Le devoir, 1 septembre 1916, vendredi 1 septembre 1916
VOLUME VII—No 206 MONTREAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTaXE • 5.10 SS.OO Édition hebdomadaire CANADA .$1,00 ETATS-UNIS $1.50 UNION POSTALE « .•2.00 DEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION * - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA RÉVOLUTION A ATHÈNES La Grèce interviendra-1~elle du côté des Alliés ?Offensive des Alliés à Salonique, déclaration de guerre de la Roumanie à l’Autriche, déclaration de guerre de l'Allemagne à la Roumanie, déclaration de guerre de là Bulgarie à la Roumanie, abdication du roi Constantin; les Balkans monopolisent une fois de plus le devant de la scène dans la terrible tragédie qui a trouvé chez eux sa cause immédiate.A l’heure où nous écrivons, il est encore impossible de se faire une idée précise de la situation en Grèce.Une dépêche du représentant officie! de la presse anglaise à Salonique annonce à la fois l’abdication du roi Constantin en faveur de son fils, dont Venizelos serait l’Eminence Grise, et le maintien au poutoir de M.Zaïmïs.Cette révolution politique entraînera-t-elle l’intervention active de la Grèce en faveur des Alliés?De prime abord, on serait porté à le croire; mais le texte de la dépêche fait surgir des doutes sur ce point.“La nouvelle politique, dit-elle, sera de travailler avec les Alliés de F Entente”; mais elle ajoute: “Le correspondant (il s’agit de l’auteur premier de la nouvelle, représentant officiel de la presse anglaise à Salo-niqu'e) se demande si les Alliés de l’Entente désirent vraiment l’aide active de la Grèce.” Or, il faut bien se rappeler qu’avant de nous atteindre, la dépêche de Salonique a dû passer trois censures: la grecque, la française (à Salonique même) et l’anglaise (à Londres).C’est ce qui donne aux faits rapportés leur caractère de certitude, mais c’est aussi ce qui donne de l’importance au doute émis, au point d’interrogation formulé par l’auteur.Les Alliés désirent-ils vraiment l’aide active de la Grèce?dit le correspondant, et les trois censures s’accordent à laisser passer ce doute, en même temps qu’elles permettent l’annonce de l’abdication du Roi.N’est-il pas raisonnable de conclure que cela est fait avec intention, pour préparer l’opinion à une politique de neutralité bienveillante, qui faciliterait la besogne des Alliés sans entraîner la Grèce dans le conflit armé?Mais pourquoi les Alliés ne voudraient-ils pas de l’intervention active de la Grèce?On ne l’aperçoit pas encore très bien.11 peut être utile cependant de se rappeler que beaucoup de Français ont paru douter de la volonté d’intervention de Venizelos lui-même.Cela a filtré dans la presse, malgré les éloges prodigués au chef du parti libéral grec.La censure française a même laissé passer, il y a quelques mois, une sorte de parabole où M.Jacques Bainville, de l’Action Française, insinuait clairement que le roi et son ancien premier ministre jouaient une même partie, d accord sur le fond, en dépit des apparences, -Mais les événements se précipitent avec une telle rapidité que nous ne tarderons pas a etre fixes là-dessus.C’est peut-être même une question de quelques heures.IA**-«Ai Orner HEROUX.ET CHEZ NOUS ?LES MARINES MARCHANDES DU MONDE Tandis que les armées se battent, gouvernants et industriels pensent dans plusieurs pays à la solution des problèmes d’après-guerre.La question des transports est au premier plan.A tel point que, même pendant cette guerre-ci, et malgré ses énormes dépenses en vue de sa participation au conflit européen, l’Australie a déboursé plusieurs dizaines de nlillions pour s’acheter une flotte marchande à elle et se rendre ainsi indépendante des exigences d’une marine étrangère, nuisible à son développement commercial et économique.Et presque partout, sauf au Canada, on prête une attention de plus en plus grande à cet aspect de l’après-guerre.* * * L’Australie, depuis le commencement des hostilités, était embarrassée, du côté exportation, du fait que la marine marchande anglaise touchant ses ports ne suffisait pas à transporter ses produits et en faisait payer un prix considérable aux exportateurs.Le premier ministre australien, M.Hughes, a acheté d’un coup toute une flotte, à prix élevé, dit-on, mais qui, dorénavant, servira «l’abord, pour le compte des Etats australiens, les intérêts maritimes et commerciaux du Commonwealth.De la sorte, celui-ci échappe en une mesure aux taux de plus en plus élevés des frets anglais.La Nouvelle-Zélande, ont dit certaines dépêches, il y a peu de temps, se propose d’en faire autant, afin d’être aussi plus économiquement indépendante qu’avant la guerre, alors que seule la marine anglaise transportait ses beurres, ses fromages, sa laine et ses produits, comme il lui plaisait.Ce n’est pas rien qu’aux antipodes qu’on s’est avisé, depuis le début de la guerre, et à mesure que la rareté relative des transports s’y faisait sentir, de donner une impulsion rapide au développement de la marine marchande.Le Japon, depuis une couple d'années, a doublé le nombre de ses chantiers maritimes, il construit même des navires pour la Grande-Bretagne.En Chine aussi, les chantiers travaillent nuit et jour et lancent des quilles pour des armateurs anglais.L’Angleterre, de son coté, plus que jamais, travaille à remplacer les navires de commerce qu elle a perdus depuis 1914 et û augmenter l’importance de sa flotte, déjà la première au monde.A part les navires qu’elle a en chantier en Chine et au Japon, pour lequel elle a longtemps Construit des vaisseaux, à venir à ces dernières années, elle en lance chaque semaine quelques-uns dans les eaux de la Clyde et ailleurs, le long de son jittoral, bien que presque tous ses artisans soient pris pa: la marine de guerre et la construction de nouveaux croiseurs et de nouveaux cuirassés destinés à remplacer ceux qu’elle a perdus au cours de ses combats navals.Les compagnies de navigation commer-cinle s’y réorganisent et, depuis quelques mois, la ligne Cunard, à elle seule, a absorbe 1rs compagnies Com-nionvveallh-Boniininn, Anchor, An-chor-Brockelbank, Watson et les navires du Nord-Canadien.Au dAmt' ries hostilités, dit un rédacteur du' bornm auquel nous empruntons ces renseignements, ta Grande-Bretagne avait un tonnage commercial global de -4 millions et elle a maintes fois publié depuis des chiffres démontrant que, malgré ses pertes subies, elle en a un aussi considérable, à J heure présente, vu l’activité qu’elle a déployée à ne pas se laisser arriérer.En France egalement, on construit des navires de commerce, en vue de la paix prochaine.L’Allemagne, encerclée, et qui lutte maintenant pour se tirer d’affaire le mieux qu’elle pourra, après avoir eu l’idée de conquérir le monde, lance des nouveaux paquebots et répare ceux que le blocus a immobilisés depuis des mois.De sorte que, la guerre close, elle recommencera aussitôt sa concurrence aux marines marchandes étrangères.La Scandinavie, la Grèce, 1 Espagne et même de Brésil développent le plus possible leur manne marchande et profitent de la situation pour multiplier le nombre de leurs cales destinées au commerce.