Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 20 octobre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-10-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VI—No 246 MONTREAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1915 DEUX SOUÎ 5 NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.SS.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$3.00 £ DEVOIR Réda&ion et nitration: 43 RUE SA ||| JCENT MO$ TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA L’ASSISTANCE MATERNELLE >e.s appels à la charité publique se multiplient.C’est qu’hélas! à co e < es maux effroyables qu’engendre la guerre, subsistent, s'aggravent i se multiplient aussi les souffrances anciennes.La crise économique a sa repercussion dans les foyers pauvres, elle rend la vie plus difficile, eî partant plus douloureuse, à l’heure même où elle diminue les ressources ordinaires des oeuvres de charité.Lt voilà pourquoi, si dur qu’il leur soit de tendre la main, les directeurs et directrices de ces oeuvres son! contraints de multiplier les cris de détresse.Devant ücs souffrances qu’ils côtoient quotidiennement, ils ne peuvent se taire.Car la douleur et la mort,' pour n’être pas accompagnées du fracas des obus et de la clameur des armées, sont toujours la douleur et la mort.De ces appels, l’iin des plus discrets, des plus simples, mais en même temps des plus pathétiques, est bien celui de VAssistance.Maternelle.On connaît l’oeuvre, dont le Devoir a déjà paillé.C'est une oeuvre féminine et qui ne pouvait naître que du coeur féminin.Lu certain nombre de femmes du monde ont songé à leurs soeurs moins fortunées,—à celles dont la joie, à la perspective d’une maternité prochaine, est traversée par cette douleur de ne pouvoir offrir au bébé attendu tous les secours dont il aurait besoin, par celte cruelle pensée aussi que leur immobilisation forcée jettera le désordre dans la maison, que le mari et des enfants seront négligés, etc.EKes ont apporté à ces malheureuses le secours de leur argent, de leurs dons en nature et plus encore: leur présence, leur‘travail de tous les jours.Elles vont dans les maisons pauvres; elles soignent la tnfeman, elles débarbouillent des enfants et font la cuisine de la famille; autant qu’elles lejpeuvent, elles prennent soin de la maman avant 5a naissance du bébé, Pour que celui-ci arrive dans le monde dans des conditions meilleures.Par une conséquence naturelle, l’Assistance Maternelle s’est alliée à deux autres oeuvres magnifiques: l’Hôpital Sainte-Justine et des Gardes-Malades Ville-Marie, et toutes trois ensemble prodiguent les services, soulagent la misère, répandant des notions d’hygiène, conservant à notre pays ce capital infiniment précieux: la vie des mères et- des enfants.—Ah! c'est une fameuse Saint-Vincent-de-Paul pour les femmes! nous disait un jour l’une des femmes les plus au courant des oeuvres de secours, et comme la Saint-Vincent-de-Paul, on ne saurait compter le bien qu’elde fait: les vies qu’elle sauve littéralement, celles qu’elle protège contre des misères ultérieures en assurant à leurs premières heures des soins précieux, les foyers qu’elle sauvegarde de la ruine en y maintenant des habitudes régulières.•X* -H- * Mais, pour faire fucë à toutes les nécessités de l’oeuvre, pour assurer les secours nécessaires, il faut des concours toujours plus nombreux, il faut des ressources en nature et en argent qui devraient croître avec les besoins des pauvres.Et voila pourquoi les directrices de VAssislance Maternelle font au public un nouvel appel, — un très modeste et très discret appel, répé-tons-le.Elles prient les Canadiennes-françaises qui comprennent la nécessité de leur oeuvre de ^enrôler sous leur bannière, de leur apporter, si elles ne peuvent disposer de leur temps, si tdles ne peuvent visiter elles-mêmes les malades, le secours d’une contribution annuelle modeste: deux piastres.