Le devoir, 15 septembre 1934, samedi 15 septembre 1934
Montréal, samedi 15 sept.1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIE Vol.XXV — No 213 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique S, 8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! CANADA 2.00 Rédacteur en chef: OMER HEROUX E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’actualité Au jour des décorations "L'histoire est vraiment la lumière de la vie A propos du Centenaire de Saint-jérôme M.le sénateur Prévost, président du Comité des Fêtes de Saint-Jérôme, a bien voulu écrire pour le Devoir cet article, dont nous le remercions au nom de tous nos lecteurs comme au nôtre.Du grand anniversaire que vient de célébrer la paroisse de Saint-Jérôme, il y a tant à dire que ce n’est pas sans hésitation que j’entreprends d'en parler, craignant de me perdre en des considérations trop générales et trop longues.Né sur les bords de la rivière du Nord, descendant d’anciens Jérômiens, les pensées, les émotions, les souvenirs s’accumulent en moi au point de rendre difficile l'expression des sentiments que j’éprouve.C’est un privilège de l’homme, et l’un des plus précieux, de ne pas seulement se souvenir du passé qu’il a vécu, mais du passé qu’ont vécu ses pères.Quoique Saint-Jérôme ne soit pas très vieux, que de noms et de lieux, que de choses évoque le siècle que nous venons de célébrer.En foulant le sol de notre petite patrie, que de souvenirs nous heurtons avec amour et respect.On a dit que Thistoire est la lumière de la vie.Et c’est juste.Car qui ignore l’histoire traverse un monde aux trois quarts fermé, une forêt de faits obscurs.Les souvenirs meublent réellement mon pays.Mais encore faut-il que la connaissance du passé les éclaire et les illumine.Ainsi, nous avons inauguré un monument à La Chapelle où Saint-Jérôme a pris naissance.Or, comment pouvons-nous apprécier ce monument si nous ne savons à quels événements de notre existence paroissiale nous devons rattacher le souvenir qui se lie à cet endroit historique?Il ne suffit pas de voir une paroisse, une ville, il faut les entendre parler.Et comment nous parleraient-ils si nous ne les interrogeons pas?L’histoire est bien la lumière de la vie.Lors du dévoilement du monument de La Chapelle, des faits vieux de cent ans se présentaient à ma pensée.Je revoyais les premiers paysans, fondateurs de notre paroisse; ceux de la Côte Double, ceux de La Chapelle même, ceux de la Montée Montigny, tous ceux de la paroisse, arrivés ici dès 1821, pour défricher, pour “faire de la terre".Paysans d’une race robuste, fortement trempés au moral comme au physique; hommes dont l'énergie et l’oeuvre durable nous prêdhent les vertus essentielles qui ont fait leur force et doivent faire la nôtre: foi simple et limpide qui idéalise la vie et donne une noble signification à ses luttes, labeur inlasvsable.intégrité, volonté généreuse, gaieté franche, joie sereine et incomparable de la vie en famille, amour vrai de ta teire dont ils furent !e$ courageux travailleurs.Et dans la xnllé dc’'SMht-Têrôme.si j’înteiToge le passé, que de voix me répondent et me parlent.Au parc Labelle.chaque pas soulève un souvenir: c'est la première église de 1839, c’est le premier couvent des SS.de Sainte-Anne, construit en 1864, c’est le premier cimetière où ont été pieusement inhumés les pionniers de notre paroisse, c'est l’antique presbytère.Cet endroit remet devant notre pensée le rôle pastoral de cette pléiade rie prêtres admirables qui continuèrent et continuent encore le noble apostolat commencé, il y a cent ans et plus, à La Chapelle, par les curés de Sainfe-Anne-des-Plaines.Ici comme, il y a quatre cents ans, à Gaspé, comme, dans la suite, à