Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 27 mai 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1916-05-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VII—No 124 MONTREAL, SAMEDI 27 MAI 1916, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la po&e : Rédadtion et administration : £dition~qûôtidienn€ ¦ S M H fl 1 H l fl M H M W 43, RUE SAINT-VINCENT CANADA ET ETATS-UNIS.$5.CO üü |lÉf M PflB JÊÊ' UNION POSTALE.*8.00 g|J| ggHH® j^gr^ gg B -* Éiition hebdomadaire M U M B M-W W B «1 WÊ W M K® B TÊLÉPH°NESt CANADA.$1.00 J?^ jk KB ia ' Mp BsSp HJ ADMINISTRATION: Main 7461 UNION POSTALE $2.00 n| RÉDACTION : • Mm 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! PROPAGANDE! Quel que soit le plan de lotissement, le règlement ménage, sur tous le terrains, le même espace libre, proportionné toujours à la hauteur des édifices, soit dix pieds de largeur quand l’édifice a quinze pieds ou moins, en hauteur ; douze pieds de largeur pour un édifice de 15 à 25 pieds : 15 pieds de largeur quand l’édifice a de 25 à 35 pieds en hauteur ; 20 pieds de largeur quand l’édifiee a plus de 35 pieds de hauteur.Lorsque le terrain est limité à l’arrière par une ruelle, l’espace laissé libre peut être mesuré à partir d’une ligne passant par le centre de cette ruelle.Enfin, il importe peu que l’espace qui doit rester libre soit aménagé devant ou sur le côté ou le derrière.C'est là la portée du règlement.Tout édifice qui doit être construit ou remodelé sur un terrain où il existe une autre construction en doit être séparé par un espace de pus moins de dix pieds si les bâtisses ont respectivement 15 pieds au moins en hauteur.C’est le corollaire de la règlementation concernant les terrains où il ne se trouve qu’une seule construction.Si les édifices ont plus de 35 pieds de hauteur, la ;cour intérieure ne devra pas avoir I moins de 25 pieds.: Ce règlement pourrait peut-être être I remanié.Il ne s’agit pour l’heure : que d’un projet non encore soumis au contentieux ; mais tel quel est, on peut constater quelle évolution importante il marque dans la cons- Nous recevions de l’Ouest, ces jours derniers, un billet fort intéressant."Par le temps qui court, nous écrivait un jeune de là-bas, il semble impossible de rester indifférent aux causes sacrées qui sont en jeu et de ne pas seconder par tous les moyens honnêtes ceux qui se constituent nos défenseurs.Pour ma part, j'ai choisi celui de ta propagande comme étant le plus propre à mon état.Vos idées font du progrès dans l’Ouest canadien., .Continuez, ça va bien, “vous faites de l’ouvrage”.Et, pour “passer au pratique”, suivant son expression, notre correspondant commandait aussitôt un abonnement au Devoir pour Vun de ses amis, deux exemplaires d’Hier, Aujourd’hui, Demain, du “Devoir” et ses origines, du “Devoir” et la guerre, un exemplaire de Que devons-nous à l’Angleterre?des Ecoles du Xord-Oucst, de la Convention douanière, de Pour la Justice, etc.Presque à ta même heure, nous suivions d’un oeil amusé la polémique du Soleil et de {’Evénement.Lequel avait commencé, je ne m’en souviens guère, mais les deux thèmes nous sont depuis longtemps familiers.•—Vous n’êtes qu’un budgétivore, criait Y Evénement.Vous avez fait l’an dernier pour près de cinquante mille piastres d’impressions pour le gouvernement de Québec.—-Budgétivore vous-même, ripostait justement le Soleil, car vous avez eu, la même année, pour plus de trente mille piastres d’impressions fédérales.Et votre cas est pire que le nôtre, puisque le gouvernement provincial n’ayant pas d’imprimerie à lui doit faire faire son travail dans les ateliers privés.Tandis que le gouvernement fédéral qui possède une imprimerie officielle n’a aucune raison de faire faire son ouvrage chez vous.On aurait pu prolonger la conversation, rappeler que, sous le régime libéral comme sous le conservateur, et malgré l’existence de l’imprimerie officielle, les ateliers amis du gouvernement fédéral recevaient de plantu-! truction sanitaire reuses commandes, ramener sur le tapis le contrat du Journal d’Agricul- \ Comme dit un turc, demander pourquoi ces travaux ne sont pas donnés par soumissions, etc.Il en serait résulté ce que tout !e nfônde sail: que, sous les bleus comme sous les rouges, sous les rouges comme sous les bleus, les bons contrats d’impressions servent à aider les amis.Quand les dépouilles sont partagées et qu’un gouvernement bleu à Ottawa fait vis-à-vis à un gouvernement rouge à Québec, ou réciproquement, les faveurs s’équilibrent.Autrement, les vaincus gardent pour se consoler l’espoir des prochains partages^ La roue finira toujours par tourner! Mais les malheureux qui ne jugent pas à propos de s'inféoder à l'une ou l’autre des équipes, cpii osent surtout appliquer la même règle de justice aux bleus et aux rouges, aux gouvernants d’aujourd’hui et aux oppo-sitionnistes d’hier, restent rigoureusement en dehors du jeu.Us sont des hérétiques, dont le seul privilège est de solder, avec la foule anonyme, le prix des contrats dont bénéficient les orthodoxes de la religion de parti.Nous ne songeons point à nous en plaindre très bruyamment.Mais il nous semble que cela nous donne le droit de dire à nos amis et à ceux qui, sans nous approuver en tout et partout, trouvent que nous faisons tout de même une besogne utile: Aidez-nous à contrebalancer cette influence des gouvernements! A porter plus loin nos idées, à fortifier l’arme que vous jugez salutaire.Nous ne demandons à personne de sacrifices extraordinaires—simplement un peu d’attentive bonne volonté.Nous avons des milliers d’amis: un léger effort de chacun aurait tôt fait de doubler l’efficacité de notre oeuvre.Cet appel direct à la propagande par le journal et par le livre, nous le faisons sans la moindre gêne, car nous avons la conviction de travailler dans l’intérêt de tous.Nous ne l’adressons du reste qu’à ceux ïui partagent cette conviction.Orner KErîOUX.UN REGLEMENT OPPORTUN Dans les villes telles que New-York, où le terrain vaut cher précisément parce que la loi n’a pas assez limité la hauteur des constructions qu’on y peut élever, on construit de plus en plus des blocs immenses abritant des centaines de familles, comme ceux que nous décrivions hier.Il est trop tard pour faire grand'chose au centre des grandes villes, mais il conviendrait, en limitant la hauteur des maisons et ch adoptant un règlement comme celui que nous analyserons tantôt, de régler la construction, dans leur périphérie, de façon à encourager autant que possible la multiplication des maisons individuelles, ou cottages.Notons, en passant, que la prospère petite ville de Montréal-lîst vient de prendre une heureuse initiative dans ce sens, comme nos lecteurs ont pu rapprendre par une communication de l'ingénieur de cette municipalité publiée récemment sous la rubrique : Lettres au Devoir.Tous les sociologues s'accordent à louer, au double point de vue de l'hygiène et de la morale, les avantage’, de l’habitation individuelle.C.e mode de construction augmente, en effet, par l'isolement des maisons les espaces libres, rend la circulation de l'air plus facile, l'éclairage plus abondant, et diminue les risques des maladies contagieuses.Le seul avantage que l'on puisse rc-ronnailre aux maisons collectives, r'est d'assurer d'une manière plus économique l’enlèvement et l'épuru-lion des matières usées, écrit l'un d'entre eux.M.Lucien Ferrand.De plus, la maison collective facilite le chauffage par suite des échanges de chaleur entre logements.Enfin, au point île vue moral, il va de soi que les cottages ou même les svmi-dctachcd bouses, comme nous en avons quelques-unes ici, permettent aux enfants, pourvu qu’elles soient munies d'une cour ou d’un jardin, d'éviter la promiscuité de la rue, scs mauvais exem-.pies et ses dangers, Le chef de famille lui-même, sur-tout dans la classe ouvrière, soit qu’il cultive, le soir, un petil pota- économiste français plus haut cité : “Limiter !a hauteur des maisons et imposer un minimum d'espaces libres en bordure de chacune d’elles est ie meilleur moyen de répartir la population sur une surface plus grande et de remédier ainsi aux inconvénients moraux et physiques du surpeuplement.” On sait en effet que la mortalité est en raison directe de la densité de la population sur une surface donnée ; et il n’est pas besoin d’être sociologue pour savoir que la criminalité est le plus répandue dans les quartiers des grandes villes ou s'entasse une population vivant dans une promiscuité presque animale e! dont le grouillement perpétuel échappe pour ainsi dire à la surveillance de la police.Louis DUPIRE.POUR ORGANISER NOS VACANCES vait compter chez elle douze écoles donnant des cours de vacances à 3,6(10 élèves inscrits avec une moyenne de fréquentation de 2,687.soit lôc/c : ce qui veut dire que les enfants y prenaient intérêt.Les dépenses e-xiigées par les salaires dets professeurs, achats de mobiliers et de matériel ont atteint *2.08 par élève.Depuis 1010, la marche en ce sens n’a fait que s'accroître.L'une des principales objections au projet serait les dépenses encourues par sa mise à exécution.Sans doute les écoles coûtent déjà cher aux contribuables ; mais si dans le cas présent les frais riaient raisonnablement répartis entre les commissions scolaires, les pouvoirs publics et les associations philanthropiques, personne ne trouverait sujet lie plainte.l,es maisons et les mobiliers scolaires de la ville de Montréal ont une valeur approximative de *15,-520,000 ; il semble qu'il vaille bien la peine de travailler à ne pas laisser dormir ce capital, tandis que d'autres cherchent nil leurs les sommes nécessaires pour mettre sur pied les oeuvres qui lui seraient | possibles à meilleur compte.BILLET DE SOIR.L'ETANG QUI PASSE.Dans un champ devant ma maison, il y a un étang que les pintes ont créé ; un bel étang rond qui se nuance des teintes diverses du ciel et qui se détache clair au milieu de la verdure.Trois poteaux gris se re-| ftètent sur sa surface lisse, et les toits des tramways qui passent dans la.rue ont l’air de filer sur l’étang qui les mire.C'est tout ce qui trouble lu sérénité de ce petit lac qui dort.A mesure que le soleil s'en va, l’étang se poudre de rose, se voile parfois un instant d'un nuage qui voyage, et ensuite,, prend de douces et tendres teintes de mauve.Si le couchant s'empourpre, l’étang s’illumine.It brille ainsi qu’une nappe d’or.Il étincelle.Le soleil disparu, l’étang s'éteint, se transforme en argent liquide, bleuit peu éi peu.Dans les champs \ noyés d’ombre, tout à l’heure je.ne I les verrai plus : mais quand un Cela ne veut pa.v-dire que toutes les autres initiatives doivent s’éclipser devant celle-ci.Loin de là: rien de plus efficace pour le bien et le .profilés que la coopération de plu ''amway passera, lean invisible r, sieurs dans des orbites différentes 11tétera sa lumière et le champ noir capables de comprendre toutes les1 ger, soit qml se contente de veiller à sa porte entouré de ses enfants, trouve dans la maison individuelle une sauvegarde contre la tentation du cabaret, une protection positive pour sa santé par le bon air qu’il respire après les longues séances de l’usine ou de l'atelier, el, ensuite, une protection négative, si on peut s’exprimer ainsi, contre l’alcool tueur d’hommes, dissipateur d’épargnes el artisan du malheur de la plupart des ménages laborieux.Le règlement dont le docteur Boucher, assisté vaillamment par ses Collègues siégeant au conseil municipal (entre autres le docteur Lé-tourneau), réclame l’adoption, ne remédiera pas à l’étal de choses existant.Il portera uniquement sur l’avenir, sur les constructions futures et sur la réfection îles anciennes.Mais c’est déjà un grand pas en avant.Les réformateurs s’en contenteraient sans doute, car il y a longtemps qu'ils se sont habitués à sc considérer heureux s’ils obtien-nent le minimum quand ils réclamaient le maximum.C'est, en outre un pas de fait vers la surveillance de la construction des édifices une l'on a concédé aux autorités sanitaires dans une foule de villes, mais que les nôtres ne possèdent pas encore.Désormais donc, si le règlement est adopté, tout individu désireux d’obtenir un permis pour la cons.