rrcuse et sgmptàinathnie de la diversité ties intérêts (pii s’affirme née ccssuircmcnt dans une immense ug glomération comme l'Empire britannique.Votre tout dévoué./.LEliLAXC.LE “PROBLEME DE L’EMPIRE’' le Livra-; de m.cricris — là CRITIQUE DE M.ROUIIASSA C'est un grand signe de l’intérêt (lue soulève la question de nos relations avec la métropole: la première commande du livre de M.Curtis, J lie Problem of the Commomucalth, que nous avions faite chez les éditeurs, a été enlevée dans les premières vingt-quatre heures.Nous avons fait une deuxième comma mie : lorsque les volumes sont arrivés, les demandes dépassaient déjà le nombre des volumes expédiés et il a fallu faire une troisième'Commande, plus considérable que les deux premières ensemble.Dès que ces volumes seront arrivés, nous servirons les commandes forcément retardées et celles qui pourront survenir dans l’intervalle.The Problem of the Cominon-mealth, édition reliée, se vend un ¦ piastre, plus quinze sous pour les frais d'expedition.' L’analyse critique qu'a faite de ce livre, sous le titre : Le Problème de l’Empire.— Indépendance ou association impériale ?" M.Henri Bourassa.se vend dix sous, plus deux sous pour les frais de porl.C'est une grande brochure de quarante-quatre pag"s qui contient, avec des additions, la série d'articles publiés dans le Devoir.Les deux volumes, ensemble, par la poste, une piastre vingt-cinq.' -*£-.- COURS DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN BAPTISTE Au Monument national, 2!l(> boulevard St-Laurent, eet après-midi, à 4 heures 15: Courçde diction française, classe de pupiNes-, par Mlle Idola St-,lean.Le soir a 8 heures: cours de français, classe élémentaire A, pour personnes de langue anglaise, par Mlle Marie-Antoinette Cagnon.(.ours avancé de français, pour personnes de langue anglaise, par M.A.C.Lemerise.— Dimanche ou n'importe quel jour faites une sortie TRIBUNAUX CIVILS MORT DE M^c.-A.GRIER M.G.A.Crier, président de la raison sociale Crier et Fils, marchands de bois, est décédé à son domicile, 58, rue Redpath, hier l'après-midi, à l’âge de 07 ans.Le défunt naquit à Ottawa, en 184».1.1 était président de la compagnie Dominion Glass, de la S>t.Lawrence Flour et directeur de la Dominion Textile.Mme Grier et sept enfants lui survivent.1 et venez voir au bord du lac quelques-unes de ces splendides demeures que nous offrons en vente à des conditions qui conviennent presque à tout le monde.Si vous en trouvez une qui vous plaît, cela ne prendra que fort peu de temps pour conclure des arrangements et vous pourrez aussitôt y déménager.Nos faubourgs que desservent des lignes de communication rapide a Dixie.Dor-val, Strathmore, Valois, et Lakeside sont les faubourgs les plus développés du district des bords du Lac, Demandez “Thrift” notre mogazine gratuit.MARCH TRUST COMPANY lid S.-JACQUES MAIN 3T01.12* anné*.Actif, plus de $4.000,00, LES RAPIDES DU PALAIS L'IX ST ALLA TION DES DEUX XOU-VEAUX ASCENSEURS DANS L’ANTRE DE LA CHICANE, DEVIENT LA CAUSE D'UN LITIGE — JUGEMENT DE M.MACLEN-NA V — UN SEQUESTRE ESI NOMME.____________ L’installation de deux ascenseurs rapides au Palais ne pouvait manquer de fournir matière à un bon petit procès.Quelle idée aussi de vouloir moderniser l’anlre de la Chicane ! C’est M.Maelennan qui « entendu a cause en question et qui l’a jugée.Le contrat pour les deux ascenseurs fut accordé à la compagnie Otis-Fen->m qui confia une partie des travaux aux entrepreneurs John H.Sticht et Wilfrid Lavallée, faisant affaire sous h* nom de John II.Sticht and Company.Cette compagnie accorda un autre sous-contrat à IL Ger-tlcr et al., Le contrat entrepris par Sticht and Company ne fut pas terminé par eux, la société devenant insolvable.La compagnie Otis-Fensom compléta alors le travail et subséquemment If.Gertler et al intentèrent une poursuite contre cette compagnie ainsi que contre la compagnie Sticht.Les demandeurs réclamaient la somme de 8360., M.A.Desmarteau, en sa qualité de curateur de la compagnie insolvable, réclama de son coté le paiement des s,3110 en question.La compagnie Otis-Féhsoni était prèle à payer celle somme an nom de Sticht and Company, mais vu les deux réclamations des demandeurs et du curateur, la somme fut déposée entre les mains du trésorier provincial, en attendant (pie le tribunal rendit un jugement.Le juge .Maelennan a déclaré que les conditions auxquelles la compagnie Otis-Fensom devait payer les 8360 aux demandeurs n’avaient pas été remplies; les demandeurs, dit le juge, oui prouvé le bien-fondé de leur réclamation contre Sticht et Lavallée mais ils n’onl pu établir leur réclamation contre la compagnie Otis-Fensom; le curateur de la compagnie insolvable a prouvé son droit de loucher les .$360 en question.Le tribunal a donc maintenu la réclamation des demandeurs contre les défendeurs Sticbl et Lavallée, qui son! condamnés conjointement et solidairement à payer la somme de $360 plus les intérêts; en même temps le tribunal maintient la défense de la compagnie Otis-Fensom et renvoie la réclamation des demandeurs contre celte défenderesse.L’intervention de M.Desmarteau comme curateur est maintenue et il recevra la somme de $360 qui sera divisée entre les créanciers et la compagnie insolvable.LES DROITS DES ETRANGERS ENNEMIS La question tant controversée des droits d'un élrangeOennemi devant nos tribunaux civils s'est présentée dé nouveau, en Cour de pratique, et sons une face nouvelle.L'an dernier un Autrichien du nom de Mihui Guseti intentait une poursuite contre M.S.Laing et al.réclamant une sommé de $593, qu'il prétendait lui être due pour du salaire.Les défendeurs alléguèrent que le de-| mandent- élail interné comme étranger ennemi et le juge Maelennan vu ces circonstances suspendit les procédures.Récemment le demandeur a été libéré et son avocat.Me Donat Brodeur, a présenté, hier, en Cour de pralique, une motion demandant que son client ait maitenant le droit de faire entendre sa cause.L'avocat de la partie adverse s’oppose à ce qu'une telle permission soit accordée.M cite l’arrêté ministériel du 15 août l'.ll t, par lequell toutes les personnes de nationalitél allemande ou autrichienne ont le droit de se prévaloir de nos lois, si elles se conduisent de façon irréprochable.L’étranger en question a été interné dans un camp de concentration à cause de son mauvais caractère et l’avocat des défenseurs prétend que par cet internement le demandeur a perdu tous ses droits de! poursuite, jusqu’à la fin de la guer-S re.Me Brodeur prétend de son côté que la libération de son client lui rend tous ses droits.Me Brodeur prétend aussi cpie son client n’est pas Autrichien mais Roumain.Le juge Dugas qui a entendu la cause, hier,i rendra jugement dans quelques jours.LE TRIBENAL NOMME UN SEQUESTRE Le juge Allard vient de rendre un! jugement, ordonnant la nomination: d’un séquestre pour prendre possession d'une propriété, située boulevard Rie IX, à Maisonneuve, en at-j tendant le jugement final dans uni liljge survenu entre Joseph-Georges Laurendeau et Alfred Fortier, au su-j jet d’une vente par Fortier à Laurendeau.Laurendeau poursuit Fortier pour' des sommes dues sur la propriété! vendue, alléguant (pie Fortier, bien! qu'il en ait la possession et qu’il en touche les revenus, néglige le paiement des intérêts sur le prix de vente de même (pie celui des taxes; inuniripales et scolaires.Fortier prétend que l'acte de vente est entaché d’irrégularités et il veut la faire annuler, pour se garantir contre tout préjudice, demande la nomination d’un séquestre jusqu’à ce (pie le tribunal ait rendu une décision sur le point principal.Le juge Allard a fait droit à sa demande; le demandeur, dit le juge, a intérêt à faire cesser l’état de choses actuel.Lorsqu’une propriété est ad minis’ tree par un séquestre le revenu qui s’accroît est employé au paiement des taxes.Dans les circonstances non seulcmenj le demandeur mais tous les autres créanciers sont intéressés à la nomination d’un séquestre.CHOSES MUNICIPALES LES LAITIERS PROTESTENT UNE DELEGATION DES PRINCIPAUX DISTRIBUTEURS DE LAIT S’OPPOSENT .4 CE QUE LA VH.LE ADOPTE UN NOUVEAU REGLEMENT A LEUR SUJET.— LES REFORMES ADMINISTRA TIV ES.PETITES ANNONCES SITUATIfiNS VACANTES__ JEUNES GENS, étudiants ou autres, trouveronl de bons amis et bonne pension à prix modérée à Maison Saint-Joseph, 109 ouest Lagauchetiè-re.ADORATION NOCTURNE Les membres de l’Adoration nocturne sont priés de se rendre, demain soir, vendredi, à 7 heures 30, à l’église Saint-Joseph, rue Richmond, pour la célébration des Quarante-Heurcs.Les principaux laitiers de Montréal étaient représeniés, hier après-midi, à rassemblée du eoinilé de législation municipale ; ils se sont opposés à l’adoption d'un nouveau règlement au sujet de l'épreuve à l>a tuberculine sur les vaches.Les laitiers ont déclaré au comité que la ville de Montréal a un très bon approvisionnement de lait et que toute* les précautions sont prises pour que le lait qui entre en ville soit pur et tout à fait propre à la consommation.Le comité de législation a déclaré de son côté qu’il n’a nu'.le-memt l'intention d'adopter un nouveau règlement au sujet du lait.La délégation des laitiers était composée de MM.Geo.Hogg, de la Guaranteed Pure Milk.Adélard Fortier, de lia Montreal Dairy Co., E.Cousins, de la Cousins Dairy Co., et d’un représentant de la compagnie J.J.,1 oubert.II y a quelque temps, le Dr Boucher, chef du bureau d’hygiène municipal, faisait distribuer parmi les cultivateurs une circulaire les invitant à donner leur adhésion au mouvement entrepris par le gouvernement fédéral en vue d’obtenir l’épreuve à la tuberculine des vaches à lait Cette circulaire était accompagnée de formules d’adhésion.M.Fortier, qui a pris la parole au nom de lu délégation des laitiers, déclare que le résultat de ce mouvement a été que nombre de cultivateurs ont décidé d’envoyer leur lait) au;; beurrerics locales plutôt qu'à Montréal.Les marchands