Le devoir, 28 septembre 1916, jeudi 28 septembre 1916
t VOLUME VII—No 228 • MONTRÉAL, JEUDI 28 SEPTEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO ^ Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$.r> 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$1 00 ETATS-UNIS.1 50 UNION POSTALE .2 00 Réda&ion et’ administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL * _____________ TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA \ FAIS CE QUE DOIS ! “LE PROBLEME DE L’EMPIRE" Indépendance ou association impériale, seules alternatives — Principes du self-government — Les colonies autonomes sont des Etats souverains.Nous avons signalé, l’autre jour, les paroles significatives de M.Dollar Law, ministre des Colonies i.De l’avis du leader unioniste, la participation active, intense, des colonies autonomes à la guerre européenne a renversé la base de l’ordre politique de l’Empire.Le vieux régime d’autonomie coloniale a cessé d’exister, et tout le monde — tout le monde qui sait voir et penser — est d’accord pour reconnaitre qu’il ne renaîtra jamais.Sur quelle base nouvelle l’Empire britannique va-t-il se reconstituer ?Tel est le problème qui se pose.En Angleterre, on juge qu’il est urgent d’y aviser dès maintenant.En Australie, à la Nouvelle-Zélande, en Afrique-sud, aux Indes, tous les hommes sérieux se préoccupent de préparer la solution de demain.De tous les pays britanniques peuplés d’hommes censément civilLsés, il n’y a que le Canada qui semble se désintéresser complètement de cette question, la plus grave pourtant qui se soit posée en terre britannique depuis la Révolution américaine.Dans la province de Québec, surtout, la conspiration du silence est complète.Chefs de parti ou d’école, politiciens et journalistes de tout acabit, depuis les domestiques gagés des, deux “grands” partis jusqu'aux scribes et aux pharisiens qui se sont arrogé la mission d’instruire le peuple dans la connaissance de la vérité ‘ intégrale ’, tous s’entendent comme larrons en foire pour dérober à l’attention publique les conséquences irrémédiables de la révolution dont ils ont été les complices ou les instruments dociles.s Fait remarquable, c’est dans les paroles et les actes des impérialistes anglais qu’il faut chercher la preuve de la révolution accomplie et la justification des résistances nationalistes.Les chefs de l’école impérialiste, en Angleterre, ont infiniment plus de courage, de loyauté et de franchise que leurs comparses des colonies.Quant aux libéraux anglais, ils sont aussi fuyants, aussi désemparés, aussi pitoyables, que leurs congénères d’outremer.Us marchent en rechignant, la corde au cou, à la suite des impérialistes triomphants.* # # Nous avons, à plusieurs reprises, parlé des travaux du groupe impé-¦ialiste le plus agissant, la Hound Table.Cette intéressante association ne compte qu’un nombre relativement restreint de membres ; mais c’est une élite.Elle a des groupes et des représentants dans tous les pays d’Empire.Sa revue, du même nom, est le centre de communication de ;ous ces groupes, le foyer de la propagande impérialiste dans les sphères mpérieures de chacune des “nations-soeurs”.Le comité central de la Hound Table a entrepris, depuis quelques années déjà, une enquête générale et complète sur tous les pays d’Empire.sur leurs conditions ethniques, sociales et politiques, sur leur histoire, leurs traditions et leurs tendances particulières.L’objet de ce vaste travail est, naturellement, de mettre en relief et en action, dans chacun le ces pays, tous les éléments propres à fortifier l’unité et l’hégémonie ie l’Empire britannique.Le résultat de cette enquête va se concrétiser dans un ouvrage con-iidérable, qui portera pour titre : The Project of a Commonwealth.Le aremier volume a paru l’an dernier3.La guerre, loin d’interrompre ce ,-aste travail, l’a activé.Ces Anglais intelligents ne croient pas que la uerie du moment doive empêcher les hommes soucieux de l’avenir de préparer la reconstruction de demain.Sont-ils moins dévoués au bien de l’humanité que Bob Rogers ou M.Rodolphe Lemieux, moins préoccupés des intérêts de l’Empire que M.Blondin ou sir Sam Hughes, moins soucieux de préserver l’autorité du Roi que les frères Tarte ou M.l’abbé Damours ?Je ne le crois pas ; mais ils ont évidemment une manière différente d’envisager le devoir des gouvernants et des peupl»s.Us croient, eux, que “gouverner, c’est prévoir”.Comme tous les gens qui voient clair et qui n’ont pas de petites affaires à soigner, ou de petites passions à contenter, ils sont persuadés que la guerre va précipiter la solution du problème de l’Empire et que chacun des peuples britanni ques sera appelé à brève échéance à décider de son avenir.Pis encore, ils considèrent que cette décision doit être mûrie, intelligente, raison-née et, par conséquent, précédée d’autre chose qu’une série ininterrompue de sophismes et de phrases creuses sur la liberté des peuples ou l’Autorité du Roy, sur le triomphe de la démocratie ou les exigences du Droit naturel.Ils estiment que les hommes responsables de l’ordre public et les peuples qui subiront les conséquences des décisions de leurs gouvernants ont le strict devoir d’étudier sans retard toutes les données du problème vital qui se pose.Afin de contribuer plus efficacement à ce travail préparatoire, le directeur de la Hound Table, M.Lionel Curtis, a publié sous le titre : The Problem of the Commonwealth *, un résumé de l’ouvrage en cours de pu blication.C’est l’exposé de la thèse impérialiste le plus lucide, le plus complet, le plus tassé et aussi le plus loyal et le plus pratique que j’aie encore lu — et Dieu sait ce que j’en ai lus, depuis tantôt vingt an?! U y a même, dans ce remarquable ouvrage, un ordre de dfcmposition, une logique de raisonnement, une clarté d’exposition qui trouvent rarement dans les oeuvres anglo-saxonnes.Le fond et la forme se valent.Je voudrais voir ce volume entre les mains de tous les Canadiens qui ont quelque souci de l’avenir et qui ne croient pas que toute la vie nationale tient dans les manigances des rouges ou des bleus ou les malpro prêtés la sentine municipale.» « # Dès la courte préface qui précède le volume, l’auteur pose le problème dans toute son ampleur.“ Les électeurs des colonies autonomes, “ dit-il, doivent, dans un avenir rapproché, assumer la direction de leurs “ affaires étrangères ; mais ils ne peuvent le faire sans décider irrévo-“ cablement s’ils vont rester citoyens de l’Etat britannique ou y renon-“ cer.Pour parler net, le problème à résoudre, c’est de décider si les “ Dominions vont devenir des républiques indépendantes ou si cet Etat “ mondial [l’Empire britannique] est destiné à subsister, dans une union “ plus intime, comme la plus noble des oeuvres politiques.” Plus loin, il affirme que ce sont “les deux vraies alternatives” (p.154), qu’il n’ a pas de “solution moyenne” (pp.210 et 215), que le choix s’impose sans retard ; et il le prouve surabondamment.Que les colonies aient le droit absolu, indiscutable, de se déclarer indépendantes quand elles le voudront, l’auteur ne songe pas un instant à le mettre en doute.U l’affirme même à plusieurs reprises, comme un Incontestable axiome de droit.5 En fait, personne, en Angleterre, ne songe à le contester.Le droit au self-government est inhérent à la qualité de sujet britannique.Les colons anglais l'ont apporté avec eutc dans toute terre bri faunique.“Il s’est établi as a matter of course [autrement dit : de droit “ naturel — horresco referensü] en Amérique dès que des Anglais s’ÿ “fixèrent, au temps de Jacques 1er” (p.21.).Depuis la révolution américaine, “ il est reconnu que les Anglais transportent avec eux en pays 1 “La réorganisation de l’Empire”, — Devoir du 16 septembre.2 Les plus effrontés — ou les plus inconscients — de ces endormeurs de conscience, ceux qui parlent ou éerivent au nom de la Religion, de l’Autorité, du Droit naturel, ont même poussé le cynisme jusqu’à traiter de ‘ révolutionnaires dangereux ’ les rares Canadiens qui ont en vain dé fendu la constitution, l’ordre établi et la tradition nationale contre le dé bordement de la révolution impérialiste.Après tout, ils sont peut-être sincères.Certaines obtusions sont inguérissables.3 A Londres, chez Macmillan and Co.; à Toronto, The Macmillan Company.•t Londres et Toronto, mêmes éditeurs; 1 vol.in-12 br.Nous indi ouerons le prix.On pourra se procurer l’ouvrage aux bureaux du Devoir.5 U n'a évidemment pas lu l’Acfion Sociale, au temps où les lortion naires 4u “Droit naturel” et les “anciens magistrats” y revenaient.“ nouveau leur droit naturel (.native rights) au self-government (p.39.).« 11 est donc faux de dire que le gouvernement responsable a été “institué” au Canada par la Grande Bretagne (p.42).Le self-government est, pour les colonies comme pour le Royaume Uni, “ une obligation plutôt “ qu’un privilège.C’est le devoir et non l’intérêt qui impose la liberté aux hommes” capables de se gouverner (p.124).* * * n Le premier principe du self-government, c’est de soustraire au Roi “l’autorité de percevoir les impôts” et de la remplacer par “celle de la nation, qui s’exerce par l’intermédiaire du parlement” (p.14).Ce principe est reconnu et appliqué en Angleterre depuis des siècles.U s’est définitivement établi après la Révolution de 1046.La guerre de l’Indépendance américaine n’eut pas pour objet de remettre en question le partage de l’autorité entre le roi et le parlement, mais simplement le degré d’autorité respective afférant au parlement impérial et aux législatures coloniales.En 1859, le Canada affirma son droit absolu de modifier à sa guise l’asstette de ses impôts et même de taxer ad libitum les marchandises importées d’Angleterre.A cette occasion, les chefs du gouvernement canadien, Cartier et Macdonald, posèrent hardiment les principes les plus "dangereux” du nationalisme et même les théories les plus “subversives” du parlementarisme.Us déclarèrent péremptoirement au ministère des Colonies que “tout le respect qu’ils doivent aux autorités impé-iales ne supprime ni n’amoindrit en rien le droit du peuple canadien ' de décider lui-même le mode et la quotité des taxes qu’il s’impose.‘Sous réserve de leur devoir d’allégeance envers Sa Majesté” les ministres canadiens “ ne peuvent reconnaître d’autre responsabilité ni rechercher d’autre approbation que celles de la législature locale.Le self-“ government serait totalement anéanti si l’opinion du gouvernement im-‘ périal devait l’emporter sur celle du peuple canadien” (p.49).7 “Les habitants des colonies, dit M.Curtis, sont maintenant respon-‘ sables de leurs propres affaires domestiques ; en d’autres termes, leurs ‘ exécutifs nationaux et leurs législatures sont responsables au peuple ‘et non au roi” (p.25.).— “Comme chacun sait [excepté les théologiens impérialistes et les “anciens”, très anciens, “magistrats”], le Hoi ' n’exerce jamais son autorité, sauf selon l’avis de ses ministres, soit au ‘ Royaume Uni, soit dans les colonies autonomes ” (p.88.) C’est exactement le principe que sir John Macdonald posait, dès 1865 : “ With us [British] the Sovereign, or in this country, the repre-’ ‘ sentative of the Sovereign, can act only on the advice of his ministers, ‘ those ministers being responsible to the people, through Parliament.” s * * * L’évolution du régime colonial' s’est opérée par la seule volonté des habitants des colonies.“ Ce n’était pas au parlement impérial, dans ‘ lequel les colonies n’étaient pas représentées, à leur imposer des institutions nationales.Si les habitants des colonies britanniques de l’Amérique du Nord, de l’Australie et de l’Afrique du Sud, étaient réellement “ appelées à gouverner leurs affaires nationales, ils devaient avant tort “façonner à leur guise les organismes nécessaires à cette fin.La trans-“ formation du régime provincial en self-govèrnment national ne pouvait “ s’opérer que par l’action des colonies elles-mêmes ” (p.67.) Et il rend un hommage manifestement sincère aux auteurs de la constitution canadienne, qui furent les pionniers du régime nouveau.Une fois en possession de leur autonomie, les colonies “ ont réclamé le pouvoir d’amender leur propre constitution ; et ce pouvoir leur a été “généralement concédé, en 1862, par le Colonial Laws ^Validity Act” (p.47.) » En fait et en droit les Dominions sont donc des “ Etats souverains (separate sovereignties) pour les mêmes raisons et au même degré que l’Ecosse,était un Etat souverain, séparé de l’Angleterre,” avant le traité d’Unifin de 1706 (p.234.) — “Les Canadiens, les Australiens, les Sud-“ Africains se considèrent comme autant de nations distinctes du peuple “ des Iles Britanniques, exactement comme tes Britanniques se croient ‘ une nation distincte des habitants des Etats-Unis ” (p.68.) Loin de déplorer cet “instinct salutaire” (healthy instinct), il l’accueille comme l’un des facteurs les plus précieux des peuples nouveaux.Nous verrons comment il propose de l’utiliser pour la reconstruction de l’Empire.Henri BOURASSA.Voilà un tout petit trait; mais comme le bactériologiste se contente d’une goutte de sang pour déterminer la nature d’une maladie microbienne, ce tout petit trait suffit à révéler le mal profond de nos administrateurs.