Le devoir, 15 novembre 1934, jeudi 15 novembre 1934
Montréal, jeudi 15 novembre 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 263 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Sir Maurice voyage-t-il pour sa santé?Que cherche à travers les Dominions le secrétaire du Comité impérial de défense?— Une question que nous ne pourrons écarter et qui pourrait ouvrir de singuliers horizons Sir Maurice Hankey se promène-t-il pour le simple plaisir de voir du pays?S’impase-t-il.à son âge, cette tournée mondiale qui doit le conduire à travers tous les pays du Commonwealth pour reposer ses yeux, sans plus, des spectacles britanniques ou européens?Ne cherche-t-il à travers le vaste univers, en Afrique-Sud et en Australasie comme chez nous, que des horizons nouveaux et d’inédites visions?Ne poursuit-il, à travers les mers et les continents, que des desseins d’ordre strictement personnel?M.Ramsay MacDonald paraît croire qu’il en est à peu prés ainsi.Il a même dit quelque chose de ce genre aux Communes anglaises.Avec des égards dans la forme, des journaux de teintes fort différentes viennent de l'avertir qu’ils n’en croient rien et que, pour avoir parlé de la sorte, le chef du ministère national ne doit pas être très au courant de ce qui s'est passé en Angleterre pendant sa longue absence.-— Mais qui donc, se demanderont peut-être certains, est sir Maurice Hankey?—- L’un des hommes les plus considérables de l'Angleterre et de l’Europe même, encore que l’on n’en parle que très rarement dans les journaux, l’un de ces hauts fonctionnaires qui demeurent quand les, ministres passent et (fui sont la solide armature du pays; l’homme qui connaît probablement plus que qui ce soit les questions de défense impériale, puisque, npus ne savons depuis combien d’années, il est le secrétaire du comité qui, à Londres, s'en occupe.* * * Quand un homme de ce,tte valeur se déplace, quand surtout il entreprend une tournée qui doit le conduire dans tous les pays où peut normalement s’exercer son influence, il est bien difficile de faire croire aux gens, même si c’est vrai, qu il voyage simplement pour son plaisir ou pour sa santé.Aussi bien, le Daily Herald, le principal journal des travaillistes anglais, a-t-il tranquillement répondu au premier ministre (dépêches de la Canadian Press d’hier) : Sir Maurice Hankey a lui-même admis que dans chacun des Dominions il a discuté on discutera les questions de défense.Sa visile en Afrique-Sud a élè suivie de la production d'un msle plan de défense.Sa visite en Nouvelle-Zélande doit être l’occasion d’une co-nfèrence australasienne qui s'occupera de cette question de la défense.En présence de jHireils faits, il n’est pas possible d’accepter la déclaration de M.MacDonald qu'une telle tournée par le secrétaire du Comité de défense impériale na aucun objet politique.Nous ne voudrions pas pour un moment insinuer que le Premier Ministre cherche à tromper la Chambre des Communes.L’explication semble plutôt que ses collègues n’ont pas pris la peine de l’informer de lout ce qui s’est passé en son absence.Ceci, c’est l’opinion d’un adversaire.Le Yorkshire Post, l’une des feuilles les plus amies du gouvernement, écrit plus nettement encore: // semblerait impossible que sir Maurice Hankey puisse visiter les Dominions, l’un après l'autre, sans parler de cette question de défense qui est évidemment l’un des plus vitaux des problèmes communs à l’Empire — (It would seem impossible that Sir Maurice Hankey could visit the Dominions, one after the other, without engaging in talk of defence which is obviously one of the most vital of the common Empire problems).On ne saurait être plus net.* ÿ * Une dépêche spéciale d'Ottawa au Star d’hier après-midi disait: Si sir Maurice Hankey vient au Canada pour discuter la défense impériale, le gouvernement l'ignore.On a déclaré aujourd'hui qu’on n’a reçu aucun avis à cet effet.Ceci veut tout simplement dire qu’on n’a point sous la main un papier officiel bien et dûment paraphé.Ceci n’infirme en rien les textes très clairs du Daily Herald et du Yorkshire Post.Ceci, surtout, ne modifie d’aucune façon les conditions générales que nous rappelions l’autre jour ici même et qui font que, sous une forme ou sous une autre, l’Angleterre tentera de faire accepter par les Dominions de plus lourdes obligations d'ordre militaire ou naval.Plus les instruments de guerre se multiplient et se perfectionnent, plus s’étendent les champs de bataille possibles, qui couvrent maintenant, non plus seulement la terre et les mers comme jadis, mais les abîmes de l’océan et les hauteurs du ciel, plus coûteux se font les préparatifs de guerre et de défense.Cela est vrai pour tous les pays.Dans le cas de l’Angleterre, il faut ajouter que l’étendue de ses possessions porte au maximum les points de friction et de conflit possible; il faut ajouter encore que telle de ses sources de matériel humain — l’Etat libre d'Irlande, pour appeler les choses par leur nom — est désormais tarie et qu’il n’est même pas sûr qu’en cas de guerre l'Angleterre ne se croira pas tenue, pour impressionner M.de Valera et ses amis, de maintenir dans l’Irlande du Nord des effectifs particulièrement imposants.Tout cela fait que l’Angleterre est naturellement inclinée à demander aux Dominions une aide supplémentaire.Elle y est du reste pareillement incitée par de formidables précédents, qui ont paru sanctionner la doctrine de la solidarité militaire de tous les pays britanniques.* * ?Qu’on ne s’imagine point que les difficultés où nous nous débattons ces temps-ci écarteront indéfiniment pour nous l’examen du problème dont sir Maurice Hankey nous apporte, selon toute apparence, quelque projet de solution à la sauce anglaise.Un jour ou l’autre il y faudra faire face, déterminer clairement notre politique et les conséquences que nous en voulons tirer.Cela pourra nous mener très loin, plus loin que ne paraissent l’imaginer beaucoup de gens.Car il faudra savoir à tout le moins, lo -Si notre participation aux futures guerres de l'Angleterre, hautement escomptée déjà par certains Canadiens, sans compter nos amis de l’autre côté, est compatible avec la vie du Canada, si nous pourrions résister à une ou deux autres saignées du type 1914-1D181 et 2o Si la neutralité est, en fait, compatible avec notre asso- L’actualité M.J.-O.Labrecque, philatéliste Propagande Federal Demain, à 3 heures, dans l'une | ^ hü Federal Trade Commisslan des salles du café St-Jacques, angle Etats-Unis vient d assimiler à des rues Sainte-Catherine et Saint- !la propagande de guerre conteuse Denis, s’ouvre la première exposi- et retentissante du gouvernement lion de timbres-poste organisée par américain, de 1917 a 1919, cellt les philatélistes de langue fronçai f,n,i lput »Se demander\ch®z de leurs aînés.Ils demandent que nous, si ça n est pas aux frais du i>ellqUête actuelle soit complète.Personne ne fait d’opposition systématique aux compagnies privées mais celles-ci devraient établir des prix raisonnables pour l’électricité.S’il n’est pas possible d’obtenir des tarifs raisonnables par des compagnies privées à finances saines, que l’Etat organise lui-même la production et la vente de l’énergie électrique.Si le gouvernement était justifiable d’étatiser le commerce des alcools, il le serait bien davantage en étatisant la production et la vente de l’électricité.M.Damien Bouchard reprend ensuite la parole.public que telle compagnie hydroélectrique commença dans la presse quotidienne et hebdomadaire, il y a peu de temps, une campagne de propagande déguisée sous forme d’articles, campagne du reste fort mal dirigée et qui a plutôt indisposé que bien disposé les lecteurs de ces journaux auxquels il reste quelque discernement.Allons-nous.“Allons-nous nous battre pour la barre?-’ demande nettement l’aca-demicien français Louis Bertrand, dans un article à la Presse de Pans (5 novembre 1934).A quoi M.Bertrand répond ainsi: “S’il y a un danger angoissant, à l’heure présenté, c’est celui de la Sarre.En nous obstinant à accumuler les imprudences.nous allons faire de la Sarre un casus belli.C’est croire qu on nous pousse à la guerre, en trompant ou en surexcitant l’opinion, en nous aveuglant sur la catastrophe au-devant de laquelle on nous précipite.” Après avoir noté que le gouvernement français s’est désintéressé de la Sarre” jusqu’en ces derniers temps, et que l’on a envisagé pendant longtemps “avec sérénité le retour de ce pays à l'Allemagne”, que les gouvernants français n'ont rien fait en matière de propagande, du côté de la Sarre.M.Bertrand ajoute: “Et puis voilà que, tout à coup, avec l’avènement d’Hitler, elle est devenue intéressante.On en voit assez les raisons, j’entends les raisons françaises.Mais ces raisons ne touchent point, ou ne touchent que médiocrement nos gens.La grande raison pour eux.c’est qu’il y a eu Sarre une minorité de soeial-démo-crates.marxistes ou bolchevistes.expulsés d'Allemagne ou molestés dans leur pays d’origine, — et que cette minorité révolutionnaire, autrefois fermement attachée à une Allemagne communiste, se contenterait aujourd’hui du statu quo en Sarre pour échapper à la répression des nazis, Et ce serait pour ces peu intéressants personnages,— ’ Fi sité de Toronto, de l’Université Mc-C.ill et de l’Ecole polytechnique de Montréal figuraient sur la liste des membres de la classe F., de la National Electric Light Association.Il est non seulement possible mais probable qu’une telle affiliation se soit faite à l’insu des autorités de ces institutions.Le fait n’en existe pas moins.M.Frigon : Pour ma part, c’est ici même que i'ai entendu parler pour la première fois de l’affiliation dont vous parlez.M.Bouchard admet que la propagande du trust est insidieuse.Mais le Dr Hamel n’a pas été plus loin que la constatation d’un fait; les institutions qu'il n mentionnées apparaissent dans la liste des membres de la classe F., de la National Electric Light Association.Le Dr Hamel n’en a pas dit davantage.M.Frigon: Pas dans son mémoire écrit, mais dans sa déposition verbale, il est aMé plus loin que cela.M.Bouchard: Pas que je saohe.Ce qu’il a affirmé, c’est que les trois universités en question sont mentionnées dans la liste des membres de la National Electric Light Association.M.Frigon : Disons que l’incident est clos.A St-Hyacinthe M.Bouchard a ensuite parlé de l'organisation de l'électrique municipale de Saint-Hyacinthe.Il l’on* sidère que d’ici un an, par suite de l’abaissement