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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 juin 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1935-06-06, Collections de BAnQ.

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; Montréal, jeudi 6 juin 1935 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 Gérant.HArbour 4897 DEVOIR VOLUME XXVI — No 129 Dirtetaur-cérant: Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef: Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.0® (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unit et Empire Britannique .*.08 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UN1S et UNION POSTALE .3.00 Ottawa a droit d’interdire p Londres matière criminelle UOeuvre des vacances A Ottawa Vers la fin Elle essaime à Montréal et en dehors de Montréal Bonnes nouvelles la session “Vous formiez le voeu que VOeuvre des vacances essaimât.Votre voeu s’accomplit: elle essaime.” Voilà la bonne nouvelle que vient de nous téléphoner le P.Demers.Le P.Demers n’est pas pour nos lecteurs un inconnu.Il y a quelques années déjà qu’il dirige au Parc LaFontaine l’oeuvre qu’il a créée avec le concours actif et zélé de ses confrères Jésuites de l’Immaculée-Conception.Cette paroisse est l’une des plus populeuses de la ville et la situation d’un grand nombre d’enfants était devenue inquiétante depuis la crise.Plusieurs d'entre eux sont souffreteux, mal vêtus et mal nourris et ils ne peuvent s’éloigner de la ville comme beaucoup le faisaient autrefois, à cause du dénuement de leurs parents.L’enfant, pendant les vacances scolaires, est un chômeur lui aussi.Il a un besoin inné d’activité qu’il faut canaliser en quelque sorte.Abandonné à lui-même, livré à la rue ou aux promiscuités inquiétantes de la ruelle, il court de sérieux dangers tant matériels que moraux.Pour occuper ses longues heures d’oisiveté, de même que pour développer son corps et former son caractère, il lui faut le jeu dirigé.Le lui procurer quand les petits joueurs se présentent par centaines, c’est un travail dont on ne peut se faire idée sans l’avoir vu.De la part des organisateurs, cela requiert non seulement le dévouement, non seulement une patience quasi surhumaine, mais un véritable don.C’est après avoir constaté le succès remporté par l'Oeuvre des vacances de l’Immaculée-Conception que nous émettions le voeu que chaque paroisse importante ou au moins chaque terrain de jeu de proportions suffisamment vastes fût doté d’une organisation^ semblable, d’autant plus que convergeaient vers le parc LaFontaine des bambins de toutes les parties de la ville.Voici donc que l’oeuvre fait souche.Au parc Jarry, les révérends Pères Rédemptoristes assumeront la direction des jeux cette année à la demande du conseiller municipal du quartier, qui veut assainir moralement eet endroit.Selon les informations du P.Demers, l'oeuvre naissante recevra une subvention municipale égale à celle accordée à l’oeuvre des vacances au parc LaFontaine.C’est le R.P.Morin qui en aura la direction.L’Oeuvre n’essaime pas seulement à Montréal, mais en dehors.Aux Trois-Rivières, M.Paul Guertin a été chargé par un comité de l’organiser et, naturellement, ce comité s’est mis en relations avec le P.Demers.L’institution trifluvienne touchera, elle aussi, une subvention municipale.Même chose pour la ville de Saint-Jean où l'Oeuvre fonctionnera dans la cour du collège sous la direction d’un prêtre du collège, M.l’abbé Boulay, si nous ne faisons erreur.Le conseil municipal lui accordera une subvention et on peut compter que S.E.Mgr Forget, ancien directeur des oeuvres sociales du diocèse de Montréal, ne manquera pas d’y donner son appui le plus entier.Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule.L’Oeuvre des vacances de la paroisse de l’Immaculée-Conception a si nettement fait ses preuves que l’édilité, nous dit le P.Demers, lui a voté spontanément et dès avant l’ouverture la même somme que l’an dernier et çela fait un changement significatif sûr le temps où elle devait quémander son dû et s’endetter en attendant de le recevoir.Il va de soi que le public, qui a répondu très généreusement aux appels qui lui ont été lancés dans la paroisse de l’Immaculée-Conception et par l’entremise du Devoir, ne doit pas s’arrêter en si bonne voie.Le R.P.Demers et ses collaborateurs entrevoient des possibilités de progrès extraordinaires.Et quant à nous, nous voyons dans ces progrès la constitution d’une sorte d’école de directeurs de jeux qui favorisera la diffusion rapide de l’oeuvre, réalisation éminemment désirable.Il ne suffit pas d’avoir des terrains de jeux: des troupes d’enfants les envahissent et c’est une cohue où les plus turbulents et les plus audacieux régnent en maîtres, s’emparent de tout, si bien que nombre de parents interdisent à leurs petits de fréquenter ces endroits.Il faut enseigner aux enfants comment jouer et les absorber dans des équipes, ce qui est excellent pour inculquer l’esprit de corps, l’altruisme et le goût de la discipline.C’est pour nous un devoir rigoureux de nous rendre compte de nos carences.Pour une oeuvre de ce genre qui existe chez nous et qui donne d’admirables résul tats (qui essaime même, on vient de le voir), nos compatriotes d’autres langues et d’autre foi en ont des dizaines.Et, cependant, c’est nous qui avons le plus d'enfants! Louis DUPIRE M.Bennett aurait pour successeur provisoire sir George Per-ley On reparle vaguement d’un cabinet d’union .’