Le devoir, 26 octobre 1915, mardi 26 octobre 1915
VOLUME VI—No 251 MONTREAL, MARDI 26 OCTOBRE 1915.DEUX SOUS Li p* l/IERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$$.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR _ \ V4 ^ Rédaction et Acrations £.0.43 RUE SAINT- SSe iJ MONTREAu TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 746G Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LA QUESTION BILINGUE Après Miles Desloges.- Quatre vaillantes dont ii faut savoir les noms.- L’appel de l Association de la Jeunesse.-L admiration efficace.Te cas de Miles Desloges, les deux vaillantes institutrices d’Ottawa, Vient d avoir, en des circonstances un peu différentes, un digne pendant.Une dépêche de la Canadian Press, publiée dans le Devoir d’hier, en a donné les grandes lignes.Résumons-les, d’après le récit que faisait a son iour le Droit d’hier.Quatre institutrices de l’école Carneau, Mme A.Dumais Mlles M.-L.Roque.Juliette Roy et M.-A.Barrette — il importe qu’on sache leur nom comme celui de Mlles Diane et Béatrice Desloges — sont donc priées I autre jour de rencontrer les agents de la commission gouvernementale.Elles r.ont reçu, à cause des procédures judiciaires intentées l’an dernier, qu’une fraction de leur traitement de l’année 1914-1915 ; elles n’ont væn reçu du tout pour 1915-1916.On leur présente des chèques repré-, sentant la somme qui leur est due ; —- mais on exige en retour “un reçu dans lequel on a glissé habilement la reconnaissance de la commission au gouvernement et du fameux règlement AT//”.loutes quatre refusent, et Ion rejette dans les tiroirs l’argent des pères de famille l’argent qui a été loyalement gagné par les institutrices, mais qui ne leur sera pas remis parce qu'elles ne veulent pas reconnaître l'existence d’une commission instituée en violation de la Constitution e: des droits des contribuables, parce qu’elles ne veulent pas accepter un règlement absurde, condamné par les parents et dont l’objet est de dénationaliser les petits enfants canadiens-français.H faut s’incliner avec respect devant les quatre institutrices, pauvres sans doute, qui ont héroïquement affirmé de la sorte l’énergie de leurs convictions ; il faut joindre, dans notre reconnaissance et notre admiration, leur nom à celui de Mlles Desloges ; mais est-ce tout ?Et comment leur prouver, de façon efficace et tangible, la valeur de cette sympathie et le sérieux de cette admiration ?Comment les aider dans la lutte où elles combattent si admirablement ?De la façon la plus simple et la plus directe à la fois : en fortifiant la Cause elle-même, en apportant à ceux qui la défendent, des armes et des munitions.Et i.faut se réjouir qu’une heureuse coïncidence fasse éclater, en même temps que ce nouvel et tragique incident, le nouvel appel de l’Association de la Jeunesse., * * *• A tous ceux qui veulent manifester de façon pratique leur sympathie, a tous ceux qui veulent apporter leur obole à l’oeuvre de défense française, l’Association de.la Jeunesse donne le moyen de traduire leur pensée en acte, de faire tout de suite de leur désir une réalité.Et elle leur offre en même temps une grande leçon, une leçon de perseverance et de méthode.Nous en avons tant vu de ces flambées enthousiastes, qui n’eurent pas de lendemain, de ces mouvements lancés à grand orchestre, et qui bientôt s’immobilisèrent dans le silence et 1 inattention générale.Les Jeunes n’entendent plus qu’il en soit ainsi.“Aussi longtemps que durera la persécution, écrivent-ils superbement aussi longtemps doit durer la résistance ORGANISEE.” Nous ne sommes pas “une armée de parade”, disent-ils encore.“Le travail intime de nos groupes se traduit le plus généralement en action bienfaisante au sein de nos paroisses ; mais il importe que l'on sache que noire association dispose au moment qui lui plait d’une multitude de combattants aguerris et disciplinés, et que toutes ces forces coalisées sont aujourd'hui comme hier au service de la langue française persécutée dans l’Ontario”.Aolre actif concours est acquis à l’Association canadienne-fran-çaise d’Education de l’Ontario, représentant les pères de famille, aussi longtemps que cette dernière jugera bon de poursuivre la lutte et de compter sur notre collaboration désintéressée.” Et, après avoir donné des mois de leur travail, ils ont le courage de se remettre à l’oeuvre, de recommencer la campagne d’éducation de tendre une seconde fois la main.* -TC1 * Tendre la main, c'est une dure besogne par le temps qui court, alors que tant de bosins s’affirment.Mais il faut éclairer l’opinion française et anglaise, il faut’maintenir une organisation etficace et qui assure l’action commune, il faut plaider la cause devant tous les auditoires, il faut empêcher qu’on ne prenne les gens par la famine.Dans celte guerre comme dans toutes les autres, l’argent est le nerf essentiel.Il faut de l’argent pour parer aux nécessités quotidiennes • il en faut pour parer aux besoins imprévus ; il en faut pour inspirer à certaines gens le respect, car l’argent est l’une des formes de la force.On traite de façon différente des hommes qu’on sait en état de se défendre sur tous les terrains et des malheureux que l’on croit acculés et sans ressources.Rappelez-vous la parole insultante : Cette cause, on ne.la portera pas en appel : car la minorité ne trouvera pas l’argent nécessaire.Saluons bien bas les vaillantes institutrices, félicitons les Jeunes de leur dévouement et de leur énergie ; mais rappelons-nous que la plus haute et la meilleure façon d’admirer, c’est encore d’agir.Orner HEROUX.UN CHEMIN DE FER DE L’ETAT Il se poursuit de ce temps-ci-dans le Post, de New-York, entre deux experts en chemins de fer, une polémique au sujet de Y Intercolonial.Un M.O’Leary, favorable à la nationalisation des chemins de fer, cite l’exemple de Y Intercolonial au soutien de sa thèse.M.Samuel 0.Dunn, directeur du Railway Age Gazelle, de Chicago, estime, par ailleurs, que l’expérience du gouvernement canadien n'est pas telle qu’il en faille conclure d’emblée à l’exploitation des chemins de fer par l’Etat.Il ne dit pas si le régime des chemins de fer, propriété d’Etat, et loués pour exploitation à des compagnies particulières, ne serait pas le régime somme toute le plus satisfaisant et pour le public, ainsi protégé contre les exactions de certaines compagnies et pour celles-ci, qui n’auraient pas à faire «les frais, de construction très coûteux.M.O’Leary écrit que la nature des régions à travers lesquelles passe Y Intercolonial est telle qu’elles ne peuvent pas donner assez de recettes, au chapitre des voyageurs et à celui du transport des marchandises, pour qu'il puisse marcher à profit pour l’Etat.A cela, M.Dunn riposte que les statistiques officielles de VIntercolonial, si elles sont exactes, démontrent que, pour six des huit années expirant au 30 juin 1914, VIntercolonial a transporté, Pacifique Canadien Intercolonial .Par mille, plus de voyageurs et plus de marchandises que le Pacifique Canadien.Il donne ces chiffres-ci, pour 1914: Voyageurs, au mille .132,850 .137,563 Tonnes de marchandises, au mille .896,470 .924,729 “tandis que entassait de amas- Pacifique Canadien Intercolonial.Et cependant, dit-il, le Pacifique.Canadien .gros profils, Y Intercolonial sait les déficits." M.O'Leary dit.lui, que si Yln-tcrcoloniul n’est pas plus prospères, c est qu’il traverse des régions improductives.