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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 21 août 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-08-21, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 196 MONTRÉAL, LUNDI 21 AOUT 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Ci Abonnements par la poète: Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS *5,00 UNION POSTALE .«8.00 Édition hebdomadaire CANADA k .$1.00 ETATS-UNIS .».$1.5© UNION POSTALS c a a a: ¦ i*.a k • ¦ • 02LO© Rédadtion et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TÉLÉPHONES» ADMINISTRATION s Mwn 7461 RÉDACTION t • Main 7460 Directeur s HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / / e- r» 0 CHEZ LES ACADIENS SI l’on veut connaître le peuple de chez nous, il faut le voir dans son vrai milieu: la paroisse rurale.C’est là qu’on saisit son âme, ses forces vitales de résistance et d’action.La paroisse est la seule cellule sociale que la conquête anglaise n’a pas détruite.C’est autour d’elle et par elle que nos ancêtres ont pu reconstituer leur vie nationale; elle a donné naissance à tous les autres organismes sociaux: municipalités, corporations scolaires, comtés, province.Aussi nos gens n’ont-ils nulle part ailleurs l’air d’être si bien r/ie?eux que dans leurs fêtes de paroisse.Ce qui est vrai des Canadiens-français l’est peut-être davantage des Acadiens.C’est que pour eux la paroisse n’a pas été seulement la source de la renaissance: ils ont dû faire revivre la source elle-même.Chez eux, les bienfaits de la conquête et de la “liberté” britannique avaient tout anéanti.Les réchappés du “grand- dérangement” restèrent longtemps éparpillés sur les rives où ils s’étaient risqués à revenir prendre racine.Durant de longués années, ils n’eurent d’autre vie paroissiale que la rare visite des missionnaires de Québec.Mais comme ces vieux trappeurs de l’Ouest dont Un Sauvage nous rappelait la fidélité chrétienne, les Acadiens rapatriés n’avaient rien oublié.Avec la foi individuelle ils avaient gardé l’esprit paroissial, c’est-à-dire l’instinct communautaire de la race, fortifié et spiritualisé par l’esprit religieux.Un publiciste français, M.Demolins, s’était acquis quelque notoriété avec sa thèse sur la “supériorité des Anglo-Saxons”.Cette prétendue supériorité, il en voyait la source dans l’esprit individualiste.S’il avait étudié le “miracle canadien” et le “miracle acadien”, plus étonnant encore, il aurait constaté que c’est l’instinct communautaire qui a sauvé la race et la civilisation françaises en Amérique.Dès que des prêtres revinrent habiter parmi eux, les Acadiens reconstituèrent leurs anciennes paroisses sur des terres nouvelles.Comme autrefois, et comme chez nous, ils se groupèrent autour de leurs clochers, en masses compactes.Et peu à peu l’Acadie, le peuple acadien, la nationalité acadienne, renaissaient de leurs cendres.Les paroisses acadiennes encerclent aujourd’hui, par trois côtés, la province du Nouveau-Brunswick.Les paroisses du Madawaska rejoignent celles de Restigou-che; et celles-ci descendent lentement vers le littoral d’où essaiment les groupes importants de Shédiac, de Bouctouche, de Richibouctou.A l’intérieur rayonnent des paroisses populeuses comme Memramcook et Ro-gersvdlle.Un Irlandais de Saint-Jean — un vrai, un pur, ni anglicisé, ni impé-rialisé — me disait, l’autre jour: “Que les Acadiens restent fidèles à eux-mêmes, à leur foi, à leurs traditions; et avant trente ans, ils seront maîtres des provinces maritimes, de ce pays d’où ils ont été chassés comme des malfaiteurs, où, longtemps après leur retour, ils ont été traités comme des parias.” — “Et, ajoutait-il, je m’en réjouis pour eux, je m’en réjouis pour tous: car j’ai confiance que, devenus les maîtres, ils n’abuseront pas de leur force.” # * * C’est à Rogersville que j’ai fêté l’Assomption, avec nos frères d’Acadie.Simple mais touchante fête de paroisse, à laquelle une trentaine de prêtres et de religieux, venus des autres régions de la province, apportaient un caractère de coopération régionale.Rogersville est l’oeuvre ultime de Mgr Richard, l’apôtre que toute l’Acadie pleure encore.Lorsque des obstacles et des oppositions regrettables vinrent entraver son travail d’éducateur et abattre son collège de Saint-Louis, il se fit défricheur et colonisateur.11 fonda la paroisse de Rogersville, l’organisa et la compléta.C’est là qu’il repose, à l’ombre du monument élevé par ses soins à la gloire de la patronne de l’Acadie.Son successeur, M.l’abbé Sormany, et toute une élite de jeunes prêtres qui avaient pris Mgr Richard pour modèle et pour guide, entretiennent pieusement le culte de sa mémoire et s’efforcent de continuer ses oeuvres.L’un d’eux, M.l’abbé Lagacé, curé de Saint-Ignace, — un Canadien voué à l’apostolat de l’Acadie — a rappelé avec une éloquence pleine de simplicité les efforts qu’il a faits pour suivre les traces de Mgr Richard.Colonisateur et fondateur de paroisse, lui aussi, il avait toute autorité pour prêcher au peuple acadien le culte de la terre, pour inviter les jeunes gens à s’enfoncer courageusement dans la forêt afin d’agrandir le patrimoine national et d’assurer à la race une saine et vigoureuse vitalité.Au Nouveau-Brunswick comme dans le Québec, la colonisation va lentement.Les marchands de bois détiennent la forêt et, grâce à leur emprise sur les politiciens, empêchent les colons de pénétrer à l’intérieur des terres.Il faudrait une puissante organisation pour rompre les entraves et faire ouvrir un champ libre aux défricheurs.L’oeuvre est urgente; car chez les Acadiens, plus encore peut-être que chez les Canadiens-français, l’instinct colonisateur diminue, l’attraction des villes exerce ses ravages.Ce n’est pas que tout soit perdu pour la race dans cette migration vers les villes — à preuve la nouvelle et florissante paroisse de L’Assomption, à Moncton; — mais l’accroissement du patrimoine rural vaudrait cent fois mieux.* * * La province de Québec a l’impérieux devoir de prendre un contact de plus en plus intime avec les groupes acadiens des provinces maritimes.Le même défaut de solidarité qui nous a fait abandonner si souvent les colonies françaises de l’Ouest aux heures d’épreuve nous a laissé trop longtemps oublier nos frères d’Acadie.Comme les groupes français de l’Oyest, ils constituent les contre-forts de la province de Québec.Nous avons autant besoin d’eux qu’ils ont besoin de nous." L’ère des persécutions violentes est probablement passée pour eux.me, Hocken, est venu à Saint-Jean; et l’on assure que, dans le concilia-me, Hawken, est venu à Saint-Jean; et l’on assure que, dans le conciliabule des frères, il a donné le signal de la guerre sainte contre les “empiètements” du papisme et de la peste française.Mais la constante croissance de la population acadienne suffira sans doute à maintenir dans la voie droite les politiciens du Nouveau-Brunswick et de l’Ile du Prince Edouard.Là comme ailleurs, les politiciens tiennent surtout compte des votes.En Nouvelle-Ecosse, la disproportion des races est beaucoup plus forte.Mais jusqu’ici, cette province, la plus civilisée du Canada anglais, s’est préservée du bochisme ontarien.Les rapports entre catholiques et protestants, entre Français et anglophones y sont faciles et même cordiaux.Mais si les Acadiens n’ont plus besoin de secours pour les luttes violentes, ils ont encore besoin de nous pour les oeuvres de paix.Il faut les faire participer au réveil qui se dessine chez nous, à la floraison de toutes les oeuvres nationales, dans l’ordre intellectuel, social et économique.Il faut aussi les intéresser avec nous à la défense des groupes français de l’Ouest.Cette coopération, les Acadiens la désirent.Ils manifestent avec une cordialité touchante ce plaisir qu’ils éprouvent à voir leurs frères de Québec.Cette cordialité se voile, dans l’expression extérieure, d’une réserve qui est l’un des traits distinctifs de la race.Il reste même quelques traces •le leur antique méfiance à l’égard des Canadiens.* * * Si nous voulons qu’un contact vraiment intime et fructueux s’établis-*e entre les deux peuples, nous devons apprendre à bien connaître les Acadiens et les motifs de cette méfiance heureusement décroissante.D’abord, une antique tradition attribuait aux incursions des Canadiens, encore sujets de la France, sur les frontières de la Nouvelle-Ecosse, la cause principale du “grand dérangement”.Puis, après la conquête du Canada, nous avons été longtemps sans nous occuper d’eux.Et quand de nouvelles relations ont commencé à se nouer, nous avons souvent manqué de tact et de discrétion; nous n’avons pas suffisamment compris les susceptibilités des Acadiens, le soin jaloux qu’ils prennent de marquer leur particularisme, aussi intéressant, aussi respectable que celui des Provençaux, des Basques ou des Bretons.Nous leur avons parfois donné lieu de croire que nous les traitions en parents pauvres.Pour bien comprendre la nature du sentiment que les Canadiens inspiraient aux Acadiens, il suffit de le comparer à celui des Canadiens-fran- çais à l’égard des “Français de France”: amour collectif de la race, méfiance à l’endroit des individus.Les causes sont identiques: oubli et abandon prolongés; conseils intempestifs donnés mal à propos et sur un ton protecteur; affectation de supériorité.Et comme les Français chez nous, ce n’est pas toujours par nos meilleurs spécimens et nos meilleurs côtés que nous nous sommes montrés aux Acadiens.Par bonheur, encore comme les Français, nous leur avons donné quelques prêtres admirables qui ont maintenu les liens de famille.Souhaitons que ces liens se multiplient et se fortifient.Toute la race, toute la nation en profitera.Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR.NOS AMIS LES FRUITS On se prend ces jours-ci à se dire que s'il est vrai qu’il y ait un homme dans la lune, il doit certainement se trouver aussi un diable dans le soleil, un diable chauffeur, car il chauffe au point de faire naître des inquiétudes pour la provision de charbon amassée si patiemment depuis les siècles des siècles par le “vieux Sol" comme l’appellent les Américains.Prenons courage cependant, car de l’excès même du mal va sortir le remède.Ne voit-on pas en effet que tous nous transpirons à nous ‘‘déshydrater’’ pour jusqu'à la fin de nos jours ?Or, l eau qui sort ainsi de la machine humaine se répand au dehors, est absorbée par le soleil et remonte en vapeur dans les airs, d’où elle ne peut manquer de retomber en pluie rafraîchissante.Et c’est le bonheur que je nous souhaite.Pourtant, ne soyons pas injustes envers le vieux soleil, même s’il exagère.Il nous rôtit, c’est vrai, mais il n’y a pas que nous dans l’univers, et il ne faut pas oublier qu’en même temps qu nous il fait mûrir les fruits de la terre, et ceux des arbres.Justement, les boutiques sont pleines de beaux fruits appétissants et juteux, qu’on peut s'offrir pour quelques sous.Qui de nous, par exemple, n’a oublié totalement la lourde chaleur, en dégustant avec délices une poire juteuse et délicate, ou une pèche veloutée, ou une orange dont le jus abondant vous éclabousse et vous embaume, ou une grappe opulente d’un raisin doux et sucré?Jouissons de l’été, que diable, et sachons apprécier les douceurs qu’il nous offre! Elles sont inappréciables et consolantes, et ne font que du bien à notre économie interne.Peut-on en dire autant de tous les visiteurs que la fortune —• ou l’infortune — nous amène pariais ?Pourtant, en matière de fruits comme en toute autre chose, U convient d’exercer du discernement.Il est des gens, par exemple, qui assurent qu’une fête aux concombres (puisque nous parlons fruits) peut comporter des inconvénients, pour ne pas dire des “drawbacks" et qu'au surplus le cantaloup, ce fruit-légume incomparable, ne veut pas démordre de sa mauvaise habitude français d’apprendre librement leur langue.En attendant que le Conseil privé décide si le français a légalement le droit de vivre dans les ©coles de l’Ontario, nous pourrions peut-être utiliser pour le bien général sa connaissance de la langue diplomatique du monde civilisé.Nous n’aurons pas besoin d’expliquer aux Français que, si les idées d’un certain nombre de gens de chez nous triomphent, les petits Canadiens - français deviendront tout aussi ignorants nue leurs persécuteurs.Un.e heure avant l’audience.il priait donc M.Beîcourt de se faire, auprès du Président, l’interprète de la dénégation entière pour lui dire la sympathie des colonies envers la France et les .Alliés.M.Beîcourt s“exéeuta avec un succès oratoire que le< journaux de là-bas ont signalé et sur lequel notre correspondant nous donne des renseignements précis.Mais ce n’est pas le pflus beau de la chose.Le discours a eu son écho jusqu’en Angleterre, plusieurs membres du cabinet britannique ont tenu à féliciter l’orateur de son succès.