Le devoir, 26 juin 1916, lundi 26 juin 1916
VOLUME VU—No 145 MONTREAL, LUNDI 26 JUIN 1916, DEUX SOUS LE NUMERO i > Abonnements par poète : edition quotidienne CANADA RT ETATS-UNIS UNION POSTALE SS.vO ss.oo Ê iition hebdomadaire CANADA $1.00 $1.50 82.00 ETATS-UNIS UNION POSTALE Rédaction et adminiètratioa : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: M*m 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! » 4 * % > * QUELQUES HEURES A HULL Une “retraite patriotique”.— Cinq réunions publiques pour les bourses paroissiales.— Le “sermon sur le péché”.— Pas de double conscience ! — La solidarité de race et notre devoir de tous les jours.— Le réveil national- — Les manifestations prochaines à Ottawa.Ottawa, 26.Les Canadiens-français de Hull célèbrent cette année de façon fort originale leur Saint-Jean-Baptiste.Ils font ce qu’un de leurs prêtres appelait hier une “retraite patriotique”, une retraite où la volonté générale d’éducation et de réfection nationale se combine du reste avec des préoccupations d’une utilité fort immédiate, car tout le profit des fêtes ira à l'oeuvre des Bourses paroissiales.Les Bourses paroissiales, c’est une oeuvre particulièrement chère au coeur du R.P.Guertin, l'un des dévoués curés de Hull.Elle a pour objet de permettre à un certain nombre de jeunes gens bien doués, qui n’en auraient pas autrement le moyen, de faire des études classiques.Elle se propose, comme l’Oeuvre des Etudiants de Sudbury, comme d’autres encore, d’aider “au recrutement des élites” canadiennes.Grâce aux Bourses paroissiales, quelques jeunes gens suivent déjà les cours de l’L'niversité d’Ottawa, mais le P.Guertin n’est pas homme à se contenter d’un premier succès.11 veut que l’t livre vive et se développe et il a fait cette année accepter aux diverses sociétés nationales un projet dont les chances de réalisation s’annoncent brillantes et fructueuses.Le plan était simple: chaque société organiserait, au Parc Royal, une soirée où parlerait un orateur de son choix et les bénéfices tomberaient uniformément dans les bourses paroissiales.La série s’est ouverte Samedi, avec une conférence de M.André Fauteux, qui a obtenu, me dit-on, un très beau succès; elle se continuait hier soir avec M.Henri Bourassa; elle devait se poursuivre demain avec M.Laurier, mais l'on vient d'annoncer que le médecin de l’ancien premier ministre lui interdit de parler en plein air d’ici quelque temps.A la soirée qui lui avait été réservée on jouera une pièce de circonstance, la Petite maîtresse d'é-co,e, basée sur les incidents d’Ottawa, et qui suscite, parait-il, beaucoup d’intérêt.Jeudi soir, ce sera le tour de M.Paul-Emile Lamarche et vendredi soir, celui de M.Armand Lavergne.» * # La réunion d’hier soir est l’une des plus4301165 que j’aie vues depuis longtemps, par l’affluence de la foule: six mille personnes assurément, me disent des gens qui connaissent la très grande salle où parlait l’orateur, et par l’extrême attention avec laquelle cette foule a suivi un discours d’une heure, compact, délibérément amputé de tout développement oratoire.Ce discours, le P.Guertin, poursuivant son idée de “retraite patriotique”, le qualifiait en souriant de “sermon sur le péché”.Il a consisté, en effet, dans une large mesure, en un examen de conscience national, dans la dénonciation de nos propres faiblesses et dans un appel à l’énergie, au courage et à la pratique intégrale de notre foi.C’est un caractère que ne soulignent guère les premiers comptes rendus anglais, et Je fait est assez significatif.L’orateur a particulièrement insisté sur l’un des thèmes qui lui sont familiers: Prouvons par les faits, par les actes de chaque jour, la transcendance de notre foi et la supériorité de notre civilisation ; ne nous laissons point gagner par le chancre de la double conscience; n’établissons point de cloison morale entre notre vie publique et notre vie privée.Catholiques dans notre vie privée, soyons-le pareillement et intégralement dans notre vie publique.Sur le terrain patriotique, il a également demandé que la ferveur patriotique se traduisit par des oeuvres, et des oeuvres de tous les jours.Nous affirmons les droits du français, disait-il, commençons par en exiger le respect dans toutes les sphères où nous pouvons exercer quelque influence.Exigeons du français dans les services de l’administration fédérale, exigeons du français dans le commerce, exigeons-le fermement, sans vaine malédiction à l'endroit des Anglais, et nous aurons bientôt étendu, et largement étendu, l’influence de notre langue, en même temps que nous aurons assuré à nos propres compatriotes une plus large part de la place qu’ils ont légitimement le droit d’occuper dans l’administration et le commerce de notre pays.Les Anglais sont essentiellement pratiques, ils encouragent par-dessus tout leurs institutions.Je les admire ; car si je combats l’Anglais qui veut prendre ce qui ne lui appartient point, j'admire profondément l’Anglais qui garde tout ce qui lui appartient et je dis à mes compatriotes: Allez et faites de même.(Détail caractéristique encore: le compte rendu de la Gazette ne mentionne point cet hommage à l’esprit de solidarité saxonne; il mentionne encore moins que le conseil qui le suivit était spécifiquement un conseil d'imitation).Incidemment, et parlant de l'organisation économique, il a rappelé l’exemple de l’Irlande et montré que si l’Irlande est aujourd’hui à se refaire une vie nouvelle, c’est par le réveil de sa vieille langue et par son organisation sur le terrain économique.Parlant à Hull, aux portes d’Ottawa, il a naturellement insisté avec une particulière énergie sur le devoir de la solidarité nationale, sur l’obligation rigoureuse qui nous incombe d’aider les minorités des provinces anglaises: dans leur intérêt certes, mais dans notre intérêt aussi et dans l’intérêt supérieur de la Confédération et de la souveraineté britannique.Aide positive, aide directe, par des souscriptions: souscriptions particulières, souscriptions des corps publics, et il a de nouveau, au milieu des acclamations, réclamé de la Législature de Québec une souscription d’au moins $50.000, rappelant le précédent de l’Université de Toronto et celui des souscriptions pour la guerre, rappelant que la minorité anglo-protestante, si généreusement traitée, devrait être la première à se réjouir d’une pareille proposition, il a montré qu’à raison de nos conditions géographiques et de la communauté de langue qui uni! Américains et Anglo-Canadiens, les provinces anglaises sont en train de devenir, non point le prolongement du Royaume-Uni, de ses moeurs et de ses habitudes, mais de simples répliques des Etats américains qui les avoisinent et que le suprême obstacle à l’américanisation du Canada, ce sont les groupes français — pourvu, naturellement, qu'ils gardent leur langue, leurs traditions, leurs moeurs.Et c’est pourquoi, a-t-il conclu, les gouvernants de l’Ontario et du Manitoba, par leur politique de dénationalisation, ne sont pas simplement des persécuteurs et des tyrans, mais bien les pires et les plus insidieux ennemis de l’unité nationale et de la souveraineté britannique au Canada.Ils seraient payes par le gouvernement de Washington pour préparer les conditions qui faciliteront l’américanisation intellectuelle, l'absorption économique, puis l’annexion politique du Canada par les Etats-Unis qu’ils ne s'y prendraient vraiment pas autrement.Et nous, en défendant notre langue, nous n’accomplissons pas seulement un devoirs envers nous-mêmes, mais encore le plus urgent, le plus grave des devoirs envers le Canada tout entier.Notre triple qualité de Canadien-français, de Canadien et de sujet britannique nous commande impérieusement cette lutte.Et l’orateur rappelle que le conflit de l'Ontario, celui du Manitoba ne sont point des incidents isolés, mais des manifestations d’un état d’esprit, d’intentions qui s’affirment depuis cent cinquante ans.La lutte continuera, dit-il, au milieu d’acclamations frénétiques, tant que Ton n’aura pas reconnu le droit des deux races à vivre librement leur vie sur notre sol.% * * # Je ne vous envoie naturellement, dans ce rapide compte rendu, que des têtes de chapitre et des indications générales, mais je tiens à insister sur l’extrême attention avec laquelle le discours a été écouté.Sans doute, On a fait à l’orateur une ovation à son entrée dans la salle, cette ovation 5’est répétée et prolongée lorsqu’il a pris la parole, certains passages du discours qui permettaient à la foule, d’exprimer ses sentiments profonds ont été vivement acclamés, mais la caractéristique de la réunion, c’est encore l’attention, et l’attention d’autant plus méritoire que le discours était très tassé, ne cédait à peu près rien à l’ornement extérieur.On me redisait hier soir à Hull ce que j'ai tant de fois entendu dire à Montréal samedi et le soir de la manifestation Landry r" Il y a quelque chose de nouveau dans le pays, nous assistons à un réveil de fierté nationale." A Hull, cette poussée de sève nationale, cela va de soi, a été accélérée par la proximité d’Ottawa, par la connaissance personnelle que les gens pouvaient prendre de la lutte scolaire.Mais il faut y reconnaître aussi la manifestation d'un état d’esprit qui se généralise.