“Il en est ainsi du Pacifique Canadien et de tous les chc-mins de fer de quelque importance , di.M.Dunn, qui reprend: “La quantité proportionnelle de marchandises que transporte YInterco-lunwl est de 25 pour cent plus forte que celle de la moyenne des chemins de fer à l’Ouest du Mississippi Lt ce n’est qu’en 1913 que la densité du transport des marchandises, sur les chemins de fer du sud des Ltats-Unis a égalé en moyenne celle de Y Intercolonial.” Un peu plus loin, il ajoute: "Les chiffres démontrent que VIntercolonial transporte une moyenne de passagers supérieure, toutes proportions gardées, à celle que voiturent les chemins de fer du sud el dr Touesl des Etats-Unis- Ils démontrent aussi que la moyenne du transport de marchandises et de voyageurs, sur Y Intercolonial, est telle qu'elle uffirait à en faire un chemin de fer prospère.Et s’il a perdu de ! argent dans le passé, c’est à cause de sa mauvaise administration”.La situation s’est améliorée, depuis l'avènement de M.Guteîius, dit M.Dunn, mais, — ce qui prouve que, sur quelques points, du moins, M.Dunn est bien informé, — “les politiciens du territoire que traverse VIntercolonial ne lui donnent pas une aide bien enthousiaste.” A la théorie de M.Dunn que VIntercolonial fait tout autant d’affaires et de recettes que les chemins de fer du sud et de Touest des Etats-Unis, M.O’Leary répond qu’une proportion très grande de chemins de fer américains, propriété privée, même dans les régions les plus riches, sont aux mains de liquidateurs, parce qu’ils ne font pas leurs frais.M.Dunn réplique à cela: “Ces chemins de fer sont en faillite, toutefois, parce qu’ils n’onl pu gagner, à de certains intervalles, de quoi payer leurs frais d’exploitations et leurs intérêts sur leurs obligations et 'curs bons.Mais si l’on considère toute l’histoire de Y Intercolonial, depuis que le gouvernement l’ex-ploite, on verra qu’il n’a jamais gagné un sou d'intérêts sur Je mon-iant qu’il a coûté, et que au surplus, il s’en faut de 8 millions el demi qu’il ait gagné même ses frais d’exploitation.En d’autres termes, si on lui applique l’étalon dont on se sert pour les autres chemins de fer, propriété privée* il est manifeste qu'il a toujours été en i banqueroute, depuis qu’il est propriété d’Etat.Il y a quelque différence entre une administration privée sous laquelle un chemin de fer, occasionnellement, manque de faire ses frais, et cette autre espèce d administration qui tient dans un eiai perpétuel de banqueroute le chemin de fer qu elle dirige.” Les chiffres de M.Dunn semblent laire justice de l'administration d’un chemin de fer par des politiciens, au gré de la politique.De régime en régime, Y Intercolonial a peine à gagner même une partie de ses frais, puisque les deux partis I exploitent tour à tour selon leurs fins.Le fait que, depuis que le gouvernement a confié la direction de VIntercolonial à une commission ou à un commissaire, ses recettes ont augmenté, démontre que le régime nouveau est préférable à l’ancien.Il le sera davantage, quand on aura éliminé complètement la politique de l’administration de ce chemin de tel'.Ce régime de commission, du reste, a donné de forts satisfaisants résultats, en Australie et ailleurs.Ils sont d’autant meilleurs que la politique y tient moins de place.Il y a quelques jours, les gazettes mentionnaient qu’il est question de l’exploitation, par l’Etat, à assez brève échéance, du Grand-Trone-Pacifique ; l'Etat agirait, en l’espèce^ comme une sorte de séquestre, à cause du non-paiement possible de l’intérêt sur les obligations de ce chemin, qu’Ottawa a garanties de différentes façons, depuis 1905.Ce que dit M.Dunn, s’il a raison, démontrerait que ce marché ne sera pas des plus avantageux pour l’Etat.Et, dans ce cas, du moins, il ne saurait être question d’offrir à bail le Transcontinental national et le Grand-Tronc-Pacifique à quelque autre compagnie ; car les charges fixes de ces deux chemins sont telles que personne n’osera, eu- ce temps de crise, entreprendre et de les payer et d’exploiter ce deuxième transcontinental à profit pour des actionnaires.Une fois de plus, donc, l’Etat sc Irouvera peut-être chargé d’un chemin de fer qui ne fait pas ses frais.Et s’il y est obligé, ce sera de la faute de la politique et des politiciens qui.pour avoir voulu, de 1905 à 1912, favoriser des amis, ont dépensé sans compter pour le nouveau transcontinental et ont amoncelé les obligations et les emprunts sur lesquels il faut maintenant paver des millions d'intérêts qu’il ne rapportera peut-être pas avant dix ou vingt ans.Les expériences que le Canada fait dans le domaine des chemins de fer lui auront été coûteuses et n’ont pas fini de l’être.Il faut espérer qu’il en profitera.Si elles ne prouvent pas de manière concluante contre la nationalisation dos chemins de fer, elles établissent, par ailleurs, que, si pn veut qu’ils soient propriété d’Etat et propriété payante, il faut les administrer comme le font des compagnies ordinaires, sans égard pour les politiciens, avec des méthqdes d’affaires prévoyantes et économiques.Georges PELLETIER.IL FAUT SE MEFIER Nous avons maintes fois dit aux lecteurs du Devoir comment il importe de se méfier des dépêches qui prétendent donner la pensée ou définir Uattilude du Pape.Il se poursuit à travers le monde depuis le début de la guerre, une campagne anti-papale aussi persévérante qu’insidieuse.Celle campagne a d’autant plus de chances de réussite que toutes les passions nationales sont poussées au paroxysme, que les peuples sont systématiquement tenus dans l’ignorance d’une partie de ce oui se passe dans le monde et que, dans ces conditions, il est facile à des gens peu scrupuleux de présenter le Pape, père commun des fidèles, comme insuffisamment sympathique, ou même hostile, à tel ou tel groupe ethnique.Et l’on ne s’est pas fait faute d’exploiter par ce moyen les sentiments des Belges, des Français, etc.Mais rien ne parait encore avoir éçtalé, comme canaillcric précise et directe, la dernière aventure belge.Il y a quelques jours donc, on annonçait que le Pape avait fait au Roi Alber: un appel personnel direct, et semblait-il, exclusif, le priant de prendre l’initiative des pourparlers de paix, et l’on ajoutait (jue le Roi avait aussitôt répondu qu’il ne parlerait point de paix tant que son pays serait sous la botte de l’Allemand.On aperçoit 1?parti que pouvaient et qu’ont dû tirer de cette prétendue correspondance les gens qui, depuis des mois, s’efforcent de présenter le Saint-Siège comme l’allié secret des Austro-Allemands.Or le gouvernement belge nie l’existence même d'une pareille correspondance.Toute l’affaire a été montée à plaisir.Après cela, il importe plus que jamais, on l’avouera, de se méfier.I! est décidément trop de gens qui ont intérêt à menti1, et dont le mensonge semble être l’élément naturel.— 0.H.PILLET DU SOIR.CANADIENS ERRANTS .J’ai Vu entrer sans façon dans ma luxueuse chambre d’hôtel américain un vigoureux citoyen d’environ quarante-cinq ans.aux trails fortement accentués, à la rude moustache grisonnante.