Québec, à Montréal, aux Trois-Rivières, comme partout où le Français apparut, la Croix s’est élevée et a dominé notre histoire.Il ne reste plus une pierre de notre vieille église, mais, à sa place, se dresse la haute stature du curé Lahel'le qui continue à prêcher, comme prêtre, l’évangile du Christ, comme patriote, l’expansion de la race eanadienne-française par la colonisation, par l'instruction, par l’exploitation intelligente des ressources naturelles dont notre pays est si riche.Cette doctrine a ouvert la porte des Laurentides au progrès et à la civilisation.La vue de la rivière du Nord, claire et cascadante, rappelle la naissance de nos premières industries.Nos vieilles rues nous disent, si nous savons les questionner, la vie simple, calme, heureuse, laborieuse de la population d’autrefois.Que d'autres endroits de notre ville nous parlent et nous pénètrent de leurs souvenirs! C'est le terrain où, des 1855, s’élevait la première école, celui où se trouvait le premier collège, en 1874; c'est l'endroit où, en 1853.existait l'Institut des Artisans de Dumontville, foyer de culture intellectuelle et même artistique; c'est le lieu où fut construit le premier marché, en 1863.Nous marchons au milieu de mille réminiscences.Une ville ainsi peuplée par le souvenir nous confère une existence remplie de charme et de hautes leçons qui nous élèvent au-dessus de la banalité.L’histoire est vraiment la lumière de la vie.Si je sors de ma ville natale et si je regarde le Nord, d'autres souvenirs surgissent devant moi.Certaines de nos montagnes, à travers les sapins qui les escaladent et presque les couvrent, montrent des clochers de paroisses fondées par des Jérômiens.Et c'est un nouvel aspect du passé qui s’évoque.Nous rencontrons l’histoire partout.Mais l'histoire ne se réveille pas toute seule.Une fois réveillée, elle double le charme de la vie.Elle est vraiment une lumière, parce qu'il suffit que le passé s'éclaire pour que le présent — sn morne souvent — en soit charmé.Puisque l’histoire offre un tel intérêt et a une aussi grande importance, nous devons avoir une reconnaissance particulière envers ceux qui se consacrent aux études historiques et qui.au milieu des agitations et des calculs matériels qui nous entourent.cherchent la vérité, occupent leur temps, appliquent leur talent à l’écrire.Nous devons mettre en pleine lumière et à l’honneur les personnes qui entretiennent de leur travail et de leur vigilance la flamme de la vérité historique.Je tiens à signaler l'apparition de Y Histoire de Saint-Jérôme écrite par M.l'abbé Elie-J.Auclair.Par son oeuvre d'hier — oeuvre abondante et par l'ouvrage qu’il vient d'écrire, M.l'abbé Auclair se place au rang de ceux qui savent que Thistoire préserve nos traditions de In corruption et de la mort.* Nos archives publiques et de famille renferment des trésors historiques que beaucoup ne soupçonnent pas.Ceux qui liront VHistoire de Saint-Jérôme verront comment on peut utiliser des archives éparses, incomplètes, des documents privés très divers pour écrire Thistoire d’une paroisse.Us verront aussi comment on doit aborder les questions d'histoire générale en se servant de Thistoire locale.Après avoir lu et compris Thistoire, notre histoire, générale et locale, il nous sera plus facile d'être fidèles au passé et à nous-mêmes.De tous ces centenaires célébrés cette année et au cours desquels on a hautement chanté les gloires du passé, la vaillance Le déficit provincial est de $5,594,473 pour 1933-1934« Baptiste res-; te calme.C’est lui de toute façon qui ; paiera les pots ou les prix cassés.* * * Un aviateur est descendu en parachute sur une cage à lions.Le tout n'est pas de se sauver, il faut se sauver comme Il faut.