dp lai! prétendent qu'une telle loi a déjà fait faillite aux Etats-Unis et son établissement ici pourrait entraîner rh s dépenses considérables et intr diles.M.Fortier espère que le comité de législation, lorsqu’il aura à considérer des mesures de cette nature, invitera les marchands de lait à lou-mi't.ie leurs vues.Le capital placé à Montréal par les compagnies qui distribuent le lait, se chiffre à $1,000,600.Il est inutile de vouloir leur imposer des lois qui ne sont pas nécessaires et qui, bien plus, sont irréalisables, comme il a été démontré aux Etats-Unis.Si le comité le désire, les marchands de lait sont prêts à faire venir de New-York des experts qui ont fait une élude spéciale de cette épreuve à la tuberculine.IL faut considérer que les niiarchands paient des médecins pour examiner le lait et n’épargnent aucune dépense pour donner satisfaction au public.I! est donc injuste de chercher à mettre le public sou* l’impression que le tait est mauvaise Montréal es! la ville d’Amérique qui a le meilleur fait et cela est.démontré par des témoignages irrécusables.M.Hogg et M.Joubert parlent cn-suiite dans !e mémo sens, puis le Dr Boucher dit que cette épreuve de lu tuberculine, n’a jamais été bien comprise.Aucun fait ne peut prouver qu'elle augmentera le prix du lait ou qu’elle fera diminuer l'approvisionnement.On a demandé le concours des cultivateurs dans l'intérêt même de ceux-ci.Le gouvernement fédéral a offert de faire l’épreuve à la tuberculine gratuitement, à condition que les cultivateurs qui la désireront pour leurs animaux se m.unissent d’une licence.Or, si les cultivateurs avaient ceitte licence, ils auraient gratuitement l’épreuve de la tuberculine.Le mouvement des autorités municipales d’hygiène est en ce sens.L’échevin Larivièrc fait remarquer que l'épreuve de la tuberculine ne serait pas gratuite, puisque les cultivateurs seraient obligés de prendre une licence, et ce serait indirectement les consommateurs qui solderaient ces frais.Le Dr Boucher répond qu'il suffira seulement que la licence soit nominale.Le Dr Boucher craint beaucoup la contagion de la tuberculose par le lait.M.Fortier ajoute quelques remarques puis il termine en disant que si l'on ajoute de nouvelles charges à celles qui sont déjà imposées aux distributeurs de lait, ce sera le consommateur qui se plaindra de la hausse des prix.La délégation des laitiers a été satisfaite lorsque le président du comité de législation a déclaré qu’il n’y avait rien dans le bill de Montréal au sujet d’un nouveau réglement concernant les laitiers.LES REFORMES A L’ADMINISTRATION Le 'comité de législation a décidé de soumettre à l’approbation officielle du conseil un rapport contenant les réformes à l'administration municipale, préconisées par les échevins.Les principales réformes projetées sont la fusion du bureau des commissaires et du conseil, le retour à l’ancien système d’adminis tration par commission et la division de la ville en cinq grands quartiers qui éliraient chacun cinq éche-vins.Le cosnité a approuve l’inscription du mot annexions dans les avis d’amendements à la charte, ce qui permettra à nos administrateurs de discuter devant la Législature tout projet d’annexion qui pourrait être soumis.Une demande de M.Alfred Leduc pour faire réduire la taxe de $560 imposée récemment aux abat-¦ toirs privés, a été référée au chef du contentieux.AU BUREAU DES COMMISSAIRES Le bureau des commissaires s'est assemblé, hier après-midi, et a étudié plusieurs questions.Les commissaires ont invité les représentants de la compagnie des tramways à les rencontrer cet aprèsmidi pour s'entendre au sujet de l’achat des propriétés nécessaires à l'élargissement du tunnel de la rue St-Denis.Le bureau a décidé d’obtenir des informations officielles au sujet de la c CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES AVOCATS A VENDRE__________ A VENDRE — Os broyés pour volailles.— Gunn, Langlois et Cie, Li-mitëe, 105 rue Saint-Paul Est.A VENDRE — Coebcts du printemps, Leghorn, Plymouth Rock, Wyandott, Rhode Island, aussi poulettes de race.Ferme Avicole Langlois, Saint-Jérôme, Comté de Terre-bonne, P.Q.T.Paquette, gérant.A VENDRE la collection complète rlu journal Le Devoir.S’adresser à W.Morin, Laval des Rapides.DIVERS ARGENT A PRETER •J'Ar A PBKTEn SI,000, si,MO h SM,000 ot ] Plus, première hypothèque, propriétés è 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Geoîfrion, C.R.A rn rue Charlotte, en 1,1 cité de Montréal, seront vendus per autorité de justice les biens et effets de ia dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage.Conditions : argent comptant.PIERRE BIE.N'JOXETTI, H.C.S.Montréal, 2t> octobre lîtlli.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 13442—H.Doré, vs.Dame S.B.de Cotret, et A.de Cotrrt, inis-en-cause.Le quatrième jour de novembre 1916 à Ift heures de l’avant-midi, au domicile du dit mîs-en-cause, A.de Cotret, défendeur, au No 739 me Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit defendeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions • argent comptant.ED.DESROCHES, IC.C.S.Montréal, 26 octobre 1916.j PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal Cour Supérieure No 1366—Roeh Thi-j molcon Beaudoin, notaire, de Montreal, demandeur, vs.Joseph Cohen, de Montréal.| défendeur.I.e Ime Jour de novembre 1916 |à dix heures de l’avant-midi, au domicile 214 Ouest, Ste-Catherine.Moqti FONDE EN 1895 Enseignement individuel le jou ie soir.Positions assurées.Pros] tus sur demande.Tel.Main 309 ANGUS CAZA, Pr Rentrée le 15 août.du dit défendeur, au No 1633 rue Hul son.Appt.No 10, et à une heure de l’aj midi, au No 170 rue laurier ouest, ei cité de Montréal, seront vendus par ; rite de justice les biens ct effets du défendeur, saisis en cette cause, cousis en meubles de ménage, livres, etc., etc.I ditions : argent comptant.L.J.S.BAI TE, H.C.S.Montréal, 26 octobre 1916.Ce journal est imprimé nu No 43 Saiiit-Vfnccnt, à Montréal, par P1MPRI RIE POPULAIRE lù responsabilité Umi J.N.Chevrier, gérant gcuéral.I I_____* *1 < ' « • 4>JkXJ) «mt Jl m >i w’ v> * K* Ai.% k* A.U A.>J LA PARALYSIE Notre Page Féminine LA SITUATION EST AMELIOREE OA NE RAPPORTE QU'UN CAS A WESTMOUNT — ON A ROUVERT LES ECOLES DE VERDUN.*ï m m m mmmi m Lettre de Fadette En Bruyère voulait probablement dire une y ronde méchanceté aux femmes en affirmant "quelles yuérissent de la paresse par la vanité et par l amour.Il est bien charmant! Plût au ciel qu’on put dire des hommes que l’amour les guérit de leurs défauts! A en déplaise à La Bruyère, ce serait plutôt à Véloge des femmes qn un de leurs défauts pût se guérir par le sentiment, et que la femme qui aime fût susceptible d’une transformation totale.Hélas! Vexperience est là pour démontrer lamentablement que l amour qui pretend tout transformer et renouveler dans les âmes n’a pas un régné assez long pour que ces changements à vue soient durables.J’ai une tendance irresistible à donner des figures aux choses abstraites, et je niC' représente les âmes habitées par des esprits bons et mauvais ejui conseillent, suggèrent, entraînent, discutent et sont à lour de rôle moralistes ou séducteurs.Quand l’Amour entre dans l’âme, tous cés petits esprits se taisent, s'inclinent, car il a grande allure, ce Vainqueur, mais je leur vois un scepticisme et une ironie discrètes: ils attendent.et chacun garde sa place.C’est qu’ils savent parfaitement que leur effacement est temporaire et qu’il n'est pas d’amour assez grand pour empêcher un caractère humain de se manifester! Que le grand amour dure au qu’il passe en étoile filante, les petits esprits intérieurs, un instant éblouis et étourdis, recommencent bientôt èi s’agiter dans les pauvres âmes que le plus parfait amour ne peut refaire! Je conseillerais donc aux jeunes filles qui croient fermement que leurs défauts dépendent de leur entourage, et que le mariage fera épanouir leurs perfections, de se guérir vite de cette illusion, et de chercher i se bien connaître afin d’être en garde contre leurs tendances fâcheuses.Oh! je ne médis pas de l’Amour, c’est un grand maître et qui les aidera certainement à trouver le meilfeiir de leur âme, mais qu’elles ne se flattent pas de devenir des anges sous son empire; elles seront ce qu’elles sont, et peut-être un peu pires, car elles auront plus de contrariétés et plus de causes d'énervement.L’Amour qui transforme — car il existe — est de qualité précieuse et rare et on le chercherait en vain dans les petites âmes frivoles et légères: elles ont surtout besoin d'adulations et elles ignorent la grandeur du don absolu de soi que met dans un être humain l’étincelle électrique qui accroît les /acuités, fait rayonner la vie et donne de l’intérêt aux choses les plus banales.On a vu des petites filles vaines et égoïstes devenir des femmes dévouées et sérieuses parce qu’elles aimaient.metis c’est Vexception, comme tout ce qui est 1res beau.Ces petites filles avaient conservé un coeur pur qui ne s’etail pas eparpille dans les flirts et les jeux de coquetterie, et c est pourquoi l’Amour y devint le souverain et commanda aux esprits intérieurs qui se soumirent et furent ses esclaves.FADETTE.LE CHIEN- ET-LOUP Ma chère enfant, Comme toi, plus encore que toi, peut-être, j’ai, naguère, savouré profondément le “chiea-et-loup”.Ce n’est déjà plus le jour avec son incessante fièvre, et ce n’est pas encore la nuit avec sa morne immensité; c'est l’heure douqç où, pour les êtres jeunes et heureux, la vie parait s’envelopper d’un voile transparent qui n’en cache point les attraits, mais en atténue les imperfections.Et c’est alors que l’on jouit de vivre, d’être entouré d’amis et d’aimer p.uir son propre compte.Alors aussi que l’on rêve à des riens, mars des riens joüs resplendissants comme les étoiles qui déjà naissent dans l’azur pacifié du ciel; alors surtout que l’on se taille un avenir aux couleurs brillantes de l’espérance, car le “chien-et-loup” est fait pour ceux qui ont encore un aveni".Il est infiniment moins savoureux pour ceux qui ne vivent plus que dans le passé, car l’ombre qui descend sur les plaines leur apparaît comme un présage de la nuit sans fin où ils s’enfonceront bientôt.Il n’est plus de rêves pour eux, sinon des rêves endeuillés, et ils ont tellement feuilleté la vie qu’ils n’y cherchent plus de secrets; bien plutôt seraient-ils disposés à compter les amitiés et les amours qu’ils ont dû abandonner morts sur le chemin.Heure indiciblement triste pour les vieillards qui se hâtent d’allumer leur lampe afin que la lumière fasse fuir tous ce:, spectres, heure où, comme te dit Sully-Prud’homme: “Sourdement, sans qu’on y pense.