Le devoir, 16 février 1916, mercredi 16 février 1916
VOLUME VII—No 38 MONTREAL, MERCREDI 16 FEVRIER, 1916.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.*5.00 UNION POSTALE.*8.00 Edition hebdomadaire CANADA.*1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .*3.00 :.3?J Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! “ LE FARDEAU LE PLUS LOURD DE LA G ESTE AU CONGRES D’OTTAWA Trois évêques louent l'héroïque résistance des Canadiens-français et leur conseillent d’aller “jusqu’au bout’’.—Mffr Béliveau déclare que la lutte continuera tant que ne flottera pas, ‘au-dessus de nos écoles, le drapeau de la justice”.—“Je pense exactement comme vous', a dit le Pape à Mgr Latulippe.— Votre exemple enthousiasmera l’Ouest, déclare Mgr Charlebois.— ^ La conférence de M.Bourassa aux dames.— La correspondance McGregor Young-Belcourt._ Ottawa, 15 février 1915.i.e troisième congrès des Canadiens-français de l’Ontario vient de s'ouvrir sur des paroles d’une gravité égale à celle des circonstances au milieu desquelles il se réunit.Ces paroles, re sont trois évêques cana-diens-français qui les ont prononcées.Mgr Béliveau et Mgr Charlebois étaient venus du fond de l’Ouest, Mgr l atulippe, du Témiscamingue, pour apporter à nos compatriotes souffrants — et à leurs ouailles, puisqu’ils ont tous trois juridiction dans l’Ontario — le témoignage de leur sympathie.Aux cinq cents délégués réunis de tous les coins de l’Ontario et qui représentent tous ceux qui luttent, les trois évêques ont adresse le même mot >: Jusqu'au bout! et ils ont loué dans les ternies les plus précis les artisans de la résistance.Héritier du grand patriote qui aima si passionnément sa race et défendit si courageusement notre foi et notre liberté, mon coeur, a dit Mgr Béliveau, vibre à l'unisson des coeurs de 250,0(10 compatriotes ontariens, I» blessés dans leurs droits les plus chers.(.es droits, tout l atteste et tout le.démontre, sont sacrés.Ils tiennent aux entrailles mêmes du sol, que nous foulons aux pieds.Ils sont inscrits dans les fastes glorieux de notre histoire.Ils seraient depuis longtemps conquis par les sueurs et le sang de nos pionniers et de nos ancêtres, si la nature elle-même n’en avait gravé les titres inaliénables flans un code qu’aucune loi humaine ne saurait détruire.lit, dans un magnifique développement sur le droit naturel, l’Arche-vêque de Sai nt-Boniface a salué “ces femmes admirables qui, à Ottawa, moulent jour et nuit ta garde autour de ta liberté scolaire: ces mères de famille et ces institutrices canadiennes-françaises que j’aperçois debout, intrépides et calmes, sur le seuil de l’école où les enfants issus de leur coeur ou confiés à leurs soins apprennent, avec la loyauté envers Dieu et envers le Roi, le culte de la patrie, la fierté de ta race et le parier des aïeux.’’ On imagine l’émotion produile par ces paroles tombant des lèvres du jeune archevêque qui porte si noblement le manteau de Mgr Lange-vin.Et cette émotion ne fit que grandir lorsqu’à l’hommage, Mgr Béliveau voulut joindre !e conseil héroïque.“Vous réclamons un droit, s’écria-t-il.Et parce que te droit ne 0 meurt pas, nos réclamations ne cesseront que Le jour où les autorités publiques auront enfin arboré au-dessus de nos écoles le drapeau de la justice.’’ bière parole que saluèrent de longues acclamations et que l’orateur tint à compléter par une formule précise comme un coup de clairon : Jusqu au bout! — jusqu’au bout pour l’honneur de notre race, pour le salut de l’école catholique et de la Confédération elle-même.* * * Au coup de clairon de Mgr Béliveau, Mgr Latulippe apportait un ,êeho d’une émotion poignante et qui mit des larmes aux yeux de centaines de ses auditeurs.(.c que j ai écrit, dit-il d’abord — car les trois évêques avaient écrit leurs discours —- je l’ai pesé devant Dieu et devant ma conscience, avec la plus entière sincérité, dans la balance de l’équité et de la justice.El il dit sa peine des souffrances infligées à ses frères, des attaques (déloyales, des ingratitudes, des dénis de justice; mais, s’écrie-t-il: Frères, vous n’eles pas seuls dans la lutte de géants que vous avez entreprise pour conserver voire langue et vos écoles.Là-bas sur les bords du lac Témiscamingue, il y a un évêque qui pense comme vous et qui vous admire.Depuis cinq ans, avec vous il veille, il travaille, il souffre et il prie, et aujourd’hui après cinq ans de lutte et de fatigue, il vient vous dire qu’il n’est pas découragé, qu’il veut lutter encore, lutter toujours jusqu’à ce qu’on nous rende justice.Si on nous enlève noire langue, que ce soit seulement quand elle sera glacee à notre palais, quand nous serons tpmbés tous jusqu’au dernier.Frères, le droit ne meurt pas et c’est quelquefois sur les tombeaux que les palmes s’étalent et que les fleurs s’entr’ouvrent.Et, se tournant vers l’avenir: Frères, nous travaillons depuis cinq ans.Que.faut-il faire encore?Toujours la même chose: prier, rester unis et rester debout.Prier, car nous sommes des chrétiens et nous savons que Dieu tient entre ses mains les droits des nations et les volontés des potentats_rester unis, car le vieil adage est toujours vrai: l’union fait la force — rester debout; c’est la seule attitude, à garder devant un injuste agresseur.On nous a dit: Observez ta loi.Nous répondons avec les évêques de la Relgique martyre: “N’ajoutez pas l’ironie à la persécution.” Avec une émotion contenue, l’évêque de Haileybury montre le lien qui unit chez les Canadiens-français la langue et la religion; il laisse voir les souffrances atroces que lui a causées cette question scolaire et, au milieu de l’émoi général, il prononce ces paroles: J ai tant souffert que je suis allé à Rome, déverser mon àme dans celle de notre Père Commun, te Souverain Pontife.Je lui exposai, telle que je la connais, aussi sincèrement que j’en fus capable, la question de nos écoles, je lui dis notre lutte dans tous ses détails, les raisons que nous croyons avoir de résister à l’anglicisation, et le Pape me répondit: “Je pense exactement comme vous.” Les cardinaux que j’ai rencontrés m’ont répété la même chose et j’ai senti qu’un poids immense cessait de peser sur mon àme.J’avais, nous avions, l’assentiment de Rome.Et l’on aperçoit tout de suite le retentissement qu’auront ces paroles, le réconfort qu’elles apporteront à ceux qui souffrent.Elles ne pouvaient avoir qu’une suite logique: c’était la condamnation de nouveau formulée du règlement XVII: ".Nous le dénonçons, dit le vénérable orateur, comme tin monument d’iniquité et d’injustice et nous refusons de nous y soumettre parce qu’il tend à nous amoindrir, à nous mutiler, à nous absorber.” C’était l’hoihmage éclatant à la résistance, ______ aux "pères de famille qui se lèvent partout, prêts à tous les sacrifices pour défendre leurs foyers”, aux “femmes héroïques que l’amour maternel a changées en guerrières”, aux religieux et aux religieuses "qui travaillent sans salaire pour une cause sacrée”, aux ‘'humbles jeunes filles qui rcs-tent au poste du devoir, meme quand on les menace de la prison.” Cé-hiit le cri de fierté: "Nous écrivons actuellement la plus belle page de I histoire du Canada”, et l’appel final: "Ce que nous voulons, c'est la paix, c’est la justice, c'est la liberté m ce pays libre, Ce que nous voulons, c'est d’etre traites comme des frères et non pas comme des étrangers.Ce que nous voulons, spécifiquement, c'est le droit d’enseigner efficacement à nos enfants, dans nos êcolts, avec notre argent, les deux langues officielles du Canada, le français et l'anglais.Si cette demande A VENIR SIR THOMAS WHITE f?est exagérée, qu’on nous le prouve; si elle est raisonnable, qu’on y fasse droit.” , v * * Et le vénérable évêque missionnaire, Mgr Charlebois, reprenait avec une énergie égale: “Continuez, persévérez; persévérez jusqu’au bout, colite que coûte.” Il louait à son tour la “résistance aussi habile qu’héroïque” de la minorité, les chefs qui l’ont dirigée, les commissaires d’écoles, les instituteurs, les pères et les mères de famille, les écoliers, le clergé.Il apportait aux Franco-Ontariens un témoignage nouveau.Il est, disait-il, un motif dé ténacité et de persévérance que je liens à vous proposer: c’est que la magnifique lutie que vous faites a eu et aura des effets salutaires non seulement dans l'Ontario, mais aussi dans les autres provinces du pays, spécialement dans le Manitoba et le Nord-Ouest.Vous n’étes pas sans savoir que, bientôt peut-être, nos Canadiens de là-bas auront à subir une persécution semblable à celle de l’Ontario.Témoins enthousiastes de votre courage, de votre union, de votre admirable organisation, ils seront prêts à combattre à leur tour et à vaincre.On devine quelle allure ces trois allocutions, tombant de si haut — et le témoignage de sympathie qu’avait pareillement apporté le vénérable Mgr Bouthier, représentant de Mgr l’Archevêque d’Ottawa — ont donné au congrès.M.le sénateur Landry et M.le sénateur Belcourt leur ont aussitôt donné, en même temps qu’ils apportaient un magnifique exemple d’union politique, un éloquent commentaire.Et les délibérations du congrès se sont continuées cet après-midi et ce soir avec deux caractéristiques très marquées: l’union qui parait absolue, et la volonté de résister jusqu’au bout et sur tous les terrains.* » * Pendant que M.Landry, accompagné de M.Genest, dirigeait au Monument national les travaux des délégués, Mme Landry, accompagnée de Mme Genest, présidait ce soir, dans le vaste soubassement de l’église du Sacré-Coeur, l’une des plus vivantes réunions que nous ayons encore vues.On avait annoncé que la séance serait réservée aux daines.Elles s'y sont rendues tellement nombreuses que des centaines n’ont pu pénétrer dans la salle.L’auditoire, attentif, ardent, où l’on distinguait nombre de mères de famille qui ont fait la garde ces jours derniers ét les institutrices qui ont tenu un rôle si héroïque, commandait l’émotion et, malgré sa vieille habitude de la parole, le directeur du Devoir, conférencier de la soirée, n’a pu dissimuler la sienne.—Je ne viens pas vous donner des leçons, a-t-il dit, dès Bâbord.Je vous apporte — et je sais être en cela l’interprète de ma province et de toute notre race — l’hommage de notre profond respect pour l’admirable leçon de patriotisme, d’énergie nationale, d’esprit public que donnent au pays tout entier les Canadiennes-françaises d’Ottawa et de tout l’Ontario.Votre acte assure déjà le triomphe de votre noble cause.Et, dans un large tableau d’histoire, l’orateur évoque Us grandes figures féminines de l’Evangile, puis Jeanne la Lorraine, pour montrer que toutes les grandes causes ont eu la femme pour coopératrice et soutien.II indique le rôle très large et bienfaisant tenu par la femme dans le développement de la civilisation française et salue la femme française — mère héroïque, religieuse qui est allée porter sur tous les points du globe les trésors de sa charité et de son apostolat.De ces femmes admirables, vous êtes, Mesdames, les filles et les soeurs et vous l’avez prouvé une foi de plus par votre admirable conduite de ces derniers temps.Vous savez les raisons de droit constitutionnel qui appuient notre cause, mais vous n’aviez pas besoin de cela pour savoir que cette cause est juste.Votre instinct de mère suffisait à vous prouver que personne n’a le droit d’aller dans les écoles défaire l’oeuvre de votre coeur, arracher à l’enfant le trésor que vous lui avez confié; il suffisait à vous inspirer le culte de la langue de vos mères et de vos fils.Vous avez compris aussi que la conservation de la langue est essentielle à la conservation de la valeur morale, intellectuelle, économique même de notre race.L’orateur refait ici, en détail, l’illustrant d’exemples, un plaidoyer en faveur du français: le plus fort des appuis humains de notre foi, l’instrument de communication des esprits supérieurs de l’humanité, la langue de la diplomatie et l’une des plus grandes langues commerciales du monde, etc.Parlez français partout et toujours, dit-il, parlez-le de mieux en mieux.Un jour viendra où les Anglo-Canadiens eux-mêmes vous remercieront de la lutte que vous faites aujourd’hui.