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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 4 octobre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-10-04, Collections de BAnQ.

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Montréal, jeudi 4 octobre 1934 Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration ; .HArbour 1243 Rédaction : Gérant : .HArbour 3679 HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 229 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3 00 Auprès de M.Hepburn La prochaine démarche des catholiques ontariens — Le dernier jugement de la Cour d Appel — Les revendications maîtresses et leur caractère - L’attitude de M.Henry et celle de M.Hepburn - L’l,Association d’Education’ On annonce que les catholiques de l’Ontario feront prochainement auprès de.M.Hepburn une démarche importante.11 s’agit, comme bien l’on pense, de la réforme de l'impôt scolaire.Un tout récent jugement de la Cour d’appel de l’Ontario vient de rappeler sur ce point l’attention publique.Par une décision de majorité et contrairement à l'avis d'un tribunal inférieur, la Cour d’appel a déclare que la femme catholique d’un contribuable protestant ne peut, même si elle est la colocataire de son mari, attribuer aux écoles catholiques sa part de l’impôt scolaire.Ceci ne fait que souligner l'un des aspects de la loi scolaire ontarienne.Celle-ci reconnaît bien comme chez nous, quant aux écoles primaires, le droit de la minorité à créer et maintenir ses propres écoles.Mais elle pose en principe que tout contribuable est de droit comptable de ses taxes à l’école publique et que, seuls, les contribuables catholiques peuvent, par une déclara-iion expresse, se constituer cbntribuables de l’école dite .séparée (qui est en fait, dans la quasi-totalité des cas, une école catholique).Résultat, dans le cas des mariages mixtes où les enfants catholiques fréquentent l’école catholique, le père protestant est quand même contraint de verser à l’école où ne vont point ses enfants le produit de ses taxes.* * * Il va là un fait de conséquences assez graves, particulièrement pour les catholiques de langue anglaise; mais c’est surtout sur la réforme de l’impôt des sociétés par actions et des grands services d’utilité publique que portent des réclamations actuelles des catholiques ontariens.La loi, en principe, admet que les catholiques souscripteurs aux sociétés par actions peuvent faire attribuer aux écoles dites séparées une part des impôts communs correspondant au chiffre de leurs intérêts; mais, en fait et pour des raisons que nous avons plus d’une fois exposées ici même, la loi est à peu près inopérante.De sorte que les catholiques ne touchent qu'une part infime des impôts qui devraient leur revenir de ce chef, ne touchent rien sur les impôts des services d’utilité publique dont ils sont, avec leurs concitoyens catholiques, les co-propriétaires, ne touchent rien non plus sur certains immeubles loués par le gouvernement fédéral.Les conséquences immédiates, ainsi que cela saute aux yeux, ne peuvent manquer d’être graves; il faut y ajouter une conséquence indirecte qui ne manque pas non plus d’une pénible importance.Lctle différence dans la repartition de l’impôt oblige en effet les contribuables catholiques à s’imposer des taxes proportionnellement plus élevées.Ceci, d’autre part, incite certains catholiques moins fermes à laisser glisser leurs propres impôts à l’école publique, aggravant davantage encore de la sorte le faix de leurs coreligionnaires fidèles.Ln certains endroits, en dépit du coût moindre de l’enseignement que donnent les congréganistes, la situation est devenue fort douloureuse.