* * * On en pourrait d’ailleurs ciTêr une foule d’autres.Que sont devenus, par exemple, les $125,600 que l’on devait voter pour la construction de l’hôpital des tûberculeux?'Quèoec aura le sien bien longtemps avant nous, puisqu’il n’en est même plus question chez nous et que celui de la la capitale est déjà en voie de construction, payé partie par le gouvernement provincial, partie par des souscriptions.On prétextera l’économie! Que de sommes on a gaspillées, sans compter la rue Drolet, depuis que le docteur Boucher a fait sa demande au bureau des commissaires.On a voté des milliers et des milliers de dollars à des oeuvres de guerre.Ces sommes étaient bien placées, nous ne le contestons pas, mais la lutte contre la tuberculose n’est-elle pas une oeuvre de guerre puisque nous avons vu, hier, que la France est privée de milliers de soldats qui ne peuvent faire de service parce que le terrible mal les ronge et que, de plus, des milliers d’autres auront contracté le mal dans les tranchées, dans les camps ou dans les dépôts.Nen est-il pas •de même chez nous?Nous avons fait beaucoup pour les blessés anglais, pour les blessés de tous les pays et nous n’avons pas trouvé quelques dizaines de milliers de dollars pour les blessés de la tuberculose, si nombreux chez nous qu’ils menacent l’avenir de la race, et que la guerre avec son cortège de misères et de privations, n’a fait que décupler! * * * Voilà les quelques pensées qui nous sont venues à l’idée pendant que nous feuilletions le travail que le docteur Baudoin a présenté à la dernière séance publique 'île la Canada Public Health Association, sur l’importance de l’hygiène.On se souvient que le docteur Baudoin est l’hygiéniste de la ville modèle de Lachine.Il a trouvé chez lui un conseil animé de bonne volonté.U en a su tirer profit.Son travail magistral nous fournira le thème de notre prochain article.Louis DUPIRE.L’ASSEMBLÉE DE N1C0LET L’heure des trains — Le prix des billet^ Voici quelques détails précis sur l’heure des trains et le prix des billets pour l’assemblée à laquelle parleront dimanche prochain MM.Lamarche et Bourassa : Départ de Montréal, 10 heures précises ; de Saint-Henri, 10.05 ; de la Pointe Saint-Charles, 10.13 ; de Saint-Lambert, 10.J5 ; de Longueuil, 10.33 ; de Boucherville, 10.44 ; de Varennes, 10.54 ; de Baronie, 10.59 ; de Verchères, 11.10 ; de Saint-Antoine, 11.20 ; de Contrecoeur, 11.28 ; de Saint-Roch, 11.38 ; de La-noraie, 11.44 ; de Sorel, 12.30 ; de Bellevue Jonction, 12.42; de Picour-dy, 12.45 ; d’Yamasna, 12.54 ; d’Ya-maska-est, 12.59 ; de Girard, 1.02 ; de Saint-François du Lac, 1.11 ; de Pierreville, 1.16 ; - u La Baie, 1.29 ; de Moulin Rouge, 1.39.Arrivée à Ni-colet, 1.47.Prix des billets, aller et retour : Montréal, Saint-Henri, Pointe Saint-Charles, Saint-Lambert, Longueuil, $2.90 ; Boucherville, $2.80 ; Varennes, $2.60 ; Baronie, $2.45 ; Verchères, $2.25 ; Saint-Antoine, $2.15 ; Contrecoeur, $1.95 ; Saint-Roch, $1.80 ; Lanoraie, ‘ $1.65 ; Sorel, $1.35 ; Bellevue Jonction, $1.15 ; Picourdy, $1.00; Yamaska, .90; Ya-maska-est, .90 ; Girard, .75 ; Saint- BILLET DU SOIH.UN DILEMME n Décidément, je commence à croire que M.Curtis a lu l’abbé Da-mours, mais qu’à ses théories abracadabrantes, il se borne, sans le nommer, à opposer ce que tout le monde enseigne et professe en Angleterre, depuis plus d’un demi-siècle.Sachons gré à l’auteur de rette charitable discrétion: il n’a sans doute pas voulu contribuer à fortifier l’opinion répandue par M.Maurice Barrés et sir Max Aitken que les Canadiens-français sont des sauvages et leurs théologiens “intégraUstes”, et leurs “anciens magistrats”, plus ignorants que les bambins des Grammar Schools d’Angleterre.7 11 n’est pas sans intérêt de rappeler que près de vingt ans plus tard, lorsque les grils prétendirent que la “politique nationale” préconisée par le parti conservateur mettrait en danger le lien britannique, sir John Macdonald se borna à faire riposter par son principal organe : “Tant pis pour le lien britannique!!” s Confederation Debates, p.33.a II n’est pas sans intérêt de rappeler que cette loi constitutionnelle date de l’année même où les Pères de la Confédération concluaient avec le gouvernement impérial le traité limitant la responsabilité militaire du Canada à la défense de son propre territoire et obligeant la Grande-Bretagne à le protéger contre toute attaque de l’extérieur.IMPORTANCE DE L’HYGIENE QUELQUES REFLEXIONS SUR L’ATTITUDE DE NOTRE ADMINISTRATION L’importance de l’hygiène ?Si on la saisissait, la face du monde serait changée.Mais malheureusement on ne semble pas vouloir s’en rendre compte et de cet aveuglement on a des preuves tous les jours.Hier encore quelqu’un nous le démontrait, en nous citant un trait insignifiant, caractéristique pourtant, de la mentalité de nos administrateurs municipaux qui relèguent les questions sanitaires au rang des détails infimes.* * * Le congrès conjoint des services sanitaires de la province et de la Canadian Public Health Association allait avoir lieu à Québec, Le Dr Boucher, chef du bureau d’hygiène de Montréal, et quelques-uns de ses subalternes, devaient y lire des tra- Me Laurendeau dans son travail devant le comité des bills privés, cette même Concordia a néglige de payer les frais de transport et d’hôtel de quelques-uns de ses médecins qui prirent une part active à un congrès d’étude, où l’on traitait le sujet le plus important qui soit, puisqu’il se lie intimement à la conservation de la vie humaine.Drô'le de mentalité qui ne peut s’expliquer autrement que par une ignorance totale de tout ce qui n’est pas matériel et palpable! Les pavages, l’asphalte, voilà des questions pour lesquelles on se passionne Loin de nous l’idée d’en vouloir diminuer l’importance.Et nous trqu-vons juste que, chaque année ou plus souvent, ou délègue M.Mercier à des congrès où l'on traite des travaux de pavage ou de la construction de tunnels, ou, encore, de la canalisation des égouts, oui se rapporte étroitement à l'hygiène; mais, pourquoi, au milieu de l’universel gaspillage, refuser quelques dollars à des médecins qui vont faire honneur à la ville et passer trois jours à des recherches dont ils la feront bénéficier?Les médecins sont souvent des idéalistes capables de faire des sacrifices inconnus aux autres professions afin d'aider à la propagation d'oeuvres ou d’idées pour le bien de .70 ; Pierreville, Moulin Rouge, François du Lac, .60 ; La Baie, .35 .15.Ces prix sonl pour les adultes.On pourra connaître les prix spéciaux pour les enfants en s’adressant aux diverses gares.Le train reviendra aussitôt après l’assemblée et devra rentrer en gare vers les huit heures.Les billets de Montréal sont bons pour jusqu’au lendemain, 2 octobre; ceux de Saint-Lambert et des autres stations jusqu’au 10.Le départ se fera de la gare Rona-venture.Des billets Montreal-Nicolct sont en dépôt aux bureaux du Devoir, 43, rue Sàint-Vincent.Ces billets sont également en vente chez MM.E.Roureier, 57.rue La-prairie ; J.A.Payette, 1382, rue Notre-Dame ouest ; Pharmacie Drolet, 213, rue Bourbonmière : Pharmacie Robert, anglle Saiint-Denis et Mont-fRoyail.Des mesures seront prises pour donnier te dîner au cours de la route.Aux Trois-Rivières, il y aura traverse, des TroislRivières à Sainte-Angèle, entre 10 heures et 1 heure, et dans la soirée, après l’assemblée.vaux importants, tout en y représentant la métropole ; de plus ils devaient prendre part à la discus-i leurs semblables.Plusieurs fonction-sion et, vraisemblablement, retirer | naires du bureau d’hygiène — tous quelques lumières des travaux sou- ne touchent pas de forts émolu- mis par leurs collègues des autres villes, dont Montréal devait, en dernier ressort, bénéficier.Eh bien, ils durent débourser eux-mêmes leurs frais de voyage.On a bien lu.Cette bonne Concordia qui a payé tant de milliers et de milliers de dollars pour faire étudier, par exemple, la question des abattoirs par l’expert reconnu en la matière qui a nom Médéric Martin, la bonne Concordia qui, chaque année, paie au Château Frontenac des centaines et des milliers de dollars pour les délégations d’écbevins qui viennent embarrasser nients — ont puisé dans leur gousset leurs frais de voyage, puisque la ville fermait les siens, et ont assisté au congrès.Plusieurs d’entre eux, du reste, ont présenté des travaux qui ont attiré l’attention de façon flatteuse sur la ville, et personne ne s’est douté que pour sauver Montréal de la honte de passer pour une ville si peu au courant de l’importance des questions d'hygiène qu’elle n’avait pas voulu se faire représenter au congrès de services sanitaires, ils avaient dû faire des sacrifices personnels.Le pied sur la barre de cuivre, le coude appuyé sur leur serviette de chagrin noir (les chagrins sont toujours noirs), reposant sur le comptoir, les doigts en éventail autour du haut verre où moussait une bière brune, trois jeunes maîtres, qui s’étaient arrêtés là en rentrant du Palais, causaient à bâtons rompus.L’un d’eux, le plus vieux, que les nouvelles de lu guerre ne semblaient pas intéresser, fit dévier la conversation sur les devoirs de la profession.“Je veux, dit-il à ses deux compagnons, vous poser une question.Depuis un temps immémorial, on nous accuse, nous les avocats, de plaider, suivant la nécessité de noire cause, le pour et le contre.On a même fait des comédies là-dessus.Que feriez-vous, étant donné l’opinion qu’on a de nous, si un bon jour, après avoir plaidé dans un sens, vous vous aperceviez soudain qu’il y va de voire intérêt de plaider le contraire?Auriez-vous le courage de recommencer votre argumentation à rebours et à la bapbe du juge?—“Douce perspective que tu nous offres là.dit son voisin; si j’ai trop malmené, dans ma première méthode, les intérêts de mon client, mes confrères et la cour s’en apercevront et je passerai pour un malhonnête homme; si, par contre, je m’amende, je risque fort de passer pour un imbécile.Passer pour un imbécile on passer pour un malhonnête homme, lequel vaut le mieux?Il me parait que lorsqu’on est avocat, on retire plus de sa réputation d’habileté que de sa réputation d’honnêteté.C’est du moins ce que disent les malins.Diable, c’est un rude dilemme que tu nous poses là." Et le troisième: “C’est an dilem me, en effet, et en le tournant de tons les côtés, je ne vois pas coin ment on peut y échapper.Si Ton persiste dans sa première attitude, on passe pour un malhonnête homme; si on l’amende, on passe pour un malhonnête homme doublé d’un poltron, et dont la peur a fait un imbécile.—Et loi qui es sage comme Solon, dis, que ferais-tu?—Je consulterais les auteurs! Les deux autres, en choeur "C’est une idée!” —.Et je verrais, comme je t’ai d’aitU’ims un.que dans des temps très lointains, un avocat célèbre se trouva dans ecile situation péni blc.—Et que fit-il?—Il amenda son plaidoyer.—“.Et passa pour un poltron?“—Le vieil auletfr où j’ai relevé ce ras.ne le rite qu'incideminent et ne fai! pa: de commentaire.Peut-ctrp.au tait, an temps, où cela sr passa était-ce de coutume courante.” Jacaues COEUR.La Croix du Chemin, 1c volume publié par la Société Saint-Jean-Baptiste, est en vente aux bureaux du Devoir.60 sous l’exemplaire, plus 10 sous pour ks frais de port BLOC - NOTES Ils l’ont voulu M.Rodolphe Lemieux s’est apitoyé sur Je sort des ouvriers, hier soir, à la grande assemblée Laurier.“ La dette nationale atteindra bientôt le milliard ; d’inéga’'- répartition des impôts devient de plus en plus onéreuse ; ta cherté de la vie à rapproche de Th i ver jette l’angoisse dans tous les foyers.Qui fera résolument face à la situation ?” demandait-il à l'auditoire, d’après le Canada de ce matin.Comme il parlait de la dette d’un milliard, une voix s’est exclamée : “ Vous l’avez voulue." Et cette voix avait raison.Le parti libéral! est responsable, comme le parti conser visiteur, de lia -dette actuelle, de nos frais de guerre qui l’ont enflée, et, comme lui, il est responsable des impôts de guerre.Sir Wilfrid Laurier, dès le 19 août 1914, approuvait tout ce que le gouvernement ferait pour la "lierre, il promettait dans son discours de ce jour-là que son parti ne ferait -aucune critique des projets du ministère, quand même il la croirait fondée.L’opposition a voté avec celui-ci les crédits et les budgets de guerre au montant actuel de 400 millions.Elle ne doit pas s’imaginer que, ces 490 millions t les 200 ou 3 autres qu’il faudra pour nous rendre à la fin de la guerre, le Canada les trouverait sans se taxer.lElle a voulu la cause première des impôts, elle a 'approuvé ceux-ci, quand même elle aurait soulevé quelque objection sur des points de détail!.Puisqu’elle a ratifié la conduit.