Le devoir, 29 mai 1916, lundi 29 mai 1916
f VOLUME VII—No 125 MONTREAL, LUNDI 29 MW 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète: t Edition quotidienn* CANADA ET ETATS-UNIS .9S.(.0 UNION POSTALE ., «8.00 Édition hebdomadaire CANADA.«t.oo ETATS-UNIS .$1.60 UNION POSTALE .* , , » .,.$2.00 Diredleur : HENRI BOURASSA Rédacftion et administrations 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES .• ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS I UNE LEÇON DE LA SASKATCHEWAN Le Droit de samedi publie un document du plus haut intérêt.C’est 3a traduction d'une lettre adressée aux différentes municipalités rurales de la Saskatchewan par le conseil de Shamrock.Voici cette pièce révélatrice : MUNICIPALITE RURALE DE SHAMROCK, Ko 131.Le 21 avril 1916.Au Secrétaire de la Municipalité rurale de.Cher Monsieur: Auriez-vous l'obligeance, à la prochaine réimion de votre conseil de lire la résolution suivante, adoptée par le conseil de cette municipalité-ci, et d'encourager les contribuables de chez vous à l'appuyer?Votre, etc., C.1.HENRY, Secrétaire-Trésorier.¦ '‘Attendu que les enfants de cette province ne reçoivent pas de la langue anglaise une instruction adéquate., il est, par les présentes, résolu d'envoyer au conseil de chaque municipalité rurale de la Saskatchewan une.circulaire le priant d’exercer une pression snr le gouvernement afin d'obtenir que tout enseignement dans les écoles de cette province (et du Canada) soit donné en anglais seulement et qu’avant d’etre engagé pour enseigner dans un district scolaire quelconque, tout instituteur soit obligé de subir un examen en anglais.—Adopté.” C’est la suite logique de la motion Michener en Alberta, du règlement XVII en Ontario, de la loi Thornton au Manitoba.Les mouvements antérieurs ne visaient que les écoles des diverses provinces; cette fois-ci, déchirant les voiles, on met en cause les écoles du Canada tout entier, et c’est assurément le tond de la pensée d’un certain nombre des assimilateurs.Et pourquoi pas?S’ils ont le droit de se servir de l’école pour transformer en petits Anglais les enfants français de l’Ontario, de l’Alberta ou de la Saskatchewan, pourquoi n’auraient-ils pas le droit de faire la même chose chez nous?Les traités, les textes de loi, la Constitution,?Cela les gène dans la mesure exacte où il y a, derrière ces “chiffons de papier”, une force capable de les mater.Ils n’ont pas attendu la parole de Beth-mann-Holiwegg pour se moquer de la justice, du droit et de la liberté des autres.Il faut les remercier cependant de montrer ainsi le fond de leur coeur.Un bon averti en vaut deux.et nous étions trop en voie d’oublier que cette lutte contre l’influence française, contre notre droit à la vie, est l’un des traits saillants de toute notre histoire.On nous rappelle à la réalité des choses, on nous remet en face du passé et de ses dures leçons, on projette la plus éclatante lumière sur les devoirs d’aujourd’hui et de demain.Tant mieux! Nous n’avons point cherché cette lutte — mais nous n’avons ni le droit, ni le goût de nous y dérober.Sans vaine récrimination sachons donc, nous organiser, non pas pour un objet particulier et transitoire, mais pour la défense totale et permanente.Car.quel que soit le résultat de tel ou tel incident politique ou judiciaire, la lutte, il serait puéril de se faire là-dessus des illusions, se poursuivra pendant longtemps encore.Ce travail d’organisation, on en sent partout le besoin; il est déjà en bonne voie.11 faut que partout on s’y mette avec énergie et persévérance.C’est la leçon que nous donne, après tant d’autres, l’incident de la Saskatchewan, et des cadres existent déjà (Société Saint-Jean-Baptiste, Association d’Education de l'Ontario, Association de la Jeunesse, etc., etc.) qui peuvent accueillir et faire fructifier toutes les bonnes volontés.Orner HEROUX.Voilà pour le moins une forme in-j terre, en France, en Egypte, ail- de Winchester, plusieurs cfemymefl attendue de la kulture.On ne peut toutefois s’empêcher, de reconnai-tre, itans ces méthodes d’insidieuse pénétration, une parenté avec celles employées couramment par les grandes compagnies, les trusts américains, dans la concurrence souvent déloyale qu’ils ont toujours faite à leurs compétiteurs moins puissants ou plus honnêtes.Et l’on est L’EMPRISE ALLEMANDE S'il est vrai de dire qu”‘à quelque chose malheur est bon”, il faut s’attendre à voir surgir une somme de bien considérable du malheur collectif qu’est la grande guerre européenne actuelle ; et il semble bien déjà que cette épreuve ait produit de par le monde un effet salutaire de recueillement et de piété.Mais ce n’est pas seulement dans le domaine spirituel que Ton aura constaté des changements ; et Ton voit déjà le système économique universel subir de profondes modifications.à mesure que les observateurs recueillent chaque Jour une plus complète information sur les menées secrètes des Allemands avant la guerre, et des preuves nouvelles de ce qu’une certaine partie de la presse américaine appelle couramment “le génie d’organisation des Allemands”.L’oeuvre (V avant-guerre allemande, pour reprendre le mot heureux de M.Léon Daudet, ne s’est pas confinée uniquement à l’espionnage de la France et de l’Angleterre, comme on le croyait alors ; il est maintenant reconnu que les tentacules du poulpe teuton s’étendaient graduellement par toute la terre, avec une certaine préférence, à ce qu’on dirait.pour les pays d’Amérique, et notamment de l’Amérique du sud.C’est ainsi que lo’n a découvert, dit un collaborateur anonyme du Correspondant, qu’en ce qui concerne, par exemple, le Brésil, ancienne colonie portugaise aux fortes sympathies pour la France, il avait suffi de deux maisons allemandes pour diriger vers les ports de Brème et de Hambourg à peu près tout le commerce qui profitait précédemment aux ports du Havre, de Bordeaux ou de Liverpool.Pour atteindre ce but, nous apprend la grande revue française, les Allemands en étaient venus à jouer un peu ce qu’on peut appeler le rôle du portier des grands hôtels, le clerk impassible des hôtelleries américaines, dont l’urbanité est inaltérable et la science insondable en tout ce qui concerne les départs de train, le programme des théâtres, et jus- semble pas étonnant que les niai sons anglaises et françaises du Brésil, devant cette ultra moderne concurrence.aient pris quelque temps à se ressaisir, et se soient laissé enlever le commerce et la clientèle qu’elles s’étalent assurés précédemment grâce aux méthodes du temps passé.