* * * Tout près de nous, les Etats-Unis ont entrepris la reconstruction de leur marine marchande, importante jusqu’en 1870, qui fit pendant des années une concurrence redoutable a I anglaise et, depuis tombée en décadence, au point qu’en août 1914, ils payaient plus de 92 pour cent de leurs frets à des compagnies de navigation anglaises, allemandes, françaises et même japonaises.Toutes les compagnies américaines de navigation commerciale agrandissent fébrilement leurs flottes de ce temps-ci, sur le Pacifique et l’Atlantique.Le Post, de New-York, estime que, depuis peu d’années, la marine marchande américaine s’est plus que doublée; elle compte aujourd’hui à peu près 2,100,000 tonnes, ce qui est dix fois moins que la marine marchande anglaise, mais deux fois et demie plus qu’il n’y avait de tonnage américain en 1912.Et il se construit présentement, dans les chantiers des Ktats-Luis, 1,500,000 autres tonnes de paquebots de tout genre, soit plus que l’Allemagne n’en a jamais lancé en un an.les propriétaires de 12 chantiers maritimes, dans la république voisine, ont dépensé depuis la guerre 100 millions à agrandir leur industrie.Il ne subsiste aucun doute sur ce point que, la guerre close, les Etats-Unis joueront un rôle important dans la bataille pacifique à la veille de s’engager entre les diffère n-tes marines marchandes de l’univers.Car ils ont l’argent, les matières premières, les experts et les construc-leurs qu’il leur faut pour faire concurrence aux autres nations.* * * Toutes ou presque toutes ces nations savent bien quelle sera alors l’acuité de la situation, ("est pourquoi presque toutes défendent dès aujourd'hui, depuis plusieurs mots meme, la vente de navires enregistrés (tans leurs ports, afin que leur marine ne s’affaiblisse pas au bénéfice d'autres puissances.Elles réalisent aussi que les armateurs retireront des bénéfices plus grands de leurs placements, après la guerre, qu'ils n'en ont touché avant.Et il y aura dorénavant place pour des nou-veaux-venus, à condition qui'ls aient urs navires en nombre raisonnable, et facilement disponibles.Nous, du Canada, que faisons-nous de ce côte?Nous avions mi début de m guerre un petite marine marchande, nous dépendions en très grande partie de celle d'Angleterre, pour nos exportations.Ce sont des cales de Liverpool, de Bristol, de Glasgow, de Manchester et même de Hambourg et de Trieste qui transportaient nos produits outre-mer.Au début des hostilités, la Grande-Bretagne a réquisitionné presque tous les paquebots faisant le service du Canada.Et nous nous sommes trouvés à la merci des armateurs libres de partout.il semblerait que nos gouvernants eussent dû devancer l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ou du moins encourager nos grands industriels à pousser la construction de navires marchands, comme ceux des Etats-, Unis se sont avisés de le faire.On en a parlé quelque peu au parlement et dans la presse.Ce fut à peu près tout.Hypnotisés pai notre participation à la guerre, nos gouvernants n’ont encore à peu près rien pressenti de ce problème du lendemain.Et nous serons, si cela continue, les moins préparés de l’Empire et du monde à prendre notre part, dans quelques mois, à la lutte économique qui se livrera dans nos ports et sur les mers du globe.Si nous ne nous hâtons, nous paierons tribut pour expédier nos produits, tandis que les autres nations, à commencer par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, profiteront des efforts qu’elles font aujourd’hui en vue de la paix et distanceront les pays où l’impérialisme fait oublier la prévoyance du lendemain.N’est-il pas grand temps de nous éveiller?Georges PELLETIER.BILLET DU SOIR.LES PLAISIRS DE L'AUTO —Je ne vois vraiment pas, me dit mon ami d un ton protecteur, pourquoi tu fis alors la sottise d’acheter une motocyclette, ainsi que tu nous l’as raconté l’autre jour.Ces machines sont essentiellement inélégantes, avec leurs laides entrailles de fer qui répandent autant de bruit que de mauvaise odeur.Et puis, ça ne tient pas debout et l’on ne peut jamais se sentir là-dessus en sécu-rilé.Il eût été si simple, et tellement plus satisfaisant pour toi de faire comme je viens de faire, c’est-à-dire de te procurer une automobile de taille et de prix réduits, pour t'accoutumer graduellement au maniement de ces merveilleuses et commodes machines.—Oh ! Cotfinïodé', commode, objectai-je, commode pour se casser la figure! —Comment cela ?protesta mon ami avec indignation.Mais rien n’est plus facile que d'apprendre à conduire une auto! —D’abord, interjetai-je, est-ce une automobile ou bien une Ford?—Que t’importe?me répondit-on avec une mauvaise humeur qui m’éclaira pleinement.Et puis, crois-tu que je me serais accoutumé avec une limousine de cinq mille dollars ?—Et alors, demandai-je, tu Tes, maintenant, accoutumé?—Absolument, tout à fait, et du reste je n'y ai pas grand mérite ; rien n'est plus simple que de conduire une.auto ; il y a le volant pour la direction, une pédale pour avancer, une pédale pour reculer, une pédale pour rester “au neutre”, tu vois qu'il n’y a rien de plus facile.Mais je vais te le prouver, accompagne-moi à mon garage et je vais te faire faire une promenade.La perspective ne me souriait qu’à moitié, et je demandai timidement s’il y avait aussi une pédale pour se tenir en dehors de la voiture.Mais devant le regard indigné de mon ami je baissai la tête et le suivis avec courage.et tremblement.Au garage public où reposait sa nouvelle acquisition, mon ami s’avança d'un air entendu vers une machine modeste et à peu près neuve, monta sans hésiter après avoir mis le moteur an marche, cl me fit signe de le rejoindre.J’obéis plus mort que vif, mais faisant bonne contenance.Le moteur grondait comme un enfer.La main au volant, mon ami s'apprêtait à faire une sortie sensationnelle à travers les colonnes qui soutiennent l'édifice, et je pensais machinalement an chiffre total de mes assurances-vie.Puis il se produisit un incident.Le vieux mécanicien du garage nous avait regardés sans rien dire, et comme il nous voyait prêts à partir, il s'approcha de mon ami et chauffeur : —Avez-vous regardé à votre essence?demanda-t-il à pleine voix.Mon ami parut surpris, et se gratta la tète.Ma foi, non, il n’y avait lias pensé.Est-ce que c'était bien important?Dans le nuage de, fumée malodorante et le bruit infernal de la machine “an neutre", le visage ridé du mécanicien signifiait tout net que oui.c’était important."Eh bien! dit mon ami, metlez-notis en deux gallons .Et d'an geste impatient, il coupa l’allumage et l'infernal grondement s’arrêta.Le bonhomme était allé mesurer ses deux gallons, —Ces mécanos-là, me dit mon ami entre ses dent, cc n'est bon qu’à faire des embarras.Tu vois, il voulait à tout prix me vendre rncoie deux gallons de sa sale drogue.Il est vrai, fis-je humblement, que sans elle nous n’aurions peut-être pas déliassé le prochain coin.Mon chauffeur-amateur n’eut pas le temps de répondre, ou du moins il parut très occupé à lever les coussins pour mettre à jour la prise d essence, sur laquelle nous étions assis.Je vous conseillerais bien d'éteindre votre cigare, an dit le vient mécano.Je n'entendis pas clairement le mot que prononça mon ami, mais le cigare fut jeté.Le plein d'essenct accompli, mon ami redescendit et se remit à manoeuvrer la manivelle d’avant, qui récalcitrait.Il la poussait bien à fond, selon Vindication du Manuel, et donnait un coup sec en remontant ; mais l’obstinée ferrure retombait comme un bras cassé.A la huitième tentative, et comme les sueurs commençaient à lui ruisseler sur la figure, le mécanicien s'approcha encore.—Avez-vous regardé à votre huile?demmplo-ijl.avec politesse.Mou ira i 'ffoadra littéralement.Moi, j’avais gagné le siège arrière, moins exposé aux- explosions, et je grignotais une pomme avec indifférence.Je fis toutefois remarquer qu’il arrivait six heures, et que mes devoirs de père de famille m appelleraient bientôt à ta maison.