-truction ou pour Ja réfection d’un édifice déjà existant, sera forcé de remplir la formule de permis du département d’hyaiène en même temps que celle du département de l'inspection des bâtisses.Il devra décla rer si celle construction doit servir en tout ou en partie comme logement et déposer ensuite deux séries de plans chez l'inspecteur des bâtisses qui en transmettra une au bureau d’hygiène.Le surintendant des constructions n’accordera, de plus, son approbation que lorsqu’il aura reçu un rapport du bureau de santé portant que la construction est acceptable nu point de vue hygiène.Notons, en passant, mie le docteur Boucher, qui depuis longtemps ruminait ce projet, s'était préparé à sa mise à exécution en retenant les services d'un ingénieur sanitaire, lequel a complété à Boston, aux frais de la municipalité, des études (tu’il avait commencées à l'Ecole Polytechnique.Organisation et vacances : deux termes qui voudraient s'exclure cependant que les idées qu’ils évoquent s’appellent comme nécessairement.Voilà qui nous justifie de persister à ne pas les séparer.Les vacances, en effet, tiennent line place trop considérable dans l'éducation pour échapper à nos préoccupations.Elles sont un temps de repos pour les facultés mais non un temps d’immobilité et de mort pour les intelligences el pour les coeurs.Les éducateurs et ceux qui les aident, commissions scolaires, pouvoirs publies, n'ont donc pas plus le droit de se désintéresser de leurs élèves de juillet à septembre que de septembre à juillet.Les parents se réservent ordinairement ce devoir.L'enfant de bourgeois trouvera toujours dans le con fort du foyer, dans 1rs exemples et les leçons de ses proches, le complément naturel à sa formation scolaire.Malheureusement l’enfant de Tou vrier ne peut pas se vanter de ré-rnltcr, dans les quartiers populeux de nos villes, des avantages équiva-ents, et c’est précisément pour lui que le problème se pose.Les derniers prix distribués on a fermé les fenêtres et barricadé les cours de l'école et le lendemain au sortir de chez lui il n'a trouvé que Mes pavés pour brûler, des ruelles pour s’étioler ou des hangars pour se corrompre.L'école, elle, s'était métamorphosée en une sorte de somptueux monument sans âme indiquant l'endroit où, autrefois, il y avait eu Ide la vie.Ce quelque chose de presque anormal n’ai pas pu se soustraire toujours à la perspicacité pratique do nos voisins des Etats-Unis.La question semble leur être apparue, d'abord.sous un angle “ doré ”, Nous consacrons chaque année, sc sont-iis dit.des capitaux considérables à rachat de terrains de jeux e' à la construction de spacieuses et hygiéniques écoles et voici que ces capitaux pendant trois mois sur douze seraient condamnés à la stérilité '?Allons donc ! New-York et Buffalo ont fait appel à toutes les généreuses initiatives et dans les centres ouvriers des écoles publiques se sont ouvertes aux cours de vacances avec mission de récréer et cd'instmire.Metenons-en comme preuve les intéressantes causeries du Dr Louise Strong, à l'exposition du Bien-Etre, en 1fM2.En 11110, Buffalo, qui ne manque pas d'affinités avec Montréal, pou- aptitudes, tous les goûts et de faire face à toutes les situations.Il est bien entendu aussi que les professeurs, après dix mois d'un labeur toujours ardu et souvent ingrat ont besoin d’air, de repos et de paix et (pic c'est sur d’autres que doit peser la charge nouvelle.Depuis quelques années la Commission des Ecoles catholiques de Montréal a ouvert plus de trois de ses cours aux ébats de ses élèves en vacances.C’est plus que nous voudrions.Pourquoi ne pas profiter de juillet et août pour, favoriser renseignement technique si difficile à placer ailleurs à cause de la surcharge des programmes?Ainsi le problème si pressant du préapprentissage trouverait sa solution partielle.\ ces sortes de cours on pourrait peut-être donner un programme qui serait comme une transposition de celui de l’Ecole des Sciences d’Eté qui existe au bénéfice des instituteurs des Provinces inaritime-s.Le matin: travail de laboratoire; l’après-midi: excursions; le soir: conférences et discussions.Nos petits bons hommes seraient a l’école, le matin, vers neuf heures, je suppose.Vite on les ferait entrer dans une grande salle: leçons de dessin et travail manuel; découpage, limage, assemblage.jusqu’à dix heures el demie.L’après-midi: jeux en plein air ou au gymnase; promenades.Le soir: séances, conférences, vues animées, concerts : auxquels les parents seraient invités.Ce programme ne serait pas de tous les jours et de toutes les heures, mais enfin, il esl difficile de ne pas voir le bien considérable qu’il pour rail procurer aux enfants qui doi vent passer l’été en ville.Leur vocal ion se dessinerait; ils acquerraient un sens plus exact de l’ordre, de l’exactitude el de la beauté: le travail manuel perfectionnerai! leur corps comme le travail intellectuel aura développé leur esprit qui s’éclairera peut-être de lueurs nouvelles à la manipulation des choses matérielles.Ce travail manuel pour profiler aura à être pratique.Que l’enfant apprenne à se façonner des objets utiles ou commodes: qu’il travaille à la propreté, à la réparation ou à l’ornementation de son école moyennant un certain salaire qu’on l’obligera de déposer à la caisse scolaire; qu’il y ait concours, expositions, distributions de prix: tout cela apprendra à l’enfant à .se récréer sans perdre son temps el par conséquent sa vie.En 1002 M.de la flruère disait déjà: “La question d’introduire renseignement manuel dans les écoles primaires de la province se pose devant nous." Nous avons dans ces cours d’été un moyen de la résoudre comme d’ailleurs celui de procurer aux enfants des villes des récréations saines, profitables et honnêtes.Examinons sérieusement le projet; tenons compte et de nos ressources et de nos besoins et à l’oeuvre ! Si nous voulons un conseil sage, allons le demander à Lord Salisbury, premier ministre d’Angleterre.Il nous répondra comme à celle délégation qui lui parlait d’éducation : “Nous sommes lemis de faire ce qui nous esl possible; el ce que nous sommes en mesure de faire doit se faire vite! " L’abbé Arthur DESCHENES.pareille à sera barré d'une traînée un éclair ralenti.Je ne sais pourquoi, je songe au silence en face de cet étang dont l'eau limpide, sans se riejer, reçoit pourtant la vie qui le colore, le nuance, rallume.Le silence parfait esl ainsi.Sans se troubler — parce qu’alors il ne serait plus le silen ce, — il éveille eh nous la pensée, le rêve, il nous fail écouter nos coeurs et regarder dans nos âmes qu’il illumine.1 El puis, te silence est rare, te silence est éphémère ; s'il daigne nous visiter il ne dure pas.De même, ce petit lac qui dort devant ma maison, ce lac qui passe ne sera plus demain.Lu terre gourmande, cette nuit, le boira, comme la ville bruyante fait s’évanouir le silence.Michelle LeNORMAND.Asquith a par contribution d BLOC - NOTES Il reste encore quelques exemplaires de la deuxième série des Billets du soir de notre ami Albert Lozeau.S’adresser à l’auteur, 343, rue Drolet, Montréal.25 sous l’exemplaire, plus 2 sous pour les frais d'expédition par la posle.On peut aussi se les procurer au Devoir, Submersible géant Un transatlantique submersible doit arriver ces semaines-ci d'Allemagne à New-York, disent des journaux américains, avec une cargaison de couleurs allemandes valant vingt millions et un courrier des différendes .principautés de H’Kmpi-re teuton.Ce serait un navire de commerce, à trois ponts, construid dans le but d’éviter le blocus .ui-glais, et qui ne porterait de calions que pour sa défense.Tant que ce navire nouveau-genre ne ce ra pas arrivé à New-York, il con vient de rester quelque peu sceptique :- le bien fondé de celle nouvelle.Elle peut 1res bien n’avoir aucun fondement.D’aulre pari, il est certain que, sous p u d’années, le transatlantique submersible sera du domaine de la réalité.Qui eût dit, il y a vingt ans, par exemple, que 'les machines plus lourdes que l’air feraient les vols qu’accomplissent journellement, aujourd’hui, les aviateurs des armées européennes, et qu’il existerait des sous-marins comme ceux avec lesquels l’Allemagne a causé tant de dommages aux marines de guerre et de commerce des Alliés?On lisait, il n’y a pas long-lidnps encore, les romans de .Iules Verne, Vingt mille lieues sous 1rs mers, ttobur le Conquérant, Les 560 millions de la Béguin, ou La Guerre dans les airs, de Wells, el on se disail: “Quels visionnaires!” Les fails leur ont pourtant donné raison.Et, dans dix nu vingt ans.peut-être sera-t-il possible d- traverser confortablement l'Atlanlique en aéroplane ou bien encore en submersible.Tout arrive.Pas d'orgueil A propos de la fêle Victoria, lord William Gascoigne Cecil, fils de lord Salisbury, l’ancien [premier ministre anglais, écrit à un journal de Londres: “Si nous devons célébrer celle fêle, rappelons-nous avec contridon nos erreurs cé prions le ciel de ne pas nous humilier devant nos ennemis en «x-piation de noire orgueil.” Cela peut paraître assez extraordinaire, smi.s la plume du fils d’un ancien homme politique peu adonné au mysticisme.Mais, il y a quelques semaines, un amiral anglais n’aver-tissail-il pas solennellement 1a nr-tion qu'elle eût à cesse- scs réjouis* • ance.s profanes cl à s'humilier devant le Seigneur, si clic voulait obtenir la victoire décisive?L’épreuve par où passe l’Europe a suscité dans les âmes anglaises comme •dans les françaises [in courant Mii-ritualisle dont il ne faut pa.s N'é- tonner.L’homme n’est jamais si porté à penser à Dieu qu'à l’heure des grandes épreuves ou du danger.C’est raisonnable Le Globe, de Toronto, estime raisonnables les paroles de M.Churchill demandant une réforme au War Office, l'enrégimentation des 260,01)11 serviteurs et valels d’écurie des officiers anglais — “dont il n’y en a pas un sur vingt qui ait ainsi des 'domestiques, en temps ordinaire”, note avec raison ce journal, — et Tuli'lisaiion de, nombreux régiments de cavalerie anglaise immobilisés par suite de la guerre de tranchées.Et il ajoute : “Les cinq millions d’hommes donl M.lé comme étant la e l’Empire aux armées alliées n’exerceront toute leur influence que s'ils sont occupés à tenir en échec cinq millions d’Allemands, de Turcs ci d’Autrichiens”.Or, l’autre jour, M.Churchill estimait à 900,000 hommes au plus les effectifs ennemis immobilisés par les années anglaises.Notons que la Patrie s’est bien gardée de relever le discours de M.Churchill; il faisait trop bonne uis-tiee de ses dithyrambes sur l’effort militaire anglais, La pollution des eaux Des 279 villes canadiennes munies de réseaux d'égouts, 183 les déversent dans des eaux intérieures, qu’elles polluent ainsi et qui vont servir ailleurs à la consommation d’autres villes.Le Québec et l’Ontario, d’après un ouvrage ré cent de la commission d • conservation, à Olluwa, seraient les deux provinces les plus négligenles, sur ce point.Un expert a pu écrire que “si les municipalités traitaient et stérilisaient leurs eaux domestiques, avant (h* les déverser dans les rivières et lis lacs, le Canada éviterait chaque année la perte de 1500 citoyens, par suite de la typhoïde." Il est évident que ce régime primitif ne saurait se continuer longtemps, au mépris de l’hygiène publique.Deux membres du parlement fédéral, M.le sénateur Belcouet et le déipulé Bradbury, ont déjà fait une campagne tenace, à Ottawa, pour amener l’Etat à légiférer contre cetle coutume -déplorable.Mais l'éducation du publie n’est pas encore faile, là-dessus, et ils ont vu leurs projets classés pour un temps.11 faudra que, d’ici quelques années, on y revienne et que les abus d'aujourd'hui •cessent, au bénéfice des municipalités qui orenneitt leur eau dans Dix millions La Colombie Anglaise, déjà engagée à fond, dans des endossements pour des compagnies de chemins de fer, va emprunter, parait-il, dix millions, dont six iront au Pacific-Great-Eastern, pour relier sa voie à celle du Grand-Tronc-Pacifique.Cela fait dire à un journal que, dans les Provinces Maritimes, l’Etat est propriétaire des chemins de fer, tandis que, dans les autres provinces, les chemins de fer sont propriétaires des gouvernements et des législatures.Et c’est assez juste, si c'est un tant soit peu exagéré.G.P.LES PROBLEMES DE DEMAIN LE COMPLEMENT NATUREL DE “QUE DEVONS-NOUS A L’ANGLETERRE”.Trois mille exemplaires de Que devons-nous a l’Angleterre?ont déjà été écoulés.C’est un succès ex-li'couvment significatif, élan! donné le caractère très sérieux et fortement documentaire de ce volume.Hier, Aujourd'hui, Demain, qui en est le complément nécessaire, qui tire les leçons actuelles et futures de l’oeuvre d'histoire, a dépassé, lui.le deuxième mille, bien qu’il date de quelques semaines à peine.Hier, Aujourd’hui, Demain se vend 75 .sous l’exemplaire, plus 5 sous pour les frais d’expédition; la douzaine, *7.50 franco.Offre spéciale : "Hier, Aujourd’hui, Demain” (0.75), "Le DEXOIH cl la Guerre” (0.15), Le DEVOIR, son origine, son passé, son avenir” (0.10), seront expédiés franco, des bureaux du Devoir, pom- $1.00.Toute remise par chèque, mandat, etc., dévia être faite payable à Tailleur, au pair à Montréal et porter le timbre de guerre.Hier, Aujourd'hui, Demain est en vente aux bureaux du Devoir et dans les librairies suivantes ¦ Librairie Granger, -13, Noire-Dame Ouest ; I.angevin et T,archevêque, 8.Saint-Jacques ; librairie Notre-Dame, 35, Notre-Dame Ouest ; librairie Saint-Louis, 288, Ste-Cathe-rine Est; librairie Pinault, 280 Rachel; librairie Déom Frères, 47 S.-Catherine Est ; librairie Beauche-Beauchecnin, 79.S.