“ Tous ces Anglais, nous écrit notre ami, sont réellement fiers de ce qu’un sujet britannique ait pu faire en français, dans une circonstance solennelle, à Paris même, devant le Président de la République et le premier ministre |u!e la France, un pareil discours.” Et il ajoute assez méchamment : “ Que vont penser, lorsqu'ils apprendront la chose, ces Anglais ignorants et étroits du Canada qui vous accusent de parler “ patois ” ’?Ils vont certainement rager de savoir qu’en Angleterre on soit si fier de la langue française et si heureux que les Canadiens-français instruits puissent la parler fort convenablement et même éloquemment devant les maîtres de la parole en France, — même .pris à Vlmproviste et sans avoir le tennis de rien écrire.” Notre correspondant conclut d’ailleurs : “ Comme il vous serait agréable d'entendre ce que Von dit ici, en Angleterre et en Ecosse) contre vos Prussiens d’Ontario et de voir le mépris qu'inspirent à tout le inonde leur ignorance et leur étroitesse d’esprit ! ” Et tel sera assurément, lorsque leur oeuvre sera partout connue, l’unanime jugement du inonde civilisé.—O.H.ue /une te yrauu meiiuge ae ions les estomacs qui l’accueillent.ou qui essaient de l’accueillir et de faire durer sa visite.Il se montre récalcitrant.Mais c’est son caractère, et les amateurs vous diront qu’il n’en est pas moins estimable pour cela.Les fruits, du reste, ont leur ; -lit caractère tout comme ces dames, ces dames qui réjouissent la Cité, par le temps qui court, de la fraîcheur de leurs toilettes blanches et parfois un peu sommaires.Oui, les fruits ont leurs humeurs et leurs caprices.Prenez le cas, par exemple, des superbes spécimens que vous apercevez uud vitrines ou aux devantures, et par lesquels vous vous \ laissez tenter.Vous entrez, pièc° de monnaie en mains, dans la bouli- \ que, et vons dites à l’employé: “Je désire avoir une demi-douzaine de ces superbes poires à cinquante sous la douzaine.” Puis vous vous tournez à demi vers les deux jeunes dames qui dégustent là-bas une crème à la glace.Spectacle rafraîchissant n’esi-ce pas?Seulement, pendant ce temps le jeune distributeur vous a fiché au fond d’un sac les plus vilaines unités de son panier d fruits.Trop pmrs ou pas assez, petits ou racornis, vous ouvrez cela rendu chez vous et vous constatez en rageant qu’il eût mieux valu pour vous surveiller de plus près votre placement.Il vous reste une consolation ; c est d acheter vos fruits ailleurs une autre fois, car tous les marchands ne sont pas à ce point malhonnêtes.Mais ce vilain tour nous a été joué tout récemment encore, et nous n’avons pas encore digéré notre colère.Et qu il fait chaud, bon sang I pour être en colère.Michel LeBRETON.M.BEICOURT A PARIS LA MORALE D’UN INCIDENT Une lettre tTEurope nous apprend, à l’heure même où MM.Bel-court et Landry arrivent d’Angleterre, d’intéressants et significatifs détails sur un incident du voyage des délégués coloniaux en France.On sait que ceux-ci — il y avait dons la Fédération des représentants de toutes les colonies britanniques — furent reçus à l’EJysée par M.Poincaré ,Le Président de la République devait prononcer une allocution : il fallait y répondre, et répondre en français sous peine de confesser publiquement une ignorance qui, à des Européens, eût paru totalement inexplicable.M.l'oster fut à la hauteur des circonstances.—.Beîcourt, sc dit-il sans doute, vient de réclamer la protection du plus haut tribunal de l’Empire contre la tyrannie des politiciens de chez nous qui veulent empêcher les petits Canadiens- NOTRE PAIN QÜODITIEN I La nouvelle hausse, en vigueur depuis ce matin à Montréal, d’uu sou par pain d’une livre et demie, ramène dans le domaine de l’actualité la question du pain quotidien.On sait qu’au début de la guerre, les boulangers de Montréal vendaient assez généralement sept sous le pain d’une livre et demie.Peu de semaines après la déclaration des hostilités, il est monté à huit sous.Le voici maintenant rendu à neuf sous.Il est impossible de prévoir, pour l’heure, où s’arrêtera cette hausse, à moins que le gouvernement n’intervienne.Aussi bien convient-il d’examiner les principaux aspects de cette hausse, à laquelle restent plutôt indifférents les budgets domestiques assez bien garnis, mais qui pesera lourdement sur les ménages ouvriers et parmi les petites gens dont le pain est l’un des principaux articles d’alimentation, en ces temps où presque tous sont d’un prix tel qu’ils leur sont à peu près inabordables.Avant la guerre, le pain se vendait assez généralement, dans la plupart des villes ontariennes, de 3.85 à 3.87 sous la livre, — pendant les six premiers mois de 1914.— C’est-à-dire que le pain d’une livre et demie ne coûtait pas en moyenne plus de six sous au consommateur ontarien (Gazette du Travail, juillet 1910, page 1511).Pour les six premiers mois de 1916, il s’est vendu de 4.83 à 4.87 sous la livre, d’après la même autorité ; c’est dire que le consommateur de Toronto ou d’Ottawa ou de Fort-Arthur payait à peu près 6 sous et demi le pain de 24 onces.A ’Montréal, la même compagnie qui vend aujourd’hui le pain 7 sous à Toronto, la Canada Bread Company, — et depuis peu de mois seulement, — le vend à ses clients 8 sous depuis octobre 1915, et le vendra maintenant 9 sous, tandis que le Torontonien ne le paiera certes pas pins de 8 sous prochainement, s’il y a hausse nouvelle à Toronlo, comme cela reste possible.Aujourd’hui, nous payons donc, chez nous, six sous la livre un pain que Toronto ne paie pas cinq sous.Nous reviendrons sur ce point.Quelles raisons donnent de c augmentation, chez nous, les gi des boulangeries ?Difficulté di main-d’oeuvre.augmentation prix des matières premières pain, surtout de la farine.Les n niers, eux, consultés, disent que fait, si la farine monte, c’est que le blé esl plus cher, parce plus rare.Que le blé soit plus rare — et partant .plus cher, — cette année que Tan dernier, en Amérique, cela ne semble pas faire doute.L’an dernier, d’après les statistiques officielles du ministère de l’Agriculture, à Washington, la récolte américaine fut merveilleuse.Alors que la moyenne de la production totale du blé américain, pour la période 1910-1914, avait été de 728 millions de boisseaux, celle üe Tannée 1915, — et ce fut la plus considérable, — fut de 1,012 millions de boisseaux, d’après un communiqué officiel de Washington, dans les journaux du 9 août 1916.Cette année, par contre, on estimait que cette récolte, d’après les prévisions de juillet, serait de 759 millions de boisseaux, à peu près le chiffre moyen.Ür les dernières prévisions du ministère de l’Agriculture de Washington celles d’août, - placent le total probable de la récolte des blés américains à 654 millions de boisseaux, soit un déficit de près de 35 pour cent sur Tan dernier.Egalement, chez nous, nous avions eu, l’an dernier, notre meilleure récolte de blé, soit 376 millions de boisseaux.Cette année, le ministère de T Agriculture, à Ottawa, évalue à 275 millions le rendement total, en boisseaux, de nos terres à blé.C’est un déficit de près de 27 pour cent sur notre production de Tan dernier.Fit il se pourrait qu’en réalité il fût encore plus considérable que cela.Dans les deux pays, donc, il y aura cette année de 459 à 500 millions de boisseaux de blé de moins que Tan dernier.Ces chiffres sont officiels, puisqu’ils viennent de Washington et d’Ottawa.Us laissent entrevoir une des raisons de l’augmentation du prix du pain.La diminution de la superficie des terres à blé exploitées, en Canada, comparativement à Tan dernier, — elle est de 15 pour cent, — est une des causes de notre production plus faible, cette année.Des grêles, des gelées, des pluies abondantes suivies de sécheresses, et qui ont amené la rouille noire dans nos champs de blé, — maladie causée par un parasite qui rend le blé impropre à la fabrication d’une bonne farine, — sont parmi les autres causes de cette diminutiorf de notre production.On ne s’entend pas pour évaluer l’étendue des dommages que les variations atmosphériques et les fléaux de la grêle, des gelées et tie la rouille noire ont causés à nos récoltes.Mais le fait brutal est là : nous produisons en Amérique, cette année, près d’une ’’cmi-milliard de boisseaux de blé de moins que l’an dernier.On comprend cpiel champ cela ouvre à une hausse légitime, puis à la spéculation, dans les halles aux blés et dans les grandes minoteries.Dans des prochains articles, nous étudierons l’influence de nos exportations de blé et de la spéculation, sur le prix du pain.Georges PELLETIER.“YOU MAY DISLIKE HIS PREMISES.” “Bourassa would be at home discussing large affairs in any European chancellery.When he spoke to the Toronto Canadian Club the president described him as a great Canadian.A man does not become a pigmy merely because he takes an unpopular view and has the nerve to proclaim it.You may dislike his premises and contest his conclusions, but you needn’t refuse to recognise his brains and his courage”, écrit M.Arthur Hawkes, du Toronto Star, dans la première de ses lettres mettant en cause le News, de Toronto, qu’il dit être la chose de M.Cochrane, et, partant, intéressé à défendre l’incurie ministérielle, à Ottawa comme à Toronto, sur cette question du nickel.Il a représenté MM.Cochrane et Ferguson comme intéressés, par l’intermédiaire d’un nommé Hillary, de Toronto, dans les opérations de la Canadian Copper Co., de Sudbury, filiale de Y International Nickel Co.Pour rompre les chiens, M.Ferguson a de son côté vitupéré, on sait en quels termes injurieux, contre le clergé franco-ontarien et dénoncé “l’invasion française de l’Ontario, question autrement plus grave que celle du nickel et aussi celle de la prohibition”, a-t-il déclaré maintes fois.Cet appel aux préjugés, dans un comté où il n’y a pas un Canadien-français, ne parait pas avoir produit l’effet qu’il en attendait; et la rumeur veut que si M.Norris, le candidat de M.Ferguson, perd son élection, celui-ci soit congédié sous peu du ministère.Fl n’a pas répondu bien catégoriquement aux affirmations de M.Dewart, sur la question du nickel.Et M.Dewart, bien que se reconnaissant orangiste sincère, a protesté contre les accusations gratuites de M.Ferguson à l’endroit des Canadiens-français de l’Ontario, disant que “la famille F’er-guson n’aura pas à tirer orgueil des paroles d’un tel énergumène”.A propos de langue Des journaux américains annonçaient il y a peu de temps que Mgr Mundelein, l’archevêque de Chicago, avait défendu dans les écoles paroissiales renseignement de toute autre langue que l’anglais.L’Indépendant, de Fall-River, donne le démenti à cette affirmation.Mgr Mundelein a réuni il y a quelque temps le comité des écoles paroissiales, tonné d’un prêtre irlandais ayant fait ses études à Québec, — et donc sachant le français, — d’un ecclésiastique allemand et d’un prêtre polonais, “il fut déci.dé que tous les livres dont on sc sert dans les écoles du diocèse seraient de même facture., mais tous les livres ne seront pas anglais.” Les livres français seront les mêmes dans toutes les écoles, les polonais aussi, de même que les allemands.