„ G est vrai qu’il commence à etre tard, fit entendre mon ami, affale sous le Châssis, où il semblait très occupe a chercher son cigare éteint.Et ce jour-là nous n’allâmes pas plus avant.Robert VAL.UN QUI VOULAIT PENDRE BOURASSA C'est un de mes meilleurs amis.Il est originaire des Iles Britanniques, mais reside au Canada depuis de longues années.-Comme c’est un homme intelligent et assez instruit pour un Anglais.J’aime assez à discuter avec lui les événements du jour, et même les questions philosophiques et religieuses.Or, nous ne nous étions pas vus depuis les premiers mois de la guerre.Aussi ne manquâmes-nous nas de sujets de conversation.Nous étions assez d’accord, lorsque, par un malheu-reux hasard, je mis en avant le nom de Bourassa.Aussitôt le visage de mon interlocuteur se renfrogna, et il s’écria d’un air maussade : —Ah ï celui-là, qu’on le pende I mais, de grâce, ne m’en parlez pas ! —Alais pourquoi donc voulez-vous pendre ce pauvre homme ?dis-je.vous nr me direz pas que s il était en Allemagne, et s’il parlait et écrivait comme il le fait, ici, en pays britannique, il ne serait pas pendu depuis longtemps ! —Je n’en doute pas, répondis-je, quandi ce ne serait que pour les compliments qu’i! fait aux Boches, de^ temps en temps, dans son jour-r.aa.Mais, nous ne sommes pas en Allemagne ici ; et.-surtout de ce tnups-ci, il faudrait tout de même voir a ne pas raisonner tout à fait £°mme ces chers Teutons, car, si M.Bourassa a parfois des expressions d opinions un peu exagérées, et que.pour ma part, je n'approuve pas toujours, il faut avouer qu’il y a été poussé de force, pour ainsi dire.—Gomment cela ?—Avant la guerre, vous savez quelles étaient les différences d'opinion au Canada, à propos de la ma-rine de guerre et de la participation eu Canada aux guerres de l’Empire (nous avions souvent discuté ces questions ensemble).Eh bien ! Bnu-rassa reconnaissant que la guerre actuelle était un cas tout à fait spécial, n’était point opoosé à ce que le Canada vînt en aide à l’Angleterre.meme par l’envoi de troupes au front.Tout ce qu’il demandait, c’est qu’on s’y prit d’une façon raison-rable, et qu’on ne prétendît pas en faire un précédent pour toute guerre future où l’Angleterre pourrait se trouver engagée.—C’était là, dit mon Anglais, une attitude bien raisonnable ; et il serait à souhaiter que Bourassa y eût persévéré.—Oui t mais lisez-vous ordinairement les grands journaux anglo-canadiens ?—(Non, ils sont trop bêtes.Je ne lis que leurs dépêches.—Ce n’est certes pas moi qui prétendrai qu'ils sont intéressants.Mais, si vous les aviez lus, vous auriez constaté que ce fut précisément cette attitude qui fut traitée de trahison par tous les journaux anglais du pays, et par un grand nombre de journaux français de Montreal.-Ces gens-là voulaient que., non seulement le Canada aidât l'Angleterre dans la guerre actuelle, mais que celte participation actuelle du Canada serve de précèdent, et tranche de fait la question controversée de la participation du Canada à toutes les guerres éventuelles de l’Anglol terre.Et ils accusaient de trahison Bourassa et son groupe, parce qu'ils ne voulaient pas reconnaître cette obligation pour le futur.—Mais, répliqua mon Anglais au comble de la surprise, c’est tout simplement idiot ! Ix* principal c'csl d’aider actuellement l'Angleterre et les alliés ; et ce n’est pas le temps de trancher une question controversée qui ne regarde que le futur.—G’cst ce que disait Bourassa dans le temps.Mais devant la mauvaise foi de ses adversaires, il en est arrivé à combattre la participation du Canada à la guerre actuelle, puisqu’on voulait en faire un précédent de ce genre.•Eh bien I Je ne l’approuve pas, reprit mon interlocuteur ; car, après tout, ccs gens-là ne sont ni' l’Angleterre ni les alliés.Mais je ne peux plus dire que tous les torts sont de son côté.Mais il ne devrait nas combattre le recrutement parmi la population française.11 favorise là, en définitive, la cause des ennemis du Français au Canada, et fait un tort réel aux alliés au profit des Allemands.—Iri encore, dis-je, je crois qu'il > a une grande distinction à faire entre ce que dit Bourassa et ce qu'on lui fait dire.Bourassa, que je sache, n'a jamais combattu le recrutement, en ce sens qu’il ait essayé d’empêcher de s’engager ceux qui le veulent : la preuve, c’est qu'un grand nombre de ses amis et de ses partisans sont au front, et qu’il n’a pas l’air de les en estimer moins pour cela.Ce qu'il combat, ce sont surtout les indiscrétions des officiers recruteurs et de leurs séides, oui, par leurs manoeuvres, rendent trop souvent l’enrôlement obligatoire, alors que légalement, il doit rester volontaire.Il a même écrit quelque part que cet enrôlement doit être volontaire ou obligatoire, mais qu’il ne faut pas qu’il soit les deux à 'la fois.—Juste ce que je pense.Fq puis aussi, on pourrait peut-être veiller à désorganiser un peu moins les industries du Canada, et surtout l’agriculture.—Très bien, dis-je.Bourassa ne parle pas mieux.Mais, comme question de fait, ce n’est pas du tout lui qui s'oppose au recrutement parmi la population de langue française.—'Et qui donc alors ?—Mais,, les Hearst, les Pvne, les Ferguson, les Norris, 'les Oliver, et autres francophobes de l’Gntario, du Manitoba, de la Saskatchewan et d'ailleurs.Ces gens-là s’imaginent-ils que, même sans Bourassa, les Franco-Canadiens ne sont pas capables de s’apercevoir qu'ils veulent les priver de tous leurs droits et qu’ils traitent la constitution du Canada comme 'le Kaiser a traité l’acte assurant la neutralité de la Belgique ?Ma oarole, si ces gens-là étaient payés par l’Allemagne pour exciter la guerre civile au Canada, ils ne pourraient pas mieux faire ! —Vous avez raison ! dit gravement mon interlocuteur.Soulever cette stupide question de races et de 'langues, dans un moment comme celui-ci, c’est un véritable acte de trahison !.Et l’on ne peut pas dire que ce sont les Français qui ont commencé ! Non, en vérité, ce ne sont pas eux qui ont commencé ! —.Par exemple, repris-je, il y a un point sur lequel je diffère complètement d’opinion avec M.Bourassa : c’est au sujet de la partici pation des représentants du Cana da et des autres colonies au gouvernement général de l’Empire.—Est-ce que Bourassa serait en faveur d’une telle participation ?—'Mais oui 1 et c’est ce dont je le blâme ! —Oh ! pas moi ! reprit mon Anglais.Sur ce point, je suis parfaitement d’accord avec lui.Et, là-dessus, nous entamâmes une longue discussion ; lui défendant l’opinion du directeur du Devoir, et moi ia combattant de mon mieux.Nous ne pûmes, naturellement.nous mettre d’accord.Mais j’affirme que nous ne nous accusâmes de trahison ni l’un ni l'autre.Seulement, en serrant la main de mon ami, au moment où il se levait pour s’en aller, je lui dis : “ Tâchez tout de même de ne pas demander trop haut la pendaison de Bouras-sa.Car, voyez-vous, vous êtes beaucoup plus son partisan que moi ; et le jour où on le pendra pour ses idées, vous risquez de gigoter à côté de lui.” UN SAUVAGE.BLOC - NOTES Pierre angulaire UN AVANT-GOUT DE LA GRÈVE C’est aujourd'hui que l’on pose lai, pierre angulaire des nouveaux édi-, ^MBAROO fices du parlement, à Ottawa.A ce sujet, on annonçait l’aidre jour qu’on enfouirait, en même temps et au même endroit que cette pierre, une copie du rapport de la commission chargée de faire enquête sur les causes de l’incendie de février .dernier.Si l’on s’imagine que ce document pourra éclairer laj curiosité des générations futures à propos de cet incendie, l’on se trompe.Car ce rapport ne concluait à rien.Et ce ne doit pas être pour cela non plus qu’on l’ajoute à la pierre angulaire puisque la plupart des rapports de nos commissions parlementaires eu politi- MIS SUR LES DEN REES PAR PLUSIEURS CHEMINS DE FER AMERICAINS CREE UN BRUSQUE RELEVEMENT ï>lj PRIX DES VIVRES.