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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 24 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-08-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 198 MONTREAL, MARDI 24 AOUT 1915.DEUX SOUS LE NUIS ABONNEMENTS Rédaction et Adminiét Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS «5.«» 43 RUE SAINT-VINCE SI^ Ml 2 s MONTREAL UNION POSTALE.».«8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.«1.00 ETATS-UNIS $1.50 UNION POSTALE .j.„ », .«2.00 TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION i • Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / AXONS ROMPUS A L’UNIVERSITÉ Le Canada annonçait ce matin rpie M.René Gautheron ne pouvant occuper sa chaire de Laval — M.Gautheron sert dans l’armée française—cette chaire serait de nouveau vacante au cours de l’année 1915-1916.Nous ignorons ce qu’il y a de vrai dans la nouvelle, mais si elle est exacte, ne pourrait-on point, non pas remplacer M.Gautheron, mais organiser une série de cours qui continueraient d’attirer à l’Uni-rersité les jeunes gens qui ont le goût de l’étude?On sait que le professeur de littérature française donne d’habitude Jeux séries de leçons: cours didactiques du lundi, conférences publiques du mercredi.La besogne pourrait être divisée: il ne devrait pas être trop difficile de trouver parmi les professeurs qui ont étudié en Europe un homme qui puisse faire l’intérim des cours didactiques et l’on devrait également pouvoir trouver un certain nombre de Canadiens qui se partageraient les conférences publiques.Les sujets ne manqueraient pas.On pourrait parler littérature canadienne, histoire du Canada, refaire peut-être, comme nous le suggérions autrefois, l’histoire des droits du français au Canada et des luttes des petites nationalités.Nous donnons l’idée pour ce qu’elle vaut.Sa réalisation pourrait peut-être se heurter à des difficultés d’ordre matériel; mais ces difficultés mêmes ne devraient pas être insurmontables.LA CONSCRIPTION Et l’on continue, en Angleterre, de parler conscription.L’un des incidents les plus caractéristiques de ces derniers jours est bien la déclaration, de l’organe traditionnel du radicalisme, la Westminster Gazette* La Westminster Gazette n’a pas changé d’avis sur la valeur même du service vojontaire, mais reconnaît qu’il importe de donner aux Alliés de la Grande Bretagne un témoignage éclatant de sa volonté et de son énergie.Elle suggère que le gouvernement déclare qu’il maintiendra à un chiffre de.le minimum de ses forces armées et que, pour atteindre ce résultat, il emploiera tous les moyens, y compris, si c’est nécessaire, la conscription.D’autre part, un Correspondant de guerre anglais, M.C.-J.Haig, vient de signaler que tous les soldats qui sont au front sont en faveur du service obligatoire: iis veulent que les responsabilités et le travail soient répartis entre tous.C’est un état d’esprit que M.Arthur Lee, député et officier, signalait récemment aussi, à son retour du front, et qui finira par influer sur l’opinion publique.Et l’on peut conclure qu’en somme la conscription anglaise entre de plus en plus dans la région des “possibilités”, pour ne pas dire des '‘probabilités”, LA QUESTION BILINGUE La Presse annonçait hier que ‘‘la question des écoles bilingues dans l'Ontario” et toutes les difficultés qui l’accompagnaient sont à la veille d’être réglées.Nous souhaïterions qu’il en fut ainsi, mais il semble malheureusement que nous n’en sommes pas encore là.Nos compatriotes, comme toujours, sont prêts à accepter un règlement honorable, mais très décidés aussi, la réunion de dimanche en fait foi, à ne pas péder, sur l’essentiel de leurs droits.Orner HEROUX.L’AFFOLEMENT DES CHANGES Après l’affaire de i’“ Arabie dit le correspondant d’un journal américain à Lourdes, le sujet qui occupe le plus l’attention en Angleterre est la d’prédation de la livre sterling à New-York.Cette constatation n’a pas lieu de surprendre ceux qui connaissent l’affolement des changes à l’heure qu’il est.La dépréciation du franc par rapport à la livre sterling est très marquée de même que la livre sterling est elle-même en baisse par rapport au dollar.Ainsi, on pouvait lire dans 1’“ Economiste français ” du 10 juillet : “ Dans la journée du mercredi, 30 Juin, la livre sterling a valu entre 27 fr.02 et 27 fr.22 (au lieu de 25 fr.22Àui €St le pair) ; elle faisait ainsi entre 6 et près de 8% de prime ; le même jour, le dollar se tenait entre 5 fr.GbVz et 5 fr.75Mi (au lieu de 5 fr.18 qui est le pair) ; cela faisait de 9 à-10% de prime ; le florin hollandais, toujours le mercredi, 30 juin, se traitait entre 2 fr.22% et 2 fr.27 (au lieu de 2 fr.09 qui est le pair), ce qui faisait à peu près 6% de prime.