* * * Les réclamations des catholiques ne datent pas d’hier.Mais, si {dies ont déjà recueilli dans le monde non catholique de précieuses adhésions, elles restent encore à l'état de réclamations.Si elles ont le grand avantage de n’exiger que la mise en vigueur générale d'un principe déjà reconnu par la loi.elles ont le désavantage, qui n’est pas minime, «le se heurter à d’antiques préjugés c! à une incompréhension encore trop générale.On prêtait à M.Ferguson l’intention de régler cette question en même temps que celle de la prohibition.M.Henry ii’avaif pas la même carrure.A la veille de la dernière élection, i! proposa simplement une référence aux tribunaux.A quoi I on répondit qu’il ne s'agissait point de faire déterminer le sens de la loi.mais de le rectifier, que la question relevait du législateur et non point «lu juge.M.Hepburn, sans se prononcer sur le fond du débat, déclara qu’il n'en appellerait point aux tribunaux, «ju’il examinerait et réglerait lui-mênie ce problème.Comme il est maintenant le chef ” ‘ de la province, on v a naturellement lui demander d’agir.Si l’on en juge par la façon dont il a procédé ailleurs, l’affaire ne devrait pas beaucoup trainer.* * ¥ b mit-il a jouter qu’entre la question scolaire dite bilingue et colle-ci.il v a une différence essentielle?La question bilingue, directement, n’intéressait que les catholiques de langue française; celle-ci intéresse, rie façon immédiate, les catholiques de toutes les races.Mais il va de soi que, pour-faire valoir, même «lans ce domaine general.leur point de vue, pour mener une campagne t! opinion, les catholiques de langue française ont grand intérêt a posséder le puissant instrument qu’est leur .LwoWa/fon d'Edu-cation.Ht c'est, avec beaucoup, beaucoup d’autres, une excellente ' ni son pour eux de maintenir toujours rie plus en plus forte Y A s'.sneia lion qui, depuis un quart de siècle près, leur ren«l tant de services.Orner HEROUX américain avait demandé, pour fermer la porte a ses déserteurs, la conscription canadienne au gouvernement impérial et le gouvernement impérial avait fait part de cette requête au gouvernement canadien.Mais il s’agissait de profiter de cette occasion unique où tes chiens rouges ou les loups bleus pactisaient, pour piller la bergerie.F.t ce furent les 500 millions du Canatlien National.On agita le drapeau, on hurla les chants de guerre a tue-tête, on souleva tes pires préjugés de race et pendant qu'Anglo et Franco-Canadiens se défiaient et ne pensaient, les uns qu a maudire l’Empire et les autres à l’exalter, on pickpocketa leurs poches, on les chargea d’une dette qui a fait des petits depuis et se chiffre aujourd'hui par milliard.And the worst is vet to come.if.if.ef, Le théâtre est changé cette fois.Au lieu du Biltmore et de New-York, c’est le Savoy et Londres.L’amorce, la même: make the world safe for democracy—car jamais cette pauvre fille ne s’est si mal portée que depuis qu’on a cassé des millions de figures pour assurer sa survie.En réalité, il s’agit tout simplement de vendre un chemin de fer, de vendre le Canadien National, en adoptant des formules moins brutales, au C.P.R.De vendfe l'actif et de garder pour nous tout le passif, de réaliser ce truc d?magie qui consiste à mêler deux oeufs pourris1 pour en obtenir une omelette savoureuse.Lord Atholstan est plus caduc que ne l’était M.Sifton, en 1917, et il ne peut se transporter sur les lieux, mais on tire aujourd’hui très bien les ficelles par câbles transatlantiques ou même sans fil du tout.A Londres seront réunis la semaine prochaine les principaux acteurs: .1/.Dennett, M.King, M.Lapointe, M.Peacock, mandaté par M.Beatty et sûrement quelques autres, dont un certain M.MacDonald, premier ministre britannique, qui est venu se reposer au Canada.Et