* * * Quelques nouvelles pour finir.La Saint-Jean-Baptiste sera l’occasion, dans toute cette région, de manifestations auxquelles on s’efforcera de donner le caractère le plus instructif, le plus pratique possible.A Ottawa, la fête est fixée au dimanche 2 juillet et elle aura lieu à Saint-Jean-Baptiste, paroisse des Dominicains, mais précédemment jeudi, il y aura une série de manifestations qui, pour affecter un caractère moins solennel, n’en seront pas moins extrêmement intéressantes.Ce sera la remise, dans les diverses écoles bilingues, des diplômes et des souvenirs attribués par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal aux professeurs et aux élèves.Pour cette circonstance, les écoles vides depuis des mois retrouveront leur population enfantine.Les maîtres recevront un exemplaire du livre de la Croix du Chemin et tous les élèves un diplôme élégamment dessiné, en deux couleurs, qui portera l’inscription suivante: ‘•Diplôme d’honneur offert par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal aux élèves des écoles bilingues d'Ottawa, pour le courage et la discipline dont ils ont fait preuve dans la lutte pour la défense du français.” La distribution sera faite conjointement par les membres de la Commission élue et les délégués de la Société Saint-Jean-Baptiste.Orner HER0UX.LA QUESTION FRANÇAISE La question de la langue française au Canada, ou ce que Ton pourrait appeler plus brièvement “la question canadienne”, ne cesse pas, depuis plusieurs années, de préoccuper de diverses façons tous ceux qui en sont spectateurs, de près ou de loin.Les Américains mêmes en suivent les phases diverses, avec un intérêt dont leurs giands journaux se font fréquenr-mcnl les interprètes.Au cours du récent débat devant le Parlement fédéral, il n’était pas un journaliste de langue anglaise qui n’eût reçu quelque demande d’information de ta .part des quotidiens de New-York, de Chicago, de Boston.Aussi n’avons-nous pas à être surpris de trouver aujourd’hui même, dans le dernier numéro du New-York Times toute une page de la partie litié'-arre de ce journal consacrée à notre question bilingue et à celle du recrutement.; Naturellement, le clergé est pris à partie, bien qu’en termes un peu voilés, et c’est à lui qu’on attribue la prétendue apathie des Canadiens-français à l’endroit de la guerre.Mais voyons plutôt les premières lignes du correspondant anonyme du New-York Times: “Si vous mentionnez, dans le Québec, le fait que cette province ne donne pas le maximum de son effort en ce qui concerne l’enrôlement de ses hommes pour la poursuite de la guerre en Europe, la conversation dérive tout de suite vers la lutte que poursuivent actuellement les Canadiens-français pour conserver leur langue dans l’Ontario.Les deux questions sont étroitement liées.La cause principale, paraît-il, de l’abstention de la province de Québec en général, c’est que les demandes de la race relatives à ses écoles lui ont été refusées par les cours d’Ontario, par la Législature d’Ontario et enfin par le Parlement fédéral d’Ottawa.Maintenant, la cause est rendue devant le Conseil Privé en An-glelerre, où les Canadiens-français espèrent gagner leur point et où les Canadiens-anglais eroient aussi que les Français gagneront, car le gouvernement britannique à Londres semble avoir contracté l'habitude d’accorder aux Français du Canada tout ce qu’ils demandent, surtout lorsqu'ils sont déterminés a se battre pour l’obtenir.Moralement parlant, ceux-ci sont déjà en rébellion, puisqu’ils refusent d’écouter l’appel aux armes du gouvernement d’Ottawa.” Quelle que soit la valeur de ce préambule, il est toujours intéressant d’y lire que les Canadiens des deux races sont d’accord, pour une fois que ça leur arrive, à croire que le Conseil privé rendra enfin justice aux Canadiens-français.Acceptons-en l’augure pour tromper les longueurs de l’attente.les mères canadiennes-françaises emmaillottent leurs bébés, le quidam américain expliquant grave** ment a son voisin que celui que nous avions devant nous, dans les bras d’une jeune compatriote, reposait d abord sur une planchette, à la façon des papooses des sauvagesses.IJ ne fut pas possible de détromper a-dessus l’intelligent groupe Yankee, il fallait que la mère serrât entre ses bras un bout de planche ou de madrier en même temps que les membres délicats de son petit enfant, et ils n’en voulurent pas démordre.On voit qu’il n’y avait pas à insister pour améliorer une mentalité de cette valeur.Elle est malheureusement partagée par le grand nombre, et l’article du New York I unes le prouve une fois de plus.Cependant, le correspondant de ce journal ne peut s'empêcher de rendre part iellement justice à la vérité.II a rencontré en voyage un membre éminent du clergé québécois, qui lui a exposé en peu die mots le fond meme de la question.“ Je ne sms pas prophète, lui a-t-il dit.mais il est facile die tirer des conclusions des faits patents.Nos jeunes gens se marnent jeunes et élèvent des familles nombreuse®, allant de dix.douze jusqu’à quinze et dix-huit enfants.Les Anglais de l’Ontario n’ont que un ou deux enfants par famille, vous voyez qu’il s’agit d'un simple calcul d’arithmétique.A ce point de vue, les Ontariens anglais sont pitres que les Français, et la guerre a démontré à la France quelle est la pénalité rigoureuse des petites familles.Qu'un fils ou deux soient tués, et la famille est détruite.” Ce rappel d’une vérité élémentaire arrive à son heure avec l’évocation que faisait, avant-hier, M.P.E.Lamarche des millions que nous serons dans un siècle, si la race continue à se multiplier selon les préceptes de l’Evangile.C'est là le cauchemar des onangistes et de tous ceux qui tâchent si brutalement à “ modifier” dans le sens de leurs intérêts ce qu’ils ne peuvent pas empêcher, c'est-à-diiire l'augmentat ion constante du chiffre de la population cana-dienne-franiçfaise.Ne pouvant supprimer l'enfant, ils le veulent angliciser.Le procédé est brutal, mais n’a rien qui doive nous étonner.11 n’aura guère servi, en fin die compte, qu’à amener, comme nous di« ’ un confrère anglais, “juste lie contraire de oe qufîl cherchait à atteindre ” ; CESt-à-dire qu’il fournira aux nôtres l’avertissement du danger, et les portera à resserrer les rangs pour combattre avec une vigueur renouvelée, tout en regardant en Haut, où est la justice et où s’élaborent les destinées glorieuses dies ipieuples de coeur, qui deviennent d’autant plus forts qu'ils oint été le plus durement persécutés.Ernest BILODEAU.BILLET DC SOIR.DIMANCHE D’ÉTÉ Ils ont des matins clairs et beaux, Un préjugé aussi très répandu dans les classes anglaises ignorantes — et elles sont nombreuses —-c’est que les prêtres empêchent les Canadiens - français d’apprendre l’anglais.Il nous revient à la mémoire la rencontre que nous avions faite en wagon, dans la région de Québec, d’un groupe de touristes américains cpii se dirigeaient vers le Saguenay après avoir visité l’exposition de Buffalo, dans Tété de 1901, par conséquent.Il s’y trouvait un rédacteur de magazine et un dessinateur d’illustrations, gens qui eussent dû être au moins mieux renseignés que le premier manoeuvre venu de leur pays.Pourtant, la chose la plus claire et la plus assurée qui se trouvât dans leur esprit c’était l’empêchement absolu que mettent nos prêtres à l’enseignement de l’anglais.Or.il nous fut inutile de leur apprendre, en un anglais assez courant, que nous ne l’avions pas appris nous-mêmes ailleurs que dans un établissement scolaire dirigé par le clergé canadien-français.L'evi-dencc ne suffisait pas à ces messieurs ; et comme pour en fournir une preuve d’un genre aussi nouveau que définitif, la discussion s'engagea ensuite sur la façon dont ouates de silence entre les appels des cloches.Les drapeaux, attendant le lever de la brise, caressent doucereusement la blancheur des nuits.Sans quitter le couvert des branches, les oiseaux s’ébrouent entre les feuilles naissantes.Puis le soleil ardent louche du bout des doigts toute cette tranquillité.C'est le signal attendu: la gent ailée secoue alors sur les pavés assagis la cascatelle éperdue des notes joyeuses.Des volets tournent sur leurs gonds avec un bruit sec.Les portes livrent passage à des habits noirs et à des chapeaux fleuris.Les rayons obliques allument, entre les mains blanches, l’or des paroissiens.Tout à l’heure, l'église bourdonnera la grand’messe, le clocher blanc épandra dans l’air recueilli l’émotion intense du Sanctus qui fera, jusque dans les fermes lointaines, agenouiller les vielles et bruire les rosaires! Ils ont des malins clairs et beaux, les dimanches d’été! M.SON PAYS.UN PROBLEME ANGOISSANT La guerre produit, en France, des transformations inattendues.La mobilisation a causé la raréflea-tion de la main-d’oeuvre déjà en grande demande, auparavant, puisqu’on employait, quand tous les hommes étaient au travail, 100,000 étrangers pour préparer ou pour faire la récolte.La guerre venue, il a fallu combler les vides énormes; car nous dit le correspondant parisien du “New-York Post”, retour d’un Voyage dans le Midi, le pays est comparable, à cause de sa laborieuse activité, à une ruche d’abeilles, où les abeilles ne seraient pas trop nombreuses, d’autant plus que lors de son entrée dans le contlit, l’Italie rappela tous ses sujets, constituant In majeure partie de la main-d’oeuvre étrangère de France.Il a fallu pourvoir à leur remplacement.Le correspondant du “Post” va nous apprendre à quel réservoir d’hommes on a puisé.“Il se trouve, dit-il, que dans la ruche de la France viennent de s’établir d’étrangers frelons qui, pourtant, lui appartenaient déjà.Comme je passais sur les quais (de Marseille), j’aperçus des escouades de débardeurs, bruns, minces, à nez en bec d’aigle, à Tair plus oriental encore que les gens qu’on a accoutumé de recontrer là.Répondant à mon interrogation, le membre de la Chambre de Commerce qui m’accompagnaient, dit: “Des Arabes”.Je les observai de plus près et me hasardai à deviner : “Des Kabyles, peiît-être”.