-Jacques; librairie Gariépy, 1123 Rachel Esl.les lacs et les rivières du Ganad Elections Il y aura prochainemenl, — le 20 juin, — des élections provinciales, dans la Nouvelle-Ecosse.Il y a trente ans et au-delà que les libé-raux y gouvernent.Sur trente-huit députés, l'opposdtion 'conservatrice en compte treize.Cette opposition ne compte, pas remporter une victoire sur le ministère, «mais elle croit pouvoir revenir plus forle à la législature, les élections finies.Il faul espérer que les prophètes conservaleurs y seront plus heureux que dans le Québec.On se rappelle qu'au lendemain de la dis-solution de noire législature, un politicien bleu de lu capitale prédisait (juc son parti remporterait une vingtaine de comtés du district de Québec : il en a remporté.un et perdu plusieurs, qu'il détenait jusque-là.C’était un mauvais prophète ou un mauvais plaisant, que re politicien.Un appel Le 206e bataillon canadien-fran-çai,s lance un appel au public montréalais, lut -demandant de l’aide et du secours pécuniaires et disant: “Vous qui restez au pays, dans vos familles el à vos affaires, faites voire part de sacrifices; aidez à ceux qui se dévouent au prix de leurs vies el se préparent à parlir pour les tranchées et la ligne de feu, nour combattre nos ennemis mortels : les Prussiens >t autres, qui, s'ils le pouvaient, viendraient ici incendier nos églises el vous faire subir le sort de la Belgique el de la Serbie.lx>s souscrip- tions sont exclusivement réservées ,au recrutement el pour les soldats”.Il y a des naïfs qui croient (pie l'Etat paie les frais de rocrutemenl el verse une solde aux engagés volontaires.Est-ce que ça ne serait [dus le cas?Des profits de guerre La Savage Arms Company, des Etats-Unis, fabrique actuellement 50 mitrailleuses par jour, fait un bénéfice net de $709 par mitrailleuse, touche des profits globaux de $541),-900 par mois, de ce chef, soi! une moyenne de 6 millioBs el demi par année, et devra pouvoir fabriquer 190 mitrailleuses par jour à compter d’aoùt prochain.Et ces armes lurroiit des milliers el des milliers d'hommes par Jour, sur les fronts européens, La- guerre esl une belle industrie ! “LA LUTTE POUR L’EXISTENCE NATIONALE” CONFERENCE DE M.HENRI BOURASSA A SAINT-HENRI M.Henri Bourassa, directeur du Devoir, donnera le 30 mai prochain, dans la salle dit collège de 'Saint-Henri, une conférence sur la lutte pour l’existence nationale.Il parlera sous les auspices de l’Union Saint-Joseph de Saint-Henri, qui aura le concours des Amis du "Devoir" (section de l’Ouest), 11 y aura, outre la conférence, un joli programme musical exécuté par la Chorale Sainte-Elisabeth.Le prix d’entrée sera de 25 sous ; les sièges réservés de 50 sous.Les billets sont en vente à la Pharmacie Letourneau, 2097, Notre-Dame ouest (Tét.Westmount 3266); chez M.Alfred Chrétien, 146, rue Workman (Tél.Victoria 1530); chez M.J.-A.Payette, 1882, rue Notre-Dame ouest (Tél.Westmount 1008).LETTRES DE FADETTE La rééditiort des “ Lettres de Fa-dette " est aujourd’hui en vente.Prix ; 25 sous î’exemulaire plus 2 sous pour les frais d’expédition par >a poste.On est prié, en faisant la commande, de bien spécifier s’il s’agit de la première ou de la deuxième séd des Lettres.JUSTICE A LA MIN0- RITE FRANÇAISE LA REQUETE DK QUEBEC EST DEPOSEE AU PIED DU TRONE DE GEORGES V.Québec, 27 M.Thoma.s Mul-vey, sous-secrélaire d’Etat du Canada, a transmis hier ?oir, au cnn-sell municipal de Québec, la réponse de M.Bonar Law.secrétaire des Colonies, à la résolution adressée par le conseil à Sa Majesté Georges V, pour le prier d’intervenir afin de taire rendre justice à la minori-lé française de l'Ontario el du Manitoba.M.Bonar Law annonce que la requête du conseil de Québec a été déposée au pied du trône, mais que tlnn*( les cireonslano's il n’a lias cru devoir aviser Sa Majesté ni lui conseiller aucune ligne de conduite à suivre.POUR La saison des sports d’été est commencée.Crosse, hippisme, canotage, régates, courses d'automobiles, tout ceci battra son plein, d’ici quelques semaines.Les joutes de crosse et de balle au camp sont déjà commencées, les autres vont suivre.Comme par le passé, le NATIONALISTE, dès huit heures du soir, le samedi, donnera tous les résultats des événements sportifs de la journée à ses lecteurs, en sus de toutes les nouvelles locales et étrangères du samedi et d'articles de fonds d’un intérêt immédiat.Achetez le NATIONALISTE le samedi soir ; en< vente partout, 5 sous le numéro.» » LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 MAI 1916 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des connnupicaiions accompagnées d'une iettre signée, iree adresse autheû ique.Les correspondants anonymes s’é* peigneraient du papier, de l’encre, un.timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.L’OPINION D XJN FRANÇAIS DU NORD-OUEST charge; mais la crainte tf être rossés de nouveau les en empêcha.Je tiens à signaler ceci: pendant la mêlée, un jeune volontaire en uniforme rendit honneur au drapeau outragé.Il le ramassa, en enleva les taches de boue, et le remit au président du cercle.Maintenant qui a fait le coup?Ceci demande un peu d’explication, étant donné que cette partie de la province est habitée par une 1 population d’Irlandais et de Canadiens-français, qui vivent en parfait accord partout: conseil municipal.écoles, etc.Aussi n’est-ce pas la population de langue anglaise de Chandler qu’il faut tenir responsable des troubles du 30 avril.Ce sont quatre ou cinq importés de je ne sais où (ils ne le savent eux-mêmes), ignorants de tout principe, ne connaissant rien de nos us et coutumes; quatre nu cinq polissons qui croient que parce qu’i's sont natifs d'Angleterre, ils peuvent nm-cher sur nous qu’ils con- EVANGILE Evangile selon S.-Jean.Ch.XVf, v.25 En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: En vérité, en vérité, je vous le dis, tout ce que vous de-manderez à mon Père en mon nom il' vous le donnera.Jusqu'ici, vous n'avez rien demandé en anon nom.Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.Je vo.is ai dit ces choses en paraboles.Le Nous venons de lire les six confè rences magistrales de M.liourassa qui ont pour litre : Hier, Aujour d’hui.Demain.Il parait bien difficile, pour ne pas dire impossible, de condenser, en si peu de pages, plus d'idées subs tantielles et documentées sur le graves problèmes nationaux.t Ces problèmes intéressent, sans doute, les “sommités soeiules” qui ont devant Dieu et devant les hom mes une redoutable responsabilité mais ils intéressent aussi les élec leurs, le peuple, qui trop souvent se laisse séduire, tromper et asservir, Ici.les coulisses du théâtre son! enlevées pour mieux signaler à ceux qui veulent s'instruire le jeu de la comédie et toute l'horreur de.la sari glante tragédie.Ce qui nous a le plus frappé, dans cette lecture, ce sont les reflexions typiques et profondes au sujet de ce qu'on appelle lu philosophie de l’histoire.En terminant, l’auteur esquisse un programme très sage de politique in 1 ternationale qui, seul, peut assurer un avenir meilleur.L.M., Willow Bunch, Sask LA “LIBERTE BRITANNIQUE” EN IRLANDE Montreal, May 13, 1!)16.Dear Mr.lionrassu, I was extremely pleased lo read your very sympathetic editorial in iLe Devoir of Iasi Wednesday evening, in reference to Ihe Irish crisis.Youi manly and vigorous protest against the execution of the unfortunate leaders of the Irish uprising richly deserves the thanks of every true friend of justice.When your outspoken editorial will find its may into the columns of ihe local English press, — a thing that scarcely wilt happen, — you may ex peel lo read words of gratitude from the Irish people, the world oner.Needless to stale, you have formed a very just estimate of the present blundering policy of the British government.But such has been the policy of English Statesmen in the past.For centuries, they have fertilized ihe fair fields of Ireland with carnage, thinking thus to crush the spirit of a glorious and valiant people.But, what they failed to do yesterday, they will fail to do today.Are British ru iers so dense to realize that as long fis they persist in refusing to the Sister Island the right to make her fiwn laws, so long will conditions fail to improve in that unhappy Jand?I am pleased to have this opportunity of expression to you my heartfelt thanks for the stand you have, taken.I shall see to it Hud your article, is translated so that it may find its way into the columns of those papers favorable to Ihe rights of “LITTLE NATIONS''.With all good wishes, believe t ie, Very sincerely yours, A iis .J.J.C.“ENGTENGTE CÔÔRDIAALE” A A Chandler, Co.Guspe, 12 mai 1'Jtb.Monsieur Henri Bourassa, Montreal.Cher Monsieur, Dimanche, le 30 avril dernier, le Cercle Notre-Dame donnait une réception à scs membres et à scs invites.Il s’agissait de l'inauguration de la fanfare du cercle.Le drapeau français fut hissé sur ta suite du club, en signe de réjouissance et pour attirer I attention des gens.Quelques polissons vinrent me demander de descendre ce pavillon et de le remplacer par le drapeau mifflajS' Je répondis que je ti'nvais pas d objection à placer le drapeau anglais à râlé de celui-là.mais que je ne le changerais pas et que ion ne m'imposerait pas le drapeau anglais.L'un des membres du cercle alla chercher un drapeau enfilais qui fut hissé à l'autre extn mile de la bâlisse.Tout allait pour le mieux lorsque, vers qinrlrc heures et demie, le même groupe de sauvages vint abattre te drapeau françfds.Il s'ensuivit une mêlée qui faillit tourner mi tragique.Nos Canadiens repoussèrent les assail-lants.Ceux-ci s'armèrent de cailloux et de hâtons pour revrnir à la I BOULEVARD MARCH Maison» neuves.Seulement $100 comptant et vous vous installez.Il n’y • QUQ H*ti* ffrnrrs Hr mainon* neuvtft qur I «mi nuUnr nhttnlr à ft» conHItiana k Montréal.Noua anmmaa • »M terminer au Boulevard Marrtl.a Dixie, dan» le haut rie Larbin*.Vue «aiiA obstruction sur le lac H.-Louls, 2 étacea Mr • * nièces, parfaitement moderne*.Introuvables ailleurs k Jlî.-fton.Versement mensuel.14», intérêt compris t privilète de paiement d‘a.vanre en tout temps.Voyet~te* a U fin de la semaine.Bureau aux terrains ouvert de 2 à ft p.m.nu fixes un renriec-vous.MARCH TRUST COMPANY IM 8.JACQUES II* •nn*,.Artlf.pltt.8* M.MMI* - - temps vient où je ne vous parlerai sidèrent comme des esclaves, parce | plus en parabole, mais où je vous que nous sommes des colonies.j parlerai clairement de mon Père.Ces procédés indignent les Cana- En ce temps-là, vous demandere ' diens-français et les font détester l’Anglais.Ce dernier, par la longue et les coutumes, a bien vile fait de s'attirer les sympathies de l’Irlandais, de là la haine qui existe entre les deux races.Il n’y a aucun doute que ta lutte dans l’Ontario lient à ce que l’Anglais orangis-te a gagné l’Irlandais à sa cause.L’Irlandais et le Canadien-français catholique auraient vécu en parfait accord: mais on a fait croire à TIrlandids que le Cimadien-frnn-enis (tllait disparaître, et que le plus tôt serait le mieux.Non, du français, il y en a.et il y en aura! Dans cent ans, dans mille ans.il y mira encore du vieux français, c’est-à-dire du canadien-français.E.H.D ALLAIRE.Secrétaire du Cercle Notre-Dame.LE TRAITE-FRAN- CO-AMERICAIN UNE COMMISSION D’ARBITRAGE VIENT D’ETRE CONSTITUEE.Washington, 27.— La commission d’enquête et d’arbitrage, prévue par le traité franco-américain du 15 septembre 1914, pour trancher toutes les difficultés qui pourraient surgir entre tes deux pays, vient d'être constituée comme suit: Pour la France, ont été désignés M.Louis ^Renault et M.Carton de Wiart.ministre de la justice du gouvernement belge ; pour les Etats-Unis, M.Olney, ancien secrétaire d’Etat du président Cleveland, et M.Naon, ambassadeur de la république argentine à Washington.La présidence de la commission a été confiée à >M.Loudon, ministre des affaires étrangères des Pays-Bas.en mon nom, et je ne vous dis ytas que je prierai mon Père pour vous, car mon Père lui-même vous aime parce que vous m’avez aimé, et que vous ave: cm que je suis sorti de Dieu.Je suis sorti de mon Père, et je suis venu dans te monde : maintenant, je quitte le monde, et je retourne à mon Père.Ses disciples lui dirent: C’est maintenant que vous parlez clairement, et que vous ne vous servez plus de parabole.Nous voyons bien à présent que vous savez tontes choses, et qu’il n’est pus nécessaire qu’on vous interroge: c’est pour cela que nous croyons que vous êtes sorti de Dieu.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN LE VOTE DANS LAVAL Voici le détail du vote du 22 dans Laval, par paroisses ou quartiers, tel que fourni aux candidats par l'officier-rapporteur: Bros- Gra- Lévesque m ! 28 4 114 121 llti 63 !)(> 94 113 129 69 120 152 57 704 503 57 110 se.au vel S.-Rose (village) .46 81 S.-Rose (paroisse).46 53 'Laval-sur-le-Laç.0 II S.-Dorothée .22 12 S.-Martin .25 14 Abord-a-iPlouffe .7 43 Côte S.-Elzéar .3 (i Lava! des Rapides 8 26 Paroisse S.-Elzéar .22 11 S.-V.de Paul .28 49 Pont Vian.•> 29 Côte S.-Elzéar .:7 24 S.-Frs.de Salles .it 39 Bordeaux .77 76 Ahuntsic 11 88 S.-Denis 94 93 Mercier 74 267 Montréal-Est .1 5 P.aux Trembles .35 27 P.aux Trembles, (paroisse) .13 1 Ville S.-Michel .3 18 S.-Léonard .4 17 S.- Léonard (pa- roisse! 11 7 IL des Prairies.0 44 Montréal-Nord.11 58 S.au RccoUcl , , 34 116 580 1334 3211 'Majorité de M.Lévesque sur M.Brosseiati, 2,631.Majorité de M.Lévesque sur M.ravel, 1.877.LES ELECTIONS DANS MONTCALM Voici à litre dnrumentaire les chiffres officiels des majorités obtenues au scrutin du 22 mai: Sylvestre Dupuis S.-Jacques .164 S.-Alexis.• i 12 S.-Donat.yjf'é 79 Rawdon.ij.J?.'# 26 S.-Esprit.‘Plit « 129 ^.-Julienne .A w 'V 5 31 S.-Emile.36 Chertsey.?.13 S.-Marie Salomée .25 S.-Liguorl .16 S.-Ca!ixte.15 56 490 Majorité pour M.Dupuis: 434.FEU M.ZEPHÎRIN SAINT-PIERRE Samedi, le 6 mai, ont eu lieu à l'église Notre-Dame, les funérailles de M.Zéphirin S.-I'ierre, entrepreneur.Le service a été chanté par le H.P.François A.Guimnnl, heau-fiore du défunt, assisté des HH.PP, de S.-Sulpice connue diacre et .sous-diacre.Le deuil était conduit par MM.J.S.-Pierre, Amédée S.-Pierre, ses fil.s, et M.Paul-Emile S.-Pierre, son petil-fils.Le défunt laisse pour déplorer sa perte, sa femme, Mme Emma Gui-mont, deux filles, Mmes Harry ÈVa-ser et P.E, Chaperon, deux fils, MM.Joseph Saint-Pierre, c-tifrepreneur, c: Amédée Saint-Pierre, de la Han-as que les oiseaux les mangent.