“Excuse: le polisson,” dit-il, parlant de lui-mâme, avec cette dignité malicieuse el un peu rustique qui marque généralement au Canada l’artisan de la terre ou de la forci.Pour moi.je l'avais classé tout de suite sous le terme générique “Saguenay”, et pendant qu’il causail de sa grosse voix avec l’autre visiteur qu’il était venu relancer jusque chez moi, je me sentais de plus en plus porté à le cataloguer parmi les défricheurs venus naguère de la Malbaie ou des Eboulements pour jeter bas les premiers arbres de la grande région forestière du nord de Québec.Présentement mon homme se plaignait avec, une inoffensive brusquerie de ce que l'Association patriotique qui se réunissait en un grand congrès, semblât s’attendre à trop de travail de sa pari à lui, dans sa lointaine région de l’Illinois.“Oui.grognait-il.on ne m’aide pas, on ne m’écrit pas, on ne m'envoie rien ni personne pour m'aider : “il n’y a pas de soin, Grignon est- là !” Oui, je suis là.mais je ne puis pourtant pas tout faire tout seul !” Là-dessus, le premier visiteur trouva le temps de me présenter mon hôte inattendu.—Alors, demandeur] • nous habite: Tlllinois ?Je suis content de voir comme vous parlez bon français.1' a-t-il longtemps que vous avez quitté le Canada ?—Ah .cher monsieur, il y a vingt-huit ans que je suis parti du Lac Saint-Jean.—Tiens, vous étiez du Lac Saint-Jean ?Et de quelle paroisse ?—U n’y en avait pas beaucoup dans ce temps-là, des paroisses, bien qu’aujourd’hui on me dise que c’est très avancé.Mais c’est mon vieux père et moi qui avons ouvert la paroisse d’Hébertville.Ce n’est pas d’hier, en effet, puisque trois ou quatre grandes localités, à ma connaissance, se sont détachées déjà de cette belle paroisse-mère, que recouvrait la forêt la dernière fois que l’avait vue cet homme encore jeune.Quelques noms que je lui citai, parmi les pionniers de son époque, causèrent à mon interlocuteur une surprise émue.“Comment ! Vous avez connu ces familles-là ?” Et mon “Illinois” était tout surexcité, après vingt-huit années de séjour dans un territoire lointain de la “libre Amérique”.Je dus lui promettre de causer longuement avec lui le lendemain.Mais je me disais, en refermant la porte sur ce visiteur inattendu, que si l’on s’en tenait aux bornes morales plutôt qu’aux conventions géographiques, le Canada français serait l’an des plus grands pays du monde.Robert VAL.LA S.-JEAN BAPTISTE LA SEANCE DE VENDREDI La Société Saint-Jean-Baptiste a décidé de donner cet hiver toute une série de conferences littéraires et patriotiques.La première aura lieu vendredi soir ,au Monument National.M.Mo-rin, président général de la Société, y exposera le projet d’institution d'un livre d’or canadien et M.le sénateur David y fera une conférence sur la famille Le Moyne, qui a joué un si grand rôle dans l'histoire de notre pays, il y aura aussi chant et musique.i Cette soirée est offerte gratuitement aux membres de la Société.La distribution des billets se fera de la façon suivante: tous les membres devront réclamer personnellement leurs billets au Monument National, chaque membre de la Société ayant droit à deux billets.Cependant pour accomoder les sociétaires qui ne pourront absolument pas se rendre au Monument Na'ional, il leur sera permis- de demander par lettre les billets auxquels ils ont droit dans ce cas le sociétaire devra déclarer a quelle section il appartient et joindre à sa demande une enveloppe adressée et affranchie pour la réponse.Aucune attention sera accordée aux demandes de sociétaires qui n’accompliront par ces deux formalités.Un sociétaire pourra encore se procurer des billets par l’intermédiaire d’une autre personne, pourvu qu’il remette à cette personne une demande signée de Sa main et mentionnant la section à laquelle il appartient.Tous les sièges réservés ou non qui ne seront pas occupés à huit heures le soir de la séance seront livrés au-public et les retardataires se placeront où ils pourront.De plus amples détails seront communiqués aux journaux sous peu.BLOC - NOTES Un journal accusait, l’autre jour, le Devoir dr prendre plaisir à mettre en vedette nos oeuvres de charité locale, au moment où les autorités demandent au public de s’intéresser à des oeuvres de portée plus générale.C’esl une accusation gratuite.Le Devoir fait connaître à ses lecteurs les Gardes Ville-Marie, l’hôpital Sainte-Justine, l’orphelinat Saint-Arsène, la Société Saint-Vincent-de-Paul et dix autres oeuvres semblables parce qu'il estime que, si nous devons encourager les autres, il ne faut pas oublier les nôtres.Celles-ci, personne ne les fait et ne les fera vivre, que nous seuls.Le rappeler au public n’est pas une “perfidie”; c’est un acte de justice élémentaire.* * * La Westminster Gazelle rapporte uu’en août dernier, à Los Angeles, Californie, le California Eagle, journal inexistant jusque-là, et disparu le lendemain, annonçait la destruction entière de la flotte anglaise, au large des rôles de Norvège, dans une série de dépêches imaginées de toutes pièces et censées venir de Berlin, de Londres, de Bergen et de Trondhjem.Quarante mille hommes avaient péri, du côté des Anglais.Tr nte-huit cuirassés et neuf croiseurs anglais avaient coulé, sous des projectiles lancés par des canons allemands de 17 pouces, et la flotte germanique n’avait perdu qu’un seul navire, un croiseur de troisième classe.Berlin était fou de joie, Londres, consternée et prête à faire la paix, disait le faux journal.Depuis, la*flotte anglaise est au complet et la marine allemand?est toujours à l’abri des canons du littoral, de Cuxhaven à Kiel.Les Etats-Unis commencent à redouter l’exportalion de leurs chevaux outremer, pour le bénéfice des armées françaises, anglaises et italiennes.Quand il en parlait d’habitude quelques milliers seulement pour l’étranger, chaque année, il s’est exporté 426,000 chevaux américains pendant Jes 12 premiers mois de la guerre.Et c’étaient des animaux de premier choix.Il faut croire que l’automobile est loin d’avoir déplacé les chevaux, pour le transport des canons et des convois de munitions i * * Le Post, de Wellington, Nouvelle-Zélande, exprime le voeu qu’à la prochaine conférence impériale, les colonies approuvent la représentation des Indes à celle réunion, vu la conduite admirable des Indous pendant celle guerre-ci.Les Indes ne sc contenteront certes pas d’un témoignage de reconnaissance aussi platonique.Les Indous veulent se faire reconnaître un droit de citoyenneté sans res-irictions.Londres le sait et les colonies aussi.Il faudra quelque bon jour aborder la question et tenter de la résoudre de manière rlai-re.* ¦»?ir I.e Manchester Guardian raconte ce qui suit: “Un jour, au-dessus des tranchées allemandes, un placard apparut, portant cette inscription: “Les Anglais sont des fous”.Pas une balle ne le frappa.L’injure semblait trop usée, aux Anglais d’en face.Cinq minutes pins tard, un antre placard: “Les Français sont des fous”.Silence.Cinq autres minutes plus tard, troisième affiche, portant ers inscriptions laconiques: “Nous sommes des fous.” Vif intérêt, dans les tranchées anglaises.Dernière affiche, sortant des tranchées allemandes: “Pourquoi ne pas tous nous en aller chacun chez soi?” Les soldats commencent, sur certains poinls des lignes allemandes et anglaises, à en avoir de reste du jeu de la guerre.* * » Le Québec importe moins el exporte plus de produits de toutes sortes que ne fait l’Ontario, dit un communiqué du minis ère du Commerce, à Ottawa.Ainsi le Québec a exporté pour 182 millions le marchandises, pendant l’exercice financier 1914-1915, et l’Ontario, pour 167 millions.Tl reste à savoir si le Québec exporte autant de produits agricoles que l’Ontario.Il est vrai que l’On-lario ne se gêne pas pour acheter du fromage et du beurre québécois, pour les démarquer et pour les expédier outremer avec un?marque de fabrique ontarienne.Et c’est un fait dont les statistiques ne tiennent pas eomple.