¦îctualité 'Souvenir-hunters plus belles pièces.En 1935, à l’ar-l Parmi celles-là, nous croyons pou- Le North American Encyclopedic Dictionary, édition de 1953.tome XVII, pages 1247 et suivantes, publiera, au mot Souvenir-Hunters, ceci, traduit aussi fidèlement que possible d’dprès les bonnes pages déjà tirées, — car les éditeurs ne perdent pas de temps aux Etats-Unis, et l’édition de 1953 est sous presse dès avant 1936: SOUVENIR-HUNTERS (French, Chasseurs de souvenirs) “Tribu indigène des Etats-Unis d’Amérique, dont l’existence fut révélée d’abord à l’univers par les propriétaires d’hôtels canadiens et américains, les grands armateurs, les musées, les restaurateurs de réputation internationale, les aviateurs célèbres et les grands voyageurs cosmopolites.Cette tribu, dont on n’a pu évaluer le nombre au juste, vit surtout ’ dans les ports de mer, les grandes villes et leurs banlieues, à proximité des gares et des hôtels, qu’elle fréquente assidûment.Elle a des instincts de vol incorrigibles, des mains extrêmement préhensiles, des doigts souples: il n'y a rien qu’elle ne puisse dérober, soustraire, emporter, cacher.On la pense issue du croisement de singes africains avec des guenons américaines.Elle se multiplie rapidement, voyage beaucoup, et, à intervalles réguliers, l’été surtout, cause des déprédations considérables.Les chasseurs de souvenirs envahissent à une période donnée un hôtel, un navire et.quand ils en partent, n’y laissent plus que les murs tout à fait nus; cadres, gravures, meubles même de.dimensions moyennes, services à dîner, cuillers, fourchettes, couteaux, salières et poivrières.serviettes de table ou de bain, carpettes, cendriers, potiches, statuettes, bibelots, objets d’art de petite ou de moyenne taille, tout disparaît aux mains et aux .poches des souvenirs-twnters, vêtus de telle sorte qu’on en a trouvé qui pouvaient emporter sur eux l’équivalent de leur poids.Détail caractéristique: ils assimilent si bien c* dn'i's en,èven(t qu’il est impossible de le retrouver; ct ils ne rendent jamais rien.On les a vus.dans un hôtel montréalais.emporter jusqu’à des minuscules pupitres \ téléphone, les ayant démontés pour en placer les pièces dans leurs bagages; au Manoir-Richelieu, grand hôtel de station estivale, au Canada, les souve-nlrs-hunters ont, aux premiers jours d’ouverture de la maison, vers 1930 emporté presque tous les cendriers aux armes du cardinal de Richelieu.—- près de 500, — et décroché, dans la galerie des gravures cana Ire celte invasion que l'A gnnise sa campagne.Elle a déjà fait préparer des résumés illustrés de certaines oeuvres canadiennes jqui seront publiés à la fois en «1-d ennes rares, deux ou trois des bums et dans certains journaux.rivée de la Normandie, superpa-bot français de grande vitesse, les couverts des salles et des restaurants, des gravures, des parties de panneaux, des poignées de porte, des émaux, des bibelots rares ont disparu dès le premier passage d’une troupe de chasseurs de souvenirs.Le commandant du navire ayant fait mettre tout en sûreté, et placé des gardes partout, les souvenir-hunters ont, de dépit, barbouillé des portes, griffonné à l’encre indélébile leurs initiales sur les tapisseries, les panneaux de laque précieuse, etc.On en a vu à bord de ce navire réduits à 'l’impossibilité de faire main basse sur des objets de valeur, emporter néanmoins avec eux les affiches de carton disposées un peu partout pour indiquer aux visiteurs l’accès des différents ponts, la sortie, etc.Un officier du navire a même trouvé un souvenir-hunter en train d’essayer de détacher, au canif, une pièce du bordage d’acier de la Normandie.U serait trop long de traduire et de citer le texte jusqu’au bout, — il couvre une vingtaine de pages in-16 petit texte serré, double colonne; mais l'extrait ci-dessus donne une idée des moeurs singulières des souvenir-hunters.Au Canada, les gens de la province de Québec, dont le vocabulaire est quelque peu énergique, s'il n’est pas tout à fait à la page, — ce qui veut dire argotique, appellent simplement les souvenir-hunters des barbares, des voleurs et des pillards.Expressions faibles et “inadéquates”.Paul POIRIER Bloc-notes La propagande par l’illustré La section trifluvienne de l’Association catholique des Voyageurs de Commerce prend une initiative fort intéressante.Elle organise une grande campagne de propagande par