des tarifs, la consommation de l’èlectricit aura augmenté de 40 p.c., à Saint-Hyacinthe.Le succès de l'entreprise municipale de Saint-Hyacinthe ne fait pas de doute pour M.Bouchard.Celui-ci exprime l’espoir que toutes les municipalités de la province en feront autant.L’un des commissaires, M.Geor ge C.MacDonald, remarque là-des-sus: “C'est un trust municipal que vous souhaitez”.M.Bouchard: “Mettons que ça soit un trust, mais dans l’intérêt social”.Les tarifs à Montréal M.Bouchard dit que les nouveaux tarifs électriques à Saint-Hyacinthe seront inférieurs à ceux de l’Ontario.En passant, il remar que que les nouveaux tarifs de la Montreal L.H.and P„ à Montréal, marquent une augmentation et non une diminution pour les plus petits consommateurs.La Commis sion des services publies devra eu tenir compte avant de rendre sa décision à propos des ces tarifs.En réponse à une question de M.Lapointe, M.Bouchard dit que les nouveaux tarifs montréalais ont été soumis à la Cominis.sion des services publics mais que celle-ci ne les a pas encore approuvés.L’abaissement des tarifs, dit M.Bouchard, a toujours pour effet d’accroître la consommation de l’électricité.Il cite de nombreuses statistlaues pour le démontrer.Aux Etats-Unis, la nationalisation de l’électricité, dans le Tennessee, par exemple, aide considérablement à l’électrification rurale, qui n’est possible que si le pouvoir électrique se vend à bon marché.Nos agriculteurs, dit M.Bouchard, se serviront de l’électricité si on la leur fournit à des tarifs abordables.Ils ne peuvent s’attendre cependant à obtenir cela des compagnies privées tant que celles-ci n’auront pas à subir la concurrence d’entreprises étatisées ou muni-cipalisées.A l’ajournement, M.Bouchard n’avait pas encore terminé son discours.augmentés de quelques catholiques assez sots pour faire cause commune avec leurs pires ennemis.— c’est pour cela que nous nous mettrions en danger de guerre, que r - -., .nous risquerions de déchaîner en-|®sP^rcr ‘a haine core une fois une catastrophe mon-diale! Comme si ce n'était pas assez d'avoir à nous battre contre nos propres communistes! Il faut en- Le Dr Hamel et let journaux Les journaux du matin nous apprennent, dit-il, que l’Uniyersité de Toronto.l’Université McGill, nient faire partie de la National Electric Light Association.Leurs déclarations sont dans le même sens que celle de M.Frigon.hier.Les titres de journaux ne sont pas justes cependant pour le Dr Hamel.Un titre porte par exemple que le Dr Hamel a été démenti.Or.en fait.il n'en est rien.Il ne s'agit pas de démenti.Le Dr Hamel a simplement dit que les noms de l’Univcr- core voler au secours des communistes du voisin.Mais, dit-on.il V a des raisons stratégiques, des raisons de défense nationale, pour que nous nous intéressions au plébiscite sarrois.Je le crois bien.Et c'est seulement maintenant que nous nous en apercevons, —amrnd il n’est plus tempsI .11 faut accepter la situation que vous vous êtes préparée à vous-incme en vous désintéressant de la Sarre.” L’on a posé la question de l'intervention de la France.M.Bertrand la verrait d'un mauvais oeil.Et il dit pourquoi: “Nous allons assumer encore une fois tout l’odieux d'un rôle qui nous a si mal réussi lors de l’occupation de la Rhénanie.Pour faire les gardes-chiourmes, il faut être sûrs de sa force, ou sûrs de ses alliés.Nos alliés nous ont abandonnés.Tout ce que nous pouvons gagner à ce métier, c’est d’ex-de l’Allemagne Me Edouard Tellier remplace M.Jules Desmarais Nous appronons d'excellente coure# que M.Edouard Tellier, avocat, de le société légale Besulieu, Gouin, Mercier et Tellier, vient d’être nommé organisateur en chef du parti libéral provincial pour la région montréalaise.M.Tellier succède à M.Jules Desmarsis nommé magistrat de la Cour de police il y a quelques mois.Le poste, nous dit-on, avait d’abord été offert à M, Eüe Beau-regard, avocat bien connu et qui s’occupe depuis longtemps dans le champ fédérai comme dans le champ provincial d'organisation libérale, mais pour des raisons personnelles il l’a décliné.M.Edouard Tellier est un moins de quarante ans at ss nomination témoigna du désir de flatter la jeunesse libérale qui menace de s’écarter du parti dirigé, et exploitée dit-elle irrespectueusement ,per les vieilles barbes.ciation au Commonwealth des nations britanniques.Pour avoir osé dire que nous devrions nous en tenir à la neutralité, même s’il fallait pour cela rompre avec le Commonwealth, un professeur de Toronto s'est récemment fait couvrir d’injures; mais si, renonçant au principe de la neutralité, nous acceptons celui de la participation éventuelle a toutes les guerres de l’Angleterre, qu’adviendra-t-il du Canada?.Si les impérialistes accentuent trop lourdement leur manoeuvre, la question de l'indépendance du Canada, de sa complète indépendance, se posera peut-être plus tôt qu’on ne le pense.Om«r HEROUX contre nous.La situation est déjà assez tendue comme cela, et au détriment des deux nations.Nous devrions être guéris de cette politique des coups d’épee dans l’eau.Elle nous a couverts de ridicule en Bhénaqie.où nous avons été contraints de planter là des gens à qui nous avions fait les promesses les plus formelles.Allons-nous recommencer pareille équipée en c’est Un projet de Roosevelt L’ASSURANCE-CHOMAGE - LES PENSIONS DE VIEILLESSE Washington, 15 tS.P.A.) - Le président Roosevelt a exposé ô un groupe d’experts les grandes lignes d’un projet destiné à rendre la vie plus belle pour l’individu et à stimuler le retour à la prospérité.Les experts devront maintenant élaborer un projet, en rédiger un texte et le faire imprimer pour distribution parmi la population.Les objectifs immédiats de ce projet comportent un sys^me d’as-surance-chômage subventionné par le gouvernement fédéral dont les bénéfices seraient administrés par les Etats individuellement; l’adoption d’une loi qui mette ce projet à exécution; un effort pour remettre au travail toutes les personnes qui sont actuellement sans ouvrage de façon à les faire tomber sous la Juridiction de Fassurance-chôma-ge; un système uniforme de pensions pour les vieillards; un système d’assurance contre les pertes de temps dues à la maladie.Le président a ajouté à la fin de son exposé: “Nous ne devons jamais perdre de vue qu’il ne peut y avoir de sécurité individuelle quand la collectivité languit dans le marasme”.Le président a fait cet exposé après la visite à la Maison Blanche d’un groupe d’étudiants en sociologie, L’exposé lui-même n fait dire à William Green, président de la Fédération américaine du Travail: "Ce projet a fait sur moi une excellente impression’’.Dons une allocution prononcée à l’issue d’un déjeuner, Harry Hopkins, administrateur des secours dirccls, a déclaré que le projet du président Roosevelt vise à rapprocher les extrémités de la société, la Sarre?.Alors, c’est la guerre.Sommes-nous prêts pour courir une pareille aventure?Sur quels alliés , .-.— pouvons-nous compter?.” A quoi | pauvreté et la richesse.“Il est ri-l’on voit que l’affaire de la Sarre diculc de dire que nous ne pou fait réfléchir profondément bien des Français.La Sarre est un des legs, pleins de dangers ci de traquenards, de la paix signée à Versailles.C.P von» pas trouver dans nos revenus nationaux, 1 argent nécessaire pour sarourir les nécessiteux”, a-t-il déclaré.A ! issue de ce même déjeuner, le maire Fiorello La Guardia, de Carnet d’un grincheux “Snfm Malherbe vint.* ¥ * Ce cocorico ressemble à un here-kiri.* * * A gosier fort, cervelle rare.* * * Le Soleil préfère le fromage vieux.* Ÿ * De la cession à 1930, rien ne s’éta't fait.Mais depuis.* * * La poule aux oeufs d’or pond rarement dans une basse-cour sans argent.¥ Ÿ * Trio d’actualité: Shylock, Shakespeare et Savignac.¥ ¥ ¥ Ces chaines de magasins qui vont de New-York à Jérusalem passent par Montréal.¥ ¥ ¥ Le commerce d’épicerie au détail, chez nous, pain bénit pour les Judéo-Américains.¥ ¥ ¥ Ça n'est plus Stevens qui est sur le gril.¥ ¥ ¥ Pour le trust électrique, Hamel n’est pas ami.¥ ¥ * Au salaire somptueux do $1.50 par semaine de 66 heures, cet employé de magasin en série reçoit juste de quoi payer une fois le mois le pourboire du grand patron après une partie fine.¥ ¥ ¥ Ce maire qui avait promis de ne rien taire, ne fit rien et tint si bien sa promesse, voilà-t-ii pas qu’on l'en blême?¥ ¥ ¥ Un béjaune peut être é la fois bélitre et bellêtra.La CrhKbeux New-York, a préconisé un système d’nssurance-chOmage, f • I™***1* publics et do secmirs directs pout ramener la prospérité dans le pays. 9 LI PEVOIR, MONTRIAL, JiUDl 15 NOVIM8RI 193^ Ui li»>éra»ure comparée La recherche de l’influence des auteurs Dernière conférence de M.Paul Hazard -Remerciements^de M.jean Bruchési M.Paul Hazard a donné, hier •près-midi, son dernier cours sur la littérature comparée.Il a parlé de la recherche de l’influence des auteurs.C’est une des catégories de travaux réservés plus volontiers à la littérature comparée, a-t-il dit, que la mesure du succès d'un auteur, soit pendant sa vie.soit après, et les ramifications internationales de ce succès; quel est le nombre des éditions de ses livres à l’étranger, quel est le nombre des traductions, combien de fois, comment et dans quelle mesure l’a-t-on étudié, qu’est-ce que les critiques ont dit de lui, quelle a été la courbe de son succès?C’est au chapitre de l’iiistoire des idées que de rechercher ainsi la fortune des écrivains.Il s’agit ici de la fortune intellectuelle.Mais faites attention à ce point: il ne s’agit pas encore de l’influence; c’est un signe possible, une des marques de l'influence, mais ce n’est qu’une approche, nous ne sommes pas au dernier degré.En effet, un auteur qui a été beaucoup traduit, souvent imité, peut avoir eu moins d’influence qu'un autre traduit, peu cité.Standhal conquiert l'opinion publique de tous les pays.Voilà quelqu’un qui semblait mort et qui est glorieusement ressuscité.Sur Dante Il y a dans ce genre des choses très étonnantes.M.Paolo Belletsa a écrit sur Dante un volume très curieux, publié en 1930.I.a fortune de Dante, quel beau sujet, et des étonnements presque de page en page.Nous allons voir Dante très estropié, mal compris; ce n’est pas l’influence, c’est la fortune, tout autre chose.Dante, dans la politique el au parlement: les députés qui se lancent dans des citations de Dante, les uns prétendant que Dante était clérical, les autres qu’il ne l’était pas.Dante dans le risorgi-mento.Il n'a pas