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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 janvier 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-01-28, Collections de BAnQ.

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Montreal, lundi 28 janvier 1935 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE:'.HArbour 1241-SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .„ .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXVI — No 22 TROIS SOUS LE N.U M ERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Mgr Roy et le Frère Marie-Victorin Quelques mots sur deux récentes conférences “Plâtret)u marbre” Nous publions inlégralement aujourd'hui, ainsi que nous l'avons fait du récent discours du R.F.Marie-Victorin.la conférence prononcée samedi soir au Cercle universitaire par Mgr Camille Roy.Les deux pièces méritent la plus large publicité; puis, il y a plaisir à rappeler aux gens, en pleine débauche de discours politiques, qu’il y a autre chose dans le inonde que les débats des parlements.Certes, puisque nous vivons sous tin régime où tout le monde est contraint de s’occuper de la chose publique^, il ne faut point négliger les débats parlementaires — et nous nous efforçons d’en faire un exact et large compte rendu; mais il ne faut point non plus que ces débats masquent au grand public d’autres questions d un très vit intérêt.La' publicité faite aux discours de Mgr Roy et du Frère Marie-Victorin (nous croyons que l’un et l’autre seront d ailleurs assez prochainement mis en brochure) aidera ceux qui le -veulent à s’éclairer sur quelques-unes de ces choses.* ÿ ÿ Le discours du Frère Marie-Victorin ouvrait à la réflexion, et a l’imagination, d’éblouissantes perspectives.Pris par leur besogne quotidienne, n’ayant le temps pour la plupart, même (ce qui est trop rarement le cas) s’ils en ont la curiosité, que de, suivre quelques débats d’ordre proprement littéraire ou historique, les lecteurs auront devant ces perspectives, éprouvé un sursaut d’heureuse et inévitable surprise.On soupçonnait, on devinait bien, pour peu qu’on s’y arrêtât un moment, qu'il y avait de ce côté d’extraordinaires richesses à exploiter, d’abondantes et magnifiques tâches à exécuter, niais on n’avait point de cette abondance et de ces richesses une idée claire.Aux plus profanes même le Frère Marie-Victorin aura rendu le service d’élargir leurs horizons, de leur inspirer un inste respect pour ceux qui travaillent dans ces domaines inconnus.Ce n’était point sa tâche de ce jour-là.et d’ailleurs il vaut peut-être aussi bien que ces choses soient dites par cfautres: mais si le Frère Marie-Victorin avait voulu aller plus loin, que! hommage il aurait pu rendre à ses collaborateurs dans le renouveau scientifique qui s’affirme présentement! Il est vrai que la besogne serait pour lui assez difficile; car il ne pourrait guère mentionner son oeuvre personnelle, et Icm ne peut vraiment, sans parler de lui.sans en parler avec ampleur, décrire ce renouveau.* * ¥ Le Frère Marie-Victorin terminait son discours par un projet de refonte des services universitaires; Mgr Roy s'est particulièrement occupé des collèges.Avouerons-nous qu’étranger à tous les ordres d enseignement, si nous osons comme tant d’autres caresser des rêves, nous éprouvons quelque hésitation à discuter le détail des ic-formes proposées?Dans le seul domaine où nous possédons, nous ne disons pas quelque compétence, niais un?certaine expérience, nous nous sommes tant de fois heurté à de braves gens, souvent tri s calés dans leur partie, qui nous proposaient des reformes contradictoires, irréalisables, incompatibles avec les conditions aient fait à M.Bennett 1e reproche de se conduire en autocrate, de ne pas être • assez respectueux des droits des simples députés.Le premier ministre ne veut plus apparemment leur fournir l'occasion de formuler semblable iplainte.11 a donc refusé l'invitation pourtant fort pressante de M- Mackenzie Kin*' , # • Voila comment il se fait qu a plusieurs reprises, la semaine dernière.la Chambre des Communes a été témoin de Hébal* académiques, notamment sur J» question du drapeau, sur un projet d'étatisation de divers services médicaux, sur un projet de construction de logements salubres.Ce dernier, goulevé par le nouveau député de Toronto-Est, M.Church, ne manquait pas d’intérêt non (plus que d'à-propos.Le premier ministre en a même profité pour annoncer que lui-même.au nom du gouvernement, sou-nvettra d’ici peu un projet de ce genre.Quant aux autres débats, il n’était pas particulièrement urgent de les tenir et la Ghambre eût pu s’en dispenser ft ce stage-ci de la session.N'altend-elle pas les mesures réformatrices du premier ministre?* * * Ces fameuses mesures de réforme sociale, ^ l’opposition libérale a grand'hâtc de les connaître.Dans ses discours à la radio, M.Bennett avait insisté sur la nécessité de les présenter le plus tôt possible au parlement et de les faire adopter.Le discours du trône insistait pareillement sur cette nécessité de procéder en vitesse.En participant ou débat sur l’adresse.M.Ken net t avait de nouveau parlé de l'urgence d’adopter Jes réformes qu’il veut proposer.Vendredi, il a rabroué M.King de la lutte qu'il manifeste à vouloir connaître les réformes par le détail.L'attitude d'expectative que M.Bennett veut adopter maintenant n’est pas de nature ft lui attirer des compliments de la part des libéraux, “Pur bluff que celle urgence".a dit M.Mackenzie King, veil dredi.comme la Chambre allait s'ajourner après avoir passé son après-midi à débattre pour une deuxième fois la résolution d'un député colombien, M.Dickie à propos de l’adoption d'un drapeau qui soit particulier au Canada, tout en portant VVnion Jack bien en vue.Le leader libéral aurait voulu que la Chambre passât immédiatement a l’étude d’une résolution du premier ministre, résolution budgétaire qui précède quelques-unes des mesures de réformes, apparemment relies qui ont trait à rétablissement de diverses assurances sociales.En proposant l’adoption de sa résolution, le premier ministre mirait naturellement fourni des in-| formations sur les mesures qui s’en viennent.Au lieu de s'exécuter i tout de suite, il a demandé l'ajournement de la Chambre, annonçant qu'il ne proposera l'adoption de sa résolution que mardi prochain.Aujourd’hui.lundi, est encore une journée réservée aux députés; M.Rcoiiett tient absolument ft ce que ceux-ci ne soient privés d'aucun de leurs droits.1.‘ajournement de ta Chambre » six heures, vendredi, signifiait la | perte de foute une soirée.I.à-des-! sus, M.Mackenzie King a insinué | qu aucune des mesures de réforme i n est prêle.Il s’en est suivi naturellement un échangé de paroles aigres-douces entre le chef de l'op position el le premier ministre.Celui-ci, tout en affirmant que le gouvernement a fait préparer et rédiger, dés le mois de mars 1934 un projet d’assuranee-chômage, a ajou-|e que la mesure a dû être modifiée a plusieurs reprises, qu’elle doit I cire encore.Ce moindre change ment apporté dans les contributions respectives du gouvernement, des patrons cl des employés, dit-il.nécessite de longs calculs d'actuaires, l-e projet de loi doit ensuite subir une nouvelle rédaction.Quant aux autres projets de réforme, M.Bennett n'en a pas parlé.H est certain toutefois que le cabinet travaille activement et même fiévreusement à leur préparation, samecli, le conseil des ministres a siège presque toute la journée.En merne temps qu’il met la dernière mam au projet d'assurance-chôma-gc.il s occupe, paraît-il.de modifi-cations a la loi du crédit agricole, de façon qu'a l’avenir les cultivateurs puissent emprunter plus facilement.Le programme d’aujourd’hui, aux Communes, comportera encore des débats académiques puisque la séance est entièrement consacrée aux mesures des députés.Au feuilleton.les deux résolutions inscrites en tête de la liste sont du chef < e ta Céeéheffe M.Woodsworth, et du leader libéral.La resolution de M.Wnodsworlh se in ainsi: “La Chambre est d’avis qu’un comité spécial devrait être institue pour etudier la meilleure méthode de modifier 1 Acte de l’Amérique britannique du Nord de façon que.tout en sauvegardant les droits actuels des minorités religieuses el raciales et les prétentions légitimes des provinces à l’autonomie, le gouvernement fédéral pourrait obtenir les pouvoirs suffisants pour donner une solution efficace aux problèmes économiques urgents qui.de leur nature, ont une portée nationale, ledit comité de-yam ensuite faire rapport à la t.hambre.’’ Celle de M.Mackenzie King a trait à l’abolition des titres.Elle se lit ainsi; La Chambre est d’avis que le Premier ministre devrait s’abstenir de proposer ft Sa Majesté le Roi la ((illation, a tout sujet de Sa Majesté résidant au Canada, de toute dignité de pairie, de tout ordre d?'"•ronnettage ou de chevalerie.’’ .„ ' rsl "RPcIé à la soumettre, la nose sera assez plaisante; car le leader libéral engagerait lui-même nie débat académique après avoir reproché nu gouvernement d’en laisser tenir par ses députés._ Em»u BENOIST Pure imagination, dit M.Stockwell Québec 28 (D.NX.) M.Ralph Stockwell.trésorier de la province, a qualifié de “pure imagination”, la nouvelle relativement aux amendements qui seront apportés à la loi des liqueurs.Celte dépêche annonçait que le gouvernement voulait prolonger les heures de ferme-(ure rie ses débits de boisson.• m se demande ce que peuvent men etre ces amendements.Ce premier ministre a déclaré la semaine (termere que Je projet de loi contiendrait des choses délicates mais il n a pas voulu préciser.De son côté, le trésorier a décla-nVOnU ,nafln qUe l r,r°iel de loi n était pas encore rédigé.La contribution d’Otfawa sera de $500,000 Le premier ministre de la province, M.Taschereau, a annoncé que la contribution d’Ottawa au tonds des allocations de chômage pour la province de Québec sera de $500,000 du mois d’octobre dernier au mois de mars inclusive ment.Comme les journalistes i< vaient la tête, après avoir griffon né cette nouvelle, et le regardaient d’un air interrogateur, le premier ministre ajouta, catégorique: C'est tout à fait insuffisant, (.est absolument insuffisant.A cela se limitèrent les commenta ires.Carnet d’un grincheux L'eau de l'aqueduc rappelle désormais par sa couleur Topaze le fameux personnage de Pagnol, C’est sans doute pour que ta population garde souvenance de la fameuse transaction de la Montreal Water où nos petits Topaze mirent la mam.* * * Les gens du ''Board of Trade”'et de a Chambre de Commerce qui réclament la mise en tutelle de la ville doivent •voir I assurance que M.Taschereau ne tera pas délections cette année.Sans quoi ils perdent leur temps et leur salive.* * 4 Si les arrus de M.Houde voulaient lancer un mouvement pour rendre à sa popularité son luisant, ils n'inventeraient rien de mieux que la démarche de nos grands corps publics.* * * Un journal a parlé de la candidature de M.Houde dans Maisonneuve lors des élections fédérales.Le député libéral du comté s’appelle jean.Après l'élection, l'élu et le vaincu seront du mi me nom.L'un sera député et l'autre.gros jean comme devant.¥ 4F » Vancouver demande $200,000,000 de travaux pour sa province.On trouvera que pour une ville qui jouit de la température la plus chaude de tout le pays "elle tire un peu la couverte à soi”.le Orfncheu* i LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 28 JANVIER 1935 Au Cercle Universitaire “Nos disciplines classiques” Texte de la causerie faite, samedi soir, par Mgr Camille Roy, P.A., V.C., recteur de l'Université Laval VOLUME XXVI — Ne 22 Celte solution ne fut pas agréée.1 mçnts essentiels de culture discer-Elle n était pas la bonne.Elle ne nés.fixés par les siècles, aux épo-sera jamais bonne chaque fois que ques surtout où une race prenait 1 ou voudra combiner dans un mê-1 la meilleure conscience de ses ap-ine programme les deux forma- j titudes.et il serait téméraire, fa-i tlo”s classique et commerciale.ia| d’y renoncer ou de les briser.t.ertes.Etienne Parent avait bien 1 raison de souhaiter pour les jeu- Mgr Camilla Roy, P.A.V.G., recteur de l’Univerrité Laval, était, samedi soir, l’hôte d’honneur du Cercle Universitaire de Montréal.La haute personnalité du conférencier, l’acuité du sujet traité par celui-ci avaient attiré un bel auditoire autour des tables du Cercle.Mgr Camille Roy fut présenté par M.Olivier Letetivre, I.C., président du Cercle Universitaire, qui souligna le rôle de premier plan tenu dans les lettres canadiennes et dans le monde universitaire par le lecteur de Laval.M.Edouard Mont-petit, secrétaire de l’Université de Montréal, remercia le conférencier, et insista spécialement sur la nécessité de solidifier le français "cran de notre résistance ’.Voici le texte de la causerie de Mgr Roy fies sous-titres sont de nous) : Mgr ROY L'invitation que vous m’avez faite est plus qu’une aimable attention accordée à ma personne; j'y ai vu l'hommage délicat du Cercle Universitaire de Montréal à l’Université de Québec.Et à voir, a entendre votre accueil si sympathique, le Recteur de Laval se félicite vraiment d’être aujourd’hui voPre hôte.Il faut qu’entre Montréal et Québec il y ait en efil'et plus que les sympathies que traduisent si facileimcnt des mots, il est nécessaire qu’il y ait entre les deux i ilés universitaires une collaboration effective d’idées et d’actions, celle-là môme que souhaitait et m’assurait pour sa part, et avec tant d’amitié, au lendemain de sa nomination le nouveau et très distingué Recteur de Montréal.Ici comme à Québec, sous l’égide et la direc tion de l'université, toute une jeunesse ardente prépare sa vie.Jeunesse inquiète, d’ailleurs, que la vie même effraieiparceque la crise dont nous souffrons tous la désenchante.Jeunesse que tant de déceptions qu’elle subit déjà invitent à reviser le passé, à changer le présent, à forcer les chances d'un plus rassurant avenir.De là, chez vos étudiants comme chez les nôtres, tant de problèmes qu’ils discutent, qui irritent leur impatience, et dont les données nous troublent autant qu’elles les angoissent eux-mêmes; de là ces coups de sonde que les jeunes et ceux qui ne le sont plus portent dans le terrain.qui paraît mal «affermi, où régnent les traditionnelles institutions.Tout le problème de l'esprit El parmi les institutions que l'on soumet à de plus rigoureuses enquêtes, dont on fait, à l'extérieur, de si fervents examens de conscience, et que l’on rend volontiers responsables de beaucoup de nos maux, il y a celles où s'est formée notre jeunesse clic-même il y a les universités, il y a les maisons d'enseignement secondaire groupées autour des universités.De fait, re n'est pas seulement le problème economique que l'on retourne en tous sens sur des formules souvent mal définies; ce n'est pas seulement le problème social que notre incuriosité d'esprit avait si long-te.mips Ignoré ou négligé qui provoque aujourd’hui tant de sagesses improvisées: c'est le problème intellectuel, c’est tout le problème de l'esprit et de sa culture qui surgit des malaises et des confusions de l’heure présente.Les universités, les collèges clns-siques, toutes les maisons qui pré-lendent préparer la jeunesse à son avenir ne peuvent assurément pas se désintéresser de toutes ces in nuictudes d’aujourd’hui.Elles doivent elles-mêmes reviser leur propre valeur et l'efficacité de leurs disciplines.Elles le font.Elles s'en préoccupent sans se troubler, et.j'en suis sûr, à Montréal comme à Québec, dans votre circonscsLption universitaire comme dans la nôtre, toutes ces maisons n’onl qu’une ambition, à la fois sereine et fervente, celle de rapprocher, d’unir leurs efforts et de coopérer avec clairvoyance dans tous les progrès et tous les redressements nécessai- nes gens qui se destinent au corn merce ou à l’industrie plus qu'une instruction primaire.C’est cette formation trop primaire de nos hommes d’affaires qui a été l’une des causes de leur influence sociale médiocre, de leurs initiatives timides, de notre infériorité économique.Trop longtemps nous avons manqué, nous manquons encore des institutions où les jeunes qui se destinent aux affaires, commerce, finance, industrie et qui ne peuvent faire d’études elassi- 3ues.pourraient recevoir, avant ’entrer dans les affaires, ou avant de se: présenter, comme ils peuvent le faire aujourd’hui, â l’Ecole des une res.D’ailleurs, le fait que ia crise qui i Hautes Etudes Commerciales émeut tant les esprits n’est pas 1 instruction, une formation secon^-quétbécoise, ni canadienne, mais ; daire.Les dirigeants du commerce, qu’elle est internationale et mon- i de "industrie, de la finance, doivent constituer, eux aussf, une élite intellectuelle.L’idéal serait assurément qu’ils aient pu recevoir uni1 formation classique complète avant de spécialiser leurs études, ou de s’orienter vers les affaires.Le fondateur de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales d’Anvers, un Jésuite belge, le R.P.Cleyn, rappelait lui-même au cours d’un vova- diale, indique déjà que les cduca leurs canadiens-francais n’en sont j pas toute la