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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraßt pour la premiÚre fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

DĂšs ses dĂ©buts, Le Devoir se veut patriotique et indĂ©pendant. RĂ©solument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopĂ©ratif. De tout temps, il dĂ©fendra la place de la langue française et sera des dĂ©bats sur la position constitutionnelle du QuĂ©bec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure trÚs en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grùce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siÚgent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de mĂȘme acheminĂ©e dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui Ă  l'organisation de l'agriculture quĂ©bĂ©coise. Il ne pĂ©nĂ©trera que tardivement, mais sĂ»rement, le lectorat de la zone mĂ©tropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révÚle une phase plutÎt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigĂ© par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fĂ©dĂ©raliste pendant la plus grande partie des annĂ©es 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siÚcle, sous la gouverne de Bernard DescÎteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siÚcle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • MontrĂ©al :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 12 avril 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-04-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 86 MONTREAL, MERCREDI 12 AVRIL 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poĂšte: tuition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .*5.cO UNION POSTALE.ÇS.OO Édition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 RĂ©daction et administration ! 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION s Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ALLEMI6NE ET flHGLETERRE Qui veut la paix ?11 Le ministre anglais du War Trade — c’est le titre officiel de lord Robert Cecil — l’a pris de haut avec le chancelier d’Allemagne.“Rien, dit-il, dans aucun des discours publics qu’il peut prononcer ne peut jamais faire la base de nĂ©gociations de paix ’’ ).Il ne faut pas prendre trop Ă  la lettre cette hautaine rĂ©ponse, toutç Ă  l’anglaise.Dans leurs rebuffades, comme dans leurs paroles d’amitiĂ©, les diplomates anglais se gardent toujours une porte de sortie.et une porte de rentrĂ©e.Les Cecil sont de bonne race anglaise, et diplomatique.Les ministres britanniques ne veulent rien entendre des “discours publics” du chancelier d’Allemagne; c’est possible.Feraient-ils le mĂȘme accueil mĂ©prisant Ă  des ouvertures confidentielles?On apprendrait, dans un mois ou dans dix ans, qu’à l’heure mĂȘme oĂč lord Robert Cecil repoussait avec un tel dĂ©dain les avances “publiques” de M.de Beth-mann-Hollweg, sir Edward Grey traitait confidentiellement de la paix avec quelque intermĂ©diaire de l'Allemagne, qu’il ne faudrait pas s’en Ă©tonner outre mesure.Ce serait tout Ă  fait dans les traditions de la diplomatie anglaise, ou de tout autre pays.Et si c’était vrai, ce serait tant mieux.Le silence de sir Edward Grey est remarquable.En aoĂ»t dernier, c’est lui qui avait donnĂ© la rĂ©plique au chef du gouvernement allemand.Cette annĂ©e, il a laissĂ© ce soin Ă  un membre secondaire du cabinet.Se rĂ©serve-t-il pour les entrevues et les nĂ©gociations discrĂštes?C’est possible; mais pour l’heure, les ministres anglais, comme le chancelier allemand, s’adressent au public.Tous ces gens-lĂ  posent pour la galerie.Chacun s’efforce d’entretenir la confiance et l’ardeur de ses nationaux et aussi celles de ses alliĂ©s.Nous avons retracĂ© cette note dans le discours de M.de Bethmann-Hollweg.Elle sonne, beaucoup plus Ă©clatante et plus hautaine, dans l’interview de lord Robert Cecil.Le ministre anglais traite tout le discours du chancelier allemand avec une apparence de suprĂȘme mĂ©pris.11 s’applique Ă  dĂ©montrer qu’entre l’Angleterre et l’Allemagne il existe une diffĂ©rence radicale dans Je concept du droit des peuples et des nationalitĂ©s.Si lord Cecil veut parler du rĂ©gime de gouvernement intĂ©rieur, des droits du citoyen, des libertĂ©s civiles et politiques — pourvu qu’il fasse exception pour le Canada anglais, ultra-prussien — fort bien.Mais s’il parle du droit des peuples Ă  la vie nationale, Ă  l’indĂ©pendance, il serait fort en peine de prouver en quoi le concept germanique moderne diffĂšre de l’esprit de conquĂȘte, de spoliation et d’accaparement qui a fait, depuis trois siĂšcles, le fond de la politique anglaise.Les seuls peuples dont l'Angleterre ait respectĂ© les “droits” sont ceux qu’elle n’a pas pu dominer; les seules nationalitĂ©s qu’elle ait “protĂ©gĂ©es” sont celles qui lui servent de couvertures.La protection de la Belgique et l'abandon du Luxembourg, dans la guerre actuelle, en sont un exemple frappant.Naturellement, lord Cecil est revenu sur la “saintetĂ©â€ des traitĂ©s.Nul doute que les Allemands auront fort Ă  faire avant que l’humanitĂ© n’oublie leur odieuse violation de la Belgique.Mais ce n’est guĂšre Ă  leurs cousins d’outre-Manche qu’il appartient de leur jeter la pierre.“Quels hypocrites Ă©coeurants nous devons paraĂźtre aux yeux des “autres nations”, Ă©crivait, au dĂ©but de la guerre, un officier anglais, le major Stewart Murray, “quand nous [les Anglais], de tous les peuples, “jacassons sur la saintetĂ© des lois internationales!” C’est le tort'des Anglais — et c’est un tort qui gĂąte plusieurs de leurs admirables qualitĂ©s — de penser qu’à force de maximes pieuses et de professions de vertu, ils rĂ©ussissent Ă  faire oublier leurs actes et leur histoire.Dans les pays sauvages ou aux colonies, ce jeu peut passer.Mais dans les pays civilisĂ©s, oĂč l’histoire s’enseigne et sc fail, il est usĂ©.C’est cette persistance dans la pose pharisaĂŻque qui vaut Ă  l’Angleterre, pourtant plus loyale qu’elle ne le parait, la mĂ©fiance de tous les peuples, mĂȘme de ceux qui lui sont accidentellement alliĂ©s.