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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-11-14, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 14 nov.1934 Kédaction et administrai ioo 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 262 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’enlisement Un phénomène municipal et ses conséquences Chronique Journalistes A Thôtel de ville de Montréal, on constale un phénomène fréquent: l’enlisement.Des hommes y entrent pleins d’ardeur, ayant promis de tout chambarder.Us s’agitent un moment.Un moment encore ils continuent de parler.Puis les voilà qui s’enfoncent par degrés dans cet enlisement qui est fonction de plusieurs causes.L’inertie de certains vieux fonctionnaires n’y est pas étrangère, non plus que Yà-quoi-bonisme des aînés.On réclame partout la durée en politique.Mais chez nous les observateurs des affaires municipales pencheraient plutôt pour le raccourcissement du mandat des conseillers municipaux que pour%on prolongement.Ils constatent, en effet, que dans certaines grandes villes canadiennes, à Toronto notamment, où les conseillers se présentent au jugement des électeurs tous les douze mois, ils ne se laissent pas gagner par la même torpeur que nos propres représentants.Qpand la Commission des services publics a entendu la requête de la Montreal Light, Heat, la ville de Montréal n’était pas représentée.Elle ne l’était pas davantage ces jours-ci quand a commencé l’enquête de la commission Lapointe.Nous eussions aimé pourtant que certains vieux échevins fussent là pour entendre ce que M.Damien Bouchard avait à dire de l’attitude différente de la compagnie envers l’agressive ville de Westmount et la bonasse ville de Montréal — bonasse, pour ne pas dire plus! Pendant des années nous avons dénoncé ici cette injurieuse inégalité de traitement: la ville opulente, la ville, des rentiers c l des millionnaires payant son énergie électrique un tiers meilleur marché que la ville des gueux, lesquels gueux comptent pourtant 35 défenseurs au conseil municipal, car il n’est pas un seul édile qui ne jure d’immoler son temps, son énergie et sa vie.si c’cst nécessaire, à la défense des classes laborieuses.Comme disent nos concitoyens anglais, the proof of the pudding is in the eating.Elus sans les plus petites concessions à la surenchère démagogique, les conseillers westmountais ont pourtant réussi à épargner des milliers et des centaines de milliers de dollars à leurs commettants, tout en créant une situation qui couvrait la grande ville voisine de ridicule et de honte.Et cette situation continue de plus belle.Nous aurons peut-être des délégués devant la commission Lapointe quand elle siégera de nouveau à Montréal, mais sî nous en avons, ce sera grâce à l’action énergique de deux jeunes conseillers, MM.Leduc et Reynault, ce qui prouve bien notre thèse, à savoir que ceux-là seuls qui ne fréquentent pas depuis longtemps les coulisses municipales n’ont pas encore succombé à l’enlisement.Ce cas d’inertie n’est pas isolé.A l'heure actuelle, la navigation fluviale au-dessous de Montréal est sérieusement menacée.Or le fleuve est pour la métropole du Canada comme sont tract alimentaire.Qu’il soit obstrué et elle est affamée et elle dépérit.Nous avons eu des conseils rouges et des conseils bleus.Nous avons eu, avant M.Houde un maire rou^e et cumulard, qui était en même temps député oppositionniste à Ottawa, ce qui le mettait bien à l’aise pour réclamer justice pour la ville de Montréal et sur le parquet du Conseil, et sur le parquet de la Chambre, puisque là il n’embarrassait pas, comme on dit, son gouvernement.M.Rinfret a-t-il soulevé une seule fois cette question au Conseil ou en Chambre?Nous ne nous en souvenons pas.M.Leduc, dès son entrée à l’hôtel de ville, a manifesté son intention de provoquer un débat sérieux sur cette question; mais il n’aime pas parler à tort et à travers.Il a cherché à se documenter et il a constaté qu’on ne pçmvait trouver nulle part les renseignements les plus élémentaires à ce sujet.Il a donc pris occasion de cette effarante découverte pour réclamer une bibliothèque documentaire à l’hôtel de ville.Inutile de dire qu’il l’aura quand Tes poules auront des dents, la plupart de ses collègues ne craignant rien tant au monde que d’être entourés de gens renseignés, ce qui pourrait peut-être finir par troubler leur inertie.Sur la question des taudis ou la construction des logements salubres, même constatation.Les plus jeunes échevins ont été les plus actifs.On est en train, ce n’est un secret pour personne, de préparer un silencieux enfouissement dans les oubliettes du comité exécutif au projet du comité éohevinal.Pourtant, le bon sens même commandait aux échevins de faire quelque chose en ce sens.D’abord, le public le réclame, comme on en aura la preuve à l’assemblée de demain soir,comme M.l’éche-vin Auger en a fait la preuve dans son quartier, et, ensuite, c'était le moyen le plus facile pour nos représentants de dégager leur responsabilité et de mettre fin à la participation municipale aux secours directs.Depuis le commencement de la crise, nos gouvernants, dans tous les domaines, n’ont trouvé que deux remèdes: /axer et ensuite surtaxer.L’impatience populaire attend quelque chose de plus constructif qui mette, comme on dit, de l’argent nouveau en circulation, qui remédie au chômage par le seul remède efficace et adéquat: le travail, et ne se contente pas d’écraser le contribuable.Tl se peut que le projet (nous nous y sommes intéressé de trop près pour ne pas tenir à faire cette réserve) ne soit pas parfait.Mais alors pourquoi ne pas le modifier, le perfectionner, puisqu'il est désormais passé des mains d’un comité de particuliers entre celles du conseil?Enlisement, inertie, peur de l'action, crainte des responsabilités, sauf quand il s’agit de favoriser quelque contrat monstrueux comme celui de la Montreal Water, sauf quand Its appétits sont surexcités.Voilà toute l’explication.Une salle est réservée aux délibérations intimes des conseillers.I^à se tiennent les représentations générales des .séances du conseil.Gcs dernières diffèrent souvent sensiblement des premières.Car c’est à cette avant-première qu’on troque, qu’on barguigne, qu’on étouffe les velléités d’indépendance ou d’action, qu’on ampute le scénario.Au-dessus de cette salle, une affiche: Caucus.Mot significatif, même avec sa faute d’or-Ihographe.(11 devrait s’écrire co au lieu de eau,) C’est là que sont trompes non pas seulement les représentants naïfs, mais avec eux la masse même des contribuables.Les séances du constdl seront non seulement plus intéressantes, non seulement plus vivantes, mais aussi plus utiles pour les administrés quand on aura supprimé cette salle où s’opèrent les maquigonnages les plus néfastes.A Ottawa, à Québec, à Montréal, le caucus est une institution qui engendre l’engourdissement dans l’esprit de parti et tous les représentants qui ont voulu conserver leur indépendance, leur liberté complète, l’ont fui comme le virus même de la paralysie générale.Lauit DUPIRI Un de nos visiteurs français de l'été dernier, M.R.-G.Xobécourt, du Journal de Rouen, la noté, chez nous la plupart des quotidiens ressemblent, dit-il, à des usines: et ia rédaction elle-même, quoique bourdonnante de travail, a les perspectives froides d’un quelconque atelier, comme si ceux qui p besognent sans joie n’étaient que des manoeuvres anonymes qui produisent de la copie comme on gâche du mortier.“Payés à la semaine, mal payés, — ils peuvent être congédiés du jour au lendemain.Ils n’ont aucune garantie de leur médiocre présent; aucune organisation professionnelle, aucun groupement d’ordre amical et d’entr’aide mutuelle ne leur est permis”.M.Xobécourt n’a vu à tout cela que deux ou trois exceptions, qu’il a voulu noter (22 octobre).L’autre jour, un journaliste de chez nous, M.Bernard, du Courrier de Saint-Hyacinthe, taquinait quelque peu certains camarades de la presse hebdomadaire dont il est.Il signalait entre autres choses que les rares journaux hebdomadaires conservateurs de la province “vivotent et sont mal rédigés’’.Cela lui vaut à son tour les remontrances ironiques de l’un d’entre eux, ta Revue de Granby.