Le devoir, 26 janvier 1916, mercredi 26 janvier 1916
VOLUME VII—io 20 DEUX SOUS LE NUMERO MONTREAL, MERCREDI 26 JANVIER 1916.Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .*5.U> UNION POSTALE.•.$8.00 Édition hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$i.5o UNION POSTALE .$2.00 Rédatftion et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CONSCRIPTION EN ANGLETERRE Le rôle de la flotte La loi de conscription partielle a franchi victorieusement l’épreuve de la Chambre des Communes.C’est dire qu’elle est votée.La Chambre ties Lords ne la rejettera certainement pas.Si elle était tentée de la modifier, ce serait pour la rendre plus rigoureuse.Les pairs ne se risqueront pas à provoquer de nouveau l’opposition des députés ouvriers et des nationalistes irlandais, ralliés à grand’peine à la mesure ministérielle.Les journaux font grand fracas du succès de M.Asquith et de M.Bonar Law, qui ont réussi à réduire des deux tiers le nombre de votes inscrits contre la première lecture du projet de loi.Mais ce succès semble bien être une victoire à la Pyrrhus.L’exemption de l’Irlande, la reconnaissance des ‘ objections de conscience” au service militaire, l’abolition, de la peine de mort contre les insoumis, sont autant de brèches formidables portées au principe de la loi, autant d’invites aux réfractaires.Mais la capitulation la plus grave du ministère, c'est l’engagement solennel pris par M.Bonar Law, au nom du Cabinet tout entier, que la loi ne s’appliquera pas aux ouvriers requis pour la fabrication des armes et des munitions.A maintes reprises, depuis plusieurs mois, les ministres britanniques et les autorités militaires les plus compétentes ont affirmé que le défaut capital du mécanisme de guerre desAnglais, c’est le manque d’armes et de munitions.C’est la raison qu’ils ont invoquée pour se justifier de garder en réserve deux fois plus de soldats qu’il ne s’en trouve au front.Les déclarations retentissantes de M.Lloyd George sont encore fraîches dans toutes les mémoires.“Si nous avions au moment opportun la quantité de munitions requises,” affirmait-il, le 20 décembre, “la guerre pourrait se terminer en quarante jours.” — “'De la main-d’oeuvre dépend notre succès.” —- “Nous avons (besoin de 80,000 ouvriers techniciens : cinq ou six mille ont répondu à notre appel." — “Des centaines de mille vies précieuses dépendent de la réponse des ouvriers.” “Si vous voulez sauver l’armée”, criait-il quelques jours plus tard aux ouvriers de Glasgow, “et nous permettre de tenir tête aux Allemands, vous devez nous fournir quatre-vingt mille ouvriers spécialisés.” — “Vous ne les aurez pas !" hurlèrent en choeur les compatriotes du principal Peterson.Les ouvriers anglais et écossais semblent bien disposés à maintenir leurs positions et leurs privilèges, au prix de la défaite et du massacre des armées impériales.Jusqu’à preuve du contraire, il semble dgne acquis que la nouvelle loi ne sera guère utile aux opérations de guerre, puisqu’elle n’atteindra pas la catégorie d’Anglais à la fois les plus nécessaires à l’Etat et les plus obstinés à lui refuser leurs services.Et il n’est guère croyable que le gouvernement britannique enverra au feu plus de soldats qu’il n’en peut convenablement armer — sauf les coloniaux, évidemment, ces bonnes bêtes.- ()ettê fameuse mesure ne serait donc qu’un nouveau bluff colossal, digne pendant de l’enrôlement organisé par lord Derby.Son principal objet est sans doute de faire patienter les alliés de l’Angleterre.Mais tout semble indiquer qu’en France, au moins, on ne s’^ laisse plus pren dre.En dépit des rigueurs de la censure, l’amertume perce chaque jour davantage.* * * Ce sentiment d’aigreur ne sera pas atténué par la virulente sortie de lord Charles Beresford, que la Gazette publiait hier.Le vieux loup de nier ne craint pas d’affirmer que si le gouvernement britannique avait permis à la flotte d’effectuer un blocus efficace de l’Allemagne, “la guerre serait terminée depuis plusieurs mois”.Il va jusqu’à dire que le ministère s’est lié par des arrangements avec les puissances neutres et qu’il paralyse systématiquement l’effort de la flotte afin de ménager les sustenteurs de l’Allemagne.Voilà une accusation d’une extrême gravité.Elle dépasse tout ce que nous avons publié jusqu’ici.Le principal Peterson et les gazettiers patriotes qui ont réclamé pour moi les fers et la hart, vont-ils exiger qu’on pende le vieil amiral ?Les dépêches de France indiquent que le gouvernement de la république exerce une pression sur les ministres anglais afin de les amener à declarer- et surtout à pratiquer un blocus effectif.Y réussira-t-il ?C’est douteux.Le gouvernement anglais, je l’ai déjà noté, est pris entre les deux pinces d’une formidable tenaille : la rapacité des capitalistes, des industriels ei des commerçants, et l'hostilité menaçante des ouvriers syndiqués.L attitude des ouvriers l’empêche de ravitailler l’armée, l'égoïsme des hommes d’affaires lui interdit de pousser l’action de la flotte au point de nuire au commerce anglais.Dès le mois de juillet, un économiste français, M.Gaston Théry, accusait virtuellement le gouvernement britannique de restreindre la production des armes et des munitions afin de gêner le moins possible l’industrie et le commerce de l’Angleterre.On se rappelle les déclarations de M.MacNicoll, de M.Butler, de sir 1 bornas Shaughnessy (1) — pardon! de Lord Shaughncssy — et l’interview scandaleuse de1 sir Herbert Holt; toutes indiquaient la répugnance ou la négligence des autorités impériales à activer la fabrication des armes et des munitions.M.Lloyd George lui-même, lout en réclamant plus de munitions, a pris soin d’ajouter qu’il voulait diminuer les commandes à l’étranger, y compris les colonies.Mais ce que les ministres britanniques ne veulent pas diminuer, c'est le commerce usuel d’échanges entre la Grande-Bretagne et les pays étrangers.Pour affamer l’Allemagne, il faudrait porter au commerce des neutres des coups qui appelleraient vraisemblablement de dures représailles.Ces coups.l’Angleterre les ressentirait plus vivement que la France.Or avant d’aimer les Français et de haïr les Allemands, les Anglais s’aiment eux mêmes.Ils ne veulent pas faire tort aux Allemands au point de nuire à leur négoce, source principale de leur puissance.Il n'est donc lias étonnant que la France veuille opérer un blocus efficace et que l'Angleterre préfère s’en tenir.aux demi-mesures.Chaque pays envisage d’abord sa situation et ses intérêts particuliers.Il n’y a qu’au Canada où le gofioisnie et la servilité coloniale sacrifient les intérêts nationaux aux intérêts étrangers.Si c’est là la "dévotion impériale”, fort bien; pratiquons-la et crevons-en.Mais, de grâce, qu’on cesse de nous parler de la détermination héroïque du peuple anglais de tout sacrifier pour sauver nos libertés! Il y a peut-être quelque gloire à servir de chair à canon pour la “salut de I’Kinpirc"; mais je n’en vois aucune à jouer les Orgons et les Dandins de la comédie impériale.' Henri BOURASSA.(1) Gazette du 28 juin, Devoir du 1er juillet et du 21 juillet.LA BULGARIE ET LE PANSLAVISME —__ I Au moment de l'entrée de la Bulgarie dans le conflit européen, certai-i nos dépêches nous dirent: Le peu-i pie bulgare éprouvera une extrême repugnance à marcher contre les Russes.Il n’oublie pas qu’il doit à la Russie sa libération et il a le senti-: ment profond de la fraternité slave.L événement n'a guère confirmé ces pronostics.C’est, semble-t-il bien a la lecture d’un article du Correspondant du 25 décembre 1915, qu’ils faisaient abstraction de tout un ordre de faits et de sentiments.M y a.il y a toujours eu en Bulgarie un parti anti-russe dont Stam-bouloff fut le plus fameux représentant.Ce parti estime que, si la Russie a aidé la Bulgarie jadis, c’est qu'elle y voyait son intérêt; que la dette de gratitude qu’a pu, de ce chef, endosser la Bulgarie ne doit pas aller jusqu’à lui faire sacrifier ses intérêts propres et que la conquête de Constantinople, objet ultime de l’ambition russe, serait un désastre pour l’influence bulgare.Le Correspondant donne là-dessus des textes d’une abondante précision.