* * * Les journalutes ont droit d'invoquer le secret professionnel, vient de statuer un tribunal de Calgarv Belle résurrection; mais ce que l’on souhaiterait voir surtout ressusciter depuis les progrès du itunisme, c'est la pudeur professionnelle, ’AMPHILt j ce.Dans crois que l'ignorance, est \ qui est rusé, se laisse cependant j une mauvaise monture, on appelle prendre au pièce, le mot renord j la complétive directe, tandis qu'on ! garde toute son extension, tandis Ma considère comme indirecte (sans qu’il ne désigne plus qu’un indivi-qu’il y ait préposition exprimée) | du de l’espèce dans le renard qui a Idans souviens-toi que l'ignorance., \ pénétré dans la cour hier s'est fail parce qu'on pose la question sou- j prendre au piège, viens-toi de quoi?j'imagine Mais trêve d’ergotages et faisons Certains grammairiens ont voulu j ]e point.Ces notes hâtives ne tourner la difficulté en appelant I rons(itUent évidemment pas une essentielles les complétives dircc-j théorie complète de T analyse; les et indirectes, pour les opposer j elles n’ont d'autre but que d’en aux circonstancielles: mais, alors, faire saisir l'esprit.Sauf erreur, la que fait-on de la complétive déter-j distinction fondamentale entre la minative, qui, par définition, est j forme et le sens s’impose aux ins-e.ssentielle au sens du mot determi-tjtuteurs qui veulent réellement né?Sur ce point, donnons raison à M.Brunot, qui reconnaît, quant à la forme, les propositions conjonctives (amorcées par un pro former leurs élèves, comme à tous ceux qui désirent approfondir la lan gue.i Les pédagogues savent qu’ils nom conjonctif) et rort/onrno/mei-1 doivent commencer par l’analyse : fe,s (amenées par une conjonction), j formeue> malgré M.Brunot.pour 'outre les propositions infinilives arr\yQr graduellement à une ana-el participiales.i lyse sémantique plus ou moins sub- Chacune de ces espèces dr pro-1 ,ile seion râge e, )c degré d'intel-positions peut avoir differents ljgence des élèves, sens, rest évident, et les traités; L’analyse formelle permet d'ap-qui, parmi les conjonctives, ne re-' précier i’esthétique de la langue, ronnaissent que U‘s determinatives ; ^analyse sémantique, son express!* et les explirajjves *ont for-, vité.Et les défenseurs du français renient incomplets.De là, des,qui censurent des phrases comme ergotages a perte de vue m point de vue arl ne le font pas b011 j rrdiine a .une ou a I autre |ant nu nom de l’expressivité (qui subdivision des propositions revê- n'es, pas plus forte dans au point rhex à ce dilemme imparfait.Le de vue de Tarn, qu’en celui de renard, qui avait manqué de prn-1 pathétique, qui ne permet pas de dcnce, tomba dans te piège: qui ne tronquer les locutions prépositives, voit que la conjonctive, dans cette (\e supprimer arbitrairement Tarti-phrase, marque la cause?|C)P et de dire au point de vue art ni La plupart des manuels ne sem- ! rapidité au lieu beauté.nient pas comprendre très bien In LAUAfNCI nature de la détermination.Dire p.S.— Adresser toute oorres-qu'une proposition est déterminât!- pondante au chroniqueur, 6651 rue ve parce qu’on ne peut la retran-IMolson.Montréal. Lt OTEVOIR, MONTHRAL, SAMEDI «5 SerriMOrAY «"ES' VOLUMt XXV-ffo 2H ^ L’expérience marxiste en Russie rfrê leur?activitps pf 1p« professions I libres sont de nouveau autorisées; ¦ on rétablit la circulation monétaire, __________________________ I les banques d'Etat et la rémunéra- Uæ «n.