“Quant à vivoter, les feuilles semainières d’opinion conservatrice ne le font pas toutes, du moins ni le Gaide [de la Beau-ce] ni la Revue, qui enregistrent à chaque mois des surplus substantiels qui n’ont rien de truqué”, riposte le directeur de ia Revue, M.Hains (8 novembre).Il ne faut pas s’illusionner, dit celui-ci: et “règle générale le journalisme hebdomadaire ne mérite pas.du moins à l’angle du confort, la compassion qui lui est prodiguée assez étrangement d’un peu partout, exceptionnellement par un directeur mé-me d’hebdo, comme Bernard, ét la plupart du temps par les camarades de la presse quotidienne.C’est à tort, le plus souvent, que des gens pourtant bien intentionnés.s’apitoient sur le sort matériel du journaliste de l’hebdomadaire.Celui-ci nourrit confortablement son homme pour peu qu’il ait tant soit peu le goût du travail et le sens des affaires.Et justement si, chez la presse rurale, on pèche contre la correction syntaxique plus souvent qu’au gré de nos amis des quotidiens, d’un autre côté les éditeurs des feuilles semainières se rachètent par un sens des affaires dont sont incapables tant de ces brillants polémistes des quotidiens.Au reste ces vedettes de l’éditorial travailleront le plus souvent pour un salaire que nous savons très maigre tandis qu’on verra ces petits journalistes de province posséder leur propre journal et imprimerie et réaliser de beaux profits nets après s’être payé des gages hebdomadaires qu’envierait un “star reporter’’ de la Presse’’, écrit joyeusement M.Hains.Il risque de rendre jaloux non seulement les vedettes du journalisme montréalais, mais aussi et surtout les administrateurs des quotidiens libres de toute attache de parti.Qu’il y ait des quotidiens à faire de grands bénéfices, c’est certain.“Mais à qui vont ces bénéfices?” demande M.Hains; il répond là-dessus fort au point: “Pas aux journalistes proprement dits mais bien à des Nicol, des Berthiaume, des Fortier et des du Tremblay, tous hommes de haute finance n’ayant aucun droit au titre de journaliste.” Tandis que, dans la presse hebdomadaire il y a “pour la plupart des écrivains hommes d’affaires qui n’ont cure de la pitié des reporters faméliques de la presse quotidienne trop peu payés pour la somme énorme de travail fournie dans l’ingratitude additionnelle de l’anonymat.Nous avons trimé assez longtemps chez les quotidiens pour parler en connaissance de cause et, au besoin, pourrions-nous jeter des chiffres et des noms à ceux qui voudraient nous contredire”.A ce sujet, croyons sans peine le directeur de la Revue de Granby dont la prospérité matérielle est en effet assez apparente.Au reste, M.Hains encourage ses camarades à négliger les altagues lancées parfois contre leurs feuilles.“Confrères des feuilles semainières, au lieu de prêter l’oreille aux propos dépréciateurs, donc déprimants, qu’on nous tient trop souvent sur l’obscurité de notre rôle, soyons plutôt fiers de lui.Car, en outre d’être fiers de notre lot, nous ne devrions pas trouver difficile d’en être satisfaits, au point de vue confort, nous qui avons connu pour la plupart les misères parfois innommables de la rame maniée dans le quotidien-galère, sous le bâton implacable du hortator, le city-editor, surtout sous la férule implacable de nos Hrarsts Québécois.Nous sommes en troo bonne santé pour nous laisser plaindre”.St M.Hains allait faire tenir son article du 8 novembre au secrétaire général du Journal de Rouen, tout cela ne serait pas pour empêcher celui-ci de crofrr qu'il a eu raison de parler comme il l'a fait de la situation médiocre des journalistes, dans certaines usines de quotidiens canadiens, — anglais comme français.Il est, certes, des rédactions, — on les trouve dans les quotidiens l** moins fortunés, — où l'esprit de camaraderie, les relations amicales avec l'administration et l’atelier, l’exercice du pouvoir par des journalistes de métter, la compréhension de ceux-ci quant aux problè mes que la vie pose à leurs rédacteurs et â leurs nouvellistes, créent une solidarité profonde et véritable entre tous les services.Si l’on n'y fait pas fortune, on y est payé tout autant, sinon davantage, que dans les quotidiens â revenus considéra-1 blés; il y existe une atmosphère ' joyeuse, des relations d’amitié qui .font trouver la vie moins amère, 'moins dure, même aux pires heures de crise matérielle.L’avenir de chacun q est lié à celui du journal.Si l’on y est bien a sa place, l’on y reste; car nulle influence extérieure, nulle fantaisie, nul caprice, nul souci d'intérêt étroit ne joue contre •es rédacteurs appliqués à leur travail.Celui-ci peut y être ingrat, parfois, dur très souvent, il n’y est jamais désagréable.El l’on n’y a aucun dédain de (hebdomadaire, varce que, souvent, c’est de là même que l'on est venu au journalisme quotidien.L’on en garde excellent, t souvenir, — tout comme des débats 'i/e la vie dans le quotidien libre.Mais combien sont-ils qui préfèrent la liberté au cou pelé par le col-lier‘., L*INrOR*4ATICN DC PEBNIEPE ÜEUPE “Ici, comme aux Etats-Unis, on fait une guerre sans trêve contre les services électriques municipalises” c.r.Bloc-notes L’hommet au fouet En l’occurrence, c’est M.Pierre-Elienne Flandin.Le nouveau premier ministre français, qui vient d’obtenir un très gros succès parlementaire, a bien eu le soin, après avoir présenté à ses collègues un programme intéressant, de les pre-1 venir que, si les choses ne vont I point de son goût, il dissoudra la ’Chambre, provoquera des élections nouvelles.C’est cela, la menace du fouet.Pas plus en France que chez nous, les députés ne tiennent à voir •ainsi raccourcir leur mandat.Les dernières élections ont eu lieu en 1932; normalement, les députés ne devraient retourner devant leurs électeurs qu’en 1936.Les y expédier tout de suite, c’est les priver d une couple d’années d’indemnités, alors qu’il n’ont peut-être pas fini d’acquitter leurs frais d’élections.La menace est grave, sans compter que plusieurs sont d’avis que, du strict point de vue de l’intérêt public, il ne serait pas à propos de jeter le pays dans une campagne électorale; mais cette menace reste soumise à une condition implicite qui, au fur et à mesure que s'usera le cabinet Flandin, pourrait singulièrement en atténuer la rigueur.Chez nous, a l’heure actuelle, le premier ministre peut toujours en appeler à l’arbitrage des électeurs.«Théoriquement, il faut bien que le |gouverneur-général y consente, nuis |il est de pratique constitutionnelle qu’en pareil cas le gouverneur suit (lavis de ses ministres.I En France, il n'est est pas ainsi.II faut pour la dissolution de la Chambre et l’assentiment du président, et celui du Sénat.C’est à supprimer ce consentement obligatoire du Sénat que visait M.Dou-mergue, et c’est la raison (ou le prétexte) qu’on a invoquée pour le mettre au rancart.Le fouet de M.Flandin pourrait donc à l’épreuve se révéler moins dangereux qu’il n’y peut paraître de loin.Le régime , Ulandin qui, dès le 14 décem-bre 1933, déclara il à Rouen, ainsi que nous Le rappelions ces jours derniers, que "le régime républicain est aujourd’hui menacé ”, qu'“/7 l'est bien moins par les attaques de ses adversaires que par la désaffection silencieuse des masses populaires ’, a tenu, dès son premier discours comme chef du gouvernement, à répéter que “le régime parlementaire livre sa dernière bataille”, qu’il désire “conserver la forme iblicaine de gouvernement".Les © petites municipalités demeurent à la merci du trust — L initiative privée” de MM.Holt, Smith, Aldred et Craustein — L affaire de la MBeauharnois” — La presse garde le silence et le peuple reste mal 9renseigné — La “Quebec Power” et les fils de M.Taschereau — Il faut payer pour être maître chez soi LE TEMOIGNAGE DU DOCTEUR PHILIPPE HAMEL DEVANT LA COMMISSION LAPOINTE (Voir auMi en pagot 6 et 7 répul_______ ____ (Nous traduisons d’après les dépê-j ches de ce matin.) Cette insistance à parler d’un régime vieux de soixante ans déjà comme d’une institution qui est encore en péril, qu’il faut soigneusement protéger, qui reste apparemment à In merci d’un coup de vent, est significative.11 ne faudrait pas beaucoup de déclarations de ce genre pour faire croire aux gens du dehors que la République est vraiment en danger.Les chefs des gouvernements sûrs d'eux-mêmes n’ont point d’habitude de ces accents.