“Le 3 et le 10 novembre 1913, dit-il, une organisation patriotique, créée et soutenue par le gouvernement de M.Radoslavof, Narodni Savez, tenait deux grandes réunions où, au milieu d’une vive agitation, était votée cette résolution : “Le peuple bulgare doit rompre avec tout ce qui rappelle Vidée fausse, et fatale pour nous, de la fraternité slave.” Trois semaines à peine après la déclaration de guerre, l’un des principaux journaux du pays publiait ces parbles qui projettent une vive lumière sur les événements subséquents : “Le slavisme est une barrière fatale ii notre puissance et à notre enthousiasme nationaux.La Russie avait ses intérêts personnels en vue quand elle a libéré la Bulgarie.Nul ne peut nous convaincre que nous devions nous soumettre à la politique, russe par pure gratitude.Si notre devoir national demande que nous nous joignions aux ennemis de.la politique russe, nous commettrions un crime cl une trahison si nous hésitions, en souvenir de notre libération, à le faire.” “Dans le même numéro de ce journal, dit encore le Correspondant, l’histoire du peuple bulgare est représentée comme une lutte continuelle contre les ambitions russes”, et il cite un long article où l’on accuse particulièrement la Russie d’être responsable de la seconde guerre balkanique.“L’apparition d'une grande Bulgarie, avec tous les attributs indiscutables d'un puissant Etat, la détermination des armées bulgares dans la marche en avant contre les portes de Constantinople bouleversèrent les diplomates russes et les plongèrent dans la plus grande confusion.La Russie prépara alors la tragédie sanglante dans laquelle la Bulgarie combattit contre ses trois Alliés.Nos héroïques succès, nos immenses sacrifices disparurent.La Bulgarie souffrit un désastre parce que ce désastre était exigé par les intérêts de la politique russe dans les Balkans et par son dessein d'atteindre la mer ouverte.'’ Le Correspondant multiplie les citations de ce genre.Le gouvernement russe pourrait peut-être y opposer des réponses topiques; elles établissent à tout le moins l’existence d’un état d’esprit dont il faut tenir compte, dans l’appréciation des choses, comme des ressentiments laissés en Bulgarie par le traité de Bucharest.“Quoi qu’on dise ou pense des Bulgares, conclut l’écrivain français, .il est un fait que ne niera quiconque les cannait, c'est qu’ils sont essentiellement'pratiques et positifs.Lorsque leur gouvernement disait qu'il se rangerait du côté qui lui offrirait le plus d'avantages réels, il était l'interprète fidèle du sentiment national; .le peuple bulgare dans son ensemble.appugait Ferdinand, parce que la politique poursuivie par le roi lui api raissait positive, pratique et nationale." Et ceci ne paraît pas scandaliser outre mesure l’écrivain français qui inscrivait tranquillement aux’ premières pages de son étude, sous l’oeil maternel de la censure, cette déclaration générale: “Tonies les puissances, petites ou grandes, engagées ou invitées de plus ou moins bon gré à s'engager dans celte horrible lutte, ont en vue, avant tout, leurs intérêts ou ce qu'elles estiment leurs intérêts.” Mais il est temps d’arrêter ces citations.Pour beaucoup moins, on a déjà brisé nos'vitres et menacé de nous pendre.Orner HEROUX.BLOC - NOTES Des gens qui onl fbtenu des contrats de guerre considérables pour la fabrication de chemises militaires trouvent le tour de faire de plus grands bénéfices en recourant au sweating system.On elle, de ce temps-ci, à Montreal, le cas d’un entrepreneur qui fournit l'étoffe, taille les chemises et £es donne à coudre à de pauvres femmes, à domicile, moyennant le prix de 35 sous la douzaine ; ces ouvrières fournissent le fil.Pour moins de 3 sous par chemise, elles s’arrachent les yeux à ce travail.Ces entrapre-neurs, qui entassent de petites fortunes, s'iir chaque commande, verseront quelques miSliers de piastres au fonds patriotique et les journaux publieront leurs noms sur les listes de souscriptions.Hypocrisie et exploitation ! Les boulangers de notre ville préviennent le public qu’à la prochaine hausse de la farine, ils monteront le prix du pain.Ils l’ont déjà monté depuis le commencement de la guerre, et il appert que ce n’est lias la d#rnière fois nulls le feront.Comment peuvent-ils expliquer que, quand le prix de la farine monte, ils aient à monter le prix de leur pain, — tandis que, si la farine baisse, même beaucoup, comme cela s’est fait il y a peu de mois, ils n’en font jamais bénéficier le consommateur?Ils nous disent, il est vrai, quand la farine est à la hausse, qu’il leur faut se protéger, puisqu’ils paient la farine trop cher.Et quand elle diminue de prix, ils s’en tiennent à leur taux élevé, disant: “Nous ayons en magasin d’énormes quantités de farine achetées à prix fort, nous ne pouvons vendre notre pain meilleur marché, nous y perdrions." Ces raisons valent ce qu’elles valent ; mais à qui ces gens feront-ils croire que, quand la farine est à bas prix; A OTTAWA M.Ml A DES SCANDALES (Par ERNEST BILODEAU) Ottawa, 25 janvier 1910.M.F.B.Carvell a parlé aujourd’hui pendant plus de cinq heures.Comme on s’y attendait, ce glabre Irlandais au visage intelligent, agressif et décidié, a secoué vigoureusement la poussière parlementaire et fait la chasse aux toiles' d’araignées que le gouvernement voudrait bien voir s’installer, à ce que prétend l’opposition, dans l’esprit du peuple canadien.On peut juger de la valeur de cette longue palabre par le fait admis qu'à aucun moment elle n'a manqué de clarté ou d’intérêt.Avocat recherché et sérieux, orateur méthodique et clair, le député de Carleton jouit au surplus d’une taille avantageuse et d'une voix incisive et nette.Il a prononcé l’un des plus forts réquisitoires que la Chambre ait encore entendus à cette session.Certaines Interruptions ont tourné à son avantage, la dernière surtout, qui a vu le ministre des Douanes, M.Reid, pris au piège de ses propres paroles et réduit au silence devant un reproche enflammé de M.Carvell.L’impression générale qui reste de ce long discours et des incidents qui en ont marqué le cours, c’est que vraiment le gouvernement n’a pas pris un soin extrême des deux ou trois cents millions que nous avons dépensés pour la guerre; que le Co-mitr?des Munitions est devenu un instrument de “patronage” entre les mains du gouvernement; qu’il a laissé perdre des millions de dollars sous forme de profits trop élevés accordés aux fabricants d’obus, payant par exemple jusqu’à $5.70 un objet qu’ils se procuraient quelques mois plus tard au prix de $1.75, ce qui laisse encore, paraît-il, un bénéfice d’un dollar par obus.Des centaines de milliers d’obus ont donc été fabriqués avec un profit de $4 chacun.Il est facile de se rendre compte du profit énorme que réalisait ainsi, par exemple, telle maison qui avait pu s’assurer un contrat, disons, de cent mille obus, soit quatre cent mille dollars de profit net aux dépens du contribuable canadien.Et combien d’heureux entrepreneurs ont encaissé des profits se chiffrant dans les millions! NOTRE DETTE M.Carvell a commencé par se déclarer assez pessimiste en ce » qui concerne la situation et l’avenir éco-nomiques du Canada.Au train dont nous y allons, dit-il, nous aurons dépensé l’année prochaine environ un 'milliard.C’est une somme fantastique, et qui se dérobe presque à l’imagination.Comme nous l’aurons empruntée, à un taux moyen de cinq pour cent, c’est donc une somme annuelle de 50 millions de dollars que nous durons à débourser chaque année pour le service de l’intérêt.De plus, on peut compter, à ce taux, 30 millions pour la pension des soldats tués ou blessés.Tout notre revenu ordinaire y passera, et c’est bien beau de dire que nous recevrons dès lors une immigration fantastique qui.nous délivrera de tous nos maux; mais je me demande, dit M, Carvell, s’il est aussi certain que cela que l’Europe entière se déversera sur nos bords.Fin tout cas, la situation est sérieuse et le pays s’attend à bon droit à ce que nous y apportions toute notre attention.Et je ne conçois pas, dit-il, que les ministériels puissent nous accuser de faire de la politique de parti, lorsque nous exerçons simplement et consciencieusement notre droit de critique.Ce serait une belle opposition, s’écrie M.Carvell, qui passerait sous silence les abus de toute nature qui s’exercent en ce pays depuis dix-huit mois.On voudrait, par exemple nous faire croire que le comité des obus, qui distribue des contrats pour des centaines de millions dans notre pays, n’a aucune