cause, et ce fait invite; à un partage nécessaire et équita- | ble des responsabilités.Seulement la crise, même mon- j diale, nous est une raison de'scm-j ter avec plus de soin nos propres institutions, celles-là surtout qui forment les csiprits, qui dévelop- ] Or, ce qui a discipliné Taine française, ce qui lui a donné en Europe sa supériorité classique, cette supériorité qui se définit par les qualités incomparables de son génie et de sa formation^, c'est son humanisme; ce qui l'enracine au : sol d’où surgissent ses vertus ca-ractéristiques, c’est la culture gré-| co-laline qu’on lui a donnée.C’est donc par cette culture que ! Tou peut rejoindre encore les sour-i ces mêmes de la vie puissante de i l'esprit français.C’est par elle aussi que Ton peut créer dans nos âmes à nous.Canadiens d’origine française, le climat, le paysage spirituel au milieu desquels peuvent encore fleurir toutes les qualités de cet esprit.Il \ a donc, pour notre âme «a nous, comme, une nécessité subjective qui la fait postuler les disciplines anciennes.Et d'autre part, il y u l’efficacité objective de ces mêmes disciplines qui nous invite comme clic invite d’autres peuples à les maintenir dans nos programmes classiques.On parle souvent de leur substituer des disciplines modernes, des études de langues vivantes et d" sciences, qui ont bien, elles aussi de s Avis de décès < AltlGNAV A MontrAal.le /S tanvier !»M.«iAcédé * 37 ans.11 mol».d'Edouard Carlgnan Apoux d'Yvonne Bousquet, Funérailles le mardi 29 courant.Le convoi lunAhre partira du No 5033 rue Ste-Ca-therlne est A g h.15 du matin, pour sc tendre t l'é#llse St-ClAment de Vlauvllle oti le service sera rAlAbré à 8 heures 30.Ft.de li au clmetlAre de la cote des Neiges lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'v assister sans autre Invitation L’on a beaucoup parlé Tan (1er nier des universités, de ce qu’elles sont, de ce qu’elles doivent être.Je ne commettrai pas l’inconvenance de revenir, ici.à cette même place, sur ce sujet.Je veux descendre d’un degré l’échelle de l'académisme, et vous inviter au palier secondaire de l’enseignement.C.e palier est large; c’est bien souvent un lieu d’aimable rendez-vous; il est aussi Je lieu préféré des âpres discussions, des contradictions et de* confusions de l’esprit.Nos disciplines classiques y sont volontiers le thème le plus fécond, le plus élastique dos carn-mentaires.Ces disciplines sont capables de tant de vertus et coupables de tant de misères! Elles invitent à tant de progrès; elles peuvent être captives de tant de routines! et elles sont, par ailleurs, à la base même de la culture générale des esprits, de celle-Hà qui est nécessaire à la vie supérieure, — économique.sociale ou intellectuelle, — de la nation.Voulez-vous me permettre de vous en parler et de vous dire franchement ce que pense de nos disciplines classiques un vieil éducateur?La question n’est pas neuve Vous dirai-je d’abord qu’on n’en a jamais été content?Et sans remonter jusqu'au déluge, ni même à 17110, je vous signale la critique qui en fut faite à Québec en 1852.le 15 janvier, dans une conférence, par Etienne Parent.(1).A cette époque, l'économique n’était pas brillante dans notre Ras-Canada.Elle ne l’avait jamais été.Déjà en 1831.dans son journal.Le Canadien, (2), Etienne Parent avait dû expliquer à un pamphlétaire du } aut-Canada pourquoi, ou Ras-Canada, nous étions si arriérés au point de vue enseignement comme au point de vue économique.Cette fois il en rejetait à peu près toute la responsabilité sur tes Anglais."Reprocher au peuple du Bas-Canada d’être stationnaire, écrivait-il, c'est reprocher à un homme qu’on environne de précipice de ne pas avancer’’.En 1852, alors que s était continuée, et que semblait se perpétuer notre infériorité commerciale et industrielle, infériorité qui prenait forme d'humiliation nationale quand on se comparait aux Canadiens anglais.Etienne Parent chercha à expliquer d'autre façon cette imQuissance de ses contemporains.et il reprocha à notre enseignement classique de ne pas assez se pré-orcuper de préparer des hommes d’affaires.Dans les collèges on enseignait trop tôt les matières purement classiques le grec et le latin qui, selon Etienne Parent.sent non seulement être des employés, mais devenir des chefs, soit dans l’industrie, soit dans le commerce, et qu’ils puissent aussi, par la culture classique de leur esprit, prendre place dans Télite intellectuelle et dirigeante de la nation.L'enseignement des colleges commerciaux A défaut de cet idéal souvent irréalisable pour plusieurs, a défaut de cette culture classique, les jeunes aspirants au commerce ou à l'industrie devaient au moins pouvoir se procurer une autre culture secondaire moins élevée que ia classique mais secondaire tout de même, dans certains collèges commerciaux que Ton a établis dans nos grandes villes.Mais ces collèges ne donneront une culture commerciale d’ordre vraiment secondaire que s’ils sont pourvus de maîtres qui ne soient pas des primaires, que si les élèves y reçoivent leur formation de professeurs qui soient au moins des bacheliers classiques.Les bacheliers classiques ne sont pas toujours des merveilles, mais ils ont malgré tout un sens de La culture générale que n’ont pas les primaires.Tl y a une façon primaire d'enseigner le secondaire même quand ce n'est, pas du grec ou du îatin.qui tient l’esprit de l'élève au degré primaire de Tintellectualité.El c’est cette sorte d'insuffisance intellectuelle qui est encore chez nrius la condition trop générale de la formation ries jeunes qui se destinent au commerce, à l’industrie, aux carrières économiques.Je n’ignore pas que Ton fait des efforts pour corriger cette situation rt que Ton prépare des maîtres qui soient des bacheliers classiques pour les préposer à Tcnsei-gnement dans nos grands collèges commerciaux.Mais aujourd’hui comme au temps d’Etienne Parent nous n’avons pas encore dans ce domaine l'outillage en hommes qu’il faudrait avoir.Et aujourd’hui, comme en 1852, ee n’est pas du côte d'une combinaison classico-eom-mereiale faite au détriment de la culture classique qu’il faut chercher le vrai progrès.Mais sans nous inquiéter davantage de ees disciplines commerciales que jetait dans te débat la réforme proposée par Etienne Parent en 1852, félicitons-nous de ce que.nu milieu du siècle dernier, comme aujourd’hui, nos collèges classiques ont été fidèles au programme tradilionnel de la culture gréco-latine.Ce n'est pas.d'ailleurs, cette fidélité que, d’ordinaire, on leur reproche.On se rend généralement compte que la culture qui a façon instrument de civilisation plutôt que de culture.Ces disciplines contiennent sans doute elles-mêmes un fervent d’humanisme, mais à un moindre degré, et elles spécialisent encore plus qu’elles n’huniani-sent.Sans compter quelles ne nous donnent pas.comme font les langues grecque et latine, le sens intelligent, étymologique et syntaxique de notre propre langue.Elles ne pourraient protéger en haut lieu noire langue française contre toutes les corruptions qui menacent, au Canada, plus qu'ailleurs, de la désagréger.C’est en la replongeant par la culture gréco-latine à ses propres sources qu’on a encore la meilleure chance de la nettoyer et de la conserver propre.Gardons donc toutes les chances de supériorité que peuvent nous donner les disciplines classiques que nous avons héritées.Comptons, pour prendre une place originale dans la vie canadienne, bien plus sur nos qualités spécifiques d’esprit que sur des moyens d’ordre tenace comme toutes tes routines pédagogiques._ ‘ Je dois à la vente de declarer que ces cloisons étanches ne se dressaient pas avec la même rigidité dans toutes nos maisons d enseignement classique, (.’est ainsi que l’enseignement des mathématiques, proscrit au cours de lettres dans certaines maisons, y occupait dans d’autres maisons une place variable et parfois fort honorable.Et c'est ainsi encore que la dissertation philosophique, peu ou point pratiquée dans certains collèges, y jouissait ailleurs d’une tolérance, relativement libérale.D’ailleurs, l'absence de sanction, soit au premier examen du baccalauréat, en Rhétorique, pour les mathématiques.soit au deuxième examen, en physique, pour la dissertation enlevait à ces exercices, au regard des élèves, une large part de leur importance, et dans la pratique une part aussi large de leur efficacité.L’erreur de la cloison étanche Sommes-nous revenus de l’erreur de la cloison étanche?Oui.Eùi sommes-nous assez revenus, et partout, et dans toutes les maisons?Je