* du ministère qui demandait, des centaines de millions pour lia "’terre,, elle est aussi responsable que lui de l'accroissement de la dette nationale, des impôts nouveaux, de la hausse du coût d'e la vie.Elle aurait mauvaise grâce de chercher à charger le gouvernement de leurs fautes communes.La tirade de M.Lemieux, qui visait le gouvernement, a pu rencontrer quoique «’’’probation chez des auditeurs peu au fait de ce qui s’est passé à Ottawa.Mais la voix qui a (trié : ‘ Vous avez voulu tout cela ” a parlé bon sens, — M Lemieux l’a saisi,, et m'a pas cru devoir relever l'interruption.C’est qu’il ne le pouvait pas.La vérité s’impose.torqué aux New-Yorkais 1 million depuis un an, et 2 autres millions aux citoyens de l’Etat, M.Hartigan entend les faire punir sévèrement.A Montréal, les gens qui ne donnenl pas le poids ou la mesure, mais sa font payer comme s’ils la donnaient sont assez nombreux.Les surveille* t-on et les punit-on comme ils le dfr* vraient être?G.P.UNE NOUVELLE ECOLE NORMALE LE COMITE CATHOLIQUE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE RECOMMANDE A LA LEGISLATURE D’EN CONSTRUIRE UNE A SAINT-BRUNO DE GUIGUE.Que fait-il ?La Gazette nous apprend que M.Rainville, le député que Ton sait, se serait excilamé, hier soir, à Saint-Lambert, au cours d’une assemblée pour le recrutement : “ J’ai fait le tour de la province et j’ai expliqué à mes compatriotes ce qu’est cette guerre-ci et je les ai induits à y aller et je ne leur parle pas comme un homme qui a peur de leur parler.Je vais droit au but et je leur dit, comme je l’ai déjà fait, que s’ils n'y vont pas j’approuverai la conscription et je la voterai.Et je ferai ce que je dis.dùssé-je perdre mon mandat de député.” M.Rainville, s’il a ainsi parlé, -aurait mieux fait de commencer par prendre les armes lui-même.Les gens qui sont jeunes.— comme lui.— capables de porter les armes, — comme lui, — et qui incitent les autres.— comme lui.— à s’enrégiincnLer sans s’enrégimenter eux-mêmes.comme lui, — ne devraient pas parler, — comme ’ni, — de conscription potir les autres à moins d’être en uniform *.Si M.Hainvilie est si convaincu que cela qu’il est de notre devoi r d’ail m à la guerre, que ne commence-t-il par donner l’exemple ?U nous prouverait ainsi sa sincérité.Autrement, quelle figure aura-t-il ?A New-York Québec, 28.— Le comité catholique du conseil de 'Vinstnuetitm publique a clos, hier après-midi, sa session d’aulomne, après deux langues séances consacrées à l’étude de plusieurs questions importantes.Les délibéra Lions du comi té oin t été présidées par M.G.-F.Delage, su-rin-.en(hint de l'instruction publique.La plupart des membres, rdi-gieux et laies, triaient présents ou s’étaient fait représenter.On y remarquait S.G.Mgr Bruchési, Mgr Marois, représentant S.E.le cardinal Begin, Mgr Routhier, représentant Mgr Gauthier, M.T-atobé Zéphi-riu Laurin, représentant l’évêqur de Pembroke,, TaLoé Turbide, représentant ,l’évêque de Charlottetown, Mgr Ross, représentant Mgi' Blais, Mgr Labrèque, Mgr Emard, M.Tabbé A.O, Gagnon, représentant Mgr Larocque, Mgr Cloutier, Mgr Brunauilt, Mgr Forbes, Mgr Bernard,, Mgr Brunet, M.le chanoine Huiardi, représentant te vicaire apostolique du Golfe Saint-Laurent, Mgr E.A.Latulippe, les juges Robi-doux, Archambault, Lemieux, Martineau, AIM.1.J.Guerin, Ch amp aigu e, Prévosl, Ahern,, Fortier, Mgr Rouleau, l’abbé Desrosiers, M.Bri-sebois, M.Ernest Lapointe, M Né-rée Tremblay et M.J.N.Miller, secrétaire.Au commencement de la séance du matin, le comité a adopté la résolution de condoléances à l’occasion de la mort de S.B.Mgr Blanche, vicaire apostolique du GoUo Saint-Laurent.Sur recommandation du comité des livres, les ouvrages suivants ont été approuvés par le comité ; “Système éclectique d’écriture” par les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame; méthode Enseignement du Système éclectique d'écriture”, par les mêmes.• Le bureau d’exanpnateurs des candidats à la position d’inspeeteuif décotes a fair ràpport au comité que 14 candidats ont subi les exa-inens d’aptitude.Onze ont obtenu leur diplôme avec la note “bien” el trois ont échoué.Le rapport du bureau centrali dies examina Le urs catholiques pour Tannée 1916 et celui des cours publics donnés à Montréal en 1915-16 par la société SainUlean-Bapliste on.1 été lus.Conformément à une résolution adoptée à la dernière session, M.C-.1.Magnan, inspecteur général des écoles, a soumis au comité un rapport sur l’enseignement de l’arithmétique el du dessin dans tes écoles.M.Magnan déclare dans son rapport que l’enseignement de cas deux matières est donné dans ks eco.es suivant le programme et qu'il suffit pour permettre aux élèves d entrer aux écoles techniques, Le comii.e a autorisé le bureau (ks examina!cuts à faire subir des examens désormais à Mont)-Laurier et à Sainte-Agathe des Monts.A la demande de l’évêque d’Hai-leybury, le comité a recommandé au gouvernement la création d’une éiço-le normale pour filles à Saint!-Bru-Le directeur du bureau des poids ])0 de Guigue, dans le diocèse dTLu-et mesures, à New-York, vient de fai- kybury.re traduire devant les tribunaux 213 Cinquante-cinq maisons d’ensei-bouchcrs de cette ville, qu’il accuse gnemen», ont tenu le titre d’Ecoie d’avoir vendu au public, au prix de Modèle et trente-trois autres, ceku la viande, le papier et la ficelle dont d Académie.ils se servent pour envelopper celle- Le comité a procédé ensuite à la ci avant de la livrer à leurs clients.; distribution du tonus a-.- , educa-Ils ne pesaient la viande qu’envelop-dion supérieure et de celui de» mu-pée, et, de la sorte, iis auraient ex-jnicipaiités pauvres et s’est ajourné, a LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 28 SEPTEMBRE 1916 VOL.VII.—No 22$ f LETTRES AU “DEVOIR" Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications ae conipagnées d’une lettre signée, avec adresse authenUque.Les correspondants anonymes s’é-D .’.gneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LORD LANSDOWNE ET L’IRLANDE Gette lettre «t subi un long retard.Ni aa rédaction ni J’auteur n’en sont respomsabtes.Monsieur Henri Bourassa, Monsieur, Vos remarquables articles sur la question irlandaise et les Sinn-Fei-ners ont jeté un faisceau de lumière sur des incidents et des faits assez obscurs, même pour beaucoup de nos compatriotes irlandais.On attribue à lord Lansdowne, avec beaucoup de raison, je crois, le nouveau retard apporté à l'arrangement proposé par M.Lloyd George et accepté par MM.Redmond et Carson.Cet ancien gouverneur du Canada, peu aimé ici, est d’une lignée gui, depuis deux siècles, s'est acquis la haine toujours grandissante d’une grande partie de la population irlandaise.Le succès de sa dernière machination est le digne couronnement de sa carrière.Il eût fallu être bien obtus pour ne pas songer qu'un nouveau retard apporté au règlement de la si brûlante question du Home du mécontentement les esprit déjà 6 question au comité de surchauffés par le souvenir pénible des récents événements.Aussi, à la CHOSES MUNICIPALES COMME POUR LES EGLISES LE PRESIDENT DU BUREAU DES EVALUATEURS RECOMMANDE UNE TAXE DE L’EAU UNIFORME DE 1 POUR CENT POUR LES COMMUN A VTES REL1GIE USES.— LE PROCHAIN DEFICIT.-—DI-VERS.TRIBUNAUX CIVILS H y a plusieurs mois, lu ville intentait une poursuite à la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame en recouvrement du montant d’une taxe de l’eau basée sur un loyer annuel évalué À $23,500.La cause s’étant P°!«t lle l]roit »rès mportant en c« LES DROITS DE L’OUVRIER .1/.GREENSHIELDS D E CL A R E QUE, EN VERTU DE L’ACTE DES COMPENSATIONS, L’OUVRIER DOIT D’A BORD FAIRE FIXER LA RENTE ANNUELLE AVANT DE RECLAMER LE PRINCIPAL.En rendant jugement, hier après-midi, dans une poursuite en vertu de l’acte des compensations ouvrières, e juge Ureenshields a décidé d'un appe ______________ M.Hamilton Ferns, président du bureau des évaluateurs, faisait allusion à cette cause hier lorsqu’il déclarait aux membres du bureau des commissaires que l’évaluation municipale de la propriété des Soeurs de la Congrégation, sise à l’angle de la rue Sherbrooke et de l’avenue Atwater, est de $536,000, de sorte que le loyer fixé par les tribunaux n’en représente que 2 pour cent 1-3.—Comme d’autres institutions de cette nature demanderont probablement, à la suite de ce jugement, une réduction de l’évaluation du loyer, ajoutait M.Ferns, il est on ne peut plus nécessaire d’établir au plus tôt un taux uniforme dans ce cas.On pourrait adopter par exemple, remarquait-il, celui des églises qui est de 4 pour cent de l’évaluation municipale.Le bureau, devant les explications données, a décidé de référer sur-le- suite de son discours, lequel s’ingéniait à mécontenter ulstéristes et nationalistes, éclataient un peu partout des émeutes, qui o-nt fait crain- ____r dre une nouvelle insurrection.Le \ canine.On a bien causé conduits législation.PAUVRES TOUTOUS! Ce comité, qui a commencé ses séances à 4 heures hier après-midi, s’est surtout occupé de la question but était atteint : Retarder le plus possible l’établissement du Home Rule ; l'empêcher si possible.Avec quelques autres grands propriétaires terriens de l’Irlande, lord souterrains, enseignes lumineuses et' théâtres, mais c’est de la difficulté de savoir si l’on doit laisser les toutous errer par les rues qu’on a cherché nltlS KnArialmf>n+ Q { f V n î ché plus spécialement à avoir rai-Lansdowne a vu d'an très mauvais | son.oeil les modifications du système Comme on exprimait l’opinion agraire de ce pays.Rien ne pouvait] que tous les chiens devraient être F* '."'.''V1'-' {*“« .VU.' lui déplaire davantage que la subs- ¦ cadenassés à leur chenil ou conduits' ^unal c est de fixer la rente anuel .titution ¦ d'un gouvernement auto-1 en laisse, lorsqu’on veut bien leur nome au régime de Dublin Castle,] faire faire leur tour de ville, Pèche ble” de la part de son patron, faire valoir sa réclamaton pour une somme principale.Thomas P.Waters, poursuivait E.G.M.Cape and Co., Ltd., dont il réclamait $4,442 de dommages en vertu de Pacte des compensations.Le demandeur alléguait “faute inexcusable” de la part des défendeurs et prétendait être devenu partiellement incapable de gagner sa vie à la suite d'un accident dont il avait été victime, en travaillant pour les défendeurs aux usines de la Canadian Vickers à Maisonneuve.Il faut remarquer, dit le juge Greenshields, que le demandeur, bien qu’il déclare être partiellement et permanemment incapable, ne demande pas le paiement d’une pension annuelle, mais une simple condamnation pour dommages comme si la poursuite était intentée en vertu de la loi ordinaire et non en vertu de Pacte des compensations ouvrières.Dans mon opinion, dit-il, la réclamation du demandeur est mal fondée.D’après Pacte des compensations ouvrières ta seule chose que le tribunal peut et doit faire, au cas où l’incapacité est permanente c'est de fixer une pension annuelle qui doit être payée à ta personne blessée.Dans un cas de faute inexcusable de la part des patrons le tribunal peut augmenter la pension annuelle et pour la même raison augmenter aussi le principal de cette rente.Mais la première chose que doit faire le tri- PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES On demande un instituteur ou institutrice possédant certificat ou diplôme modèle de deuxième classe, pour la Saskatchewan, capable d’enseigner le français et l'anglais, S’adresser à J.I.Hrûlé, sec.-trés., Albertville, Saek._____________ PHARMACIEN.—Elève en pharmacie, ayant 3 ou 4 ans d’expérience, ou insistant pharmacien demandé.S’adresser chez Recours & Lanctôt, 310, Suinte-‘Catherine Est.f CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ) A VENDRE A VENDRE.