“Depuis le 30 juin, il y a eu un peu d’amélioration : au moment où nous écrivons, la livre sterling est revenue entre 26 fr.79 et 26 fr.99 ; le cours minimum représento encore, par rapport au pair de 25 fr.22, environ G% de prime ; quant au dollar, il s’est légèrement tassé entre 5 fr.60 et 5 fr.70, ce qui, par rapport au pair de 5 fr.18.représente 5 à 8%% de prime ; enfin, le florin hollandais vaut de 2 fr.21 à*2 fr 26.ce qui, par rapport au pair de 2 fr.09, constitue une prime de 5% à 6 Va %.” Le dollar et la livre sterling D’autre part, 1’“ Evening Post ”, de New-Y’ork, rapporte que, la semaine.dernière?le change sur Londres était cote à un escompte de 4% pour cent sur la place de New-York ; le change sur Pariï faisait 17 pour cent et le change sur Rome 25 pour cent.Cet escompte représente la majoration du dollar américain par rapport aux monnaies anglaise, française et italienne.C’est la plus forte prime enregistrée en faveur du dollar depuis un an.Le fait est que la situation créée au début de la guerre est complètement renversée.Sir George Paish, rédacteur du “ Statist ”, de Londres, une autorité reconnue en matière d’opérations internationales de crédit, explique de la manière suivante le revirement qui s’est produit sur le marché du change : “La baisse à New-York du change sur Londres dans la proportion d’environ quatre pour cent, esl due simplement aux gros achats de produits américains faits par les peuples d’Europe.En temps normal, 1 Europe paie les marchandises achetées aux Etats-Unis en grande partie avec les sommes dépensées en Europe par les touristes américains.Cette année, il y a eu peu de touristes, et, en outre, l’Europe a acheté aux Etats-Unis des quantités de marchandises beaucoup plus considérables que d’habitude.En juin, les exportations américaines dans le mondç entier ont été de 70 pour cent plus fortes qu’en temps normal, pendant que les importations étaient beaucoup plus faibles que les années ordinaires.Aussi, la balance du commerce en faveur des Etats-Unis est tout à fait exceptionnelle, par suite de la réduction des importations, de l’accroissement des exportations et de la suppres-sin virtuelle, des dépenses des touristes à l’étranger.Pendant les six mois finissant avec juin, les impor-tâtions américaines ont été réduites d’environ $115,000,000.Les expor- lion s.des Etats-Unis ont augmenté de $654,000,000.Les dépenses des touristes, qui étaient normalement de $200,000,000 par année, ont été presque nulles.De sorte que l'Amérique a une balance en sa faveur dépassant de $900.000,000 et plus celle qu’elle avait dans les six premiers mois de 1914.L an dernier, les Etats-Unis empruntaient de l’argent en Angleterre et en Europe, tandis que cette année c est tout le contraire.” Variations de la cote des changes Au début de la guerre, en effet, les htats-Unis étaient debiteurs à Londres de 400 à 500 millions de doJlais, et il devint tout à coup à peu près impossible de trouver à New-York du papier sur Londres.Le change fut donc nettement défa-vorab.c aux Américains.De grandes précautions furent prises mire financiers des deux côtés de l’Atlantique pour atténuer les embarras de la situation.La liante banque américaine n’en dût pas moins expédier de I or, pour 120 millions ne dollars environ.Une partie seulement de cette somme, il est vrai passif l’Atlantique ; ja plus ferlé quantité fut adressée, vu expeditions successives,; à Ottawa.' où ie gouvernement britannique organisait un dépôt d’or au crédit de la Banque d’Angleterr bientôt les mesures prises pour remédier à la situation, puis