Le devoir, 2 juin 1934, samedi 2 juin 1934
Montreal, samedi 2 juin 1934 Rédaction et administraiior» 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL ' TELEPHONE: .HArbour Î24Î* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 rr Lii Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER EVOIR FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV—No 127 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.G0 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .1.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Les billets de la "Banque du Canada" Le principe une fois admis, sous quelle forme convient-il de l’appliquer?— Quelques très simples observations M.Benoist résumait hier ce qui vient de se passer, à propos des billets de la future ita/ique du Canada, à la commission parlementaire permanente de la barque et du commerce.Le projet de .loi dans sa forme initiale ne dit point quelle sera la langue des billets de banque.Mais, la Banque du Canada étant une banque essentiellement fédérale, on croyait généralement que ses billets seraient bilingues, comme le sont les timbres-poste et les timbres d’accise.L’affaire n’offrirait, du reste, aucune difficulté d’ordre matériél, ainsi que le démontrent les billets bilingues émis déjà par la Banque Canadienne Nationale et par la Banque Provinciale.Pour qu’il n’y eut point là-dessus le moindre doute, M.La-pointe, à la commission parlementaire, proposa qu’on le dît expressément dans le texte même de la loi.C’est à son amendement que le ministre des Finances, M.Rhodes, opposait jeudi un sous-amendement dont l’effet serait d’ordonner l’impression de billets anglais et de billets français.Et, d'après les règles de la procédure parlementaire, c’est sur ce sous-amendement de M.Rhodes que la commission devra d’abord se prononcer.* * * Cee# ne se fera que la semaine prochaine.Nous en profiterons pour soumettre à M.Rhodes, à ses collègues du ministère et à la députation entière, quelques très simples observations.Le texte de M.Rhodes reconnaît le principe du bilinguisme; il reconnaît que le français et l’anglais doivent figurer sur les billets de la Banque du Canada, puisqu’il stipule que des billets libellés en anglais ou en français devront être disponibles sur demande {provided that noies in either the English or the.French language shall be available as required).Le principe reconnu, il ne reste donc qu’à discuter ses modalités d’application, à rechercher laquelle de celles-ci sera la moins coûteuse pour le gouvernement, la moins susceptible de susciter des ennuis ou des mécontentements.Là-dessus, il ne semble point qu’il puisse y avoir de doute raisonnable.Il est infiniment plus simple d'imprimer des billets bilingues, anglo-français, tels que ceux de nos deux banques canadiennes, puis de distribuer ceux-ci à travers tout le pays, sans avoir à s’occuper du caractère ethnique des différentes régions et de leurs préférences possibles, que de faire deux billets dit-férents, avec la chance de susciter partout des enntiis et des réclamations en sens divers.On n’a point songé, on s’est rendu compte que ce serait absurde, à faire des timbres-poste français et des anglais.Pour-quoi, en bonne logique, s’aviserait-on de faire deux séries de billets de banque?* * * Le principe du bilinguisme une fois admis, comme il Lest par le texte même du sous-amendement de M.Rhodes, il semble que la plus simple logique, que la commodité de l’administration, tout autant que le souci de froisser le moins possible de susceptibilités nationales, impose la présence sur le même billet des textes anglais et français.On a prétendu, nous n’en savons rien pour notre part, que l’émission de bille/s anglais et de billets français, au lieu de billets anglo-français, serait une concession à certains éléments qui compteraient bien que, de la sorte, l’on finirait par restreindre au territoire québécois la circulation des billots français.Nous ne voulons point faire au ministre des Finances l’injure de croire qu'il entend sacrifier à ces éléments la logique, le bon sens et la commodité des services administratifs.S’il inclinait à pareille faiblesse, nous lui ferons respectueusement observer, et nous ferons observer à ses collègues, que ce ne serait point, en définitive, de la très habile politique.Il est un certain nombre de gens, do moins en moins nombreux, il est heureusement vrai, (pie la seule vue du français rend malades.La solution (pie l’on propose ne satisfera point groupe.Par ailleurs, elle apparaîtra à des centaines et à homme aussi désintéressé?Les documents qui jetaient un jour nouveau sur l'histoire des sciences d,e la Nouvelle-France étaient au pins haut intérêt et d’ur prix abordable.Leur authenticité d'uilteurs était incontestable.Le correspondant n'était pas de ces marchands peu scrupuleux qui vous vendent moyennant beaucoup de palette des lettres autographes de Jules César, de l'apôtre des gentils ou de Mahomet.L’étude des manuscrits démontrait clairement qu’ils ne pouvaient être apocryphes.Peu de temps après, autre lettre: “Le libraire qui vous a fourni récemment des documents vient de découvrir la préface et les dessins manuscrits d’un récil de voyage en Amérique du naturaliste Hache lot de la Pytaie.Cet ouvrage ne fut jamais publié.I.e reste du manuscrit est introuvable.Il vous laisserait le tout pour la somme modique de Y francs.Il attendra votre réponse six semaines avant de l’offrir à des colleclionneurs américains”.Quel désintéressement ! Et ces Américains! S’ils pouvaient une bonne fois prendre le bateau, ficher le camp chez eux, cl laisser en terre française tes documents français.La découverte de ces écrits était, pour le moins, une trouvaille remarquable.Les naturalistes américains savent que le manuscrit du récit de La Pytaie est conservé au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris; mais los xitateurs ne parlent jamais de la préface ni des dessins.Voilà donc enfin l’ouvrage reconstitué au complet.Un peu plus tard: “Quelle bénédiction! Je viens o découvrir tes 35 premiers feuillets du manuscrit de La Pytaie et j’ai bon espoir d’en trouver davantage prochainement.Un collectionneur américain.”.