— Scierie, maison et dépendances, situés ù L’Annonciation ; prix avantageux.Pour autres détails, écrire à : Boîte A., Saint-Jérôme, Cm Terrebonne, Que.A VENDRE la collection, complète du “Devoir”.S’adresser à W.Morin, Laval des Rapides, Qué.de tout temps si propice au torysme et aux intrigues de toutes sortes.Le paysan irlandais a déjà de- vin Boyd a déclaré sans ambages qu’il ne voterait jamais pour un semblable règlement s’il venait à l’idée montré qu'il peut faire fructifier la du comité d’en proposer l’adoption.terre volée à ses aïeux par les an cetres des Lansdowne et autres et qu’il pourrait, si on lui en donnait l’occasion, transformer en une source de richesse nationale tes Immenses domaines que détiennent quelques aristocrates habitant les villes anglaises et se souciant moins de leurs tenanciers ifue des faisans, renards et chevreuils qui pullulent dans leurs pares.N est-il pas possible aux Communes anglaises, que j’imagine (comme ici ?) composées des esprits 1rs plus ouverts (?) de se soustraire à d’aussi pernicieuses influences ?A moins que là comme ici le fair play britannique ne soit que mythe cl mensonge.Veuillez, je vous prie, croire à ma profonde consid é rut ion.Carolus FORTIER, Laval-des-Rapides.•-—•- ASSEMBLEE A BERTHIERVILLE MM.PATENAUDE, BLONDIN ET DE NOMBREUX AUTRES ORATEURS PORTERONT LA PAROLE Il y aura une assemblée, à Ber-thierville, le dimanche premier octobre, à 2 heures de l’après-midi; cette assemblée est convoquée par M.J.-A.Barrette, député.Les orateurs qui y prendront la parole, seront MM.E.-L.Patenaude, Charles Beaubien, sénateur, M.Honoré Achim, député de Labelle.M.Gaston Allard, avocat, M.Aimé Chassé, avocat.Dr J.-O.Gadoury, ex-député du comté à la Législature, et M.J.-A.Barrette, député fédéral.Les personnes désirant se rendre à Berthierville pourront prendre le train à la gare Viger, partant de Montréal à 9.00, Mile-End 9.17, Bordeaux, 9.28, Laval des Rapides 9.31, S.-Martin 9.34, S.-Martin Jet, 9.38, S.-Vincent de Paul 9.48, De Sales 9.56, Terrebonne, 10.00, Mascouche, 10.08, Cabane Ronde, 10.14, L’Epiphanie.10.25, Vaucluse 10.33, Lavaltrie 10.42, Lanoraie 10.55, Berthier Jet 11.10.Ce train reviendra de Berthier après l’assemblée.Au cas de mauvais temps, des arrangements sont pris pour que l’assemblés ait Heu dans une salle intérieure.M.DENIS MURPHY GRAVEMENT MALADE Ottawa, 28 — M.Denis Murphv, président de la commission scolaire gouvernementale, est gravement malade à sa résidence, 254 rue Metcalfe, depuis trois semaines.Son état inspire quelques craintes.M.Boyd n’est pas en faveur des flâneries errantes de la gent canine, mais il “ maintient que les propriétaires de chiens devraient avoir le privilège die fjiirc leur promenade en s’en faisant suivre à leur gré.” Comme on me pouvait s’entendre, le comité a décidé de demander à la Société protectrice des animaux de lui indiquer quels seraient lès meilllleurs moyens à prendre pour régler cette difficile question.DEFICIT DE $1,500,900 De nouveau, hier.Son Honneur a déclaré aux membres du comité qui prépare actuellement les différents amendements à la charte municipale que le prochain déficit budgétaire s’élèvera à environ $1,500,000.H a profité de la circonstance P OU"- leur faire remarquer que son projet de l’an dernier, relatif à une taxe mobile sur la propriété, qui varierait selon les cas de 1 à 1.25 pour cent, était celui qui tirera 1e plus facilement lia ville de l’impasse où elle se trouve.Il a même ajouté —'Si le conseil refuse de l’accepter, j’irai combattre jusqu’à Québec pour qu’il soit adopté.IjC comité de législation n’ayant aucune suggestion à faire pour le moment, au sujet de ce nouveau déficit, demandera sous peu au bu reau des commissaires ce qu’il entend faire pour donner une solution à l’épineux problème.En dépit de l’opinion du maire on prétend que le déficit de 1917 dépassera les $2,009,000, vu la diminution considérable de l’évaluation immobilière.DIVERS Le maire déclare à M.Villeneuve qu’il n'a pas encore été officiellement informé de la date de la visite de Leurs Altesses Royales à Montréal.Jusqu’ioi la ville a voté $7,090 pour les enquêtes Bordeaux-Drolet.Le quatrième versement des fonctionnaires municipaux au Fonds patriotique s'élève à $4,053.On demandera de nouveau à l’Association de l'Exposition industrielle de Montréal de bien vouloir dire ce qu'elle a fait de la souscription de $10,000 de la ville.f C’EST IDIOT de croire que nous pourrions courir les risques de faire des promesses que nous n’aurions pas l’intention de remplir.Ce serait nous miner que de faire ainsi des promesses.Et c'est pourquoi tous pourez absolument tous fier à ce que nous tous disons au sujet de nos faubourgs du bord du lac: Dixie, Dorral, Strathmore, Valois, Lakeside, tontes places reliées par un serTice de transport rapide.Nous ne tous enroyons pas faire une course d’insensé, et tous aérez les premiers à le reconnaître lorsque tous Tiendrez nous Tisiter au bord du lac.Veuille nous permettre de tous envoyer , nos plans, nos brochures et diagrammes, et aussi le numéro d’automne de “THRIFT’.MARCH TRUST COMPANY ISO S.-JACQl’ES MAIN 3T91.S2e nnné.Actif, plu, d.$4.000.000 POIGNARDE PAR UN ALLEMAND Brantford, Ont., 29.— Un fermier du nom de Reginald Lloyd-Jones, bien connu à Brantford, domicilié à Minneapolis, a été attaqué par un Allemand, armé d’un couteau et il n’a échappé à son agresseur que lorsqu i! fut sérieusement blessé.M.Lloyd-Jones revenait de chez sa mère et s’en retournait chez lui.Sur le train, l’Allemand se mit à insulter les Anglais.M.Lloyd-Jones indigné, essaya de raisonner avec son adversaire, lorsque celui-ci sortit un couteau et frappa M.Lloyd-Jones, qui s’en tira avec l’intervention des voyageurs.DEPART DES PRIX D’EUROPE Monsieur Hector Dansereau el M.Wilfrid Pelletier, boursiers du gouvernement, partiront le 30 septembre pour Paris.Ces deux jeunes artistes eanadiens-français gagnèrent le Prix d’Europe en l9l4 et en 1915.Ils vont parfaire leurs études musicales dans la Ville Lumière, où ils feront un séjour de deux ans.Le juge déclare, — tout en admettant qu’il puisse y avoir divergence d’opinion sur ce point, — que l'amendement à l’acte des compensations ouvrières, 4 Georges V, chap.7, ne donne pas au demandeur le droit de réclamer le paiement de la somme principale.Le juge a déchargé le délibéré pour donner au demandeur l’opportunité d’amender sa réclamation et de demander au tribunal de fixer la rente anuelle au cas où sa poursuite serait maintenue.D’après l’amendement auquel le juge fait allusion, l’ouvrier blessé peut, un mois après qu’il a obtenu jugement en sa faveur, obliger son patron à lui payer la somme principale de la rente qu’il a obtenue.Cet amendement a été ajouté dans le but de protéger l’ouvrier contre la perte de sa rente si ses patrons devenaient incapables de se conformer au jugement du tribunal, à cause de faillite ou de mauvaises affaires.Le juge Greenshields est cependant d’aVis que cet amendaient veut que la somme de la rente annuelle soit fixée avant que l’ouvrier puisse réclamer la somme principale.PROPRIETAIRE CONDAMNE Un propriétaire qui refuse de signer un bail, après que toutes les autres formalités ont été remplies et que le locataire a déjà fait des démarches pour fournir des garanties, s’expose à se voir condamner à payer des dommages.Un nommé William Brown obtient par un jugement de M.Maclennan la somme de $250 que devra lui payer le propriétaire de l’immeuble du théâtre Readoscope à Maisonneuve, M.Louis Dupuis.Le demandeur avait donné sa parole qu’il louait pour quatre années la salle de théâtre en question mais le bail n'était pas encore signé.Le demandeur avait cependant fourni une somme de $500 pour garantir le paiement du loyer et pour se procurer cette somme il avait hypothéqué l’une de ses propriétés.Il avait déjà donné plusieurs représentations de cinéma au Readoscope lorsqu'à,! moment de signer le bail, le défendeur lui dit qu’il ne pouvait lui laisser la salle, ayant trouvé un autre locataire qui lui offrait un prix plus élevé.Le demandeur réclamait $16,363 et il en obtient $250.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER $700, $1,500 à $50,000 et plus, première HypothÊque, propriétés A Montréal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lcd eau, 120 rue Saint-Jacques.Main OfllS.ON TROUVERA une couturière pour coudre à domicile, au No 1549 rue Bordeaux.Aussi broderie à la main.REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées, Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 5890.Tel.Est 5526.Cordonnerie • ¦¦V/ I mécanique 406 RUE SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hubert et Saint-Christophe Rnssemblage et' rapiéçage ù la mécanique exécutés en un clin d’ocil.Appelez: Est 5526 et vos chaussures, prises à domicile, tous seront reportées remises à neuf.OEUFS ET VOLAILLES NOUS avons le plus beau lot de poulets de toutes races strictement pure, que nous avoua déjà élevés.Cochets, poulettes, ca-nards, oies, pintades, dindes, paons, etc Nous offrons quelques Jars, outardes sauvages, domestiques et domptés pour chasseurs.Demandez notre catalogue illustré de 15 gravures à 15 sous par malle.La Ferme Avicole Yamaskâ, Saint-Hyacinthe, Qué.A.S.Comeau, propriétaire.AVOCATS Til.Main iuit et le dimanch# appelez Est 3412.HERNIE Bandages les plus perfectionnés, les plus connus, doux, souples, sans ressort, d’un maintien parfait.ETABLISSEMENT CLAVERIE (de Paria) 174 rue S.-Dcnis.Montréal.INGENIEURS CIVILS HURTUBI5E et HURTUBISE INGENIEUR!) CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rua S.-Jacques TELEPHONES ; Bureau: Main 7618.Résidence: tél.Rockland 2050 COMPTABLE RODOLPHE BÊDARD Expert-ComptaLTe et Auditeur Systématiste consuitaut, Adminis-1mande' emballage! trateur de successions.Téléphone nTcpADArTT/Muo j Bell, Main 3869.Chambre 604, Edifice REPARATIONS de poeles a charbon ORTHOPEDIE MODERNE NANTEL & BLAIS „ .75, BLEURY Manufacturiers membres artificiels, appa* reils’ide maintien, bandages herniaires bre-yetes, ceintures élastiques, ceintures de ma-ternité, bas élastique, etc.DORURE, ARGENTURÊrNICKELAGE ROYAL SILVER PLATE Co.Dorure, argenture, nickelage, réparations d’argenterie, vases sacrés, bronzes, cuivrerie.A.Giroux, ge-rant, 57, Saint-Gabriel.Main 1387.Tél.Est 7050.Réparations de tous genres J.-O.MIRON &.CIE Nickelage, Placage et Argenteur, Finisseur en Cuivre, Fabrication d’EJectroliers.Spécialité, Carburateur, Coil Moteur, Magneto, etc., etc.175 Amherst.SATISFACTION GARANTIE.Cours privés le jour et le soir.Cours spé.ciaux de “diction”.Préparation aux brevets.EDMOND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR ‘‘APPARTEMENTS SALABKRRY,,, ANGLE SHERBROOKE ET ST-DENIS.__________________ ____Tél.Est 1162.Rolland Bedding Co.907, Henri-Julien.Saint-Louis 9198 REPARATIONS.— Matelas refaits, solidifiés, rembourrés, polis, meubles sur con> 40 ans d’expérience, Shaughnessy.137, rue McGill, Montréal.ENTREPRENEURS J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100.S.-Paul.Main 929.Rés.109,-ouest, Lagauchetière Main 3174.COURTIERS EN ASSURANCES Résidence 1650.RUE S.-DENIS.Tél.S.-Louis «76.et à gaz S.McARTHUR ancien contremaître ches R.W.Kerr, 91, rue Mansfield.Tél.Up.6904 COMBUSTIBLE Slabs, bois mou bien sec, scié en longueur pour poêle, $l.fiO le voyage; bois franc scié.Je meilleur à BISSONNETTE et CIE, 371 Papineau.Tel.est 4845.Résidence: S,-I«uts, 2588.MANUFACTURIER ADOLPHE DAVELUY COURTIER D’ASSURANCES représentant de la Great West Vie 160, RUE SAINT-JACQUES TéL Main 6715 Albert lefort SSURANCES (de tous genres) Asrent spécial de la “London & Lancashire".Représentant de nombre d’autres rompa-j-nies, 164 rue Saint-Jacques.Tél.M.3487.Saint-Lcuie 3242.J.-D.Catnirand, limitée Grand choix de Bijouterie, argenterie et verre taillé, Horloges et tous genres d’articles de fantaisie.Nous manufacturons les électro-liens et chandeliers, 141 à 157, Saint-Paul Ouest.Montréal.La Cie Wisintainer INCORPOREE Fabricants Je cadres, moulures et miroir% importateurs d'imageries, fflobes, etc.Maison canadienne et la seule dans soQ ffenre à Montréal GROS ET DETAIL 58, Boulvd St.-Laurent et 7, rue Clarke MEDECIN-VETERINAIRE J.-H.VILLENEW E, D.M.V.(Hipitai de PEeoie Vétérinaire Lavsl) 266, RUE CRAIG ESf.TéJ.Msln 1393.PROTEGEES EN TOUS PAYS PIGEON.PIGEON t DAVIS 825.Power Bldq.Mai» 3025 Mor>rra«l, Charbon bltu-mlMix, i ii-paur il i gai DOMINION mt SPRIN6HILL BURBAU GENERAL ds, VENTES 112 rne Saint-Jacqaea.Montréal VERSAILLES, VIDRICAIRE & BOULAIS, Limité* BANQUIERS iDincE Versailles % RUE SAINT-JACQUES VKUKraoNK MAIN »T*e MONTREAL.W-i P’INVBfNTIONl Kn tous u».ys.Domandez le GUIDB DB L INVEX j ETR qui sera envoyé graiis.MARION & MARION 364 rue Univers.té, Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour do Circuit No 671^—Joseph La-perle, épicier de Montréal, vs.R.Pesant du même lieu.Le fiiue jour d’octobre DM6, h 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 230 rue Bercy, en la cité de Montréal, sront vendus par autorité de justice les biens et effets j dit défendeur.saisis en cette cause, consistant en articles de ménage.Conditions: argent comptant.J.V.NOHMANDtN, H.C.S.Montréal, 27 septembre 1916.Iaï journal est imprimé au No 43 rue Saint-Vincent, à Montréal, pnr l’IMPRIMERIE PO PU LA I HE (à responsabilité limitée).J.N.Chevrier, gérant général.