— même pour rallier leurs partisans.La “Survivance” | La Survivance vient d'entrer! dans sa septième année.La S'ur-j vivance, comme l'on sait, est l’hebdomadaire français d’Edmonton, en Alberta.Ces journaux français des provinces en majorité anglaises méritent une attention particulière.Ils jouent un rôle extrêmement utile, ils ont une besogne très difficile.Aussi ne peuvent-ils, règle générale, vivre qu'a coups de dévouement.La Survivance complète l’oeuvre de l’Association canadienne-française de l’Alberta.Chaque semaine elle porte aux Franco-Alber-tains dispersés les mots d’ordre utiles.Elle les met au courant de la vie générale du groupe et de la vie particulière de leurs divers essaims.Elle maintient entre eux tous de constantes relations, un, courant d’idées et de sympathies.Elle n’est peut-être pas moins intéressante pour ceux des Canadiens français des autres provinces qui ont le souci de notre vie générale.Elle les renseigne, ellel leur permet d’écouter les batte-' ments du coeur franco-albertain.Nous souhaitons donc à la Survivance de longues années encore de fructueux travail.Québec, 14 (U.i>.Vj.jl-a Commission Lapointe a continué, ce matin, son enquête sur l'électricité* Le Dr Philippe Hamel a poursuivi son discours.Il a parlé d'abord d’achat par les compagnies privées des pouvoirs municipalises.Ici comme aux Etats-Lnis, dit-il, on fait une guerre sans trêve contre les services municipalisés.A Montréal et à Québec, il ne peut s’agir immédiatement de municipalisation, ces deux villes n’en ayant pas îe pouvoir.Dans les petits centres où l'électricité est mu‘ nicipalisée on s’abouche avec le Conseil municipal où on trouve as-se facilement le moyen de convaincre la majorité du Conseil du prétendu avantage de se débarrasser de la municipalisation.Si le Conseil est composé d’honnêtes gens qui ne veulent pas se laisser bêrner, on offre à la municipalité un prix très rémunérateur pour l’entreprise publique et l’on assure aux contribuables des tarifs comparables à ceux d’un grand centre.L’offre ne présentant qu’avantages immédiats, le Conseil, d’ordinaire, se rend.Dans ces cas, la municipalité fait peut-être un bon règlement temporaire.A la Rivière-du-Loup Les compagnies sont prêtes à des sacrifices assez lourds pour enrayer la municipadisation.On a offert à la ville de la Rivièrc-du-Loup $700,000 pour un service d’électricité municipal qui ne valait pas plus de $400,000.M.Hamel produit une lettre du maire de la ville à cet effet.Tout autour de Montréal, la Montreal L.H.Sc P.s’est efforcée de se rendre propriétaire des services municipalisés et dans la majorité des cas ces petites municipalités ont obtenu les mêmes tarifs que Montréal.En Saskatchewan, on ne permet pas à une compagnie de devenir propriétaire d’un service munici-palisé, sans un ordre spécial du gouvernement.C/hez nous, les petites municipalités demeurent à la merci du trust, et les grandes villes, Montréal et Québec, se voient refuser le droit de municipalisation.L’achat des services municipalisés est un but vers lequel se sont fortement concentrées les activités de la Xalional Electric Light Association.Samuel Insull nourrissait une haine particulière contre les services municipalisés.L’initiative privée On parle, dans les milieux bustards, de l’importance de laisser le champ libre à l’initiative privée: or dans le domaine de l’électricité l’initiative privée se résume presque à celle d’un Holt, d’un Smith, d’un Aldred ou d’un Graustein.Ces gens peuvent lancer une entreprise quand bon leur semble, mais gare à ceux qui voudraient venir concurrencer leurs entreprises, non pas sur leur territoire propre (la Commission des Services publics ne le tolérera pas) mais en offrant de l’électricité à des prix raisonnable sur de nouveaux territoires.Non seulement le trust ne tolère pas de concurrence directe, mais il combat avec acharnement les services électriques qui permettent d’établir des comparaisons désavantageuses pour le trust, même à distance.Le premier ministre n’a-t-il pas clairement dit, en Chambre, que les Demain soir.Demain soir donc, à l’Université de Montréal, M.l’abbé Groulx reprendra ses cours publics d’histoire du Canada.Ainsi que nous l’avons déjà indiqué, le professeur parlera cette année encore du régime français.L’on dernier, il a\ ut raconté les voyages de Jacques Cartier et leur prologue; cette année, il traitera de la période qui va des voyages de Cartier à la mort de Chain-plain.Demain soir, particulière-1 ment, il examinera à fondledeini-«iècle oui sépare la mort de Cartier des premières explorations de Champlain.Franchement, pour la plupart, que savons-nous là-dessus?L’occasion est donc excellente de nous informer.Le professeur fait pour nous toutes les recherches ennuyeuses et présente le résultat de son enquête dans une langue élégante et claire.On a rarement 1».chance de s'instruire à moins de frais et d’une aussi agréable façon.O.H.privilèges accordés à la Bemihar-nois devaient servir à concurrencer le trust de l'électricité?L'aventure de M.Sweexey M.Sweezey a voulu se lancer dans une initiative privée qui ; n’était pas du goût des Holt et des, Smith.Que lui reste-t-il à M.| Sweezey, de cette entreprise?Elle est devenue scandaleusement la propriété de la Montreal L., H.& P.Tout a été permis pour lancer cette entreprise, parce que les deux partis politiques ont fait grassement garnir leur caisse électorale.La capitalisation et l’émission des titres hypothécaires, tout respirait la surcapitalisation.Toutes les orgies de finance ont présidé à la formation de cette entreprise privée.Comme cette entreprise était financée par les banques affiliées au trust de l’électricité, le jour ne pouvait tarder où une fois le succès de cet aménagement hydro-électrique assuré, ces banques et la Montreal L., H.&.P.se donneraient la main pour accaparer, à un seul prix, la forte partie de la plus puissante source d’énergie électrique du monde.Nos gouvernants ont assisté, impassibles, à toute cette manoeuvre absolument opposée aux intérêts des citoyens de cette province.Où se trouve la concurrence que l’on devait opposer au trust?L’initiative privée, est-ce celle de M.Sweezey ou celle de M.Holt qui triomphe?Toutes ces transactions se passent, dans notre province, dans un calme relatif.La presse garde le silence, et le peuple, pour une large part, demeure dans l’ignorance des faveurs sans cesse accordées au trust.Dans une société servie par une véritable presse honnête et indépendante.aucune de ces transactions n’aurait eu lieu.Exemple significatif Autre exemple plus modeste mais également significatif.Vers 1930, le village de Notre-Dame des Lau-rentides, à douze milles de Québec.desirait obtenir le service de l’électricité.La Quebec Power demandait comme condition que l’on payât le coût de la construction d’une ligne de transmission, à partir de Charlesbourg.au coût de $1,300, du mille.Le village ne pouvait rencontrer une telle dépense.Sur les entrefaites, une institution de charité, propriétaire d’une maison de vacances à un mille et demi du village, offrit d'aménager une chute de 150 c.v.pour desservir le village.La Quebec Power intervint et décida qu’elle rendrait sa ligne de transmission à Notre-Dame des Laurentides.à ses frais.Dans une société oui s’achemine vers un désastre, n’est-il pas urgent de voir à ce que quelques privilégiés ne se servent plus de nos ressources naturelles pour édifier | une telle dictature, un tel monopole?L’Etat leur a loué ou vendu ces ressources pour que le peuple en retire meilleur profit.N’est-ce pas tout le contraire qui se produit?Point n’est besoin d’étudier à fond le coût d’un K.W.H., ce qui importe avant tout c’est de désarticuler cette dictature afin de redonner à l’initiative privée toute la place qu’elle mérite dans une société bien ordoanée.Le comprendra-t-on avant qu il ne soit trop tard?M.Hamel parle ensuite du c«s de Wqçtmount et il passe à celui de la ville de Québec.Québec et la ‘‘Quebec Power ' Le conflit entre la ville de Québec et la Quebec Power dure depuis cinq ans.La ville a dépense plus de $30,000 sans obtenir de résultats satisfaisants.Pendant que le premier ministre promettait, a Disraéli, comté de Wolfe, lors d'une élection partielle, d’accorder le droit de municipalisation à toutes les villes, ses fils travaillaient, sans relâche, à la signature d'un contrat entre ta Quebec Power et la ville de Québec pour une période de dix ans., „ .