* • • Voilà donc ce que racontait grand-père par ce matin de dimanche, sur la route de l’église.Mais j’ai mes souvenirs, moi aussi, sur la vieille croix du Bois-Vert, et ces souvenirs lointains me reviennent avec les récifs de mon grand-père.Dans la première vision du monde qu’enfnnts nous avions prise par les fenêtres de la maison paternelle, il y avait du côté de l'ouest’ le clocher de l’église et la croix du chemin.Nos yeux de tout-petits, regardaient souvent, sans trop comprendre.cet arbre étrange au bord de la route là-bus, sans feuilles, avec une seule brapche*en travers.La Croix! Ce mot divin fit son entrée dans notre vocabulaire avec les premiers vocables de la langue.A la suite de nos parents qui disaient ainsi, nous disions par exemple, quand les gens du rang allaient à la grand’messe ou en revenaient: “Tiens, les voitures passent à la croix!” Ou encore: “les voitures sont de l’autre côté de la croix!” Faisait-il une grosse tempête de neige, nous disions: “1! poudre si fort qu’on ne voit pas la croix.” Les soirs de grande lune, c’était au contraire: "Il fait clair comme en plein jour; on voit la croix dans la nuit.” Plus tard, avec les premières leçons de catéchisme, nous comprimes le mystère de la croix; et la vieille croix de cèdre saluée matin et soir sur la route de l’école, devint la grande amie.En passant à la croix, c’est drôle, nous avions moins peur des quêteux.Les jours de tempête et de gros tfeinjys.la croix faisait entendre une pfafente; sjü vieux bras remuaient: elle ave./ V.uir de nous dire : “Vite, les petits, x-os mts, res sont inquiètes, hâtez-vous de rentrer!” Le matin de ma premiè're communion, il faisait un beau soleil de ütai.Je donnais le bras à ma mère; mon brassard de soie blanche flottait au vent.Quelque chose bondissait bien fort dans ma poitrine.En passant devant la vieille croix, j’ôtai mon chapeau, et je saluai très bas.Le vieux coq — ah! je suis bien sûr de l’avoir entendu — comme au temps de mon aïeul, chanta dans le matin clair, son plus joli coricoco.La vieille croix, elle, me regarda avec amour.Elle avait dans le regard l’expression de tendresse qu’à mon départ de la maison j’avais vue dans les yeux de ma grand’mère, et elle me dit comme ça, très affectueusement: “Bonjour, mon petit ami!” Voulez-vous que, pour finir, je vous raconte un soir de mois de Marie à la vieille croix du Bois-Vert?C’est un spectacle qui m’a vivement frappé dans mon enfance et qui m’est resté dans la mémoire.L’Eglise était trop loin et les travaux des semences finissaient trop tard pour aller à la prière du village.Les gens du rang, par les soirs de beau temps, allaient donc,après souper faire lear mois de Marie à la croix.J’avais cinq ans, je crois bien, quand grand’mère m’y amena pour la première fois.Nous allions sur la route, par une belle soirée de printemps.Grand’mère avait hersé toute la journée (car, dans ce temps-là.les grand’mères hersaient) et ses vieux souliers se frappaient de fatigue l’un contre l’autre.Cela sentait bon tout le long du chemin.Les grives et les rossignols chantaient encore dans les arbres et je demandai à grand’mère : “Est-ce qu’ils ne viendront pas, eux aussi, au mois de Marie?” .En arrière de nous, des rumeurs de voix dans la brunante nous avertissaient que les gens de notre côté, les Brisebois ej les Saint-Denis, s’en venaient aussi à la prière.Nous entendions distinctement les voix des hommes: ils parlaient des retours de prairie qui sont dûrs à rabourer; de Pierre à Paul qui comptait rachever cette semaine; de Joson Landry qui avait encore cinq grandes pièces à faire.Mais aussi, c’est un lambin qui piétonne sur son ouvrage.Nous arrivions à la Croix.La lune à ce moment, ronde et rouge, se levait de l’autre côté de la rivière.Chez les Landry, chez les Boileau et chez les Campeau se trouvaient déjà rendus.On causait à voix très haute.C’était Jacques au père Landry, un étriveux sans pareil, qui gouaillait Onésime Boileau.Le beau Jacques traitait les chevaux d’Onésime de vieilles bourriques par rapport que, dans la journée, Ils avaient à peine hersé leur pièce.Onésime, un garçon qui avait de la parlette pour trois, demandait au beau Jacques, s’il se souvenait de l’hiver de l’an passé, (piand ils revenaient tous deux de la grand’messe à Saint-Joseph, avec leur blonde; que Jacques avait voulu lui barrer le chemin, et que, lui, Onésime.avec sa petite jument noire,/T’avait repassé quand même, lui faisant une queue de la longueur d’une terre?”."C’est bon, les jeunesses, assez de ces parlements”, dit grand’mère qui venait d’arriver.Tout le monde sc mit à genoux, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, comme dans l’église à Saint-Michel.Puis, on commença par la prière du soir que grand’mère savait par coeur: “Mettons-nous en la présence de Dieu et adorons-le”.Après la prière, ce fut le chapelet.Pour ma part, je me croyais à une vraie messe du Bon Dieu, comme à SaintnMichel, mais dans une église plus grande.Nous avions fini à peine la première dizaine que je vis là-haut, dans le firmament clair, s’allumer les premières étoiles, Et je pensr.i: “Ce sont les cierges du Bon Dieu pour notre mois de Marie,” Ensuite, je remarquai qu’il ly avait aussi, comme dans la belle église dorée de là-bas, une senteur d’encens.Elle était faite du parfum des lilas ci des boules-de-neige, des pruniers et des pommiers en fleur, des petites fleurs de trèfle blanc dans les prairies et de l’arôme plus fort de la grande terre brune qui.avec la fraîcheur du serein, nous arrivait du haut des champs.Mais voilà que tout le monde se mettait debout pour le cantique.Le cantique, c’était la finale et la partie la plus solennelle de la prière à la croix.On chantait: C’est te mois de Mûrie, C'est le mois te plus beau.1 la Vierge chérie Bisons un chant nouveau.Les voix chantaient un peu rude; mais quelle âme on y mettait! Les notes du vieux cantique poussées par ccs robustes poitrines, se répandaient au loin dans le calme (les prairies et des labours, et montaient comme une prière vers les cierges du Bon Dieu, avec l’encens des lilas, et des boulcs-dc-neigc, des pruniers et des pommiers en fleurs, du petit trèfle blanc et de l’arôme de la terre.Pendant ce temps-là, la vieille croix du temps des aïeux se faisait plus douce dans la nuit pour bénir ce groupe de laboureurs en prière.Elle avait l’air elle-même d’une grande personne qui priait les bras étendus.Quand la prière fut finie, les jeunesses s’étrivèrent encore quelque temps.Les femmes parlèrent du ménage, des enfants malades, du jardin a faire, des dernières couvées; puis, chacune repartit pour la maison.Ce soir-là, nous revenions comme toujours, par petits groupes détachés.Tout à coup quelqu’un d’en avant se retourna et dit: "Regardez donc la-bas la croix!” De toutes les bouches sortit un cri d’admiration.La vieille croix de cèdre priait encore enchâssée d’étoiles, pendant que la lune qui montait dans le ciel, était venue se placer tout juste au croisement de la tige et des bras."Begar-de, me dit grand’mère, elle est plus neiÆ une beauté que le Saint-Sacrement de Monsieur le Curé!” Lionel MONTAI.Montréal, novembre 1915.LES SOMMETS J'accorde que nous jugeons souvent mal de la sainteté, qui est une perfection d'ensemble.Le mot nous vient aux lèvres, comme le plus bel (loge que nous puissions prononcer, dès qu’une action nous est racontée très supérieure au courage moyen ou à la moyenne probité.Je conviens que nous avons la canonisation facile çn temps de guerre.Cependant, il n'est pas douteux que nous n’ayons des sainls dans nos armées, plus peut-être qu’aucune époque n’en a connu, et que chaque jour ne voie un certain nombre de traits, la plupart sans gloire, à peine devinés, sans récompense humaine, et qui relèvent assurément, par la beauté de l'effort et par l’intention, de l’ordre de la sainteté, fl en est de même dê certaines paroles.Je citerai trois lettres, ou plutôt trois fragments d assez longues lettres.La première a été adressée à un ami qui me l’a communiquée, par un combattant, et, autant que je puis le savoir, elle arrive du front de Verdun.“ Je viens à vous, car j’ai grand besoin de votre soutien.Moralement et physiquement, je vais bien.Les violents bombardements que nous subissons me fatiguent beaucoup cependant, et ce sont les nerfs qui sont atteints.“ C’est de cela que je veux vous parler.Je ne suis plus courageux comme les premiers temps ; je me prends à trembler, et la crainte de la souffrance et de la mort m’envahit sans que je puisse m’en défaire.Je pense à ma chère femme et à mes enfants, et cela avive encore ma tristesse.Je me dis ou’il faut réparer le mal fait autrefois, et j’offre tout à Dieu, en lui disant : “ Que votre volonté soit faite ! ” Mais c’est là un raisonnement, plutôt qu’un élan du coeur, qui redoute au fond les douleurs à subir.J’entends un petit oiseau chanter ; il ne redoute pas les obus, et cependant il pourrait être aussi touché que nous.Voilà comment je voudrais être, sans inquiétude, sans ce serrement de coeur et celle angoisse qui m’étreignent quand la mort passe j tout près." Est-ce donc impossible ?.Que I je suis petit, et que je m’en rends bien compte ! ” Quel beau scrupule, dans ce courage qui s’interroge, et ne se trouve pas assez parfait ! Quelle sûre analyse ! Et comme on devine bien, à une certaine aisance de la phrase, que celui qui écrit est coutumier de ces méditations ! Un soldat cependant, perdu dans la foule, de même que le second, un menuisier d’arl de Paris et dont la lettre est parente de la précédente, parente riche, si vous observez la netteté et l’éclat même des formules.Et rien de tout cela, ni fond ni forme, ne rappelle les clichés des lectures quotidiennes.“ Je reconnais l’utilité du sacrifice.Les circonstances actuelles se prêtent merveilleusement à l'élévation des âmes.M.a mère a eu la confirmation officielle de la mort de mon frère.Sa résignation et son langage donnent l’exemple d'un parfait amour de Dieu.Os larmes sans amertume sont, je crois, capables de gagner le ciel à ceux qu’on pleure.“ Certainement l’élite se forme, el prend racine dans le sang des morts.Peu importe la durée de la vie, pourvu que cette vie soit un acte d’amour.La< troisième lettre est celle d’un jeune prêtre que je nommerai.Il a été tué, d’une halle de shrapnril, le 3 avril, à trois kilomètres de Heims.Avant la guerre, l’abbé Gabriel Choimet était répétiteur à l’école Saint-Stanislas, de Nantes.Bétonné, il demanda à partir comme aumônier.11 avait 27 ans.Los soldais qui l’ont relevé, dans la tranchée, ont trouvé sur lui cçtte lettre test aine n-tnire.adressée à ses deux soeurs, religieuses bénédictines.Elle est si lieMe, (pie ceux-là même en seront émus, auxquels peuvent échapper quelques-unes des raisons d’un si calme sacrifice et du désir même de mourir, si vivre devait être moins parfait que mourir.Nous devons publier de tels documents, parce qu’ils sont, à la calomnie, une réponse qui la domine infiniment, et que le pays tout entier est honoré, où vivent de telles âmes." Dieu, — les Ames, — la France.” Ma bien chère petite Edith, ma bien chère petite Alice, si vous recevez cette lettre, c’est que le bon Dieu aura accepté le sacrifice que, depuis longtemps déjà, je lui ai fait de nia vie.Avec moi.mes bien chères petites, il faudra, non pas pleurer, mais remercier Dieu, qui aura exécuté ma prière.“ Elle a toujours été en effet : mon Dieu, faites en moi votre sain-!'.* volonté.Si, fidèle à votre grâce, je puis vivre uni à vous malgré les distractions, les tentations.les preuves, devenir même, à cause d'elles, meilleur et plus saint.i'accepte avec amour de vivre, quêtes que soient les croix à porter.Mais si, cédant à ma faiblesse, “ je ds vieillir en devenant moins prê-re ”, en comprenant moins la croix, 7 je dois me rechercher et travailler mur moi, au lieu de travailler pour es âmes et en définitive pour Dieu, ,renez-moi de suite près de vous, our que, du moins, vous retiriez ’e ma mort ce que je n’aurais pas eu le courage de vous donner par ma vie : un peu de bien fait aux âmes, un peu d'amour et de gloire pour vous.“ Il faudra vous dire, mes chères petites soeurs.et vous ferez savoir tout cela à papa, Fernand, Violette et Madeleine que, maintenant, plus que jamais, j’aime chacun de vous ; que je veille davantage sur vos âmes ; que je vous suis dans chacune de vos journées, partageant vos joies et vos peines.“ Vous prierez aussi pour cpie ma mort obtienne de Dieu ce que je lui demande en lui offrant ma vie.Mon Dieu, je vous offre mon pauvre sang, afin que votre règne arrive, et eiufi votre volonté soit faite ; établissez votre règne dans toutes les âmes ! ” Il n’est guère possible à une créature de monter plus haut, ni de se montrer plus fraternelle, ou d’une plus large fraternité.Comment expliquer, humainement, que la haine la plus tenace réponde à cet amour-là ?Ce qu’il faut retenir, et ce qui m’a fait rassembler ces fragments de lettres, venues de trois points différents du front de bataille, e’est due ia France, dans ses prêtres et l’élite de son peuple, sans distinction de rangs, est une nation toujours pénétrée de surnaturel, et que nul ne peut la comprendre, ni espérer pour elle assez fortement, s’il n’a d’abord appris cette vérité, qu’on enseigne peu dans les histoires.René BAZIN, de l’Académie française.(L’“ Echo de Paris ”.) EQUILIBRE SANITAIRE Le Correspondant REVUE PERIODIQUE PARAISSANT LE 10 ET LE 25 DE CHAQUE MOIS.SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DU 10 MAI 1916 1.Les forces catholique; en Halle el leur orientation politique ïu-ture: *** IL Silhouettes de guerre.