l’illustré.Ce serait presque perdre son temps que de souligner l’importance de l’illustré, accessible à toutes les intelligences et qui ne demande de tous qu’un si modeste effort.H serait presque oiseux aussi de rappeler que chez nous la quasi totalité des récits illustrés publiés dans nos journaux — même français—sont de provenance et d’inspiration américaines.C’est, en partie, pour réagir Con-” LC.V, or- voir marquer à l’avance l’Appel de la Race, le Cap Blomidon, Jean Rivard.D’autres, totalement inédites, sont en préparation.Toutes les for mes de l’illustré -«eront progress! veinent employées.Si nous ne nous trompons, le ti rage du premier album atteindra presque les 20,000, et des milliers en sont déjà vendus.Nos félicitations donc à l’A.C.V., des Trois-Rivières, et nos meilleurs voeux de succès.En Caspésie Nous recevons de la Gaspêsîe des lettres peu optimistes.C’est ainsi que M.Paul-André Jean écrit; .Ce qu’on demanderait ce serait quelque chose de bien plus facile et possible, ce serait de faire venir au plus tôt les arpenteurs pour le canton üugal qui possède encore près de 180 lots propres à la culture.Notre colonie aura 5 ans à l’automne, elle devrait compter 200 feux et elle n’en compte qu’à peu près 80; c'est désolant, ma foi, et qui en est la cause?On nous disait que des arpenteurs viendraient, qui ajouteraient les amgnifiqu.es terres du Canton à nos terres de manière à faire une paroisse belle et bien constituée.Ces arpenteurs auraient pu venir l’automne dernier.mais Us ne.sont pas parus.Pourquoi l’automne dernier pas d’arpenteurs?.ils auraient pu venir en hiver, ç’esl-à-dire l’hiver dernier, et l’hiver dernier, pas d’arpenteurs! Ils devraient être sur les lieux d l’heure actuelle, et d l’heure actuelle, pas d’arpenteurs!! A quand les arpenteurs?conclut M.Jean.Tandis que M.J.-Georges Day, de Saint-Jean l’Evangéliste, nous dit de son côté: Dans un article précédent, nous avons démontré que des centaines de colons sont prêts à s’établir sur des lois, à se tailler un domaine dans la forêt vierge.Qu’attendent-ils ces pauvres colons?Ils attendent le oui du départ, Ce oui devait être prononcé le premier mai, 1-e premier mai dure toujours.Va-t-il durer longtemps?, Oue se passe-t-il donc en Gaspé-sic?Nous serions heureux de oublier à ce propos la version des autorités provinciales.(Par EMILE BENOIST) Ottawa, 6.— La prorogation de la session parlementaire ne saurait maintenant tarder.Le leader libéral lui-même a manifesté, hier, le désir d’en finir le plus tôt possible avec la session, à la condition que le gouvernement présente ses dernières mesures.Depuis le 4 mars, une résolution ministérielle est inscrite au feuilleton.Cette résolution affère à un bill dont le but est de créer une commission fédérale des céréales.En marge de la résolution ou du bill, il sera sûrement question des spéculations que M.McFarland, aidé par l’Etat, a pu faire sur les blés.Le leader libéral, tout en admettant que la question est délicate, a dit qu’elle ne peut manquer d être débattue, Le premier ministre, M.Bennett, a dit que la résolution relative à la création d’une commission des céréales sera présentée dès lundi prochain.D’aucuns en augurent que c’est la prorogation de la session pour la fin de la semaine prochaine.Ce sont des optimistes, contre tout espoir.Sir George Perley?L’incident de mardi, entre M.Bennett et M.Manion.n’a pas enco-re eu de suite.M.Manion n’a pas démissionné comme ministre.Il faut probablement attendre jusqu’à la prochaine réunion du conseil des ministres, ce qui ne saurait tarder.Les circonstances étant ce qu elles sont, le premier ministre aurait quand même décidé de s’en aller.Pour lui succéder il aurait choisi, en attendant une convention du parti, sir George Perley, Un gouvernement national L’on entend dire que sir George, une lois en place, proposerait la formation d’un gouvernement national.Il reste à voir quels sont les libéraux en vue qu’il pourrait y faire entrer.Les libéraux sont tellement sûrs de leur victoire aux prochaines élections générales qu’ils ne cherchent aucune alliance.Sir George n’aurait le choix qu’entre les mécontents de l’opposition libérale.Or.dans les rangs libéraux, il y a plus d’aspirants que de mécontents.c * * La routine expédiée, la Chambre des Communes s’est mise, hier à 1 etude des bills de M.Rhodes,’qui donnent suite aux résolutions budgetaires.Elle en a adopté deux, l’un qui modifie la loi du tarif douanier et un autre qui modifie la loi de 1 impôt sur le revenu.L’exemption pour les sénateurs et les députés A propos d’impôt sur le revenu, le ministre des finances, M.Rhodes, (Suite à la dernière page) le Conseil privé rejette la pétition d’une des compagnies Webster — -.