“Pour la plupart, me répondit-il, mais nous appelons souvent Arabe tout natif d’Algérie”.Le correspondant aborde une longue dissertation ethnographique où il veut prouver que les Kabyles ne font que revenir à une terre, qui naguère fut leur.Ce sont, dit-il, des Berbères, cousins lointains des Liguriens, que les premiers navigateurs mecs trouvèrent à Marseille, et des Ibériens, que le pere d’Annibal, Ha-wikar Rare;:, trouva à Barcelone, quand il laissa, dit-on, son nom à cette ville.La reine Didon dut faire leur conquête, quand elle vint avec ses Phéniciens s’établir à Carthage.Ils peuvent fort bien être les üls de Japhet, tout en demeurant dans les tentes de Sem et les huttes de Caïn.Ils ont quelquefois les yeux blteus et un soupçon de blond dans la chevelure et “il n’y a pas de raison” pour qu’il ne prennent pas leur place dans la Vie française du oontiraemi.Le correspondant tient le langage d’un Américain dont la nationalité est faite d’une mosaïque de races.Il est vrai que le boa, après avoir absorbé sans distinction toute l’immigration qu’il pouvait happer, quelle fût asiatique ou .européenne, païenne, juive ou chrétienne, est entré dans la période de digestion.Les Etats-Unis éprouvent maintenant le besoin de ralentir le flot d’immigration, de s’assimiler les éléments divers, sans autre lien entre eux qu’une communauté d'intérêts, accidentelle peut-être.Ils édictent des lois plus sévères contre les étrangers, plus efficaces et mieux conçues surtout, comme le notait M.Pelletier, tout récemment encore.Mais on ne doit pas s’étonner que la colonisation kabyle ne répugne pas à un Américain qui a vu son pays engloutir une macédoine de nationalités, comme le nôtre est d’ailleurs en train de faire, avec un appétit aussi vorace, bien que, peut-être, son estomac soit moins robuste.Notre population anglo-française, constituant le fond de la nationalité, est moins nombreuse, en effet, et moins unie que ne l’était la colonie de la Nouvelle - Angleterre, qui a donné naissance à la grande république voisine.Nous verrons tantôt comment un Français juge cette situation, qui voit auire chose dans un immigrant que les deux bras qu’il apporte à l’industrie agricole ou manufacturière, qui voit son cerveau, ou, plutôt, son âme, ses traditions, tout le fonds d’hérédité qui fait qu’une race reste semblable à elle-même à travers les siècles.Il y a actuellement cinq mille Kabyles en France, note le correspondant du Post.Ils travaillent bien et le salaire de trente dollars par mois qu’ils touchent est pour eux une fortune.On les a placés en grand nombre dans la Beauce, riche pays agricole.On annonce qu’il y en aura dix fois autant cette année, cinquante mille, par conséquent.Dans un article publié dans le Gaulois, il y a quelque temps, M.René Bazin, le romancier qui connaît le mieux la campagne française et a prêché avec une éloquence poignante le retour à la terre et le culte des traditions, écrit avoir vu, comme le journaliste américain, l’immigration africaine du sud et du centre de la France.Il a vu aussi l’immigration asiatique plus inquiétante encore.On a écrit, dit-ii.des dissertations savantes pour démontrer que nous pouvions trouver, aux extrémités de la terre, ce qui manque chez nous : des bras pour Tusi-ne, des bras pour la charrue.“J’ai peur qu'on ait oublié quelque chose.Il n’y a pas que des bras : il y a des âmes.” Mais citons plutôt le passage au complet ; “Si vous reconnaissez la nécessité d'amener en France et de répandre dans nos villes et dans nos campagnes des étrangers, — et comment ne pas le reconnaître ?— pourquoi chercher ceux-là qui, de toute manière.sont le plus loin de nous ?Par des hérédités millénaires, ils sont séparés de nous.Leur langue, leurs coutumes, leur histoire, leur politique, leur littérature, rien ne les désigne à nous comprendre, rien ne les a préparés.Je n'ai point de prévention contre ces Marocains ou ces Asiatiques, et j'ai souvent parlé d’eux, avec des amis, voyageurs ou missionnaires, qui les aimaient.Je sais, notament, le grand cas qu’il faut faire du Chinois : mais je le fais en Chine.Ils ne sont pas de la famille, pas même cousins au degré successible.Or.la question posée, et qui semble n’ètre, d’abord, et pour certaines gens, qu’une question de main-d’oeuvre, est avant tout une question de famille.Faut-il préférer les gendres et les brus des douars sauvages du Touat ou de TAdrar, quand nous pouvons en choisir d’autres ?Peut-on imaginer, sans frémir.que les enfants des belles filles d'Arles, ou des Basquaises, auront un jour les yeux bridés ?On protè-! ge les paysages, du moins les lois en parlent : mais la race, y pense-t-on?C’est nous-mêmes, c’est le coeur, c’est l’esprit, c'est tout l’avenir en germe et la première richesse de France.“ Nous sommes environnés de peu-pies m'iieux qualifiés pour prétendre au mariage français.Espagnols, Portugais, Italiens, Irlandais, émigraient en grand nombre, avant la guerre.Il est probable que le courant d’émlgrtation, peu de temps après Ja paix, reprendra.Nous raturerons a nous.La Pologne, qui avait commeincé di?nous envoyer des moissonneurs, libérés, je Tes-père, et de ses trois tronçons ne for-imant qu’un seul corps, nous prêtera ses innombrables theories d’hommes solides., graves, si proches de nous ipiai beaucoup rte leurs qualités et par plusieurs rte leurs defauts.Elle 'nous en donnera même, qui feront .souche dans nos villages, et dont les lilis et petits-fils seront à peine reconnaissables, parmi les enfants de notre rlaee.“ Restons antre Européens, restons entre chrétiens, puisque nous pouvons appeler à nous ceux qui nous ressemblent.Cherchons les assimilables.Et avant toute chose, ré-tebl Lsons li famille française.Elle a été, elle doit redevenir l'une des plus fécondés du monde.Honorée comme elle devrait Têtre, mieux aidée par les lois; protégée contre Tal-eoo 1, contre la débauche, contre les doctrines meurtri ères de la limitation, elle résoudrait à elle seule, en vingt ans, le problème inquiétant du travail.”’ Voilà comment un penseur s’in-qutète die Phnm.iigrtafi.on étrangère en France ; et pourtant, il n’est pas à craindre, qu'uine population de 40,000,000 perde jamais' son caractère ; quelle que soit lia sorte de colons quelle reçoive, les autochtones garderont toujours le dessus, resteront toujours les «ssimilateurs.L n’en va pas de même chez nous où nos concitoyens anglais risquent de devenir un jour ou l’autre des assimilés.Autre différence essentielle : en France, le jour où Ton ie voudra, il suflira d’édicter une loi contre l’immigration pour l'enrayer complètement ou, ce qui vaudrait mieux, pour la diriger dans lie sens où elle peut être utile et désirable.La France est un pays souverain.Chez nous la même chose est-elle possible ?Nous avons voulu arrêter L'iimmigration nippone.(M.Bazin s’ieffiraie des alluvions annamites qui sont die la même nature.) Il neutre pas dans le cadre de cet article de juger la qualité dé cette colonisation, mads la trouverions-nous indésirable, — puisque le mot est devenu français, — qu’y pourrions-nous ?Pour obéir au gouvernement impérial, notre parlement, qui n’avait pas le droit de désavouer une loi des Chambres ontariennes opprimant la race qui a fondé ce pays, désavouait la loli die la Colombie anglaise.L’immigration indoue est prohibée.Le sera-t-elle longtemps après la guerre, si le gouvernement impérial ’nous requiert d'e Jever cette .interdiction pour reconnaître les services rendus par l'Inde à l’Empire et pour ajouter à ceux que nous aurons rendus, que fera le parlement ?Louis DUPIRE.— - BLOC - NOTES La vie chère L'Economist de Londres dit que la vie coûte aujourd’hui près de 1(HI pour cent plus cher en Angleterre que pendant la période 1901-1905, et que la moitié de cette hausse date des derniers douze mois.Ici, si J’on prend le chiffre 100 pour représenter le coût moyen de la vie, de 1890 à 1000, on voit qu'il est aujourd'hui de 180 ; en août 1014, alors qu’éclata la guerre, il était de 130 seulement.Voilà qui doit nous faire réfléchir sur ce qu'il est dans les pays belligérants ou chez les neutres voisins du territoire où se battent les nations.Le recrutement Les provinces anglo-canadiennes veulent un régime d’enrégistrement similiaire au plan Derby, disait il y a quelques heures le président de la Canadian National Service League, de Toronto, à un journal de Montréal.Il croit que le gouvernement fédéral y viendra bientôt, dût-il ignorer le Québec et le laisser de côté, dans sa nouvelle campagne de recrutement.Le gouvernement devra prendre la responsabilité de ses décisions.Il a promis intempestivement 500,000 soldats à Londres, sans consulter qui que ce soit, pas même le parlement.Il s’est engagé dans cette guerre-ci, il nous y a engagés sans demander non plus l’avis des électeurs, et il a confié à un homme qui n’a guère la confiance du public, te général Hughes, le soin de trouver les soldats qu'il lui faut.On a même parlé de mettre le pays en banqueroute, pour le salut de TEmpire.Ce sont là toutes exagérations qui ont pu emporter les provinces anglaises, mais devant lesquelles le Québec reste froid.Si l’on eût commencé, au début de la guerre, par mieux assurer le sort des minorités, au Canada, la situation ne serait peut-être pas ce qu’elle est actuellement.La faute n’en est pas à nous, qui réclamons nos droits et un traitement équitable, mais à ceux qui veulent faire de nous une race inférieure.Et toutes les injures de la presse ontarienne à notre endroit ne sont pas pour améliorer la situation.Elles vont même augmenter, si Ton en croit les apparences.Croit-on que c’est là la bonne manière d’amener les gens du Québec à s’enrégimenter ?Un mort Le® journaux ont annoncé, 11 y «.quelques jours, la mort soudaine ds M.C.C.James, commissaire de Ta-griculture à Ottawa.M.James était, disent ceux qui l’ont ecinnu, un fonctionmaire die premier rang, et dont la tâche, surtout depuis He début de ta guerre, a été des plus lourdes.Il avait travaillé sans relâche à poursuivre la campagne du ministère die l’Agriculture et oellc du miniistène des Flnlamces, désireux d'obtenir du Canada um rendement agricole plus considérable que ja-nia.ls, pendant la guerre.Oe fonctionnaire disparu, avait fort eontirii-bué aussi, précédemment, à assurer le succès et le développement normal de ^agriculture dans l’Ontario.M.Gigaui'it, d'amis lie Québec, avant * rempli une tâche analogue ; et tous deux laisseront des regrets