“Tous les livres dans un*1 tangue seront semblables, mais ils ne seront pas tous anglais.” De la sorte, un petit Canadien-français, s’il change d’école, pourra se servir n’importe où, dans le diocèse, des mêmes livres de classe.Us seront français, mais toujours du même type.Les assimilateurs canadiens de l’Ontario et d’ailleurs, qui tiraient de la fausse nouvelle d’abord propagée un nouvel argument contre l’usage du français dans certaines écoles séparées, en seront pour leurs frais.Le précédent qu’ils invoquent n’existe pas.Réflexion “A la fin de la guerre, les Canadiens auront à porter un lourd fardeau de dettes envers l’étranger.Cela les obligera de cesser de faori-quer ici tant de millionnaires”, dit le Globe.Les nouveaux riches abondent, depuis que fleurit l’industrie des munitions et des fournitures de guerre.On les voit partout, qui dépensent à pleines mains, tandis que les pauvres diables sentent journellement les contre-coups économiques de la guerre, jusqu’à leur table où il leur faudra, à compter d’aujourd’hui, ménager plus que jamais le pain.11 n’est plus question pour eux de le beurrer, puisque le beurre se vend COLLISION A HOCHELAGA DEUX TRAINS DE MARCH AN DISEl SE TELESCOPENT ET EVEN-TRENT LE PONT DE LA RUP.NOTRE-DAME.— PERSONNE N’EST BLESSE.Une collision qui s’est produite ci matin, sous le pont de la rue Notre-Dame, a causé un vif émoi par toute la ville.Un train à marchandises, portant le No 4, et composé de 47 wagons, à destination de la gare Viger, est venu en collision avec un train composé de 25 wagons, chargés de grain et se rendant au quai.20 wagons furent mis hors de service de même que les deux locomotives.11 n’y i pas eu de perte de vie et personne n’a été blessé.Le train No 4 commença à sifflet avant d’arriver au sémaphore placé immédiatement après les usines Angus, Mais à la suite d’on ne sail quel accident, probablement un mauvais fonctionnement des freins, le train passa Hochelaga sans s’arrêter, et vint frapper un train chargé de grain, qui arrivait sous le ponl de la rue Notre-Dame.Sous le choc terrible des deux trains en mouvement, les deux locomotives se dressèrent Tune sur Tautre, et furenl soulevées dans Tair par la pression des wagons de l'arrière.En s'élevant ainsi, elles défoncèrent le ponl supérieur, dans la rue Notre-Dame, et un commencement d'incendie se déclarait pendant que les débris des deux locomotives gisaient presque dans la rue.Vingt autres wagons furent mis en pièces et l’ainoncelle-ment de tous ces décombres inter-rompit le service des tramways à cet endroit.Les autorités de la compagnie furent immédiatement prévenues, et le travail de déblaiement commença sur-le-champ sous la direction du surintendant de la gare Viger.De nombreuses équipes sont à l’oeuvre, mais on ne croit pas que tout soit remis au point avant quelques jours.La cause de l’accident est attribuée à une défectuosité des freins du train No 4, mais on dit aussi que la voie ferrée était en mauvais état et devait prochainement subir des réparations.Un tramway chargé de 80 voyageurs faillit être enseveli sous une masse de fer, lorsqu’une partie du pont s’écroula et un wagon du train No 4 fut soulevé jusque sur l’arête de la rue Notre-Dame.Les chauffeurs et les ingénieurs des lieux trains ont sauté assez tôt pour éviter d’être ensevelis sous cette niasse de ruines.Les trains partent maintenant de la gare du Miie-End.Tous les trains qui quittent ordinairement la gare Viger, partiront de la gare du Mile-End, au temps de la gare du Miie-End.LES ITALIENS A SAL0NIQUE L'ARRIVEE DE DESTORTS ITALIENS EN GRECE FAIT PREVOIR UNE CAMPAGNE ALLIEE DE GRANDE ENVERGURE EN MACEDOINE.de 37 à 38 sous la livre.Mais le nou-1 veau millionnaire pense-t-il à cela?i Un surplus Le Québec a eu, paraît-il, un excédent de $211,000, à la fin de son dernier exercice budgétaire.Nous verrons, quand nous aurons le détail de où il analyse les idées de M.Bouras-\ nos recettes, si les successions de sa, comme il les a comprises.| quelques richards morts récemment Les deux lettres de M.Hawkes sur "’ont pas verse au trésor une somme l’idée nationaliste cl la guerre, la\ équivalente a celle de ce surplus.correspondance échangée entre ^ souvent arrivé, par le passe.capitaine Talbot Papineau et M.Bou- rassa par T intermédiaire de M.McMaster, et une lettre explicative de celui-ci forment la substance d’une plaquette intitulée Canadian Nationalism and the War, texte anglais, parue vendredi dernier et dont de Alors ?Le général von Bissing, exécuteur des basses oeuvres de l’Allemagne en Belgique, déclarait il y a quelques semaines à un journaliste de Chicago: nombreux exemplaires se sont enle- nombreux troupeaux de bêtes à vés depuis cornes paissent dans les pâturages On peut'se la procurer en s’adres-M^f: entendant dire, par là, que sont à M.Bourassa; le prix en est de\]a RplSJOue ne souffrait de rien, du - - - noint de vue alimentation.—1 dix sous l’exemplaire ou de $1 la ,A , René douzaine, franco, payable par c/ié-//^lanl^ry, un journaliste suissede re-ques au pair ou bons-postaux siirp?uY Belgique, écrit a \a (iazette Montréal.Remise de 25 pour cent sur toute commande de 50 exemptai res ou plus.C’est une plaquette d’actualité, excellente pour distribution dans les milieux anglo-canadiens qui s’intéressent à la politique du pays et veulent en connatre l’aspect nationaliste.BLOC - NOTES L’élection de Toronto C’est aujourd'hui que les quatre candidats à l’élection provinciale de Toronto sud-ouest connaîtront leur sort.Cette élection est Tune des plus intéressantes qui se soient livrées dans l’Ontario.Les adversaires du ministère insistent sur la question du nickel; ils accusent MM.Hearst, Ferguson et Cochrane, l’ancien ministre des mines ontariennes, aujourd’hui aux Chemins de fer, à Ottawa, d’avoir sacrifié ces gisements à des compagnies étrangères.M.Dewart, le candidat libéral indépendant.a fait surtout une forte lutte sur ce point et démontré que, de fait, le nickel canadien, par la faute du gouvernement de Toronto, peut passer facilement en Allemagne.Il a aussi porté de formidables accusations contre ce même groupe, en de Lausanne (24 juillet) : “St de tels troupeaux existent, comment se fait-il que nous devions payer en Belgique 12 francs pour un kilo de viande ($2.40 pour 2 livres un cinquième, $1.10 la livre)?Et pourquoi la population de (land n’a-t-elle droit qu’à 80 grammes (moins de 3 onces) de viande par seamine?” Vérité Ruskin, le grand auteur anglais, écrivait dans un moment de dégoût: “Le peuple, de manière générale, ne paie que pour qu’on Tamuse ou qu’on le triche, il ne paie pas pour qu’on le serve.Il donnera £5,000 par an à un bavard, un shilling par jour à un lutteur, à un travailleur, à un penseur.Le meilleur ouvrage intellectuel dans Tart, la littérature ou la science ne reçoit jamais de rémunération.” Vérité en Angelterre, vérité en Europe, vérité au Canada, où tant de nos politiciens s’enrichissent, où nos intellectuels trouvent tout juste leur pain quotidien.G.P.LA “CR01XDÜCHEMIN” La Croix du Chemin, le volume publié pur- la Société Saint-Jean-Baptiste, est en vente aux bureaux du Devoir.60 sous l’exemplaire, plus 10 sous pour les frais de port.Paris, 21.—Des troupes italiennes ont commencé à débarquer, hier, à Saloniquc, dit une dépêche à Ta-genee Havas.En quittant leurs navires, dit le message, les Italiens ont passé à travers Saloniquc pour se rendre à leur camp.Des musiques militaires des Alliés les précédaient, et le peuple les aôcûamait.Une participation active des troupes italiennes à la campagne de Saloniquc entraînerait l’état de guerre entre l’Allemagne et ITtalie, car c’est l’Allemagne qui dirige les opérations contre .les Alliés sur ce front, et elle y a des troupes comme l’indiquent des rapports officiels de Berlin.L’armée comprend probablement des Autrichiens, peut-être des Turrs, mais elle se compose en majeure partie du Bulgares.Des rapports récents ont indiqué que T Au triche a retiré des troupes des Balkans pour les envoyer contre les Russes et les Italiens.Vu que les troupes anglaises, françaises et serbes comprennent environ 700,000 hommes à Saloni-que, l’envoi de renforts à cette époque, juste après l’ouverture d'hostilitéc sur une grande échelle semblerait démontrer que les Alliés entreprennent une campagne de grande envergure.On avait sollïcité ITtalie qui a des réserves considérables de prendre une part oins active aux opérations, dans les Balkans, mais eile s’en était gardée, en partie, croit-on, parce qu’elle n’était pas en guerre avec l'Allemagne.Miais plusieurs indices ont récemment révélé qu’une décSaration de guerre se fait pressentir.Jusqu’ici le rôle des Italiens dans les Balkans s’est borné à l’occupation d’Avlona.Paris, 21.—Le ministère de la guerre ne donne pas d’autres détails au sujet des opérations au front de Saloniquc.Il dit : Des opérations ont lieu sur toute la ligne.Berlin, 21.— Bulletin officiel bulgare du 17: Toute la division 17e de cavalerie française a pris part au combat du 15, que nous avons précédemment signalé.L’artillerie de l’ennemi a continué à bombarder nos positions au sud et à l’ouest dû lac Doiron.Son infanterie a dirigé une attaque à plusieurs endroits, mais elle a éprouvé de grandes pertes en venant à portée de nos canons, et elle a dù battre en retraite. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 AOUT 19U VOL.Vil.— No 19o MORTEL INCENDIE A DRUMMONDVILLE Une étincelle met feu à soixante cinq tonnes de poudre causant la mort de cinq personnes et en blessant grièvement seize autres.Cinç morts et un grand nombre de blessés, dont quatorze sont dans un état critique : tel est le résultat de l'incendie qui a éclaté, hier matin, à la poudrière de l’Aetna Chemical Co., de Drummondville.Le feu, qui a été produit par l’électri-cité statique, a complètement détruit l’usine de malaxage, où il prit origine.On affirme toutefois que ’’opération de la poudrière ne sera aucunement affectée par le désastre.Les dommages matériels sont évalués à *30.000.Nous donnons ci-dessous la liste des victimes : TUES Guiseppe Canestra, 40 ans, rue Saint-Hubert, Montréal, trouvé mort sur les lieux du désastre.Mex Levine, 40 ans, 1746, Mance, Montréal, décédé à l’hôpital Général.J.Albert Charron, 22 ans, Windsor Mills, étudiant à Laval, a succombé à l’hôpital de Drummond-vilfe.Charles Rafferty, 43 ans, 242, rue De Courceiles, Montréal, décédé à l’hôpital Général.Çalixte Nault, 20 ans, de Victo-riaville, est décédé à l'hôpital Royal Victoria.GRIEVEMENT BLESSES Edward Parcouchey, 2!) ans, de Dnunmond'ville, est à l’hôpital Royal Victoria.Arthur Provencher, 21 ans, de Warwick, est au Royal Victoria.Louis Hamel, 57 ans, de Drum-mondviilc.est au Royal Victoria.Edouard Couillard, 29 ans.de Farnham, est à l’hôpital Général.Antonio CantonionL 38 ans, de Drummondville, à l'hôpital Général.C.Nazerano, 33 ans, de Drum-mondville, à l’hôpital Général.AUTRES BLESSES A l’hôpital Général : Denis White, 18 ans, 203, rue des Seigneurs, Montréal.G.E.Crother, 20 ans, Lennox-ville.Au Royal Victoria : A.Paquette, 40 ans, Drummond-vflid.