- Dans un autre arrêt, le tribunal reconnaît que l’Etat libre d’Irlande, pa( suite encore du statut de Westminster, peut abolir tout à fait l’appel au Conseil privé Deux décisions de grande importance au point de vue impérial Londres.6 (S.P.C.) —Le comité judiciaire du Conseil privé a rendu aujourd’hui deux arrêts d’une grande importance au point de vue impérial.Rejetant une pétition de la British Coal Corporation, de Québec, il a reconnu que, par suite du statut de Westminster, le Canada a le droit d’interdire l’appel au Conseil privé en matière criminelle.Dans l'autre arrêt, il a reconnu que l’Etat libre d’Irlande, par suite encore du statut de Westminster.peut abolir tout à fait l’appel au Conseil privé.C’est le lord chancelier, lord Sankey, qui a prononcé les deux arrêts.Les débats des deux causes en question ont occupé le comité judiciaire pendant des mois.On sait que la British Coat Corporation en appelait d’un jugement de la Cour d’appel du Québec la déclarant coupable d’infraction à la loi canadienne contre la coalition d’entreprises.L’arrêt' qui a trait au Canada Voici en substance l’arrêt qui a trait au Canada: S’il en obtient l’autorisation, l’appelant interjette nal canadien.S’il a gain de cause, le jugement en question se trouvera cassé.Dans un appel de cette nature (matière criminelle), il faut que l’appelant et le défendeur soient des sujets canadiens ou des personnes soumises à la juridiction de tribunaux canadiens.Les appels de ce genre sont essentiellement d’intérêt canadien.En déterminer la modalité et les bornes semble donc bien être un élément fondamental de la souveraineté canadienne dans le domaine de la justice.A cause du statut de Westminster, Leurs Seigneuries ne voient pas de raison valide à estimer que le Parlement du dominion n’a pas le droit de restreindre ou de prohiber l'appel de ce genre.Leurs Seigneuries ne se sont occupées que de la situation légale faite au Canada à l’appel de ce genre en matière criminelle.Il n’est ni nécessaire ni désirable de parler ici du régime des causes civiles.Voici maintenant l'essentiel de l’arrêt qui concerne l’Etat libre: L’Etat libre d’Irlande décembre 1931, une confé- ra appel d’un jugement d’un tribu- rence impériale à laquelle des re- présentants de l'Etat libre nvaien participé aboutissait à l'adoptioi du statut de Westminster.Le trait! irlandais et l’acte constituant qu l’a suivi faisaient partie de la lé gislation du Royaume-Uni, et d’ui acte impérial.Avant l’adoption di statut de Westminster, le Parle ment de l’Etat n'avait pas le pou voir d’adopter une loi abrogeant 1< traité, parce que l’acte relatif à 11 validité des lois des colonies inter disait à tout dominion d’adoptei une loi inconciliable avec un ao te impérial.Le statut de Westmins ter a supprimé le lien que l'actl relatif à la validité des lois colonia les imposait au Parlement de l’Eta* libre.Ce Parlement peut adopte! des lois inconciliables avec un ao te impérial.C’est ce qu’il a fat dans la cause dont il est ici ques tion.N.D.L.R.— La British Coal Cor poralion fait partie du groupe dei cinq compagnies Webster que M.b juge Laliberté a condamnées à uni amende conjointe de 830,000, 1 Québec, le 12 décembre 1933, Avec la Canadian Import Com pan g, U mited, elle est la filiale la plus im portante du groupe.Carnet d’un grincheux 9 au lieu de 7 Il paraît que le nombre des nouveaux décorés qui auront droit au titre de sir est de 9, et non point de 7.Sur les 9 il n’y a toujours qu’un Canadien français, M.Chapais.Dont acte.O.H."Huit *ns durant, j'ai été président du Herald de Montréal, mais je n'ai jamais pu savoir qui en était le vrai propriétaire", a dit au Sénat M.J.-P.-B.Casgram.C est admettre qu'il s’est fait moquer pendant huit ans.Il n’y avait que lui pour être si.patient.Un médecin mauvais plaisant prétend que si le ministère Bouisson est mort si vite, c'est d'un Caillaux.A- Les Témoins de jéhovah sont de tort mauvais témoins, a décidé un tribunal supérieur québéco:s.Us ont pris en vam le nom de Jéhovah.A- -r- Un fonctionnaire supérieur de langue anglaise prend sa retraite, à Ottawa; quatre jours après son successeur est en place.Un sous-ministre de langue française s’en va; seize mois après, on ne l'a pas encore remplacé.Le noter, serait-ce du racisme?N'en pas parler, en tout cas, ne serait-ce pas du moutoniame?* * * Un journal ontarien a voulu écrire, en anglais, que M.Bennett, ayant refusé tout titre honorifique, il restera “plain Mr.Bannctt”.Le typo distrait ou facétieux a écrit: “plain Mr.Bennett”; ça n'est pas.en français, tout à fait la même chose.Ÿ * tf En février 1934, le sous-ministre des postes à Ottawa, un Canadien français, a pris sa retraite.En juin 1935, il n'a pas encore de successeur.Cela voudrait-il dire qu'il n'y a moyen de placer personne au-dessous de M.Sauvé?La CrinchjuK Une lettre de Mgr L.-A.Pâquet Les journées thomistes d’Ottawa Les Journées thomistes se sont ouvertes cet après-midi d Ottawa.Au début de la première séance, on y a donné lecture de l’importante lettre suivante adressée (tu R.P.B.Mailloux, O.P., par Mgr L.