—L honorable W.-M.Hughes, premier (ministre d'Australie: Miles.III.La barrière Hollando-Belge.Les terres de généralité.— Avec une carie: Pierre Nothcmb.IV.Joseph Lotto et les “Entretiens” de Péguy.D’après une prochaine publication : Henri Bre-mond., V.Dans les Flandres.- Noies d’un volontaire de la Croix-Rouge (1914-1915).— III : 1).Bertrand de Laflotte.VI.L intervention et la campagne de ITtalie.— I.Les causes et les étapes de la décision : *** VIL La foire du livre et la semaine de la culture française à Lyon (23 avril-ler mai) : E.Sainte-Marie Perrin.VIII.La vie économique et la guerre : A.Béchaux, correspondant de ITnslitut.IX.Notes et aperçus.— Livres de guerre : De Lanzac de Laborie.X.Poésie.—- A nos monts.— Jardin de couvent.— Le cimetière abandonné : L.Jean de Saint-Laurent.XI.Revue des sciences.—La ques- tion de l’heure légale : Francis Marre.> XII.Chronique politique : Intérim.XIII.Bulletin bibliographique.Prix de l’abonnement: Paris, Départements et Etranger: un an, 35 fr.: six mois, 18 fr.Les abonnements partent du 1er de chaque mois.On s'abonne à Paris aux bureaux du “Correspondant”, rue Saint-Guillaume, 31, dans tous les bureaux de poste et chez tous les libraires des Déparlements.—^-*- "TOLBtAC” AU COLLEGE STE-MARIE Les élèves Idiu collège Sainte-Marie ont joué, mercredi dernier, à 1 occasion de la fête du R.P.Recteur, la belle pièce du P.Delaporte intitulée : “ Tolbiac ’’.Ce fut un succès.En dépit de !a pluie et de la grêle, les spectateurs étaient venus si nombreux qu'ils remplissaient la vaste salle acadé-mique.A maantes reprises, ils ont témoigné leur aldiimration pour le jeu si naturel et si distingué des acteurs, comme pour la beauté des choeurs, des décors et de la mise en scène en général.Cette pièce sera répétée, lundi prochain.Comme l’ouragan de mercredi idernier ne se répétera probablement pas, lui, on nous prie d’annoncer que le lever du rideau aura lieu à 8 il.15 précises.-»- LA CROIX DU CHEMIN Joli volume in-8 de 258 pages, sera en vente bientôt chez Lange-vin et t,’Archevêque, libraires-imprimeurs, 8 nie S.-Jacques, Montréal, Main 1948, au prix de 60 sous, franco 70 sous.Donnez immédiatement votre commande.On a beaucoup écrit et l’on écrit encore journellement beaucoup sur le caractère des femmes, sur leurs caprices, sur leurs nerfs.Toute une catégorie d’individus, qui se croient gens d'esprit, se plaisent à faire des facéties sur Je compte des femmes faibles ou exaltées et des indolentes et à trouver à redire sur leurs moindres actes.Rien n’est plus injuste.On serait certainement beaucoup plus indulgent et infiniment plus juste si l’on voulait bien tenir compte du fait (lue la femme est presque toujours maladie.Pour que la santé soit parfaite, que le corps soit en excellent état et que les fonctions s’exercent normalement et sans effort, il faut que l'équilibre y soit parfait.il ne faut donc pas s'étonner si un dérangement grave, l’arrêt d’une fonction essentielle provoquent des dérangements considérables, un bouleversement même absolu de toute la machine féminine.En fortifiant la constitution de la femme, on adoucit ses douleurs, on lui .évite des souffrances et l’on épargne à son entourage, à sa fai-mille, des angoisses, des embarras et toutes les suites d'une maladie impatiemment supportée.Nous ne connaissons pas dans ce cas de meilleur remède que les Pi-hiles Rouges (pii ont soulagé des milliers de femmes.Nous avons !ê-ja reçu des certificats innombrables de personnes qui leur ont dû un repos enviable et une bonne sauté.En voici quelques-uns où l’on peut constater les merveilleux effets des Pilules Rouges,: Ma santé déclinait chaque jour ; je digérais mal, souffrais de douleurs d’estomac, avais des maux de tête, des faiblesses de coeur.Mon sang était de bien mauvaise quali-té, j'avais des humeurs et des abcès qui me faisaient beaucoup souffrir.Je prenais des hiédicamenls de toutes sortes et faisais tout ce que l’on m’enseignait pour essayer de me guérir, mais je restais toujours dans te même état.J’étais bien découragée de cela.Plusieurs personnes me disaient que tes Pilules Rouges me guériraient et je me décidai un jour d'en faire l’essai.J’ai vite constaté l’efficacité de ce bon remède ; mes forces furent augmentées et mon sang ayant été purifié renouvelé, les abcès disparurent.J’eus ensuite bonne santé, ” Mme D.Beaudry, 211, rue Saint-Ambroise, Montréal.“ J’avais déjà eu plusieurs enfants et avec le travail de plus en plus considérable que j’étais obligée de faire, mes forces sont devenues insuffisantes, puis sont disparues.Depuis plusieurs semaines je devais user de prudence, de ménagement et même m’imposer un repos complet.A cause de la faiblesse je perdais connaissance souvent.De plus, je souffrais des reins, de la tête ; je ne mangeais pas et dormais peu.Ma mère insista pour me faire prendre des Pilules Rouges et je m'en procurai.Elles furent réellement merveilleuses pour moi ; dans l’espace de quelques semaines je fus sur pied, je me sentais bien et assez forte.” Mme William D’Argrès, 7, rue Huron, Montréal.” Dans l’espace de quelques mois, j’ai connu tous les troubles du retour de l’âge.Mon estomac ne pouvait plus rien supporter ; j’éprouvais souvent comme un vide ou comme une masse qui m’oppressait : j'avais fréquemment des maux de tête, puis vinrent des étourdissements qui devenaient de plus en plus fréquents et si forts que je n’osais pas sortir seule sur la rue.Des bouffées de chaleur me montaient à la tête et quand elles étaient disparues.J’étais prise de frissons et devenais glacée.Mais ce qui me faisait le plus souffrir et m’empêchait de vaquer à mes occupations, c’étaient des douleurs de jambes et de reins.J’ai commencé à prendre des Pilules Rouges et j'eus bientôt la joie de voir diminuer mon mal.Je me suis traitée avec ce remède pendant un an et je me suis mieux rétablie que je le pensais.” Mme Moïse Pagé, 40, Rayville, AVoonsocket, Conn.CONSULTATIONS GRATUITES.—Les femmes malades sont invitées à venir voir le Dr Emile Simard, à son bureau, No 274, rue Saint-Denis, ou à lui écrire.Il aura vite trouvé ce dont elles ont besoin pour se remettre et gagner les forces qui leur manquent.Les trois années qu’il a passées en Europe, à étudier, sous les Drs DeVos et Capelle, les maladies des feni-! mes, lui assurent le succès.Ses consultations sont toujours gratuites et se donnenl maintenant, et pour la saison d’été, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 5 heures du soir.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix.50c une boîte, $2.50 six boites.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE (Limitée), 274, rue Saint-Denis, Montréal.NOUS AVONS un vaste assortiment de liqueurs françaises, ain^i que chartreuse, crème de menthe, curaçao, etc.Nous avons toujours des vins de haute qualité importés des meilleurs crus de France, d’Espagne et d’Italie.Aussi les meilleurs VINS DE MESSE, approuvés par les autorités ecclésiastiques et nous invitons MM.les curés à venir nous voir ou à nous donner une commande d’essai.Le plus beau et le plus grand choix de Champagnes des meilleures marques.Votre visite à notre établissement sera toujours appréciée.Nous vous garantissons la plus entière saiis-faction.LaCie des Liqueurs P.&L.Limitée Importateurs de Vins, Liqueurs et Tabacs GROS ET DETAIL.Tel.Main 3951.Spécialité; Vins de Messe M.LEMIRE, Gérant.SOIREE DU 178e BATAILLON VENTE DES BILLETS Ln vente des billets pour lu soirée de gala qui sera donnée au Monument national sous le patronage de Sir Wilfrid cl laid y Laurier, s’ouvrira lundi, le 29 mai, chez M.Ed.Archambault, 312 Sainte-Catherine est.Prix des billets : $1,50, $t.0() et 50 sous.—-#-— Tout bon Canadien-français désireux de sc tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE.LE PRINTEMPS cwt le temps du nettoyage, de la peinture, des réparations.Nos peintures préparées donnent toujours satisfaction.Elles sont faites de blanc de plomb put, d’huile de lin pure et de térébenthine pure.Elles résisteront aux ardeurs du soleil, ne fendilleront pas.rouvriront une srrande surface.Nos peintures ne pâlissent pas.10 NUANCES NOUVELLES.CO Oft PRIX, LE GALLON.La plus petite mesure., , 25c Peintures émaillées, couleurs, vernis, brosses, vitres de fenêtres, etc., au plus bas prix.OUTILS “STARRETT”, LES MEILLEURS SUR LE MARCHE OUVRIERS S’EN SERVENT.TOUS LES BONS Ayez toujours cher, vous quelques bons outils pour vos petits travaux, réparations, etc.vous vous en trouverex bien L.J.A.SURVEYER, LIMITEE 52 BOUL.S.-LAURENT, Montréal F.DALCEGGIO ET IMPORTATEUR DE MONUMENTS en MARBRE et en 6RANIT SPECIALITE : Lettrage sur monument* dans les cimetières.:: :: :: 726 CHEMIN COTE DES NEIGES TEL.UPTOWN 4559 ^47847 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 MAI 1916 VOL.VIL — No 124 CHRONIQUE DE LU GUINDE GUERRE fr M ARGE DE LA GUERRE Autour de Verdun Vers le champ de bataille.— Confessions et communions.— La poussée allemande.— Impressions diverses.— Messe de l’évêque de Verdun dans une grange.— Au fort de Vaux.— Le grand bombardement.— Attaque à la grenade.— La relève.4 Nos correspondants nous conduisent cette fois à Verdun.Ils nous laissent voir un peu quelles scènes sanglantes s’y déroulèrent.Presque toujours, grâce à Dieu, elles ont quelque aspect consolant.Avant même que l’action s’engage, il se produit souvent des actes de foi qui déjà l’auréolent.“ Vous savez, écrit un jeune soldat, qu’il y a une semaine à peu près nous avons quitté ie cantonnement de Gueschard, dans lu Somme, il neigeait.mais on n’était pas vaincu par sa conquête.La route se perdait dans une campagne toute blanche, mais une route carton sans l’habituelle dentelle des arbres gris.Aussi impossible de se diriger dans la plaine.Après c’était l’embarquement à dans des wagons aménagés, où on nous entassait par paquets de quarante à cinquante.Pendant deux jours ou a eu le temps de geler.Où allions-nous ?Nous ne le savions pas.fin ce moment même, nous ne savons pas ce que nous allons faire.Aura-t-on besoin de nous bientôt à Verdun ?Peut-être.Nous nous sommes arrêtés à quelques quatre-vingt-dix kilomètres de Verdun, après notre débarquement et par étapes nous sommes arrivés ici II y a trois jours que nous y sommes.“ Lés chasseurs sentent que cela va être chaud, aussi vont-ils en nombre se confesser et même communier.” Mais nous voici en pleine bataille.C’est encore un soldat, un jeune religieux, qui va nous guider : “ Je me trouvais à Verdun quand la formidable offensive allemande fut déclenchée.C’était le 21 février.Le temps était superbe.Depuis 6 heures du matin la canonnade sur le front faisait rage.Vers 8 heures, un avion boche survola la ville et aussitôt des obus de gros calibres s’abattirent sur elle.Le quatrième tomba à cinquante mètres de notre bureau sur une maison dont il ne resta qu’un monceau de ruines.Une femme y fut ensevelie et ne put être retirée.Suivant des ordres reçus, tout le momdle se réfugia dans des abris.Et durant toute la journée les obus arrivèrent par série de trois, de six, de neuf, chaque série espacée d'une demi-heure environ.Ce bombardement avait pour but de désorganiser les services de l’arrière : approvisionnements en vivres, en munitions, liaisons entre les différents organes, tandis que çui le front les Allemands lançaient une pluie de fer sur les tranchées, les batteries et les cantonnements français.“Ne pouvant travailler dans ces conditions, nous reçûmes l'ordre de partir à la nuit pour aller à trois kilomètres ;d'e là.Notre division résis-ta quatre jours à la poussée allemande, mais ayant subi de fortes pertes, elle fut relevée par d’autres troupes et dirigée par étapes à pieds, en auto-camion ou en chemin de fer sur un autre point du front pour se reposer et se reformer.“ Ces journées si agitées me laissèrent des impressions tantôt tristes, tantôt consolantes.Triste par exemple cette fuite hâtive des habitants ayant abandonné leur maison et cheminant sur les routes à pieds, op en carriole, à la recherche d’un lieu, plus sûr ; triste la douleur d’une jeune fille dont la tante est restée sôus les décombres de sa maison effondrée et qui ne veut point s’abriter avant que sa tante ait été retirée ; triste la vue d’une communauté religieuse ide Soeurs allant se réfugier dans des casemates au milieu d’une fouie bruyante et affolée ; triste aussi la pensée que là-bas, bien des camarades vivent dans un état de dépression et d'angoisse ii.ldéfinissabte et que certains tom-hent blessés ou tués." A côté de ces choses poignantes, d’autres au contraire ont réconforté mon âme.Malgré de grandes difficultés inhérentes à tout déplacement, j’ai eu la consolation de pouvoir communier, sinon tous les jours, du moins très souvent.Dans un certain village même, un dimanche, alors que je croyais être privé d’e messe, j’ai su par hasard que Monseigneur l'évêque de Verdun allait dire la sienne clans une grange transformée en chapelle, faute d’e-glise.J’eus le bonheur de ‘communier de sa .main.A la fin de sa messe, Monseigneur nous adressa quelques paroles émues ¦ et réconfortantes.11 parla de l’attaque allemande sur Verdun, de la nécessité où il s’était trouve, comme bien d’autres, de quitter la ville ; il nous encouragea cependant à garder confiance jusqu’au bout et à prier beaucoup.