— DISPOSI T IONS A PRENDRE, ques rien.n’aboulisxent également Où donc ?New-York, 1.— Le corfisomTiTatcui a eu un avant-goût amer de la situation tpie créera la grève des cheminots, par un brusque relèvement du prix des vivres.Les marchands attribuent cette hausse à l’embargo mû sur les denrées hier soir par plusieurs chemins de fer, et à la perspective d’une sérieuse raréfaction' des produits alimentaires, la grève une fois déclarée.Suivant les avis donnés par elles, les compagnies refuseront encore d’exporter ce soit et demain soir d’autres niarchandi- Des dépêches notent que les Al-leniands font encore de grands préparatifs pour une nouvelle offensive destinée à essayer de rom-1 ses, si la menace d’une grève ne dis-pre le cercle de fer des Alliés, con- paraît pas avant la fin delà semaine, sonde par I entrée -de la Roumanie Aux halles, les légumes ont subi dans la guerre.Elles croient que une hausse de 10 p.c.et les laitages 11 «entera une ^nouvelle attaque ont subi une hausse sans précédent toudroyanle, du coté de Paris ou J Le beurre se vend 35 sous 1-4 la li-de celui de Petrograd.Cela se vre, soit 7 sous et 1-4 de plus que peut.Mais voila bientôt deux ans l’an dernier, et soit le prix le plus un mois que les soldats du Kaiser | élevé qu’il y ait eu dpuis 20 ans.I^ef tendent a atteindre l’une et I’au- march,amis en gros vendent 35 sous tie de ces capitales et n’y ont pas jla catégorie d’oeuf.s les .plus générale.'eussV 11 'devient assez ma-huent employés, soit un sou de Plus îm.Ü, ?,ue cs A!J,les Prennent le que mercredi, et 10 sous de plus que essus dune maniéré un peu plus ] an dernier.Les charcutiers decisive, d un mois a l’autre ; au-jde Newark ont élevé le tre those est de croire que la mar-: viande d’un demi-sou VqvoÏ.'Ü Berlin sera plus facile que une nouvelle hausse.I avance des Teutons sur Paris et i , , , vr Les autorités municipales de New- York étudient les moyens de remédier à cet accroissement exorbitant des prix, et bien qu’on ait des doutes en gros prix de la et prédisent sur Petrograd.La carabine Ross “CANADIAN NATIONALISM AND THE WAR” La brochure anglaise de ce litre, parue il y a quelques jours, s’e.st enlevée si vile qu'il a fallm en faire un deuxième tirage, en train, lui aussi, de s’épuiser, tant les commandes affluent.Cette brochure, imprimée surtout I pour distribution dans les milieux} anglo-canadiens où l’on répand} tan! d’erreurs et de calomnies sur le mouvement nationaliste, comprend deux lettres de M.Arthur Hawkes, du Star, de Toronto, sur les idées politiques de M.Bourassa, et la correspondance de celui-ci avec le capitaine Talbot Papineau.M.Hawkes est un des journalistes en vue de Toronto et de la presse anglo-canadienne.Il nest pas nationaliste et n’a aucune sympathie pour le nationalisme.Après une conversation de deux heures avec le directeur du Devoir, il a «nis ses impressions sur celui-ci et sur ses idées par écrit, et elles ont paru dans le Star de Toronto, en juillet dernier, au cours d’une série de illettrés sur la province de Québec qui ont eu un grand retentissement dans la presse et le monde anglo-canadiens.Ce sont ces doux lettres relatives au nationalisme cl à la guerre dont la brochure Canadian Nationalism and the War donne le texte complet.On se rat»Tielle aussi la lettre du capitaine Talbot Papineau à M.Bourassa, à propos de son attitude sur la guerre, et la réponse nu point de celui-ci.Ce sont deux autres textes à conserver.Cette nouvelle brochure se vend 10 sous limité, $1 la douzaine, franco.Pour les commandes de iiO exemplaires et plus, remise spéciale de 25 pour rent.Il faut faire les pniements au comptant, par chèques au pair ou bons-poslc sur Montréal.La brochure est pareillement en vente au bureau du Devoir, et dans les librairies suivantes : Librairie Granger & Frères, 43, ouest, rue No-tre-Dame ; librairie Bcuuchemin, 79, me St-Jacqucsj librairie St-Louis, 288, est.Stc-Cnlherine ; librairie Pineauit, 280, est, rue Barbel : librairie Langrvin À L’Archevêque.8, rue St-Jacqucs ; librairie Boudreau d Fils, 1850, rue Saint-Laurent.Nous écrivions, H y a peu de temps, que le ministère de la Milice, au Canada, avait gaspillé de 5 à G millions pour l’achat de carabines Ross que te lV«r Office enlevait à nos troupiers, dès leur arrivée en Grande-Bretagne, parce qu’elles ne vaudraient rien, au front.Le Citizen il Ottawa a pris la peine de computer exactement la somme ainsi jetée aux quatre vents par le général Hughes, d’août 1914 à avril 1915.Nous en avons acheté pendant cette période 149,023, au coût de $36.82 l’unité, soit presque te double de ce que coûte la Lee-Enfield au ministère de la guerre du Royaume-Uni.Nous avons donc pavé de cc chef en huit mois, ,$5,487,423.Et, depuis avril 1915, notre ministre de la Milice en a probablement acheté pour a somme d’une couple d’autres millions.Les comptes publics de 1915-DIG ne le disent pas encore, mais nous Je saurons sous peu.Si nous nous en tirons avec moins de 7 millions et demi, ce sera joli.Ainsi un homme de guerre improvisé admi-nistre-t-il un ministère de guerre improvisé.Et Baptiste paie sans mot dire.La guerre qui paie La International Nickel Company détient le monopole des cpia.tr;-cinquièmes du nickel du monde ; elle a un capilal approximatif de 40 millions, dont une forte partie est mouillée à fond.En 1914, elle accusait des bénéfices de 6 mil-üons, en 1915, de 7 millions ; et, pour 1910, on estime qu'ils seront (le plus (K* 10 millions, soit, au dire de certains financiers, de plus, en un an, que la somme réelle placée dans cette entreprise, — elle ne serait que de 9 millions.En 1910, celte compagnie versait à ses actionnaires ordinaires un dividende (1(^ 25 pour cent.On s’imagine ce qui! sera, cette année.Et la presque totalité de cct argent '’exporte et se piaie à des étrangers au Canada, où s>e trouvent pourtant les plus grands gisements de nickel du monde.Ainsi sacrifie-t-on à l’étranger nos richesses naturelles Les pins im.portantes, au lieu de les gard-er pour le Canada.Nos gisements d'amiante, également les plus riches du monde, sont aux mains d’étrangers et le Québec où ils sont n’en retire pour sa part que quelques misérables milliers de piastres par an.U est ce qu’on peut mppe'cr poulies deux cas administrer la chose publique au bénéfice.des int rets particuliers.sur la légalité de cette mesure, on a suggéré que les échevins nomment une commission chargée de fixer les prix.On a différé les dispositions à prendre, vu les nouvelles plus favorables reçues de Washington.LES CHEMINS DE FER NE SOUMETTRONT PAS A LA LOI SE Chicago, 1.