Le devoir, 26 mai 1916, vendredi 26 mai 1916
VOLUME VII—No 123 MONTREAL, VENDREDI 26 M.\I 1916, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.^0 UNION POSTALE.*8.00 É iition hebdomadaire CANADA.*1.00 ETATS-UNIS .si.50 UNION POSTALS .sa.OO Rédaction et administration ; 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! PREUVES NOUVELLES L'initiative d'un Canadien-français.—Le cas de Windsor: cela continue.— Deux lettres topiques.— Que penseraient de cela les Anglais du Québec ?M.Charles Langlois vient de rendre un nouveau service à la cause de la minorité ontarienne.— “Un nouveau service”, disons-nous, et au risque d’être fort désagréable à cet homme d’affaires qui voudrait dissimuler ses bonnes actions, nous ajouterons que ces services, on ne saurait plus guère les compter.M.Langlois s’efforce particulièrement d’éclairer les milieux anglais.L’an dernier, par exemple, et nous ne citerons que cette initiative, il prit sur lui de faire publier en brochure, sous le titre The Truth, nothing but the Truth, une série d’articles et de déclarations de MM.O’Hagan, Phalen, Bullock, Campbell, MacKenzie, plus un exposé des desiderata vrais des Canadiens-français.Cette brochure, tout entière d’inspiration non-fran çaise, à l’exeeptiipn de deux textes de VAssociation d’Educution, fut par ses soins distribuée aux hommes publics et journalistes les plus en vue de l’Ontario.Elle fit coup double: elle éclaira un certain nombre d’hommes de bonne foi; elle nous renseigna sur la moralité des autres.Car l’on n’a pas oublié — et c’est un correspondant ontarien du Beck’s Weekly qui prit la peine de nous le raconter — qu’un certain nombre de journalistes anglo-ontariens jetèrent tout simplement au panier, sans le lire, le dossier qu'on avait préparé, dans leur propre langue, pour leur faire connaître les éléments de cet angoissant problème.Cet accueil, cette preuve patente de mauvaise foi, ne découragèrent point M.Langlois.Il chercha de nouvelles occasions de faire pénétrer la vérité dans les milieux anglais.Sa persévérance vient d’obtenir une récompense: la publication, dans le Star —- le journal même^qui refusait jadis la prose de M.O’Hagan — d’une lettre qui révèle l’esprit véritable de la législation ontarienne.Ajoutons que cette lettre verse au débat deux pièces nouvelles, fort intéressantes.*¦ * * Il s’agit encore du cas classique de Windsor — celui qui résume et synthétise, pour ainsi dire, les méthodes gouvernementales ontariennes.Nous avons souvent analysé (notamment dans le Devoir du mercredi 3 mai) la première partie du dossier.Il en résulte que, d’après une lettre de M.Colquhoun, sous-ministre de l’Instruction publique de l’Ontario, écrite au nom et sur l’ordre du ministre, le 31 octobre 1914, “les réglements du ministère de T Instruction publique ne permettent l'enseignement du français dans aucune des écoles séparées de la ville de Windsor, à l’exception de l’école du Sacré-Coeur.” Cette école, d’après les renseignements qu’on nous fournit dans le temps, contenait 40% d’enfants français, tandis que les écoles d’où l’on bannissait tout enseignement du français, même à la dose d’une demi-heure par jour, contenaient CO et 85% d’enfants de notre race.La raison de cette anomalie?Très simple: le règlement XVII, avec son minimum d’enseignement du français soumis aux conditions que; nous avons maintes fois indiquées, ne vise que les écoles où, JUSQU K (c’est-à-dire, jusqu’à la date de sa promulgation), on a enseigné du français.Tel était le cas de l’école â minorité française, tel n’était point celui des écoles à majorité de notre racé, et voilà pourquoi celles-ci ne peuvent bénéficier même du fameux minimum.— Mais, direz-vous peut-être, n’y a-t-il pas un règlement XV, aujourd’hui désigné sous le nom d’article XII, qui décrète que, dans les régions où prévaut le français ou l’allemand, on peut donner un certain enseignement de ces langues?bit le français ne prévaut-il pas dans le groupe scolaire de Windsor, puisque la proportion des élèves français était en 1914, et n’a pas dû décroître depuis, de 40, CO et deux fois 85%?— Vous n’avez pas le cerveau fait comme les ministres ontariens: ceux-ci estiment que le règlement XV ne vise point les Canadiens-français de Windsor, pas plus du reste que ceux de Plantagenet-Xord, où tous les enfants sont de langue française.-x- * * Le double intérêt des pièces produites par M.Langlois, c’est de montrer d’abord la persistance du système, c’est d’éclairer ensuite, par un exemple concret, la portée réelle de l’un des dispositifs du règlement XVII.La première est une lettre de M.D.Gourd, secrétaire-trésorier de la Commission des écoles catholiques de Windsor, à M.Langlois lui-même.M.Gourd y explique qu’au commencement de l’année 1915, la commission bâtit dans Test de la ville une école nouvelle qui devait être fréquentée par des élèves aux quatre-cinquièmes canadiens-français.Quand l'école fut à peu près terminée, M.Gourd fut chargé par les commissaires de demander au ministre si l’on pourrait enseigner du français dans la nouvelle école.On représenta à celui-ci que les Canadiens-français composaient 80% de la population à desservir par l’école nouvelle et qu’ils désireraient qu'on enseignât au moins une heure de français dans les premières classes (primary classes).M.Colquhoun répondit, le 1er septembre 1915: (Traduction) Cher Monsieur, J'ai reçu instruction du ministre intérimaire de l'Instruction publique (1) d'accuser réception de voire lettre du 24 courant cl de vous dire que celle question est du ressort de l'inspecteur des écoles séparées de Windsor, qui est l'inspecteur en chef, le Dr Waugh (2), et à qui votre lettre a été référée pour rapport.Son opinion est que, bien qu'un grand nombre d'enfants soient d'origine française, une grande majorité comprennent l’anglais, de sorte que l’enseignement dans l’école peut être donné dans cette langue.Etant donné ce fait, il n’y a point de règlement qui permette d’accéder à votre demande.Ainsi, pas plus en 1915 qu’en 1914, on ne veut faire place au français dans une école fréquentée par 80% d’enfants français.M.Colquhoun ne parle, lui, que d'enseignement en français, bien que, d’après le récit de M.Gourd, nos compatriotes aient réclamé l’enseignement du français, comme sujet d’étude pendant au moins une heure, mais dans sa lettre à M.Langlois du 19 janvier 1916, le secrétaire de la Commission, relatant des faits actuels, dit: “Dans l’ouest de la ville, il y a une école où 40% des enfants sont français et nous avons le droit d’y enseigner une heure de français.Dans les quatre autres écoles, le français est interdit par notre inspecteur.” C’est donc la proscription totale.Et, ce qui est encore intéressant, c’est l’intervention dans le débat de l’inspecteur-enchef, car il est, dans le règlement XVII, une couple de dispositifs qui donnent à celui-ci une certaine latitude d’action — et l’on nous avait précisément dit que ce serait là une forte garantie pour les Canadiens-français.On voit à quoi cela aboutit.* * * Nous n’ajouterons point d’autres commentaires à cet article déjà trop long, sinon ceux-ci: Que penseraient les Anglais du Québec d’un régime comme celui-là?Et pourquoi plus de Canadiens-français ne suivent-ils pas le magnifique exemple d’énergie et de persévérance donné par M.Langlois?Orner HEROUX.(1) Il s’agit ici de M.Ferguson.