^ * Cela nous rappelle que dès avant la guerre, les économiste»^français avaient commencé à s’inquiéter de l’influence grandissante des Allemands en Argeniine et au Brésil Et un écrivain ci lait un jour, il y u quatre ou cinq ans, le cas où les représentants de TAÎlcmagie, de la France et de l’Angleterre avaient été invités à se mettre en communication avec les ministres d’un gouvernement sud-américain, en vue de lui vendre deux ou trois navires de guerre dont il avait résolu de faire l’acquisition.L'affaire était tentante, et dans chacun des trois grands pays précités, on choisit un délégué parmi les plus habiles et les plus compétents.Or, les trois importants voyageurs arrivèrent le même jour, disons à Buenos-Ayres.Deux heures après, le vendeur anglais avait fini son repas et son somme, et rendait déjà une visite préliminaire aux bureaux du ministère; malheureusement, le ministre était à sa maison de campagne, d'où il ne devait pas revenir ce jour-là.Quant au Français, le lendemain, il arbora ses plus beaux habits, et s’en alla fort protocolairement déposer sa carte chez chacun des ministres du gouvernement, en vue des négociations qui ne pourraient manquer de s’engager, d’après lui, dans le cours de la semaine.Seulement, pendant ce temps-la, l’Allemand s’était informé de la maison de campagne du ministre de la' Marine ou de la Guerre, s’y était rendu sans retard avec quelques bouteilles de champagne ou tel autre de ces petits cadeaux qui entretiennent Tamitié, et il avait déjà son contrat Aligné dans sa po leurs, leur envoi au front, dans un avenir encore assez lointain.La Grande-Bretagne, vraisemblablement, eût pu, en expédiant ces troupes sur les champs de bataille, en incorporant dans Tannée les quelque 260,000 domestiques d’officiers, comme le propose M.Churchill, ajourner quelque peu la conscrip- _____ _____________ tjon, si elle n’en avait_ eu besoin tenté d'appliquer aux méthodes al- qu’au point de vue militaire.Mais lemandes en Sud-Amérique la eu- il appert aujourd’hui, d’après «nain-ractéristique expression : Hustle,, (es autorités, qu'en votant la rons-qui, dans une bouche américaine, i cription, le parlement anglais avait signifie à peu près qu’en affaires 1 surtout en vue de fournir au minis-Timportant n’est pus d’être bonne-1 tère le moyen de maîtriser effica-te, mais de réussir, et vite.Et il ne cernent des groupes d’ouvriers et des Trade-Unions récalcitrants, et de les incorporer dans l’armée pour qu’ils relèvent des autorités militaires et cessent leur agitation parfois embarrassante.On sait que, dans la loi du service militaire du Royaume-Uni, il y a une clause dite de; conscientious objectors.Les conscientious objectors oe sont ceux qui, popr des raisons de conscience, refusent le service militaire pour eux, tout en laissant les autres libres de l’accepter.Les Quakers, en Angleterre et aux Etats-Unis les Doukhobors, en Russie et au Canada, quelques autres groupes appartenant à des sectes religieuses peu répandues, entrent dans cette catégorie, Leurs principes religieux leur défendent de porter les armes et de verser le sang humain, pour quelque cause que ce soit.Iis croient que le militarisme et le christianisme s'ex-cluent.Or cette question de conscientious objectors est une de celles qui ont le plus d’actualité, aujourd’hui, dans le Royaume-Uni.Que feront les conscientious objectors, maintenant que la conscription existe en Grande-Bretagne ?A venir à l’adoption de cette loi, les règlements du service militaire anglais, prévoyaient le cas du.con-scienfions objector, tout connue notre loi de la milice canadienne pourvoit à ce cas.La loi anglaise la plus récente, avant celle du service obligatoire, établissait un tribunal devant lesquels lès gens s’opposant, à cause de leurs convictions religieuses, ou autrement, à prendre du service dans Tarœée, comparaissaient et exposaient leur cas.La manière dont ces tribunaux ont agi leur a attiré des critiques vigoureuses, dans certains groupes ; et les anticonscriptionnistes les ont vivement dénoncés.anglais ainsi que des universitaires et des professeurs ont publié un appel au public anglais où ils condamnaient la manière de procéder de ces tribunaux particuliers, la façon dont iis conduisaient en maints cas leurs enquêtes, ajoutant qu’ils avaient de; preuves manifestes de dénis de justice, de manoeuvres d’intimidation, de parti-pris méprisable contre le principe de l’opposition au service militaire par conviction religieuse.Us citaient des cas concrets.Ainsi, celui de Quakers condamnés à deux ans de tra-IT, vaux forcés, parce qu’ils réela-;-niaient leur libération du service militaire, à cause de leur religion.Aux casernes de Kimnel Park, à la fin d’avril, dit un ariicle du Post, de New-York, du 20 mai, 120 Quaker», internés, ont subi les pires insultes et des peines physiques d’une extrême sévérité, sans céder à leurs gardes.On en a fait jeûner pendant 24, 36, 48 heure; même.Le même journal rapporte le cas d’un homme battu pendant plusieurs jours, à intervalles réguliers, par d'eux ou trois soldats à lu fois, et dont on frappait la tête sur les murs ou sur une table, jusqu’à ce qu’il s’évanouît.Il est certain que de tels traitements ont fait céder quelques conscientious objectors.On en a expédié plusieurs centaines au front, en France, en dépit de la loi, pourtant bien explicite, dit aussi le Post du môme jour.Que ces tribunaux particuliers se soient montrés sévères à Tendrait d’homme; en élat de porter les armes et qui demandaient leur exemption du service pour cause de crainte physique, par poltronnerie ou pour différentes raisons semblables, il n’y a pas à les en blâmer.Qu'il; aient outrepassé les pouvoirs que leur donnait la loi, méconnu la clause relative au conscientious objectors et se soient portés contre les Quakers à des sévérité; que le Post dit explicitement être dignes du caporalisme prussien, cela est assurément condamnable.