— Les fonctionnaires îles compagnies de voies ferrées admettent généralement aujourd’hui que l’adoption par le Congrès de la mesure de M.Wilson éviterait la grève mais plusieurs sont d’avis que les chemins de fer refuseront de se soumettre à la loi sans en appeler à la Cour suprême des Etats-Unis.A la suite des conférences tenues hier soir par les présidents de plusieurs des principales compagnies, on a résolu de ne pas alléguer l'in-constitutkmna'üt’é rte la loi, mais au cas où elle serait mise en vigueur, les avocats l'étudieront, et s’ils le jugent à propos Ms feront trancher la question par les tribunaux."Si les employés acceptent la mesure, la grève sera probablement différée, a déclaré M.Ripley, le président de i’ “Arehison.Topeka and Santa Fr’’.Cola constituerait cependant qu’un règlement provisoire des diffioiiliiés actuelles.” Les chemins de fer ont continué à faire des préparatifs pour assurer la circulation des trains.Les bureaux de placement font l’embauchage des hommes pour les compagnies et font insérer des radiâmes dans les journaux de plusieurs ''illcs.Tous les réseaux refit se ni encore de transporter des marchandises, sauf le Santa Fc qui transportera jusqu'à dimanche les denrées alimentaires, mais non des animaux.Dans plusieurs grandes villes, les autorités convoquent aujourd hui (]es réunions pour aviser aux moyens d’enrayer la hausse du prix des denrées.L’ENQUETE DROLET EST AJOURNEE LA REPRISE DES SEANCES N’AU-RA LIEU QUE LE 5 SEPTEMBRE.G.P.NOS MARTYRS Nous extrayons de la Croix cette dépêche de Rome : Rome, 8 août.Au cours de la Congrégation ’• or-ni noire des 'Hites, (pii s’est tenue au Vatican, ce matin, les cardinaux qui en sont membres ont notamment examiné les questions suivantes : to Reprise de la cause de la canonisation de la bienheureuse Marie-Madeleine Postel, fondatrice de l’Institut des Soeurs des Ecoles chrétiennes de la Miséricorde ; 2o Introduction de la cause de béatification ou de déclaration du martyre des serviteurs de Dieu Jean de Brebcuf, Gabriel Laïc niant,, Antoine Daniel.¦Charles Garnier, Noël Chahanel.Isaac Jogues, René Goupil et Jean de La Lande, de la Compagnie de Jésus, tués au Canada, en 1010, suivant la teneur de leur cause, en haine de la foi.LA “CROIX DU CHEMIN »» La Croix du publié par la Baptiste, est en du Devoir.60 sous l’exemplaire, plus 10 sous pour les frais de port.Chemin, te volume Société Saint-Jean-vente aux bureaux INu- respect pour la mémoire de ! feu M, le juge Ghnrhonneau, l’enquête Drolet a été ajournée, hier après-midi, jusqu’à mardi, le 5 septembre, j M.McDonald était descendu de New-York aujourd’hui spécialement pour rendre témoignage, mais, dans les circonstances, il devra attendre jusqu'à mercredi prochain.Quant au maire Martin, il sera entendu immédiatement après que M, Réné Chêne vert aura terminé sa déposition, c’estiàidire, par conséquent, au plus tard, mardi après-midi.I.e dernier témoin qu’on réserve est M.Edmond Lepage.C'est lui, pour ainsi dire, qui “couronnera t’oeuvre”, connue le disait hier un avocat en vue.Aussi attend-on avec une grande impatience son témoignage qui jettera.comme bien l'on pense, un éclat lumineux sur les faits de la cause.MORT DE Mme J.-E.G1R0UARD (Spécial au "Devoir") Arthabaska, 1 septembre.— On annonce ici, ce matin, le décès survenu hier de madame Emma Watkins, femme de M, Joseph-E.Girouard, shérif du district d’Arthabaska.Les funérailles auront lieu samedi matin, à 9 heures.Elle laisse 4 enfants, trois fils et une fille.Mie était la belle-mère de M.Rosario Genest.hvs»c«A (tu Barreau de Montréal. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 1916 VOL.VIL — No 206 NECROLOGIE MORT DU CHA- jLA MAGISTRA-NOINE ADAM TURE EN DEUIL! APRES QUELQUES JOURS OE JA- U.LE JUGE C HA RB O S N EAU SUCCOMBE HIER APRES-MIDI A UNE SYNCOPE AU MOMENT OU II, DERA ROUAIT DE SON YACHT AMARRE AU QUAI DES TROIS-RIVIERES.LA OIE SEULEMENT, LE CURE DU SACRE-COEUR S’ETEINT ¦HER APRES-MIDI, A SON PRESBYTERE.— LA FIN D UNE ME D’APOSTOLAT.•lu M L* chanoine A'iam, c;iré du •rt-Loeur, a’est éteint paisibleui, ù quatre heur-t».A-,, hier HEROS I! rat très bon et ne laisse pas de mauTaiaes odeurs Contre mandat-poste de 75 sont nous en expédierons une livre.La St-Jacqoe* Tobacco Packing, Co.Ltée., St-Jacques, Ce.Montcalm.Que, CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES] AVOCATS HI VOUS AVEZ BESOIN D’ARGENT ADRESSEZ-VOUS AU COMPTOIR MOBILIER FRANCO-CANADIEN Tel.Main 6892.26, RUE SAINT-JACQUES.Montréal.np.-és-midi, Après tro maladie.(iet!:- lu or dans, le deuil ijiii ucid un plus actif', ci jours de inattendue plonfii le clergé du diocèse de scs membres les ies plus dévoués, et tes • pavoisions du Sacre-C.ocii!' qui i egivUeni.de leur pasteur trop toi disparu, Ir bonté proverbiale, la sollicitude ut le dévouement actif et entrepi < .irutt.Comme tous les hop)iiti:, d’action, ft l’Ame d’apoîic, V,.b* curé Adam tomba sur la brèche.en pleine activité de son zèle.C/e.' diniftHch-c dernier, upiè.s • oi.: ii:iv, qu'il sentit 1rs premières ait butes rj-i mal ler-ibie qui de- ! Mt terrasser en si peu ;lc temps.Frappé d’une congestion eérébraie, son état inspiia ries r/aintes dès la première heure; ies médecins se déclarèrent iuipuLs-:,aiKs devant la marche rapide et implacable de la maladie.Vers une .'eu/e, hier après-midi, ii perdit connaissance et s’éteignit quelques heures.plus tard, sans revenir à iui.Av/n! de rendre le dernier soupir, malade reçut le sacrement c ¦/u'-Onction, des mains de > bevêque de Montréal ; il .oiaiipn de voir à son chevei ;NX.SS, Gauthier, Forbes et Roy, Mgr Lepnilieur el nombre de ses confrères.M.le chanoine Décarie et M.l’abbé Phaneuf, son neveu, l’assistèrent continuellement jusqu’à son dernier soupir.Cette disparition imprévue fau-eiie brusquement une vie d’aposto-1 a!,-toute chargée de belles et gran- ,lt.des oeuvres.Doué d’une âme d’éli- ! ijèrement dans les couloirs Coimne i« “Revoir'’ l’annonçait à a âeraièrft heure, hier, M.Napoléon Chsibor.neau, juge de la Cour supérieure, de la province de Québec, est mort subifenieut, vers midi et demi, hier aprèsfi •'orri de .son yacht, aux T/ois-Rivirées.Le r»g!), Lagauche-tière-ouest.Tel.Main 4671.457».J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D'EPARGNE 180, S.JACQUES Bureau du soir : St-Euatache.i Partais de Justice.Bien que les tri-i bunaux ne siègeqt pas actueflilement, plusieurs magistrats se trouvaient dans leur chambre et furent douloureusement surpris à l’annonce Je la fin subite de leur collègue.M.le juge Panneton, entre autres, qui était tin ami intime du défunt, reçut la | nouvelle à l’heure du dîner et fut tel-jrtement saisi par la mort de M, Charbon n eau qu’ill fut incapable de se rendre à la séance de l’enquête Drolet, qu’il préside, pour annoncer l’a-i journement de l’audition, par respect ! pour la mémoire du défunt.C’est M.lie juge Robidoux qui fut chargé de i remplir ce pénible devoir.Le juge I Panneton quitta la ville, au cours de l’a près-midi, à destination de Trois-Rivières.afin de surveiller la trans-i talion des restes de feu M.Charbon-I neau à son domicile, à Montrèall, 36, ! rue Simpson.^ ! Le juge Chsrbonneau laisse pour endet-' P'eurer sa Perte sa femme, née Lemieux.deux fils et une fille.“Sa mort est une grande nerte poui^ de Banc”, a déclaré le shérif Lemieux’ à la nouvdllle du décès, hier.