* * * T.e général Hughes s’esl déclaré hier contre la conscription, à Toronto.Cela rappelle le fameux article de la Gazette où ce ‘ournal rassure ceux qui craignent la conscription, au Canada, en disant que nous ne sommes pas habitants d’une colonie romaine et que nous n’entendons pas être traités comme des légionnaires de Rome.» ¦* -» M.le maire Martin excelle à se défendre.A ses critiques qui lui reprochent de sc servir de l’automobile des commissaires pour faire sa campagne électorale, il répond: “J?n’ai pus* d’adversaire, je ne puis donc faire de campagne.” Un fait reste acquis.C’esl que la ville paie les dépenses de l’automobile dont se serl le maire pour pousser ses affaires et sa prochaine élertion.* * * Les Etats-Unis viennent de découvrir quelques auteurs du complot des bombes placées à bord des paquebots américains chargés de munitions pour les Alliés.Ce sont des Allemands.L'un d’eux prétend avoir été envoyé en Amérique par Berlin, pour empêcher les exportations de matériel militaire.Voilà qui fournira peut-être matière à une nouvelle série de notes ¦ntre Washington et Berlin.* fé •» La guerre, jusqu’ici, a mis hors de combat 677 officiers et 14,510 soldats canadiens.150 de ces officiers et près de 2,000 de ces soldats sont morts au feu.Près de 10,000 de nos hommes sont blessés ou malade-.On peut compter (pie le total des pensions servies aux soldats canadiens, la guerre close, sera de plusieurs millions, chaque année, pendant une période d’au moins 50 ans, — puisque les Etats-Unis paient encore des millions en frais de pensions à des vétérans de la guerre de Sécession, terminée en 1865, il y a un demi-siècle.LE PASSANT.LE MILITARISME AUX ETATS-UNIS On annonce que le président Wilson fera bientôt connaît"?au public Jes motifs qui l’ont amené à approuver les plans (pti lui ont été soumis pour l’accroissement des forces défensives îles Etats-Unis, sur terre et sur mer.Peut-être fera-t-il une décla’ation officielle à la Maison Blanche ; mais on croit plutôt que M.Wilson prononcera un discours sur ce sujet à New-York, le 4 novembre.Non seulement il expliquera le programme militaire et naval auquel ii a adhéré, mais il indiquera aussi les mesures qu’il suggérera au Congrès pour le prélèvement du revenu jugé nécessaire à l’application de sa politique.Le président a accepté sans restriction tes vues de ses secrétaires d’Etat pour la marine et ia guerre, MM.Daniels et Garrison.Tout indique qu'il ne se laissera détoirner de cette voie ni par les clameurs des militaristes à outrance.ni par les lamentations des pacifiste; timorés, dont les rêves ¦d’universelle concorde ont reçu des faits le plus cruel démenti.Du reste, les projets élaborés paraissent tenir compte des susceptibilités traditionnelles du peuple américain et de son génie propre, tout en pourvoyant à la formation d’une armée et d'une marine qui soient en état de protéger efficacement 1er, Rtç'vVtfT ,un agression étrangère, sans la provoquer.Le programme militaire et naval La proposition de renforcer l’armée régulière va de pair avec la création d’une armée continentale assez imposante et un léger accroissement des effectifs des gardes nationale; des différents Etats.La dépense sera répartie sur une période de six ans, qui est le délai jugé nécessaire pour le complet développement du programme militaire.Quant au programme naval, il s’é-iend à une période de cinq années.L’armée régulière des Etats-Unis, qui compte aujourd’hui 90,000 hommes environ, sera portée à 140,000 hommes, entraînant une augmentation de $25,000,000 dans la dépense annuelle.Elle sera pourvue d’une escadre d’avions dont le personnel s’élèvera à 600 hommes.L’armée continentale de 400,000 hommes sera levée au moyen de reemtements successifs de 133,000 hommes par armée — chaque recrue devant faire annuellement deux mois de service actif pendant trois ans et rester ensuite pendant trois années encore inscrite aux cadres de réserve.Durant leur temps de service actif, les continentaux recevront la même solde (pie les réguliers.L’exécution de ce programme exig.ra une augmentation de $72 000,000 à $75,-000,000 dans les crédits de 1916.Pour la ma inc, le projr du secrétaire Daniels comporte, en cinq ans, la construction de 10 nouveaux dreadnoughts, 6 croiseurs de bataille, 25 croiseur; éclaireurs, 80 destroyeurs et 125 sous-marins, avec navires-hôpitaux, transports-charbonniers, et aulres navires auxiliaires.Le montant total à voler.cette année, sérail d’environ $100,000,000; mais comme il y aurait $28.000,000 à défalquer de rel-te somme pour les trois cuirassés dont la construction a été autorisée l’année dernière, l’augmentation totale des crédits de la marine s’élèverait en réalité à $72*000,000 pour 1916.Ajoutée aux $72,000,000 ou $75,000,000 de dépenses supplémentaires à prévoir pour l’exécution du programme militaire, c tic somme forme un total de j>his de $140,000,-000, soit un budget d’environ $402.-000,000 pour la défense nationale des Etats-Unis, en comptant toutes les dépenses à prévoir pour l’armée el la marine proprement dites.Le programme du secrétaire Daniels comporte une dépense de $500,000,000 pour la seule construction de nouveaux navires pendant les six années cpii vont suivre.Le secrétaire Garrison, de son côté, projette de dépenser $105,000,000 pour l’achat d’armes et de munitions et $81,000,000 en travaux de fortification côtière d’ici quatre ans.Ces fortifications, élevées à l’entrée des ports principaux, servent à la protection des grandes cités maritimes.Leur rayon d’aciion est très limité el on aurait tort do croire que la longue ligne des côtes américaines se trouve, par elles, défendue contre l’invasion.Les forts peuvent couvrir un rayon de 15 à 20 milles aux abords des ports de Boston, de New-York, de Philadelphie et à l’entrée de la baie de Chesapeake ; mais enlrc ces points s’étend sur des centaines de milles un littoral absolument dépourvu de défenses et ouvert à l’invasion d’une force expéditionnaire.Les croiseurs de bataille dont le sec étaire Daniels propose la construction sont de puissants navires de 33,000 tonnes de déplacement, d’une vitesse de 28 noeuds, armés de huit nouveaux canons de 16 pouces — Jes plus formidables qui existent.Quant aux croiseurs-éclai-reurs, ils auront un déplacement de 5-000 tonnes et une vitesse de 30 noeuds.Les experts estiment que le Congrès devrait autoriser pendant quelque temps la construction d'au moins quatre dreadnoughts par année, tant que la marine américaine n’aura pas atteint le degré (le puissance désiré.L opposition se dessine On conçoit que les projets d’armements de l'Administration Wilson soient diversement appréciés.Les adversaires du président ne les goûtent qu’à moitié, tam.is que beaucoup de ses amis ne sent pas loin' d en être épouvantés.Ainsi le “Bos-ton Transcript”, républicain, dit: “Ce qu’il y ,a de mieux dans la nou-vehe armée projetée par le secrétaire Garrison, c'est que le plan en a etc conçu par un secrétaire de la guerre démocrate et approuvé par un président démocrate.Jusqu’à présent, le parti a fait de l'obstruction à toute mesure suffisante de défense nationale.Les événements ont sans doute amené les leaders du parti à envisager le sujet sous une lumière nouvelle et plus patriotique.Le plan que M.Garrison propose es! bon dans l’ensemble — bien qu’il ait des points faibles et contienne des propositions vagues.” D’autre part, une dépêche de Washington dit que le représentant Baüey, de Pennsylvanie, a l’assurance que cinquante démocrates de la Chambre basse voteront '-outre l’augmenattion des crédits à l'armée et à la marine.S’il en est ainsi, l’Administration devra compter sur les votes républicains pour faire passer son plan de réorganisation navale et militaire.Evidemment, on s’attend, dans les cercles officiels, à ce que la plupart des républicains du Congrès donnent leur appui au programme.Mais on ne sait pas encore quelle sera l’importance des défections dans les rangs démocrates.M.Daily affirme que le gouvernement a mal interprété le sentiment public, et on serait tenté de croire qu’il a raison quand on lit dans T“Evening Post’, organe habituellement très sympa thique au président: “11 y a bien des choses, dans cette embardée vers le militarisme, qui ont besoin d’être expliquées, à moins que l’entreprise doive être regardée dans une grande mesure comme une manoeuvre stratégique pour prendre les devants sur M.Rosevelt et les républicains.Il y a, sous cette question de la jirépara-ion américaine, plus de problèmes sérieux qu’on ne Je croit.Ce n’est pas une question qui concerne ics Etats-Unis seuls.Nous ne pouvons pas entreprendre d'accroître constamment nos forces navales et militaires sans que des réactions se produisent en Europe.Le développement.de la flotle américaine, même avant la guerre européenne, a été donné comme excuse par les nava-listrs allemands et britanniques pour demander de plus grands sacrifices aux populations.” On voit que le problème s'élargit.I! est probable, cependant, que le président Wilson en a examine tous les aspects et prévu tous les déve-doppements.* Uldéric TREMBLAY.PAUL HERVIEU EST DECEDE CET ECRIVAIN CONNU S’ETEINT SUBITEMENT, A PARIS, A L’AGE DE 58 ANS.(Spécial au “Devoir*’) Paris, 26.— M.Paul Hervieu, de l’Académie française, est décédé ici de bonne heure hier matin, 11 était malade depuis plusieurs jours, mais on ne .s’attendait pas à une fin aussi soudaine.En entrant dans sa chambre, son domestique le trouva mort dans son lit.Paul-Ernest Hervieu était né à Neuilly-sur-Seine en 1857.Il s’inscrivit d’abord au barreau de Paris, puis se tourna vers la carrière diplomatique.Secrétaire de la légation française au Mexique, il donna sa démission en 1880.Depuis il s'était consacré exclusivement à la lit-itérature.Il publia d'abord sous le pseudonyme d’“Eliacin” des chroniques et des nouvelles, entre autres “Diogène le Chien” (1882), “La Bêtise parisienne” (1883), “L’Alpe homicide” (1885).En 1890 il donna 'son premier roman, “Flirt”.“Peints par eux-mêmes” (1893) et l’“Armature” (1893) suivirent.C’est au théâtre surtout qiiTher-vieu donna toute la mesure de son talent.11 fit jouer sur (a scène parisienne “Les Tenailles” (1895), “La Loi de l’homme” (1897), “L'Enigme” (2 actes, Comédie Française, 1901), “La Course du Fambeuu” (4 actes, Vaudeville, 1901), “Théroi-gno de Mcricourt” (Théâtre Sarah Bernhardt, 6 actes, 1902), "Le Dédale” (5 actes, 1903), et "Le Ré-vcii" (3 actes, 1903).Ces deux dernières pièces furent jouées à la Comédie française.En 1900, Piutl Hervieu fut élu à l'Académie.Tl était aussi depuis cette époque président de la Société des gens de lettres.i t 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 26 OCTOBRE 1915 VOL.VL — No 251 CHOSES MUNICIPALES OU DONC EST LE CENTRE ?DISCUSSION INTERESSANTE AU CONSEIL, HIER, AU SUJET DE LA DIRECTION DES LIGNES DE TRAMWAYS.— L’EST NEGLIGE.— LE TUNNEL SAINT-DENIS.— DIVERS.CONFERENCE LES LIBERAUX LES BLESSÉS D’ONTARIO LA SCIENCE CONFERENCE UN APPEL DES CHIFFRES DES CHEFS DE L’A.C.J.C.Où est le centre de a ville ?Non pas le géométrique facile à déterminer, mais l’endroit le plus fréquenté par le reste de la population de Montréal.Voilà la question qui s’est posée, hier, au conseil municipal.M.le commissaire McDonald prétend que ce centre se Irouve à l’ouest de la rue Bleury et MM.les échevins Lpointe et Giroux disent, au contraire, que le centre est où on le veut placer, qu’il serait aussi bien dans l’est si l’on faisait converger les principales lignes ue tramways dans ce sens.C'est M.Giroux qui allume cette discussion.Plusieurs fois, dit-il, il s'est adressé au bureau des commissaires pour demander que les tramways qui desservent les rues Saint-Laurent, Saint-Denis et Amherst tournent aussi bien dans l’est (pie dans l’ouest.M.Giroux fait remarquer qu’il ne demande là rien d’exorbitant.Que les lignes tournent dans les deux sens et les voyageurs se dirigeront du côté où ils le voudront.M.McDonald avait commencé par traiter la demande de M.Giroux de déraisonnable et on l’ava’- vu, lui, l’acharné adversaire du tramway, le défendre “ pour une chose comme celle-là ”, disait il, après M.Côté.M.Giroux a répliqué vertement à M.McDonald ne l’a jumasi dit, d’a-sonnable de demander trois lignes tournant dans l’est quand tout en tournant également dans l'ouest, il n’est pas déraisonnable, ou du moins M.MsDonald ne l’a jamais dit, d’avoir dix lignes pour desservir les grands magasins de l'ouest ?“ Ou M.McDonald ne m’a pas compris, ou il est de mauvaise foi, dit M.Giroux.Je veux être bien net et bien clair continue l’écheviu de Saint-Jacques.La réponse de M.McDonald n’est nullement satisfaisante.11 ne rend pas justice à la population de la partie Est, qui a contribué à l’élire, et on saura s’en f.ouvenir en temps et lieu.Avec le système actuel, ajoute-t-il, les tramways vont déposer les gens aux portes des magasins Goodwin, Al.my ou Morgan.Il lui semble que les maisons Dupuis, Letendre, Vallières, etc.devraient avoir droit à une distribution égale du tralic ” L’échevin L.A.Lapointe prétend que la question est de savoir où est le centre de la ville.Si M.McDonald prétend que le centre de la ville, c'est la partie Est de la rue Sainte-Catherine, jusqu’à l’avenue Papineau, aussi bien que la partie ouest, il a raison.Mais s'il pretend que le centre, e’est la maison Goodwin ou la maison Morgan, il se trompe.La me Sainte-Catherine Est a droit à an service de tramway pour le moins égal à celui de la rue Sainte-Cal lie ri ne ouest.M.Lapointe ajoute qu’il appuiera volontiers la motion de M.Giroux.L’échevin Giroux donne alors avis qu'il proposera sa motion à la prochaine séance.LES ABATTOIRS L’échevin Mayrand, représentant du quartier Delorimier, dont la population se plaint particulièrement de l’incommodité causée par le voisinage des abattoirs, avait déclaré (pie, si cette question n’était pas réglée immédiatement, il bloquerait tous les rapports du bureau des commissaires.11 a mis sa menace à exécution, hier après-midi, en demandant la remise à huitaine de treize rapports.Mais il s’est montré bon prince et il a bien voulu laisser passer les rapports concernant l'exécution de travaux de pavage.Parmi les rapports qui sont restés en plan, on en remarque un à l’effet de voter $46,-103.80, pour exproprier le matériel de la M.!.H.and P.Co., rue Sainte-Catherine, c’est-à-dire pour enlever les poteaux et les fils devenus inutiles depuis l'inauguration du nouveau service d’éclairage.LE TUNNEL DE LA RUE SAINT-DENIS On travaille activement à la préparation des plans du nouveau tunnel de la rue Saint-Denis, qui doivent être soumis aux commissaires des chemins de fer.Ces plans comportent des expropriations s’élevant a $70,000 et autres travaux qui