(2) Le texte du Star dit Naught, mais l’erreur de transcription est évidente.L’AIR ET LA LUMIERE Nous avons vu, hier, comment on s’y prend, à New-York, pour assurer «u locataire aisé, au centre de la grnnd’villc, le minimum de confort (fu’il peut espérer trouver aux champs, ou, du moins, dans la banlieue.La métropole américaine nous intéresse peu, si ce n’est comme point de comparaison.Voyons donc où nous en sommes sous le rapport de l’aération et de l’éclairage des loge- ments de la classe bourgeoise, ici.Même dans les rues qu’on est convenu d’appeler aristocratiques, les maisons ne sont pas rares qui n’ont pas un pied de terrain où les enfants puissent s’amuser, les grandes personnes se récréer et, enfin, toute la maisonnée aspirer un peu d’air et de lumière.Aussi voit-on, en ce.; endroits, les bambins prendre leurs ébats sur le trottoir ou la chaussée, pourchasser leur balle ou leur cerceau au milieu des dangers de la circulation, sous les pieds des chevaux ou les roues des autos.On voit donc que même pour ces logements de la classe bourgeoise, il importerait d’apporter des réformes telles que seule une expropriation en bloc pourrait y pourvoir, mais jruis-qu’il est impossible de guérir le mal du passé, qui exigerait des remèdes trop radicaux, prévoyons, au moins l’avenir.Disons, tout de suite, que le surin-L-ndant du bureau de sauté a soumis au conseil une proposition de règlement, plusieurs fois rejetée, qui pourvoit à la reconstruction de ces vieilles maisons suivant les données de l’hygiène moderne.De plus, dans certains nouveaux quartiers, comme Ahuntsic, par exemple, on prohibe la construction de maisons à moins que le lotissement n’offre un certain espace de terrain libre.Ahuntsic est un quartier de propriétaires plutôt aisés.Il ne faut pas s’occuper que des gens favorisés de la fortune, mais aussi des ouvriers.Malheureusement, le règlement du docteur Boucher n’est pas encore adopté et ne le sera peut-être pas de sitôt.Une loi provinciale serait beaucoup plus simple.Elle permettrait de surveiller la construction des maisons, dans toutes les parties de la province et, en particulier, de l’ile de Montréal; elle éviterait, par conséquent, à la métropole l’ennui d’avoir à s’annexer des banlieues qui n’auraient pas été soumises aux règlements de construction qu’elle a mis en vigueur chez elle, où tout serait à recommencer.On voit donc la nécessité de mettre ce règlement en vigueur, le plus tôt possible.P lu sieurs quartiers sont à peine bâtis et il importe de réglementer !a reconstruction de ceux où l’on jette par terre, tous les jours de vieilles masures pour les remplacer par de nouveaux édifices.Nous analyserons plus tard la proposition cb règlement du docteur Boucher.Voyons pour Tini-tant, ce que les constructeurs ont fait à New-York pour les ouvriers, après avoir vu, hier, ce qu’ils y ont fait pour la classe bourgeoise.Des société; de construction, qui ne dissimulent pas leur envie de réaliser un honnête bénéfice toul,en donnant à leurs locataires des maisons confortables et claires, ont imaginé récemment d’ériger d’im-men;es caravansérails couvrant jusqu’à deux acres de terre où Ton a ménagé des cours intérieures, très vasb's On peut se faire une idée de rétii.due de ces construction; quand on saura que chacune d’elle, doit loger pas moins de 648 familles.Les appariements sont pourvus des améliorations les plu; modernes et l’une de leur caractéristique sera la disparition des escaliers in-téricurs.Qu’on ne croie pus cependant qu’on a érigé, sur la façade, comme on le fait ici, dans nos rues les plus spacieuses et qui, sans eux seraient les plus belles, d’immenses escaliers à découvert, exposés à toutes les intempéries des saisons, à la pluie, à la neige, véritables chefs-d’oeuvre de mauvais goût et qui constituent un danger pour les enfants et même pour les grandes personnes les jours de verglas, sans compter que leur entretien ruine les forces de la bonne ou de la ménagère.Non.Dans une sorte de tourelle munie d’un toit, élevée non pas sur la façade, mais dans la cour intérieure, ayant accès à la rue par une porte eochère, se dresse l’immense spirale des esca-liers.Ce tambour n’est pas fermé.Les fenêtres sont remplacées par de simples ouvertures cintrées.Premier avantage, au point de vue de l’hygiène, l’air et la lumière y circulent librement ; deuxièmement, leur entretien est très facile, car on a soin de les construire de marbre ou d’ardoise de sorte qu’on peut les laver à grande eau avec un simple tuyau d’arrosage, enfin, on fait disparaître les coins noirs et humides, les lapis, nids de poussière et le coùl initial de l’ardoise ou du marbre est amplement compensé par la diminution des frais d’entretien d’une part et de réparations d’autre part.Comme les parois du mur sont lambrissées en brique, le propriétaire n’est pas forcé de remplacer le papier-tenture, le plâtre ou le crépi, après chaque déménagement et Dieu sait s’ils sont nombreux, surtout à New-York où le locataire est protégé contre le propriétaire en ce qu'il peut, moyennant un mois d’avis, plier tiagage aussi souvent qu’il ldi plaira.Nous disions lantôt que ces caravansérails, comme les somptueuses maisons de rapport dont nous avons parlé plus haut, pourvoient par d'immenses cours intérieurs à donner de la lumière, de l’air et des terrains de jeux aux locataires, adultes et enfants.C’esl sans doute là un énorme avantage ; mais jamais ces sortes de phalanstères ne présenteront, au point de vue matériel ni moral, les mêmes conditions que la maison isolée.Nous verrons donc demain on quoi, d’après un économiste français, consiste la supériorité du logement individuel sur le logement collectif, et enfin nous mesurerons lu portée de la proposition de rè-gleinent du docteur Boucher, concernant l’ospîtee à laisser libre sur les lois où l’on construit des maisons d’habitation, à Montréal.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.ORAGE Il est simplement arrivé ceci, m’a déclamé, mon (uni de sa voix chantante, que l’âme de la Ville s’est révoltée contre les deux démons Négoce et Laideur, qui l’étreignent et l’étouffent, et qu’elle s’est révélée glorieuse et itère sous le ciel printanier.Cela ne se pouvait faire sans une crise, car Tàme des choses est soumise aux mêmes lois que l’âme des hommes, et jamais ne.s’esi vu changement important qui ne fût précédé d’une crise angoissante \ mais salutaire.Or, le ciel ce jour-là J était bouleversé.Une armée sombre de naages moroses s’emmêlait, courait et manoeuvrait avec de sourdes menaces, tandis que de grands souffles frais secouaient par intermittences la cime des arbres et faisait gémir les frivoles girouettes des maisons riches on qui affectent de.l’être.Et cette attitude hostile des éléments répondait un malaise par toute t’étendue de ta grande cité ; les lourds tramways circulaient avec moins d’outrecuidance le long des rues sales et mal bâties, et dans la ville basse, les hideux camions chargés de choses bruyantes et laides, se hâtaient vers le port, ou rentraient précipitamment à l’abri.De toutes parts, la Laideur se retirait, chassée par l'auguste beauté de la tempête approchante.El déjà la ville.se trouvait purifiée, mais point encore assez.Or, l’armée aérienne approchait toujours ; et vint le moment on son avant-garde rejoignit en s’abaissant le faite du grand mon' couché qui attend les siècles à venir pendant que nous passons, affairés et éphémères, et que la grande Nature nous regarde avec sa patience éternelle et railleuse un peu.Et le Mont sembla .s’animer soudain sous le baiser humide du vent, un frisson passa sur ses flancs énormes et verdoyants, cependant que plus près du coeur de la Cité,sur Toasts herbeuse et ombragée à laquelle on a donné le nom d’un saint Roi du noble pays de France, ; l’orage s’abaltait avec colère sur les beaux arbres au jeune feuillage, à \ travers lequel transparaissaient des j morceaux de ciel lavé et des bosquets lointains agités par le grand souffle mouillé.Et le petit square banal s’ennoblit à la.fois de souffrance et de beauté : son herbe resplendit comme une émeraude, et les érables touffus dressèrent vers le ciel leurs grands b, as n-rdofirrnts e,t.soyeux, dont les feuilles se mirent à sourire toutes en frémissant sur les baisers rapides des gouttelettes.Et ; pendant que l'homme s'enfuyait I dans ses demeures de.pierre, et qu’une grande inquiétude planait.Ton vit Tàme agreste et pure de la Cité, qui I rems paraissait dans le joli parc sur lequel les eaux lustrales s’épandaient en nappes fécondantes, tandis que la foudre roulait au loin dans une fusillade d’éclairs.Et tandis que les beaux arbres se tordaient et pleuraient, le ciel d’un bleu pur apparaissait entre eux comme l'oeil mutin d’un petit enfant à travers ses doigts mal fermés, et que dans la rumeur de T orage approchant, une grande sécurité s’épandait des jets d’eau impassibles du parc continuant de s’élever légèrement dans les airs, tandis que les vents et la foudre grondaient majestueusement autour du socle où repose le grand poète silencieux et amer en ses traits de bronze, aux pieds duquel se tord en mourant le vieux soldat victorieux, entouré comme d’une gloire par les plis sacrés du drapeau d’un lieu qui s’appela Carillon.Robert VAL.LA GARE BONAVENTURE On se rappelle l’incendie de la gare Bonaventurc, il y a quelques mois.Cette gare, désuète dès son parachèvement, vers 1885, indiquaient au lendemain de l’incendie tous les journaux montréalais, et immédiatement jugée trop exigüe.avait, ces dernières années, plutôt l’aspect d’un entrepôt de marchandises que d'un endroit convenable pour les voyageurs.Elle était malpropre, trop étroite pour tous les gens qui y passaient, et ceux-ci avaient pris l’habitude de n’y aller que s’ils ne pouvaient voyager par un chemin de fer arrivant à un autre