relation avec le gouvernement canadien, que c’est une création du gouvernement impérial, qu’il n’en faut parler qu’avec un saint respect cl sc bien garder de la moindre critique à son endroit.Mais la vérité, M.le président, s’écrie le ils n’en achètent toujours que très peu, et que, dans les périodes de hausse, ils encombrent leurs magasins à tel point, qu’après des mois, et quand la farine est à bas prix, ils en ont encore des centaines de tonnes achetées à la hausse?ils sont, ou malhabiles pendant la baisse, ou malhabiles quand vient la hausse.Mais ils n’y perdent jamais rien, et le consommateur solde toujours la note.Il ne sait, du reste, jamais pourquoi, sauf ceci, qu’il est l’éternel berné.w r*- « M, Boulay, de Himouski, va demander à la Chambre d’exiger de tout fonctionnaire de l’Etat, touchant un traitement de $2,0(H) ou plus, qu’il sache les deux langues officielles du pays.Voilà qui est très sensé, — trop sensé, probablement, pour rencontrer quelque faveur au parlement.lit nous verrons sans doute se continuer cet état de choses d’après lequel un Canadien-français pour obtenir le moindre poste de l’Etat, A Ottawa, doit savoir l’anglais, tandis que le sous-ministre ou le fonctionnaire supérieur de langue anglaise, payé de $2,090 à $10,0110 par an, a tonie licence de ne savoir (pie 1 anglais et de répondre grossièrement à qui Aui parle ou lui écrit en français.Il y a quelques exceptions à çette enutume, mais elles sont si rares qu’il les faut noter aver soin.député de Carleton, c dst que le Comité des obus est à la fois la créature et l’instrument du parti conservateur canadien, qu'il est créé par le gouvernement et qu’il travaille pour le gouvernement.On dirait que son but essentiel est moins de fournir à l’Empire les munitions dont il a besoin, que de servir les mesquins intérêts du parti conservateur.—Que faites-vous de la trêve ?demande à ce moment le colonel Burnham, selon son habitude, à moitié couché dans son siège, à l’un des angles de la Chambre.—L n’y a pas de trêve qui tienne devant le “ Doodling % riposte M.Carvell, aux applaudissements de la gauche.Puis il fait allusion à un récent article de la “ Free Press ”, d’Ottawa.Ce journal, réputé libéral, a blâmé, la semaine dernière, l'attitude combative des libéraux et particulièrement de M.Pugsley.' Or, déclare M.Carvell, la “ Free Press ” se serait dégagée subreoticement, il n’y a pas longtemps, de toute influence libérale.Ses deux propriétaires ordinaires ne détiennent plus que le tiers de son capital-actions, tandis que le reste est la propriété fiduciaire d’un avocat de Toronto, .représentant des intérêts localisés à Ottawa, dans 1 intimité même de sir Robert Borden, que M.Carvell met au défi de nier la vérité de ces révélations inattendues.M.Borden sourit et ne répond pas.LES OBUS Ayant ainsi disposé du cas de ce journal, M.Carvell entre de plain-pied dans la question des obus, rappelant avec indignation que nos premiers soldats envoyés au feu ont été fauchés sur place, ainsi à Lan-gemarck, faute de munitions suffisantes en arrière d eux pour appuyer leurs mouvements.Puis il trace à grands traits le tableau de ce qui s’est passé dans le pays depuis la création du premier comité, dont les agissements ont été si peu satisfaisants que M.Lloyd-George a dû nous envoyer un délégué qui a fait modifier complètement le per sonne! de ce comité.Si tout allait bien, comme on le prétend demande M.Carvell, pourquoi ce délégué extraordinaire et pourquoi ce chambardement total du sacro-saint comité ?Puis il donne lecture d’une longue liste de ce qu’il appelle les “sociétés-champignons ”, “ mushroom companies”, qui poussaient du jour au lendemain parmi les amis du gouvernement et qui obtenaient de gras contrats, tandis que des maisons solides et de tout repos, après avoir obtenu, comme en certains cas qu’il minaires qu’elles avaient remplis à la perfection, sc voyaient refuser de nouvelles commandes, qui allaient pendant ce temps à des politiciens amis, n’ayant même pas un outil en marche.Ici, un député ministériel intervient, et pour prouver que les libéraux ont aussi obtenu de bons contrats, il déclare que M.Long, d’Oril-lia, Ont., à l’instant mentionné par M.Carvell, est un libéral.De plus, ajoute le député, c'est sur ma recommandation écrite au ministre de la milice, que M.Long a obtenu ce contrat.“Et l’on vient nous dire, tonne M.Carvell, que la politique ne se mêle pas à la fabrication des obus ! De leur propre aveu, que vous venez d’entendre, il faut la recommandation d’un député conservateur pour qu’un industriel libéral, estime de tous et associé à des conservateurs, puisse participer de cette façon directe à la défense de l’Empire.Et à qui ces recommandations sont-elles adressées, monsieur le Président ?Au ministre de la Milice, nous avoue-t-on aujourd'hui, après nous avoir crié toute la semaine dernière que le ministre de la Milice n’a rien à faire avec Je.Comité des munitions ! Voilà la bonne foi conservatrice démasquée par les propres partisans du ministère !” Le député ontarien est resté coi, niais l’on sc doute des acclamations de la gauche à ce coup droit enregistré par M.Carvell.Celui-ci procède ensuite à une longue énumération de contrats accordés à des prix qui ont permis à leurs bénéficiaires de réaliser des profits exorbitants.Etant donné qu’un obus coûte au maximum un dollar de fabrication, et que la ‘Dominion Bridge Company”, par exemple, en a livré 200,00(1 à $5, et 300,0(10 à $4, elle a donc fait un bénéfice de $800,000 soir le premier contrat, et de $(>00,000 sur le second, soit $1,400,000 de profits payés à une seule compagnie par le contribuable canadien.Or, des centaines d’autres contrais ont été accordés dans les mêmes conditions, et à des prix allant jusqu’à $5.70 par obus, comme dans le cas de la “Massey - Harris Company”, qui en a livré 100,000 avec un bénéfice net de $100,000.Il est certain (pie voilà des chiffres effarants, et l’on se prend à espérer qu’un orateur ministériel de quelque valeur viendra les nier avec preuves ou en expliquer la nécessité, de même que le cas suivant qu'a cité M.Carvell, et qui est celui de sir Donald Mann, l'associé bien connu de sir William Mackenzie, dont le contrat lui aurait rapporté, selon M.Carvell, un demi-million en chiffres onds.Mais un autre vice dm système, continue M.Carvell, c’est qu à tout instant on voit s’exercer l’influence occulte du ‘middleman”, de l’inter- (Sulte à la deuxième page) A QUEBEC LA CRITIQUE DU BUDGET Tribune des journalistes, Législature de Québec, 24.— Le sommeil de la province de Québec achève.L’agitation menée par le “Devoir” et les orateurs nationalistes l’a trop secouée.Elle est forcée d’entendre Es plaintes qui lui arrivent de nos frères persécutés de la province voisine.Tous les discours, ou à peu près, prononcés depuis l'ouverture de la session en sont un indice.L’un des derniers, celui de M.Tachereau, ministre des Travaux publics, montre que le gouvernement lui-même, qui a bien des susceptibilités à ménager, surtout avec la menace d’une élection toute proche, se rend compte qu’il ne peut plus longtemps se boucher les oreilles.La dernière phrase de sa péroraison, qui a été applaudie à outrance, contenait une menace.‘ La province continuera à être généreuse, disait-il, mai» elle commence à être profondément ennuyée et impatientée.”