mettront le coût total de l’entreprise à un quart de million.LA M.W.and P.Co.La question de l’achat de la compagnie “Montreal Water and Power reviendra bientôt à l’ordre du jour.Se basant sur une interview donnée par le commissaire Hébert, l’échevin Ménard, au Conseil, hier après-midi, a demandé s’il était vrai qu’on allait prendre incessamment les moyens de réaliser le projet.En réponse, M.Hébert remarque que le maire, dans sa lutte électorale, parle souvent du projet.11 ajoute que plusieurs franchises de la compagnie doivent expirer bientôt.Comme les avis d’expropriation n’ont pas été donnés, il va falloir ramener la question de l’achat.Le maire fait observer qu’il n’est pas en lutte électorale.11 a pris pour principe, dit-il, de rendre compte de sa conduite aux électeurs.Il commencera sa campagne électorale lorsqu’il aura un adversaire.LES JEUNES FILLES D’AUJOURD’HUI rendent parfaitement compte que pour réuHsir, un jeune homme doit être avisé et économe.Soyez donc sérieux et pratiques afin de mériter leur affection.Lisez l'édition de novembre de "Thrift"; elle vous su*r-ffèrera leu cadeaux de Noël à foire en tempa de guerre, et qui enliseront certainement beaucoup plun de pial* air que toua les colifichets ef Ica parures que vous puissiez acheter.Envoyée gratuitement.(Plus que 9 ae* malnes d'ici Noël), MARCIL TRUST COMPANY 110 8.-JACQI1Ç8.tl* anné*.Actif, plua dr 14,000,0(10 M.G.GONTHIEH.PRESIDENT DE L’ETAT-MAJOR DU PARTI LIBE- L’INSTITUT DES COMPTABLES DE LA PROVINCE.PARLE, HIER SOIR, AUX HAUTES ETUDES, DE LA COMPTABILITE APPLIQUEE A LA STATISTIQUE.BAL PASSE UNE LONGUE APRES-MIDI EN CONFERENCE AVEC M.LAURIER AU SUJET DE L’ATTITUDE A PRENDRE.L'amphithéâtre de l’Ecole des Hautes Eludes Commerciales s’élalt rempli, lue ' soir, d’un auditoire choisi, lorsque M.Georges Gon-thier, président de l’Institut des Comptables de la Province, se pré-1 senta, pour donner une conférence Irès instructive sur la comptabilité appliquée à la statistique.Un sujet aussi aride exigeait, pour être traité avec aisance, un homme parfaitement maître de la science des chiffres.Nul aulre mieux que M.Gonthier ne pouvait le faire avec autant de facilité; aussi s'en est-ii tiré à merveille, à la grande satisfaction de ses auditeurs.M.le conférencier nous donna d’abord diverses définitions de la statisiique qui est une science économique et de la comptabilité qui n est autre que la science des chiffres; puis il s’étendit longuement sur la comptabilité considérée au point de vue des financiers, des économistes et du pouvoir public.Pour tous el pour chacun, la comptabilité détermine la situation exacte des valeurs possédées, réunissant et coordonnant d'une façon rationnelle les éléments d'appréciation c|ui forment la ba ;e de la richesse.Ces valeurs se répartissent en Irois groupes ; valeurs acquises, valeurs présentes et valeurs futures.ties principes essentiels établis, l’orateur considère la comptabilité, appliquée à la balance du commerce, puis au rôle qu’elle est appelée à jouer dans la vie administrative.La balance du commerce iioiiais-te dans le surplus des importations sur les exportations d’une nation.Elle est favorable ou défavorable selon les ressources particulières plus ou moins grandes de chaque pays; et les économistes les plus éminents admettent que la balance du commerce favorise les pays riches, pendant qu’elle cause la ruine des pays pauvre*;.Le conférencier passe ici en revue ta richesse de l’Angleterre et de la France, et leur balance de commerce respective, affirmant que cette balance es; plus favorable en France, à cause des conditions où s’opère son commerce, et du plus grand nombre de scs ressources privées.Au Canada, la balance du commerce se chiffre à près de 400 millions de dollars en prenant considération du déficit des exporta-iions et de l’énorme intérêt payé sur les emprunts.Mais notre pays, encore jeune, recèle des ressources inconnues qui formeront dans nn avenir prochain,le plus, sûr apiMuni de notre richesse nationale.Car ce sont les valeurs futures qui constituent la force économique et financière d’une jeune nation.Dans la vie administrative, la comptabilité joue un grand rôle.Eide fail connaître les forces vives d’une nation, en formant de tous les divers corps administratifs un grand tout complet qui permette d’éclairer le gouvernement et le peuple sur la situation du pays.Elle donne, selon une expression de Henri Rumle, chef de notre bureau de Statistique, "une photographie des aspects du pays aux différents points de vue démographique, politique, économique et social.” Et pour obtenir ces résultats, que de qualités doit réunir l’organisateur de la comptabilité.Le conférencier les énumère brièvement ; étude profonde de d'économie politique, science des valeurs et des échanges, connaissance parfaite de chacun des départements, enfin maîtrise de la science des chiffres et de la méthode.M.Gonlhier termine en disant, comme résumé de sa conférence, que la comptabilité, ordonnatrice et méthodique, remplit un double rôle d’assainissement et de précision et qu’elle est la clef du succès.M.A.-J.de Bray, directeur de l'Ecole (les Hautes Etudes, félicita le conférencier eu son nom et au nom du public, et exprima, au milieu des plus vif.s applaudissements, de voeu que le travail de M.Gonthier soit imprimé pour que tous le relisent, l’étudient, le méditent à loisir afin d’en tirer les conclusions les plus praliques.Pour la satisfaction de tous, M.Gonthier nous dit que sa conférence paraîtra dans le prochain numéro de la Revue Trimestrielle.Ottawa.26.— Une conférence, qui a duré tout l’après-midi d’hier, a eu lieu dans le bureau du chef de (’opposition, aux édifices du Parlement, entre les ex-ministres libéraux.Cette conférence était convoquée par sir Wilfrid Laurier, dans le but d’en venir à une entente avec ses principaux partisans au sujet de la igné dr conduite que devra suivre l’opposition jusqu’à la réunion du Parlement el de celle que l’on soumettra au premier caucus du parti à l’ouverture de la Chambre.La nécessité d’une telle conférence à l’heure actuelle est due à la santé de sir Wilfrid, qui, bien qu’il se porte mieux depuis la récente opération qu’il a subie, ne jouit plus de son ancienne vigueur, et entend se retirer pour un moment de la politique active pour prendre quelque repos.Avant de quitter ses lieutenants, on jugea sage qu’il devait échanger avec eux ses opinions afin de savoir ce à quoi ils devaient s’en tenir durant son absence et peut-être plus tard.On avait à choisir entre deux alternatives: celle de dresser e plan d’une campagne dite “nationale el patriotique”, dans les lignes de celles du gouvernement, ou celle d’assurer tout simplement l’avenir le plus avantageux au parti.11 est évident qu’il y a divergence d’opinions entre le chef de l'opposition et ses partisans, si on en juge par la longueur de la confé-r nce.On dit que sir Wilfrid ne laisse voir aucune anxiété au sujet d’une élection; il exprime des doutes à l’endroit de l’uiilité urgente d’un recours au peuple dans les ci r e o n s t a n c e.s actuelles.Sir Wilfrid, assure-t-on, n’esl pas personnellement disposé à refuser une extension de temps au présent parlement, afin de ixcrmettrc au gouvernement Borden de poursuivre sa politique de participation à li guerre.Getle question de l’extension du présent parlement a fait le sujet de la discussion à la conférence; sans en être venus à une décision définitive, on croit que les libéraux favoriseront une telle proposition.Il a aussi été question d’une convention générale du parti libéral ; mais on ne prendra aucun?léci-sion tant que la guerre dur la.Etaient présents à la conférence; sir Wilfrid Laurier, MAI.William Pugsley, Charles Murphy, G.P.Graham, Sydney Fisher, \V .S.Fielding, Rodolphe Lemieux, 1?chef de fil \ F.F.Pardee, le chef de file adjoint, Duncan Ross, E.M.MacDonald, de Pictou, J.A.Sinclair, de Guysboro et J.G.Turriff, de l’As-siniboine, et William M.German, de Welland.CONFERENCE DU R.