— Le manuscrit aurait donc existé en deux exemplaires! Mais continuons ta lecture de la carte postale, qui reproduit au recto le monastère de la petite Thérèse-de-VEnfant-Jésus.— “J’arrive de Pa-ray-le-Monial.Rien ne m’a jamais autant louché, autant édifié.Il faut voir la foi vibrante des pèlerins.Cela me rappelle les beaux dimanches canadiens”.Mais ça, c’était trop touchant, trop édifiant.U y a sûrement une hiérarchie chez les rats.Voyons, est-il possible qu’un rot des quais soit aussi un rai de sacristie?Les rats ne cumulent pas.C’était un rat de bibliothèque, mais un rat qui prit son rôle trop au sérieux.Une demande discrète d'enquête de la part de l'acheteur canadien révéla à la direction du Muséum que so copie du manuscrit de La Pytaie avait été grugée, et, malheureuse coïncidence, grugée de 35 feuillets en tous points semblables aux 35 feuillets offerts en vente.Au surplus, de vieux volumes offerts avec ces feuillets avaient été grugés entièrement.C’était un rat de bibliothèque.Les rats ont tort quand ils se font prendre.Notre rat se fit attraper et le tribunal de la Seine le condamna à la réclusion.C’est maintenant un rat de galère.CRAQUIA Le peuple des Etats-Unis a droit de demander des sacrifices considérables à ses débiteurs, dit Roosevelt 7^?s, Le jardin McDonnell, berceau fleuri de la Société Saint-Jean-Baptiste Bloc-notes et des centaines de milliers d’autres comme une cote mal taillée Elle suscitera forcément, partout où par malheur il n’y aurait point suffisamment de billets anglais ou français, une série de reclamations et de protestations qui ne manqueront pas de muser à ces messieurs du gouvernement de fort désagréables ennuis.Est-ce que la Banque du Canada n’aura point, dès sa naissance.assez de problèmes à résoudre sans qu'on la charge en plus de ce nid à chicanes?* •” ÿ R est encorç temps pour le ministre et pour le gouvernement de régler, dans le sens de la logique et de la plus saine pratique administrative, cette question des billets bilingues.Qu’il se décide, tout uniment, à faire pour les billets de banque ce qu’on a fait pour les timbres, il verra que l'affaire passera comme la chose la plus simple du monde — ce qu’elle est, ou devrait être, d’ailleurs.Orner HEROUX fhroniouc C'était un rat de bibliothèque Hl»to(rp vrai*1 dédiée h un ex-rat de bibliothèque.C’était un rat de bibliothèque.î Petit, obséquieux, affairé, empressé, on aurait juré qu'il était du peuple élu.U n'est pas sûr qu’on s’y serait trompé.It résida \ an Canada, jadis.Retourne en France, sa patrie, il nous est resté attaché nar toutes les fibres de «oh coeur, Et quel coeur! H fut du train-exposition canadien cl du comité France-Amérique.Çn le trouvait partout où il pouvait nous cire utile.C'était un rat de bibliothèque.Curieux et chercheur, il fit toutes les bibliothèques et toutes les archives, où il avait ses entrées libres.Devenu expert paléographe, H mit sa science û ta disposition de ses amis les Canadiens.Nos colleclionneurs et nos chercheurs étaient ses protégés.Vouliez-vous, de passage à Paris, consulter un vieux manuscrit, celui des Voyages dr Cartier, par exemple, sans vous astreindre aux heures réglemenlai-rts des archives?Le pelil homme vous l'apportait û votre hôtel, le lendemain, enroulé dans un journal.Personne mieux que lui ne connaissait les vieux papiers poussiéreux.Personne mieux que lui n’avait le don de découvrir chez les petits libroires des quais les documents tant désirés, mais introuvables.Immédiatement de vous écrire une lettre de ce genre: “J'ai découvert chez un prtit libraire des manuscrits inédits dotant du dix- j septième siècle et se rapportant aux travaux que vous poursuivez avec tant de succès.Vous ayant connu autrefois au Canada, j'ai immédiatement pensé û vous, croyant que res documents pouvaient vous être de 'melque utilité.Un acheteur américain a déjà fait une offre alléchante ; mais pour que ces documents ne prennent pas la route îles Etats-Unis et restent au contraire dans un pays de langue française, j'ai décidé te libraire û mettre les feuillets de côté pour un mois afin d'attendre votre réponse.A vous, il tes laisserait pour la somme modique de .Y francs, somme inférieure à celle promise par l'acheteur américain”.C'eût été petne perdue que d’enquêter sur les sentiments patriotiques du bonhomme ou de chercher In piste de l'acheteur américain.Peut-on douter de.ra parole d'un Carnet d'un grincheux Celui qui ne se soucie pas de ses intérêts matériels en laisse généralement le soin aux autres.* * * — Pourquoi diable ce compatriote n’est-il pas venu acheter chez moi?dit le marchand courroucé.— Par patriotisme.— Mais vous plaisantez?— Non.Comme il ne paie jamais, c’est l’étranger qu'il ruine.* * * A East-York un conseiller municipal a traité son collègue de rat."Ver”, a rétorqué celui-ci.Bien qu'ils eussent raison l'un et l’autre, ils en sont quand même venus aux mains.* * * M.Roosevelt veut b.en que leurs anciens alliés ne paient pas les Etats-Unis; mais il ne veut pas qu'ils s’arment.De fait c’est assez qu’un débiteur vous éconduise sans vous menacer au surplus de son revolver, 3|< $ * On désigne en France un certain ministre de la marine qui n’a pas été heureux: i ex-siniitre.Dans quelques mois le mot fera fortune dans Chambly-Ver-chcres.* * * M.Savignac compatit avec les orphelins italiens.Il y a de quoi.N'a-t-il pas perdu “son’’ maire?* * * M.Camillien Houde aurait signifié à M.Savignac de ne plus donner d’entrevues aux journaux.Les échevins, pour savoir ce qui se passe à l’hôtel de ville, pourront correspondre avec le maire via le courrier de Collette.M.Pamphile du Tremblay n'est pas là pour les prunes, pardi ! ¥ * * La sagacité de notre maire ne varie pas.Dès lors qu'il soupçonne un membre de son comité consultatif, c'est que celui-ci est loyal.S’il trompe le maire, à lui les confidences et la confiance.Jf, >(.Le troisième parti s'appellera le parti réformiste.Ce n’est pas pour afficher ses relations avec le “Reform Club’’: il les cache de son mieux.* * * Le “one man car’’ n’esf qu'une étape dans le progrès.Pour assurer la pleine sécurité des piétons et des voyageurs, la Compagnie fait construire des robot cars.