* if * Si lord Robert Cecil seul avait parlĂ© au nom du cabinet britannique, on pourrait croire que ses collĂšgues l’ont chargĂ© d’amuser le parterre, pendant que la piĂšce rĂ©elle s’amorce dans la coulisse.— Pourquoi, grand Dieu! faut-il parler de comĂ©die et de coulisses quand la plus horrible des tragĂ©dies se joue dans le sang des peuples?— Mais ce qui devient plus grave, c’est que le premier ministre lui-mĂȘme, M.Asquith, a tenu Ă  peu prĂšs le mĂȘme langage, trois jours plus tard.M.Asquith a parlĂ©, avant-hier, en prĂ©sence d’un certain nombre de ses collĂšgues et d’une importante dĂ©lĂ©gation de sĂ©nateurs et de dĂ©putĂ©s français.Cette circonstance explique peut-ĂȘtre le ton belliqueux des deux ministres britanniques, celui de M.Asquith surtout.Les Anglais comprennent qu ils ont besoin de convaincre les Français de la sincĂ©ritĂ© de leur alliance et de la fermetĂ© de leur appui.Tant de faits porteraient Ă  prouver le contraire: raretĂ© des munitions, grĂšves rĂ©pĂ©tĂ©es des ouvriers, rĂ©sistance Ă  la conscription, Ă©chec lamentable de l’enrĂŽlement volontaire organisĂ© par lord Derby, incompĂ©tence dos officiers, intrigues des factions et des spĂ©culateurs en jingoĂŻsme, etc., etc.Mais quel que soit le motif qui a inspirĂ© M.Asquith, ses dĂ©clarations n’en constituent pas moins, pour l’instant, un obstacle aux nĂ©gociations de paix.Les AlliĂ©s, affirme-t-il, ne dĂ©mordront pas des conditions qu’il a lui-mĂȘme posĂ©es en novembre dernier.Elles Ă©taient assez vagues, res conditions, — beaucoup moins prĂ©cises epie celles dĂ©finies par sir Edward Grey deux mois plus tĂŽt.Les nouvelles dĂ©clarations du premier ministre britannique ne sont guĂšre plus nettes.Voyons d’abord ce qu’il entend aujourd’hui par la destruction du militarisme prussien.“Comme rĂ©sultat de la guerre, dit-il.nous voulons Ă©tablir en prin-“cĂźpe que les problĂšmes internationaux doivent faire l’objet de libres “nĂ©gociations entre peuples libres, traitant sur un pied d’égalitĂ©; et que “le rĂšglement n’en sera plus entravĂ© ou dominĂ© par un gouvernement “soumis Ă  une raste militaire.VoilĂ  ce que j’entends par la destruction “de la domination militaire de la Prusse — rien de plus, mais rien de “moins.” Ce n’est pas mal; c’est assurĂ©ment beaucoup plus sensĂ© que les tirades de nos jingos: eux ne veulent dĂ©sarmer que le jour oĂč les armĂ©es alliĂ©es auront pris Berlin et envoyĂ© Guillaume de Prusse finir ses jours Ă  Sainte-HĂ©lĂšne, comme NapolĂ©on.Mais ce n’est pas encore assez.Ee militarisme allemand n’est que l’expression la plus intense, la plus efficace, d’un systĂšme qui est commun Ă  toutes les nations europĂ©ennes, sans excepter l’Angleterre, (le qui est mauvais en soi, re qui est dangereux pour tout le monde, c’est le militarisme.tout court, qu’il soit anglais ou allemand, russe, français ou italien, qu’il s’applique Ă  la domination des mers ou Ă  la domination des terres.Ecs Anglais, y compris M.Asquith, se sont fort bien arcommodĂ©s du militarisme allemand tant qu’il est restĂ© sur terre et cfu’il n’a menacĂ© que les nations continentales.Toute l’Angleterre a bĂ©ni la naissance du caporalisme prussien, au temps de FrĂ©dĂ©ric II, alliĂ© de Georges II.Pendant un siĂšcle et demi, les Anglais de tous les partis, de toutes les Ă©coles, ont acclamĂ© avec enthousiasme toutes les conquĂȘtes de la Prusse, toutes ses exactions, toutes scs spoliations; ils ont laissĂ© Ă©gorger ou dĂ©pouiller toutes ses victimes: Pologne, Danemark, Autriche, France.Dans la plupart de ces attentats Ă  la libertĂ© des peuples, l’Angleterre a Ă©tĂ© la complice de fait de la Prusse, dans tous, sa complice morale.Ce n’est qu’à partir du jour oĂč l’Allemagne a entrepris de mettre son militarisme Ă  flot et de rompre le filet d’afler dont l’Angleterre, par sa flotte, prĂ©tend encercler le monde entier, que les Anglais ont dĂ©couvert dans le militarisme allemand un danger pour la paix et la libertĂ©.Le navalismc anglais — scion la juste et pittoresque expression de i Voir les journaux du 8 avril.M.Ewart — n’est pas plus lĂ©gitime ni moins exĂ©crable que le caporalisme prussien.En dĂ©pit des merveilleuses ressources de sa dialectique d’avocat retors, habile Ă  prendre les tangentes, M.Asquith aurait peine Ă  dĂ©montrer que c’est par sa seule puissance morale que l’Angleterre est intervenue jusqu’ici dans le “rĂšglement des problĂšmes internationaux.” Sa “domination” maritime y a bien Ă©tĂ© pour quelque chose.Qui a permis Ă  l’Angleterre de rĂ©duire le Portugal en vasselage?de rĂ©genter l’Espagne et de garder Gibraltar, terre espagnole?d’enlever les lies Ioniennes et Chypre Ă  la GrĂšce?de voler Malte?de fomenter la rĂ©volution dans le Royaume de Naples et les Etats du Pape?de faire, trente ans durant, la politique Ă©trangĂšre de l'Italie et de la jeter dans les bras dĂ©testĂ©s de l’Autriche?de s’emparer de Suez et d’en faire sa chose?de chasser la France du Haut Nil, puis de l’Egypte tout entiĂšre?d’intervenir au traitĂ© de Berlin pour empĂȘcher la Russie de profiter de sa victoire, pour galvaniser la Turquie moribonde, retarder de trente ans la renaissance des Etats balkaniques et faire de l’Allemagne le pivot de l’Europe continentale?Qui a permis Ă  l’Angleterre, en un mot, de faire la pluie et le beau temps en Europe et d’amonceler la tourmenta effroyable qui s’est dĂ©chaĂźnĂ©e en 1914?Qui?quoi?si ce n’est ta “domination navale” que l’Angleterre exerce depuis la destruction des flottes française et espagnole Ă  Trafalgar?Si le premier ministre d’Angleterre veut ĂȘtre cru lorsqu’il parle de “peuples libres traitant d’égal Ă  Ă©gal”, il doit commença»-par annoncer au monde que la domination maritime de TAnjihs-rcrre prendra fin le mĂȘme jour que le militarisme allemand, russe ou français.En fait, de tous les militarismes, de tous les instruments de domination brutale, le plus redoutable, le plus exĂ©crable pour le monde entier, c’est la suprĂ©matie maritime de l’Angleterre; car elle s’exerce sur tous les continents et entrave les libres rapports de tous les peuples.