-A.Pâquet, l’éminent théologien de Québec: Très Révérend Père, En acceptant la présidence d’honneur, que vous avez bien voulu m’offrir, des Journées thomistes organisées par vos soins et qui vont bientôt s’ouvrir, j’avais espéré pouvoir me rendre chez vous, le temps venu, et prendre part en personne, à ces assises solennelles qui ont pour but de commémorer une date très importante dans la vie doctrinale de votre famille religieuse.L’état actuel de ma santé — de la santé de quelqu’un qui, vous le savez, n’est plus jeune, —_ trompe malheureusement mon désir.J’aurais été, certes, particulièrement heureux de voir se dérouler sous mes yeux le programme si riche que vous m’avez fait connaître, et dont, par le choix des orateurs et la mention des sujets d’étude, je me représente aisément d’avance tout le substantiel’intérêt.Permcttez-moi, mon très Révérend Père, de vous dire avec quelle sincérité de coeur je vous félicite d’avoir préparé cette belle manifestation intellectuelle, et combien, en même temps, j’apprécie la très large part que nos compatriotes dominicains ont prise dans le mouvement thomiste grandissant, dont notre pays, depuis surtout l’encyclique Aeterni Palris, est le théâtre.Par les activités intelligentes de votre Collège et de votre Institut d’études médiévales, par le concours précieux que vous apportez, vous et vos frères en religion, aux travaux de l’Académie canadienne Saint-Thomas d’Aquin, par renseignement dont vous faites bénéficier nos Universités, par les ouvrages que vous publiez, par les conférences que vous donnez, par les revues que vous alimentez, vous constituez une force dont votre ordre a le M.Bouchard assermenté comme ministre des affaires municipales, du commerce et de l’industii M.Emile Moreau devient conseiller législatif Québec, 6 (D.N.C.).— A 12 h.05 aujourd’hui, M.E.-L.Patenaude, lieutenant-gouverneur de la province, a assermenté M.Damien Bouchard, comme ministre des Affaires municipales, de l’Industrie et du Commerce.Le nouveau ministre a prêté le serment d’office en présence de MM.Taschereau, Ni col et Perrault.M.Emile Moreau, ministre sans portefeuille et député de Hoberval, devient membre du Conseil législatif en remplacement de feu Eugène Roberge, décédé.11 représente la division de Lauzon.M.Bouchard, à notre connaissance, est le premier journaliste à devenir membre du cabinet provincial.De même M.Moreau est le premier citoyen du Lac-Saint-Jean à faire partie du Conseil législatif.Pendant que le lieutenant-gouverneur lisait à M.Bouchard la foi- mule du serment d’office, le pre mier ministre regardait par In fenè tre la pluie que laissait tomber ui ciel gris.M.René Garneau, ci-devant ré dacteur au Canada, a été nommi publiciste au ministère de la Voi rie.Interrogé pour savoir si un mi nistre sans pcvtcfeuille serait nom mé, M.Taschereau a répondu ei souriant, nu représentant du De voir: “Je crois que nous pourron suffire à la tâche”.M.Bouchard fut élu pour la pre mière fois député de Saint-Hyacinthe à la Législature en 1912, il fut réélu en 1916 mais défait en 1919) il fut réélu en 1923, en 1927 et ei 1931.Il était président de l’Assemblée législative depuis 1930.M.Emile Moreau était député di Lac Saint-Jean depuis 1919.Il était ministre sans portefeuille depuis septembre 1921.Décrire le rôle joué, au cours des âgés, par les Dominicains, dans le double domaine philosophique et religieux, serait en quelque sorte faire l’histoire de la philosophie et de la théologie depuis le Xllle siècle jusqu’à nos jours, Et quelles pages aussi vivantes que pleines se dérouleraient devant nos regards! De par les dispositions de la divine Providenve et la volonté de l’Eglise, l’Ange de l’Ecole, saint Thomas, doit être, on le sait, considéré comme un Docteur “commun’’.suscité pour l’enseignement de tous.Et cette vérité, nous sommes heureux de le dire, a pu être très fréquemment comprise, interprétée et fécondée en dehors même de la famille dominicaine.Toutefois, c'est bien surtout dans le sein de cette grande famille reli seignement, par le renom des ins titubons et la provenance des élèves, rayonne sur le monde entier.* * * Le travail doctrinal qui se fai chez nous par les fils de sainl Do minique ne dépare sûrement paj celui que l’on voit s’accomplir uour le bien de la science et é l’honneur de la Sainte Eglise, dam les foyers thomistes de la vieilli Europe.Et à l’aube des journées intellec-tuelles organisées pour célébrer U 25èmc anniversaire de la fondation officielle du Collège domini* cain d’Ottawa, il m'est très agréable de rendre hommage au soud de haulc culture dont les chefs d< EN PAGE 2: “le deitin des races ches”, par Paul Saurio' blan- spécialement ouvert à la piété et à la solidarité rationnelle, que la fer-,i.Mn %imh- oiuii- i ,v veur thomiste s’est conservée ct droit de se glorifier, qui honore no* ! ,, .tre clergé et notre Eglise, et sert les! .