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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 30 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-08-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 203 MONTREAL, LUNDI 30 AOUT 1915 OEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.SB.OO UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Àdminié i a ; 43 RUE SAINT-VINC ^ ^ \ MONTREAL S _ '- TELEPHONES: ADMINISTRATION: 7461 REDACTION : .M.in 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES CONDITIONS OUVRIERES AUX ETATS-UNIS Conclusions et suggestions d’une commission officielle La commission d’études des conditions industrielles et ouvrières aux Etats-Unis, créée il y a deux ans, vient de conclure ses travaux.Elle a entendu / tO personnes dont 230 alliées aux patrons, 245 représentant les ouvriers et 265 indépendantes des unes et des autres.Quelles sont ses conclusions ?, Composée de représentants des patrons, des ouvriers et du public, c est-à-dire de trois éléments dont les points de vue diffèrent nécessaire-ment, il n est pas étonnant qu’elle n’ait pu s’entendre sur tous les points.Elle a rédigé trois rapports dont une analyse vient d’être communiquée à la presse.Il est de première importance d’en connaître la substance.Le pioblème ouvrier d’un pays voisin, dont les conditions sociales influent si vite sur les nôtres, doit nous intéresser tout particulièrement.* * * M.Thurton Bollard, ! un des ^représentants des patrons, admet l’in-suffisance du salaire, due, dit-il, à l’immigration des sujets inférieurs qui s offrent à bon marché, et à l’incompétence de l’enseignement.“ En dépit de notre système d’enseignement gratuit, tant vanté, noire enseignement industriel est déplorable ”, dit-il.Le chômage périodique tend aussi à aigrir 1 ouvrier.La journée trop longue est encore, avec le manque d’hygiène, une cause de mécontentement.M.Bollard est aussi d’opinion que Ta grande industrie, administrée par des subalternes, incite trop à la réduction du salaire.Enfin, il déplore l’accaparement du sol par le petit nombre, qu il attribue au défaut d'enseignement pratique à l'école rurale et à l'impossibilité du petit cultivateur de vivre convenablement sur la terre, ce qui le pousse vers les villes.Ces conclusions ne suffisent pas aux représentants des ouvriers.M.Garretson, par exemple, dénonce ce qu'il appelle le rapport ou le rendement exagéré du capital.1) après lui, le mécontentement ouvrier résulte d’abord de l’injuste répartition des profits de l’industrie.Les fortunes colossales acquises en peu d’années par un ou quelques individus, pendant que des milliers d’autres qui ont toujours peiné ne peuvent amasser de quoi se faire enterrer, créent, dit-il, au possesseur une mentalité qui le porte à se croire supérieur à la société et au-dessus de la loi.Avec cela, ajoute-t-il, que l’interprétation de la loi par les tribunaux verse dans le même excès en exagérant le droit de propriété.Le chômage périodique contribue également à décourager le travailleur, en épuisant ses faibles ressources et le laissant toujours vis-à-vis de rien.Le monopole de la terre partout, mais surtout dans les villes, où il favorise la congestion, est, d'après M.Garreston, le quatrième péché capital du système industriel actuel.M.Basil Manly, directeur des études et des recherches de la commission, a réussi à obtenir l’adhésion d'un des représentants du public, à ses conclusions qui sont pourtant assez noires et à ses suggestions, qui sont passablement radicales aussi.Son tableau des conditions ouvrières aux Etats-Unis est très chargé.Il est évident, dit-il, que le petit salaire et le chômage réduisent une grande partie de notre population industrielle à la pauvreté.On ne peut dire exactement quelle est cette proportion, mais il est certain qu’un tiers au moins, et peut-être la moitié, des familles ouvrières employées à l'industrie et aux mines gagnent en une année moins qu’il leur faut pour vivre confortablement et décemment.La preuve la plus frappante de ce fait se trouve dans le nombre d’inhumation au champ des pauvres.La répugnance des familles de toutes races à l’inhumation par charité est telle qu’on s’endette lourdement pour l’éviter ; cependant, à New-York, un mort sur douze est enterré aux frais de la cité ou livré à la dissection.Les derniers à souffrir de la faim sont les enfants ; cependant la statistique démontre que dans six de nos grandes cités, douze à vingt pour cent des enfants sont insuffisamment alimentés ou mal nourris.” Quant à la cause de cet état de choses, M.Manly la résume dans cette question: “Les ouvriers ont-ils reçu leur juste part de l’énorme augmentation de richesse que leur labeur a si largement contribué à produire depuis un quart de siècle?” Et il répond: “Non”, M.Thurton Bollard, le représentant des patrons, recommande au gouvernement de réglementer encore plus sévèrement l’immigration, d’encourager davantage l’enseignement industriel, d’établir par législation un minimum de salaire, l’assurance obligatoire des travailleurs contre la maladie et les accidents, la réglementation du capital,—-afin d'empêcher le “mouillage”,—la journée de huit heures, l’amélioration de l'enseignement rural, l’établissement dq crédit agricole, l’organisation d’un système de distribu Bon des produits du sol et la règlementation de toutes les questions industrielles par une commission indépendante.M.Garreston, le représentant des ouvriers, d’accord en grande partie avec M.Manly, suggère, en outre, que les profits industriels devraient être limités comme le taux de l’intérêt.M.Manly, lui, recommande un salaire suffisant pour soutenir le père, la mère et au moins trois enfants, et pourvoir à la maladie, au vieil âge et aux accidents.Les ressources naturelles des Etats-Unis sont telles, dit-il, qu’une population industrielle convenablement instruite et efficacement organisée peut produire suffisamment pour arriver à ec résultat.Mais il ne veut pas du salaire déterminé par l’Etat excepté pour les fonctionnaires publics.Il est plus facile, dit-il, d obtenir le juste salaire par transac-ton colleetivp entre patrons et employés.Cela signifie que le travail doit être organise et que son organisation doit être reconnue officiellement.C est aussi la conclusion de MM.Lennon et O’Connell, deux des représentants ouvriers dans la commission.Quant aux conditions rurales, M.Manly suggère l’encouragement d Etat aux petits propriétaires, le crédit rural et un meilleur système de distribution des produits agricoles.* * * * L’on voit que si les remèdes diffèrent, il y a entente parfaite sur un point du moins entre l’un des représentants du public et les représen-tanls ouvriers, à savoir que les relations entre ouvriers et patrons aux Etats-Unis sont menaçantes et que l’une des causes est l’insuffisance du salaire.Il y en a d’autres aussi que l’on n’ose pas mentionner, peut-être parce qu’il faudrait toucher au défaut même des démocraties.Quoi qu’il en soit, il est indiscutable que l’accumulation excessive des richesses en quelques mains est bien de nature à aiguiser les convoitises de ceux qui sont obligés de travailler beaucoup pour gagner peu et que l’incertitude et l'angoisse étreignent du moment qu'ils songent à l’avenir.Ces conclusions de la commission portent peut-être trop exclusivement sur l’ensemble des conditions ouvrières dans tous les Etats-Unis.Car il y a des endroits où elles sont bien meilleures.Le Bureau des statistiques du travail de Washington a déjà publié une monographie fort intéressante des efforts d’un bon nombre d’industriels pour améliorer le sort de leurs ouvriers, et qui témoignent certainement d’une belle préoccupation sociale.N’empêche qu’il reste encore beaucoup à faire, surtout dans les grandes agglomérations comme New-York et Chicago.Et c’est un sujet que les CQUVçrneuients n’ont mêiye plus intérêt à négliger.Jean DUMONT.TOUJOURS LA CONSCRIPTION La grève, dans les charbonnages des Galles du Sud, est loin d’être définitivement réglée.Il se tiendra, demain, une grande réunion où les représentants des mineurs insisteront pour obtenir un salaire plus elevé.Iront-ils jusqu’à la grève finale et décisive ?Peut-être.Car, ainsi que.le dit une dépêche aux journaux de ce matin (Gazette, page 1, Miners firm for original demands) les mineurs ne sont pas convaincus qu’il existe ‘ un réel danger pour leur pays d'être mis sous la botte allemande”.Et leurs chefs disent que, comme leurs patrons abusent de la situation pour réaliser d’énormes profits, “on ne saurait accuser les mineurs de mangue de patriotisme parce qu’ils veulent une part de ces profits pour eux-mêmes, afin de faire face aux exigences sans cesse croissantes du coût de la vie”.La situation, certes, est grave et demain dira si la crise éclatera pour tout de bon.En attendant, on continue de parler conscription dans maints cer des anglais.Et il se pourrait que si la grève galloise se généralise, on en parlât davantage, et qu’on y vint même, afin de contraindre les mineurs à retourner au travail, sous une autorité militaire, cette fois-là.Il y a quelques jours, sine rumeur, publiée dans certains journaux anglais, disait que la Grande-Bretagne aurait la conscription à la mi-septembre.Cette nouvelle semble n’a-voir pour l'heure aucun fondement.Mais le censeur anglais laissait, le 27, passer dans les journaux anglais une nouvelle à l’effet qu’un comité composé de lord Crewe, de lord Curzon, de MM.Winston Churchill et Arthur Henderson, poursuit une enquête sur l’opportunité d'établir la conscription en Grande-Bretagne et que, après avoir entendu entre autres témoins lord Kitchener, ministre de la guerre, cette commission fera rapport au parlement vers la mi-septembre.Le Chronicle de Londres a publié cette nouvelle.Et le service de la censure, au Canada, a laissé le câble nous apporter celte information, indice certain que la conscription, quoi qu’on disent certains de nos politiciens et journaux jingos, travaille les esprits, dans les cercles politiques, en Grande-Bretagne.