* * * Le plaidoyer de M.Asquith en faveur de “l’état d’indĂ©pendance et du libre dĂ©veloppement des nations plus faibles” n’a guĂšre plus de chances de convaincre, si l'Angleterre ne donne des signes non Ă©quivoques de repentance.De tous les hommes d’Etat anglais, M.Asquith est l’un des plus mal venus Ă  donner des leçons de moralitĂ© internationale et de paternel souci du sort des “nations faibles”.Il est l’un des rares libĂ©raux anglais qui ont appuyĂ© Chamberlain et approuvĂ© l’odieuse spoliation du Transvaal et de l’Orange.Qu’a-t-il fait lui-mĂȘme en Perse?11 n’a guĂšre prouvĂ© que, lorsque la cupiditĂ© anglaise l’exige, il se tourmente fort de “l’indĂ©pendance” et du “libre dĂ©veloppement” des “nations plus faibles”.Il fait une peinture saisissante de la tyrannie exercĂ©e par les Prussiens en Posnanie.H parle des grĂšves d’écoliers, des mĂšres persĂ©cutĂ©es.Ignore-t-il que tout cela se passe actuellement en terre anglaise, Ă  deux pas d’ici?qu’au nom des intĂ©rĂȘts britanniques, de la grandeur britannique, de la libertĂ© britannique, une majoritĂ© anglaise, brutale et tĂȘtue, un gouvernement anglais, des juges anglais, persĂ©cutent des mĂšres, des jeunes filles, des petits enfants, volent l’argent des contribuables, leur enlĂšvent le droit d’élire leurs mandataires, condamnent Ă  l’amende d’honnĂȘtes pĂšres de famille?et pourquoi?Parce que ces pĂšres et ces mĂšres s'obstinent Ă  vouloir faire enseigner Ă  leurs enfants, dans les Ă©coles payĂ©es de leurs deniers, l’une des deux langues officielles du Canada, la langue de l’alliĂ©e de l’Angleterre, de la nation dont les membres dĂ©chiquetĂ©s servent aujourd’hui de rempart aux Iles britanniques et Ă  leurs “comptoirs rapaces”, comme disait Joseph Howe.‱ Ce n’est pas Ă  nous qu’on fera croire qu’il existe une irrĂ©ductible diffĂ©rence entre le concept anglais et le concept allemand.Non, non: entre les Anglais et les Allemands du Nord, Prussiens et Saxons, c’est une querelle de frĂšres, et de frĂšres qui se battent pour le mĂȘme hĂ©ritage, avec la mĂȘme ĂąpretĂ©.Si la flotte anglaise avait coulĂ© une vingtaine de vaisseaux de guerre allemands, M.Asquith et lord Robert Cecil s’intĂ©resseraient beaucoup moins au sort des “petites nationalitĂ©s”.Il y a mĂȘme longtemps que sir Edward Grey aurait repris avec Bethniann-Hollweg et Jagow les conversations amicales interrompues le 3 aoĂ»t 1914.Si le gouvernement britannique pouvait s’assurer par une garantie quelconque que l’Allemagne ne poursuivra pas son programme de construction navale, il serait le premier Ă  parler de paix.Du reste, sir Edward Grey a reconnu lui-mĂȘme, en aoĂ»t 1915, un an aprĂšs la dĂ©claration des hostilitĂ©s, que “lu libertĂ© des mers peut raisonnablement faire, aprĂšs la guerre, l’objet d’une discussion, d'une dĂ©finition et d’un accord entre les nations.” Il ne devrait donc pas y avoir lĂ  un obstacle insurmontable Ă  la conclusion de la paix.Le gouvernement et le peuple anglais feraient bien de ne pas emboĂźter le pas de trop prĂšs Ă  M.Asquith et Ă  iord Robert Cecil.L’Angleterre, il est vrai, risque infiniment moins, au jeu de la guerre Ă  outrance, que la France et la Belgique.Elle a l’avantage de laisser la France et la Russie se saigner aux quatre membres et d’exploiter Ă  son profit la jobarderie des bloated colonials, qui lui fournissent de la chair' » canon, quand ses propres enfants refusent de s’enrĂŽler.Mais elle n’a tout de mĂȘme pas le droit, Ă  seule fin de continuer Ă  “dominer les mers” et Ă  faire le commerce des cinq continents, de retarder le jour oĂč cessera cette abominable boucherie humaine.EspĂ©rons, contre les apparences, que les ministres anglais n’ont pas dit leur dernier mot; sinon ils porteront une terrible responsabilitĂ©.Henri BOURASSA.l’allais oublier le passage du discours du chancelier d’Allemagne oĂč il a parlĂ© du Canada.M.de Bethmann-Hollweg s’est contentĂ© de traiter de stupide la supposition que l’Allemagne victorieuse pourrait tenter de conquĂ©rir le Canada ou tout autre pays d’AmĂ©rique.Le secrĂ©taire d’Etat, M.de Jagow, dans une interview subsĂ©quente, a ajoutĂ© l’épithĂšte de “ridicule”.Ce serait, en effet, aussi ridicule que stupide, pour l’Allemagne, que de se mettre une telle besogne sur le dos, quand il lui reste tant Ă  faire en Europe, en Asie et en Afrique.Lord Bobcrt Cecil et M.Asquith n’ont pas relevĂ© cette dĂ©claration des Allemands.C’est mĂȘme la seule parole du chancelier que les ministres anglais n’ont pas contredite Tout intĂ©ressĂ©s qu’ils sont Ă  entretenir la “dĂ©votion impĂ©riale” au Canada, ils ne veulent tout de mĂȘme pas risquer leur rĂ©putation d’hommes d’Etat et passer pour des idiots.Il n’y a que chez nous qu’on peut affirmer, sans que personne ne rie, que le but suprĂȘme de l’Allemagne c’est de s’emparer du Canada!! Qui donc prendra une bonne fois la juste mesure du gogoĂŻsme colonial?H.B.A OTTAWA CHEMINS DE FER Ottawa, 11 avril 1916.H y aurait bien, peu de chose Ă  rapporter ce soir de la scĂšne parle-me.titaire, si une fĂ©e bienfaisante n’avait envoyĂ© dans la salle rĂ©servĂ©e aux journalistes une dĂ©lectable quantitĂ© de “tire” au sirop d'Ă©rable, avçc une carte portant les compliments du ministre des Postes, M.T.C.Casgiain.Inutile de dire l'accueil empressĂ© qu'on a fait Ă  ce colis postal nouveau genre et les commentaires parfois assez empĂątĂ©s qu’il a suggĂšres aux confrĂšres de languie anglaise.L’un d’eux a mĂȘme idĂ©ela-rĂ©, lu bouche pleine, qu’il se sentait irrĂ©sistiblement devenir bilingue, tant il trouvait succulent ce produit de la vieille province quĂ©bĂ©coise.Qui sait si nous ne devrions pas en envoyer quelques "lichettes" Ă  M.Ferguson et au juge Meredith ?II y a eu un moment tic gaietĂ© en Chambre, au commencement de la sĂ©ance, M.Devlin ayant attirĂ© l'attention du gouvernement sur un journal de Londres qui dĂ©signe un soldat canadien sous le titre de “gĂ©nĂ©ral poissonnier”.Il s'agit d’un nommĂ© Green, que le gouvernement canadien aurait chargĂ© de transporter r.lcs quantitĂ©s de poisson congelĂ© a destination des troupes canadiennes.Of, Green s’est appropriĂ© un titre ronflant avec lequel il plastronne, si l’on peut dire, au milieu des populations anglaises.Dans la vignette du journal anglais, il est reprĂ©sentĂ© avec un bocal contenant un poisson.Avec un grand sĂ©rieux, M.Devlin avait affirmĂ© que Green Ă©tait lĂ  reprĂ©sentĂ© en compagnie d'urne personne rĂ©pondant au nom de Maggie.