(Cette contribution, avec nom et adresse, doit être adressée à la frésorière du comité, Mme Henri Beaudry, rue Sherbrooke-est, 328, Montréal).Elles ne demandent rien de plus comme argent, elles ne sollicitent aucun don spécial, mais tant de gens pour qui cinq et dix piastres - et plus — complent relativement peu ne voudront-iis pas leur faire la surprise d’une offrande plus considérable?Que celle-ci vienne d’une main masculine ou féminine, elle sera accueillie avec une égale reconnaissance.Et si vos ressources pécuniaires sont extrêmement limitées — et c’est le cas de beauci/up malheureusement — l’Assistance Maternelle vous offre, en même temps qu’à ceux qui peuvent faire des dons en argent, un au>lre moyen de l’aider.Elle a ouvert, avenue Henri-Julien, 763, un vestiaire où elle reçoit tout le linge usagé qu’on veut bien lui confier et dont elle se sert pour habiller, non seulement les mères et les bébés, mais les autres enfants et les vieux parents aussi qui en ont souvent besoin.Tout le monde peut donc, selon ses ressources, contribuer à celle oeuvre sociale et chrétienne magnifique, qui ajoute à celle des Conférences de Saint-Vincent-de-Paui un rayon de grâce féminine et de maternelle tendresse.Orner HEROUX.L’ELECTION D’HOCHELAGA La Cour Supérieure rendait, Lier après-midi, son arrêt .dans l’affaire d’Hochelaga.Le président du tribunal refuse d’accorder un mandamus à M.Marsil; il indique que le seul recours de celui-ci, dans les circonstances, c’est de demander l’invalidation de l'élection de M.Patenaude.Ceci clôt le premier acte de la pièce commencée vendredi dernier.M.Marsil annonce ce matin des démarches prochaines pour obtenir celte invalidation.Ce sera le deuxième acte.La pièce risque de n’avoir jamais de dénouement.Car il se peut fort bien que les électeurs ne savent jamais si M.Gougeon a agi selon le droit, ou en marge du code, vendredi dernier.L’arrêt du président du tribunal, M.MacLennan, qui déboute de sa demande M.Marsil.ne se prononce pas sur l’élection de vendredi dernier.“La Cour n’a pas à décider maintenant.de la validité du Oul-letin de présentation", dit-il, statuant plus loin que la cause reste ouverte, de ce chef.Que va-t-il donc arriver?L’engagement d'un nouveau débat, l’entrée de l’affaire dans une nouvelle phase, d’après la loi des élections fédérales contestées.On sait comment fonctionne cette loi, on connaît les délais multiple*' qui en enrayent l’opération, le recours, en maints cas, illusoire qu’elle accorde à quiconque croit de son inlérêt ou de celui du public de faire invalider l’élection.Au cours de la dernière session fédérale, il est vrai, les Communes ont amendé de manière assez notable plusieurs dispositifs de ce statut, afin d’empêcher .certains abus de se commettre.Et c’éiait urgent.On se rappelle, par exemple, que, d’après la rédaction primitive de cette loi, l'on pouvait prolonger indéfiniment, presque, — c’est-à-dire d’un pariement à l’autre, — les procédures en invalidation d’élection, au grand avantage du candidat déclaré élu et qui restait député tant que se prolongeait le procès.Ainsi, M.Girard, élu en 1908 député de Chicoulimi-Sague-nay, put siéger jusqu’en août 1911, à la dissolution des Chambres par le gouverneur-général, quoique, dès l'automne 1908, les tribunaux eussent été saisis d’une demande en invalidation de son élection.Ses avocats errèrent tant et si bien dans le maquis des procédures que M.Girard put se reporter candidat à l’élection subséquente avant que l’on sût si celle de 1908 était ou non valide .Et ce n’est pas ià un cas isolé dans les annales politiques de ces dernières années.M.Borden, par exemple, défait dans Halifax en 1908.ayant à son service toutes les influ' nces et les moyens d’aclion possibles, ne sut jamais si l’élection de son adversaire était valide, malgré son prompt recours aux tribunaux.Le chapitre 13 des statuts du Canada, 5, Georges V, modifie et simplifie quelque peu, maintenant, le mode d’invalidation d’une élection.Il diminue le nombre des échanpa-toires auxquelles peut recourir l’une des parties, abroge certaines clauses oui n’étaient que des pièges où restait souvent pris le requérant, débarrasse la loi de disposiiifs inutiles occasionnant des délais interminables.fait disparaître certaines chinoiseries dont profitaient les avocats habiles.Mais, telle quelle, la loi offre encore assez de ressources à des tacticiens du Barreau pour leur permittee d’ajourne- pendanl plusieurs mois Pis me de la cause.Et