.Coïncidence qui n'a pas échappé au public attentif, le sénateur Landry.président de l’Association d'Èducation d’Ontario, sc trouvait sur le parquet de la Chambre, près du trône du président, quand ces paroles tombaient au «milieu de l’étonnement général.Ia>s affaires de routine ne contiennent aucun élément d’intérêt, mais la séance qui a été prématurément ajournée à 3 heures aujourd’hui, par suite d’un accident, privant le parlement de lumière pendant un moment, n’en a pas moins été bien remplie.M.Cousineau, chef de l’opposition, dans un discours bien pensé et bien écrit a, en effet, entrepris la critique du discours du budget prononce le 2(1 courant par le trésorier de la province.Nous en donnons à la suite de cette courte lettre un substantiel résumé basé sur les notes mêmes de l’orateur.La critique de M.Cousineau était fort serrée, et hérissée surtout vers la fin, de pointes ¦ cérées à l’adresse du premier ministre.Il a suc cessivement démoli le surplus du gouvernement et sa politique financière, lui posant avec fréquence des questions embarrassantes sur les oeuvres qu’il a créées.11 a dénoncé particulièrement M.Gouin qui s’engageait jadis à faire l’administration de la province sans taxes et sans emprunts et qui a manqué à l'un et l’autre de ses engagements.Tout en admettant que la situation de la province en général ne laisse guère à désirer, malgré la situation exceptionnelle dans laquelle le Canada se trouve placé paisible de la participation au conflit européen, l’orateur prétend que les propriétaires, surtout dans les grandes villes, souffrent et souffriront encore de la crise financière par la faute du gouvernement qui n’a pas voulu accorder, comme le lui demandait l’opposition, une loi moratoire mitigée.M.Gouin, ainsi que nous le disons plus haut, ne s’est pas trouvé constamment sur un lit de roses.En veut-on un exemple?M.Cousineau parlait do la prison de Bordeaux cl prétendait, sans être contredit par le ministère, qu’elle coûte actuellement et qu’elle ne cessera lias dé coûter $50-0,000 par année à la province, soit, dit-il, environ $1,000 par année pour chacun des prisonniers.Cependant, continue-t-il, le premier ministre, qui trou-v > que cent dollars par année, c’est bien assez payer l’entrelien des pauvres souids-muets ne se scandalise pas de ce que la pension des criminels nous coûte annuellement, à Montréal, mille dollars la tête.M.Cousineau a fort habilement prouvé en se servant des articles d’un journal ami du gouvernement, que les dépenses sans cesse accrues pour les fins de l’administration de la justice n’aident en rien à l’expédition des procédures.Il a tenu 1 - premier ministre responsable de cet état de choses.Pour répondre à l’accusation de dénigreurs portée contre l'opposition, M.Cousineau s’esl servi du mandement de Mgr l'archevêque de Montréal, sur la justice, cl de certains sermons reproduits dans la “Gazette” de Montréal.Ces discours dénoncent un abaissement de la morale publique, dont M.Cousineau veut tenir le gouvernement responsable.M.TASCHEREAU Lé ministre des Travaux publics a donné la réplique à M.Cousineau.C’est un orateur assez désagréable à entendre à cause de sa nervosité et de son perpétuel halètement.Le seul geste qu’on lui connaisse, celui dont il use à profusion, consiste à enlever son pince-nez et à le remettre l’instant d’après.Par ailleurs, il est intéressarft, agressif, quelquefois spirituel, souvent pince-sans-rire, jamais obscur.M a répondu rudement à M.Cousineau et on s’aperçoit que la Chambre est entré?de plain-picd dans la lutte.Finis les jours des discours à Tenu de rose! M.Cousineau avait terminé .son discours en disant que l’opposition n’était qu’une “pincée” à la Chambre, et le ministre reprend cette phrase pour s’amuser des conservateurs.Il déclare d’abord qu’il avait prépua une réponse pour donner la répliqué à la critique du budget, il en a été pour ses frais, dit-il.M.Cousineau est un novice.Il est à son premiers discours du genre, mais il faut avouer qu'il a traité de tout sauf des finances de la province.Puis il se met à se moquer de l’opposition qui se fond tranquillement; la Providence fait d’elle comme Jof-fre des Allemands.MM.Lafontaine,-Bernard, Plante et Giard sont disparus derrière l’horizon.M.Patenau-de est parti pour un monde meilleur.M.Taschereau cesse un moment son ironie pour faire un éloge de M.Jean Prévost, mais il reprend aussitôt pour parler de M.D’Autcuil, le doyen de la droite, qui ne se fouie pas la rate, comme on dit, et qui est appelé, dit l’orateur, à continuer sa “carrière active et laborieuse sur le banc”.Le député de Montmagny achève sa carrière avec l’opposition aussi, continue l’orateur.1! espère bien que le chef de l’opposition ne s’en ira pas au moins; celui-ci peut compter sur l’appui le plus entier du gouvernement pour le maintenir en place.Puis M.Taschereau, qui prétend que M.Cousineau aurait dit que le gouvernement actuel est endormi, fait une longue tirade basée sur des statistiques ressassées, pour prouver qu’un gouvernement qui a fait tant de bien à la province n’est pas un gouvernement plongé dans le .sommeil.Une à une, le ministre des travaux publics reprend les assertions du chef' de l'opposition pour le contredire.Il le traite, en passant, ((’“ennemi de sa province” en citant les discours de Sorel el de Wolfe extraits des comptes-rendus qu’en faisait le “Nationalisle”.LA PLAINTE DE L’ONTARIO M.Taschereau termine en citant les paroles de Mgr l'archevêque prononcées l’autre soir au sujet des écoles d’Ontario.“J’applaudis, dit-il, des deux mains à ces belles paroles.La province de Québec est généreuse; elle l’a montré dans le passé; elle le sera encore dans l’avenir.Ses enfants et ses ressources elle saura les dquuer aux alliés, librement et généreusement.“L'année dernière elle a envoyé un message à la province d’Ontario, à la demande de l’un de ses députés anglais à esprit large (M.Bullock) e! généreux.Ce message n’a pas été écouté, notre province continuera à être généreuse, mais elle commence à être profondément ennuyée et impatientée.” (Vifs applaudissements à droite).Ces paroles ont leur poids surtout si l’on note qu’elles ont été prononcées par le lieutenant du premier ministre.M.BERUBE Le député de Témiscouata a répondu à M.Taschereau.Il débute assez bien en se moquant à son tour du «rignotemenl dont la droite a été victime.L’affaire Mousseau, Bérard et Bergevin lui en fournit le thème.Il rappelle les liens qui unissaient le premier ministre à l’un des trois et retourne pendant quelque temps le fer dans la plaie.M.Gouin a passé des quarts d’heure plus agréables.“C’est parler corde dans la maison d'un pendu”, assure M.Bérubé, que de se moquer de nos grignoUements.Heureusement que l’enquête sur l’affaire Mousseau a été étouffée à poinl sans cela les trois-quarts de la Chambre, à droite, étaient grignottés et la moitié du conseil législatif y passait.M.Bérubé s’applique ensuite à démantibuler consciencieusement le discours de son prédécesseur.La Chambre s’élant, au beau milieu de la harangue du député de Témiscouata, trouvée plongée dans une nuit aussi sombre que l’affaire Mousseau-Bérard, dont on venait de parler, par suite d’un accident à la Public Service Corporation, la séance est ajournée à trois heures demain.Louis DUPIRE.LE DISCOURS DE M.COUSINEAU M.Cousineau se lève après l’expédition des affaires de routine, pour faire la critique du budget.Il est dur pour le gouvernement, surtout lorsqu’il touche à l'adminis-tartion de la ville de Montréal et à la part de responsabilité que le premier ministre doit en prendre.On l’écoute avec la plus grande attention des deux côtés de la Chambre et il n’est interrompu qu’une ou deux fois par le ministre des Travaux publics, qui doit lui donner la réplique.Le chef de l’opposition note en débutant que le discours du tréso-sier sur le budget de la province, prononcé le 20 courant, contraste avec les exposés antérieurs du même genre en ce qu’il n’est pas rempli d’enthousiasme et de flatterie à l’égard du gouvernement.Bassani aux considérations matérielles, l’orateur déclare que les individus dans la province de Québec n’ont pas, en somme à se plaindre de la situation actuelle.Certaines classes ont même bénéficié de la guerre.Les cultivateurs ont eu des récoltes abondantes qui se sont bien vendues.Le commerce et l’industrie ont reçu une impulsion extraordinaire el quelques industries spéciales sc sont développées d’une façon inattendue.Toutes n'ont pas eu ce sort.L'industrie du bâtiment, par exemple, comme M.Cousineau l’établit par un article de la “ Gazette ” de Mont- (Suite à la 2ème page) ' t LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 26 JANVIER 1316 VOL.VIL — No 20 LA CRITIQUE DU BUDGET (Suite de la première page) réal, journal rjue le premier ministre, se plait à citer, est arrêtée.LA CRISE IMMOBILIERE M.Cousineau déclare qu’il est une classe particulière qui a souffert et qui souffre spécialement dans les grandes villes, c'est celte des propriétaires.Et l’orateur les représente obérés par le fardeau toujours croissant des taxes publiques et qui souffrent spécialement des extravagances d’un grand nombre de leurs admi-nislraleurs.Quatorze mille logements sont inoccupés dans Sa vii'.v de Montréal.Les taxes municipales et scolaires ne se paient pas, les