„ C.e contrat entre la Quebec Power et la Cité de Québec a été ratifié pur le comité administratif en l’absence de deux échevins.Pas un citoyen n’aurait signe un engagement aussi imprécis et aussi mal défini, pour son entreprise personnelle.En rapport d’experts démontre qu’une usine à vapeur fournirait l'électricité à Québec pour une somme de $1.204,651, soit à 2.474 rents du kw.-h.La compagnie exigeait à ce moment $1.660,625 pour cette même quantité d’électricité, soit une moyenne de 2.97 cents par kw.-h.Plutôt que d'acheter l’électricité de la Quebec Power, la ville de Québec, aurait eu avantage à générer l’électricité dont elle a besoin dans une usine employant du chai-bon.Les experts, dans leur évaluation du coût de construction d’une oen-iKale municipale, ont alloué $350 -000 pour les obstructions qui pourraient venir du trust de l’électricité.11 faut payer pour être maitre chez soi.» li n’existe qu'un seul moyen d'en finir avec ces compagnies, c’est de municipaliser.Dans les conditions présentes, sans presse, sans radio, il devient cependant de plus en plus difficile d'éclairer les contribuables.Aux Trois-Rivières, le trust n’a-t-t-il pas eu recours à la même tactique qu’à Québec?II a passé un contrat en vitesse et le conseil municipal a refusé d’accorder quinze jours à la Ligue des consommateurs d’électricité pour l’étude du contrat, avant sa signature .A Montréal Le Dr Hamel examine les tarifs de la Montreal Light Heat and Power, à Montréal, et il en vient à la conclusion qu’ils ne sont pas si bas que la compagnie le prétend.Le Dr Hamel affirme que les tarifs électriques sont plus élevés à Montréal que dans n’importe quelle ville ontarienne de plus de 10,000 âmes.M.J.N.Char bonneau à Valleyfield Il déviant directeur de la musique sacrée pour tout le diocèse M.J.-N.Charbonneau, docteur en musique de l’Université de Montréal, ni recteur-fondateur de la Scho-la Cantorum et de la Société Palestrina, vient d’être appelé à prendre la direction de la Schola Sainte-Cé-dle, récemment fondée ù Valleyfield.M.Charbonneau tout en gardant ses fonctions à la Schola Cantorum occupera désormais le poste de mid tre de chapelle *à la cathédrale et de directeur de la musique sacrée dans tout le diocèse de valleyfieid.Le nouveau directeur est avantageusement connu dans le monde musical, par plus de trente ans de services professionnels rendus à la cause de la musique religieuse.Carnet d'un grincheux • Si I on en croit les révélations de l’enquête des onze sur les chaînes de magasins, les capitalistes américains tirant les profits de ceux-ci, et le public canadien, lui, porte les chaînes.* * * Il y a tant de questions d'un ordre tout à fait délicat à l’hôtel de ville, selon M.le maire, que le public est sous l’impression que le maire est seul capable de toutes les régler, Mussolini n’a-t-ll pas, tout seul, tout réglé, lui, à Rome?* * # Le trust de l'électricité n’aime pas plus qu'il faut ia lumière que l’on pro-ictte gratuitement sur lui.* * * Lord Curzon, qui n’était pas un maquignon, sut pourtant venir à bout, lors de la vente de ses écuries à Delhi, de lord Minto, qui en était presque un.* * * En cinq ans plus de 1 1 millions de dollars canadiens perçus par les bazars Woolworth au Canada ont émigré aux Etats-Unis, où la maison a son siège social.Nous sommes économiquement indépendants.Et le régime protectionniste nous sert à quelque chose.Ça se voit.* * * Le club Rideau d'Ottawa déplora l'absence de M.Bennett, depuis que M.Stevens a tiré le rideau sur la comédie gouvernementale, pour s’installer sur l’avant-scène.* * 4$ Sept cents employés d'Alr-Fraace font la grève “parce que les bureaux de la compagnie sont bondés de frères, de fils, de neveux il de cousins des administrateurs" (les dépêches J.Cela ne *• P*»* pas ainsi, sous le gouvernement d Alexandre de Québec.» n’y • ni fils, m frères, ni neveux, ni cousins.Le Crie chaux I 2 LE DEVOIR.MONTREAL.MiRCRCEDI 14 NOVEMBRE 1934 VOLUME XXV — No 262 Mussolini colonise Puisqu’il est question d’un vaste mouvement de colonisation daps notre province, notre gouvernement sera sans doute avide de connaître la colonisation à la Mussolini.Car le Duce a fait de la colonisation a sa manière, c’est-à-dire avec bon sens, intelligence, ampleur.Il a en effet redonné à la culture et à la civilisation les Marais Pontins, \ aste plaine de 175,000 acres carrées qui depuis plus de vingt siècles était un pestilentiel foyer de malaria.M.Gelasio Gaetani, sénateur italien, a raconté récemment, dans un numéro du National Geographic Magazine, l’entreprise exécutée par Mussolini.Les Marais Pontins forment une plaine rectangulaire, renfermée entre les monts Lépini et une dune de sable qui longe la mer Thyr-rénienne.Situés au sud de Rome, ils sont traversés en leur milieu par la voie Appicnne, qui va de Rome à Terracine.L’étendue est de 175.000 acres carrées.Cette région, formée d’un terrain d’allu-vion, est d’une extrême fertilié.Jadis elle était habitée par une population dense, car il s'y trouvait 23 villes, dont la principale.Pomé-tia, d’où dérive le nom de Pontins, avait été fondée par Tarquin le Superbe, six siècles avant Notre-Seigneiir.On n’a retrouvé aucun vestige de ces villes.Parmi ces villes disparues, on comptait Tibé-ria, bâtie autour d'une villa de l’empereur romain Tibère, et San Donato, construit sur les dunes.Les Marais Pontins constituent des pêcheries importantes.Les pêcheurs, pendant la saison pluvieuse, creusent un fossé à travers la dune.L’eau des marais s’y précipite et transforme le fossé en une rivière.Les poissons, friands de cette eau des marais, plus chaude, pénètrent dans la rivière improvi- ct les autres empereurs romains durent la soulever par des travaux considérables.Au cours du Sème siècle, la région fut entièrement recouverte par les eaux et l’on dut, pour voyager de Rome à Naples, longer les montagnes.Pendant 2,200 ans, l’on a vainement tenté d’irriguer la plaine.I.e consul Céthégus s’y employa sérieusement, mais dut cesser les travaux durant les guerres civiles de Scylla et Marius, César et Pompée.Jules César fit de vastes projets, abandonnés après son assassinat, 44 ans avant J.-C.Les empereurs Nervn et Trajan réparèrent la Voie Appienne enfoncée sous les eaux.Puis il faut attendre à la fin du 5ème siècle, lorsque Théodoric, roi des Ostrogoths, charge le patricien Décius de drainer les marais, ce qu’il accomplit avec succès, parait-il.On n’a guère de données précises sur les travaux accomplis au cours de ces premiers siècles, sinon que les Romains firent une large tranchée à travers les dunes, qui ont trois milles de largeur et une hau- 1 Ecoles catholiques de Montreal La requête de la Pointe-aux-Trembles — Déclaration de M.Doré — La commission scolaire de Verdun veut emprunter Au cours de la séance régulière de la commission administratives des écoles catholiques, le président général, M.Victor Doré, a fait la déclaration suivante, au sujet d’une requête dans laquelle la commission scolaire de la Pointe-aux-Irembles demandait l’autorisation de consolider sa dette flottante: En vertu de la loi, les commissions scolaires catholiques de l’île sont , j nt\ • J - .