-—Je ne vois pas cette personne, dit M.Kemp lorsque le journal lui parvint.—Voyez-vous le bocal ?demand* M.Devlin.—Oui.—Et.dans ce bocal, un poisson t -(“est vrai, admet encore le mi nistre.—Eh bien ! C'est ce poisson que J’ai nommĂ© Muggie, dit M.Devlin, pour la clartĂ© rdc mon rĂ©cit.Ge n'est pas de la quintessence de bel esprit, mais il n’en faut pas plus pour amuser une centaine d’hom mes qui n'ont rien Ă  faire et qui s’ennuient.Et le rire, collectif a grondĂ© dans l’hĂšmicyclc.*‱ » Suit un essai infructueux de M.J.A.C.Ethier, des Deux-Montagnes, qui veut prendre la dĂ©fense des messagers des divers ministĂšres, dont la rĂ©munĂ©ration n’est pas suffisante, de l’aveu gĂ©nĂ©ral.Seulement, M.Ethier a mat choisi son moment, et les regies parlementaires ne permettent pas l’étude de cette question au moment des prĂ©liminaires de la sĂ©ance.M.SĂ©vigny est donc intervenu avec fermetĂ©, et "les Deux-Montagnes en travail”, comme eĂ»t dit le fabuliste, durent remettre Ă  P jus tard leurs charitables revendications.M.Ethier s'en est consciencieusement acquittĂ©, Ă  la reprise de huit heures, apprenant aux nom-initiĂ©s que les messagers, dont la plupart sont chefs de famille, ne gagnent que $500 la premiĂšre annĂ©e.et un maximum de $700 aprĂšs quelques annĂ©es de service.Comment vivre avec si maigre pitance ?Le ministre des Douanes, M.Reid, qui dirigeait le cĂŽtĂ© ministĂ©riel, a admis le bien-fondĂ© de ces plaintes, mais exprimĂ© le regret de ne pouvoir modifier Ă  l’époque actuelle la loi du Service civil qui rĂ©git les cas de ce genre.La discussion principale de la journĂ©e s’est faite autour d’une question de gare et de chemin de fer local dans le comtĂ© de Guysboro, les deux partis se renvoyant mutuellement le reproche de n’avoir paru se rendre aux demandes de la population de cette rĂ©gion qu’à chaque fois qu’on Ă©tait sur le point d’avoir une Ă©lection.Comme on voit, il n’y a pas lĂ  de quoi intĂ©resser beaucoup le grand public.Une affaire incidente a provoquĂ© d’assez longues explications de part et d’autre.M.Lemieux avait attirĂ© l’attention du ministre-supplĂ©ant des Chemins de fer sur le cas de M.T.Paradis, ancien industriel de LĂ©vis, dont la scierie et la cour Ă  bois auraient Ă©tĂ© incendiĂ©es par une locomotive de '’Intercolonial.Devant les tribunaux, M.Paradis n’aurait pas eu gain de cause, mais il a portĂ© sa cause personnellement devant les ministres, et convaincu M.Cochrane de la lĂ©gitimitĂ© de sa rĂ©clamation, il exisle toutefois une diffĂ©rence considĂ©rable dans l’évaluation des pertes, M.Paradis prĂ©tendant avoir perdu plus de 50 mille dollars, tandis que M.Cochrane ne lui offrait d'abord que dix mille, chiffre que M.Reid, ministre supplĂ©ant, a portĂ© Ă  quinze mille.M.Reid, en rĂ©ponse Ă  M.Lemieux, a fait un Ă©loge de M.Paradis, dont II reconnaĂźt la parfaite honorabilitĂ©, et il se dĂ©clare prĂȘt Ă  lui faire verser par le gouvernement les quinze mille dollars, si M.Paradis consent Ă  les accepter comme solde de sa crĂ©ance.M.Lemieux a promis de faire part Ă  son protĂ©gĂ© des bonnes internions du ministre.M.TurgeoĂŻi et le docteur Paquet ont appuyĂ© la rĂ©clamation de M.Paradis, telle que prĂ©sentĂ©e par M.Lemieux.Plus tard, le dĂ©putĂ© de l'Islet a soulevĂ© de nouveau la question de la reprĂ©sentation des Canadiens-français dans les services de ITntercolonial et repris quelques-uns des arguments de M.Boulay.M.Paquet s’est dĂ©fendu d'avoir voulu Ă©trangler l’autre jour la motion Boulay.en proposant l'ajournement du dĂ©bat et en se trouvant absent le jour oĂč l’on devait le continuer.Il reproche aux dĂ©putĂ©s libĂ©raux de langue française de n’avoir pas protestĂ©, s’ils ont cru alors qu’il avait tort d’ajourner le dĂ©bat.M.Paquet s’est çtĂ©rlarĂ© favorable Ă  l’acquisition du chemin de fer du QuĂ©-bec-Sagucnay, dont la mise en activitĂ© aiderait, dit-il, au dĂ©veloppement de toule la rĂ©gion de QuĂ©bec.Diverses questions locales de chemins de fer ont occupĂ© le reste de la sĂ©ance, qui s’est prolongĂ©e jusqu’à minuit et demi.Ernest BILODEAU.* * * Au SĂ©nat Le sĂ©nateur Cloran donne avis d’une rĂ©solution demandant au Parlement ImpĂ©rial la permission d’’amender l’Acte de l’AmĂ©rique Britannique du Nord, de maniĂšre Ă  pourvoir Ă  ce que lorsque le sĂ©nat rejette Ă  deux sessions consĂ©cutives du Parlement un projet de loi venant de la Chambre des Communes, la Chambre des Communes Ă  la session suivante ait le pouvoir d’adopter ou passer cette mesure sans la soumettre de nouveau au SĂ©nat.La rĂ©solution du sĂ©nateur Cloran est reçue avec des applaudisspinenls.La mesure du gouvernement affectant ‱ $50,000,000 Ă  l’usage immĂ©dial pour la poursuite de la guerre subit sa seconde lecture sans discussion.CE SOIR CONFERENCE DE M.L’ABBE GBOULX.C’est ce soir, dans la grande salle de l’UniversitĂ© Lava), que M.l'abbĂ© Groulx donnera sa derniĂšre confĂ©rence sur Nos luttes constitutionnelles.Le distinguĂ© professeur traitera, cette fois, dos llroils du français, sujet auquel les circonstances donnent une actualitĂ© sur laquelle il est inutile d'insister.Le thĂšme choisi amĂšnera forcĂ©ment le confĂ©rencier Ă  discuter la situation du français aux diffĂ©rentes phases de notre histoire sous le rĂ©gime britannique, avant la Constitution de 1791, dans l'AssemblĂ©e lĂ©gislative d'alors, sous l’Union, etc.Ce sera assurĂ©ment l’une dos plus intĂ©ressantes leçons de la sĂ©rie.POUR LE DÉSAVEU M.Landry transmet au gouvernement une requĂȘte de S.E.le Cardinal BĂ©gin et de plusieurs autres prĂ©lats.Ottawa, 12.— (Service particulier).— M.le sĂ©nateur Landry, prĂ©sident de l’Association d’Eduea-tion de l’Ontario, a transmis hier au SecrĂ©taire d’Etat, M.BloncĂŒn, la requĂȘte suivante, signĂ©e de S.E.!e Cardinal BĂ©gin, de NN.SS.LĂ©gal, archevĂȘque d’Edmonton, Mathieu, archevĂȘque de Regina, P.