—Femme de sénateur ou d’ouvrier, conclut-il dans une ardente péroraison, vous avez compris votre devoir de femme et de mère.Vous avez rendu à vos fils et à la patrie canadienne un inappréciable service.Soyez-en bénies à jamais! Et vous, petites maîtresses d’école qui avez laissé déchirer vos diplômes, qui avez enseigné sans être payées, qui avez risqué la prison, iaissez-nous incliner devant vous notre respect profond.Vous formez une génération telle que le Canada français n’en a pas connue.Vous réalisez l’idéal de l’enseignement public, vous formez les caractères en même temps qi^e l'intelligence, vous développez le sentiment de la fierté, vous enseignez la science de la défense nationale.Les enfants qui voient vos sacrifices, qui voient ceux de leurs parents, les inqujétuefes que commande leur éducation, apprennent à cette rude école la valeur de la formation française et catholique.Votre héroïsme quotidien crée les grandeurs et les dévouements futurs.Nous saluons en vous les dignes soeurs de la Bonne Lorraine.Et l’orateur clôt sa conférence sur le commentaire des vers fameux de Mistral à la gloire du parler natal : Qui tient sa langue tient la clé qui de ses chaînes le délivre! L'O Canada! seul capable de dire l’émotion unanime, termine cette soirée où les voix fraîches des élèves de l’Ecole Garneau ont jeté des accents variés, mais dont la pensée est toujours la même: Français et catholique, toujours et quand même.# Deux mots pour noter une pièce sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir.Les déclarations de M.Ferguson rapportées par M.Champagne ont eu au moins l’avantage, en formulant devant le public certaines choses qui se colportaient sous le manteau, de provoquer des démentis sans réplique possible.D’arrangement signé et rompu par les chefs de la minorité, il n’en existe point et M.Belcourt publie dans les journaux anglais de re soir une série de lettres échangées entre son étude et celle de M.McGregor Young, l’avocat du gouvernement ontarien, qui démontrent clairement que c’est le gouvernement qui s'est refusé à la transaction proposée par les chefs de la minorité.La lumière finira par se faire — partout.Orner HEROUX UNE DETTE DE $830,000,000 AU 1 AVRIL 1917 Nous avons emprunté $170,000,000 en 12 mois.— Il faudra $260,000,000 de plus pour la guerre en 1916-1917.— Nouveaux impôts sur les compagnies industrielles et commerciales.The burden will be much heavier in the coming than in the past year **, dit le ministre des Finances.PAR GEORGES PEEEETIER Ottawa, 15.— .4 lu fin de l’exer-> embrun 1er SGOO.OOO.OUU du peuple cice financier 191(i-lül7, nous au-j canadien, à 5 pour cent, aux condi-rons dépensé en tout, au bas mof, lions que l’on sait.Gela fait donc d’après M.While, le ministre des : v 170,000,000 d'emprunts en moins Finances, $400,000,000 pour fins de de 12 mois, dont $125,000,000 pour guerre: notre dette nationale dé- fins de guerre.Et, depuis juin, nous passera les $580,000,000 à la fin de voyons a nos finances sans aucune l’cxcrcicc actuel ; elle s'accroîtra, assistance de Londres.Nous avons toujours d’après M.White, de $250,-000,000 en 1916-1917, et touchera donc, au 1 avril 1917, le iotul de.$830,000,000.Rien que nos dépenses de guerre, depuis août 1914, augmentent, pour l’exercice courant, le service de nos intérêts de $22,000.-000.y compris les pensions aux soldais.Les $45,000,000 de surplus que nous avons sur le pajiier, pour cet exercice-ci, iront toul entiers à la guerre; il en faudra trouver 215 an “QUE DEVONS-NOUS A L’ANGLETERRE ?” Dans quelques exemplaires du récent cuivrage de M.Bourassa.Que devons-nous à l’Angleterre, il y a eu erreur de mise en pages.Les personnes qui auraient reçu l’un de ces exemplaires sont priées de le renvoyer à l'auteur, qui se fera un plaisir et un devoir de le remplacer.Les frais de Dort seront retubour-sés.“BILLETS DU SOIR” Il reste encore quelques exemplaires de la deuxième série des liillets du soir de notre ami Albert Lozeau.1 S’adresser à l’auteur, 343, rue Drolet, Montréal.25 sans l’exemplaire, plus 2 sous pour les frais d'expédition pur la poste.LETTRES DE FADETTE La réédition des " Lettres de Ka-dette ” est aujourd’hui en vente.Prix : 25 sous l’exemolairc plus 2 sous pour les frais d’expédition par la poste.1res millions pour 1916-1917, une partie au moyen d’emprunts, le reste au moyen de taxes sur les compagnies industrielles, dont l’Etal s'attribue une part des profits; il obligera aussi les compagnies d'assurances à placer une part de leurs capitaux en obligations du gouvernement et l’argent ainsi obtenu servira aux fins de la guerre.C’csl dire que l’exercice actuel sc dot par un déficit qu’il a fallu combler par l'emprunt de guerre de $100,000,000 lancé l'automne dernier et que l’exercice 1916-1917 se clora par un déficit de plus de $200,000.000, probablement d’un quart de milliard.Et, selon M.White, “les fardeaux les plus lourds du conflit sotit.encore à venir”, nous ne.les portons pas encore, et nous nous en tirerons vaille que vaille “en plaçant sur la postérité la plus grande part du fardeau financier de cette guerre-ci.” Est-ce sage politique, ajournement temporaire d’une grave difficulté, ou mesure d’expédient ?Quoi qu’il en soit, le petit contribuable ne subira pas de.nouveaux impôts pendant le prochain exercice.Les compagnies commerciales en paieront, elles, pour la première fois dans noire histoire.L’exercice 1915-1916 M.White, dès le début de son discours, manifeste sa satisfaction de voir que ies recettes de l’année courante.qu’il avait évaluées à $150,-000,000, seront de $170,000,000, et aussi son contentement de la reprise des affaires de l’Etat pendant cet exercice-ci.D’avril à février, nos recettes ont été de 31 millions de plus que pendant la période correspondante, l'année précédente.Bien que la hausse du tarif a donné $19,-000,000 et les taxes spéciales de guerre, $3.000,000.Il est vrai que, appuis le commencement de la guerre nous avons déjà dépensé pour fins militaires $158,000,000, ce qui paraît être, — et M.White ne le dit pas, — 8 millions de plus que la chambre n’a voté.M.White se félicite aussi de voir quo la balance de notre commerce est de $200.000,-000 en notre faveur, et qu’il dépasse $1,200.000,000.Nous aurons, pa-rail-il, tout l’argent qu’il nous faut, sans emprunter, d’ici A l’été prochain.Emprunts 1915-1916 Naturellement, pour avoir ainsi tant d’argent disponibl-* malgré nos dépenses considérables», il a failli que nous empruntions beaucoup.En mars 1915, Londret nous n prêté 25 millions à 4 1-1 pour cent, remboursables en 1920-1925.En août, nous avons dû aller à New-York pour trouver $4; >,000,000 à 5 pour rent, remboursai les en 1935; ceci, pour nos travaux, publics; en novembre, il nous a fidlu derechef même dû affecter $50,000,000 do notre argent au paiement de munitions achetées par le IVar Office au pays.Nous réglerons nos comptes plus tard avec le trésor impérial.Dans l’état actirel de nos finances, — abstraction faite de la guerre, — ncus devrions avoir un surplus, à la fin de cet exercice-ci', de $45,-000,000.puisque nos recettes seront :i (.'a $170,000,000 contre des dépenses -1 réduites à $125.000.000.Mais ce surplus de $45,000,000 ira pour les dépenses de la guerre, dès ce terme-ci; il ne suffit pas, et nous devons en prunt»er pour équilibrer le budget.Notre dette, évaluée à $580.-000,000 au 1 avril prochain, a augmenté de $131,000,000 en douze mois.La danse des millions va bien! N’empruntant plus à Londres, où l’argent nèst que pour la guerre.M, White vu aux Etats-Unis, nos municipalités et nos provinces aussi, nos compagnies de meme; bref, New-York remplacé Londres pour nos opérations financières et M.White le constate sans trop oser s'en féliciter.Il y a de quoi, puisque, en 1911, les gouvernants d'aujourd’hui craignaient tant de nos relations commerciales et financière» avec New-York ! Il faut économiser La guerre durera en ne sait encore combien de temps.I] v;r falloir pratiquer lu plus stricte économie et développer nos industries dans ta mesure du possible, bannir ie luxe de partout.-Ce sont les deux seuls moyens de remplir le vide économique créé chez nous par le départ de tant d'homim-s pour la guerre.11 ne faut pas s’imaginer pourtant que nous avons fait le plus dif-ficille de tout.“The heaviest burdens of the conflict still lie before us”, dit M.While, dans un moment de grande franchise.“Pour ceux qui restent au pays, l'industrie et l’économie son! les vertus patriotiques suprêmes et c’est de leur pratique fidèle que dépendront nos succès et aussi bien noire sécurité nationale definitive.” 1916-1917 M.White y revient, “the burden will be much heavier in the coming than in the post year.” Nous avons trouve le fardeau lourd, mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.En 1914, nous avons voté 50 millions pour la guvrre, en 1915, 100 millions, cette année il faudra au moins $250,000,000, puisque nous aurons une armée encore plus nombreuse sous les ùrmes.Cela fera $400,000,000 et il en faudra davantage.Où prendre ces derniers 250 millions?Le gouvernement n’émettra pas de papier-monnaie qui n»- soit pas garanti.Ge serait de la mauvaise finance.Il diminuera donc les dépenses de 5 millions, il devra même suspendre certains travaux en cours, s’il fie faut, — il espère toutefois ne pas y être contraint.Son budget de dépenses ordinaires ne dépassera ^);»s $160.000,000.Là-dessus, te ministère déduira les dépenses à faire à même le capital, il em-runtera pour les payer, comme il fait cette année, de sorte qu’il (Suite à la cinquième page) POINTS SAILLANTS DU BUDGET 1916-1917 lo.—Une dette prévue de $830,000,000, nu 1er avril 1917.2o.—Un budget militaire d’au moins $250,000,000.3o.—De» recettes ordinaires, de $170,000,000.4o.—Des dépenses ordinaires de $160,000,000.5o.—De légers changements du tarif au chapitre des pommes et de certaines huiles importées.(Cela devra donner $500,000).6o.—Un impôt de 25 pour cent sur les profits des compagnies n fonds social dépassant 7 pour cent de leur capital, et sur les profits des entreprises industrielles individuelles dépassant 10 pour cent de leur capital, du 4 août 1914 au 4 août 1917; ceci ne s’applique pas aux compagnies ayant un capital de moins de $50,000, à moins qu’elles n’aient des contrats de guerre.(Ceci devra rapporter de 25 ù 30 millions).’ To.—Placement obligatoire, par les compagnies d’assurances-vie, d’une part de leurs recettes 1916-1917 en obligations fédérales.(A peu près 15 millions), 8o.—Nouveaux emprunts domestiques.9o.—Annonce de l’établissement par l’Etat, après la guerre, d’une système de crédit rural destiné aux agriculteurs de bonne foi.BLOC - NOTES Discret Sir Thomas While est un homme discret.Les impôts qu’il projetait ne se sont pas ébruités du tout, avant qu’il en ait livré connaissance aux députés.Il avait fourni des copies de son discours aux journalistes par-lemcntaiiTs,—moins la partie qui regardait les nouvelles taxes.Sir Thomas est bien vu des journalistes, à litre d’ancien journaliste, et aussi parce qu’il leur facilite leur besogne d’une manière qui n’a jamais eu île précédent.Nouvelles taxes i.a droite a bien accueilli les nouvelles taxes; elle a applaudi avec vigueur l’exposé qu’en a fait le ministre des Finances.Seuls les capitalistes ont été plus que.paisibles.On a pu lire la déconvenue de certains d’entre eux, fort impérialisants par ailleurs, devant ce coup droit, mais plutôt indulgent, à leur port tv.ou bien gonflé de valeurs.Us pensaient à leurs dividendes, si peu ecoin., pourtant.Ce qu’ils paieront Le Pacifique Canadien versera dit-on, à peu près 2 millions, du fait des nouvelles taxes, au trésor fédéral, pour la période 1914-1917, La compagnie des Tramways de Montréal versera pour sa part $75,000.Une opinion La “Gazette” de ce matin, dans sa* chronique financière, dit à piopos des nouveaux impôts dont seront grevées ies compagnies : “Le fait que cet impôt ne s’applique pas tant que ces compagnies n’ont pas prélevé d’abord 7 pour cent sur leurs profits nets et qu’au surplus le gouverne ment ne les impose que pour un quart de l’excédent de 7 pour cent, laisse sous l’impression que cette taxe ne sera pas une lourde charge.Une compagnie qui touche un bénéfice net de 10 pour cent sur son capital-actions,—non sur scs obligations et ses bons,—devra verser à l’Etat trois-quarts de un pour cent, en gardant donc 9 et quart pour cent de ses gains pour ses actionnaires.Sup posons que le gain soit de $100,006 La compagnie en touchera $92,250 et versera $7,750 seulement au trésor; cela n’est pas une charge onéreuso pour une compagnie dont les affaires vont assez bien pour rapporter do tels bénéfices.” La première fois G’est la première fois qu’un gou» vernement canadien impose ainsi les compagnies industrielles de tout genre.Le nouvel impôt frappe les industries ordinaires comme les industries nées de la guerre ou qui en bénéfleient.L’agriculture seule en est exempte, de même que les compagnies d’assurances, imposées autre ment ou coutraintes de placer unô part de leurs fonds en obligations nationales.Le "Citizen”, journal indépendant à tendances radicales, dit que ce changement d’orientation budgétaire fera époque et que si les impôts sur les compagnies sont plutôt bénins, ils marquent toutefois un réel progrès, dans nos méthodes financières.Sir Thomas White aura été l’instnurnteur du nouveau régime.Les banques La nouvelle assiette des impôts grève aussi les banques; elles seront, comme les autres compagnies industrielles et commerciales, contraintes au paiement à l’Etat d’un quart do leurs profits dépassant les 7 pour cent tlxés par le ministre des Finances.On leur tiendra répandant compte îles impôts spéciaux versé*; pur elles demus ('¦'—•.impôt sur les compagnies sera exigible par le Trésor a i ,«.