été admis chez les Turcs à cause de ce qu'il a dit de Mahomet et du mahométisme.Et toutes les sottises, les bêtises qu’on a accumulées autour de Dante, les erreurs chronologiques, la jeune fille qui protestait parce que Dante était trop laid pour avoir écrit la Divine Comédie, el cet homme qui croyait que la Divine Comédie était une comédie.Dante qui a été peu c est une affaire de qualité.Kant a|- pipe, dans une réclame été moins lu que M.Pierre Benoit, | £ u > 1 cisares- mis à beaucoup moms d editions que ^yre; Dante sans lyre; Dante recom-U Tout de même, c’est un degré au- mandant une bicyclette.quel nous devons nous arrêter un instant.Zola a eu pendant sa vie des tirages fantastiques; aujourd’hui, il est fini, à peu près complètement fini.Quand j’étais jeune, on ne jurait que par Anatole France; il est fini et même injustement toute la jeunesse s’est déchaînée contre lui.Que de surprises! Standhal meurt presque inconnu; l’on prétend que tel de scs ouvrages a servi de lest à un bateau qui partait pour l’Amérique.Il a répété toute sa vie: je serai lu vers 1880, 1900, 1930, un peu comme l’enfant qui crie pour se dit|* à lui-même qu’il n’a pas peur.En effet, c’est pendant un grand nombre d’années une éclipse totale.Puis à l’Ecole normale se trouve un professeur qui l’admire et qui eu parle à ses élèves parmi lesquels se trouve Taine.Celui-ci écrit sur Standhal un article décisif, Paul Bourget lit cet article et le voilà enthousiaste de Standhal.Et SERVICE ANNIVERSAIRE PROVOST — t.e samedi 17 novembre courant h 8 heures h rinstltut Nazareth, 4565 Chemin Reine-Marie, COte-des-Nelges.sera chante un service anniversaire pour le repos de Vftme de J.-Ulrlc Provoat, Époux de Constance Vézlna.Parents et amis sont priés d'v assister.Avis de décès ST-CYR —A Westmount , le 13 novembre 1934, décédé à 75 an» et S mois, Alfred St-Cyr courtier, époux d’Antoinette Demers Funérailles le vendredi.16 novembre.l.e convoi funèbre partira du no 365, ave Elm.il 8 heure» 45 du matin.M.Hazard donne d’autres exemples: Rabelais n’a pas pénétré le génie italien, Diderot a exercé en Allemagne une influence presque incomensurable et en Italie presque aucune.Quelquefois, un ouvrage parfaitement médiocre est lancé, gagne les autres pays et connaît une fortune bien supérieure à sa valeur: Les Veillées du Tasse, que l’auteur présente comme un vieux manuscrit retrouvé, et qui a de nombreuses éditions, quatre traductions, est mis en vers et en musique, inspire des artistes, et suscite enfin une querelle d’érudits qui discutent si le manuscrit est ou non authentique.La “Nouvelle Héloïse’’ Lu recherche de cette fortune a une limite assez vite atteinte; il faut faire très attention.Compter le nombre des traductions c’est bien; le nombre des traductions, c’est nécessaire; grimper sur les rayons des bibliothèques et, voir combien de livres ont résisté au temps, c’est entendu, mais ne nous fions pas trop.Ce n’est pas tout de trouver les livres d’un auteur dans une bibliothèque privée; et lorsqu’ils n’y sont pas ce n’esl pas concluant non plus.Nous avons le catalogue de la bibliothèque de Du-clos, la Nouvelle Héloïse, n’est-cc pas; faut-il conclure que Duclos n’a pas lu la Nouvelle Héloïse ' Eh bien, Duclos en a corrigé les épreuves sous la direction de Rousseau.On voit combien uans ce domaine l’esprit de mathématique serait déraisonnable et combien l'esprit pour se rendre » i rijiiae , uuiuicn i espril STA?I * cr la a plus d’importance que s’il était lu par mille imbéciles.La notion d’influence c’est une modification essentielle, spécifique apportée par un contact étranger.Une pensée se développé suivant sa propre loi, et voici qu'à un moment donné, elle - - .rencontre une pensée étrangère et vice sera célébré, et de ^ *u.cl|"®^*rep^e en est atteinte à quelque degré 11 la Côte de» Neiges, lieu de sépulture.Pa-| r.,slI|,„ v>oint d'inlersection où l’étranger vient ranimer une pensée nationa le Beaucoup se lancent dans ces travaux attrayants et amusants.M.Hazard fait allusion à deux ouvrages me ce genre par des Canadiens.Le conférencier note l’influence de la poésie biblique chez Dante, Chateaubriand, Hugo.L’influence peut être celle d’un livre, de l’oeuvre entière d'un auteur, d'un genre tout entier, d’une école littéraire Edgar Poe et* Baudelaine M.Hazard cite deux cas avec plus de détail.L’influence de Chateaubriand en Italie.Chateaubriand a été traduit, lu, imité, même en Italie, mais après avoir étudié l’oeuvre de plusieurs auteurs, le conférencier conclut qu'il n’a pas exercé une influence marquée.L'autre cas, c’est l’influence d’Edgar Poe sur Baudelaire.Tous les critiques ont proclamé cette influence.elle est admise.Mais M.Hazard scrute la question et conclut que Baudelaine était déjà lui-même et avait écrit plusieurs de ses oeuvres lorsqu’il a connu Poe, (lue Poe a subi lui-même des influences anglaises, allemandes et françaises, que Baudelaire a subi des Influences que Poe lui-même a subies.Le dogme n’étail pas vrai, la seule chose c’est une nuance; à un certain moment de l’évolution de Baudelaire alors qu’il est fortement lui-même, un facteur étranger arrive qui l’influence, mais ce sera une influence de renforcement et non de création originale.Richardson influence Rousseau, Goethe lit Rousseau et sa sensibilité est modifiée et Werther sort de cette influence déjà double: Werther à son tour va inspirer cent livres.On suit cette influence, partout agissante, partout triomphante.Voyons Swift qui éedit la satire la plus mordante.Gulliver est traduit, adouci, et devient un livre d’enfant en France, en Italie, et dans tous les pays du monde.Le vieux Defoe qui n’a pas réussi dans la politique se fait écrivain sur ses vieux jours et écrit Robinson Crusoe, livre qui devait couvrir le monde et inspirer je ne sais com*-bien de Robinson suisses, français, etc.Les nuances dans l'influence On reproche à cette notion d’influence toutes sortes de choses, nous ne l’abandonnerons pas cependant, nous la nuancerons, nous la distinguerons de l’imitation, nous la diviserons; ainsi il y a l’influence par opposition, par rébellion, où l’influence agit non pas parce qu elle domine mais parce qu’elle force une pensée à se réaliser, a s’opposer.Nous la mesurerons, nous épuiserons tous les instruments de calcul, nous essaierons de la suivre et nous mettrons, quand nous aurons fini, un immense point d’interrogation.Il n’y a au fond qu’une méthode: je vous livre mon opinion, elle tient en deux mots.Pour bien faire champ de la littérature comparée.Vous avez mis à notre portée une méthode qui vous doit le meilleur d’elle-même.Pour nous parler des thèmes et de l’influence des voyages sur la littérature vous n’avez pas craint, comme vous l’avez écrit vous-même sur un autre sujet, d?commencer par “des raisons vieilles comme le jour”.Votre érudition n’en est apparue que plus solide.Et ceux qui vous connaissaient déjà ont retrouvé, en vous écoutant, l’admirable analyste de Don Quichotte.Quant aux autres, j’en suis sûr, ils vous ont pris pour un de ces merveilleux conteurs dont vous avez si joliment parlé dans un de vos ouvrages: Les livres, les enfants et les hommes.Parce que vous vous êtes, vous aussi, à l’exemple de ces conteurs, penché maintes fois sur l’âine enfanline, vous avez, depuis longtemps, trouvé le chemin des sources vives où vous nous avez fait boire abondamment pendant ces trois jours.Et ce qui nous flatte le plus, nous humbles fils et représentants de la culture française en Amérique, c’est de constater une fois de plus, grâce à votre lumineux enseignement, la part d’influence — peut-être la plus considérable — de la littérature française sur les autres littératures.Vous n’ignorez pas.d’autre part, que les premiers découvreurs et voyageurs français, venus en ce pays, mériteraient une place dans une étude de littérature comparée.Rabelais, par exemple, s’est largement Inspiré des voyages de Car tier et l’un des contes de VHepta-méron, de cette gracieuse Marguerite de Navarre, n’est autre que Je récit d’un épisode du voyage de Robcrval au pays de Canada.Combien nous regrettons, par contre, que M.de Chateaubriand, dont le rmide était un Canadien, se soit contenté, comme il l’écrit, d’embrasser d’un coup d'oeil nos grands bois! et ne soit pas venu sur nos rives.On vous a dit déjà.Monsieur, que vous honoriez le Collège de France, .dont on célébrait, il y a trois ans, le quatrième centenaire.Vous avez été, lors de ces fêtes, un maître de cérémonies admirable et l’Université de Montréal eut alors l’occasion d’unir sa voix à toutes celles qui célébraient la glorieuse maison fondée par François 1er, celui-là même qui, peu après, envoyait Cartier découvrir notre pays.Aujourd’hui, l’Université de Montréal s’honore de vous compter parmi ceux qui lui ont prêté le concours de leur science.Vous évoquiez récemment, dans la A.des E.M., le souvenir d’un fol de Rouen, Berthauld, qui ne désirait qu’une chose au monde: être appelé maître.Les vrais maîtres ne UN RHUME NÉGLI6É c’est la porte ouverte à toute* les maladies de U GORGE, des BRONCHES j et des VOIES RESPIRATOIRES NE NÉGLIGEZ PIS UN RHUME HOIONEZ-IÆ avec lee PASTILLES VAJ^DA En Vente partout Les Exiger FN BOITES] portsnt le nom VALDA Axent néoara! pour le Canada : J.Alfred OUIMET 84, St-Paul Est, Montréal.33 UN RESTAURANT JtcfaMP0} te pinER uincH enncueis er Réceptions ORcumsés DRummonoi) stc c o rue r me.désirent pas ce titre.Mais l’opinion publique le leur décerne.Ceux qui vous ont entendu n’hésitesjt pas à saluer en vous un vrai maître dont ils souhaitent le retour prochain en cette ville.Conférence par Victor Morin Au château de Rarnezay, demain soir, à 8 h.30, M.Victor Morin donnera lecture d’un mémoire sur “Les quatre voyages de Jacques Cartier.L’entrée est gratuite.25 ans, 25,000 OUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVÉ UN AUTRE.ET LV BUT SERA DEPASSE.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires dâSl fïdre l'ittérai™.'"ii tail dV ARPENTEURS b INGENIEURS | BREVETS D’INVENTION heure»._ .des Neige» Heu de sépulture.Parent» et amis sont pries d'y assister sans autre Invitation.MKtl lER.— A Montréal, le 13 novembre 1934.décédée à 29 ans et 4 mole.Juliette Mercier, fille de M.et Mme Arthur Mercier.Funérailles le vendredi 16 courant, l.e convoi funèbre partira du no 3515.