(Gazette, 27 août.) Autre indice de cet état d’esprit : le discours de lord Selbourne, du bureau de l’Agriculture, de Lon dres, à une assemblée de propriétaires ruraux, où il dit : “Le travailleur de la terre a noblement fait sa part dans cette guerre, mais l’empressement n’a pas été le même dans tout le pays et je prévois que, durant l'année prochaine, un grand nombre d’hommes seront obligés de quitter leurs fermes.” il déclarait en même temps que “les revers russes ont augmenté la tâche des alliés”, et ajoutait : ‘Il faut qu’un plus grand nombre d’hommes s’enrôlent dans l'armée, volontairement ou non”.(Gazette, 27 août.) Qiu’ost-ce que cela veut dire, sinon que l’on pense le plus sérieusement du monde, jusque dans le ministère, à la conscription assez prochaine ?En viendra-t-on à l’imposer ?La presse anglaise ne s’entend pas là-dessus.Les journaux de Northcliffe y sont favorables, le reste des quotidiens est plutôt prudent.Le président de la fédération des mineurs anglais, la plus puissante association ouvrière du Royaume-Uni, dé dare formellement au Manchester Guardian l’intention bien arrêtée de cette fédération de combattre la conscription de toutes ses forces et de s’opposer à l'abandon du volontariat.(Gazette, 27 août.) Il est difficile de dire ce qui se passera.Mais il est un fait acquis : c’est que, dans tout ie Royaume-Uni, l'on parle plus que jamais de la conscription, que les revers des Russes en Pologne et la grève possible des mineurs gallois lui donnent une actualité de plus en plus grande, qu'on la discute fortement jusque dans les commissions parlementaires et qu’un nombre considérable d’hommes politiques anglais la favorisent, sans le dire en toutes lettres, mais le laissant enlendre sans équivoque.Il serait imprudent de vouloir prédire ce qui se passera en Grande-Bretagne, sur ce point, d’ici quelques mois; d’autant que, au chapitre de la conscription, tout .dépend de la tournure éventuelle des événements militaires sur les champs de bataille européens.11 n’est pas sans intérêt, toutefois, de souligner ces dépêches, ces nouvelles et ces communiqués relatifs au service militaire obligatoire, tn Grande-Brelagne.L’ensemble de tout cela établit à l'évidence, répé-tons-le, que les Anglais pensent plus à la conscription que ne le veulent admettrait nos journaux jingos et hypocrites d'ici, qu’ils en envisagent la possibilité, qu’ils y préparent déjà le public, de longue main.Si jamais Je service obligatoire existe en Grande-Bretagne, on peut être certain qu’il deviendra tout de suite ici un sujet brûlant d’actualité.Georges PELLETIER.Le conseil que la Gazette donnait récemment aux spéculateurs ne pa rait pas avoir été écouté.Les valeurs des compagnies fabricant des munitions rie guerre sont en plus grande demande que jamais.La passion de l'argent fait plus de ruines que bien d'autres maladies.L’UNION DOUANIERE CONTRE L’ALLEMAGNE Au cours d’un long message à sop journal, le correspondant du “New-York Times” à Brème disait récemment : "Si les marchands de Brème représentent Men la généralité des exportateurs et armateurs allemands, le traité de paix à venir ne sera que le signal d’une guerre sans merci à l’Angleterre et aux marchandises anglaises.On sent qu’ils donneraient leurs marchandises, si c’était nécessaire, pour s’emparer du ci mmeree de la Grande-Bretagne.L’un d’eux me disait que les marchands de Brême mobilisent déjà en vue de la guerre commerciale dans le monde entier; que leurs comités sont à l’oeuvre et s’occupent à compulser des statistiques et à dresser des plans.Ce n’est pas une exagération de dire que les Allemands, avec leur singulière puissance d’organisation, sont à mettre leur maison industrielle en ordre et à se préparer pour faire la guerre aussi longtemps que l'ennemi la supportera.” La “Kelly’s Trade Review” voit dans ces propos la preuve que l’Allemagne s’apprête à une campagne commerciale de rabais.L’activité des marchands de Brème lui paraît caractéristique de l’attitude du commerce teuton à l'égard du commerce britannique et de celui des nations alliées.Organisation de la défense Parlant à la Ch a nuire de Commerce de Londres, le 4 juin dernier, lord Desborough disait : “Dans le commerce comme à la guerre, depuis des années, l’Allemagne lutte pour imposer impitoyablement sa domination, et comme l’armée britannique combat pour mettre fin au despotisme militaire le plus cruel qui ait amais existé, ainsi il vous appartient, connue représentants des Chambres de Commerce de l’Empire, de protéger le commerce ainsi que les libertés de l’Empire, contre une impitoyable domination.” On en a assez dit, ajoute la “Review”, pour montrer les procédés du commerce allemand dans le passé, ses intentions pour l'avenir et le danger qui menace l’Angleterre, ses alliés et les petits Etats neutres.Il faut organiser la défense.La plupart des nations européennes — l’Angleterre, la France, la Belgique, ritalie, la Serbie, le Portugal, le Montenegro et la Russie, auront à soutenir, après la guerre actuelle, une guerre commerciale contre l’Allemagne et l’Autriche.Le Japon est ie gardien amical des intérêts des Alliés en Ex-trême-Ortent.Les Etats-Unis peuvent être plus que des amis strictement honorables et neutres sur le continent américain.Les colonies et dépendances britanniques — le Canada, l’Afrique-Sud, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande—lieront leurs intérêts commerciaux à ceux de l’Angleterre et des Alliés.Le monde n'a pas encore vu une semblable combinaison, dit la Re-vieiv.Pur Vunité de son action, elle peut réduire à néant l’Allemand cl sa campagne commerciale.Ces nations, au nom de la cause de l’humanité et de la loyauté, pourraient élever une muraille fiscale contre l’Allemand ci elles l’arrêteront effectivement dès te principe.Il appartient maintenant à la haute diplomatie de formuler le plan d’action, sinon d’en exposer les détails.Pendant que les opérations militaires suivent leur cours, la campagne commerciale devrait s’organiser.Une conférence commerciale La Review estime qu’une conférence commerciale serait tout à fait opportune en ce moment.Elle désigne les délégués que devrait y envoyer chacun des pay ; intéressés.Ce sont les principaux hommes d’Etat et économistes de ces pays: pour la France, M.Ribot, M.Charles Dumont, M.Cainbon; pour la Russie, M.Bark, M.Gomnkym, M.Akimov, le comte Benckcndorff, M.Rout-kowsky, l’éminent agent du ministère du Commerce à Londres, et le baron Alphonse Heyking, consul à Londres ; pour l'Italie, MM.Salan-dra, Carcano, Daneo, Tittoni, et le marquis Imperiali di Francavalla ; pour la Belgique, M.Levié, le comte de Lalaing, et M.Pollet.consul-général à Londres ; pour le Japon, le baron P.Wakatsuki, le vicomte K.Dura, Son Excellence Katsonusuka Inouye, M.Kengo Mori et M.Taka-shi Nakamura.La nomenclature ne manque pas d’intérêt.Au dire de la Kelly's Review, ce sont là les personnages qui donneraient à la conférence qui s’impose son vrai caractère.Les plus petits Etats neutres pourraient s’y faire représenter s’ils ie desiraient.Quant à l’objet de cette conférence des nations, il serait double : 1.Adoption d’un nlan de traitement mutuel de faveur pour l’industrie el le commerce des Etats intéressés, devant être appliqué le jour de la signature de la paix.2.Etablissement d’une alliance douanière permanente entre toutes les puissances anligermaniques et érection d’une muraille de tarifs prohibitifs contre les marchandises allemandes.Quelle devrait être la fonction d’une semblable muraille fiscale ?Ce serait de protéger le commerce el la liberté du monde contre le patriotisme brutal de l’Allemagne ; de mettre formellement en accusation Particle made in Germany and Austria.Sa fonction serait l’nosti-lité ouverte contre tout ce qui est allemand, l’effort tendant à réduire à la raison et à ramener à la loyauté 1 intolérable esprit d’agression du eommercialisine allemand, dit la Review, Questions à considérer Au sens de la Kelly’s Review, ces postulats devraient,être à la base de l aclion commune d’un Zollverein des nations alliées.Maintenant, il s'agit de savoir si cette association de peuples pourrait éliminer sans inconvénient ou même avec profil les produits allemands et autrichiens.Quel serait, dans le Royaume-Uni et l’Empire britannique, l'effet de cette élimination de l’Allemagne et des arrangements cot-olus avec les pays alliés en vue d’un traitement de faveur?Quel serait Je résultat de cette alliance commerciale pour les autres nations?Prenant le Royaume-Uni comme exemple, la Kelly’s Review établit, par les statisliques officielles de 1913, que l’exportation anglaise de produits industriels en Allemagne dépasse £1,000,000 pour quatre classes d’articles seulement, tandis que les importations anglaises de produits allemands dépassent £1,000 000 pour treize classes d’articles.Et Ja Review conclut de cette constatation qu’au point de vue économique l’Angleterre ne dépend pas de l’Allemagne, sauf, peut-être, pour la fourniture du zinc.