enfin, Vex-lieutenant de Sifton, M.Hugh Guthrie.Avant tes élections ontariennes, M.Bennett était intraitable.Il exigeait de rester premier ministre.Cette fois il a cinq bonnes raisons de mettre de l’eau dans son vin.Mais si M.Bennett a de Venn dans son vin, M, King a du sucre dans le sang, il a perdu 50 livres en 12 mois.Il est donc fortement question que lui aussi s'efface pour prendre, comme le Devoir l’a annoncé.le principalat de McGill.Evidemment, le fail pour MM.King et Lapointe, surtout Lapointe, de partir comme un fusil sans plaque pour Londres n'indique pas leur acceptation; mais elle révèle que l'appel qui les a précipités à travers VAtlantique est venu de très haut et ne pouvait rester sans réponse.Si les plans des unionistes se réalisent, M.Bennett resterait, quelque temps, président du conseil, pais, lord Bessborough parti, il deviendrait, dûment lordifié, le premier gouverneur général canadien du Canada.M.lialston sera premier ministre el M, Lapointe son second.Mais cela n’est pas du goût de M.King qui vent que M.Lapointe le remplace comme il s'en ouvrait, dans l’intimité, au Reform Club, la semaine dernière : "Nous prendrons le pouvoir aux prochaines élections, disait-il, cl moi (il faisait allusion à sa maladie), je m'en irai et Lapointe sera premier ministre’’.Que fera-t-nn de M.Cardin?Il joue le Cincinnatus et, indiffèrent à ta politique, laboure lui-même son champ, dit-on.Il est certain qu’on lui a réservé une niche impartante; mais à supposer, t e qui n’est pas du tout sûr, que M.Lu-pointe consentit à marcher, il ne s'ensuit pas que M.Cardin ferait de même.Le secret est l'atmosphère favorable à de pareilles combines; aussi aurons-nous des démentis de tous les cûlés.Nous ne disons pas, non plus, que le parti libéral accepte les propositions qui lui sont faites; omis il ne saurait nier qu'il les a entendues.Et la raison, la belle raison, elle est foule trouvée: l’union des peuples à gouvernement démocratique contre la progression de la dictature.Qui pent soupçonner dans une telle enseigne prètcxle à fusionner dear chemins de fer aux frais des contribuables?Paul ANGER Bloc-notes •— L'INfOCMATICN CE DERNIERE IjEtJEE L’oeuvre du rural M.Roger Grand, professeur à l’Bcole des Chartes, en France, et qui fil partie de la mission française au Canada, lors des fêtes de Jacques Cartier, a commencé de donner au Figaro une série d'articles sur ce qu’il appelle l'Enigme canadienne.Dans son premier article, M.Grand, a près avoir écrit d’abord: “Je ne me donnerai le ridicule ni de découvrir une seconde fois le Canada, ni de m’essayer, avec ou après tant d’autres, à l’impossible description d’un voyage ou de festivités dont l’émotion constitua l'impondérable et intraduisible charme”, signale que le “miracle canadien” est l’oeuvre du peuple rural.11 .exprime ainsi : “La croisière n’a guère pris contact qu’avec les villes.Or.le vrai fond du Canada français, le pivot de sa merveilleuse résistance à l’absorption, est à la campagne, dans l’âme et la vie de ces petites gens, de ces paysans qui, depuis trois siècles, ne viennent en ville que pour y faire leurs emplettes, passer contrat, vendre au marché ou chercher l’anneau des accordables.Le “miracle canadien”, c’est là qu’il s’est accompli.Ce miracle inouï qui, de dix mille Français, tout au plus, importés aux dix-septième et dix-huit siècles, a produit cette nation de quelque cinq millions (le Canadiens français, car, aux trois millions et demi qui peuplent le Dominion, il faut ajouter un million et demi d’émigrés dans les Etats voisins de la grande république américaine; qui a permis le maintien de la langue, des traditions, de la législation, malgré un siècle de coupure absolue de la mère