-E.Roy, archevĂȘque de SĂšleueie, Latulippe, Ă©vĂȘque de HaileĂżbury, Charlebois, Ă©vĂȘque de BĂ©rĂ©nice, Dugas, administrateur de Saint-iHoniiface, l'ascal, Ă©vĂȘque de Prince-Albert, LaRocque, Ă©vĂȘque de Sherbrooke, Chalifour, Ă©vĂȘque d’AurĂ©opolm, Labrecque, Ă©vĂȘque de_ Chicoutimi, Cloutier, Ă©vĂȘque des Trois-RiviĂšres, Brunauit, Ă©vĂȘque de Nicolet, Forbes, Ă©vĂȘque de Joliette, Leblanc, Ă©vĂȘque de Sainl-Jean.Les requĂȘtes de Mgr Blais, Ă©vĂȘque de Rimouski, et de Mgr Bernard, Ă©vĂȘque de Saint-Hyacinthe, avaient Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment transmises.On dit ici que plusieurs autres Ă©vĂȘques se sont adressĂ©s directement au gouverneur-gĂ©nĂ©ral.Voici le texte de la requĂȘte transmise par M.Landry: A Son Altesse Royale, le Gouverneur GĂ©nĂ©ral du Canada en Conseil.La requĂȘte du soussignĂ© expose humblement ce qui suit: 1.—Les RĂ©solution de QuĂ©bec, qui furent la base de l’Acte de l’AmĂ©rique Britannique du Nord, ont Ă©tĂ© acceptĂ©es comme un pacte d’honneur, liant toutes les provinces entre elles en une ConfĂ©dĂ©ration, devenue un fait accompli depuis 1867; 2.—Le ComitĂ© judiciaire du Conseil privĂ© de Sa MajestĂ© a dĂ©clare que la ConfĂ©dĂ©ration n’était, aprĂšs tout, qu’un pacte parlementaire (Cause Brophy et al.vs Procureur gĂ©nĂ©ral du Manitoba) ; 3.La province de QuĂ©bec a Ă©tte une des parties contractantes et, comme sa population Ă©tait en grande majoritĂ© catholique et française, elle fit inscrire alors une clause qui garantissait Ă  perpĂ©tuitĂ©, aux catholiques français des autres provinces, les droits et privilĂšges que la minoritĂ© de ees provinces pouvait avoir lors de leur entrĂ©e dans la ConfĂ©dĂ©ration; 4.—iEn 1867, les catholiques de l’Ontario avaient le droit, par une loi existante, (a) d’élire leurs propres commissaires d’écoles, et, par ces commissaires, (b) de choisir leurs inspecteurs, (c) d’engager leurs instituteurs, (d) de dĂ©terminer' l’espĂšce (the kind) d’école qudls voulaient avoir, (c), de recevoir leur part proportionnelle des octrois publics; Š >.— Bien que ces droits spĂ©cifiques soient dĂ©clarĂ©s intangibles par le paragraphe 1 de la clause 93 de l’Acte de l’AmĂ©rique Brilannique du Nord, la lĂ©gislature de ta province d’Ontario a Ă©dictĂ© et fait sanctionner, le 8 avril 1915, une loi qui porte un prĂ©judice considĂ©rable aux droits dĂ©clarĂ©s intangibles par le Parlement impĂ©rial; 6.—Coite violation du pacte de 1867 et des droits qu’il consacre est dĂ©crĂ©tĂ©e par la loi d’Ontario, 5 Georges V, ch.54; 7.—Elle est de nature Ă  briser l’entente qui doit exister entre les diffĂ©rentes parlies contractantes oui nous onl donnĂ© la ConfĂ©dĂ©ration, Ă  soulever une question dangereuse de race et de religion, et Ă  empoisonner par lĂ  mĂȘme la vie publique de tous les habitants de ce pays; 8.—‘Le Parlement ImpĂ©rial, met-l'anl entre les mains du Gouverneur GĂ©nĂ©ral en Conseil, le pouvoir de dĂ©savouer tout Acte d’une legislature provinciale, le soussignĂ© demande que, dans l’intĂ©rĂȘt public le mi eu xcompris, on ait immĂ©diatement recours Ă  l'exercice de ce pouvoir et qu’on dĂ©crĂšte le dĂ©saveu de cette loi.BILLET DTJ SOW.VIEILLESSE Sur une petite chaise de paille, au dossier rigide, assis au coin du feu nĂ©cessaire Ă  ses membres frileux, tout l'hiver, j’ai vu l’aĂŻeul aux cheveux de neige.Attentif plutĂŽt i des pensĂ©es intĂ©rieures, il parlait peu.Le silence recueilli de son Ăąge ne voulait qu’un agrĂ©ment: une chĂšre vieille pipe qui exhalait des spirales bleuĂątres dans lesquelles flottaient peut-ĂȘtre encore des rĂȘves jeunes.Il trahissait une profonde horreur pour la dissipation de la vie et de l’argent.Avec un tremblement plus accentuĂ© de la tetç et des mains, il disait queh/aefois: "Il faut suivre le cours rĂ©gulier des jours, ne pas gaspiller sa virilitĂ© et sa jeunesse et savoir manger des croĂ»tes, alors que l’on a encore des dents.” Son corps (/ni fut vaillant et ferme, n’a pins l'orgueil de la force.Comme un arbre caduc dont les racines son! impuissantes Ă  faire manier la sĂšve sous l'Ă©corce, il agonise de ses quatre-vingts ans.Demain il ne sera plus, lui .ValĂ»t res, par son frĂšre, le li.P.VailiĂšres, par ses beaux-frĂšres.M.le juge L.P.Brodeur, M.Joseph Boutin, pharmacien.M.J.A.Jarry, avocat, M.I.A.VailiĂšres, son oncle, MM.T.A.VailiĂšres, Emile et Ernest VailiĂšres, ses cousins, el de nombreux autres p a rents.Le PĂšre Letcllier, supĂ©rieur des PĂšres du Saint -Sacrement, fit la levĂ©e du corps, et le service fut chantĂ© par le frĂšre de la dĂ©funte, le H P.VailiĂšres.assistĂ© de l’abbĂ© Jasmin et du PĂšre Vincemt, comme diacre et sous-diacre.Au choeur on remarquait le H.P.' P.Roy, le R.P.Hila-Vaillnneourl, le RĂ©v.FrĂšre GĂȘnais, directeur du collĂšge, ci plusieurs autres religieux.L’inhumation a eu lieu au cimetiĂšre de la Utile des Neiges.Dans une cause de Daine Joseph Ainsiie contre l’Union Saint-Pierre, le juge- Codehre a rendu un jugement dĂ©clarant qu'une sociĂ©tĂ© de bienfaisance qui, par scs rĂšglements, exclut tic ses rangs les milita: res, est, justifiable en loi de refuser de nouvelles contributions d’un membres qui s’est enrĂŽlĂ© pour le service actif.Par son enrĂŽlement ce membre se dĂ©qualifie lui-mĂšme, M.Joseph Aiirslie avait Ă©tĂ© admis dans rUnion Saint-Pierre le 22 novembre 1910.Il paya ses contributions mensueiies ($1.46 par mois) jusqu’au 28 jni lot dernier, alors qu’ l partit avec un rĂ©giment d’ou-tre-mer.Comme c’était le premier cas de ce genre qui se prĂ©sentait dams leur sociĂ©tĂ©, les directeurs discutĂšrent Ă  une assemblĂ©e spĂ©ciale de l'opportun,itĂ© de susnendre les rĂšglements jusqu'Ă  la fin de la guerre.Finalement ils dĂ©cidĂšrent de maintenir intĂ©gralement tous les rĂšglements, et Mme Ainsiie fut avertie que ses contributions ne seraient plus acceptĂ©es.Mme Ainsiie prĂ©senta alors au tribunal une requĂȘte demandant l’émission si'un mandamus pour forcer l'Union Ă  recevoir les contributions de son mari.L’Union rĂ©pondit que son refus lui Ă©fail imposĂ© par ses propres rĂšglements, reconnus et acceptĂ©s par tous les membres.t.e mari de la demanderesse, lors de son admission en 1910, s’était engagĂ© Ă  suivre tous tes rĂšglements de (’association et il n’avait pas Ă  se plaindre de son exclusion en vertu des mĂȘmes rĂšglements.La clause No 8 des rĂšglements dĂ©clare qu’aucun militaire ne peut ĂȘtre membre de l'Union S.