« _ • ' I ?.r ition des fonctionnaires.Mais le famine, la propriété privée, la sécurité person • gouvernement garde la direction des n«lle, ta liberté politique, la liberté de n’existent plus - Famine chronique - Bête de somme fa liberté de conscience et la liberté du travail érf,,ret main,ient ,e r^ime p° I litique dans toute sa rigueur.Or.en dépit de ces importantes restrictions la N.E.P.produisit ans sitôt d'étonnants résultats.Dès 1927 les emblavures sont relevées au niveau de 191,1.T.a produrtion reste encore inférieure, mais les exportations étant réduites à un infime pourcentage de relies d'avant-guerre, les disponibilités par télé d’habitant sont presque les mêmes pour les deux dates.En 1913, la production agricole s'élevait à 10 milliards H de roubles, en 1927.à 11 milliards, cependant que la production industrielle s’élevait à cette Conférence de M.Esdras Minviiic à la deuxième séance des journées anticommunistes 1 oici un résumé du irrwail pré-trnté hier soir, à la deuxième séance des Journées anticommunistes, par M.Esdras Minville, sur Verpé-rieuse marxiste en Russie: soviétique.Destruction de l’ancien régime par l'abolition du droit de propriété, l'institution du travail obligatoire el la substitution à la liberté des échanges d'un système dp distribution des marchandises con- La propagande communiste faiti,^ par Hans les grand état des réalisations de la Russie soviétique dans le domaine économique.Qu’il s’y soit aecom-pli.surtout depuis 1929.quelque chose d'appréciable, cela semble incontestable.du moins à première vue.Mais telle n’est pas toute la question.Des usines, des voies ferrées, des centrales électriques, etc., campa-' rlernière date à 6.9 milliards de rou gnes.nationalisation des terres et j blés contre 6.4 à la première.Si permission accordée aux paysans.| bien que dans le reste du monde on s'imagine que la Russie est sur la voie du salut.Mais la modeste aisance ainsi ac- ponr leur faire accepter la mesure de brûler el démolir les châteaux et les bâtiments d’exploitation des grands propriétaires fonciers.Dans lquise par une partie de la popula-les villes, et partout où il en existe,jtîon la soustrait graduellement à la nationalisation des entreprises in-j dépendance du pouvoir; et le con- dustrielles et commerciales, des ce sont des faits brutaux, qui n’ont jbanqi]es Ht.s bourses, etc.; répudia- en soi qu’une assez minee signification et qu'on peut d'ailleurs discuter à bien des points de vue.Ils ne prennent leur signification réelle que si on les considère dans leur relation avec l’homme qui en est le principe et la fin.La question à se poser n’est donc pas de savoir si le communisme russe, s'exerçant dans un pays qui en est encore à l’enfance économique, a créé des lion des dettes intérieures et extérieures de l’ancien régime.Eetle furie de nationalisation avait pour objet de réaliser le premier point de la doctrine marxiste, savoir, la i collectivisation des moyens de pro-jduction, la suppression de la ron-currence afin, disait-on, d’enlever | aux citoyens toute possibilité d'ex-J ploiter son semblable.L’Etat est institué seul proprié- établissements industriels et oom-!fajre p, seul dispensateur de la vie mereiaux.s’il en a même créé pi»-! pronom jque et sociale, l'ne telle sieurs et de puissants, mais, en pre-! fon,.tinn q va snns dire, nécessite mier lieu.si.dans un milieu iden- Ila mise sur pied d'un formidable mande sont concentrés entre les mains des chefs révolutionnaires installés à Moscou.Par la force tique, un régime de liberté pondé-, o njsme )1e djrertion< rte distribu-rée n'aurait pas obtenu d'aussi lions )jon (jon( (ous ics leviers de corn résultats et.en second lieu, si, dans l'accomplissement de ses oeuvres, ce régime a su respecter la personne humaine dont il est censé améliorer le sort.Il y a, en effet, dans la structure sociale de nos pays des éléments que les hommes ont tou Comme toutes les dictatures, celle jours considérés comme essentiels, des bolcheviks