* * * On parle de réduire le nombre de lumières i Montréal.Pourquoi ne pas en venir i l'obscurité complète?Il y a longtemps que les échevins y sont habitués qui li sent les journaux pour apprendre ce qu'on se prépare à leur faire faire.FAMPHIL» Abolition?L’Ontario bouge.Après l'ipri-(lent de Toronto an cours de la réception an gouverneur général, un quotidien de Windsor, le Border Cities Star, affirme que cela ajoute de la force “a l’agitation en faveur de l’abolition du poste coûteux et inulile que détient lord Bessbo-rough, ou du moins en faveur du choix à ce poste, pour l’avenir, de Canadiens à toute épreuve”.Le Star, de Toronto, qui ne s’est pas fait faute de publier des commentaires de ses lecteurs assez désagréables pour Rideau Hall, dit que l'agitation en faveur d’un changement n’est pas apparente, mais qu’il y a un bloc de l’opinion publique déjà gagné à la modification.“Une partie de ce groupe es! en faveur d’un Canadien d’origine comme gouverneur général cl il a déjà approuvé le choix d'un Australien comme gouverneur général de l’Australie.Une autre section irait plus loin ef voudrait abolir le poste même, en tout cas l’éclat et le faste dont il s'entoure.Le roi de Grande-Bretagne est roi du Canada et si l’éloignement géographique où il est du Canada exige qu’il ait son représentant ici même, il n’y a pas de raison empêchant celui-ci d’être un Canadien, qui en remplirait les fondions sans que cela coûte au pays tous les frais d’un établissement vice-royal.Un changement à Ottawa est inévitable.Non pas à cause de “l’incident de Toronto”, mais à cause de l’opinion publique qui sc cristallise depuis longtemps, un Canadien finira éventuellement par représenter le roi au Canada”, conclut le Star.Cela peut paraître neuf aux gens de l’Ontario; mais il y a des années que tout cela se pense, se dit et s’esl même écrit dans le Québec, Silence On a fait grand brui,! clans les gazettes, il y a quelques mois, autour de l’attentat meurtrier que commit sur sa mère, en voyage en Kuropc «avec lui, le fils d’un sénateur onta-I rien en vue dans son parti.Un (quotidien montréalais eut même, quelques semaines plus tard, l'effa-I ran le idée d’aller photographier a la gare, à Montréal, le père et le fils revenant ensemble d'Kurope; et un nouvelliste tenta d’interviewer l’un et l’autre, après quoi il donna dans son journal le récil de l’entrevue qu’il n.’avait pu prendre.Ce même sénateur ontarien et sa femme viennent d’acheter une vasle maison, dans la ville qu’ils habitent, et l’ont offerte à une association charitable de l’endroit pour qu’elle en fasse un refuge destiné aux enfants de familles pauvres.Les gazettes qui ont exploité le grsle d’un fils déséquilibré, lui donnant une notoriété fâcheuse, n’ont pas eu un seul mot pour la générosité du sénateur el de sa femme.Et le journal montréalais qui a traité sauvagement, si l’on peut dire, le sénateur en question, lors de son retour d'Europe, n’a pas encore pris la peine de se Ijrocuref la photo de la maison donnée à une oeuvre d’assistance, et de la publier dans scs colonnes.Le bien n’est pas de la nouvelle, évidemment.La seule bonne nouvelle, c’est celle du mal, ou du vice, — celle qui prête à la sensation et au jounisme.G.P.Il occupait tout le terrain où se trouve aujourd'hui la gare Windsor, nous apprend M.E.-Z.Massicottc UNE PLAQUE COMMEMORATIVE Une lettre de M.Duranleau Une lettre du ministre de la marine en réponse à notre article de mercredi dernier nous parvient à l’heure où nous partons pour voyage.Nous on remettons forcément la publication à la semaine prochaine puisque nous croyons opportun de l’accompagner de quelques commentaires.— L.D.Avis à ceux qui voyagent Tout billet».Europe et partout, émis au tarif des compagnies — Hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc.— Service eom-plet — Le DEVOIR-VOYACES 430 Notre-Dame Est.Téléphono* HArbour 1241A- Vient do paraîtra "La découverte du Canada” "Jacques Cartier” (Par l’abbé Llonal CROULX) Text* revu et augmenté des conférences données par l’autour à l’Université de Montréal.Prl*: $1.00 franco.S'adressât au Servie» d» Librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montrés!.(Tél.HA.1241».(Par Alfred AVOTTE) — Où était situé, M.l’archiviste, le coquel jardin de John McDonnell, théâtre du banquet de fondation de la Société Saint-Jean-Bap-liste de Montréal il v o cent ans t*l dont parlent les annales de la Société?A celte question que je lui pose à brûle-pourpoint en entrant dans son bureau, M.E.-/C.Msasicotte, archiviste du district judiciaire de Montréal, ne répond pas immédiatement cl, me regardant par-dessus ses verres, semble sc dire: “Ca 1 parle mi diable.” En effet, je l'ai appris par la suite, le savant archiviste venait j précisément d’achever un patient | travail de recherches sur la genèse ; de la Société Saint-Jean-Bapiiste el en particulier sur l’emplacement ! de ce jardin, et à peine avait-il fini qu’un nouvelliste se présentait à son bureau pour récolter le fruit de ses fouilles.— Qui vous a dil nue je venais de l’apprendre moi-même?me dit-il avec un air apparemment sévère, susceptible de décontenancer qui ne le connaît pas.— Le journaliste, voyez-vous, c’est, d’après les flatteurs, un double poste de T.S.E.: à la fois ré-teptenr et émetteur.Ses antennes le guident.Elles le renseignent.Elles m’onl porte ici.Ce que j’ap- prendrai, je le crierai sur les toits.D’ailleurs, vous vous devez de faire bénéficier la masse du fructueux travail que vous accomplisse* dans l’ombre du palais de justice, sous les multiples planchers réservés aux chicanes des avocats el aux faillites quotidiennes.Vous ne pouvez tout faire.Laissez aux journalistes de vous faire raconter vos découvertes et les publier.Lais-sez-le.s vous voler votre fromage.A ce moment.M.Massicottc prend son fauteuil favori, se croise la jambe, caresse sa barbiche et nous tient à peu près ce discours: La La gare occupe le formant le Donnell en cet avocat gare Windsor Windsor d’aujourd’hui milieu du terrain jardin de John Mc-18:»4.La maison de occupait le cen- tre de sa propriété.Le répandait tout autour, jardin se ¦ L ),,m,mi i ,,,iii m,«,v,v,i , mesurant 150 pieds de front sur la rue Saint-Antoine; 504 sur la rue Saint-Eran-cois de Sales (Windsor); 150 sur la rue Saint-Janvier (Osborne) el 408 à l’ouest.Les comptes rendus des journaux du banquet de fondation de la Société, le 24 juin 1834, abondent