endroit.Depuis une couple d’années, notamment, elle faisait contraste avec le somptueux édifice où le Pacifique Canadien loge ses voyageurs, à peu de distance de là.L’incendie de la gare Bonavcntu-re ne fit de peine à personne, sauf aux actionnaires du Grand-Tronc.Cette baraque était mûre pour la destruction.Le public, quelques jours durant, espéra que le Grand-Tronc en reconstruirait une nouvelle, plus spacieuse et plus convenable.Il se dit aussi que cet incendie hâterait la solution du problème des voies à niveau du Grand - Tronc dans la partie ouest de Montréal.L’illusion ne dura pas longtemps.Un matin, les journaux annonçaient que la compagnie avait mis à l’oeuvre des déblayeurs ; et ceux-ci, les décombres enlevés, firent place à des charpentiers, en train de reconstruire, derrière les murs restés debout de la vieille gare, un abri pour les voyageurs.Quelques-uns notèrent que le Grand-Tronc n’avait pas sollicité de permis de reconstruction, à riiôlcl de ville, comme la loi municipale Ty obligeait apparemment.Et puis, à quelques heures de là, on apprit qu’en vertu du contrat originaire signé par les autorités de Montréal et le Grand-Tronc, lors de la construction de lu gare à cet endroit, il était stipulé (ju’advenant la destruction de l’édifice alors érigé, le Grand-Tronc pourrait le reconstruire au même endroit, avec les mêmes dimensions et de la même façon que la gare originaire.C’était un rude coup de bêche dans les illusions de ceux qui rêvaient de voir s’élever à cet endroit une gare nouvelle, plus grande, plus confortable et surtout plus propre que celle dont l’incendie venait de visiter les salles.Depuis, les réparations provisoires se sont achevées.L’extérieur du bloc de briques léchées par le feu est un peu moins enfumé ; on a passé du vernis sur les parquets et de la peinture sur les murs des pièces intérieures, posé des poutres en acier, change un peu l'aménagement des lieux ; — mais c’est toujours la même gare Bonaventurc, étroite, fumeuse, plus ou moins propre.Un temps, les autorités du Grand-Tronc ont laissé entendre dans les journaux, que, sitôt la guerre finie, elles se mettraient à la reconstruction- d’une nouvelle gare, et tireraient au net la question de leurs voies à niveau.Derechef, le public aura un désappointement, de ce côté, s’il a pris à la leltre cette promesse, plutôt vague, il est vrai.Car, ce matin, dans les notes de chemins de fer de la Gazette, on peut lire ce communiqué semi-officiel, puisque, d’après toutes les apparences, il sort du bureau de publicité du Grand-Tronc : ’On u expédié promptement l’ouvrage de réfection de la gare Bonaventurc : ainsi rafraîchie, elle devra servir au public pendant quelques années encore.Les autorité du Grand-Tronc sont prévoyantes et tiennent compte des nouvelles conditions qui se présenteront, la guerre finie.Mais l’homme d’affaires le plus prévoyant ne peut deviner ce que sera le lendemain immédiat de la guerre.Si les conditions s'amélioraient notablement, alors, et promettaient d'aller s'améliorant, il est certain que le Grand-Tronc se mettrait à la besogne et exécuterait ses projets d’ériger une gare et un terminus modernes et d’élever ses voies d’accès à Montréal.Si toutefois les conditions ne s’amélioraient pas comme elles le devraient, la vieille gare devrait continuer de servir au public : car le fait de la remplacer par une construction proportionnée aux besoins du public et de construire un terminus avec des voies élevées coûterai/ 6 millions, sinon davantage.” Cela ne promet rien de rien au public voyageur condamné à passer par la gare Bonaventurc.Il lui faudra se contenter de ce que les autorités du Grand-Tronc jugeront bon de mettre à sa disposition, selon leur capriT-e.Et si le G aiul-Troire estime de son droit de contraindre le public à se servir de la gare Bo-naventure, telle que réparée provisoirement, pendant dix ou quinze ans de plus, le public devra passer sous les fourches candines, jusqu’à ce qu’un nouveau sinistre vienne compléter l’ouvrage de celui de Thi-ver dernier et détruise tout à fait les ruines replâtrées à l'intérieur desquelles il faut que les voyageurs se parquent, aux jours d’affluence, dans les gares et sur les convois.1 La perspective n’est guère intéressante pour ceux qui, habitués un peu aux voyages, connaissent les belles gares américaines ou, tout simplement, celle du Grand-Tronc à Ottawa.— ville où le mouvement des voyageurs est pourtant vingt ou trente fois inférieur à celui de Montréal.Telle quelle, la gare Bonaven-ture, restaurée à la diable, peut à la rigueur abriter jusqu’à la fin de la guerre le public voyageur.Mais, aussitôt la paix signée et les affaires un peu rétablies, il faudrait que cet entrepôt,—qu’un plaisant appelait “un entrepôt frigorifique à voyageurs”, peu de temps après l’incendie de Thiver dernier, — disparût pour faire place à quelque édifice convenable, s’il n’a pas les allures monumentales et les avantages qu’offre au public la gare Windsor.Georges PELLETIER.LES PROBLEMES J)E DEMAIN LE COMPLEMENT NATUREL DE “QUE DEVONS-NOUS A L’ANGLETERRE”.Trois mille exemplaires de Que devons-nous à T Angleterre?ont déjà été écoulés.C’est un succès extrêmement significatif, étant donné le caractère très sérieux et fortement documentaire de ce volume.Hier, Aujourd'hui, Demain, qui en est le complément nécessaire, qui tire les leçons actuelles et futures de l’oeuvre d’histoire, a dépassé, lui, le deuxième mille, bien qu’il date de quelques semaines à peine.Hier, Aujourd’hui, Demain se vend 75 sous l’exemplaire, plus 5 sous pour les frais d’expédition; la douzaine, $7.50 franco.Offre spéciale : "Hier, Aujourd’hui, Demain” (0.75), "Le DEVOIR et la Guerre” (0.15), ‘Le DEVOIR, son origine, son liasse, son avenir” (0.10), seront expédiés franco, des bureaux du Devoir, pour $1.00.Toute remise par chèque, mandai, etc., devra être faite payable à Tauleur, au pair à Montréal et porter le timbre de guerre.Hier, Aujourd’hui, Demain est en vente aux bureaux du Devoir «t dans les librairies suivantes : Librairie Granger, 43, Notre-Dame Ouest ; Langevin et Larchevêque, 8.Saint - Jacques ; librairie Notre-Dame.35, Notre-Dame Ouest ; librairie Saint-Louis, 288, Ste-Cathe-rine Est; librairie Pinault, 280.Rachel; librairie Déom Frères, 47 S.-Catherine Est ; librairie Beauche-Bcaurhecnin, 79, S.-Jacques; librairie Gariépy, 1123 Rachel Est.Il reste quelques exemplaires de "Que devons-nous à l’Anglcferre ?” Ce volume, grand format, de quatre cents pages, se vend $1.00, plus 15 sous pour les frais d’expédition.BLOC - NOTES Une défense Le ministère de la Milice publiait l'autre jour une longue réponse à la leltre du général Alderson critiquant la carabine Ross dont on arme nos soldats d’outre-mer.Il y t citait des opinions favorables d’officiers canadiens, comme celle du colonel sir Max Aitken, qu’il a nommé à ce poste honoraire et dont les connaissances en fait d’armurerie et de balistique doivent être plutôt minimes.Le Citizen, à propos de cette réponse du ministère de la Milice, accuse le général Hughes d’avoir supprimé un rapport du War Office de Londres, un autre du général Alderson, alors qu’il était commandant des troupes canadiennes au front,—tous deux défavorables à la carabine Ross, — et d’avoir imposé la censure à ce journal pour l’empêcher de publier des documents relatifs à la valeur exacte de celte arme, alors qu’il le contraindrait de publier de la matière à lire favorable à ia carabine Ross, et qui ne serait pas l’avis d’expert; désintéressés.Le Citizen note aussi que cette arme coûte 100 pour cent plus cher que la carabine Lee-En-field.et pose ce point d’interrogation: “Quelle justice y a-t-il dans tout cela et pour le.public canadien et pour l’arme d’ordonnance anglaise?” Si ce que dit le Citizen est vrai, il y a quelque chose de louche dans celte affaire.Nos chevaux On se plaint, à la campagne, qu’i! est difficile de trouver de bons chevaux, et (pie les moins bons sont déjà trop chers.Depuis le début des hostilités, le Canada a vendu une partie de ses chevaux de trait pour les remontes de; services d’artillerie alliée.La commission anglaise des remontes en a acheté à elle seule.ici, plus de 15,000, des agents français en ont exporté 8,000 en France et le ministère canadien de la Milice en a, de son côté, acheté plus de 25,000, dont plusieurs ont été vendus à vil prix à Valcarüer, à l’automne de 1914.Gela fait ap-proximativemen* 50,000 chevaux expédiés hors du pays, en «moins de deux ans.On a trié les •Meilleurs, les plus forts et les moins âgés, et les agents anglais et canadiens continuent d’en