* LES GARDERIES EN PLEIN AIR A l'heure actuelle, il existe en Grande-Bretagne un nombre relativement important de Quakers, qui ont une objection de conscience à tout service miJitaire.Un corres- che lorsque ses deux concurrents | poIKjanl du Posl> de New.York, s'éveillèrent le lendemain matin.}| | évaluait récemment à 25,000 le nom-est assez curieux de relire le reçut jeunes Quakers en état de porter les armes et qui s'y refu qu'aux moindres détails de ce qui.peut servir au voyageur pressé.C’est ce rôle que jouaient à la porte de la république du Brésil, par exemple, les deux maisons Wille et Stolz, lesquelles, sous couvert de commercer sur le café et le fer, en sont venues rapidement à prendre une influence prépondérante, non seulement dans ce genre de négoce, mais encore jusque dans les bureaux officiels où se préparent et se créent les traités de commerce et les lois du pays.Par exemple, la “maison Theodor Wille et Cie, établie à Bio et à Santos, a acquis, dans le commerce des cafés, une prépondérance vraiment colossale, conduisant à son gré le marché, influant sur les gouverneurs pour le vote de certaines lois d’ordre économique, réglant les modifications douanières, fournissant aux planteurs l’argent nécessaire, devenant peu à peu ouvertement ou de façon déguisée propriétaire de nombreuses "fazendas de café, et disposant ainsi dans l’Etat brésilien d’un pouvoir d’action presque illimité”.•S ft Voilà un état de choses déjà édifiant ; mais il faut lire encore le paragraphe suivant du remarquable article du Correspondant, qui jette un jour encore plus lumineux sur les cauteleuses méthodes de la pénétration allemande en pays étrangers : “De son côté, la maison Hermann Stolz et Cie, consacrant son activité au service des fers, important au Brésil des objets qui vont depuis les clous jusqu’aux ponto métalliques, aux charpentes en fer, au matériel de chemins de fer, inonde le territoire brésilien de produits allemands.Habilement renseignés dans les centres politiques ou auprès des commissions de travaux publics, ses directeurs surent commander en Allemagne, souvent bien avant que la soumission en fût faite, les fournitures nécessaires aux chemins de fer brésiliens et, pesant sur les^ commissions spéciales pour qu’un délai médiocre fût accordé aux adjudicataires, ils réussissaient à mettre les maisons anglaises et françaises dans l’impossibilité de s’engager à fournir en aussi peu de temps tout le matériel nécessaire et qui voguait déjà vers le Brésil sur les steamers des compagnies de Brême et de Hambourg.” de cet incideni typique dans une revue datée de 1911, ce qui prouve bien que Ton commençait alors à se rendre compte ries dangers de la concurrence allemande sur les marchés du monde.Malheureusement, on se contenta de constater, sans rien changer aux méthodes un peu vieillotites qui ont cours encore en Europe en dépit des envahissements rapides des trusts américains.Aujourd’hui, la guerre a secoue profondément, cet état de choses et ces états d’esprit, fort respectables mais quelque peu désuets.Et il est à prévoir que dans la lutte formidable pour la suprématie économique à laquelle nous allons assister au cours des années prochaines, le robuste négociant anglais,_ et son honnête confrère l'industriel français, auront su reconnaître ce dont les Allemands se sont aperçu déjà depuis longtemps, et qu’on ne peut mieux exprimer, malgré tout, que par le bon vieux proverbe français qui assure qu’il fai ' saient, non par lâcheté, mais parce Maintenant que la loi du service obligatoire e;t chose faite, en Grande-Bretagne, on se demande quel traitement recevront les conscientious objectors aux mains des au'.orités militaires.En France et en Allemagne,_ ceux qui se refusent au.service mililaire, pour quelque raison, (pie ce soit, que l’Etat ne reconnaît pas, sont passibles de la peine .capitale.pu de punitions très severes.En Grande-Bretagne, même si la loi nouvelle reconnaissait le status du conscientious objectors,_ et il n’est pas certain qu U en soil ainsi, — tout dépendra de la manière dont les tribunaux d’enquête locale l’interpréteront.Et la façon dont ils ;;e sont comportés jusqu’ici ne laisse guère d espoir aux Quakers, dont la persécution, comme 1 toutes les persecutions, affermit le Dans quelques jours, quelques remanies au plus, au parc Mont-Royal el au Parc Lafontaine, s’arrondiront les tentes d'un camp nouveau genre.Dans un coin bien choisi, où l’herbe est plus soyeuse, les arbres plus rapprochés et plus touffus, le de la circulation moins bruyant, les autos et la vilaine I odeur .de leur essence bannis, les | employés du bureau d’hygiène, as-I sistés 'de ceux de M.Bernadet, disposeront quelques bancs, des chai-I ses, des tables rustiques, le tout I simple, mais éclatant de propreté.Ils dresseront des pavillons de toile blanche el entre les arbres, protégés par le rideau mouvant des feuilles contre les ardeurs du soleil, et par des moustiquaires contre les insectes, ils suspendront la mignonne nacelle de hamacs aux couleurs claires, tous pareils.Là, des mères viendront porter des nourrissons qu’elles serrent jalousement contre elles.Des dames aux gestes très doux, la croix rouge, insigne de leur auguste profession, brillant à leur front, les recevront et dès lors leurs robes blanches erronl sur la pelouse verte de groupe en groupe, apaisant des pleurs ici par des mots, des soifs avec des biberons brillants comme cristal, remplis d’un lait riche, pur, dispensateur de force.Autour des tables, un monsieur à redingote noire, portant barbe et cravate blanches, dispensera ses conseils aux mères qui auront pu rester près de leurs bébés.Ce sera là un camp de preparedness, non pas comme 'celui que les Américaines organisaient près de Washington, pour jouer au soldat, non pas comme celui des hommes d’affaires à Plattsburg, où Ton apprend à manier des armes meurtrières.Ce ne sera pas un camp pour préparer à la guerre, cette grande auxiliaire de la mort, mais pour faire des