ne saurais, évidemment, l’affirmer.Nous venons d'établir, dans la circonscription de Québec, pour le baccalauréat, au cours de lettres, la sanction d'un premier examen de mathématiques en Versification ou Troisième, et celle d’un second en Rhétorique.Et il reste, en plus évidemment, Texamen final de Physique sur des Mathématiques plus avancées.Nous sanctionnons aussi, par une épreuve spéciale, à Texamen du baccalauréat, en Physique, la dissertation de philosophie.J’estime que tout cela est un grand pas de fait dans la soie du progrès.Pour ce qui est des mathématiques, ce nouveau règle- ! ment va nous permettre de faire sortir cet enseignement de Tenfan-cc intellectuelle où nous l’avons trop longtemps contenu.Pour ce qui est de la dissertation philosophique, la sanction qu’on lui donne fera mieux comprendre aux élèves qu’ils ne doivent pas seulement apprendre par coeur une doctrine, mais qu’ils doivent être capables de manier les idées philosophiques, de les utiliser pour un problème donné, de les coordonner dans une forme et avec un style, qui, loin d affaiblir le fond, en doublent la valeur; elle va les convaincre aussi qu’ils ne savent pas assez écrire en français, même à la fin de leurs études classiques.t était, assurément, infliger un grand dommage aux facultés Jitté-i aires de 1 enfant, sous le prétexte que ce sont les premières qui jouent kalmine EST LE PLUS INOFFENSIF DE TOUS LES MÉDICAMENTS ANTIDOULEUR c est ce qui le différencie nettement de beaucoup de Produits similaires qui souvent ne sont pas sans inconvenient pour le rein.LES LABORATOIRES P.METADIER _ TOURS.FRANCE * s* *end Limitée Serrurerie décorative Quincaillerie de bâtiment Coutellerie — Outils — Couleurs et vernis — Articles, de jardinage 804 ouest, rue St-|acques, Montréal Tél.MArquette 2484 matériel.Ceux-ci seront nécessai-' dans la formation proprement olas- ' ‘ sique.que de les isoler des autres aptitudes de l’esprit, comme, par exemple, le sens de l’observation que développé 1 étude de la nature, et de les priver du concours que pouvaient leur apporter les facultés ou aptitudes d’ordre scientifique.Lest notre formation trop exclusivement littéraire et mnémonique, qui a développé chez nous, chez les perpétuels rhétoriciens que nous avons été, un verbalisme creux où s est trop longtemps complu notre éloquence ou notre pensée.Le philosophe lui-même, qui n’a pas appris à manier les idées philosophiques, se satisfait des.lieux communs oratoires; et Thuinaniste qu aucune discipline scientifique n a bride, qui n’a pas appris à regarder autour de lui.pas même les fleurs, les plantes et les oiseaux."font perdre un temps considérable né depuis des siècles Tesprit fran-aux jeunes gens qui ne sont pas des-j çais.et qui lui n donné ses vertus tines aux professions liberales .Et caractéristiques, est encore pour il souhaitait que Ion reportât jus- lui, et partant pour le nôtre, la qua la classe de Rellcs-Lettrcs 1 e-1 meilleure i,.i ___ ., .meilleure tude de ces matières, laissant toute jre, la place, dans les classes précé- dentes.aux autres enseignements,!,,.rp„(.nn,P#' M“T y compris le commercial.On au-1 Québec " * ^-ro "ue rnit ainsi réduit à deux années du quon puisse lui procu- Je n'ignore pas, cependant, qu’il e de comme en France, des NECROLOGIE CLEMTCNT — A Montreal, le 24.h 78 hii».Ciherles Clément, épous de feu Rose ré-rlerd.OORRIVEAU — A Montréal, le 25.à 08 »ni.Mm» Thomaj Corrlveau.née F«mêle Oioru.» downs — A Sle-Merthe.le 24.A f.8 »n».William Dowtjji époux d'Oltvlne loennut*.DUBK — A Montréal, le 25.A 39 an*, ( narlee-Rujéne Dubé.épous d'Alexlna Maher.IWEST — A Verdun.1* 25.à 7» en*.Mithlme Levert, époux de feu Melvlna Terrier MARTIN — A Montréal, 1» 25, à 21 an*.Mme Rosaire Martin, née Cécile Noël.RKNAUD-CACCHÜONK — A Montréal, le 4.t 85 an*.Diane Renaud, épouse d'Ada-mo* Cacchuonc.THOLTN — A Montréal, le 25, * 76 ans.W,£h0'nn; riut de Cardella Caillé.\ ALLOT - A Baie d'Crfé.le 23.A 23 «ns Onbrielle.fille dOrlla Vallée et d'A-.•vjr.dra Laur.on cours de lettres renseignement des ^ | ^ .JL, àj11 i ° nt!tre te,nP?matières dites classiques, et Ton au-! urf ,I.n„.0SCYn\ ”• e.s positions, de l'article, du pturial; genre de certains noms propres, etc.In vente à la librairie du "Devoir”, $1.franco.Le bienheureux Lentini Lite «lu Vatican, 28 (C.P.-Havas) Le Saint-Père a assisté hier à la lecture du décret sur l'héroïcité des vertus du bienheureux Domenico Lentini, prêtre séculier du diocèse de PolicaMro (Italie), mort au début du dix-neuvième siècle.Etaient présents: 1»- cardinal Laurcnti, au nom de la Cause, l'évêque de Policnstro, ainsi que les : membres de la Congrégation des Rites.Après la lecture du décret, qui fut faite par !»¦ secrétaire «le la Con- I gregation.Févêque de Polir,tslm | lui une adresse dans laquelle il rappela les vertus du vénérable Lcnli* m.et remercia Su Sainteté._ Prenant â son tour la parole le Saint-Père exalla les vertus saecr-dotalcs du vénérable Lentini.M.Ray Brown élu président LES FLECTIONS A LA GALERIE DE LA PRESSE A OTTAWA Ottawa.28.Les courriéristes parlementaires fédéraux ont tenu, samedi, leur assemblée annuelle.M.Ray Brown, de la Canadian Press, a clé élu président; M.Thomas M.Wayling, du Toronto Star, vice-président; M.Norman MacLeod, du Mail & Cmpirr, secrétaire-trésorier.Les aulres membres du conseil exécutif sont MM.Robert W.Lip-srit, du Toronto Star; H.M.Mor-den.du Montreal Star; R.K.Carnegie.de la Canadian Press; Léopold Miclicr, du Droit; J.A.Fortier.de la Presse, et Emile Benoist, du Devoir, président sortant do charge.rgODMlDltfflüniDlMM^ lr im UÜl Feuilleton du “Devoir' im | Le Pont sur POiselIe 1 3 ICI S par M.MARTAN ® un (Suite) Marie-Thérèse «juvrit une porte au hasard, (‘.'était celle de la chambre de Panic, toute rêmplie de meubles de prix, encore élégante malgré l’absence de tentures.Que de rêves de bonheur étaient écios entre ce* murs!.Elle arracha un des matelas du lit de cuivre doré, et le traîna de l’autre côté du palier; puis elle et Christiane soulevèrent avec peine ce corps inerte et le placèrent sur le matelas.Alors elles s’occupèrent d’ouvrir ses vêtements.Le sang roulait à flots par deux iffreuses blessures, l'une à la poi- » Irine, l’autre à la bouche.C'était horrible à voir, el il fallait à ces deux filles délicates une force surhumaine pour regarder ces plaies, cette mâchoire brisée, ce sang, et surtout l’expression de souffrance épouvantable que gardait ce visage livide.Christiane appliqua son mouchoir en tampon serré sur la plaie de la poitrine, tandis que Marie-Thérèse.cherchant du linge, trouva une lingerie dont les armoires à coulisses contenaient des piles de drapa el de serviettes.— Des ciseaux.La jeune fille retourna dans la chambre de Paule et bouleversa fiévreusement les liroirs du chiffonnier, puis une mignonne table à ouvrage contenant une broderie commencée par rapricc et interrompue de même.Sous les soies emmêlées, il y avait un petit nécessaire en Ivoire contenant des ciseaux d’or.O ironie des choses humaines! Sous les doigts fins de Paùle Monlpernon, ces ciseaux délicats n’avaient servi qu’à des ou-v cage s de luxe, et maintenant ils coupaient des bandes pour de mortelles blessures! De l'eau, dit encore Christiane.Marie-Thérèse remplit un broc dans un cabinet de toilelle.puis retourna chez Paule chercher un peu d'eau de Portugal, oubliée dans un flacon orné d'argent.Le malheureux était moins horrible, maintenant que le sang était lavé.Marie-Thérèse, sur les Indications de Christiane, faisait en hâte de la charpie, tâche difficile avec ces draps de toile fine comme de la batiste; mais la plaie de la poitrine saignait toujours, malgré la pression des tampons et des bandes imbibés d'eau froide.Cette seène de désolation semblait encore plus horrible dans le cadre où clic sc déroulait, dans cette chambre luxueuse où de riches volumes s'étalaient dans les bibliothèques, où les tableaux et les bronzes témoignaient des goûts à la fois élégants et légers de cet homme, qui avait véeu pour l'argent, et que, très probablement, l’argent avait perdu.Le sang avail rejailli sur un chevalet drapé de peluche, supportant une toile moderne: une ballerine souri vêtue de gaze, el cette tache siit: tre, rougissant l’un de ses bras nus el sa jupe bouffante, rvait une éloquence à la fois temble et ironique.Près du bureau, chargé d’objets élégants et délicieux: coupe-papier el porte-plume en or, presse-papiers en bronze, écritoire émaillée, il v avait des papiers froissés et déchirés; dans la cheminée, des cendres noirâtres