corporations municipales ont des déficits considérables.Le pelit pro-priétaiiv dont la propriété est grevée partiellement d’hypothèques n’a I pas de revenus suffisants pour faire] face aux taxes, aux charges ipubli-j ques, etc., M.Cousineau voit dans relie si-] tiiation la justification de l’établis-] sement de la loi moratoire qu'il réclamait l’année dernière, loi mora-l toire miligée soumettant à 8’appro-l liation d'un juge la bonne foi d’un i débiteur contre la cupidité du créancier et donnant un certain délai à ce débiteur pour payer le ca-1 pital de ses obligations.II n’a jamais réclamé, dit-il, une loi moratoire totale; elle n’est pas du domaine (le Sa législature.Le chef de l'imposition a une requête signée d’une centaine de citoyens réclamant un moratoire cl qui montrent te bien fondé de ses allégations.Il en vient à la critique proprement dite de la situation financière de la province qu’il fait en ces tenues: “Passant immédiatement à l’état finanek'r qui nous a été soumis par le Trésorier pour d'année je constate que le surplus réclamé en définitive sur l’exercice courant de 1DM-15 est limité à la somme de $194,416.01.Or, si nous référons à la pagv' 145 des comptes publics 1915, version anglaise, nous constatons que le gouvernement a collecté d' une sente succession, à litre de droits de succession, colle de Lord Strathcona Mont-Royal, la somme de $513,193.78, et à la page 151, d une autre succession, celle de .lames R.Wilson, Montréal, $109,559.92.Si vous additionnez ces dvux montants cela fait pour ces deux successions, $622,753, et si le gouvernement n’avait pas eu ce que j’appeiferai à son point de vue, la bonne fortune de retirer ces droits de ces deux successions en l’année 1914-15 il aurait un déficit de 8428,-336.99.Ces deux successions constituent-elles une source 8—Jnmes Wll-cm-k, (Ir Montréal, innrcliand, ¦lainane M.A.A.A.Stars a perdu contre le Paynes.En gagnant trois parties Je Stra-ehan a augmenté ses chances de décrocher les honneurs de sa section.Voiri tes résultats détaillés des joutes d’hier : SECTION OUEST.Central Y.M.C.A.B.Dowler .113 11)9 C.Lester J.Brown H.Moir .E.Snow .Totaux Parker .Hodgson Grose .McKay .Douglas .Totaux 1 1r-,/!n ocut s attendre a re’ize jours.Les Wanderers ne d coalite, si les Stars et Je - demain - grands LE CANADIEN ET LE WANDERER AUX PRISES NOS DEUX CLUBS LOCAUX SE FERONT UNE LUTTE ACHARNEE CE SOIR A L’ARENA.— LE BLEU BLANC ROUGE ESCOMPTE UNE VICTOIRE.La défaite du club Québec, lundi soir, par le club Ottawa paraît avoir donne; une belle chance aux Wanderers qui ont vu leur plus redoutable adversaire tomber en arrière, mais il ne faudrait pas s’imaginer que ]e club des Cleghorne et de Gordie Roberis est déjà champion.Loin de là.Les Wanderers ont été battus samedi dernier par le Québec, el iis sont destinés à perdre nombre d’autres parlies.Iis ont en effet un programme surchargé pour une dizaine de jours et ils pourraient bien éprouver une série de revers.Les Wanderers jouent ce soir avec les Canadiens à l’Aréna, ils jouent samedi avec l'Ottawa qui I parait maintenant tr’ -edoutable, ils i joueront lundi avec Toronto, mer-; eredi de la semaine prochaine avec le i Canadien une fois de plus; ie samedi avec le Québec, et le lundi avec les I Ottawa en treize jour j peuvent fournir un pareil effort sans éprouver des désastres.Ils sont LE SALON DE L’AUTOMOBILE UNE FOULE CONSIDERA B LE S’EST RENDUE HIER SOIR A L’EDIFICE AI.MY’S POUR VISITER L’EXPOSITION DE 1910.— LES EXPOSANTS SONT SATIS-l'AITS.La fouie continue à affluer au Salon de l’Automobile ; hier soir, elle était tellement compacte que toute circulation se faisait avec grande difficulté et que les exposants eux-mêmes souffraient d’une telle af-f ucnce, car il leur était impossible de faire l’accueil voulu aux visiteurs.Dès huit heures, les visiteurs de l’exposition arrivaient ; les marques connues, telles que les “Hudson”, “Sludebaker”, ‘Chevrolet’’, de Légaré Gadbois Auto ; “Abbott-Detroit”, “Westeott”, de .VI.Victor Lévesque, sont entourées d’une multitude désireuse d’informations.Le représentant des marques “Aboü-Detroif” “Westeott”, M.Victor Lévesque, et ses aides, ont à répondre à de nombreuses personnes.Ces marques sont — la première surtout — bien connues à Montréal, et retiennent la clientèle de choix.Les transactions vont leur train.La maison Légaré Gadbois Auto, représentant des marques ‘ Stude-baker”, “Hudson”, “Sedan”, malgré la célérité et la courtoisie du personnel occupé, ne parvient pas à satisfaire tant l'affluence est considérable à cette exposition.Le très actif gérant, M.J.O.Linteau, se déclare très satisfait des affaires qui, dit-il, compenseront sérieusement de quelques ennuis causés par les difficultés inhérentes au local.Remarquée à l’installation de la maison Légaré Gadbois.Auto, superbe limousine “Sedan”.Ce qui fait adirer l’attention cette machine c’est que ^grâct à dispositions très ingénieuses, parties vitrées et les montants châssis disparaissent dans les rois sic la carrosserie, laissant COMMERCE ET FINANCE LES BANQUES CANADIENNES LES DIVERS ECARTS RESSORTANT D’UNE COMPARAISON MENSUELLE DES CHIFFRES DE L’ENSEMBLE DE NOS BANQUES VIENNENT D’ETRE RENDUS PUBLICS.Ottawa, 26.— L'état comparatif mensuel de l'ensemble des banques canadiennes, publié par les soins du ministère fédéral des Finances, pour le mois de décembre, a été rendu public hier.Voici les variations qu’il présente, par rapport aux chiffres du mois antérieur, soit novembre: Déc.1915 Ecart sur nov.Circulation $122,199,582 — $ 1,954,103 Dép.à vue 423 090,381 -j- 16,955,213 720,990,207 + 134,650,183 -F 84,228 155 + 137.157.869 + 775,517.947 + 58,479,739 + 145.540.870 + 67,999,610 — 17,300,000 + 1,737 992,244 + 8.-Anne soutiennent, leur réputation de soir, fini- 948 800 801 2015 M.A.A.A.1 ubs gagne 3 par ties.M.A.A.A.Stars Gough.192 182 179 553 Darling .151 151 159 404 Dudley.139 107 183 489 Brown.108 191 181 543 .Webb.108 174 178 520 .Totaux.821 865 883 2509 Paynes Pavnc.171 184 100 524 Sehweder .140 240 187 573 Turnbull .210 104 155 535 Lorenzi; .2011 142 175 523 Munn ., .150 211 193 TOO ! Totaux .892 817 870 2715 Paynes gagne 2 par ties.Strachan W.Gibbs .170 too 230 571 !.Eron .160 198 171 529 .1.B.Dupi é .102 148 109 519; .1.Sutherl nid .208 147 150 505 V.Spares .145 168 140 453 Totaux .873 851 833 2577 Windsor Moriarity .105 165 133 403 Gibson.197 145 138 480 Esler.148 15 G 135 4 10 Firiding .157 1 10 157 400 Wallace.187 188 166 541 Totaux .855 800 729 2384 MONTREAL-NORD SAULT-ÀU-RECOLLET vs BUREAU DE POSTE.— ETUDIANTS vs AHUNTSIC.condamnés à perdre plusieurs parties shers .___________________ et pour peu que le Canadien fasse un ' grand effort à cette phase de la cour- rv A KJP î 1 I se au championnat, il a encore dclL/rtistJ Lifi.la'AJ Ei bonnes rhances de terminer la saison eq bonne position.Le Canadien fera rer aiernent un grand, effort ce soir et les connaisseurs expriment la conviction que le Canadien remportera les honneurs de la soirée.Il devrait y avoir salle comble ce soir à i’Aréna pour voir les deux vieux rivaux aux prises.L’on nous d'il que Les amateurs de hockey s’en proie Canadien aura deux lignes d’atta- mettent pour demain soir, alors ques qui se remplaceront ce s e, afin qu'il leur sera donné d’assister aux (l’avoir constamment sur la glace des deux joutes ; Sauit-au-Réeollet vs joueurs frais et dispos, pouvant coin- Bureau de Poste et Etudiants-battre avec toute l'énergie possible et Ahuntsic.fatiguer jet épuiser leurs adversaires.Depuis la défaite du club Ahunt Il y aura une ligne composée de Pi- sic, aux mains des équipiers de Ha tre.La Ion de et Ronan et une autre ville du Sault, les partisans des au formée de Laviolette, Arbour et Ber- Ires clubs ont repris confiance en linguette.Les deux attaques se rem- leurs joueurs, et la marche au cham-placeront fréquemment afin de pou- !pionnat de cette organisation de voir conduire le jeu à une vitesse hockey devient des plus intércssan-vcrtigineu.se.Iles à suivre.L’on prévoit que cette joute, la vue complètement libre aux occupants de la limousine.Une omission involontaire nous a fait oublier le nom de la voilure pour le service des incendies de Walkerville, Ont., c'est une “Stude-baker”.La maison Légaré Gadbois Auto en a livré plusieurs du même genre un peu dans toutes les parties du Canada.Aujourd’hui, soirée des citqyens des Cantons de l’Est et des membres de l’Automobile Club de Sherbrooke.L'orchestre des Grenadiers Guards, sous la direction de son chef, M.J.i.