le simple jeu des forces économiques naturelles curent raison des difficultés, les Etats-Unis ayant pu continuer, dans le second semestre de 1914, leurs envois habituels en Europe, en cuivre, pétroles, céréales, etc., et même expédier, quoique un peu en retard, leur récolte de colon.Des faits nouveaux, d’ailleurs, ne tardèrent pas à modifier d’une façon inattendue les conditions du marché des changes, entre Paris, Londres et New-York.Les puissances alliées ennemies de l’AMemagne commencèrent d’acheter aux Etats-Unis de grandes quantités de matières premières et de denrées alimentaires, surtout du matériel de guerre, des armes, des munitions.Les commandes succédaient aux commandes, et comme, d'autre part, les importations de denrées européenne aux Etats-Unis avaient fortement diminué, les crédits s’accumulaient en faveur de l’Amérique.C’est alors qu’on vit se renverser la situation d’avant la guerre: de créditrices qu’elles étaient, la France et l’Angleterre devinrent fortement débitrices à l’égard des Etats-Unis, d’autant plus que les deux pays avaient à financer également les achats faits par la Russie sur le marché américain.La place de Londres eut à solder non seulement ses nropres achats, mais aussi une bonne partie de ceux du gouvernement français, celui-ci ne trouvant du papier pour New-York que sur le marché anglais et ayant avantage à envoyer de l'or à Londres pour s’acquitter, au lieu de faire tous ses envois d’or directement en Amérique avec tous les aléas que comportent actuellement ces expéditions.Ces divers mouvements se sont traduits en variations de la cote des changes, comme nous l’avons indiqué plus haut.Le commerce français L'Economiste français, recherchant la cause de la forte tension du change à l’heure présente, constate qu’elle s’est produite d’abord lentement, puis d’une façon accentuée et rapide depuis une couple de mois.Et il ajoute: "C’est, dit-on, les énormes paiements que nous avons à faire au dehors, du chef de nos achats d’armements, de munitions et de denrées d’alimentation, achats qui, dans ce temps de guerre, ne trouvent plus les contre-parties naturelles et abondantes qui affluaient chez nous jadis : exportations de nos articles de luxe, aujourd’hui presque suspendues, dépenses faites par les étrangers voyageant ou résidant en France, suspendues egalement ; nombreux dividendes de nos capitaux placés au dehors, lesquels dividendes se trouvent notablement réduits.“Tout cela est vrai, sans doute ; mais ce pourrait bien n’être pas la seule cause de la tension des changes.Notre commerce extérieur pendant les cinq premiers mois de l’année courante se présente avec le chiffre de 2 nijUiards 781 millions (francs) à l’importation et celui de 1,178 millions seulement à l’exportation; c’est un écart de 1,603 millions.L’année dernière, pour les mêmes cinq .premiers mois, nos importations s’etaient élevées à 3 milliards 703 millions et nos exportations à 2 milliards 830 millions ; l’écart était donc de 873 millions seulement.Il a ainsi presque doublé d’une année à l’autre.“En supposant que l’écart entre les importations et les exportations soit, pour les sept mois restant à courir depuis les résultats connus, proportionnellement le même que pour les cinq premiers, il atteindrait, à la fin de l’année, 3 milliards 847 millions.“Une situation un peu du même genre, non moins aiguë, se révéle en Angleterre; pour les cinq premiers mois de Tannée 1915, rexcé-dent des importations sur les exportations y est sur le pied de 6 milliards et demi de francs par an (260 millions sterling), alors que, en temps normal, il ne s’élève qu’à 3 milliards et demi de francs (140 millions sterling) pour Tannée entière.“Revenons aux 3 milliards 847 millions d’excédent probable pour Tannée 1915 des importations en France sur les exportations de France.“11 ne faut nullement en conclure qu’il fallût exporter cette somme en or ; il y a bien d’autres compensations ou contre-parties.En premier lieu, quoique réduites, nos rentrées du chef des dividendes et intérêts de nos placements au dehors doivent bien encore atteindre à environ 1 milliard et demi et, comme nous avons passagèrement cessé de faire des placements à l’étranger, cette somme reste complètement disponible pour la contre-partie de nos achats de 'marchandises.