“Le noir descend des yeux au coeur.” “J’ai parfois traversé des heures bien isolées dans ma vie, ajoutait-il; mais quand le soir descend et que, peu à peu, les bruits du monde cessent, que tout se tait, complètement, alors je comprends, dans toute son étendue, je comprends ce que veut dire ce mot: solitude”.Tu es encore jeune, ma filleule, et, de longtemps, tu n’auras pas à désapprendre la saveur du “chien-et-loup”; je voudrais toutefois que lu emploies cette trêve quotidienne non plus à formuler des reves imprécis, fragiles e: inconsistants comme tes nuées, mais à écouter autour de toi le rythme austère de la vie et surtout à te reprendre au monde qui a le don funeste de disperser l’esprit et le coeur, As-tu remarqué qu’au contact trop fréquent d'une société plus ou moins superficielle et presque toujours égoïste on perd chaque jour un peu plus de soi, de sa personnalité, quand ce n'est pas de sa valeur morale?Etres mobiles sur une terre mobile, notre véritable point d'appui éternellement Stable, c’est Dieu; et il es! vrai que, malgré des affirmations d'une sympathie enthousiaste, nous durons ptu dans les autres.Misère de nous, nous n’avons pas même la faculté de durer en nous-mêmes! Car notre existence intérieure, je veux dire nos pensées, nos impressions, nos sentiments d'aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier pas plus qu’ils ne seront ceux (le demain.C’est comme un écoulement perpétuel de notre “moi” dans un autre “moi” tellement vague et indistinct qu’on ne saurait lui appliquer un nom pour le personnifier, or "nous avons besoin de noms pour accrocher nos amours et nos haines”.Faut-il donc prendre son parti de cet éiçt de choses, se résigner lentement à cette dépossession progressive et constante de ce qui fait le meilleur de nous, et, selon ie mot de Byron, à sceller “le tombeau de sa propre âme?” En tombeau, soit; mais que du moins on allume devant lui une b'nîpe.il me paraît qu’il existe un moyen d’échapper à cet effritement continuel de soi et de se faire une âme vivace, ce moyen, c’est la réflexion.Réfléchir, c’est mettre comme un arrêt sur le temps et les choses; réfléchir, c’est se retrouver alors même qu’on s'est perdu dans le frôlement des frivolités de la vie; réfléchir, c’est reprendre, au moins par éclairs fugitifs, la pleine possession de soi.Sainte Thérèse affirmait qu’un quart d’heure de méditation quotidienne nous vaudrait sûrement ie paradis; je dis, moi, que si, chaque soir, on accordait dix minutes de réflexion à un sincère et viril examen de conscience, on préviendrait bien des sottises.Le “chien-eWoup” ne pourrait-il eu e avantageusement consacré à cette reprise de soi.puisqu’il est l'heure benie du repos et du recensement de l’âme?Certes il ne faudrait point que ce recensement confinât à une sèche analyse: de même que le corps qui abuse du plaisir et de la bonne chère en vient à trouver fades les mets les plus goûteux et les joies les plus dé-lectables parce qu’impuissant désormais à se les assimiler, de même une dissection trop constante et trop raffinée émousserait l’acuité de l’esprit et dü coeur.Mais autre chose est de se replier égoïstement sur soi-même comme si chacun de nous était l’univers tout entier, autre chose est de se citer à son propre tribunal pour s y accuser de ses fautes et de ses imprévoyances el trouver le moyen d'y remédier à l’avenir.Quel exercice psychologique vaudrait ret examen journalier où l’on repasserait avec soi-même les efforts réalisés et le bien qui reste encore à accomplir Ce serait ainsi faire l'oeuvre d'un inspecteur d’hygiène qui ne craindrait pas de descendre jusque dans les sous-sols d’une âme perpétuellement menacée par des vapeurs infectieuses.Car si Joseph de Maistre a pu prétendre qu’il avait en lui tout ce qu’il faut pour faire un scélérat, à combien plus forte raison pourrait-on le dire de la femme si apte à se laisser pénétrer par l’ambiance grâce à sa trop grande impressionnabilité?Ne crains donc pas de consacrer le “chien-et-loup” à cette visite domiciliaire, ma chère Mad; outre que tu y trouveras le moyen de remplir ta destinée ici-bas, ce sera prendre un petit quart d’heure pour être heureuse, s’il est vrai, que le bonheur a pour condition le “Connais-toi toi-même” du philosophe ancien.B.-BONTOUX.RECETTES SOUPE TOMATE AU LAIT.% bniic de tomates.1 cuillerée à thé rase de sucre.% cuillerée à ihé de soude.V* tasse de beurre.1 pinte de lait.1 tranche d’oignon.4 cujjlerées à labié de farine.1 cui'leréc à thé de sel.Vit cuillerée à thé de poivre.Echaudez le lait avec l’oignon ; retirez l'oiguôn et épaississez avec de la farine mêlée à de l'eau froide.Faites bouillir 20 minutes, en agi- PAYSAGE RÊVÉ Les arbres sont très hauts souverainement calmes, Et, quand le vent du soir les effleure, on dirait Qu’un vol de grands oiseaux passe sur la forât, Tant sont mélodieux les soupirs de leurs palmes, La rivière s’en va, tranquille, sous les bois, El son murmure est doux comme une voix d’amie Par (pii toute douleur en l'âme est endormie, Et qui, pour écouter, s’arrêterait parfois.' O vision de paix et de béatitude! Oh! pour être jamais, trop lointain et trop beau.Le rêve de laisser couler comme de l’eau.Ma vie en celle calme et fraîche solitude! Le rêve d'y marcher dans l’herbe et dans la mousse, A jamais oublieux des souffrances d’antan, Le rêve d'y guérir de l’amour, et, pourtant, D’y pleurer quelquefois d’une douleur très douce.Louis MERCIER.tant constamment au début.Faites cuire des tomates et le sucre pendant 15 minutes ; ajoutez la soude, passiez.Combinez les mélanges et coules dans un vaisseau où chauffent le beurre, ie sel et le poivre.Flamme moyenne.POT-AU-FEU.Faites fondre dans une lèchefrite une petite motte de beurre ; quand elle est bien chaude, mette;:-y votre rôti et faites-le roussir en le retournant de tous côtés dans la lèchefrite.Evitez de le piquer, pour n'en pas faire sortir le jus.Mettez la viande roussie dans un pot-au-feu en fer chauffé, versez de l'eau dams la lèchefrite pour en détacher ie jus et versez-le sur la viande.Fermez bien et placez sur ILanume haute jusqu’à ébullition ; baissez la flamme et laissez cuire lentement, pendant 3 heures en retournant la viande tic temps en temps.Tenez environ 1 tasse d’eau sous la viande, et 15 minutes avant de la tirer du pot-au-feu, saupoudrez la viande de farine et de sel.Otez la viande et liez la sauce.On peut servir des pommes de terre roussies avec le pol-au-feu.Faites bouillir des pommes de terre blanches ou des patates jusqu’à cuisson presque complète, rouilez-lc.s dans la farine, metlez-les dans la sauce, dans le pot-au-feu, une fois la viande enlevée ; quand elles sont roussies, ôtez-les et mel-tez-les dans un four chaud, pendant que la sauce se lie PATE AUX POMMES.4 ou 5 pommes sures.1-3 tasse de sucre.% cuillerée à thé clc muscade râpée ou de canelle.Vs cuillerée à ithé de sel.1 cuillerée à thé de beurre.1 cuillerée à thé de jus de citron.Pelez les pommes, enlevez le coeur et tranchez mince.Garnissez le fond d’une tourtière de pâle.Mettez un rang de tranches de pommes autour, à un doigt du bord, jusqu’au milieu.Empilez le reste.Mélangez sucre, épices, sel et jus de citron, et saupoudrez-en les pommes ; enfin de petites mottes de beurre sur le tout.Humectez les bords du lit de pâte inférieur et appliquez la croûte en pressant sur les bords.Faites quelques trous dans la croûte pour révaporisation.Mettre le jus de citron, si l’on veut.Certains cuisiniers croient que quelques grains de poivre bonifient, ce plat.Cuire 45 minutes.Flamme basse, mais pas trop.FLAN EN TASSES.4 tasses de lait chaud.4 oeufs, y.tasse de sucre.Ai cuillerée à thé de sel.Muscade Battez légèrement les oeufs; ajoutez le sucre et le sel ; versez-y lentement le lait chaud.Coulez le mélange dans des tasses ; mettez les tasses dans une lèchefrite avec de l’eau chaude et saupoudrez un peu de muscade^ sur chaque tasse.Cuisez sur flamme basse jusqu’à ce que le flan soit assez ferme pour ne pas coller au couteau.Ne laissez pas bouillir Teau, île flan tournerait en petit lait.BELLE SOIRÉE A ST-HENRI Ce soir, jeudi, 26, il y aura, dans la magnifique salle du collège Saint-Henri (angle Saint-Jacques et Collège) une soirée dramatique et musicale organisée par le Cercle Paroissial Saint-Henri.On y interprétera “Yvonnik”, drame en trois actes, suivi de “Une minute trop tard”, opérette en un acte.M.Flavien Tourangeau, baryton-soliste à Sainte-Brigide, élève de M.Arthur Laurendeau, et AI.Lucien Tourangeau tiendront les rôles d’Arsène et d’Anténor.M.Bernard Boucher, ancien cfève de M.Hector Dansereau, et dont le talent est bien connu, sera au piano.Le prix d’entrée est de 25 sous.AU BÉNÉFICE DE L’HOSPICE GAMELIN Les demoiselles de !a paroisse du Sacré-Coeur, soi» la présidence de M.ie curé J.H.Cousineau, sont à organiser un grand euchre au bénéfice de l’oeuvre de l’hospice Game-!in.Le cercle Plessis, de l'A.C.J.C., a bien voulu prêter son concours à celte fête, qui ne manquera pas d'ê-, tre aussi intéressante que charita-' ble.Ce euehre aura lieu ce soir, 26 octobre.I RIEL N’ETAIT PAS SAIN D’ESPRIT M.MONTARVILLE DE LA BRUERE DONNE LECTURE D’UN DOCUMENT INEDIT DEVANT LA SOCIETE HISTORIQUE.Au cours de la réunion-de la Société Historique de Montréal tenue hier soir à la 'Bibliothèque Saint-Sulpice, M.Montarville de la Bruère a donné communication d’un manuscrit inédit de Louis Riel, écrit à Monseigneur Taché de sa prison de Regina, le 24 juillet 1885.Dans cet écrit, le supplicié de Regina se place en prophète, fait part du transfert du siège de la papauté au Canada, et indique Mgr Taché comme successeur de Léon XH); il annonce aussi l’établissement de colonies européennes surtout dans l’ouest, dont une nouvelle Belgique sur Tile de Vancouver et une nouvelle Judée sur le continent, de plusieurs autres colonies, paraissant par là prédire la présente guerre, à la suite de laquelle la monarchie serait rétablie en France.Tous ces documents prouvent la folie du malheureux Riel en matière de religion.Avant l’ajournement un comité a été formé parmi les membres de la société pour procéder à la rédaction d’un dictionnaire historique du Canada; en font partie: AI.Victor Alo-rin, président; M.Napoléon Brise-bois, secrétaire; AI.l’abbé Chartier, AI.E.Z.Alassicotte, M.A.Fauteux, AI.C.Hébert.Al.O.Lapalice, M.Em.Miliaire.AI.Montarville de la Bru-ère, M.le Dr Chabot.Cinq membres nouveaux ont été admis au sein de la Société Historique de Aîontréal: M.l’abbé Dubois, du séminaire de Sainte-Thérèse, M.le notaire 'Coupai, de Saint-Remi, MAI.Malchelosse, Lavallée et Cantin, de Aîontréal.