(îagnier, exécutera des airs canadiens.ACH.RAYMOND A BIEN JOUE Une surprise a été causée hier soir dans le tournoi de billard han-clican pour les habitués des salles du Club Athlétique Canadien, lorsque Achille Raymond a triomphé de George Stremensky par 115 à 112.alors que ce dernier rendait 35 points à son adversaire.Raymond s’est révélé joueur de tout premier ordre dans cette joute, et dès le commencement de la partie il fut évident que Stremensky n’avait aucune chance de succès.Le résultat de la rencontre d’hier soir enlève pratiquement à Stremensky les chances de décrocher les honneurs de la première position.tandis que Raymond est resté sur un pied d’égalité avec Poirier et Lambert, avec une seule défaite à son crédit.preav.“ étrang.-Prêls à ter.“ étrang.Avance .“ étrang.Bill.Puiss.Numéraire Rés.d’or i Act.total iune S Pas.total 1,499.,283,690 + Nous groupons ci-après les chiffres de décembre 1915, ainsi que l’écart dérivant d’une comparaison avec le mois correspondant de l'année dernière: Ecart sur Déc.1915 nov.0,770,981 2,021,075 1,024,368 1,627,307 1,644,016 5,238,784 4,795,537 3,360,046 2,260.000 35,797,848 30,082,768 sui- des les des pa- la c _ Les nouvelles relatives à la re Circulation $1— 19J + $16,—9,8-7 prjse tie ]a répartition suspendue Dep.a vue 4-3 0.,384 + 73,780,431 des bénéfices de î'“ United States .+ 5?460,230 Steel Corporation ” entre ses por ir’71 Rcon! *eurs d’actions, et si anxieusement *0 1 T i on- attendues depuis quelque temps, son! în-, w .n?\ enfin connues du public.A sa réu-10,516,431 - “ ' ' .Strachan gagne 3 parties.Rover .Mallette Malo .SECTION EST Canadien .177 182 .p»! .121 11 122 107 159 150 526 507 402 Bélair .132 150 170 452 Valin .ISO 178 140 507 Totaux.823 779 Tipperary 702 2394 Moir .170 208 213 591 Fischer .151 >91 220 508 G.Kelly .109 1 15 172 4 OS A.W('infield .128 172 101 401 J.O’Mara .184 188 153 525 Totaux.802 904 938 2031 Tous Feux qui ont assisté aux joules de la “Ligue Montréal-Nord’’ depuis le commencement de la saison savent l’enthousiasme et f’en-1 rain qui régnent les jeudis soirs à Ahuntsic.Les deux parlées de cette semaine, sont très importantes el elles auront une grande influence sur ie championnat.Ahuntsic n’a, qu’une petit';' avance sur scs deux proches concurrents, le Sault et le Bureau de Poste qui eux-mêmes sont suivis de près par les Etudiants.Une défaite, demain soir pour Ahunlsic, changerait joliment les cartes dans la course ou championnat, tous (es amateurs ont les yeux fixés sur les futurs architectes pour accomplir net exploit.Les membres du club “Montagnard” assisteront à cette 5ième soirée de la “Ligue Montréal-Nord ”.La présence de ces joyeux raquet-teurs ajoutera une note gaie à l’entrain qui règne à Ahuntsic les jeudis soirs.LE MONTAGNARD Tous les membres du Club de ra-quetteurs le Montagnard, le corps de clairons compris, sont priés de se réunir, jeudi soir prochain, le 27 j à 8 heures, aux bureaux de la.Com-{ pagnie des Tramways, rue Sairit-De-; nis, afin d’assister à 1 invitation du ! Club des amusements Ahuntsic.Tous devront se faire un devoir I d’être présents.Le COMITE.Tipperary No 2 gagne 2 parties.La troisième de !a_saison entre les deux clubs, devrait être sensationnelle au possible.Les fervents du hockey verront un spectacle excitant el entraînant.PELLETIER MENE PAR 20 POINTS EUGENE PAYETTE A ETE DEFAIT HIER SOIR PAR 204 A 180 AUX —SALLES DU CLUB ATHLETIQUE CANADIEN.— LA PROCHAINE JOUTE MARDI PROCHAIN.Edmond Pelletier a pris une revanche sur Eugène Payette hier soir en le battant par 204 à 180 dans une joute qui fut toute à son avantage.Ea semaine dernière dans la première joute de la série, Pelletier était défait par 4 points et comme il a gagné par 24 hier soir, il se trouvé actuellement avec une avance de 20 points sur son adversaire, le résultat pour les deux parties étant 400 à 380.Mardi soir prochain sera jouée la dernière partie alors que; Payette a promis de reprendre le! terrain perdu.| ______ Les plus hautes séries hier soir furent les suivantes: Pelletier—23,! Les membres du ctub Mc raquet-22, 17, 14; Payette—14, 12, 10, 10.j tes 1 Montréalais feront une grande .__________———— ! sortie dans la partie nord, vendre- LIGUE LAURIER ldi |jro€lhain- LA MATINEE A LA BOURSE LA SEANCE DE CE MATIN N’A GUERE ETE PLUS ACTIVE QUE LES PRECEDENTES.La Bourse de Montréal n’a guère é!é, ce matin, plus animée qn hier.Pourtant — serait-ce l’effet de^ la déclaration de dividende de la U.S.Steel Corporation, de New-York?— un mouvement — il est malaisé de dire jusqu’où il ira — semble s’annoncer dans les aciéries locales.Effectivement, le Steel of Canada et Vlron ont été les valeurs tes plus en vue, les seules en vue, de la matinée, ie premter ouvrant fort, à 40, mais abandonnant un demi-point, par Sa suite; le second touchant 40 3-4, pour revenir à 40 et demi, cours de début.Dans ce même eom-partimtent dit de valeurs de munitions, mentionnons que le C.Cement avance à 49, tandis que ie Scotia marque 97.Ames-H olden demeure invarié, à 22 3-4.Lu Pacifique Canadien, sans fournir un nombre volumineux de transactions, a été sensiblement plus traité, ce matin, à des cours passant de 173 1-2 à 170, puis remontant à 171 et demi.De son coté, le üom.Textile a atteint 8j0, terminant à des cours voisins de 79 et demi.Notons, en terminant, que l’emprunt de guerre canadien 1915 5 pour cent a touché 97, ce matin, soit une pu rte d’un demi-point sur le cours d’émission.A B.DUPUIS.QUEBEC.ARTHUR BRUNEAU.Membre, Bourse de Montréal BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Bureau de Montréal, 4, RUE HOPITAL- Succursale» : QUEBEC et SÜREL Fil direct avec POST & FLAGG.New-York.Banque de Montréal AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et demi pour cent sur le capital-actions payé de celte institution a été déclaré pour e trimestre se terminant le 31 janvier 1916 et sera payable à l’édifice de la Banque en celte ville et à ses succursales ie et après le mercredi, premier jour de mars prochain aux ac-tioinnaires dont les noms figureront au registre le 31 janvier 1916.Par ordre du Bureau, Frederick Williams-TAYLOR.Gérant général.Montréal, 21 janvier 1916.Le plus grand meeting du monde sur la glace PISTE MONT-ROYAL JEUDI, VENDREDI, SAMEDI, LUNDI, MARDI, MERCREDI, 20, 21, 22, 24, 25, 26 JANVIER Sous les auspices du BACK RIVER JOCKEY CLUB Admission, 50c.Tramways spéciaux directement à In piste, partant des rues Craig et Bleury.Courses à 2 heures 15.-Ÿ- ÇA ET LA preav.étrang.Prêts à ter.étrang.Avances.étrang.Bill.Puiss.Numéraire Rés.d’or.134,650,183 + 84,228,155 + 137,157 809 + 775,517,947 — 58,479.73!) + 145 540,870 + 67,999,010 + 17,360,000 15,065.979 7,490,531 5,429,922 7,660,000 Actif total 1,737,992,244 + 182,435,429 Pass, total 1,499,283,690 -f 184,637,436 LA BANQUE PROVINCIALE L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DES ACTIONNAIRES DE CET ETABLISSEMENT DE CREDIT A EU LIEU A MIDI.Viens.Saint-Louis.Madigan.Bisson.Egan., Totaux.Niven.Holl.Royale 188 159 158— 194 156 228-213 177 164— 140 143 137— 187 123 162— PROCHAINE SORTIE DU MONTREALAIS MASCARADE A AHUNTSIC SAMEDI SOIR Le grand événement de la saison hivernale à Ahunlsic est sans contredit la mascarade que le Club des amusements organise chaque hiver : et qui a été fixée pour cette saison | à samedi soir le 5 février prochain, à 8 heures précises.Les officiers du Club des amusements de Ahuntsic, chargés de i’or-, ganisation de celte fête de famille, 1 ont décidé de sacrifier une bonne j partie de leurs occupations journa-! Hères pour s’occuper exclusivement j de rette mascarade afin qu’elle obtienne tout le succès possible.Les spectateurs verront, ce soir-là, dans le patinoir du Club des amusements, où aura lieu cette féerie, des décorations de toutes beautés, faites aux couleurs (les deux races.Jamais dans le nord de Montréal les amateurs de ces réjouissances car- L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Banque Provinciale du Canada a eu lieu aujourd’hui, à midi, au siège social de la Banque, Place d’Armes, sous la présidence de M.Hormisdas Laporte, président.Le rapport financier de l’exercice expiré a été unanimement adopté.En déposant le compte rendu, au nom du Conseil d’administration, M.Tancrède Bienvenu a fait observer, entre autres choses, que l’impôt de guerre sur la circulation fiduciaire paraît à toutes les banques (la même constatation a été faite par la nlu-par des institutions du même ordre) par trop onéreux.Il espère, dit-il, que les négociations qui ont été entamées par l’Association canadienne des Banquiers, pour amener les autorités gouvernementales à une révision de cet impôt, aboutiront un jour.M.Bienvenu touche également a .Ta multiplication des succursales et sous-agences des banques dans la province qui rend la concurrence par trop ardue et donne à entendre que peut-être, un jour, un accord des établissements de crédit intervien dra qui restreindra, ou tout au moins réglementera, l’ouverture des succursales ou bureaux de banques.Le conseil d’administration a été réélu à Tuanimité.Il se compose de MM.H.Laporte, président : W F.Carsley, vice-president : G.M.Bos-worth, Alphonse Racine, L.J.O.Beauehemin, M.Chevalier et T.Bienvenu.nion d’hier, le conseil d’administration de cette institution a déclaré un dividende de 5% l’an à ses actions ordinaires.