s'est établie par la parce qu'ils répondent aux aspira- for(.e.Mais contrairement aux alitions les plus profondes de leur na- (rps quj ne recourent à la force que ture; des institutions auxquelles ils tan( qlle |eur ()f.llvre constructrice sont attachés et dont ils envisagent j ne |eur a pas permis de se trans-ta disparition possible avec un sm former en régime ne droit, la dic-prême émoi: la famille et son |(attire communiste a continué et gralité, la propriété privée, la se" | continue de se maintenir par la for- curité personnelle, une certaine somme de liberté dans les bornes du droit, un minimum de bien-etre économique, (’.es institutions el ces éléments de vie sociale, le communisme russe les a-t-il respectés, ou s'il les a détruits les a-t-il remplacés par des éléments meilleurs, «les institutions qui répondent mieux ^.aux désirs profonds de la person- |ps réformes dont ne humaine?I plus haut.Apres une brève description de la situation économique des paysans et des ouvriers russes avant la révolution, le conférencier se demande si la révolution a tenu ses promesses et si les classes sociales jouissent âOjom-d hui du bonheur qu'on leur a lais ce parce que sa premiere oeuvre a été une oeuvre de destruction plutôt que d’adaptation et de construction.et que si.dans l’ordre économique.il fait aujourd’hui un effort de restauration, il ne persiste pas moins à détruire dans l’ordre moral et spirituel.C’est donc par la force que le parti communiste a imposé il a été question Mais s’ils comptaient sur la force pour réaliser leur oeuvre.Lénine et ses lieutenants n’avaient peut-être pas assez compté avec les ré-7 J I flexes, les réactions spontanées des deux grandes |masM>s humaines, â qui.si indolentes et si abêties qu’on les suppose, „ —- ., • ,il reste toujours la faculté de se lé- sé espérer d un changement (le |f ler dans |a passivité et le refus, girae.Puis il procédé a l etude te ^ navsans résistèrent à la soein-la première phase du l'omnninlsrn ' |jSi,t jon des campagnes.En dépit .— -—¦ — dos représailles inhumaines aux- _ ; quelles ils s'exposaient, ils limite- NECROLOCIE rent les emblavures, abattiiamt le —- j bétail, plutôt que de le livre* aux s Montréal, le U * zL exploitations collectives l.'agri-Beaudry, époux d Yvette : (,u|(ure dépérit donc rapidement et la production agricole qui, en 1911 â 10 milliards ’y de rou- BEACDRT mimai us j, y ’ .faut de M et Mme Camille Bédard cheptel était réduit aux deux lieis BROSSEAU A 81>Hubert.1e 12.é ^environ.La conséquence de cette »n* Maria, fille de Mme veuve Raymond ver,i(.a|e ,|e la production Bros*eau .I .- dont le ré- environ.chute verticale de la cote — a Montréal, le 13.A 62 an* agricole, dans un pays Mt’- Reitma côté gime de vie était déjà, avant la guer- DELAQE — A 72 an» Mme Narcisse De-1 K'OH ut lagtrnée Mathilde Théberge ire.inferieur a celui de tous l s au CtALARNE.AU — A Montréal le 13.A ’lires pavs européens, ce 'Ut I Clans Marcel enfant de Wilfrid Galarneau | , , f j.(|p 1921 22.Les et « Alexandra Beausoleil linsaixt lamine i » lp, mê- OÜILMAIN A ste-Rosaile le 12.a 2( memes causes produisirent lt ' ans.Mme Horace OuUmaln, née Valéda j mps pffP(S dans l'industrie qui était Deeautét*.i(> ,1 ,,,,1 iii,* ou les commu- GAITTHIER - A Montréal, le 13.A U pourtant II (toma | p sns, Madeleine fuie ri Hector Gauthier etjnistes espéraient les plus granus it de feu Espérance Aubé _ .sultats de l'application de leur theo- Privés du stimulant de l'inte- j J ouvriers ne font JEROME — A St-Baalle le Grand le 12 A «4 an».Laura Mongeau.