de descriptions admiratrices du jardin McDonnell.Ils disent bien que ce jardin était situé rue Saint-Antoine, mais non à quel en- droit.rue Saint-Antoine.C’est le problème que j’ai essayé de résoudre.Pour y arriver j’«i compulsé les archives du Barreau, les actes de l’état civil, les minutes de notaires, les plans d’arpentage et les procédures judiciaires conservées dans la riche collection de» archives du palais de justice de Montréal.J’ai réuni ainsi tous les malé-riaux nécessaires à situer le coin de Montréal où s’est accompli un des événements qui comptent dans les annales franco-canadiennes.John McDonel! John McDonnell avait douze ans lorsqu’il perdit son père, Enéas Joannes McDonnell, lieutenant réformé du 7e régiment d’inverness (Ecosse).So mère était une Canadienne française du nom de Marie-Ange Picotté de Belestre, fille de l’honorable Picotté de Belestre, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel et conseiller législatif.John McDonnell avait aussi une soeur plus vieille, du nom de Marguerite-Cécile.Il fut admis au barreau en 1821.Dame veuve McDonnell mourut le 1er mai 182(5.Un mois plus tôt, elle avuit légué l'usufruit d’un immeuble au faubourg Saint-Antoine, moitié à sa fille el moitié à son fils, et elle en substi- (Suitc à la page 2) Lettre de Toronto Un tonique rationnel pour la vitalité du français — Les péchés des parents retombent sur les enfants — L'exemple stimulateur d’un marchand patriote (Par M.Albert LEMIEUX) Les livres LaTrappecTOka (Par Ubaid PAQUIN) 1 // Un tonique rationnel pour la vitalité du français On se lamente que notre langue souffre de restriction systématique et que son influence baisse graduellement.On cherche des remèdes, on prescrit toutes sortes de régénérateurs.L’un des plus efficaces, est laissé sur la tableltc.Francisons nos relations commerciales avec les Anglo-Canadiens et, surtout, exigeons ta francisation des moyens divers de publicité qui submergent le Canada français.Lors do mon dernier voyage au pays du Québec, les bras m’ont tombe devant l’étalage absolument anglais d’un épicier de ma ville natale.T.a vitrine était un salmigondis de placards cl d'écriteaux où il n’y avait pas un mot de français.Je me pensais à Toronto.Une vieille connaissance me salua pur mon pelil nom.Entrons chez ce marchand jovial cl sympathique.Son comptoir est surchargé de pancartes anglaises; les parois et les murs de sa boutique sonl placardés d’affiches anglaises.Comment voulez-vous que notre épicier ait l’air français dans ce musée?Comment voulez-vous que la ménagère fasse autrement que de demander ses deux tins de beans, ses trois cakes de yeast (pr.isse) et sa boîte de corn flakes dansXme atmosphère pareille?C’est le même méli-mélo chez le pharmacien, le quincaillier, l'orfèvre.le garagiste ou le marchand-tailleur.Pensez-vous qu’il suffise de crier “Améliorons notre parler” lorsqu’une telle ambiance vous anglicise inus les jours?Demandez à vos marchands de vous montrer leurs catalogues et I !>asi ^('^eple leurs revues de commerce.Un bon nombre de ces “propagandistes par l'imprimé” sont encore en anglais.Pouvez-vous être surpris de lu pauvreté désespérante du vocabulaire d’affaires de ces braves gens?Ils n’ont rien pour apprendre.par leur faute, par votre faute par noire très grande faute! Le même mal envahit tous nos arts et métiers.Causez avec un cordonnier, un électricien, un tapissier ou un imprimeur; c'est l'extrême indigence du terme technique parlout.Une compagne de francisation (nor pas de refrancisation.et pour cause) du langage professionnel de nos ouvriers devrait être lancée immédiatement.La France a ses argots des métiers; nous avons les nôtres lires de l’anglais.C’est pire.Pénétrons maintenant dans un foyer de cultivateur canadien-fran-çais Après souper, la mère el ses filles cousent ou “flascnt”, sur des livres de patrons avec instructions en anglais ou bien la maîtresse de maison fait “venir un ordre” d’un catalogue anglais, il s'en publie encore malhcurcusctucul, et clic s'a- charne à y perdre un peu de son pauvre français.Le père s’évertue à déchiffrer le mode d’emploi unilingue d’un remède qu’il veut donner à ses chevaux.Peut-il sortir une langue vigoureuse d’un brouillamini semblable?Le long de la route nation-ale de Sorel à Victorlaville, j’ai remarqué en vitesse, sur les piquets de délurés, sur les maisons abandonnées ou sur les vieilles granges, une centaine d’affiches et d’enseignes de tôle exclusivement en anglais.Je ne tiens pas compte des “chicken dinners”, des hooked rugs for sale et des Y hotels qui me dévisageaient au passage.Arrachez-moi ça pour l’amour du ciel! ('.elle action anglicisante exercée par les catalogues, les étalages el les affiches est d’autant plus condamnable qu'elle esl le résultat de notre laisser-faire et de notre n-pathie.On nous bourre d’anglais jusqu’aux oreilles et nous faisons les efforts les plus ingénus pour tout avaler sans étouffer.Voyons! Il devrait y avoir au moins cinq patriotes dans chaque paroisse de mon bon vieux Québec; cinq apôtres par localité peuvent révolutionner l'Ame et la face de la province.Comment s’y prendre?Faire de lemps en temns une tournée chez les marchands de In plaee el leur dire de renvoyer toute cette camelote de catalogues, de revues et de pancartes unilingues, les exhorter à débarrasser leurs vitrines, la devanture et l’intérieur de leurs magasins de ces placards anglais et à ne correspondre qu’en français avec leurs fournisseurs ontariens; inviter les mères de famille â retourner Ions leurs catalogues anglais et à ne de médicaments ou de produits de beauté dont le mode d’emploi est en une seule langue."Demandez et vous recevrez”; les maisons de l'Ontario vous donne- ront du français, j'en suis sûr, lorsqu’elles s’apercevront qu'il y a des Canadiens français au pays.Ca piastre, auprès des Anglais, a toujours été le meilleur des arguments.Les péchés des parents retombent sur leurs entants Ce qui esl vrai pour les lares physiques et morales, s'applique également à la dégénérascence d’une langue.Les enfants souffrent des fautes de leurs parents.II faut sonner l’alarme.Si nous n’avons pas le courage de combattre immédiatement l'intoxication des anglicismes qui paralysent l’organisme industriel, commercial et publicitaire du parler franco-canadien, la prochaine génération sera réduite à un triste degré d'abrutissement linguistique.Sans remonter à plus de trente ans en arrière, une foule de termes (Suite à la deuxième page) C’est le meilleur des livres d'U bald Faquin.Dans la galerie des surhommes que son oeuvre'prétend nous montrer, de Jules Faubert nu Paria, la robe de bure du trappiste, éclatante de rayonnement spirituel.