(les paroles dites wans ce cadre si simple et dans ces circonstances si douloureuses émurent l’assistance et des larmes perlèrent dans certains yeux.Autre attention de la Providence : je suis passé à Domrémy, j'ai visité la maison où naquit Jeanne d’Are et l'église où elle pria.” La bataille cependant se continue.Elle redouble même d’intensité.Cer-'ains points en particulier sont le Ihéôtrc d'attaques et de bombardements inouïs, bien n’égale la furie les assaillants si ce n'esl la eoura-?ciise résistance des assiégés.Entre mis,.ceux du fort de Vaux méritent me mention spéciale.Leur héroïs-ne d'ailleurs ne sera pas ignoré.Déjà même il est connu dans lus détails.L’aumônier de ces vaillants •hasseurs à pied qui, avant de s’il-ustrer à Verdun, s'étaient couverts le gloire à Ypres el à N.-D.de Lo-’elte, le Père Paul (’.a pu écrre, tu jour le jour, son journal de gner-•e, Il y relate les souffrances et les Vouasses de ses homines.Nous en détachons les pages suivantes: “MARDI, 14.— Temps splendide et, par hasard, atmosphère assez calme.On peut, des créneaux, jouir! du merveilleux panorama de celte immense plaine trouée d'entonnoirs cl semée de cadavres.Douaumont, Vaux, Damloup sont à nos pieds.Là aussi que les tragédies! Nos frères d’armes s’y battent et, de sentir leurs efforts, nous sommes encouragés à poursuivre le noire.Les Allemands çirculenl au loin, rapidement et isolément.Pour se distraire, nos chasseurs viennent “faire un On voit la poussière des balles et les hommes qui s’agitent comme des fourmis, se jeltent ans les fossés, se courbent et, en hâte, Ausi-ie-iChâteau, gagnent le talus le plus proche, à bestiaux non | “Je m’en vais visiler, à dix minutes du fort, dans un réduit voisin, une dizaine de blessés graves d’une autre formation, dont l’évacuation jusqu’alors fut impossible.Ils sont là depuis huit jours, croupissant, mourant de faim, souffrant de la soif jusqu'à boire leur urine.En grâce, ils demandent un peu d'eau.Elle-est pkis que rare.Ce qui reste est pour, eux,, Nqus leur promettons de.les évacuer lit mill prochaine, ce qui se fit, non sans pertes d'ailleurs.“A tous j’ai.uponné les derniers sacrements.Leur consolation fut grande et leurs remerriemeints émouvants.Parmi eux un Allemand, bon catholique, qui me dit que leurs pertes, du fait de notre arlillerie, sont assez lourdes : soixante ou quatre-vingts hommes chaque jour par bataillon.On est heureux de le savoir, car à opposer aux centaines de pièces de gros calibre, à tir rapide et à longue portée, qu’avons-nous?sinon notre bon vieux 155 long, à tir si lent, ou nos obusiers de si faible portée.Mais soyons patients?Dans quelques mois, nous posséderons aussi une belle artillerie lourde.Du moins les munitions sont en abondance.Nous en avons vu des amoncellements, et cela réjouit le Coeur du fantassin.“MERCREDI, 15.Après le calme, la tempête.Nuit assez agitée.Le soir, successivement, trois brave; mitrailleurs à la barbe argentée î l'autre côté, le terrain fume, les cra-A1 tères s'ouvrent, vomissant leur noire fumée et les effrayants éventails I de débris.“Cette fois, l’ennemi se fâche.Les obus pleuvent.La petite case-I mate abandonnée d’où je contem-! pie ce tragique tableau, en écrivant ces lignes, se remplit de poussière et de fumée.Les uns tombent sur le fort au-dessus de moi et m’assomment ; les autres, à quelques mètres par-devant et me couvrent de terre.Mon appareil à photographier est en batterie.Plus heureux qu’hier, je puis prendre sur une poire brisée deux ou trois clichés.‘ Vingt heures.— Nous avons la joie de voir sauter un dépôt de munitions allemand.Gerbes de flammes, étincelles, explosions aériennes.C’est du plus joli effet !.et du plus grand profit pour nous.“Autant de moins à recevoir sur.la figure.” C’est la réflexion unanime.“VENDREDI, deux heures et demie du matin.— Nos patrouilles reviennent.Elles ont bien fouillé les abords.De Boche, nulle part ; du moins vivant.“On s’étend.Un peu de repos avant la petite opération.A cinq heures, heure dite, le commandant monte à l’observatoire.Je me blo-tis, l’oeil au créneau.“C’est la prime aurore.Le champ de vision est très restreint.On écoute anxieux le demi-silence.11 se prolonge.Tant mieux.La mèche n’est pas éventée.Au bout de dix minutes, violent combat de grenade ; on voit la fumée bleuâtre monter du sol, les mitrailleuses crépitent.Puis plus rien !.Quelle angoisse ! Vingt minutes après, le capitaine cfui dirigeait l’attaque arrive.C’est un jeune et sémillant spahi qui, sur sa demande, a quitté la veste écarlate pour la tunique sombre des chasseurs.Il avait monté son ^attaque avec amour, y travaillant jour et nuit.L’avant-veille, c’eût été un intéressant coup de main, mais après trois jours de contre-ordre les conditions se sont totalement modifiées.Il nous raconte ce qui s'est passé : habilement, les huit grenadiers se sont glissés jusqu’au réseau ennemi et sans perdre de temps ont expédié aux ennemis le contenu de leurs musettes, prêts à se jeter dans les fils de fer et à sauter plus loin.Mais les Allemands sont nombreux : leurs ligne légèrement incurvée encercle un peu nos chasseurs.Ils se défendent.Et l’échange des grenades se poursuit.Les nôtres portent ; le Boche hurle.Les siennes s’en vont bien trop loin ; ils n’imaginaient -1 pas nos diables bleus si près d’eux ! ° I En même temps, leurs miirailleuses | s’ébranlent el de leur cadence in-! female fauchent sans effort tout ce ! qui se trouve devant elles.Sous cet-I te pluie de grenades et cette nappe Idc* balles, nos hommes se laissent ! glisser dans les I minutes après.ainsi que deux sous-marins français, d’ancien modèle, ont été capturés pat-les Autrichiens dans l’Adriatique.En admettant même qu’il lui reste assez d’électricité pour échapper à l’ennemi par la plongée, il est empêché de le faire rapidement à cause de la chaleur des chaudières, qu’il faut laisser refroidir avant d'enfermer l'équipage.Sur ces entrefaites, le moteur à explosion avait fait son apparition et il semblait qu’il apportât la solution cherchée.Mais les gaz délétères et explosifs qu'il dégage, sans grand inconvénient à l’air libre, deviennent très dangereux à l’intérieur d’un navire et ont causé de tels accidents aux Etats-Unis et en Angleterre qu’on y a renoncé.Reste le moteur à combustion interne, autrement dit le Diesel, qui fonctionne en iqjeclant du pétrole lourd liquide dans le cylindre, où il s’enflamme par suite de la température très élevé (1000 à 1200 degrés) de Tair préalablement comprimé par le piston à bout de course.Ce genre de moteur, d’invention allemande, est connu depuis nombre d'années clans l’industrie et sa licence a été répandue en tous pays.Mais le modèle industriel est bien loin d’atteindre la puissance qui est nécessaire à la marche rapide d’un navire, el lorsqu’il s’est agi de l’employer à bord les difficultés commencèrent.On l'acclimata cependant facilement sur les petits bateaux de commerce parce qu’ils disposent de tout l’espace voulu pour développer les dimensions de la machine; néanmoins.par suite des pressions et surtout des températures très élevées qui caractérisent cet engin, il fallut tellement augmenter les épaisseurs du métal qu’on arriva, sur ces navires, à un poids de moteur de 180 kilos par cheval.Pour appliquer le Diesel à l’espace et au poids limités dont disposent les sous-marins, on dut créer des modèles de choix, construits avec des matériaux d’une qualité tout à fait spéciale.Tant qu’il s’agit de moteurs de 200 à 300 chevaux, tout alla bien; mais c’est seulement après des tâtonnements et des essais malheureux qu’on arriva en France, en 1913, à mettre au point les deux groupes de Diesel de 720 chevaux du Mariotte.En Allemagne, dès 1912, on se risquait à construire un moteur de 6,000 chevaux.Il fit explosion, mais on réalisa facilement celui de 1,000 chevaux et bientôt après (1913) celui de 3.000 chevaux.Deux groupes de ce genre donnent donc 6,000 chevaux, ce qui correspond à la puissance des submersibles subitement apparus dans la mer Egée, l’été dernier (1200 tonnes).A-t-on été au-delà et le nouveau modèle de 2,000 à 2,500 tonnes est-il encore muni de Diesel de 4,000 à 5.000 chevaux?Cela semble difficile, trous et quelques iA fn croire certains renseignements e sourire aux lè-j dont l'origine n’est d’ailieurs pas cer- sont tués, près de nous, sur leur I vré«U'tuut*1ôveux'’ de' ïèirtè équipée, I t^iée, les Allemands auraient renon pièce.Ce sont de vieux territoriaux ] reviènnen[.tous indemnes : deux au moteur à combustion interne dont les compagnies, fom partie de | ^raflurax insiimifiantes.c’est tout ! Pour leur dernier modèle et auraient la défence du fort.Ij urs pertes ont I pou'r été sérieuses, car, sur ce point, les 105 fusants pleuvent.Ces hommes de plus de quarante ans son! vraiment admirables ! “La journée compte parmi dites ries grand; bombardements.Poussière intense (dans un couloir, en ' particulier, se trouve, on ne saut i pourquoi, un immense tas do j chaux), ce qui augmente la soif qui j nous dévore et qui fut l’un des j grand; tourments de ce séjour.Les! immenses citernes font partie du matériel sysléniâtiqucmon* détruit.Le premier jour on a pu distribuer un quart d’eau par homme.Maintenant il faut aller, au péril de sa vie, en chercher à une source lointaine.“On -le fait évidemment, comme, devant la disette absolue de vivres, i! a fallu organûfer instamment des corvées d’alimentation.-Elle n'est pas variée ni fine: du “singe” et des biscuits.C’est peu pour ces hommes exténués, auxquels il faudrait une nourriture réconfortante.Un peu de pain parfois et quelques liquides.Les malheureux arrivent avec leur charge, ruisselants de la course éperdue qui termine le voyage.Parfois certaines denrées manquent: “ La gnôle, où est la gnôle?” criait-on dans une escouade.Personne ne dit mot.Et on se répand en invectives contre le canard qui n’esl pas encore revenu.Le lendemain, on trouve sur la route les bidons précieux et, au milieu, face contre terre, les bras en croix, le malheureux porleur tué net.Il en est ainsi tout le long du chemin.La route est semée de matériel dont le porteur git là, à côté de son fardeau, victime de son obscur devoir.“Les autres passent.Peu à peu, notre blocus cesse.On a pensé aux un trajet de plus de quatre-vingts mètres à travers champs.C’est presque miraculeux.“Cel effort d'ailleurs est loin d'etre inulile.A la faveur de cette diversion, la faction amie d’à côté pouvait prendre pk*d dans une longue ligne de tranchée ennemie, en voir fuir ceux qui s’y trouvaient et par conséquent améliorer encore, passablement, notre situation.“Cela ne fait pas encore l’affaire de notre capitaine, qui se lamente.Il voulait davantage.Les circons.tances ne l'ont pas permis et, en chef sage, il dut maintenir sa compagnie à l'abri.On le félicite du résultat oiMenu à si peu de frais.“Enfin, dans la journée, l’ordre de relève e t donné.Quand la nuit eut étendu sur nous son voile protecteur, nous partons!.Exténués, amaigris, fiévreux, sordides, physiquement à bout, mais d'un moral splendide! On voit cela aux yeux brillant;, aux conversations vives; à toute cette allure qui manifeste clairement l’empire absolu que leurs âmes vaillantes gardent suides corps complètement épuisés.“Plus ou moins confusément, mais réellement, chacun se rend trouvé le moyen de faire disparaître le danger provenant des émanations des gaz des moteurs à explosion dont seraient munis les nouveaux submersibles.En France, au moment où la guerre éclata, on ne croyait pas à l’avenir du Diesel, parce qu’on supposait que les tonnages de plus en plus grands en rendraient l’emploi impossible.D’autre part, l’avènement de la turbine et l’invention de la chaudière accumulatrice donnaient une nouvelle espérance aux partisans de la machine à vapeur qui y voyaient la solution du problème, si difficile à résoudre, du moteur unique.Le Diesel et le moteur à explosion n’affranchissent, en effet, ni l’un ni l’autre de la nécessité du moteur électrique pour la plongée, puisque leur fonctionnement absorbe l’air ambiant.Tout autre est le cas de la chaudière accumulatrice de l’ingénieur Maurice, expérimentée avec succès sur le submersible Charles-lirun, qui donna quatre heures de plongée à environ dix' noeuds.Cette chaudière, qui fonctionne comme une autre pendant la marche en surface, accumule à la manière des poêles de faïence et des fours de compte qu’il vient de vivre de no-1 boulanger, une énorme quantité de blés heures.Eux, petits, iso,e>, fah- calories qu’elle restitue, pendant la gués, ils ont tenu en echec des mas-11)it)Ilgée) alors que les foyers de pé- en échec des masses énormes : ils ont opposé l'énergie de leur force morale à un dc-ploiement de puissance matérielle tel que le monde n'en avait jamais connu de semblable.Quelques corps ont été brisés.La victoire est restée à l’idée, à la volonté humaine, à la vaillance froide, obstinée, à ces enfants, nouveaux chevaliers d’une France que l’on ignorait, qui luttent, eux aussi, sous l'oeil de Dieu, comme ont tait si souvent leurs pè blesses, d abord.Les brancardiers j res, pour le droit et la justice, et es devis, formules de soumission et tous les renseignements dont on aura besoin pourront être obtenus au Bureau du Surintendant des Achats et des Ventes, Hôtel de Ville, lies soumissions seront ouvertes en présence des parties intéressées, par le Bureau des Commis sa J rea, slôgeamt en assemblée règuJlère, dans leur Salle de deliberations, à rifôtel de Ville.A