épouse d'Arthur j rie Jérôme | rêt personne LANORVIN A Marlevlllf le 13 Am- .fforl broUe Lange vin aU( mi lui L'ARCHEVEQUE a Montréal, le 12 àirendemen a Marievuie .e is.Am-1 ^ltl.augmenter i c’est pourquoi.a 1sun ' mentation en volume de la pro- traste entre la situation du moment et celle de la veille suscite dans les diverses classeslîfi état d’esprit incompatible avec les théories officielles.Dp nouveau le régime étant en danger on décide une nouvelle offensive communiste: c’est le plan quinquennal dont le monde a depuis lors tant parlé.En fait, la Russie était arrivée à une sorte de carrefour, et deux sortes de préoccupations ont présidé à l’élaboration et à l'exécution du plan.Des préoccupations politiques nées de la nécessité d’accroître la production de façon à répondre aux besoins de la consommation et d’assurer au pays une certaine indépendance économique vis-à-vis du reste du monde; des préoccupations doctrinales nées de la détermination des chefs révolutionnaires à sauver coûte que coûte leur dictature.Après une brève analyse du plan quinquennal et des objectifs qu'il s’était fixés.le conférencier en vient aux résultats.Les bolcheviks crient à la victoire: parmi les observateurs de l'extérieur, les uns affirment que ce fut un désastre, cependant que-les plus optimistes vont jusqu'à concéder un demi-succès.Le qui est certain c’est qu'en agriculture ce fut un échec.D’après le plan, la production des céréales devait, en 1932, atteindre 817 millions de quintaux.Or elle ne s’est élevée qu’à 698 millions de quintaux.soit 102 millions de moins qu’en 1911 et 140 millions de moins que le total prévu.Si on veut bien tenir compte du fait que depuis 1911 la population a crû à raison de plusieurs millions par année, donc que les disponibilités par tête d’habitant sont aujourd’hui inférieures à ce qu’elles étaient cette année-là, et que les capitaux engagés dans l'agriculture ont dépassé de 100% le chiffre prévu, on aura une idée exacte des résultats du plan.De plus, la production animale est réduite de presque 50% par rapport à 1913.On s'explique ainsi, qu’en dépit des perpétuelles vantardises de ses chefs, la Russie manque de pain ef de viande.Autre échec Autre échec dans les transports.On devait construire 15,000 kilomètres de voies ferrées, on n en construisit que 1.500.L'insuffisance des chemins de fer soulève des difficultés considérables dans la circulation des marchandises, dont certaines, comme les denrées alimentaires.sont indispensables aux besoins de la population.Si l'on se place au point de vue du volume de la production, le plan quinquennal aurait attein! son objectif dans l’industrie.De 1925 à 1913, le volume de la production a en effet doublé.En revanche la qualité des produits a baissé dans des proportions inimaginables, le pourcentage de rebuis atteignant jusqu'à 30 à 50%.Cela restreint considérablement les résultats.Et en dépit de l'aug- , les pour De plus ift »n» Mme .L A L Archevêque née Ma-1 rp(.tion par ,me bureaucratie centra besoins de la popula- rle-Anne Beaudoin I.làKnrfte 1 ampleur de un-iii»".'v* r -L n LAURIN a Montréal le 12.A 57 an*, l'see et que dit ' ¦ don restent toujours insatisfaits.De ri Aiexina Le-Ma tâche; achève la desorgs .11 I plus, la production coûte cher.L'in- trie a absorbé 32 milliards de Horm'.sds* Laurin, gautt LEBUIS A Montre» epoux ri Aiextn» Le- la tâche; achevé m oesm ! ée l'industrie.La production en ‘ V iw„.«««"•«'' S i secondes noce» dejo,1P à celle de 1911 et < rttl bal j a., ir, „i.niliietinn industrielle ag i ._ Louis tebui* époux en tbéts Lalsr.de et en secondes noce» ae i uj Thérèse Prévost 1 , McDLtEF A Montréal le 13 A R7 ans ,lf’ EU* McDuff époux de feu Tharslle.Rien-! grave deau NADON A Montréal, A 52 an» Philla» Sadon.