voltigeaient lentement sou* la brise, qui entrait par la fenêtre ouverte.Ft.bien en vue.sur le papier rose d’un buvard ouvert, une enveloppe, cachetée d une lounlc plaque de cire rouge sans empreinte, portait le nom de Paule, d'une écriture à peine lisible.Christiane et Marie-Thérèse avaient traîné le matelas près de la fenêtre, pour l’exposer à l’air frais du jardin.Le parfum des lilas el des cytises remplissait la chambre.sc mêlant à l’odeur fade du sang, qui rougissait toujours les bandes.Christiane ne cessait de baigner les tempes du mourant et de l’éven-Icv, H fit enfin un faible mouvement, qui lui arracha un gémissement profond, puis, peul-être ranimé par cette torture, il ouvrit des yeux qui sc vitraient déjà.Mais il reprit, avec ce faible sentiment de vie, la conscience de ce qui se passait, car, après un effort évident, dont ses traits révélèrent l’angoisse, pour se rendre compte de sa situation, son rrgani à demi-voilé, tourmenté, effrayé, s'arrêta sur Christiane.Venez, Marie-Thérèse, il vous quiet, torturé, erra du côté du bu-connalt, parlez-lui, murmura la rcan.jeune fille.Christiane le devina et alla ver» ,,, l'enveloppe.Réprimant une horreur involon- Vous lui avez écrit?Je |Ui re-taire, Marie-Thérèse s’agenouilla el mettrai la lettre.Oui, la voici sur prit la main tachée de sang «lu buvard.Nous appellerons vo-malheureux.,,r dès que le médecin sera vc- .i nu.- Nous vous avons trouvé blés-: Elle recommença à baigner ses sé el nous vous avons soigné, dit- tempes, car il s'affaiblissait visible-ellc d'une voix tremblante.Vous : ,,,lrn*> P'*'* montrant le ciel à Maric-me reconnaissez bien, n’est-ce pas?! VH‘r^sr Pmir l’inviter à prier, elle Je suis Marie-Thérèse «le Martnen-! * ,dn matelas et prit nés, l'amie dp votre fille.Un tressaillement agita In main qu elle tenait, et Al Monlpernon fit, pour parler, un effort qui amena un nouveau flot de sang.Une sueur S «bms ses mains les mains de M.Monlpernon., J’étais hier pour vous une étrangère, dit-elle «l'une voix émue, mais je viens de prendre soin de vous romme l'eût fait votre fille.Çt c’est elle qui vous parle par ma glaree couvrait son front, et sa res-j bourbe, car je rcssen.4 toute la pi-pirntion s’embarrassait.Gc qu’elle eût éprouvée devant vos .horribles souffrances.Laissez- ,.° '' "‘‘’d P*s »ci.moi vous consoler à la place!, oit (.nnstinne se penehant sur lui.Vous avez voulu mourir, c’est un et parlant lentement et «lislincte- rr'me contre votre unique enfant.ment pour fixer les idées vn«ill,i„ vous pardonnera .C’est tes du mourant.Elle viendra, mais, nussi un cri^e ’” en ntterulant, lni.ssr7~iK)iis trnir sa place, et vous dire ce qu’elle vous ! - aurait «lit c* Journal e»t imprimé au no 4M ni» \.Notr»-Dam» est.A Montréal, par r imnrl- •u.Monlpernon fil eni-nre un m*n» Populaire' it responsabilité Mmi.effort nnnr «nrin, ¦ ‘é*' éditrlce-proprlétalrt Ctoarn» cnori pour parlci, et son regard in-^tisr, diracteur-sérant.¦fi ‘ i1 Li PIVOIK, MONTRIAL, LUNDI 21 JANVIER 193S VOLUMi XXVI N« 22 ?LA KADI€ ?i RADIO-GAZETT* Lundi, 28 janvier Radio-causeries de I U.C.C.CKAC.à 1 h.15 P-m • Lundi.2S J»n : M.C- A I/lMtruetlon prof««loiinrUe.Jeudi, 31 J en.: M.R.-M.Pucet: 1*® leçon du cour» à domicile.Samedi, 2 lé».: nlMtlon Mardi.301 Janf *»*.Lonia Bérubé: Bourgeoto: M.J.B.Leforce: Oolo- Ncd Pa££di; 3 fév.: M.R.M.Pucet: ün coup d’oeil eur le eltuation.La chanson de Paris Torch ee- l'or- Le» ertletes de la Chanaon de Pwüi » Radio-Canada, ont élaboré, pcmr Uur concert, du vendredi 1er février, à 10 h.p m, le programme suivant : I.—Défilé Parade.P.Lacome *r2,_Ah! l'amour sincère — les coquins du micro 3.—Quand on est vrai amoureux cheetre.4.—Apprenes-moi des mots d amour — Jeanne DesJardins.5-Arlequlnaoe, de la suite 'Musiques Foraines", Bchmltt Torchestre.6.—La route du bonheur — les coquins d17—La° blonde Elisabeth — t'orchestre.g'—Jardins de curés, Hugues Delorme — Psul d'trvinge 9.—Les Toros de "la Férta , P.Lacome — l'orchef tre.10.—SI tu m'aimes.Pergolèse — Jeanne DesJardins II.—Bacchanale de "Faust .Oounod ‘’u^üuVlle du moulin - les coquins j CHNÇ IN.Carlisle) 2TL8 du micro., , 13.—Pauvre Marionnette — 1 orchestre.Chef d'orchestre: André Larose.Morley.4 00 Revue pour les dames.4 45 Ensemble de concert.6 30 Fermeture de la bourse.8.30 Richard Crooks, du Metropolitan Opéra 10.45 Mlseha Levitsky U 00 Nouvelles.11 15 Jesse Crawford, organiste.11.30 La symphonie de St-Louts ( Hl i* — 2«S m , 1,120 ka g 35 sommaire heure, culture physique.9.00 Chansons françaises 9.15 Variétés.9.30 Extraits d'opéras 10.00 Poèmes symphoniques.11.00 Fantaisies.11.45 Comédie» musicale», heure.12 00 Heure des dame».1.15 Variétés, heure 4.55 Sommaire, heure, mèll-melo.6 00 Bourse de» mines.6.00 Féd.des ouvrier» du Canada.6.30 Radlo-annualre.7.00 I,'Information commerciale.7.30 Heure.8 00 Le mystère d'une nuit tragique.8 30 Say It with Music, CCR.9 00 Graphologie.9 15 Alf.Ooulet Entertains.10 00 CCR 10 30 Rêveries d'orgue 11.00 Heure.Soc.St-Jean-Baptiste LE ROLE DES SECTIONS ROI SS IA LES — L’ORDRE D JOUR DES ASSEMBLEES -REUNIONS DE LA SEMAINE LONGUEURS BONDES Longueur» d'ondes ces postes, en métras et en "kilocycles : poetes Mètres Kilocycle» CRCM 329.7 910 CKAC 411.730 CFCÏ SM.000 CHLP 286.1.120 CHRC 465.045 CKCV 222.1,310 CRCB 200.;,30C WABC 348 8 860 La petite histoire Au programme de "la Petite Histoire le Jeudi.29.A 8 h., sous la rubrique de "Musiaue et musiciens d'hier”.M.Arthur Laurendeau, maître de chapelle et littérateur bien connu, entretiendra les radlo-phllee des Lavlgoes.Ces derniers ont Joué un grand rôle dans l'histoire de la musique au Canada français; san» que leur nom soit oublié, ils sont suffisamment connus de la nouvelle génération.C est dans ce but que M.Laurendeau fera leur portra't.Le mercredi.30.à ta même heure, sous U rubrique des "Anciens Canadien»' , M.Télesphore Brassard entretiendra les ra-tllophT.es de Félix Gabriel Marchand Le Jtudi.31.A 8 h.05, sous la rubrique du "Livre d'Or".Mlle Héléne Grenier parlera de feu madame Raoul Dandurand.Tribune universitaire La prochaine conférence universitaire, celle du Jeudi.31, A « h- stations de T.S.F.de Radio-Canada, sera faite par le RP.Arthur Caron.OM.I.de l’université d'Ottawa Le R.P.Caron a pris pour aujet de sa causerie: "Notre constitution natio-nale".La Société euterpe Le Jeudi.7 février, de 8 h.30 a 9 h., aux poetes de Radio-Canada, concert de mu-elque de chambre donne par la Société de musique Euterpe.sous la direction de M Auguste Descar ri es Les radiophttes entendront le Quatuor en la mineur de Vincent d'Indy.C'est une des oeuvres le» plus remarquables du maître.Mardi, 29 janvier L’Heure provincial: CKAC.8 h.p.m, 8 h .Causerie "Fimmea d hier femmes d aujourd'hui" Mlle Louise Gilbert.8 h 15.Concert; 1 —Maiche hongroise; Salut a Pestn.Kowalrkt - l'Orchestre Philharmonique de Montréal.Directeur: Eugène Chartier 2.—Ballet "La Source".Léo Deltbes; ai Pas des voiles: b) Andante: Cl Variations; cl Dansas clrcaslennes.3.—Concerto no 20 en Ré Mineur.Mozart (Romance et Rondoi — l'Orchestre Philharmonique de Montréal.Soliste: Esther Wayland 4—Danse orientale * la chinoise.Cady.Rad'c-Mv/ntvfcal LUNDI, 78 JANVIER l RC31 — 339.7 m., 310 kit.les amis! WEAF I WJZ | WGV I WTtC WI.WL 4543 560 394 5 760 379.5 784 283.8 3.080 373.6 1,100 POSTES DE LA C.C.R.Prov-lnre* Maritime» : kUocyclaa CHNS: Halifax .1050 à 930 CFBN: Fredericton .1030 A 550 C’JCB: Sydney .880 A 1240 CHSJ: Saint-Jean .1210 A U20 CHOIS: Suimnereido .1120 A *500 Québec: CRCQ: Québec .930 A 1050 CRCS: Chicoutimi .1500 A 850 CKLW : Windsor .840 A 1030 CKNC: Toronto .1030 A 1420 CRCT: Toronto .860 A 8J0 •lovlnces de l'Ouest: CJOC: Lethbridge .840 A 1330 CFQC : Saskatoon .1230 A 840 CK Y: Winnipeg .780 A 860 Colombie britannique: OJAT.Trail .1200 A [MO CKOV : Kelowna .1210 A 030 CFJC Kamloops .1310 A 888 La petite pianiste prodige A MONTREAL 5 FEVRIER avec Mme White Plains, la très fashionable banlieue de New-York et aussi l’un des centres musicaux les .plus importants des Etats-Unis célébrera le 15 février prochain le cinquième anniversaire de la fondation de son comité de récréation.Un «rand concert donné sous le patronage d’artistes distingués manquera cette célébration e>t c’est à la petite Ruth Slencsynski, la phénoménale pianiste de dix ans, que revient l'honneur d’avoir été choisie ipour ce grand événement social et artistique.Parmi les noms des artistes sous le patronage desquels le concert sera donné nous relevons ceux de Walter Dumrosch, Percy Grainger, Giovanni MartineUi, Ernest Scliel-ling.Gladys Swarthout