¦ « tenues de demander notre autori- tcur de 100 pieds, ( ette tranchée sation pour faire des emprunts.Je fnf ïp Rio Martino.,• r-rvx-oic -^ ___ fut appelée le Rio Martino.Ces travaux devinrent insuffisants, et à la chute de l’Empire romain, les eaux reconquirent la plaine.Les propriétaires, au lieu de faire le drainage général, s'occupèrent à débarrasser leurs terrains aux dépens du voisin.C’est ainsi qu’il y eut entre les familles Gaetani et Sizze.un procès qui dura de 1230 à 1790.II prit fin lorsque le Pape Pic VI réussit à drainer les marais.Le Pape Roniface VIII avait tenté l’entreprise sans succès en 1301, ainsi que le Pape Martin V, en 1420.Les Papes Eugène TV et Léon X s’y essayèrent également.Ce dernier chargea son neveu Guglielmo dei Mériici, de faire les travaux en 1514.croyais et je persiste à croire que notre pouvoir en la matière a trait aux emprunts ayant pour objet la construction d’écoles, l’achat de terrain, l’amélioration d’immeubles, le renouvellement d’emprunts arrivant à échéance, mais n’a pas du tout trait à des mesures relatives aux dettes courantes.S’il n’en était pas ainsi, on pourrait contracter des dettes courantes au point de rendre indispensable une consolidation.Nous n’avons pas à l’égard des commissions scolaires de l’île des pouvoirs aussi étendus que ceux dont dispose la commission municipale quant aux municipalités qui sont sous sa juridiction.Il y aurait lieu, semble-t-il, de charger quelqu’un ou quelque organis- sée, par millions, et les pêcheurs Le neveu fit comme tous les nie de veiller aux opérations finan-précédents: il creusa un canal à ! cidres des comtnissons scolaires travers les dunes, par où l’eau s’en- .C* Journul •*» impoa'è Nolrf-Dame iSLaasaAf [ auuctsur-g*»®*- 430 ru* l'Imprl* lUnkMt P*li*U»C.r Lt DEVOIR.MONTREAL, MERCRCEO» 14 NOVEMBRE 1934 VOLUME XXV — N* 262 Les témoignages de MM.Philippe Hamel, Bona Dussault et Albert Rioux à l’enquête sur l’électricité le préfet du comté de Portneuf craint que la municipalisation dans les grands centres urbains ne nuise à (Electrification rurale — L'électrification rurale n’est pas possible sous le régime privé, prétend le président de l’U.C.C.M.HAMEL, M.FRICON ET LA PROPAGANDE DE LA “NATIONAL ELECTRIC LIGHT ASSOCIATION” Quebec, 14.— Est-ce parce que la question de la municipalisation de l'électricité s’est récemment posée à Québec, parce que cette question a donné lieu à des conflits entre l’autorité municipale et ia Quebec Power! En tout cas, c’est devant un public nombreux que s’est ouverte, hier matin, et que s’est poursuivie toute la journée la session québécoise de la Commission de l'électricité que préside M.Ernest Lapointe.La commission tient ses séances au palais de justice.Hier après-midi, toutes les banquettes de la aalle d’audience étaient occupées et un jyand nombre de personnes sc sont tenues debout, deux heures durant, pour écouter les témoignages.Trois témoins ont été entendus Jusqu’à présent: M.Bona Dussault, préfet du comté de Portneuf, qui rraint que la municipalisation de l'électricité dans les grands centres urbains ne nnis-e à l’électrification rurale; M.Albert Rioux, président de l’Union Yathotique des Cultivateurs, .qui considère que l'électrification rurale n’est pas possible sous le régime de la régie privée pour les entreprises électriques; le Dr Philippe Hamel, qui prêche la nationalisation et la municipalisation de l’électricité tout en dénonçant vigoureusement et même avec une certaine violence les compagnies privées.Hier, à la fin de la séance du matiq et au commencement de la séance de l’après-midi, le témoignage du Dr Hamel a donné lieu à un incident qui vraisemblablement ne s’arrêtera pas là.Le Dr Hamel affirme qu'il existe un trust de l’électricité qui ne se limite pas à la province de Québec et au Canada, mais qui s'étend à presque toute l’Amérique du Nord: fe Canada et les Etats-Unis.Le Dr Hamel prétend que l’Université de Montréal.i’Universüé McGill, l’Université de Toronto, l’Ecole Polytechnique de Montréal font partie de ce trust en étant membres, membres de Va classe F., de la National Electric Light Association.L’un des commissaires, M.Augustin Frigon, est directeur de l’Ecole Polytechnique de Montréal.11 a protesté immédiatement contre les propos du Dr Hamel.Au commencement de la séance de l'après-midi, il a annoncé qu’il aurait à faire une mise au point dès qu’il aura reçu certaines informations qu’il a demandées d’urgence.Cela n’a pas mis fin au débat.Le Dr Hamel Joui en admettant que l’Ecole Polytechnique de même que d’autres institutions reçoivent les publications de la National Electric Light Association, que ces publications leur sont même nécessaires, soutient que ces publications devraient être transmises aux élèves avec une mise en garde.Il compare ces publications à des livres qui sont à l'index et que les maisons d’enseignement mettent dans l’enfer de leurs bibliothèques.L’incident a commencé comme le Dr Hamel tentait de démontrer que cette National Electric i.ight Association fait une propagande intense eontre la nationalisation et la municipalisation de l'électricité, qu’elle paie des professeurs d’universités pour soutenir sa cause.Le président de la commission.M.Ernest Lapointe, pose une question au Dr Hamel: "Il y a tout de même des professeurs d’universités qui ne se sont pas laissé acheter?" Le Dr Hamel: “Dieu merci, ils ne se laissent pas tous acheter.Mais il v en o qui subissent l’influence du trust sans s’en apercevoir”.M.Frigon: "Ce que vous prè- gon, que l’Ecole reçoit des ouvrages.c’est nécessaire pour sa docu mentation.L'Association publie beaucoup d’ouvrages que l’on ne peut se procurer ailleurs et c’est pourquoi l’Ecole polytechnique s’est abonnée à ces publications.L’Ecole en reçoit d’ailleurs beaucoup d’autres.’’ M.Frigon dit au Dr Hamel que s'il peut obtenir à l’Ecole polytechnique le serviee gratuit des publications de la National Electric Light Association, l’Ecole lui en sera reconnaissante.M.Bouchard, qui se tient à côté de M.Hamel, dit qu’il n’a pas eu besoin de payer pour recevoir les publications de propagande de l’Association.M.Frigon remarque que ça n’est pas la propagande qui intéresse l’Ecole mais les renseignements techniques qui se trouvent dans certaines des publications dont on parle.M.Hamel dit qu’il laisse à M.Frigon le soin de juger re qui est propagande et ce qui est renseignement technique dans les publications de la National Electric Light Association.A l'école et à l'université A la séance de l’après-midi, M.Hamel continue sur le même thème: “L’école et l'université, le trust travaille à les rorrompre.Au Canada, on a essayé de gagner l’adhésion de l’Université de Saskatchewan mais sans succès.Le secrétaire de la Canadian Electrical Association pousse l'effronterie jusqu’à écrire dans une lettre à la National I.ight Association, le 29 janvier 1927: “Mon vif désir était que les publications de la National I.ight Aj-sociation pénétrassent dans les Universités des provinces où existe la régie publique, et j’espère que les étudiants absorberont une légère somme de la religion de l'entreprise privée.” "Partout où U y a intérêt à corrompre, dit M.Hamel, on cherche à embrigader des membres.Je ne dirai pas que l’on a encore corrompu nos maisons d’enseignement, mais n’y a-t-il pas lieu de craindre rc mal, quand on connaît les moyens perfides dont se sert cette organisation pour obtenir un enseignement conforme à ses méthodes honteuses d’exploitation de nos ressources hydrauliques.” M.Frigon intervient alors et dit à M.Hamel que son interprétation de l’attitude de l’Ecole Polytechnique est tout à fait fausse._ , “J’aurai d’ailleurs, dit-il, une mise au point à faire dès que j’aurai reçu certaines informations que j'ai demandées.” M.Hamel: “Si vous aviez lu la page 85 de mon mémoire, vous ver-riez que je ne veux rien dire de désagréable à l’Ecole Polytedhni- M.Frigon: "Vous sembler ignorer que la National Association a fait des travaux purement techniques et c’est ce qui nous intéresse.Nous ne sommes nullement intéressés dans les publications de propagande.” M.Frigon dit que dans un congrès d’ingénieurs auquel il assistait à Paris, les travaux de la National Electric f.ight Association ont été considérés comme les meilleurs, du simple point de vue technique.M.Hamel réplique que l’Association en question en est une de gens malhonnêtes, une association qui a recours au mensonge pour avancer sa cause.Etant donné cela, tout ce que publie cette association doit être tenu en suspicion.M.Frigon: “Mais les travaux cette association, les VI.rngon , ' c ' 'Y" nrn techniques de cette assoc tendez, ça n est pas que les pro- ius-v feçseurs d’univers.tés se venden a'& Hamel: "Je sais que mais que les compagnies cherchent , s 11 mais que les compagnies à les acheter.” M.Hamel: “Pas autre chose, mais je suis sous