“L’Allemagne n’a aucun avantage économique sur nous, dit-elle.Dans la mesure où nos importations de 1913 indiquent dépendance économique de notre part, il s’agit de produits que nous pouvons incontestablement produire, mais dont nous avions abdiqué la production en faveur de l'Allemand, plus persévérant et plus subtil.De ces faits nous déduisons : 1.Nous pouvons nous passer de l’Allemagne si nous voulons.2.On peut prendre pour admis qu’avec l’Angleterre, la France et les Etals-Unis comme nations industrielles ; avec la Russie, la Serbie.l’Italie (dans une certaine mesure), les colonies et dépendances britanniques pour la production agricole et pastorale, les autres nations, faisant partie du Zollverein projeté, pourraient tout aussi biên se passer de l’Allemagne.” Quant à l'effet, en Angleterre et dans l’Empire britannique, d’un Zollverein contre l’Allemagne, la Review estime qu’il serait bienfaisant, parce que l’exclusion des produits allemands obligerait l’Angleterre à développer l’exploitation de ses ressources naturelles, de son agriculture en particulier, qui ne donne pas la dîme du rendement qu’on pourrait en attendre.El l’auteur, conclut : “L’objet immédial de cette coopération internationale est la suppression permanente de la menace allemande.Désormais les nations alliées devront se développer.Tenir l’Allemagne à l’écart est le moyen le plus efficace d’assurer ce développement.Les représailles sont ici légitimes.L’opportune association économique des Alliés résoudra un problème gigantesque sur le point de se poser.” Tout en faisant dans cette étude la part de l’utopie qui consiste à supprimer à la fois un marché de 125 millions d’habitants et la nation industrielle la plus intensément productive du monde, il nous semble que l’article de la Kelly’s Monthly Trade Review ne manque cependant pas d’intérêt documentaire.Uldéric TREMBLAY.LA CRISE A OTTAWA La crise créée par le coup de force gouvernemental, qui a prétendu substituer à la commission élue par les contribuables catholiques d’Ottawa, une commission nommée et responsable au seul ministère ontarien, tourne rapidement à l’état aigu.Les classes doivent se rouvrir celle semaine.Or hier encore, ainsi qu’on le verra pur notre compte rendu d’Ottawa, pères de familles et contribuables catholiques et ea nadiens-français, aidés de leurs alliés irlandais, ont déclaré qu’ils ne veulenl avoir rien à faire avec une commission nommée en violation de la Constitution elie-même.Us ont | énergiquement protesté contre l’abus de pouvoir du gouvernement de Toronto.On sail, d’autre part, (pie d’impor-! tantes procédures judiciaires ont (été prises et que la légalité de la j nouvelle commission sera contestée j devant les tribunaux.Et le prési-j dent de la Commission élue, M.Ge-nest, a formellement déclaré que les ! comnvssaims qui représentent les | contribuables et les pères de famille I verront à ce que les écoles soient j régulièrement ouvertes cette semaine.C’est le conflit, net et précis, entre les commissaires élus par les contribuables et les commissaires j nommés par le gouverncmenl, « * n Ce conflit, tous les esprits sou-; cieux de l’ordre et de la paix natio-! uale le regretteront ; mais qui l’a rendu fatal, sinon le gouvernement de l’Ontario et les hommes qui ont fait sa besogne?Hier encore, M.le sénateur Landry racontait à Ottawa la série des démarches qu’il a faites auprès du gouvernement onlaricn, depuis son élection à la présidence de l’Association d'Hriueatinn.Pour toute réponse à ces démarches, le gouvernement a donné.la nouvelle Commission scolaire.Et l’on sait que les démarches de M .Landry ne faisaient que continuer celles des représentants de la commission élue d’Ottasva, de Mgr Latulippe, de M le juge Pelletier (alors ministre fédéral) et de combien d'autres On a voulu, pour entraver l’élan qui portait au secours des opprimés les coeurs loyaux et les esprits honnêtes, donner aux chefs de la minorité figure de tapageurs et de brouillons, incapables d’un acte réfléchi et sage.Et l’on sait quels concours cette besogne de dénigrement a trouvés dans notre province.A l’heure où la crise devient plus aigüe, il importe de se rappeler que rien de ce que l'on pouvait imaginer — _dans les limites du juste et de l'honnête — n'a été épargné pour amener un règlement.Mais, ni le président du Sénat, ni le vicaire apostolique du Témisoa-mingue, ni l’ancien ministre des Postes n’ont pu arriver à une entente ; et i’on sait que M.Pelletier a déclaré à scs mandataires qu’ils étaient allés aux limites des concessions possibles.C’est donc la lutte, encore et toujours la lutte, avec des péripéties particulièrement pénibles et sur lesquelles il est inutile d’insister ici.Nous n'avons pas besoin de répéter à nos compatriotes d’Ottawa et de tout l’Ontario que nous sommes avec eux de coeur et d’action.Respectueux de leur liberté propre et des responsabilités particulières qui sont les leurs, nous les appuierons de toutes nos forces, demain coin me hier, et comme aujourd'hui.Us défendent les meilleurs intérêts de notre pays et nos droits les plus sacrés.Orner HEROUX.LA VIE QUI PASSE.” CARNET D’UN FLANEUR LUNDI, 23 AOUT.MI Lilli! S.SIMILES SI- f-e frère Croc vient de mourir.Il était soupd-inuet, disent les journaux, et il passa sa vie au service de ses compagnons d’infortune.C’est bien court comme notice biographique, et il ne semble pas qu’il y ait de quoi attirer l’attention.Et pourtant quand on y réfléchit, quelle beauté prenante dans cette communion constante d’êtres pareillement accablés du sort ! Quoi qu’il fasse, l’homme à qui la Providence a conservé l’intégrité de son être physique el intellectuel ne peut se défendre d’un sentiment inavoué de supériorité devant l’infortune.Notre malheureuse nature humaine pèche toujours par quelque endroit et l’intoxication du péché originel a laissé partout ses traces.Si profondément imbue de l’esprit du Christ qu’elle puisse être, la charité humaine s’altère d'un peu de pitié, de cette pitié que les malheureux haïssent, parce qu'elle les humilie.Alors même que celts nuance imperceptible n’existerait pas dans la charité, les pauvres gens redoutent et pensent constamment la rencontrer chez l’homme bien portant.D’où cette défiance instinctive, cette pu (leur farouche, à laquelle se heurtent presque toujours les bienfaits les plus désintéressé^ ; d’où cette ingratitude incomprehensible qu’il faut encore plaindre plutôt que blâmer.Avec son pareil, aveugle comme lui, sourd ou muet comme lui, le persécuté du sort ne se sent plus en état d’infériorité ; il se voit compris, aimé, et non plus seulement plaint ; il est en confiance, et sa peine se trouve diminuée parce qu'elle est partagée.Que dire alors de celui qui se dévoue alors qu’il pourrait attendre qu’on se dévoue pour lui, qui fait abstraction de sa propre misère pour ne voir que celle de ses frères qui, à tout prendre, ne sont pas plus malheureux que lui-même ?N’y a-t-il pas là quelque chose de surprenant, quelque chose de miraculeusement divin dans une abnégation si fort au-dessus des forces humaines ?Et L fait n’est pas rare dans l’Eglise catholique.JEUDI, 2fi AOUT.— ON VA RENTRER.* Hâtez-vous, jeunes écoliers, jeunes écolières, de profiter de vos derniers jours de liberté.Voyez dans les gares de chemins de fer, les malles s’empilent sur les wagonnets : hélas ! elles ne partent pas ; elles reviennent.Elles en ont assez des voyages et des excursions, des heurts et des bousculades ; elles ont hâte de vider leur contenu fripé et sali ; elles soupirent de fatigue après le petit coin de grenier où elles vont bientôt s’endormir sous leur soyeux manteau de poussière grise en compagnie des toiles d’araignée et des invalides dm mobilier.Elles vont rentrer ! Et le froid aussi veut rentrer.Ne l’avez-vous pas aperçu ce soir qui entr'ouvrait doucement la porte du temps ?Il n’a montré que le bout de son nez, et tout le monde soudain s’est senti glacé : le soleil faisait grise mine et quelques feuilles frissonnantes sont tombées en tournoyant.Un vent de rentrée s'est levé ee soir.Comprenez - vous l’avertissement, jeunes enfants ?Regardez le calendrier : il vous dit qu’il va falloir bientôt rentrer vous aussi.Voyez comme la table à ouvrage de votre maman s’est encombrée de vos petits trousseaux d’écoliers.Des accrocs à réparer, des trous à boucher, des pièces à mettre : et la machine à coudre se bâte fiévreuse-j.ment pour remettre en état les malheureux effets dont vous prenez si peu de soin.Allons 1 à la besogne vous aussi, Pansez les plaies de vos livres en pièces, mettez-!eur de belles couvertures propres; vérifiez ’arsenal de vos plumes et de vos crayons ; et dites adieu aux vacances.Septembre s’en vient : il faut rentrer.VENDREDI.27 AOUT.— LE MAR.CHE BONSECOURS.Quel changement soVlain sur la place Jacques-Cartier qu’on est accoutumé de trouver si triste et si vide avec son trottoir en montagnes russes d'où surgissent comme des trappes a demi-soulevées les deux édicules municipaux! Du haut de son énorme colonne, Nelson, petit, tout petit, minuscule (tiens, cela rime avec ridicule, comme tout à i heure édicule), semble régner sur un désert.Qu’il doit s’ennuyer là-haut ; et l’on se demande pourquoi il ne lui prend jamais fantaisie de se promener sur son plateau : il a de la place.Mais, durant la nuit, une armée de charrettes est venue s'aligner en ordre compact.Leurs brancards re lèves évoquent par ces temps de guerre l’idée de canons, de mitrailleuses, braqués contre les nuages.Les munitions aussi sont là, munitions pacifiques qui ne feront la guerre qu'à la famine et ne tueront que l’anémie.ou les gloutons.Navets, pommes de terre, aubergines et carottes voisinent avec les pommes, les prunes ou les pèches ; oignons et céleris s’étalent sur des tapis de choux et de salades.Parmi eet amoncellement ‘.ie choses vertes, roses, et jaunes, la foule circuJe à grand’peine, dense, compacte, indifférente à tout ce qui n'est pas sa préoccupation du moment : résoudre une fois de plus le problème de ia vie à bon marché.ou du moins essayer.Revendeurs, marchands au détail, ménagères, examinent, soupèsent, d’un regard qui veut être détaché et laisse filtrer pourtant d’imperceptibles lueurs de mépris ou de convoitise.On va, on vient, on s’éloigne, on revient ; puis tout à coup, comme une détonation d’arme à feu : —“Combien les p’tits oignons ?” Dans le camp adverse, je veux dire du côté des vendeurs, on était prêt à la brusquerie de l’attaque.Assis à 'l’arrière de la charrette, à l’abri derrière ses tas de légumes et de fruits, “l’habilant” surveillait la pratique du coin de son petit oeil gris.La riposte ne se fait pas attendre : —“Vingt-cinq sous ia botte.” Et le duel commence, épique et cocasse à la fois, avec scs passes et ses feintes, ses reculs et ses brusques retours, l’un demandant plus, l’autre voulant donner moins.Quelquefois le combat reste sans issue et les adversaires se séparent, comme fatigués l’un et l’autre.Le plus souvent on trouve un terrain d’entente ; il y a échange de bons procédés, je veux dire de marchandises et d'argent.Chose bizarre cependant, il y a toujours un mécontent, souvent deux, car, là comme ailleurs, il reste toujours quelque espérance déçue : la réalité tue sans cesse l’illusion.Adolphe GÜUA.BLOC - NOTES Les journaux de la Saskatchewan discutent déjà avec violence une proposition de demander une enquête par commission royale sur certains actes du gouvernement Scott.Voilà un gouvernement qui ne sera pas pris par surprise.