i’on-clure que les avocats du défendeur, M.Patenaude, en profiteront de tou-t s manières ne semble pas un jugement téméraire.Enîretemps.donc, le ministre siégera, le candidat évincé entassera démarches sur démarches, les avocats du ministre aussi, et le temps passera.Dans onze mois, (21 septembre 1916).le parlement actuel aura épuisé son terme normal.A moins d’une entente entre les deux partis, il devra donc y avoir alors des élections générales.Où en seront les procédures en invalidation de l’elcclion d’Hochelaga ?Elles devront durer encore.Et il arrive- ra vraisemblablement ceci, que les électeurs d’Hochelaga, appelés à élire, en septembre 1916, un nouveau député, ne sauront pas encore si l’élection du 15 octobre 1915 est bien valide, si M.Gougeon a eu tort ou raison d’écarter ce jour-là le bulletin de M.Marsil.Ils pourront entretenir de tout ceila l’opinion qu’il leur plaira, mais le point de droit n’aura pas été vidé.Et tout sera à recommencer, si, d’aventure, dans un comté quelconque de la Puissance, l’affaire de vendredi dernier allait se répéter, ce qui est possible.Voilà qui démontre l’imperfection voulue, pourrait-on dire, de notre loi des élections contestées.On en a bien éilagué des clauses nuisibles à l’intérêt public, mais il en subsiste.Pourquoi ne pas vouloir la rédiger de manière que les tribunaux puissent adjuger finalement sur une requête en invalidation d’élection, dans un délai de trois ou six mois au plus après son dépôt devant un magistrat compétent ?Pourquoi toutes ces finasseries de procédures, ces traquenards entre lesquels il faut toujours manoeuvrer ?L’éiiecteu;- n’a-t-il pas droit de savoir au plus tôt si l’homme qui le représente est bien son élu, s’il détient légitimement son mandat?Dans 1 affaire d’Hochelaga, abstraction faite des personnes, il semble que l’électeur ne le saura jamais, puisque les tribunaux n’auront pas le temps de le lui apprendre avant la prochaine dissolution des Chambres.Georges PELLETIER.TOUS PAREILS A part quelques rares exceptions donl nous avons signalé la courageuse attitude, toute la presse anglo-canadienne tient à montrer son étroitesse d’esprit et ses préjugés à l’égard de la queslion bilingue.Non seulement elle ne veut pas que l’enseignement du français soit libéré des injustes et stupides restrictions dont on le garotte, non seulement elle approuve tacitement le refus de payer les instituteurs qui enseignent suivant le bon sens et la justice, non seulement elle tolère la tyrannie encore plus grande de priver de leur brevet d’enseignement les instituteurs et des institutrices qui les ont gagnés par leur mérite, et qui en sont dignes; mais elle ne veut même pas que nous encourageions les nôtres à persévérer et que nous cherchions à éclairer l’opinion anglaise.Quoi de plus raisonnable que la campagne que vient de faire M.le sénateur Landry, président de l’Association d’Education, dans l’ouest d’Ontario?Eh bien, le “ Globe ”, de Toronto, le principal organe du parti libéral, qui s’abstenait généralement de commenter la situation, n’y peut plus tenir.Parlant de la campagne bilingue, il écrit dans son édition d’hier : “ A ce travail de propagande, le sénateur Landry, de Québec, a récemment pris une part très active et quelque peu offensanle, en raison du fait qu’il appartient à une autre province et que, en qualité de président du Sénat, il est réellement un officier public nommé par le gouvernement du jour.L’attitude qu'il a jugé à propos de prendre a fait beaucoup et fera davantage pour diminuer la dignité de ses fonctions publiques sans qu’il puisse quelque chose pour le règlement de cette question.” En quoi M.Landry déroge-t-il à la dignité de ses fonctions ?Nous avons toujours compris que le Sénat a été créé surtout pour la protection des droits des minorités.Son président n’est-il pas plutôt dans son rôle en défendant-ces droits indépendamment de toulc considération de partis ?L’on pourrait attribuer le langage du “ Globe ” au fanatisme de parti si l’attitude de M.Landry devait nuire aux amis politiques du “ Globe ”, mais l’organe libéral n’a même pas ce prétexte pour l’excuser.C’est bien le fanatisme anglo-canadien contre tout ce qui est