époux en 1ère» noces de Rosée îharrdn en ïémes dé Corinne Comtois 1 R ATTELA DE A Montréal le 13.A 36 Lcnine se ins Ellane Boucher épou*e de Louis Rat-j l’avenir dit régime était en jeu.j,nn au lendemain il proclame donc in-n.—.- |a ^ (• p une reculade qui con- arxislc cl allait dettes résul- ta production industriel d’autant la famine.Reculade rendit compte blés au lieu de 23.prévus par le plan.En outre, elle a exigé beaucoup plus de main-d’oeuvre qu'on ne le prévoyait, surcroît qui va, dans l’industrie lourde, jusqu’à 5 que Du Enfin, les prix de O A oc ^VVAYLAND ^ tf VALLEE Dtrccéturs de Funérailles 5238, AVENUE DU PARC DOIIerd 1114 4 ! firmai! l’échec nu montrer, par le contraste tais, l'ineptie des théories sur lesquelles celle expérience était fondée La libcrlc du commerce privé est rétablie, les pavsaus sont grèves d'impôts, mais iis reçoivent ¦< libre disposition «le leurs biens cl ^ (- , , .le leurs récoltes.Les petites entre- vlMov fixation de 1 autorité des nnscs industrielles peuvent «epren- prix d’achat et de vente et bénéfice _______ fin monopole commercial de I Liât, .-• gonflement de la circulation ftdu 263« notre-dame ouest iaitc, expropriation J" l ' emprunts forcés, etr revient au lieu de tniisser de 25% comme l'ordonnait le plan, n’ont baissé au maximum que de 10% et dans certains cas.ils ont même augmenté.Bref, si, outre la quantité, on considère les autres facteurs du succès industriel, on peut affirmer que dans ce domaine encore le plan quinquennal n'a remporté qu un médiocre succès.Le conférencier examine ensuite les procédés de finance des bolche- Lettre d’Europe (Suite de la 1ère page) contre Hitler, on pourrait dire qu'il a perdu plus de 2 millions de voix.Mais on ne peut pas le dire aver autant de certitude, puisqu'il s agis sait de se prononcer sur des questions.et non sur une personnalité- Malgré eela, les ennemis du regime hitlérien, allemands ou étrangers.ont voulu interpréter les résultats du plébiscite comme s il s'était agi de voter pour ou contre Hitler, el ils en ont eonrlu à un commencement de déclin pour l’hitlérisme et son chef.Des gens circonspects ont montré le danger de cette interpolation sommaire et hâtive.La Nation Belge, le plus nationaliste et le plus antiallemand des journaux de Belgique, a fait remarquer qu’on risquait, en jugeant ainsi, de faire perdre de vue le danger que représentait rhitlérisme.Dans le Journal de Paris, M.Louis Gillet, bien connu au Canada pour s’y être consacré au haut enseignement universitaire, a exprimé une opinion un peu semblable, après avoir vu les choses sur place en Allemagne.A ses yeux, le prestige du Führer est resté tel, que le plébiscite du 19 août l'a investi, aux yeux de la foule, d’une sorte de droit divin.Même les exécutions sommaires du 30 juin trouvent grâce aux yeux des Allemands.“C’est pour nous, disent-ils, qu’il a fait cela.’’ Ÿ ¥ ¥ .Un fait, qui a une signification précise, ressort pourtant des résultats du plébiscite allemand: Hitler a perdu quelque chose de sa popularité dans les régions catholiques, notamment en Prusse rhénane.Les organes les plus autorisés de l’hitlérisme en conviennent.Or, c'est là un fait important.Les lecteurs du Devoir se souviennent peut-être que, lorsque fut conclu |e Concordat entre le Reîch et le Sainl-Siège, je me suis montré assez optimiste en ce qui concerne les destinées du catholicisme en Allemagne.Je leur ai signalé un message que le prince-évêque de Breslau avait adre ,»é à Hitler, pour le féliciter el pom lui exprimer sa confiance.L’épiscopat allemand partageait cet optimisme.J’ai dit aussi aux lecteurs du Devoir qu’il ne pourrait plus s’agir d’un Kulturkampf dans le sens bismarckien du mot, c'est-à-dire d'une eampagne anticatholique, au point de vue religieux.Je leur ai dit que, si des conflits éclataient entre l’Etat et les Eglises, ce serait plutôt pour des questions mettant en cause l’autorité en matière politique.J’ai ajouté que.