l’impression que certains professeurs se sont laissé influencer.” M.Frigon dit que certaines lies ^ ^ ^ ^ publications de la Naf/oncd : Larivière, de la Commission des trie I.ight Association sont née es- serviees publics, et aussi celui de saines à Polytechnique ainsi qu a certaines de ces publications sont des tissus de mensonges.MM.Larivière et Surveyer "Ne voit-on pas dans la liste des membres le nom de M.Alexandre d’autres institutions du même genre.A l’index Le Dr Hamel dit qu’il ne le nie pas mais que ces publications doivent être considérées comme du poison, être mises à l’index.On ne devrait pas les mettre à la disposition des élèves sans une sérieuse mise en garde.Le Dr Hamel: “Je prouverai que l’Université de Montréal, que l'Université McGill, que l’Université de Toronto en font partie.” M.Frigon: "De quoi?" M.Hamel: “Du trust”.Le Dr Hamel dit à M.Frigon que l'institution dont il est le directeur.l’Ecole polytechnique, fait partie de la National Electric I.ight Association.Il ajoute: “Voyez-vous ce qui arriverait si votre école de génie civil tournait le dos à cette association?C’est une question sérieuse.Vos élèves ne trouveraient plus personne pour les employer.Encore une fois c’est une question sérieuse.” Le Dr Hamel, «près bien des passes d’armes, finit par expliquer que l’Ecole polvtechnique de Montréal n’est de la National Electric Light Association qu’à titre de membre de la classe F.Cette classe ne comprend que les personnes ou les institutions nui ne sont ni producteurs ni vendeurs d'énergie électrique M.Frigon remarque la-dessus ______ polytechnique pour ainsi dire qu’abonnée aux publications de l’Association.Les publications en question lui sont né-sessaires pour sa documentation.Le Dr Hamel insiste: "Vous avez pavé votre contribution comme elation dénoncée.H admet que res ine'mbre.” r , I publications soient, néce,«aires a "Il est entendu, répliqué M.i’ri-l Ecole, il note cependant qu’une M.Arthur Surveyer, ingénieur, membre de la commission des experts nommés par la ville de Québec?“Je ne voudrais lieu insinuer sur le compte de ces institutions ou de ces personnes.11 était difficile, pour certaines institutions, comme pour certaines .personnes, de refuser leur adhésion à une si puissante organisation dont la façade est tonte d’honnêteté.Seule une enquête comme celle de la commission fédérale du commerce pouvait mettre à jour tout ce que renfermait d’antisocial, d’antichrétien une pareille institution, le centre, je le répète, de la dictature economique sur ce continent.“Une école de génie civil qui s’attirerait l’inimitié de la National Electric I.ight Association pourrait fort bien voir ses gradues dédaignés par les chefs de toutes nos grandes industries.Leur carrière serait menacée, peut-être même perdue.De là une certaine contrainte à participer à une concentration aussi ignoble d’intérêts particuliers.Aujourd’hui, la dictature économique possède de cruelles méthodes pour soumettre les plus obstinés.Craignons que si elle n’est pas maîtrisée, domestiquée, nous ne connaissions tous, demain, les horreurs d’un peuple en furie.“Oui! la National Electric I.ight Association a corrompu renseignement et cherche à le corrompre davantage.Elle contrôle la presse à l’aide de treize à quatorze mille quotidiens et hebdomadaires.” Em réponse à des questions de M.Frigon, M.Hamel dit qu’il comprend que l’Eeoie Polytechnique reçoive les publications de l’Asso- mise en garde s’impose quand il s agit de remettre ces publications a des élèves.Au cours du dialogue entre MM.Frigon et Hamel, celui-ci dit que les élèves se rendent compte par eux-mêmes si une publication est de la propagande ou non.Le Dr Hamel lui réplique qu’il est toujours possible qu’un étudiant tienne pour vrai tout ce qu’il voit ”i mprimé.Le Dr Hamel admet cependant que l’Ecole Polytechnique ait dans sa bibliothèque les publications de la National Electric Light Association.Cette admission semble satisfaire M.Frigon.Le Dr Hamel poursuit son réquisitoire contre ta National Electric '.ight Association: “Elle s’est servie abondamment des Chambres de commerce, des clubs Rotary, Lions et Niwanis, du scoutisme, des organisations ouvrières, des associations féminines, des Y.M.C.A.et des Y.VV.C.A., pour répandre la religion de l’entreprise privée dans le do-aine de l’électricité.“Elle s’est même efforcée de corrompre les membres du clergé protestant et catholique.” La pire corruption universallc Au dire du Dr Hamel, l’oeuvre de la National Electric I.ight Association est “la pire révélation de corruption universelle qu’ait encore enregistrée l’histoire.” 11 prétend que dans l’enquête faite aux Etats-Unis, “les parjures les plus effrontés s’étalent dans une foule de témoignages.” La National Electric I.ight Asso dation a cru sage de changer son nom en celui de The Edison Electric Institute.L’enquête de la Commission fédérale du commerce, aux Etats-Unis, avait ruiné la répula-tion de la National Electric I.ight Association et le trust pense avoir fait peau neuve en sc parant d’une nouvelle enseigne.La surcapitalisation “Les compagnies hydro-électriques de cette province, comme toutes celles qui font partie du trust de Eélectricilé, ont mouillé leur ca-pital-ctions lions de toute proportion et contre toutes les règles de la justice.Elles ont émis des obligations gagées par les actions ordinaires des filiales, ce qui n’est, ni plus ni moins, que du vol légalisé.On donnait ainsi une hypothèque sur une valeur inexistante, ces actions ordinaires ne représentant, dans la plupart des cas, aucune mise de fonds.Montreal L.H.& P.Cons.En 1930, il y avait eu dans la Montreal L.H.& P.Cons., depuis son origine, des mises de fonds se totalisant à $32,890,424.En 1926, on a distribué aux actionnaires un boni de $32,363,950, remboursant ainsi presque entièrement toute la mise de fonds des actionnaires.H restait tout de même en 1930, sur le marché, 4,492.042 actions (1) ordinaires, cotées à cette date à $332,-482,784.Les actionnaires ont souffert d’une dépréciation du capital-actions mais les consommateurs continuent de payer des dividendes sur un capital fictif.I n.économiste averti admeltra-i-il qu’un tel régime soit avntageux pour l’épargnant ou pour le consommateur?La Royal Electric Co.“Au début, c’est-à-dire en 1900, le capital-actions de la Royal F.lec-pmn ,fl,iale de la Montreal L.II.& P.Cons., représentait une somme de $2,250.000, divisée en 22,-cOO actions.Par le simple fractionnement des actions et leur ma-nipulation en bourse, ce capital, en 1930, a valu, d’après la cote du marché, $77.962,500.“Des consommateurs l’on a exige des tarifs qui ont permis à la compagnie de verser, en 1920, aux actionnaires, un boni de $8,437,500.(.était le quadruple rembourse-nient ne la mise ourparlerx avec l’employeur pour lui obtenir une compepnsation.“Mais je sais que les nombreux défauts de la loi peuvent être supprimés par des amen dements et ce sont ces amendements que je vais présenter au cours de la prochaine session.J’v travaille présentement et au mois de janvier j'aurai des propositions concrètes à présente!' à la Chambre.” 25 ans.25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE BUT SERA DEFASSE.1928 1929 1930 1931 1932 1933 pertes pertes profils profits $ 17,218 $109,521 $ 88.487 $222.779 *126.906 $212.044 Trente-deux «les 41 magasins canadiens Kresge ont des gérants venus des Etats-Unis, neuf sont des Canadiens de naissance, deux sont des immigrés d’Anlelcrre el un de Terre-Neuve.Les dix membres du conseil d’administration reçoivent un salaire global fie $70,400.Les salaires Ees heures rie travail 'les commis vont de 44 heures à 75 heures car semaine.469 vendeuses reçoivent des salaires s’échelonnant de $5.50 a $15 par semaine: salaire I moyen de $10.75.Les 43 surveil-j lants reçoivent de $15 à $30 pari semaine: salaire moyen de $24.69.1 Les salaires des gérants vont de' $34.61 à $116.11 par semaine: salaire moyen de $59.11.l.e salaire moyen fies garçons d’entrepôts est de $17.40 par semaine de 44 heure*.72 femmes rr coi vent de 10 sous à 14 1-2 sous de l'heure; 194.remplissant aussi 1er fonctions de vendeuses au comptoir reçoivent de 15 à 19 sous de l'heure; 208 antres reçoivent de 20 à 21 sous de l’heure Voici un sommaire du salaire hebdomadaire oom 722 employés de la compagnie: 23 employés reçoivent $7.50 42 $8 118, $8.50; J 139.