°ujre Maîtres déjà mention-intérêts de toute la société cana- évoquerai-je ici quelques noms cette institution sont animés, et au labeur fécond, assidu, qui en a as-gieuse, comme en un sanctuaire | ^,s,cs remarquables développe- Je fais des voeux, mon Révérend dienne.ifr W Et en cela, Très Révérend Père, vous vous montrez bien fidèles à une grande et glorieuse tradition.Dans sa lettre écrite en date du 6 mars 1934, à l’occasion du Vile centenaire de la canonisation de votre fondateur.Sa Sainteté Pie X[ marque la haute et noble mission des rrèros Prêcheurs: “Parmi tant de fils éminents de saint Dominique, qui se signalèrent par leur science et leur vertu, nous ne pouvons, dit le Saint-Père, passer complètement sous silence ces très saints e.très savants personnages nui furent Albert le Grand et saint Thomas d’Aquin, dont le premier a été honoré dernièrement par Nous, même du titre de Docteur de l'Egli-!'!'Ier a 1111 se, et le second, prince de la théo-jm5s J logie sacrée, fut choisi comme pa- r, tron céleste de toutes les écoles catholiques par le Pape Léon XHI, d’immortelle mémoire”.Et Pie XI ajoute: “Nous n'avonr, garde d’oublier ici Thomas de Vio, cardinal de la Sainte Eglise Romaine, appelé Cajetan”.parmi les plus fameux: les Jean Caprieolus, les Silvestre de Ferraro, les Vittoria, les Jean de Saint-Thomas, les Gonct, les Bilhiart; puis, au siècle dernier, les Ziglia-r» et les Gonzalvez; puis encore, plus près de nous, les Gardeil, !e Garrigou-Lagi'ange, les Markel-bach?Nous ne parions pas des célèbres orateurs sacrés, les Lacor-dairc, les Monsabré et les Janvier, qui portent des noms si glorieux, et qui se sont si hautement inspirés des fortes doctrines de saint Thomas d’Aquin.Dans un Bref du 7 novembre 1907 au Père Pègues, auteur bien connu d’un Commentaire français littéral de la “Somme".Pic X félicitait le Révérend Père de s’anpli-mieux faire connaître roeu-cxcelience de saint Tho-ouvrage qui, en théologie, est l’oeuvre royale, et qui.aujourd'hui plus que jamais, est d’une actualité suprême." En plusieurs centres universitaires très réputés professent des docteurs dominicains nourris à i’é-cole de l’Angélique Maître, et dont 1 influence, par la valeur de l’en- Pere, pour que cette fête de l’in teiligence et du savoir obtienne tout le succès désirable.Et j’expri nie non seulement l’espoir, mais li conviction qu'elle déterminera dans la marche des éludes supérieures canadiennes, un nouvé élan vers de solides progrès, en meme temps qu'elle conférera à votre maison, déjà si méritante, ut nouveau titre de gloire.Veuillez agréer, Très Révèrent l-erc, pour vous-même et vos dis tmgués confrères, l’assurance d« nia sincere estime, et l’expressiot de mes sentiments religieusement dévoués en Notre-Seigneur ct saint Thomas d Aquin.ex .- PAQUET, ptn -Séminaire de Québec, le 23 mai, 1935; Shérif de Chicoutimi Québec, 6,~ D.N.C.) — M.René Délisle, de Chicoutimi, a été nommé shérif du district ju> diciaire de Chicoutimi.Le nouveau shérif est le fils de M.Gustave Délisle, député provincial de Chicoutimi.L’arréN ministériel « été signé à 12 h.jO, LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 6 JUIN 1V35 Le Destin des races blanches VOLUME XXVI // par Hrnri DECUülS Il a paru opiilation du flitjut; res jours dernier» P0“s mont|e.ce continent devien, avons reçu la flrise de I ktirope de \ ]e ren(|.e éc.onomjque de |a f M.André Siegfried.Signalons I un j , e rccul dc ['Kurope dans I* des ouvrages parus sur le sujet, celui de M.Henri Decugis: l.e destin M.Decugis dtM rares blanches.prend le problème de plus haut : ce n'est plus seulement l'Europe qu’il voit crouler ou du moins menacée de crouler, c'est toutes les races blanches; et devant l’Asie, devant les races jaunes.Quoi que l'on doive penser des conclusions de l’auteur, assez sombres, il n'est pas douteux que cet ouvrage est de première valeur, notamment quant à la richesse de | la documentation sur laquelle M.Decugis appuie sa thèse.Ce livre aurait pu se diviser en deux parties distinctes; dans la .premier?se trouverait la discussion du problème économique de l’Europe, de son recul devant l’Amérique et l’Asie; dans la deuxième prendrait plaçe l'étude des autres facteurs qui menacent les races blanches en général.L'auteur n'a pas fait celte division, parce que sa thèse est une et qu'il prétend que, même dans le domaine économique, où l’Europe ?st plus immédiatement menacée que l'Amérique, cette dernière a raison de craindre.Il n'en reste pas moins que ce l/Aménqi problème, au moins dans son ami- que entièrement l’anglais; l’Améri-?