« A Lü D£V01K, MOMKÜÎAL, Jbüiil 26 IWib a VOL Vü.—iNulîZ» ;- FRANCE LES ANGLAIS PROGRESSENT GRECE BIENTOT DANS LE CONFLIT MJ COU HS DE JA BATAILLE D'HIER, LES TOMMIES ONT CAPTURE DEUX MILLE VERGES DE TRANCHEES ALLEMANDES ET UNE REDOUTE AU NORD-EST DE THIEPVAL.UNE DEPECHE D'ATHENES DIT QUE LE CABINET GREC ET LE ROI CONSTANTIN ONT DECIDE D’ENTRER EN LICE DU COTE DES ALLIES.— VEN1ZELOS PARTOUT ACCLAME.RUSSIE HINDENBURG EST RESOLU LE NOUVEAU COMMANDANT ALLEMAND SE DECLARE PRET A RECULER JUSQU'AU RHIN PLUTOT QUE DE PERMETTRE UNE NOUVELLE AVANCE RUSSE, LA BANLIEUE A LA VILLE DE PAYER?UN AMENDEMENT /I LA CHARTE DE MAISONNEUVE QUI FERAIT ENCOURIR PAR LA VILLE TOUTES LES DEPENSES DES CAN-DIDATS AUX ELECTIONS MUNICIPALES.Londres, 28, —La ligne de bataille de 20 milles qui S’étend de l’Ancre à la Somme se transforme rapidement du fait de la grande offensive des Al-^ liés en un triangle irrégulier dont la *¦ base s’appuie sur Thicpval et à l’ouest de Péronne, et dont le sommet se projette en travers du chemin de Béthune et dans le bois de Suinl-Pierre-Vaast.Dans la région de Thicpval, et h l’est, au nord de Fiers, dit le bulletin officiel d’hier soir, les Anglais ont remporté d’autres succès.Ils ont capturé des tranchées sur un front de 2,000 verges et sonl maintenant de niveau avec la partie orientale de l’Ahbaye d’Eaucourt.Au cours d’un furieux combat, au nord-est de Thicpval, ils ont pris un ouvrage de l’ennemi connu sous le nom de redoute “Stuff”, à 2,000 verges du village.A Combles, les Tommies ont pris plus de 1,800 fusils, plusieurs milliers de cartouches et de grenades.En comptant les prisonniers faits depuis 2 jours, les Anglais ont pris 10,000 hommes en 15 jours., A l’est et au sud-est de Rancourt 1 les Français ont progressé de façon appréciable et ont pénétré dans le bois de Saint-Pierre-Vaast.Au sud de celte région, de Boucha-vesnes à la lisière méridionale de la ferme de Bois l’Abbé, les Poilus ont dû faire face à une violente attaque des Allemands et les ont repoussés en désordre, leur infligeant des per tes considérables et faisant 250 prisonniers, dont 6 officiers.Ils ont également pris G mitrailleuses.Los aviateurs français ont livré plusieurs combats dans la Somme.Le sous-lieulenant Mungesser a abattu hier 2 avions et un ballon.Deux autres machines allemandes ont été contraintes d’atterrir.Au nord-est de Ville-sur-Tourbe, un Fokker s’est brisé sur le sol.Les Anglais ont détruit hier 2 avions et 2 ballons.Deux de leurs machines sont disparues.UNE GROSSE SURPRISE ATTEND LES BOCHES Londres, 27.,-— Grèce à la capture de Combles, lés Teutons ont été refoulés dans un arc de cercle de pas plus de 6 milles de profondeur d’une superficie de 117 milles carrés, et contenant 41 villages.Depuis 2 jours, le nombre des prisonniers faits par les Anglais s’élève à près de 5,000.Tous les experts militaires s’accordent à dire que les opérations actuelles ne sont que le début d’évé nements nouveaux et importants.“Encore G semaines de beau temps s’est écrié l’un d’eux, et les Aile mands auront une surprise.” “Ce n’est pas un village que les Alliés oii, capturé, mais une forte resse”, déclare le correspondant de la “Liberté” au front, en décrivant la prise de Combles.Après sa chute c’était un charnier.Les survivants de la garnison ont combattu déses perément.Chaque pouce de terrain a été conquis, les ruines d’une égli se ont changé 3 fois de mains en 20 k minutes.La joie des troupes s’est communiquée aux villages en arriè re, où pour la première fois depuis le début de la guerre, on a célébré la victoire et acclamé les vainqueurs de Combles et de Thieaval.LES DROITS VIOLES DOIVENT ETRE VENGES Paris, 27.— Le président Poin caré a reçu aujourd’hui le baron De Goiffier d’Heslroy, le nouvel ambassadeur belge en France Après avoir'rappelé l’histoire de la fameuse session de nuit du cabinet belge, le 2 août 1914, présidée par le roi Albert, et après avoir rappelé que le baron De Goiffier, alors di recteur du cabinet du ministère des Affaires Etrangères, a préparé la note répondant à l’ultimatum allé mand, le président a dit: “Si la Belgique ne devait pas re 11 couvrer son entière indépendance si la Belgique ne devait pas rece voir la réparation qui lui est due, il s’ensuivrait une honic ineffaça ble et il ne nous resterait plus qu’ voiler en un deuil éternel, les sla tuts de la justice.On ne peut trou ver un seul Français, ni aucun de nos alliés, qui ne préfèrent la mort à une telle ignominie.“Les droits violés doivent être venges.Chaque jour nos efforts concertés nous portent plus près de la victoire et hâtent la délivrance” italïF ÔCQJPÂtToN D’UNE HAUTE POSITION Rome, via Londres, 28.— Les troupes italienne's ont occupé une haute position entre Menari et To-vo, à l’ouest du mont Cimone, dans la région du Trentin.dit le commn niqué officiel publié hier soir par le ministère de la guerre.Dans la vallée Astico et le long du Carso, ajoute le communiqué, le feu de l'artillerie autrichienne a été vio lent.Le texte du communiqué suit “Lundi soir, dans ,1a vallée Asti co, l’artillerie ennemie a ouvert un feu intense contre nos lignes, mais elle a été réduite au silence par une effective riposte de nos batteries, Au nord-est du bassin Laghi, dans le torrent Zara, vallée de l’osina un de nos détachements, par une attaque audacieuse, a occupé une haute position entre Menari et To vo.Sur le mte du front, il n’y i eu que des duels d’artillerie.L’en némi a bombardé les côtes 208 et 144, et spécialement les principaux points récemment capturés par nous sur le front du Carso.“La nuit dernière, un de nos aviateurs, en vue de la température adverse, a réussi à survoler le plateau Carso et il a bombardé une colonne de troupes et des wagons en marche le long du chemin Co Castagnieyzza) Londres, 28.— Le cabinet grec st tombé d’accord avec le roi Constantin au sujet de la coopem-tion militaire du pays avec les Alliés, dit une dépêche d'Athènes a agence Reuter, en date d’hier., _ Sauf ce message, toutes les depe-hes reçues de la capitale de la rèee jettent peu de Lumière sur la situation compliquée de ce royaume.Cette collaboration militaire a élé décidée, dit-on, au cours d’une (inférence tenue par le roi, les (généraux loyaux et les plus intimes onse.illers du souverain.Au cours de cette réunion le roi a promis de signer un décret ordonna rut la mo-illsation générale, avant quo M.Venizelos ait Je temps de parvenir Salonique.M.Venizelos, qui a débarqué mardi matin à La Ganée, en Crète, reçu un accueil enthousiaste.Dix iniiüc de ses compatriotes l'ont es cor té dans les mes puvoisées, Répondant à un discours de bienve nue, l’ancien premier ministre a déclaré qu’il lance un dernier appel u roi.“J’exprime l’espoir, a-t-il dit, qu’au dernier moment le souverain e conformera au désir de son peuple.” Le lerritoire soumis à la domina tion de Venizelos, porte une dépêche d’Athènes, comprend toute la Macédoine hellénique et i’Epire, et aussi la Crète, Chio, Mitylène et Samos.Le correspondant du “Daily Mail” dans la capitale, affirme que les personnages officiels grecs cou timuent à faire défection en faveur de M.Venizelos, les derniers de ces gens étant le capitaine Gerondas, le commandant du navire de guerre Kelkis”, et les généraux Mascho-poulos et Mntthaiopoulos.M.Venizelos a annoncé que dans quelques jours il va adresser de Crète une proclamation au peuple hellénique, expliquant son attitude et la nécessité de coiqbattrc contre les Bulgares.Le comité de la défen-nalionale aura sou quatier géné al à Salonique, probablement sous a présidence de l’amiral Goundou riotis.M.Venizelos dirigera la po litique, et organisera et propagera le mouvement.On apprend que le roi s’est mis en communication avec M.Venize los, par l’intermédiaire de l’ancien ministre de la guerre, le général Yanakiteas, et ipule les circonstances piurais'sent favorables à une solution prochaine des difficultés qui divi sent actuellement la Grèce.Le plus grand coup porté au roi ce fut le départ de l’amiral Coundouriotis qui, après le souverain, constitue héros national le plus remarquable Le roi a reçu mardi matin un long rapport du général Moscho-poulos, chef de l’état-major, qui dé crit le chaos dans lequel l’organisa tion militaire du pays est lornbé par suite de l’enrégimentation de tant d'officiers grecs dans l’armée anglo-française.I! préconise une déclaration de guerre immédiate sans attendre l’insistance ou l'assistance des pays de l’Entenle et désigne ce parti comme étant le seul moyen de sauver la situation.On mande d’Athènes à l’agence Router que le vaisseau de guerr ‘Hydria” s’est joint ù la flotte a liée.Des rapports officieux veulent que les navires "Spelzia” et “Pha ra” et 4 destroyers aient suivi cet exemple.LES BALKANS LA VICTOIRE DE LA DOBROUDJA LES ROUMAINS ET LES RUSSES Y ONT FAIT DES MILLIERS DE PRISONNIERS.Londres, 28.— Le correspondant à Petrognud dm “Daily Chronicle” m voie ce qui suit, en date de lundi: “Un discute beaucoup les nouveaux plans stratégiques de Hindenburg.est évident qu’il fait un effort délibéré et soutenu pour arrêter l’avance de Bmssiloff et l’on suit son bras énergique dans les nouvelle!.mesures prises pour renforcer l’armée autrichienne chance-ante.Au poinl de vue militaire, ceci signifie la disparition finale de l’indépendance militaire autrichienne.“On a amené deis renforts allemands apparemment du front occidental.Les fortifications ont été enforcées aux points les plus menacés.Les généraux allemands ont fait des efforts herculéens pour empêcher toute possibilité, de nouveaux mouvements tournants.Ils ont fait dos contre-a Itaïques incessantes dans la région de Vladiinir-Volyns-ki et Haliez et des contre-attaques des plus énergiques dans la région à l’ouest de Lutsk.O» attaques ont été repoussées et un régiment russe a percé les 'lignes- ennemies sur lu Sereth .supérieur, capturant un village et faisant 1,500 prisonniers.11 n’y a plus (pie l’année du général russe Letchitsky qui progresse dans la région boisée des Carpathos.On dit que Hindenburg est décidé de reculer jusqu’au Rhin, plutôt que de permettre une nouvelle avance russe.et une défaite dans les Balkans qui signifierait pour l’Allemagne la perte de l’alliance bulgare et turque.” * * * Petrograd, 27, vià Londres, 28.— Un rapport officiel publié par le bureau de la guerre russe, dit : Front occidental (russe) : Il y a des escarmouches entre patrouilles à différents points du front.La rencontre la plus importante a été sur la rive du marais Tiftil, au sud de Riga.Il n’y a rien eu d’important sur le reste du front.Front caucasien: — Au sud de la région de la petite ville d’Ellen, sur la côte de la mer Noire, nos patrouilles ayant attaqué les Turcs à Tarriè-re, ont pris un certain nombre de prisonniers.Au sud-est de Giumiehan, nos détachements ayant percé les lignes de défenses ennemies, ont tué un grand nombre de Turcs.Perse: — Dans la direction de Ha-madan, nous avons forcé les Turcs à se retirer vers l’ouest, capturant ici des prisonniers, des armes, des chameaux et détruisant les fils télégraphiques sur une distance considérable.Sous la présidence du maire L, Tremblay, le conseil de Maisonneuve u tenu su réunion hebdomadaire.Los ée he vins G.N.Pichet, J.E.Vi-geant, Dr J.M.PeJlerin, IL A.Morin, W.Tardif et E.Lapointe, étaient présents.On s’attendait, dès le début de la séance, à plusieurs debuts, car les questions sur le tapis étaient relaiti veinent importantes, après quelques discussions préliminaires, on a résolu de les ajourner à la prochaine séance.Le club ouvrier de Maisonneuve a envoyé une longue pétition au conseil.’ On y demande entre autres choses l'usage gratuit du bain public un jouir de plus par semaine pour les ouvriers.Il demande aussi do mettre dans les amendements à la charte, qui seront présentés à la Législature l'abolition de la qualification foncière.On prendra un referendum sur ccito question, aux élections prochaines, si ce point est obtenu.Le Dr Pellerin propose aus- :h£ PLUS DE CINQ CENTS HORS DE COMBAT Londres, 28.— Un message de Bucarest à l’agence Reuter, en date du 27, dit: Des détails subséquents corroborent la nouvelle de la grande victoire remportée par les Russes et les Roumains dans la Do-broudja.Ils ont fait des milliers de prisonniers, tandis que les mortiers des Moscovites ont accompli d’effroyables ravages.Les troupes russo-roumaines continuent leur avance au sud.A 3 heures, hier matin, un dirigeable allemand a lancé 3 bombes sur Bucarest, mais n’a pas causé de dégâts.Le tir des canons spéciaux l’a chassé.A 6 heures, hier après-midi, 6 avions teutons ont fait leur apparition et ont jeté des bombes, tuant environ 40 civils, des femmes et des enfants compris.Environ 50 civils ont été blessés.