patrie, même de persécutions, et malgré une ambiance tout anglo-saxonne.Si la France vit encore au Canada, c’est le paysan et le paysan seul, soutenu et dirigé pur un cierge sorti de son sein, qui l'y a maintenue au coeur de ces "paroisses” nées de l'effort tranquille, mais obstiné, d’une race qui a conquis sur la fort"! le droit à la vie en smivefiardant son indépendance.C’est près d'eux les paysans] qu’il faut aller déchiffrer l’énigme de cette âme canadienne moderne, infiniment complexe et, de loin, difficile à comprendre, pour nous, Français de France, qu’une éducation latine, amie de l’implacable logique, force au goût des idées simples et toutes faites”.Après avoir rappelé ce passage d'une lettre de Voltaire, écrivant en sep- MM.Bennett, King, Lapointe, Smuts et Bruce à Londres Informations “purement imaginaires" au sujet du voyage du chef du parti libéral canadien et de son principal collaborateur, en Angleterre Une séance du Conseil privé convoqué par le Roi pour approuver le mariage du prince George (D'après des dépêches de la Canadian Press) On câble de Londres que certaines autorités déclarent “purement imaginaires” des informations d'après lesquelles le chef du parti libéral du Canada, M.Mackenzie King, et son principal collaborateur, M.Ernest Lapointe, se rendent en Angleterre parce qu’ils ont été invités, avec l’assentiment du premier ministre Bennett, à discuter un projet de pactes mutuels de sécurité entre de grands Etats démocratiques.Trois conseillers privés d'outre nier sont présentement à Londres M.Bennett, le général Jan Smuts, premier ministre suppléant d'Afri que-Sud, et M.Stanley Bruce, haut-commissaire d’Australie.Ils partici- peront vraisemblablement a la séance que le Roi fera tenir au Con-s«‘il privé demain, pour approuver formellement le mariage du prince George et de la princesse Marina.Le générât Smuts vient d’arriver par la voie de l’air.On annonce qu'il vient pour permettre à l'université St.Andrew’s de l'établir officiellement dans la fonction de lord-recteur qu’elle lui a confiée il y a déjà un si grand nombre de mois que le récipiendaire se trouvera à sortir de charge quelques semaines après son installation.Le congrès conservateur Le parti conservateur britannique commence aujourd’hui, à Bristol, son congrès annuel.D’apres une dépêche de Bristol, il a été question, a la séance d'ouverturé, de réformes à faire subir à la Chambre des lonis, pour empêcher les socialistes, a dit un con gressiste, d’effectuer des modifications radicales sans que le peuple l’exige expressément.Mais il a aussi été question «ie défense im-; périale.Lord Lloyd a affirmé que ’ la maîtrise des mers a été escamo-1 tée à la Grande-Bretagne, au cours des eonférenees navales.M.Ne-ville Chamberlain, chancelier de : l’Echiquier, a répondu: Le gou-! vernement.avec l’aide l'autorités en la matière, a déjà étudié à fond lu situation en matière de défense.Nous n’avons pas publié de pré cisfon au sujet de nos plans.Ces plans, il faudra peut-être les modifier suivant les exigences du temps.La Faculté des Sciences Son département de chimie tembre U au dm de Choiseul: L’actualité King et Bennett s'uniront-ils?"On achète an chemin de fer: on bâtit un chemin de fer; on vend un chemin de fer".Ainsi Paul-Emile Lamarche résumait-il l'histoire politique du Canaria.Nous touchons, pour la première fois, an dernier chapitre; nous allons vendre, dans tous les sens du mot, an,chemin de fer.Quand srra-l-ll écrit, cet ultime chapitre': Mystère, Mais ce qui est certain, c'est que l'intrigant quasi nonagénaire qu'est ton! Atholstan s'efforce d'en réunir 1rs matériaux.D'ailleurs, l'histoire c'est excusable pour une personne de son âge es! possédée de la manie de se répéter, de