parmi la classe qiu a eu lie plus de relations avec eux, comme (aussi chez leurs collègues.Prochain gouverneur 11 est décidé que le duc de Connaught; abandonmera son poste au Canada, .pour 'rentrer en Grande-Bretagne, dès l’automne prochain.On se rappeilie qui! devait s'embarquer en 1914.Lifts événements Ten eut ensuite empêché, quoique son successeur fût déjà prêt à prendre son poste, dès juin 1914.Le duc de Teck, frère de La reine Mairie, nommé pour remplacer ici !’oncle de notre souverain, vient mamtemant de demander à rester à son poste dans Tannée.Il va donc falloir que Londres choisisse un nouveau vice-roi.Or.a parlé déjà de lord Curzon', de lord Milner, de bien d’autres, et même du prince de Galles.La jeunesse de celui-ci, — il ne vient que d’avoir vingt-deux ans, — et sa présence parmi les troupes de Grande-Bretagne empêcheront probablement qu’il ne soit choisi.Et Ton ne pourra donner comme successeur au duc de Connaught, homme âgé, expérimenté, miilîtaire de note, dont les conseils ont eu souvent, parait-il, entre autres résultats celui d’empêcher le nui n i stère B orden1 de commettre des bévues où Taurait guidé le générù! Hughes, qu’un homme également rompu à la science du gouvernement.Car si, au point de vue constitution nei, ie gouverne urge nér a 1 du Canada ne gouverne guère, H est certain qu'il est une I puissance, dans les véritables corv- • sells de l’Etat, itil a du tact, du doigté et de l’expérience.Aussi, à la période critique où nous vivons et à celle pendant laquelle nous 11-quiderons notre situation, la guerre close, faut-ii ici quelqu’un qui ne porte pas seulement un beau nom.Prisonniers irlandais Il y a à l’heure présente, en Angleterre, 1,614 Irlandais, internés •sous soupçon d’avoir pris part aux récents incidents du Dublin ; les troupes ont arrêté et déporté la plupart d- ces gens sans leur avoir d’abord fait de procès.Leurs parents n’ont souvent pas été prévenus de ces arrestations et de ces déportations.Quand Berlin faisait •déporter en Allemagne des centai-nc'.s mî des milliers de Belges, arrêtés après la violation de la neutralité belge, la presse anglaise ne s'est pas fait faute, — et avec raison — de protester contre la façon sommaire dont les soldats allemands et les autorités teutonnes agissaient à l’endroit des malheureux Belges.Il ne semble pas que la façon de procéder du général Maxwell et d« certains de ses subalternes diffère beaucoup, en certains cas, de celle des généraux et des officiers teutons en Belgique.Il y a un mois et plus que ces 1,614 déporté*; irlandais attendent qu’on lire leur situation au net et qu’on établisse s’ils sont ou non coupa7 blés d’avoir pris part au soulèvement de Pâques à Dublin.Ne serai i-il pas temps qu’on rapatriât chez eux ceux qu’on a arrêtés sur de simples soupçons, et dont le député Dillon a justemenl dénoncé la déportation?Ou a-t-on résolu de les garder comme otages?Quinze cents Depuis samedi matin, le ministère de la Milice a publié tes noms de 1,500 Canadiens mis hors de combat, au front, en Flandre.Ces listes sont les plus chargés, à date.Depuis le 1 juin, voilà 8,000 hommes de nos troupes écartés du champ de bataille.Et la grande poussée dont on parte tant n’est pas encore commencée.Il est donc facile de prévoir ce qu’elle devra nous coûter, comme à tous les autres belligérants, du reste.On s’en aperçoit si bien que déjà Ton parle de ne plus publier bientôt la liste des pertes subies par nos corps d’armees, parce que cela, dit-on, nuit au recrutement.On ne peut pas dire, dans les milieux où on l’affirme, que ceux que cela empêcherait de s’enrégimenter l’auraient fait autrement et par simple patriotisme.G.P.v IjE DEVOiR, iViOiMhEAL, LliiSm 2ti Jüli> lyiti VOL.VIL — No 148 LETTRES AU j “DEVOIR” } LA CELEBRATION DE LA FETE-DIEU Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications ac-cOmpap'nées d'une lettre signée, avec adresse authen i^ue.Les correspondants anonymes s'éloigneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte De grandioses manifestations religieuses se sont déroulées hier par toute la ville.— La procession à Notre-Dame.de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.L'ALBERTA APRES LA GUERRE Ouelletieinlle, Alberta, il juin 1!)16.Monsieur le rédacteur du Devoir, Me permettez-vous de parler par la voix de voire journal à ceux de vos lecteurs Qui s'intéressent à l'Ouest canadien et spécialement au sud de l’Alberta, le progrès du soleil?Beaucoup de choses ont été dites au sujet de cette partie de l'Alberta; mais pour ce Qui concerne Ouelletteville, personne n'en souffle mot.Pourtant, les résultats de 1915 méritent d’etre mentionnés.Le rendement en blé a été de (55 minois à l’dcre, et cela aussi bien sur les grandes gue sur tes petites fermes.Les perspectives de 191(> sont aussi bonnes.Les chiffres sont suffisants pour encourager ceux qui ont un certain capital à venir voir cela ou à écrire an C.P.IL, ici, à Calgary, pour renseignements.Je ne m’adresse pits seulement à ceux qui ont un capital, mais spécialement à ceux qui, n’ayant pas assez d'argent pour s'établir sur une terre, ont quand même le goût de la culture.C’est à ceux-ci que je veux dire aujourd'hui : Espérez, on pense à vous; puisque l’on ne peut pas vous offrir une situation d une complète indépendance, on vous en offrira une d'une demi-indépendance, ce qui est déjà splendide, étant donné que vous serez sur tes lieux vivant déjà de votre culture la plus grande partie de l’année.Je ne suis pas dans le Secret des dieux, je ne puis pas en dire pins que j'en connais, mais voici ce que je veux vous dire avant de terminer : Tenez-vous prêts pour après la guerre, économisez le plus possible, je vous reparlerai de la chose.Si cette lettre ne vous intéresse pas, ne lu détruisez pas mais passez-la à un ami.Je ne pourrais dire quand il me sera donné de vous renseigner plus complètement.Si vous ne donnez pas de suite à cette lettre sur le Devoir, je vous conseille d’écrire au C.P.H., à Calgary.Faites-vous tenir au courant, écrivez en français, ne vous gênez pas, expliquez franchement votre position : on >ons répondra, franchement aussi.Voire tout dévoué, Damien BIENVENU.-9- FAITS - MONTREAL FILLETTE ECRASEE PAR UN TRAMWAY UNE ENFANT DE CINQ ANS EST FRAPPEE A MORT, RUE SAINT- DENIS.Un nouvel accident de tramway sVsi produit samedi aprés-anidi, a_or ([ne le iramway ponant le No 771 lin circuit S.-Denis, renversa et écrasa à mort une fillette de cinq ans, Hélène Bourdon.La malheureuse enfant se trouva prise v us les roues et en .si mauvaise posi-Uon qu'il fallut soulever Je tram à Paide de vérins.On dirigea la petite blessée en loüie hâte vers l’Hôtel-Dicu.ou elle est morte peu après son arrivée.La fillette demeurait chez ses parents, au No 930 rue S.-Denis.Le tram était conduit par le gardemoteur Léon Ménard.LA MAIN ARRACHEE L’explosion d'nne fusée a été cause que Leonardo Torri, 32 ans, domicilié au No 2070, rue Chabot, a perdu la majeure panic de la maia gauche hier après-midi, en faisant des expériences chez lui.Lorsque la fusée explosa, Torri eut Jrois doigts et le pouce emportés.Le blessé est à l’hôpital Vied pria.EMPOISONNE Souffrant d’empoisonnement, après avoir bu de l’alcool de bois, Alphonse Hasten, 43 ans, 175 rue AV.1-fe, a été transporté à l’hôpital Général.samedi soir.La prompte intervention des médecins sauva le malade que Ton :onsidérait d’abord en danger.La victime a dit avoir pris le ?oison au lieu d'un remède.L'incertitude de la température n’a |i«s empêché hier après-midi, notre poulation catholique de donner à la célébration de la Fête-Dieu le caractère de piété publkpie et de foi extérieure qu’elle revêt tous les ans.Dans toutes les paroisses de la banlieue, des foules quii, pour être moins nombreuses (pie les années passées, m’en étaient pas moins recueillies, se sont rendues dans leurs églises respectives et ont célébré avec, éclat la fête de Jésus-Hostie, par de magnitiques processions et de splenldiüdes manifestationtsi religietW ses.A NOTRE-DAME Le dédié de Notre-Dame était le plus remarquable et lés magnifiques décorations qu’avaient revêtues, tout le long du parcours, les maisons^ donnaient à la fête un cachet de foi religieuse qui concordait on ne peut mieux avec les manifestations de la vei Me.L’Uniiversiité Laval était le point de ralliement k ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427 ST-DENIS, MONTREAL.Heures de bureau : 10 à li a.m., 2 à 4 p.m.» 7 à 8 p.m.Téléphone Est 2610., __ GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, danse de St-Guy, hystérie, alcoolomanie par traitement rationnel.Dr EDGAR TURGEON, 410A Parc Lafontain* Saint-Louis 7607 DENTISTES Domicile : Eat 1389.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tü.Main 213.— Bureau 53 97 rue S.-Jacques Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tel.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT *7, rue S.-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.S.-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal Tel.Main 888.Résidence : 1877 S.-Catherine Est.J.-W.BOIS JOLI NOTAIRE Prêt, d’argent, règlement de «ucces.ion, etc.54 NOTRE-DAME EST, MONTREAL.Main 7691.J.-EMERY CODERRE SEC.TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence Etude 28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est Montréal-Est Tél.(résidence) Pte-aux-Trembles 29; (étude) Pte-*ux*Trembles^7-4h^^^^ LE NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent à prêter, montants $1,000.00 è $5,000.00, 1ère hypothèque.Règlement de succession 99, RUE S.-JACQUES.Tél.Main 6852.Rés.: 508 Fullum.Las.637.__ J.-H.-H.-LIPPÉ NOTAIRE Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autre foie de S.~Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne Tél.S.-Louis 3943 Les DENTISTES GENDREAU ont transporté leurs bureaux au No 543 rue S.-Denis, angle Cherrier.(Autrefois rue S.