“Bien plus, nos capitalistes — et nous les y avons invités et les y invitons—peuvent vendre pour les placer en Obligations de la Défense nationale une.certaine partie des titres qu’ils possèdent à l’étranger et qui sont encore négociables: ces titres sont surtout soit des titres américains, soit des titres de mines dbr du Transvaal, soit des titres espagnols, les titres des Etats neutres, hollandais, Scandinaves et suisses, n’ayant qu’un marché des plus étroits.On ne peut évaluer à moins de 500 millions de francs les titres étrangers dont les capitalistes français ont ainsi disposé, surtout après l’opération faite sur les obligations Pennsylvania et Chicago-Milwaukee.“Nous ne sommes pas au bout des compensations à l’excédent de nos importations sur nos exportations.Notre gouvernement a réussi à placer à New-York et à Londres un certain nombre de Bons du Trésor.“D’autre part, une armée britannique de 500,000 à 600,000 hommes, y compris la partie qui est dans les camps, se trouve cantonnée en France et fait sur place une dépense importante qui peut bien s’élever entre 60 et 80 millions par mois, sinon davantage.“Additionnez les contre-parties précédentes et vous trouverez environ 3 milliards.L’excédent des im-potations sur les exportations, pour l’année entière, étant évalué, d’après les cinq premiers mois, à 3 milliards 847 milions, on serait à court de 8 47 millions, mettons de 1 milliard.Il est bien entendu que tous ces calculs ne sont qu’approximatifs.“Ce milliard, il faut le fournir en or.Est-ce un grand malheur et y a-t-il de quoi jeter les hauts cris?Nous ne le croyons pas.“L’or est bien fait pour quelque choSe dans les moments difficiles.On a toujours dit, répété à satiété, que Rencaisse d’or dé.la Banque de France c’était notre trésor de guerre.Eh bien! si c’est notre trésor de guerre, il n’y a pas à s’étonner qu’on s'en serve pendant la guerre.” Solution du problème Nous touchons ici à la solution du problème de àa régularisation des changes.Il existe plusieurs moyens d’arriver à ce but, et on se demande lequel choisiront les gouvernements intéressés.Us pourraient placer un emprunt aux Etats-Unis, comme fit l’Angleterre pendant la guerre de l’Afrique du Sud; ils peuvent aussi se faire ouvrir un crédit très large à New-Y’ork, ou encore effectuer un envoi d’or important.A quel parti s’arrêteront-ils?Les dépêches ont parlé de Renvoi d’une délégation de financiers anglais aux Etats-Unis pour conférer avec les financiers américains.Peut-être sera-ce la première mesure adoptée en vue de lu solution définitive?Quoiqu’il arrive, ce n’est pas la disette d’or qui peut embarrasser les Alliés.La banque impériale de Russie peut en mettre dos quantités énormes à la disposition du Trésor anglais.Depuis le 1er février dernier, la Banque d'Angleterre a expédié $120,000.000 aux Etats-Unis.sans compter $250,000,000 de titres américains, et son encaisse est encore intacte.Quant à la Banque de France, “au mois de juin 1914, dit l’Economiste, c'est-à-dire non seulement avant la guerre, mais alors qu’aucun événement ne s’é-lait produit qui pût faire appréhender celle-ci, son encrasse d’or, s’élevait à 3 milliards 975 millions de francs; d’après le dernier Bulletin, celui du 8 juillet, cette encais-se s’élève à 3 milliards 944 millions, elle n’a donc diminué que de 31 millions ; c’est infiniment peu.” Et l’Economiste ajoute: “Nous ne verrions, quant à nous, aucun inconvénient à ce que l’encaisse d'or de la Banque de France descendit à 3 milliards de francs pendant la guerre.Tl faut le dire bien haut : cela n’aurait aucun inconvénient sérieux”.Du reste, des mesures sont prises, en Angleterre comme en France, pour entretenir et renouveler autant que possible l’encaisse métallique par Ja rentrée de Tor aux Banques.Uldéric TREMBLAY.BILLET DU SOIR.HUMOUR Il y a des humoristes sans te savoir.Ils sont pins amusants que les autres.Le bonhomme qui s’est mis dans la tête de constituer un régiment de femmes et les fait gravement manoeuvrer sur le toit du Ritz-Cart-ton, à Montréal, en doit être un, .