nourrissons robustes et des mamans taeficiennes pour démasquer les rir es de la grande faucheuse de bébés.Ce sera, près du terrain de jeu des grands, le terrain de jeu des petits.fants et que par ailleurs il serait désirable que les femmes forcées de gagner leur vie, puissent faire bénéficier leurs enfants des mêmes avantages que ceux dont les pa- , rents sont plus favorisés par la fortune.Ce concours ne fera pas défaut.Il n’est peut-être pas de ville où les organisations munioipailes et particulières s’entendent mieux qu’à MontréaL De pareille harmonie ne peut résulter que le bien général, et on est en Idrodt de se réjouir quand on sait ce qui vient de se passer à New-York.Mères pauvres, réjouissez-vous : vos enfants, à l’époque meurtrière des chaleurs, auront de Tair pur et des soins comme les enfants des riches n’en pourraient désirer de meilleurs.Louis DUPIRE.BLOC - NOTES 1 > «i « J c« i '5 c 11 v» , , a ' * 5 * ~ * A XJ J L IV.que Knirs principes religieux leur j feJe et ies convictiom religieuses, défendent de verser du sang hu- J (?ur ce.cIul esj ^es autres, leur af-main.D’ici à un an, ils ne seront i jairf certaine; le bagne les ai-pas 25,000.mais 50,000.Jusqu'ici, ren(C’ sinon la fusillade.Georaes PELLETIER.le traitement qu'ils ont reçu de la part des tribunaux chargés de tirer au net les cas individuels des gens opposés au service militaire ont presque toujours fait fi des convictions des Quakers et puni avec sé-1 sc refusaient à prendre du service! ! cètte"n(rte'' p l'einf de scns'US Dans une lettre de Londres a son ; -A lm cloncert donn- rjcemment A “CLERGY TAX” Lun de nos amis, homme sérieux, té la clause relative aux conscien- ; persoiules arrivantes : War tax 1 turns objectors comme un chiffon Q\eriry ^,dX j 1 de papier.“Il est clair”, dit-il, “d’a- j n y a là une double erreur près les comptes-rendus des jour-1 Ce n>est pas une to(, rfe guerre mais c’est le sou du pauvre établi naux anglais, que plusieurs des tri- ter de*r?™*d'mi,ertcu™ie1Si ! l’exemption ont qui abusé qu’il faut “hurler avec Tes loups”, et qu’au surplus, dans les luttes économiques ardentes d’après guerre, il faudra opposer “à Teuton, Teuton et demi”, ou bien renoncer à toute expansion économique extérieure.Mais on peut déjà prévoir que la leçon aura ctéj trop rude pour ne pas porter des fruits salutaires, dont bénéficieront, non seulement le*s pays d’Europe, mais encore les Etats-Unis et le Canada, instruits, eux aussi, par les grandes leçons qui se dégagent chaque jour du sanglant bouleversement auquel nous assistons de loin.Ernest BILODEAU., i .JSi 1 contribue aucunement à uauer les .ment de leur position.Au heu d in-, dépenses de la guerre.P - ^Prêter la loi, comme on le leur ; L autrc désignation de celle taxe.imoartia enolérant” plusZr dl! Paflwrr (Ckrgy tax 1) est encore impartial et tolerant , plusieurs piu$ fausse.Cette taxe n’a été impo- n ont pas pris la peine de sonder s VOL.VII.— No 12o LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d'une lettre signée, arec adresse authen i^uc.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils vou'aient bien en prendre note déMnitivement.UNE REPLIQUE Trois-Mvières, 20 mai 1916.,4 Monsieur Henri liourassa, Directeur du Devoir.J'ai lu avec (/rand intérêt la lettre que vous adresse un Monsieur Fortin, de la Bcauce, car les récriminations de ce brave Beauceron traduisent une conception du Nationalisme qui, je crois, est fréquente chez les vieux conservateurs.Si je prévoyais que les reproches de ce genre puissent vous impressionner ou vous surprendre, je vous offrirais mes sympathies sincères ; mais je sais que vous ne vous êtes jamais leurré au point de croire que les vieux bleus “honnêtement encadrés dans les fortes lignes de parti’’ et qui trouvaient votre politique admirable tant que vous lapiez sur les libéraux, allaient vous continuer leur attachement lorsque vous vous attaqueriez aux malpropretés conservatrices, fédérales ou provinciales.Je me contente donc de vous dire que la génération nouvelle, rouge ou bleue, qui est devenue nationaliste, grâce à votre vigoureuse campagne, a plus que cela profité de votre en-seignemenl et assimilé davantage votre doctrine.Nous avons cessé d’admirer “malgré tout” les chefs conservateurs ou libéraux.Nous sympathisons avec tel ou tel groupe; mais nous nous tenons prêts à blâmer également, quand ils le méritent, les Laurier et tes Borden, les Gouin et les Cousineau, même les Bourassa et les La-vergne, si jamais ils mentent « leurs principes, ou si ces principes viennent, d’après nous, en conflit avec le bien du pays ou de la race.Nous sommes prêts, tout autant, à appuyer de nos louanges et de nos votes les Galipeault, les Lamarche ou les La-pointe, si ceux-ci peuvent fièrement porter le drapeau qui nous mène ci la conquête d’une liberté ou à la revendication d'un droit.J’admirais l’honnêteté lucide et franche de Monsieur Tellier, dont je regrette profondément la disparition politique.Entre Monsieur Tellier, qui savait reconnaître loyalement chez ses adversaires ce qu’il y avait de bon, et Monsieur Cousineau qui a fait, durant la dernière session, une critique aussi universelle que peu documentée de l'administration, il y a, il me semble, toute la différence de l’homme politique au politicien.Ses critiques inopportunes et maladroites m’ont surpris; la discussion et le vote contre le bill Galipeault m’ont dégoûté.Il y avait pourtant là une belle occasion pour un chef politique de se ranger du bon côté, afin de faire savoir aux Franco-Ontariens, même si le Conseil ne ratifiait pas le vote de la Chambre, qu’en principe au moins l’Assemblée était unanime éi blâmer le gouvernement d’Ontario, et que dorénavant nos compatriotes pouvaient compter sur toute la députation québecquoise pour les aider dans la mesure de ses moyens.C’est dire que je ne souhaite d’aucune façon voir la province de Québec confier ses destinées à un homme de cette taille.Beaucoup de conservateurs pensent de même et voteront néanmoins pour des candidats bleus, parce qu’ils sont bleus; moi, je voterai, pour une fois, contre le parti conservateur.Ces idées, je les avais avant que vous