* * * L’assemblée générale annuelle du Board of Trade a eu lieu, hier sous la présidence de M.G.F.Ben-son, président sortant.La réunion a été des plus paisibles.Comme tou tes les élections ont eu lieu par acclamation, les dignitaires ont été dé clarés élus.On a également étudié diverses questions.« Les détaillants, dans ie commerce de l’épicerie, vont se coaliser afin de faire échec aux particuliers qui achètent directement des marchands de gros.* * * Pour le moment, il n’y a vraisemblablement pas de probabilité de hausse du prix du pain; mais, on dit ouvertement, dans les quartiers intéressés que, si les choses continuent d’aller leur train actuel et le prix de la farine continue dv s’élever, on en sera réduit à «ne hausse de cette denrée.Si les boulanges étaient forcés d’acheter la farine au cours du jour, dit-on, ils seraient sûrement forcés d’augmenter le prix de leur nain.Ce qui permet de différer cette éventualité c’est les approvisionnements constitués à plus bas prix.—-—A- LES GRAINS_A CHICAGO Cours fournis par la maison “Mc- Blé— Mai, Juillet, Maïs- Mai, Juillet, Avoine—• Mai, Juillet, Cours Cours ouverture à midi 136 7-8 137 126 7-8 127 3-4 79 1-4 79 5-8 79 1-2 79 3-4 53 5-8 54 49 3-4 50 505 578 554 420 472 i .922 758 Caledonia .122 189 .176 173 849—2529 140- 147- 457 496 Weir.153 138 155 450 McGillivrav.141 144 135— 420 Sutter.170 152 140— 408 Totaux.778 706 723—2297 La Royale gagne 2 p larties.Standard Rire.140 102 146— 118 Thomson.150 159 143— 142 Mahoney.171 158 132— 461 Kemp.177 150 184— 517 Foley.148 140 144— 138 Totaux, 780 781 749—2316 i Dimanche dernier, la ligue Lan-! rier a fourni un joli programme à' ses supporteurs.La première partie se joua entre ie Saint-Jean Berch-mans et le Royal Canada ; elle nous ménagea une surprise : le Royal Canada gagna cette partie par .3 à 1.La deuxième nous fit voir l'invincible Bureau de Poste aux prises avec le 65e régiment ; comme résu -tat : partie mile, 1 à 1 Jodoin, du 65e égala es chances trois minutes avant la fin de la partie.La troisième fut un blanchissage en règle du Coi mains du Nord, très furent MM.Masson.n'auront vu un pareil de richesses decora- BOURSE DE MONTREAL Cour» fournis Beauvais et Cle.Montréal, rua S féal.par la maison Fortier, membra» de la Bourse de -Fronçoia-Xarier, ÜO, Mont- BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal Valeurs Ouv.Clôt.Valeurs ' ou*- Clôt.— irenr des Bois aux pur 1 à 0.Le; a rbi- .H.Dandurand , A.DES EQUIPES G P.N.P.Le Nord.Bureau de Poste.S.-Jean Berchmans.Boyal Canada.Coureur des Bois.65e régiment.3 ¦> 1 1 2 1 2 ¦> 0 1 0 2 1 2 Ils .se réuniront à leur salie, 178, rue Beaubien, à 8 h.p.m., puis (défileront par les rues Beaubien, S.-In ris', Bélanger, S.-Hubert jus-î qu’aux bureaux des tramways, pour ! s- rendre ensuite dan , le centre de la ville, au café «des immeubles, rue [ S.-Catherine, pour aller y pendre lai crémaillère.Tous k'.s membres du Montrée-j lais ainsi que ceux de l’ex-A.S.j Louis qui ont ncorc leurs costu-i mes.sont respectueusement priés dit e de la partie.Les membres du corps de ron.s et de tambours devront être présents.GRAND EUCHRE Euchre des commis-épiciers de Montréal (cercle Union Saint-Pierre No 60), jeudi, 27 janvier prochain à l’arsenal du 65c régiment, Avenue des Pins, ainsi (pic le tirage des billets pour la tombola du 69e régi-i ment.(3 automobiles).ciai- tous navalesques déploiement lives.Plusieurs clubs de raquetteurs, les plus favorablement connus à Montréal seront invités à assister en corps avec clairons et tambours à cette soirée du 5 février prochain.!e Saint-Charles, est remise aux premiers jours de févriers prochain.Nous en annoncerons la date exacte sous peu.Les billets déjà vendus pourront être échangés à l’endroit où on a pu sc les procurer.$421,94 POUR LES ~ BLESSES DE L'ONTARIO Le comité central -de F A.O.1.C.remercie cordialement toutes les personnes qui ont contribué au magnifique succès de la soirée de dimanche dernier, au Monument national, ainsi que les souscripteurs.La quête faite au profit des écoles de l’Ontario a rapporté $421.94.COURSD HISTOIRE DE L’ART M.le professeur Lagacé, remis de l’indisposition qui l’cm-pèclia, dimanche «dernier, de prononcer sa .conférence u Monument National,! ment un homme habile au point de donnera ce soir à l'idiivc sité sa vue militaire, «mais un orateur, et ce cinquième !e(;on.Sujet: L’antiqui- n’est pas le cas avec le général (îai- Bristol (Angl.), 26.— Les repré-J guerre et que ce sera un monde dur sentants de plus de 2,11(10,001) d’oc-: cl mauvais pour le travail, si le Ira- vriers affiliés aux unions se sont réunis aujourd’hui pour «décider de l’attitude du travail organisé au regard de la guerre et surtout du service militaire obligatoire.Dès le dé- çu puis semir.u eiau pai vl-uu ¦ ., \t \v;I introduire une de ses créatures, M.>ut.' f i Malvv, dans le cabinet Viviani et liam Anderson meml .e du a.le il a réussi à ce qu'il conserve un Jnen pour la d.vis.on A tou I ffc portefeuille Mans le cabinet Briand, comte de Sbrffiehl u attaque h i po C’est Caillaux qui, de crainte d« surexcitation dans l’opinion publique.a voulu que le remplacement de M.Viviani par M.Briand se fit sans bruit, au lieu d’ètre provoqué par un vote de la Chambre.“Il e.st plus que probable que le «ministère Briand tombera avant la | ger, disait-il.Nous ne pouvons avoir fin «le janvier: que, pendant deux 1 le service militaire obligatoire sans ou trois mois, le président du con- avoir le service industriel obligatoi loi de Conscription qui est maintenant devant la Chambre des Lords.M.Anderson, qui s’opposa à la loi devant le Padhiment, déclara qu’elle ne répondait pas aux déclaration de M.Asquith au sujet de la conscription.'‘Les mots n’éeartenf pas le dan- sai 1 sera un incolore, sorte «le man u équin, et qu’après sera formé un ministère Caillaux.Du moins, telle est la prophétie (pie l’on m’a faite tout dernièrement.¦'Les causes de la chute future de M.Briand peuvent se résumer en un not: Salonique.Car l’opinion publique estime que l’expédition «le Salonique est un four complet, têt puis, le ministère Briand a un autre point faible: le ministère de la guerre.Il n’y faudrait pas seule té classique.nienne et les ¦dé! .dli ;aüon ni y cède Part grec.LE P.LALANDE A OUTREMONT C’est ce soir que le P, Louis Lalande donnera sa conférence au prolit des pauvre:.dans le soubassement de l'église Saini-Viateur d'üu-tremont.il y aura, outre !a conference, un j'ii.programme musical.Les billets se vendent ôl) sous.Quelques-uns sont eu vente à l'administration du “ Devoir On en trouvera aussi, ce soir, à la porte de la snilc.-#- SERVICE POUR FEU M.E.HURTUBISE Vendredi, !c 28 du courant, à S heures a.m., les Soeurs de lia Providence feront chcnivr dans la chapelle de leur maison-mère, 149, me Fullnm, un service solennel pour le iv-pos de l’àine de feu M.Edwin Hurtubise, bienfaiteur de leur Institut.Parents et amis sont priés d’y assister.-A_________ MORT DU R.P.PAILLIER Ottawa, 26.