-Pierre, et la clause 9 ajoute que les membres qui deviendront militaires cesseront par le fait mĂȘme d’etre membres de TÜ-mion Saint-Pierre.En prononçant son jugement, le juge Coderre a dĂ©clarĂ© que, vu le texte si explicite des rĂšglements, ii ne pouvait dĂ©cider autrement qu’en donnant gain de cause Ă  l’Union Saint Pierre.Le bref de mandamus est rejetĂ© avec frais contre ta demanderesse.BATONNIER DE LA PROVINCE M.A.W.Atwater, bĂątonnier du Barreau de MontrĂ©al, a Ă©tĂ© Ă©lu bĂątonnier gĂ©nĂ©ral de la province Ă  une assemblĂ©e spĂ©ciale de l'Association , du barreau de la province, tenue unc ., , hier au palais de justice.M.Atwa- j )?_C0P.sA**aU?n ter est Ă©lu pour le reste de l'animĂ©e .courante en remplacement de M.J A.DĂ©xy, nommĂ© juge de la Cour supĂ©rieure.A la mĂȘme assemblĂ©e on a dĂ©cidĂ© de suivre l’cx-emule de l’Association de MontrĂ©al et de remettre les contributions a,n nuol'ies des membres qui se sont enrĂŽlĂ©s pour le service actif.Sir Lniner Gouin assistait Ă  celle assemblĂ©e comme procureur-gĂ©nĂ©ral de la province.LA POLICE DE MAISONNEUVE ELLE EST ACTUELLEMENT L’OÜ-JÊT D’UNE ENQUETE OUVERTE, HIER.PAR LE CONSEIL MUNICIPAL.Doublez voire revenu Vou» dĂ©tirtz Baroir romment ?F«i-t«n alor* Tenir tout de euite un exem-plnire de notre nouvelle brochure r “Comment obtenir ‱ p.c.a 8 p.c.net Šur voe Ă©pargne*”, et prorurrr-voua nuaai le fcroa numĂ©ro de printempa de "Thrift”, gratuit.Faltei cela immĂ©diatement.MARCH TRUST COMPANY 180 6.-JACQUKM 82a anhĂ©e.Actif» plus de 14,000,000 L’HOTEL DE VILLE DE FRASERVILLE Frnserville, 11.— Le conseil municipal siĂ©geant hier soir a dĂ©cidĂ© de reconstruire i’hĂŽtĂšl de ville, incendiĂ© il y a quelques annĂ©es.La nouvelle construction sera en brique et reposera sur les anciennes fondations qui n'ont pas Ă©tĂ© endommagĂ©es.Les salles du Conseil el des fonctionnaires occuperont le rez-de-chaussĂ©e; tout l'Ă©tage supĂ©rieur servira de salle de concerts et dĂ© rĂ©unions.L'entreprise coĂ»tera environ vingt-cinq mil/e piastres,_______ , Le conseil municipal de Maisonneuve siĂ©geant en comitĂ©, a ouvert, hier soir, une enquĂȘte sur le dĂ©partement de la police.Cette enquĂȘte vient Ă  la suite de la destitution de vingt-cinq hommes.Aucune accusation directe n'a Ă©tĂ© portĂ©e, inuis des accusations plus ou moins vagues ont circulĂ© et sont venues jusqu’aux oreilles les membres du onseil.Le chef Marehcs-saull, directement intĂ©ressĂ©, a comparu, hier, devant le conseil,, pour donner les explications nĂ©cessaires.Agents de police et pompiers, qui sont encore au service de la ville ou qui ont Ă©tĂ© Š emercios, des citoyens, .plusieurs fonctionnaires de 11 Cour du recorder ont aussi comparu pour rĂ©pondre aux questions du Conseil.Le comitĂ©, aprĂšs avoir rĂ©uni une preuve considĂ©rable, envoie la question nu Conseil en assemblĂ©e rĂ©guliĂšre.Celui-ci se rĂ©unira probablement cet aprĂšs-midi.Il scnible fertain que la majoritĂ© du conseil sera en faveur du “stntu quo”, r'exl-Ă»-dire du maintien du chef Ma relie s s au U dims scs fonctions.La fĂȘte annuelle donnĂ©e au profit de la CrĂšche de la MisĂ©ricorde a eu lieu hier soir Ă  l’UniversitĂ© Laval, dans la salle des Promotions.La parole du confĂ©rencier d’abord, Mgr Lenfant, puis la prĂ©sence de trois autres Ă©vĂȘques, Mgr BruchĂ©si, qui prĂ©sidait cette soirĂ©e, Mgr Forbes, Ă©vĂȘque de Jol'iette, Mgr Brunet, Ă©vĂȘque de Mont-Laurier, et d'un clergĂ© et d’un auditoire nombreux ont marquĂ© cette fĂȘte d’un vif Ă©clat.II ne faut pas oublier un joli programme musical.PrĂ©sentĂ© par M.l’atofc Dupuis, aumĂŽnier de la MisĂ©ricorde, Mgr lam-fant monte sur l’estrade au milieu des applaudissements et commence sa causerie.“Visions de guerre et nos raisons d’espĂ©rer.’’ Ces visions de guerre ne sont pas des descriptions de champs de bataille.Ce sont des choses vues par le confĂ©rencier pendant la guerre: le dĂ©part des pioupious, les Ă©glises remplies de fidĂšles pendant des jours et des mois, certains temples combles lous les jours, des prĂȘtres prĂȘchait» chaque jour sans se lasser, les ou-vroirs, les soldats Ă©puisĂ©s mais au moral excellent qui ont traversĂ© Paris en revenant d’Alsace et de Charte-roi, les ambulances, les hĂŽpitaux devenus bientĂŽt insuffisants, hĂ©las.Quel spectacle offrent ces blesses.La plupart sont dĂ©cidĂ©s et mĂȘme enthousiastes.Les troupiers aveuglĂ©s par la poudre ou les gaz suffocants sont admirables par leur gaĂźtĂ©, et rien n’est touchant comme ie contraste de ces yeux privĂ©s de la lumiĂšre du regard et de ces lĂšvres gardant la lumiĂšre du sourire.Si l'on traverse la France, on distingue un pays qui vit seulement pour la guerre.Dans toutes les rues, on «perçoit des uniformes.Cette vue donne la rĂ©confortante impression qu’un grand nombre de soldats attendent l'ennemi, et dissipe les craintes de quelques-uns sur l’insuffisance des hommes.On rencontre aussi les prisonniers allemands occupĂ©s 5 divers travaux.Le passant est convenable, mais il est froid, il se tient Šà distance d’eux.Les religieuses prodiguent aux ennemis blessĂ©s les mĂȘ- j mes soins qu’aux autres, pas avec le mĂȘme coeur.1 Puis dans un beau tableau, l’orateur brosse le portrait des admirables Ă©vĂȘques de France : l’archevĂȘque de Paris haranguant en face de sa cathĂ©drale sur une chaire de fortune, la foule qui s'est relevĂ©e avec confiance parce qu’elle avait priĂ© la Vierge, l’évĂȘque de Meaux, organisant, malgrĂ© ses 50 ans, le service municipal dans sa ville envahie, les ambulances, l'Ă©vĂȘque d’Arras restant des mois et des mois dans cette ville terriblement bombardĂ©e, Mgr Chamoz, Ă©vĂȘque de Lille, qui a fait tant de bien que le chef des socialistes a promis de s’agenouiller devant lui aprĂšs la guerre pour le remercier de ses bienfaits.Puis il salue avec Ă©motion les vaillants Ă©vĂȘques belges qui 1 ont sĂ» relever les calomnies lan-[ cĂ©es contre leurs ouailles, et surtout la grande figure du cardinal I Mercier.