écriviez votre article sur la politique provinciale.J’ai guetté l’attitude que prendrait le Devoir, car il me semblait que des événements nouveaux devaient inspirer au directeur du Devoir une attitude nouvelle.Je n’ai pas été désappointé et j’ai eu, de plus, la satisfaction de constater que le nationalisme vrai devait inspirer dans certaines circonstances particulières les mêmes pensées à tous les nationalistes, grands ou petits.Ma lettre manque peut-être d’à-propos; mais j’ai voulu vous l’envoyer tout de même pour faire pendant (i celle de Monsieur Fortin, afin que vous sachiez que votre campagne porte ses fruits.Nous ne sommes plus “encadrés dans les fortes lignes”.Vous ne perdez donc pas votre temps ni vos peines, car vous élevez toute une génération indépendante dont le pays aura besoin avant peu pour remplacer nombre de politiciens gui font mijoter dans la même marmite et aux frais du Canada, affaires profitables, reculades honteuses, fanatisme étroit et dévouement impérial.Bien à vous, CAB." SOUVENONS- ______ NOUS” Verdun, 14 mai 1916.4 M.Henri Bourassa, Directeur du Devoir.Ylonsieur, J’ai suivi avec intérêt toutes les ohases du débat bilingue.Notre race doit être fière d'un grand nom- j bre de ses représentants: mais uns-, si il y en a d’autres dont elle doit i rougir.Bermetlez-moi de vous sug- j gérer une idée; c’est aussi celle de plusieurs de vos lecteurs.Pourquoi ne permettriez-vous pas que l'on imprimerait en caractère bien visible, pendant plusieurs semaines, dans votre journal, la petite note que voici : CEUX-LA, Sept de nos députés, des gens qui parlent notre langue et sont tes élus de Cumidiens - français, leurs frères, ont voté contre la résolution Lupoinle : .11.1/.Cusgrain, Blandin, Patenaude, Drscarries, Forget, Les-pérance et Girard.Sachons ces noms par coeur ; il conviendra de nous les rappeler, quelque bon jour.Ainsi, tous nos compatriotes sauront à quoi s’en tenir ù l’égard de ccs Messieurs.C’est une idée que je vous suggère, je 'n’en serai nullement froissé si elle n’est pas mise en pratique, et je n'en serai pas moins toujours un 'de vos lecteurs assidus.Bien à vous, Hervé FEBLAND.L’UNION SAINT-JOSEPH UNE FETE PATRONALE L’UNION NATIONALE DE SAINT-HENRI CELEBRE.HIER, LA FETE DE SON PATRON PAR UNE MESS?; ET UN BANQUET.— “SACHONS DEFENDRE NOS DROITS.” Dans le but de promouvoir l’enrôlement de nouveaux membres, et de susciter chez les membres actuels un enthousiasme plus grand pour les intérêts de la société, l'Union Nationale S.-Joseph de S.-Henri a célébré hier avec beaucoup d’éclat sa fête patronale.Fondée le 3 juillet 1887, par quelques citoyens influents de la ville de S.-Henri, cette société de secours mutuels et de bienfaisance n’a cessé de grandir et de prospérer.Elle Compte actuellement au delà de 1,500 membres seulement dans S.-Henri.C’est dire qu’elle est très populaire dans cette partie ouest de la ville, et que la fête d'hier a suscité beaucoup d’enthousiasme chez la population.Dans la matinée, malgré l’inclémence de la température, les membres se rendirent en procession d.es -ailes de l’Union, à l’église S.-Clotil-de.Dans le défilé on remarquait les zouaves de la paroisse S.-Zotique, la garde indépendante Benoit XV ainsi (pie deux corps de musique.A l’église, une messe solennelle fut chantée par M.l’abbé Champoux, assisté des abbés Paiement et Gaudet.Le sermon de circonstance fut donné par le R.P.Richard, supérieur des Pères de la Compagnie de Marie.Hier soir, tous les officiers, plusieurs membres de l’Union ainsi que des représentants des sociétés soeurs se réunirent dans un grand banquet organisé par MM, J.-E.Sé-nécal, J.-A.S.^Marie, R.Lavergne et N.Champagne.Après que le menu fut dégusté plusieurs santés ont été portées.Le président, M.Sévérin Letourneau, député, après avoir demandé de lever les verres à la santé du pape et du roi, proposa relie du clergé.M, le chanoine Décarie et le Père Richard répondirent.Le premier fit l’historique de l’Union et le second parla de la langue française demandant aux Canadiens de s’unir et d 'utter jusqu’au bout pour nos droits.“Quand on veut nous prendre nos droits, dit-il, nous devons user tous les moyens pour les garder.Nous devons maintenir la crainte que l’Ontario a de nous, c’est le moyen d’être forts.” Les autres santés furent celles de nos parlements par MM.J.-E.Sénécal et G.Sévigny; la santé de l’Union S.-Joseph par M.H.Champagne et F.Fauteux, la santé de la cité de Montréal par MM.Amable Caron et C.-P.Fabien; la santé de nos invités par M.Deschamps; la santé des dames par M.Edgar David.Tous ces discours où vibrait surtout la note patriotique furent accueillis par des applaudissements.Ce soir, à 8 heures, il y aura une grande assemblée aux salles de ’’Union.Tous les membres y sont invités.Le président, M.Sévérin Letourneau, y fera une causerie; il y aura également chant et musique.M.Henri Bourassa donnera à la salle du college S.-Henri une grande conférence demain soir sous le patronage de la société.FUMEZ LE TABAC “HEROS” C’EST LE MEILLEUR Contre mandat-poste de 75 sous nous en expédierons une livre, LA ST-JACQUES TOBACCO PAC K INC CO.St-Jaïquen, Comté Montcalm, Qué.ON S’ATTEND A DU GRABUGE LA RECOMMANDATION DU BUREAU DES COMMISSAIRES D’INSTITUER UNE ENQUETE SUR L’AFFAIRE DE LA RUE DROLET SOULEVERAIT UN GROS DEBAT AU CONSEIL.BOULEVARD MARCH Maisons neuves.Seulement $100 comptant et vous vous installez.Il n’y a que deux genres de maisons neuTM que Ton puisse obtenir à ces conditions à Montréal.Nous sommes à les terminer au Boulevard Mardi, a Dixie, dans le haut de Laehine.Vue sans obstruction sur le lac S.-Louis.2 étages *4 ; 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il n’y a pas d’autre mot.La succession Villeneuve, continue le commissaire, acheta des terriens à cet endroit, il y a quelques années, à raison de 10 sous le pied.Trois mois avant l'achat de la ville, elle se montra très satisfaite de tes revendre à 70 sous à la firme qui traita avec les autorités municipa-ies.Cette dernière crut devoir demander alors $4 le pied.