français qui se manifeste dans sa rédaction.Us sont tous pareils.Contre le français, il n’y a pas de sentiment politique qui tienne.Bleus et rouges ne font qu'un : le bloc anti-français est compact.J.D.» »f»i - LES ECOLES ONTARIENNES * UNE LETTRE DE M.CIIAPAIS Le “Droit” publie la lettre suivante: Québec 16 octobre 1915 Monsieur le Directeur, .le lis dans le compte rendu que donne votre journal d'un discours prononcé par M.Charbonneau, à Ottawa, le passage suivant: “Lorsque le premier ministre Whitney fil la rédaction de son premier règlement, il l’envoya à M.Cha-pais.Ce dernier renvoya le règlement à sir James en lui déclarant qu’il n’était pas acceptable et lui indiquait les points faibles.Whitney amenda le règlement et renvoya une autre copie à M Chapais.” Il m’incombe de rectifier ce qui constitue une erreur de fait.Le paragraphe que je signale contient plusieurs inexactiludes que je laisse de côté.Mais celle-ci appelle un redressement nécessaire.Sir James Whitney ne m’a jamais envoyé le règlement 17, ni avant ni après sa promulgation.11 ne m'a jamais consulté relativement à la rédaction de cette pièce.C'est moi qui, spontanément, ai pris sur moi de lui écrire pour lui faire des représentations que je crus devoir rendre publiques au mois de mars dernier, devant un auditoire d’Ottawa, et dont le texte vient d’être reproduit par la “Revue Canadienne”.Et je n’ai jamais prétendu que le premier ministre d Ontario avait provoqué mon intervention par une communication préalable du fameux règlement.Vous remerciant d’avance pour l'insertion de cette lettre, je demeure Monsieur le directeur, votre bien dévoué, Thomas CHAPAIS.BILLET DU SOIR.MON VOISIN Il s'appelle Marc pour les étran-f/ers, et Cuucoune pour les parents et les amis.Il a des cheveux roux et dorés qui bouclent, et des yeux noirs brillants et profonds.Son nez est retroussé, curieux, et spirituel.Sa bouche est rose et tendre.Il est l'incarnation de l’ardeur et de la vie.Il n’est jamais en repos, il court, saute, s'agite continuellement.Les jours sont pour lui trop courts; il ne se décide pas ù les terminer dans le sommeil, et quand on lui rappelle qu’il s’est, la veille, endormi tout habillé, en jouant dans les bras de son papa,, il dit, d'un ton bref, avec un petit air furieux : “Je dorai pus, je dorai pus jamais 1” On tolère qu il conjuge ainsi le verbe dormir, parce qu'il n’a pas encore cinq ans et qu’il ne sait que.deux lettres très bien : “y”, parce qu’il y a un “yacht” à côté, dans t abc, et “z”, à cause du zèbre, qu’il appelle un “zed”.Malgré ça, ce n’est point un ignorant.Loin de là.Il reconnaît Napoléon sur n’importe quelle gravure, et connaît beaucoup d’antres choses parmi lesquelles la mer.Mais, par exemple, il n’appel-Ic jamais une rivière autrement qu’un “bord de l’eau”.Et il demande sérieusement û toute personne qui revient de voyage : “Y avait-il un bord de l’eau où que tu as été ?” Il est impétueux et brave jusqu'à la témérité.Il sait qu’il faut tuer les Hoches et, à leur intention, il grince des dents, serre les poings et fait de grands gestes avec son fusil de bois.Il a déjà fait mieux.Mon imprudent de frère a poussé la hardiesse et la folie jusqu’à lui faire tirer un coup de pistolet, un jour, pour voir s’il aurait peur.Le coup était à peine, parti qu’il disait, en reculant, tout de même: “Encore!” Mais il n’a pas recommencé, ayant vu qu’on disputait le grand garçon, et qu’il était dangereux de jouer avec des armes.C’est un petit homme très sport : Avec son père, — “un docteur qui recoud la tête des gens qui se la font arracher", — il fait beaucoup d’auto et connaît lu ville dans tous les coins.Tout seul, il manoeuvre aussi une petite machine, en tôle, avec un vrai numéro de licence flanqué sur le devant.Quand il sera grand, il aura une auto à lui, une grosse, ce sera une.