“Honneur au cardinal Mercier, J dit l’orateur, honneur Ă  l’épiscopat belge, honneur aussi aux Ă©vĂȘques français, honneur Ă  Mgr BnudrĂŒlart qui a fait une si belle campagne j par son livre sur “les Allemands et le catholicisme”! “Honneur aussi, Ă  vos admirables Ă©vĂȘques du Canada-français, qui montrent ici la mĂȘme Ă©nergie quand il s'agit de dĂ©fendre notre belle langue française!" Dans la seconde partie de sa causerie.le confĂ©rencier dit ses raisons Ă  lui d’espĂ©rer dans la victoire finale des AlliĂ©s.Ce sont des impressions personnelles ou mĂȘme vĂ©ritable conviction inspirĂ©es et l’étude de certains faits.En premier lieu, la prĂ©sence des soldats est un rĂ©confort.Us remontent les civils.Eux qui ont vu l’ennemi de prĂšs dĂ©clarent: “Nous les aurons”.En deuxiĂšme lieu, les officiers sont encore plus catĂ©goriques.Us prouvent mathĂ©matiquement que les AlliĂ©s vaincront.En troisiĂšme lieu, c’est un rĂ©confort de causer avec les rĂ©fugiĂ©s venus d’Allemagne ou avec les neutres renvoyĂ©s dans leur pays.Ils proclament que les soldats sont rationnĂ©s, par consĂ©quent les civils le sont davantage.On souffre au point de vue de la nourriture dans les villages et dans plusieurs provinces (l’Allemagne.DerniĂšrement, le chancelier teuton dĂ©nonçait l'Angleterre qui fait souffrir 'es femmes et les enfants.La situation n’est donc pas aussi brillante que les ennemis le rĂ©pĂštent.Enfin, en quatriĂšme lieu, malgrĂ© la perfection de leur machine de guerre, les Allemands n'ont remportĂ© nulle pari de succĂšs dĂ©cisifs : eur ruĂ©e sur Paris a Ă©chouĂ©, ils ont pensĂ© trop tard Ă  marcher sur Calais, leur ruĂ©e sur Riga a avortĂ©, ils ont prĂ©fĂ©rĂ© des menaces impuissantes au sujet de Salonique.Quand bien mĂȘme ils prendraient Verdun, il y aura toujours quelque chose pour arrĂȘter les baibares.Sans doule on invoquera leurs conquĂȘtes, mais il finit tenir compte de l'avance de 50 ans qu'ils avaient sur la coalition de l'Entente.11 faut patienter devant la victoire pii se fait attendre en songeant aux forces qu’il faut vaincre pour Ă©craser le militarisme allemand.Les AlliĂ©s sont forts.Joffre attend son heure et il n'a lias tort.Enfin si l’on songe que l’Allemagne a voulu ht guerre, si l'on se remet en ; mĂ©moire ses atrocitĂ©s et celles (le ses alliĂ©es, on se dit que Dieu ne peut bĂ©nir ces gens-la.Et Dieu Ă©tant avec les AlliĂ©s, ils triompheront.Sa Grandeur Mgr l’archevĂȘque do MontrĂ©al remercie ensuite Mgr LĂ©on-Adolphe Lenfant et lui offre scs fĂ©licitations et celles de toute l’assistance Ă  l’occasion de sa fĂȘle, la Saint-LĂ©on.“L'Ă©vĂȘque de Digne a parlĂ© de la C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacqujpa LAMOTHE.GADBOIS et NANTEL, avocats, Ă©difice Banque de QuĂ©bec, 11 place d’Armes, MontrĂ©al.TĂ©lĂ©phone Main 3215.J.C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.MarĂ©chal Nantel.B.C.L._______ MORGAN et LAVERY AVOCATS — PROCUREURS Suite «20.Edifice Transportation, 120 S.-Jacques.TĂ©l.Rell Main 2670.CĂąble.Eadmor.E.A.D.Morgan.Salusto Lavery, B.C.L.M.Ijivery n son bureau du soir : 1 St- Thomas.Longueuil.ROMUALD ROY 83, Craig Ouest.Tel.Main 966.TĂ©l.Main 3264.Chambre 525 MONTREAL.S.-LouU.4207.HERVE ROCH, B.A., LL.L SociĂ©tĂ© lĂ©gale.Baril et Roch.AVOCAT 61.rue S.-Gabriel, MontrĂ©al.Domicile : Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.— Bureau 53, _____ _______________97 ru e ^ S.-Jacqucs.RĂ©sidence : 180 Jeanne-Mance.TĂ©l.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT #7, rue S.-Jacques.— Bureau 76.TĂ©l.Main 2632.guerre d’Europe”, dit-il, “mais nous aussi nous avons la guerre dans notre beau pays.On veut nous enlever le droit d’apprendre et de parler notre belle langue française, par des lois odieuses comme le rĂšglement XVII imposĂ© par le gouvernement d’Ontario.Nous aussi, nous montrerons l'Ă©nergie et la vaillance des Ă©vĂȘques et des soldats de France, et nous aussi, nous aurons la victoire complĂšte et Ă©clatante.” FAITS-MONTREA L EN POSSESSION D’UN ALAMBIC ON ARRETE UN INDIVIDU QUI VOULAIT VENDRE UN ALAMBIC A DEUX AGENTS SECRETS.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, MontrĂ©al RESIDENCE, MONTREAL-EST.TĂ©l.Pointe-aux-Trembles 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.TĂ©l.Main 1323.A.D.JOBIN NOTAIRE ET COMMISSAIRE 103 RUE S.-FSANCOIS - XAVIER MONTREAL Frets sur hypothĂšques.ELZEAR ROY NOTAIRE PrĂȘta aur hypothĂšques.Achats de crĂ©ances et nutres.DĂ©partement spĂ©cial pour : Administration de Successions et de propriĂ©tĂ©s ; 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OREILLES, du NEZ et de la! GORGE, 523, Saint-Denis, (En face| du carrĂ© Saint-Louis.DENTISTES Dr NÀL DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de S.-Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS PrĂša Marie-Anno.TĂ©l.S.-Louis 3943.Deux agents de la police secrĂšte ont arrĂȘtĂ© hier soir un nornmĂ© Alexandre Boissonneault, domiciliĂ© | au No 76 rue S.-Germain, au moment oĂč il s’apprĂȘtait Ă  leur vendre «n alambic pour la fabrication de liqueurs enivrantes.Le prix du marchĂ© fut fixĂ© Ă  $75 ; quelques instants plus tard, les agents au lieu de remettre Ă  Boissonneault un chĂšque, lui montrĂšrent un mandat d’arrestation et l’amenĂšrent au poste.Le prĂ©venu a rĂ©pondu ce matin en Cour de police Ă  la_ double accusation de possĂ©der illĂ©galement un alambic et de l’offrir en vente.Tl a prĂ©tendu qu'il ne s’était jamais servi de l’appareil qui lui aurait Ă©tĂ© remis par un inconnu, il y a plusieurs annĂ©es.PRIS ENTRE DEUX TRAMWAYS.Pris entre deux tramways venant en sens inverse Ă  l’angle du boule-, varri E.-Laurent et de la rue S.-Ca- ! HURTUIISE et HURTUBISE thenne, hier aprĂšs-midi, un Russe, George Wandroff, ĂągĂ© de 48 ans, „____ Bosch.