acheter d’autres, ici, prenant au fur et à mesure ceux qui restenl, leur conviennent ne sont pas trop vieux.On comprend que cela dégarnisse les’ campagnes et fasse quelque dommage à l’agriculture.qui manque aussi de main-d’oeuvre, par ailleurs.Les éleveurs de chevaux devraient tenir compte de tout cela nour agrandir leurs haras, en prévision des besoins du lendemain de la guerre.Il s’affirme Avant ia guerre, Lloyd George passait, dans plusieurs cercles anglais, pour un homme dangereux à cause de scs tendances radicales, et qui devait, si on le laissait continuer son oeuvre de réformes sociales, mener le Royaume-Uni à ia ruine, au dire de ' es critiques parmi la classe aisée, la grande bourgeoisie et ia noblesse.Depuis, c’est une autre chanson.Il a eu pour besogne de ramener les mineurs gallois à ia raison, d’obtenir des artisans anglais la suspension de certains règlements des Trade Unions, d’activer le travail dans les chantiers de construction maritime, de pousser la production des munitions et des fournitures de guerre, de préparer le public anglais à la conscription; et voici que les dépêches de ce matin le disent chargé d’opérer un règlement satisfaisant de la question irlandaise.Les mêmes gens qui le dénonçaient, avant août 1914, l’approuvent aujourd’hui comme "un homme puissant, le.sauveur du pays", dit une dépêche de ce matin.Le langage du pays Un homme d’affaires français disait, il y a quelques heures, qu’avant la guerre, la plupart des maisons canadiennes se faisaient représenter à l’étranger par des agents allemands, qui servaient d’abord les intérêts de leur pays d’origine avant ceux du Canada.Il reprochait aussi aux exportateurs de n’avoir pas à l’extô-rieur d’agents commerciaux canadiens parlant la langue du pays.“Il est aussi impraticable pour un agent anglais de surveiller les intérêts de scs mandants en Espagne ou en Grèce une leçon à tirer à notre profit.Même si l'on admet que l’anglais soit la langue du commerce, on constate tôt que Te français et l'espagnol le sont aussi, dans de nombreux pays.Et donc, nos fabricants et nos exportateurs anglo-canadiens auraient tout intérêt à prendre à leur service des teunex Canadiens-français, puisqu’ils savent, pour la plupart, l’anglais et le français et qu’il leur serait assez facile d’apprendre aussi l’espagnol, — plus facile en tout cas qu’à des jeunes Anglo-Canadiens, car le français et l’espagnol sont des langues soeurs, issues toutes deux du latin.•- —-i__________________ G.P.A LA VILLE ET A LA CAMPAGNE LE COUT DE LA VIE On entend très souvent étabiir des comparaisons entre Je coût de la vie à la ville et Je coût de ia vie à la campagne, entre le salaire payé à l’ouvrier qui travaille eu ville et celui paye au valet de ferme ou à l’employé à la campagne.A ce sujet, voici quelques notes glanées un peu partout, principalement dans les “Annuaires” publiés par le gouvernement fédéral.L’ouvrier de la ville reçoit un salaire beaucoup plus élevé, régi* générale, que l’ouvrier des champs mais doit, par contre, faire face à un grand nombre de dépenses non encourues par le dernier.A la ville, l’on est sensé faire quelque; frais pour sa toilette, — et l’on y manque si peu, qu’il est presque difficile de distinguer par l’habit le patron de l’ouvrier; — mais aussi, la note à payer en ce sens est-elle plus élevée ’ qu’à la campagne, où l’on est moins fréquemment sur son “Sû”.D’autre part, tes frais d’instruc-Uon — primaire et secondaire — sont plus élevés à la campagne qu’à la ville.Le temps que Ton consacre à conduire les enfants à la petite école du village ou du rang, le cheval que l’on affecte souvent à cette seule fin, voilà autant de dépenses que l’ouvrier de la ville n’a pas à faire.De même, l'installation des services hygiéniques (bains, etc.,) est plus dispendieuse à la campagne.Le loyer d’une maison, chacun le sait, est l’une des plus lourdes charges qui grèvent le budget de l’ouvrier des villes.A la campagne, dans la très grande «majorité des cas, l’on se loge à bien meilleur marché.A la ville, l’on dépense moins pour la fréquentation des églises; les services spéciaux du culte, par contre, coûtent moins à la campagne.De même, l’éclairage à l’huile de chapbon ne coûte guère à l’ouvrier des champs; cependant l’instaila-lion et l’entretien d’un système d’éclairage perfectionné entraîne de pins fortes dépenses.En ville.Ton est approvisionné d’eau, moyennant une (axe assez élevée ; il n’en est pas ainsi, à ta campagne, excepté quand il y a lieu d’effectuer des travaux spéciaux (puits, citernes, moulins à vent).L’ant-il ajouter que les frais d* chauffage sont moins élevés à la campagne qu’à ia ville?Etudions maintenant le détail 1res sommaire des dépenses faites par un ouvrier urbain au salaire annuel de $606, en regard de celles fartes par un ouvrier agricole au salaire annuel de $350.Un correspondant du “Canadian Farm”, dans une dernière livraison, estime qu’une petite maison pour une famille de trois personnes est généralement louée à ia campagne pour une somme de $4 à $6 par mois, tandis qu’une maison du même genre, située dans ou à proximité d’un centre manufacturier urbain, est louée pour une somme deux ou trois fois plus élevée.Faisons un petit calcul: de $350 (salaire à la campagne), soustrayons $55 (coût moyen du loyer à là campagne), il reste $295.En faisant la même opération pour le coût moyen du loyer en ville, soit $180 moins $600 on a $420, «soit un surplus de $425 à l’ouvrier de la ville.De ce! excédent de $125, soustrayons le montant d’autres dépenses additionnelles,, soit $7 comme taxe approximative pour approvisionnement d’eau ; $19, montapt approximatif des frais annuels de transport île la maison à T usine ; 5 tonnes de charbon environ, au coût de $8 la tonne, soit $40, tonies dépenses formant un tolal de $66, lequel soustrait de $125 laisse un surplus de $59 à l’ouvrier urbain.Si l’on excepte les frais de chauffage à la campagne, soit une somme approximative de $15 de bois, ces $66 de dépenses supplémentaires à la ville ne sont pas encourues h la’ campagne.Le même correspondant explique, ainsi que je l’ai esquissé plus haut, comment le budget de l’ouvrier des villes est chargé de dépenses occasionnelles de toute nature 'Le lait, le beurre, la viande, les oeufs, les légumes, etc., coûtent plus cher à la ville ; les enfants doivent être mieux vêtus, mieux chaussés; la femme elle-même, à tort ou à raison, mais plus souvent à tort, fait plus de dépenses pour sa toilette, son amusement et l’.v-mcublcment de sa maison, et la famille tout entière vit beaucoup moins frugalement qu’à la campagne.Bref, l’excédent du salaire, (et le salaire lui-même, car il est très difficile d’économiser à la ville) de l’ouvrier de l’usine sur celui de l’ouvrier des champs est tôt “mangé”, comme disent les gens.Aussi, pour conclure, Ton peut affirmer qu’à conditions identiques de travail — cl sans considérer le côté moral et hygiénique du problème, ce qui n’est pas peu! — il vaut mieux travailler à la campagne pour un salaire de $350 que’do travailler à Tusine pour un salaire de $600.Armand LETOURNEAU.(Institut Agricole cTO/ca).Il reste encore quelques exemplaires de la deuxième série des Billets du soir de notre ami Albert Lozeau.S’adresser à l’auteur, 343, rue Drolet, Montréal.25 sous l'exemplaire, plus 2 sous pour les frais «rexpéditlon par la poste.On peut aussi se les procurer au Devoir» .„ J O LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 26 MAI 1916 VOL- VIL — No 123 lr ! LETTRES AU “DEVOIR” CHOSES MUNICIPALES A CHACUN SON TOUR L’AFFAIRE CARSLAKE TRIBUNAUX CIVILS DEFAVORABLES LA ROUTE DE AUX PROPRIOS BEACONSFIELD c CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES AVOCATS Notts ne publions! que des lettres L’ECHEVEX MENARD PROMET L'AUDITION DE LA CAUSE DE L’AVOC AT DU CONSEIL DE CETTE signées, ou des comînunications accu m primée s d’une lettre signée, arec ad cesse authe'- ique.Les correspondants anonvtnes s'é-»: ignoraient du papier, de l'encre, un tlmbre-p jste, et à nous une perte de temps, s’ils roulaient bien en ptendre note déünitirement.CHANGEMENT D’HEUBES DES REVELATIONS SUR CERTAINS FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX.— LES ENQUETES SANS RESULTAT.— LE CONSEIL VEUT FAIRE DES ECONOMIES.— POUR S’AMUSER.Ottawa, 26.—L’affaire ri'me, tourne maintenant au désa-de Bordeaux prendra des proportions! vantage des proprietaires de .hotel, que ne lui donnaient pas les commis- : Apres les p.aidoines de la defense.L’HOTEL CARSLAKE EN COUR SUPREME SEMBLE VOULOIR TOURNER MAINTENANT AU DESAVANTAGE DES PROPRIETAIRES.saires; c’e.sl l'échevin Ménard qui demandé cette faveur.Celle de la rue Drolet?On en causera lundi prochain.BORDEAUX MUNICIPALITE PRETEND QUE LA REQUETE DE M.LUKIS EST MAL FONDEE EN LOI.