«venue Maplewood.C ECHARPES Les dernières créations A de Londres, comprenant les écharpes de ‘‘Kynock”, le choix de la Royauté.Depuis .50 GANTS Chevreau» Mocha, Chamois, Sanglier Laine, Chamoisette, Daim.Depuis GUETRES Draps anglais, pesanteur d'hiver.flj-00 et »3XÏO MAGASINS EÂSHÎON-PRAFT.j[echaAàeiVi, limitée 281 STE-CATHERINE EST 375 ST-JACQUES O.974 STE-CATHERINE 0./ VOLUME XXV — No 265 — CALENDRIER — DtBULln: VENDREDI.1« novembre 19J4 Sainte Gertrude V., double.tev« du aoieil, 7 h.Coucher du soleil, 4 h.îf.Coucher de U lune, 1 h.43.NoureUe lune, le S, 4 11 h.»0 m.du soir.Premier quart, le 13, à 9 h.43 m.du soir.Pleine lune, le 20, à 11 b.32 m.du soir.Dernier quart, le 29, 4 45m.du matin.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press’’, de l”‘A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Montréal, jeudi 15 novembre 1934 — DEMAIN — BEAD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 34.Même date l’an dernier 21.Minimum aujourd'hui 25.Même date l'an dernier 17.BAROMETRE: 10 h.am.30.25.U h.am.30.24.Midi: 30.20.Chiffres fournis par la Matson L.-R.de Meslé, 1610, St-Denis, Montréal La propagande des compagnies d’utilité publique L'accaparement des journaux - Des millions de brochures distribuées dans les écoles - La sympathie des directeurs - Un rapport de la commission fédérale du commerce aux Etats-Unis Washington, 15.U5.P.A.) — Une campagne de “propagande”, payée par le public, et d’une plus grande importance que tout ce qui a été entrepris jusqu’ici “sauf peut-être par le gouvernement, en temps de guerre”, a été lancée contre les compagnies d’utilité publique par la Commission fédérale du Commerce.La Commission a décidé cette campagne après avoir étudié pendant six ans le problème posé par les compagnies d’utilité publique.I.a Commission suggérera probablement plus tard aux compagnies d'utilité publique d’exposer clairement toute leur matière à lire pour fins de propagande.Il est douteux, dit le rapport publié aujourd’hui, que les monopoles constitués grâce à des privilèges détenus du public — telles les compagnies dtitilité publique — aient le droit d’employer des fonds perçus du public “pour se perpétuer en influençant l’opinion publique”.Ce même rapport a découvert que toutes les formes de publicité utilisées par les monopoles, “sauf la publicité faite dans le ciel”, ont été adoptées en vue d’influencer le public.Les résultats que sc sont assurés les monopoles dans leurs diverses activités, ne peuvent se mesurer.continue le rapport de la Commission.La Commission déclare que jamais, sauf pendant la guerre, les monopoles ont vécu sous une plus grande échelle.Le rapport prouve que les mesures législatives contre les monopoles ont diminué alors que la soumission du public envers ces monopoles a augmenté.On rapporte que M.IL Ayles-worth, lorsqu’il était président de la National Electric Light Asso-cialion, a demandé aux directeurs des compagnies d’utilité publique de ne pas craindre d’envoyer de nombreux représentants aux différentes conventions parce que “c’est le public qui paie”.Le rapport déclare que la presse constitue le principal médium de publicité et contribue le plus à former l’opinion publique.L'une des principales mesures adoptées, de | façon intense et générale, par les Compagnies d’utilité publique, I pour leur publicité, a été d’accapa-! rer la bienveillance de la presse et de l’union des journaux.La Commission dévoile aussi que les compagnies d’utilité publique se sont attachées la sympathie de plusieurs directeurs d'écoles et que, grâce à cette sympathie, elles ont distribué des millions de brochures de propagande dans les écoles Faits divers Fin tragique Archibald Blyth, 23 ans.4438 avenue Wilson, Notre-Üme de Liâ-ce, est mort hier à l’hôpital Général d’un coup de couteau qu’il s’était accidentellement donné à l’abdomen.Blyth, apprenti-boucher aux établissements Hotel Supply Co., 10, rue Bonsecours, était à trancher du bacon quand le couteau a glissé et lui est entré dans l’abdomen.Le gérant a reconduit le jeune homme à l’hôpital où il est mort quelques minutes après son arrivée, ayant perdu trop de sang par la profonde entaille qu'il pétait infligée.Verdict de m^rt accidentelle Le jury de la Cour du coroner a icndu un verdict de mort accidentelle dans le cas de Mlles Belanda Bellerive, 20 ans, 930, Collon, et Marie-Anne Bcllemare, 17 ans, 1200 l’Iessis, tuées dans une collision, survenue le 24 octobre dernier, entre une automobile el un tramway, à l’angle du boulevard Lajeunesse et Crémazie.Les deux jeunes filles étaient dans l’automobile en compagnie de deux chauffeurs d’autobus de la compagnie des tramways de Montréal, MM.Camille Durnonl, 5487a sixième avenue, Rosemont, et Octave Mérineau.Dumont a avoué en Cour que les freins de son automobile fonctionnaient mal e! qu’il conduisait son auto à peut-être bien 45 milles à l’heure, si pas plus, qu’il avait pris de la boisson, que les quatre passagers étaient assis sur le même siège, qu’il n’a vu le tramway, que la violence du choc a fait dérailler, qu’alors qu’il n'était qu’à quelques pas de lui.Le coroner Prince a tenu compte de toutes ces circonstances, et aussi du fait que Dumont est chauffeur d’autobus pour la compagnie des tramways de Montréal, pour inviter le jury à rendre un verdict de mort accidentelle en exonérant Dumont de tout blâme.Incendiaire idiot?Le juge Perrault a ordonné l’examen mental de Nathan Kwava-wick, 19 ans, 4159 boulevard Décurie, accusé d’incendiat.Le juge a trouvé Kwavawick coupable d’avoir allumé un incendie criminci, le 9 avril dernier, dans l’escalier du domicile de M.James Lamb, 4062, rue Grey.Avant de rendre son jugement.le juge veut avoir le rapport médical du Dr Plouffe, médecin aliéniste.Un mois de prison Les Trois-Rivières.15 (D.N.G.) — W’ellie Binguette, de cette ville, qui a plaide eulpabililé à une accusation de recel, a été condamné à un mois de prison par le magistrat Lacoursicre.Ce dernier rendra jugement dans la cause d’Ovila Pellerin, chauffeur de taxi, accusé de vol sur la personne de Louis-Samson Maheu, un client.Georges Hubert, autre chauffeur de taxi, a déjà plaidé culpabilité à semblable accusation et a été condamné à deux mois de prison.Il a élc le principal témoin de la couronne contre Pellerin.Les cours de M.l’abbé Lionel Croulx Un vide d'un demi-siècle, tel sera le titre du cours public d'histoire du Canada que donnera ce soir M.P abbé Lionel Groulx.M.Groulx aborde la période qui va des découvertes de Cartier à la mort de Champlain.Le titre général de ses cours publies de cet hiver est : Le triomphe de la colonisation, de Cartier à la mort du fondateur de Québec.Son cours se donne à 8 h.15.à l’Université de Montréal, rue St-Denis.Entrée libre.Daines et messieurs sont pareillement invités.Les prix de l’électricité I L’échevin Leduc demande à Ottawa d’étendre l’enquête à cette question Les échevins réunis en caucus, ce matin, ont discuté longuement le règlement des taxis.Le conseil devait se réunir à 11 h.mais l’assemblée a été remise à cet après-midi, à 3 h.M.F.J.Leduc, échevin du quartier Ahuntsic, a présenté une motion par laquelle le conseil municipal demande au gouvernement fédéral d’enquêter sur le prix du gaz et de l’électricité dans notre province et spécialement à Montréal.En voici le texte: Attendu que la population de Montréal, pour ne pas dire de la province en général* s’est plaint de façon persistante et souvent très vive des taux élevés de l’électricité; Attendu que ces taux élevés seraient dus d’après plusieurs citoyens à des manipulations financières qui n’auraient pas toujours été irréprochables; Attendu que la Commission provinciale chargée d’enquêter sur les taux d’électricité n’a pas les pouvoirs d’assigner, ni d’assermenter les témoins, ni de faire produire aucun document quelconque et ne peut en conséquence faire une enquête complète sur toute la question; Attendu que le gouvernement fédéral a constitué une commission royale avec plein pouvoir pour l’audition des témoins et la production des documents pour enquêter sur les abus du commerce et de l’industrie et que cette commission détient ces pouvoirs pour toutes les provinces du pays et qu’elle est par conséquent la mieux située et la mieux armée pour enquêter sur la question de l'électricité; Proposé par l’échevin Leduc, appuyé par les échevins Raynault, Filion, que le conseil municipal de Montréal prie respectueusement le gouvernement fédéral du Canada d'étendre l’enquête de la commission royale susdite sur les prix du gaz.de l’électricité spécialement à Montréal et sur les manipulations financières et autres qui sont responsables desdits taux actuels.La bibliothèque de l’ACFAS L’Association canadien ne-française pour l’avancement des sciences a reçu une réponse empressée à son appel du mois dernier, en faveur de la constitution d’une bibliothèque de tous les ouvrages scientifiques écrits par des Canadiens ou des étrangers ayant trait au Canada.En l’espace d’un mois, elle a déjà reçu mill evolumes, selon ce que nous annonce ce matin M.Jacques Rousseau, secrétaire de l’ACFAS.L’ACFAS espère bien réunir au moins cinq mille ouvrages divers d’ici son prochain congrès annuel.Elle profite de l’occasion pour rappeler aux auteurs de livres ou de brochures scientifiques canadiens de bien vouloir en faire parvenir un exemplaire le plus tôt possible.A la C.G.T.Nouveau cabinet égyptien Le Caire.15 (S.P.C.