• Quoique les germes de la paruly-jsie infantile puissent être -pris dans le lait, l’eau ou l’air, il ne s’est pas déclaré d’autres cas hier, soit à Montréal-Ouest, soit à Verdun ou Outremont.On a rapporté un cas à Westmount hier matin et un mort, mais comme c’est le premier cas depuis la semaine dernière les autorités croient que la situation s’est améliorée.Si les méthodes qui ont été en ! usage à New-York peuvent être em-i ployées ici d’une manière pratique-par les batérioiogistes, il va être possible de considérer cette maladie comme guérissable.Pour prévenir en autant que faire se peut cette maladie, le docteur, Boucher dans une entrevue avec j l’ingénieur en chef et le surintendant; de l’incinération, a décidé de faire un second nettoyage de la ville, nettoyage auquel tous les citoyens sont priés de prêter leur aide.Les ruelles vont être nettoyées complètement, et les citoyens devront faire le ménage de leurs cours, et en général de tous ces endroits qui sont généralement négligés.A Verdun les maisons où deux en-fans étaient atteints de la maladie ont été isoiées, et dans les deux cas, il n’y a qu’un enfant dans la maison, ce qui élimine de beaucoup >le danger de la propagation.Aucun de ces enfants n’allait à l’école, mais cependant dans un cas des enfants de la maison voisine ont joué avec le petit malade, et ils ont été gardés à la maison, leur classe désinfectée.Maintenant toutes les classes sont rouvertes à Verdun.MYRAND& ROUSSEAU, Propriétaires.Spécialistes en ronfections pour dames et demoiselles.Costumes, .Robes et Manteaux.284 RTE-CATHE-R1NE OUEST.'i ' EUCHRE DE LA ST-VINCENT DE PAUL Il y aura ce soir, dans la salle pa-j j roissiale, rue Christophe-Colomb,1 i une partie de cartes, euehre, orga-| i nisée par la Société Saint-Vincent i de Paul, conférence Saint-Etienne.I Le prix du billet est de 25 sous.MESURES CONTRE LA SPÉCULATION LE GOUVERNEMENT SE PREPARE A ADOPTER UNE LOI POUR PRE i EX IR L’A l JG MEN TA TIOX DU COUT DE LA VIE.Ottawa, 26.—Le gouvernement est à considérer un grand nombre de suggestions sur les moyens à oren-dre pour améliorer la situation créée par la hausse excessive du coût de la vie.Les meilleures de ccs suggestions vont être réunies et deviendront loi immédiatement sous Pacte des mesures militaires, sans qu’il soit nécessaire d’attendre la session du Parlement.On va s’occuper surtout d’empêcher -la hausse des prix en se servant des moyens artificiels, tels que l’accaparement des marchandises et l’emmagasinage sur une grande échelle par les spéculateurs.L’arrêté ministériel, qui pourvoira aux moyens à prendre pour faire face -à la situation n'a oas encore été préparé, niais on croit qu’il contiendra entre autres une organisation dans chaque municipalité ; on définira clairement ce qui constitue une manipulation illégale des LES costu St-George $ Ont le cachet de tout ce qu’il y a de mieux, en ce pays et à l’étranger, en fait de main-d ’ oe u v re et de matériel.VENDREDI ET SAMEDI.— Un rubais spécial de 20% sera accordé sur tous les costumes en magasin.0 VENEZ DONC CERTAINEMENT faire votre achat au Saint-George; les petites boursYs y trouvent de quoi satisfaire leurs désirs tout aussi bien que les portefeuilles les mieux garnis.SERVICE.— Une attention tout à fait personnelle et très avisée aux besoins de nos clients est un service très apprécié et qui ne le cède seulement, comme importance, qu’à l’incomparable façon de nos modèles.denrées.On croit aussi que le gouvernement va établir un système d’ins-oeetion.oui aura pour but de voir à Hé'-rminer en temps la quantité de nourriture qu’il y a dans 'c pays.El tout ceci marchant bien, on espère prévenir la hausse des spéculateur^.' 'Le sous-comité ministériel est à considérer les suggestions énoncées et on attend un rapport officiel sous peu.JUJU'S LC PLUS GRAND MAGASIN DE MONTREAL Nous apportons un soin tout particulier à remplir les commandes par la poste et le téléphone.Uptown 7600 AIJVQrS C PLUS GP*ND MAGASIN DE ^.ONTRCAL Très spécial pour demain longs manteaux noirs ou marine, tailles pour demoiselles et dames, collet haut, garnis de velours, ceinture de même tissu tout le tour de la taille, parements doubles.Valeur de $15.— pour — $9.98 Premier étage.— Commandes par poste remplies.Voici quelques-unes de nos offres au rayon des articles de ménage Seaux à charbon laqués 33c Lourdes bouilloires rie lavage en ferblanc, grandeur 8 ou 9 .69c Plats à vaisselle en fer-blanc, 8 pintes .19c Seaux à déchets en tôle galvanisée, de $2.25, légèrement avariés .98c Rôtisseur et gril combiné, de 35c, pour .19c Fers de $1,50, 3 par série, fini nickelé .98c Sas à cendres de bois, avec long manche .15c Balais rie maïs, bonne fabrication, 4 cordes 29c Chaufferettes Québec, No 2, avec intérieur tonte en brique rie bonne qualité .$3.98 Vadrouilles en coton, bonne fabrication .25c Pétrisseurs à pain Universel, grand eurs pour 8 pains .$2.49 Essoreuses,rouleaux de caoutchouc de 11 pouces, engrenages recouverts.$4.98 Machine à laver, facile à manier.$4.98 Lèchefrites inusables, ' rebord double .59c Quatrième étage.— Commandes par poste remplies Au magasin du sous-sol Magnifique assortiment de nouveautés pour la veille de la Toussaint.Prix 5c, 10c, 15c et 25c lO livres ^ nulé .du meilleur sucre gra- 79c AVEC COMMANDE.—UN LOT A CHAQUE CLIENT Téléphoner, votre commande ce soir.—Uptown 7600 20 téléphones à votre service de 6 heures à 10 heures p.m.Thés d*Almy, la livre, 28c, 33c, 38c et.43c 2 livres, 55c, 65c, 75c et .85c Calés délicieux : Favorite, canistre «le 1 livre .29c Morning Glory, la livre .35c Moka et Java, la livre .38c Cacro de Fry, Lottes de livre.T 23c Chocolat pour cuire de Hakcr morceaux tic U| livre .15c de Vj livre.23c Saumon Clover Leaf, boîtes de 18c et de.30c Sardines de choix, dans l'huile pure, la boîte, 6c, 10c, f2%c et.!5c Harengs Pilot, grosse boîte .15c Harengs avec sauce aux tomates.2 boites.25c Homards frais, boites de 25c, 28c, 45c et.50c Paris Pâté, 10c, 3 pour .29c Morue ou merluche, la boite 14c Pommes rouges, le panier .Raisins Tokay, la livre .Citrons, la douzaine .Haltes fraîches, le paquet .Figues, le paquet, 10c, 12V2C et.Figues en boîtes, In livre .Bananes, la douzaine .G livres d’avoine roulée .Ci livres de farine de maïs t> livres cîr farine Graham .fi livres de farine d’avoine, 3 «jualites.0 livres de sarrasin .¦1 livres de pois éealés .3 livres de fèves blanches .4 paquets de farine d’amidon pure d’Aliny.4 paquets «le maïs Quaker ou floconneux.Savon Itarsalnu, 1 morceaux Savon Gold, 5 morceaux .Farine à levain de Br«xlie, le paquet 20c et.25c Magasin ouvert le samedi soir jusqu’à 10 heures pour voire commodité.l£ PL.Uti.6RAM) K MAGAJUft Articles de toilette Papier toilette crêpé blaqc, rouleaux de 10 onces 10c ou la douzaine .95c Balais à vêtcnicnts.gran- de dimension .12'/ic Crème de Hind .30c Sels d’Abbey 19c Poudre I)jer Kiss.4 cou- leurs .50c Pàtc dentifrice de Taylor 19c Peroxyde, la meilleure qualité : bouteille de 4 onces .15c bouteille de 8 onces .25c bouteille de 16 onces .39c Eponges de caoutchouc 15c Brosses à dents .10c 3 pour 25c Poudre dentifrice Pebe- co 39c Bromo Quinine .19c Limes à ongles, flexibles 10c Email pour les ongles .10c Hants en caoutchouc rouge, grandeurs as- sorties, la paire .39c TIMBRES de guerre GRATIS / VOL.VII.— No 252 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 2(> OCTOBRE lîUG PROVINCE UE OEE.ni.E, CHAMBRE DE COMMERCE Municlpnllté du villiigc de NomliiHiBui' AVIS PUBLIC fumez le tabac canadien [commerce et finance] LA MATINÉE A LA_B0URSE LES AFFMHES COS TIM EST D'ETRE XOMHREl'SES, MUS LA COTE SE MULE VOCLOIR S'ORIENTER DIVERSEMENT.— LES ACIERIES.ÇA ET LA K> volum .* cortaines do r-lu 110-ant des Vil- l'C- Est-re l’inévitabk' réaction qui s'unnonce, après i'essor , nior.s jours?Toujours es -u 2 mil-tète du mouvement.Celte action a j lions à leurs actionnaires, soit plus millions d’nuigmentation l.’Iron Age d’aujourd’hui, dans sa revue heb lomudüire du commerce du fer et de l'acier, dit que le ralentissement de la demande de ces deux produits ne se fait pas encore sentir I el que les prix d'acier mi-ouvre ac-cment une plus-value de A1 à #20 sur ceux de l’an dernier, tandis que ! les objets fabriqués coûtent de $20 jà $20 de plus 3'< 53 N'.i S.4C1.Ul ] U(H Can car.42 41 pnv.' v I.73 OfUy.Mill.iis1,., ih Can.Cem bteô fH'a " priv ‘ pnv.^6 JC'.Ont.St.Pro.11 .ra«.C«t.t.h- 60L, OU.U.A p.puv.^ b.M l’eninati!*.7o ! 74 C».COÜT.t ¦ .^uébsc Ht Stria.Woods' 34'., 341 Cnn.Found.190 Can.G.KIec.i 120', l‘i0'4 bhavrinig.135 i 131 C»u.Pacif.