« * * A propos de cette suggestion que le Canada soit invité à la conférence des gouvernements d’Amérique pour travailler au rétablissement de la paix au Mexique, le Weekly Sun, de Toronto, écrit que “ le Canada ne peut prendre part à celle conférence parce que, malgré ses prétentions, il n’est pas une nation.L’Angleterre l’empêcherait peut-être d’accepter, et si elle ne l’en détournait pas, son concours serait absolument inefficace parce qu'il n’a pas la force nécessaire pour appuyer ses représentations.Le Mexique, en tout cas, et peut-être les républiques de l'Amérique Sud, verraient dans sa présence la main de la Grande-Bretagne.L’on dirait que le Canada, bien que territorialement américain, est politiquement européen.” “Le Canada n’est pas une nation?” Peut-on crever aussi cruellement le coeur de sir Wilfrid Laurier I Presque toute la presse reconnaît aujourd’hui que la crise économique au Canada, accentuée par la guerre, est surlout la conséquence de nos excès de spéculation et de construction.Cela ne pouvait durer indéfiniment, parce que la disproportion entre notre développement agricole et noire progrès in-dustriel était trop grande.Et l’on se plaint beaucoup de l’imprudence de ceux qui sont responsables de cct état de chose.11 serait plus juste de s’accuser soi-même.Qui s’est opposé dans le temps à tous ces projets à la diable et exécutés follement?Personne ne l’osait.Le sen-Ihuent créé par les spéculateurs et favorisé par les politiciens avides de retenir ou de prendre Je pouvoir était trop fort.Il faut payer maintenant et, encore, sans espoir que la leçon nous profitera.Au premier indice un peu sûr de prospérité nous retomberons dans les memes excès jusqu'à ce que l'opinion publique apprenne à substituer la raison au sentiment.LE PASSANT. e LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 30 AOUT 1915 VOL.VI.— No 20'.FAITS-MONTREAL EVASION DE PRISONNIERS DEUX DETENUS DU PENITENCIER DE SAINT-VINCENT DE PAUL SE SONT ECHAPPES SAMEDI MATIN ET N’ONT PAS ETE REVUS DEPUIS.— UNE BATTUE DANS LE BOIS.William Parker, alias Skelton et Patrick O’Brien, deux forçats, se sont évadés samedi matin du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul.Tous deux travaillaient avec vingt-quatre de leurs compagnons en dehors des murs de la prison.Ils profitèrent d’un moment qu’ils croyaient propice et se sauvèrent à cent cinquante pieds de l’endroit où ils travaillaient.Ils furent aperçus par deux gardes, qui firent aussitôt feu sur eux, mais les deux fugitifs sc perdirent dans les bois.Un des gardes courut donner l’alarme au pénitencier et une battue fut aussitôt organisée.Elle dura deux jours sans donner aucun résultat.On croit que les deux fugilifs sont restés cachés dans les bois toute la journée de samedi pour se sauver du côté de Terrebonne durant la nuit.Les convois de passagers ou de marchandises allant vers Montréal ou vers Québec sont étroitement surveillés de même que toutes les voies de communications.Parker avait été envoyé au pénitencier il y a deux ans pour un terme de trois ans sur une accusation de vol.O’Brien n’avait plus que quinze mois à faire sur un terme de sept ans.Leur conduite avait toujours été des meilleures et c’est pour cela qu’on les laissait travailler au dehors.COLLISION D'AUTOS.Deux automobiles, l'une dont le propriétaire demeure inconnu, l'autre appartenant à la Montreal Public Service Corporation, et conduite par Félix S.-Martin, sont venues en collision dans la nuit de samedi au •coin des rues N.-Dame et Cadillac.M.S.-Martin fut précipité de sa voiture sans grandes blessures heureusement.Quant à l’autre automobile, elle fila sans s'inquiéter des suites de ^accident et la police n'a pu trouver sa trace.* * # Samedi après-midi, l’automobile du Dr.George Lonergan, 22^5 rue Désormeaux, a été sérieusement endommagée dans une collision avec un camion-auto au coin des rues S.-Antoine et Inspecteur.Le docteur s’en est tiré sans blessure.ECRASE PAR UN TOMBEREAU.Alors qu’il jouait près de sa mai son, un petit garçon de K ans, Toby Sicchire, dont les parents habitent 173 Lagauchetière Est a été écrasé par un tombereau dans l’après-midi de vendredi.L’enfant avait été ad mis à l’hôpital Général et de prime abord son état ne paraissait pas grave ; il avait la jambe'droite fracturée et de légères contusions à tête.Cependant son état devint rapidement désespéré par suite de lésions internes et à 11 heures samedi il expirait.Le cadavre a été conduit à la Morgue.BLESSE DANS UNE RIXE.Encore une bagarre dont la police n’a pas eu vent.C’est dans la nuit de samedi sur le champ de courses de Maisonneuve qu’eut lieu cette rixe au cours de laquelle le nommé Joseph Miles, âgé de 43 ans, eut la figure lacérée par un inslrurjient tranchant.A l'hôpital Royal Victoria, la perte de sang avait mis le malheureux dans un état de grande faiblesse.On ne redoute aucune suite grave.DISPARITION D’UN SEXAGENAIRE.Un M.Harmant Gagné, fonctionnaire municipal, demeurant 250, rue Fabre est disparu de chez lui depuis vendredi matin.Cette absence prolongée inquiète beaucoup ses parents et ses nombreux amis.M.Gagné était parti pour aller à la messe de G heures 30 à l’église S.-Arsène et depuis on ne l'a plus revu.Le disparu est âgé de 65 ans, mesure environ 5 pieds ,3 pouces, il a la figure rasée et les cheveux châtains grisonnants.11 portait le jour de sa disparition un feutre mou noir, un habit brun foncé, une veste noire, un pantalon gris-fer rayé et des chaussures noires.Tout renseignement .à son sujet sera reçu avec reconnaissance par sa famille, 250, rue Fabre et par M.Victor Lévesque, S.-Louis 960 ou S.-Ix>uis 73G.LA CONTREBANDE DE L’OPIUM.Les agents Bergeron, de ia police de Montréal et Thompson, de la police du port ont arreté hier quatre Chinois qui essayaient de débarquer de l’opium.La marchandise a été confisquée et les quatre Célestes conduits au poste en attendant leur procès.VICTIME DE SON IMPRUDENCE.Un jeune homme de IG ans, polisseur de cuivre à bord de l’“ Anglo-Brazilian ”, Michel "Morin, a été victime, samedi midi, do sa téméraire imprudence.Il s'agissait de passer à force de poignet du navire au quai le long du cable d’amarre.Soudain, l'une de scs mains faiblit, et la pesanteur du corps lit lâcher prise à 1 autre .Morin tomba entre le navire et le quai.Il n'a pas reparu, malgré les efforts tentes pendant deux heures par les gens du bord, aidés des constables de la station de la rue Young.CHOSES MUNICIPALES FUMISTERIE PEU NEUVE DES FARCEURS ANONYMES MENACENT LA VIE DU TRESORIER DE LA VILLE POUR PEU QUE LA TAXE FONCIERE SOIT AUGMENTEE.Les fonctions de M.Arnoldi s’élèvent soudain aux hauteurs du martyre.Voilà en effet que l’on menace la vie du trésorier de la ville pour peu que les impôts sur la propriété foncière soient augmentés.A cela, le pauvre homme ne peut rien puisque ce sont les commissaires qui décident en dernier ressort.H va sans dire d’ailleurs qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter de pareilles menaces anonymes et que de s’en occuper et de les livreer aux journaux est pur enfantillage.C’est même pour cela que nous ne pouvons accorder aucune importance à cette fumisterie au risque d’en mécontenter les auteurs et les naïfs qui pour-' raient en être victimes.LA TAXE D’EAU.On continue à percevoir à l’hôtel de ville et dans les diverses postes de police la taxe d’eau qui ne sera pas augmentée.Les recettes peuvent se comparer assez favorablement à celles de l’année dernière.Les sommes totales reçues mercredi, jeudi et vendredi de la semaine dernière ont été de $224.588 contre $256,101 pour l’année dernière.On voit donc qu’il y a toul de même une diminution de $31,413.La somme perçue samedi a été la plus petite de toute la semaine à cause de la demi journée de congé.TRIBUNAUX CIVILS SUSPENSION TEMPORAIRE LE JUGE WEIR ACCORDE L’EMISSION DE L’INJONCTION INTERIMAIRE DEMANDEE PAR LA COMPAGNIE WEBSTER vs LA VILLE AU SUJET DES BLOCS DE PAVAGE.JOLIE FETE A MONTREAL-EST Mgr L’ARCHEVEQUE BENIT HIER UNE CLOCHE POUR LA DESSERTE DE CETTE MUNICIPALITE.— DISCOURS DE CIRCONSTANCE.aremière injonction pour empêcher premier eontrat.Le petite ville d’avenir qu’est Montréal-Est a fait hier un pas de plus dans la voie dm progrès quand fut baptisée la cloche qui sonne joyeusement maintenant du bout du clocher de la chapelle dédiée à saint Octave, desserte de la Pointe aux Trembles.Hientôt même les citoyens de.Montréal-Est espèrent voir s’ériger en paroisse cette prospère municipalité.La bénédiction de eette cloche, don de M.Jos.Versailles, maire de Montréal-Est, fut faite par Mgr l’archevêque de Montréal, assisté de M.le curé Houssin, de la Pointe amx Trembles, et de M.l'abbé Geoffrion, de S.-François d’Assise.L'allocution de circonstance fut prononcée pur Mgr LePailleur, de S.-François d’Assise.M.l’abbé Pageau était (naître des cérémonies.On remarquait au choeur MM.les abbés N.Roy, secrétaire de Sa Grandeur, et Ferland, vicaire de la Pointe aux Trembles.M.le maire Versailles et Madame Versailles avaient pris place en avant de la nef, ainsi que les éche-vins de Montréal-Est, les fiduciaires de la desserte et les commissaires d'écoles.Voici les noms des membres de ces trois corps : Echevins, MM.Alb.Berthiaume, Alf.Richard, ,1.T.Morin, Will'.Marchand, Olivier Tétreault et le notaire J.