éclipse les oripeaux de Nietzche et la pourpre équivoque de la mégalomanie.Cette fois, le surhomme n’est pas une vessie soufflée.11 est singulier, mais pas unique, qu’un romancier trouve en dehors de son domaine magique la fiction, un sujet aux “longues résonances”.L’imagination est uuo faculté précieuse.Son rôle ne so borne pas à l’invention de person nages ou à la combinaison d’intrigues.Chaleur et lumière, elle féconde l’intelligence du réel.Sans elle, le monde inerte et décoloré baigne dans l’abslrait.Le monastère est sans prestige pour les sols du positivisme américain ou.ce qui revient au même, son âme leur échappe tout à fait.Un homme du siècle est allé à la Trappe et il décrit la Trappe aux autres hommes du siècle.Il a vu un morceau du moyen âge, merveilleusement stable et serein, dans l’écume du siècle mouvant et inquiet.Il a vu l’éternel miracle de l’oeuvre des moines: au point de vue matériel, la terre inculte transformée par le travail en domaine admirable; au point de vue spirituel, un chef-d’oeuvre d’abnégation et de prière fabriqué par une rigoureuse discipline avec de la chair humaine sanctifiée, comme l’artiste sculpte la statue à coups de couteau répétés dans le bois dur.Il a vu dans le travail même des pères ou des frères eonvers “A la démarche lourde”, une prolongation de la prière.Il a vu le secret de la vie joyeuse du trappiste et le sens de la mort au monastère.Pour le moine, la mort esl le commencement de la véritable vie.Au delà du paysage physioue d’un lieu d’élection, dont la séduction éclate même au cours d’une brève visile, mais qui exige une plus longue familiarité pour révéler toutes ses beautés diverses selon les heures et les saisons, l’écrivain a voulu contempler le paysage spirituel.J’aime cette gradation bien ménagée qui aboutit aux deux chapitres les plus nourris d’émotion: les deux derniers: le chapitre sur la mort et le chapitre sur le culte à Marié.Bien composé et d’un style élégant.l’ouvrage est alerte et sr ill comme un récit d’aventures.Même refoulés par les négligences de langue et une psychologie superficielle, les critiques ont toujours reeon- , nu à M.Faquin le don de “faire vivant” et d’intéresser.Ces Noies et (Suite à la page 2) Pas de journal lundi Lundi, 4 juin, fête légale, le “Devoir’’ ne paraîtra pas et nos bureaux resteront fermés toute la journée.t LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 2 JUIN 194* VOLUME XXV — No 127 Les fêtes trifluviennes Dans quatre semaines à peine Des monuments élevés à la gloire des héros de la Maurioie rappelleront aux générations futures le Tricentenaire de 1934.Ce sera d’abord le monument de Laviolette et des fondateurs, puis le monument de La Vérendrye et des découvreurs, .le monument de Benjamin Suite, Trois-Rivières, 1 historique métro- de Gérin-Lajoie, d’Edmond de Ne- pole de la Maurioie, entrera dans le cycle brillant des fêtes qui marqueront son trois centième anniversaire de naissance.Un coup d’œil rapide jeté sur le programme détaillé de ces fêtes que nous communique M.Léon Tré-panicr, président du Comité de Publicité du Tricentenaire, nous {lermet de prédire d’ores et déjà que es fêtes trifluviennes seront grandioses et qu’elles se dérouleront ave» un faste inaccoutumé.La présence aux fêtes de Son E-minenee le Cardinal Villeneuve, primat de l'Eglise canadienne, de son Excellence le Délégué Apostolique Mgr Ca^sulo, des archevêques et évêques du Canada ainsi que des principaux personnages du monde politique, diplomatique, intellectuel et artistique projette déjà un éclat magnifique sur ces fêtes.La partie religieuse des célébrations de juin, juillet et août, a été particulièrement préparée: des messes pontificales, des sermons par nos meilleurs prédicateurs, des pèlerinages au Cap-de-la-Madeleine, des processions du T.H.Sacrement, des fêtes mariales, continueront la chaîne commencée si modestement par le Jésuite Jacques Buteux, premier évangélisateur du St-Maurice.Les pageants historiques qui seront exécutés aux fêtes trifluviennes et qui en seront, pour ainsi dire, la note romantique, rappelleront par leur splendeur les pageants du troisième centenaire de la fondation de Québec en 1908.Plusieurs centaines de figurants réincarneront les découvreurs, les explorateurs, les fondateurs, les missionnaires, les écrivains, les artistes, les politiciens qui ont fait de la Mauricie l’une des plus belles et des plus nobles régions du Canada.vers, de Nérée Beauchcmin et de Ludger Duvernay, enfin le Flambeau,, monolithe élevé par la jeunesse mauricienne à la mémoire de Pierre Boucher.L'inauguration du Musée Pierre Boucher, au Séminaire St-.Ioseph complétera cet hommage "pins durable que l’airain’’.Des délégations de tout le Canada, des Etats-Unis et même de France se dirigeront vers les Trois-Rivières pendant les deux mois que dureront les fêtes.Les Vomgmra de Commerce, les (fardes du Canada, les Zouaves Pontificaux, les Scouts de France et du Canada, les Syndicats Catho- | ligues et plusieurs autres associations ont choisi la Métropole de la Mauricie comme lieu de leur convention annuelle.Là Société St-Jean-Bap- Le jardin McDonnell.(Suite de la première page) tuait la propriété à leurs enfants.L’immeuble mentionné dans le testament est celui que je vous ai décrit précédemment.Le cadre dans lequel se dessinait la propriété de Belestre-Mc-Donnell, laquelle avait environ un nrpent et demi de largeur par trois arpents de profondeur, était pittoresque.De cet endroit, on avait vue sur les faubourgs qui surgissaient autour du carré Ghaboillez.aux environs du collège de Montréal (maintenant place du marché à foin) et dans le Griffinto n.