-Havas) — Tewfik Nimmim pacha a formé un cabinet, en remplacement de celui de Fattah Yehia pacha, démissionnaire.par suite d’un désaccord avec le résident britannique.En acceptant la mission de former un cabinet, le nouveau premier ministre s’est réservé le droit de dissoudre le Parlement, de modifier la constitution et de choisir lui-même les ministres.NOMINATIONS DE COMMISSAIRES _____ La mise en service du plus gros paquebot du monde, la Normandie, va entraîner des promotions nombreuses dans le personnel des paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique, selon ce que nous a déclaré ce matin M.Antonio La-belle, agent général de cette compagnie à Montréal.Si la fonction de commandant est la plus importante et celle qui comporte le plus de responsabilité, celle de commissaire exige beaucoup de science du voyage, de facilité d’adaptation, de doigté, etc.M.Labellc nous a donc annoncé les nominations suivantes chez les commissaires des paquebots français en service sur l’Atlantique nord.M.Henry Villar.de commissaire de Y Ile-de-France devient commissaire de la Normandie: M.Jean Henry, de commissaire du Champlain, devient commissaire adjoint de la Normandie: Louis Mallet, de commissaire du De Grasse devient sous-commissaire adjoint de la Normandie: Roger Rau-lin.de commissaire du Paris, devient commissaire de YUe-de-Fran-ce; Jacques Dusser.de commissaire adjoint de Y Ile-de-France, devient commissaire du Paris: Bernard Ameil.de commissaire du La Fm/efte, devient commissaire du Champlain, et Armand de Nieu-wenhove.de commissaire de la Colombie (service des Indes Occidentales).devient commissaire du La Fagelle Le Quatuor Metropolitan LE CONCERT DE DEMAIN SOIR MM.Goulet et Pager, les impré-sarii du grand concert qui aura lieu demain soir au théâtre Impérial.recevaient hier un télégramme de New-York annonçant l’arrivée vendredi matin à la gare Windsor, à 7 h.30, de Grace Moore et des autres membres du Quatuor Métropolitain.Demande de sursis pour Donofrio La Cour d’appe-l a pris en délibéré ce matin une demande de sursis de l’exécution d’Angelo Donofrio, un des trois condamnés à mort pour le meurtre de Nicola Sa-rao.Le procureur du condamné a aussi présenté une motion pour un nouveau procès, alléguant que le jury avait l’intention de recommander Donofrio à la clémence de la cour et qu’il y a eu erreur dans le verdict, un peu comme dans un cas qui s’esl terminé par un acquittement il y a quelques années.L'échéance française du 15 décembre Paris, 15 (S.P.A.).— On tient de bonne source que le cabinet Flandin laisvsera en souffrance l’échéance du 15 décembre relative à la dette de guerre envers les Etats-Unis.On sait que les quatre précédentes échéances de cette nature n’ont pas été acquittées.11 paraît que, comme le cabinet Dou-mergue, le cabinet Flandin attend qu’un arrangement entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis amorce un arrangement avec la France.Le congédiement de M.Aimé Malo Avis d'une réclamation en dommages de $5,000 signifié à M.Savignac M.Aimé Malo, ancien secrétaire de M.Houde, maire de 1928 à 1932, —¦ M.Malo fut remercié de ses services il y a quelques semaines, pour des raisons d'économie, a-t-on prétendu a fait signifier un avis à M.J.M.Savignac, président du comité executif: Il le notifie que lui, M.Malo, poursuivra M.Savignac ex officia, pour une somme de $5,000 en dommages.Cet avis de poursuite signifié à M.Savignac par ministère des avocats Mes Auguste Boyer et Ernest Simard, procureurs de M.Malo, fait allusion aux circonstances dans lesquelles M.Malo aurait été congédié, à la suite de machinations qui l’auraient, dit-il, privé de son poste, qui lui donnait un traitement annuel de $1,800.Cet avis est donné en conformité avec les dispositions de la charte de la cité de Montréal el l’article 88 du Code de procédure civile de la province de Québec.Mes Boyer et Simard préviennent M.Savignac qu’à moins de reglement satisfaisant de l’affaire, dans les 2 jours de la signification du présent avis, ils le poursuivront sans autre mise en demeure, La grève des bâcherons est terminée Sault-Sainte-Marie.15 (S.P.C.)— La grève des bûcherons de YAbiti-bi Power and Paper Campant/ est terminée depuis quelques heures, parce que le comité qui l'avait organisée — il v a deux mois — renonce à imposer ses conditions à la firme.Un membre de ce comité, G.D.McAdaoj.a déclaré que ses collègues et lui quittent le Sault-Sainte-Marie.Les grévistes demandaient de hausser à $45 les salaires mensuels de $40 et de porter à $2.59 la corde le taux d’abatage, lequel était de $2.25.Ils demandaient aussi l'autorisation d’établir des comités de réclamation.La firme refusait de négocier avec leurs organisateurs.Environ 200 des 1,000 bûcherons de la firme ont refusé do participer à la grève parce qu’ils y voyaient l’oeuvre du groupement dit Workers Unit!/ Teague.Il y a eu plusieurs bagarres entre non-grévistes et pique-teurs._______ Le cabinet Hepburn approuve le plan Roebuck Le prix Nobel pour la chimie Stockholm, 15.(S.P.C.) —Le Dr Harold Clayton Urey, de l’Université Columbia, de New-York, a obtenu aujourd'hui le prix Nobel 1934, en chimie.Toronto, 15.(S.P C.) — Le cabinet Hepburn approuve un plan du procureur général.M.Arthur W.Roebuck, pour améliorer la situation de la main-d’oeuvre industrielle.Ce plan sera communiqué aux députés libéraux réunis en conférence, la semaine prochaine.M.Hepburn a déclaré que le plan comporte des mesures contre la concurrence injuste, mais sans aller jusqu’à la fixation de prix.Les firmes charbonnières ont payé l'amende Québec, 15.(S.P.C.) — Les cinq compagnies de charbon condamnées pour avoir violé la loi du monopole ont payé les amendes au total de $30,000 qui leur avaient été infligées.Cette nouvelle a été annoncée aux bureaux du gouvernement, aujourd’hui.La France enverra des troupes dans la Sarre si la Commission lui demande d’intervenir Paris, 15 (S.P.A.).— Le cabinet Flandin vient d’approuver una-nimement le projet d'envoyer des troupes françaises dans la Sarre si la commission gouvernant cette région demande a La France d’intervenir.Le ministre des affaires étrangères, M.Pierre Laval, a exprimé l’espoir que la campagne plébiscitaire sera calme et que, par conséquent, une intervention ne sera pas nécessaire.* * * Rome, 15 (S.P.A.).— Le comité des questions sarroise-s de la Société des Nations a siégé aujour- d’hui avec le sous-comité financier de la Société, des experts français et des experts allemands.Il a été question des problèmes que le plébiscite du 13 janvier soulève au sujet des mines, des biens privés et de la monnaie française.Ÿ * * Sarrelouis (bassin de la Sarre).15 (S.P.C.-Havas).— La Cour suprême de la Sarre vient de senten-cier le maire de Homburg, M.Hup-persberg, à 46 jours d’emprisonen-ment et à une amende de 2,000 francs, pour infraction à la neutralité sarroise dans l’exercice de sa magistrature.La Grande-Bretagne ne pent pas négliger sa défense au point de compromettre la sécurité de l’Empire Déclaration du vicomte Hailsham LONDRES.15.(S.P.C.) — Dans un discours à la Chambre des lords, le vicomte Hailsham, secrétaire d’Etet pour Is guerre, a réaffirmé que la Grande-Bretagne désire beaucoup le désarmement mail, vu la situation, ne peut pas négliger sa défense au point de compromettre la sécurité de l’Empire.Lord Mottistone sysnt dit que M.Stanley Baldwin s’était trouvé à faire obstacle au recrutement en affirmant que la frontière de ta Grande-Bretagne était sur le Rhin, lord Hail-iham a répondu que M.Baldwin ne voulait pas dire qu’un certain pays de l’Europe était à jamais l’ennemi de la Grande-Bretagne, mais simplement que le succès d'une attaque aérienne dépendant de la proximité de la base d’opération, il était indispensable qu’une attaque aérienne ne pût pas être organisée i faible distance de l’Angleterre.Lord Mottistone a aussi exprimé l’opinion qua la Grande-Bretagna davait moini craindra l’avion quo le sous-marin.Avis aux propriétaires Rappelons aux propriétairas de Montréal que rassemblée du Comité du logement salubre a lieu, ce soir, i 8 h.30 à l'hôtel Place Viger, sous la présidence de M.Armand Dupuis.Les magasins “Dominic n” Les salaires en Ontario et dans la province de Québec Ottawa, 15.(S.P.C.) — M.W.-R.Kay, vérificateur de Toronto pour la Commission royale d’enquête sur les bénéfices commerciaux, a révélé aujourd’hui aux commissaires que les Dominion Stores paient des salaires plus élevés aux femmes qu’aux hommes à leur service en Ontario et qu'elles travaillent un moins grand nombre d'heures.Dans la province de Québec et les Provinces Maritimes, il n’èn est pas de même: les hommes reçoivent un salaire un peu plus élevé que les femmes tout en travaillant le même nombre d’heures.M.Kay a déclaré que les Dominion Stores paient pour la semaine présente celle qui se termine •e 17 novembre — une moyenne de $10.69 à 194 homines employes comme commis dans leurs magasins de l’Ontario.Les 110 femmes vont recevoir $10.85.Les hommes auront travaillé 61 heures, et les femmes 48.Dans le Québec et les Provinces Maritimes, 324 hommes vont recevoir une paie moyenne de $10.53 pour la semaine, et 70 femmes.$9.01.Hommes et femmes vont travailler 62 heures.Le témoin a déclaré que dans le Québec et les Provinces Maritimes, 111 des 229 magasins rapportent des : profits, les autres opèrent à perte.Les 277 gérants «les magasins Dominion du district de Toronto gagnent un salaire moyen de $25.7 ! nnr semaine pour (»1 heures de Ira-vail.Quelques-uns gagnent $14 («omrne salaire fixe avec une commission d’un pour cent sm le fre de ventes.Le salaire de trois gérants de charcuteries Dominion gagnent $27.10 et 23, $24.65.Les commis reçoivent de $5 à $25, soit une moyenne de $10.69.Les femmes ont de $7 à $15, soit une moyenne de $10.85.Le témoin a démontré aussi que les commis hommes et femmes, placés sur la liste de ceux qui ne travaillent que quelques jours par semaine reçoivent en moyenne: les hommes $1.71, el les femmes, $1.69.Les grains dans le port Depuis le début de la saison, les élévateurs de la commission du port de Montréal ont déversé dans les cales des océaniques 49,314.134 boisseaux de grain à comparer avec 58.133,836 l’an dernier à la même date.Bulletin météorologique Toronto, 15 (S.P.C.).Hier, il y a eu élévation de la tempéraui-rr dans l’Ouest, mais aujourd’hui il fait froid dans le nord du conti nent.Voici le temps qu’il fera probablement 'dans le Québec demain: basins de l’Outaouais et du haut Saint-Laurent: vent modéré de l’ouest et du nord-ouest, beau, abaissement possible de In température; nord-ouest, Lae-St-Jean et bassin du bas St-Laurent: vif vent du sud-ouest et du nord-ouest, généralement beau et froid; golfe, baie des Chaleurs el rive nord: vif vent du sud-uoest et de l’ouest, ciel partiellement couvert, passablement froid.LC RCZ-LC-CHALSSCC — PAITS CT OPINIONS » - .Vision du Labrador (par Louis-Philippe Coté) Après avoir donné la brochurettc “L’Esclavage au royaume du Saguenay", M.Louis-Philippe Coté vient de faire éditer (1) un volume qu’il a intitulé Visions du Labrador.Ce volume de quelque 17o pages comprend trois parties: les bêtes du Labrador, les hommes du Labrador et l’homme de Dieu au Labrador.La troisième partie (fbn-ne l’impression d’avoir été mise là Uniquement pour permettre à l’éditeur d’ajouter un second volume à la série “L’âme canadienne”.Après une introduction où l’auteur parle de la beauté des paysages du Labrador aux forêts remplies d’animaux à fourrures et de ses innombrables lacs et rivières ou foisonnent les poissons, il n’hésite pas à déclarer que “l’étroite bande de territoire que nous avons