— LA PROTECTION DU COMMERCE.— EN COUR SUPREME.Tél.Main 4S;i, 4572.J.P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE 180 ST-JACQUES.Bureau du soir : St-Eustache.NOTAIRES TEL.S-LOUIS 504.La cause de Percy L.Lukis, qui demande un bref d’injonction contre le conseil municipal de Beacons-field pour l’empêcher de fermer le vieux chemin bordant le lac SainV Louis au moins jusqu’à ce que le CasFer postal 356.— Adresse télégraphique, “Xahac, Montréal**.Tél.Main 12)0-1251.Code» : Lieber», West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacquea midi devant le juge Bruneau en | qui se sont terminées hier, les avo.cats de la couronne ont voulu commercer leurs plaidoyers, quand le juge en chef, sir Charles Fitzpatrick, les a prévenus que ses collé- .gués et lui-même étaient suffisam- j (ioùr de pratique* .ment au courant de tous les faits] , ., La séance vient à ixûne de com- du litige, pour se dispenser de les '*e 1 avocat de la ville de mencer.Le maire en est rendu à la entendre.Cette décision, après les Beaconsfiekl, pretend que la requete lecture de l’item 14.qui recommande multiples questions posées par les j n cs* Pas fondée en quelle ne au conseil d’instituer une enquête juges, au cours du plaidoyer de |a peut etre prise en consideration par défense, n’apparait point très favo- le tnbunal.L avocat du conseil inti-rabtle aux propriétaires de l’hôtel, j lTî,e./al* remarquer que le reglement Me Atwater et Me Montgomery, I 52 des reglements de la ville de Bea- Monsieur le Rédacteur, M, Lends, député de Huron, Ont., a saisi il y a deux ans, je crois, la Chambre des Communes du Canada d'un projet de loi au sujet de “saving day light”.Le titre du bill français était: “l tilisation de la lumière du jour ".Les journaux te désignent aujourd'hui par les mots ^ Economiser la lumière du judiciaire sur les malversations de Aucun de ces Hires ne n Bordeaux.M.Ménard se lève.approprie; il faudrait plutôt aire ., '¦f oi pour établir un jeu d'enfant —Je propose en amciulenu'nt j» b V'.consfield ne peut être attaqué par avec tes aiguilles des horloges .Le ] requete des citoyens de mon quai tier.L .L,.’^nV ittinués’à la décision ! v°ie d’injonction, et en plus il allè- urojet de loi Lewis, inspiré par un i dit-il, que 1 enquete qu ils deman- • i .J ?> 'finir jéchi gue que le requérant ne porte aucu- bon motif, a été renvoyé, dans fe dent porte non seulement sur les aç- u juge Audet de .a Corn- a echi , ^ a^cusationlldans sa requète.]l ne temps, à une commission parlemen- cusations qui y sont contenues mais « er «n‘nchf^0%„antüe"^n"r^ ! prétend même pas être un contri-taire gui l'a étudié et dont te travail sur tous les travaux d egouts exetu- • 8 / 1 ! r .u.0'_ ; buable et que comme tel il subira un n’a eu d'antre résultat que de faire tes dans Bordeaux depuis deux ans.s'était basé ' sur une fausse! dommage par la mise en vigueur du x dans l oubli.\ Si je fais cette demande, ajoute-t-il.l)rule> s était nase sur une lausse | ,-.__ - LAMOTHE.GADBOIS et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Télé- .phone Main 3215.J.C.Lamothe.LL.nouveau conseil soit élu le 1er juil- D i C R Emiiien Gadbois, LL.L., J.let prochain, est revenue hier apres- Marécha! Nantel, B.C.L.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Sait» #20.Edifice Transportation.120 S.-Jacqiiea.Tél.Bel! Main 2670.Câble, Eadmor.E.A.D Morgan.Saluste Lavery, B.C.t».M.Lavery a son bureau du soir ï 1 St-Thnma.s.Longupull.DUGAS MAURICE, L.L.L.AVOCAT 30 RUE S.-JACQUES.Résidence : 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.tomber ce projet de loi - .Il semble qu’en Angleterre, rérem-j c'est parce que je veux que les res-ment.on ù donné à la question une \ ponsabilités reposent sur les person-noiwelle existence, et que bientôt,— nés coupables d’un état de choses su commencement de la belle saison,] dont on se plaint.ie suppose — les grands enfants j j-ai été accusé faussement.On a ] nr.s Pvr^rts du üouvernement n'ont commenceront la-bas a jouer avec j y0U]ll se venger parce qu’on a perdu ; P .‘ ^ a i>njs- !es aiguilles des horloges et des mon-j u'ne élection.Aussi, mon avocat a re- fjYiis' sont arrivés \ un chiffre 1res., , leu instruction de prendre immédia- r „ , ¦ i(.v• ta ¦» G Pourquoi dune mettre de cote le {ement des procédures contre tous ^tauc?.lîp.P as ,e 1'e ’ 11 .“'J011, ' ¦' védic- ! erLgnataires de la rLuète ?ue c’était injuste, dte se servir de .11 ia 1 fujucic._ 1 pvnhmtmn miimrmn p ro méthode d’évaluation.Il avait cal- j règlement en question Tout ce qu’il Site1 à ^ïî'dfpie"^useVfpou;i ^ntre'l'rntérèt des contribuables de - t!‘,,Ce C'est lîn^mriÆ Be-on^hi, Me Rinfret a cité une T ROMUALD ROY AVOCAT Tél.Main 88S.Résidence : 1877 S.-Catherine Est.J.-W.BOISJOLI NOTAIRE Prît, d’argrent, règlement de surce*«ion.etc.54 KOTRE-DAME EST.MONTREAL.Main 7891.___ J.-EMERY CODERRE SEC.TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence Etude 28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est Montréal-Est Tél.(résidence) Pte-aox-Tremblcs 29; (étude) Pt e-a u x-Trembles J.-H.-H.-LIPPÉ NOTAIRE "YPETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES MEDECIN DEMANDE.— On demande un médecin pour la paroisse d< Saint-Placide, sur le bord du lac des Deux-Montagnes.Héritera de la clientèle d'un confrère décédé.Fin-droit idéal et susceptible d’un dé-veloppement considérable, à raison de la nouvelle ligne de chemin de fer du Grand-Nord (Montréal-Ottawa) qui traverse la paroisse à petite distance du village.S’adresser au notaire J.\.B., Saint-Placide, comté des Deux-Montagnes.83, Craig Ouest.Tel.Main 966.Chambre 525 MONTREAL.S.-Loni».4207.SSwVwSÆr*'i^'IÎXæSEIftHERVEROCH,B.A., LL.L rant le juge a ajourné la question j avocat jusqu'à ce matin.simple gros bon sens, au lieu d i ï*» ïimnh’menf nnr eremntp • i ^buaianes ue m requeie.| l'évaluation municipale comme base tei tout sijnplt ment par exemple .Fades les choses rapidement MM.d , ^ réell/d.une propriété.»c pAtnmiccoirAc • rnrinnpnr n un t ^ ^ ‘Au premier de mai, tous les travaux ]es commissaires; l’honneur d’un j Je manoeuvriers, d usiniers, de frf-1 hoinme est en jeu.J’ai hâte de me j Me Montgomery LA PROTECTION DU COMMERCE Le juge Greenshields a rendu hier après-midi un jugement intéressant raconta ensuite p0lir tous les commerçants qui font ri» / HlJJIIIilV LOI Cil J L U.U 111 1141 L v VIL 111V.j .1 ' * A* 4 ’ 1 1 * 3 1 rassiers, de bûcherons, etc., com- ,jiscu]uer et de revenir orendre nia-11'4 sérié des négociations, très loya- Jeurs affaires par l’intermediaire .J — I.si ,1 , I ‘ _ ‘ _ .* * .I - .1 r-r» > c r\ ?TN/N 1 1XC ont / A _ t , • .! tnençant a i heures a.m.devront ice a mon fauteuil d’échevin; j’aurai commencer a b heures a.m.! alors des révélations graves à faire (.es me mes travaux devront sas battus en-i Montréal Contre McGill core ei ne le seront jamais.Si une 'nu^ avec frais, des nations alliées avait un droit spécial de parler, ce serait bien la BOULEVARD MARCIL Maisons neuves.Seulement $100 comptant et vous vous installez.Il n’v a qat deux arnrn dr maiaana ntuTf» que l'on pui»»e obtenir à ce» condition» à Montreal.Nous nomme» à le» terminer au Boulevard Marcil, à Diale.d»n« le haut de Laehine.Vue san» obstruction sur le lac S.-Loui«.2 étaire» : 8 pièce#, parfaitement moderne».Introuvables ailleurs » M -560.Versement mensuel, $68, intérêt compris ; privilege de paiement d'avance en tout temps.Voyec-let à la fin de la semaine.Pureau aus terrains ouvert de 2 à 5 p.m.ou fitei un rendet-vous.MARCIL TRUST COMPANY 166 S.JACQUK8 12, année.Atlif.plua d» 11.600.666 la ville.Le conseil rejette le rapport demandant un crédit de $2.000 pour rengagement d'employés surnuméraires, tel que demandé par M.Ar- La subvention des Gouttes de Lait ; prouesse dr ses armées a Verdun la est portée de $12,000 à $14 000.; sauve à tout jamais et scs aillés Une délégation d’Australiens de: avec elle, représentants de la Nouvelle-Zélan- ’’ Citant les affirmations du pre-de, en route pour Londres, passerai mier ministre Briand, hier, que " la France qui a supporté toute ia furie i lundi prochain alors qu'il entendra des attaques allemande'.Mrs dernières causes de Québec Mais la France reste debout, l^i Appel an- laPIrt*:®idi- .II ny a qu un Montréalais men- , , , , , , .I lionne : Edmond Desmarais, 44 rue Le tribunal s est ajourne jusqu’à S.-Germain, blés prochainement par Montréal.paix doit cire tcrnational ’’, basée sur le droit in-sir Edward Grey SOUS LE PAVILLON DE LA LIGNE CUNARD Londres.26.