É.Coderre, secrétaire ; commissaires d’écoles, MM.Alf.Richard, président, Jos.David, O.Dufour, J.E.Coderre, O.Lamouche et .1.Alph.Fiset, secrétaire ; fiduciaires de la desserte, MM.A.Rerthiaume, J.T.Morin.W.Marchand et O.Tétreault.M.l’échevin Larivière représentait le maire de Montréal.La chapelle était décorée de ban-derolles, d’inscriptions et de drapeaux, et les maisons des environs étaient aussi pavoisées.L’Harmonie de Montréal fit les frais de la musique.M.Emilien Gareau, chef de police, était l’organisateur de la fêle.On remarquait dans la nef, le maire Charbonneau et les échevins R, Prieur et A.Dagenais, de la Pointe aux Trembles, et une foule d'invités de Montréal et des environs.Dans une allocution vibrante, Mgr LePailleur célébra les louanges de la cloche en commentant avec éloquence la parole de l’évangile du jour : “On ne peut servir deux maîtres.” Il rappela la comparaison de saint Augustin sur la cité du Rien et la cité du Mal, et dit que l’on n’arrive pas a la première en nous attachant aux biens de la nature.Il faut plutôt s’en servir comme l’Eglise qui utilise les métaux de la terre pour la gloire de Dieu.La mission de l’Eglise est de nous conduire à travers les privations et les jouissances de la vie vers la cité du Bien.Pour nous rappeler notre fin sublime, l’Eglise prend le métal du fond de la terre, et l’élève dans les clochers pour montrer que notre Maître est en haut.La cloche est élevée par l’Eglise au rang de chose surnaturelle, car elle dit des prières, exprime des idées, parle aux âmes.Puis Monseigneur décrit le rôle de la cloche dans la liturgie catholique.S.G.Mgr l'archevêque psalmodia ensuite les psaumes de la pénitence et récita les prières liturgiques our la bénédiction des cloches.Décidant que la preuve déjà faite était assez forte pour justifier au moins la suspension temporaire du contrat passé entre la ville et la compagnie Stinson-Reeb Builders Supply pour la fourniture de blocs de pavage artificiels, M.le juge Weir a accordé, samedi matin, l’émission d’une injonction intérimaire jusqu’à aujourd’hui ; lorsque la cause sera appelée au cours de la journée, les avocats plaideront l’injonction interlocutoire et il est probable que des témoins seront entendus.Samedi, le juge a exigé un cautionnement de $500 qui a été déposé aussitôt par la compagnie requérante, la Webster and Sons, Limited.En rendant sa décision, le juge a passé en revue tous les faits de la cause depuis la première demande de soumission et l’émission de la l’exécution d’un De nouvelles soumissions furent demandées et un second contrat accordé à la compagnie Webster.Maintenant une autre injonction est demandée par une autre compagnie soumissionnaire, qui prend cette action comme contribuable et non comme soumissionnaire malheureux.La requérante allègue que le genre de blocs accepté n’est pas conforme aux spécifications.Le juge repassa les' autres allégations, appuyées d’affidavits non contredits, et il déclara que dans les causes préliminaires le tribunal ne décidait pas au mérite mais simplement “prima facie” ; en conséquence il accorda l’injonction intérimaire jusqu’à aujourd’hui.M.CLEOPHAS ROY EST DECORE IL EST HIER REÇU DE L’ORDRE DE CHEVALIER DE SAINT- GREGOIRE LE GRAND.SITUATION PLUTOTGRAVE LES CURES DE LANGUE ANGLAISE, A OTTAWA, CONSEILLENT LA SOUMISSION A LA COMMISSION NOMMEE FAR LE GOUVERNEMENT.— APPROBATION ABSOLUE.Argent remboursé Lm Première» Hypothèque» »ont celle» que nous offrons en vente.Il n’y » pa» un iota de »pècuUll«n dan» aucune d’elles.Nou» les KarentUsnn» •ou» tous rapport» i et elles tous rapportsron» de 6ÇÎ » S'î'e net trimestriellement.Montant» depuis $100 et plu».Procurri-Tous une liste.MARCH TRUST COMPANY 110 S.-JACQUES, Slt ftitni*.Actif, plua da S4.000.000 P’ Puis il baptisa celle de Montréal Est des noms de Marguerite, Pauline, Joseph et Yvon, qui sont les prénoms des enfants de M, Versailles, maire de Montréal-Est.A quatre heures.Mgr l’archevêque faisait sonner pour la première fois la nouvelle cloche, puis chacun à son tour les parrains, marraines et assistants la firent tinter joyeusement.Samedi soir avait lieu dans les salons du Club Champêtre, à Montréal-Est, une soirée /nu si cale au profit de l’église de Montréal-Est.Une foule nombreuse et choisie assistait à ce concert que présidait M.le curé Houssin, de la Pointe aux Trembles.Les artistes au programme étaient M.et Mme Joseph Saucier, M.Eug.Chartier, Mme J.E.Roy Mme A.Morin et Mlle Paeaud.Mme R.Blanchard accompagnait au piano Mme A.Morin.La soirée fut des plus agréables.La paroisse du Saint Enfant Jésus célébrait vraiment, hier, la fête des humbles, car c’est un bien modeste artisan que M.Cléophas Roy, qui recevait la haute distinction papale de Chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.Mais il avait été à la peine, il était bien juste qu’il fût aussi à l’honneur.A dix heures et demie, Son Excellence M.Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, fait son entrée dans l’église, précédé des compagnies de zouaves en armes.Il avait tenu à présider lui-même à cette solennité, lui, l’homme fidèle aux souvenirs d’enfance, le chrétien fidèle à la paroisse, comme le diront tout à l’heure les deux prédicateurs.La grand’messe commença aussitôt, chantée par le Père Anaclet 'Couture, qu’assistent son frèi>e, le Père Théoüme Couture et l’abbé Eug Miller, tous trois neveux drt décoré.Au prône, M.le curé lit le bref pontifical en latin et en français, puis il se fait l’interprète de la paroisse pour dire la joie de tous, remercia le lieutenant-gouverneur el les jeunes zouaves qui savent marcher sur les traces de leurs pères.C’est le tour du Père H.A.Couture, neveu, lui aussi, de M.Roy.Après les remerciements à M.Leblanc, il fait ressortir la grande bonté de Sa Sainteté qui, au milieu des lourdes préoccupations du moment, réserve encore toute sa sollicitude pour les petits.Puis, prenant pour texte le verset de S.^Lue : “Nous avons tout laissé pour te suivre,” Eece nos mus omnia et se cuti simus te, il fait l’historique de la campagne contre la Papauté; il rappelle les noms de Cavour, Mazzini et Garibaldi, la tète, le coeur et le bras qui perpétrèrent la spoliation.M.Cléophas Roy avait 21 ans quand il quitta le Canada avec les zouaves pontificaux, le 20 septem-j bre 1869.Le prédicateur raconte l’audience de Pic IX, la défense de Rome en 1870 (10,000 zouaves dont 500 Canadiens-français contre 60 -000 garibaldiens), la captivité à Rome, puis à Livourne (10 jours au pain et à l'eau), puis le retour au pars et la vie humble et .laborieuse.En terminant, le Père Couture s’adresse directement à M.Roy: “Arme Dieu et va ton chemin’ lui dit-il, ton chemin d’ouvrier, en soldat et en ouvrier, per vins rectas.Irm-jours p'us haut, jusqu’au ciel qui sera la juste récompense de ton courage et de ta fidélité.” A l’issue de la grand’messe.M.le lieutenant-gouverneur épingla lui-même la croix sur la poitrine de l’ancien zouave et lui donna l'accolade.C'est M.Joseph Bussières, commandeur lui-même de l’Ordre de Saint-Grégoire, qui fit l'intronisation du nouveau chevalier et lui imposa l’épée.Autour de M.Roy, outre sc commandeur Bussières.se Dressaient le capitaine adjudant Leblanc.chevalier de Saint-Grégoire; M.A.L.Lavoie, garde d’honneur du drapeau pontifical, et plusieurs de ses anciens compagnons d’armes.Durant tonie la cérémonie, le service d’honneur fut fait par les compagnies de zouaves de l’Enfant Jésus.de S.-Zotique, de S.Clément et de S.-Pierre.A.G.Ottawa, 30.— L’importante déclaration suivante relativement aux écoles séparées d’Ottawa et à la question bilingue, signée par les curés de langue anglaise d’Ottawa, a été lue au prône, hie"; c’est une approbation complète de la politique du gouvernement d’Ontario en matière d’éducation.“Pour la première fois depuis leur établissement qui date de soixante-dix ans, les écoles séparées catholiques romaines d’Oltawa vont s’ouvrir, cette année, sous la direction d’une commission gouveme-mentale.Les événements des deux dernières années, qui ont rendu possible en même temps que sage, un tel changement, sont bien connus du peuple d’Ontario.La majorité bilingue du Bureau des Ecoles Séparées d’Ottawa a délibérément et constamment méconnu un règlement sage, et nécessaire, proposé par le ministère de l’instruction, et elle a, en outre, tenté d’hypothéquer les propriétés et les_ recettes des écoles séparées d'Ouawa pour au delà d’un tiers de million de dollars.En conséquence, les membres de la Coin mission des Ecoles Séparées de langue anglaise se sont adressés aux tribunaux pour obtenir protection.Alors, les fidéi-commissaires bilingues, faisant fi des droits de ceux qui, parlent ou désirent apprendre la langue de cette province, ont décidé de rendre toutes les écoles séparées d’Ottawa bilingues, congédiant tous les professeurs anglais et fermant les écoles à la face des enfants, en septembre dernier.Ils ne purent, cependant pas atteindre leur but, parce que les tribunaux, pour la seconde fois, vinrent protéger nos écoles.“Si nous avons eu des écoles séparées à Ottawa, au cours de la dernière année, nous les avons eues en dépit de la Commission des Ecoles Séparées d’Ottawa.Ce fut un magistrat qui ouvrit nos écoles et engagea nos professeurs, et ce fut le gouvernement d’Ontario, qui les paya.Pareil état de choses ne saurait continuer.Le gouvernement d’Ontario, ne voulant pas, pour le moment du moins, placer les écoles anglaises séparées de cette ville sons une commission de fidéi-commissaires, choisis par elles, comme nous l’avions demandé, a sagement décidé de protéger les écoles séparées d’Ottawa, en les plaçant sous une commission,' d’écoles séparées.“Nous croyons que la Commission se montrera elle-même à la hauteur de la tâche qu'elle a reçue de conduire nos écoles vers un haut degré d’efficacité.J?j>ur qu’elle puisse y parvenir, une*Y‘h.ose lui est nécessaire, à savoir l’appui et la coopération de tous ceux qui sont ou qui seraient des partisans des écoles séparées.Ces catholiques qui ont transféré leurs taxes aux écoles publiques, parce qu’ils se sont imaginés trop vite qpe le gouvernement et Je peuple de cette province allaient permettre à un groupe d’enthousiastes bilingues de ruiner nos écoles séparées devraient, maintenant AVOCATS Boite Postale S5fi.— Adresse télégraphique, "Nahae.Montréal**.Tél.Main 1250 1251.Code* : Lleben, West.ün.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transpurtatian — Rue tiaint-JacQaav MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.___ LAMOTHE,GADBOIS&;NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.RO M ü ÂL cTrÔY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main 986.MONTREAL.Résidence : 1S51, AVENUE DU PARC Tél.fl.