¦ ., Armand Crossfield, 2/ ans, Abbotsford.Philippe Baptiste, 27 ans, 1030, Saint-Germain, Montréal.Ulric Robert, 17 ans,, de Drum-mondviHé.Joseph Gabousky, 24 ans, de Drummo ndville.do Xavier Filiatrcauit, 27 ans, Dnurfmoiui ville.En plus de ceux dont les noms viennent d'être mentionnés, P.Far-lev, ,1.Héroux et un grand nombre d’autres ont été légèrement contusionnés et furent traités par les médecins de Drummondville.La plupart des victimes furent surtout brûlées dans le dos où les flammes les rejoignirent, au moment où ils fuyaient le lieu du sinistre, qui contenait 05 tonnes de poudre.LE MOMENT DE L’INCENDIE Le feu éclata à 1 heure et vingt minutes dans l’usine de malaxage, qui est située à gauche de la pou-drière.La bâtisse mesurait une longueur de 30 pieds par 100 pieds et une hauteur de 40.Le travail qui s’y effectuait représentait les dernières étapes que doit franchir _ la poudre en état de fabrication.C’est à cet endroit que les ouvriers prennent les différentes sortes de poudre et les malaxent de façon à leur donner une puissance uniforme.^ La poudre qui se trouvait dans la bâtisse était contenue dans des coffres spéciaux.Quand la poudre avait été suffisamment mélangée, des wagons spéciaux en déchargeaient les boites au-dessus d’une sorte de puits où les employés les recevaient et les mettaient en état d’être transportées.LA POSITION DES BATISSES On estime qu’au moment de l’accident, il y avait environ 130,000 livres de poudre dans l’usine de malaxage.Dix-huit hommes composaient l'équipe de nuit qui était censée y travailler, tandis qu’une foule d’autres se trouvaient dans le voisinage.Les bâtisses sont situées dans un .carré et complètement isolées les unes des autres, de 200 à 400 pieds chacune, L’édifice le plus voisin de l’usine de malaxage en était à une distance d’environ 200 pieds.A 400 pieds plus loin, se trouvait la poudrière.La plupart des ouvriers qui étaient employés dans l'usine de malaxage travaillaient à l’extrémité de la bâtisse où le feu prit origine, lorsqu’une étincelle d’électricité statique qui .faillit d’une courroie motrice enflamma la poudre qui se trouvait dans l’un des coffres.Il y avait deux portes à chaque extrémité de la bâtisse.On croit que les ouvriers eurent environ dix secondes pour se sauver, avant que l’incendie eût atteint son point culminant.Le fait est, aussi, qu’ils profitèrent de ce V Voua devriez songer sérieusement et dès maintenant à résoudre le problème de l'acquisition d'une propriété, de façon à pouvoir vous y installer au 1er de mai.Vous trouverez nos banlieues-jardins rapidement ac-cesibles de la rive du lac à Dixie, à Dorval, à Strathmore, à Valois et à Lakeside très désirables sous tout rapport.Acheter du terrain de moindre valeur quand vous pouvez avoir mieux ici à beaucoup moins cher est pure folie et gaspillage.Il ne vous en coûtera rien de nous permettre de vous envoyer nos brochures descriptives.Vous vous devez à vous-mêmes de les lire aujourd'hui.MARCH TRUST COMPANY 110 S.-JACQUES MA.IN 3T91.12.mnn,« Actif, plu.d.14.•#•,00# court laps de temps, car ils sortirent de la bâtisse et rejoignirent un endroit qui s’y trouvait â quelque distance, avant que les flammes alimentées de 05 tonnes de poudre n’eussent le temps d’envelopper l'usine.LA NATURE DE L’ACCIDENT Il n'y eut pas d’explosion, au sens véritable du mot, puisque le seul bruit qu'on entendit fut, pour ainsi dire, analogue à l’inflammation d’une allumette de sûreté.Bien que le bruit ne fût entendu qu’à peu de distance, la lueur étincelante que projeta l’incendie fut visible sur une distance incalculable.Les automobilistes qui se trouvaient dans les environs se dirigèrent, grâce à ce spectacle, vers le lieu du sinistre., Toute la bâtisse, qui couvre plusieurs acres de terrain, de même que le village des ouvriers, fut recouverte d’une lumière étincelante.LES DIFFICULTES DU SAUVETAGE L’ailarme sonna à 1 heure et demie précise, et la chaleur que projetaient les flammes était tellement intense que les ouvriers qui voulurent maîtriser l’incendie ne purent approcher plus près que 20Ü pieds de l’usine.Un cheval, qui se tiouvalt dans un hangar, à une distance de 50 verges, fut brûlé à mort.A mesure que la poudre se consuma, les pompiers purent s’approcher de l’endroit.La plupart de ceux qui furent sérieusement brûlés furent ramassés sur une distance de 25 verges.L’hôpital fut bientôt rempli et un train spécial fut immédiatement dépêché vers Montréal où les victimes furent transportées aux hôpitaux Général et Victoria.UNE MORT AFFREUSE Le cas de J.Albert Charron, de Windsor Mills, fut assurément le plus sérieux de tous ceux qui furent transportés à l’hôpital de la Sainte-Croix.Le malheureux fut affreusement brûlé à la tête,au corps et aux jambes.Aussi son état fut-il désespéré, dès les premiers moments.Il était descendu à un si bas degré de faiblesse, à ce moment, qu’il fut ccinsidéré inutile de le transporter.Il perdit connaissance à 6 heures, hier matin, et resta dans le coma jusqu'à sa mort qui survint à 4 heures et demie de l'après-midi.Il était dans sa quatrième année d’études médicales, à l’Université Laval, et l’un des quatre analystes gradués de Laval qui étaient employés à VAetna Chemical Co.Il ne travaillait pas dans l’usine de'malaxage, mais était allé y chercher quelques outils, au moment de Fac-cident., ., Il venait justement de franchir le seuil de la porte lorsque le feu éclata.Les autres étudiants en médecine, MM.Desrosiers, Boucher et Paradis, tous de Montréal, assistèrent les médecins dans la recherche des blessés.LE DESESPOIR DES EPOUSES.Tine scène non moins pénible de l’accident fût aussi le pitoyable état des femmes des ouvriers qui se rassemblèrent autour de 1 hôpital, en pleurant et en gémissant, et suivirent les automobiles jusqu'à la gare où ils assistèrent au départ du train spécial.Les malheureuses ne , savaient pas quelles étaient les victimes et s’imaginaient que leur mari ou leurs parents se trouvaient pareil! les morls et les blessés.La foule se dispersa à mesure que chacune se rendit compte du sort de son époux.Les habitants du village qui se trouve à un mille et demi de là poudrière, ne se rendirent compte de l'accident qu’à l’heure de la messe, hier matin.L’équipe de jour se rendit pareillement à l'ouvrage, bien qu elle eût connaissance du sinistre.La plupart de ceux qui la composaient travaillaient à la poudrière depuis bon nombre d années et avaient assisté à un grand nombre de catastrophes et d explosions.LES DOMMAGES.Les officiers de la compagnie estiment que les dommages s’élèvent à environ $20,000.Aucune i>à-lisse autre que l'usine de malaxage ne fut détruite.L’édifice qui a été converti en une usine de malaxage, pourra répondre à tous les besoins, dans une semaine.Gomme le malaxage peut se faire beaucoup plus rapidement que la poudre, le rendement, c'est-à-dire, la moyenne ] mensuelle, ne sera, dit-on, auc«ne-nient diminuée.Les wagons et les [appareils dont le fonctionnement fut interrnmou au moment de l’Incendie, reprirent leur cours à trois ! heures et quarante-cinq minutes du [ matin.| _ Le coroner du district a ouvert 1 l’enquête, ce matin, sur la mort des deux hommes qui sont morts à i Drummondville.CANADIENS DECORES SOIXANTE-TREIZE OFFICIERS ET SOLDATS, DONT UN C AN A DI EN-FRANÇAIS, A L'HONNEUR.FAITS - MONTREAL COLLISION RUE SAINT-URBAIN UNE AUTOMOBILE ET UNE MOTOCYCLETTE VIENNES"! EN COLLISION.— UN HERE EST LANCE A DIX PIEDS DE DISTANCE.— NOMBREUX AUTRES ACCIDENTS.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES On demande un Instituteur ou institutrice possédant certificat ou diplôme modèle de deuxième classe, pour la Saskatchewan, capable d’enseigner Je français et l'anglais.S'adresser à J.I Brûlé, sec.-trés., Al-bertville.Sask.( CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES) AVOCATS Londres, 21 — Parmi les soixante-treize officiers et soldats canadiens décorés par les autorités anglaises, figure le nom d'un seul Canadien-français, le major Hector Bacon Vcrret, d’Ottawa, qui a reçu la médaille militaire ILS.O.Le major Verret, “bien que blessé par un éclat d’obus, est resté à son poste dans les circonstances les plus difficiles, a aidé par son courage à consolider les positions conquises, et a donné un vaillant exemple de bravoure à tous ses hommes”.Diogène cherchait des hommes.En ce temps-là.le NATIONALISTE ne paraissait pas.H V a des hommes, aujourd’hui Une collision entre une automobile et une motocyclette a été cause qu’un homme et une femme ont été blessés.Un bébé endormi dans son carrosse, fut lancé à dix pieds de distance et s’en tira sans une égrati-M.Clovis Gervais, No 62 rue Saint-Jacques, et la motocyclette à M.Georges F.Hummell, du No 1435 rue Sainte-Catherine ouest.Mme H.Jasper qui se tenait en face de chez elle, rue Saint-Urbain, surveillant son bébé endormi dans son carrosse, fut blessée aux jambes lorsque l’automobile atteignit le trottoir et frappa le carrosse.Hummill reçut plusieurs contusions et fut envoyé à l’hôpital Royal Victoria, de même que Mme Jasper, mais celle-ci a pu retourner chez elle après traitement.La motocyclette a été fortement endommagée'! ACCIDENT D’AUTO A la suite d’un accident d’automobile survenu dans le chemin de Chambly, hier, un homme et une femme ont été transportés à l'hôpital Notre-Dame.L'homme souffre d’une fracture du crâne, tandis que la femme n’eut qu’une secousse nerveuse et quelques contusions.Les autorités de l’hôpital ont refusé de divulguer les noms de l’un nu l’autre de leurs patients, dont on espère le prompt rétablissement.INCENDIE A CARTIERVILLE La population de Cartierville a été mise en émoi, vers 7 heures 35, hier soir, par un incendie qui s’était déclaré à l’hôtel Meunier.Le feu avait pris origine dans l’écurie et fut vite maîtrisé.INCENDIE AU OUIMETOSCOPE Alors que les pompiers travaillaient à eteindre les flammes sur la couverture du cinéma Ouimetosco-pe, les spectateurs assistaient paisiblement au spectacle sans se douter de ce qui se passait sur leur tète.Le feu prit naissance dans l’abri installé au-dessus des machines qui font fonctionner les éventails électriques.Les pompiers ont promptement maîtrisé les flammes et ils attribuent l’origine de l’incendie à une défectuosité des fils électriques.INCENDIE A OUTREMONT La brigade d’Outremont a été appelée, de bonne heure hier soir, pour combattre un incendie qui faisait rage dans un hangar à l’arriére de la demeure de M.H.W.Cathcart, No 666 avenue Champagneur.Le feu, dont on attribue l’origine à la combustion spontanée, fut heureusement confiné au hangar et à la cuisine du logis, mais certaines pièces ont aussi souffert des dommages par la fumée et par l’eau.BRULE SUR SON TRAMWAY Un wattman à l’emploi de la compagnie des Tramways, a été brûlé à la tête, au visage et aux bras par l’explosion d’une fusée, dans son tramway, dans la rue Saint-Denis, près du tunnel, hier soir.A BAS DE SA VOITURE Louis Brière, conducteur d’une arroseuse de la ville, a été transporté inconscient à l’hôpital Royal Victoria, de bonne heure hier soir, après que sa voiture eût été frappée par un tramway, à l’avenue Maplewood, Côte des Neiges.RENVERSEE PAR UN CAMION En traversant la rue Dorchester, à l’angle de la rue Sanguinet, à midi samedi, Mlle Simone Bellerose, domiciliée au No 137 rue Sanguinet, a été frappée et renversée par un camion de livraison.FEMME POIGNARDEE A la suite d’une querlle, samedi matin, Bertha Talever, 22 ans, a été dardée par Emma Simpson, femme Keane, une négresse, âgée de 26 ans.La victime fut atteinte d’un coup de poignard à l’abdomen et sa vie est en danger.Elle a été transportée à l’hôpital Général, où le juge Saint-Cyr est allé tenter d’obtenir sa déposition ante mortem.Après l’attentat, la femme Keane se sauva, mais fut vite pincée.L’affaire se déroula au No 22 rue Sainte-Cécile.-*- COMMANDANT EN CHEQUES INDES Londres, 21.