- j Laurent.) Tél.Est 2916.Dr HONORE THIBAULf L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN - DENTISTE 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.S.-LOUIS, 6098 INGENIEURS CIVILS HURfuBISÉ et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS.GEOMETRES EDIFICE BANQUE WATItzNALB 99 roe Saint-Iacqaea.TELEPHONES : Bureau : Main 761t.Residence : tél.Rockland 205J.ISO RUE S.-JACQUES.MONTREAL.Tél.Main 45JI._________Bureau 411.Bureau : Main 2431 J.-A.NADEAU Notaire de DUFREaSNE et NADEAU Immeuble “Versailles” 90.RUE S.-JACQUES MONTREAL ?T.-AI.KX.O’GIÆMAN NOTAIRE 90 S.-JACQUES, MAIN 2663 Prêts sur propriété de ville et terre près Montréal PROUL.X et PROULX NOTAIRES 99.RUE ST-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W.J.Proulx, L.L.B.Jos.Proulx, L.L.L.bureau du soir : bureau du soir : 283 Ave.FAplanadc Ahuntsic Tél.St-Louis 1760 Tél.St-Lou4s 5350 RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléiphone Bell, Main 3869.Chambre 604, Edifice Shnughnessy.137 rue McGill.Montréal.J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul.Rés.109 Ouest, Lagauclietlère.Main 3174» Main 929.Résidence 1650 RUE S.-DENTS, Tél.S.-Lonis 4876.ADOLPHE DA VELU! 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JACQUES TKLFJPHONK MAIN HT-* H MONTRE A ^V OL.VIL — No 148 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 JUIN 1916 ETATS-UNIS LA PAROLE A CARRANZA LE GOUVERNEMENT AMERICAIN DEMANDE AU PRESIDENT DU MEXIQUE DE LUI FAIRE CONNAITRE SES INTENTIONS P VR VOIE DIPLOMATIQUE ORDINAIRE.FRANCE Washington, 26.— Le secrétaire k d’Etat, M.Lansing, a envoyé à ~ Mexique, un a note demandant la mise en libe'té immédiate des soldats américains faits prisonniers à Car-rizal, et contenant la ferme déclaration que les Etats-Unis espèrent avoir dans un court délai l’exposé des intentions du gouvernemeni de Carranza.La note révèle que le secrétariat d'Eilat a reçu hier une communication du gouvernement “de facto”, déclarant que rengagement de Car-rjzai était la conséquence directe des ordres d’attaques les soldats uméric.in., se dirigeant vers une autre direction que la frontière.Ces ordres ont été transmis personnellement -par le général Carranza au général Trevino, et ce dernier Its a communiqués au général Pershing.En réponse, le secrétaire Lansing demande que le gouvernement ‘•de facto” transmette une déelara-, lion définiiive “sur ce qu’il entend W faire” par voie diplomatique ordinaire et non par “des officiers subalternes.” Le général Carranza est requis de se prononcer ouvertement, car il est dit dans la communication de M.Lansing que la force répondra à la force.Apparemment, néanmoins, le gouvernement de Washington est déterminé à faire en sorte que le gouver-netnent “de facto” assume la responsabilité des événements devant l’univers, si la gwerre éclate.La note ainsi que la situation militaire des Etats-Unis ont été discutées à la Maison Blanche par le président Wilson et M.Stone, président du comité des relations étrangères au Sénat, par 'e sénateur Lodge, représentant républicain, et M.Flood, président du comité des affaires étrangères à la Chambre.M.Cooper, représentant de la minorité dans te comité de la Chambre, est hors de la ville.Après la conférence, qui dura plus d'une heure, le sénateur Stone " dit que la situation était “extrêmement aiguë.” Voici le texte de la note envoyée au gouvernement “de facto”, aujourd'hui, par l’entremise de James Lynn Rodgers, représentant spécial américain, à Mexico : “M.Arredondo a donné hier à son gouvernement la communication suivante : “J’ai reçu instruction de mon gouvernement d'informer votre excellence, au sujet de l’incident de Carrizal, que le chef de l’exécutif, par l’intermédiaire du département de la guerre mexicain, a donné 1 ordre au généra! Jacinto B.Trevino, de ne pas permettre aux troupes américaines du général Pershing, d’avancer plus au sud, ni de bouger soit vers l'est ou l’ouest des positions qu'elles détiennent actuellement, et de s opposer à ioute avance américaine en territoire mexi-¦(, cain.Ces ordres furent mis à la connaissance du.général Pershing par le général Trevino, et le premier en accusa réception le 22 courant.Comme votre Excellence le sail, un détachement américain s’est avancé vers l’est, très loin de sa base, malgré les ordres ci-dessus, el a été atlaqué par les troupes mexicaines, à Carrizal, dans l’Etat de Chihuahua.Comme conséquence de cette rencontre, plusieurs hem-mes ont été blessés des deux côt,s et 17 Américains ont été faits prisonniers.” "Vous êtes par la présente informée de remettre au ministère des relations étrangères dans le gouver-nement “de facto”, ce qui suit : Le gouvernement des Etats-Unis ne peut donner qu’une interpréta-tion à la note envoyée au secrétaire d Etat des Etats-Unis, le 21 juin, par Al.Arredondo, suivant les instructions de son gouvernement, à sa-% voir : qu’il y a là un aveu formel d intentions hostiles délibérées contre les troupes des Etats-Unis au Mexique et de l’intention de les attaquer sans provocation si elles abandonnent leurs positions actuelles conformément aux ordres reçus, bien que ces ordres ne comportent aucune intention hostile à l’égard du gouvernement et du peuple mexicains, mais au contraire ont pour but d’aider ce gouvernement à se protéger ainsi que le territoire et le peuple américains contre une bande de maraudeurs rebelles et irresponsables."En conséquence, j'ai reçu instruction de mon gouvernement de demander la mise en liberté immédiate des prisonniers faits lors de l’engagement de Carrizal et de vous informer que le gouvernement des Etats-Unis attend une réponse prochaine de votre gouvernement pour prendre une décision, et qu’il espère que cette déclaration sera faite >par les voies diplomatiques ordinaires et non par l’intermédiaire de commandants militaires subordonnés.”' Le sénateur Stone dit qu’il vaut mieux attendre un rapport exact du général Pershing avant d’entreprendre quoi que ce soit.Le département do la guerre fait tous les efforts possibles pour activer la mobilisation de la garde nationale.Le sénateur Stone a été très catégorique pour ce qui est de demander la libération immédiate des prisonniers.“1! nous faut ces hommes,” a-t-il déclaré solennellement.Il n'a pas fait d’effort pour dissimuler qu’à son sens c’est virtuellement la guerre.Fait caractéristique, à la conférence, on n'a pas parlé de la possibilité de médiation.M.Lan-1 sing a rapporté qu'il va livrer à !a publicité une importante déclaration ce malin.On a convoqué une réunion des membres républicains et démocrates des commissions des relations étrangères, à la Chambre basse et au Sénat, et il semble en-t, lendu qu'on n oris en considération ^ ! opportunité de Convoquer une réu-nioi des deux chambres du Congrès pour que le président fasse devant PROGRES A THIAUMONT LES POILUS REPRENNENT LES TRANCHEES PERDUES AU NORD-EST DE VERDUN ET AVANCENT DANS LE VILLAGE DE FLEURY.— DUELS D’ARTIL LERIE SUR LA MEUSE.RUSSIE Londres, 26.— Dans le cours de leurs attaques de samedi soir, les Français ont repris aux Allemands des tranchées qu’ils avaient enlevées à l’ouest de Thiaumont et une redoute au nord-est de Verdun.Ils ont également gagné du terrain dans le village de Fleury, par une lutte à la grenade.Sur la rive gauche de la Meuse, ils ont arrêté une attaque de l’ennemi contre la colline du Mort-Homme.Hier, il n’y a pas eu de combat d’infanterie dans la région de Verdun, mais le bombardement s’est continué sans répit de part et d’autre sur les deux rives de la Meuse.Pendant la nuit du 24 au 25 juin, les avions allemands ont lancé des bombes sur Luneville, Bacaratt et S.-Dié, causant des dégâts sans importance et blessant quelques enfants à S.-Dié.Suivant le bulletin officiel anglais d’hier soir, l’artillerie anglaise a continué à manifester beaucoup d’activité sur toute la longueur du front, et des combats d’artillerie se sont engagés à plusieurs endroits, les plus violents ayant eu lieu dans les environs de Neuville S.-Vaast, au sud de Wailly, et au nord du chemin Ypres-Menin.Au nord-ouest de Loos, les Anglais ont repoussé un coup de main, et au nord de la rivière Douve ils ont également rejeté en arrière un détachement qui tentait de couper les fils de fer.Le bulletin de samedi signale aussi une recrudescence de l’activité de l’artillerie.Les machines ennemies se sont encore montrées actives.Les Anglais ont repoussé 6 avions qui opéraient une reconnaissance.Pendant la nuit, les Teutons ont canon-né de façon intermittente les tranchées dans les environs de Givenchy et à l’ouest de Messines.POUR DEFENDRE LA FRANCE A L’ETRANGER Paris, 26.— La.Chambre des députés a voté samsdi soir, 25 millions de francs, un fonds secret destiné au ministère des affaires élran-gères.M.Ribot.ministre des Finances, a expliqué que cetite somme est nécessaire pour défendre ia France à l’éirahger cont’e une campagne de calomnies.Le bill du gouvernement touchant les crédits pour fins militaires a soulevé un débat animé au parlement.Le député socialiste Brizon, s’opposant au vente de (es douzièmes, a réclamé une suspension d’anmes immédiate et a dénoncé le récent discours prononcé par M.Poincaré à Nancy.Le nr’si-den; de la Chambre.M.Deschanel, a déclaré: “Ni la Chambre, ni un Français, consentiraient à un armistice immédiat et à une paix qui signifierait que nous renonçons à nos droits, après maintes violations de la justice.” I)es protestations et des cris de “honte" s’élevant de di verses parties de la Chambre ont accueilli les déclarations de Brizon.LA BUKOVINE EST CONQUISE LES MOSCOVITES S’ASSURENT LA POSSESSION DE TOUTE CETTE PROVINCE PAR LA CAPTURE DE DEUX VILLES IMPORTANTES.— L’ENNEMI RETRAITE VERS LES CARPATHES.L’ACTION MARITIME COULES DANS LE DETROIT D’OTRANTE UN CROISEUR ITALIEN ET UN TORPILLEUR FRANÇAIS COULENT, VICTIMES D’UN SOUS-MARIN.Paris, 25.