-La plus grande indignation règne et le peuple réclame des mesures de représailles.Le départ du premier convoi allant directement à Kronstadt, Transylvanie, a provoqué de grandes réjouissances, hier.Le bulletin officiel roumain d’hier porte que dans les montagnes de Caliman et de Gurghin, sur le front nord et nord-ouest, il y a eu des engagements.Au sud de Si-bia, (Hermansiadt), une violente lutte fait encore rage.Dans la vallée de Jiu, les Roumains ont attaqué et repoussé l’ennemi, qui bat précipitamment en retraite vers le nord et le nord-ouest.Us oni capturé 200 soldats.Le calme prévaut dans la Dodroudja.Selon le rapport officiel de Lon dres, il n’est rien survenu dans la région de la Strouma et de Doiran, en Macédoine, ?auf la canonnade ordinaire et l’activité des patrouilles.Paris rapporte qu’à l’esi de la rivière Cerna, les Bulgares ont attaqué avec des forces importantes les positions des Serbes.Sur les hauteurs de Kaimakealan, ceux-ci ont repoussé successivement 3 violentes contre-attaques et ont infligé de grandes pertes aux assaillants.Us ont fait 50 prisonniers.De la Strouma à la rivière Var- Ottawa, 28.— Hier, le ministère de la milice a publié 6 listes de soldats mis hors de combat.Elles ccm-tenaient 491 noms.Aucun des soldats dont les noms figurent sur les listes de midi et de 7 heures et demie n’a de parents au pays.Celle de minuit renferme 205 noms.On relève les noms des Montréa lais suivants, tous blessés : James Buchanan, Dalhousie, 209 ; Frederick W.Cavener, Saint-André, 2279; Edmond Antone, Pnéfontaine, 5 ; Raoul Bibaud, Delinelle, 204; George Birkette, rue Verdun,- 4G0, Verdun ; William J.Drury, Chatham, 214 ; Edward Harris, Masson, 78 John K.Griffith, Saint-Denis, 718 le sergent K.James, Notre-Dame est, 3960 ; Arthur Langley, Evelyn, G45, Verdun : Albert Cormier, Marie-Anne, 1325 ; F.W.Vaud, Bordeaux ; James P.Telfer, Prospect, 49 ; Joseph Mather.Sainte-Catherine est, 255a ; Joseph Paris, Beau-dry, 375 ; Joseph A.Parsons, Boyer, 2382 ; le caporal Lester Peoples, Arcade, 61 ; le caporal Octave Pelletier, Masson, 48 ; le.caporal S.Portugais, Marquette, 51 : Hector Lafrance, Hôtel-de-Ville, 335G -; James Lawton, Knox, 113a ; le caporal S.Leduc, 'Letourneau,'321.On remarque eu sus les noms des Canadiens-français suivants : De.l-phis Lapointe, de Renfrew, mort de si qu’on insère dans la charte un règlement à l’effet ‘de forcer les candidats aux élections municipales à ne pas dépenser d’argent, pas même pour les comités, les dépenses nécessaires devant être encourues par la ville.On a résolu, sur proposition de L’échevin Vigeaut, d’écrire à !a compagnie des tramways, afin qu’elle notifie scs conducteurs, que selon le paragraphe 15 du règlement 110, les billets dûs “d'ouvriers” sont valables de 4 heures 30 à 7 heures p.m.du 1er novembre au premier mai Afin de mieux servi!' le public, le bureau de la Montreal Water Co.sera prié d’ouvrir ses bureaux le samedi et le lundi soirs.Les trottoirs et les bordures étant dans un mauvais état, le conseil va donner avis à la Construction Pav ing Co., qui a donné une garantie de 5 ans, d’avoir à commencer les réparations.Sur ce l’échevin Morin déclara que les matériaux (lu boulevard Pit IX n’avaient pas été achetés par lui, et que l’ingénieur Gates n’avait jamais été favorisé quoi qu’en dise l’ingénieur, M.Marius Dufresne.On a aussi assez longuement discuté la question de ressen-ce, à propos de la densité qu'elle doit avoir pour le bon fonctionnement des machines à incendie.Le maire veut une; enquête sur le département de la police et du feu (lomt il se plaint.Quelques paroles ont ainsi été échangées entre le maire et le président du départe-nient de la police, cette question reviendra probablement sur le tapis.L’heure étant avancée, la séance a été ajournée.-à vendredi prochain.OUTREMONT L’INSPECTION MEDICALE DES ECOLES Le conseil municipal d’-Outre-mont a eu une courte séance hier, sous la présidence du maire Beau-bien.Après avoir expédié les affaires de routine, le conseil a adopté un rapport du Dr Shaw, directeur du bureau d’hygiène, sur .’es résultats de l’inspection médicale des écoles pendant l’année 1915-1916.Ce rapport avait d’abord été adressé au comité d’hygiène dont le Dr Marsolais est président, puis ce comité l’avait référé au conseil.Le personnel du service d’inspection médicale se compose du Dr Shaw, directeur de tout le service, du Dr E.P.Dufresne, qui est chargé de la visite de l’école Lajoie et des académies Querbes et Notre-Dame de Bonsccours et du couvent de l’immaculée Conception; du Dr A.F.Malcolm, chargé de visiter l’académie Strathcona et l’école Kevin.Une garde-malade, Mlle Mathieu, fait aussi partie du personnel.Le rapport note l’amélioration considérable et les excellents résultats obtenus depuis trois ans que le système d’inspection médicale des écoles a été adopté par la municipalité d’Outremont.Amélioration scs blessures ; Eusèbe Blais, de! dans la santé des élèves en géné- Saint-Godefroy, comté de Booiaven-ture (Québec), blessé ; Joseph Dm-bé, Edmunston (N.-B.), blessé ; R.W.Gauthier, Rustico Nord (Ile du Prince-Edouard), blessé ; Joseph Joli, Ottawa, blessé ; Pau] Landry, Sorel, blessé ; Aldéric Latour, Cornwall, Ontario, blessé ; J.Lar montagne, rue Lavigueur, Québec, blessé ; Edouard Lassonde, Roxton Pond (Québec), blessé ; Ri-oux, An-dicrson .Sliding, (N.-B.), mort de ses blessure^ ; C.L.Celles, Saint-Jean, (Québec), blessé.UN MINISTERE DE L’AVIATION Ottawa, 28.— Une rumeur venant de New-York déclare (tue le Canada aura sous peu soin ministère de l’aviation.La presse new-yorkaise mentionne comme titulaire M.Wilcox, député.La rumeur est vraisemblablement un canard monté par quelques malins qui ont peut-être voulu jouer un tour à J.Oliver Wilcox, et dont les discours le qualifierait certainement pour un ministère en “l’air”.minano (Comen Bien que découvert par les projec .______ leurs et bombardé par l’ennemi, le dar, Partillerie n’a manifesté qu’une dirigeable est revenu sauf en de-l faible activité.dans de nos lignes.” Sofia prétend qu’à la suite des 10 jours d’attaques de la division serbe de la Drina contre les hauteurs «de Kaimakealan, les Bulgares ont attaqué ces troupes avec une grande impétuosité et les ont forcés à se replier sur toute la ligne.Berlin annonce qu’en Macédoine, à l’est du lac Presba, les Allemands ont remporté de nouveaux succès, le 25.A l’est de Fiorina, les alliés teutons ont repoussé des attaques.Les troupes bulgares ont défait et poursuivi les Serbes, prenant 2 canons, plusieurs mitrailleuses et des lance-mines.ral et dans la réduction du danger provoqué par les maladies infectieuses ou contagieuses; sans compter le surplus d’efficacité physique dont bénéficient les élèves en se voyant débarrassés de maladies qui les eussent rendus inaptes à parfaire leurs études et, plus tard à entreprendre les batailles de la vie Dans son rapport, le Dr Shaw fait un éloge particulier de Mlle Mathieu, qui, au cours d- la dernière année scolaire, n’a pas rendu moins de 1.610 visites dans les familles.en plus du travail qu’elle ac compli chaque jour dans les différentes écoles.Elle usa, dans toutes ces circonstances, d’un tact qui fui d’un grand secours aux inspecteurs médicaux, non moins qu’aux parents eux-mêmes, en démontrant à ces derniers l’excellence du but poursuivi .Par ses soins, nombr d’enfants sont retournés à l’école après que les parents i.e fusseni! eux-mêmes reconnus incapables de les y envover.Les cas de pauvreté, (le mauvaise santé, de manque d’habits, ou de négligence ont été soumis uix autorités compétentes et l’on a réussi de manière générale à améliorer les conditions de vie.Le travail des inspecteuis médicaux a été aussi s deux grands partis canadiens, c’est 1e parti libéral qui favorise !e plus les idéals et les ambition» des ouvriers.fais libéraux comptent eux.dans leurs rangs, tous ceux qui ventent voir les gouvernements précipiter leurs pas en avant et agir au plus vite avec les réformes.Au.fond, les ouvriers de Montréal'', organisés comme inorganisés, sont de cette catégorie, its sont libéraux, dans le sens le plus large du mot.“ Maintenant si nous scrutons ia « ’ politique de,s deux grands partis actuellement aux prises en ce pays, que constatons-nous ?Interrogeons d abord Je parti au pouvoir.Qu’a-t-il fait pour nous depuis cinq ans ?Ji n’a songé qu’à la guerre, et de Ja façon la püus détestabte.Le, fonds publies ont sauté entre ses mains de la façon la plus funambulesque.Le coût de la vie est devenu excessif sans raison.Un gouvernement ayant Jle sens de ses responsabilité» aurait essayé de mettre un frein .aux ambitions effrénées des agioteurs qui profitent do .la guerre pour enchaîner te peuple et 1e pressurer.Le gouyernemnt conswaleur a fui ses devoirs.Comment pouvons-nous avoir confiance en lui ?“ Le parti libéral, au pouvoir, nous a donné la loi de conciliation, pour éviter les grèves.Bien des de u grand.Les tables sont couvertes de nom.breux et riches cadeaux offerts par tout Montréal.Les dames patron nesses de l'oeuvre ne veulent pas se laisser surpasser en dévouement,, En un mot.tout va bien et le succès est assuré.Chaque soir Sera raflé un cinq iastre.s en or.Hier.M.f échec in Dubeau en était le généreux donateur.La kermesse se continuera toute 1a semaine.È fl\ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 28 SEPTEMBRE 1916 VOL.VIL —No 22® LA VIE SPORTIVE EXHIBITION DE CROSSE DIMANCHE A MAISONNEUVE DOUZE JOUEURS REPRESENTAS'T L'ELITE DES SHAMROCKS ET DU NATIONAL, FERONT LA LUTTE AUX MEILLEURS HOMMES SORTIS DE CORNWALL.Le terrain île Maisonneuve où ont eù lieu cette saison de si émotionnantes joules de crosse sera encore dimanche prochain, le théaire d'une partie qui ne le cédera en rien nùx grands matchs de ligue que nous avons vus au cours de l’été.Les fervents du sport auront en effet l’occasion de voir aux prises deux puissantes équipes formées, l’une des meilleurs joueurs sortis ¦de Cornwall, et l’autre, des étoiles des Shamrocks et du National.C'est dire que les joueurs qui paraîtront sur le champ seront l'élite de la NX.U.L’équipe des All-Cornwall comprendra non ’seulement les joueurs actuels de la petite ville manufacturière, mais tous ceux qui ont été formés là: Lnlonde, Degray.Degan, Lapensée, Langevin, du National, Gy.Denneny, d’Ottawa; Red Doni-hèe.autrefois du Toronto, etc.L’autre club se composera de six -1 .ir dos meilleurs joueurs du National et de six étoiles des Shamrocks, champions de la ligue pour lillti.Une joute entre deux équipes ainsi formées devrait donner une très intéressante exhibition de crosse et devrait attirer tous les fervents de noire sport national.Les milliers d’amateurs du jeu de crosse qui, en raison de,leurs genres d’occupations, n’ont pu voir de joutes de crosse cette année, pourront profiter de l’occasion qui leur est offerte dimanche et aller voir à l’oeuvre les étoiles de la ligue professionnelle.Lalonde s’est chargé de recruter l’équipe du All-Gornwall et il est certain qu’il alignera un club qui saura faire une lutte émouvante aux hommes du National et des Shamrock.Allons dimanche, à Maisonneuve, voir la dernière joute de crosse de la saison.EXCITANTE COURSE AU CHAMPIONNAT A DELORIMIER LES JOUTES DE DIMANCHE DANS LA LIGUE DE LA Çllh SERONT PEUT-ETRE LES DhR-'MERES DE LA SAISON.Si-Louis .Cincinnati fit) 57 91 93 .397 .380 Les parties de dimanche prochain à Deiorimier décideront peut-être de l’épineuse question du championnat, pendante depuis plu-sfceins semaines.On sait la rivalité avec laquelle les Crescent et les Stars luttent pour les honneurs de la première place de la ligue de la Ôté.Les champions ont, il est vrai, une certaine avance sur les Stars; mais, cette avance peut encore xe réduire assez facilement.Que les Stars triomphent de la Casquette, dimanche, et que tes Athlétiques battent les Crescent (chose très possible), les deux premiers clubs de la ligue seraient pratiquement sur un pied d’égalité.Même, au cas d’une victoire pour les Stars et les Crescent, dimanche, la course au championnat ne ferait qu’entrer dans une phase plus aigue.Mais, il v a tout lieu de croire que tes Stars vont trouver une très forte opposition dans la Casquette.Lucien Riopel est bien décidé à voir son équipe finir sa saison avec une victoire, et il tient à ce qu’elle garde la troisième position, qu’elle a présentement.Les Stars rencontreront alors une vive difficulté, tandis due Athlétiques donneront beaucoup de fil à retordre aux Crescent.On peut même entrevoir la possibilité d’un double échec pour les équipes de Cecil Hart et de Bob Stronach.CETTE JOUTE VA RAPPELER UN MATCH MEMORABLE La grande partie de crosse de dimanche prochain au terrain du National, à Maisonneuve, entre les étoiles que le jeu national a prises à Cornwall, et une équipe formée des meilleurs joueurs de la N.L.U., à l’exception de ceux qui vieniKMit de Cornwall, passionne beaucoup les amateurs.De tous les coins de la ville arrivent des adhésions à ce projet, conçu par MM.Léo Randu-rand et Jos.Cardinal, de faire se disputer un match de crosse le dimanche.La partie de dimanche prochain, !