“C’était un homme respecté de tous, aimé d’un grand nombre, — un grand avocat et un juge équitable.i CARRIERE DU JUGE UHARBQNN EAU :ç“se à n’tire pas lée depuis trois ans.Et cepen-j riant, ses paroissiens sont unanimes j à lui rendre le témoignage qu’il ne leur demanda jamais un sou, ni j pour libérer leur église de son énorme dette, qu'elle supportait, ni pour lui faire subir les nombreuses ameliorations, qui en font aujour-j d'hui l'un des plus beaux temples! de la ville.Esprit pratique, le défunt ne précipitait rien, et tout) /liez lui se faisait sous la dictée do la raison et du bon sens, Il a donné à ses paroissiens, en quelques années, une chaire magnifique, un carillon superbe, un Chemin de iLrdx en couleur, le seul du genre plusieurs milliers de dollars ; unj perron élevé en pierre, qui consli-ue pour l'église un ornement in-1 fomparable; un baptistère, regardé A'ommç le plus luxueux du genre en Amérique et achevé l’automne der-l lier, et plusieurs autres oeuvres.D'une humilité sans borne, lej vénérable défunt avait été nlacé souvent sur la liste des candidats! i l'épiscopat, mais il a refusé levé à cette haute charge.Il voulait terminer sa carrière active m milieu de ses paroissiens du Sa-'réGoeur, songeant à prendre sa /traite, l’année prochaine, après la 'onsécralion de son ’glise.11 pro-etait, à cet effet, de faire subir une merveilleuse transformation à l’é-;!ise du Sacré-Coeur, mais la mort ;st venue le surprendre au moment ni i! élaborait de grands travaux, jréliminaires •à 2a consécration de ion lean pie.M ie chanoine Frnnyois-Louts-l’ancrèdc A d u iu L» î.comté •uir.»8>é.du mariage de Louis Vdam, notaire, et de Rose-Henriette •kmrgeois.G fit ses études à Rigaud, )ù il fut ordonné par Mgr Fabre, le Arrière0 s a ce rdo taie a r * ?’e n'seiu n e* A ^ S’enquête Drolet, nent et « fut Professeur au colfègo!nr le Rigaud en î873-74; puis il entra i î,.î,” \ a sl’r ® .f^dPcl ri i'lanoiJlça laus le ministère comme vicaire à i î,',iJÎÎ?.Vc1i10.V_v.^,e a.*a f’ou'e C1U1 rem-ScJntejCur.Agondu où il demrura de à t87,r< ; U passa ensuite à la JaroUse du Sacre-Coeur, où il fut 1 "i T'" "CT.‘ •L’aire, de 1875 à 1877.En 1877 il|.R01 __ ,, c .VT' , tea allait aux Etats-Unis #t devin»!18?192- 1888Jl fondait lu pa- ¦nrc- ds Notre-Dame de Wldtehull,I rn‘5,se du Sainl-Noin-dr-Josus.Lv.is l'Etat de New-York jusqu’èn ' „ h®?1 ,,892„ ‘lue à Il revint h Montréal et fut | ! ''ffT Arsène Dubue, il fut ap-î' rimé «urc a Horhelnga.Durant : PeIc a ia cure du Sacré-Coeur, où •Oil minhî^rc «îans cette paroisse, fiisent iwejfi quelle ar- le 1883 à 1802.il bâtit une école de }¦ e (le’Ployce au cours d’un tarçons en 1885, et une église en apostolat do vingt-quatre années.La I piiroi-sse du Sacro-Coeur est une des - - .1 pMs populeuses et des mieux orga- niséos de Montréal, comptant environ 15,000 âiuos.] En 1900 M.lo curé Adam était I nommé chanoine honoraire de la ; cathédrale de Montréal cl vicaire : foiain en 1901.Le curé du Sacré-Cœur s'occupa |toujours d’instruction: on sait quel zèle il a déployé pour couvrir sa naroisae d'écoles et de 1Ô06 à 1909 il! fit partie de la commission des 1 Ecole* catholiques de Montréal.Et partout où il a passé ic cha-! noine Adam a «rmé des oeuvres qui I rnupcJJçront sa mémoire.I Sa dépouille «norteille est exposée en chapelle ardente dans le presby-\f.' qu'il ,i construit en 18!)4 et midi après-midi à 4 heure» aura de 19 iruaslntion dos restes à Fc-giisu.I*e service funèbre aura lieu j mardi en l’égiisc du Sacré-Coeur à |!i heure* 39 puis l’inhumation aura t lien dan* !a crypte de la cathédrale.M.le juge Napoléon Charbonneau est né à Montréal, le 12 février 1853, d'Augustin Charbonneau.cuiltivateur et de Julienne Dufort.Il fit ses études au colllège die Montréal et étudia le droit en cette vilMe chez Mes Tru-dert et Taiililon, avocats.Admis au barreau de la province de Québec en janvier 1879, il pratiqua durant plusieurs années à Montréal avec M.Hormisdas Pelletier.Il s’est surtout consacré aux causes clvMes et commère i ailes et fut remarqué de tous pour le soin qu’i'l mettait à préparer ses causes.Devant les tribunaux, il fit preuve d’une grande précision de pensée et d’une forte puissance d’a-d’ètrc | nalyse.Libéral en politique, M prit une part active aux affaires politiques du pays, se présenta dans Jacques-Cartier en 1887 contre M.Girouard, plus tard juge en chef de la Cour suprême.mais fut défait.H devint député de Jacques-Cartier à Ottawa, en 1895, à la suite d’une élection partielle, mais ne fut pas candidat de nouveau ilors de l’élection générale de 1896.Le 11 mars 1903, 11 fut nommé juge de la Cour supérieure, pour la province de Québec.En 1907, il fut nommé président de la Commission esl né au Côlcou-! royale chargée d'enquérir sur les ac-de S oui a nge:;.le 25 imitions portées contre M.Adélard Tiirgeon.L’HOMMAGE DE LA MAGISTRATURE ET DU BARREAU I plissait la vaste salle.“Je viens, dit-.il, de ia part du juge CHOSES MUNICIPALES UNE TAXE SUR LES PAVAGES LE COMITE DES SOURCES ADDITIONNELLES DE REVENUS RECOMMANDE CETTE NOUVELLE MESURE AUX COMMISSAIRES.— LES EGOUTS DE NOTRE-DAME DE GRACE.— DIVERS.Elève, ayant deux ou trois ans 'd’expérience, ou assistaftt-pharma-cien.S’adresser chez Lecours et Laneioi, 310 Sainte-Gatheriae Est.Instituteur demande place en ville ou aux alentours.Expérience, diplôme françai.,, anglais.E.Golle-rei, 172, Lagauchelière est.________ Vendeuse de bonne apparence demandée ayant de l’expérience dans la vente de bijouterie de préférence ; 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c’est-à-dire qu’elle frappera tous les pavages qui ont été construits jusqu’ici à Montréal.Or, ou compte à l’heure actuelle deux cents milles de rues pavées.Il faut faire remarquer tout de suite qu’il ne s’agit nullement de la réfection des pavages dans ce projet de loi.Le commissaire Villeneuve, qui fait partie du comité qui a préparé ce dernier projet, exprime l'opinion que In ville peut retirer une somme de dix millions en vingt ans de ce seul chef.Cela donnerait donc un revenu annuel de cinq cent mille piastres par année.Cette somme serait employée pour diminuer la dette municipale et, partant, le montant des intérêts.L’an prochain, la ville devra payer cinq millions en intérêts sur sa dette, soit près de la moitié du revenu actuel.M.Villeneuve fait de plus remau quor que les propriétaires ne seront pas seuls à payer le coût des pavages ; ce dernier est en effet en moyenne de $2.75 la verge rnrrée.Les propriétaires seront appelés à payer plus tpie la moitié, mais par contre cette taxe, pour eux, sera uniforme; elle fera par conséquent disparaître l’injustice dont était entachée une autre taxe municipale de ce genre qui a été rapelée il y a deux ans.Elle s’appliquera du reste à toute la ville.Le bureau des commissaires et le conseil adopteront-ils ce projet de loi ?On semble bien convaincu de A VENDRE A VENDRE Une terre de 90 arpents carrés, sur la rivière L’Assomption.La terre est très favorable à la culture des légumes et touche aux limites d’une ville de 7,00(1 de population.S’adresser 1189, avenue Mont-Royal.Tél.St-Louis 2439.turerex’ ¦ lin ?.Vont» ;3ii procurerez roux demain lt*r* rruTH’n* âNniérl*-.t.Hmcitrlcl t f ¦ v/ut tent J ••s bont en or, promlèr* K A« i'*.• aepttmhr* nu -ii * • In Hûiiqn.» NTolstcn ru h On bor « ni »”« eu air aux Aunt érot* i*ut montons *?o 2103 Hr irnr multiple», rapportant 5 *»r.ur oeftt net.rt sont A *tn'lre au romp* t*?t o.i \ « vmHttnne facile*, «n nalr «t \ tfitérlt «empoeé.flrochurette «ru* ?vite pro’Tiptfment.MARCH TRUST COMPANY !»» «.vAt ot rn MAIN DTOl.17» .*’ - SERRURIER Découpage de clefs Yales Corbin, clefs ordinaires, réparations dormes a feu, parapluies, limage, aiguisage, 283 Dorchester, angle S,-Denis, Tra-vajl ga ranti._______________ ARGENT A PRETER J’AI A PRETER $700, SI,500 à $50,006 et plus, première hypothèque, propriétés à Montreal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lcbeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 6615.Tél.Est 5526.ERHY Cordonnerie • r»Vy I mécanique 406 RUE SAINTE-CATHERINE EST Entre Saint-Hubert et Saint-Christophe Rassemblage et rapiéçage à la mécanique exécutés en un clin d’oeil.Appelez; 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VOL.m — No 206 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 1er SEPTEMBRE 1916 ROUMANIE LES BALKANS 'RECUL DES AUTRICHIENS DEVANT L'AVANCE DES TROUPES ROUMAINES, L’ENNEMI SE REPLIE SUR 5.4 DEUXIEME LIGNE DE DEPENSE, EN TRANSYLVANIE.