-) ses heures.Car n’a-t-il pas muni ces dames, en guise de carabines, d’an manche à balai, pour les heures d’exercice?Un manche à balai à ces Amazones nouveau-genre?H est symbolique.Loin de nous l’idée qu’il fœllc mette un balai aux mains de toutes les femmes.Il est certain toutefois que personne n'y perd à savoir ce que c’est qu’un balai et, à l’occasion, à savoir aussi le marner.Ces dames du Ritz avaient besoin qu'on leur rappelât Vexistence du modeste Ratai à main, elles qui, tout au plus, connaissent le.balai à vide, et pent-étre même pas celui-là.Ce manche d balai, dans leurs mains, c'est une leçon, sans doute, que leur commandant a voulu leur donner.Que leur dit-il?“Ce balai, mesdames, ne.Voubliez pas aide à tenir sa maison en ordre.Le maniez-vous ?Du moins, en connaissez-vous l’utilité?Je vous le mets aux, mains.Peut-être,< un jour, [a distraction aidant, aurez-vous l’idée de vous en servir.Vos grand’rnères le faisaient certainement et peut-itre vos mères.C'étaient d'aussi bonnes femmes que vous.Peut-être étaient - elles même meilleures, moins frivoles et ne pensaient-elles pas à escalader tes toits des hôtels pour manoeuvrer dessus, arme au bras.La carabine convient aux hommes.Le balai est une des armes féminines.Vous l'ignoriez peut-être?Je compte que vous te saurez désormais.Rompez les rangs!” Mais ces Amazones eussent-elles compris un tel langage ?Ont-elles même compris l humour de l’exercice au balai?- .PAUL.BLOC - NOTES Un échevin de Toronto, accusé d’avoir demandé une position de $2,500, en échange de son vote en faveur d’une certaine nomination, répond que cette affaire n'est qu’une farce.La réponse ressemble beaucoup à celle de M.Hébert.Us ont d’étranges sujets de plaisanteries, ces représentants municipaux.On dirait qu'ils considèrent le trafic de leur influence comme une bonne farce à jouer à leurs électeurs.•k* M.Casgrain, ministre des postes, se défend d avoir annoncé dans son discours à Vancouver le départ de 15,000 Canadiens pour les Dardanelles.1! explique qu’aussitôt après avoir parlé du départ de son frère pour les Dardanelles, i] a lu une lettre de celui-ci racontant ta revue de 15,000 Canadiens à Shorncliffe, d’où la confusion des journalistes.M.Casgrain .semble avoir raison contre les journalistes, et cela arrive si peu souvent, qu’il vaut la’peine de le signaler.Ordinairement, ce sont les journalistes qui ont raison contre les politiciens.* * •» Bien que les poules canadiennes aient produit 160 millions de douzaines d’oeufs, le Canada en a importé onze millions de douzaines, Tan dernier.De même pour les poulets : nous en importons beaucoup plus que nous en exportons.L’élevage du poulet a pourtant augmenté, mais la consommation aussi.Nous n’arriverons pro-hnblement jamais à empêcher complètement l’importation du poulet ou des oeufs, mais il y a certainement moyen d’augmenter l’exportation des deux.L’Angleterre, par exemple, importe chaque année de t à 5 millions valant de ce produit dont la plus grande partie lui vient de pays presque aussi éloignés de son marché que nous : la Russie l’Autriche, l’Italie, les Etats-Unis, etc.* * * Un peu partout au Canada, mais surtout dans l’Ouest, une ferme de 150 à 200 acres n'est pas considérée assez grande pour justifier des travaux de culture.C est Tune des erreurs qui retardent nos progrès en agriculture.Si les terres d’Europe étaient de même proportion qu’en Amérique les grands pays européens ne cont'ienciraient pas la moitié de leur population actuelle.* •“.* Pour le gouvernement d’Ontario, il n’y a que la minorité de langue anglaise qui compte.L’on a vu avec quel mépris des Canadiens-français qui sont la majorité de la minorité à Ottawa, la coin mission scolaire bâtarde a été constituée: deux catholiques de langue anglaise et un seul de langue française.On remarque le même esprit dans le choix des nouveaux inspecteurs bilingues: les deux dont on annonce le choix sont de langue anglaise aussi, bien que catholiques.L’intention du gouvernement paraît bien évidente: se concilier davantage les Irlandais catholiques, afin d’isoler et d’affaiblir les Canadiens-français.Pour ceux-ci, cette manoeuvre devrait être une leçon de plus et les raffermir encore dans leur résolution de faire bloc serré et solide autour de tous ceux qui ont pris leur cause en main.