ê ter octobre, nous rappellera en quelque sorte la mémorable partie entre les Rosedale, les champions de Toronto, et le National, les champions de la N.L.U., l’automne dernier, à peu près au même temps.On sait qu’il y eut 10,090 personnes présentes au National, l’automne dernier, et sans s'attendre à une aussi grande foule, dimanche, on peut croire que des milliers profiteront de cette aubaine extraordi-naite d’assister à une intéressante rencontre de crosse, le dimanche.La -semaine, il en est beaucoup, qui ne peuvent pas assister à une partie, et la joute de dimanche prochain permettra à tous de voir la crème des joueurs de crosse aux prfses.Personne ne voudra perdre cette chance unique.LES PARTIES DANS LES GRAN-JDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues Nationale et Américaine ; LIGUE NATIONALE.A Boston: R.H.E.Pittsburg .000000000—0 3 0 Boston.OOOOOOOlx—1 8 0 Cooper, Wagner, Tyler et Blackburn.Gowdy.A Brooklvn: R.H.E.Chicago .000000000—0 5 1 Brooklyn .lOOOOOIOx—2 5 1 Vaughn et Wilson; Smith et Miller.A New-York: R H E St-Louis .10100000000—2’10 2 New-York .0000000021—3 9 2 Steel et Snyder ; Anderson, Ben-ton, G.Smith, Ritter et Rariden.POSITION DES CLUBS.LIGUE AMERICAINE.A Philadelphie: R.ILE.Washington .100510402—13 17 0 Philadelphie.000101100— 3 8 3 Shaw et Gharrity ; Myers e Clôt, Valxuas OUT.Clôt, FUMEZ LE TABAC CANADIEN 1 HEROS 11 eat très bon at ne lalsaa pas de mauvaisea odeura Contre mandat-poste de 78 sone noue en expédierons une livra.La St-Jacques Tobacco Packing, Ca., Ltéo., St-Jacques, Co.Montcalm.Qui.J LA PISTE KEMPTON, LAPRAIRIE REUNION D’AUTOMNE — du 23 au 30 Septembre inclusivement Sept courses chaque jour.Beau ou mauvais temps Des trains spéciaux quittent In gare Bonavcnture it 1.15, 1.30 et 1.45 p.m., toua les jours, directement pour la piste.Les automobilistes passent par le pont Victoria et la route King Edward.ADMISSION : $1.00.PREMIERE COURSE A 2.30 P.M.ST-DENIS Saint-tDenis, plus haut que Ste-Catherine.GROS PROGRAMME EN DOUBLE à l’occasion du Nouvel An juif BERTHA KALICH, dans “SLANDER” MAE MARSH, dans Le Mariage de “Molly-O” Montreal Symphony Concert Orchestra.“CE SONT LES JOURS DU SAINT-DENIS.’ THEATRE ST-DENIS StiDenis, au-dessus de Ste-Catherine A VENIR Madame 2254 58 148 57 48V 65 04 «K ?UK U7M 17934 34% 38J| i Ui 83 10434 issy, 130 116 13 51 kfon.Tr Co Mnr.Tram Nor.Ohio.N .8 S.* Cl.“ priv.Of il v.Mill.“ priv, Ont.St.Pro.OU.L.A P-Peumans.§tuébec Hr ma.Woooa Kbairluif,.Shenrin W ftpa.Riv.Oo " priv.8t.Ca.of C.“ priv.Tor.R y .“ priv.Tooke Bro “ priv.Tuck.Tob, priv.City.Twin priv.Winn, Ry.Banques — Br.No.Am.Commerce Dominion.Hamilton.Hochelafa Impérial.Merchants Molsons.Montréal.Nationale.Nova*Scoti Ottawo.uébec.oyal.Standard.Toronto.Union-.127K 137 ÎÎ4K 144 "üy, èV 64 34Vi 34V 41 , 31 13o j 134J* ”i&|"l2‘ és "si" 90V;: s«) ny, n 86'4 1S6H .145 !.• 205 174 257 2Î234 198 221 105 210 BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-François-Xavier, Noa 95 et 97.Montréal.Valeurs Ouver- ture Midi Valeur® Ouver- ture Midi AllisCb.or.¦27X 27H iBSp.Copi.69k fiSV Alli.Ch.fr.Int.Ra.Tr Dk i7k AmsAir Br.LehtghVal.82 82 Am.B.Suf*.63 K 64 Max.Moio.95 94:k Am.Can Am.CarFo.6ik 67 V 6-V/, 67k Mcx.Pctro.11IV4 '12% Am.Loco.7 LH lUK Nat.Lead Am.Smelt.nsy N,.Y, N,H.e; v,’ étÿ; Am.9.Pou.North.Pac."M ii8Vf Anacon-M.97^ 9ry Pennsylra.58k Atch*$ou KWk Pr-es.St.C.60k Bald.Loco.87 «7V, Reading :uv.nsg Balt.AOhio 90 8.»H Repubh.lr.75 75^ Beth.Steel.555 569 Roc.Isl or.i9k Brookl Ra.Rubb.TJ.S.31 * Can.Pacif.n'fÿ; 79% South.Pac.I0i% v-% Cent.Leath Sont.Rail.26 Colo.F.AI.57k 56k St.Paul 97H Corn Prod.Third Ave.Cruci.Steel 94 94V, Union Pac.151k 150k a«% Eriepr.No! ¦Wé 56 U.S.Ste.or.116 b riepr.N o2 .U.S.Sterlp.121 121 Erie Ordin.41 40k UtahCoppe Weafcingnou 97 96 k Gr.Nor.Or.«k fi ik fiik Shattunk Ar 37?J J 2».t a r BOURSE DES MINES Coure fournit par la maison Bryant, Dunn and Co., rue S.-François-Xarier- No 86.Montréal.MINES DE COBALT De- Offre.mande.Adanac 25 32 Baiîey 08% 09 Beaver 41 43 Chambers Fcrland 19 20 Crown Reserve 5fi Foster •07% Giffôrd Kerr Lake .480 490 I^t Rose .f»2 65 McKinley Darragh.64^ 65 Nlpissing.845 870 Peterson Lake.23^4 24 Seneca Superior.26 30 Silver Leaf.01% 02 Trmiskaming.64 fit i/j Trethewey.1614 171,3 Wcttlaufer.12>| 13 Coniagas.4.->r, * ;,00 MINES DE POBCUPINB Apex.Dome Extension REJANE La plus brillante actrice de France, dans ALSACE ” Titres en français et en anglais à nos propres frais.Représentations: 4, 5, 6, 7 octobre.VENDEURS D’OBLIGATIONS On demande des personnes, pour vendre des obligations d’une entreprise industrielle d’avenir, obligations qui seront mises sur le marché dans quelques jours, par l’intermédiaire du “Devoir”.Ecrire à Casier 14 “Le Devoir”.HolJingcr Cous.Dome Mines .Jupiter.McIntyre.McIntyre Ext.Moneta.Ncwray.Porcupine Crown .Porc imperial .Porc Vipond .Preston E.Dome .Schumacher .Teck Hughes .West Dome Consol 08*2 08% .Ink 30 58 090 700 2450 28 145 146 40 42 17?i 18 «7 67% 72 73 031 i 03*4 37V4 33 Vj 04\ 04% 45 50 39 îj 38 L, 37 Vj 38 VV LA COTE NEW- YORKAISE Nous recevons de la maison Bryant, Dunn and Co., la commue nication ci-après, en date du 27 sepitemiire 1916: Les affaires de la journée ont porté sur 1,417,400 actions; la grève générale de New-York sombre dans le ridicule ; les chemins de fer, les valeurs industrielles et Iles extractives accusent d’énormes augmentations de recettes ; le cuivre et le fer se font rares, tandis que l’or, ar contre, afflue toujours dans les manques.La conclusion s’en dégage que la situation demeure excellente et que la capacité d’achat du public ne semble pas amoindrie.Le public est parfois lent à remuer, mais une fois mis en mouvement rien ne l’arrête.H a compris que les Etats-Unis traversent une période de prospérité prodigieuse et que pour en avoir sa part il lui suffit d’acheter des valeurs.Il a compris qu’à la Bourse se résume ,1a fortune américaine et qu’on y observe toutes les manifestations de la vie économique du pays.Lorsque l’industrie est prospère Ge cours de ses actions monte et celles de valeurs extractives, des chemins de fer s’engagent à la hausse pou après.C’est ce qui se produit sous nos yeux et l’observation en est intéressante.Nous ne sommes pas en effet en présence d’un mouvement machiné par les professionnels, d’un de ces soulèvements artificiels el sans base, mais d’une vague de hausse déterminée par la prospérité même du pays.Les cours montent tout simplement parce que les recettes fies compagnies augmen-tent.Nous avons, hier et aujourd hui, assiste a un ralentissement de la marche en montée.U s’agit de savoir si les grands financiers liquident pour maintenir les valeurs à leur niveau, fatiguer le publie et lui faire lâcher prise, ou si, plutôt, ils no tentent pas de répandre une fausse impression, pour induire la clientèle à s’engager à la bainse.Dans tes deux alternatives, il faut s’attendre à une reprise- en hausse dans un prochain avenir.Nous redirons toutefois qu’il n’est de si belle période de hausse qui ne soit 'coupée de réactions.Celles-ci sent g né .tement proportionnelles à la hausse qui les u précédées.A l’heure présente c’est peut-être à quoi il faut prendre garde.Dans cés conditions la sagesse consiste à n’acheter que .‘Air un fléchissement el à réaliser rapidement, même si le profit csit modeste.Les compensations des banques montréalaises, pour la huitaine écoulée ce matin, se présente à $72,-711,118, comparativement à $71,-693,046, la semaine dernière, $49,-316,236, pour la période correspondante de l’an dernier, et $47,186,-291, en 1914.____ .___________ AUXUUK buuneaü.Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS cmnrriKKs Bureau dt Montréal.97 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.ioccursales : QUEBEC et SOKEL Fil direct arec M» tOST * FLAGS, New-Tuk.vt.CANADIAN PACIFIC.} $57-00 } $58.75 Prix des billets pour colons, aller seul»,! l’'Vifi va n®*es 24 septembre au 8 octobre Vancouver, C.A.Victoria, C.A.Portland, Oregon Seattle, Washington San Francisco Los Angeles Son Diego Prix proportionnellement réduits pour- divers autres lieux des Etats de l’Ouest, comme aussi pour l’Alberta et la Colombie Anglaise.EXCURSIONS DE COLONS Elles ont lieu chaque mardi Jusqu’au 31 octobre 1918.Limite de temps pour le retour, 2 mois à partir du jour ue vente du billet, sans cependant aller au-delà du 30 novembre 1910.Brandon, Man., aller et retour , , , $41.50 Calgary, Alta., aller et retour ., , 48.00 Edmonton, Alta., aller et retour , , 48.00 Régina, Sask., aller et retour .% 43.75 Winnipeg, Man., aller et retour .40.00 Prix px-oportionncllement réduits pour passages en seconde classe, aller et retour, à divers autres lieux du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.Ces billets sont également valables pour 1s wagons dits de touristes, à condition i toutefois de payer le prix de la couchette.Pour renseignements, s’adresser aux bureaux des billets, 141-145 rue Saint-Jacques: (Tél.Main 8125), aux guichets des gares Windsor, et Viger, ou à l’hôtel Windsor.LAISSEZ-NOUS VOUS CONVAINCRE.du fait que votre vue et celle de va* enfants ont infiniment plus de valeur que les verres les plus dispendieux et; quune vue défectueuse est un grand obstacle quelle que soit' votre position*.Vous pouvez vous rendre compte de l’exacte condition de vos yeux en quirw ze à vingt minutes, s! vous venez a xhk tre établissement où vous recevrez une.attention courtoise, soigneuse et soientUjj H.SCOTT, BIJOUTIER ET OPTICIEN 47» est, Ste-Catherine.Montréal E.Bousquet, opticien.COMPAGNIE DES TRAMWAYS OE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE ' SUBURa BAIN POUR 1916.Du bureau de Poste,.Ser* LACHINE.vice de:— 10 min.de 5.40 a.m.h 8.00 a-m.20 min.de 8.00 a.m.& 4.00 p.m.10, min.de 4.00 p.m.à 7.10 p.m.20 min.de 7.1Q p.m.à 12.00 mimUtt DE LACHINE.—Service de:— '.J.J 20 min.de 5.30 un.à 6.60 a.m.,, „ ,;y.Cib.; 10 mm.de 3.60 ajn.4 9.00 a.m.¦ - A,-.c 20 min.de 9.00 a.m.4 4.00 p.m., 10 min.de 4.00 p.m.à 8.00 p.m.a,1 20 mm.de 8.00 p.m.ir 12.10 a.m.Dernier extra 4 12.50 a.m, S AULX - AU - BECOLLET ET- SAINT.VINCENT-DE-PAUL.— De Salut-Denis-Af Saint-Vincent.—Service de :— ^ 10 min.de 5.20 a.m.4 8.00 a.m.8.00 a.m.4 4.20 p.m.4.20 p.m.4 6.40 p.m.6.40 p.m.à 8.00 j>.in.8.00 pan.4 11.30 pmi Henderson seulement 12:0(1 20 min.de 10 min.de 20 min.de 30 min.de Tramway pour a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12,40 ajm.DE SAINT.VINCENT DE PAUL A SAINT-DENIS.— Service de :— 10 min.de 5.50 a.m.4 8.10 am.20 min.de 8.10 n.m.à 4.50 p.m.10 min.de 4.50 p.m.4 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m.4 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m.4 12.00 minuit.Tramway de Henderson a saint-Denis,.13.20 •an.Tramway de Saint-Vincent 4 Saint-Denis.1.10 a.m.CARTIERVILLE.— De Snowdon Jet—Ser-1 vice de :— 20 min.de 5.20 a.m.4 8.40 p.m.40 min.de 8.40 p.m.à 12.00 minuit.11 DE CARTIERVILLE.— Service de t— 20 min.de 5.40 a.m.4 9.00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.4 12.20 a.m.MONTAGNE — De l’Ave du Parc et Mont* Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.4 12.20 a.m.DE L’AVE.VICTORIA —Service de 20 min.de 5.50 ami.4 12.30 a.m.De l’Ave.Victoria 4 Snowdon, 10 min.5.30 a.m., 4 8.30 p.m.BOUT BE L’ILE.—De Lasalla et Notre- Darne, service de : — 60 min.de 5.00 a.m.à 12.00 minuit.TETKEAULTVILLE.—De Lasalle et Notre-Dame, service de : — 15 min.de 5.00 am.à 9.00 a.m.30 min.de 9.00 a.m.4 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.4 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.4 12.00 minuit.POINTE AUX-TREMBLES, via Notre-Da.I me.—De Notre-Dame et 1ère avenue.Mai.: sonneuve.service de : — 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m.h 12.20 a.m.Dernier tramway additionnel pour le Boulevard Bernard 4 1.20 axa.Chambre des notaires Secrétariat de Montréal AVIS PUBLIC est par le présent \ donné par moi soussigné, EDOUARD ; BIRON, l’un des secrétaires de la ! Chambre des Notaires, que, par ordonnance du Conseil de la Chambre, en date du onze juillet dernier, 1916Î; Raoul Larivée, notaire, ci-devant résidant dans la cité d’Outremont, et pratiquant dans la cité de Montréal, a été destitué comme notaire.Cette destitution prendra effet 2k I compter du vingt-troisième jour septembre courant.1916.En foi de quoi, j’ai signé à Montréal, ce seizième joiùr du mois dQ septembre mil neuf rent seize.EDOUARD BIRON.Secrétaire de la Chambre des Notaires, district de Montréal, a VOL.VIL —No 228 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 28 SEPTEMBRE 1916 7 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE EN MARCHE VERSBERLIN ?COMMENT L’UNE DES NOUVELLES AUTOS BLINDEES ANGLAISES DUT S’ARRETER EN ROUTE, FAUTE D’ESSENCE.