-Louis 4207 HERVE ROCH, B.A., L.LL AVOCAT 61.RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17, 18 et 19 Tél.Main 3264 Société légale BARIL A ROCH CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR -—EST *734 - Docteur A.DESJARDINS Anrien Moniteur de l'Hôtel-Dieu de Paris.Taladie des YEUX, des OREILLE:, du N3Z et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En face du carr, Saint-Louis).PEimS ANNONCES À LOUE,’, BUREAUX LOUER 71a, rue Saint-Jacques, rez-de chaussée et 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été gagnée devant les tribunaux et la 'législature, retourner au système des Ecoles Séparées.C’est la seule attitude sage et catholique.Nous avons confiance, maintenant que la question des Ecoles Séparées d’Ottawa a été définitivement réglée, que tous les catholiques de la ville enterreront, avec un esprit de charité vraiment catholique, toutes leurs amertumes passées, et s’uniront pour aider la Commission des Ecoles Séparées d’Ottawa à faire acquérir aux écoles séparées d’Ottawa le plus haut dugré d’efficacité possible.(Signé) “M.J.Whelan, P.P.St.Patrick.E.J.Cornel!.O.M.I.St.Joseph.Thos.P.Fay.P.P.St.Brigide.Ceo.E.Fitzgerald.P.P., St.Mary.John J.O.Gorman.P.P.St.Sacrement.Résidence î 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5873.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT •7, me Saint-Jacques.— Bureau 70.Tel.Main 2032.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est» 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Joseph Ernest Carpentier, expert comptable, William John Bruce Johnston, rentier, et Rodrigue Gauthier, contremaître, tous de la cité de Montréal, dans la province de Québec ; et Raoul Villeneuve, de la cite de Lachine, dans la dtie province de Québec, pour les fins suivantes : — (a) l’aire le commerce et les affaires d’entrepreneur» et constructeurs en général, et toutes les affaires s’y rapportant ; (b) Entreprendre pour le compte de gou-vernements, corporations, municipales ou autres, compagnies, associations, sociétés, particuliers, et pour elle-même, la construction, l’érection, les réparations et l'exploitation d’édifices publics, écluses, chemins de fer à vapeur ou électriques, ponts, lignes de.télégraphes, téléphones ou autres lignes de transmission, de nateaux A vapeur, de ^desséches, dragues, remorqueurs, chalans, allèges, docks, bassins de radoub, élévateurs, camions, trucks, wagons et autres véhicules pour le transport et la livraison des marchandises ; (c) Acheter, manufacturer, importer, exporter, inspecter, éprouver, réparer, utih- — I ser, évaluer, céder, vendre ou autrement LE SECRETAIRE DE LA MUNICI- ; FAUTE DE MAISONNEUVE SUC- I entrant dans ou sc rapportant h telles cons- tructions ; COMBE, HIER, A UNE LONGUE ( peur et à gu)' DOMINION mt SPRINGHILL BUREAU GENERAL d., VENTES 112 Rue Saint-Jacques.Monuvo Cure Radicale Des Cors] 50RE.EFPiCACE.SAN5 DOULEUR £n Vente Partout SS G j FRANCO pa» LA POftTfc IM A.J.Iaurence.Montreal ] La compagnie exercera son Industrie par tout le Canada et ailleurs sou* le nom de ‘¦Hubert Villeneuve, Limitée”, avec un capital-actions de cinquante mille dollars, divisé en 500 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d’affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal .dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d'Elat du Canada, ce 19e Jour de Juillet 1915.THOMAS MUriVEY, ^ Sous-secrétaire d'Etat.Ce Journal est imprimé nu No 43 rue Saint-Vincent, a Montreal, par l’IMPRlME-HIK POPULAIRE (6 responsabilité limitée), j, X.Chevrier, gérant-général. VOL.VI.— No 203 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 30 AOUT 1915 3 ETATS-UNIS L’INCIDENT SERA REGLE A LA DEMANDE DE WASHINGTON, BERLIN DECIDE D’EN FINIR AVEC LA CAUSE DE L’“A-RABIC” ET DE NE TRAITER LES AUTRES OPERATIONS SOUS-MARINES QUE PLUS TARD.FRANCE UN RAID SUR PARIS QUATRE AEROPLANES ALLE -MANDS ESSAIENT, MAIS EN VAIN DE SURVOLER LA CAPITALE.— L’UN D'EUX EST ABATTU ET LES DEUX OCCUPANTS SONT CARBONISES.CANADA Washington, 30.— Les Etats-Unis ont informé l’Allemagne qu ils désirent qu’on règle la question de i’“Arabic” avant d’arborder l’étude des autres questions relatives aux opérations sous-marines.L'Allemagne a accédé à cette demande.Ou s’attend ici à ce qu’on dispose de l'incident de l’“Arabic” cette semaine.On a entrevu plus clairement le projet auquel l’Allemagne se propo-î se de recourir pour dissiper les causes de mésentente entre les 2 ; pays .Ce projet a une grande por-; tée.Il ne pourvoit pas simplement l au règlement des difficultés actuel-: les, mais suggère un accord modi-; fiant à la fois et les opérations des j sous-marins allemands et les entra-t ves que l’Angleterre impose à l’ex-; portation des denrées dans les ports d’Allemagne à ! usage des civils.Les nouvelles instructions données aux commandants des submersibles ne subsisteront que si 'la Grande-Bretagne adoucit la rigueur ses arrêtés ministériels, voilà de ! ce que l’on infère plutôt qu’on ne i trouve expressément dit dans la ; proposition allemande.On peut énoncer de la façon suivante les propositions de Berlin: Premièrement.— L’Allemagne proposera de régler la question du “Lusitania”, en faisant réparation et par d'autres moyens dont les Etats-Unis seront satisfaits, elle l’espère.Deuxièmement.— L’Allemagne continuer i d’enjoindre aux commandants de ses sous-marins de ne pas attaquer les navires marchands sans avis, et eüe consentira peut-être à observer a loi relative à la visite des navires marchands.Troisèmement.— L’Allemagne remerciera les Etats-Unis au sujet de la déclaration contenue dans la note américaine du 21 juillet, dans laquelle les Américains soutenaient qu’ils sont les défenseurs de la liberté des mers L’Allemagne compte que Washington tentera d'obtenir que les mers soient libres pour les bci'igérants eux-mêmes et jouera le rôle de l’ami commun qui pourra ‘-.ù.'rgérer un moyen d’entente.Dans les cercles bien renseignés, on tient ici cette partie des propositions allemandes pour la plus importante.Elle signifie que l’Allemagne s'attend à ce que les Etats-Unis amorcent la question de la modification des arrêtés ministériels anglais qui restreignent la liberté de commerce avec.l’Allemagne.L’amélioration des relations germano-américaines fait naîlrc un nouvel espoir pour le rétablissement de la paix en Europe.Si l’on arrache aux belligérants une concussion par le canal de la dipioma-tie, notamment le respect de la vie des neutres sur la haute mer, on pense que d’autres propositions pourront suivre, qui auront pour objet le rétablissement de la paix.Washington, 30.— Le président Wilson a décidé définitivement aujourd’hui, de rester à Washington, jusqu'à ce que la siluation entre les Etats-Unis et l’Allemagne soit davantage éclaircie.Les fonctionnaires l’ont prié avec instance d’aller se reposer à Cornish, N.IL; mais i! a annoncé qu’il restera ici, en attendant de recevoir une autre réponse de Berlin.L’ambassadeur Bernstorff est parti hier, pour Long Island.Il ne reviendra probablement pas dans la capitale tant qu’il n’aura pas reçu la réponse de Berlin.Paris, 30.—Quatre aéroplanes militaires allemands ont tenté de survoler Paris, samedi matin.Une escadrille aérienne française les attaqua et l’une des machines allemandes a été percée de balles au point qu’elle est tombée et s’est enflammée.On a retrouvé ses deux occupants entièrement carbonisés.Ces machines ont traversé les lignes françaises à une grande hauteur et se sont dirigées en ligne droite vers Paris.En arrivant à la partie nord de la capitale, elles aperçurent une flottille aérienne française qui les attendait, et trois des avions ennemis tournèrent sur eux-mêmes et s’enfuirent vers les lignes allemandes.Deux d’entre elles réussirent à s’échapper, mais la troisième fut rattrapée et criblée de balles, avec le résultat que nous venons d’indiquer.L’avion ennemi est tombé tout en flammes, dans la forêt de Halatte, où on l'a retrouvé, avec les corps carbonisés de ses deux occupants.La quatrième machine aerienne a jeté cinq bombes sur Montmo rency, petite ville située à 15 milles de Paris.Personne n’a été blessé, Les batteries de Montmorency ou vrirent immédiatement le feu sur l’assaillant, mais celui-ci s’enfuit dans la brume.Les voyageurs qui entrent à Pa ris par les trains du Nord peuvent toujours voir dans les airs une douzaine d’aéroplanes qui montent ; "de sur Paris.Le bulletin officiel de samedi soir rapporte que les aviatiks ont aussi lancé quelques bombes à Nogent-sur-Marne, a M'ontfemieril, à Ricecourt et à Compïègne.Dans cette dernière ville, 2 infirmiers et un enfant ont été tués.L’ARTILLERIE EST ACTIVE.Paris, 30.—Le communiqué officiel ü’hier, annonce une activité toujours croissante de notre artillerie sur tout le front.Depuis la région de Nieuport, jusqu’aux forêts vosgiennes, c’est partout une canonnade incessante et meurtrière.Les combats à coups de grenades se continuent sur tout le front, il y a eu un engagement particulière- RETOUR DE MJB0RDEN PLUSIEURS CITOYENS INFLUENTS DE CETTE VILLE TRAVAILLENT A FAIRE UN SUCCES DE LA RECEPTION QUE L’ON PREPARE AU PREMIER-MINISTRE.— AU 69EME REGIMENT.pays LES BALKANS UN ACTE INAMICAL QUE LA SIGNATURE DE SON JlfAITE AVEC LIA TURQUIE ?™ReIJé™L'HEURE ACTUELLE, UN GESTE PLUTOT HOSTILE.Bernn, 30, vià Sayville.—Suivant fies rapports de Sofia reçus par l’agence Outre-mer, la Bulgarie a retarde de quelques jours la signature de son traité avec la Turquie, la Quadruple Entente l’ayant avertie qu'une pareille mesure à l’heure actuelle passerait pour un acte inamical.Toutefois, les deux sont complètement d’accord.LE CABINET SERA NEUTRE Sofia, 30.—L’opposition bulgare ayant condamné l’attitude du gouvernement comme étant contraire aux intérêts du pays, et ayant demande la convocation immédiate du parlement, un journal ministériel explique que le cabinet se propose de garder la neutralité, à'moins que les droits dont la Bulgarie a été privée a la fin de la seconde guerre des Balkans ne lui soient reconnus.Mais si Ja situation devenait telle quelle réclamât l’intervention, alors Je gouvernement convoquera les Chambres sur le champ.En Bulgarie, tous les yeux se tournent vers Petrograd, où des changements politiques importants sont imminents.On s’intéresse par-ticulièrement à ce que deviendra M.Mihukoff, le chef des liberaux russes,_ qui est extraordinairement populaire en Bulgarie.L’accroissement de son influence depeche, une manifestation d’amitié marquée envers la Russie.LE MASSACRE DES CHRETIENS Paris, 30.