¦ ,«.novembre 1916.pour la période 1911-1916.Le petit contribuable I.e petit industriel qui a un capital de moins de $50,000 et pas de commandes de guerre,et le petit contribuable ne souffriront pas des nouveaux impôts,—à moins que les compagnies ainsi grevées ne trouvent le tour de se rattraper sur eux, de manière indirecte.Cela reste toujours du domaine du possible, G.f.?OO LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 16 FEVRIER 1916 VOL.VH.— Itfo 38 LETTRES AU “DEVOIR” A PROPOS DE PROHIBITION La campagne entreprise peu les lianes anti-alcooliques contre tes influences énormes et les ressources formiilables du trust de la distillerie est d’une grande importunée jiour l’avenir de notre pays cl attire l’attention du public.Dans notre idlle, tes quaniers oit la prohibition ou lu fureté des buvettes se fait remarquer, sont les plus favorisés par l’activité commerciale, les embellissements et ta 1> moyen d'un système cTexpropriation équitable qui enrichirait lu métropole?Il faut, pour le bon renom des belles routes dont on veut favoriser le pays, faciliter lu circulation et attirer les touristes, établir la prohibition, afin d'éloigner de ces voies de progrès les sujets titubants et les drames de l'alcool.En eltet, avec des hôtels de tempérance, de nombreuses maisons de pension, des salles éi manger, des crémeries ou autres établissement semblables, pourquoi des débits de boissons, causes de désordres et de ruines ?Pour remédier ét l’état de choses actuel dans noire ville, le choix des représentants, croyons - nous, importe plus que le système de repre- .sentation; car autrement, si les I-.n foules dioscs, le coirnijcncemenl électeurs se jettent dans les bras seul esl difficile; I habitude appelle Pes candidats des trusts.i a su suite la loi du moindre elt irt j mint relui de la distillerie, la si- Le pru-inaire fiubenstein, .—Tous les télégrapliis-tes du C P.IL, dont le congrès annuel ¦ s’est ouvert, samedi, à Montréal, sont arrivés à Québec, hier, sous la direction •du surintendant McMillan pour continuer en notre ville leurs délibérations qu’üs iront clore à Toronto.M.McMillon a ameùé 1rs congressistes à Québec pour leur fait’o voir tes beautés naturelles de la vieille capitule.Ils ont visité tous les points de quel-qu’intérêt après avoir rendu visite au premier ministre et au maire Drouin.A 1 heure, un lunch leur a élé offert au Château Frontenac.Plusieurs dames r» compagncnt les délégués._______ LE SORT DE" SHAYANEZ rue Saint - Jacques, TEL.MAIN 1Z7T fc a D SALLE A DINER STAR BOARDING HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.0U par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expcrt-GompUble et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphon» Bell.Main 3860.Suite 45-46-47: 55 Saint-Francoia-Xarier.Montréal.F.A.CABANA Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres Ch.3 Résidence : 2H3B Beaudry.Tél.Esl 6181 AVIS AUX GENS D'AFFAIRES Av*ï-vouh d?» compte» ou billet» en souffrance?SI ouï.ndrcRBez-fouR à A.H.DELAND, Comptable Achat de Créances et Collection» Bureau responsable établi depuis 10 ans 72 NOTRE-DAME EST.C HAMBRE 33-34 Téléphone Main 3982 Les meilleures garanties vous seront don nées et un rapport tous les mois vous sen assuré.DEUXIEME RECITAL D'ORNSTEIN Le nombre incalculable des per-sonnes curieuses d’entendre le compositeur futuriste I.éo Ornstein, après son récital retentissant de ees jours derniers, seront heureuses d'apprendre que M.C.O.Lamontagne a réengagé ce jeune pianiste remarquable pour une deuxième audition qui aura lieu au théâtre His Majesty, !e 27 février au soir, alors qu’il interprétera une Sonate de Seriabinc el qu’il jouera de nouveau lu désormais célèbre ” Marche des Sauvages ’’.Les billets seront en vente au théâtre à partir de lundi prochain, et l’on pourra retenir ses places pur téléphone.J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul Ré».109 Ouest, Lafauchatièn Main 929.Main 3174, J.Alfred HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RU8 S.-SACREMENT Tél.Main (76) LA SENTENCE DU JUGE PELLE.TIER EST DE NOUVEAU AJOUK NEE.(Ur notre Correspondant) Québec, 16.—A In demande proftirtnir de Taschereau, du 'accusé, Me Alleyn M.le Juge Pelletier, siégeant à une séance spéciale de la Cour du banc du roi, hier matin, a de nouveau ajourné la sentence île l'Indien Shayunez, trouvé coupable d'homlridc involontaire, au dernier terme à Me FEU M.L.DEMERS Un Montréalais fort connu vient de disparaître en la personne de M.I.éandrc Demers bourgeois, décédé le 1! février, à l’Age de 70 ans.Il était né à GhAleauguav, en 1831), mais il habitait Montreal depuis longtemps.Il laisse son épouse, née U.asavant, RHn, et cinq enfaùts, Mmes Louisa Dueharmc et Antoinette Bertrand, le capitaine Demers, commissaire enquêteur des sinistres maritimes d’Ottawa MM.Ulric et de la Cour, a lin de permettre | Alfred Deniers, employés civils Le Taschereau d'on appeler A In j défunt demeurait au No 1207, de la H.JULIEN ASSURANCES CONTRE LE FEU ET SUR LA VIF.COLLECTIONS 2666 CHATEAUBRIAND .VILLERAT Saint-Louis 2183 H O T El l VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs di commerce.$2.00 nar jour.Cour suprèute de ia décision de la1 rue Cadieux.MANUFACTURIERS______ J.D.Camirand, Limité- Grand choix de Bijouterie, aruct-terie et verre taillé, Horloges et foui genres d’arti les do fantaisie Nous manufacturons les électro-tiers el chandeliers.141 à 157, Saint-Paul Ouest, Montréal.Cf VOL.VU.— No 38 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 16 FEVRIER 1916 3 ANGLETERRE FRANCE PAS DE PAIX SAKS VICTOIRE L'adresse en réponse au discours du trône fait de nouveau ressortir la détermination de la Grande Bretagne de ne pas déposer les armes avant d’avoir assuré la paix de l'univers.Londres, 1C — Dépouillée, pour la première fois depuis la mort de la reine Victoria, de la pompe d’une procession royale, la nouvelle session s’est ouverte hier.Quoiqu'on doive immédiatement soumettre à l’élude de la Chambre d’importantes questions concernant la ligne de conduite de la Grande - Bretagne dans les opérations de la guerre, le public semble manifester peu d’intérêt.N’eût été la présence d’un certain- nombre de dames venues pour entendre lire le discours du trône, la Chambre haute aurait été plutôt vide.Après la lecture du discours du tiône, on a ajourné la séance à 4 heures.M.lan McPherson a proposé l’adresse en réponse au discours du trône.Il a fait ressortir l’union qui règne au parlement et a déclaré que les paroles prononcées par le roi sont l’expression de la volonté d’un peuple déterminé.Il a rappelé que ti,000,000 d’hommes se sont enrôlés de leur propre gré.En terminant, il a proclamé qu’il ne pent pas y avoir de paix sans vic-toire, et qu’un avenir assuré sera le résultat des sacrifices incommensurables en hommes cl en argent que la Grande-Bretagne est disposée à accomplir.M.Francis Jackson a appuyé l’adresse.Il s’est étendu sur l’unité de l'Empire et les sacrifices consentis par les Dominions.Il s’est élevé contre le recours à des représailles contre les incursions de zeppelins, disant que la Grande-Bretagne ne pourra pas employer avec succès de sales mesures.11 a formulé l’espoir qu’elle utilisera toute la puissance dont elle dispose et établira un blocus complet et efficace.Le premier ministre.M.Asquith, dit qu’il ne s’est écoulé que peu de temps depuis la fin de la dernière session, et il ne croit pas qu’il soit survenu dans l’intervalle, sur les divers champs de bataille, des événements dignes d’être mentionnés, sauf une ou deux exceptions.En France, il y a eu, depuis quelques semaines, une recrudescence d'activité de part et d’autre, et les Mlles ont bien tenu leur bout.Sur les autres théâtres de la guerre, les Alliés enregistrent avec satisfaction le retrait de l’Albanie de l’armée serbe et sa réorganisation, grâce à l’assistance de l’Italie.Il espère que l'armée serbe deviendra un facteur efficace dans la conduite future des opérations.Le premier ministre déclare que Fidée de donner le commandement suprême des troupes en Afrique orientale au général Smuts, est venue d’Angleterre.En Mésopotamie, la situation s’est sensiblement améliorée.Le général Tournshend, à Kut-El-Amara, tient ferme avec des munitions suffisantes pour une période de temps considérable.11 croit qu’on a tout lieu d’espérer en la jonction des troupes lu général' Aylmer et de celles du général Towshend.L’aspect le plus remarquable de la situation générale de l’Europe, pendant res trois derniers mois, a dit le premier ministre, a été le resserrement des relations des Alliés, la coordination et la concentration pius étroite de leurs forces, et l’unité de direction plus ferme qu’ils ont établie.Ce progrès s’est introduit tant au point de vue diplomatique que stratégique.Le premier ministre de France, M.Briand, visita l’Angleterre et l’Italie et y fut reçu de façon très cordiale.comme on avait droit de s’y attendre.Ces visites seront suivies sous peu, il faut l’espérer, d'une conférence générale à Paris de toutes les puissances de l’Entente, au cours de laquelle on étudiera les aspects de la guerre au point de vue politique autant que stratégique.Par cette intimité, cette confiance et cette coopération grandissantes, les Alliés devraient reprendre l’avantage que les ennemis ont eu dans les premières périodes de la guerre, avantage stratégique et diplomatique.Le premier ministre dit que la marin'.- a jusqu’ici accompli une grande tâche, et elle continuera à accomplir quatre tâches d’une importance suprême : lo défendre les côtes anglaises contre une invasion possible ; 2o neutraliser tout à fait le pouvoir agressif de la flotte ennemie : 3o débarrasser les mers d’une menace qui était formidable au début de la guerre, et maintenir le transport sans entrave des denrées nécessaires à la Grande-Bretagne et à ses alliés ; 4o veiller sans cesse à empêcher l’ennemi de se ravitailler et à détruire son commerce, ce qui sera l’un des facteurs importants de la continuation victorieuse de la guerre.Quant aux années, le premier ministre dit que la Grande-Bretagne a présentement sur In ligne de feu des divers théâtres de lu guerre dix fois autant de troupes rohibitiou.faut lire ta chronique êco-•’¦que du NATIONALISTE, si vous voulez ronnaître le» ressources matérielle» de votre pay*.t • PROVINCE DE QUEBEC, diet rie 1 de Montréal, Cour supérieure No 3209.Victor Alfred Pilon, comptable des Cité et district de Montréal demandeur, vs Samuel Goldstein, marchand de la Ville d'Outre,mont, et Thomas Rankin Wilson, docteur en médecine des cité et district de Montréal, défendeurs, il est ordonné aux défendeurs Sarouel Goldstein et Thomas Rankin Wilson, de comparaître dans le mois.Montréal, ce 14e jour de février 1916.T.LV-patie.député-pro-lünolalre, J.E.C.BuiPbray, procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-real.Cour do Circuit No 1.