— Le War Office a annoncé hier un changement dans le commandement en chef des Indes.Le général sir Beauchamp Duff, sommé de comparaître devant la commission de la Mésopotamie, est remplacé par le lieutenant général sir Charles Carmichael Munro.Le général Duff était commandant en chef des Indes depuis 1913.H était âgé de 61 ans.Quant au général lieutenant Munro, il a commandé la première arpiée anglaise en remplacement du général sir Douglas Haig, lorsque celui-ci commanda les forces anglaises en France et en Belgique.Le général Monro était commandant de l’expédition des Dardanelles, en 1915, en remplacement de sir lan Hamilton.Le “Daily Chronicle’’, commentant la nouvelle officielle d’un changement opéré dans le commandement aux Indes, dit: “Sir Beauchamp Duff commandant en chef aux Indes, s’en vient déposer devant la commission de la Mésopotamie, et ne retournera pas à son poste.Il est inopportun de porter un jugement sur ses états de service aux Indes.11 se peut qu’il puisse se justifier complètement, mais Lécher déplorable de l’organisation militaire des Hindous, en Afrique orientale, d’abord, puis en Mésopotamie, a incontestablement obscurci sa gloire.” POSITION DEMANDEE INSTITUTRICE ET ORGANISTE Trois jeunes filles, de la même famille, désireraient s’engager comme institutrices dans une école de village, L’une d’elles pourrait être organiste.Toutes trois ont l’expérience de l’enseignement.S’adresser à casier 6.E.F.Le Devoir.A VENDRE A VENDRE, Ville Saint-Jérôme, une île 27 arpente, avec bâtisses pour élevage de volailles, une serre avec maison, 5 arpents de terre, à côté de File.Prix, $10,000.S’adresser à Charles Langlois, '.05 St-Paul Est.DIVERS REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél, Est 5896.SERRURIER Découpage de clefs Yales Corbin, çleifs ordinaires, réparations d’.mues a feu, parapluies, limage, aiguisage, 283 Dorchester, angle S.-Denis, Travail garanti.ARGENT A PRETER J’AI A PRETER ?70(l, *1,500 il ?50.000 ft plus, première hypothèque, propriétés à Montreal.Aussi prêts aux fabriques Conditions avantageuses.Notaire Lcbeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 6615.Tél Mair 45nr 4571.J.-P.BELAIR AVOCAT — 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accompli par nos commissaires, au cours de leur séance de vendredi dernier, est la plus considérable du nouveau régime, si l’on en juge par le procès verbal du secretaire du bureau.Les journaux ont déjà mentionné plusieurs des items à l’ordre du jour.Ils n’ont pas dit cependant que quelques minutes seulement avaient suffi pour voter les crédits ordinaires suivants : $4,089 781.21— $8,06:2.49 — $11,78(5.54 — $8,487.12 — $84,807.50 — $9,036.16 — $1,- 644,53 $17,115.41 — $42.230,88— $122,769.64 — $35,253.28 — $34,- 883.28 — $13,785.83 — $228,230.72 — $3,582.69 et $225,570.28.soit 16 en tout représentant l’énorme somme de $4,937,327.00.Parmi les affaires de routine, outre celles de plus grande importance dont faisaient état les journaux de vendredi et de samedi dernier, il faut mentionner la résolution du commissaire Côté, au sujet du Fonds Patriotique et le projet du commissaire Ross concernant le stationnement des automobiles.Dernièrement, le Fonds Patriotique, à court d’argent, demandait à la ville si elle pouvait verser tout de suite sa souscription de $250,-006 telle que promise en mars dernier.Comme on n’avait pas d'argent disponible au fonds de réserve, M.Côté, après de longues recherches, parvint à former avec des différences de sommes votées pour certains travaux publics maintenant terminés, la somme demandée Et vendredi, il présentait une résolution, appuyée- par M.Ainey, recommandant au conseil de se rendre au désir du Fonds Patriotique.I^es sommes formant le total de $250,066 ont pu être formées comme suit : $88,244,67 au département de la voirie, $38,661.66 à celui des égouts ; dans les trois divisions de ce dernier département M.Côté a pu aussi recueillir $22, 905.03 — $00,085.96 et $50,702.68.Quant au projet de M.Ross, s’il reçoit sa sanction du conseil, les automobiles, et tous les véhicules à traction semblable, ne pourront plus stationner, sans leur chauffeur, plus que dix minutes de chaque côté des rues.Si ce nouveau règlement est violé, le propriétaire du teuf-teuf devra comparaître en correctionnelle.LAMOTHE.GADBOIS et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, 11, place d'Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C.uatnothe, LL.D., C.R.Emilien Gadbois, LLL,, i.- Maréchal Nantel.B.C.L._________ MORGAN et LAVE R Y AVOCATS — PROCUREURS Sirte 420.Edifice Transportation.120 S.-4acqae«.Tél.Bell Main 2670.Câble, Eadmor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.CJL M.Lavery a son bureau du soir : 1 St- Thomas, LongueulL MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30, RUE S -JACQUES Résidence ; 2406 avenue du Parc.Rockland 2450.Bureau : Résidence : Tél.Kst 807 Tel.S.-Louis 7543 YVON LaMONTAGNE, B.A.LL.B.AVOCAT Spécialité : Règlements de successions et de causes à l'amiable EDIFICE DANDURAND.CHAMBRE 35 angle Ste.-Catherine et S.-Denis, Montréal Bureau du soir : de TV» à p.m.Rés.1175 S.-Hubert Tél.S.-Louis 5453 JULES MATHIEU, C.R.AVOCAT et PROCUREUR Bureau : 382-est, S.-Catherine Tél.Est 3475 MONTREAL THEODULE RHEAUME C.R.ISO, RUE S.-JACQUES Tel.Main 4571 et 457».Sait» 411.Domicilt r Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.Bureau 53 97, rue S.-Jacques Résidence : 180 Jeanne-Mance* Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue S.-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.S-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Est, Montréal Tél.Main 888.Résidence : 1877 S.-Catherine Est.J.-W.BOISJOLI NOTAIRE Prêts d'argent, règlement de succession, etc.54 NOTRE-DAME EST, MONTREAL.J.-EMERY CODERRE SEC.TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence Etude 28.GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est Montréal-Est Tél.(résidence) Pte-aux-Trembles 29; (étude) Pte-aux-Trembles 27—2.LE NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent à prêter, montants S 1,000 à $5,000, 1ère hypothèque.Règlement de succession 99.RUE S.-JACQUES.Tél.Main 6852.Rés.568, Fullum.Laa.637 NOTAIRES ROCH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile : Edifice Duluth 528, Parc Lafontaine, 50 rue Notre-Dame O.TéL Saint-Logis 4938.Téléphone Mainjl369 Bureau : Main 2431 J.-A.NADEAU Notaire d.DUFRESNE *t NADEAU Immeuble “VerMille.” 90, RUE S.-JACQUES MONTREAL DOCTEURS SUPERIEUR DES SOEURS DE L’ASSOMP-T10N DE NIC0LET Nicolet, 21.— Les Révérendes Soeurs de l’Assomption de Nicolet ont procédé samedi aux élections générales de leurs dignitaires.La Hé-vérende Soeur Saint-Jean l'Evangéliste, ancienne directrice des études, a été élue supérieure générale; la Rde Soeur Sainte-Monique, qui détenait le poste de supérieure générale depuis quinze ans, devient deuxième assistante générale.Les Soeurs de l’Assomption de Nicolet comptent des établissements dans tout le Canada, notamment dans l’ouest canadien; elles s’occupent spécialement de l’enseignement des jeunes filles dans les pensionnats et les couvents.Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tél.î — Victoria 1929.AUSSI, BUREAU.1491, NOTRE-DAME OUEST.Tél.î — Victoria « itmt f*> 1 m WM'U h d»*Hrv ±b CTS.LA BOIT e.GUERISSENT Le mal de de tète, la Migraine, la Névralgie, le Manque de Sommeil, TEtat Fiévreux et la Grippe.EN VENTE PARTOUT 25c la boîte Si votre fournisseur ne les a pas, la Cie J.L.Mathieu, Sherbrooke, Que., vous en enverra une boîte sur réception de 25c.UN LIVRE D’OR LE MARIAGE OU LA GRANDE QUESTION par M.HAMELIN, curé 2GO volts vendus en 2 mois Très intéressant et instructif, également profitable aux gens mariés et aux jeunes personnes, garçons et filles.Ce livre D’OR qu’on a aussi appelé une MINE D’OR, contient 350 pages, est relié en toile (pleine reliure), et se vend 90 sous, par la poste, $1.00.En vente chez GRANGER FRERES, 43, rue Notre-Dame ouest, Montréal.Doiran, les Anglais ont repoussé des assauts dirigés contre Doggeli.Sur la rive droite du Vardar, il y a eu une vive canonnade, surtout du côté de Majadaj.Les rapports démontrent en général que Ton regarde la situation comme satisfaisante pour les Alliés, sur toute la ligne.Tout indique que les -opérations préliminaires prennent rapidement de l’ampleur.PENSIONNAT de V1AUVILLE 51, RUE ADAM, Entre la 2e et la 3e avenue Sous la direction des Soeurs des Saints Noms de Jésus et Marie ENTREE LE 5 SEPTEMBRE SEMINAIRE DE MONT- LAURIER Cours classique précédé d’un, cours commercial.ENTREE LE 6 SEPTEMBRE 1916.Séminaire St-GMes Borromée SHERBROOKE, QUE.Cours classique, commercial et industriel.La rentrée des classes aura lieu Te 7 SEPTEMBRE 1916.A.O.Gagnon, Pire, Supérieur.Collège Commercial VARENNES j Pensionnat sous la direction1, des Frères des Ecoles Chrétiennes.RENTREE LE 5 SEPTEMBRE Collège Üofre-Dame COTE DES NEIGES pour les enfants de 7 à 12 ans.Réouverture le mardi, 5 septembre.Collège Ste-Marie MONTREAL Dirigé par les Pères JESUITES.Cours classique et préparatoire français.RENTREE : LE 6 SEPTEMBRE PENSIONNAT DU SAINT-NOM DE MARIE HOCHELAGA, MONTREAL La rentrée des élèves au Pensionnat du Saint Nom de Marie, à Hochelaga, aura lieu MARDI, 5 SEPTEMBRE LES FUNERAILLES DE M.L’ABBE CARDIN ELLES ONT EU LIEU A REPEN-TIGNY, SAMEDI DERNIER.Les funérailles de M.Tabbé Zotique Cardin, curé de Repentigny, ont été célébrées avec grande pompe, à l’église paroissiale, samedi dernier.Mgr l’archevêque de Montréal, Mgr Forbes, évêque de Joliette, M le supérieur de Saint-Hyacinthe, M.Tabbé Cardin, curé d’Acton Vale, le R.P.Cardin, des Clerc* Saint-Viateur, et près de quatre-vingts prêtres assistaient à la cérémonie.Mgr l’archevêque présida au trône, ayant pour l’assistei M.le chanoine Cousineau, M.le chanoine Decelles, supérieur de Saint-Hyacinthe, et M.Tabbé Cardin, curé d’Acton Vale.Le confesseur du défunt, M.le cuW^Tranchemon-tagne, d’Oka, chanta le service, ayant comme diacre M.le curé Comtois, de Terrebonne, et comme sous-diacre M.le curé Beaupr.riant, de Saint-Paul l’Ermite.A l’absoute.Monseigneur rappela les circonstances tragiques de la mort du défunt.Il loua sa vie de zèle, son obéissance, sa charité, son amour de la pauvreté, son esprit de mortification.L’allocution de Sa Grandeur, tirée des circonstances, a laissé chez tous les auditeurs un souvenir profond et édifiant.Après tout, qu’est-ce que la vie ?Heureux ceux qui en savent user comme le sut M.îe curé Cardin.Dans l’après-midi de samedi, les restes mortels du regretté curé ont été transportés à Sorel, où doit avoir lieu l’inhumation.VON BURIAN VA DEMISSIONNER Rotterdam, 21.—Une dépêche de Vienne au Nieiwoe Rotterdomsche Courant nie la nouvelle que le ministre austro-hongrois, le baron^von Burian, démissionnerait bientôt et qu’il serait remplacé par le comte Julius Andrassv.l’ancien premier ministre de la Hongrie.Ecole Forestière Affiliée i (’UNIVERSITE LAVAL Rue HEBERT, QUEBEC Deuxième concours d’admission, 29 ET 30 AOUT Ouverture des classes le 11 Sepicmlirs G.C.PICHE, Directeur 64 S.-Cyrille, Québec COLLEGE BOURGET RIGAUD, P.Q.Cours classique.Cours commerç a anglais.Enseignement primaire français et anglais.On enseigne du français, chaque jour, pendant une heui a aux élèves du cours commercial.RENTREE DES ELEVES, LE 5 SEPTEMBRE PENSIONNA TSTE- A GA Tl IL DES MONTS dirigé par les Filles de la Sagesse.eo*irs élémentaire modèle et académique, fraiCiii et anglais.Rentrée des élèves le 4 rc.itcmb a 1916.Mont St-Bernard SOREL, P.Q.Cours commercial complet RENTREE DES ELEVES, 5 SEPTEMBRE VICHY EST LA PROPRIETE.DELA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.CE QUI GARANTIT SA Pureté et son Efficacité Bue aux repas prévient : Goutte, Dyspepsie et Indigestions.Consultez votre Médecin Pas véritable sans CELESTINS Collège du Sacré-Cocur SUDBURY, Ont.Collège classique dirigé par les Pèrce Jésuites, affilié à l’Université d’Ottawa, coum classique bilingue, cours prépuratoire anglais et français, matières com merrir.lth rn-.