é actuelle, est surtout européen, que du Sud, lespagnol et le portu-corrmie l'indique M.Siegfried dans i gais, l.e fait que 1 anglais, tesla préface de l'ouvrage de \1.De-1 pagnol et le portugais se sont tail-eugjjt lé en dehors d Europe un domaine confuse qu'elle soit, la situation des partis à la Chambre peut être facilement résumée.En 1932.les élections législati- deviendrait terre agrl culture, l’industrie, le commerce l’auteur le retrouve dans les domaines de l’influence politique, de lu culture, de la force financière.L’Amérique s'est émancipée de l’in fluence politique européenne dans une très large mesure: l’Asie et l’Afrique sont profondément travaillées par l'idée d’indépendance, qu'active la propagande japonaise.Au sujet du progrès de la culture intellectuelle M.Decugis note que l’unité de langue dans la plupart des pays neufs a beauc oup facilité ce progrès, tandis qu'en Europe le grand nombre de langues pas moins de 120 est nuisible à la culture universelle; ce facteur est un obstacle à la pénétration dans l'Europe orientale et les Balkans de l’influence intellectuelle des nations occidentales.La diffusion des ouvrages scientifiques et de la littérature est bien plus facile quand tout un continent parle la même langue; les 83 langues parlées en Russie s’opposeront long-temps au progrès intellectuel d’une eut, chaque fois qu il grande partie des habitants; tandis dre une décision diffici que le Japon est parvenu, comme les grandes nations occidentales, a réaliser une véritable unité morale.I.'Amérique du Nord parle pres- i Toronto.t> ™* ’ abbé Allgust'e La-Constant, m Alphonse Maurice.Montréal, palme, de la paroisse Ste-Clotude, Mme c.Beicourt Dazé, Montréal.Mm» c ’ Pt M.l’abbé Adélard Desrosiers.A Charlebots, Montréal, Mme O.Lepall- ! i j ,>t- .________„i„ leur, Montréal, m.et Mme j.p.Rov.Mme PrinciPa! de 1 Ecole normale Jac-Antolne Desforge*.Mme Alfred Desiaurlers, le» Soeurs de Ste-Crolx et leurs é.lèves.les Clerc* de 8t-Viat«ur et leurs élèves, MM Maurice Primeau.Montréal.Fernand Legault, G Cousineau, A Mar- Etaient présenK à cotte réunion; M.Joseph Beauibien, de l’Union des Municipalités.Me Uaston Lacroix, de la Jeunesse Libérale, Mme Frank Curran, des Femmes con-servatrioea, M.Paul Gouin, de l’Action libérale nationale, M.J.-Joseph Langevin, de l’Association catholique des Voyageurs de commerce, M.Joseph Dansereau, de la Société St-JeanrBaptiste, M.Adolphe Mil-lette, de la Chambre rie commerce, M.Alfred Charpentier, de la Confédération des travailleurs ratholi-I ques du Canada, Mlle Bousqueit, de la Ligue de la Jeunesse Féminine, M.Raymond Pucet, de l’Union catholique des cultivateurs, M.Provost, des Jeunes Réformiste*.!e h’êtes pas ‘‘mère’’ dans toute la force et la beauté du mot si vous ne comprenez pas que les mauvaises habitudes seront pour l’enfant la source de difficultés et parfois mê- f«iCéprouvlis1,OCCftS,on de nncend18 qul voire d*atisfac^tîonC8cUie!k,PC à ^' 1 a * le bercer pour apaiser un caprice?la rue?que votre aumône soit por Pourquoi à la première larme, le j tée par l’enfant, prendre dans vos bras.Pourquoi! Avez-vous l’habitude de lui don-garder sa main dans la votre jus- ! ner quelques sous pour les bonnes qu’à ce qu’il soit endormi, Vous places méritées à l’école?Alors, part du déshéri- P1, faites-lui faire la té.Dès que votre fille sait coudre ou tricoter, pourquoi ne pas lui aider à faire une écharpe ou tout autre ouvrage pour un petit pauvre?Avec quelle joie elle prendra l’aiguille qucs-Cartier.Mme Pierre-F.Casgrain, présidente dp la ligue, a remercié l’assistance d’avoir répondu en aussi ehana.st-Phiiippe.Mile» Aline chariebois, i grand nombre au S.O.S.qu’elle n^*rA(nîhaîinn%., •je*nnlne j leur avait lancé à propos du sort Desjardins, Montréal.Pauline Paquette, * ,»» » , * • .Yvette Baulne, Montréal.Tesale Robert, ^ ‘ ruralf.M, I ahl>P i*apal- Elisabeth Lavigne.Marthe Lefebvr*.Ju- ! me appuya ensuite sur la nécessité l.1*.!1*• 1 ,Ba.ulue\ M2nt- i imminente d'augmenter les salai- prenant.Montréal, Françoise Lavigne.r€S des ,n'5tl,ll‘trK'es d* campagne: Pauline Côté.Montréal.Antoinette et c*- ; “Nous n’avons pas, dit-il.Je genre elle Dansereau, Orenvllle, Georgette La- j d’éducation que nous devrions ron, Montréal, Lucflle^ Lafon^ Montreal.aVOI.r' nous 8Von[i besoin d’une | Laurence Boucher Yvonne Gagné.Irène meilleure instruction et POUF J Ob-i oagné.Thérèse et otiberte Marchand, st- j tenir il faut des meilleures mat-Pu! 11 ppc, Mcrfjucrltc P&quln, OIihMc Ias~ i res | Zp'centres de l’Ontario mais le to- Bullctin.Bank of Montraal (mai) La situation au Canada et à l’é tranger.avoir fluctué de 1-4.Cockshutt Plow a reculé de 1-8 a 7 3 8 Howard Smith è 10.Imperial Tobacco à 13 1-8, Bathurst à 4 3-4.Shasvinigan à 16 1-4 et quelques autres sont restés les mêmes, ils n’ont pas fluctué.tul de la province a baissé de 12.9 p.c.Toronto montrant un déclin de 12.5 p.c.Les gains sont assez généraux dans les Provinces Buiinm Week (25 mai) The business outlook — Wasb ington bulletin .Capital mirke des 1 blooms — Fair trade acts — Rey- ^Compilation de la maison 1-G.BEAUBIEN) 2 1-2 pour cent, nu prix de 100.17 ; |jt£ inférieure de $5.50 à $6.50.Les et au coût de 2,465 pour cent.j bonnes vaches de boucherie se ven-j ! dirent entre $4.50 et $5.00 Les placements New-York.Les placements d’un groupe d’importantes compagnies d’assurance-vie aux Etats-Fnis et au Canada continuent d’augmenter rapidement, comparativement à l’an dernier.L?ur seule semaine terminée te 25 mai ces compagnies ont acquis des valeurs dépassant de 246.6 pour cent celles acquises pendant la périodes correspondante en 1934.Les placements se sont élevés à $50,-180,131, comparativement à $14,-375,439 en 1934.Les prix du gros Ottawa.