et Edwin Franko Goldman.Le grand maître Ignace Jan Paderewski vient d’exjprimer par câblogramme qu’il accepte avec plaisir d’agir comme président du comité des artistes.On ne saura guère imaginer plus éclatante consécration des talents extraordinaires de la petite pianiste franco-polonaise que la permission accordée par Paderewski d'associer son nom illustre à celui de l'enfant prodige.Les sections paroissiales de la Société Saint-Jean-Baptiste ont un rôle important à jouer dans leur milieu.Les membres doivent s’adonner d’une manière particulière à l’action paroissiale dans le domaine national, économique et social.Ils doivent aider les autres associations, afin de soutenir les oeuvres de charité, encourager davantage nos institutions financières.nos industries et nos marchands.Ils doivent s’efforcer de développer chez les Canadiens français, par tous les moyens possibles, le sens national et partant, l'idée de solidarité, de coopération et d'entr’aide mutuelle.Ils doivent combattre dans leur milieu les idées anticléricales, antireligieuses et communistes que des propagandistes destructeurs de l'ordre, de la morale et de la religion catholique, cherchent à répandre avec une audace grandissante.F.es sections Saint-Jean-Baptiste combattront ces idées subversives au moyen de la diffusion de tracts et de revues, par l'organisation de réunions paroissiales où parleront des conférenciers compétents.Un bon moyen pour les membres de combattre ces théories destructives, c’est de lire les livres et revues catholiques oui traitent de ces questions, afin d’acquérir les arguments nécessaires pour les réfuter efficacement.Un autre moyen aussi, c’est de suivre les cours d’apologétique et les conférences que le R.P.Archange.O.F.M., donne tous les mardis soir à la salle paroissiale du Sacré-Coeur, rue Plessis.Afin que chaque section puisse accomplir un travail vraiment efficace (lans une paroisse, les membres du conseil iloivent préparer avec soin un ordre du jour et y inscrire des questions importantes et d’actualité; y bannir toutes discussions personnelles ou oiseuses; inviter des membres ou des orateurs à donner des causeries sur des sujets intéressant particulièrement les membres, ou encore organiser des débats historiques ou autres entre les membres d’une même section ou de sections différentes et employer tous les moyens aptes à susciter de l’intérêt pour rendre ces assemblées agréables et instructives.Voici cette semaine, les principales réunions des sections; LE LUNDI 28 JANVIER Saint-Arsène: Assemblée, à 8 h.15, à la salle paroissiale, OSO, rue Rélanger.Causerie par M.Roibert Cloutier et organisation d’une partie de cartes.Saint-Edouard .Séance bi-men suelle, à 8 h.15, à lasaTIe du foyer.Questions d’intérêt général à l’ordre du jour.Saint-Jean-Berchrrtasis : Réunion régulière, à 8 h.15, -à la salle Rochon 5888, rue Papineau.Intéressantes questions au programme.Si M.Bennett est réélu M.Hepburn devra augmenter les , taxes ontariennes — Si M.; King était élu St-Thomas, Ontario, 28 (C.P.).— M.Mitchell Heplburn, premier ministre de l’Ontario, a déclaré, ici hier soir qu’il sera od>ligé d’augmenter les taxes dans la province si M.Bennett conserve le pouvoir aux ,prochaines élections fédérales.“Si M.Bennett était réélu, dit M.Hepburn, je serais obligé de convoquer une session spéciale de la Législature afin de trouver de nouvelles sources de revenus’’.Si, au contraire, M.King était élu, M.Hepburn assura le peuple de sa province qu’il pouvait envisager l’avenir avec sérénité, car les améliorations ne tarderaient pas à se faire sentir.Il annonça qu’il ferait In campagne (fédérale à l’appui du -parti -libéral et ferait tous les efforts pour que le parti libéral prenne la direction des affaires du pays.“Le programme de réformes de M.Bennett, dit-il, n’est qu’un paquet -de promesses qui auront le même sort que celles de 1930.Le ‘‘new deal” de M.Bennett est de réalisation impossible.M.Bennett sait que les droits des provinces seront lésés s’il tente de mettre à exécution certaines -de ses réformes.’’ Il n’y aura pas un seul conserva-ateur d'édu dans -tout le Canada, à moins que St.James Street n’en envoie un ou deux dans la province de Québec, Chez les architectes Québec, 28 (C.P.).— G.McLeod Pitts, de Montréal, vient d’être élu président de l’Association des architectes de Québec.Les antres officiers sont Ludger Venne, 1er vice-président; H.L.Fe.tiherstonhough, 2e vice-président, Maurice Payette, secrétaire honoraire, J.Roxbo-rough Smith, trésorier honoraire; MM.J.-S.Bergeron et Léopold Fontaine sont les conseillers représentant la ville de Québec dans l’association.La réunion de l’Association des architectes de Québec a eu lieu samedi matin à Québec sous la présidence de M.L.-A.A-mos, président sortant de charge.Un déjeuner a réuni les architectes professionneüs.La Villa Saint-Martin LE MARDI 29 JANVIER Cnme-Cherrier: Assemblée spéciale, à la Palestre nationale, à 8 h.du soir, dans la salle des Voyageurs de Gommerce.Des questions importantes, telles que la loi concernant la location des maisons, l'achat chez nous et autres, intéressant plus particulièrement les propriétaires et locataires, -les industriels, les commerçants.les employés de magasin, ! etc., seront discutées et expliquées i par des conférenciers autorisés.En plus des membres de la section, tous les paroissiens sont ins- 5.00 Bonjour 5.15 Orch.fin Rltz-Carlton.Dupuis-Broker, soprano.3.45 Cotes des Bourse* de Montreal- et, de New-York 6 00 Chansonnette* françkDes.On sc rapped.*1—¦ Bull] Slenc .,.„ i i-rienne Del val.soprano.j zvnski -se fer» entendre en concert < «amment invites a cette assemblée — ‘ 5 février prochain au d11» présentera un intérêt général, théâtre Impérial.(Communiqué) Les organisations et cercles parots-_ siaux sont spécialement invités à “ j s’y faire représenter.1 _ ».j tx ' • Une invitation toute spéciale est VeMCVâlICr de «kf-VjregOirG adressée aux organisations fémini- |\nes et dw: places seront rserévêcs aux dames.7,00 John Outrsm.planiste et Godfrey i • xrnn irAa| |r Hewitt, organiste Concerto en I a 'Hinireai le la majeur de Mozart lier mouvement i.7 30 Billy et Pierre - sketch humoristique.7 45 Nouvelle* en français et en Riigla'» pour les radiophlles des centres ruraux 8 00 Le grenier de grand maman.»ous la direction de Robert Choquette 8.15 Happy Lauding, sous la direction de Dent* Clayton 8 30 Tijles of the Black Horae Tavern 9 00 Une heure pre* de vous, sous la dt- rection de J.J.Gagnter.avec le Tito Lyrique.10 00 Rp.dlo-théüt’-e: Madame a ses brevets, de valabrégue 10.30 Orch.Gilbert Watson, de Toronto.10 45 Radio-Journal en anglais et en fran- \ oal».Jnlietlc 28.Hier, avant ia grand’messc.Son Kxc.Mgr J.-A.Papineau a remis les insignes a MM.1 .-Georges Chevalier, Atban-A.Dionne et Joseph Sylvestre, créés au début de ce mois chevaliers de l’Ordre de St-Grégoire-le-Grand.CKAC 411 m., i&l i/éS&Hetüic déja/rtica/tâi 1 d assurance-chômage qui sera soumis au parlement fédéral cette semaine comprend la création d’un fonds annuel de $50.000,000.à quoi contribueront les ouvriers, les employeurs «d le gouvernement.Le» ouvriers, devenus chômeurs involontairement, recevront à peu près *H par semaine.Le plan ne s’appliquera .pas, au début, aux employés sur les terres, ni aux pêcheurs, ni aux bûcherons et autres employés dans les chantiers ni aux pofessionnels.BUSrNBSS COLLEGE (Rsiscm d* •a.nté'l Etabli doputa t» ans — Bien «Hué — Ameublernsbt modern# — Réputation enviable Aml»tance nombreuse — Com- merce payant — condition» facllaa.Ecrl re A L'Ecole Commerciale Saint-Hyacinthe.Qué Pratique Côté, 28-1-35 A VENDRE I.'Encyclopédie de la ohimri rené» toile: p* 45.00.sacrifiera A 837.90 volume» *45.te ta province voir", Montréal.Jeunesse.Pour* eu usagé».Valeur franco, dans Imi-Lcrtre Casier 58 le -ne-29-1-35 BUREAUX A LOUER A très bonnet conditions.S*«-, i GUSTIN Monta d’un sou le verbe En vente dans toute» le» pharmacie» — Méfiri-rou* des Imitation».VENTE 4E JANVIER ^ > Grandet , 'A réductions eaux * 1.89et p,u*- ]hcL Richaud Mattra-Chspaliar 1257, Université Magasins : 911 rue Bleury “La réclame finit toujours par porter fruit*'» dit Tannonceur persévérant.Où l’on s’habille bien— Ernest Meunier Le Tailleur Fashionable 994, RUE RACHEL (EST) Téléphones: FR.9343-9850 Le Moulin Economique — fabrique toutes esuincea Spécialité: VanlUe 1ère qualité — Che* votre épicier an appeler AMherst 5751 4916.Sème AVE.ROSEMONT Spécialités: Chemises WARREN DU, K — Complets LOMBARD! 