—M.Emile! Galli, ancien rédacteur du “ Messager du Levant”, qui vient de s’échapper de Constantinople, écrit dans le “ Gaulois ” qu’Enver Pacha projette le massacre de tous les chrétiens de la capitale .M.Galli prédit que le parti modéré tentera de faire un coup d’E*-“C ment violent, à Marie Thérèse ; il s agissait d’occuper le cratère d’une excavation produite par une mine ; grace à leur vaillance, nos troupes sont restées maîtresses de la position.Le travail des aviateurs depuis quelques jours est particulièrement efficace.—-—».- ANGLETERRE LES RAIDS DESZEPPEUNS ILS N’ONT JAMAIS CAUSE LA MORT D’UN SEUL SOLDAT OU MATELOT ANGLAIS.Londres, 30.—M.Arthur J.Balfour parlant des raids de zeppelins sur Ja cote anglaise, a déclaré qu’ils n ont jamais tué ou blessé un seul soldat ou matelot, et ce n’est que par hasard, a-t-il ajouté, qu’ils ont cause en une certaine occasion des dommages militaires légers .Le premier Lord de l’Amirauté a tait cette déclaration à un correspondant qui lui écrivait pour se plaindre des précautions exagérées de la censure anglaise.La raison de leur incapacité est bien simple, a ajouté M.Balfour.Les zeppelins n’attaquent que la nuit, et de préférence par les nuits sombres.Dans de pareilles conditions, la navigation aérienne est difficile, et les Allemands affirment constamment avoir bombardé des endroits dont ils ne se sont même pas approchés.Il est certain qu’ils ont réussi à faire soufïnr bon nombre de pauvres gens, mais cela dans une bien moindre proportion qu’on ne l’a cru J’apprends par les statistiques du Home Office, qu’au cours des derniers douze mois, 71 civils adultes et 18 enfants ont été tués, et 180 adultes blessés et 31 enfants blessés.Au point de vue allemand, les sous-marins font mieux, puisque le seul torpillage du “ Lusitania ” a donné 1108 victimes.Depuis samedi, certains citoyens des plus influents de la ville travaillent fièvreusement à assurer ie succès de la réception que l’on veut faire au premier ministre de ,a puissance a son retour d’Angleterre.Samedi matin, en effet, on convoquait d’urgence au Board of Tra-de.quelques citoyens en vue.Dans Tintenlion des organisateurs, cette manifestation doit réunir les adhérents des deux partis politiques qui se donnent la main, depuis le début de la guerre.Cette manifestation, espère-t-on, sera suffisamment populaire pour qu’on la puisse tenir en plein air.Tous ceux présents au Board of Trade ont été unanimes à décider que Montréal se devait d’offrir une réception au premier ministre, qui est actuellement en mer.Il a donc été résolu de convoouer pour cet après-midi une seconde réunion à laquelle sont invités le maire de Montréal, les chefs des diverses confessions religieuses les sénateurs et les conseillers législatifs demeurant à Montréal, les dé-putés, les principaux officiers de la miîicc les représentants des univers;!, s et des écoles, les directeurs des chemins de fer, les prési-denis des sociétés nationales et des organisations du travail et du commerce, etc.Assistaient à la réunion de samedi : MM.H.B.Walker, 1er vice-président du Board of Trade; i’échevin Boyd, M.Frank Pauzé, président de la Chambre de Commerce du district de Montréal ; le col.A-E.Labelle, commissaire du port; T.H.Wordeworth, président des manufacturiers canadiens à Montréal; J.T.Foster, président du Conseil des Métiers et du Travail ; John Quinlan, président, et D.R.Traiter, secrétaire du Builders’ Exchange ; C.S .I.Philipps président du Comité des Citoyens; Huntly Drum- AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN mond et C.P.Beaubien.AU 69EME.Un détachement du 69ème régiment, commandé par le major Fir-min Bissonnette, a assisté hier à la messe célébrée dans la chapelle du “Catholic Sailors Club.” Au cours d une brève allocution, le R.P.Devine, SJ., célébrant de la messe, a fait allusion à la présence des officiers et des soldats du 69ème régiment, disant que les marins et les soldats auraient toujours une réception chaleureuse au “Catholic Sailors Club”.Après la messe, le major Bissonnette et les aulres officiers du 69ème ont été présentés par le Dr Atherton au commandant J'.T.Walsh, R.N.R., président du club, qui leur a souhaité la plus cordiale bienvenue el les a invités ensuite à faire une inspection des splendides salles du club.Le recru lenient du 69ème continue activement.Le major J.F.Bissonnette partira bientôt en tournée de recrutement dans les can Ions ruraux de la province de Québec.Un autre détachement du 69tme partira ce soir à 11.30 de la gare du C.N.R., pour Québec et Yalcartier.Restaurant Une nombreuse clientèle oana-dienne-française fréquente déjà le Restaurant des Grands Magasins Goodwin, mais nous désirons en servir une encore bien plus nombreuse.Il y a place pour des centaines de convives dans notre vaste salle à manger — et non seulement on y trouve le confort le plus grand possible — mais on y mange une cuisine vraiment à la Française puisque le chef est Français.Notre personnel est composé pour les trois-quarts d’employés parlant couramment les deux langues et tout ce qu’on peut désirer pour avoir satisfaction à un prix modéré concourt à la réputation du Restaurant des Grands Magasins Goodwin.Faites-nous le plaisir de votre visite.—Au deuxième étage.Valises en fibre Nous avons fait un achat spécial de ces belles valises en fibre en 24 et 26 pouces de long, faites en fibre Hanaquan, à poignées ancre, serrures et boulons en cuivre.C’est une véritable occasion mardi au prix de.1.30 Malles pour bâteaux Nous avons un assortiment de malles de bateaux des plus complets à Montréal.Et pour mardi le prix de cet assortiment sera réduit de 15%.C’est là une très bonne affaire.—Au sous-sol.Vente de Meubles d’Août A PRIX REDUITS A'ons arrivons dans la dernière période de cette Vente qui a été un continuel succès, à une époque où les affaires éprouvent le contrecoup d'événements extérieurs.Tout ce que nous avons réclamé pour amener notre clientèle ti faire ses achats comme par le passé, aux Grands Magasins Goodwin, où de tout temps, la principale préoccupation de VAdministration a voulu, qu’avant tout, la cliente soit contente et satisfaite de ses achats, ça a été de parler de Qualité, de Confiance et de Loyauté.Qu’il y a loin de ce genre d’annonces vraies, sincères, naturelles, dans le commerce qui se respecte, et respecte ses clients, d’avec ces réclames sensationnelles, qui sentent l’exagération, l’enthousiasme forcé et inexistant, le gonflement d’un ballon qui ne veut pas monter et qu’on s'acharne à souffler de tous les efforts possibles.Aux Grands Magasins Goodwin, quand on vous dira : — Prenez de Confiance, Madame, c’est bon.c’est durable, ça a de la qualité, ça fera l’affaire d’une ménagère économe, n’hésitez pas : Ayez toute confiance, et si par cas, la chose achetée se montre autrement qu’on vous l’avait dit, souvenez-ifous : la Maison Goodwin rembourse l’argent de tout achat qui a cessé de plaire.C’est pourquoi nous vous dirons, encore et encore : Venez profiter des Prix des Meubles en Août ; vous ne retrouverez pas les mêmes avantages quand la Vente sera terminée.Nous gardons gratuitement les achats qui ne vous seraient pas indispensables immédiatement, et les livrerons à votre convenance.MEUBLES DE SALONS Nous en avons 75 garnitures en 25 modèles différents à vous montrer, rien qu’en acajou ou merisier façon acajou.Et nous vous mettrions sous les yeux des prix à l’infini que ça ne vous avancera pas.Nous avons des garnitures 3 pièces à 17.75, 27.75, 29.75 et une quantité de prix divers.Venez nous voir, et vous serez bienvenues, Mesdames, même si vous n’achetez pas.Venez voir et renseignez-vous, c’est ce que nous vous invitons à faire.Après cela, nous vous accommoderons, nous en sommes sûrs.EPICERIE DES GRANDS MAGASINS GOODWIN Cerises Maraschino, la bouteille .25 et .50 Soupe “Campbells” en boite, la douzaine, assorties .1.35 Huile d'olive La Perle, la boite .55 et 1.00 Farine de patate ou riz moulu, le paquet • • .lO Sucre granulé, de bonne qualité, 20 Ibs .1.33 Beurre de crémerie des Cantons de l’Est, la livre .32 Soupes, Clark, la douzaine, assorties .1.10 Chocolat non sucré de Baker, la livre.39 Asperges de Libby, bouts, la boîte.23 Confitures pures de Glassco, le seau.75 Nous avons ces confitures, aux framboises, fraises, abricots, prunes et pêches au prix du seau de 5 Ibs pour.75 Conserve de poulet, 2 grosses boîtes pour.25 Dates Perses, 3 paquets pour .25 Olives Espagnoles Queen, grosse bouteille.25 Olives emplies de piment, la bouteille.25 Farine à pâtisserie, 7 Ibs pour .25, 14 Ibs pour.49 Biscuits au soda, Jersey Cream de McCormick, le seau .26 Essences, tous parfums, 3 bouteilles pour.25 Miel de trèfle blanc pur, seau de 5 Ibs pour.75 —Au sous-sol.Limitec^ HOPITAL CANADIEN POUR FRANÇAIS.LES NEUTRE POUR AIDER LA RUSSIE Amsterdam, 30, vià Londres—La decision du Japon d’aider la Russie en augmentant son approvisionnement de munitions de guerre a été communiquée officiellement à Petro-grad.Un message de cette ville au Telcgraaf , dit que le Japon a averti la Russie qu’il se préparait à la mobilisation de toutes ses ressources ^industrielles à cet effet.LES ROYALISTES ____PORTUGAIS Lisbonne, viâ Paris, 29.—Le Parlement a adopté une résolution déclarant que le gouvernement va employer les mesures les plus rigoureuses pour maintenir l’ordre vu les graves événements dans le nord du Portugal.Les journaux disent que les désordres ont été causés par le capitaine Henrique De Paiva Couceero.chef des royalistes.* ¦» w Vendredi dernier, le docteur Silva, ministre de l’Intérieur, a annoncé au conseil national qu'un mouven nt royaliste avait pris naissance d ms le nord du Portugal et que les casernes de Guimaraes, près de îraga avaient été attaquées et plusie rs personnes blessées.life Londres, 29.