— Le P.Antoine Pail-lier, O.M.L, après avoir élé transporté à l'hôpital où il a reçu les derniers sacrements, avant-hier soir, est décédé ce «matin, ici.liéni qui, quand il est attaqué, ne sait guère que répondre: “Je suis un soldat et je suis fier «le mon pas-| sé militaire.” Avec ces paroles, j le général Galliéni se tire d’affaire, mais elles ne sont d’aucune aide à M.Briand.•‘Les nartisans de Caillaux ont vigoureusement attaqué le cabinet ¦dernièrement au sujet des contrats «le l’armée.Le général Galliéni se borne à répondre que, sur 100,011(1 contrats, une trentaine seulement avaient été cassés.Le «ministère ne serait pas resté debout dix mi mites si M.Briand, dans une superbe envolée oratoire, n’avait enlevé un vole de confiance.“Or, il ne faut pas perdre de vue que c’est cette même question «les contrats qui a forcé \L Millerand à se retirer, quoiqu'il soit absolument certain qu’il n’a été compromis dans aucune affaire de contrat frauduleux.” APRES TROIS JOURS DE LIBERTE UN ECHAPPE DE SAINT-JEAN DE DIEU EST ARRETE CE MATIN DANS UNE BUVETTE DE LA RUE S.-PAUL.re.Toute tentative de coercition sur les unionistes amènera une grande animosité et finira par échouer.” M.Anderson a dit qu’il y avait du danger pour l’Angleterre de tenter l’impossible en voulant à la fois une grande puissance maritime, militaire et industrielle.11 ajouta que le monde serait bien différent après la vail se laisse faire En souhaitant la bienvenue aux membres du congrès, M.W.M.Ayles remarqua que'les ouvriers de liris-lol n’ont ni le temps ni le désir de répondre au recrutement.Cette remarque fut accueillie en partie par des applaudissements, en partie par des protestations, et John Hodge, membre du Parlement, protesta contre l’introduction dans le discours de bienvenue de déclarations subversives.La première résolution fut présentée par James Sexton, de l’Union nationale des ouvriers des (locks, qui exprime l’horreur du Congrès pour les atrocités commises par l'Allemagne et ses alliés, et garantit que le Congrès aidera le gouvernement autant qu’il le pourra à poursuivre la guerre avec succès.M.Sexton déclara qu’il était opposé au militarisme, mais qu’il fallait remporter la victoire.La motion de M.Sexton fut adoptée par un vote de 1,502,000 contre 602,000.M.MARTIN EST ECONOME LE MAIRE DEMANDE AUX COMMISSAIRES L’AUTORISATION DE SE FAIRE DEFENDRE AUX FRAIS DE LA VILLE LORSQUE LA CAUSE POUR REGLE NISI CONTRE LUI ET M.COTE SERA ENTENDUE.Où Acheter Demain • (Enregistré conformément h In loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dealongchamps, au Ministère de l’Agriculture.) TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Beau verre taillé pour cadeaux de noces ACTIVITE SOUTENUE DANS UARTOIS Paris, 26.— Bufiletin officiel de (%t après-midi : Dans la région de l'Artois, l’artillerie a manifesté une activité soutenue dans le secteur de Neuville-Saint-Vaast.La nuit dernière, nous avons dirigé une attaque qui nous a «peermis d’expulser les Allemands d’une des excavations dues aux mi- nes qui ont explosé hier.Entre la Somme et TAvre, au sud de domines, nos batteries ont bombardé les cantonnements ennemis à Ilaitencourt, et ont détruit un poste d’observation dans les environs de Darvillers.I! n’y a rien à relever sur le reste du front.UN DILEMME AU SUJETJ)U BLOCUS ON EST D'ACCORD SUR LA NECESSITE DE LE RENDRE PLUS EFFICACE MAIS ON CRAINT DE S’INGÉRER DANS LE COMMERCE DES NEUTRES.L’agent Albert Gagnon, du poste central, a fait main basse, ce matin, à 10 heures, sur un récidiviste du plus pur acabit, dans une buvette de , .la rue S.-Paul.L’histoire de cet hom- Le défunt naquit a Pompey, dans j me, qui s’est appelé différemment le departement de Meurthe-et-Mo- Adélard Desrosiers, Joseph S.-Ger-sellc, en 1-rance, en 1827.Il entra main, Adélard S.-Germain et aujour- chez les Oblats à Nancy en 1848, et y prononça ses voeux en 1849.Mgr de Mazenod l’ordonna prêtre à Aix, en Provence, en 1850.En 1851 et en 1852, le P.Paillier fut mission-noire à la bai (ITIivdson.11 fut successivement missionnaire au Labrador, à Maniwaki et dans l’Etat de New York.Il fut curé de Saint-Joseph d'Ottawa, le 1808 à 1894.Il était attaché à l'université d’Ottawa «1 puis 1900, cl résidait au juniorat.timëqdanaosT.Une cause assez bizarre s'instruit devant le juge Panneton : Mme Vou-zouara réclame d'un de ses compatriotes, un lii ec, répondant au, nom peu laconique pourtant de Kautzo-iafognopouios, «une somme de $5,000 pour avoir été insultée en pleine égiise grecque.Un des témoins de ce matin a causé quelque étonnement lorsqu'on lui demanda de prêter serment sur ia Bible.-Je ne crois pas en Dieu, dit-il.-Croyez-vous en un Etre Suprême ?lui demanda-l-on.—Oui.—A une récompense future ?—Oui.—Procédons alors, dit le juge Panneton.ILS AVOÜËKÏ LEUR CULPABILITE Les jeunes Bélec et Bergeron, arrêtés hier par les détectives Lajoie et Gagnon, qui conduisent en ce m d'hui a donné pour le sien le nom d’Arthur Larue, a quelque chose de peu ordinaire.Arrêté le 5 juin 1915 pour cambriolage, par le détective Martin, il fut condamné le 22 suivant à douze ans de pénitencier.Il n’était pas plus tôt interné à S.-Vin-cent de Paul qu’il dût être, pour folie, transplanté à l’asile S.-Jean de Dieu d’où il s’est échappé samedi dernier, le 22 de ce mois.En plus de cette dernière accusation qui lui a valu 12 ans de détention, Adélard S.-Germain, âgé seulement de 82 ans, a été condamné à 1 an de prison, le 23 mars 1914, pour vol; le 12 avril 1912, à 2 ans pour cambriolage; le 26 mai 1904, à 7 ans pour de nouvelles randonnées; le 20 septembre 11899 enfin, à 1 ans pour vol, année joù il fut arrêté par le détective Charpentier, aujourd’hui chef de la Sûreté à Montréal.j Cet homme a'donc été condamné, depuis l’âge de 17 mis, à 26 ans de j prison et purgé sur ces diverses sen | tenues une moyenne de 14 ans.11 a été incarcéré dans les cellules des quartiers généraux.JETEE A BAS D’UN BALCON UN NOMME LACERTE EST TENU CRIMINELLEMENT RESPONSABLE DE LA MORT DE JEANNE DORION.FUNERAILLES DE Mme S^CASAVANT ELLES ONT EU LIEU CE MATIN, A SAINT- HYACINTHE, AU MILIEU D’UN GRAND CONCOURS DE PARENTS ET D’AMIS.CDa notre rorrnsnonfiant) Saint-Hyacinthe, 26 — Les funérailles de Mme Samuel Casavant, née Lcdqux («Marie), décédée dimanche, ont jm lieu ce matin, à la | cathédrale ; elles ont été des plus imposantes.Une voiture remplie de fleurs ouvrait le cortège, puis venaient les enfants des écoles, au nombre de quinze cent environ, et les parents et les amis en très grand nombre.J.e deuil était conduit par M.Samuel Casavant avec son fils Aristide, M.Claver Casavant, M.le Dr Bouvier, de Whitinsville, Mass., et M.Aimé Amyot, de cette ville, beaux-frères sic la défunte.Les porteurs étaient MM.E.H, Richer, L.Lussier, J.Laframboise, E.Duckett, J.St-Germain et L.A.Beaudry.La levée du corps fut faite par M.le chanoine L.A.Sénécal, curé -de la cathédrale.Mgr C.P.Choquette, du séminaire, chanta le service, assisté (l«u R.P.J.Bourgeois, curé d’Arctic Centre, et de M.l’abbé A.Fontaine, de l’Ecole normale, comme diacre et sous-diacre.S.G.Mgr J.S.H.Bruneault, évêque de Nicole!, ainsi qu’un grand nombre de prêtres, étaient au choeur.Remarqués dans le cortège : M.le sénateur G.C.Dessaulles, MM.Gauthier et Bouchard, députés, le maire Morin, tous les éehevins.les commissaires d’écoles, M.Duff et plusieurs représentants du Conseil -les arts et manufactures, une nombreuse délégation de Chevaliers de Colomb et autres, y compris tous les ouvriers de la maison Casavant au nombre d’environ deux cents.La mort de Madame Casavant, qui était très charitable, laisse un grand vide dans Saint-Hyacinthe.LA CATHEDRALE DE SAINT-PAUL ELLE MENACE DE S’ECROULER ET IL FAUT ENCORE PLUS DE $150,000 POUR FAIRE LES REPARATIONS NECESSAIRES.Philippe Lacerte a été tenu criminellement responsable, ce matin, à la Cour du coroner, de la mort d’une ment une cause d'une grave Tnpor- jeune fille du nom de Jeanne Dorion, tance, pour avoir trempé dans |e trouvée baignante dans son sang en complot de Barlow et de Dupont, et i face de ia maison portant le No 2951 volé, de connivence avec eux, dans j nie S.-Dominique, vers 9.30 heures différentes maisons «lu quartier ll‘er s0*,1'- nord de la ville, ont comparu ce I D'après l’audit'ion des iémoignages, matin devant le juge I.eet.Albert drame s’est déroulé à la suite d'u-Bélec, 576 rue Montcalm, et Antonio | ne querelle, soulevée par des propos Bergeron, 809 hie Bordeaux, ont
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