— A l’occasion du j départ aujourd’hui d'Avonmou h, 1 du premier vaisseau de ta ligne Ca-i nadian Northern, voyageant sous le I pavillon de la ligne Cunard, le lord ; maire de Bristol, le Dr Barclay Ra-: ron, convié sir Alfred Boothj prè-; sidcnl et les autres directeurs de la compagnie, à diner chez lui, hier soir.Le lord maire, M.Aid.Triggs, xir I Alfred Booth et M.Boyden ont dit quelques mots.ajouta : “ C'est ce que nous croyons.I également ! " En terminant, il affirma que !c! devoir de la diplomatie à l’heure présente est de maintenir la soli-: de rit è des Alliés et de concentrer tous ses efforts à appuyer les mesu- j tes militaires et navales, nécessaires: à poursuivre la guerre à bonne !ln."j Grande quête en faveur de nos oeuvres nationales Les politiciens n'aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’il est trop bien informé, à leur endroit.La Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste organise pour le mardi, 30 mai, la quête annuelle du denier national en faveur de ses 33 oeuvres fédérées.Comme nos oeuvres nationales nous doivent être chères avant tout, nous espérons que le public versera généreusement l'obole destinée à apporter une aide efficace à nos institutions sociales et de bienfaisance.l*a liste de l'après-midi comporte j trente et un noms répartis comme suit : trois tués au feu, un mort de ses blessures et 27 blessés.Voici les noms des Canadiens do la orovincc qui nous intéressent : Arthur Coulombc.Berthicr, Que., I mort de scs blessures.Hero Villeneuve, Lac Robaro.S.-Jean, Que., mort de scs blessures.Christophe l^ilônde, I-ancaster, | Ont., gravement malade, i Arthur Guay.Trenton, Ont., blés-I sc.Alfred Newman, 327 rue Cham-! plain, Québec, blessé.Jean-Baptiste Potvin, Rivière S.-! Joseph.Qué., blessé._ Arthur Tremblay, S.-Coeur de Ma-j rie.Lac S.-Jean, Qué., blessé.Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 2 777 J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 106 S.-Paul.Rét.109 Oaeat, Lajraactietîêre.Main 9?9.Main 3174.DOMINION ml SPRINGHILL BUREAU GENERAL d.112 rue Saint-Jacques.Charbon bitumineux, b tapeur et il gaz s» VENTES Montréal P a Chan ATENTES PIGEON.PIGEON iDAVIS.Chambre 525, Edifice Power, Montréal* Tél.Main 3025.DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ROYAL SILVER PLATE Co.Dorure, argenture, nickelage, répara-lions d'argenterie, vases sacrés, bronzes, cuivrerie.A.Giroux, gérant, 57, Saint-Gabriel.Main 1387.HERNIE J.Alfred HUOT COL'RTIER D'ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S .-SACREMENT Tél.Main 6761.Rtaid*n«« 1656 RUE S.DENIS, Tél.S.-L«ala 4676.ADOLPHE DAVELUY COURTIER D’ASSURANCES représentant de la Great West Vie 160.RUE SAINT-JACQUES TcL Main 6714 MANUFACTURIERS Banda g o s les plus purfactlonnés, les plus connus, doux, souples, sans ressort, d’un maintien parfait.ETABLISSEMENT (LAVERIE (de Paria) 174 rue S.-I)rnis, Montréal.A MM, LES MEMBRES DU CLERGE —A MM, LES PROFESSEURS DES ECOLES ET COLLEGES — AUX ELEVES Si, à l'ocrasion de» vacance» qui approchent, von» avez besoin de bonnes et artistique» photographie», n'ouhliez pa» d'aller voua faire photographier chei no» artiste» bien connus HOMIER & LAVERGNE (Succe»»fur» de 1.apres et Lavergnet 360.rue S.-Denis, angle Ontario, Tél.Rell E»t 128.1.MONTREAL J D.Camirand, Limité’ Grand -choix de bijouterie, argenterie et verre taillé, horloges et tous genres d'articles de fantaisie.Nous manufacturons les électroliens et chandeliers, 141 à 157, Saint-l’aul Ouest, Montréal.,1.IL M AvlÔU ENTREPRENEUR Couvreur en gravois et électricien.Réparations de tous genres.1985.RUE BORDEAUX.Tél.Saint-Louis 1443.Téléphon» Bail Main 3265 ERNEST ST*AMOUR CURATEUR ET LIQUIDATEUR DE FAILLITES Edifltt Banqof dr Quéliar N* Il PLACE D'ARMES, MONTREAL, Chambre, SI) « ji|.PROPRIETES A VENDRE OU A ECHANGER BOULEVARD S.LAURENT, 3 plaina-puria, pltrrr el brique aolide, on pren-ou ^ Petit» pluinn-pUds *t un pru d argent.tSl LANADE, 6 plains-pieda, tou.Inner, on prendrait un rottage nu 2 plain,.pin,in dnna Notre-Dame de Grèce.DROLET.eottaKe, pierre «ollde, eau eltautle, houlanBerie.écurie cl «rende car.ON DEMANDE 3 trnns pUina-piedi dana 1 Annexe, on lionnern en primicnt pour environ $1,000 du terrain» clair» et ia balance comptant.P.P.DAUNAIS & C!E U LAURIER EST.F-LOUIS «141.VERSAILLES, VIDRICAIRE & BOULAIS, Limitée IIANQUIKHW kpjgict VERSAILLES 90 RU£ SAINT - CAt.TELKiniONK MAIN Wt-AO JACQUES MONTHK i ÇRoytM I ni: qU1;R1( , t)!*trict de Mirnt-féal, l.our sUj„ri,„rCi Ni' 2 l'nme Alice l;or,""' ciKHi*.,r \ .•an- I atMeJIn.itci cité et di»lr:ct «le Mimtisiij, pe nire, demumterea- .m , v» le u t Acgrir ilnimliu, défriuiriu*.I .î?^IMfHtinn de biriw n été | ituditUee en eetlc oûusc, le 18 nvriî i9U».— cinq-Mar» et < mq ^Lirs, tirueureur» de Ut untiaiPkrrtoc. VOL.VIL — No 123 LK UEVOIK.MONTREAL, VENDREDI 26 MAI 1916 3 IRLANDE LLOYD GEORGE EN VEDETTE M.ASQUITH ANNONCE.HIER.A LA CHAMBRE QUE C’EST LE MINISTRE DES MUNITIONS QUI ENTREPRENDRA DE RECONCILIER LES FACTIONS IRLANDAISES.Londres, 26.— La Chambre des communes a rarement vu une plus grande manifestation d’uuiité qu’hier après-midi, alors que les chefs de toutes les factions se sont groupés au our de l’étendard du premier ministre, dan*; un effort pour régie:' d’une façon durable la question irlandaise.Cela est donc d’autant plus remarquable qu'on avait prédit qu’un débat acrimonieux et passionné s’engagerait à la suite des déclarations de M.Asquith.Ce dernier a prononcé un discours inattendu, car au lieu de donner des détails, il a fait un plan doyer en faveur du règlement des (lifficuiU*; par un accord entre tous les partis irlandais, ot il a annoncé que M.Lloyd George a entrepris la tâche délicate de réconcilier les factions adverses.Les députés ont écouté M.Asquith avec beaucoup d’intérêt et il avait à peine repris son siège, que M.RedmoncJ s’est levé et a abondé dam; le sens du premier ministre, riisanl avec une voix tremblante d'émotion combien il désire ardemment un règlement de toutes les difficultés.Sir H.Lucien Cann LEVIS Lévis.Bienville.Lauzon.S.-Joseph.Pintendre.Villemay.S.-Télesphore.S.-Romuald.Breakeyville.Charny.S.-Jean Chrysostôme.S.-Etienne,.S.-Nicolas., S.-Henri.S.-Lambert.Bernier .151 Boy 100 272 Majorité pour M.libéral : 1356.221 1577 le Dr V.Roy, SOULANGES Pharand Doucel Les Cèdres .19 Coteau Landing.14 S.-Zotique.9 Coteau du lac.97 S.-Polycarpe.53 S.-Get .66 S.-Télesphore.• .81 Riv.Beaudet .41 Coteau Station .4 342 42 Majorité pour béral : 300.M.A.Pharand, li- MONTREAL-S A INTE-ANN E C c C iâ C K a 1 C n l—89 Inspecteurs .S 39 c/5 5 U 36 2—182% S.-Antoine: 53 3 32 3—H De la Montagne 47 7 17 4—30 Rolland 34 4 6 5—214 Versailles .45 6 25 6—719 Noire-Dame O 30 5 14 7—140 Lusignan.37 1 16 8—187 Guy 30 1 10 9—‘Richmond.30 » 10 10—203a S.-Martin.33 6 16 11—161 S.-Marlin.,.29 3 12 12—86 S.-Martin.34 9 19 13—397 Seigneurs.37 7 8 14—1021 S.-«1 arques.26 3 28 15—1039 S.-Jacques.38 2 17 16—1054 S.-Jacques.31 13 36 17—1001 N.-Dame ().24 5 32 18—187 Canning.31 0 28 19—1153 S.-Jacques.58 3 32 20—1057 N.-Dame.51 5 18 21—143 Workman.38 5 11 22—1198 S.-Jacques.41 2 8 23—132 Fulford., 32 3 18 24—64 Dominion.59 2 42 25—102 S.-Henri.41 4 42 26—97 Wellington .47 3 59 27—161a Wellington.38 1 41 28—170 S.-Anne.16 1 48 29—137 Duc 2 67 80—158 Colborne.46 5 70 31—162a Ottawa.23 0 64 55 32—176 Ottawa.16 t 33—43 McCord.35 1 71 59 34—122 Young., ., 42 0 3.5—12 Eleanor., 38 3 49 36—83 Eleanor.28 7 32 37—680 N.-Dame O.26 8 24 38—138 McCord.21 0 42 39-18.5 Barrie.3,5 4 28 40—44 S.-Martin.47 9 20 41—33 Payette., 6! 7 36 42—24 Manufacturers 23 4 28 43—58 l’arm 34 4 63 44— 387 Wellington, .45— 94 Grand-Tronc.52 1 46 25 2 57 46—29 Richmond., , 22 2 52 47—284 Centre 16 7 47 48—401 Madeleine.18 m .1 57 49—121 Leber., , 9 1 83 50—24 Favard 8 2 68 51—49 Britannia .« , 26 1 43 Votre argent vous rapporte davantage chez Scroggie- TOUS LES TRAMWAYS CORRESPONDENT A L'ANBLE DES RUES SAINTE-CATHERINE ET AMHERST.Ciaiates en soie pour hommes Cravates de soie, nuances pâles et foncées, la plupart de forme Derby, jolis petits dessins, valeur réelle de 35c.Très spécial, chacu- 15c LIMITED RUES ST.CATHERINE ht AMHERST CHAPEAUX DE PAILLE Chapeaux de paille pour hommes, 22 styles cette saison, choix de paille molle ou dure.Va- Sio.do.$1.00 CHAUSSETTES POLK' IIOM-mis», en fil fini mercerisé (deuxieme qualité), 10c la paire 12 pairea pour.//' y ^ .