*U15—rPaul J.Valentine, liquidateur, tic Montréal, deman dour, vs.J.H.(dénient, du même lieu,-défendeur.Iff- vingt-cinquième jour de février 1916, à dix heures de ravant-midi, à la place d’affaires du flit défendeur, au No 232 rue Lemoine eu la cité do Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un elavigraphe, bureaux, chapeaux pour hommes, etc.(.on ditions : argent comptant.M.J.ALBKRT DECELLES, H.C.S.Montrôal, le 16 février 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district do Montréal.Cour Supérieure No 2059—John Foster et Félix Lecours, tous deux de Montreal, “John Foster and Co’\, demandeurs, vs.James Morris, de la ville d’Outremont, district de Montréal, défendeur.Le vingt-cinquième jour de février 1916 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No- 50 rue St Cyrille, en la cité fie Montréal, seront vendus par autorité do justice l.'s plus furies, toutes nouvelles, frapperont les compagnies industrielles et commerciales de tout genre: chemins dp fer, compagnies de navigation, compagnies d’utilité publique, compagnies de gaz, de tramways, d’énergie et d'éclairages électriques, de téléphones, de télégraphes, compagnies financières de toute sorte, — même les banques, — meuneries, exploitations minières, et le reste, bref tonies les compagnies ayant plus de $50,000 de capital, el celles aussi ayant un moindre capital, mais intéressées à l'exécution de commandes de guerre*.L’Etat aura droit, dans tous les cas, à un quart de leurs bénéfices dépassant 7 pour cent de leur capital-actions payé, s'il s'agit de compagnies à fonds social, et 10 pour cent s’il s’agit d en- treprises individuelles ou de sociétés ordinaires.Cette taxe nouvelle couvre toutes leurs opérations, du 1 août 1911 au 1 août 1917.Cet impôt rapporte à lui seul de 25 à 30 millions, estime M.While.On trouvera ailleurs un tableau rèsumhnt la portée de ces nouveaux impôts.Nouveaux emprunts Car U faudra faire aussi de nouveaux emprunts.Les nouvelles laxvs ne couvriront qu’une partie infime des lourdes dépenses de la guerre, — dç 40 à 45 millions, — pendant l’exercice prochain.Tous les nouveaux emprunts seront à longue échéance, afin de ne pas embarrasser i'Elut pendant la période de reconstruction qui suivra immédiate-men! ia guerre et pourra être plutôt difficile, note le ministre des Finances, du fait d'une crise écono-niique qui ne manquera pas de se faire sentir alors.Les emprunts domestiques seront de mise, d’ici à la fin de la guerre.L’expérience de l'automne dernier a élé trop satisfaisante pour que le ministère ne la répète pas.Il est encore trop tôt pour qu’il donne des délai's à ce sujet.Il existe des compagnies, — les compagnies d’assurance-vk, — que I l’Etat n’a pas taxées comme bien j d’autres industries.U les obligera, en 1910 et en 1917, de placer une partie dv leur actif additionnel en bons et en obligations du trésor.Ainsi, les compagnies d’assurances-! vie canadiennes devront placer la ! moitié de leurs gains nets, dans le chiffre cfc leurs affaires, ces deux années-ci, en valeurs du trésor qui leur rapporteront un taux d’intérêt raisonnable.Les compagnies étrangères qui feront ou«font affaires au Canada devront, elles, placer teur fonds de réserve pour leurs assurés canadiens, le] que l’exige la loi, en valeurs de l’Etat, pour les exercices 1916-1917.L’Etat compte de ce chel tirer $15,000,000 de ces compagnies d’assurances-vie.Par ailleurs, dans les intervalles ¦entre les emprunts domestiques, le trésor chargera les banques de vendre aux particuliers des obligations fédérales de $100 et des multiples de $100, portant 5 pour eenl d’inté-rêl payable srmi-annuellement, et dont le capital sera remboursable dans 5 ans.Les prêts agricoles M.White voit plus loin que la guerre, il va au-delà.11 a de grands projets.L’agriculture lui paraît devoir être l'affaire principale du Canada, la guerre close.Ce sera d'elle que viendront nos principales ressources.Le ministère étudie déjà, dil-il.il étudiera surtout après la session la question de constituer un fonds pour prêts fédéraux aux agriculteurs de bonne foi, une sorte de banque agricole comme en réclamait l’autre jour un keteur du Devoir, et qui ferait des avances d’argent aux cultivateurs.Cette banque prêterait à des taux raisonnables et à des conditions de rembourremenl faciles.Ct*i projet esquissé, — M.White ne s'\ attarde pas, puisque le ministère ne sait au juste jusqu’où il ira dans cette voie, il termina son discours par un complet sur la certitude de la victoire finale pour les allies et sur les sacrifices que le Canada fait dans cv but; et le débal s'ajourne, sur proposition de la gauche.En une heure quart à peine, le ministre des Finances, avec sa clarté coutumière, a démontré, incidemment, comme la guerre nous charge a fond.Et, ce soir, dans la chambre lli, où se réunissent les ministériels et leurs amis, les financiers cl >es industriels affectés par les nouveaux impôts le maudissent, tandis qu’aux quartiers-généraux de l'opposition, il se trouve des gens pour affirmer que.somme toute, ev budget est p lu loi bénin et n'impose pas assez les industriels et les grandes compagnies.“Thr government is loo good to the big interests”, disait tantôt un radical.Tel n’est pas l’avis îles industriels imposés! Georges PELLETIER.TABLEAU DES NOUVEAUX IMPOTS CHANGEMENTS DANS LE TARIF Tarif Tarif préférentiel ordinaire 00 sous 90 sous 1) sou 5% 7'i Article 92.—Pommes importées, par baril .Article 267.—Huiles, pétrole (ne comprenant pas le pétrole brut importé pour être raffiné non plus que les huiles d’éclairage et les bibréüunts) de .8235 de gravité spécifique ou plus, à une température de 60 degrés.par gallon 1-3 sou Article 267a.—Pétrole brut à l’état naturel, de .7900 de gravité spécifique ou plus, à 60 degrés de température, importé par les rnffincurs pour raffinement dans leurs raffineries.Pourvu toutefois que ces articles soient exemptés des droits de douanes imposés par l’arlicle 3 d* l’acle des douanes de 1915.Ces taxes s'appliquent du 16 février 1916.TAXES SUR LES PROFITS DES COMPAGNIES Elles s'étendent aux opérations des compagnies mentionnées ci-dessous, du 4 août 1914 au 4 aofit 1917.Elles seront de 25 pour cent sur les profits réalisés, par 1rs compagnies industrielles de lout genre, à fonds social, profils excédant, dans le cas de celles-ci, T‘, et, dans le cas des particuliers, 10% du capital employé dans leurs affaires.Le ministre a juridiction pour établir le montant exact de ces taxes pour quelque période que ce soit, dans cet intervalle.t et impôt s’applique il toutes les compagnies et entreprises financières nu industrielles, y rompris les compagnies de transport, opérant en tout ou en partie au Canada, sauf aux compagnies ou rnlreprlses qui.nVxéculant pas de commandes de guerre, onl un capital de moins de 350,000, aux compagnies d assurance-vie, aux exploitations agricoles et aux compagnies d’e-levage.On computera cel impôt sur les prnfits nets des compagnies ainsi taxées.Les enmpagnies étrangères faisant affaires Ici seront imposées en proportion de leur chiffre d'affaires ici et de leurs bénéfices totaux.Le capital de ces compagnies est censé être le moniant du capital-actions souscril cl payé.Les prnfits accumulés seront rompris dans re capital.On déduira de celui-ci les dettes ou les emprunts faits par ia compagnie, c'est-à-dire toul son passif.Ottawa, 15 février 1916.Le ministre iL*s Finances a prononcé, cet après-midi, devant l'auditoire le plus nombreux qu’on ait encore vu assemblé dans Je locM actuel, son important discours annuel sur Jes finances du pays.Cet événement attendu avait attiré à la Chambre un bon ncanbr:* de sipec-taleurs el la presque totalité des députés.C’est bien la première fois en effet, qu?la grande salle du Musée a été honorée de la présence d’un aussi grand nombre d’honorables représentants du peuple.Le fait est que l’on apercevait à leur siège certains députés qu’on y voit si rarement que même les vieux habitués de la galerie des journalistes hésitaient à les désigner par leur nom .Quant au héros de la journée, sir Thomas White, il apparaissait à son poste ordinaire, auprès de M.T.C.Casgrain, dont le désastre du 3 n’a pas réussi à le séparer.On retrouvait sur la physionomie du ministre des Finances l’expression déterminée qu'il arbore dans les grandes occasions: retranché derrière une double rangée de livres bleus, la tète haute et le chapeau mou sur les yeux, il évoquait l’idée d’un cheval de course frémissant qui aperçoit l’obstacle et qui attend qu’on lui permette de s’élancer pour le franchir.Il faut dire que la Chambre, ou plutôt l’Opposition, a semblé prendre un malin plaisir à retarder le moment de l’oracle, car il s’est écoulé près d’une heure en préliminaires avant que l’on passât à Tordre du jour.Sir Wilfrid était de bonne humeur, et ne s’est pas privé d’agacer quelque peu son right honorable friend, le premier-ministre, qui lui a répondu sur le même ton.Incidemment, M.Hazen a été quelque peu écopé aux mains de M.Laurier, qui voulait tirer des paroles de M.Borden la conclusion que M.Hazen ne sait pas ce qu’il dit.Le ministre de la Marine n'était pas à son siège à ce moment, mais il arriva bientôt, el s’empressa de donner les explications requises “Et quantà la déclaration que vient de faire le chef lie TOppouition, que le ministre de la Marine ne sail pas ce qu’il dit.(continue avec bonhomie M.Hazen, le moins que je puisse demander est bien que le chef de l’Opposition veuille bien modifier sans retard ce jugement”, ï-e rire général a prouvé à l'accusé que la plainte était retirée, selon son désir.Tout au début de la séance, M.Sévigny avait donné avis ou’il déposerait sur la table de la Chambre les documents nécessaires à la nomination de M.Arthur Bcauchesne au poste de sous-greffier de la Chambre d^s Communes, en remplacement de feu M.Laplante.M.Beauchesne, que les journalistes parlehientaires considèrent encore comme un des leurs, était en cc moment dans la galerie, à deux pas du Président de la Chambre, avec Pair heureux d’un candidat qui vient de gagner son élection.M.Laurier s’est ensuite levé pour ce qui devait n’ètre que le commencement d’une série de demandes et d'interpellations brèves et alertes, qui devait provoquer quelques réparties idoines de sir Robert Borden.—Puis-je demander aujourd'hui, demande M.Laurier, ia réponse que Ton m'a promise hier relativement aux émeutes qui se sont produites dernièrement à Calgary ?Lorsque le journaliste distrait voit se lever à l’horizon de sa rêverie une manière de howitzer jaune, dont les paroles sortent brèves et sèches comme de la bouche d’une mitrailleuse, il note sur son papier que sir Sum Hughes a pris la parole.H n’est pas besoin d’en noter plus long, car lorsqu'on lui demande des détails sur 1rs méfaits des soldats, ici ou là, notre généralissime répond toujours que les rapports des journaux sont exagérés.H n’a pas manqué aujourd’hui de rééditer ce cliché.—«Mais à CampbeMton?demande de nouveau M.Chs Marcil.—TJ ne se’sl rien passé à Camp-belllon, riposte la mitrailleuse.—Cependant, insiste M.Marcil, il existe à Campbellton un journal qui s'appelle le Graphie et qui disait tout récemment que le jour de la paie des militaires, il a fallu en enfermer une vingtaine.—T’est bien exagéré, maintient le perc des soldais canadiens, tou-jnur.s prêt à prendre la défense de ses enfants.• • • Pour changer de propos, M.Knowles a déroulé son grand corps souple el mince, et a osé demander au premier ministre à quelle époque il pouvait compter obtenir les renseignements qui lui ont été promis relativement aux contrais accordés par le Comité des obus.—‘Demandez cela audit Comité, répond en substance M.Borden, dont le visage sérieux prend malgré lui des airs malicieux et amusés qu’il a grand’peine à réprimer, el qui passent sur ses traits formés comme un souffle léger sur l’eau d'un élang.Mais cette réponse ne fait nais l’affaire du chef de l’Opposition, qui rappelle que le ministre de la 'Marine, M.Hazen, n promts.Il v a quelque temps déjà, de Fournir à I Opposition la liste complète des contrats donnés par le Comité.Celle promesse un peu inconsidérée a été faile à M.Carvell.qui n’est pas homme à l'avoir oubliée, el qui le prouve Incontinent.Voilà le premier ministre assailli, mais non pas embarrassé.