— Mais comment se fait-il que cet avocat McDonnell a mis ainsi son magnifique et vaste jardin à la disposition de Ludger Duvernay?En bon voisin de bureau — Voici.L’avocat McDonnell avait son bureau, rue Saint-Vincent, Pour Caspé Le livre du Souvenir "CASPE DEPUIS CARTIER” Grand volume in-quarto de 250 pages environ, illustré à profusion do photographies actuelles et do dassins anciens, enrichi de nombreux hors-texte.Histoire, documents et statistiques sur Caspé et la région gaspésionne.Oeuvre de l'abbé C.-E.Roy.curé d’office de Caspé.et de M.Lucien Brault, des Archives fédérales.* Recueil unioue de documents et d’illustrations.Prix: $2.00, plus 15 sous pour le port.Expedition sous enveloppe cartonnée.S'adresser au Service de Librairie du "Devoir”, 430, rue Notre-Dame est, Montréal, (téléphone: HArbour 1241), SèeVccM.Avis de décès ST-GERMAIN-CHARLEBOÏS A Montréal le 31 mal 1934 k l'âge de 76 ans et 11 mots est decédée Elisabeth Chartebols.fille de feu André Charlebols et de Jeanne Dea-champs, autrefois de Pointe-Claire, épouse de feu Auguste St-Germaln, autrefois de la Pointe St-Charles Le» funérailles auront Heu lundi le 4 Juin.Le convoi funèbre partira de sa demeure, 4952 Chemin Côte, des Neiges à 9 h.45 pour se rendre â l'église N -D des Neiges où le service sera célébré à.10 hrs.et de là au cimetlere de la Côte des Neiges.Parents fl amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.RANGER — A l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, les 24 et 27 mal à l'âge de 7 et 10 Jour», sont décédés Joseph René et, Joseph Julien, enfants bten-almés de Joseph-René Ranger, courtier d'assurances et de Marguerite Vlnet.L'Inhumation a eu lieu â St-Polycaroe, Quê, liste, l’A.O.J.C., la J.O.C., les diffé-| à deux pus de l’atelier où s’impri rentes sociétés historiques du Canada et des États-Unis, les Sociétés patriotiques de la Nouvelle-Angle, terre et du Canada, les Médecins de Langue Française réunis en Congrès à Québec, l’Union des Municipalités, la Société Royale, les différentes sociétés d’Histoire régionale seront toutes représentées aux fêtes par de forts contingents, ainsi que les divers corps de musique du Canada qui donneront aux Trois-Rivières même leur festival annuel.C'est dire que, pendant plusieurs semaines, l’ancien poste de pelleteries fondé par Laviolette deviendra un centre d'attraction unique où il fera bon aller retremper son patriotisme et puiser dans le passé des forces et des énergies nouvelles qui nous permettront de regarder avec plus de courage et plus d’optimisme l’avenir.Il faut que tous les Canadiens, à quelque race et à quelque langue qu'ils appartiennent, fassent leur petite part pour que les fêtes tri-fluviennes soient un succès complet, Les Canadiens français ont tout particulièrement le devoir de prouver ouvertement, en cette occasion, leur attachement à leur patrie et leur reconnaissance envers ces hommes valeureux qui leur ont préparé leur berceau sur cette terre d’Amérique.Les fêtes des Trois-Rivières, préludes des fêtes de.Caspé, sont non seulement des fêtes régionales mais des fêtes nationales.Nous espérons donc que les Canadiens «pii le peuvent, prendront littéralement d’assaut la Mauricie du 30 juin au 31 août.Lucien Desbien» NAISSANCE CLEROL'X — A Montréal, le 26 mal.1934, à M et Mme Elol Cléroux (Rlta Desroslerai un fils baptise Joseph-Jean-Ouy-Adrlen.Parrain et marraine: M.Adrien Bourgeois, cousin de l'enfant, et Mme J.-A Bourgeois.Porteuse: Mlle Luclile Bourgeois, cousine.Nécrologie épouse du Dr P -V.Oadbols BELANGER — A Montréal, le 31.â 45 ans, Ulrlc Belanger, époux de Blanche Du-rocher CHARETTE — A Oka, le 1er Juin, à 85 ans Mme veuve Sévére Charette DANSEREAU — A Montréal, le 31.à 65 ans.WU/rld-Albert Dansereau, époux de Georgltie Dansereau.DECELLES A Montréal-Est, le 30, Mme j Alexandre Decellcs, née Marie-Anne Bloum I DUFRESNE A Montréal, le 30, à 78 i ans.Azilda Champagne, épouse de leu i Mathias Dufresne, autrefois de Ste-Thé-rése-de-Blalnville.FISET —- A Montréal, le 31, â 52 ans Mme Emma Bernier, épouse de Denis Fi-set.ÜADBCU3 — A Terrebonne le 31.Aman da Moracne, M V.HEBERT — A St-Constant, le 30.dentellement David Hébert, ft 43 ans.époux de Marie-Louise Malo, ainsi que son fils, Denis, Agé de 10 ans.LACHAPELLE — A Montréal, le 30, à 69 ans, Mlle Domlthtlde Lachapelle, fille de feu Louis Lachapelle MALO A Montréal, le 31.ft 69 ans.Théodore Malo.tabacoulste, époux d'Ar-thémlse Plamondon.PILON - A Hull, le 31.ft 67 eus.Mme Joseph Pilon, née LuBllna Lacoste de St-André-A vellln.ROBIDOUX A St-Reml.le 20.ft 16 sus.Joseph-Oswald-René Robldoux.fils de PhUtEK-.Hoblc)ou.\ et de Rose-Alma Marel » SANSCAR" 1ER A Terrebonne, le 31.a 31 ans, Aline Sanscartler.fille de feu ArlÜUL.SfVs1 se sert fin coup de bélier.D’après Sonnenberg il n'y a que McMillen i qui lui soit supérieur au flying-| tackle.x-frappa Résultat Montréal 6 — Verdun : National Verdun : Verdun : cher) .Verdun : National Punitions : 2.12 3.10 .3.45 .8.10 (D.Ar- .11.30 Lennox .12.10 Boyer .Grant, Jotkus.Deuxième période (ireene (Mallte) W.Archer .W.Archer .(ireene (Len- 8—Verdun 9 -Verdun 10 Verdun 11—Verdun nox > .12 -National: Bouchard (Comptonl .Punitions: Mallet.E.Lennox, Grant, Halbert.13.45 LOI 2.45 8.50 12.00 .12.38 Archer, 34 9 10 27 9 pour Pomorski à la 8e.par manches: .001330000 7 Buffalo .00340200x - 9 Sommaire.Erreurs, Mulleavy, Thompson; points produits par Stack, Plummer 6, Thompson 3, Griggsby 2, Mallon, Sankey.Glan-ry; deux-buts, Welker 2, Mulleavy, Mallon; coups de circuit.Stack, Plummer 2, Thompson; but volé, Clancy; sacrifices, Tucker, Ripple; double-jeu, Mulleavy (sans assistance): laissés sur les buts, Buffalo 11.Montréal 5; buts sur balles.Fritz 8, Lisenbee 2.Pomorski 1 ; retirés au bâton.Fritz 2.Lisenbee 3, Pomorski 1; coups réussis.Wilson 5 en 3 manches 2-3; Lisenbee 5 en 5 1-3; Fritz 9 en 5 1-3; Pomorski 0 en 1 2-3- Fisher 1 en 1 ; lanceur gagnant, Lisenbee; lanceur perdant, Fritz; arbitres, Nallin et Parker; temps 2 h.35.AUTRES JOUTES Syracuse .010200010 490 Newark .00601000x 7 12 1 Fussell, Hanlon et Taylor; De-vens et Kies.Troisième période Garneau Greene .Lennox .Lennox -National Verdun : Verdun : Verdun : ray) .«National ton) .National (Boyer) -National National neau) .Anémié punition (Mur-Jotkus (Comp- 3.35 4.56 5.15 6.15 Garneau (iarneau Rover (Gar- 7.40 10.55 14.25 14.30 CLASSEMENT V *1 a>\v7 G P N P G Pts Verdun .3 0 1 32 19 7 Royal .