radoter.En 19lû on crut opportun de luire vnier le prolongement du par- lement; c’était, en réalité, pour couver le gouvernement dit d'union nationale et faire 1rs élections de t9lî avec Ions 1rs atouts dans le jeu de ( eux qui voulaient prendre l'assiette au beurre.Le grand magicien du temps fat sir Clifford Sifton, habile entre tous les habiles, jusqu'à cultiver une surdité éclectique, qui lui permettait de n'entendre que ce qui lui allait.Il eut, comme second, un libéral éminent, ami de coeur de M.Laurier.M.Guthrie, actuellement ministre de la Justice.Quand le ministère tnt formé, dans je ne sais plus quel hâtet new-yorkais, les initiés se demandèrent quel coup pouvait bien tenir en réserve te vieux sorcier.I,c prétexte (ut tout de suite étalé dans tons les journaux, introduit de gré ou de i force dans tous les yeux et tonies les oreilles: sauver la démocratie en votant ta conscription.M.Sifton n'avait pas eu la peine de trouver ceta tout seul.Le gouvernement Carnet d’un grincheux ‘ Qu’est-ce que l’éloquence académique?” demande un écolier à son père.C’est quand M.Houde parle à M.Monette." * * ¥ Si l’on formait un cabinet d union de tous ceux qui ne veulent pas1 d’un ministère unioniste, il n'y aurait pas assez de portefeuilles ¥ ¥ ¥ faj nom des monarchistes, nous protestons contre l'expression de M, Houde: "Vous êtes un royal bon à rien''.?¥ ¥ Vins d'Ontario, vins de Krance ont ceci de commun; ces derniers sont des vins, et l'on pretend des autres qu'ils en sont.m m 's Riposte aimable du calme M Monette au volcanique M.Houde: "Moi, ie me suis fait une petite fortune avant d'entrer dans la politique.Vous, c'est différent”.M.Monette, à ce qu'on dit, ?ut jadis bnquetier.Il sad en fout cas placer ses briques.¥ ¥ ¥ Les chauffeurs d'autos particulières, a Londres, sont pour la plupart des snobs, dit un observateur anglais.Bien des “Je suis comme le public: j'aime beaucoup mieux la paix que le Canada et je crois que la France peut être heureuse sans Québec”, M.Grand conclut son article en disant: “Il n’en est pas moins vrai, qu’on le veuille ou non, que, du point de vue non plus économique, mais social et racial, c’est le foyer rural qui a gardé le Canada français de l'américanisme en restant, silencieusement, mais imperturbablement.fidèle à ses origines”.A ce que renferme ce premier article de M.Grand, on peut penser qu'il paraît devoir justement analyser la situation de notre groupe au Canada, son esprit et ses tendances.Il faut dire que, parmi les délégués, M.Grand est l’un de ceux qui ont le mieux cherché à voir clair dans notre province, pendant le trop court espace de temps qu'il y a passé.Viticulteurs Le directeur d'une compagnie! vinicole ontarienne proteste haute-! ment contre l'abais ement desj droits sur les vins australiens, sud-africains et surtout français:! “C’est, dit-il, un soufflet d’impor-1 tance à l'industrie vinicole cana-! dienne.Nous avons toujours re-| douté la concurrence des vins fronçais.Dans le Québec, en particulier, il se vendait autrefois 'de: vastes quantités de vins français,! mais, par suite d'une hausse «iesj tarifs douaniers, une grande partie' «le ces importations se sont détournées au profit d’Ontario et le J Québec était notre deuxième grand) client.La nouvelle baisse des tarifs va probab'ement amorcer de j nouvelles importations françaises à notre détriment Je trouve en ) core plus grande la menace acrement, offiaride de fleurs sur la tombe de la vénérée fondatrice Mère Mar le-Rose et visite de la maison , les amlcaüstes et res anciennes1 élèves des SS NN de Jésus et de Marte ¦ont très cordialement invitées A venir nombreuses A cette réunion du souvenir On pourra se rendre à Longueull par les autobus du