— UN CONSEIL DE GUERRE A VIENNE.Londres, 1er.—.Les troupes aus-tro-hqngroises sc replient sur leur deuxième ligne de défense, en Transylvanie, devant l’avance des Rou-$ mains.On se bat maintenant sur un front de 400 milles, et les Teutons se sont trouvés dans l’impossibilité rte défendre leur ligne, oui était faiblement défendue.Les ennemis envoient précipitamment des renforts vers ce front.__ Une flotte russe est arrivée à Constanza, un port roumain de la mer Noire, et les Bulgares craignent une attaque par mer contre Varna, qui est pratiquement leur seul port, et une attaque contre leur flanc découvert.Des transports accompagnent peut-être aussi l’escadre.On annonce officiellement que les Moscovites marchent à travers la région de Dobrudja, en vue soil d'attaquer Varna, par le Nord, -soit de prêter main-forte aux Roumains, en Transylvanie.En Macédoine, il n'y a que des bombardements.GRANDE BATAILLE EN TRAN-, SYLVANIE tienève, 1er.—La lutte est deve-nue générale sur le front de 400 milles de la Transylvanie, dit le correspondant du Kund au quartier général autrichien, et les Autrichiens battent en retraite vers leux deuxième ligne rtc défense.On mande qu’il y aura prochainement un conseil de guerre à Vienne, et que le kaiser, l’empe-rt ur François-Joseph et le roi Ferdinand de Bulgarie y assisteront.LES AUTRICHIENS BATTENT EN RETRAITE Berlin, 1er.—Les premières nouvelles reçues du front roumain indiquent que les Autrichiens répètent leur manoeuvre favorite, soit de battre en retraite systématiquement, comme au début de la guerre ever ITtulie.Dans les cercles militaires.ce premier repliement des Autrichiens ne cause aucune alarme.On donne même à entendre que cela fait partie d’un grand plan la-“ horieusement tracé d’avance, et dont on ne peut rien dire de plus à ce moment.La célérité avec laquelle les opérations se développent sur tout le front atteste avec quel soin les Roumains ont préparé leur offensive.Ces derniers dirigent leur attaque concentrique sur tout le front, depuis Orsova jusqu’à l'endroit où les Carpathes se soudent à la chaîne du Gyergyr, à Ta frontière méridionale de la Bukovine.Les critiques militaires comparent ces opérations à l'invasion de la Transylvanie par les Russes, et les experts rassurent le public, en disant que la nouvelle tic la continuation de T'avance des Roumains ne doit pas causer d'anxiété, car ce mouvement rétrograde est justifié par la nécessité d’économiser les t troupes en raccourcissant la ligne ¦*en Transylvanie.Vienne publie un rapport qui donne à espérer que “ l’ennemi ne se réjouira pas longtemps de ses premiers succès.” franceT AVANCE DES POÏLUS A SOYECOÜRT LES FRANÇAIS CHASSENT LES ALLEMANDS DANS LE VOISINAGE DE CE ROIS.L’ABDICATION DE FERDINAND Z.4 RUMEUR DISANT QUE LE ROI DE BULGARIE ABDIQUERAIT EN FAVEUR DU PRINCE HERITIER BORIS VA CHAQUE JOUR S’ACCREDITANT.— LA LOYAUTE DE LA BULGARIE.Londres, 1 — Tout l’intérêt de la guerre se concentre actuellement autour des Balkans et de la personne de von Hindenburg.On considère ici la participation de ta Roumanie comme un fait important, non seulement à cause du surcroît de force qu’elle apporte aux troupes actuelles, mais à l’occasion qu’elle donne à l’année russe d’étendre son champ d’action et de coopérer avec la Roumanie dans un grand mouvement d'ensemble sur le territoire galicien et transylvanien contre les armées autrichiennes.Un autre facteur important qu’il 'convient die prendre en consideration est l’affaiblissement graduel de la Bulgarie et des efforts du peuple grec à contraindre son gouvernement à mobiliser ses armées et à résister à l’occupation de la Grèce par les armées bulgares.Le roi Ferdinand est actuellement à visiter Vienne et la rumeur veut qu’il craigne de revenir prendre les rênes du pouvoir et se prépare même à abdiquer en faveur du prince-héritier Boris.Le “Munich Nachrichten” dit que les empires du centre ne doutent aucunement de la loyauté de la Bulgarie, mais il ajoute qu’ils sont considérablement alarmés à la vue de l’attitude obscure adoptée par ce pays.Borne rapporte que la Bulgarie réclame une assistance de 2Ô0,-000 Turcs avant de déclarer la guerre à la Roumanie.En ce qui concerne maintenant la politique de von Hindenburg, on se demande quelle direction il donnera au plan de campagne de l’Allemagne.Les experts militaires d’ici prétendent que le besoin immédiat qu’éprouvent les empires du centre était le rétrécissement de leurs lignes de défense.Von Hindenburg es! plutôt considéré comme un général que comme un stratégiste.On attribue, en majeure partie, ses succès sur le front nord-est à sa connaissance profonde du territoire.Quant aux experts anglais, ils prétendent qu’il eût été mieux de consolider les forces anglo-françaises sur le front occidental.-»-— RUSSIE LES BARBIERS EVITERA-T-ON LE CHOMAGE ?PATRONS ET EMPLOYES SE REUNISSENT HIER SOIR AU TEMPLE DU TRAVAIL POUR DISCUTER LA SITUATION.— DES PERSPECTIVES D’UNE ENTENTE PROCHAINE.Londres, 1 — Le communiqué officiel de Paris, d’hier soir, rapporte que les Français ont exécute avec succès de petites opérations au sud ‘.de la Somme, et ont progressé au ¦*sud du village d’Estrées et au sud-ouest du bois de Soyecourt, où ils ont fait des prisonniers.Sur le front de la Somme, l’artillerie française a déployé une grande activité pendant la journée.Au nord de la rivière, les Français ont facilement repoussé une attaque a la grenade contre leurs positions, dans le bois de Maurepas.Sur le front anglais, les Allemands ont débouché de leurs tranchées pour diriger une attaque, mais le tildes mitrailleuses des Tommies les a fait renoncer à leur dessein.Des deux côtés on a manifesté une activité de peu d’importance dans les environs de Neuville-Saint-Vaast et dans le saillant de Loos.11 y a eu aussi des bombardements assez vifs, pendant la journée, dans divers secteurs.'LA CHORALE PLAMONDON AUX TROIS-RIVIERES La chorale PJamondon projette une promenade pour la fin de cette semaine dans la direction des Trois-Rivières, ou elle se fera ' entendre dans un grand concert qui aura lieu dans la salle de l’hôtel de ville sous les auspices des autorités municipales.Deux autres concerts seront aussi donnés A Grand’Mérc et à Shawi-nigan.De beaux programmes ont été préparés pour ces différents concerts, et le succès s'annonce comme devant être absolument complet.Une réception a été organisée par les directeurs des importantes compagnies industrielles de Grand’Mère et de Shawinigan pour l'arrivée des chanteurs, et aux Trois-Rivières, en plus d’un dîner qui leur sera offert, les élèves de l’endroit ont élaboré un irogramme de divertissements à la Vointe-du-Lac qui devra leur être très agréable.C'est la première fois qu’une chorale mixte visite ces troLs villes et ces auditions soul attendues avec la plus grande satisfaction.Le départ aura lieu samedi, le 2 septembre, de la gare Vlger, et le re- Smr le 4 septembre au soir, en ba-au, après fa célébration de la fête du travail aux Trois-Rivières.LE MORAL DES SOLDATS RUSSES LES MOSCOVITES SONT DECIDES A TOUS SE FAIRE TUER POUR CHASSER L’ALLEMAND DE LEUR PATRIE.Petrograd, 1.