•le n’hésite nullement à dire, conclut M.Villeneuve, que les éciievins qui voteront contre l’adoption du j rapport recomtmandant une enquête sur cette transaction auront peur de la lumière; s’ils n’ont rien à craindre, ils doivent nous donner leur appui.—J’ai été accusé trop souvent d’avoir illégalement signé le contrat de la rue Drolet, a déjà dit ie maire, pour ne pas être en faveur d’une enquête complète sur cette affaire.—Nous sommes convaincus, disent quelques échevins, que la ville sT-it fait voler lorsqu’elle a payé 8184,000 les propriétés de la rue Drolet; ce chiffre dépasse plusieurs fois celui de l’évaluation foncière.—‘Cette transaction, disent d’autres, a soulevé tant de commentaires défavorables, pour n’user pas d’autre expression, qu’elle vaut d'être examinée de près par un juge.—Ue commissaire Ross a raison, affirment ceux qui ne veulent pas entendre parler de l’enquête; il a voté contre l’adoption du rapport des commissaires parce que le rapport de l'aviseur légal de la ville ne contient aucune accusation spécifique et que, partant, il serait trop dispendieux d’enquêter dans la nuit, c’est-à-dire de se fier la plupart du temps au hasard pour trouver une preuve.—Si celle affaire est aussi sale qu’on le dit, remarquent de fortes cervelles, l’enquête ne contribuera pas à la nettover.Elle pourra peut-être faire de la lumière, mais elle n’aura ‘pas plus de résultat que les autres.Au reste, si la ville a déjà dépensé 8184,000, pourquoi lui m faire dépenser $10,000 autres?Le débat, on le voit, «sera assez intéressant et instructif.Cet intérêt se trouve beaucoup accru d’un autre côté par nombre de faits se rattachant intimement à cette affaire.CHEZ LES FORESTIERS CATHOLIQUES LA COUR SAINT-JACQUES CELEBRE LE 25e ANNIVERSAIRE DE SA FONDATION.Puis est venue la décoration de M.le Dr J.A.Leblanc, de la médaille de la Légion d’honneur, par M.le Dr J.U.Lalonde, directeur de la haute cour de Chicago.La cé-réenonie fut suivie d’un éloquent discours de M.le Dr Leblanc.M.Ernest J.Brossard.chef ranger de la cour provinciale de Québec fit aussi un discours; il fut suivi de M.H.C.McCaüutn, trésorier de la même cour, qui parla en anglais, puis vint M.F.X.Bilodeau, secrétaire de la cour provinciale et membre fondateur de la cour S.-Jacques.Des artistes distingués ont exécuté; un joli programme musical.MORTICE MADAME JANEDIEULAFOY CETTE FEMME AUTEUR ET EXPLORATEUR, LA SEULE FRANÇAISE AUTORISEE A PORTER L’HABIT MASCULIN, S’ETEINT A L’AGE DE 65 ANS.LE CAPT.BEAUDRY CHANGE DE POSTE Londres, 28.— Le capitaine H.Beaudrv a laissé la position de paie-maître à l’ambulance No 1, pour devenir paie-mai l e du 69ème à Shorndiffe.bataillon du lieutenant-colonel Dansereau.Le lieutenant C.S.Lemesurier, du 23ème bataillon, reformé, retournera chez lui, la semaine prochaine.' ' f.' La cour S.-Jacques, des Forestiers catholiques de Montréal, a célébré hier le 25e anniversaire de sa fondation, par d’imposantes cérémonies religieuses et civiles.Vers huit heures du matin, les officiers e! les membres de la cour se formaient en procession, à la salle des Artisans, angle Vitré et S.-Denis, et défilaient par les rues S.-Denis, S.-Hubert, Ontario et S.-Denis ju -qu'à l’église S.-Jaeques.Parmi les officiers on remarquait le chef ranger provincial, M.Ed.Brossard; i’ex-chef ranger, M.Gi-beau; le secrétaire provincial, M.F.X.Bilodeau et autres, ainsi qu’une délégation nombreuse de membres de la Légion d'Honneur.A l'église une messe solennelle, avec diacre et sous-diacre, fut chantée par M.l'abbé Et.Blanchard, chapelain de la cour.Un sermon î de circonstance fut donné par M.Ile curé Gauthier qui fit une élogieu-| se allusion aux membres vétérans de la cour, entre autres à M.le Dr | Leblanc, marguiilier*en charge.Après la me,se eut lieu la béné-! | diction du premier drapeau pro- j vincial de la Légion d'Honneur.Hier soir avait lieu le grand con-1 grès des Forestiers, au sous-sol de | l’église S.-Jacques.M.Z.Bilodeau, chef ranger de la j cour, prononça le discours de bien- ' venue, ^uivi des a locuGons de l'abbé H.Gauthier, curé de la paroisse, et de M, 1 abbé E.Blanchard, chapelain.Paris, 29.—Mme Jane Dieufafoy, auteur et explorateur, chevalier de la Légion d’honneur et possesseur du privilège unique en F'rance qui lui avait été accordé par le gouvernement français, .de porter des habits masculins, vient de mourir à Paris.Dans les soixante-cinq années de sa vie, Mme Dieudafoy a eu de telles aventures qu’on la regardait comme l'une des femmes les plus remarquables de France.Elle naquit à Toulouse et elle n’avait pas encore 20 ans quand elle épousa un jeune ingénieur, Marcel Auguste Dieulafoy.Ii alla au front durant la guerre franco-prussienne de 1870 et il amenai sa femme avec lui.Elle combattit à ses côtés, vêtue ide l’uniforme i égleniientaire du troupier français.L’vm et l’autre, n’ayant pas été blessés au oo'urs de la guerre, ils partirent ,ensenibie pour l’Asie, où son mari,) dont la réputation d’ingénieur était faite, allait (diriger des fouilles.C’était une tâche dangereuse et hardie.Mme Dieulafoy passa plusieurs années, avec son mari en Chaldee et en Perse, prenant part à ses travaux et partageant ses périls.Les Dieulafby furent récompensés de leur travail en découvrant les ruines du palais de Barra et d'Ar-taxères et ils rapportèrent avec eux des bas-reliefs qui furent installés au Louvre.Une fois rentrée en France, Mme Dieulafoy, qui s’était habituée à porter des vêtements masculins, au cours de ses voyages, reçut l’autorisation de paraître en public ainsi accoutrée.Elle a publié un grand nombre tdç volumes sur des sujets historiques, archéologiques et romanesques, dont Tun reçut de l’Académie française la mention d’excel- Jence spéciale.-." '¦ -' - SERVICE D’ÉTÉ DU PACIFIQUE CANADIEN En vigueur dimanche, 4 juin 1916, c.moins d’indications contraires, le* trains laisseront la gare Windsor comme suits—(Westmount, 4 minutes plus tard) v SERSVICE SUBURBAIN Montréal Ouest—*7.20 am—*8.30am — *8.45 am—*9.45am — *10.15, am — *12.15 pm — (i) 1.30 pm — f 4.15 pm— (a) 5.15 pm— fé-lâ pm — [7.30 pm\— *8.45 pm — S 9.15 pm — *10.00 pm*— *11.20 pm.Dennistoun—*7.20 am — S 8.30 am — *9.45 am — *12.15 pm — (!) 