| n.1'4 17 4 Sherwin V\‘ i .-i 57 Can.Loco.{ 54X 31 ï'pa.Rir.Oo 1S ! 17*.•• pnv.] .“ priv.j r»i> i o 4 Cnn.S.Linen J 34 St.Co.ol C.1 t-3'te, ' ô.V-.Carriage F.Céda.Hapid “ priv.| Tor.Rjr .j 92 :.' îteXj 89 Co.M.&Srn.priv.Crown Re» 0 Tooke llro Det.Un.H’y! 11 • H tetiK priv,1 Dom Bridge 211 .Tuck.Tob.Doux C.C o • • 925, pnv.Don», I.pfd •H Twin City.Dom.S.Co " Priv- DomPark.Dota.T C .atiL 6ü Winn.Ky.“ priv.i ••• • ftanques — .Good w Co Hr.No.Atn." priv.Commerce Hill.Collie.1 >ominiou.Holl.MincH'29.00 Hamilton.111.Trac.pd iHcchelaga 148 i 115 Laur.Com.l -’13 I-.ol W’d C.2uya Impérial .Me relia* u i/0*v 170 “ priv ; - Molson».189 MacDo.Co.i ‘1 Montréal., 225 221 priv N ntionale Me«.!.5[R Nova-Scott 256 ! 255 priv Oi tawo.îOik'.M.AS.P., Québec.105 i.‘ priv.• .Royal -’Uf, 210 M.L.H.HP Standard.Mt.Cot.Ud ¦ Toronto.'¦ pnv [ fili 55 Union- | 135 Mett.Cm.' 10.5 i ci refoulenl les Roumains et les Russes.Après la France,'l’Angleterre négocie à New-York un emprunt et celui-ci est de trois cents millions, (l’est dire que 'l’une et l’autre sont déterminées à continuer indéfiniment la, guerre, Leurs besoins augmentent à mesure que grandissent les nécessités militaires, c’est ce (pii explique les commandes qu’elles offrent à qui en veut et sans regarder aux prix.La question était, hier, de savoir si l’industrie américaine pourrait suffire à la tâche qu’on lui donne, (’.elle d’aujourd’hui fait craindre que la matière première vienne à manquer, d'où une hausse du fer à prévoir.La campagne électorale n’enflamme pas les masses, mais en dépit des apparences elles n’y sont pas indifférentes.Toutefois le prochain président n’aura pas une grande in-, fluence sur le mouvement commer-j cial.Du moins en ira-t-il de même; aussi longtemps qu'existera la situa-j tion actuelle.La personnalité de Thôle de Maison Blanche ne prendra toute son importance qu’à l’heure où se poseront les problèmes d’après guerre.Ce :st ce dont se préoccupe le monde de Wall Street et c'est pourquoi, à tort ou à raison, il donne à Hughes son adhésion.Les valeurs ont, pendant la journée, fait montre d’incertitude, de lourdeur.A en observer quelques-unes on avait vite l’impression d’une de ces liquidations (pii annoncent une réaction prochaine.Par contre d’autres montaient et à rapide allure.De ce nombre est le Rock Island dont la plus-value, en prévision de la réorganisation de la été de neuf points.Le baromètre du marché, ne donnait aucune indication précise, permettant d’agir à coup sûr.En résumé on peut dire que les facteurs de la situation poussent irrésistiblement les valeurs en montée, mais qu’une réaction momentanée I est possible.L’opérateur en prendra avantage pour s’engager à la hausse! sur un marché assaini par une bon-! ne liquidation.!) novembre, à Ottawa.Elle devait ja\oir lieu à Toronto, mais la maladie du président, M.George Burns, a fait opiter pour ia capitale canadienne.* On croit que les conditions d'achat d’une portion du réseau du | (.hemin de fer Ouébec-Sagucnay.j par l'Etat seront débattues, lundi prochain, devant la Cour de l’Echi-quier.^ * * * i Une dépêche de Cincinnati mande cpie le conseil d’administration su Ivan»', a été élu nour trois ans, par Tassemblée générale des actionnaires de la Cleveland, Cincinnati.Chicago and St.Louis Railway Co.(Big Emir Boute), tenue liter : George F.Baker.William C.Brown, William A.Newman, Harry A.Worcester and William K.Vanderbilt, fils.La Cincinnati Northern Railroad Company a égalemem' tenu sa réunion annuelle hier, élisant le conseil qui suit, nour une période de trois ans : William A.Newman.Harry A Worcester, George iR Sheldon.Alfred H.Smith et Leonard J.Hackney.BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dtipuis, courtiers, rue Saint-François-Xavier Nos 95 et 97.Montréal.— — Valeur» Ouver- Midi Valeur» jOuw Midi ' lura | fur» AllisCh.or.Itl'p.Copi.65 Alli.Ch.pr.lin.Ra.Tr 17b; AmsAii hr.l.ehigh Val.83K 8ote Am.H.Sug, 103 102'., Ma;;.Moto.S8?4 88 te Am.Can 61 Mex.Petro.HDte i 19 b Am.CarFo.68 67Çh îWi»s.Pac'f.9 b, Am.J.oco.795 7m mt: Nai.Lead Am.Smelt.109}c la livre H pour.—Au roz-de-chnussée.REMEDES BREVETES ET ARTICLES DE TOILETTE A PRIX COUPES Savon Glycérine “Taylor”.Valeur de .15, 3 pour.25 Poudre de Talc, 1 livre.Valeur de .25.Spécial 3 pour.25 Avec commande seulement Pilules Blaud.Valeur «le .25 pour .19 Pilules Rouges.Val.de .50 pour .33 Pilules Carter, de .25 pour .15 Liniment Minard, de .25, pour .19 Kmulsion Scott, de 1.00 pour .93 Peignes «ie .25 pour.15 Ray Rhum, de .19.Spécial, 2 bouteille pour.25 Eau de Riga.Valeur de .25.Spécial, 2 pour.28 Eau «le Vichy “Augustin”.Valeur de .25.Spécial, 2 pour .27 Lait Malt Horlick.Valeur de .50, pour.38 Pilules au Genièvre (Gin Pills) Valeur de .50.Spécial.31 Sacs à eau chaude, en caoutchouc, 2 pintes.Valeur 1.25.Spécial.87 Seringue-fontaine en caoutchouc, 2 pintes.Valeur de 1.25.Spécial .87 Savon Castille, 100 pour cent pur.Valeur de .15.Spécial.12 Coton absorbant, paquet de 1 livre.Valeur «ie .50, pour .25 Epingles, de .05 et .10.Spécial, â pour.05 Peroxyde, 1 livre.Valeur de .50 pour.29 Acide borique, pour .05, .10 et .2.5 brosses à dents.Valeur de .15 à .25.Spécial, 3 pour.25 Pâte h «lents de .25 pour .Brosses à mains Taylor”.Valeur .19 .10 à .50 DE 8.30 A 9.30 HEURES A.M.UcmoK-lobine Deschiens.C|"7 Valeur 1.25.Spécial .* Timbres de guerre compris —Au rez-de-chaussée.LE MARCHE A VIANDE DUPUIS VOUS EPARGNE DE L’ARGENT TELEPHONE EST 4510 SPECIAUX DU JEUDI .SOIR PAR TELEPHONE, DE 6 A 10 HEURES, P.M.Aiglefin (haddock) frais «le Portland, livre, , , Jjjgjf/p Fromage canadien doux, pC livre.¦Éwtîy Graisse pure en chau-dière de 3 livres, pour Beurre de crémerie «le conserve, livre.421/fc Par lots de 5 livres, livre* .42 A la boite «le 56 livres, livre .41% Beurre «ie ferme très bon, livre .39 A la tinette de 35 livres, livre .38 Graisse composée, chaudière, de 3 livres.54 I Volailles préparées pour i pâté au ragoût, livre ¦xïU Oeufs très bons, la douzaine .38 Oeufs strictement frais, la «lou- zaine.12 Le meilleur boeuf est encore meilleur marché chez Dupuis cette semaine.Steak «le ronde, livre.19 Steak surlonge, livre.20 Steak extra, 2 livres pour .25 Epaule de boeuf, complète, livre .12% Poitrine de boeuf, livre.lî Croupe de boeuf, livre .17 Rôti de boeuf extra, livre .13% Jarret ou flanc de boeuf (complet), livre.07% Graisse en panne épaisse, livre .19% Graisse composée, seau de 20 livres .3.4 9 Oignons rouges, 6 livres .24 Oignons blancs, 4 livres pour .24 Patates, mesure.30 Sac de 80 livres.2.00 Légumes de toutes sortes —Au sous-sol.f'-ï/M/rét le: magasin du peuple: - 447-449 Rue Ste-Calherine Est, coins St-André et St-Christophe.I N Dupuis.Présidint.Eug.Dupuis.Vict-Prtsidml A l Ougal Dirfd(iir-G«r,nt DUPUIS FRERES.Limit.» MUgMUHBM DUPUIS FRERES.LimlUe.HMgISa-aylj g;i.l et posséder des biens meubles et imineuok's jusqu’à concurrence d’une valeur de cemt mille piastres, de les vendre, hypothéquer, louer, échanger, aliéner et engager généralement ; d’emprunter, émettre des obligations (debentures) garanties par hypothèque, et jjar gage et nantissement, s’il y a lieu ; de percevoir de ses membres des cotisations, abonnements et contributions ; de faire, amender ou révoquer des règlements pour la direction de la borporaGon et de ses oeuvres et pour l'administration de scs affaires; et avec tous autres pouvoirs nécessaires à la dite corporation pour atteindre sa fin ; et aussi, pour autres fins.Montréal, 12 octobre 1916.Guy VANIER.Avocat des requérants.feuilleton du devoir T La fin d’une Walfyi jrie par M.DELLY 7 I (Suite! Je puis changer, pourtant changer d'avis, de goûts, de tout?j —Sincèrement?.au fond «le l’â-j ne?.Non, non, cela, jamais! Ce; que vous êtes, vous le resterez tou-j jours.Et moi non jitus je ne' changerai pas! Brunhilde se leva, eu disant avec! fin orgueilleux mouvement de tête:; —Nous verrons! Un proverbe français prétend qu’il ne faut jamais dire: “Fonlainc, je ne boirai pas de ton eau.” —Avec l’aide de Dieu, on peut faire face à toutes les menaces, à tous les dangers.La jeune femme dit ironique- ment : - Je ne pensais pas que vous fussiez aussi croyant.Vous n'étiez pas tel, il me semble, quand je vous ai connu, il y a deux ans?—Non, mais depuis lois, les événements m’ont fait réfléchir.Quand un homme est passé par la fournaise de celle guerre, il faut qu’il ait Fame bien médiocre, ou bien endurcie, pour ne pas sèntir en lui quelque chose de changé.La physionomie dê Brunhilde s’assombrit.Pendant quelques secondes, la comtesse considéra te visage énergique, aux yeux profonds et graves.Puis, sans continuer la discusion, clic prit congé de l'officier.Après ces visites, Boris éprouvait une sorte de détente.I] en avait pour vingt-quatre heures à ne plus voir sa cousine, à se plonger en foute liberté dans ses souvenirs délicieux, dans ses douloureuses inquiétudes de l’heure présente, Car sa plus grande souffrance consistait dans le manque absolu de nouvelles d’Aniouta, et de l’enfant qu’elle avait dû mettre au monde, depuis que Boris avait été fait prisonnier.Sa chère Aniouta!.Comme elle avait été courageuse, au terrible moment du départ!' Et pourtant, combien elle l’aimait, son mari, son Boris! Combien elle devait souffrir elle aussi, dans cette atroce incertitude, dans ce mortel silence! Il songeait toujours, plus que jamais, à l'évasion.Mais il n'avait pas encore découvert le moyen de la tenter.La surveillance était sévère, autour de lui.A chacune de ses sorties en compagnie de Brunhilde, il s'en apercevait.Et eût-il même réussi à franchir ies limites du domaine, comment gagnerait-il les lignes russes, à travels ce pays couvert de troupes ennemies?Cependant, il ne désespérait pas.Sa nature énergique se maintenait tendue, courageuse, à part quelques moments de dépression qu’il savait surmonter assez vite.Dans les journaux allemands, sous les réticences et les mensonges, il cherchait toujours à saisir la vérité qui apportait à son âme quelque réconfort.Il continuait ses promenades avec Brunhilde.La jeune femme lavait mené jusqu’au lac gris, mélancolique, situé à la limite du domaine.Sur les bords fangeux se dressaient d’énormes roseaux.Aux alentours, des futaies sombres, encore dépouillées, bornaient tristement l’horizon.Le paysage était lugubre, sous ce ciel maussade, et Brunhilde elle-même en convint.