____ ‘ira trĂšs bon marchĂ©.En parfait ordre ; aucune offre raisonnable refusĂ©e.S'adresser Ă  Raoul Vachon, 273, Amherst.A VENDRE.—Rue Esplanade, coin idĂ©al, 4,000 pieds ; magasin et logement neufs, modernes.$3,200 seulement ; nullement hypothĂ©quĂ©.159, Baby.Uptown, 4856.BELLE FERME Ă  vendre, Ă  Sainte-Anne de Sorel, bien bĂątie, terre franche, verger, roulant animaux, semence, compris.S’adresser Ă  Pierre Millette, sec.-trĂ©s., Sorel.GlaciĂšres pour bouchers, Ă©piciers, communautĂ©s, restaurants, etc.Garanties le plus grand degrĂ© de froid, mĂȘme au point de congĂ©lation, avec une moindre quantitĂ© de glace que tcutc autre glaciĂšre sur le marchĂ©.Caron & Surprenant, 464, La Salle TĂ©lĂ©phone La Salle 368.MAISON A VENDRE.— Grandeur 32 x 40 pieds, terrain 37VĂš x 75; prix et conditions, s’adresser, 2328 Bordeaux.Oeufs de races tion.Plymouth Rocks "blanches et barrĂ©es, Orpingtons jaunes, Wyan-dattes blanches, Rhode Island rouges, LeghorjV' blanches.Inspection sollicitĂ©e.Ferme Avicole, S-JĂ©rĂŽme.P.Q.Arthur Deirortie.gĂ©rant.OEUFS POUR INCUBATION Voici le temps arrivĂ©.Nous tenons Ă  vous avertir que nous avons constamment en mains toutes les { races pures de volailles-poules, ca-! nards, oies, dindes, pintades, tourterelles, lapins, etc.Aussi quanti lĂ© de reproducteurs Ă  des prix modĂ©rĂ©s.Demandez notre catalogue illustrĂ© de 15 gravures des races les plus avantageusement connues au pays.15 sous ‱‱r.r malle.SpĂ©cialitĂ© : Oies et canards sauvages domestiquĂ©s.Ecrivez vos besoins.La Ferme Avicole Ynmaska, SĂąint-Hvacinthe, OuĂš.pures pour incuba-R( Dr HONORE THIBAULT L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE 321a RUE RACHEL (PrĂšs Saint-Denis) TEL.S.-LOUIS.6098 SERRURIER DĂ©coupage de clefs Yales Corbin, clefs ordinaires, rĂ©parations d'armes Ă  feu, parapluies, limage, aiguisage, 283 Dorchester, angle S.-Denis.Travail garanti.HOTEL INGENIEURS CIVILS VICTORIA HOTEL QuĂ©bec H.Fontaine.Prop.Plan amĂ©ricain.Prix: $2.50 Ă  $3.50.Prix spĂ©cial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.domiciliĂ© au No 283 rue S.-Dominique, a reçu plusieurs blessures qui causeront peut-ĂȘtre sa mort.A t’hĂŽpĂŒal GĂ©nĂ©ral les mĂ©decins ont constatĂ© que le patient avait plusieurs cĂŽtes (ie brisĂ©es et qu’il souffrait de lĂ©sions internes.FRAPPEE PAR UNE AUTO.FrappĂ©e par une automobile appartenant au dĂ©partement de la police, mue fillette de 4 ans, Annette Lacombe, dont les parents demeurent au No 1065 rue Ontario Est, a Ă©tĂ© blessĂ©e Ă  la tĂšte et au genou gauche.it l’hĂŽpital Notre-Dame on ne considĂ©ra pas le cas de la petite Lacombe comme dangereux, L’acci-deut se produisit Ă  l’angle des rues Ontario et Delcrimier.ACCIDENT AUX CARRIERES.EcrasĂ© sous le poids d’une forĂȘt Ă  air comprimĂ© aux carriĂšres municipales, au nord de la ville, hier matin, Henri Ouellette, 24 ans.demeurant au No 799 rue de LĂ©vis s’est fracturĂ© la hanche droite.Il a Ă©tĂ© transportĂ© Ă  l’hĂŽpital Victoria.A BAS D’UN ESCALIER.Un employĂ© du Rilz-Carlton, William Newman, 45 ans, domiciliĂ© au No 939 rue S.-Antoine, a reçu plusieurs blessures douloureuses en tombant dans un escalier de 1 hĂŽtel hier soir.Il est maintenant Ă  l'hĂŽpital Victoria.INGENIEIIBS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue SainV.Tacqusa.TELEPHONES : Bureau: Main 7618.JRĂ©sidence: S.*Louis^2148 ! 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VOL.Vil.— fSo J»b LL i/LtĂŒiiv, ÜiLAL, ^ILHCKLOl 12 A \ UiL lĂŒlb a FRANCE L’AVANTAGE * EST DOUTEUX LA LUTTE SE POURSUIT AUTOUR DE SAINT-ELOI, OU LES ANGLAIS OCCUPENT TROIS CRATERES, ET LES ALLEMANDS DEUX.— HUIT ENGAGEMENTS AERIENS.Londres, 12.— Le “War Office” "annonce que la lutte Ă  la grenade ^ s’est continuĂ©e Ă  S.-Eloi.L’avan-“tage oscille apparemment Ăźle cĂŽte et d’autre.Aux derniĂšres nouvelles reçues Ă  Londres, les Anglais occupaient 3 cratĂšres de mines et Ks Allemands deux.En sus de quelques combats d’artilllerie, il y a eu huit engagements aĂ©riens sur 'e front anglais, une machine ennemie et une machine anglaise Ă©tant abattues.Dans la rĂ©gion de Verdun, les armĂ©es du kronprinz prennent toujours l'offensive avec vigueur.AprĂšs avoir dirigĂ© une attaque du Mort-Homme Ă  CumiĂšres, nettoyant de pelites sections de tranchĂ©es françaises Ă  l’est du Mort-Homme, les Teutons ont fait halte dans ce .secteur pour se lancer en grand nombre Ă  l’assaut dis tranchĂ©es françaises, dans la rĂ©gion de Dou-aumont, au nord-est de Verdun.Ils ont remportĂ© du succĂšs, mais il a Ă©tĂ© Ă©phĂ©mĂšre.Les Français, dans le cours d’une contre-attaque, went expulsĂ© le.s Allemands des see- NOS SOLDATS ILS GARDENT LEURJTRRAIN LES TROUPES CANADIENNES, MALGRE UNE VIOLENTE ATTAQUE DES ALLEMANDS.CONSERVENT LE TERRAIN QU’ELLES AVAIENT ENLEVE A L’ENNEMI, A SAINT-ELOI.lions de tranchĂ©es avancĂ©es qu’ils j i, .7 nvnĂźrnt cnnlnrcAç ru nnt fait nnpl- *eJnent SS Toronto, Ont., 12.— Le “Toronto Evening Telegram” a reçu le rapport suivant de son correspondant de Londres, M.Douglas S.Robertson : Plusieurs soldats blessĂ©s viennent d’arriver en Angleterre, venant du front canadien oĂč, Ă  S.-Eloi, il y a eu de violents combats.AprĂšs un bombardement intensif, l’ennemi attaqua et manoeuvra pour dĂ©loger les troupes de quatre baladions canadiens qui tenaient les cratĂšres de mines qui avaient explosiĂ©, 2 semaines avant, quand celte position allemande fut prise par les troupes anglaises.La position Ă©tait une des plus difficiles Ă  conserver et n’avait aucune importance essentielle.AprĂšs avoir essuyĂ© le feu pendant quelque temp*, les Canadiens reçurent l’ordre de sc replier Ă  une courte distance.Bien que l’attaque ennemie fĂ»t la plus furieuse qu’ils eussent eu Ă  supporter depuis quelques mois, les Ca-nadiens gardĂšrent leur terrain et bientĂŽt Ă©taient retranchĂ©s tout prĂšs de lĂ .Notre artillerie soutint merveilleu- ivaient capturĂ©es et ont fait quel-:s.a1,I!^Çuta.t'0.n :1Ppuya effi que cent prisonniers.cacement I infanterie.Les, Allemands Tout en s’avançant entre Vaux “t i f’ur
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