la première itssetmblôe régulière après la réception des dites soumissions, ou à la dite date môme si le Bureau est alors en séance.Par ordre du Bureau des Commissaires, L.N.SENEGAL, Secréta Ire.Bureau des Commissaires, Hôtel de Ville, Montréal, le 2G mai 1916.TUE A L’ENNEMI On annonce la mort au champ d'honneur de M.Pierre-Maurice Masson, professeur de littérature â l'Université de Fribourg.Sous-licutenunt, il u été tué d’un éclat d’obux.J.A.HURTEAU & CIE LIMITEE 316 Est, Sainte-Catherine Pianos New-Scale-Williams et Phonographes Paie La CU.complètement réorganisée, ?nus offre à ries pris avantageux et à des conditions de paiement faciles ses phonographes et ses pianos.Notre choix est vaste et splendide.LEAU RIGA GUÉRIT CONSTIPATION HABITUELLE OUVERT TARD LES VENDREDI ET SAMEDI SOIRS m 79-83 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE, angle SAINT-URBAIN Valeurs spéciales lundi, exquises robes, costumes et manteaux d’été.Robes lavables pour dames et demoiselles.Excellentes valeurs, lundi, grande variété de robes en délicieux voile clair, organdi, silverbloom, Palm Beach et quantités d’autres tissus nouveaux; magnifiquement faites,, styles évasés, avec collet haut ou bas, manches courtes ou longues: bouillons, niches, plis, rassemblages, dentelle et broderie suisse, ceintures et ceinturons de soie.Robes de $10.00, lundi Robes de $12 et $15, lundi $6.95 $8.95 !' Robes de soie Les styles élégants, jolis, parfaitement à la mode, joints aux valeurs remarquablement accrues, rendent cette offre spéciale de robes de soie d’été plus attrayante que d’habitude.Chiffon taffetas, messafines de haute qualité et excellents crêpes de Chine.Grandeurs pour dames et demoiselles.Valant de $20.00 h $22.50, lundi $13.50 Costumes de soie ! Manteaux Lundi nous mettrons eu vente un superbe lot de costumes en soie dans les plus nouveaux styles d’été, comprenant un vaste choix de valeur exceptionnelle de taffetas, moire, popeline et soies Shantung en murine et autres nuances en vogue; grandeurs pour dames et demoiselles.Manteaux (pii répondent aux plus vifs désirs des ferventes de la mode, Manteaux élégants pour la promenade ou le sport, dans les styles favoris évasés et à ceinture: coverts, bengalines, tweeds, carreaux de fantaisie, worsteds de fantaisie et serges à complets d’hommes.Grandeurs pour dames et demoiselles.Valant $27.50 à $35.00, lundi I Valant de $15.00 à $18.50, lundi $18.5° ! $9.50 y t fi VOL.VU.— iso 124 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 MAI 1916 7 [ COMMERCE ET FINANCE ] LA NOUVELLE-ZÉLANDE COURTE NOTICE SUR L’UNE DES PLUS PROSPERES PARMI LES POSSESSIONS BR ITANNIQUES DE L’OCEAN PACIFIQUE.Séparée de l’Australie, sa plus proche voisine, pur 1,200 milles d’eau salée, la Nouvelle-Zélande est probablement la région civilisée d’importance, la plus isolée qu’il y ait au inonde entier, et parce que, vivant sous le même drapeau que nous, elle a vraiment pour le Canada un cachet d'intérêt tout particu-iier.Cet archipel, dont la superfi-cie est de 104,751 milles carrés, est formé de trois principales îles ayant une circonférence totale “de 4.330 milles.L’intérieur est coupé de collines, de vallées et de fertiles plaines d’une grande beauté et on l’a comparé à l'Italie, tant son climat est sain et son ciel toujours bleu.Ea Nouvelle-Zélande est un pays agricole; le blé, l’orge, l’avoine et le maïs y poussent en abondance et grace à ses riches pâturages, l'industrie de l’élevage y est très prospère.Ses forêts sont encore très riches en bois de toutes sortes.I.’or, le charbon, le cuivre et le souffre en sont les minéraux dont l'exploitation est le plus rémunératrice.C’est en 1853 qu'on y découvrit de l'or pour la première'fois et depuis, tes mines en ont produit pour à peu près $350,0(10,000.La population actuelle de la Nouvelle-Zélande est de 1,000,000 d’ha-biianis, la plupart d’origine anglaise.Cependant, il y a encore 15,000 descendants des fameux Maoris dont la complète soumission à l’Angleterre coûta tant de sang.Au nombre de 65,000 en 1840, leur population a quelque peu décliné, mais, aujourd’hui leur civilisation est à peu près complète; iis ont des représentants au parlement et leurs enfants fréquentent les écoles tout comme ceux des néo-zélandais.A l’origine, c’était un peuple île guerriers à l’esprit très imaginatif dont les ancêtres traversèrent en Nouvelle-Zélande sur des canots de guerre au quatorzième siècle.Ils étaient très habiles dans la sculpture du bois et la teinture.C'est en 1642 qu’Abei Janson, un navigateur hollandais, découvrit ces îles qui sont aujourd’hui l’un des plus beaux joyaux de la couronne britannique.Le capitaine Cook les visita en 1769, mais ce n’est qu'en 1840 que le drapeau anglais lut officiellement planté sur les rives de la Nouvelle-Zélande.Depuis, l’oeuvre de colonisation a été très rapide et des villes prospères ont surgi au cours des dernières années : Lundin, Lyttlelon, Auckland et WetJîngloii en Sont tes principales; Auckland possède un Port vaste et commode où les navires rie la Canadian Australasian Cine font escale sur leurs parcours de Vancouver à Sydney, Australie.Certes, la Nouvelle-Zélande a plusieurs points de communs avec le Canada ; elle est comme celui-ci une contrée neuve et riche en ressources, se développant rapidement et comme le Dominion, elle a envoyé au cours de cette guerre, un grand nombre de ses fils sur les champs de bataille d’Asie et d’Europe.MARCHÉ DE MONTRÉAL SEMAINE PRENANT FIN LE 27 MAI 1916.EPARGNE ET PRODUCTION LE ROLE DE LA CANADIENNE A L’HEURE PRESENTE.Les prix de g.'os ci-dessous sont fournis par‘les maisons: "Ogilvie Flour Mills Co.’’, et "St.Lawrence Flour Mills Co.”, pour les farines ; •I.-A- Vaillancourt, pour les oeufs, laitages, etc.; "Hart et Tuckwell”, pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Ltéei, pour les grains et fourrages; et Lalumière et Beau-dry, pour le poisson.Prix de ros: FARINES Patentes: Royal Household .2 sacs $6.8(1 Cinq roses.2 sacs 6.8D Régale.2 sacs 6.80 Fortes à boulanger: Glenora.2 sacs $6.30 Harvest Queen .2 sacs 6.30 Fleur de Lis.2 sacs 6.30 Keetoba.2 sacs 6.10 Montcalm.2 sacs 6.10 Manitoba S.B.5.80 Patentes d’hiver et 90 p.100: Hurona (à pâtisserie) .2 sacs 6.80 A (id.) 2 sacs 6.30 Farine de blé-dTnde blanc pour houlngers .2 sacs 5.00 Farine de blé-dTnde, pour engrais.2 sacs 1.10 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE 1 Farine d’avoin«: Avoine roulée, sac de 90 Ib.s.$2.60 Avoine roulée, baril .5.45 Issues de blé: Son Man., au wagon,! tonne.$24.00 Gru Man., au wagon, tonne.26.00 Gru blanc, au wagon, tonne .28.00 Moulée pure, au char $30.00 â 38.00 Moulée mélangée, au wagon.$28.00 à 33.00 Les engrais sont rares.OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs frais.26s Oeufs choisis.28s BEURRE Beurre frais.3ls Beurre de choix, en bloc d’une livre.31 L2s Beurre de laiterie .27 à 28s FROMAGE Fromag doux, la livre .20s Fromage fort, à la meule, la livre.22 à 23s Fromage fort au morceau.la livre.22 à 23s Fromage de Gruyère, la livre», las Fromage d’Oka.29s Fromage Roquefort (rare) 55à60s SAINDOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinette.17 1-4 à 17 l-2s i Saindoux pur, en ; seau .83.55 à $3.60 Saindoux composé, en seau.$2.95 Saindoux pur, bloc rie 1 livre.18 l-2s POIS ET FEVES Le nil not Pois jaunes.$3.00 Fèves blanches ou jaune*;, le minot.$4.40 à 4.50 FRUITS DE LA CALIFORNIE Poires d’hiver, la boîte .$5.50 Poires Columbia, la boîte .55.25 Ananas de Porto-Rico .$3.00 Ananas de Havane .$2.75 à $3,00 Tomates de Floride, la caisse .$.3.75 à $4.50 Raisin Tokay, la boîte 2.50 à 2.75 Raisin Empereur, par caisse $3.00 Oranges “Sunkist” .$3.25 à $4,25 Oranges Valencias .$3.50 à $3.75 Citrons Messina.$3.00 à$3.25 Céleri, la caisse .$2.50 à $2.75 Citrons de choix, la boîte .$3.75 Pamplemousse (grapefruit) .$3.00 à 34.50 Choux-fleurs, par 2 douz.$3,00 Aspergés, de Californie, la caisse.$5.50 FRUITS Pommes Ben Davis, No 1, le baril.$4.50 Pommes Ben Davis, No 2, le baril.$3.75 Pommes Baldwin, No 1, le baril.$5.00 Pommes Baldwin, No 2, le baril.$4.50 Pommes .Spies, Ne 1, le baril .$7.00 Pommes Spies, Nr 2, le baril .$5.50 /,ai;.in de choix, au baril.$8.50 à $10.00 Ban an -, le régime .$2.00 à $2.75 Concombres de serre chaude, la douz.$2.25 à $2.50 Canneberge, au baril .$8.50 Oignons rouges, par sac.$4.00 à $4.25 Oignons blancs, la caisse .$2.25 Choux nouveaux, îa caisse.$3.50 à $4.00 Pommes de terre, le panier.$2.25 Figues, la boîte.8 à 18s Dattes, la livre.7 1-2 à 9s Dattes, par colis.iOs Marrons, ta livre.12s Noix, la livre.9 à 35s PRI EN ENTREPOTS A MONTREAL CEREALES Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest .55 à 55 1-2s No 3, Canada-Ouest .53 1-2 à 54s No 1, extra, d’alimentation (feed).53 1-2 à 54s No 1, d’alimentation (feed).51 1-2 à 53s No 2, d’alimentation (feed).51 1-2 à 52s Avoines de l’Est, par 34 Ibs: No 2, Manche.53 l -2s No S blanche.52 !-2s No 4, Manche^.51 l-2s Commune .50 l-2s Orge de l’Ouest, par 48 Ibs; | No 3, Canada-Ouest .78s I No 4, Canada-Ouest.75s ! D’alimentation (feed) .68 à 70s Maïs américain, par 56 Ibs: No 2 jaune, (manque) jiaune.84 à 85s de l’Ouest, par 60 Ibs Le succès de la campagne d’épargne qui vient d’etre inaugurée dépend en grande partie des femmes de la campagne.Ce sont elles qui font le budget de la maison et qui en règlent les dépensés.Elles doivent se souvenir qu’en dépensant de l’argent sur ces articles qui ne sont pas de nécessité absolue, elles diminuent non seulement leurs propres ressources, mais elles privent Je pays d’une certaine somme qui aurait pu être utilisée d’une façon plus avantageuse.La majorité des hommes conviennent que leurs femmes sont assez économes en co qui concerne les affaires du ménage.Mais il ne faut pas confondre l’épargne avec l’avarice et la parcimonie.La femme réellement bonne ménagère a non seulement une aptitude naturelle à l’économie, mais elle sait faire un choix judicieux.Elle sait quand il fout économiser, elle sait ce qui est nécessaire, ce dont on peut se passer, et elle tire le meilleur emploi de tout.Elle ne fait pas non plus tout par elle-même.Elle sait se servir judicieusement de l’aide qu’elle peut avoir.Pour bien économiser, il faut savoir réfléchir.En fait, sans reflection.il ne peut tère question d’économie.La femme réellement entendue cherche également à former ses enfants à l’économie en leur confiant certaines fonctions qu’ils sont capables de remplir, c’est-à-dire en développant chez eux un sentiment de confiance en eux-mêmes.Mais elle ne peut pas seule faire toutes ccs choses; il lui faut l’aide, l’appui et l’influence de son mari, (.lue le père s’abstienne avant tout de distribuer aux enfants de l'argent sans nécessité.Cette prodigalité peu judicieuse exerce sur eux un très mauvais effet: elle e4t fatale à l’épargne; elle empoisonne leurs dispositions; elle crée des habitudes dont on ne peut plus se corriger.Los femmes n’ont pas beaucoup à se reprocher sous ce rapport.Leur tâche principale est de voir à ce que rien ne se perde, (tue tout soit utilisé et de tirer parti de toutes les ressour- $1.26 1.24 1.21 1.16 1.11 1.25 1.22 1.17 1.12 No 3 i Blé No 1 I No 2 N o 3 .No 4.No 5.Blé à volailles, par 10" Ibs .$1.60 à $1.70 FOURRAGES SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1915.Mil No 1, par 2,000 livres .MU No 2, choix .Mil No 2 .Mil No 3, par 2,000 livres .MU et trèfle, par 2,000 livres.16.00 à 17.00 Le marché est ferme.$21.00 à $21.50 19.50 à 20.00 19.00 à 19.50 18.00à .,.50 MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.14S Merluche (haddock).6 l-2s Doré, frais.]3S Brochet, frais.()s Barboite .Perche io.Saumons frais, de Gaspé .23s Morue fraîche.Anguille fraîche .9s Merluche fumée.g, Filet de merluche.12s Rareng frais, 1-2 baril .f3.r,() Morue fraîche, No 1.200 Ibs.$io 00 ces pour nourrir, vêtir et élever leurs enfants.Qu’elles se souviennent des besoins de ceux qui sont dans la nécessité de recourir à la charité publique ou privée, des besoins de l’heure présente; qu’elles se rappellent que le moindre sou économisé est une économie pour le pays et aidera peut-être à remporter la victoire.GARANTIE D’OBLIGATIONS Winnipeg, 27.— J.D.McArthur, s’est assuré 2 millions de piastres de maisons de finances américaines pour l’exécution du chemin de fer Edmonton, Dunvegan et Colombie-Anglaise.Le taux d’intérêt sera, dit-il, d’un peu moins de 5 et demi p.100 et l'emprunt a été gagné par une masse d’obligations 4 ^ p.100, d’une durée tie 30 ans, et le service des intérêts est garanti par le gouvernement de J’Alberta.ARTHUR ISRUNEAU, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS IDUHTIKIt» Bureau if« Montréal.97 et 99 S.-FRANÇOIS-XAVIER.SuccarNuIrn t QUEBEC et SOKEL FU direct •?ec FORT & FLAGG.Now-York.UN ACCAPAREMENT L’action ordinaire “Ames-Hoklen", qui s’était élevée avec peine jusqu'à 30, s'est vendu à 33% hier, enregis trant de la sorte un gain de 5Vu points, dans l’espace de trois jours.En dehors de la violence de ce mouvement, un nombre relativement restreint de parts a changé de mains et, conséquemment, cette énorme plus-value a frappé l'attention de la clientèle.On explique ce mouvement de bourse par le fait que 30,-000 d’une émission totale de 35,000 d’actions seraient entre les mains, ou (tout au moins sous l’empire (controll d’un seul groupe.LA BANQUE' D’ALLEMAGNE Berlin, via télégraphie sans fil à Sa y ville, 27.