—Oui, notre pays n'est pas beau.Mais il en sort des à mis fortes, des coeurs d'airain.Par eux fut for-gée la Prusse victorieuse, dont nous voyons aujourd’hui l'apogée.Boris dédaignait de relever ccs paroles.Il restait taciturne, imlif-férent, complètement inaccessible pour l'orgueilleuse Brunhilde, que celte défaite exaspérait.Un après-midi, tandis qu'us revenaient d’un pas vif dans la direction du château.la comtesse, demeurée silencieuse depuis un moment, dit tout à coup: —J'ai appris ce matin la mort de mon cousin Slrelzbach.Blessé grièvement en Champagne, et trais- I porté dans une ambulance française, il y a succombé.Vous vous | rappelez, le baron de Stretzbach ?—Certainement.Il était assidu chez Mme Sternof.—Et il ne vous avait pas en grande sympathie.Vous étiez un rival trop heureux — près de la jolie princesse Etschef, entre autres.Ce pauvre Wilhelm!.Réellement, il vous détestait! Je t’ai plaisanté plus d’une fois à ce sujet.Mais si vous vous étiez trouvé en face «le lui, au cours de cette guerre, je crois qu'il aurait tout risqué pour ne pas vous laisser vivant! Boris dit froidement: —Pour mon compte, je n'ai pas contre lui de particulière animosité.Brunhilde se mit à rire.- -Je le comprends! Vous n'avez pas sur le coeur «te ces défaites fort sensibles à l’amour-propre masculin.Wilhelm ne vous a jamais pardonné celle qu'il a essuyée près de la princesse, ni.l’intérêt que vous a témoigné une autre femme.Le comte s'arrêta, en plongeant son regard dans celui de Brunhilde.—Qui ceîa?Elle sourit, sans témoigner Je moindre embarras.—Vous le savez bien! —Oui, je le sais!.Mais qu'êtes- vous donc, pour me rappeler cela, maintenant?—-Ce que je suis?.Une femme qui se croyait un coeur invincible, et qui un jour s’est aperçue qu’elle pouvait être faible, comme les au-! très.Mais celui qu’elle aimait était supérieur à tous, et elle jugeait possible de lui faire, sans déchoir, lej don absolu île ce coeur jusque-là do-j meure de marbre.Il l’a refusé, parce qu’une autre influence le dominait, à ce moment-là.Boris l’interrompit, d’un ton im-| pératif.—Assez, Brunhilde! Si votre! conscience n’arrête pas sur vos lèvres de telles paroles, la mienne,! du moins, m’interdit de les entcn-l dre.Fille eut un rire sardonique.—La voilà bien délicate, cette j conscience du comte Viavesky! Croyez-vous donc, en m’écoutant ! seulement, faire injure à votre Aniouta?—A clic, oui, et à Cyrille, votre) mari.Une lueur mauvaise jaillit des yeux de la jeune femme.—Cyrille?.Qu’est-i! pour moi?Rien, moins que rien.Il n'existe pas, il n’occupe dans ma vie aucune place.Que peut-on éprouver pour lui, sinon l'indifférence et le dédain?C’étaieni bien en effet ces sentiments, mêlés d’une sorte de haine, qui vibraient dans la voix de bruu-hilde.Boris cul un mouvement d'indignation.—Quelle odieuse créature vous êtes!.Ah! comme je l’avais prévenu, mon pauvre Cyrille! —Oui, mais j’étais plus forte que vous sur sa volonté.Je l’ai mené oii j'ai voulu.C’est votre faute, d’ailleurs.Fintre vous et lui, si j’avais eu le choix, je n’aurais pas hésité.Vous auriez ainsi évité à votre cousin le malheur de devenir mon mari.Et plus tard, ce bon Cyrille, qui serait vraisemblablement demeuré célibataire, à la suite de celte désillusion, vous aurait fait son héritier.—Je n’ai que ceci à vous répondre, Brunhilde: je vous méprise, du plus profond de Fame.il vit blêmir le beau visage et passer une lueur de désespoir furieux dans les yeux changeants.Puis un rire bref, nu peu rauque, s’échappa des lèvres de k jeune femme.A SUIVRE " .12 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 Meme date l’an dernier .Aujourd'hui minimum .40 Même date l'an dernier .37 BAROMETRE : Mi n.m., 29.69; llh a.m., 29.72 ; Ih p.m.29.75.DEMAIN.VENDREDI 27 OCTOBRE S.Frumence, évêque.Lever du soleil .6.39 Courber du noleil.4.5.9 Lever de In lune.7.12 Coucher de la lune.1.51 Premier qunrtier rie la lune, le 2 novembre, a Oh.57m.du soir.MARCHE VERS LE FORT DE VAUX LUS POIUS SOXT ETA H/J S A MOINS Mi CINQ CHATS VHH-CHS DH CETTE POSITION' ET SA CAPTVHE EST PKOCIIAINH.— L'HXXEMI AHFAIHU EST IMPl’ISSAXT A K HAGUE DESASTRE A FARNIAR Un incendie détruit hier soir l’hôpital Ste-Elisabeth—Dix enfants et vieillards manquent à l’appel et plusieurs sont blessés—Emouvants sauvetages des infirmes et des orphelins par les religieuses et les citoyens—Actes d’héroïsme — Pertes de $1 50,000." LES BOCHES SE SENTENT PERDUS US XECTIŒ DISTINGUE IŒYE-WANT DE H EU UN DUT QUE LES A UTOIUTES ALLEMANDES SE PENDENT COMPTE QU’ELLES NE PEUVENT PAS VAINCUE POUR AVOIR LA PAIX.Londres, 20 —York Times) - Le correspondant du “Daily Chronicle” envoie la dépêche sui-vante : Les faits (jiii s'atlâchent à l'attitude réelle de l’Allemagne en guerre m’ont été donnés hier par un représentant neutre des plus distingués t|ui demeure à Berlin.11 parle avec connaissance de cause puisqu’il n’est pas simplement résident de Berlin, mais qu’il est en relations avec les hommes d’affaires et les politiciens les mieux connus.Voici ce qu’il dit : “Nous pouvons dire aujourd’nui d’une manière définie que les aulorités allemandes réalisent que la guerre est perdue, il y a deux faits qu'ils comprennent clairement : c’est que, d’abord, ils voient que, malgré le pouvoir qui reste à l'Allemagne de fabriquer des munitions en très grand nombre, les Alliés la surpassent.Le second point est encore plus important.C’est que les réserves en hommes ne sont pas suffisantes pour mener la guerre à bonne fin.L’offensive de la Somme est très critique.Les Allemands savent que s'ils peuvent tenir les Alliés pendant quelque temps, ils ne peuvent pas le faire indéfiniment, et tôt ou tard les Alliés doivent enfoncer leurs lignes, ils étendent le temps de cet événement à douze mois au plus.Ayant à l’esprit l’importance de ces choses, ils cherchent à obte nir une paix qui ne les montrerait pas comme vaincus, et dans ce but ils feraient d’énormes sacrifices Tous les plans à l’avenir seront ordonnés vers cette fin.Ils se serviront des puissantes forces qui leur restent pour obtenir cette paix dont ils ont si grand besoin.Ils détruiront d’abord complètement la Roumanie, non seulement pour les avantages matériels, mais pour les effets moraux.Us se serviront sans discrétion des sous-marins pour nuire autant que possible à l’Angleterre.Us mettront de côté les droits des nations neutres.L’idée générale est maintenant de conquérir en eausant des embarras.Plus la guerre sera désagréable à l’Angleterre, plus il sera facile de faire la paix.” CONFERENCE DE M.VILLENEUVE LE COMMISSAIRE DES FINANCES PARLERA DF.NOTRE SITUATION MUNICIPALE.M.le commissaire Villeneuve donnera une conférence, jeudi prochain, le 2 novembre, au Monument national, sur la situation municipale actuelle.Il traitera dans les deux langues du bilan financier de la ville de Montréal; il expliquera les principales réformes qu’il a préconisées au bureau des commissaires, entre noires la réorganisation générale des départements à l’hôtel de ville, l’établissement d’une échelle de salaires et certaines autres innovations qu’il croyait urgentes; il définira de nouveau son attitude sur toutes ces questions.M.Villeneuve croit de son devoir de renseigner le public, juste à l’heure où la session provinciale va s’ouvrir.afin que les contribuables prennent les mesures nécessaires pour faire adopter les changements nécessaires.Deux ciloyens influents, l’un Canadien-français et l'autre de langue anglaise, présideront conjointement l’assemblée, qui aura lieu à huit heures du soir.DÉTECTIVE ASSAILLI PAR DES TOMMIES ON VOULAIT L'ENROLER DE FORCE.HABITS DECHIRES.Le détective Gagnon, de la sûreté de Montréal, a été assailli, par des soldats, hier, à Viauville.Selon la (omtume qui sembie définitivement établie au pays, il a été approché par cinq ou six Tommies remplis d'un grand zèle pour l’enrôlement.Comme il ne voulut pas se rendre aux propos alléchants des militai-les, ceux-ci voulurent l'amener de force et il s'ensuivit une ehi- ?ane.les habits du détective furent échirés et ce n'est qu’à l’arrivée e la nolicc de Maisonneuve que les militaires jugèrent bon de se retirer.Le détective Gagnon a raconté les faits au chef Campeau qui s’occupera de la chose.MESSE ANNIVERSAIRE Une messe anniversaire sera célébrée demain, vendredi, le 27.à huit heures très précises, en la chapelle de Nazareth (Institut des Aveugles), rue Sainte - Catherine, pour le repos de l’âme de Madame J.A.Vaillancourt.On est prié de considérer le présent avis comme une invitation.(De noire eniwi/é) l’nris, 2lj.— Les troupes françai-t Farnham, 2(i.— Dix personnes ses eomplélent le plus rapidement garçonnets et vieillards manquent à p o.'.';i b le à Verdun l'avantage leur a donné leur soudaine niiiidi.el suivant les dernières in-|eendie (pii a détruit do fofhd en 'comble, hier soir, vers 7 heures 30, le québecq^ Acheter Demain FAIT SA PART • ««il III Hdl Vmml ’* V I v J I I il I II A IIKI 11 I luge que ! l’appel et plusieurs autres ont été e ruée de blessées, à la suite d’un violent in- formalions, elles ;e sont établies à moins de ÔOO verges du fort de Vaux.On s'attend à recevoir d’un moment à l’autre la nouvelle de la capture de celte position, ce qui redonnerait complètement aux Poilus la lignes qu’ils occupaient le 25 février.Les forces allemande, réagissent si lentement et avec un tel manque apparent de vigueur, à Verdun, (ju’au sens des militaires français, l’ennemi ne possède plus une réserve générale, mais est obligé de distraire des hommes d’un secteur pour envoyer des renforts dans un autre secteur, en cas de besoin.Les rapports au sujet 'îles pertes indiquent que celles des Français sont très légères, de beaucoup moins considérables que le nombre des prisonniers.Une grande partie des soldais mis hors de combat ne sont que légèrement blessés.Le matériel de guerre capturé est considérable.Les Allemands avnieni massé des canons de tout calibre dans le ravin de la Mort el il*; sont tous tombés entre les mains des Français.Les trois généraux de brigade qui sous les ordres du général Mangin, ont mené les troupes à l’attaque, étaient tous lieutenants-colonels quand la guerre a éclaté.C’est le général Joffre qui leur a assuré une promotion à cause de leur science technique, de leur énergie et de leur iniliuli vc.VIF BOMRARDEMFNT DEVANT VERDUN Paris, 20.