$9.Les "«rants de succursales reçoi- I vent, en plus de leur* salaires un ! uoureentnge des profits nets.Depuis (pie la UT.108 ns»; 104'a 5'a 97 19 G North American 11% Noranda Mlne.s 34% Packard Motors 3% Pennsylvania RR.22% Pub.Serv.of New Jersey 29% 29'; Radio Corporation 5% Sears Roebuck 41 % Simmons Bed 10% Southern Ry 16% Standard Brand 19 Standard Gas ft Electric 6% Standard OU of N.-Jersey, X.D.42% 15% Socony Vacuum OH 15 Studebaker 1% Texas Corp 22% Union Pacific .103»; 104 United G as Improvement .13% 16% U.S.Rubber 16% U.S.Indus Alcohol 42% 42% U.S.Steel 34% Vanadium 17% Western Union 34% 34% Westlnyhouse 33% Woolworth 52% 52% Bourse des mines Conrs fonrnis par la maison PRANG.BURKE ft Co.T22, rue Notre-Dame ouest Out.Haut Bas AJax OU ! 08 1 00 Braelorne 13 12 85 Harrv Holl.9 % B C.Pioneer .11 95 11 90 Bobjo 3.6 34 % Castle Treth.75 73 % Cen.Patricia 1 03 1 00 Dome Mines 38 38 37 75 Falconbrldge 3 45 Granada 29 % 29 HolUnger 20 19 75 Howey Gold 1 17 1 15 tnt.Nickel 23 23 % 23 Lake Shore 53 50 Macas^a 2 69 2 62 1 01 1 26 1 10 2 45 Bulolo Le rapport de Bulolo Gold Dredging Ltd pour l’année terminée le 31 mai indique que la valeur de l’or produit a été de $2,995,561 contre $1,696.394 l’année précédente.Après paiement des charges, de la dépréciation et des dividendes, il est resté un surplus de $2,935, 3.">,8 contre un de $1,308,659 l’année précédente.3 95 3 98 Rolland Paper I es actions privilégiées 6 p.e.cumulatives de Rolland Paper Go.seront inscrites à la Bourse dt Montréal à partir de demain.Les actions ordinaires seront inscrite» plus tard.L« • _ acier New-York, 14 (P.A.) Quoique les commandes prévues pour l'industrie de l’auto ne se soient pas encore réalisées, la situation dans l’industrie de l’acier s’améliore toujours lentement, déclare Iran Aye.On prévoit des commandes de F’ord prochainement pour deux millions de dollars d’outillage et pour plus de deux millions du ministère de la guerre, aussi pour de l’outillage.J Can Malart.lc Mining Corn.Moffatt Hall Nlplsstng Norandn Premier Gold Reno Gold Read Authler San Antonio Sherr.Gord.Slscoe Stadacona Sudbury Basin Syl vanité Thomp.Cadll.Teck Hugh.Towagmao Wright Har.Wayside HORS LISTE BU: Missouri Chem.Research Conlarum Eldorado Home OU McLeod River Hovnllte CURB Brownlee Cours moyens à Montreal Compilation officielle de 1» Bour»» de Montréal 9 U 1 70 '934 Bas 58.0 501 •r 70 public» trlrl.i a»-"'cea Indus Hier 60 2 58.1 Svant-hler .60 7 58.8 Sem.dernière fil 0 5fi 4 Mol* dernier B2 3 57 1 Haut 72 0 «5 2 1933 Haut .72.0 C2 1933 Bis 41 4 24 4 1932 Bas 44 3 18 1 1929 Haut .198 4 174 5 1932 Haut 86 3 37.7 Les cours moyens à Wall Street New-York, 11 (C.P.) — La moyenne dm -ours des 90 principaux titres, d’aprea ,e< compilations de Standard Statistics: 25 ans, 25,000 e- * chaque lecteur E* TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSE.NOUS Semaine dernière Mois dernier .î.'nn dernier .Hier .1931 .1927 .Haut.1934 Bas 1934 Haut 1933 Haut 1932 Baa W>2 50 Indue.20 Court Ut,11.Mot 87 0 37 i 54 4 73 3 85 5 37 0 5fi 9 73 0 84 0 37 4 58 0 72 2 88 2 39 S M 9 77 0 82 2 47 3 124 1 84 2 142 7 121 « 125 î 131 4 87 9 PO 0 no 0 l 72 s 74 1 77 2 74 ) ) 7i i R4 0 89 S 81 71 3 78 0 8(1 2 78 T 3 53 2 47 4 70 9 57 — d'un LES BIENS CONFIES A NOS SOINS •ont assurés d’une double protection Pour conserver le capital et maintenir les revenus pa nmome, i aut savoir le soustraire à plusieurs risques.* "CS servic«- assurez à vos biens une • raPet* U !oi sur U compétence de nos admi- o ,il He la nrotert,nn*b' é ^ n0,r* SoC'i,é- bénéficient de p us de la protection que comporte l’inspection périodique de nos placements par les fonctionnaires du M Que désirez-vous de plus?gouvernement.i* Sun Trust, Limitée 10 rue St-jacques MONTREAL ouest 132 St-Rl»rre QUEBIC C.N.R.C.N.R.C.N.R.C.N.R.CJ4.R.C.N.R.C.N.R Port Can.4>2% 1951 .5',i 1954 .4',i% 1956 .4'-,% 1957 .4 V.i, 1968 *'.2% 7*54 .i’c 1969 de Montréal 5% Not.SS.5% 1955 lost; 112 v 110 114 109 UO',2 107% 108% 104% 106 103 104% (P.C.) — L’activité a été grande sur le marché local ce mûtin alors que le mouvement de vente s’est surtout dirigé sur les utilités publiques.Montreal Power est tombé à 29 et à midi cotait 29 1-4.recul d’un point, Shawinigan.B.G.Power “A” ont aussi fléchi alors que Power Corp.s’esl amélioré d’une fraction.Canada Cernent, priv., qui avait avancé à la suite des rumeurs concernant la canalisation du Saint-Laurent, a reculé d’un point ce matin.Dominion Textile a reculé de 1 1-2 et Canada Steamship priv.d’un point.Les papiers ont été fermes.Les vedettes habituelles ont été négligées et avaient tendance à fléchir.La Les ferme valeur alimentaire du fromage (Compilation de la maison L-G.BEAUBIEN) I960 Midi 109 134 Provim.ss et municipality: Col.Britannique 6% 1947 .Ville de Montréal 5% 1945 .Ville de Montréal 0‘/o 1944 ville de WtonlneK ô.i 1942 Manitoba 6rb 1947 113 114 113% 103 101 108% 114'/» 118 116'/» 106 102'/» 108 98% 101 106 108% Ec.Cath.de Montréal 6'o 1927 101 Va 103% N.-BruuswTck S’.V.ij 1952 .111% 114 Ontario 5‘-j'i 1947 .113% 115% Ontario 4';',; 1950 .106% 107»; du P.-Edouard, 6% 1947 .lu» Prov.de Québec 1963 .108% 110^ Saskathewan 6' „ 1952 .103 106 Compagnies: Abitibi ,5% 1933 .31 33 Beauharnols SVjyi 1933 .99 101 Bell Telephone 5% 1955 .108 110 B.A.OU y o 1945 104 10J B.C.Power 5% 1960 .99 101 B.C.Power 5'»% I960 .104 106 B C.Telephone 5‘> 1960 .102 104 Calgary Power 5ro I960 .98% 98'» Can L.Si P.5', 1949 ,93 95 Can.N.P.5"r 1953 .96 98 C.P.R.4 % 7c 1944 93 95 CPR.5% 1954 .98 100 C.P.R.6% 1942 .107 1 07 Can.Steamship 5% 1943 .92% 94», Can.Steamphtp 6% 1941 .Can.Vickers S'-: 1947 Dom.Square Bldg 6'% 1948 Dom.Tar 6%> 1949 .Duke Prie Pow 6% 1966 .Famous Players 6% 1948 Famous Players 4»;'; 1948 .Fed Grain 1949 .Gatineau Power 5%, 1956 Jamaica P.S'/o 1950 .McLaren Quebec P.5%r-; 1961 MoCotl Frontenac 6';.1949 Mont.C.and Mfg 5%% 1947 Mont.ta.P 5»%% 1957 .101% 103% M.L H.and P.5% 1951 .106 108 M.L.H.and P.5% 1970 .106 108 Mont.Tram.5% 1955 .75% 77% Ottawa Valley Power 5%% 1970 104 106 Ventes Valeurs 200 Asso.Brew.25 Bathurst P.and P.40 Bell Telephone .200 Brazilian .105 B.C.Power “A” .505 B.C.Power “B" .5 Can.Celanese priv.10 Canada Cement .10 Canada Cement priv.60 Canada Cement pnv.10 Can.Bronze 245 Can.Ind.Alcohol ’’A” 75 Can.Pac.Ry .5 C.Hydro.Elect, priv.200 Can.Steam, priv.15 Can.Cen.Elect, priv.140 Dom.Bridge 75 Dom.Steel and Cl ‘’B’’ .25 Dom.Textile .Ouv.Haut Bas Midi Chang.12'/s 6'/4 1221/2 12'/s 12 12 6'/4 122 Vz 11 11 10% 107/s — Va 255/8 255/8 + Ve 4’/2 119 .4'/2 119 bon état, et les nombreuses façons dont on peut le servir permetlent d’apporter de la variété au regime.Au point de vue de la ! ménagère, l’un de ses plus grands i avantages, c’est qu’il peut être ser-j vi a l étal naturel, sans chauffage, ini cuisson ni préparation d’aucu-i-ne sorte, et qu’il économise ainsi le temps et le travail.- J Le fromage est considéré comme principes nutritifs que ren-i1 un ,s uhnients les plus impolie lait se retrouvent intacts i an s t*ans un grand nombre de dans le fromage fabriqué; la fabri- ! pay* européens.Le journalier oc-cation du fromage ne diminue en ! J’11!’6 a ce durs travaux manuels rien leur valeur et c’est là un faitlirouve Qu,1,11 repas de pain et de spécialement à noter au sujet du i fromage, a midi, suffit pour main-fromage canadien.Presque toute la |tenir sa santé et ses forces.Le fro-protéine du lait, l’élément bâtis- mu8e fournit également une forte seur du corps, se retrouve dans ie i ProP°r,lon ue ces substances qui fromage et presque tout le gras de i ?e^?loPPen* le corPS et qui sont beurre, avec la vitamine associée ! inulsP.ensao‘cs aîlx enfants qui soluble dans la graisse, qui est in.grandissent.Au Canada, le froma-dispensable au développement du : est employé surtout pour son corps et de la mentalité se retrou-1 s?ut plutôt que comme mets priti-[ve dans le fromage fait de lait en- CIPa*’ ,nais ^ pourrait avantageu-tier.Le fromage contient égale-1 sement occuper une place plus im- 73/4 73/4 — Va 50'/a 50 Vs 50 50 243% 2434 8% 9 83/4 ,8 Va + Ve n Vi 1 1 ’/g 1 1 '/2 1 1 5,8 — Ve 69'/2 69',2 4 4 63% 63 3/4 32Vz 32’/2 323/8 323/8 — A Va 4 Va + Ve 29 60 62 .49 52 94 .94% 96% 97% 99% .84 89 .94% 96% 99 101 il 99% 101% .103 105 .102 104 5 Drydtn 8 8 75 H.Smith 75 75 10 H.Smith priv.23 23 Va 23 23 — Ve 185 Int.Nickel 12 12 — V2 10 Lake of the Woods 3?8 3 Va 550 Massey-Harrrs 14'/2 M’A — Ve 40 McColl Frontenac 30'.s 30 Va 29 29 Ve ¦ — 1 4900 Mont.Power .4714 Al Va 47 Ve Al Va + ^8 245 Mont.Power Deb 83'/z 83 ’/z Vz 5 Mont.Tram.30% 30% 30 Va 30 34 + Va 5 Nat.Breweries priv 355/8 355/8 200 Power Corp.9 9 + Va 55 Quebec Power 16 '2 16 Vi 16 Va 16 Va -F V4 300 St.Lawrence Corp 1.75 1.75.