— Le ministère de la Marine mande que le croiseur auxiliaire italien, le “Citta di Messina”, et le torpilleur français “Fourche”, ont été torpillés dans le détroit d’O-trante.Le Citta di Messina, qui était escorté par la “Fourche” a été la première viciime du sous-marin.Quand la “Fourche" se porta à l’attaque, le sous-marin avait déjà disparu.Peu de temps après, le torpilleur français était coulé à son tour.Presque tout l’équipage a été sauvé.La “Fourche” a été construite en 1910 et portait un équipage de 81 hommes.Elle était de 246 pieds de long et avait un tonnage de 734 tonnes.Elle faisait près de 34 noeuds à l’heure.Quant au “Citta di Mesina”, c’était un vaisseau d’un tonnage de 3,500 tonnes.Construit, lui aussi en 1910, il portait deux canons de 12 centimètres chacun et six canons à tir rapide de 7.6 centimètres.Avant la guerre, le “Citta di Messina” était un navire de commerce qui faisait partie de la réserve navale italienne.* * * Londres, 25.— Le Lloyd annonce que le vaisseau français, le “Héraut” a été coulé : 5 officiers et 30 hommes ont pu échapper au naufrage.Il en est de même du vaisseau italien, le “Saturinna Fanny”, d’un tonnage de 1,568 tonnes.Des deux vaiseaux français du nom de “Hérault”, il en est un de 109 tonnes, et un autre de 2,998.Le premier est probablement le navire en question.Le fail es! que l’on n’en avait guère entendu parler depuis quelque temps.Le “Saturinna Fanny” s’était récemment rapporté à Genes.elle une déclaration.A une heure avancée, hier soir, on a reçu un rapport à Washington disant que.selon des radiotélégram-mes, les troupes du générai Pershing et les troupes mexicaines sont aux prises.Ce rapport n’est pas cohfir nié.Petrograd, 26.— Les Russes ont conquis toute la Bukovine et les Austro-Hongrois se retirent vers les défilés des Carpathes.Voilà ce qu’annonce le bulletin officiel.Le 23 juin au soir, après un engagement intense, la ville de Kimpolung, dans le sud de la Bukovine.est tombée entre les mains des Moscovites qui y ont capturé 60 officiers, 2,000 soldats et 7 mitrailleuses.La prise de Kimpolung et de Kuty-Wisnitz assure aux assaillants la possession de toute la province.Les Autrichiens se sont repliés entre Kimpolung et ,Io-kobeny.Au nord-ouest ils ont évacué les hauteurs situées au sud de Betrometti et d’Uiznic.Le long du Pruth, dans le cours de leur ruée sur Kolomea, les Busses ont pris Willischoff et Toulonoff.Les Autrichiens ont éprouvé de grandes pertes du fait des prisonniers ei du -butin tombés, entre les mains des Moscovites.En Volynie, le ministère de la guerre signale la capture d’une redoute dans le voisinage de Czarto-rysk, le rejet d'attaques au sud-ouest de Lutsk et une avance au nord de Bndziviloff, tandis que Berlin rapporte que les Allemands ont enrayé les attaques des Busses à l'est de Vladimir-Volynski, et à l'ouest de Dubno.LE SAILLANT DE LUTSK EST ENTAME Londres, 26.— Suivant les dernières dépêches de Petrograd, la plus grande bataille de la série de combats qui ont lieu sur le front russe se développe dans la région de Lutsk.Les nouveaux noms qui figurent dans le communiqué officiel semblent indiquer que les Teutons ont légèrement entamé ce saillant.L’embranchement rte Kovel constitue la clef de toute la situation, et les ennemis font des efforts gigantesques pour conserver cette position vitale.Us y niassent toutes les troupes disponibles pour enrayer la ruée des Moscovites.Sur le chemin qui passe par Svidniki, les soldats du tsar sont à moins de 23 milles de l’embranchement, mais les Allemands les contiennent là depuis 10 jours.Les dernières cartes des opérations militaires indiquent que les Russes ne sont plus à Lokatchi.les Teutons les ayant rejetés en arrière de 3 à 6 milles sur les deux bords du chemin menant à Vladimir-Volynski.Selon des rapports encore plus récents, les Russes ont repris une partie du terrain cédé.En 3 semaines, en Bukovine, le général Letchitzky a fait irruption à travers des positions fortifiées à l’instar du front français, a fait 40,-000 prisonniers et ajouté 4,000 milles carrés aux territoires que possède la Russie.Son armée victorieuse se bat dans deux directions principales.D’abord, dans l’extrême sud elle remonte la vallée qui conduit au défilé de Kirlibaba, dans les Carpathes, et puis, par delà les Carpathes, en Transylvanie; en second lieu, au nord-ouest, elle lutte pour s’emparer de Kolomea, un important embranchement.On mande au “Daily Chronicle”: “Les Allemands continuent à amener des renforts du front français et les Autrichiens du front italien.On dit que ces renforts s’élèvent à environ 200,000 hommes, mais depuis que l’ennemi a pratiquement renoncé à défendre la Bukovine.le gros de ces renforts est évidemment massé contre la moitié la plus septentrionale du front occupé par l’armée du général Brusiloff." Une dépêche au “Daily News” porte: Les événements se produisent dans le sud avec, une célérité extrême et dans des directions telles que cela pourra avoir une grande répercussion au nord.Depuis la prise de Czernowitz, les Moscovites se sont avancés au sud sur distance de plus de 50 milles.Le centre et, l’aile droite de l'armée du général Planzer équivalent pratiquement à zéro.Reste l’aile gauche que la prise de Kuty a forcé à battre en retraite par les étroits chemins de montagne conduisant à la vallée de Tcheremosh.Les Moscovites en s’emparant de la rive gauche du Ribinitza menacent Kolo mea, et l’une des principales lignes de communication des Autrichiens.La principale différence entre cette avance en Bukovine et la dernière consiste en cela.Lors de leur marche en avant, l’an dernier, les Russes se trouvaient déjà à l’ouest de Przemysl, en Galicie.Maintenant, ils menacent de prendre en flanc toute, l’aile.autrichienne, par le sud.Les Autrichiens doivent également faire face à la tnenace d’une invasion de la Hongrie par^l’est nu lieu du nord.Quelque lointaine que cette menace puisse paraître, elle est trop sérieuse pour qu’on la dédaigne.Il en résulte un prolongement immense de la ligne des Allemands, pour protéger les Autrichiens.La Russie avec ses réserves de troupes d’élite peut allonger son front.Les ennemis ne sont pas dans la même situation.Un mot aux mères OTRE fille vous remerciera, plus tard, de toutes les choses bonnes et utiles que vous lui aurez apprises.Rien n importe plus que de faire de votre enfant une artiste de l'aiguille.Elle devrait savoir coudre, raccommoder et repriser, à 1 instar de nos grand’mères ; elle devrait pouvoir faire toutes les sortes de broderies à la main, ce qui est le travail le plus essentiellement féminin.Grâce à un arrangement heureux, le département des nouvelles féminines de ce journal a obtenu le privilège exclusif du NECESSAIRE A BRODERIE DE REPUTATION MONDIALE, maintenant offert, presque au coût nominal, aux 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pour les endroits situes sur l’embranchement de Montfort, train qui raccordera avec celui du Pacifique Canadien, qui part de la gare de l;f place Viger, à 6.15 p.m.Ceci e.st en plus du raccordement régulier avec le train de 4.20 p.m.Samedi, le 1er juillet, il n’y aura pas de raccordement avec le train de 1.25 p.m., qui part de la gare Windsor.Les voyageurs prendront le train de 1.40 p.m.à la gare Viger.Les taux seront réduits à l’occasion de la fête de la Confédération.réç, La rumeur circulait hier soir que la milice locale avait été appelée sous les armes pour garder la frontière américaine en prévision d'u«e attaque entreprise à la faveur de la mobilisation des troupes américaines.Un ordre émis samedi par le colonel Fages agissant comme commandant du district militaire No 4, donna lieu à la rumeur.L’ordre demandait qu’un détachement de 51 hommes, comprenant un lieutenant, deux sergents, quatre caporaux et 44 soldats de chacun des régiments suivants, les Grenadiers, Guards, première compagnie, lés Victoria Rifles, le Victoria Rifles, le cinquième Royal Highlanders, le 58me régiment des Fusiliers de Westmount, le 65me, le 85me régiment des Irish Canadian Rangers se rapportent aux baraques de la rue Peel à 7 heures mardi matin pour service actif.Pour pouvoir choisir le nombre d’hommes requis, tous ces régiments paraderont ce soir et l’on demandera ensuite des volontaires.S’il n’y a pas un nombre d’hommes suffisant qui s'offrent, des soldats recevront l’ordre de remplir les cadres.La Home Guard et le corps d’entrainement d’olficiers canadiens ont aussi été prévenus qu’ils pourraient être appelés en même temps.Hier soir le colonel Fages a expliqué qu’ii avait émis cet ordre pour compléter la formation du bataillon rnixte.Plusieurs hommes du bataillon, dit-ilj sont anxieux d’aller au front, mais jusqu’ici il a été absolument impossible de le leur permettre à cause du grand nombre d’hommes employés au service local.QUEBEC SERA EXCLU NOTRE PROVINCE NE COOPERERA PLUS A LA DEFENSE DE L’EMPIRE ?Après plusieurs entrevues avec des Canadiens-français et des An>-glais haut placés de la province, M.John M.Godfrey, die Toronto, président de la Canadian National .Service League et président de la ligue de recrutemcmt, deuxième division, a dit, hier soir, qu’on n’obfienJrait rien de ben en comprenant la province de Québec dans un projet d’inscription sur les listes que le gouvernement (pourrait adopter.M.Godfrey et son compagnon de voyage, le ifeutenant-colonel Milloy, n’ont que des louanges à 1 adresse des Canadiens-français de l’Ontario, dont l’enrôlement d’après eux est sçl'isfaisant.M.Godfrey ajouta nue rien moins que l'inscription 'sur les listes ne sntisfernnt les provinces de langue anglaise et que le gouvernement fédéral, croiyait-il, ne prendrai! guère de temps pour adopter quelque chose du genre du système Derby.Personne plus que lui n'apprécie le système volontaire, mais il se croit ob’igé de d tne.que si l’on veut fournir à l’Empire les 509,000 hommes promis, l'On devra recourir à un autre système que celui présentement employé, Dans le but de corriger les erreurs passées, ont iprépaire l’opinion publique et M.Godfrey est convaincu qu’on adoptera bientôt un système d’inscriptùon.Lorsque chaque homme valide se sera enregistré et qiron aura pesé les excuses et les raisons de chacun, il croit que bien peu d’hommes tarderont à accomplir leur devoir envers le .pays et J’Empire.Après s’être beaucoup occupé des Can adieus-français d'e Québec, M.Godfrey retourne à Toronto avec la conviction que Québec devra être miiis de côté.C’est ce que fera le gouvernement, pense-t-il, lorsque- viendra le moment d’étudier l'a question.M.Godfrey croit qu'il viendra bientôt un temps où dès citoyens en vue des deux provinces, Ontario et Québec, se réuniront en conférence et que le résultat sera tout à l’avantage du Dominion.Pour dos raisons qu’il n’a pas voulu dire, M.Godfrey a ajouté qu’il retournait dans l’Ontario avec l’idée que tes Canadiens-français de Qué-btc ne coopéreraient pas davantage à La défense dè l’Empire.TRIBUNAUX CIVILS JUGEMENTS EN REVISION CE TRIBUNAL REND DES DECISIONS DANS SEIZE CAUSES, SAMEDI DERNIER.