réchappée du conflit canado-terre-neuvien est sans contredit la plus intéressante du Labrador au point de vue population, tourisme, chasse et pêcheries”.Et il ajouté: “C’est re qui nous console quelque peu de ce “grand dérangement” des frontières de notre patrimoine".M.Coté, que caractérise surtout un esprit d’observation assez développé, tente de nous faire revivre quelques-unes des scènes qui l’ont frappé là-bas et qui sont particulières à la Côte-Nord.L’auteur s’est appliqué, comme l’indique la division de son volume, à révéler la vie des bêtes et des (Il Edition» Alttert Lévaaqur.En vente «H "Dévote”.15 «ou».hommes du Labrador.Après avoir | décrit un combat, dans la baie des I Sept-lles, entre une baleine et desi espadons, il se repose en nous parlant du serpent de mer que tant de gens ont vu l’été dernier; ce ne serait qu’une baleine victime d’un accident.11 dépeint nie aux goélands peuplée de milliers d’oiseaux aquatiques de toutes les espèces et décrit leurs habitudes de vie tout en déclarant que le goéland anglais menace d’exterminer la race de canards Eider (Moignac).Parlant des moeurs, du lagopède du Labrador, vulgairement appelé perdrix blanche, il dit.après en avoir vanté la chair, combien cette proie est facile pour le chasseur et que les gourmets de la «-ôte du littoral ne sauraient se contenter du menu d’un dîner de Nocl où ne figurerait pas la perdrix blanche.Comme moyen de transition entre la première et la deuxième partie du volume, il parle des “cannibales d’Anticosti’’, rats épouvantables auxquels on songe encore alors que l’auteur explique ce qu’est un traiteur, vaisseau-magasin qui visite tous les hameaux et villages de Tadoussac aux Sept-lles.Avant de raconter la capture d’un flétan au «'ours «l’une pèche aux morues, où l’aulrur en profite pour esquisser la vie du pêcheur canadien au Labrador, il nous présente l’arrivée «lu courrier dans ces régions lointaines et l’accueil que lui font même les chiens du Labrador qui forment une race possédant des qualités qui lui ont acquis une vaste réputation.Une pêche au saumon précède les aventures de Carcajou, braconnier qui a plus d’un tour dans son sac et qui prend un malin plaisir à déjouer les gardes-forestiers qu’il craint tout en les mo-«piant.Après avoir parlé de cet enfant des forêts et des rivières qui chasse et pêche quand ça lui dit ‘et où ça lui plait, M.Coté s’nrrêti-aux descendants «le Basques et aux émigrés de la fière Acadie qui mènent une vie obscure et belle sur cette terre où “lorsqu’un Boudreau, un Iturbide, un Landry, un Jon-phe, un Leblanc.descendent dans la tombe, ce sont de nouvelles racines du -mand arbre canadien qui pénètrent fla terre des aïeux” pour servir “d’anrrage dans le roc de la patrie à ceux qui seront leurs continuateurs’’.Suivent ensuite les deux derniers chapitres de la troisième partie que l'auteur appelle “La sour«'e miraculeuse" et "La mission”.La légende de la source miraculeuse raconte que le père Arnaud, vers 1880, fit jaillir de la crevasse d’une roche, en la frappant de son bâton de voyageur, un filet d’eau.Dans le chapitre "La mission ’, M.Coté décrit les moeurs des Indiens qui peuplent encore certains points de cette contrée où "la science «les gains malhonnêtes pratiquée sous leurs yeux et à leurs dépens les a rendus sceptiques quant à l’obligation de payer leurs dettes.Mais, ajoute l’auteur, en temps de crise, l’exemple vient d’en haut.Puisque les gouvernements se soustraient à cette obligation, pourquoi les Indiens ne suivraient-ils pus In mode?” Volume qui familiarise avec la vie canadienne du Labrador.— A.V RadiopHilie En tournant’ la manette Cette pauvre radio, à quelles médisances et à quelles calomnies n’a-t-elle pas été en butte! Et pourtant quelle merveilleuse invention.Il est vrai que trop souvent on nous abrutit avec les annoncs; on nous fait manger de force des tomates, même si l’acide ne nous va pas, on nous enduit de pommades et de vaseline, on nous fait fumer toutes les sortes de tabacs imaginables, on tente même «le nous injecter perfidt-ment dans les veines de l'essence.Mais, à côté de ces petits inconvénients, la 7'.S.F.nous réserve parfois «les surprises agréables.Hier soir, il faisait froid.N'étant pas, par aventure, obligé de me clouer à un inconfortable strapontin de théâtre, J'avais décidé «le rester cher, moi et de faire une bonne soirée de lecture, tout en écoutant la radio.Pour une fois le théâtre et la musique sans visage m’ont comblé.Trop comblé, car les postes se bousculaient et s«’ disputaient les ondes.Dans toute cette concurrence pour la primniité de l’air, j’ai pu saisir quand même des auditions très intéressantes, CHU* .Saynète très amusante de trois commères qui se cassent du sucre sur le d«»s tout en trouvant le temps de médire «les voisines.CRCM.les Anciens Canadiens qui nous rafraîchissent les méninges tu nous rappelant des faits oubliés./.7.7.WABC.Nous voici nu pays tip M Roosevelt où Sa publicité est intense et pas toujours opportune.Cette fois, on ue peut en voulori à de grands fabricants de cigarettes d’annoncer leur produit: ils le Jont si discrètement et avec un si beau concert.L'artiste d'honneur est Nine Martini, jeune et brillant ténor du Metropolitan Opéra.qui a eu un si retentissant succès à Montréal l’an dernier.Rien «pie la voix de Martini vienne moins bien de la radio que «Je la scène, elle charme.Des Etats-Unis parvint aussi, sans que nous l’eussions cherchée, la fin du récital de John Mae-Connack, célèbre chanteur irlandais.Et la manette tourne, tourne.Il n’y a «pie l’embarras du choix.Extraits d’opérettes de Lehar, parcelles «le comédies de Herbert, saynètes fraîches, jazz larmoyant et 0 sous l'exemplaire, pend en plus.M.Auguste Viatte à la Société des conférences M Au>u»U Viatte, proffsBèiir «le llttè- | r»tureA “ l'Ecole Normxle avtpêrtRure _ de l'université Level.,*n*u,l[urar?.* 1934-35 de 1» Borlétê de» conférence* de l'Ecole de» hnute» êtud«» commerci» *e.M Vldtte est docteur en philosophie de l'université de Frinour* docteur è» lettre» de la Sorbonne, lauréat de 1 Académie française.11 occupa de» poète* Important», dan» renseignement supérieur, au Hunter College de New-York, à I université do I Bâle et à l'Université M Viatte est au*»l un écrivain distingué et un collaborateur â l'hebdomadaire Sept .Grand voyageur.M Viatte a fait le tour du mon-re et.députa quelque* année», poursuit , de» étude» sur lue région» françaises du Nouveau Monde.I* conférence de M Viatte aura Heu fc la aalle St-Sulplce.>e vendredi *olr.23 1 novembre.Pour reu»»ll n e m e.n t* aadra*-.ser au no 535 avenue Vlger.New System Cleaning Service 4.-H.BRETON, prop.ENRG.TEINTURIER-NETTOYEUR 2461 DES CARRIERES NETTOYAGE FRANÇAIS $ 1 Robes.Costumes.Manteaux, Complets.Pardessus nettoyés et pressés à partir de .Chapeaux nettoyés 50e — Service de 24 heures.Appelez CRescent 2142 Tél.CRescent 5208 5369 Bout.St-Laurent Garage Crescent PAUL MARTEL Agença autorisé# du Studebaker , Achat et vente d'autos usagés remis à neuf.• Mécaniciens spécialités Dcboisage.Soudure, Duco —— Travail garanti — Honnêteté et bon servie*.Ne le Rhumes — Asthme Toux — Bronchites Sirop Villars — Souverain dans toutes les affections des voies respiratoires — 2 formats: .50 et $1.00 Voyea votre pharmacien.CANADA DRUG CO Confiez tout! lévages et nettoyages à la CANADA LAUNDRY Co.Pourquoi .?Economique— Hygiénique Satisfaction V.AMherst 1195 Chez nous, des résultats tangibles ont été obtenus.Les yeux des jeunes sont plus ouverts, la volonté de faire quelque chose mieux affermie.Les trente et un volumes publiés par des gens de chez nous depuis vingt mois en sont une preuve à côté de bien d'autres moitis importantes, mais aussi significatives.Nous souhaitons à chacune des régions du Canada français des animateurs et des travailleurs régio-nalistes comme ceux des Trois-Rivières.Cela, parce qu’il n’est pas de meilleur rhemin conduisant au patriotisme que celui du régionalisme.Les semeurs de régionalisme sont des semeurs de patriotisme.Puissent-ils être nombreux partout! Eugène L’HEUREUX Les Trois-Rivières (1535-1935) PAR L’ABBE ALBERT TESSIER Un volume de 168 pages, formai 16 x 6léi, imprimé sur papier Coquille teinté, enrichi de tableaux et de dessins marginaux.Imprime en deux couleurs.La ville des Trois-Rtvicrrs s est mise en évidence, par la façon grandiose dont elle a célébré son trois centième anniversaire au cours de l'été de 19M.Ces pages offrent un prolongement utile d ces démonstrations., , ,.L'auteur n'a pas la pretention d'avoir écrit une histoire, même un résumé, de la région trifhwien-nç H a tout au plus tracé à grands traits une synthèse qui pourra servir de fond de tableau à des oeuvres plus fouillées.Ee principal mérite de ce travail est de constituer la première étude d'ensemble sur un coin de.pays trop ignoré jusqu'ici.En attendant mieux, ce tableau rendra service! L'ouvrage se vend S 1.00 franco, A la douzaine, t9.00.Adresser 1rs commandes: SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR".bSO, rue Notre-Dame est, Montréal.POUR VOS VÜNETTE5 PHOTOGRAVURE NATIONALE Si AHQUETTF 4549 VOLUME XXV — No 26i LE DEVOIR.MONTREAL.|EUD| 15 I OVEMBRE 1^4 lA 14 vre en*aimant Directrice: Jeanne METIVIER De la petite histoire Au début de la Grande Guerre, la province de Québec fit un don do 4,000.000 de livres de fromage au gouvernement impérial Entrevue de M.(.-Antonio GRENIER Les Anglais sont reconnus comme gros mangeurs de fromage et de bacon; deux produits aue le Canada leur exporte annuellement en fortes quantités.La province de Québec vend relativement peu de bacon au Rovaume-Uni.mais par contre elle fait bonne figure sous le rapport des exportations de fromage.L’Angleterre connaissait et achetait les fromages canadiens depuis bien longtemps avant la Grande Guerre, mais l’on peut dire que ce fut dans les débuts du conflit mondial qu’il lui fut donné occasion d’apprécier pleinement la qualité du fromage fabriqué dans la province de Québec, grâce à un geste accompli par un homme d’Etat de regrettée mémoire, sir Lomer Gouin.Un don de quatre millions de livres de fromage de la province de Québec fait au gouvernement impérial en vertu d’un ordre en conseil inspiré par le premier ministre d’alors contribua largement à faire estimer les qualités de notre fromage canedien, ou “Cheddar” sur le marché britannique.M.J.