— UNE SCENE INOUBLIABLE.— INSENSIBLE A LA MITRAILLE.ECHEVINS AUX PRISES A QUEBEC M.FISET SE RUE SUR M.GALIBO IS ET MENACE DE LE FRAPPER.Sur le front anglais en France, 27, minuit, via Londres, 28, 5 heures 30 du soir.— Le calme qui a succédé aux deux fameuses journées au cours desquelles les Alliés ont pris cinq villages et SjflOO prisonniers, a permis aux correspondants militaires de faire la cueillette de plusieurs faits drolatiques.L’un des plus merveilleux est, sans contredit, celui d’un de ces nouveaux léviathans qui vient de faire son apparition sur les champs de bataille en France.Ceci se passait après la prise de Crueudecourt.L'immense auto blindée, n’attendant pas l’arrivée de l’infanterie, partit tout à coup pour Berlin, en comptant sur ses propres forces.Semblable à quelque monstre antédiluvien, elle s’enfuit, grondante, crachant de toutes parts la mitraille, à la recherche de sa proie.Arrivée à une tranchée allemande, .au moment où elle commençait à engager le combat avec son lilliputien ennemi, la gazoline manqua tout à coup.Les Allemands, en apercevant cet être étrange à la cuirasse impénétrable aux boulets, demeurèrent d’abord stupéfaits puis, mordus au coeur par le désir d’une revanche qui aiguillonnait leur courage, se ruèrent avec la fureur qui caractérisait les hommes de l’âge préhistorique, sur l’énorme mammouth.Jamais pareille scène ne se vit sur le front occidental, tout fertile qu il ait été en combats bizarres de tous genres.Pendant que les canons de ce fort roulant tonnaient à gauche et à droite, les Allemands, à quatre pattes, réussirent à s’engager en dessous de ce dernier, puis, gravissant nombreux sur son sommet, cherchèrent fébrilement les endroits faibles d’où ils pourraient atteindre ses parties vitales.Dans les joints de la colossale caraparace, ils déchargèrent leurs armes.Mais rien n’y fit.Les canons de l’auto, dirigeant toujours leur tir sur l’ennemi, masse humaine qui leur servaient de point de mire, continuèrent leur sanglante besogne.Finalement, l'infanterie anglaise, voyant leurs audacieux compagnons en de-tresse, vola à leur secours, et, pendant qu’elle repoussait l’ennemi, envoyait un camion-réservoir chercher la gazoline qui permit au monstre de faire machine arrière, au milieu des manifestations les plus bruyantes des troupes alliées.Comme résultat de cette randonnée nouveau genre sur Berlin, 250 Boches restèrent sur le champ de bataille.DES EXPLOITS EXTRAORDINAIRES Une autre de ces autos blindées a pris part à la prise de Thiepval.Fendant que les Allemands fumaient tranquillement dans la cave fortifiée d’un ancien château,elle traversa sans nul encombre, tranchées sur tranchées et s’en fut troubler de la belle façon leur doux farniente.Les Alliés ont également fait de la bonne besogne lors de la prise de la redoute de Zollern, à mi-chemin entre Thiepval et Courcelette.Le 108e régiment avait mis une telle confiance dans les travaux de défense de toutes sortes qu’il avait exécutés à cet endroit, qu’il avait obtenu du commandant général des armées ennemies la permission d’y combattre seul.Tant que nous serons ici, avaient dit les soldats, Thiepval ne sera pas pris.Tout le long de la ligne où a eu lieu l’offensive de la Somme, l’ennemi vivait confortablement dans ses taupières.C’est ce gigantesque travail d’excavation qui leur avait permis jusqu’ici de résister aux attaques formidables du 1er juillet dernier, lorsque, pour la première fois, les Anglais tentèrent la prise de Thiepval.Ce n’est que pouce par pouce que les troupes alliées ont pu gagner du terrain.C’est leur ténacité qui leur a valu les succès des journées du 25 et du 26 septeunbre.Les souterrains de la Ferme Mouquet donnent une assez bonne idée des travaux accomplis par les Allemands pour échapper à la pluie d’obus des Alliés.Les Anglais prirent cette ferme le 15 septembre dernier.Partout, aux alentours, ils avaient eu soin de faire exploser quantité d’obus à l’entrée des sou- Québec, 28,—Au cours d’une réunion du comité de l'a voicrie municipale à laquelle l’on discutait la nomination d’un eontremaltire pour le quartier (Limoikm, hier soir, M, I'cehevin l’iset et M.l’échoviii (iali-bois ont failli en venir aux coups pendant un débat, orageux.L’oche-vin (laJibois ayant déclaré à plusieurs reprises que Téchevin Fiset ne s'opposait pas à la nomination d’un contii’emaître, niais au choix de cdlui qu’il piroposait, Fèchevin Fiset s'emporta et se ruant sur son collègue, menaça de le frapper, s’il ne retirait pas ce qu’il avait dit.Le maire et les autres membres du comité intervinrent et réussirent heureusement à remettre les deux adversaires à la raison.Plusieurs écho vins ont reproché à l’échevin Fiset, le doyen du conseil), d’avoir donné cours à cette scène disgracieuse.La question fut finalement rejetée sur le vote prépondérant du président du comité.terrains.Mais lorsqu’ils eurent dépassé la ferme, un officier anglais aperçut tout à coup deux Allemands qui se tenaient à côté d’un amas de terre.Il crut d’abord que c étaient des prisonniers laissés à l arrière, mais il constata après qu il n en était rien, car, à son approche, ils disparurent sous terre.Quelques instants après plusieurs Allemands sortaient de leurs trous ou les foiraient à rentrer presque aussitôt un groupe de pionniers anglais.A la suite d’une melée qui eut lieu a Rentrée des souterrains, ces derniers; revenaient avec une cinquantaine ; de prisonniers, dont un officier.On croit que, grâce ù une ramification habile des souterrains, qu pn a creusés partout, ce groupe d Allemands avait réussi à trouver les tunnels de cruelques monastères moyeonageux nui les conduisit, sous terre, dans la région occupée par la Ferme Mouquet.On fait l’observation que, depuis quelque temps, l’ennemi semble moins ferme dans sa résistance lorsqu’on lui donne l’ordre de tenir une position.Un officier allemand semblerait expliquer la chose par la déclaration qu’il a faite récemment à un officier anglais : —Nous ne sommes pas secondés par notre artillerie, a-t-il dit.-*- UN PORTRAIT DU DUC DE CONNAUGHT LA PRINCESSE PATRICIA DEVOILE UN PORTRAIT DE SON PERE A LA GALERIE DES ARTS IMPORTANTES MODIFICATIONS LE COLLEGE DES MEDECINS REDUIT EE NOMBRE DE SES GOUVERNEURS ET EXAMINATEURS.DUPUIS Kit ERES.Limité».| | DUPUIS KRERES.Limité* B | DUPUIS FRERES.Limité*.I Trois cents membres de Tordre impérial, Filles d;e l’Empire, de (De notre correspondant) Québec, 28.— Le Collège des Mé-deems el Chirurgiens de la Province de Québec qui a tenu, hier, au palais legislatif, sa réunion seini- annuelle, sous la présidence du Dr Arthur Simard, de Québec, a apporté, au cours pe ses délibérations, des modifications importantes à ses règlements et a sa constitution.En conséquence de la réduction du nombre des gouverneurs de 41 a 21, qui a été effectuée 1 an dernier, il a été décidé de modifier le mode d'élection des gouverneurs en faisant précéder la votation rte la mise en nomination des candi-rtals et en adoptant le scrutin secret.De plus, le nombre des examinateurs a été réduit de 6ü à 24, ou à huit par université.Le collège a décidé encore que tout élève qui ne satisfera pas à tous les examens d’une année sera tenu de recommencer son année d’étude.Il n y aura plus, à l’avenir, qu’une seance du collège par année, à Mont-real et à Québec alternativement.Il a été fait quelques changements dans te tarif pour les diplômes étrangers et pour les étudiants.-e- TERRASSIER ENSEVELI VIVANT A SHERBROOKE (De notre correspondant) Sherbrooke, P.Q., 28.— M.Chry- j .Lonlet, 12, nie Saint-Louis, âgé I impériaj, Filles d© l’Empire, ae ùainM.ouiis, âgé Montréal, se sont réunies, hier ma- D1® 48 ans et pere d’une famille de tin, à la Galerie d’Art, où la prim-[ peu?éntfants, a été victime d’un cesse Patricia a dévoilé un portrait lapement mortel hier après-midi.11 «Xt.» 1» Uno Ho r.rvnnnninhl.I v*UiU Occupe a Creuser une Iran i a (tevon© un ponrau urunei mer après-midi.I do son père le duc de Connaught, l®»?1 occupe à creuser une tran- Mlle Gertrude Des Glaycs qui en est ppec avec une dizaine de compa- .- r_-; gnons, rue Wellington, lorsqu’un ¦ 'se Produisit soudainement, i- ®n®evelissaiiit le malheureux jus- l’auteuir, assistait a la cérémonie.- ¦ -o, jo-iorra um Sir Meredith, président de Tas so- :~”11 .ls,.-Se produisit soudainement, cia/tion des arts, a reçu la princes- onsevcüssanjt le malheureux jus-se, et Mme Walker lui a lu une Hu aif cc!iU causant sa mort par "T a au.s- ppsPPyxie., Le médecin constula si prononcé ui ” ° " tant le cadeau adresse.Sir Vinccnit Meredith a .- , - .— —.w,,l.!.,a un discours en accop- d.,ia victim,e avait eu le .sternum fait à l’association, ft'usi que les cèles fracturés.Les jures du coroner omt prononcé un REVUE DES REGIMENTS.verdict de mort accidentelle.Le duc de Connaught a passé en revue ptaSleurs régiments au camp du McGiM, hier après-midi.Il y avait un grand nombre de personnes qui assistaient à la cérémonie.Le duc, à la tin de la parade, a adressé la parole aux officiers et les a félicités de Va belle manifestation qu’ils venaient de faire.A la fin de la cérémonie, le duc s’est avancé au milieu d>u camp et a demandé trois hourrahs pour le rpi.Le lieutenant-colonel MeRolier a aussi fait crier des hourrahs pour le duc.Le tout a duré trois-quarts d’heures après quoi chaque bat ail-est retourné à son cantonnement.Le duc a asssi passé en tervue Les Boys Scouts.LE PROBLEME DE IA LOCOMOTION Un piétons, ennuyé et fatigué de marcher en usant scs bottes sur la pierre de nos trottoirs,, ne trouva rien de mieux à faire que de s’emparer d’un é'uipaffie complet, cheval.harnais et voiture, qui stationnait en face du magasin d’un en-canfeur.L’équipage était la propriété de la Aetna Biscuits, Ltd.Paul Guindon, c’est le nom du voleur, tout heureux de.son acquisition, résolut pour plus de prudence de laisser la voiture dans une rudMe.attendu que la dite voiture était marmiée au nom de la compagnie.11 se fit donc cavalier pour un temps, car H avait eu soin de conserver le harnais.Cependant, les choses n’allèrent pa toujours aussi bien, puisque Guindon se fit pincer et traduire devant le magistrat, ce matin, où il a .pu-oteisté de son innocence.NAVIRES ANGLAIS ET SUEDOIS COULES Londres, 28, 10.20 a.m.— Le navire anglais “Stathe”, de 2,500 tonnes, et la barque suédoise “Bengue-ta , de !i Deneau, charretier, rue Saint-Martin.106.DESROC.HES, Phllomène Biron, 79 ans, épouse d’Alfrcd Desroches, orfèvre, ruo Montana.63.> GOULET, Marie-Anne, 1 an .enfant de Roméo Goulet, mécanicien, rue Delisle, 377.LA PIERRE, Lucien, 10 ans, fils d’AdoI-pr«» Lapierre, charretier, rue Manufactures.108.MOSES, Henri, 51 ans, entreprenenr, ruo Eléonore, 91., MARTIN, Wlllimn, 36 ans, garde-magasin, nie Dorothée, 61.MARCOTTE.I.ihoirr.f>2 ans.Journalier, rue Panel.3S3.PAUZK, Emma Lachapelle, 34 ans, épouse de Jules Pauicé, inspecteur, rue Wrdun.406.PLAISANCE, Loretta, 1 an.fille de Joseph Plaisance, machiniste, nie Turgcon, 15.SAULNIERS, (iilhfTt, V4 ans, expéditeur, rue de Laroche, 41.THIBAULT, Lionel, 7 ans, fils de Joseph Thibault, épicier, rue Murray, 8S, 1*1 f Toronto, 28.— Les congressistes ouvriers ont surtout consacré leur séance de ce matin aux allocutions des délégués d'associations amies.Mme Ormsby, présidente de la “On-1 tario Equal Franchise League”, a: prononcé un discours en faveur du suffrage féminin, et Mlle Anderson, de Chicago, a relaté la lutte qu’on livre dans la république voisine' pour obtenir 4a journée de 8 heures et un salaire égal pour îes: hommes et les femmes.L’événement de la journée a été le discours de M.James Williams, de Londres.Il a fait allusion à la guerre et à l’effet qu’elle produit sur les associations ouvrières.“If faut gagner cette guerre, a-t-il ditj il n’y a pas d’erreur à y avoir à ce! sujet, mais quand elle sera term!-’ née, nous devrons voir à ce que, la classe qui a fait les plus grands sacrifices ait quelque chose à dire dans le gouvernement du pays qu’elle- aura sauvé.L’orateur a conseillé aux ouvriers d’élire le plus grand nombre de représentants possibles à lai Chambre des communes, et il a fortement préconisé la consolidation des unions et la fusion des syndicats d’une même industrie.Il a vi-i goureusement dénoncé les immenses profits réalisés par certaine» compagnies anglaises.LE RELIQUAT DE LA MOISSON IL S’ELEVERAIT A 27 MILLIONS DE MINOTS, POUR LE BLE.d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.