“Chiclets”; s’il ne s’en fait pas de cette marque, il s’en fabriquera une et sa machine sera toujours devant les autres.A^ors, quelqu’un lui dit : “C’est ça, Coucoune, tu passeras devant ton père et tu lui feras manger de la poussière.” et Coucoune .se fâche et riposte : “J'fera pas manger de poussière à mon père, j’I’embarquera dans ma “Chiciets”.C’est toi qui en mangera !” Ces jours-ci, Coucoune a le rhume, un rhume si fort qu’il ne peut presque pas parler.Avec ma soeur aînée, je suis allée le.voir, tout à l’heure.Sur sa chaise haute, encore à table, il pleurait silencieusement, son père ayant mangé la viande qu’il destinait à son chien.Les malades ont de ces caprices ! Je l’ai pris sur mes genoux et j’ai mis mes lèvres sur son front.Il a cessé de pleurer peu à peu, parce qu'il adore se faire, embrasser et qu’il a soudainement eu l’idée de me faire faire des bateaux sur son ardoise.Et.Ton a dessiné tous les deux une grande heure ; il me donnait les plans et j’obéissais ; il avait la bonne volonté de toujours reconnaître la nature des personnages que je traçais : "Fais un bateau ù voile, fais un petit bonhomme dans le bateau, un petit bonhomme qui pêche, un autre qui sr baigne.Fais des arbres.Fais des petits bonshommes dans l’arbre.Fais des pommes qu’ils garrochent à terre !” Ma soeur aînée, qui causait à l’autre bout de la pièce, lui demande, pour le plaisir de voir s’il répondra : “Qui est-ce que tu aimes mieux de nous deux ?” Il me montre du doigt, et ajoute comme explication et circonstance atténuante : “J’aime mieux les filles." Elle a beau lui dire qu’elle en est une, il ne veut pas : “T’cs une femme toi, j’aime, mieux les filles.” Alors, ma soeur, qui croit enfin le prendre en faute, lui dit : “Comme ça, tu n’aimes pas ta maman, c’esl une femme !” Il cligne, ses yeux caressants vers sa mère qui est là, et dit : “Oui je.Taime, je l'aime encore mieux que les filles.” Et il continue, haussant les épaules d’un air indulgent : ‘ Tiens, c't'affaire, c’est pas comme toi, maman, c’est pas rien qu'une femme, c’est une “mère !” Michelle LeNORMAND.FAIS CE QUE DOIS I DECOUVERTE DE SAINT-ALBANS Le métier de découvreur est vraiment charmant.C’est bien l’opinion d’un groupe de journalistes montréalais, dont nous étions, qui s’en fut découvrir, dimanche, les Saint-Albanais, gens fort civilisés du Vermont, habitant, à deux pas de la ligne quarante-cinquième, un petit coin de paradis.Un confrère, un jour, pour Se ¦rendre au Saguenay fit un léger détour, comme le lapin de !a fable, cl passa par Winnipeg; n’ayant qu’une journée de disponible, nous, nous primes le chemin le plus court et le plus sûr, celui du Vermont-Central, avec les meilleurs guides du monde, M.Marcus Alexe, agent du service des voyageurs de la compagnie, et M.W.-S.Thompson, du bureau de publicité du Grand-Tronc.Deux heures à peine de trajet et nous voici en plein pays inconnu dr plus d’un.Flanqué sur une ondoyante colline, dont les saillies forment le fond du décor, se dresse, sous un ciel rayonnant, Sainl-Albans l’hospitalier, avec ses centaines de maisons aux toitures dorées par le vif soleil et surgissant des massifs qui les entourent, comme pour nous crier: “Arrête, voyageur.nous t’attendions!” 'L’invitation est pleine de délicatesse; elle ne se borne point a ce langage muet: un groupe de citoyens, courtois et empressés, vient nous la répéter de vive voix.“—Pourquoi ne veniez-vous nas nous voir?Voyons, entre voisins, pourquoi nous ignorer?Vous êtes ici, chez vous .Nous ne sommes pas des sauvages, (pic diable!” s’exclament à la ronde, en nous donnant de cordiales poignées de mains, MM.Frank-L.Smith, re-| présentant du Vermont à Washing-1 ton; N.-S.Butwick, important mar-1 chand; Fuller-C.Smith, financier,! ancien maire; G.-W.Hanley, agent général des voyageurs du Vermont-Central; E.Smith, fils de l’ancien gouverneur de l’Etat; H.-C.Chadwick, directeur du Saint-Albans Messenger.Les reproches sont mérités ;j nous le sentons encore mieux, quand, un instant plus tard, réunis autour d’une table chargée de plats invitant, à la Taverne,'— coquet hôtel au style vieille-Angleterre, aménagé à la moderne-Amérique, — nous rendons hommage à nos amphitryons et confessons comme nous avions tort de ne pas entretenir des relations suivies avec les Saint-Albanais.Les plats se succèdent, assaisonnés à point comme la conversation, et s’il y a un peu de.sel, c'est plutôt dans celle-ci que dans ceux-là.Le café est à peine servi que déjà les honks! honks! des automobiles viennent nous rappeler que c’est l’heure de