-P.GALTIER (Pc notre correspondantj Québec, 26* — Devant un audi-toire nombreux et se recrutant parmi la population intelleeluelle de la ville, le H.P.Gallier, des Pères du S.-Sacrement, a répété, hier soir, à la salle des promotions de l’Université Laval, sa conférence sur la France qui combat, la France qui souffre ?t la France qui se dévoue.Le conférencier a vivement ému son auditoire au récil des faits héroïques de la guerre dont il fut témoin pendant son séjour au front.Le H.P.Gallier fera plusieurs autres conférences dans le district de Québec.Il est l’hôte de S.E.le cardinal Bégin pendant son séjour en notre ville.DES CHIENS POUR L’ARMEE FRANÇAISE (P# notrt* rnrrffimmanno Québec, 26.— Le capitaine Mnuf-flet, de l’armée française, qui est en mission au Canada, a obtenu de la ville l’usage des terrains de l’Exposition Provinciale pour y placer quatre cents chiens qu’il a achetés sur la côte du Labrador el dans la région du lac S.-Jean, pour le service de l’armée française.Les chiens seront gardés sur les lorrains de l’Expositinn jusqu'à ce qu’ils soient expédiés en France.L’ capitaine Moufflet s’occupe spécialement de l’achat de dogues qui sont d’une grande utilité pour les troupes françaises.L’EVALUATION A VERDUN LE CONSEIL MUNICIPAL ACCORDE UNE REDUCTION A QUATRE PROPRIETAIRES QUI S’ETAIENT JUSTEMENT PLAINTS.Douze propriétaires de Verdun se plaignaient que l’évaluation municipale était trop élevée.Le conséil s’esl occupé de ces réclamations à son assemblée d’hier soir.Quatre propriétaires ont eu gain de cause et ont obtenu une diminution.Le conseil a refusé les réclamations des autres parce que l’évaluation de l’année précédente n’a pas été augmentée cette année.La compagnie Greater Montreal Land Company, qui, l’année dernière, a contesté l’évaluation de ses propriétés devant les tribunaux, réclame encore celte année contre une nouvelle augmentation, alléguant (pie sa propriété n’a pas été divisée au sens de la loi et qu’en conséquence la ville n’a pas droit de faire l’évaluation de ses lois parce qu’aucun plan n’a encore été déposé entre les mains du secrétaire provincial.La décision que rendra le tribunal pour l’évaluation de l'année dernière sera prise "omine base de l’évaluation de l’année prochaine.Le conseil a volé, hier soir, $1,000 pour la Croix-Rouge canadienne.En plus, un “ tag-day ” aura lieu, demain.et une quête à domicile sera faite demain et jeudi.L’échevin Allard a annoncé qull proposerait à la prochaine assemblée, de faire enlever la vieille digue qui n’est plus d’aucune utilité el de commencer les travaux pour renforcer la partie neuve.L’ASSOCIATION CATHOLIQUE DE LA JEUNESSE CANADIENNE-FRANÇAISE DEMANDE A TOUS» LES NOTRES D’AIDER PAR LEURS SOUSCRIPTIONS LA; CAUSE DE NOS FRERES ONTA-j RIENS.PETITES ^ANNONCES SITUATIONS VACANTES AVOCATS DOCTEURS MEDECIN ., Demandé à Guigues, Qué.Pour [ j tout renseignement, s'adresser Dr I-Gauvreau, 30, S.-Jacques, ville.SACRISTAIN Un homme marié et d’expérience Casier postal 356.— Adresse télégraphique, •¦Nahac.Montréal".Téi.Main 1256-1251.Code* : Utbrr* West On.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCURETTK Edifie* Transportation — Rus Saint-Jacqu»» Diplômé "en hyerfèn» Pnb.——— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voles urinaires, mala- I dies de la peau.Heures : 12 à Z p.m.• | à 8 p.m.Tel.Saint-Louis 3275.708 Parc | Lafontaine, angle Marquette.désire un emploi comme sacristain.! Bon nas références peuvent être i fournies.S’adresser à Léon Caron, Deschaiilon, comté de Lotbinière, P.Q-__________________.EMPLOI DEMANDE La lutte pour la liberté d’enseignement dans la province*d’Ontario est entrée dans sa phase héroïque.Nosl compatriotes ne sent pas abattus par la persécution violente, ils sont au contraire plus déterminés que jamais! à résister vaillamment à l’oppression tant qu’on n’aura par reconnu leurs droits essentiels.L’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française a déjà témoigné hautement de sa sympathie pour la minorité ontarienne Notre aelif concours est acquis à l’Association canadienne-françàisc d’Ec'ucation de l’Ontario, représentant les pères de famille, aussi longtemps que celte dernière jugera bon de poursuivre la lutte et de compter sur notre collaboration désintéressée.L’A.C.J.C.n’est pas .une année de parade; elle groupe les jeunes gens sur tous les points du pays pour leur permettre de compléter leur formation, de puiser ensemble aux meilleures sources de renseignements et d’organiser avec méthode leur effort collectif.Le travail intime de nos groupes se traduit le plus, généralement en action bienfaisante au sein de nos paroisses ; mais il importe que l’on sache (pie notre association dispose au moment qui lui plaît d’une multitude de combattants aguerris et disciplinés, et que toutes ces forces coalisées sont aujourd’hui comme hier au service de la langue française perséculée dans l’Ontario.Grâce au dévouement magnifique de nos camarades, l’Association catholique (le la Jeunesse canadienne-française a pu, depuis près d’un an, intéresser l’opinion publique au problème scolaire qui déshonore l’une des principales provinces de ce pays et rallier à la cause de nos compatriotes opprimés les citoyens vraiment soucieux du droit, de la justice el de la liberté.La saison d'été a nécessairement ralenti notre action.A dessein, nous avons prolongé cette période d’accalmie afin de laisser retomber la poussière du combat et de fournir aux autorités qui usent si mal de la force, l'occasion de considérer de sang-froid l'extrême gravité de la situation dont elles sont responsables.En annonçant la reprise de notre campagne d’éducation patriotique et de souscription au bénéfice des “blessés de l’Ontario ”, nous avons conscience de remplir au nom de la race canadienne-française une fonction nécessaire et mr devoir sacré.De nouveau ihuis nous efforcerons de faire de la lumière autour de l’an-» goissant problème de nos écoles, et nous oserons demander à nos compatriotes el à tous les hommes de coeur une deuxième souscription pour la défense de la langue française.Jamais on n’a tant parlé de patrie et de civilisation que depuis bientôt un an et demi ; nous espérons qu'eu pareilles conjonctures personne ne voudra nous refuser l’appui dont nous avons besoin pour soutenir efficacement l’Association canadienne - française (l’Education d’Ontario et pour ramener la majorité ontarienne à des sentiments de plus évidente humanité.On veut tuer la nationalité canadienne-française dans l’âme des petits enfants ; nous n’avons pas le droit de permettre la perpétration de cette monstruosité.Aussi longtemps que durera la persécution, aussi longtemps doit durer la résistance organisée.Nos compatriotes ontariens nous donnent l’exemple du plus pur patriotisme.Rappelons-nous que leurs intérêts sont les nôtres et que les droits en jeu nous sont communs à eux et à nous ; il faut donc entourer leurs généreux efforts de nos sympathies les plus vives, et assurer la fécondité de leurs sacrifices en versant d’abondantes souscriptions dans la caisse de secours que nous avons ouverte et que les circonstances actuelles nous feraient un crime de fermer prématurément.L’A.C.J.C.ne peut pas différer davantage la tenue du congrès ngri-cc:e qu’elle nvré; projeté pour le pro temps dernier, mais puisque r m ail end d’elle, par surcroü, l’immense travail de mobilisation qui ralliera de nouveau l’opinion publique autour de la question bilingue, iv'S amis n.