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Gravel, Loftus.Deuxième période Pas de point; pas de punition e „ .'r’roifiiême période 2—-Concordia : Valois Pun.: Raymond Armand ^ Arbitres: Dave Campbell et Hector Lé- 11.04 19 34 Les Collég tens gagnent l.es collégiens de St-f.aurenl on! remporte mi iniigiiifiqiie triomphe du score do 6 à 2 sur le Town of Mount noyai, 0-V » l0ut-cc*a nos méthodes ont etc, il faut bien le reconnaître, I des causes de notre cesse intellectuelle.ont ir leur iu-encouragé 'esprit ; assez excitatri- une nationale pa- L enseignement du français Et que dire de enscigne- Lanadiens notre me ni du français?Nous, français, nous parlons une assez mauvaise langue, nous surtout •es gens qui nous croyons instruits; nous en écrivons une qui souvent ressemble à la mauvaise.Nos enfants n’onl pas de vocabulaire, el leurs parents non plus.Et la syntaxe et l’orthographe ne cessent de nous causer d'ineffables surprises, même e» surtout dans la correspondance de nos actuels et anciens bacheliers.Et tout cela nous invite a conclure que le français est chez nous assez mal enseigné à tons les degrés du stage scolaire, depuis l’école primaire jusqu’au collège classique inclusivement, qu’il y est enseigné selon d'inefficaces niéiho-des.ou F.ire ses .chats de CAFÉ, THÉ et CONFITURES de J.-A.DÉSY, (Limitée) C'eit une garantie et# satisfaction Ils Importent Directement et Manufacturent Eux-Mêmes 1459, ave Delorimier Montréal Quant à la part des laïcs Aux exigences du renouvellemenl du personnel enseignant et de sa i spéciale préparation, s’oppose sou-'ent, jp le sais, la pénurie des sujets.On a suggéré de suppléer à celte pénurie par des professeurs unes, pourvus du diplôme de licencié es lettres ou es sciences.Je ne verrais pour ma part aucun inconvenient à ce que des jeunes laïcs viennent, en nombre jugé com enable, suppléer à nos indigences.* e serait une belle carrière ouverte aux diplômés en lettres nu en sciences de nos Ecoles norma les supérieures; quelques collèges de cette province utilisent en ce moment quelques licenciéi laïcs.Mais Je sais bien qu'en France aussi, il y a des enfants et des bacheliers qui écrivent incorrectement.Nous ne serons jamais seuls à offenser la grammaire.Mais les écoliers de hrance ont sur les nôtres, en plus d'une diction meilleure, la supériorité du vocabulaire que l’on forme.que l’on enseigne avec plus de soin sans doute, el celle (i'iiiv* facilité verbale qui en résulte, facilité de s’exprimer que nous avons perdue et qu'on ne s’inquiète fias assez peut-être, de retrouver.La facilité verbale suppose, avec des aptitudes qui existent sûrement liiez nous il y a îles exemples certains dans les deux sexes l'abondance suffisante du vocabulaire que nous n'avons plus, et que l’enseignement ne nous aide pas assez à reconquérir.Je me risque a affirmer que dans les classes primaires on enseigne trop exclusivement, par la dictée, ï écrire correctement le français des autres, et pas assez,, par la petite rédaction élémentaire, à faire soi-même du français correct.Et l’enfant n'a pas de vocabulaire parce qu’on ne s’applique pas assez à l’/uigmcnter soit par la rédaction, soit p.u la loolnro expliquée, soit aussi par l'exemple du maille.Et il ,irn\ • que nême au college, ni la icdaetion.ni l'explication de texles français, exercices qui exigent de la pari de professeurs une particulière préparation n’oeeupent une place assez large.sans compter qu’on y tolère trop que les compositions de mémoire soient en même temps des exercices réguliers d’incorrection grammaticale.Les questions de mélhodes sonl assurénuml lices a la eompélence e| à la diligence des maîtres.Je n’v insiste pas davantage.Je m’empresse seulement de vous assurer qu'en ce domaine, comme en d'autres, des réformes s'accomplissent, el il faut en savoir gré aux professeurs ne Htels de nos collèges classiques.S'i est encore opportun de dénoneet les routines, les rouîmes elles-mè mes sont blessées.Le français, l« I 1 latin, le grec, les sciences sonl mieux enseignées, par des méthodes tdiis rigoureuses qu’apportent de l’Ecole normale supérieure ou des Facultés les professeurs qui s'y sont formés.El malgré que l'Ecole Normale ou les Eacullés ne soient pas encore assez fréquentées par les jeunes maîtres, il y a tout de mèmè à l'heure qu'il est, pour les colleges des | rai régions de Montréal et de Québec, | qui une cinquantaine rie candidats à renseignement qui.ici ou là en La narin nu en Europe, se préparent à leur difficile métier d'éducateurs.Et rein pst un signe des temps non* veaux.Depuis dix ans un travail consciencieux de rénovation transforme nos moyens d'adion.Nous ouït rions sons doute voir s effectuer Un meilleur “climat” intellectuel Le qu'il faut, en somme, et c'est par celte considération que je veux finir, ce qu’il faut dans nos maisons d’enseignement secondaire, pour assurer à la culture un maximum d’efficacité, c’est un “climat intellectuel’’ approprié.Et le climat intellectuel est déterminé soit par la valeur des maîtres, soit par la qualité des élèves, soit par la vigueur îles méthodes.Le climat intellectuel se compose de beaucoup de lumière, d’une grande ferveur d’esprit, d’une vive curiosité de s instruire, d'une haute appréciation de la valeur personnelle, du souci rie l'augmenter sans cesse, d'une émulation qui tous les jours appelle vers la supériorité.Le climat existe-t-il dans nos maisons d’enseignement?Et si des maîtres supérieurement cultivés, assez nombreux, peuvent le former, et des élèves de bonne qualité, ambitieux de savoir, curieux d’étude, plus que de sport, peuvent l’accroître, ne faut-il pas redouter encore toutes les influences, disons tous les souffles qui du dehors peuvent dans nos collèges changer le climat, abattre les ferveurs, ramener l’hiver stérile.Or, parmi ces souffles d'hiver, parmi ces influences qui sans cesse menacent le climat intellectuel de nos collèges ou l’empêchent trop de s’établir, il y a ceux, il y a celles qui viennent de l’atmosphère qui nous enveloppe, de la vie sociale ambiante, médiocre, vouée au plaisir, à l’argent, à la paresse intellectuelle, vie mondaine d’où sortent nos écoliers, et où ils retournent chaque jour.On a déjà signalé eu d’autres pays le matérialisme déprimant qui détourne l’esprit des jeunes de la culture, qui détourne les âmes de la dignité spirituelle, et qui emporte la vie vers les plus faciles complaisances.Je vous renvoie, pour ce qui est de l'atmosphère morale de notre province et de notre pays, à l’étude vigoureuse qu'en a faite l'un des vôtres.M.Esdras Min-ville.(1) Prenons nos responsabilités Nous voulons bien travailler dans nos maisons d’enseignement à créer le climat dont nous avons besoin.Permettez que je vous invite à nous aider.Que la vie sociale, avec l’exigence de ses moeurs de plus en plus énervantes, de ses libertés spécifiquement américaines, que ta vie sociale avec sou goût irréfréné des plaisirs inférieurs, que la.vie publique avec le triomphe qu’elle assure encore trop souvent à la médiocrité qui intrigue où a l'incompétence dorée qui fascine, que toutes les influences qui amollissent, qui corrompent, qui tuent les âmes d'élite, travaillent donc elles-mêmes à se corriger, à se réformer, à se supprimer, et il nous sera plus facile de retenir les élèves dans l’effort de leur jeune courage, dans la lumière de leur premier idéal.Je sais bien qu’en ce domaine de la vie sociale, lorsqu’il s’agit de conjuguer les disciplines intellectuelles et les disciplines morales, nul n’échappe à une part, souvent inconsciente.de responsabilité.Du moins, messieurs, prenons bien tous nos responsabilités.Et s’il convient que la critique parfois souvent s’exerce pour juger.pour déplorer, pour stimuler, qu’elle s'accompagne toujours de raison et de conscience; qu’elle soi! plus et mieux qu’une colère qui s’irrite ou un dédain qui méprise, qu’elle soit une lumière qui éclaire et une force qui construit.M.EDOUARD MONTPETIT lias les.J'ai reçu l'agréable mission de vous remercier, et je m'en acquitte de grand coeur.Vous apportez à nos inquiétudes un baume singulier et vous consacrez nos opinions.Que vous "changez les temps'’, pour reprendre les mots du doux Racine, au point qu'un homme rie ma génération en frémit de stupéfaction et d'«ise.Ici même, à quelques mois de distance, nous aurons entendu deux maîtres de l’Eglise déclarer, l'un que nos Universités ne sont pas des écoles de haut savoir, l’autre que nous n’a- , f ti vous pas renseignement secondai-j { “ ~c qui convient.Nous ne voulons j exagérer le sens de ees