— L’hôpital stationnaire que dirige le colonel Mi-gnault.ne sera pas affecté au traitement des soldais canadiens-fran-çais blessés, mais des soldats de ’armée française.M.Borden, premier ministre du Canada, en a décidé ainsi.Il a fait part de cette intention au président de France, M.Poincaré, qui l’a acceptée avec gratitude.L’hôpital que dirige actuellement le colonel Mignault, sur le littoral sud de l’Angleterre, et qui comprend un personne! complet de médecins et d’infirmières canadiennes-françaises, sera donc transporté dans les environs de Paris.Ce dé ménagement n’est pas difficile, attendu que les lits sont aménagés sous des feules.M.Borden a déclaré cependant qu’on pourrait utiliser cette installation même l'hiver, et qu’elle pourrait, en tout lemps, recevoir au moins cinq cents blessés.LES RENFORTS CANADIENS ILS SERONT DORENAVANT ENVOYES PAR UNITE ET NON PAR DETACHEMENT.Ottawa, 30 — On annonce des changements importants dans la méthode d’envoyer les renforts en Europe.Douze bataillons seront envoyés prochainement en Angleterre comme unités, soit bataillon par bataillon, au lieu de partir par détachements mêlés, comme jusqm’ici, et les bataillons partiront par rang d’aneienneté.Les douze bataillons choisis sont: le 33et colonel Wilson, London ; le 34e, colonel A.J.Oliver, Guelph ; le 35e, colonel McCordick, Toronto ; le 37e, colonel Rick, North Ray, Sudbury et Sault S.-Marie ; le 58e, colonel H.A.Genest, Toronto ; le 41e, colonel Archambault ; le 40e, colonel A.J.Vincent.Amherst ; le 55e, colonel J.R.Kirkpatrick, S.-Jean, X.B.; le 44e.colonel Whelan.Camp Sewell ; le 50e, colonel F.C.Mason, Calgary.ARRIVEE DE BLESSES CANADIENS Le steamer “Missanabie”, du Pacifique Canadien, est arrivé à Montréal hier soir, à 7 heures 15, neuf jours après son départ de Liverpool, ayant à son bord 18 officiers, comprenant un certain nombre de blés ses et les médecins qui les soignent.Il y avait aussi quelques gardes-malades.Parmi celles-ci, Mme Lome Gardner est peut-être celle qui a les faits les plus touchants à raconter.Mme Gardner a été en France pres- que tout le temps, recherchant des informations au sujet des soldats canadiens pour la société de la Croix Rouge anglaise.Elle a visité ainsi la plus grande partie des hôpitaux de France.HORS DE COMBAT Ottawa, 30 — La liste des hors de combat publiée hier ne contient qu’un seul nom de Montréal, celui du sergent Kongherd Glad, du 13e bataillon, d'abord rapporté comme blessé et comme disparu sur les listes précédentes, et qui serait mort, d’après les listes allemandes.RUSSIE U POURSUITE DESALLEMANDS ELLE NE RALENTIT PAS SAUF DANS LA COURLANDE SEPTENTRIONALE OU LES MOSCOVITES RESISTENT VIGOUREUSEMENT.MAISONS D’EDUCATION Cours particuliers de Mlle BEAUPRÉ REOUVERTURE LE 7 SEPTEMBRE Londres, 30.— La poursuite des Besses par les Allemands ne semble pas se ralentir sauf dans la Courlan-de septentrionale où les Moscovites font une résistance vigoureuse.On se demande si les Allemands poursuivront les Russes bien loin encore où s’ils les tiendront dans de fortes positions pour tenter une offensive dans les Balkans ou en France.Cette question doit se régler bientôt car toute nouvelle tentative doit commencer avant l’automne.Jusqu’ici les Allemands n’ont pas fait de mouvement vers une grande offensive dans l’ouest et l’attaque aulrichienne dont on a menacé la Serbie n’a été autre que des duels d’artillerie de longue portée.Dans l’Ouest ce sont les canons"'des Alliés qui ont fait preuve de plus d’aolîvité en bombardant presque toute la ligne allemande.De plus les escadrilles aériennes des Alliés ont bombardé les casernes et les positions allemandes.On dit ici que c’est à la mi-oclobre que se fera enfin la grande ruée des Alliés, mais on ne sait pas où.Le public ne s’y attend pus encore mais en certains cercles on ne serait pas surpris si Joffre tentait une avance avant même la mi-octobre.Il y a de lourds engagements dans la péninsule de Gallipoli.Les Turcs attribuent de lourdes pertes aux Alliés.Ni Paris ni Londres n’ont encore fait mention de pareils engagements.NOUVEAU GOUVERNEUR Amsterdam, 30.— Le général von Bessler, qui a conquis Anvers et Novo Georgievsk, a été nommé gouverneur des territoires conquis en Russie dont le gouvernement est transfé-ni à Varsovie.LA REORGANISATION DU CABINET Moscou, 30.— Une résolution adoptée par les hommes d’affaires dit que les fabricants de munitions souffrent du manque d’entente entre les ministres du cabinet russe et suggère une réorganisation du cabinet.Les journaux laissent entendre que la nomination du ministre de l’Agriculture, M.Krivoshein, comme premier ministre à la place de M Goremykin, est imminente.La Directrice fera les inscriptions à partir du 16 août, aux Cours: No 939 rue S.-Denis.— Les élèves anciennes et nouvelles devront retenir leurs places au plus tôt.SEMINAIRE DE MONT LAURIER Cours classique précédé d’un cours commercial.— ENTREE LE 1er SEPTEMBRE.Collège de Valleyfleld Classique et Commercial.—OUVERTURE DES CLASSES, JEUDI, 2 SEPTEMBRE.Collège de l’Assomption La RENTREE des élèves aura lieu le JEUDI, 2 SEPTEMBRE.COLLEGE S -JOSEPH A BERTHIERVILLE, P.Q.Cour» commercial bilingue.Conversation anglaise pendant les récréations.Etablissement pourvu de toutes les améliorations modernes : baignoires, douches, bon système de ventilation, etc.RENTREE UES ELEVES.LE 2 SEPTEMBRE Séminaire de Joliene LA RENTREE DES ELEVES aura lieu le mercredi, 1er septembre 1915.Collège ' S.-Jérome COMTE DE TERREBONNE, P.Q.Sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes.Maison munie de tout le confort moderne.Cours commercial français et anglais.RENTREE.LE 2 SEPTEMBRE.Demandez un prospectus.FRERE REGIS, directeur.Université Laval à Montréal FACULTE DE DROIT Réouverture des cours le mardi, 7 septembre, à 9 heures du matin.ANTONIO PERRAULT, _ _ __^ __ Secrétaire.Pensionnat de Beloei! Sous la direction des Soeurs des Saints Noms de Jésus t de Marie.RENTREE des ELEVES le 7 SEPTEMBRE.MAISONS D’EDUCATION INSTITUTION SAINTE-ROSE de VITERBE 210 OUEST RUE VILLENEUVE, près de Eavenue du Parc.ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL ET SALLES D’ETUDE.COURS APPROFONDIS : françain, angrlais, mathématiques, histoire, sciences, littérature, sténographie, beaux-arts.Classes régulières pour enfants de 5 à 12 ans.Leçons à domicile aux infirmée.REOUVERTURE : MERCREDI, 1er SEPTEMBRE.Lee entrées peuvent être faîtes dèa à présent.Tél.S.-L.2169.SCHOLA CANTORUM DE MONTREAL - ECOLE DE MUSIQUE D’EGLISE - Chant grégorien.— Solfège.— Culture de la Voix.— Piano préparatoire.— Orgue.— Accompagnement du Chant grégorien.— Harmonie et Composition.J,-N.CHARBONNEAU, directeur.182 rue Saint-Denis L.K MERCREDI, 1>“ SEPTEMI3EE S’OUVRIRONT LE Pensionnat des Filles et le Jardin de lEnfance du Couvent de la Providence de S.-Ursule Entr’autres avantages que possède celte importante institution, tant pour le site que pour la solidité de renseignement, elle offre celui de pouvoir accepter sous le même toit petits frères et soeurs d’une même famille.Au JARDIN DE L’ENFANCE, les pe tits garçons sont admis jusqu’à 12 ans aux conditions ci-dessous : Pension et enseignement, par mois.$7.00 Enseignement du piano, par mois., l.ôl) Blanchissage, par mois .1.00 Lit complet, par mois.25 Le prospectus du PENSIONNAT DES FPLLËS donne les conditions suivantes : Pension, enseignement français et anglais, par mois.$0.00 Enseignement du piano, par mois.1.50 Blanchissage, par mois .1.00 Lit complet, par mois.25 PROSPECTUS ENVOYE SUR DEMANDE 214 Ste-Catherine Ouest, Montréal.FONDE EN 1895 Enseignement individuel le jour et le soir.Positions assurées.Prospectus sur demande.Tel.Main 309.ANGUS CAZA.Princ.La littérature du terroir vous plaît?Avez-vous lu le roman de P.J.O.Chauveau, CHARLES GUERIN?Il est en cours de publication dans !e NATIONALISTE.JARDIN DE L’ENFANCE DE L'IMMACULEE CONCEPTION ".S® ®LKVES •« Jardin d.i balance de l'Immeculée-Conceptlen, *2» SEPTEMBRE"’ “Ur* l,'° ‘e MERCREDI.1er cvH v« ;re«^raiFwifiaiii ECOLES DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES * PREPARA ! ION AUX CAR-RIERES DI S AFFAtRi S.Section spéciale de con»ptab|!!(é.Enseignement pratique et théorique.Réouverlnre iteê coure : Mardi, 14 septembre Demandez le programme des court.Collège Saint - Laurent | Sous ja direction de la Congrégation de j Sainte-Croix.Cours classique et commercial en français et en anglais.Avantager spéciaux pour l’étude pratique de la langue an I glaise vu les nombreux élèsoA américnins qui viennent faire leurs éludés dans celle Institution.Rentrée, le 7 septembre Collège Commercial VARENNES Sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes.— LA RENTREE EST FIXEE AU 7 SEPTEMBRE.TRAVERSES tous les jours comme suit : Départ Pointe aux Trembles, 8.15 et 10 heures a.m„ 1.15, 5.15 et 7.110 heures p.m.Départ de Varennes, 7.30 et 9 heures n.m., 12.30, 3.00 et 0.30 heurts p.m.Dimanche, un voyage par heure jusqu’à 8 heures du soir.ÉCOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME, LIÉE Saint-Hyacinthe, p.q.FONDEE EN 1900.Prospectus sur demande.B.LALIME.principal.Collège Commercial SAINT-REMI DE NAPIERVILLE ENTREE, MERCREDI, 1er SEPTEMBRE.Certificat exigé des nouveaux élèves.L.M HAMBLIN, C.S.V.Directeur.Collège Notre-Dame COTE-DES-NEIGES Pour les enfants de 7 à 12 ans.La rentrée aura lieu LE JEUDI, 2 SEPTEMBRE P 6 H S i 0 n H 8 î sTBd pensionnat Saint-Louis j de Gonzague L’EPIPHANIE.Comté de l’Assomption 241 EST SHERBROOKE Sous la direction des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Mario.I L, rentrée an pen.ionnnt s.-Loui» de Rentrée des cleves, le 1er mardi de | G«n»ca« aura lieu le 2 septembre.La septembre.^ | rentré, de* externe* 1* S septembre.COLLEGE S.-ANSELME, H™ But : enseigner l’anglais pratique au Canadiens.Cours commercial anglais cou plot, avec classes supplémentaires de frai çais.Entrée, 1er septembre.Demandez u prospectus., Pi _hAUz°N> C S V.Directeur.ÉCOLE FORESTIÈRL.DE QUEBEC UNIVERSITE LAVAL Examens d’admission et concours pour ï1 bourses : l et 2 septembre.Rentrée des ék ves, 8 septembre.__fi- directeur.ECOLE VETERINAIRE LAVAL DE MONTREAL L'examen préliminaire ù cette étude aura beu le 8 septembre 1915, à 9 heures a.m nuns une des salles de riîcole.No 3Sl IV rue Deniontigny, à Montréal.Les vingt-cinq (25) premiers applicant-sont boursiers du gouvernement de la pro vli.ee de Québec ; ceux-ci n’auront qu\ payer leur immatriculation au trésorier
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