•> 1 u 28 24 4 Shamrock.1 Ï! 1 0 26 18 4 Gannrlien .0 2 1 10 16 1 National .0 3 0 26 45 ü Toronto .Rochester .Schott et ka et Lewis Baltimore .Albany .Moore, Chapman 20103301010 15 1 .100000003— 4 9 5 Smith; Kaufman, Lis- .000000010 1 7 1 .30010002* 6 9 1 Miner et Picinich; E.et Finney.10 2 12 3 ; Ma- .STADIUM.^ DIMANCHE.3 JUIN Parti* double à 2 p.m.TORONTO vs ROYALS Prt*: Rlearhm, 50c: iltfM non rt»cr-vét^tSc) «tOlc* réservés, 11.00 et lo*e», muets maintenant en venir au Stade, tél.citerrler lut; au dépôt de Journal!* “Metropolitan*’, angle Peel et Sainte-Catherine, rher *.Bergeron, «SM rue Salnt-Penl».et “Chef Yvon", J*«« rue Saint-Denis.20 9 Association Américaine Indianapolis .009130000 4 10 0 Toledo .000000001—1 4 2 Turner.Tising et Sprinz; Larkin.Suntlrat et Desautrls.Louisville .000110021 5 13 1 Columbus .loioiliioo 4 9 4 Weinert, Sas* et Erickson; Gross, Teachout et Gooeh.Minneapolis .020010000.3 5 II Milwaukee .0I303410X 12 14 0 Starr, Richmond et Hargrave, Arnold; Poll! et Rensa.St-Paul .250402000 13 16 1 Kansas City .010001201 5 11 3 Phelps et Fenner; Fullerton, Harris, Grnndnll et Brentcl.Le classement: Les parties dans les glandes ligues Les joutes disputées hier après-midi dans les séries des ligues de baseball Américaine et Nationale ont donné les résultats suivants: LIGUE AMERICAINE New-York .100000013 5 Philadelphie .14001202X 10 Deshong, Grimes et Dickey haffy et Berry.Boston .901000030 13 Washington .001000000 1 Pennock et Ferrell; Crowder, Russell, MrColl et Phillips, Hcrg.Détroit .001100001 3 9 2 Chicago.000000001 -1 6 4 Rowe et Cochrane; Lyons et Madjeski.Cleveland à Saint-Louis, pluie.LIGUE NATIONALE Boston 1000000600000001 8 17 1 Brooklyn 5000000020000000—7 15 I Munns, Carroll, Herring et lierres.Sukerforth; Elliott, Mangum.Smith.Rets et Spohrer.Philadelphie .020000100 3 New-York.(Il0001101 4 Harrow et Todd; Hubhell, que et Richards, Panning.Chicago.000(100021 3 Cincinnati .010000000 1 Weaver et Hnrntett; Frey et Un lunch à Oscar Roettger La direction du Restaurant ‘‘Naples’’ offrira un lunch à Oscar Roettger, demain soir, à 8 heures, au No 1449 rue Bleury, alors que la direction du club de baseball Montréal, les rédacteurs sportifs et les joueurs des Royals et des Leafs de Toronto seront présents.Le gérant des Royals jouera demain sa BOOème partie avec le Montréal et c'est à cette occasion que le lunch sera offert.Les parties de fin de semaine AUJOURD’HUI LIGUE INTERNATIONALE Montréal à Toronto.Rochester à Buffalo.Syracuse à Albany.Baltimore à Newark.LIGUE NATIONALE Brooklyn à Boston.Philadelphie à New-York.Saint-Louis à Pittsburg.Chicago à Cincinnati.LIGUE AMERICAINE Detroit à Cleveland Boston à New-York Chicago, à St-Louis.Washington, à Philadelphie.11 2 11 0 Lu- 7 n « 1 O’- G.P.PC.Minneapolis .27 16 628 Indianapolis .22 18 550 Milwaukee .2.3 19 548 St-Paul 21 20 512 Gnliuuhus .20 21 488 Kansas City .20 22 476 Louisville .19 21 465 Toledo 28 317 Farrell.Saint-Louis Pittsburgh.Hallahan et V.Hoyt et Pndden.0000 i''020 000100003 6 I 8 2 Davis; Rirkoger.25 ans, 2?000 OUI CHAQUE LECTieUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE SUT SERA DEPASSE, DEMAIN LIGUE INTERNATIONALE Toronto à Montréal, partie double, (à 2 heures p.m.).Rochester à Buffalo.Syracuse à Albany.Baltimore à Newark., LIGUE NATIONALE Ri •ooklyn, a Boston.Philadelphie à New-York.St-Louis a Pittsburg.Chicago à Cincinnati.LIGUE AMERICAINE Detroit à Chicago.Cleveland à St-Louis.Boston à Washington.New-York à Philadelphie.Les coups de circuif Majeures: Hier: Johnson.Athlétiques; Gos-lin.Tigers; Simmons.White Sox; Hartnett, Cubs; Jeffries, Phillies; Whitney, Braves; Urbanski, lira ves, un chacun.Les meneurs: Klein, Cubs, 14; Gehrig, Yankees, 12; Bonura, White Sox, 12; Fnxx, Athlétiques, 11; Johnson, Athlétiques, 10; Hartnett, Cubs, 10.Total: Américaine, 211; Nationale, 196.Total: 407.Inlornationale: Hier: Plummer, Buff., 2; .Stack, Mont., 1; Brubaker, Alb., 1; fijlj, New., 1; Srhnlk, New., 1 Les meneurs1 Barton, Newark, 14; Sington, Alb., 10; Alexander.New-.9; VVinsett et Crabtree, Rochester.8; Abernathy, BnlL, 7; Powell.Alb., 7; Bipple.Mont., 7; Tucker.Buff., 1; Selkirk, New., 7.Total 233.Le vainqueur rencontrera le champion Le promoteur Jos.Giroux, qui a tant tait parler de lui avec ses séances au marché Saint-Jacques l’hiver dernier est en train de répéter les mêmes succès au Stade Exchange, si l’on peut en juger par le soin qu’il prend à organise: ses séances du mardi soir.Malgré In température inclémente de mardi dernier plusieurs centaines de personnes se sont rendues à l'amphithéâtre de Haoul Godbout pour être témoins des rencontres qui furent des plus intéressantes.Pour donner plus d’importance à la rencontre piincipale entre René An grignon et PU Lemieux le promoteur Giroux a promis que le vainqueur rencontrera dans un avenir très rapproché le champion Armand Courville ou même le champion du inonde, Eugène Tremblay.Une telle opportunité ne ^e présen te pas tous les jours et les deux lutteurs feront l’impossible pour vaincre afin de réaliser leur rêve.Lemieux, qui a tenu en échec le champion provincial Courville a, de plus, un imposant record de victoires et quant à Angrîgnon inutile de signaler ses nombreuses qualités, il fera tout en son possible pour remporter une victoire décisive.La rencontre semi-finale nous ramènera le lutteur français Armand Cola qui a fait si bonne impression il y a quinze jours au Stade alors qu’il disposait de son adversaire en quelques minutes, mais cette fois-ci il n'aura pas la tâche facile Car Lcvluek, son antagoniste, est un gros Russe ayant la réputation de ne pas ménager 1 ses adversaires et comme ce dernier tient à rencontrer le champion mi-lourd du Canada, Albert Beaucaire, c’est dire qu’il ne voudra pas que Cola lui enlève cette chance unique.Cette rencontre sera de 30 minutes ou une chute.Le promoteur a encore une couple de rencontres à bâcler d’ici quelques heures et il est probable qu’il pourra annoncer son programme nu | complet dès demain.Le promoteur a mis des billets en vente aux endroits suivants: au Marché Saint-Jacques, chez le promoteur Giroux ou 4522 rue Saint-Denis, ou encore au Stade Exchange.Escobar arrivera aujourd’hui L'arrivée aujourd’hui de Sisto Escobar, le solide boxeur portoricain qui, il