paro-1 mais nous en épousons toute| l’intention.Quand on vnil qualifier grassement une hospitalité, on dit qu’elle est franche, Souffrez, que sur deux points seulement (ear la politesse est de ne pas vous recommencer) je vous dise les idées que voire in-téressant discours a fait nnitro en moi comme un point de départ vers quelque chose «le plus avancé.Vous attachez de l’importance au français, cl vous osez gourmander le nôtre.Soyez béni.Le français est le cran de notre résistance.La tâche de le solidifier est.ie le sais, difficile.Ne connaissant pas vos méthodes, je ne m’aventurerai pas à les juger; mais je vous confçssc-la faiblesse des économistes dans une première leçon définissent l’économie politique une science d'observation, et oublient de s'en souvenir le rrslo de leur cours.Le grec et le latin, que vous honorez à bon droit, vivifieraient davantage noire français par le jeu Le français exprime nos altitudes.Pour fortifier en nous, avec la civilité, le sens national, on a proposé que dès les premiers degrés de l'enseignement secondaire les disciplines scientifiques aiguisent l’observation des choses et des institutions, selon le pléonasme fameux: “Lonnais-toi toi-même”, toi-même, c’est-à-dire les éléments d’intelligence et de matière que tu portes ainsi qu'une cellule.Vous prononcez, pour le moment, un non possumns que nous accueillons sans en démêler les raisons.Je ne pense pas que noire formule soit spécifiquement anglaise.Le fût-elle, il resterait à s'assurer si une méthode étrangère, appliquée en français, risquerait de dénaturer l’esprit, Qu’est-ce que je ne gagnerai pas, au contraire, à connaître dans ma langue le nom des fleurs?Ne risquons-nous pas, en négligeant la vie, de river nos regards sur les images des manuels,— comme vous venez de dire fort â propos — et de nous étouper les oreilles de routines satisfaites?Un collège de notre région a.de lui-même et non sans crânerie, tenté l’aventure biologique.En philosophie, il v a superposé, outre le français retrouvé, l’art, l’histoire comparée et la sociologie.Attendons pour savoir s’il ne nous offre pas la solution de l'avenir.Rien n’empêche, dans tous les cas.que faute de mieux, on demande a l’histoire et à la géographie combinées le reflet rendu vivifiant des cadres et de l'action.Car il s’agit avant tout de nous donner des hommes que ne délabre pas le doute ou l'oubli de leur innéité.Vous dites que les collèges classiques v ont employé tous tes moyens dont ils disposaient.Nous le croyons.Monseigneur.Sous les éclairs de la polémique apparaît un paysage d’excellente composition.Nous nous accordons pour reconnaître les mérites de nos institutions, et nous sommes ravis que votre parole nous permette de prendre librement notre pari de leur indéniable volonté de progrès.Vous les avez défendues avec une sympathie qui s'est efforcée de concilier les faits avec les ambitions.Qui ne vous en remercierait de nouveau?^'assistance A la table d'honneur, outre le président, M.Olivier Lefebvre, et l’hôte d’honneur, Mgr Camille Roy, il y avail: M.le sénateur Dandu-rand.président.M.Olivier Mau-rault.recteur, M.Edouard Montpe-tit.secrétaire général, de ITniver-silé de Montréal.Aux autres tables: MM.les juges Saint-Germain et Demers, Aimes Saint-Germain et Demers, M.et Mme Théo.Bruneau, M.et Mme L.-E.Beaulieu, M.et Mme Georges Pelletier.Mme Olivier Lefebvre.M.et Mme A.Elhier, Mme Honoré Mercier.Mlle Mercier, M.el Mme Georges Simard.MM.Télesphore Parizeau.Augustin Frigon, Lester Mercier.Adrien Plamondon, M.et Mme Victor Doré.Mine Edouard Monlpe-tit, M.et Mme M.-il.Lebel, M.et Mme R.Savoie.M.et Mme J.-P.Marteau, MM.Albert LeSage, Guillaume Saint-Pierre, Henri Lanctôt, Mlle Lanctôt, M.et Mme R.Lanctôt.M.et Mme Ernest Gohier, M.et Mme René Morin, Mlles Saint-Pierre.M.et Mme A.Léger, M.et Mme E.Gariépy, M.et Mme L.-E.Racine, M.el Mme V.Cléroux, M.A.Chevrier.M.el Mme Jean Cas-grain.M.el Mme Henri Beaulieu, M.et Mme Louis Larin.M.e| Mme Louis Trottier, Mlles Doré.M.el Mme Arthur Leveillé, M.l’abbé Dcs-rosiers, le R.P.Archambault, l'abbé Vinet, MM.les abbés Vézina.Auger, Trudeau, Lourtemanche, Caza, M.le chanoine Fortier, les RR.PP.Forest, Gauthier, de Grandpré, M.l'abbé .1.Papineau, M.el Mme IL Gerin-Lajoie, M.el Mme A.(iérin-Lajoie, M.et Mme Anatole Désy, M.et Mme Gérard Parizeau, MM.Charles Maillard, Léon Lorrain, Ernest (.harron, M.et Mme R.Deleourt, AL et Mme B.Panel-Raymond, M.et Mme Paul Vaillaneourt, MM.Guy el Bernard Panet-Raymond.M.et Mme \iîi ,,U1.'11 e‘ '1- •’t Aime I).Dcshois, Mlle Hélène Grenier, M.et Mme de jGaspe Beaubien, Mme Ramhau.MAI.Klz.ear Pelletier.A.-K.Prud'homme.homme, M.et Mme André IJemers, Mme Ainédée Demers, Mlle I itrc.MM.\.Bolduc.M.Malépart, Jean LeSage.L.Desbiens.I,.l.a-londe, H.Fontaine.M el Mme A.Lévesque, Al.et Mme G.Langlois, el plusieurs autres, dont des représentants des collèges de Montréal de Saint-Hyacinthe, de Sainte Thérère de Joliette, etc.M.Joseph Duhamel fêté M.Joseph Duhamel, proionotai-re adjoint au greffe de la Lour supérieure à Montréal depuis plus de vingt ans, vient d'êtrq l'objet à l'occasion de ses noces d'argent d’une Jyle intime organisée par ses col légués samedi soir dernier chez Kcrhiilu, U DUPUIS Mardi vous apporte des Aubaines dans la quincaillerie 3 Presse-fruits avec pot* .29 Tels qu'illustrés ces deux articles simplifient la préparation de citrormade, orangeade, etc.Pour 2 ch^nines./ Carafe i eau avec un verre .49 Pour le bureau d'affaires, pour chambre de malade, pour le table.A/erre clair assez épais, carafe d’une chopine environ.Les 2 articles pour ,49 Commandez par téléphone: ••Lateau 5151 — Local 20Z Seau avec vadrouille .49 Ces deux articles sont indispensables aux jours de nettoyage.Seau de tôle galvanisée.Vadrouille de coton.Les 2 articles pour .49 Sas à farine .59 Grâce à une manivelle à même le manche on sasse la farine en se servant d’une seule main.Moderne et rapide.DUPUIS — troisième (De Montlgny) ALBERT DUPUIS, p^éndent K.-J.DUGAL, r.-|> ft dtr.-eéT.ARMAND DUPUIS, tte.-Mt n\ (O Instruction ou éditions de l’Ecole soc rf, Montréal, 19.11.Education, ale populni- ne centaine de personne*, pa-'¦cuts el amis, assistaient à la fêle 0M ' remarquait plusieurs repré-sentants de la magistrature el Barreau.On a offert à M.Duhamel une magnifique ne.du et Mme cnntellr- M.Bennett au Board of Trade^ Nécessité d’une conception sociale de la société à la place de la conception individualiste et égoïste — Il faut profiter des leçons du passé Le premier mimstre du Lanada, AI.Bennett, a parlé avec franchise aux membres du Boord of Trade, qui célèbrent cette année le 113e anniversaire de la fondation de leur groupement.Il était leur hole d’honneur samedi soir au Mont-Royal.M.Bennelt a déclaré que les pays sages el prévoyants doivent profiter des leçons du passé: révolutions française et russe, propagande des idées radicales et socialistes, et abandonner la conception individualiste et égoïste de la société pour la remplacer par une conception plus généreuse et plus large, une conception sociale.Le premier ministre a ajouté que ses entretiens avec ie commissaire des affaires étrangères do la Russie, M.Litvi-noff, avec sir Stafford Gripps et John Strachey.radicaux anglais, ont aussi contribué à modifier ses opinions.Le président du Board of Trade.M.Magor, a présenté AI.Bennett comme le médecin du louage économique du pays.Après avoir souligné le travail accompli par le Board of Trade pendant son siècle d’existence, avoir rappelé que vers la date de sa fondation l’Angleterre adoptait l’étalon d’or, qui devait jouer un si grand rôle dans le domaine commercial du inonde; après avoir signalé que la crise d’aujourd’hui a été précédée de nombreuses autres crises — il y en avail même une au temps de la morl du Sauveur, le crédit de Home était violemment ébranlé — il fil observer que nous tous, nous n’avons pas connu d’autre système .que le système capitaliste.Nous ; avons foi en lui.à la condition d’en corriger les abus.Aujourd’hui, de profonds penseurs et de féconds écrivains, comme John Strachey, viennent nous dire que le capitalisme a fait son temps, qu’il ne peul être sauvé.Il appartient aux membres du Hoard of Trade, aux jeunes particulièrement, de prouver que le système capitaliste, corrigé, socia-Gsé, peut encore durer et faire la prospérité du pays.Le but incessant et ultime du capitalisme, c’est le profit.Les socialisms n’approuvent pas cela.Il faut rechercher un moyen terme.Il faut réglementer.Mais où rommen-
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