— Les récentes batailles ont démontré,' écrit le corres-pomi'imt du “Times” à Rome, que les obus allemands comme leurs colonnes d’attaquè ne peuvent balayer les troupes russes de leurs positions celle année, quand elles ripostent par leurs canons-.' Un autre fait notoire, c’est le moral des soldais, au relèvement duquel •le général Brusilnff- a consacré la majeure partie du temps.Aujourd'hui, déclaré Te général, le moral des troupes est cent fois plus vivhee au coeur des soldats qu’au début des succès en GalicLe .en.1914.Alors les soldats se lançaient au combat, sous Ta poussée de la discipline, sans connaître la raison de toutes ces opérations; cette année, c’est différent.Ce que Ton pouvait appeler, au début, une guerre entre gouvernements, est devenu par la suite une guerre entre peuples; et aujourd’hui il n’y a pas un seul soldat qui ne sache qu’il combat contre un ennemi déteste, et qui ne veuille se faire tuer afin de déloger les Allemands du sol de la Sainte Russie.C’est ce sentiment qui Panime lorsqu'il marche au combat en chantant des hymnes de guerre contre les Allemands.En outre, Ton peut remarquer les ameliorations techniques qui ont transformé tout le service du génie russe.Les tranchées sont aussi perfectionnées que cailles des Allemands.Les communications très bien organisées, permettent une économie précieuse de temps et une rapidité de transport, cinquante pour cent plus considérable.Enfin les troupes russes possèdent des munitions et en énormes quaptités.-K-.HORS DE COMBAT Ottawa, 1.— Sur la liste des hors de combat publiée hier soir et qui contient 103 noms, figurant ceux de cinq Moniréaüais et de neuf Canadiens-français : Blessés: capitaine WiillMani G, Hanson, 484 avenue.Mount Pleasant, Weslmount; LéopoM Allard, 238 rue Miazanin, Montréal; Armand Thibodeau, 736 rue Albert, Montréal; Edward G.McGarragher, 18a avenue Pacifique, Verdun; Stanley G.Finlay, 424 rue Miackay, Montréal; Oli-var Blanchette, 6 rue Variboury, Sherbrooke, P.Q.; Oléo.Paradis, GampbiTlton, N.-B.; Armand Thibodeau, 736 rue Albert, Montréal ; Jean B.Golllin, Giaspé, P.Q.; Léopold Allard, 238 rue Mazarin, Montréal; Tanerède Martin, Champlain, P.Q, ; Bruno Thérien, Nicollet, P.Q.TROUPES REINDUES EN ANGLETERRE Ottawa, Ont., 1.— R est officiellement annoncé par le censeur en chef de ta presse que les troupes canadiennes suivantes sont arrivées en Angleterre : 127e batailKlnn, camp Borden.12!)e bataillon, camp Borden.135e bataiUllan, camp Borden.137e bataillon, Galgary.138e bataSUon, Edmonton.Hôpital stationnaire No 10 de London, et divers autres détachements.j L’assemblée des ouvriers et des patrons barbiers d’hier soir, au Temple du travail, avait réunie une foule considérable vu la gravité de la situation et l’imminence d’une grève générale si l’on n’y remédie pas immédiatement.La plupart des patrons présents ont manifesté leur adhésion au mouvement après que l’organisateur, M.Pagé, leur eut fait voir les avantages qui en résulteraient pour les deux corps, patrons et ouvriers.Quelques patrons, tout en convenant de l’excellence du principe unioniste, ont soulevé la question des barbiers non-unionistes qui feront, en ouvrant leurs boutiques le soir, une concurrence déloyale, à moins qu’une loi ne les en empêche.Une autre grande assemblée sera également convoquée dimanche au même endroit.Les patrons auront fourni dans l’intervalle leur réponse et l’on sera en mesure de tirer au clair la position faite aux ouvriers.Voici les conditions auxquelles ces derniers consentiraient à poursuivre leur travail sans recourir à la grève : Montréal, 31 août 1916.Nous, les maîtres-barbiers de Montréal et de la banlieue, signons ce contrat avec l’Union internationale des ouvriers barbiers d’Amérique des locaux 455 et 659.Nous nous engageons sur notre honneur de respecter strictement les dix articles suivants : 1.Les salons de toilette seront ouverts de 8 heures du matin à 8 heures du soir.Le samedi à 11 heures.Après 8 ou 11 heures du soir, les employés ou les patrons ne pourront plus travailler ; 2.1 heure pour le diner et 30 inimités pour le souper, ou trois-quarts d’heure pour le diner et trois-quarts d’heure pour le souper, seront accordés pour les six jours de la semaine ; 3.Chaque employé a droit, une fois la semaine, à un congé ; 4.A Noël, au Premier de l’an, le Vendredi saint et à la Fête du travail, les salons de toilette seront fermés toute la journée ; 5.Echelle des salaires : Aucun employé barbier ne peut travailler pour moins de 612.00 par semaine ; au-dessus de $20.00, 50 pour cent.Dans les salons où les patrons ont besoin d’un employé de 5 heures à 8 heures du soir, et le samedi, pas moins de $9.00 par semaine ; au-dessus de $15.00, 50 pour cent.Pour la journée du samedi, pas moins de $4.50 ; au-dessus de $7.00, 50 pour icent ; j 6.Aucun employé ne peut travail-î 1er dans un salon de l’union sans un permis du secrétaire.Cette règle s'applique pour la journée du samedi ; 7.Aucun maître-barbier ne peut charger moins que la liste des prix que Tunion Ty oblige, mais il est libre de charger plus : Rasage, 10 sous ; rasage du cou friser la moustache, 5 sous ; tonique domestique, 10 sous ; tonique importé, 15 sous ; tailler les cheveux autour des oreilles et raser le cou, 15 sous ; coupe de cheveux, 25 sous ; coupe des cheveux pour les enfants, la semaine, 15 sous ; le samedi, 25 sous ; taillage de la barbe en tous les genres, 25 sous ; seufoam, 15 sous grillage des cheveux, 25 sous ; application électrique sur la tète, 25 sous ; shampoo, 25 sous ; shampoo à Thuile, 50 sous ; shampoo au citron et aux oeufs, 50 sous : shampoo au petroleum, 50 sous ; massage à la main, 25 sous ; massage électrique, 35 sous ; coupe de cheveux à la Pompadour, 35 sous ; aiguisage de rasoirs, 25 sous en montant ; 8.Les toniques comptent à l’avantage de l’employé ; 9.Le maître-barbier s’engage, en signant ce contrat, à ce que son salon de toilette soit strictement de l’union et de toujours s’adresser au bureau de placement pour avoir des employés ; 10.Aucun maître-barbier ne pourra renvoyer un ou ses employés au sujet de la grève.i L’assemblée d’hier soir a été pré-| sidée par M, T.Bouthiller.UN MONUMENT A KITCHENER Londres, 1er septembre.- On a décidé d’ériger à la mémoire de Kitchener un monument permanent sur le rocher de Warwick, dans Tile de iBirsay, les Orcades, près de l'endroit où le “Hampshire” a coulé.Le I rocher Morwlck est très élevé; et le monument qui y sera érigé pourra être vu de très loin sur terre comme sur mer.SAMEDI COMMENCE LA SAISON D’AUTOMNE chez Téléphone : A T .7VTVfC! Commandes par Poste ou té- Up 7600.la PUUCGRAND mi Magasin Mm at léplionepmptementremplies Ouvert demain après-midi et soir Lingerie Nouveaux chapeaux d’automne Combinaisons CHINOIS ATTAQUES PAR LES NIPPONS Pékin, Chine, 31.-A une session secrète du parlement, aujourd’hui le premier ministre Tuan-Chi-Jui a répondu aux demandes de renseignements au sujet du récent engagement entre troupes chinoises et japonaises, à Cheng Chiatun,, Mongolie orientale, que les troupes japonaises, se portant à l’attaque^ o il tiré le premier coup de fusil.Le premier ministre prendra des mesures pour faire respecter l’honneur de la Chine, dans le règlement de cette affaire.LE CONSEIL DE L'AGRICULTURE M.J.LAFONTAINE ELU PRESIDENT Chemises de nuit pour daines, faites de nansouk, genre slip-over, différents styles, empiècement de broderie de fantaisie, garnies de dentelle, finies avec ruban.Valeur de $1.25, pour .98# Jupons pour dames, faits de nansouk de qualité, garnis d’un large volant de broderie ou de dentelle.SI.49 Cache-corsets de daines, faits de batiste ou de nansouk.différents modèles, garnis de broderie ou de dentelle, finis avec ruban.49^ Caleçons de dames, faits de batiste, finis avec plis et broderie .ô9
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