- L’indice numérique 1 de qualité moyenne de $3.25 à $4 -25 et les vaches communes de boucherie de $2.50 à $3 00.Les vaches; pour la mise en conserve donné-i rent de $1.75 à 82.25.Les taureaux varièrent de $3.00 à $5.00 suivant la qualité.Les veaux étaient en bonne de- ; mande.I n lot de 62 veaux pesant en omyenne 147 livres, rapportèrent $6.25.Les ventes se firent en général de $3.50 à $5,25.Les agneaux étaient à la baisse 1 et se vendirent de $8.00 à $9.00 avec quelques ventes à $10.00 du cent livres.Les moutons se vendaient très lentement de $1 50 à $3.50.Le prix en général était autour de $2.50 à $3.00.Cours officiels tels que par ’.a Presse Canadienne: A Montréal: T,ivre sterling.Dollar américain .Franc français- A New-York: Livre sterling .Dollar canadien .Franc français- celles] A Paris: Livre sterling .Dollar canadien .Dollar américain .En or: Livre sterling .Dollar canadien .Dollar américain .fournis 4.94 7-8 1.00 1-32 6.58 1-2 4.94 5-8 ____ 1.00 .6.58 3-4 75.30 frs 15.20 frs 15.19 frs .12 sh.59.34 s.59.44 s.Sur le Curb , - .___________ i 71 o r,r,i,r ) Les prix des porcs à bacon, nour- des prix du gros ressort a 71.H pour rjs pJ K,____________________j.an ~z a cent pour la semaine terminée^ le 31 mai, comparativement à 72.4 pour cent la semaine précédente, I,’indice est calculé sur la moyenne de 1926 prise romme 100.Le beurre L’Union catholique des cultivateurs nous communique la liste des prix du beurre obtenus aux enchères publiques hier même: No 1 pasteurisé: 769 boites 5 20,ic.la livre.No 2 pasteurisé: 75 boîtes à 20c.la livre.abreuvés, étaient de $9.75 à $10.00 avec la plupart à $9.75 avec la prime de $1.00 par tête sur les choix et les coupes habituelles sur les catégories inférieures.Les porcs à l’engrais se vendirent jusqu'à $11.00.Les truies varièrent de $6.50 à $7.00.Ventes Valeurs 25 Bathurst "A" .45 Bruck Silk 7 Bell Telephone 170 Brazilian .Can.Celanese priv.180 Can.Celanese 80 Canada Cernent .50 Can.Cottons 375 Can, Car and Found, priv.10 Can.Ind.Alcohol “B ’ 10 Can.Pac.Ry 50 Cockshutt Plow 20 Con.Smelting .160 C.Hydro Elect, priv.275 Dom.Bridge 25 Dom.Coal priv.190 Dom.Steel and Cl “B" .25 New.Goodyear priv.85 H Smith 100 Hollinger Con.Gold 410 Int.Nickel 100 Imp.Tobacco 100 Lake of the Woods .25 Massey-Harris .60 McColl Frontenac .275 Mont.Power .36 Mont.Power Deb.12 Mont Tram .25 Nat.Breweries .270 National Steel Car .250 Quebec Power .250 Shawimgan W.and P.5 Steel of Canada 60 Wmn Electric .100 Wmn.Electric priv, .Statistiques Bourse de New-York Dividendes déclarés (P.A.) Les cours étaient plu- j tôt irréguliers à l’ouverture de .la , Bourse de New-York ce matin.Quelques gains ont été enregistrés (durant la première heure, mais les fructuations ont été fractionnaires.N.Y.Homestake Mining vient p-n général, les cours ont été assez de mettre en paiement le boni ordi- jnactjfs, nàire de $2 et le dividende régulier, Goca Go|a a en vedette encore de $1 par artion.re matin en avançant de 2 1-2.Ont N.Y.Bankers Trust Cômpany j encore avance, quoique faiblement: vient de déclarer son dividende ré-; (-onsoijda(ed f,as, DuPont.General (p.c.> — Des stocks des compagnies d’huile ont été quelque peu en vedette sur le Curb de Montréal au cours de la matinée.Pour ce qui est des autres valeurs, elles ont fait figure assez terne eit elles avaient une légère tendance à l’irrègnla-rité.Imperial Oit a reculé de ’i de point à 21 ’k, tandis que International Petroleum à 37% et British American Oil à 16 ont perdu % de point.Royalite a baissé de .25 à 24.75.Ford “A" a touché un nouveau bas pour l’année en reculant de % de point et Consolidated Pa-! per s’est fixé à 95 sous.Price Bros, à 2 n’a pas changé.La section des mines n’a pas été active.Quebec Cold Mines a fail deux sous à .72 tandis que Pickle m_______ Crow a reculé de six sous à 2.60.cipale augmentation vient des pro Ouv.4 3/4 .17 126 .9% .11 t .2314 Haut Bas Midi 41/4 4 3/4 43/4 17 17 17 1 26 '/4 126 126'A 9’* 9 Va 9'/4 1 1 t 111 111 23'z 23 Vz 23'/2 6 Vz 6Vz 6Vz Chang.V4 54 54 54 l3'/z 1 3 ¥4 13 / 2 7 7 7 IC3* iO3-* 10%> 7 % 7% 7 J 's .169 ! 69 1 2 169 42 43 42 27% 27 3 4 27 Vz 131 131 131 .4 V4 4 >4 4V4 52 52 52 10 10 10 1500 15.00 15.00 28% 285* 283 s 13 V* 1 3 Va 1 3 * .87* 87/s 87* 4 V* 4 Va 4'* 14 1 4 14 28'/4 28 V4 28 y4 48 48 .48 97 97 97 35 35 35 .141.4 143/4 1 4 Vz .14% 15 1 4 % .16 V* 16 'A 161 « 43 U 43 1/4 43'A 1.10 1.10 1.10 4V2 4 Vz 4 Va 54 133/4 7 10% 7% 1 69 >4 43 27 3/4 131 4'/4 52 10 15.00 28 3* 13 V* 8% 4
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