étant donné la forte organisation de l’Eglise catholique, elle aurait peut-être moins à souffrir, en pareil cas, que les Eglises protestantes.(iette dernière prédiction s’est réalisée.Par suite des tendances du Beich à vouloir faire acte d’autorité en matière religieuse, la création d'une Eglise protestante officielle a suscité dans le protestantisme allemand un état de crise qui vient de se manifester au congrès oecuménique de Fanoe, au Danemark.En ce qui concerne le catholicisme.son inquiétude est venue, moins d'empiètements de l'Etat dans le domaine religieux, que de la propagande faite en faveur d'un néo-paganisme que certains hitlériens considèrent comme plus conforme au germanisme que ie christianisme sous l une quelconque de ses formes.Or, on a l’impression que cette propagande est le fait, moins de Hitler lui-même, que de certains de ses lieutenants qu’il ne surveillerait pas assez.On vient cependant de signaler que le journal Nordland, organe impqrlant du néo-paganisme, a été interdit pour un mois, à cause d'un article jugé injurieux pour le christianisme.Vouloir recouvrer la Sarre, en grande partie catholique, vouloir se gagner l’Autriche, très catholique, et laisser se développer en même temps des campagnes dont le» catholiques pourraient prendre ombrage.ce serait d’une étrange inconséquence.Hitler le comprend sans doute, puisque, dans le grand discours quil vient de prononcer à Coblence, a l'occasion du prochain plébiscite de la Sarre, il a tenu à rassurer les catholiques.Mais pour les rassurer, aussi bien en Sarre qu en Autriche et en Allemagne, il faudra surtout qu'il surveille ses lieutenants.Je connais un Genevois, avocat el publiciste.très catholique, près de la moitié de la cité de Calvin est catholique, et en même temps “germanophile'' Comme catholique, il esl pacifiste.En tant que “germanophile", i| s’était réjoui de l'avènement de Hitler, n’y voyant pas un danger de guerre, mais simplement le moyen de faire sortir l'Allemagne du chaos.Or.certaines choses l’ayant inquiété comme catholique, il s'est permis d'adresser à Hitler un mémoire qu'il a bien voulu me communiquer.Il exprime au chancelier allemand ses sentiments bienveillants.Mais il le met en garde contre certains de ses MAISONS D’EDUCATION COURS E«R Demoiselle 12 ans d expérience donne coure elMSlqu» et commerrl»! strictement privés, français, anglais sténographie en 2 mois clavlgraphle traveH rte bureau, tenue de livres, mathématiques.machines A 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pas hâte de quitter le foyer, gardez ce foyer joyeux, pvopre et sain: la morale de .Jésus-christ est la morale de la véritable joie, et cette joie qui inonde le foyer chrétien, jamais le monde, dans le tapage et le fracas de ses bruyants plaisirs, n’a pu la donner.1 Nous souhaitons à tous les enfants de notre paroisse plein succès dans leurs études, nous les bénissons de tout coeur eux et leurs familles.^ Achète bien qui achète chez Maiion essentiellement canadienne-françai-se établie dans la paroisse Saint-|acques depuis 1 868.mmmammm—mBsrsmm.mk Protégez-vousî.Achetez maintenant votre manteau de fourrure, fait sur commande ou tout fait, car les pelleteries brutes montent rapidement.Un léger dépôt réservera votre manteau au prix actuel.flAgTlESJAftPINS 6 fit 1170, RUE SAINT-DENIS LE PLUS GRAND MAGASIN DE FOURRÜRES AU CANADA.Fausse impression.AVI?IMPORTANT Lr public *st «me l’impreaslon que ch«a Lungfcller.Il n* se vend que des radios, pianos, etc Noue tenons à lui faire savoir que nous 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