— L'artillerie allemande a bombardé, la nuit dernière, les positions capturées par les Poilus, dans la région de Vaux et de Douau-morà Verdun, dit le communiqué officiel de eel après-midi, [.’ennemi n'a p;,*; dirigé d’attaque d’infanterie.FRUCTUEUX COUPS DE MAIN DES ANGLAIS l'hôpital Sainte-Elisabeth de Earn bain, dirigé par les Soeurs Grises,' ainsi (pie ses dépendances.Cette conflagration a mis en péril près de; 250 patients, infirmes, hommes cti femmes, orphelins et orphelines aln-l si que vingt-deux religieuses.Tout l’édifice, de quatre étages en brique,' flamba comme une boîte d’allumet-; tes.Ce matin, les ruines fumunles ne permettaient pas que l’on s’appro-; ebe pour commencer les recherches.Les pertes sont d’environ .'((150,000 et les assurances ne couvrent que $30,000.Une enquête sera probablement tenue par les autorités mais rien n’a encore été décidé.Cette conflagration a donné lieu àl des scènes d’héroïsme.Une des religieuses a risqué sa vie en se tenant au haut d’une échelle, au troisième étage de l’édifice embrasé, pour donner les enfants aux pompiers qui se tenaient plus bas.Les flammes l’environnaient de tous eôlés mais elle n’a quitté son poste qu’après qu’elle eut fait sortir tous les enfants qui se, , un al , e.f , ’ • !f,s , trouvaient à sa vue.transportaient jes vieillards La scène devint terrifiante lorsque] C5’ les •lumières s’éteignirent et que les!161,1111 enfants qui se trouvaient encore] dans l’édifice se mirent à crier et à se lamenter.A un moment la rumeur] a couru que cinquante enfants étaient ensevelis sous les décombres.On a pu s’assurer que cette rumeur est fausse.Les religieuses sont occupées ce matin à rechercher ceux qui manquent à l’appel.Ce travail est très difficile par le fait que nombre d'enfants ont été héberges par des familles du village et de la campa; gne.Aucun cadavre n’a encore été retrouvé.ON DONNE L’ALARME.Peu après 7 heures 30 on aperçut de la fumée sortant de l’édifice.Avant que l’alarme fui donnée, les firm mes avaient déjà envahi tout l’édifice ; avec une rapidité extralong l’origine de l’incendie.La veille, à K) pieds de l’endroit où il pril naissance, un léger feu de cheminée] s’était déclaré.Tous, cependant,] s’accordent à dire qu’il ne fui pas la cause du sinistre d’hier.Pari mesure de prudence, la supérieure; de l’hospice avait même, cette nuit-j là, veillé jusqu’au lendemain.D’après la version la plus plau-] sible, le désastre aurait pris nais-' sancc dans une chambre noire affectée à l'emmagasinage du linge, l’origine en est des plus mystérieuses.Il était 7 heures 1-2, lorsque les flammes furent découvertes, selon toute probabilité, une relignu-: se du couvent de Présentation, donna l’alurme.Les pompiers de Farn-1 ham, aidés de plusieurs citoyens, se hâtèrent vers le lieu du sinistre, mais avant qu’ils eussent pu travaillé efficacement, les flammes avaient déjà fail des progrès énormes.Sous j la surveillance si es religieuse*;, dont J tous s'accordent à vanter la condui-¦ le héroïque, les enfants furent con-' doits sur la galerie.Cependant cpie l’on ouvrait les sacs de sauvetage, quelques-uns d’enlre eux affolés se jetèrenl à bas de la galerie, A l’arrivée des échelles, quelque peu retardées, cinquante furent descendus, Seuls quaire disparurent d’un autre coté ; les religieuses en lieu sur, au nombre de 100, hommes et s.On ignore encore combien d’entre eux ont péri.La rumeur veut que ce soit 5.On essaya mais en vain au coins de l'incendie de sauver le Saint-Sacrement.De l’hospice cl même de ses dépendances, il ne reste plus qu’un amas de cendres et de pierres.L’édifice, construit en briques, datait d’une cinquantaine d’années, il était affecté à l'hébergement des vieillards, des orphelins et orphelines.Au moment du sinistre, il y avait 23 religieuses, 51 orphelins, 40 orphelines et 100 vieillards.ordinaire le feu se propagea le Ides corridors, remplis de fumée.C Londres, 26.— “Pendant la nuit,Tut un sauve qui peut général, affirme le bulletin officiel d’au jour-' ¦-•es religieuses et leurs aides tra-d’hui, l’ennemi a violemment boni-; vaii'èrent héroïquement à niainte-bardé noire front entre Eaucourl n‘!|' l'ordre et à empêcher des cè-I*Abbaye et Lesboeufs, el dans le nés de panique.M.le curé Decetles, voisinage des redoutes de Stuff et , Ui!1 die:s premiers rendais sur le de Zollern (au nord de la Somme, (>n Théâtre du sinistre, avec l’aide de France).|citoyens de bonne volonté et des Nous avons effectué avec succès! ,orgj,7ba.se.cour?’ ! ; Les vieillards et les infirmes, a moi- chées allemandes, dans le voisinugo'tié inconscients pour la plupart fu- ,adKUi rent, sortis de leurs lits et mis en sûreté ; des actes d’héroïsme furent accomplis par plusieurs.Pendant ce temps les pompiers et les citoyens accourus île doutes parts s’organisaient pour combattre les flammes qui déjà s’étalent répand lies aux dépendances voisines, la buanderie, la salle du .bazar, les écuries.La lutte contre l’incendie semblait inutile et tout semblait irrémédiablement voué à la destruction.On donna aussitôt l’alarme aux pompiers de Saint-Jean qui arrivèrent à Farnham vers les neuf heures et demi.Après une lutte longue et acharnée ils réussirent à se rendre maîtres des flammes.L’hôpital el les constructions qui '.’entouraient n étaient plus alors qu’un 'lamentable monceau de cendres fumantes.Le spectacle était nayramt et nombre de gens pleuraient comme des enfants.ON IGNORE COMMENT LE FEU A PRIS On se perd en conjectures avons effectué avec des coups de main contre tes ch de Monchy, et aussi, au nord-est d’Arras.Nous avons causé des dommages considérables et avons fait des prisonniers.t EPSION DE REPLIX Berlin, 26.—Le ministère de la guerre rapporte aujourd’hui qu* les Allemands ont évacué le fort de Douaumont, dans ta région de Verdun, avant sa capture par les Français.Il dit que îles Teutons ont repoussé plusieurs attaques, hier, au nord des forts de Douaumont et de Vaux.LES BOCHES DANS LA JUBILATION BERLIN DIT QUE LA CAPTURE DE TCHERXA VODA PAP MAC-EEXSEX FAIT PENCHER LA BALANCE DE LEUR COTE, EN ROUMANIE.—FUITE DES VAINCUS?sur LES DISPARUS Ceux qui manquent à l’im-'el sont quatre garçon no! s et 5 vieillards.Aucune fiMette n'a péri.Plusieurs d’entre elles par contre ont été plus ou moins grièvement blessées ; ee sont : Mlles Mauvena et Lucia Laberge, de Granby, âgées respectivement de 12 e>! 8 ans; Lina, Lucia et Mabel Cadorette, de Sainte-Rosalie, âgées de li, 10 et 12 ans ; 'Elizabeth McLaughlin., 12 ans.et Adrienne Potvin, 11 ans, toutes deux de Farnham.En a à', end an t cpie Pou reconstruise, ee qui ne saurait tarder, les vieillards et les orphelins, ont été transportés au couvent de la Présentation.Une des religieuses, Sr Benoit a, dÜ-on, sauvé à elle seule J5 fillettes.Ce n’est ilà qu’un exemple actes d'héroïsme qui ont été accomplis par les religieuses.Les citoyens de leur côté ont rendu des services appréciés Voici une liste de ceux qui soni disparus et que l’on croit morts ou blessés : Mmes Leduc et Lessard, Mile Coulure, et James Gilmour, un paralylique.Un employé du Pacifique Canadien.Dan Murray, (i2 ans, de Ste-Rrigitte, s'est tué en voulant se rendre à Farnham pour voir l’incendie.Murray -s’était embarqué sur une voiture à bras de a compagnie et en approchant de la gare (le Farnham, le véhicule tomba du haul du remblai de la voie.Murray se tua dans sa chute.Les pompiers de Saint-Jean en arrivant à Farnham ont subi un retard considérable, leurs appareils tombant en bas du train spécial qui les transportait.Berlin, 26.— La capture de Tchernavoda par l’année de von Mackensen a définitivement fait pencher les plateaux de la balance de notre côté dans lu Dobroudja, écrit l’expert militaire de l’agence Outre-mer.Après la prise de Con.s-tanza, l’aile droite des troupes bulgare;, allemandes et ottomanes a fait une avance d’environ 12 milles.A partir de ce moment, la chute de Medjidie n’a plus été qu’une question 3 heures.Entre temps, les alliés teutons se trouvaient en face fie la forte culée de pont de Tchernavoda.qui servait à couvrir la retraite précipitée des Russes et îles Roumains.Aujourd’hui, toute la voie ferrée de Constanza à Tchernavoda est entièrement aux mains de*; vainqueurs, et forme une base d'opérations de première classe avec les locomotives et les wagons également capturés et abandonnés par les armées nlNo-roumai-nes.L’armée défaite a été divisée en 2 parties.Les soldats ennemis se sont sauvés en traversant le pont ou en fuyant au nord, dans la Dobroudja.Tchernavoda, une fois pris, les canons de von Mackensen dominaient le pont qui est le plus considérable de toute l’Europe.Bar suite de la capture de la voie ferrée Constanza-Tchernavoda, les provisions venant de Russie devront être transportées par deux réseaux secondaires en Moldavie, ou par les ports de Galatz et d’Ibraila, sur le Danube, lesquels ne sont pas du tout comparables à Constanza.En outre la plus importante route qui existe pour le transport de l’artillerie, de Constanza à Bucarest, est virtuellement fermée.Depuis 2 jours, la situation militaire des Roumains est devenue beaucoup plus critique, surtout vu que les troupes austro-allemandes se sont déjà rendues maîtresses d'une partie des défilés des Carpathes.La joie à la suite du succès de Mackensen est grande en Allemagne.EST-CE UN AUTRE DÉSASTRE ?Farnham, 26.