___ //[ • j* ; 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R.P.Bourque, vice-président ; M le recorder Semple, vice-president ; M.Joseph Versailles, trésorier ; M.le Dr Asselin, secrétoire.Conseillers : MM.Dr R.Masson, B Melançotr, A.I.arseneur et H.Rolland.Les élus d'hier soir ont été : M.le juge Dugas, président ; M.Edmond Brossnrd et le lieutenant Bernard Melançon.N P„ trésorier ; M.le Dr Adrien Ploufle, secrétaire ; le colonel Trlhey, vice-président.Conseillers : M.le Dr 11.Lebel, M.Jos, Lamarche, M.Blnin, avocat, et M.E.MakSsicolte.En Occupant sa -nouvelle charge, je président remercia l'association des anciens élèves du collège Sainte-marie de l'honneur quf lui était fail.Il fut Joué une pièce désopilante dé Geo.Courieline : “ Un client sérieux ”, dont Jes interprètes furent : T.Fortier, II.David, J.Melançon, B.Melançon, J.Lamarche et H.Charland.Le nouveau député de Terrebonne, M Atbanase David, profitant de la réunion de tant d'amis, présenta ensuite une motion qui fut secondée par M.Edmond Brossard, 0.R., et adoptée à l’unanimité.La voici : “ Les anciens élèves du collège Sainte-Marie, réunis à l’occasion de la fêle du R.P.Recteur, ne peuvent laisser passser oette circonstance sans exprimer leur voeu sincère que chacun dans sa sphère d’activité, aidera et travaillera à assurer le maintien des droits et privilèges du français partout où il se parle, convaincus qu’ils aideront ainsi non seulement leur race, mais leur province et leur pays, ’’ Une salve d'applaudissements éclata dans la salle pour en marquer ainsi l'approbation qu’elle recevait.LES COURRIERS SERONT EXAMINES Christiania, 25, vlA Londres, 26.— La ligne américano-norvégienne, a décidé que tous ses vapeurs naviguant entre les Etats-Unis et la Norvège feront ¦escale â Kirkwall, ¦pour qu’on y inspecte les courriers postaux, afin d’éviter les complications résultant des efforts que font les navire* pour échapper aux autorités anglaises, en allant plus au nord.1a* " Rergetisfjord ”, parti de New-York, le 13, pour se rendre à Bergen, e.st arrivé à destination, par vole de Kirkwall, où l’on n enlevé et détenu ia matière postale qu'il y avait à bord.y\,! U DERNIERE NOUVEAUTE Vous l'aurez toujours chez T.Dussault le bottier fashionable 281 est, rue SAINTE-CATHERINE STYLE ET QUALITE D’ABORD voilà notre devine.Tout bon Cam.nia désireux de se tenir au courant de la lutte pour sia langue doit lire le NATIONALISTE.ON DEMANDE De* travaux dimprenfon* DE TOUTES SORTES Prix modérés, promptitude, ouvrage parlait, LE DEVOIR 43 rue S.-Vîncent TEL.MAIN 7461 Notre représentant ira ooue voir ear demande.TUES PAR UNE EXPLOSION Rochester, N.Y,, 26.— L'explosion d’une pelle â vapeur, survenue à ('.apc Horn, sur le chemin île fer Erie, à un mille de Ganeadea, a causé la mort de quatre ouvriers, et des tlessuaes graves â trois autres.Les ictimes venaient de Hornell. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 26 MAI 1916 VOL- VII.— No 123 à COMMERCE ET FINANCE LA BANQUE NATIONALE SOX COMPTE RENDU ANNUEL EXPRIME UNE PLUS-VALUE DE 2 MILLIONS ET DEMI DE SON ACTIF GLOBAL, EN FIN D’EXERCICE FINANCIER.La Banque Nationale du Canada fait tenir a ses actionnaires le 5tie compte rendu annuel de ses opérations, pour l’exercice financier arrêté le 29 avril 1916.Il ressort de l'analyse de ce rapport que les affaires de la banque se sont notablement améliorées en cours d’exercice, les profits de l’année, après avoir pourvu au service des intérêts composés des dépôts et à la constitution d’une provision applicable aux créances douteuses, se présentent à $341,003, — contre $333,207 au 30 avril 1914, — ce qui, ajouté à $48,006 de report antérieur, forme une somme de $389,009, appropriée de Ja manière ci-après : $160,000 en dividende au taux annuel de 8 pour cent ; 8100,000 au fonds de réserve ; 850,000 aux dépréciations du portefeuille ; $10,01)0 au fonds de retraite du personnel ; $6,666 à l’acquittement de l’impôt de guerre sur la circulation, et $7,-500 au fonds patriotique, soit, en! tout, $334,166.Le report à nouveau! s’est élevé à *54,843, contrastant avec $48,006 l’an passé.Le poste du bilan comportant les billets en circulation, les dépôts à préavis et à demande, ainsi que les dépôts à préavis au dehors du Canada, se chiffre aujourd'hui par $22,209,962, contre 819,433,063 à la même époque l’année dernière, et les engagements de la banque envers le public se fixent à 83,954,843 contre $3,848,006 à la même époque l’an passé.L’actif immédiatement réalisable de la banque s’est, en cours d’exercice, accru de $1,758,927, se présentant cette année à $18,425,986, contre $16,667,059 l’an dernier, et l’actif total accuse une augmentation de plus de 2 millions et demi sur les chiffres correspondants de l’année dernière.Pour bien faire voir les progrès réalisés par la Bangue Nationale, nous ne saurions mieux faire que de résumer ici le bilan de cet établissement de crédit, à ia date du 29 avril 1916 : u C0TE t.JU MATINEE ÏJSKA1SE A LA eoLRSE f.a maison Bryant, Dunn and Co.nou.s communique, en date du 25 mai 1916, la note ci-après: La situation demeure en somme ! la même et la reprise de l’offensive allmande à Verdun n’y change rien.Les rumeurs de paix circule ni ivec insistance et renaissent chaque, jour sous une forme nouvelle.C’est] ainsi qu'on annonce le départ du' comte Bernstorff et l’arrivée du prince de Bnlow.Le monde de Wall Street affecte de voir dans la personnalité diplomatique du nouvel ambassadeur d'Allemagne le symptôme que le kaiser est décidé aux démarches técisives en vue de la paix.Ces rumeurs ne correspondent pas à la réalité des faits, mais elles font! impression sur la clientèle.La preuve en est que le blé baisse, en dépit des perspectives peu brillantes de la prochaine récolte*.La politique américaine constitue un facteur grandissant du marché.Il est certain que si au Ingres du 7 juin, Roosevelt est choisi, il réunira en un faisceau les forces éparses du parti républicain, il es! le seul candidat capable de réunir autour de son nom les progressistes el les diverses factions républicaines.Si le choix des dc-légués se porte sur le prototype de l’énergie américaine, si un accord sans arrière-pensée peut s’établir entre eux sur un programme d’action républicaine, il est que la Bourne en sera impressionnée.La situation demeurant la même, il n’y a pas de raison pou rque noire manière de voir se modifie.LE MARCHE LOCAL EST CALME, DANS L’ENSEMBLE, MAIS L’1-KON FAIT L’OBJET DE NOMBREUSES AFFAIRES.Faction Dom.Iron and Steel, Corporation ordinaire a constitué la v?7 28 însp.Copi.bu.Ra.Tr 45', 45Vo J 62 un.139 î.elughVal.79',, 73».; Ma*.Moto.8Ô-*, 85gj, 61^5 «M> ?4 Mcx.Uef.ro.109’ , tu M isg.F'ac’f.71'.Mai.(.Cad axé.N.Y N.H.tùy, fii»i '«N North.Pac.Peuitsvl va.114 o7V4 lOi)},, Prcs.st.C.•17 47 tKH,, 83 Heading 103^ 92 Repubîi.Ir.Roc.Isl.or, 2o>; éÔK 179% K ubb.U S ’H) Scuth.Pac.JCH/ î > Vft 5ô'4 *4.Soul.Rail.lOOk u m*.; 481'2 St.Paul 98»-4 853^ Third Ave.63 4 63 *4k 533-g Union Pac.139V8 140 ;>(':, U.S.Ste.or.U.S.Steelp.35>s «5-K «tri/, UtahCoppe 81'., 81 4ib Westingfto 50 3^ Shatuck Ar 32 BOURSE DES MINES Cour* four rts par la manon TJryant, and Co.t rue S.-François-Xavier ib.Montreal.No MINES DE COBALT Hailey.Beaver.Chambers Ferlant!.Crown Reserve.Kerr aLke.Lnro.se.McKinley Darragh.Ni,pissing.Peterson Lake.Seneca Superior., Silver Leaf.Tciniskaming.MINES DE Apex.Dome Extension.Dome Lake.Dome Minos.Hoi linger.1 uni ter.McIntyre.McIntyre Bxt.Pore Crown.Porc VIpond.Preston Last D'ouïe.West Dome Con De- Ofre.mantle.35 2606 2950 33 180 45 77 60 62 31% 35 BOURSE DE MONTREAL Coam fourni* p«r 1* (nation Fortier, Beauvais et CU., membra# da la Bouraa da Montréal, rua S -Françota-Xavier.90.Montréal.VaLKüfts Ouv., Clôt.VAi.«üas ouv.Clôt.Ames Hold " pnv.KeUTélC.Bra.T.L.Str Can.car .'* priv.Caa.tem *' pnv.raa .Cot.L ** ptiv.j Ca.Convet C’ait.bound, (’un (?Eire.( au.Tarif Can.Loco M ARTHUR BRUNEAU.Membre, Bourse ondantc de 1915, soit une plus-value de *1.-035,000.* • * Lagence R.G.Dun (’,o.rapporte que 10 faillites ont été enregistrées au cours de fa huitaine écoulée, dans le district de Montréal, et qu’elles groupent un passif global de $127,000.•* * a Une dépêche télégraphique d'Athènes, Grèce, porte que le ministre des Finances, 1).G.lihalli*.a signé un contrat avec la Banque Nationale de la Grèce en vertu duquel la banque mettra à flot un emprunt intérieur de 115,000.000 drachmes.L'emprunt sera émis à raison de 88 et demi supportant un intérêt de 5 p.100.Lu Hanquc_ Nationale souscrira une somme de 75 millions de drachmes.» !