«eijrnées durant le cours classique.L’examen dit de l’“Entrance” par neeex- ixire RENTREE, LE 6 SEPTEMBRE Pour plus d’informations, «’adresser au REV.PERE N.PARE, S.J.recteur.Collège du Sacré-Coeur, Sudbury, (ntt.COLLEGE deV ALLE Y Fi E ü) VALLEYF1ELD.Qu*».Sous la direction des prêtres cécaliers Cours classique.Cours commercial anglais et français.Rentrée des élèves ie 7 septembre.__ ______ Collège Saint - Laurent Sous la direction de hi Cotigréagation rla Sainte-Croix.Cours classique et commercial en français et en anglais.Avantages spéciaux pour l’étude pratique de lu langue anglaise vu les nombreux élèves américains qui viennent faire leurs études du il s celte institution.Rentrée, Je 5 septembre 0^ 214 Oueot, Ste-Catherine, Montreal.FONDE EN 1895 Enseignement individuel le jour et le soir.Positions assurées.Prospectus sur demande.Tél.Main 309.ANGUS CAZA, Princ.Rentrée le 15 août.Université d’Ottawa Enseignement parallèle en français et en anglais COURS CLASSIQUES COURS COMMERCIAUX La rentrée des élèves le 6 septembre COLLEGE ST.-J0SEPH A BERTHIERVILLE, P.Q.Cours élémentaire, intermédiaire et commercial bilingues Rentrée des élèves, le 7 septembre J.A.CHARBONNEAU.C S V.Dir.Ce Journal Saint-Vincent RIE PO PU LAI Charrier] rp t.w imprime au , j Montréal, par l’IMPRlME-mponsatiflité limitée).i 4 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 21 AOUT 1916 VOL.VIL — No 196 Q LA VIE.LE NATIONAL SE MAINTIENT DANS LA COURSE POUR LE CHAMPIONNAT DE LA N.L.U.LES HABITANTS ONT DEFAIT LES SENATEURS PAU LE RESULTAT CONCLUANT UE 13 A G SAMEDI DERNIER, AU PARC .LANS-DOWNE.— LAMOUREUX ET LACHAPELLE ONT JOUE AVEC LE VIOLET ET BLANC.Parc Lansdowne, Ottawa, 21 — Le National a écrasé Ottawa, au Parc Lansdowne, samedi dernier, devant une foule enthousiaste de plus de six mille personnes.La majeure partie de l’assistance était composée de Canadiens-français qui ont accueilli avec grand enthousiasme la victoire du club canadien.L’équipe d’Ottawa a joué une piètre partie, tandis que Laionde et ses hommes jouèrent une partie de géants.Il est impossible de faire des éloges particuliers des joueurs.Le club tout entier a joué une grande partie.Les vieux se sont montrés les émules des jeunes.L’Heureux, dans les buts avec Secours et Lachapelle, ont formé un mur infranchissable.Le résultat final a été de 15 à 6.Laionde était assez sérieusement malade et il déclara lui-même qu’il ne s'alignerait pas dans la premiere période du jeu.Il revint toutefois sur sa décision, et on ne fut pas peu surpris de le voir compter trois points de suite dès les premières vingt minutes.En fait, Newsy fut l’étoile du jeu, et il ne compta pas moins de six points pour sa part.Lachapelle et Lamoureux figurèrent sur l’équipe du National et jouèrent une excellente partie.Ottawa obtint la balle au début et les locaux firent un assaut contre les filets du National.Deux minutes après, Degray compta le premier point pour les visiteurs sur une passe de Pitre.Degray et Spring ont recours aux poings et ils sont expulsés.Trois minutes suffisent à Laionde pour compter le deuxième point du National.Puis, le fameux joueur ajoute deux autres gaules à l’effectif de son club en peu de .temps.Deffray est de nouveau puni -pour avoir fait trébucher Spring, et le sergent White, de la police d’Ottawa, fait preuve d’un zèle outré quand il vient menacer le National .de sévères représailles si les choses se continuent de la sorte.La période initiale se termina peu après eue l’Ottawa eut compté son premier point, grâce à Spring.La seconde période vit l’Ottawa déployer des efforts surhumains pour rattraper le terrain perdu.Gorman compta d’abord en huit minutes, mais Laionde détruisit ce beau travail en donnant un point aux visiteurs, une minute après.L’Ottawa revint à la charge et Denneny compta en sept minutes.Puis, ce fut au tour de Gorman, et le sésultat était de 5 à 4 en faveur du National.Les choses menaçaient de mal tourner pour les visiteurs, quand Laionde compta deux fois et Pitre une fois.Le quart «Vcheva avec un résultat de 8 à 4 pour National.Quatre points furent comptés à l’actif des deux clubs dans le troisième engagement.Denneny donna le premier aux Ottawa, et Pitre le suivant au National.Puis, Baillar-geon compta les deux derniers points de la période.La dernière période fut toute à l’avantage du National qui compta quatre points de suite, tandis que Denneny donan le point final à son club.Les équipes s'alignèrent comme suit : Ottawa.National.Benedict Ruts L’Heureux Harrison Points Brossard Fairbairn (’.ouverts Secours Shea Defenses Degan Sarasin Defenses Lachapelle Yeatman Défenses Hamelin Spring Centres Degray Dooley Attaques Lapensée Westwick Attaques Dandurand Denenny Attaques Boutianne Gorman Extérieurs Pitre Quin Intérieurs Laionde Substituts, Ottawa : McCaffrey, Duncan, Graham, Smith Leonard, LE CORNWALL A LIVRE UN RUDE COMBAT AU SHAMROCK LES COLTS DE LA PETITE VILLE MANUFACTURIERE ONT TENU TETE AUX IRLANDAIS DANS LA PREMIERE MOITIE DE LA JOUTE MAIS ILS DURENT BAISSER PAVILLON DANS LES DEUX DERNIERES PERIODES, r- RESULTAT FINAL : 6 A 3.Page, Davis, Harkness et Burk National: Gauthier, Lamoureux, Doulre, Bellerose, Baillargeon, Lan-gevin et Corbett.Arbitre—John Denenny, Cornwall.Juge du jeu—Harry Smith, Montréal.SOMMAIRE Première période 1— National, Degray.3.00 2— National, Laionde.3.30 3— National, Lamoureux.4.00 4— National, Laionde.1.30 5— Ottawa, Spring.8.00 Deuxième période G—Ottawa, Gorman.6.00 7— National, Pitre.0.45 8— Ottawa, Denenny.4.00 9— Ottawa, Gorman.3.30 10— National, Pitre.0.40 11— National, Pitre.0.30 12— National, Laionde.1.30 Troisième période 13— Ottawa, Denenny.0.30 14— National, Laionde.7.00 15— National, Baillargeon.7.00 16— National, Baillargeon.3.00 Quatrième période 17— National, Degray.10.00 18— National, Laionde.1.30 19— National, Dandurand .1.00 20— National, Pitre.1 00 21— Ottawa, Denenny.0 Le club Shamrock a remporté la victoire sur celui de Cornwall, samedi après-midi au terrain du Mile-End.Les Indiens, qui avaient d’abord pris l’avantage et qui semblaient décidés à vaincre ont faibli dans la dernière partie de la joute et c’est la cause de leur défaite.Le résultat final a été de 6 à 3.L’assistance était inaigre.L’équipe des visiteurs a été la seule à compter au cours de la première période.Le Shamrock malgré ses efforts et ses attaques maintes fois répétées n'a pu prendre une seule fois en faute Thompson, le gardien des buts indiens.C’est à celui-ci que revient la plus grande part du succès des visiteurs dans cette période.Brennan s’est aussi distingué maintes fois mais dans les dernières minutes, Deganne a pu le déjouer.Le Shamrock à son tour a compté le seul point de la deuxième période.C’est à Penny que revient l’honneur d’avoir compté ce point.Les deux équipes dans cette période se sont fait une lutte acharnée, attaquant toutes deux avec vigueur.Les deux gardiens des buts se sont encore distingués et leur jeu mérite certainement une mention spéciale.Le Cornwall a compté deux points et le Shamrock quatre, dans la période suivante.Le Cornwall a d’abord compté deux points qui lui donnaient une avance assez considérable sur l’équipe adverse.Les Irlandais ne furent pas lents cependant à se reprendre.Ils égalèrent d’abord les chances de leur club, puis prirent l’avantage.Roberts compta les deux premiers points et Walsh les deux autres.Le Shamrock a compté un dernier point dans la quatrième période et a réussi à tenir Cornwall Cornwall Shamrock Thompson Buts Brennan White Points Brady Deganne Couverts Blake Sands Défenses Farney Bourgon Défenses Doran Oakes Défenses McMullin Cooper Centres McCarthy James Attaques Penny Harrington Attaques Hyland Donihee Attaques Walsh Phelan Extérieurs Roberts Denneny Intérieurs Egan Arbitres : A.Pigeon et D.Brown.Juges des buts, S.Qui n et S.Ba- en échec complet.Celui-ci, malgré ses efforts, n’a pu réussir une seule fois à percer la ligne de défense irlandaise.Les équipes s’alignèrent comme suit tes.Chronométreurs, Carpenter et Foley.Pénitencier, J.E.Ledoux.SOMMAIRE Première période.1— Cornwall—Deganne .16.15 Deuxième période.2— Shamrock—Penny.4.25 Troisième période.3— Cornwall—Denneny .8.10 4— Cornwall—Denneny .3.25 5— Shamrock—Roberts .0.55 6— Shamrock—Roberts .3.00 7— Shamrock—Walsh.1.50 8— Shamrock—Walsh.2.40 Quatrième période.9— Shamrock—Penny.0.50 PUNITIONS.Deuxième période.— Watson, 5 minutes.Quatrième période.— Doran, 5 minutes; Oakes, 5 minutes; Hyland, 5 minutes; Doran, 10 minutes.Total.— Cornwall, 10 minutes ; Shamrock, 20 minutes.COMMERCE ET FINANCE PROFITS LA MATINEE A LABOURSE ELLE A DONNE LIEU A DES PEU NOM- TRANSACTIONS BR EU SE S ET A UN RELEVEMENT PARTIEL DE L'ACTION CANADIAN CAR.Bien que plusieurs valeurs aient, ce matin, majoré leurs cours, la tendance générale de la cote est à la baisse et les affaires sont remarquablement espacées et le marché demeure sans vedettes.C’est le Civic Investment, toutefois, qui a été la moins inerte des valeurs traitées cet avant-midi, ouvrant à 80 et se maintenant ferme à ce niveau, quelques fractions de lots s’échangeant pourtant à 79 3-4, et revenant à 80.D’autre part, VIron a déc iné de 55 et demi à 54 en cours de séance, pendant que le Scotia abandonnait un demi-point, à 128, et que le Steel of Canada avance à 55 1-2.Le Smelters, après avoir ouvert à S?est revenu à 38 et demi, cours antérieur.Le Do/n.Bridge fortifie son avance, s’établissant cette fois à 219 1-2, quand, par contre, le Can.Cement fléchit à 57 1-4.Le Canadian Car, — grâce au fait que la compagnie a obtenu du gouvernement russe une prolongation du délai accordé pour l’exécution des contrats engagés et un règlement temporaire favorable de ses embarras financiers, — voit son cours se relever rapide-«nent, débutant à 48, contre 46 et demi en dernière mutation de samedi, et atteignant graduellement 50.Dans le compartiment des valeurs OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI IN TERN ATI ON ALE Newark à Montréal.Providence à Toronto.Richmond à Rochester.Baltimore à Buffalo.NATIONALE New-York à S.-Louis.Brooklyn à Chicago.Boston à Cincinnati.Philadelphie à Pittsburg.AMERICAINE Chicago à New-York.St-Louis à Washington.Détroit à Philadelphie.Cleveland à Boston.L’INAUGURATION DE LA REUNION A MONT - ROYAL L’OUVERTURE DU MEETING A LA PISTE DE SAINT-LAURENT A OBTENU UN VIF SUCCES.— LES JUGES PROTEGENT LE PUBLIC.— WALSTENHOLM EST EXPULSE DE LA PISTE ET GILBERT EST SUSPENDU.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées samedi et dimanche dans les séries des ligues Américaine et Nationale : LIGUE AMERICAINE SAMEDI.Chicago à New-York: R.H.E.Chicago .000303000—3 8 3 New-York .000000010—1 4 2 Batteries: Cicotte et Schalk; Mo-gridge et Walters.St-Louis à Washington: St-Louis .100200000—3 9 2 Washington .0131100()x—5 7 0 Batteries: Koob et Severeid; Johnson et Ainsmith.Détroit à Philadelphie: Détroit .0000010005—6 10 1 Philadelphie .1000000001—2 9 5 Batteries: Covelskie et McKee; Johnson et Haley.Cleveland à Boston : Cleveland.000100000—1 5 0 Boston.000001001—2 8 1 Batteries: Boehling et O’Neill ; Ruth et Cady.Kantlehner et Schmidt.Boston à Saint-Louis : R.H.4 15 - 7 8 E.Boston.’ .02Ü'01 lOQ'O-Saint-Louis.00-00f002x— Batteries : Tyler et Blackburn ; Meadows et Gonzales.Philadelphie à Cincinnati ; R.H.E.Philadelphie: 0100000000005—6 12 1 Cincinnati 0000000010009—1 12 3 DIMANCHE.A Cincinnati: R.H.E.Boston.130000000—4 10 2 Cincinnati .001200000—3 9 2 Allen.Hughes et Blackburn, Tra-gesser: Mitchell et Clarke, Wingo.A Chicago: R.H.E.Brooklyn .001000000—1 10 1 Chicago .000000000—0 1 0 Coombs et Meyers ; Hendrix et Elliott.A St-Louis: R.H.E.New-York .000000000—0 8 0 St-Louis .00001301k—5 12 1 Benton, Smith et Kocher; Steele et Gonzales.POSITION DES CLUBS.POSITION DES G.CLUBS.P.P.C.Boston .6(i 47 .584 Chicago .65 51 .560 Cleveland .62 52 .544 Détroit .63 54 .538 St-Louis .62 54 .534 New-York .53 .531 Washington .54 58 .482 Philadelphie .23 86 .211 LIGUE NATIONALE SAMEDI.New-York à Chicago: New-York .20000000000—2 Chicago.01000000101—3 5 1 Batteries: Tesreau et Kocher; Packard et Elliott.Brooklyn à Pittsburg: 1ère partie : Brooklyn .0001000000—1 4 3 Pittsburg .0010000001—2 6 0 Batteries: Smith et Meyers; Cooper et Fischer.Brooklyn à Pittsburg : 2ème partie R.H.E.Brooklyn.000100000— 1 4 0 Pi ttsburg.OOOO'O0000— 0 5 0 Batteries : Marquard et Meyer ; 6 G.P.P.C.Brooklvn .67 39 .633 Philadelphie .63 42 .600 Boston .42 .588 New-York .54 52 .505 Pittsburg .47 58 .448 Sl-Louis .64 .438 Chicago.49 63 .437 Cincinnati .42 70 .375 LES FRAPPEURS DES LIGUES MAJEURES LIGUE NATIONALE Daubert.Brooklyn, 326.Robertson, New-York, 323.Chase, Cincinnati, 322.Wagner Pittsburg, 319.Hornsby, Saint-Louis, 314.Wheat, Brooklyn, 306.Long, SaintLouis, 306.Hinchman, Pittsburg, 305.LIGUE AMEBIC AI NE Speaker, Cleveland, 391.Cobb, Détroit, 358.Jackson.Ch’cago, 353.Roth.Cleceland, 318.Sisler, SaintLouis, 307.Gardner, Boston.306.Strunk, Philadelphie, 299.FeLseh, Chicago, 296.POSITION DES CLUBS DE LA N.L.U.SHAMROCK.NATIONAL .OTTAWA.CORNWALL.Prochaines parties, samedi, 26 août: Ottawa vs National Shamrock vs Cornwall.G.10 9 5 2 P.3 4 9 12 Pour 101 159 116 97 Contre Aj.65 5 111 4 138 3 157 4 DANS LA LIGUE INTERNATIONALE Joutes de samedi et d’hier : SAMEDI Montréal à Richmond: 1ère partie: R.H.E.Montréal ., .201320000—8 12 2 Richmond .000000000 -0 2 4 Batteries: Cadore et Madden; Leake et Reynolds.Toronto à Newark: 1ère partie : Toronto .000000000—0 2 0 Newark .20üüü002x—4 6 1 Batteries: McTigue et Kritchell ; Enzman et Egan.Buffalo à Providence: Buffalo .010000100—4 11 0 Providence .000000000—0 5 3 Batteries: Gaw et Onslow; Peters et Yelle.Rochester à Baltimore: Rochester .000011110—4 11 1 Baltimore .alüOOOOlx—7 12 2 Batteries: Hersche et Haie; Bentley et Winston.Montréal à Richmond; 2ème partie: Montréal .031000000—4 6 1 Richmond .100201001—5 10 1 Batteries: Fullenweider et How-ley; Ross et Reynolds.Toronto à Newark: 2ème partie : Toronto .012000010—4 Newark .000100010—2 Batteries: Brady et Hayden; right et Egan.Rochester à Baltimore: 2ème partie : Rochester .330031110—12 15 1 Baltimore .000101002— 3 6 7 Batteries: Leverens et Haie; Sher man et McAvoy.DIMANCHE A Newark : 1ère partie : R Toronto.000000010—1 5 Newark.,00100021x—4 10 Markle, Manning et Kritchell ; Smallwood et Egan.2ème partie : Toronto.010022200—7 14 2 Newark.000100000—1 7 ÇA ET LA les parts minières du NEW YORK CURB United Verde Ex.Valeur accrue de 10,000 f depuis 3 ans.Ariz.Copperfield! Valeur accrue de 800% depuis 2 mois.Voilà des échantillons.Il y,en a quantité d’autres.Si vous avez quelque argent de surplus à placer, c’est MAINTENANT le moment de chercher où le faire.Il y a d’autres parts de cette valeur qui promettent de gros dividendes à ceux qui en achètent tout de suite.THE Industrial and Mining Age publié toutes les semaines depuis 1907 est une autorité reconnue sur la valeur des garanties du New York Curb.Il est lu par un plus grand nombre d'hommes à Wall Street et de spéculateurs de partout que n’importe quelle autre publication financière de son genre.Il vous renseignera sur les valeurs intrinsèques et spéculatives.Abonnement $5 par année po7ni, àe83 T h LëUDef?oif durant'Yêxercjcr considéré Exemplaire spécimen envoyé gratui- On a annoncé, à la fin de la semaine, à New-York, que le chemin de fer Grand-Tronc a vendu pour deux millions de dollars d’obligations secondaires 5 pour cent à 2 ans du premier août 1916.La maison Blair and Co., qui avait répondu de l’emprunt, a déclaré que l’émission entière a été placée.Le placement par les banquiers a été effectué à raison de 98 1-2 et intérêt, produisant 5.80 pour cent.En confirmant la nouvelle, M.Frank Scott, de trésorier du Grand-Tronc, a déclaré que le produit de cet emprunt n’a pas de destination spéciale, mais qu’il sera affecté aux besoins généraux de la compagnie.* * * La Cuba Railway Company, qui doit la plus grande partie de son succès à feu sir William Van Horne, fait rapport d’un très brillant exercice terminé le 30 juin dernier.Les recettes brutes ont augmenté de 31 pour cent et le revenu net de 29 pour cent par rapport aux chiffres de l’exercice antérieur, qui avait été le plus prospère de la compagnie.Elle a ainsi gagné 19.5 pour cent des $10,000,000 de so nancien capital social, ordinaire, mais les actions ordinaires ont été, en cours d’exercice, portées à $15,000,000 au moyen de deux primes en titres, Tune de 20 pour cent et l’autre de 30.Un dividende de 6 pour cent, payable en espèces, a été déclaré à $12,000,000 de capital-actions.* * * Une dépêche de Washington au “Sun”, de New-York, mande que “au delà des deux tiers du milliard de livres de pulpe de bois importé aux Etats-Unis, durant l’exercice fi-nacier arrêté le 30 juin 1916, et qui a servi à la fabrication du papier, est venu du Canada”.Cette déclaration découle de l’enquête présente- DANS diverses, le Canadian Cotions 'në I ment.menée par le gouvernement varie pour ainsi dire pas, à 49 1-2; I américain sur 1 augmentation du l'action Ogilvie baisse à 137 et le I f.out du papier.Des 1,135,000,000 de Dom.Textile s’ajoute un quart de i UV!;es de pulpe importées aux Etats-i a oo -a troisierrie perioae marqua e • - .immédiat.Sans considérer les rap-1 dans le flanc des Anglais, depuis ie .reveil des Sociaux, qui comptèrent vote juif, en distribuant hier une i p0rts plus ou moins alarmants qui premier jour.Les défenseurs avaient ¦trols pol^f c.0as^cvut.t^’ ' Ir‘?,Ç.Ltrdp: circulaire en yiddish, pacini les Juifs veulent faire croire que la Rouma- résisté jusqu’ici aux efforts des An-1 Ç,?en ^ellx,,a ïon prt rue Henri-Julien, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de just.ee les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.G.DÜ-RION, H.C.S.Montréal, 19 août 1910.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- - .réal, Cour Super.cure No 2839—E- Mndove -—- | et al., demandeurs, vs.H, Leduc, défendeur.! PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- ! Le 30me jour d’août 1910 à midi, à la place „ .- ., | four de Circuit No 14396—Wilkinson, d’afnires du dit défendeur, au No XI 03 rae «Juatrieme période: 1 Ileywood and Clarke, Ltd., demanderesse, Notre-Dame ouest en la é té de Montréal, se- 7— Social Ste-Marie-Dussault, 8.00.vs.L.P.Beaudoin, défendeur.Le 30me ront vendus par autorité de justice les biens 8— Social Ste-Marie—Leclaire, 5.00.1 jour d’août 1910 à dix heures de l’avant-, et oflets du dit défendeur, saisis en eette Punitions- Marcellin et ('harette midi, au domicile du dit défendeur, a Ste- cause, consistant en pierres nrtilicielles.etc.punitions.Marcellin Cl t-nareiie, Anne Jp Bellevue seront vendus par auto- (.ondttlons : argent comptant.J.B.IRL- 20 minutes chacun; E.Langevin et nté de justice les biens et effets du dit dé- deau, h.c.s.Alb.Rolduc.10 minutes chacun: La-! fendeur, saisis en cette cause, consistant en ! Montréal, 21 août 1916.Voulez-voua savoir et qat vous «tes?Jeon Deshayes, le graphologue, vous V dira, si vous lui écrivez, aux termes que reproduit le couoon du NATIONALISTE.chaque semaine tice les biens et effets «le la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en piano, meubles tie ménage, etc.Conditions : argent comptant.GAHR1EL DORI ON, H.C.S.Montréal, 19 août 1910.6—C.P.St-Zotique—Legault, 1.00.Bolduc, 10 minutes chacun; La- fendeur, saisis en cette cause, consistant en rrp nnlflur Alhnrt Rnlrinr 5 mi ! piano, et ménage.Conditions : argent comp- ^ rre, 1401 (lue, Atnert notant, a mi- *ant., F DESMarais, h.c.s.,, oc r» ri o r»n iv ./ , « .ax.-i r».pierre nutes chacun.Montréal, 2) août 1910.SUCCES DES STARS ET DE LA CASQUETTE T’\TT4I TT'TTATTb' T4KT-TAIT se, consistant en grocerie.*: Conditions : L AlHLl.I IUbL IJhi Ai 1 gp’nt comptant.G.A.LAFONTAINE, H.^ J — DEUX BONlNES Montréal, 19 août 1910.c.s.Montréal, 21 août 1916.KOV1NCE DE QUEBEC, district de Mont* réal.Cour Supérieure No 2899—E.Madore et „ ^ al., demandeurs, vs.H.Leduc, défendeur.PROVINCE DE QUEBEC., distrmt de Mont- j 30me jour d’août 1910 à onze heures réal, Cour de Circuit No 8406—Sam Golds- de l’avant-midi, au domicile du «Pt «i.'fen-1 tein, vs.M.FTumberg.Le 30me Jour d’aout deur, au No 53 rue Solnte-Clotllde, en la 11916, à dix heures tic l’nvant-midi, nu do- j cité «le Montréal, seront vendus par uuto-' inicilc du dit défendeur, au No 92 rue rite de justice les biens et effets «iu dit dé-j Prince Arthur en la cité de Montréal, seront fondeur, saisis en cette cause, consistant en vendus par autorité de justice les biens et meubles de ménage, piercs artificielles, pia-LE NATIONAL EST BATTU PAR 5 effets du «lit défendeur, saisis en cette cou-; n0f etc.CondJt’ons: argent comptant.J.9 ________ L’ATP1 PTT O T TE fiF.TT.ATT se, consistant en groceries Condition^ : ar-j i*.TRUDEAU, H.C.S.PAR 10 A 7.PARTIES.- ’province DE QUEBEC, district de Mont-| PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont* Les Stars ont fait un bon nas vers réal, Cour «le Circuit No 10405—A.Lafond réal.Cour de Circuit No 11335 AVeHs Pt*'*" uzs oiaià uni lau un li pdfi c demandeurs, vs.A.Brunet, défen-j nograph Co., demandeurs, vs.A.E.Het- le championnat, hier, alors qu ils ont Jeur Le 30me jour d’août 1916 ù dix heu- Cher, défendeur.Le 30me jour d’août 1916 réussi à battre le National apr le res l’avant-midi, à la place d’affaires résultat final de 5 à 2, après six re-jdu défenticur.au No 49 rue Mont-Royal nrisps I a mrtio fut arrêtée dans ouest’ cn la c,té de .Montréal, seront vendus prises.Lud parue lui aneite uaiis r au^0rité de justice les biens et effets du ^ le milieu de la septième manche, j dit défendeur, saisis en cette cause, cousis- dique peut-être qu’on est sur le point alors que les Stars venaient de comp-1 tant en bureau et miroir, etc.Condition* : d’adopter ce plan.S’il doit y avoir | ter quatre points, qui ne furent Pas | “’Mo'iitréaT’iTaoût'ilio!* ' " ^ ¦ une seconde offensive, on ne pour-[portés au total, parc que le National i ^-— rait trouver de secteur d’attaque qui n’eut pas le temps de frapper à son j proving ede QUEBEC, district de Mont- tour.L’autre partie tourna en une réal.Cour de Circuit No 11105—Legault j à 10 heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 80 rue Notre-Dame en la cité de Lachine, district «le Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et efets du dit défendeur, camion, etc.Conditions : argent comp-waggons, etc.Conditions : argent comptant.1, S.RACINE, H.C.S.Montréal.21 août 1916, excitât davantage le sentiment patriotique des Français que celui-là.Vous aimez les sports?Vous devez donc lire les chroniques sportives du NATIONALISTE.victoire chaudement disputée par la Casquette sur FAth’étique, le score j PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-Thomson Co.Ltd., demanderesse, vs.Ri- réal, Cour de Circuit No 21605—Léo Robert, cher et Frères, défendeurs.Le 30me j'tir demandeur, vs.Adélard Martel, défendeur, .d’août 1910 à onze heures de l’avant-midi,, Le trentième Jour d’août 1910', ù 10 heures final étant de 10 à 7 en faveur de la au domicile des dits défendeurs, au No 202 I de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit Gatineau Ave.en la cieé de Montréal, seront ¦ défendeur, au No 87 rue Hadley cn la cité Oasqueue.I vendus par autorité de justice les biens et J- '' Malcolm-Fraser a fait sa première j effets des dits défendeurs, saisis en cette apparition sur le terrain, dans un cause, consistant en piano et ménage.Gon- uniforme des Stars.Lex-Indien ! °mP lança une grande partie, retirant 121 Montréal', 21 août 1916.de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette couse, consistant en automobiles et acessoircs, etc.Conditions: argent comptant.REAL ROBILLARD, H.C.S, Montréal, 21 août 1916.FEUILLETON DU DEVOIR par M.DELLY 18 .