la promenade de par la ville et la région, et le temps de commencer, pour de bon, nos découvertes.D’un tour dé volant, nous laissons en arrière le parc Taylor, qui forme parterre à la Taverne, avec ses centaines d’ormes parés aux couleurs de l’aulomne, tout couvert d]un moelleux tapis de feuilles agonisantes, sa fontaine envelonpée d’un rideau ruisselant, et son étang couvert de lis immaculés.Les rues Inrgcs el proprettes, bordées de grands arbres, nous jetant à la face leurs feuilles en guise de confettis, et de cottages à l’allure coquette, qu’encerclent des pelouses veloutées, défilent sous nos yeux.Nous montons; et tout à coup, là, tout droit, vers l’est, à moins de trois milles de Saint-Albans, une nappe liquide où se baignent de nombreux îles et ilôts aux sommets couronnés de verdure, nous apparaît comme un immense surtout d’argent: c’est le lac Champlain.Au fond, plus loin, sur l’autre rive, nous apercevons les crêtes des Adirondacks dessinant à l’horizon une dentelle que reflète, plus bas, Feau baptisée, il y a trois cents ans par notre grand Samuel de Champlain.Partout son souvenir vit.Le Saint-Albaaais le connaît et nous parle de ses luttes contre l’Indien.Toute une page d'histoire s’ouvre: ici, où file le véhicule de la mécanique magicienne, l’Algonquin venait disouter à ITroquois le gibier des forêts; là, où, comme un oiseau rasant Fonde de ses ailes, navigue le bateau enchanté de Fulton, le Huron,' dans son canot d’écorce bataillait jadis mire le Mohawk, pour faire main basse sur les hôtes aquatiques du lac.L’escalade continue, Nous sommes au faîte de la montagne Bellevue, à mille pieds d’altitude; à notre gauche les Montagnes Vertes viennent former un vaste amphithéâtre, à l’ouest de la ville; devant nous, à perte de vue, s’étend toute la campagne paisible et heureuse, jalonnée, dans la plaine, sur les côlèaux, du couchant au levant, de mulFples villages, pleins de joie et de vie.L’ceil n’est pas rassasié de ce tableau de féeries et déjà il s’évanouit: le soleil après avoir lancé ses derniers rayons en signe rie bonne nuit au lac qui s'endort, s’amuse un instant à faire courir ses feux sur les vi.iîv.s des monts, empourpre le ciel, le teinte lentement de rose, pâlit, puis s'éteint pendant que du firmament, une à une, viennent se mirer dans la glace de Feau, des myriades d’étoiles.C’est !e moment du départ.Peinés qu'à l'horloge des jours heureux, l'aiguille des heures soit si rapide nous partons, contents d’avoir découvert — après Champlain — un monde nouveau, qui, pour n’être pas i'Âmérique, en est certainement un des plus jolis morceaux.N.L.LA GUERRE ECONOMIQUE En tenant compte de la somme considérable de travail fournie par de nombreux groupements de commerçants et d’industriels, en Angleterre et en France, de tant d’études documentées, de mémoires et de rapports publiés depuis quelques mois sur les meilleurs moyens de conquérir les marchés étrangers, il semble bien que l’idée de la guerre économique ait été prise au serieux dans les pays de l’Entente.Mais on se demande si les initiateurs du mouvement en sont restés aux spéculations, ou s’ils finiront par se placer sur le terrain pratique.Les gouvernements, de leur côté, se proposent-ils de seconder le mouvement el d’en assurer le succès ?Dès les premières semaines de la guerre, l’Angleterre commerciale, industrielle, l’Angleterre d’affaires organisait la guerre contre l’industrie et le commerce allemands et se préparait à les déloger de la place importante qu’ils occupaient dans le monde, à se substituer à eux avant qu’aucune autre puissance fût en mesure de lui faire concurrence dans cette entreprise.La France fut plus lenle à apercevoir l’intérêt qu’il peut y avoir pour elle à s’assurer une place prépondérante) dans la lutte économique mondiale et à vaincre dans ce but les embarras de sa situation économique intérieure, singulièrement accrus par la guerre.Ainsi que nous l’exposions, hier, cependan!, cMe paraît avoir compris que ce problème réclame un examen immédiat.Premières mesures Jusqu'ici, les exportateurs français étaient fort mail renseignés sur les produits souhaités par les diverses nations du monde et sur la preparation à