— On apprend ici cpie le couvent catholique de Dunham, à un mille et demi de Cowansville, aurait été détruit de fond en combles par un incendie, de bonne heure ce matin.N.D.L.R.— Vu l'heure tardive où nous recevons cette nouvelle, il nous est impossible de la confirmer.C'EST CE QUE DECLARE MGR L ARCHEVEQUE EX FAISANT L'ELOGE DES CANADIENS — FRANÇAIS TOMBES AU FRONT — TOUCHANTE CEREMONIE FUNEBRE A NOTRE-DAME—LES BLESSES SONT ACCLAMES."Les Canadiens-français de la province de Québec ont fait noblement leur part pour la cause de la civilisation, du droit et de la justice, en participant à la plus terrible et la plus grande guerre de l’histoire”.L'est par ces paroles que S.G.Mgr Bruchési terminait l’émotionnante allocution prononcée au cours de la cérémonie, aussi louchante qu’imposante, qui a marqué, ee matin, à Notre-Dame, la célébration du service solennel pour le repos de l’âme dès héros du 22e régiment eanadien-fran-çuis, tombés au champ d’honneur."La guerre est une oeuvre d'expiu-tion, pour racheter les fautes de l'humanité, a dit Sa Grandeur, et pour l’accomplir, le Canada, à l’exemple des nations -d'Europe, a fait largement son devoir.Le même témoignage s’applique à toutes les provinces canadiennes et spécialement à notre bonne vieille province de Québec, si vaillamnienl représentée sur les lignes de feu.” A neuf heures, ce matin, tous les régiments de Montréal se rendaient en corps à l'Eglise Notre-Dame, en une imposante parade, qui se forma à l’arsenal du 65e régiment, et défila par les rues Laval, Sherbrooke, Saint-Denis, Craig, Gosford et Notre-Dame.Les régiments qui se firent un devoir d’honneur de venir saluer à l’é-güse-mère de Montréal leurs vaillants compagnons d’armes in.rts au champ d’honneur, étaient le 65e, le 150e, le 167e, le 178e, tous Canadiens-français; le 199e irlandais, le lie Vétérans, le 211e, le 245e, les C O.T.C.el les cadets du Mont Saint-Louis.Les soldats blessés du 22e régiment actuellement sous les soins des Soeurs Grises, se firent conduire à l’église en l’automobile, au milieu d'une ovation indescriptible de la foule qui déjà remplissait le portique de l’église et envahissait toute la Place d'Armes.L'enthousiasme se prolongea encore lorsque les autorités militaires du Canada et de Montréal firent leur entrée dans l’église suivies île représentants des différents représentants des principaux corps administratifs et judiciaires de Montréal.M.Sam Hughes, ministre de la Milice, marchait en tête, accompagné des colonels Winter, Gwynne et Hel-nier, officiers d’état-major, et suivis du major-général E.W.Wilson, du district militaire de Montréal et de ses officiers.A leur suite, on remarquait MM.Doherty et Patenaude, ministres fédéraux.M.Médéric Martin, maire de Montréal, M.Thomas Côté, MM.Victor Morin, Larivière, Arthur Amos.MM.les sénateurs Dandurand et Beaubien.M.le ministre de l'Eglise méthodiste de Montréal, et lès membres du Barreau de Montréal.L’église présentait un aspect des plus émotionnants; elle avait revêtu sa parure *3% i Vous aurez une bonne PLUME-RESERVOIR si.avant d’acheter, vous vous assurez que l’on vous nitre bien une Waterman Idéale, In seule qui ait une réputation et une irarantie mondiale.Un grand choiz de ccs plumes À l'agence spéciale v ï U PHARMACIEN.Oe 1 CHIMISTE 1186, SAINT-DENIS, ANGLE MONT-ROYAL Tel.Saint-Louis: 811-2999 Le service de messager le plus prompt de la ville est à votre disposition de 8 heures a.m., à minuit.Le dimanche, de 8 heures 30 a.m., à 10 heures p.m.Nous battons la mnrthe dans le MOUTON de PERSE et le VISON Parures et toilettes en vison Dans notre vaste et splendide assortiment de vison, il vous sera facile de faire votre choix d’une toilette ou d’une parure en vison, la fourrure de luxe, toujours si riche et si admirée.CUMMINGS & CUMMINGS 109.OUEST.HUE SAINT-PAUL Têt.Main 7545.Anftlc Saint-Sutpice LES RUSSES TIENNENT BON EN GALICEE Pétrograd, 26.— Suivant te oojii- sé une attaque dirigée par deux mimique officiel d’aujourd’hui, les compagnies., , .Moscovites résistent ttvee succès a„*j J ®ciK “."rSS'ÏÆi attaques des teutons, dans les Car-ia vi|k.,|0 Bjj.y, all nord-ouest d’Hu.pathes.Dans cette région, au nord-] madan, faisant des prisonniers e) çuest du mont f.apul, ils ont repous-1 capturant deux canons.LA POUSSEE DE MACKENSEN S’AFFAIBLIT Pétrograd, 26.— Le ministère de la Guerre dit aujourd’hui que la poussée de l’armée du feld-marêehal Mackensen a quelque peu diminué dans la Dobroudja.En Transylvanie, les troupes roumaines ont arrêté la marche de forces supérieures.Sur le front nord-est, elles sont parvenues à résister à la pression de l’adversaire.FAMEUX PONT DETRUIT.Londres, 26.— On mande de IL me que selon une dépêche de Bucarest, loss Roumains ont fait sauté le pont de Tchernadova, sur le Danube, après avoir évacué la ville du même nom.GAINS ROUMAINS EN TRANSYLVANIE.Bucarest, 26.— Le ministère de la guerre fait part aujourd'hui de ia capture du mont Kerekhairas, sur le front Tiansyivinicn.par les Roumains, au sud (te Bic.az.Dans la vallée d'OjJuz.la lutte se continue de l’autre côté de la frontière roumaine.Le bulletin ajoute que les troupes austro-allemandes ont été partout rejetées au delà de la frontière occidenla'e de la Moldavie, a province septentrionale de la Roumanie.Elk's ont éprouvé des pertes très considérables.LES TEUTONS GAGNENT DU TERRAIN Berlin, 26.— L’armée du feld-maréehal Mackensen progresse dans la Dobroudja, porte le bulletin officiel d’aujourd’hui.Les Roumains ont fait sauter le pont du Danube.Sur le front septentrional, les troupes teutonnes ont pénétré davantage sur le territoire roumain.Elles ont gagné du terrain le long du chemin menant à Sinaya.A l’ouest de Lutsk, en Volhynie, l’artillerie allemande a arrêté hier soir une attaque dirigée par des bataillons russes.CENT SEIZE CAS DE VIOLATION ATROCITES COMMISES PAR I.ES SERBES ¦! Berlin, par voie de Londres, 26.— Le ministère des affaires étrangères d’Autriche-Hongrie vient de publier un livre rouge, dans lequel il dénonce 116 cas de violation des lois internationales, commises par les nations en guerre avec l'Autriche-Hon-grie.Le document officiel rappelle longuement les atrocilés subies' par les prisonniers autrichiens aux mains des Serbes.“Sur un total de 63,000 prisonniers austro-hongrois, détenus par les troupes serbes,*35,000 à 40,000 ont succombé durant leur captivité”, a-t-il déclaré.LES REBELLES N'IRONT PAS EN TERRE BENITE Londres, 26 — M.Ginnell, député nationaliste, a demandé à M.Asquith, à la Chambre des Communes, aujourd’hui, si pour opérer l’oeuvre de réconciliation le gouvernement accédera aux désirs des Irlandais de toutes les classes, cl autorisera l’exhumai ion des restes des hommes exécutés en mai dernier, lors de la révolte de Dublin, et leur inhumation en terre bénite.Le pre-minjstre a répondu que le gouver-n«pient ne peut se rendre à cette demande.DECES A MONTREAL POUR CERNER LES TROUPES DE VILLA DES TROUPES DU GOUVERNEMENT AU SECOURS DE LA GARNISON DE SANTA YSARltf.Mexico, 26.— Le ministère annonce aujourd’hui que des troupes du gouvernement ont été envoyées de trois point-, différents pour renforcer la garnison de Santa Ysabel et pour cerner les forcer de Villa qui sont à l'attaque.Santa Y’sahel est un avant-poste et la garnison a été attaquée par les forces supérieures de Villa, mais cependant la garnison se maintient en attendant les renforts.iUXLF-r.OSi:, Irène» Lunolr, 23 ans, épou-¦ sc de ( harlr:; Hrllerose, mécanicien, rue | Mentana, 121.i CODERRK.C éleste Gauthier, 70 ans, rpou-su «le Joseph Goclerrc, journalier, rue Ia-tourneiiN, 52-S.I CAUON, 1.tienne,* 5! ans, journalier, rue | Hoberval.tf)0.COHMIGH, Louis, Ifi ans, journalier, rue I Notre-Dame, 2218 ouest.DLSJARDINS, Laura, 1 mois, enfant d*Al-phônse Desjardins, plombier, rue Immonde, 532.DESLAUîUERS, Albert, 1 an, enfant d’Al-bain Deslauriers, sellier, rue Saint-Timothée, 574.DÉSPÂTIE, Pamela Paquette.7fi ans, veuve de Louis Despatir, rue Langevin, 2.GELÏNAS, .J(»srpli, fitt ans, rentier, rue Amherst.141.CzOULÉT, Armand, 25 ans, gantier, rue Saint-Hubert, 505.JONES.Agnès, 11 ans.fille de Louis Jones.pharmacien, rue Saint-Elizabeth, 122.LAVOIE, Juliette.6 mois, enfant d’Adélard Lavoie, journalier, rue Emma, 9.MAKCIL, Alfred, 7 mois, enfant de Denis .Marri!, mécanicien, rue de Grnndpré, 4.MERCIER, Jean, 10 mois, enfant de Ifo-noré Mercier, épicier, rue I-afontaine, 905.PELLET ER, Charles, ÿ «ils.enfant d’Adolphe Pelletier, commis, rue Centre.789.PI H R 1ER.57 ans, épouse d’Alfred Rochon, inspecteur, rue Saint-André, 36.1.HOCHON, Helnisp MitcL,*-l!, €r?ju** sr d’Alphonse Rochon, mittar, rue' Suint.Irbaiii, 22.12.ROUILLA RD, Joseph.20 ans, commia-veiuleur, rue Garnier.277.ROBERT, Adrien, 2 mois, enfant de TV-metrius Robert, journalier, rue Logan, 712.ROY, Maurice, 5 mois, enfant d’Albert Rc*.luiiichounier, rue Saint-André, 989* « « 9 I TRAVERSER JETÉ À LA COTE ET AVARIÉ Québec, 26.—Une forte bourrasque a jeté aujourd’hui sur la côte le bâteau-passeur du gouvernement, le Leonard, qui faiè la navette entre Québec et Lévis.On -’efforce de la remettre à flot et l’on craint qu’il n’ait été sérieusement endommagé.DECES HOCHON —• A Montréal, le 25 octobre 1916, à l’Age de 63 ans, est décédée Mme Héloïse Mitchell, épouse de M.Alphonse Rochon.Les funérailles auront Heu samedi le 28 courant.Le convoi funèbre partira de.ia demeure de son époux, No 2232 rue Suint-Urbain, à 7 heures 45 pour se rendre à l’église Saint-Enfnnt-Jésus, Mile-End, pour 8 heures où le service sera célébré et de là au cimetière de la ('ôte ties Neiges, lieu de la sépulture.Parents anvs sont priés d’y assister sans outre invitation.J^a défunte était dame de Sainte-Anne.i
de

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