(Suitet —Je ne veux pas que tu crni"s cela, Anioutal.Je n'ai jamais eu honte de toi, ma chère petite.Un regard fervent se leva sur lui.—Oh! je sais bien que vous êtes si bon!.Mais j’ai compris toui de même.Je ne me rendais pas compte que j’étais habillée comme une paysanne, tandis que vqps.Mais je changerai, Boris, je changerai, pour que vous ne soyez p>*s ennuyé quand je me trouverai avec vous.Boris mit un baiser sur les cheveux bruns cn disant avec émotion: —Chère petite, ne change pas surtout (a charmante nature.et ne t’inquiète pas trop des critiques, des reproches qu’on peut te faire.Ecris-moi à ce sujet.Si elles me paraissent justes, je te le dirai, afin que tu t’y conformes, pour me faire plaisir.—Oui, pour vous, Boris!.Oh! pour vous, je ferai tout! Et la soumission fervente contenue dans les beaux yeux scellait éloquemment cette promesse.V Deux fois dans la semaine, dès lors, le comte Ylavesky reçut une Icltre de sa punille.C’était une longue lettre où Ani-outa lui confiait toutes ses pensées, tous scs petits ennuis, en un siyla que de légères incorrections n'empêchaient pas d'être délicieux.L'âme délicate s’y montrait avec toute son ardente reconnaissance, (toute sa fraîcheur et sa spontanéité d’impressions.La fillette avouait bien simplement qu’elle avait de petits conflits avec la comiesse Vlavesky, et qu’elle ne lui obéissait pift toujours.Elle s’en repentait ensuite et c’était à Boris qu'elle en demandait pardon.“Je sais bien que c'est très mal, écrivait-elle, mais je sens que ma cousine ne m’aime pas; alors, je me raidis, je me révolte aussitôt en dedans, quand elle me défend quelque chose.Grondez-moi bien, mon cher grand frère, car je suis encore votre petite sauvage, comme vous m’appeliez quelquefois.” Boris grondait, fraternellement.Ses lettres, comme celles d’Aniouta, avaient toujours huit pages, pour le moins.Elles étaient fort affectueuses, toujours réconfortantes pour la petite exilée au coeur aimant, qui les attendait avec impatience.Le comte y donnait les meilleurs conseils, s'occupait de continuer à distance l’instruction de sa cousine, au moyen de 'livres qu’il lui envoyait.Joyeuse de le satisfaire, “le feu follet” se mettait courageusement à rzAiid», hù reudait coraute de son travail d’une façon originale et fine, qui faisait penser à Boris: “J’en ferai quelque chose, de ma petite Ani-outa.Ce ne sera pas une femme ordinaire!” De son côté, Liouba, ainsi que le lui avait demandé son maître, donnait de temps à autre à celui-ci des nouvelles de la fillette.Elle parlait de l’antipathie que la comtesse semblait conserver à son égard, bien que maintenant Aniouta n’eût plus rien de la petite fille mal vêtue qui avait offensé pendant quelques jours Faristocratique regard de Sophie Constantinovna.«CeUe-ci, cependant, craignant sans doute le mécontentement de son fils, ne faisait pas la vie trop dure à sa jeune parente: elle affectait plutôt de ne pas s’en occuper, sans toutefois se priver de lui adresser de temps à autre quelque sèche critique, sous laquelle regimbait parfois Aniouta.“Autrement elle est bien facile à diriger, dès qu’on sait la prendre par l’affection, ajoutait la femme de charge.Je n’ai pour mon compte que louanges à cn faire.Quoiqu’elle aime tant le mouvement, elle s'astreint avec courage à demeurer assise pour apprendre la couture et la broderie, ou pour lire les volumes que voûs lui envoyez.Elle paraît ! étonnamment adroite et s’assimile ! tout avec rapidité.“Déjà, elle n’est plus guère Fen-fant un peu gauche et sauvage des premiers jours.Cependant, elle a peine, assure-t-elle, à porter des chaussures, et l’autre jour, qu'est-ce que je vois, en allant à sa recherche dans le parc?.Elle avait retiré bas et souliers et s’ébattait avec dé-! lices dans une clairière gazonnée, i avec Rik et Stoj ! “J’ai grondé un peu, très peu.Eille ' était si ravissante, gambadant comme une petite fille! Le personnel de | Klevna est déjà fou de cette jolie petite barina, bonne pour tous, ayant toujours un mot gracieux â dire, un sourire à envoyer.“Le vieux Yégor lui-même s’humanise en sa faveur et daigne lui apporter des fleurs pour sa chambre.Quant à moi, je ne puis dire comme l’existence me paraît changée.depuis qu’elle est là, cette mignonne fée, pleine d'attentions pour j la vieille femme que je suis, s'offrant souvent à m’aider, se fâchant gentiment parce que je lui refuse toujours.“Nous parlons bien souvent de 1 son cher grand frère.Je lui raconte des traits de votre enfance, Boris Vladimirovitch, je lui dis comme ' vous étiez audacieux» ardent à tous les sports, et quels succès vous obteniez dans vos études.Elle boit mes paroles, et quand je me tais die dit: “Encore!.parlez-moi de lui encore!” Elle a pour vous une reconnaissance qui prend la forme d’un véritable culte, et il suffit que vous exprimiez un désir pour qu’aussitôt rien ne lui coûte pour l’accomplir.En lui disant: “Boris Vladimirovitch sera satisfait,” j’obtiens d’elle ce que je veux, sans résistance.” Cette correspondance mettait dans l'existence de Boris un intérêt nouveau et très puissant.Il ne prenait pas à la légère son rôle fraternel, et le travail, les distractions mondaines ne Uni faisaient pas oublier la petite cousine entrée inopinément dans son coeur sceptique, où l’amour n’avait jamais été que caprice, où l’affection familiale était représentée uniquement par Cyrille, et l’amitié par quelques camarades plus sympathiques, envers lesquels Boris maintenait cependant cette réserve qui faisait croire chez lui à l’indifférence orgueilleuse.Pour Aniouta seule, il s’était dépouillé de sa froideur, dès l’instant où il l’avait connue.Pourquoi?C’était U secret du charme de cette enfant, qui l’avait conquis en une seconde, si peu sensible qu’il se crût ! et qu’il se fût montré jusqu’alors.A son retour, Boris avait trouvé les Halweg, père et fille, installlés à Pétecsbourg, où ils comptaient rester jusqu’à l’été.Ils avaient loué un appartement meublé et y recevaient, en thés intimes, plusieurs de leurs compatriotes et des membres de la noblesse russe, dont ils avaient fait la connaissance chez Mme Sternof ou à l’ambassade d’AIllemagne.Les comtes Vlavesky étaient invités à y paraître, de façon très pressante.Le baron et sa fille leur témoignaient une particulière amabilité, qui semblait cc* quérir Cyrille et laissait assez froid son cousin.Ces parents d’Allemagne n’étaient pas sympathiques à Boris.M.de Halweg lui déplaisait franchement.Mais Brunhiflde l’intéressait, sans l'attirer toutefois.Il continuait de la considérer comme une Walkyrie superbe, à l’âme orgueilleuse et violente, faite pour la conquête et la domination.flW ) À survB* ' I 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 AOUT l»l« VOL.VII.— No 196 f Le temps qu’ii fera i Bean et chaud.Chiffrea fournis par R.de Meslé, gérant de Hearn et Harrison, 332 rue Notre-Dame ouest.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.90 Même date Fan dernier • .• .80 Aujourd’hui minimum.70 Même date l’an dernier .60 BAROMETRE : fih.a.m.29.79; llh.a.m., 29.77; Ih.p.m., 29.75.DEMAIN, MARDI 22 AOUT S.Symphorien, martyr.Lever du soleil.5.11 Coucher du soleil.6.52 Lever de la lune .11.51 Coucher de la lune.3.35 Nouvelle lune, le 28, à Oh.31m.du soir.LES RUSSES VONT DE L'AVANT L’ENQUETE DROLET M.MERCIER ET M.MARTIN Nous recevons de M.Paul Mercier, ingénieur en chef de la ville, la lettre suivante : “Dans votre edition du 16 août 1916, à la page 6, dans un article intitulé “Un scandale à l’hôtel de ville”, vous dites roduite ce matin à l’arsenal de Québec dans le département de la airication des capsules où l’on ‘tait à faire le nettoyage d'une ma-;hine.Deux petits garçons âgés de 0 et 15 ans ont été légèrement brû-és i la figure.Les pompiers furent [ppelés mais il n’y avait pas de lommages appréciables.A "CÔÜPS DE FUSIL Paris, 21.— Bulletin officiel cet après-midi: Au nord de la Somme, outre le butin important mentionné hier, nous avons pris 6 canons de campagne dans le bois que nos troupes ont enlevé hier, entre Maurepas et Guille-mont.Pendant la nuit, il y a eu de violents combats d’artillerie, dans la région de la Somme.Sur la rive droite de la Meuse (région de Verdun), vers la fin de la journée, les Allemands ont dirigé hier une puissante attaque contre Fleury, en utilisant des liquides enflammés.Notre tir de barrage et le feu de notre infanterie ont arrêté net l’attaque et ont infligé des pertes sérieuses à l’adversaire.NOUVEAUX PROGRES DES TOMMIES Avec les armées anglaises, en France, 21, via Londres.— Les Anglais ont non seulement conservé tous les gains qu’ils ont faits dans leur attaque de samedi, ils ont remporté de plus un autre important v ______( _______ ___________________.succès.Ce matin, ils sont à moins de sï tü ’nerveux pas te meitre le con-500 verges de Martinpuich, par suite isej] à dos.” de la prise d’une tranchée qui les Le second échevin, qui se permit avait arrêtes, entre Pozières et High j ^es confidences, fut M.Joseph H.Wood.(C'est a cette avance au nord; Lorp-ngej% l’ancien représentant du de Bazentih-le-Petit que le bulletin quartier Centre.M.Loranger avait un biilet en souffrance de S500, qui était détenu par M.Emile Théberge, je propriétaire de l’hôtel Occidental.Il attendait la passation de l’affaire de la rue Drolet pour le solder, ou plutôt le faire solder par une personne intéressée dans l’expropriation de la rue Drolet.C’est avant le paiement, aux dires de M.Hébert, que M.Loranger rendit compte au témoin de ces faits, Il était néanmoins auparavant revenu souvent à la charge et semblait paraît-il, très soucieux au règlement de cette question, Quant aux motifs que les trois autres firent valoir, ils pouvaient, affirme M.Hébert, être considérés ____ ., , , , , , comme des raisons d’ordre public.Hrrr 0*rinnt,alesj ,lu Ils croyaient voir dans l’expropria-fleuve près de Glotta et Britof, dans ^on f]e ]a propriété Drolet le pre- Au témoignage de M.Hébert, la raison de cette signature sous ré-serve, qui n’était d’ailleurs pas un precedent dans J’histoire municipa-j ?îa w les objections personnelles de M.McDonald contre le projet.Ces objections trouvaient leur source, suivant le témoin, à l’opposition de son ancien collègue à toute expropriation municipale, i P°int> M.Hébert rappela les débats auxquels prit part M.McDonald au conseil municipal.C’était à la suite du refus de ce dernier de sanctionner le paiement de la propriété après avoir consenti l’achat.Le témoin explique le changement de front de son ancien collègue par la rupture du compromis auquel les deux commissaires en étaient un jour venus, sur la question du tramway.11 advint, en effet, suivant M.Hebert, que, à la suite d’un arrangement d’après lequel le témoin devait voter avec M.McDonald, sur la question du tramway, l’ancien candidat à la mairie ayant cru que M.Hebert avait manqué à sa paroje, lui, fit dire, par un M.McLaughlin’ quil serait dorénavant contre jui.C’est là, d’après M.Hébert, le motif du changement d’attitude de M.McDonald.L'INJONCTION LANGLOIS Passant ensuite à un autre d’ordre d’idées, M.Hébert commença l’analyse de la requête qui fut présentée, 1 etc dernier, par M.Rodrigue Langlois.En marge des allégations qu’elle contenait, le témoin déclare lo: que le prix stipulé, c’est-à-dire $4.25 du pied, n’était pas excessif; 2e: que l’expropriation du boulevard Saint-Joseph passa avant celle de la rue Drolet, à cause de la forte pression exercée, présume-t-il, sur les commissaires, par les personnes intéressées dans la première affaire et ».
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