leur donne- pour répondre aux désirs des populations importatrices, si diverses dans leurs besoins et dans leurs goûts.On s’èst rendu compte que le rôle des re-présentants du commerce français à l’étranger doit se développer dans le sens de l’information commerciale.Les industriels et des commerçants auront plus que jamais intérêt à se faire 'représenter par des hommes habiles à repérer les pays les plus favorables à l'écoulement de leurs produits manufacturés el à se bien renseigner sur les modifications de fabrication et de prix qu’ils doivent réaliser pour n’être point concurrencés par les autres exportateurs.Ce qui plaît à un Russe ne convient point à l’habitant de l’Amérique ou à celui des pays tropicaux.En raison de l’urgence de discerner les appétences des peuples, on a reconnu la néces-silé d’une formation méthodique des représentants commerciaux et l'on se bâte de créer, comme à Bordeaux, des instituts économiques régionaux où les jeunes gens, désireux de parcourir le monde et d’y servir les intérêts du commerce français, se formeront ù leur nouveau rôle.On parle aussi d’établir en France des centres d'échantillons des produits commerciaux de toute nature et de fabrication française, préparés en vue de répondre aux desiderata des autres pays.L’Allemagne avait développé ce genre de magasins dans ses plus grandes villes industrielles et dans ses ports, s'inspirant d’un principe dont les négociants français veulent à leur tour faire la base de tous leurs efforts pour développer les relations commerciales avec l’étranger : On ne conquiert et on ne conserve un marché que lorsqu’on possède sur lui les informations les plus précises et les plus minutieuses et lorsqu’on a pris les dispositions nécessaires pour lui consentir les crédits dont il a besoin.Connaître par les statistiques, el par une collection d’échantillons soigneusement recueillis les besoins et les goûts d’une clientèle, c’est être plus qu’à mi-chem'in de sa conquête.Les Allemands, à ce point de vue, se sont montrés de première force.Le gros de leur armée commerciale n’a jamais procédé à une avance sans avoir, au préalable, éclairé le terrain, sans avoir appris ce que l’industrie allemande devait produire et comment elle devait le produire, sans que commerçants et banquiers se fussent mis d’accord pour une action commune.Il est vrai que dans les pays d’immigration les succès du commerce allemand ont été largement favorisés par des colonies nombreuses et puissantes.Des millions de Germains aux Etats-Unis, au Brésil, en Argentine, formaient déjà pour la métropole une très importante clientèle, qui ne se conteniait pas d’acheter la marchandise allemande, qui finissait aussi par faire partager sa préférence autour d’elle.Sur ce terrain, la France ne peut rien, ou à peu près, même dans ses propres colonies.Son émigration, depuis un quart de Siècle, a été presque nulle et il serait vraiment paradoxal de supposer qu’elle augmentera après la guerre.Par eontre, il lui est toujours possible de s’organiser dans le but de fournir à ses exportateurs les informations qui leur sont indispensables.Collaboration banques “ Un musée d’échantillons d’articles et de produits allemands vendus à l’étranger, qu’il faut créer sans retard, constituera une source de renseignements précieux.L’examen de chaque article, l’étude de sa fabrication fourniront d’utiles indications d’ordre technique en même temps que sur une fiche “ ad hoc ” figureront le prix de gros, le prix de vente au détail, l’importance des demandes, les possibilités d’écoulement, les droits de douane, la liste des maisons importatrices, etc.“Je sais que d’autres pays se préoccupent de procéder à cette créa-(ion.Nous ne devons pas perdre une minute pour y procéder de notre côté.