-Antonio Grenier, sous-ministre de l’Agriculture de Québec, était alors secrétaire du ministère de l’Agriculture.En cette qualité, ce fut lui qui fut principalement chargé de contrôler cette expédition.Prié de donner son opinion sur l’importance de la Semaine Nationale du Fromage.M.Grenier a déclaré aux journalistes qu’il approuve de tout coeur cette initiative prise par les principaux fabricants du pays avec le concours du Conseil National Laitier du Canada et autres corps publics, sans compter l’entière adhésion des gouvernements fédéral et provinciaux du Dominion.“Nos fromages canadiens”, dit M.Grenier, “ne jouissent pas chez nous du marché qu’ils devraient avoir parce que nous ne les connaissons pas suffisamment, parce En tout temps, en tout lieu, le GINGER ALE SEC Çurd EST SANS EGAL Prix établi boateilles de 5 verre» 2 pour 35^ Le meilleur an Prix le pins avantageux 42GF qu’ils ne sont pas convenablement annoncés, et aussi parce que les prix en sont trop élevés par comparaison avec ceux du beurre.Un certain snobisme nous porte à accorder dans bien des cas notre faveur à des fromages importés, au détriment du produit québécois.Pourtant, ta qualité de notre “Cheddar” peut subir avantageusement la comparaison avec les fromages d’importation qui sont généralement l’objet d’une publicité incessante.Si nos marchands consentaient à abaisser légèrement leurs prix, s’ils réservaient à l’étalage une place appropriée pour nos fromages, iis verraient la demande s’accroître.La publicité suggestive est la meilleure arme du commerce.C’est pourquoi ils devraient suggérer l'achat aux clients en frappant leurs regards par des étalages appropriés de nos fromages.Les ventes se feraient d’elles-mêmes.“Comment avons-nous fait mieux apprécier par les consommateurs anglais les hautes qualités et propriétés nutritives du “Cheddar” de la provinee de Québec?” poursuivit M.Grenier.“Par une publicité faite sous la forme d’un don de 4,000,000 de livres de fromage canadien sorti des fabriques de la province au gouvernement impérial, sir Lomer Gouin était alors à la tête du gouvernement provincial.Après entente avec le ministre de l’Agriculture d’alors, feu l’hon.J.E.Caron, et la Société coopérative agricole des fromagers de Québec, aujourd’hui fondue dans la Coopérative fédérée de Québec, sir Lomer Gouin fit adopter, le 21 août 1914, un ordre en conseil affectant $500,000 des fonds de la province au paiement de ce don de 4,000,000 de ibs de “Cheddar” fait par la province de Québec au gouvernement de l’Empire.Le 5 novembre de la même date, un mandat additionnel de $125,000 fut adopté pour compléter le paiement de ces exportations.Ce don coûta à la province un total de $625,000, mais ce fut certainement de l’argent bien placé au point de vue publicitaire.Ce geste de sir Lomer Gouin servit aussi les intérêts de nos producteurs qui retirèrent de leurs ventes au gouvernement de Québec près de $600,000, la balance ayant servi à payer les frais d’achat, d’emmagasinage, de pesage, de transport, etc., et ce en l’espace de moins de trois mois, la première expédition ayant été faite le 28 août, et la dernière le 12 novembre 1914.“Ce que le gouvernement de Qué bec sut accomplir sur le marché anglais, nos fabricants, mais surtout nos détaillants, peuvent le faire sur notre marché domestique, par une publicité intelligente, bien conduite, par des étalages de fromages canadiens en fin de semaine afin d’inciter les ménagères — qui trop souvent n’y pensent pas — à inclure une ou deux livres de cette excellente denrée alimentaire dans leur commande, et enfin en ne tenant pas la dragée trop haute au client.Un profit moindre sur chaque livre de fromage vendue, mais un bénéfice plus considérable résultant de ventes doublées ou triplées, voilà à quoi devraient viser nos marchands.“La Semaine nationale du fromage leur fournit l’occasion de faire quelque chose de pratique dans ce sens, et nous sommes convaincus qu’ils n’y manqueront pas.Il y va de leur intérêt et de celui de la classe agricole anxieuse de conquérir nos propres marchés".Essaye* ces recettes PAIN AU FROMAGE ET AUX NOIX Unf tasse de fromage, une tasse fie noix coupées en gros morceaux, une cueillerée à soupe de jus de citron.deux cueillerées à soupe de sauce piquante, trois cuillerées de sauce aux tomates pour humecter, un oignon coupé bien fin, une tasse de mie de pain, une cueillerée à soupe d’huile d’olive, du seul et du poivre au goût.Mettez dans un monte bien graissé: faites rôtir au four doux et laissez ainsi au feu jusqu’à ce que le dessus soif bien doré.OEUFS AU FOUR AVEC.FROMAGE Grillez des tranches de pain; mettez ces rôties sur une tôle graissée," saupoudrez du fromage râpé sur les rôties et cassez sur chacune d’elles un oeuf puis versez-y de petits morceaux de beurre, un peu PRTR0N5 VENNRT % OCCUPONS NOS LOISIRS Nos 7051-7052— Robes de nuit.Patron à tracer, 20c; perforé, 50c; au fer chaud, 35c.Etampé sur broadcloth blanc, rose, pêche, jaune ou bleu, 98c; sur nan-souk fin blanc seulement, $1.50.Le No 7051 convient également pour incrustation de tulle.Etampé sur épais crêpe plat pure soie lavable, blanc ou rose thé, $3,50.Ceci comprend le tulle et la préparation.Etampage sur le tissu fourni par le client, tulle fourni et préparé, 90c.Soie lavable ou coton à broder, environ 25c.“un plus grand nombre d’âmes”.Les écrits de saint Jean de la Croix, s’inspirant du plus pur esprit de la doctrine évangélique, tracent le droit chemin par où les âmes s’éloignent non seulement des obstacles de ce monde, mais encore participent plus abondamment au bienfait de la grâce divine qui les Appellent plus haut.Puisse saint Jean de la Croix nous aider à vivre plus saintement et attirer sur nous les miséricordes de Dieu.’La chapeplle sera ouverte au public aux heures indiquées.COUPON DE COMMANDE < { i N.B.—- Nous prions nos clients de ne jamais envoyer d« par la poste et de nous faire la remise par bons de poste ou poste en même temps que la commande.monnaie timbres- J / 15 NOVEMBRE 1934 l i Ci-inclus pour patrons Nos Nom ! \ Adresse 1 1 de crème ou de lait gras.Laissez le tout au four jusqu’à ce que les oeufs soient bien cuits.—Ministère de l’Agriculture, Qué-bec.Reconnaissance des Soeurs de la Providence INSTITUTION MUETTES DES SOURDES- S’il est de tradition de donner deux “soupers aux huîtres” au moins une fois Tan, à l’Institution des Sourdes-Muettes, il est non moins de rigueur de faire suivre res fêtes de charité d’un merci du coeur.Cet hommage de gratitude, les Soeurs de la Providence de la rue Saint-Denis et les membres du comité exécutif se font un devoir de le confier aux journaux, afin d’atleindre loutes les personnes qui ont contribué au succès qu’elles ont la consolation d’enregistrer et qui fait honneur à la charité reconnue du public montréalais.Les dames bienfaitrices des sourdes-muettes et les amis dévoués de l’oeuvre, prouveront ici l’expression renouvelée des sentiments de reconnaissance qui leur sont si justement dus.La prière simple mais fervente des petites affligées, appelle en retour les bénédictions divines sur les personnes qui s’inlé-ressent à elles.Reconnaissance toute spéciale aux journalistes et aux postes de radio pour leur bienveillante et précieuse collaboration.Deux messes seront dites dans la chapelle de l’Institution, aux inten-litms de ceux qui ont bien voulu se montrer sympathiques à l’appel qui leur a élé adressé Jors de ces récents soupers.Les personnes qui ont reçu des billets et qui ne les ont pas utilisés, sont priées de les retourner ou faire remise du prix au béné-lice de l’oeuvre, ce dont les religieuses leur seraient infiniment reconnaissantes.Réunion cTAm tea listes \ L’ACADEMIÈ~MÀRTE-ÀNNE , 28 octobre dernier, avait Imu a I Académie Marie-Anne, dirigée par les Soeurs de Sainte-Anne, un premier ronvenfiim d’anciennes élè-.\ es sous la présidence de M.le curé leux de son Père et J-Z.Dufort.Les anciennes accoururent nombreuses, joyeuses de venir à leur Alma Mater revivre quelques heures des jours d’autrefois.Il v eut réception par les élèves actuelles, adresse des anciennes, causerie par M.le curé, salut du Saint-Sacrement,.lecture des constitutions, élections, récréation musicale et enfin, goûter.Le conseil de 1 amicale ^officiellement élu est le suivant: Soeur Marie-Pierre-Olivier, supérieure de l’académie, présidente d’honneur et directrice du comi-lé de direction; Mlle Estelle Dus-îault, présidente; Mile Béatrice Gascon, vice-présidente; Mile Dulice Beaulieu, secrétaire; Mlle Rollan-de Desjardins, trésorière; Mlle Marie-Anne Dorion et Mlle Marguerite Allard, conseillères.Après cette réunion couronnée d un plein succès, il est permis de fonder les plus beaux espoirs sur I Amicale.Puisse ce jour de fête re renouveler régulièrement et an-porter les bienfaits de cette reprise de contact avec l’institution à ia-qjelle les anciennes doivent le meil-leur *t elles-mêmes.(Communiqué) PETIT CARNET Mariage Meunier-Brassard Samedi le premier décembre, à dix heures et trente, en l’église Sainte-Madeleine d’Outremont.M, l’abbé joseph Dalpé bénira le manage de Mlle |ean-ne Brassard, fille de M.ét Mme Té-lesphore Brassard, d’Outremont, avec M.Maurice Meunier, de Québec, fils de M et Mme Joseph Meunier, de Montréal.Pas de faire-part.Au Carmel de Montréal FETE DE SAÏnTjEAN DE LA CROIX.24 NOVEMBRE A 9h.: messe solennelle.Sermon par M, l’abbé E.Lambert, curé de Saint-Léonard de Port-Maurice.Exposition .fl.a 53 23% 61% 68% 1% 97% 31 19% 9», 9% 56 17», 31% 27 29% 27% 7% 21% 11% 3% 23% 6 9% 13% 41% 17% 19 42’, 17 43% 35% 18% 3t: 35 LjJean ROLLAND, président de la Compagnie de Papier Rolland, dont l«s actions viennent d’être inscrites à la Bourse de Montréal.(International Newspaper Service) Fruits et légumes Les wagons suivants de fruits et de légumes sont arrivés à Montréal, pendant la semaine finissant le 13 novembre 1934: Pommes .71 > Autres fruits .17 Bananes — Autres fruits tropicaux 12 Oignons .9 Pommes de terre .72 Autres légumes .16 197 Le temps a été couvert cette semaine et il est tombé de fréquentes averses et des flocons de neige.Arrivages par wagons: Il y a eu une légère diminution dans les arrivages par wagons cette semaine; il n’en est arrivé que 197 contre 207 la semaine dernière.soit 10 wagons de moins.Outre les arrivages par fret, il est arrivé par bateau 9 wagons de noix de coco, 8 wagons d’oranges, 3 wagons de pamplemousses et 101 wagons de bananes.Fruits domestiques: Les arrivages de fruits domestiques sont toujours assez abondants et se composent surtout de pommes.Le marché aux pommes reste assez soutenu: les pommes de la C-B.se vendent $2.00 à $2.15 la caisse pour les McIntosh ’’Belles”, $2.50 la caisse pour les Délicieuses ’ Belles”, et les Beauté de Rome $2.15 à $2.25 la caisse; celles de la N.