—Si c’est du ''Shell Committer'' que vous voulez parler, dit-il, j'ai le regret de vous rappeler qu'il n'existe plus.Si r'exl de Vlmprrinl Munitions Hoard, il me faut également répéter que le gouvernement n’a rien à faire avec celle institution, el que vous devrez vous adresser dl-reetemenf à rc bureau, si vous en voulez obtenir des renseignements.Ksl-ee à dire, demande sir Wilfrid, que le nouveau comité n’est pas connu du gouvernement ?Crst à peu près cela, répond le premier ministre, qui s'assied et se relève à mesure de ses promptes ripostes.—Alors, reprend il.Laurier, alerte et amusé, le gouvernement ne sait pas s’il existe au juste un corps mystérieux dont Tinipondérabie président serait il.J.W.Flavedé en personne, et qui aurait pour caractéristique de distribuer à d insaisissables' personnes des contrats fort réels et donnant des bénéfices d'une remarquable réalité ?—.Première nouvelle, répond sir Robert, doht les yeux plissés laissent deviner que sou tréfonds s’amuse prodigieusement, tandis que la surface est immuable comme Je front du Sphinx iui-même.On sait que le gouvernement se défend comme un diable d’avoir quoi que ce soit à faire avec le comité réformé des obus, qui a été réorganisé, assurent les ministériels, sous la surveillance directe et exclusive du ministre des Munitions, M.Lloyd-George.De celle façon, les libéraux ne pourront pas crier sur les tréteaux électoraux que le gouvernement Borden doit être tenu responsable des méfaits plus ou moins réels de V‘‘Imperial Munitions Board”, et Ton conçoit que les ministériels tiennent à leur paravent.Mais tout cela n’empêche pas que M.Hazen a bel et bien promis, un jour de séance qui a précédé Tin-cendie du Parlement, de fournir à la Chambre un relevé complet des contrats accordés.Comment le ministre aurait-il pu s’engager ainsi s'il n’avait su n’avoir qu’un geste à faire pour se procurer la dite information ?Mais M.Hazen était revenu en Chambre à ce moment, et la conclusion un peu hardie, quoique souriante, de M.Laurier, que le ministre de la Marine ne savait pas ce qu'il .disait, s’il faut en croire le premier ministre, appelle de sa pari la prière toul à fait bon enfant qu’on veuille bien réviser ce jugement, ou bien qu'il ira en appel.Le rire de M.Laurier et de ses partisans a prouvé à l’accusé qu'on n’insistait pas sur sa culpabilité.5t.Hazen avait du reste laborieusement expliqué que, lorsqu’il avait fait cette promesse, c’étaât simple obligeance de sa part.“J’ai simplement consenti, dit-il à IM.Carvell, à écrire pour vous au président du comité, mais celui-ci m’a répondu qu’il ne lui est pus possible, pour cause de raison d’Etat, île rendre publics les noms demandés.” —Oui, mais vous avez vous-même nommé plusieurs maisons d’Ontario qui ont bénéficié de.contrats, reprend M.Carvell.Où aviez-vous pris ces renseignements ?—Je les tenais, répond M.Hazen, d’un ami personnel.—Son nom, son adresse ?demandent vivement trois ou quatre membres de l’Opposition.—iRaison d’Etat, répond laconiquement M.Hazen, qui sort à son tour du guêpier avec cet argument péremptoire.- -V.* * On voit alors se lever à t’arriére ban de la gauche, le docteur Clark, de Red Üeer, dont la voix nasale el Thumeur teintée d’indépendance et d'imprévu, attireàt toujours Tatten tion.Pour aujourd’hui, il est chargé d'une mission délicate, don! nul ne saurait mieux nue lui s’acquitter, D'une voix nasillarde et hésitante, il jette sur la chambre étonnée, puis amusée, cette solennelle admonestation : —Mister Speaker, dit-il, je crois remplir un devoir impérieux en de-mandant aux honorables députés de cette chambre ite bien vouloir s’adapter, héroïquement s’il le faut, aux conditions d’acoustique pour te moins atroce de ce lieu éphémère, et de parler assez haut et assez distinctement pour qu’on puisse comprendre quelque chose à ce qu’ils disent.Et celle demande, ajoute-t-il avec une tranquille bravoure, s'adresse plus qu’à tout autre à mon "right honorable friend" le pre-mier-uiinislrc.Pris à l’improviste, sir Robert Borden rougit, sourit et ne dit rien, pendant que la chambre se donne le malin plaisir d’applaudir au principe, sinon à l’altaque’ directe.Mais deux minutes plus tard, après un dialogue bref entre M.Murphy et M.Rogers, une question dé M.Macdonald amène le premier-ministre sur ses pieds, —ALL IS FORMATION, commence-t-il d'une voix exagérément enflée et retentissante.mais k* rire homérique de l'assemblée l’empêché de continuer.Ce n’est que quelques moments plus tard qu’il peut assurer la chambre qué le gouvernement continue de faire tout en son pouvoir pour obtenir l’élargissement du docteur Béland.députe de Ijeauce, retenu prisonnier én Allemagne, et que les Allemands semblent vouloir garder indéfiniment, on ne sait pour quelles raisons.—Or.ders of the dug, tonne so-léiinel ement M.Sévigny.Mais on entend au loin, à droite, une voix Irançaisc: “Monsieur te président", et lout le monde se retourne avec eiirlosile.C est M.Bnulny, un journal à la main, qui .soulevé une uucs-hon de privilège.Il aporie la pu-mic lundi soir, à la s,die S.-Anne, et 1 Ottawa Journal prétend qu'il a suggéré que la question des écoles d Ontario fût traitée devant le parlement fédéral, où éitc recevrait cer.tuinement une équitable solution.” e n'ai jamais dit cela, mon d'Ontario, et qui reste en place obstinément comme une manière de Règlement XVII.Et M.White, grand, élancé, la tète forte, l’oeil vif et impérieux, la voix claire et nuancée par instants d’une certaine recherche d’accentuation, commence Té-noncé un peu solennel du bilan national, que tous écoutent avec la sensation de tranquillité qu’on éprouve à écouter les gens qui possèdent leur affaire à fond.Et c’esl ici qu’entre en fonctions le crayon de M.Georges Pelletier.Ernest BILODEAU.LE BILL DE MONTREAL Mais sieur le président, explique le dépu-U* de Hiniouski, par-dessus ses lu-nettes."Ce que j’ai dit, c'esi que tous les députes fédéraux devraient faire comme nous, e! prendre la liéine de se renseigner coiivciiaWe-mciit sur relie question, ce qui ne manquerait pas d'aider à son rètfc-mçnl prochain et satisfaisant.” Dont acte.Les députes anglais prennent l air intelligent de gens qui voudraient bien savoir ce qui se passe, et M.Ihmlay disparaît a nouveau, lundis que, violemment applaudi par la droite, sir Thomas w hile se levé, une feuille de papier a la main.Il propose que la chambre sc forme en comité des subsides pour l'étude du budget mutuel.Celte proposition est sou mité à la chambre par la voix du orésldenl, qui annonre au surplus (gTij quitté mninleminl le fauteuil, rc qui n'est vrai qu'en théorie, cur M.Sévigny ne bouge pas d'un pouce.Métm* jeu pour la "masse” malingre et chiche que nous tenons de la législature A QUÉBEC LE CODE MUNICIPAL UN VOTE SUR LA QUESTION DES COMMISSIONS SCOLAIRES DE MONTREAL.LES EGHEV1NS REDUITS A 20 C est le projet de Sir Lomer.— Le comité des bills privés rejette la demande de referendum, maintient le bureau des commissaires, augmente les pouvoirs du maire et refuse d’augmenter et le terme et l’indemnité des échevins.Assemblée législative, Québec Tribune des journalistes, 15.— La Chambre s’est remise résolument à Tétude du code municipal cet après-midi, et le comité a rapporté progrès suivant la formule officielle.En réalité, ce prétendu progrès était nul puisqu’on a ergoté toute l'après-midi sur la clause 430, concernant les contestations devant les tribunaux de règlements municipaux.M.Trahan, qui continue à diriger pour le compte des ministériels la discussion, tenait pour la clause telle que rédigée par la commission de la refonte du code, étant appuyé en cela par le ministre des terres de ia Couronne et le ministre des Travaux publics.M.Téllier, M.Fran coeur, de Ldtbinière, et le ministre des Travaux publics prétendaient qu’il valait mieux conserver l’ancien système.On peut obtenir ainsi plus de satisfaction que dans la Cour de circuit, disent ces messieurs.L’exposé des faits est plus soigné, la cause plus sérieusement entendue en vue de l'appel possible.Le ministre de l'Agriculture opine par ailleurs en faveur de la limitation de l’appel à la Cour de circuit.Les frais sont moins élevés, dit-il, et on ne peut aller en Cour d’appel, ce (pii expose à des dépenses plus considérables encore.H croit aussi que les contestations ne s’éterniseront pas comme avec l'ancien code.Interpellations AL Tessier a répondu à une interpellation de M.Labissonnière, que le gouvernement étudie le projet d’une route allant de Grand’Mère à Trois-Rivières.Cette route traverse les municipalités suivantes: Sainte-Flore, Shawinigan, Almavüle, Notre-Dame de la Présentation d’Alma ville, Mont-Carmel, Saint-Louis de France et Cap de la Madeleine.Quant aux contributions, que ces municipalités seront appdées.à donner, la question est à Tétude.M.Sauvé avait demandé (des chiffres relatifs aux subsides payés par le gouvernement fédéral au provincial pour l’agriculture en 1915.Le trésorier de la province a répondu que le gouvernement d’Ottawa n’a versé aucun subside en 1897 et qu’l a octroyé une somme de $187,409.16 en 1915.En réponse au député des Deux-Montagnes aussi, le trésorier a déclaré que la somme payée par le gouvernement fédéral au gouvernement provincial en manière de subside fédéral a été de $1,085,713.48 en 1897 et de $1,969,630.28 en 1914-15.M.Sauvé voulait encore savoir quel a été le revenu de la province pour 1886, 1891, 1897 et 1915.Le trésorier a répondu comme suit : $2,954,226.35; 1891, $3,457,144.32 ; 1897.$3,874,803.18 ; 1915, $9,597,-925.67.M.Bouchard a ensuite fourni quelques explications, à l’occasion de la deuxieme lecture du bill concernant les sociétés de prêts coupé-ralifs dont il est le père.Il espère (pie T Assemblée legislative s’emploiera de toutes ses forces à com battre les abus commis par ces so ciétés el dont il a donné quelques exemples.La Chambre sest ensuite ajournée, après avoir discuté comme nous l’indiquons plus haut la clause 430 du code municipal, à demain, afin de permettre au comité de législation de s’occuper de l’affaire des annexions de municipalités scolaires à cette de la Commission des écoles catholiques de Montréal.On devait délibérer à buis (dos.Il n'en n pas été ainsi.Après un moment de débat, le premier ministre a décrété que le hiv] fût rapporté à la Chambre pour y être pris en considération.Le comité obéit docilement au premier ministre.Il est donc très probable que le premier vote qui sera pris depuis le commencement de cette session le sera sur cette importante mesure.Nous avons déjà prédit une scission dans la majorité ministérielle à ce sujet, Louis DUPIRE LE “DEVOIR’' ET LA GUERRE PAR M.BOURASSA 1^* texte du discours prononcé par M.Hou lassa au dîner d'anniversaire du Devoir vient d’être publié en une jolie brochure grand format.Ce discours s'attache particuliérement à mettre en relief deux points principaux : le lien entre l'impérialisme et la question de race, le danger croissant de Tamé-ricnnisation résultant du caractère de notre participation à la guerre.Celle nouvelle brochure se vendra 15 sous l’exemplaire, fl.50 la douzaine, $10.(10 le rent, — frais d’ex pédition rompris.11 ne sera fait aucun crédit ni aucune réduction sur les prix de douzaine et de centaine pour les commandes de moins de 12 ou de 100 exemplaires, sauf pour les libraires.Toute remise par chèque, bon-poste, etc,, doit être payable nu pair d Montréal el porter le timbre de guerre, ou être majorée de l'équivalent: 15 sous pour perception de chèque el 2 sous pour la laxe de guerre.La même règle s’applique aux ehèques des Etats-Unis, Les remises en Hinbres doivent êlre faites en limbrcs-poste ordinaires du Canada, el non en timbres de guerre.Québec, 15 fév.1916 Personne n’est content sauf peut-être les membres du comité con- eot et Séguin votant seuls dans Taf-firmative.La clause proposant la division joint.Le premier ministre vient d,e la viîle en 35 quartiers est reje d’annoncer au comité des bills privés son projet de réforme municipale qui, étant donnée l’influence qu’il exerce sur les ministériels, a grande chance de passer.11 veut en peu de mots que le nombre des quartiers de la ville de Montréal soit réduit de 31 à 20, que le bureau des commissaires soit maintenu avec les pouvoirs actuels et que le changement des quartiers prenne effet aux élections du mois d’avril prochain.Plusieurs échevins et le chef de l’opposition ont réclamé des délais qui leur ont été accordés.Il convient, suivant M.Cousineau, que "on fasse une enquête pour savoir si la proposition Gouin ne pas certains droits, comme vient que Ton entende tous les téc sur la même division que ia précédente.L’article trois est rejeté purement et simplement; quatre subit le même sort de même que cinq.L’article six, permettant au conseil de nommer non seulement le greffier et ses assistants, comme il en a le droit actuellement, mais, encore tous ies fonctionnaires du bureau, est adopté sans discussion, sur explication de Me Laurendeau.L'article pourvoyant à étendre les pouvoirs du maire et à les remettre à ce qu’ils étaient, il y a trois ans, est adopté.Chose assez étonnante .