* * * Le sénateur Landry, président du Sénat, était avant-hier au milieu des soldats de la bonne cause bilingue réaffirmant par sa présence et la ténacité de son attitude son dévouement à nos compatriotes.L’activité et l’énergie de M.Landry, à un âge où il aurait bien droit au repos sont tout simplement admirables.Le Présider.! du Sénat couronne une vie de luttes 'incessantes et intenses par une oeuvre qui commande le respect de ceux-là mêmes que les divergences d’opinions politiques ont obligé de croiser le fer avec lui.* * * La convention constitutionnelle de TEtat de New York recommande un amendement dont l’effet sera d’élargir l'autonomie municipale dans l’état.Il ne sera donc pas possible d'élire des maires et des échevins par statut.Ces Américains, ils rétrogradent._____ ^LE PASSANT.^ GILBERT À PARIS Paris, 24.-— L’aviateur français Gilbert, qui a “descendu” cinq aéroplanes allemands, et qu’une panne de moteur a fait atterrir en Suisse, s'est enfui sous un déguisement et vient d’arriver à Paris.Depuis qu’il a réussi à pénétrer en France, il a été reçu partout comme un héros national.Gilbert avait d’abord donné sa parole de ne pas chercher à s’échapper.mais la nostalgie le prit et il retira su parole.Puis, à l’aide d’un déguisement, il passa à Lucerne, puis à Genève, et de là à Annemasse en territoire français.AUX USINES DU TRANSCONTINENTAL fDo notre corr^pondann Québec, 24.— Au cours de sa visite à Québec, M.Robert Rogers, ministre des Travaux Publics, a visité.en compagnie do M, McArthur, les nouvelles usines du Transcontinental non encore terminées, à S.-Malo.On dit que le but de cette visite du ministre était d'étudier in possibilité de faire servir ces bâtisses à la fabrication des munitions de guerre.Il y aurait là place pour établir une vaste fabrique qui tout en donnant de Remploi a un grand nombre de manoeuvres produirait quotidiennement une grande quantité de munitions.UNE LETTRE D’ARMAND LAVER6NE Il répond au Standard de Kingston M WE ARE NOT ONE BIT TERRIFIED!’* Il U a quelque temps, le Standard.de Kingston, publiait un violent article sur ce qu'il appelle te péril canad i en-fran çais.Notre ami, M.Armand Lavergne, a, ces jours derniers, répondu au point au Standard, dans une lettre que ce journal a publiée et dont voici le texte original complet, de lecture intéressante, et de documentation solide.Nous le donnons en anglais, la masse, de nos lecteurs, élèves des écoles bilingues du Québec, comprenant aussi bien l’anglais que le français.To the .Editor of The Kingston Standard, Dear Sir,—I have received the copy of the article published by your interesting paper, which article is entitled, “ The menace of the hyphenated French-Canadian.” Of course you do not expect me to say that I share all the opinions it contains, but I certainly have no objection to state that I am always interested to hear the other side's views and ideals ; and it is a matter for gratitude when, :n this country of hypocrites, one finds oneself in front of opinions or convictions expressed j frankly afid without disguise.This is certainly the, case oU your article ; I feel sure it is sincere,! .although facts, unintentionally, I have no doubl, are misrepresented.You first deal with the enlistment of French-Canadians and you denounce it as being “ a sorry showing ”.It seems to me that, (from your point of view), you could have applied this to all Canadians.It is a well known fact that at least eighty per cent of our contingent were composed of men born outside of Canada.Many of them were foreigners, Russians, Roumanians, Americans, even Germans and Austrians, and I know of one Highlander, in the Montreal 5th Highlanders, who is an Italian and not even a British subject.What is the respective share of the Canadians, English or French ?If you take the trouble to go to the militia department in Ottawa, you will find out that in the first contingent, proportion kept according to population, there were more French-Canadians than English-Canadians.Here are a few figures taken from three Ontario regiments.Royal Canadian Horse Artillery, O.G., Lt.