pont Jacques-Cartier des rues Ontario et Bordeaux Nous achetons le matériel Nous l’éprouvons Nous confectionnons les chemises et ainsi nous savons que les Chemises gatonia n ont pas d’cgalei à 2.00.quant à la qualité, l'ajustage, la confection et le modèle Le meilleur broildcloth de coton anglais sur le marché — rétréci ‘'Rigmel" pour assurer un ajustage permanent — les meilleurs dessins et les plus jolies nuances — confection d’après des spécifications rigoureusement suivies voilà qui donne aux chemises EATOfslA des mois et des mois de service confortable Chacune .oo Au rez-de-chaussée rue Sainte-Catherine Ufttf» r T.EATON C* LiMil LC MONTREAL- Lc marchand juif angle 1 1 I Mante du soir en velours avec petite traîne et col de renard blanc.Un coi Chanel en renard argenté orne ce manteau d’un rouge flamboyant.Bravo, jeunesse d’Acadie Congres regional de rA.C.J.C.à Bathurst et à Notre Dame de Kent au Nouveau-Brunswick On peut épilogue!* indéfiniment sur un congrès, deux de Bathurst et de Notre-Dame, sur l’établissement des jeunes, fourniraient matière a d’utiles réflexions.Nous prêterons exprimer simplement une impression directe: l’Ara-die est bien vivante; la jeunesse d Acadie prend conscience des j difficultés qui Tcnvironnenl; elle entend se défendre.Songez que les régions de Chatham et de Saint-Jean ne sont organisées que depuis trois ans.Or, les cercles d’A.C.J.C.restent relativement très nombreux; ils comptent près de quinze cents membres actifs; et ils estiment que r’est trop peu.Et ils répètent, par-I dessus tout, que la quantité les in I teres.se peu, qu’ils cherchent la qua Hlé, qu’ils ne s'embarrassent pas de membres inutiles, qu’ils ne veulent pas que leur marche soit alourdie d un poids mort.A Bathurst.S.E.Mgr Chiasson assiste au congrès; il est le premier arrivé, le dernier parti.A Notre-Dame.S.K.Mgr Leblanc, malade, .sc fait excuser et témoigne pai Tel le cruel vautour attend un oiselet.Il guette le client de son "bedit commerce".Il le presse d’entrer d’une voix où transperce Son astuce, en dépit de son faux air benêt.Il prétend au client vendre un habit complet, Mais si, devant l’achat, celui-ci tergiverse.Le Juif sent qu il doit prendre un chemin ae traverse Pour mener sûrement sa victime au filet Il toussote, il clignote, il gémit et déclare Que les temps d’aujourd’hui sont durs à supporter Mais que de moitié prix, il consent à baisser.v Tout joyeux, le client de l article s empare Pensez donc, cet habit dont il est possesseur Lui revient la moitié de dix fo.s sa valeur.Montreal, oct.1934.Lorette Saunol-Daigncault Icljrc enthousiaste de Talluehemcnt i a chaulé Thvmnc national des Va-qn il pork* n s» jeunesse.riiemts.l’.tnc Mûrir Stella; resume Partout, l’entrain règne.D abord, | des aspirations religieuses el na-on est un peu gene; puis, très vite, l Honnies (Time race qui proclame la glace est rompue.De beaux jeu- ] par ses paroles et par ses actes nés hommes, l’air vaillant, qui s’ex j qu'elle eii'end défendre son hérita •riment avec une grande correc Hon et souvent un savoureux pittoresque, envisagent sans crainte les problèmes de Thetire.Et quelle franchise dans Taffir-malion rie sa foi! Ici, trop souvent, un pharisaistne inconscient glace une Feuilleton du “Devoir*’ La Légende du Donjon par Pierre GOURDON k k y > k y k k k » » » > v »> > >» »>> > > > ?>T>¥>» > >i»'t jflgft Up (Suite) ! “Que vouliez-vous dire?inlerro Pourquoi?Rcn Litneray que ces circonlocu- Parre que, vous venez de le ,ions res rétieenees agaçaient, dire, ,e ne suis qu’un modeste cm- 1 nirn’ nl"n liculenanL ployé.Près de Mme la comtesse de f'omm‘‘nça par affirmer l’employé Distré, je n’ai aucune espèce d’in-
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