(Car M.Martin a manoeuvré, devant iroissejie comité, comme le dernier des n con-ima]a(iroi|s puisqu’il a déclaré n m-Isa position était aussi importanh docilement ajourné à jeudi pour donner tout le temps nécessaire à Tétude des suggestions qu'il venait de faire.Avant que le “Boss” ait fait connaître ses vues sur d’administration de la ville de Montréal, on avait entendu une foule d’orateurs et on avait adopté quelques articles des amendements à la charte de la ville de Montréal, entre autres celui qui restitue au maire les pouvoirs qu’il possédait naguère : suspendre el destituer les fonctionnaires avant la création du bureau des commissaires.Dès qu’on en vint à discuter la question du referendum sur l’abolition du bureau des commissaires, on connut de toute évidence que le comité ne favoriserait pas cette mesure radicale, qui a cependant été défendue courageusement par le maire et M.l’échevin Ménard, l n y de la club La discussion L’ex-échevin du quartier qui porte son nom s’oppose au nom du comité conjoint à la formule rendum proposé par le législation de la ville de Montréal.La double question, à savoir, “ êtes-vous pour Tanolithm du bureau des commissaires ou* pour l’abolition du conseil ”, vaudrait mieux M.Turcot (Laurier)i—Etes-vous en faveur de cette double question ?—Non.Je ne crois pas qu'il soit opportun de faire un referendum.Gela coûterait cher inutilement.M.Mayrand,—Si on le faisait le même jour que les élections.—Cela ne veut pas dire qu’ aurait pas de frais.M.Emard conclut au renvoi clause.M Nantel.représentant un ouvrier, réclame la consultation po pulaire sur l’abolition d’un des deux corps, et veut que la législature l’accorde d’autant plus que MM.Martin, Giroux, Côté et Hébert, commissaires actuels ou passé, avaient promis ee referendum aux dernières élections et ont indignement trompé Télectorat.M.le maire, comme s*y attendre, réclame ment l’abolition du bureau 'des-commissaires.L’administration par deux corps est impossible.Il Tu toujours soutenu et le soutient encore, M.Martin flétrit ses confrères du bureau des commissaires.MM.Côté et Hébert, qui, élus sur la question de Tabolition du régime actuel, n'ont |ias eu le courage de tenir leur promesse.L'immense majorité des électeurs qu’il a consultée en assemblées est favorable à l'administration du conseil seul.Il ne s'nb jeete pas au referendum à question.Il sail tellement privilèges Le rapport de M.Gouin peuple ne peut pas et ne veut se prononcer pour le maintien bureau des commissaires.M.Mackay, organisateur ouvrier, réclame sur un ton péremptoire, lu réduction du nombre d’échevins.M.Ainey, commissaire, répond en M.Gouin explique à ce moment ses vues sur le bill du comité conjoint qu’il dit très important.11 résume en quelques mots les diverses demandes de changements d’administration faites à la législature, par certains (Corps publics, par le conseil municipal et par les journaux.Le premier ministre se prononce nettement pour le système des quartiers, mais pour leur réduction de 31 à 25 ou 2Ü.Jamais, dit-il, on n'a envisagé ici autre chose que l’intérêt de Montréal.Il a pu se tromper, il peut se tromper encore, mais il n’est pas en faveur de la division de la ville en cinq grands quartiers.La double représentation, ou plutôt la triple représentation crée une rivalité désastreuse.Deux des échevins peuvent se liguer comtre un troisième ct annuler tes efforts qu’il fait pour la bonne administration de la ville.Il csi en du refe- faveur el il n’hésite pas à le déclarer, comité de de ia division de la ville en 2(1 quartiers.Cela ferait disparaître les petits quartiers et réduirait le nombre des électeurs en moyenne à 5,500.Les vingt quartiers seraient comme suit : No 1—-S.-Jacques Est et Centre.No 2—S.-Anne.No 3—S.-Joseph et S.-Cunégonde.No 4—S.-André.No 5—S.-Georges et Ouest.No 6—SM.auront.No 7—S.-Louis, No 8—(Lafontaine.No 9—Papineau.No 10— S.-Mari c*.No 11—Hochelaga.No 12—S.-Jeandîaptiste el Duver-nay.No 13—S.-Gabriel, Emard et S.-Pau1!.No 14—S.-Denis, dont une partie serait enlevée et ajoutée à Bordeaux et à Ahuntsic.No 15—S.-Henri.No 16—Mont-Royal, Notre-Dame de Grâce et Côte des Neiges.No 17—Delorimier.No 18—’Bordeaux et Ahuntsic avec une partie de S.-Denis prise au nord de la rue Bélanger dans S.-Denis.No 19—Laurier.No 20—Mercier et Rosemont.Apres 1 (élection, on pourrait faire, un remaniement plus équitable encore.M.Turroi: —¦ Qu’est-oe que vous fades des commissaires?M.Gouin:— Je n’ai pas d'objection donner mon opinion.Après avoir consul le les diverses opinions, je crois que nous devons continuer le double j bureau des eommissalreis.Pourquoi que -'- on pouvait énergique- ¦ le ne pas le conserver encore deux ans?pas ; Nous verrons alors ee que Ton doit dul faire.Pour moi, je ne crois lias qu'il C.1 v I I Iwxrt !.-’ll 1 i soit lion pour la ville de changer Irop souvenl de régime.M.Menard fait observer au premier miiiislrc que d’après son plan.,1roix échevins seulement reprèsentc-quelques mots à M.le maire.Il s'est rout 36.0(H) électeurs, tandis que dans présente avec une politique opposée I le centre 11,000 électeurs sont repré-,i (telle de M.Marlin et a été élu à j semés par 3 cohevins également.M.u _ ., j Ménard suggère (lone la formation don 21e quartier.M.L.-A.Lapointe demande quelques jours pour étudier le projet soumis par le premier ministre.Il importe de savoir s’il ne lèse pas i le dire es droits de certaines minorités M pi il vou- Cousineau qui parte après 1c leader W- «u conseil veut aussi des délais, fl ne dissimule fias son peu de confiance daiis les prétendues améliorations soumises par le premier ministre.Il demande en quoi la sitmi-lion de la ville sera modifiée, si on en confie Tadministration à 20 écbe vins au lieu de trente.D'après ee jju il a pu constater, la rcprêjsenta-jion actuelle n’est pas trop nombreuse; est-ce vraiment, répète-t-il une amélioration?M.le maire (il venait d’approu-ver en quelques mots les sugges lions de M.Gouin),—(te* ne serait pas une amélioration, ce serait pire que 1 ancien système, i Gojisinoau termine en denian-danl I ajournement.La question est importante, dit-il.Tout le monde (laiis ce comité s'intéresse autant «lue le premier ministre à la bonne administration de la ville de Montreal, ill faut, avant de se prononcer en une inafièrc aussi sérieuse, en-jendre toutes les opinions, roiisul U*r tous les intéressés.M.Gouin, après avoir fait savoir ni réponse à une question «le M ex-maire Guérin, que les sugges-ff11!4 d,11a Pi'ot'osces prendront t'flet, si le comité le veut bien, au mois d avril déclare que M.Hmtsi ncau a parfaitement le droit de demander i ajournement, et «levant cette auguste opinion, le comité s’in clinr.Four ies bills ordinaires, le comité s ajourne à demain et è jeudi soir.une grosse majorité.N ne croit don pas que l'argument de M.Martin vaille grand chose.M.Ménard.Bordeaux, déclare qu'il esl en contact journalier avec le peuple.U sail que le prop veut le referendum et ii tient au comité qui en fera ce qu «Ira.Il s’inclinera devanl le ment (Vesl une parcelle d’économie que le referendum, el c’est bte*n le moins qu'on l’accorde au peuple dt' Montréal, à ceux qui paient en définitive.M.Frnncocur.On a voulu vous faire prononcer pour l'autonomie, l'année dernière, vous n'en nveepas voulu.M.Ménard, — Le député de Imt-binière dnil «ne rendre celte justice «lue jv me suis prononcé iiellcmeiit pour Taulonomie.L'échcvin de Bordeaux conclut en réclamant une fois de plus eette parcelle d’aulonomie ; le referendum.Il tient à déclarer qu'il esl en faveur de la double question.M.Séguin demande s'il m* serait pas possible de se rendre à'la suggestion du comité des citoyens en accordant un referendum siir les trois questions suivantes: Etes-vous en faveur de l'ndministration de la ville par un bureau des commissaires?êles-vous en faveur de l’adtni-nistrntion de la ville par un conseil?êtes-vous en faveur de l’administration de la ville par les deux corps?M.le Dr Fi unie propose un amendement dans ce sens, mais on ne le considère pas tout de suite.M.Tel-lier suggérant que le comilé se prononce d'abord sur le principe du referendum La clause élan! mise aux voix.elle x sl rejetée à une immense ma- 8 lires 30.pour la rénrisp Vte'lv.în.'i» iorité.MM.Bernier.Mayrand.Tnr.|'(|„ bill de C ville O LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 16 FEVRIER 1916 VOL.VIL — No 38 COMMERCE FINANCE UNE ANNEE DE REPRISE LA COMPAGNIE SMART-WOODS Ltd., OPPOSE A UNE INSUFFISANCE DE $19.000 EN 1911, UN EXCEDENT DE $324 385, POUR LE DERNIER EXERCICE.Les bénéfices de la Smart-Woods, Limited, pour les douze mois expirés le 31 décembre dernier, se sont fixés à £397,659, en augmentation de $290,000, soit approximativement 265 p.100, par comparaison avec les chiffres de 1914, et *200,000 comparativement à ceux de 1913.La compagnie a acqu'is près de 23 p.100 de son capital-actions de priorité et après les distributions usuelles aux actions privilégiées, 14.1 p.100 des actions ordinaires." Le compte rendu indique qu’une somme de £46,301 a été appropriée aux dépréciations, aux dépenses différées et aux créances douteuses, tandis qu'une provision de £26,972, applicable à une répartition trimestrielle de bénéfices, a élé constituée.La totalité des déductions, s’établissant à £73,274, permet un excédent de £324,385, pour l’exercice, contrastant avec une insuffisance de £19,005, en 1914.': Le .tableau comparatif ci-dessous réunit les principaux articles du bilan des deux derniers ex rcices: LA “SHAWINIGAN WATER AND POWER” ELLE ACCUSE, POUR LE DERNIER EXERCICE, UNE NOTABLE AMELIORATION.ACTIF Installation Meubles .Inventaire .Créances .Encaisse .Charges différées placements .Clientèle .1915 ! .£2,033,792 £1 20,307 .802,135 1 392,008 6,530 44,884 114,251 1,673,231 1 914 ,998, .001.434,1 73/ Totaux.£5,147,200 £5,283,085 PASSIF 1915 Factures à payer?160,687 Effets a payer .Actions privil.Actions ordin.Dépréciations .¦Dividendes .Créanc.douleus.Report .'80,000 1,546,500 1,718,600 360,000 26,972 15,000 539,440 265,385 ,191,758 ,546,500 ,718,600 350,000 53,126 i 47,716 Totaux .£5,147,200 £.3,283,085 Dans son discours aux actionnaires, le président .lames-W.Woods a déclaré que les perspectives sont très engageantes pour la Compagnie.Le Conseil d’administration a été réélu.NOTRE COMMERCE AVEC NOS VOISINS IL NOUS DEVIENT FAVORABLE.—CO NSOL ANTE P ROC R ES SIO N.Dans le dernier bulletin qu'il a publie dans l'ouest, le C.P.R.m-lire spécialement l'attention sur le tait que la balance de notre commerce avec les Etats-Unis penche de plus en plus en notre laveur et que 1 énorme différence qui existait entre le chiffre de nos importations et celui de nos exportations disparaît rapidement ; comme question tie fait, on est en lieu de croire qu’à la fin de 1916, le chiffre des exportations canadiennes aux Etats-1 ni s aura dépassé celui des importations.Ce sera la première fois, depuis au delà d’un demi-siècle, qu’on aura vendu aux Américains plus qu’on ne leur aura acheté.La guerre, en forçant le commerce du Canada vers de nouveaux canaux, aura été la cause, de ces résultats.11 y a deux ans, on importa de chez nos voisins près du double de ce qu’on leur acheta, et en 1912, celte différence se montait à près île 9300,009,000 en leur fa veur, tandis que Pan dernier elle fut réduite à £32,000,000.Celte année les probabilités sont que nous commanderons la situation.Ce tableau montre d’ailleurs la progression de nos exportations : Exportations Importations 1912 .