‘_ reculeront pas devant la tâche et ils s’imposeront avec joie un labeur si impérieusement commandé par la nécessité.Le Comité central de TA.C.J.C.On est prié d’adresser les souscriptions à M.Emile Girard, trésorier de l’A G.J.C., 160, rue Saint-Jacques, Montréal.MAURICE DUGAS, avocat LL.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc Rockland 2459.FEMME SAUVEE D’UN GRAND PERI! UN POLICIER ET UN MILITAIRE TIRENT UNE FEMME D’UNE MORT CERTAINE.L’explosion d'une lampe a gazo-ünp de plombie a causé, hier après-midi.un incendie à la maison portant le No 357, rue Saint-Urbain.Le plombier était à réparer un tuyau ;ous l'escalier du 1er étage,, lorsque l'a eidiMi; est survenu ; il a été brûlé à la figure et aux mains, et transporté à l’hôpital Géné'a!.Pendant ce t.'iims le feu faisait des progrès considérables, et quand les poulie r s arrivèrent, il avait atteint le troisième étage.Une femme, avertie rop tard, s’est trouvée emprisonnée par les flammes dans une ehii'nlvc du devant de la maison.au troisième ; elle aurait péri, sans l'arrivée opportune d'un agent de polie-?et d’un soldat, qui, montant sur le toit, ont d secndii une corde vis-à-vis la fenêtre, d’où la femme s'échappa en se crispant au cable sauveur que les deux hommes hissèrent sur le toit.La maison a subi des dommages considérables.FAITS-MONTREAL ON PINCE DEUX RECIDIVISTES la POLICE ARRETE UN FUGITIF DE S.-VINCENT DE PAUL ET UN ECHAPPE DE L’ECOLE DE REFORME.LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL, avocats.Edifice Banoue de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emiüen Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.PA TTERSONetL AVERY AVOCATS — PROCUREURS SUITE 111 180 S.-JACQUES Tel.Bell Main 3960.Câble WUeon.W.Patterson, C.R.Saluste Lavery, B C.I.M.Lavery a son bureau (lu soir : 1 S.-Thomas, Longueuil.romTlTaljd fToy AVOCAT ^83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.-EST «734 - Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieul de Paris, 'faladîs des YET'X.desl OREILLE7.du N32 et de la| GORGE, 523.Saint-Denis, (En| face du carr Saint Louis).Dr A.-L.GUERTIN Maladie» de» Yeox.des Oreille*, du Ne» ef de la Gcrf».EMPLOI DEMANDE Jeune homme de bonne famille, ! originaire de la campagne, demande | position chez un marchand général, ou un cultivateur.Pas exigeant pour salaire, à part la pension.Ecrire à I Casier 19 “Le Devoir’L_ __ POSITION DEMANDEE MENAGERE.—Dame instruite, possédant meilleures références comme ménagère de presbytère, demande position.S’adresser a Supérieure du couvent North Adams, Mass., E.-U.320 RUE SAINT*DENIS HEURES DE BUREAU I 3 ?5 HR& Tel.Bell EM «164.DENTISTES Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Téi.S.-Louie 4207 HERVE ROCH, B.A.,L.-L.L.AVOCAT 61.RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17, 1S e» 1», Tel.Main 32«4 Société légale BARIL et ROCH.CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR 97 St Jacques, Ch.34.MONTREAL.•MAIN 8728.ROCKLAND 931, Domicile : Est 1369.ANATOLE VANIER, 3.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.— Bureau 53, •7 rue Salnt-Jacque»- Résidence t 180 Jeanne-Mance.Tél Est 5973.GUY VANIEK, IL A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 79, Tél.Main 2132.NOTAIRES BELANGER et BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats dr créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal RESIDENCE.MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Tremblés 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1323.Vous aimez les sports?Vous devez donc lire les chroniques sportives du NATIONALISTE.Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - 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Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 1777 J.ALFRED HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 2C RUE S.-SACREMENT Tél.Main 67«1 HOTEL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par iour.En tous pays.Demandez la GUIDE DE L'INVENTEUR, qui sera, envoyé gratis.MARION «S.MARION 364 rue Université.Montréal- A LOUER A.I.OUKR Logements dans tous les quartiers de Montréal.J.E.GRAVEL.Tél.S.-Louis 2528.2165 Waverley.BUREAUX LOUER 71a, rue Saint-Jacques, rez-de-chaussée et sous-sol, 5,000 pieds de planchers.Aussi plusieurs hureatw et suite de l ureaux aux étages supé-rieura.S’adresser à Rodolphe Bé-dard 55, rue .viint-François-Xavinr.AUTOMOBILES A LOUER Au Garag« Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Télé-phone Est 2480.^TvendrF A VENDRE Quatre chars de légumes à bestiaux : Choux de Siam, Carottes, Betteraves.Anthyme Boy, agronome, Isle Verte, Qné.PROPRIETE A VENDRE Viauville, 4ème avenue.No 22, entre Sainte-Catherine et Notre-Dame.Trois logements, façade en pierre, le tout première classe.Très bien loués, rapportant $672.00.Vendra à bonnes condilions.Pas d'agents.S’adresser sur les lieux, 22, 4ème avenue, Viauville.DIVERS LES ALLIES De magnifiques porte-allumettes aux couleurs nationales des Alliés.Sur réception de 20 sous en bon-poste, un retour prompt en sera fait.(P.S.6 pour $1.00).Ecrire à IL^P- MacDonald, 537, rue Chambly.SERRURES Clefs, serrures.Spécialité: découpage de •olefs Yale, Corbiq, Sergent et Green Leaf.Pour toutes vos réparations de clefs, allez au No 182 rue Sanguinet.VOUS TROUVEREZ un homme habile et bien recommandé pour faire de la peinture de toutes sortes, le posage des tapisseries de goût, le ilincrusta, la soie, etc.Je donne aussi des estimations, je possède un grand nombre de modèles, et j’ai en mains bs tapisseries les plus nouvelles.Voir V.Médéric Bouthillier, 1180, rue S.-Huhcrt.Tél.S.-Louis, 'SSO.SALLE A DINER STAR BOARDING HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.00 par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageur».N.PRESSEAULT, Prop., 8-10.RUE S.-ANTOINE.COAL COMPANY ibrnfet/ üharban itltu- [SP«INGH!LliJF^®Upr^jS' BUREAU CES£KAL dt, VENTES , 112Rue -Sain4*Jacqttea.Montréal AVIS DE FAILLITE (n re : G.VENNAT & CIE.16 Oucnt rue Notre-Dame, Montréal.Des soumissions seront reçues i»nr les soussignés juscm'à Jeudi, 4 novembre 1915, ù midi, pour l’aciint en bloc ou séparément de l’actif en magasin, comprenant : Stock d’ornements d’église et d’objets de piété divers.$8174.42 Mobilier du magasin.710.85 #8885.27 Le stock et l’inventaire peuvent être vus sur application au magasin.On ne s'oblige pas d’accepter aucune des soumissions.Pour informations s’adresser à VIN ET & DUFRESNE, Cessionnaires.99 rue S.-Jacques, Montréal.lui a écrasé le pied gauche.(V l’hô-'pital Western, les médecins lui ont ; amputé le membre blessé.jPETITE CAUSE, GRANDS EFFETS ' Pas moins de cinq appels ont élé sonnés, hier après-midi, dans le nord de la ville, pour un incendie qui détruisit une petite maison de bois, portant le No 23
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