—A PROPOS D UN TESTAMENT.— LES COMPENSATIONS OUVRIERES.Le tribunal de Révision a rendu seize jugemenls, samedi dernier.Dans la plupart des ces le litige était basé sur des billets.Parmi les autres il s’en trouvait un au sujet du lestement de feu Julien Longtin, de S.-Remi, mort le 12 mai 1910, laissant une fortune de $50,000.Comme conséquence de la cassation du jugement de première instance dans cette cause, les neveux et les nièces du défunt, ne réussiront à toucher une partie de l’héritage que si Mèdéric Longtin, le frère du testateur, meurt sans laisser d'enfants.Ce dernier est actuellement âgé de 72 ans et n’a pas d’enfants.D’après les termes du testament, l’héritage doit aller à M.Mé-déric Longtin, puis aux enfants de celui-ci; s’il n’a pas d'enfant à sa mort.l'héritage passe aux enfants des deux soeurs du testateur.La partie de la’succession qui est en jeu est évaluée à $8,178, le testateur ayant disposé autrement, de la plus grande partie de sa fortune.M.Médéric Longtin refusa d’eeeep-ler pour iui le résidu de la succession, el il abandonna sa charge d’exécuteur à M.Aimé Martin.Une poursuite fut instituée en Cour supérieure contre ce dernier, par les neveux cl les nièces du défunt, qui demandaient d’être mis immédiatement en possession du résidu de la succession, à la suite de la renon-ciaiion de M.Médéric Longtin, qui n'avait aucun enfant au «nement de sa renonciation.Le juge D cners qui a enlcndu cette cause en Cour supérieure, a déclaré que le résidu de la succession j doit rester pour les enfants que M.| Médéric Longtin pourrait avoir au ! moment de sa mort.En même I temps le juge ordonnait à l’exéeu-j leur de rendre compte de son ad-ministration aux neveux et aux nié- j ces el de verser à reux-ci le revenu j du résidu, à condition que cet ar-i genl fut remis cependant aux en-| fants de Médéric Longtin si celui-ci çfl avait au moment de sa mopt.1 NOS BESOINS ET LES VOTRES NOUS avons besoin de travaux d’impressions : c’eét notre grande source de revenus.VOUS avez besoin d'impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, factures, circulaires, cartes, affiches, programmes, pamphlet», etc, NOUS sommes en mesure de vous donner pleine satisfaction, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouv.iers très compétents.VOUS n’avez ailleurs ni ouvrage mieux faitj ni plus bas prix, ni plus de promptitude.En outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.NOTRE réprésentant ira vous voir sur demande.LE DEVOIR 43 rue SAINT-VINCENT TELEPHONE MAIN T461 Le tribunnl a donné gain de cause à l’exécuteur qui en appelait de ce jugement.L’exécuteur restera en possession du résidu de la succession et des intérêts jusqu’au moment du règlement final.LES COMPENSATIONS OUVRIERES L’appel de la Sieel Company of Canada, Limited, contre un juge-menl rendu par la Cour supérieure en faveur de Jacko Torovic, a été ¦renvoyé par la Cou- de révision.La compagnie avait été condamnée à payer à Torovic une rente annuelle de $195, à partir du 12 août 1914, en vertu de la loi des c m-pensations ouvrières.Torovic avait institué une poursuiie à la suite d’en accident dont il avait élé victime en travaillant pour le compte de la comipagm:.Il était à si i-vnüler dans l’usine, à Carbine, lorsqu'il eut la main gauche broyée par une machine.Il dut, quelques jours plus tard, sq faire ampul quatre doigts.Le juge McDoug , en rendant jugement, en Révision déclaré que la prétention du c fendeur au sujet d’une erreur di , b jugemeni de première instam I était toui à fait mal-fondée.GROSSE SOMME EN JEU "Dans la cause de Versailles, 1 1 (Ficaire et Boulais, Limitée, co .re la Missisquoi Lautz Corporatir Limited, celle dernière demanda la cassailion d’un jugement rendu Cour supérieure, le 1 mars 191 par le juge Charbonneau, ei co damnant la défenderesse à payer i Versailles, Vidricaire et Boulais somme de $37,515.67, somme d su- billelii.Le tribunal de révish a renvoyé le plaidoyer rl >s défe (leurs prétendan! que les dema (leurs n’étaienl pa.s les détenteu (égaux des billets en question.] j jugement de première instance « I confirmée LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 JUIN 1916 VOL.VII.— No 14^ LA VIE SPORTIVE LE NATIONAL A SUBI SA PREMIERE DEFAITE LES “ HABITANTS ” ONT ETE VAINCUS PAR LE SHAMROCK.PAR 9 A 2, A CAUSE DE LEUR EXCES DE CONFIANCE ET AU MANQUE DE PRATIQUE.— LE DR ERNEST LACHAPELLE MET LA BALLE AU JEU.La marche triomphale du National a été arrêtée, samedi dernier, par le Shamrock, lorsque ce dernier a triomphé des “ Habitants par !l à 2 dans une joute toute à l’avantage des Irlandais, et cela en présence de pires de quatre mille personnes réunies au terrain de Maisonneuve.Comme le sommaire des parties l’iindique, La première moitié de la joute fut la plus intéressante, mais les deux dernières périodes furent dénuées d’intérêt, car le National n'était pas de taille à lutter contre son adversaire dans ces dernières quarante minutes de jeu.L’excès de confiance et le manque de pratique furent la cause île l'insuccès du club Canadien-français.Les I.rlandais avaient suivi une po'itique toute différente de celle du National, c’est-à-dire qu’ils s’étalent entraînés très au point pour oblenir le résultat désire.Personne n’osera nier qu'ils méritent la victoire qu'ils ont remportée.Le résultat, il est vrai, est tant soit peu disproportionné.Il faut 1 attribuer au fad que L'Heureux se fit expulser au cours rie la troisième période, et que les Irlandais profitèrent de l’absence de ce joueur expé-r.menté pour grossir le score.Salomon Bellerose trouva également le moyen de faire de la clôture et ouvrit la porte plus grande à l’attaque des Shamrocks qui s’acharnèrent à s’assurer un avantage (pie Le National ne put surmonter.Disons de plus que le Nalitonal fut loin de se montre homogène comme par le passé.Nos équipiers paraissaient lourds, manquaient de précision dans les tirés et firent trop de clôture.Le National a fa'lt 4!) minutes de clôture contre 40 pour lies Shamrocks.Pour l'édification de ceux qui seraient prêts à conclure à la rudesse du jeu national, nous insistons sur le fait que pas un seul des vingt-quatre équipiers île samedi dternieir n’a reçu une égratignure et que les expulsés furent punis pour des fautes mneures.L’Heureux et le “petit Roberts” se rencontrèrent à La clôture.“ Happy ’ lui fit sentir la balle, et comme Roberts ne manque jamais une occasion de faire expulser un rival quand il sait que le club de celui-ci en souffrira, il empoigna L’Heureux, qui avait “ commencé ” te premier ; Happy se fit coller dix minutés et Roberts écopa pour un jeton de punition au numéro matlriculc de “ cinq ”, Voici le résumé de cet incident qui fut à proprement parler une farce que Roberts qualifia de li-plomatique.Les préliminaires de la joute furent toutes spéciales.Le lieu-tena.nt-rhiirurg'ien Ernest Lachapelle, ancien joueur du National, adressa la parole aux deux clubs avaint la partie et mit ensuite la balle au jeu.MM.les présidents Caron et McLaughlin donnèrent également de sages conseils aux joueurs Shamrocks Brennan Brady Beabe Farnev McMullen Doran McCarthy Penny Hvland Walsh Egan Roberts Substituts: Buts Points Couverts Défenses Défenses Défenses Centres Attaques Attaques Attaques Ext.Tnt.Shamrock National L’Heureux Bellerose Deganne Secours Douire Hamelin Degray Dandurand Lapensée Boulianne Pitre Lalonde — W.Mc- par une demi-longueur.Skeets eut de la difficulté à vaincre Mack.B.Eubanks pour la deuxième place.River King.Enver Bey et Jessup Burn gagnèrent respectivement les trois dernières courses dans l’ordre de mention.DEUXIEME REUNION DE DELORIMIER—SAISON 1916 Premier Jour — 24 juin 1916 BEAU TEMPS.PISTE RAPIDE.lière COLRSE.— Girm furlongs.A réclamer.Bourse: §400.Trois an* et plus.Bon départ.Victoire facile.Départ: 2.35.Vainqueur issu ?2«iPan5Loc^®urn'^*scar^- Entraîneur: J.W.Moore.Bourse au gagnant: *300.Temps: 24 2-5, 49 2-5, 1.02 3-5 CHEVAUX Thesieres Sordello Teeto Palm Leaf Lyndora Lola Semper Stalwart Spirella Paulson Smilax Styx Carissima Mullen, Quinn, Langevin, Rafferty.National — Bro “Il y a 150 ans, après la dispersion, 1,267 des nôtres revinrent à leurs foyers.Mais aujourd’hui notre population s’élève à 170,600, dirigée par un clergé vraiment national et une classe dirigeante véritablement patriote.(Appl.)'Nous nous sommes organisés lentement, mais sûrement.Le seul obstacle à notre expansion a été votre oubli, à vous.Canadiens-français du Québec, pendant tout un siècle.Mais, Dieu merci, il a disparu le jour où te.grand apôtre, le P.Lefebvre (appt.) vint nous apporter l’assurance de votre secours.