+ .05 230 St.Law.Paper priv 13 13 155 Shawinigan W.and P.16’2 16’/2 16 Va l6’/4 — ’/z 40 Sherwin Williams 123/4 123/4 12’/2 12’/2 70 Steel of Canada 40 40 BANQUES 1 Commerce .161 >/2 161 V2 53 Montréal 203 203 ¦ Sur le Curb Power Corn.4 % ’/c 1959 Power Corp.5% 1957 .Price Bros 1943 .Quebec Power 5% 1968 .Rolland Paper 5';7i 1948 Bhaw.W.and Pow.1937 .Shaw.W.and Pow.5'V 1970 Shaw.W.and Pow.4%%, 1970 Smith H.5 % % 1953 .South C.P.5% 1955 .Un.Secs 5%% 1952 West Kootenay Pow.5% 1956 .Rentes française»: 1917 .t% 1918 .• % 1932 .Crédit national: kV.1920 .»% m» .82 84 89 91 86% 90% 100% 102% 93 100 101% 103% 100 102 93% 95% 95 97 101% 103% 69 72 104 ',4 106% (P.C.) — Les tendances étaient irrégulières sur le Curb ce malin.Les distilleries se sont avancées.Hiram Walker d’un point à 27, Distillers Seagrams de quelques fractions.Imperial Oil, Imperial Tobacco, Can.Foreign Investment se sont aussi améliores.Lake Shore a reculé de 2.00 à .53.50, Noranda de 45 sous.Pickle Crow de 10, Teck Hughes de 5 et Brazil Gold V •‘i sous.Wayside s’est amélioré légèrement.Ontario Ontario Québec Québec FROMAGE coloré.10 à .10 blanc.10 à .10 coloré .09 blanc .09 la OEUFS douzaine aux détail- Lcs rendements Ferm 1 01 ACTIONS ORDINAIRES B.A.B.C.Bell Dlv.OH “A” .80 Power "A" .11.50 Telephone .6.00 Prix 15% 25% 122% 23 125 31% 19% 24% 30 56 32% 13% 84 100 iss; 11% Build.Prod.“A” .1.00 Calgary Power 6 00 Can.Malt .1.50 Can.North.Power .1.00 Can.Bronze .60 Can.Converters .2.00 Cftn.Cottons 4.00 Dom.Bridge .2.00 Dom.Stores .1.20 Dom.Textile .5.00 Dom.Glass .5.00 Imperial OU .50 Imperial Tobacco .52% (Extra* compris) Int.Nickel .60 Int.Petroleum .1.12 McColl Frontenac .80 Montreal Power .1.50 Mont.Tramways .9.00 Nat.Breweries 1.60 Ogilvie .8.00 Ottawa Power.6.00 Quebec Power .1.00 Page Hersey .3.00 Penman» .3.00 South Can.Power .80 Shawinigan .50 Steel of Canada 1.75 ACTIONS DE BANQUES Rend.5 29 .5.8?4 90 ! 4.35 4.80 4.74 5.13 2 45 6 67 7 14 6.15 8 89 5.95 5.00 2 98 4.42 Cours fournis par u maison L.-J.rOROCT ft Cle «71, rue St-mncols-Xavier Ouv.Haut Baa 1 50 4 % 4 % 15 % 15 65 29 % 2 % 15 24 % 18 V, H % 32 H % 400 3 27 Montréal .Nouvelle-Ecosse Commerce .Royale .Can.Nationale 8 00 12 00 8 00 8 00 8,00 203 271 161% 167-% 132 394 4 43 4.95 4.77 6.06 ACTIONS DE MINES Braelorne .60 13.35 Dome Mine» .2.00 38 50 HolUnger .65 20.00 Lake Shore .2.00 55.25 Mclntyr» .2.00 44.00 Pioneer .30 12.00 Slscoe .12 2 66 Teck Hughes .40 4 05 Wright Hargreavf» 40 8 65 ACTIONS PRIV II.Et i IEES Can.Can.Can.Can Can.Can.Can.Dom Dom North.Power 7 00 Bronze .•.7 00 Cottons .6.00 Fair.Morse 6 00 Foreign Inv.8.00 Oen Fleet.3 50 Hvd Elect.6 00 Glass .700 Textile .7.00 Goodyear .7.00 Jamaica PH.7.00 Mont Cotton» .7.00 Nat.Breweries .175 Ogllvle .7 00 Ottawa Power .6.50 Penmans .600 Power Corp.6 00 So Can.Power 6.00 Steel of Canada .175 Tuckett Tobacco .7.00 Walk.-Goodherham .TOO 668 6.3.6.43 8 57 7.48 5.53 8 63 5.26 5.34 6 07 6 38 8 75 4 93 5.00 6.25 5 71 7.32 6.52 4 54 5 51 8 06 125 Abltlbl .65 Brew.Corp.260 Br.Am.OH 200 Br.& Diet.10 Can.Malt.140 Con.Paper .120 D.Corp.8.25 Ford A.2195 Imperial Oil 70 Imp.Tobac.130 Int.Petrole.20 Melcherh A 25 M R.Si Co.50 Price Bros.60 Walk.Good.UTIL.PUB.100 Beauharn.MINES 100 Lake Shore 100 Noranda 100 Read Auth 29 ’i 17 32% 11 % Mid) 29 % 18% 17 2% (Prix lants) ; A 1 gros .55 A 1 moyens.52 A Gros .49 A Moyens .47 B gros .29 B moyens .27 C .24 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des carions.Les oeufs en vrac se vendent 1 sou de moins.VOLAILLES (Prix la livre aux détaillants Poulets à rôtir.23 à .25 Poules .16 à 18 Dindons.21 à .22 Oies .15 à .17 Canards, Lac Brome.24 à .26 Canards domestiquei,.17 à .19 8% 53 56 33 25 87 40 Slscoe 2 66 2 65 2 66 MINES HORS LISTE; 100 Parkhlll 25 200 Stadacona 27 1700 DuParquet .10 11 % 10 U Marché des changes Cours moyens & l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Compagnie: Pair Ouv- Angleterre, liv.st.$4.86 2-3 $4.87'% F'rance, franc.$0.0392 .06421(! Belgique, belga .0.1390 .2275 Italie, lire.0.0526 .0835 Suisse, franc .0.193 .3160 Hollande, florin .0.402 .0590 lïspagne.peseta.0.193 .1332 Suède, couronne .0.268 .251 1 Norvège, ronronne .0.268 .2450 Danemark, couronne.0.268 .2177 Brésil, milrris .0.1190 .0829 F3nts-Unis, dollar $1.00 2ly'/c esr.Allemagne, mark .0.2382 .3920 fournis A MIDI Cours officiels tels que par la Presse Canadienne: A Montréal : Livre sterling .4.87 Dollar américain .97'.F’rane français .0042 A New-York: Livre sterling .4.99B au confort de bébé.Spécial, la douzaine.1.15 Dupuis — au deuxième.(Demontlgny ) pour fillettes de 2 à 6 ans.Chandails bleu marine, rouge, bleu poudre ou vert, & encolure ronde ou en "V”.Tricot de laine avec rayures en sole de nuances contrastantes.Pôle Nord, le 14 nov.1934.Mes bons petits enfants.Hier.je vous disais que Pierrot et Ninon (la jolie poupée) étaient bien espiègles.mais je n'ai que des compliments à leur faire maintenant.Nous partons à l’instant même!.Mes rennes trépignent de joie et sent bien fringants.le temps est beau et tout le monde est gai et content d’aller chez DUPUIS.Demain je vous donnerai des nouvelles des événements de la route.PERE NOEL Plateau 5151 — Local 202 Naint-Nazairc, 14 (S.P.C.) — Lorsque le plus gros paquebot du monde, la Normandie, quittera le port du Havre pour sa première traversée de l’Atlantique à la fin de mai prochain, ses approvision-Detroit, 14.— L’explosion d’un | nements de vivres éclipseront par foyer à l’huile a mis le feu à une ! leur quantité tous ceux des autres maison et quatre enfants, le plus paquebots à date.Entre autres cho-vieux âgé de cinq ans et le plus jeu- j ses.les approvisionnements se ne de quatre semaines, ont été brû- composeront de 70,0(10 oeufs, de lés vifs./,00() poulets, de .‘12,000 livres d'au- ; très viandes, de 6,950 bouteilles de Lendemain de tempête | vin, de 2,000 bouteilles de spiritu- eux et de 16,000 pintes de bière.Il Au lendemain d’une tempête, y aura, parmi les ustensiles:, 14,000 même s’il s’agit de la première tem- fourchettes, 12,500 couteaux et 15,-pête de neige de la saison, on peut 000 cuillers.toujours faire le bilan des acci-1 Ee personnel de service se com-dénts.Celui de Montréal et de ses posera de trois médecins, de neuf banlieues s'élève ce matin à une coiffeurs et coiffeuses, de 187 cui-vingtaine d’accidents.Ici, c’est -'•]iniers.de six servants des vins, une personne qui, à cause de la i ''e, t'’ femmes et de 628 garçons de mauvaise condition du trottoir très j cjibme.Il y aura aussi 16 nuisi-glissant, s’est fracturé un bras ou I cu‘Os a poro.nue jambe en tombant.La, ce soul ] Douze otficiers occuperont la des automobiles qui se sont frap- ! Passerelle : le capitaine, ses deux pées parce que le chauffeur voyait que les roues de sa voiture glissaient comme si elles eussent été des traîneaux.Quand un chauffeur se croyait plus habile que tel autre, alors qu'il avait évité une autre voiture, il en était souvent quitte pour monter sur la chaîne du trottoir ou encore aller donner ALBERT DUELTS, prétidtru A.-J.DUGAL, •i dir -f*.ARMAND DUPUIS.«c.-W» Bulletin météorologique Pour faire gracier Tim Buck rient étudier à Paris et à Orléans.I-e latin étail la langue scolaire, mais ces étudiants rapportaient “hez eux des bribes de français.Vu XVIe siècle, le commerce ap- ration, la déformation.Beaucoup de Français refusaient pourtant ce Shakespeare mis à la française et poudré, qu’est-ce que ça aurait été avec l'authentique?Avis à ceux qui voyagent Tout billoH, Europo «f pa
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