£145,721,650 £412.657,022 1913 .179,050,796 442.341,840 1914 .213,493,406 421,074,528 1915 - 314,118,774 340,569,924 VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago.16.—(iras bétail : Arrivages, 15,000 télés ; marché ferme ; boeufs indigènes, £0.60 à £9.65 : pour l'alimentation (feeders), £5.60 à $7.25 ; vaches et génisses.£315 à £8.20 ; veaux.£8.50 à £11.50.Menu bétail.— Porcs : Arrivages, 40,000 tètes ; marclié fort ; légers, £7.65 à $8.30 : mêlés, £7.85 à £8 30 ; lourds.£7.85 à £8.35 ¦ très gras.£7.85 à £8.05 ; cochons, £6.25 à £7.35 ; moyenne des ventes, £8.00 à *8.25.Moutons : Arrivages, 18,000 têtes : marché solide : moutons, £7.75 à £8.35 ; agneaux indigènes, £9.00 à £11.50.La Shawinlgan Water and Power Company, à son assemblée générale ordinaire tenue hier, a rapporté un revenu net de $1,169,032, équivalent a 8.6 pour cent de la totalité du capital émis à la fin de l’exercice.Le rapport du revenu net à ia totalité du_capital, avant l’émission de £1.-237.500 de l’été dernier, s’établit à 9.44, soit l’équivalent de la normale.Les recettes brutes de l’exercice font ressortir une plus-value de £114,926, ou 6.4 peur cent, soit l’a-pogé des recettes totales de la compagnie.En dépit du large chiffre d’affaires Iransigées, les dépenses ont été réduites de £19,557, ou 8.7 pour cent.Les intérêts ont légèrement monté, mais le revenu net ressort en accroissement de £107,563, ou un peu au-dessus de 10 pour cent, comparativement aux chiffres de 1914.L’imposante somme de $394,683 a élé appropriée aux diverses réserves, nécessitant un prélèvement de £12,782 sur le reliquat antérieur.Nous rapprochons dans le tableau uivant les chiffres comparatifs du compte pertes et profits des deux derniers exercices: 1915 1914 Recettes brutes.£1,920,143 81,805,217 rais d’exploitation.225,037 244.594 Rsc.nett s.$1,695,105 $1,560,622 Charges.526,072 499,153 Revenu net.81,169,032 $1,061,469 Moins : Dividendes .$787,131 £721,8751 Réserves .279,683 200,000 Besoins éventuels .10,000 20,000 I Dépréciations.100,000 100,000 Fonds de retraite.5.000 .Déduc.totales.$1,181,814 £1,041,875 I Excédent.*12,782 19,594 Reliquat .39,472 19,878 Exe.total.$26,690 £39,472 ’Prélevées sur l’excédent antérieur.Le conseil d’administration, à l’exception d’un, a été réélu : M.W.R.Warren, de New-York, qui a résigné récemment, a été remplacé par M.W.R.Kelly, de New-York également.—-9- LA MATINEE A LA BOURSE IL SE PRODUIT UN FLECHISSE-; | MENT NOTABLE ET UNIVERSEL DE LA COTE QUI TIENT MANIFESTEMENT AUX NOUVEAUX IMPOTS DONT NOS INDUSTRIES L’INCENDIE DU PARLEMENT LE CHEF GRAHAM, DES POMPIERS D’OTTAWA, DECLARE DEVANT LA COMMISSION D’EXQUETE QU’IL EST CONVAINCU QUE LE FEU A ETE MIS DEL' BEHEMEXT.SONT FRAPPEES.ÇA ET LA A rassemblée générale ordinaire des actionnaires de ia Canada Cernent Company, tenue hier, deux nouveaux administrateurs ont été élus, ce sont M.Herbert C.Cox, de Toronto, qui succède à M.W.R.Warren, de New-York, démissionnaire, et M.A.C.Tagge, qui remplit la vacance causée par la mort du major E.C.Xorsworlhy.M.Tagge, qui depuis quelque temps remplissait les fonctions de surintendant général, a été également nommé sous-gérant.Le premier effet des declarations! du ministre des Finances canadien, portant que les bénéfices de l’enstm-j ble des industries du pays seront taxés pour subvenir aux frais de! guerre, a provoqué un fléchissement i marqué de notre cote de Bourse.La ; chose était prévue.Pourtant, ce qui a surpris la géné-i’alüié du public, r’csl la proportion dans laquelle nos industries sont frappées.En effet, personne n’avait ! osé penser que la charge serait aussi i lourde, pour le moment du moins, j et les expressions d’opinion se font! nombreuses, dans les cercles finan-j ciers, qui, toutes, s’accordent et té-| moignent de l’étonnement général.Toutefois, après la première émotion, on réalise que l’ampleur de nos dépenses de guerre nécessite ce pesant fardeau et — b’ien que, faute de renseignements, une bonne portion du public soit encore dans l’ignorance partielle des nouvelles obligations qui lui incombent — on ne croit pas qu’il y ait panique à la Bourse de Montréal.Au contraire on croit généralement qu’une fois le premier choc passé, c'est-à-dire dans quelques jours, le calme se rétablira et les affaires reprendront leur cours, comme avant.D’autre part, des pessi-l mistes croient que la baisse pourrait! bien s’aweniuer dans des proportions j considérables.Mais celte •dernière1 hypothèse ne paraît guère probable.! F.n attendant, signalons que le mai -1 ciié montréalais des valeurs mobilières a été modérément actif et que le déclin des cours est universel.Le Detroit Railway continue de faire | vedette et demeure, maigre tout, ré-j sistant, ouvrant à 88 et demi, pour abandonner 2 points, mais remonter finalement aux environs de 87 1-2.j Le Pacifique Canadien perd un point,! à *71 et le Quebec Railway n’enregistre aucune .transaction, jusqu'à j midi.Dans le compartiment des valeurs dites de munitions, on voit le Stee1 of Canada décliner d'un point et demi, sur son cours d’ouverture, à 36, tandis que le Scotia ouvre.faible à 96, et abandonne encore un point.[.Trou Hécliit à 43 7-8.puis à 43 3-4 pour un lot incomplet(10 parts) et le Smelters baisse encore d’un cran, à 155.Le C.Cement se tasse également, à 40 (ex-dividende), soit une perte d’un point 3-8 sur le cours de dernière transaction d’hier.Le C.Locomotive marque 59 et le Carriage Factories, 31 1-4.BOURSE DE MONTREAL Conn fournis par In maison Portier, Beanrats et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.Les recettes des Mackav Companies.pour l’exercice de 1915, se présentent à $4,274,940, en augmentation d’environ £28,000, en comparaison des exercices antérieurs.Ce , résultat a suffi au service du di-| vinlcnde aux actions ordinaires et privilégiées et a autorisé un report à nouveau de £150.179.I' Une dépêche de Toronto fait ! connaître que les bénéfices nets ,dc i la Banque Standard, pour l'excrci-1 ce financier expiré le 31 janvier, après deduction des frais d’administration, des intérêts accrus et des | créances douteuses, ressortent à, $563,401, comparativement à £621.-1 463 en 1914.Comme il est arrivé: dans la plupart des autres inslitu-! lions du même ordre, les recettes accusent une dépression sur l’exer- \ cice antérieur, mais elles s'établis- ' sent encore à 18.78 pour cent du ca-1 pital-actions de la Banque cl à 8.04 ! pour cent du capital et de la réserve j réunis.L’annonce des nouveaux impôts qui, de par la déclaration du ministre fédéral des Finances dans son discours du budget, frapperont désormais les contribuables canadiens, a été reçue avec radine et virilité dans les cercles financiers, hier après-midi.Toutefois, ce qui n'a pas laissé de surprendre, c’est que les nouveaux impôts ne s'appliquent pas uniquement aux Industries se ratla-ehant à la guerre par In fabrication dos munitions ou autres fournitures militaires, mais à toutes les catégories d'industries, à la réserve de la culture et de l’assurancc-vle.LE MANUEL DU SPECULATEUR est publié à New-York par des rédar.teura financiers experts.C'est une compilation des renseignements les plus utiles sur les valeurs canadiennes et américaines tes plus importantes.Pour recevoir l’édition de février, Il suffit d'écrire à M.Paul dt MARTIGNY au bureau de Montréal de la maison BRYANT, DUNN & Co., *4-88, rue «.-FRANÇOIS-XAVIER.Il convient de remarquer ici que les nouvelles taxes de guerre frappent les bénéfices nets des rotnpa-gnies industrielles après une réduction de 7 pour cent nttribunlile à la compagnie et que 25 pour cent seulement de l’excédent de 7 pour cent des bénéfices d’une industrie quelconque sont soumis à l'impôt.C'est-à-dire qu’une compagnie gagnant 16 pnur rent de son capital apparemment, de son capital-actions et mm de ses arlions et obligations réunies.devra payer à l’Etat 3-4 pour cent, gardant pour elle-même 9 1-4 pour rent de ses bénéfices.Par exemple, si £160,60(1 représentent 10 pour cent du capital-actions, la part de l’indu strie sera de £92,-250 et la contribution à l’impôt s’élèvera à *7,750.En plus de ce facteur déprimant qu’était, re matin, à ta Bourse de Montréal, l’imposition des nouvelles taxes de guerre, il y avait également la faiblesse du marché new-yorkais, ce qui n’était pas de nature à relever, ou même à soutenir notre cote.Val k rus Out, Clôt.Valburs cmv.Clôt.ItellTélC.loO ÎÎ6 Nor.Ohio.:| Bta.T.L.&i* N .s s.* a.95) a iisv; Can.cat C7V£ 05 “ pfd.115 112 “ piU.M Ogilr.Mill.l;r» run.Cem.4G1.46" C pfd.“ pfd.j l‘1k 901-., ott.T.,* IV ii) C*».CoU.O ILS Gettman*.60’ l " pM.tov; 75 Québec R» 16 15't, C*.Cooret ' ôl K.* O.N.C, Can.l'acif.«09 166 Shawinig .133 132 “ New Shenrin W 5.X 56 Can.I.oco.Cl 59 “ pfd.pf«t.Spa.Riv.Co 5 1 lijîj Crown Res .42 pfd.3» i.vt.t-a :-.®t.Cu.of C.:*> Lom C.Co " pM SX IJoiii.I.pfsl 9'îa % Tor.K, ni Dora.S.Ce».4 2 La iookr Rro Dora Park.120 “ pfd.Lora.T C ¦« Tuck.Tob 29 •• pf'V 101 L " pfi1 VU Dul.S.R.&A fwin City.“ pm L " PM Lui.Suo Ky.ISO X.Can.Po Gould MTr Banque* —» pfd .¦ ¦ Ur.No.Atu.145 Goodw.Co 26 Commerce 201 u pftl Dominion.227 Hill.Collie JS Hamilton.111.Trac, ptl ci HocheUga un Laur.Com.IMS.Impérial .210 !.»«.W4.C 13:c , Merchant* 1X0 ” pftl .Molsora.201 MacDo.Co.MontrCal.234 Mack Cm Nationale.|.pftl N ova-Scoti ! 261 Mtx.Lt&K .OttRWU.| 207 pfd .Québec.119 M.ftfL.fV.12) 122 kovnl.TJl!-.üfd Standard.M.L.H.fcP 227 |l oronto.i 211 Ml.Cof.I.UI j Union 140 •' pfd.101» Mou.TrCo I3fi Mnr.f ia» 220 Nipiam ng.- BOURSE DES MINES Cour» fourni* par ta ma;*nn Itryant.Dunn ond C o., rue H.-PrAncoia Xavier, No *6.Montréal.MINLS DE C OBALT iv- Offre mande Uni ley 00 non Denver 10 :it Huffulo .00 l'.liHinbers .2j *23*4 Grown Reserve 10 12 Kerr Luke .• • • '11.’» i.h» l-urose 70 McKinley Darrnali .!H 10 Ntpivilng .7 20 075 IVteraon Idikr .*21 2.1» 4 Bight of \Vn\ .or.»-b « » Silver Lonf .O.T 02*; Totni»kninlng .âa» j 01 Seneca f.K — MINES DC PORCUPINE Apex «7 Dome r \teh*lon .2% Dt»me Luke .DM Dome Mine* .:i3 t\A Hte.or.! »?U4l.Atee1f» m CiahCoppe; »fl ! W eainfh 1 l§4V»j 67% Voulez-vous savoir ce que vous ete*7 Jean Deshayes.le Krapholoque, voua le dira, »l vous lui écrive* aux terme* que reproduit le coupon du N'ATIO* N A LISTE, chaque semaine.Ce n’est pas à Notre humble personne, c’est à la bonté Gu Dieu tôut-puissant que l’Ordre séraphique doit adresser l’hymne de sa recon-naisssance : U se réjouit avec raison, aujourd’hui, de voir reconnaître publiquement et solennellement I héroïcité des vertus pratiquées par un de ses tils les plus glorieux.Jean-Baptiste de Bourgogne.Ce qui Nous revient à Nous e’est seulement la satisfaction «l’avoir pu sanctionner ce «iiie les études des Kininen-tissmes Pères et des consulteurs appartenant à Notre Congrégation «les Rites sacrés avaient déjà préparé.Une pareille satisfaction, à dire vrai, n’est pas légère, et elle procède de plus d’un motif.Tout d’abord, en effet (Nous ne voulons pus le taire), comme Nous Nous glorifions Nous-nièmç «l’être inscrit dans la famille «ie saint François, Nous avons un titre spécial de faire Notre la joie qu’éprouvent aujourd'hui les (ils du patriarche d 'Assise.Et «le même «nie, peu après avoir reçu la plénitude du sacerdoce, ce ne fut pas à un autre qu’à un membre de !