1.30 pmt— f4.15 pm — (a) 5.15 pm — J7J0 pm.Dorval—*720 ara — *8.30 am — *9.45 am *12^5 pm — (i) 1.30 pm —14-15 pm— (a) 545 pm — t6.15 pm — t7.30 pm — S 9.15j.pm — *11.20 pm.*7.20 am — S 8.30 am — *9.45 am — *12.15 pm — (i) 1.30 pm— t4.15 pm — (a) 5.15 pm — fé.lS pm -— f7.30 pm — S 9.15 pm — *11.20 pm.Lakesids—**8.30 am — autres heures comme Valois.*7.20 am — *8.30 am — *9.45 am — *12.15 pm — (i) 1.20 pm — (i) 1.30 pm t4.15 pm— (a) S.lüpm — (a) 5.15 pm — f6.15 pm — f7.30 pm — S 9.15 pm — *11.20 pm.{.Hte-Anne—*7.20 am — *8.30 am — *9.45 am — *10.15 am — *12.15 pm ti) L20 pm — (i) 1.30 pm — f4.05 pm — $4.15 pm — U) 5.10 pm — (a) 5.15 pm — 1P.15 pœ — f* .30 pm — S 7.40 pm — *8.45 pen — 5 9.15 pm — *11.20 pm.Vamdrsuil—*10.00 pm — *10.15 pm — autres heures comme Ste-Anne.*8.30 am — *9.45 am — *12.15 pm — (i) 1.20 pm — (i) 1.30 pm — 14.05 pm — (a) 5.10 pm — (a) 5.15 pm — 16.15 pm — t/“30 pm — S 7.40 pm *11.20 pm.Hudson Height*—(Comme He Cadieu* cxc.14.05 pm et S 7.40 pir., qui n'arrétent pas.) Dragon—*8.30 am — *9.45 am — (i) 1.30 pm — (a) 5.10 pm—17.30 pm— 5 9.15 pm — *11.20 pm.Kigaud—*840 am — *9.45 am — *12.15 pm — (i) 1.20 pm — (i) 1.30 pm 14.05 pm — (a) 5.10 pm — (a) 5.15 pm — [6.15 pm — 1740 pm — S 7.40 pm — S9.15 pm — *11.20 pm.I’te-Fortunc—*9.45 am — *12.15 pm — (i) 1.20 pm — (i) 1.30 pm a) 5.10 pm — (a) 5.15 pm — 16.15 pm — '7.30 pm — S 9.15 pm — *11.20 pm.lignes — *-Toue les joura t-Tous les iours exc.dim., (i)-Samedi, S-Dimanche, (a)-exc.sam.et dim.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D'AFFAIRES AVOCATS Ttl.Main 4971, 4572.J.P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE Hi EDIFICE BANQUE D’EPARGNE ISO ST-JACQUES.inircau du aolr : 'St-EuMtache.jCaster postal 356.— Adresse télégraphique, “Nahnc, Montréal”.Tél.Main JÎU0-1Î51.Codes : Liebers, Went.Un.C.H.C ATI AN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacques Struthmoret Valois Cedar Park/ ' Beamepaire Baie d’Urfe , Pointe Claire ‘ Btaacoosfield Ue Cadieux ; Corao Hudson Choisy S 9.15 pm LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL.avocats, édifice Banane de Québec, 11 place d’Armes, Montreal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.i Maréchal Nantel, B.C.L.___ MORGAN et LAVE R Y! AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice Transportation»! 120 , S.-Jacques.Tél.Boll Main 2670.Câble, Eadroor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.C.L.* M.Lavery n son» bureau du soir : 1 St- Thomas.LongneulT.DUGAS MAURICE, 111.L.AVOCAT 30 RUE S.-JACQUES.Résidence : 2100 avenue du Parc.Roek-« land 24ô9.________ romuaTjoTroy AVOCAT 83, Craig Ouest.Tél.Main 966.Chambre 525 MONTREAL.Tél.Main 3264.S.-Louis.4207., HERVE R0CH, B.A., U.L AVOCAT Société légale, Baril et Roch.61, rue 8.-Gabriel, Montréal.RHIAUME THEODULE C.K.180 RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 4571 et 4572.Suite 411.Domicile : Est ISSU.ANATOLE VA NIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tti.Main 213.— Bureau 53.__________ STrueS.-Jacques.Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT *7, rue S.-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541 GRAND-TRONC Tél.: — Victoria 1929.AUSSI, BUREAU, 1491 NOTRE-DAME OUEST.Tél.: — Victoria 1529.SPECIALITES — Maladies des femmes et jeunes filles, obstetrioues.accouchements.Diplôme en hygiène publique — Heures 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.TEL.S.-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN Maladies de la peau 708 PARC LAFONTAINE, MONTREAL.Angle de la rue Marquette.La maison L.C.de Tonnan-cour, Eng., marchand-tailleur, 61 Notre-Dame Est, vient de recevoir un grand assortiment Si.| d’étoffes pour complets de printemps et ^Tété, à des prix absolument raisonnables.„ -EST 6734 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de i’Hôtel-Dieu | de Paris.Maladie des YEUX, des \ OREILLES, du NEZ et de la ¦ GORGE, 523, Saint-Denis, (En face ] du carré Saint-Louis.NOTAIRES TEL.S-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est^JMontréal Tél.Main 888.Résidence ; 1877 8.-Catherine Est.J.-W.BOISJOLI NOTAIRE Prêts d'argent, règlement de succession, etc.54 NOTRE-DAME EST, MONTREAL.Main 7691.J.-EMERY CODERRE SEC.TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence Etude 28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est Montréal-Est Tél.(résidence) Pte-aux-Trcmbles 29; (étude) Pte-aux-Trpmbles 27-—2, J.-H.-H.-LIPPE NOTAIRE 180 RUE S.-JACQUES, MONTREAL.Tél.Main 4571.Bureau 4U.elzearTroy NOTAIRE Prêts sur hypothèques.Achats de créances et autres.Département spécial pour : Administration de Succès*ions et de propriétés ; collection ; assuranecs ; placement de fonds ; gérance temporaire d organisations financières ou commerciales.206-209 EDIFICE BANQUE DE QUEBEC.No 11 Place d’Armes, MONTREAL.TYI^faln^5762.__________ Tél.Main 333i J.ALBERT SAVIGNAa, NOTAIRE (autrefois de Biron et Sarlgnac) Spécialité: Examen de titres, règlement de difficultés commofciales, difficultés de famille, successions; placements de capitaux à taux très avantageux.Prêts aux fabriques et aux commissions scolaires.Bureau : 99, rue Saint-Jacques.Edifice Banque Nationale Le soir après 7 heures: 322 Sherbrooke Est Tél.Est 1643 PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES MEDECIN DEMANDE.— On de-mamie un médecin pour la paroisse# de Saint-Placide, sur le bord du lac des Deux-Montagnes.Héritera de la clientèle d’un confrère décédé.Fin-droit idéal et susceptible d’un développement considerable, à raison de la nouvelle ligne de chemin de fer du Grand-Nord (Montréal-Ottawa) qui traverse la paroisse à petite distance du village.S’adresser au notaire J.\.B., Saint-Placide, comté des Deux-Montagnes._______________ Servante demandée pour une petite famille, pour partir dans quelques jours pour passer Tété à la campagne, à C humbly Bassin.Tél.Main 158, ou s'adresser personnellement à 715, édifice Power.On demande une jeune fille très ^ sérieuse, servante générale pour un ménage sans enfants.S’adresser 203, Jeanne Mance, près Prince Arthur.Références exigées.POSITIONS DEMANDEES POSITION DEMANDEE.