(Accl.prol.) “Et aujourd’hui, grâce à vous, nous vivrons au Nouveau-Brunswick, et, grâce à notre accroissement numérique, nous en deviendrons les maîtres par te nombre avant longtemps,” (Longues accl.) M.Genest, de nouveau invité à parler, paya un éloquent tribut d’hommages à feu le Dr Freeland et à M.Armstrong, deux des irréductibles champions de la cause franco-ontarienne.L’assemblée, qui s’était ouverte par une brève allocution de M.Victor Doré, membre du conseil de la Société Saint-Jean-Baptiste, était sous la présidence du maire Tremblay.L'Harmonie de Maisonneuve avait prêté son gracieux concours aux organisateurs et exécuta, entre les discours, un joli programme musical.BELLE REUNION PATRIOTIQUE A VERDUN A Verdun, la fête du soir a été des plus réussies ; le parc Rhéaume, heureusement s:*ué le long du fleuve, avait été décoré, pavoisé et brillam-nuent illuminé.A l’entrée, on avait érigé un Immense arede verdure.Dès huit heures, une foule considérable de l’ouest de la ville .avait déjà envahi le terrain et s’était massée autour das kiosques élevés le long de la digue-promenade (pour les orateurs, te corps de musique et la chorale de Verdun.I-a parade des automobiles, partie du parc Lafontaine, n’arriva que vers dix heures à Verdun.M.J.O.Hamelin Depuis neuf heures, les officiers de la section de Verdun de la Saint-Jean-fBaptiste avaient ouvert la série des discours, M.J.O.Hamelin, (président de la section, prit le premier la parole.11 félicite les citoyens de Ver-dun d'etre venus en su grand nombre pour célébrer ta fête nationale et il leur rappelle qu'à l'époque de lutte que mous traversons, alors que nos compatriotes des autres provinces et surtout de l'Ontario sont persécutés parce qu’ils veulent demeurer Canadiens et continuer à apprendre et à parler leur langue, tous les Canadiens doivent s'unir et lutter ensemble .pour garder intact le dépôt des traditions ancestrales.Les CanadHetis-franoaiis de la province de Québec, diit M.Hame-lin, n’ont pas le droit de rester indifférents lorsque ‘leurs compatriotes des autres provinces sont en butte à toutes les persécutions.M.J.A.A.Leclair M.J.A.A.Leclair, ex-écheviin de Verdun, parle du rôle que doit jouer la Société Sa j n t - Jea n - B apt istc, surtout dans des temps comme ceux que nous traversons.Nous sommes à un moment critique de notre histoire et nous avons besoin de toutes nos forces si nous voulons vaincre dans la lutte que nous avons entre-jritee pour noire langue.Dans cette utte, la société Maint-,team-Baptiste nous sera assurément d'un grand secours, mais il ne faudra pas que scs membres soient, corn,inc ils l’ont souvent été dans Te passé, des membres simplement passifs.Il faut à cette époque 7 hb% Mi «g.Pacif Am.Loco.80 7% Nat.Lead Am.Smelt ‘93 93 N.Y N.H.•UK Am.S.Fou.North.Pac.113% 113 Atacon.M 80 7% Peatisylva, Atch.sou 108% 104 Brens.St.C, Bald.Loco.SO1/., 79V, Reading 9’>V 93% Balt.&Ohio 885-b Repubii.Ir.44 «H Beth.Steel.Roc.Islor.nx uy% Brook 1 Ra.Rubb.Ü.S.52 52 Can.Pacif.;75V South.Pac.97 mi Cent.Leath 55)-; Sout.Rail.22^ 22J4 Colo.P.AI, «>/, «k St.Paul 97 96» Corn Prod.ir> 14 Third Ave.1)7^ 67H Cruel.Steel 7% 72M Union Pac, 136», L33:*4 Eriepr.Nol U.S.Ste.or.34^ mu.h riepr.No2 IJ-S.Steelp Erie Ordin 3 'V.35V- UtahCoppe >rtl Sandwych était âgé «te 70 uns.Ancien colonel des Grenadier» de In Garde, il a aussi servi dans le j survie© rlitvMnatique à Constntlmv s’est réfugié dans une terrain, à quelque 2,000 verges du champ de bataille.Le récit du capitaine corrobore quant à la substance les versions déjà données par les traînards qui ont échappé à la mort.11 démontre que les Mexicains ont fait feu les premiers, ce que les autorités mexicaines ont nié, en cherchant à incriminer les officiers américains tués.On n'a appris qu’à une heure avancée, hier soir, que le capitaine Morey a été sauvé.11 n’y a pas de rapport officiel à ce sujet.Mme Morey a reçu par te sans fil uji message de son mari annonçant qu’il est sain et sauf avec l’armée américaine, ignore secouru, envoyés à la recherche des survivants, le combat terminé, l’auront recueilli.WASHINGTON ATTEND LA REPONSE DE CARRANZA Washington, 26 — L’état de guerre entre le Mexique et les Etats-Unis dépendra de la politique que formulera Carranza en réponse à la note transmise hier par M.Lansing.Le ministère de la guerre n'avait pas encore reçu, de bonne heu-! re, la lettre du capitaine Morey, la-première ver-Américains tou-irrizal.Les présidents des commissions des relations étrangères ont tenu aujourd'hui les membres du Congres au courant de toutes les phases de la situation.On ne prendra pas de dispositions pour convoquer une réunion des deux chambre avant rarriyéc de Ja réponse de Carranza.11 semblé entendu que si Carranza s’en tient à sa politique actuelle.M.Wilson se propose de dire au Congrès que le gouvernement mexicain fait la guerre aux troupes américaines qui protègent les frontières des Jplats-Unis, '"*• Québec, 26.— Les électeurs du comté de Québec ont donné un banquet d’adieu hier soir au Kent House à M.C.F.Delâge qui vient d'abandonner ce comté qu’il représentait à la Législature depuis 15 ans pour occuper le poste de surintendant de l'instruction publique.Le banquet était présidé par M.Edmond Giroux., maire de Beau-port et préfet du comté de Québec.On remarquait à la table d'honneur tous les maires des municipalités du comté, M.Aurèle Leclerc, député aciucl du comté, M.E.Thériault, député de ITslet, M.J.N.Miller, secrétaire du département de l’Instruction publique, Téchcvin Gali-ùois, M.Henri Delâge, notaire, et M.Paul Delâge, fils de l’hôte du banquet; plus de 200 personnes ont pris part à la fête.SOYEZ TEMPERANTS, “SUIVEZ LE ROI" Edimbourg, via Londres, 26 — Comme point culminant de la campagne de tempérance poursuivie par les femmes, une procession composée de sept mille d’entre elles, portant des bannières et des inscriptions “Suivez le roi”, a défilé samedi par les rues de la ville.Cette inscription fait allusion à la décision du roi George Vil rte s'abstenir de liqueurs alcooliques pendant la durée de la guerre.Au cours de cette campagne, on a obtenu ia signature de 49,000 femmes du district d’Edimbourg, demandant au gouvernement de mettre la prohibition des liqueurs alcooliques en vigueur pour toute durée de la guerre, message, demandent (pie le gouyer-nenivn prune des dispositions iv-.ur prév rir une répéulion de 1‘lncidcnt du sous-marin.p’c, Berlin, rétrograde et mi Maroc.Ces (t,'niters temps, il s'était fa t 1 avocat de l'hypnotisme appliqué à la guérison de certr.incs maladies et pi éU nduit y réuatLr lui-inéiuo, INDIGNES DE 1/ATTENTION D’HOLWKGG Berlin, vin Londres, 26.— On a attiré l'a'tention de Von Itethm.mn-Holwcgg sur les rutneurs à l’effet que ta légation allemande à Mt-xi-co attisait l'hostilité des Mexicains contre tes E nts-Unis.Le chancelier a demandé à «dre excusé de (oui commentaire su LES LANGUES ET LES NATIONALITES _ AU CANADA Le travail d’Un Sauvage sur lesl Langues et les Nationalités au Canada vient d’être publié, avec une préface de M.Henri Bourassa.La brochure est en vente aux bus reaux du Devoir, 43, rue Saint-Vin-« cent, et chez Granger, angle Notre-Dame et Place d’Armes; Langevin et Larchevêque, 8, rue Saint-Jacquesj Beauchemin, 79, rue Saint-Jacques, à la Librairie Notre-Dame, 35, ruq Notre-Dame-ouest, à la Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Catherine-i est, chez MM.1.-0.Pineault, 280j Rachel-est, et Ed.Gariépy, 1123, Ra-chel-est, au prix de 25 sous l’exemt 1 plaire, plus les frais de port (3 sous).A la douzaine, $2.50 franco* Conditions spéciales pour les libfab res.PECES, IHIPIII8-SAINTONGE.— En «ttc ville, le Üi» Juin 191(1, ft l*àgc de 09 ans et 9 moisi est décédée Dame Alphonslne Salntonge, épouse de feu Nazalre Dupuis, fondateur do la Maison Dupuis Frères, et mère de M, ï’abbè .î.N.Dupuis, visiteur des écoles.Le convoi quittera In demeure de son gendre, le Dr W.1.Deromc, 279 Shcr-4 brookr est, mercredi, 6 8 heures 45, pout! s»?rendre ft l’église Saint-Jacques, et de Iftj au cimetière de In Cfttc des Neiges.Parent* et amis sont priés d’y assister sans nuire Invitation.LA “CROIX DU CHEMIN” Lo Croix du Chemin, 1c volume pub!lé pyr Société Saint-Jean- .Baptiste, est en vente aux bureaux Héiimiit, nie Me du Devoir t .ÎAMIÎX, Lmnu 00 sous I cxpmplîurc, plus 10 sous pour les frais do port.LETTRES DE FADETTE La rcédilion des “ Lettre.; de Fa-dette ” est • liourd hui en vente.Prix : 25 sous «'excinnlnirr sous pour les frais d’expédition par .a poste.Un est prié, en faisant la conv :¦ ce mande, de bien spécifier s’il s'agit rapport, qui a trait à des rumeuiA I de la première ou de la deuxième indignes de son attention.sérl.des Lettrei, DECES A MONTREAL BASTIEN," Horace, 24 an», menuisier,! Iloul.S.-Lnurent.1311.DKNOIT, Gudulc La vigne, 77 ans, VMlve de Henri Hctioil, charretier* rue Plessis, 467.BLHGlinON, Almn Tremblay, 36 ans.femme de Jns.Bergeron, Journalier, rue Juliette, 479., BOLSQLLT, Jean, 59 ans, brlqueUor» la ! rue Pnptneiui, 11$$.CHAMPAGNE, Kvéllne, 27 ans, rue Jo-liefte, 1.11.Dt‘FAULT, Albert, 42 ans, Journalier, Pure Doinlnlon.ilmc ave.Luehinr.F.MAHD.Ànitii.1 un, enfant de Wilfrid-Emnrd, serre-frein, rue Devillers, 214.G A LA UN K AU, Lucien, 2 mois, enfinit de Télesphore Gain menu, carrossier, rue Prince Georges, 9.H UN* A U LT, Ma, 17 nn», fille de Norbert ‘X.% himnft 5 ans, (Ile d’Alfred James, inspecteur, rue S.-Denis, 221.LAPOATE, Georglunu, 66 mis, rue Lafontaine, 766.LU FIXE, Dolorès, 10 nns.enfin! d’Ovila LiVre, Journalier, rue Bordcnux, 1*124.i MKNAHB, Aller, 1 an, rnlnnt d’Omvier Ménard, gardien, rué S.-Urmnln, 3194.N AUD, Jéoith-PflUl, I nns , enfant de, Georges Nnud, épicier rue .femme d'.Vrc, 111.HIOPFL, Hermltilc Aubin, 90 mis, femme! d’Isrnel Hiopel, mmulslrr, Unie avenue,i nins 2 i UosertlOMt * 1 HLNAUD, Cnrltie, 23 ans, fille d'Oscnf Benniid, employés civil1, rue Mrntnnn, 200.1 NT-AMAND, reiilino, 6 mois, enfant d’O-1 llvlcr St-Arnaud, menui.iier, rue Par the-1 liais, 1163.TF.THAULT, Paul Emile, 7 mois, enfant d’Arthur Tétrnult, ingénieur, rue Lliainhljr» 550.
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