“ Mais il ne servirait de rien de mettre les fabricants en mesure de se renseigner si on ne leur fournissait pas en même temps les moyens de se procurer l’outillage moderne leur permettant de produire intensivement, et par suite bon marché.J’ai visité aux Etats-Unis de nombreuses usines où l’on fabrique cet outillage, bien supérieur ù celui que nous demandions trop souvent aux Allemands.Prenons nos dispositions pour nous procurer dans la grande république américaine ! en.machines-outils qui nous font d COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE A LABOURSE UN MOMENT D’ARRET SE PRODUIT DANS LA FIEVREUSE ANIMATION DES JOURS RECENTS.I.n moment d’arrêt de la fiévreuse activité des jours derniers s’est produit ce matin à la Bourse de Montréal, non que le marché soit devenu subitement mort, mais le mouvement des affaires a été notablement ralenti.D’autre part, il semble que la cote, par trop gonflée, paraisse maintenant vouloir fléchir.Toutefois, cette tendance n’est pas universelle, et plusieurs gains ont été enregistrés dans le cours de la matinée.D’aucuns ont manifesté leur étonnement de voir que le “Dom.Bridge”, si animé et si fort depuis quelques jours, n’avait pas encore eu de cours à midi, c’est-à-dire qu’il a été soudainement délaissé.Le “Lau-rentide” s’est constitué la vedette de la matinée, passant de 194 à 195 1-2, pour revenir à 194.Le “Power” a été beaucoup plus calme, à 238 1-4, tandis que le “Shawinigan” a terminé à 136, après avoir touché 137.Le “Cedars Rapids abandonnait un point en fin de séance, à 75, et F“Ot-ta\va Power” s’est inscrit à 120.Le “Scotia” témoigne d’indécision à 88 1-2, contre 89 au début, cependant que le “Steel of Canada” semble vouloir se tasser, marquant 34 1-2, après s’être élevé à 35 1-2.L’“I-ron” est calme et lourd, à 46 1-2, tandis que le “Carriage Factories” s’élève de 46 à 47.Le “Canada Car” cote 109.Le “Pacifique Canadien” se fixe à 167 et demi et le “Quebec Railway” ouvre à 20, pour décliner à 19 1-4, avec moins d’animation.Le “Detroit Railway” est résistant à 65 et demi.L’“Ames Holden’’ est ferme, à 15 et le “General Electric” renforcit son cours, montant de 115 à 116 1-4.PROJET JDE FUSION On parle, dans les cercles financiers locaux, de Ja formation d’une puissante combinaison qui embrasserait toutes Jes aciéries importantes du Canada et quelques-unes des Etats-Unis.Lu nouvelle compagnie serait connue sous le nom de “International Steel Company” et elle serait commanditée par des capitalistes anglais, canadiens et américains.De prime abord, cette rumeur n’a pas été prise au sérieux, attendu que les lois des Etats-Unis défendent aux compagnies importantes de conclure de tels arrangements.Cependant, comme Jes lois américaines ne défendent nullement l’acquisition des compagnies des Etats-Unis par des capitalistes étrangers, on a fini par admettre qu’une fusion de ce genre serait possible.L’intention des promoteurs de cette combinaison serait de faciliter la fabrication des munitions de guerre, au Canada, VIANDE SUR PIED A CHICAGO.Chicago, 20.— Gros bétail : arrivages, 17,000 tètes ; marché faible ; boeufs indigènes, $6.10 à $10.50 ; bouvillons de l’Ouest, $0.70 à $8.80 ; vaches et génisses, $2.85 à $8.35 ; veaux.$7.75 à $11.50.Menu bétail: Porcs : arrivages, 27,000 têtes ; marché faible ; légers, $7.50 à $8.30 ; mêlés, $7.75 à $8.50 ; lourds, $7.70 à $8.45 ; très gras, $7,70 à $7.90 ; cochons, $4.50 à $7.30 ; moyenne des ventes, $7.85 à $8.30.Moutons : arrivages, 16,-000 têtes ; marché ferme ; moutons, $6.00 à $7.00 ; agneaux indigènes, $6.75 à $8.90.LA “NOVA SCOTIA Co.” Halifax, 20.—- Le Conseil d’administration de la “Nova Scotia Steel and Coal Company”, s’est réuni, hier, à New-Glasgow.On y a déclaré que la production et les ventes du mois de septembre se sont élevées à un niveau encore inconnu à la compagnie.Il est maintenant question d’augmenter le capital circulant de la Société, afin de faire face aux développements de l’entreprise.-m-—.—.LES PEAUX VERTES Les prix des peaux crues ou vertes s’établissent, aujourd’hui, de la façon ci-dessous: Peaux de boeuf.No 1, la livre 20s Peaux de boeuf.No 2, la livre 21s Peaux de boeuf, No 3, la livre 20s Peaux de veau, la livre .18s Peaux de mouton et d’agneau, chacune.$1.60 -»- BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Rruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre.Crucible St1 94 82K Me*.Petro 9ik aov* 100% .Am.Bc.Sug «fi’-;: 66VJN.-Y0r.Cen 100 Amer.Can.64Vfl 6*, N.Y.O.a w Am.Cr.lt V XfiV Norf.Sc We Amer, Ice.N'ort.Pacifi 112k myn a mer.Loco 7
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.