— L’état comparatif hebdomadaire de la Banque Impériale d'Allemagne indique, d’après l’Overseas News Agency, les modifications que voici: Réserve d’or, 2.463.000.000 marks, soit une augmentation de 600,000 marks.Les versements en numéraire au 4ème einprnné de guerre atteignent 9.- 113.000.000 marks, ou 84 p.100 de la souscription totale, tandis que ies prêts des banques ont décru «le 15 millions de marks, UN POINT D’INTERROGATION Comme nous l’annoncions ici-incinc hier, la Canadian Car and Foundry Company, Limited, dont le rapport financier, pour l'exérci-çe arrêté le .30 septembre 1915.a été rendu public hier, après la fermeture de la Bourse de Montréal, accuse un déficit, après service des intérêts des obligations, de $558,-4/1, pour l’exercice examiné par le compte rendu produit.U est bien entendu que ce déchet représente le résultat de la Canadian Car tmd Foundry et de ses fi-liulcs, mais on so dcfïiaiidc on cor-lains quartiers quel effet produira Mir ie titre Canadian Car en Bourse de Montréal, ce matin, la connaissance de ce fait.MUSICA LE CONCERT LOUIS GRAVEURE C’est lundi prochain, 29 courant, à 8 h.15 p.m., qu’aura lieu l'audition du baryton belge Louis Gra-veure, en la salle Windsor.Les sièges sont tous réservés, mais cependant les amateurs feront bien de s’y prendre à l’avance s’ils veulent s’en procurer de bons.Les billets sont en vente chez Archambault, rue Sainte-Catherine Est, près Saint-Denis, et chez C.W.IJndsay, Sainte-Catherine Ouest, près Peel.M.Graveure, qui nous arrivera lundi nroehain, après une tournée triomphale auix Etats-Unis, sera accompagné dû réputé pianiste français Moore.Celui-ci, non seulement l’accompuagnera au piano, mais se fera également entendre comme soliste.Voici le programme qui sera exécuté et qui a été choisi spécialement par Timpresario à seule fin de contenter tous les auditeurs : Eri Tui, Verdi; M.Louis Graveure ; Contredanse, Beethoven, M.Francis Moore ; Le soir, Debussy ; les Extases, Massenet ; les Vagues et la Cloche, Duparc ; Aime-Moi, Buinborg, M.Louis Graveure.Romance, Schuman, M.Francis Moore ; Westrom Wynde, Traditional ; “ What if a Iday ?”, Thomas Campion, 15th Century ; Summer is a coming in Year 1254) ; Flow thou negal purple stream, Arnold, M.Louis Graveure ,; Etude, Cyril! Scott, M.Francis Moore ; Vision FTigitive, “ Hérodiade ”, Massenet, M.Louis Graveure ; La Campanella, I-iiszt, M.Francis Moore ; Requiem, Sidney Homer ; A Bag of Whistles, Baiabridge, Crist ; Rose, Whitney Coombs ; The Trumpster, Alrlie Dix ; life and Death, Coleridge Taylor, M.Louis Graveure.EXAMENS DE MUSIQUE I>es examens de fin d’année du Conservatoire National auront lieu, à l’université Laval, rue Saint-Denis, Montréal, et commenceront le 12 juin prochain.La distribution des diplômes sera faite en séance publique, dans la salle des promo-tiens de l’aniversité, le 23 juin au soir.L’entrée est gratuite et le public est invité.Il y aura concert par les élèves.Pour toutes informations, s’adresser au bureau du Conservatoire, 314, rue Sainte-Catherine Est.SOIREE DE GALA Le jeudi, 1er juin, en la salle de laj bibliothèque SaintgSulpice, une soirée de gala sera donnée par Mme des Trois-MaLsons avec le concours de plusieurs artistes distingués: Mlles Pauline Lamothe, Casavant et Zerco-vitch, Mmes Laurendeau, Thérèse Dorgeva! et MM.A.Normandin, Chartier, Saint-Julien, Armand Robi, E.Senay, Noël, Chamber land, Sche-ler, E.Poirier et Charles Archambault.Les billets sont en vente au prix de 75 sous chez Ed.Archambault, rue Sainte-Catherine Est.POUR LES PRISONNIERS DE GUERRE Samedi, le 27 mai.à 8 heures 15, en la salle du Ritz-CapSJan, aura lieu un concert donné soils te patronage de Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaught, pour venir en aide au fonds des prisonniers de guerre, organisé par la duchesse de Connaught ainsi qu’au fonds pour le maintien des hôpitaux.Mlle Maggie Teyter, soprano, et M.Boris Ham-bourgh, violoniste russe seront au programme.Les billets sont en vente au Ritz-Carlton et au magasin Willis.CONCERT HERALY UN SOUFFLET A L’UNION INTERNATIONALE LE CONSEIL DE QUEBEC ACCORDE UN GONTR.\ L’"ACTION CATHOLIQUE’’, H.GRE LES PROTESTATION )E L’UNION.Québec, 27._— La grève des lv- pogi a plies qui a éclaté en février dernier, à l”‘Action Catholique”, avec le resuMat que l’Union internationale des typographes ne eoenp-f Plus de membres dans les ale-hers do ce journal, a eu son écho hier soir au conseil municipal.L’Union internationale a adressé au conseil une lettre demandant de ne plus accorder à l’“Action Catholique le contrat pour la publication des annonces de la cité, parce que 1 union n'y est plus reconnue.Par contre, l’Union catholique des imprimeurs e! relieurs de Québec, récemment fondée, et dont font pariio tour, les nouveaux employés du journal, a réclamé pour ses membres des droits égaux à ceux des autres unions.I.'éohcvin Dussault, de Belvédère, maître imprimeur, a dénoncé l’internationale comme étant une union neutre et à base socialiste et révolutionnaire.Le conseil n’a pas tenu compte de la demande de cette union cl a renouvelé le contrat fail avec l'“Aetioa Catholique”.C’est le 31 mai qu’aura lieu à la salle de la bibliothèque S.-Sulpice, le douzième concert annuel du professeur Heraly.Le concert est sous le patronage de M.l’abbé Bélanger curé de S.-Louis de France.PROGRAMME 3e Symphonie en Do mineur, duo de piano.G.Saint-Saëns Mlles Sarah Bédard et R.B.Sauvé Pensée d’automne, Jules Massenet M.A.Laurendeau j Mon coeur s’ouvre à ta voix, extrait de l’opéra Samson et Dalila, pour clarinette basse si b.C.Saint-Saëns M.P.Pratt (A) —Iphigénie en Tauride.Ch.Von Gluck (B) —Le Colibri , .Ernest Chausson Mlle F'.Poirier Déclamation.XX M.Arthur Lalonde, avocat Grande valse de concert, pour piano M.Moszkowski M.W.-Pelletier Lied Maritime .' Vincent d’Indy M.A.Laurendeau Déclamation.XX M.Arthur Lalonde, avocat Le Nil, chant, Mlle F.Poirier, avec obligato de violon, par M.A.Cham-berland .Xavier Leroux Sonate en do mineur, pour piano et violon.Grieg MM.W.Pelletier et A.Chamberland Le piano d’accompagnement sera tenu par Mme Blanche Hardy-Laurendeau.Mlle Marguerite Pratt, et M.W.Pelletier f.es billets sont en vente, chez MM.Ed.Archambault, marchand de musique, 312 Sainte-Catherine Est.Tel.Est 1842; chez Willis et Cie, 580 Sainte-Catherine Ouest.Tel.Uptown, 1884 et chez le Prof.Héraly, 149 rue Berri.Tel.Est 3120.Une bonne partie de la recette totale de ce concert, sera versée aux fonds de secours Belge.Spécial pour les NOUVEAUX MARIES Nous invitons les nouveaux mariés ou les jeunes g:ens qui se préparent à convoler, à venir examiner notre marchandise.Us peuvent être assures de trouver ici ce qui leur convient.Un très beau choix de sous-vêtements blancs, assortiment complet, en /il, avec jolie dentelle et broderie, de $5.0(1 à $10.00 l’assortiment.Kimonos en crêpé, de toutes nuances, faits au dernier goût de la mode française, de $1.50 à $3.5h.Bas de soie, le plus bel assortiment dam toutes les nuances, à 50c la paire.Corps de fantaisie avec dentelle, pour daines, de 25c à $1.00.Gants en chevreau, blancs, de $1.00 à $1.50.T Gants de soie et fil, 50c, 75c et 85c.Très beau choix d’étoffes à robes de toutes nuances, à la dernière mode, convenables pour costumes de voyage.Notre rayon de chapeaux pour dames vous offre, comme, toujours le dernier ¦ - —-.cri du chic et de Pélégance.Vous tous, messieurs, qui aimez h être mis selon la toute dernière mode, venez donc choisir votre étoffe et notre tailleur expert vous habillera selon vos goûts et à votre entière satisfaction.Notre rayon de TAPIS, CARPETTES, PRELARTS, RIDEAUX.PORTIERES, TENTURES, DRAPERIES ET GARNITURES DE MAISON n’a pas son pareil et vous offre le choix le plus vaste et le plus luxueux.Le savez-vous 7 Nous donnons les COUPONS DE VOYAGE, mille de trajet sur terre ou sur mer.— Chaque achat d’undollar vous vaut un BON pour un MAISON FILIATRAULT «9-433 Boul.Uaureot TEL.EST 635 près S.-Catherine N.B.— Ouvert tous les soirs durant le mois de mai.NE TOUSSEZ PLUS |U b LE RHUME [MAL SOIGNÉ DÉGÉNÈRE EM TUBERCULOSE La toux la plus bénigne peut aboutir brusquement à une attaque mortelle de pneumonie ou de bronchite.C’est pourquoi toute négligence peut vous être fatale.Dès la première apparition d’un rhume, prenez le TAR0L C’est le remède souverain contre toutes les maladies causées par le froid : rhumes, toux, grippe, mal de gorge, affections pulmonaires, troubles bronchiaux, etc.EN VENTE PARTOUT: 25c.Ne souffrez plus des malaises qu’occasionne l’anémie, miérissez-vous promptement en prenant dss PILULES CARDINALES du Dr.Ed.Morin S ' En vente partout : 50c la boite.Si votre fournisseur n’a pas nos spécialités, écrivez directement à DR.ED.MORIN & CIE, Limitée, - - QUEBEC, Canada Demandez l’AlmanacH du Dr.Ed.Morin, Gratis sur demande.i* SALUT des POITRINAIRES Il ne suffit pas d’endormir la douleur au moyen de calmants, il IU s’agit de guérir le mal à l’aide d’une médication active, énergique, r réalisée par le SIROP GAUYIN pour le RHUME i Ce nouveau Spécifique des Maladies de Poitrine représente le dernier mot du progrès médical.Les effets curatifs de l Eucalyp-tol, du Menthol, de la Chlorodyne, du Bromoforme, de la Gomme d’Epinette et du Cerisier Sauvage dans le traitement de la Toux, du Rhume de l’Enrouem.nt Ho la Bronchite, du Catarrhe et de toutes les Affections de la Gorge, des Brinches et des Poumons ™nt mer vfi d^milldTs! danS eS CaS désespéréSl >ls prouvent leur très grande utilité, en atténuant les crises, en prolongeant la ^ En Vente Partout: 25c la Bouteille J.A.E.GAUVIN, Pharmacien-Chimiste, - 850, rue Ste-Catherine Est, - MONTREAL, Canada.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-féal, Cour Supérieure, No 2106, — K.H.LottinvitHie, des cité et district de Montréal, demaiiideur, vs R.Brain is 7, j'ai observe déjà me lamse préjuger le reste.Il salua et sortit, sur cette réponse ambiguë.La réserve un peu roi-de, sous laquelle le jeune homme masquait sa timidité native, impo-sail à ses administrateurs.Ils trouvaient cette froideur distinguée.Entre eux, ils se félicitaient de leur acqur ition.Le Vigilant, où avaient défilé lant de bohèmes, était enfin pourvu d'un représentant décoratif, ayant des lettres, les manières, du linge et un habit net: un merle blanc! Gardays, sans qu’ils en eussent soupçon, les étudiait eux-mêmes.La vie de province, nouvelle pour le jeune écrivain, intéressait sa curiosité de psychologue.Et il analysait le petit momie où l’avait j( prit tous les dimanches.iLucî'ettü Gardays devait lui être présenté 1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 27 MAI 19ir> \ OL.VIL — No 124 Le temps qu’il fera Beau et frais aujourd'hui et demain.DEMAIN, DIMANCHE, 28 MAI Ve dimanche aprèa Pâques.Lever du soleil, 4 hfeurc* 17.Coucher du aoleil, 71 heures .17.Lever de la lune, 2thcures 02.Clincher de la lune,-4 heures 31.LUNDI, 20 MAI Rogations.Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, vierce.Lever du soleil, 4 heures 17.faucher du aoleil, 7 heures 38.^rver de la lune, 2 heures 28.Oaucher de la lune, 5 heures 42.Nouvelle lune, le 31, à 2 h.43 m.du soir.MORT DU GENERAL GALLIENI L’ANCIEN MINISTRE I>K EA GUERRE FRANÇAIS S’ETEINT A VERSAILLES, A L’AGE DE G7 ANS.M.MENARD NIE ENERGIQUEMENT SES ONCLES, DIT-IL, N’ONT JA-MAIS REÇU D’ARGENT DE LA VILLE POUR UN TERRAIN QUI LUI APPARTENAIT PAR DONATION.— DEMISSION DE M.PRI-MEAU.— DIVERS.Paris, 21.Le igcnéral Joseph S.Jalliéni, qui fui aus-ô ministre de a guerre, est décédé à Versailles ;e matin.Sa mort, qu'oique atlen-jue, a impressionné iprofondémenit otd k» peuple français, dont il liait l'idole et d’une manière spéciale les pauvres pour qui il fui in sauveur à Paris, aux jours criti-pics du mois d’août 1914.Ses fu-lérailles donneront lieu à une ma-iiifestation militaire et civile des >lus imposantes.De ions les généraux français de a guerre européenne, il en est peu Jor.i ie nom se rattache à une \ie nieux remplie que celle du regret-é général Galliéni qui devint gouverneur des travaux de retranche-nent de Paris dès le •début des jostilités.Né d’une famille milittaire, n >aint-Béat, le 24 avril 1849, il avait ilteint en 1913 l’âge de la ng/oile, nais resta, à la demande du minis-,re le la Guerre, qui déclara que es services éminents rendus par jalliéni comme gouverneur-général Je rile de Madagascar, faisait de ion cas une exception.Dans k*; quarante-cinq ans de sa •arrière militaire.Galliéni a pris jart à quelques épisodes dramaii-jues de la guerre de 1870, exploré e Niger supérieur, imposé un pro-eetorat à celte région, pacifié la nilonie de ITndo-Chine, déposé la ¦eine Ranavalo de Madagascar, •onquis et développé la colonie.Entre temps, il écrivait quatre vo-umes remarquables sur les cxplo-iation.s.Après la part si grande qu’il pri< i la bataille de la Marne, quand il ran sport a 80,000 hommes de trouves de la graniosn de Paris en au-«mobiles sur la ligne de feu et iourna la bataille à l’avantage des Français, le général Galliéni fut nommé ministre de la Guerre dans e cabinet reconstitué.Au pouvoir, le général consacra mis ses efforts et son temps à éli-niner les membres inutiles de l’ad-ninistration de l’armée et à faire îémissionner les officiers qui (valent obtenu leurs galons par fa-i’oritisme ou influence politique.Somme le général Joffre.il n'eut )a-5 de pitié pour les vieux officiers iont l’activité n'était pas assez frande pour les besoins
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.