y a un mois, à Holyoke, Mass., a enregistré une mise hors de combat technique sur le champion poids coq canadien, Bobby Leitham, augmentera de beaucoup l'intérêt considérable cause par le match revanche qui aura lieu au Forum, mercredi soir prochain, et dont le vainqueur rencontrera Rodolfo "Baby” Casanova, dans une rencontre pour le championnat du monde, quelques semaines plus tard.Escobar arrivera ici accompagné de deux gérants.Un de ceux-ci est le gérant portoricain du solide co-gneur du sud, et l'autre est Lou Brix, de New-York, qui surveille ses intérêts en Amérique.Escobar est considéré comme un des plus solides eogneurs de la division, et les amateurs locaux auront l’opportunité de se rendre compte de ses capacités, cet après-midi, lors de son premier entraînement nu Stade Exchange, alors qu’il boxera quelques rondes.Escobar sera de nou-| veau à l'oeuvre demain, et il n'y a aucun doute qu’un grand nombre d’amateurs se rendront sur les lieux pour voir le fameux petit boxeur qui fut le premier à remporter une mise hors de combat sur le champion canadien.Rrix devra comparaître devant la Commission Athlétique de Montréal dès son arrivée, afin de déposer la garantie requise, comme quoi il fera |n pesanteur mentionnée sur les contrats et (pie son protégé sera dans l'arène au moment de la rencontre.ainsi que pour déclarer ses intentions en vue d’une rencontre avec Casanova, sj le petit Poêlon- j eain remportait la victoire sur Bob- ; by Leitham.La Commission a l'in-lention de faire reconnaître cette rencontre comme étant pour le championnat du monde, par les autres corps dirigeants.De la tenue d'Kscobar en fin de semaine, dépendra l’attitude des parieurs.Cette rencontre s’annonce comme devant être un autre combat entre un boxeur et un batailleur.Escobar étant reconnu pour la force de ses coups et Leitham pour sa rapidité.Cette comparaison est cependant quelque peu changée par le fait que lors de sa dernière rencontre à Holyoke, Escobar a fait preuve de beaucoup de ruse pour l'emporter aux points sur Joey Archibald, quj avait compilé une longue liste de victoires dans les arènes de la Nouvelle Angleterre.Leitham, s'entraînant avec ardeur au gymnase St-Willibrord à Verdun, a surtout travaillé à augmenter sa vitesse, bien qu’il se sente très fort et ait montré une tendance à mélanger lorsque ses adversaires voulaient le faire.Depuis plusieurs années à la recherche d’une rencontre de championnat, Leitham .louera le tout pour le tout contre Escobar.Les deux boxeurs qui se rrn contreront dans la semi-finale, oui mettra en vedette deux poids lourds, seront ici lundi.La rencontre Salvatore Buggirello et Eddie Mader, promet d'être une rencontre furieuse, étant un match revanche, à In suite de la surprise causée par le lioxcur de New-York, il y a quelque temps, alors qu'il remporta la victoire sur le géant italien.Il n’nn-ra cependant pas la tâche si facile en l'ooenslnn présente, car Riijjgl-rello est actuellement au camp d entrainement de Primo Camera, lut aidant A se préparer à son rnmbnt de championnat contre Max Huer.Eddie Carrnil, d'Ottawa, vs Wilfrid Carufel; Frankie Martin dans un combat de huit rondes contre Lefty Gwynne et Greggy Greggcr-son contre Ovide Lapointe, dans une rencontre de xix rondes, sont les autres tombais à l’affiche.COURSES A BLUE BONNETS JUIN LE 2 AU 18 PREMIERE COURSE A 2.45 P M.(haure avancé*) Admission.50e MONTREAL JOCKEY CLUB (MEMBRE UE LA PROVINCE OF QUEBEC RACING ASS.) Les enfants ne sont pas admis.Des lutteurs de toutes les catégories Des poids-lourds, des poids-moyens et des poids-légers figurent encore au prochain programme de lutte du promoteur Lucien Riopel, à l'Arena Mont-Royal, jeudi soir prochain.La finale sera de deux dans trois limitée à une heure et demie et mettra aux prises Harry Madison el Harry Yaphe.Ces deux, lutteurs sont de vieilles connaissances dont la rivalité est bien connue des amateurs et qui ont ainsi une merveilleuse occasion de s’affirmer meilleur l’un que l’autre dans un engagement de deux dans trois.La semi-finale mettra en présence Paul Gaudette et Remi Fontaine pour 45 minutes s’il n’y a pas de chute.Ces deux lutteurs ont déjà fait dos combats mouvementés au cours des mois derniers.Paul Descoteaux rencontrera Pit Lemieux dans une lutte de trente minutes ou d’une chute et de lever-de-rideau consistera en une rencontre de vingt minutes ou d’une chute entre "Cyclone" Lecavalier et Lucien Grégoire.Le combat royal est toujours l'attraction spéciale aux programmes du jeudi soir.Celui de cette semaine mettra dans la mêlée Gérard Tremblay.Roger Mayer, Bill O’Brien, Nick Mara et Jack Larou-che.Ce dernier sera donc plus lourd que ses quatre adversaires.Quant à Nick Mara il est sorti vainqueur du combat royal de jeudi dernier où fut éliminé le premier le poids-lourd qui prenait part à la mêlée, Henri Lalonde.Ligue Indépendante de balle molle Tarif des annonces classifiées eu "DEVOIR” Telephone; HAibour 1241 1 tou le mot, 25c mtnl.nura comptant.Arnonces facturées.IVic le mot.50c minimum, N iISSANCLS.FIANÇAILLES, PRO-CHAINS MARIAGES, MARIAGES, SERVICES ANNIVERSAIRES, GRAND'MESSES, REMERCIEMENT:’ POUR SYMPATHIES ET AL TRES $1.00 par insertion suivant U formule ordinaire, chaque mot additionnel 2 cents.A VENDRE Bateau A gazoline "Runabout”, capacité de dix passagers, mesurant 30' de long par 6‘ de large, coque uiioci tu __________ dessus en acajou, moteur Sterling 50 C.V, avec démarreur et générateur électriques, embrayage avant-arrlere, le tout en pariait ordre; vitesse 25 milles A l'heure, équipement fini chromé, arbre de couche Monel Metal, hélice en cuivre.A coûté plus de $2.000,00, vendrait pour $800.00.Pour voir ce bateau et ressayer, s'adresser A Vincent LAmarre, St-Zotlque, Qué Pour autres informations, s'adresser A 19 rue St-Jacques Est.A VENDRE OU A LOUER Maison d'été moderne avec toutes les commodités, eau, électricité, A 1 Ile de Mal, Bte-Thérésc S'adresser A A.Mercier.5111 Gatineau.Tél.ELwood 1131.5-6-34 CHAMBRt tT PENSION Chambre üisn chauffés, ccuiréa, cites famille respectable oan* enfants, bon cher-soi, 5 tvgnes tramwsys à la purée.St-Oenis.Tél.prix raisonn éile DO.8643.6980 5-«-34 Emploi demandé 6 11 Gon- t 1 et
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