-E., $3.75 le baril pour les Starks "No 1” et $3.25 pour les “Domestiques”, $6.00 pour les Spies “No 1" et $5.25 pour les “Domestiques”, $5.00 pour les Greenings “No 1” et $4.50 pour les “Domestiques"; celles de l'Ontario sont toujours à prix soutenus de $7.00 à $7.50 le baril pour les McIntosh et les Spies “No 1” et de $6.25 à $6.50 pour les “Do Ventes Valeurs 50 Bathurst .35 Bruck Silk .30 Bell Telephone 80 Brazilian .75 B.C.Power “A" 15 Can.Celanese priv.50 Can.Celanese .30 Can.Cement .270 Canada Cement priv.60 Can.Car and Found.200 Can.Car and Found, priv.15 Can.Ind.Alcohol “A” .160 Can.Pac.Ry .75 Cockshutt Plow .65 Con.Smelting .1^7 1 5 C.Hydro Elect, priv.950 Dorn.Bridge „ 150 Dorn.Steel and Cl “B” .4 Vs 25 Dryden .4% 50 General Steel Wa™ 85 H.Smith priv.300 Hollinger Con.Co 605 Int.Nickel Ouv.Haut Bas .6 .14 .1223/4 123 Va 123 3/4 .107/8 107/8 103/4 .25 Vz .119 .20'/4 .7 3/4 .50 .7% 147% 83/4 11 ’/2 I 5/8 143/4 1 i Vi 6 14 123 Va 10% 25 Vi 199 20V4 7 3/4 50 7% 143/4 83/4 11 Vz Chang.— Va — Vs + Vz — Vs 4- 6 137 138 137 b 138 + 70 70 + .33 3314 32% 33 4 Va 4’4 4 Va 4'4 43/g 4-Va — 4 Va 4’4 4 4 76 76 20.00 20.00 + 23 Va 23 Va 23 23'4 + 12 Vz 12/2 4 4 -t- 14Vz 14'4 1434 143/8 78 Vs V4 Vz — 78 .25 Vs Vs 155 McColl Frontenac .- ¦- ., 1230 Mont.Power .293/b 30 293/8 145 Mont.Power Deb.47 V4 55 Mont.Tram .79Vz .¦ ¦¦ 170 Nat.Breweries .,.30'/2 SOVz 303/8 100 National Steel Car .17 .¦¦¦¦ 145 Shawinigan W.and P.I6V2 I6V2 16 155 Sherwin Williams .13 50 So.Can.Power .11 V2 45 Steel of Canada .40 BANQUES 50 Monrtéa! .2023/4 203 2023/4 203 10 N.-Ecoss® .271 272 271 2 Royale .117% .112'/4 255 Canada .57 .57 47'/4 19 Vz 303/a 17 * 16 13 11 Vz ’40 + Vz Va — Va + 1 Marché des changes Cours moyens S l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Compagnie: Pair Ouv.Angleterre, L.S.$4.86 2-3 $4.87 1-2 France, franc .0392 0643 Belgique, belga .1390 Italie, lire .0526 Suisse, franc.193 Hollande, florin .402 Espagne, peseta .193 Suède, couronne .268 Norvège, couronne .268 Danemark, couronne .268 .2278 .0835 .3170 .6590 .1333 .2515 .2450 .2177 Brésil, milreis .1196 0829 1-2 Allemagne, R.Mark .2382 .3900 A MIDI Cours officiels tels que fournis mestiques”.Il arrive moins de raisins par ]a Presse Canadienne: et les prix sont assez fermes de 34c à a Montréal: 38c le panier de six pintes.Livre sterling .4.87 Fruih importés: Les fruits importés se Dollar américain .97 9-16 vendent bien.Le prix des oranges res- Franc français.0642 1-4 te toujours élevé de $5.50 à $7.00 la ' ^ New-York: caisse pour celles de la Californie; de $4.00 à $4.50 pour celles de la Floride; de $2.75 à $3.75 pour celles du Sud-Afrique; et $3.50 à $4.25 la caisse pour celles du Honduras, d'après la grosseur.Il existe encore une bonne demande pour les raisins de la Californie dont les cours varient de $2,75 à $2.85 le lug.Les tomates de la Californie sont de $2.50 à $2.75 le lug.Légumes domestiques: Les légumes domestiques se vendent lentement.Il n’y a pas eu de changements sur le marché aux pommes de terre, par comparaison à la semaine dernière; les Montagnes “No 1” de Tl.P.-E.obtiennent 45c à 50c le sac de 80 livres, celles du N.-B., “No 1", 40c à 45c les 80 livres, tandis que les Blanches du Québec se vendent lentement de 35c à 40c.Légumes importés: Il n'y a pas eu de changements sur le marché aux légumes importés: la laitue se vend régulièrement de $3.50 à $3.75 le cageot et les patates douces de T Indiana de $1.25 à $1.50 la boisseau.Division des fruits.Ministère de l'Agriculture.Les rendements Livre sterling.4.99 1-8 Dollar canadien.1.92 15-32 Franc français.0658 5-8 A Paris: Livre sterling.75.80 frs Dollar canadien .15.58 frs Dollar américain .15.18 1-4 En or: Livre stering .12s.3d.Dollar canadien .60.89s.Dollar amédicain .59 44s.Bourse des mines Cours fnnrals par la maison CFANG.BURKE & Co.Î22, rue Notre-Dam* ouest Out.Rant Bas Form 19 Sur le Curb (P.C.) - T.es tendances étaient irrégulières sur le Curb ce matin.Melchers "V’’ a avancé près d’un point, Imperial Oil et International Petroleum, tandis que B.À.OU, Walkerville et Imperial Tobacco ont légèrement fléchi.Dans la section des mines \n-randa a avancé de 30 sous à 33.55, Wright Hargreaves de 5 sous.Sis-cot a fléchi de 3 sous, Sullivan de 2 et Wayside de 1.Cours tourm* "*r r* mxlson 4-J.FORCÎF1 * cie 47?, rue St-trancols-X(T%r Ouv.Hunt Riw 1 40 4 'a 15 70 22 % 30 '« I 80 15 25 ACTIONS ORDINAIRES B.A.OU "A" Bell Telephone Build Prod."A" Calgary Power Can.Malt.Can North Power Can.Bronze Can.Converter» Can Cotton» Dom.Bridge Dorn.Store» .Dom.Textile Dom.Ola»» Imperial Oil , .Imperial Tobacco ( Extra» compris) Int.Nickel .Int.Petroleum .McColl Frontenac Montreal Power Mont.Tramway» .Nat.Breweries .Ottawa PoWer Quebec Power Page Hersey 15 % 15% 175 Abltlbl 15 Br Corp.210 Br.Am.OH 50 Br St Diet.25 Br.Corp.Prf 50 Can Malt.450 Cons Pap 40 D.Corp.Be.585 Ford A 100 Int.Util.B 50 880 Imperial 011 17 17 % 170 Imp.Tobar.12 % 12 % 140 Int.Petrol».32 155 Mclcher» A 11 % 12 % 40 Melchers B 4% 4 % 200 Price Bros.2 % 175 W Goo prf.16 % 135 Walk.Brew.6 90 UTII,.PUB.25 B C Pack 1 45 MINES 350 Noranda 33 .45 3100 Blacoe 2 60 200 Sullivan 48 “Jeck Hugh.4 00 10°W, Harg 8 85 .mint.s nims 700 ” 28 vuv, ?i^cona 28 5300 DuParquet 10 «; n 1 20 13 1 50 15 Ml(.; 1 25 15 % 15 % 17 12 11 % 4 % 6 75 17 12 % 12% 4% 33 60 33 55 2 57 47 % 25 South Can.Power Shawinigan Steel of Canada Montréal .Nouvel!e-Eco«»e 10 % Décembre Mal Juillet Décembre Mal Cours du blé JWINNIMCO °V- nT 83V 11.4» 77% ait 8v>.«% «% cmcAoï, '3’r 1968 100% 102% Rolland Paper 5%% 1948 98 100 Shaw.W.and Pow, 0%, 1937 loi % 103% Shaw.W.and Pow.5>“„ 1P70 100 102 Shaw.W.and Pow.4%'-'0 1970 93 % 05% Smith H.5%% 1953 95 97 South C.P.5% 1955 .101% 103% Un.Sec» 5%C«.1952 «8 70 West Kootenay Pow, 5% 1956 .104% 106% Rentes français»»: t% 1917 .«r.«ia .• % 19.32 .Crédit national: »% 1920 .1919 .*1 Cl 94 U M SI U U n Cours des trusts fixes Mol» dernier 1,'an dernier Hier 1931 1927 Haut 1934 .On» 1934 .Haut 1933 .Haut 1932 Bas 1922 85 1 83 1 87 5 82 3 142 4 83 9 72 6 77 l 71 3 93 3 36 fl 55 8 37 1 57 4 38 9 65 5 47 3 124 1 1214 125 0 90 0 90 6 74 1 7?2 84 9 88 S 78 0 88 2 47 4 70 9 2 4 71 4 761 84 2 131 2 88 I 74 1 83' 781 57 1 Offre Dem.Can.America Trust .2% 3 Can.Inter.Trust .4 4» ?Diversified Tru»t "B” .6 % •Dlveralfled Trust "C'’ .2.83 •Do."D” .4 % First All Can.Units 9% Do.1945 fl% •Independence Trust .2 05 Grouped Income Shares .3 80 •Quaterly Income Shares _______ 1 23 •Un.Fixed .j Un.In»t.Trust .’ i % 4H 293 4*8 »% 7% 2.15 4 00 1.33 Cours moyens à Montréal Compilation officielle de la Bour»< d» Montréal 1934 Ba* .M.O le publie» services 992 602 61 0 62 3 720 72.0 41.4 44 3 19*4 Hier Avant-hier 8em dernière Mol» dernier 1974 Haut 1933 Haut .1933 Baa _____ 1932 Baa _____ 1929 Haut .1932 Haut .501 533 20 S trtel» nt» Indu», fAi** 57 8 58 3 58 I 588 56 4 57» 57 6 39 2 65 2 87 4 «2* £3.'.' MA 301 181 Ml 174 S 1*21 17.1 *31 Un.NY.Bank Trust .•Un.Cil Trust .N A.Trust Shares 1953 Do.1955 .Do.1958 .no.1956 .Cvim.Trust Sh.New Corp T S.Accum.' .!/ Do.Dlstrlb.Five Year Fixed T.8.Old Corp T.S.' Compagnie» de placement»; •Am.Composite Sh.•Brit.Type Inv.Fed.Cap Trust .Fundamental Trust 8 A.•Un.Gold Equity of can.Supervised Shares .Can.Inv.Fund .US Elect."A'’ .Do "B" .Do Voting Nat Wide Sec.Do.voting .v* Fonds américain».3 % 4 % 1.82 2 24 2.30 2.23 3 70 2.22 2 22 3 % 1 95 3.45 35 50.4 2 18 1.17 3.23 10 % 1 48 SO 2 94 1 10 2 20 2 40 2 28 2 27 2.27 La Vie Sportive (suite de la page neuf) Le tournoi de la brasserie Dow Quatre rencontres ont été disputées hier soir dans la deuxième ronde du tournoi annuel de tennis intérieur de la Brasserie Dow et pas moins de trois cents personnes ont été témoins de ces matchs qui n’ont pas manqué d’être intéressants.Bob Murray, champion provincial et intercollégial, qui est classe au premier rang des joueurs de cette province, a dû livrer un rude asasut avant de pouvoir vaincre le vétéran Paul Fontaine par un résultat de 6-3, 4-6, 6-3.Dans le match précédent, Henri-Paul Hlmard eut également à se dépenser sans compter pour vaincre George Robinson par 11-9 et 8-6.Quant à Longtin, il a lui aussi gagné en trois sets contestés contre un autre vétéran, Emile Durand, 6-4.8-10, 6-4.Paul Deschênes est sorti victorieux de R.Hétu par 6-2, 6-2.PARTIES DE CE SOIR 7 h.: G.O’Brien vs S.Veyscy.8 h.: Rainville vs E.VValer.10 h.: Léo Boucher vs John Cloghesy.Les match de quart de finale seront disputés demain soir, tandis que les semi-finales auront heu lundi prochain, avec les finales mardi.m - Le handicap de Manchester Londres, 15.— Le handicap Manchester.la dernière classique anglaise à être disputée sur le plat, celte saison, aura lieu îe 2A 1 OS SOI O O y m** «*,» i 1* wick 4; Statesman 4; ^Çhtander , Andrea 5: l.ueky I’n(|',,.14*1f:,.II'KIÆ»v.’s;.drë «I* Kroj» Fur P 6; ( jPlCSl I v-6 'X • Hands Off 4; Berest0, 3; Foxma^que 3.Knuckleduster 4; J^ond üene 4; Jean’s Dream 4; Irong y « * * î jEpd 4; Bon Soldat 5.Cunningham avec Buffalo Fort Erié, 15.— Cunningham, joueur de hockey, étoile de Calga-ry, fera sous peu le saut chez les professionnels avec les Bisons de Buffalo, de la Ligue de hockey Internationale.Le gérant Mickey Roach, des Bisons, a annonce hier qu’il avait fait signer un contrat à Cunningham pour jouer avec c club Buffalo cet hiver.11 verra le feu pour la premiere fois avec des professionnels samedi soir prochain Ici.alors que les Bouledo-gues de Windsor visiteront les Bisons.Il alternera sur tes trois lignes d’attaque de Roach.Frank Nigbor à la gérance London, 15.— Frank Nighbor, ancien gérant des Bisons, de Buffalo, de In Ligue de hockey Internationale, pilotera les Tecunisehs do London, pendant l’absence forcée de Tools Holwny, gérant des Tecs.Nighbor arrivera ici dès aujourd’hui pour prendre la direction du club.La venue de Nighbor â London ne signifie pas que le vieux système défensif employé par ce dernier â Ottawa et à Buffalo sera mis en force avec les Tecunisehs.C’est la déclaration du président .1.A.Anderson.Le nouveau gérant devra adopter les tactiques du feu ouvert, si populaire u London. OLUME XXV — No 263 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 15 NOVEMBRE 1934 9 a:>oo _xxx:rx;xiXi>0
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