— Uneg cuisinière habile, veuve, parfaite-! ment recommandable, demande una position dans presbytère oui ccLège.i S’adresser J.Larose, !ll!), Ch.Reine-' Marie, M o n t r é a i.Une organiste d’exipérience demande à se placer.Accepterait aussi position comme professeur de français et d’anglais ou comme secrétaire privée.Ecrire à Boite 5, “ Le Devoir ”.DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE A aire foi» d» S.-Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Près Maris-Amis.Tél.S.-Louis 3943.Les DENTISTES GENDREAU ont transporté leurs bureaux au No 543 rue S.-D'tnis, angle Cherrier.(Autrefois rue S.-Launeoit.) 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l’encaisse-or se chiffrant par 8 millions et demi de francs et une réduction de 10 millions et demi dans la circulation fiduciaire, — soit la première riinni-nutîon depuis ie jour de l’émission de l’emprunt de guerre.Les finances de la guerre se sont accrues de 150 millions de francs.La Bourse de Paris sera désormais fermée, le samedi, jusqu’à la fin de septembre.* 4» * Depuis six semaines d’affiliée, la chambre des compensations des banques new-yorkaises a révélé un fléchissement toujours croissant des réserves, et le déclin de cette semaine d’environ 12 millions de dollars établit à près de 65 millions l’excédent actuel des réserves, contrastant avec 126 millions durant la seconde moitié de mars, 154 millions pour la première huitaine de l’année en cours et 220 millions à la mi-septembre dernier.Le compte*-rendu de cette semaine fait également ressortir un développement des prêts et avances d’approchant 32 millions et d’une réduction approximative de l’encaisse de 10 millions.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Cowans : Cours d’ouverture Blé — Juillet.108Va à 108% Septembre 109% à lOSâi Maïs — 68% 68% Juillet.Septembre Avoine -Juillet.Septembre.Cours à midi 107% 108% 69 40 b à 40 38% 39% 38% DECLARATIONS DE DIVIDENDES Mackay Companies.— Dividende trimestriel régulier de 1 p.100, aux actions de préférence, et de 1 1-4 p.100, sur les actions ordinaires, échéant le 1er juillet, aux actionnaires enregistrés le 9 juin.Penn.Water and Power.— Dividende trimestriel régulier de 1 p.100, distribuable le 1er juillet, aux porteurs enregistrés Je 19 juin.-—9- BOURSE DES MINES Cours fournis par la maison Bryant, Dunn and Co., rue S.-François-Xavier, No ?6, Montreal.MINES DE COBALT De PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal, Cour de Circuit, No 12220.— The Caldwell Feed Co.Limitée, deuiu nd er es se, vs The Cooper Feed and Supply Company, dé fender esse.Le 7èine Jour de juin 1910.à dix heures de l’avanl-dnidi, à la place d’affaires de la dite défenderesse, au No 514 rue ^ S.-Jacques, en la cité de Montréal, seront ™ vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en fleurs, graines, meubles, etc.Conditions : argent comptant.J.S.La ver y, H.C.S.Montréttl, 29 mai 1916.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal, Cour de Circuit, No 12486.— The Industrial and Educational Press, Limitée, demanderesse, vs Freer, Colony and Co., Limitée, défenderesse.Le 7ème jour de juin 1916, à dix heures de l’avant-midi, h la chambre 801, Read Building, place d’affaires de la dite défenderesse, au No 45 rue S.-Alexandre, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de -la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant on meubles de bureau, etc.Conditions : argent comptant.J.S.La-very, H.C.S.Montréal, 29 mai 1916.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 129.J.Armand Bourdeau, huissier, de Montréal, de-ii) : ideur, vs Luigi Capuano et Enrico Pas-quale, de Montréal, défendeurs.Le septième jour de juin 1910, à dix heures de l’a-vant-midi, à la chambre 310, No 17 Côte de la Place d’Armes, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets saisis en cette cause, consistant en cigares et tabac.Conditions : a:-r gent comptant.M.J.Albert DeOMes, IL C.S.Montréal.29 mai 1916.i PROVINCE DE QUEBEC, District dc'Mont-réal.Cour Supérieure, No 201.- J.Louis Frigon et W.Ernest Baker, de Montréal, “Frison et Baker”, demandeurs, vs -Maurice P.Shea, de la ville d’Outremont.dit district, défendeur.Le septième jour de juin 101U, « onze heures de l’avant-midi, à la chambre 310, No 17 Côte Place d’Armes, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en lii parts ou actions du fonds capital de “Shea Sales Co.Ltd.”, corps politique er incorporé, de Montréal, de la valeur au pair de 8100.00 chacune, entièrement payées.Conditions : argent comptant.M.J.Albert DeCeiles.H.C.S.Montréal, 29 mai 1916.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, N’o 9538.— J.H.Pépin, marchand de bois et charbon, des'cité et district de Montréal, demandeur, vs Teddy Villeneuve, du -même lieu, défendeur.I.e 7ème jour de juin 1916, à il heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 165 rue Bréboeuf, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano, etc.Conditions : argent comptant.J.U.Nor-mandin, H.C.S.Montréal, 29 mai 1916.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour .Supérieure, No 1555.— De Helen Knowles, demanderesse, vs Joseph Besnor.défendeur, i.e septième jour de juin 1916, a une heure, de i ’a I4'ès-lll i il i, à la place d affaires du dit défendeur, au No 46 avenue Laurier, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en eette cause, consistant en ameublement de boucher.Conditions : argent comptant.J.L.Racine, H.C.S.Montréal, 27 mal 1916.Bailey.Beaver.Chambers Ferjand.I -rown Reserve.Kerr Lake.Larose.McKinley Darragh.Ni pissing.Peterson I^ike.Seneca Superior.Silver Leaf.Tcmiskaming.Ofre.mande.9% 10 2% 67% 182% 213%:- »8Ü! 138 .MINES DE PORCUPINE Apex.7 Vi Dome Extension.35 Dome Izake.* •• 29 Dome Mines.2637 Va HoQUinger.29Ô0 Jupiter.« .35Vi McIntyre.180 McIntyre Ext.57 Parc Frown.82Va Porc Vtpond.58 Preston East Dome.5V4 West Dome Cansotl.31 % BOURSE PE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, vie Saint-Fran-çois-Xavier, Nos 95 et 97.Montréal.Valeurs durer j lure Midi valeur» Ouw ture Midi AlUsCh.or.Itifp.Copi.AUi.Ch.pr.«w Int.Ra.fr AmsAn Br.I.ehighVal.Si"/.Am.B.Su*.7U1 7ik Max.Moto.86 86 Am.Can V) 56% Mcx.Petro.109* 109H Am.CarFo.60%
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