«• » Les avis de New-York disent que plusieurs centaines des principaux capitalistes intéressés dans l'industrie du fer et de l’acier ont assisté aujourd'hui à la réunion annuelle de I American Iron and Sleel Institute, qui se lient dans la métropole américaine sous la présidence de M.Elbert II.Gary, président, , * * L’ouverture de Wall Street a été marquée par une nouvelle irrégularité dans la tendance du marche, les valeurs internationales et les valeurs de transport, de même que certaines spécialités, enregistrant des dépit- M.BOUILLON garde la haute direction de Thotellerie et il a confié les services de Maître d’Hôtel à M.François Dejean du grand hôtel Monte-Carlo, Restaurant Paillard, à Paris, Plaza Hôtel, New-York.M.François Dejean avait quitté le Plaza Hôtel à New-York le 2 août 1914 pour aller défendre son pays.A son retour après avoir été réformé, M.Bouillon se fit un grand plaisir de lui offrir la situation dans son nouvel Hôtel.NOUS ATTENDONS AVEC CONFIANCE LE PUBLIC, ET NOUS LUI SERONS RECONNAISSANTS DE L’ENCOURAGEMENT QUTL NOUS TEMOIGNERA.A la sortie des théâtres; Les soupers concerts; Le déjeûner du commerce; Le dîner des théâtres; L’apéritif de 5 à 7 ; Avec le goûter, et musique; A la brasserie, tous les jours.Le thé de 4 heures, pour dames Dans le grand salon du 2e.Après avoir essayé de toutes les principales marques, je trouve que la Kingsbeer, claire et foncée, est la meilleure sur le marché.C^esf pourquoi nous avons décidé de faire une spécialité de la Kingsbeer dans notre nouvel hôtel.FRED BOUILLON.m m* ditions.Mais, las affaires ont été plutôt calmes et la cote plus faible en général.L’irrégularité n’a fait que s accroître.La “Canadian Car and Foundry Company, Limited,” et ses filiaies, la "Canadian Steel Foudries, Limited” et autres, vient de rendre public son rapport financier pour l’exercice arrête le 30 septembre 1915.Les profits réunis, après déduction des frais d’exploitation, d’entretien et de réfection des installation et outillage, se chiffrent par $321,839, Les dépréciations ont absorbé $325,000, de sorte que le deficit, avant le service des intérêts des obligations, se présente à $3,100.L’excédent de la “Canadian Car and Foundry Company" et de ses (liliales, à la date du 30 septembre 1914, s’établissait à $1,632,269.f.a somme reportée à nouveau, au 30 septembre 1915, ressorts à $1,073,798.DECLARATION DE DIVIDENDE “Banque Molson”, dividende trimestriel régulier de 2-Yi p.100, payable le 3 juillet aux actionnaires enregistrés le 15 juin; RETOUR DU CAPT.BEAUDRY LEBLANC Québec, 26.—Le capitaine Beau-dry Leblanc, aide-de-camp du général Steele, Ills .le M.P.E.Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province.est attendu, ce midi, à Spencer Woods, l'histoire de la navigation des grands lacs, on décharge aujourd’hui la cargaison de minerai de fer du “Gicia” à Ashland, au moyen de 3 gros aimants capable* «le soulever chacun un poids de 1,500 livres.On re passe ainsi complètement des débardeurs.TUTELLE?M VILLENEUVE DEMANDE LA NOMINATION D’EXPERTS AU DEPARTEMENT DES TRAVAUX PUBLICS.— POURQUOI M.ROSS N’A PAS SIGNE LE RAPPORT SUR L’ENQUETE DE LA RUE DROLET.Où Acheter Demain (Enregistré conformément à ia loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de 1*Agriculture.) DEMANDEZ NOS PRODUITS Si vous prenez la bonne habitude de demander et d'employer f nos produits : confitures aux fraises, framboises, prunes, bleuets, pêches, cerises pures, marque “L.& P.**, “catsups”, salades d’oignons et de céleri, vous aurez des produits dehaute classe qui voua donneront satisfaction.PELLERIN & MASSON CHUTE A BAT D’UNE FENETRE Une Jeune femme de 24 ans, Mme Marie Kelly, rcliiéo chez 1rs Soeurs de la Providence, à l’asile de la rue SainteaCathcrinc, angle S.-Hubert, prise de vertige au mo-menl où elle était à causer avec unr religieuse, est tomber, vois 11 heures ce matin, d’une fenêtre du second étage, «sur un balcon du premier.Portée niissiloi à sa chambre, elle ne souffrait d'aucun mal et n était qtrétourdie.-»- , .Les deux personnes, Blanche Des-rorhes et Maria Itegaiilt.arrêtées le 22 par le défective spérlal de la maison Goodwins' Miss Garcy.sous l'accusation d’avoir dérobé des marcha ndise.s aux magasin*, Goodwins pour une valeur de $50.00.devront subir leur examen volontaire mardi prochain.Et l’inventaire de l'administration se continue; ce matin, M.Villeneuve donnait l’avis de motion suivant, qui n’a pas eu l’heur de plaire au commissaire des travaux publics : “ATTENDU qu’il est essentiel pour la bonne administration de la ctté et la protection des contribuables, que la ville adopte une base économique de façon à faire face à ses obligations financières ; “ATTENDU que tous les ans la cité de Montréal consacre une part principale de son budget aux travaux publics, à rengageaient d'un personnel et à Lâchât d-emiatériaux pour tes fins susdites; “ATTENDU que le manque d’esprit de suite dans l’exécution des travaux, le peu de préparation technique chez une partie du personnel et des lacunes dans l’achat, le choix et le contrôle des matériaux ont exagéré considérablement le coût et l’entretien des travaux et qu’il en est résulté des pertes considérables pour la cité et pour les contribuables ; “ATTENDU que les défectuosité^ du système ont été clairement démontrées dans l’enquête des égouts de Notre-Dame de Grâce, dans les relevés qui ont été faits à la suite des travaux de pavages de la rue Notre-Dune EU, et tout récemment dans les fails qui ont nécessité une enquête relativement à la conduite et Texécuition des Iravaux, ainsi qu'à l’achat et au contrôle des matériaux dans lq quartier Bordeaux; “ATTENDU que l’on attribue le coût trop élevé des travaux en régie (à la journée) à l’incompétence de certains employés préposés à ces travaux, aux abus el aux actes de négligence qui en résultent eii au manque de surveillance nécessaire dans l’achat, la réception et la livraison des matériaux; “ATTENDU qu’il serait important de trouver les moyens de coordonner les services dés égouts et de la voirie; "ATTENDU qu’il serait, en conséquence, desirable que l’organisation, le mode .d’opération, 1rs méthodes de comptabilité, le contrôle des dépenses du département des travaux publics soient modifiés de façon à être conforme aux meilleurs systèmes possibles; et “ATTENDU que pour tes fins mentionnées ci-dessus, il est important et nécessaire d’avoir recours à l’expérience d’experts; “QU’IL SOIT RESOLU : de nommer des experts qui seront chargés •de préparer un plan de réo ganisu-iion de tous tes services sous le département des travaux publics, de façon à en centraliser la direction i au point de vue de l’exécution des1 travaux de voirie, de canalisation et de pavages, comme à l’administration du personnel, le rapport de ces experts devant porte:- sur les causes do défectuositcis du système actuel d'administration et d’exécution, comme sur tes améliorations à y apporter.” La lecture de cet avis terminée, un maiin dit à voix basse à M.Côté : ' —On veut te mettre en tutelle, Thomas, —Si on veut me mettre en tutelle, répond ce dernier pour être bien entendu, je ne me laisserai pas faire.—Selon moi, suggère M.Ross, on devrait procéder dé la même façon dans tous les départements.C'est aussi l’intention du commissaire des finances.S’il commence par l’inventaire du département public, c’est parce que c’est celui qui ; absorbe le plus (ifargent.M.ROSS S’EXPLIQUE Le bureau des commissaires recommandait, hier, au conseil d’instituer une enquête sur l'affaire de la rue Drolet ; seul M.Ross était dissident.Au cours d’une interview donnée, hier soir, il motivait sa dissidence on déclarant que, selon lui, le rapport de Me Laurendeau sur cette question ne justifiait pas la demande d'une enquête.—J’aime croire que vous allez étudier de nouveau ce rapport, disait, re matin, M.Villeneuve, et que vous signerez relui du bureau, —Vous allez trop loin; fait remarquer le maire ; ce nqiport est signé, il n’y a plus rien à faire.Nous allons avoir une séance, du reste, lundi.M.Ross pourra agir alors comniê il l'entendra.—Le rapport de Mc Laurendeau, reprenî M.Villeneuve, ne peut pas être plus expressif ; il dit en toutes lettres qu’il a tout lieu de croire qu’il y a eu «les malversations dans cette transaction, qui justifient pleinement une enquête.Les conlrioua-bics y ont droit d’ailleurs.Lu conduite de M.Boss semble loisvr en-ter.Are que nous ne savions pas re qu nous faisions quand nous avons signé notre rapport.Or, il y a assez longtemps que j’cludie la question de la rue Drolet pour déclarer que je n’ai pmi agi en nveugle.DIVERS M.le curé J.Pi cotte, de Saint-Pierre Cia ver, est venu “ rafraîchir la mémoire ” des commissaires, ce matin.—H y a deux ans que l’on vous demande
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