•; famille franciscaine «pie Nous dûmes imposer les mains, et que le premier préire ordonné par Nous lut ainsi un Franciscain, de même ¦¦ est encore à un membres de la même famille «pie se rapporte le premier acte sqlennel que, depuis Notre solennelle élévation à cette chaire sublime, Nous ayons à nr-, complir concernant les causes de; béatification des serviteurs de Dieu.Nous ne croyons pas que ecs coïncidences puissent se produire sans une spérinle providence de Dieu.Mais, outre ces motifs qui revêtent une sorte de caractère personnel.d'autres raisons d’une nature plus générale justifient notre satisfaction présente.I.e ministre générât de l’Ordre séraphique a déjà rappelé, «l'excellente façon, les differents pays et les diverses classes de personnes qui doivent se réjouir le l'honneur rendu atijourd hui nu vénérable Jean-Rnptiste de Bourgogne.Nous applaudissons à l'hymne «le joie qui doit résonner aujourd'hui en France aussi bien qu'ett Italie ; Nous faisons Nôtres les voeux qui augurent l'imitation du Vénérable ; mais pourquoi ne pas ajouter «pie Notre espérance de voir imiter les vertus «pie Nous proclamons aujourd’hui hérol-«pies se fonde sur le caractère propre de ta sainteté de Jean-Baptiste de Bourgogne '/ H Nous plait d’appeler voire attention sur ce caractère, bien-ahnés Fils.D'aucuns s'étonneront peut-être de ec que l'on sr charge u gouvernement grec que les alliés paieraient des indemnités aux mur-j chauds et aux particuliers qui ont ou à souffrir eju dernier raid des! zeppelins sur Saîonique.La dépêche ajoute que les paiements seront faits à la fin de la campagne balkanique.I.es détectives ont arrêté ce matin un nommé Denis W.Sutton, au No 143 rue Metcalfe, qui servira de témoin à üenquète du coroner sur le crime de la rue Shuter mardi prochain.Sutton est supposé être l’un des habitués de la maison de Mme Matthews; on raconte qu'au cours de ses fréquentes visiles, il se querellait souvent avec la vieille dame Uette seconde arrestation, à stiile de celle dTsabclic Domician qui' nous racontons dans une autre colonne, jette un jour nouveau sur la tragédie de lundi.La police sc croit en présence des véritables au-' leurs du crime, dépendant les recherches sc poursuivent activement; on a découvert près de la chambre de lu victime un collier de I perles brisé qui appartient à Isa-I | belle Domician.Celle nouvelle circonstance confirme certains soupçons qui pèsent sur l’ancienne servante.SOLDAT BRULE A MORT Londres.17.— Bien que les opérations militaires en France et dans les Flandivs retiennent l'attention principale, les opérations russes dans la campagne du Caucase présentent plusieurs particularités intéressantes.Les plus récentes nouvelles de l’etrograd annoncent la capture de neuf des forts de la cita-deXe d’Erzèroum, la principale ville |V ] lurque d’Arménie.Le mois dernier, les Turcs avaient clé contraints sous la pression de Russes de se rcplter sur Erzéroum et on disait que 8I).0Ü.l’année dernière, : une plus value de 33 nour cent;' La clause est, malgré la protestation des citoyens, votée dans t'affir-mntive.t.c bill ainsi amendé est finalement adopte et te comité s'ajourne.1,500 verges de crépon à fond crème, avec petits dessins fleuris, 27 pouces de largeur, dans des couleurs garanties.Valeur 10c de 15c.En vente lundi, à La balance de nos flanellettes blanches, 10 verges, dans les qualités de 12%c, 15c seront en vente lundi à.en coupons de 1 verge à et 18c la verge 9c UN ALLEMAND EST CONDAMNE A PAYER UNE PENSION ALIMENTAIRE DE $15 PAR MOIS A SA FEMME QUI LE POURSUIT EN SEPARATION DE CORPS.La situation qui est faite ici aux Allemands depuis le commencement cie la guerre n’est guère enviable.Une cause, qui a été entendue, ce matin, en Cour de pratique, en fait foi.Mme Martha Eisa, qui poursuit son mari en séparation de corps, réclamait une pension alimentaire de $20 par mois.Le mari, M.Fritz Broo, docteur et antiquaire, se trouve, depuis un an et demi, dans une situation très précaire.Il n’a pu trouver de travail nulle part, quoiqu’il ait des connaissances très variées.11 a essayé d’élablir un commerce d'antiquités I note( qui h’a guère réussi à cause de son nom qui sent trop le Germain.F’i-nalement, avec le peu d’économies qu’ii possédait, il a acheté une ferme dans le district de Bedford.Il sc rendit facilement compte cependant qu’on ne s’improvise pas fermier, fût-on docteur et professeur ! Actuellement, il loue sa ferme à vil prix, $160 par an.C’est là son seul revenu el il ne peut penser à payer une pension de $240 à su femme.Il ne prétendait pas que la loi qui accorde une pension alimentaire à la femme n’est pas applicable dans, son cas ; il demandait simplement âu tribunal de tenir compte des circonstances.Il ne peut penser à vendre sa ferme sur laquelle sa femme a pris une saisie.Le juge Dugas a cependant condamne ce citoyen germain- à payer $15 par mois à sa femme.ACCORD DANS LE CAS DU “LUSITANIA” LE COMTE BERNSTORFF PRESENTE UNE DERNIERE EBAUCHE DE REGLEMENT QUE WASHINGTON ACCE P T E R A TRES PROBABLEMENT.Washington, 16.—Le comte Berns-torff, l’ambassadeur allemand, a présenté, aujourd’hui, à M.'Lansing la dernière ébauche de l’accord relatif à l’affaire du “ Lusitania ” ; elle contient les modifications suggérées par le gouvernement américain et ausssi celles suggérées par Berlin.A en juger par les indices, les Etas-Unis trouveront probablement acceptables les nou velles propositions.C'est une réponse à la dernière américaine.Elle commence par faire allusion aux garanties données en septembre, disant que les submersibles ne couleront pas les navires sans avertissement et sans mettre en lieu sûr les passagers, et que les commandants ont reçu des instructions éliminant tout malentendu.Berlin promet ensuite de donner compensation pour les victimes du “ Lusitania ” et exprime le profond regret que lui inspire la mort des sujets américains.Le gouvernement allemand se reconnaît responsable de ces pertes de vie.Les fonctionnaires ne sont pas prêts à dire si cette dernière proposition est acceptable, car seul M.Wilson peut trancher la question.Mais vu qu’on était d’accord’ sur l’essence des choses auparavant, ils sont portés à croire que les longs pourparlers sont sur le point de, se clore.ne font que ncu de Jirogrès] VI.jr positions au a lis la' vallée du'Tigré, bien que A LIRE EN PAGE 5 La lettre d'Ottawa d’Ernest Bilodeau.La lettre de Québec de Louis Pvpire.UN MILITAIRE PERIT DANS LES FLAMMES, GE MATIN, I7T UN AUTRE EST GRIEVEMENT BRULE.Un incendie qui a pris naissance, crait-on, dan.s le restai.runt “Dairy Lunch ”, 125 rue S.-Antoine, el s’est communiqué à l’hôtel Prince, à j cinq heures ce malin, a coûté la vie à un homme et en a brûlé un autre si grièvemen! qu’il a dû è'.rc traus-poité à ThôpttiH («e né rat.De bonne heure, ce matin, les I pensionnaires de Thôtel Prince j étaient éveillés par In fumée qui en-! vahissiilt leur chambre.L’un d'eux John CfowUiert», un soldat venant d’Ottawa, d:’ passage à Montréal, n’eut pas le temps de s'échapper et (eut la figure et le corps couverts de hrû'urcs, au nninl que la peau tombait an lonelier.La victime a été aussitôt transporté à Thôpilal Général.Un autre homme, que l’on pen e être aussi un soldat.Itill Gmiper, i ! été brûlé A mort dans son lil, au ! deuxième étage d ¦ Thôld.Le ! corps a été transporté à la morgue, EN RENVERSANT ‘ UNE LAMPE En renversant une lampe une jeune fille a mis le feu au tapis de sa chambre, au No 17 rue Itlvard.Les flammes se rommunlquèrent bien-tôl au lit et les pompiers fuient appelés A 6 heures 10.hier soir, t.es pertes sont légères et la jeune personne en a été quitte pour la peur, ism tcsji» posiiioiis h h mmd-ouest ; de Tahure, avec le même insuccès que les jours précédents.En général, le temps orageux et pluvieux enraye l'activité des com-I battants.Zone orientale : Neige sur tout le AU COMITE DES CHEMINS DE FER sa nouvcNv soit arrivée à Londres qi.y la situation s’est améliorée de ce côté.Pendant des mois on ne fil guère attention aux opérations dans le Caucase, et les Russes n avais'ni | ri-oni.n ne s’est passé rien d’impor-v rai sim til able me n t que peu de for-! tant.ces de ce coté.Mais (arrivée du I |)ans les Balkans • il n’y a rien à grand dur Nicolas au eoiiitiinndr- ] n,|cvrr> ment en elief fil lents événements.prévoir d’impor-lit de fait l’avnn- des Russes a été rapide, bien que les conditions cliiindérlqucs défi -vorables aient sérh useii.vnt gêné les opérations.SUCCES ITALIEN SUR LE PLA TEAU DE CARSO.Rome, viâ Londres, 16.— Le ministère de la Guerre italien public le communiqué officiel suivant : “Un duel Inlvnsc d’artillerie continue sur Tlsonti.supérinir.Dr» ir-Iranehcmenls ennemis et des abris ont été démolis dans les secteurs de Mlsrtl el de VV.dil.district de Mon-tcitcro.Vers Podgnra, nos patrouilles se sont aventurée» tou! attitrés Ides tranchées mitrirhlenncs el y ont jeté des bombes.Sur >• (ijulcmi de ides officiers subalterir j ( iarso, notre artillerie n détruit des voulu éviter leurs m iiivnis trade tranchées autrichiennes r-i ni», m inrnts en chnngriiiit ie régiment, Il ! fuite les soldat» uni les drf 'ndais’nt j cul Agé de 10 ans et est marié, en tuant un certain nombre.j _____ l)7, “Vi ltiv ennemi» .ml el" uisj DE RETOUR DU FRONT |Mir Hrtnt'.inirci.(lâtih .h VhLUt nr — LtiRurlna.»ur Schio el sur LllDnnn Québec.(7.- - Environ 70 sol-dans lu plaine de TaglintiftnHi.Il'1 dais canadien» revenus «lu front tirenl peu de ilegàls el seulement bord du “Sicilian" et débarqué quelques virlitiies presque haute " * .civiles.I s- bombardement de Schio fut arrêté pur une de nos escadrilles Le comité des chemins de fer de l’Assemblée Legislative a adopté, ce matin te bill de la compagnie du Chemin de Fer Rnbcrval el Saguenay qui décrète (pic la construction du chemin de fer de celte compagnie devra être commencée avant le 24 mars 1919 el complétée avant le 21 mars 1923 Le bill remettant en vigueur la charte du chemin de fer de la Vallée de la Rivière Madeleine a aussi été adopté sur la même stipulation que les travaux de construction de la nouvelle voie ferrée devront Le juge Lanctôt < orltmie à punir être commencés avant 1919 et corn- LE DESASTRE DE U’AMIRAL CHARNER” APRES AVOIR ETE AVARIE EN) GALLIPOLI.CE C ROISEUR A ETE COULE PAR LES TEUTONS.AU LARGE DE LA COTE SYRIENNE.SERVICE ANNIVERSAIRE IjO.19 février cournnt b 8 heurr» a.m., i« în chapelle tirs Sourdes-Muettes, rue Berri, sera cluintt* le service anniversaire de Mine Vve.l’irmin Hudon.Parents et amis sont priés d*y assister.DECES I CiAREAU.— A S.-Esprit, le là février .j 19 pi b l’Age de 41 ans.est décédé Philomè- • « »! i* \ f in nr» Loiseau, épouse de Auguste Gareuu, ren- Herlin, lo, VlA Londres, in.— un ! i;,.,.J/>S funérailles auront lieu vendredi annonce olficicillcment aujourd'hui If 18 courant.:.e convoi funèbre partira que les deux navires de guerre an- ; de «> demeure, à » .i • .t ' .i,, IWx.trtivi» I église paroissiale, ou le service sera ceie- tfliijs COU 1rs au» lflrg€ do l , J,rct (t dr Ià au eimetlère.de la paroisse, Banks, le 10 février au soir, ctalent ijru de ia sepulture, d’un nouveau type destiné au ser- j Parents et mnis sont priés d’y assister vice des mines et à combattre les ^ *ulro ,nv,l*üon- oninsiniv (ij»c .lire î|v ressemblaient à LE GLOANEC.A Solnt-Pierre et Mi-ennwms des JUS.ira rtssemm.iK ni i , |r frès avoir déserté le 85e et le 73e 1 ntnillon, n été condamné à doux an do pénitencier.Coller était v >tiu des Etats-Unis.dans l’intenliiin le servir dans l'année eanadienlnc.Gomme explication à son étrange conduite, H a raconté qu’il avait eti maltraité par —.•—Il- ot qu’il a piétés on 1923 sans quoi le droit de construction cessera.Au comité des Bills Privés du Conseil Législatif on .a adopté ce matin le hilt de la Société des Canadiens-Français avec quolqucs Hincndemcnls.Plusieurs autres hilts peu importants ont aussi été adoptés.L’INDEPENDANCE DE LA BELGIQUE L’ENTENTE NE DEPOSERA PAS LFS ARMER TANT QUE LES BELGES N'AURONT PAS RECONQUIS LEUR LIBERTE.Le 11Avre.16.—- Ia's puissance* de \ ! l’Entente signalnires du traité garnn-ii tissent l’indépendance cl la nenlralilé rai Charnel'’- et non le cuirassé “Suf-fren”.Ces deux vaisseaux ont beaucoup de ressemblance, tout en différant qiuint à la proue.Malgré la dif; fércnec de tonnage il se peut qu'on ait pris l'un pour l'autre.Les experts de ((amirauté désirent obtenir un rapport plus défini du commandant du submersible qui a coulé le vaisseau, avant de sc prononcer sur son identité.* * # Tas Teutons n'avaient pas encore révélé qù'ils cpoyaicnl avoir couiè le “Suffrcn” an large du littoral syrien.Ia- ministère de ,u marine de Ereucc a (Confirmé la nouvelle de la , destruction qe 1’"Amiral Charner", XrttMins !,|nns celle régon.Le "Suffrcn" n bombardé «ouvenl les positions turques dans ia péninsule de Gallipoli.On rapporte qu’il a subi des avaries en mars 1915, et sVst rendu dans In bassin de radoub de Toulon.Depuis on n’en a pas entendu parler MISE AU POINT DE LONDRES d'aviateurs.Prés d" Qorittiâ, un
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.