-Col.Henri Panet, (French-Canadian).“ A.” Battery—263 men, 4 officers-—189 foreigners, 58 English-Canadians, 16 French-Canadians.B.” Battery—226 men, 6 officers —168 foreigners, 42 English-Cana-dians, 16 French-Canadians.No.1 Heavy Battery, (Toronto)— 214 men—143 foreigners, 48 En-glish-Canadians, 2D French-Cana-dians.The 18th Highlanders of Toronto had almost a company of French-Canadians of Sault Saint Marie ; the adjudant of the regiment was a French-Canadian, Captain, (now Lt.-Col.) Dansereau, and they had to complete their cadres to take one officer of the 61st Regt.de Montma-gny, Capt.MacLean, who in spite of his Scotch name is a French-Canadian as is often the case in our province.Since then, five entirely French-Canadian regiments of infantry have been formed and raised, the 22nd, now at the front, the 41st, the 57th, the 69th and the 70th, not counting our compatriots enlisted in English-speaking regiments and in! the artillery, cavalry, the army me-j dical corps and oilier auxiliary ser-j vices.And it did not prevent the three first named regiments to send repeatedly drafts of 250 men to needing English regiments.Why conceal these facts and is it making for national union to seek a quarrel of this petty nature ?Although differing with them on the nature of duty and obligations to the Empire, I have the greatest admiration and respect for those who enlist and sacrifice their life for their ideals.And to me, although I share not their reliefs, they are worthy of great praise, a praise I am sorry that 1 cannot grant to the bombastic jingoes who shout for men to go and enlist and get killed, while they stay comfort-ahly at home, knowing that the only tire they will have to face will be that of their grate.I have no objection in repeating that I do not believe in the participation of Canada in imperial wars, ‘ foreign wars ”.It is my conviction ; but is it that of my compatriots ?I wish it were, hut I am afraid it is not and that on this question, I am in the minority.I suppose this DISLOYAL statement will shock many with a pious horror ; I am willing to stand my trial for’ high treason, even in Ontario, and I think it would be found there wa* no ground for the indictment.In the Empire we arc either a colony or a sister nation; if we are a colony, we have the obligation of a colony, that is “ the territorial de-'fence of this country.” We did not .decide this, we are not allowed to do this kind of thing' ; it has been done by Great Britain, as you will see in Lord Grenville's message to Sir G.E.Cartier, when he was minister of militia.And this obligation every French-Canadian will fulfil to I he last drop of his blood, just as he has done in the past, when the Anglo-Saxons in the Stales were in rebellion and those in Canada, awaiting the result of the contest on the Island of Orleans.But we are a sister nation ! ” I hear the jingoes crying.Are we ?Then we should not only have the obligations but also the' rights of imperial citizenship.The only right a colonial has in the present war is that of being killed ; why are we not granted our share in the control of imperial affairs ?This has always been denied us by Breat Britain.“ It is an imperial prerogative’’, says Mr.Asquith, “ which Great Brit'*-'-’ cannot and will not share ”.Very well, but if she wants to treat us as colonies let us on the other hand safeguard our colonial prerogatives.I have my affections for Great Britain or for France, but my sole interest is in Canada.You must admit that our participation in this war is voluntary, our enlistment is also voluntary.Therefore it is open to discussion, unless we are living in Germany.But let me say that if I believe as you believe, as the majority of the people you pretend believe, that we have an obligation to participate in this war, that Canada’s life itself is in jeopardy, I would not think that we were doing our duty, except perhaps in a mean and miserable way.We are sending to the war about 150.000 men ; we could send at least 600.000 with conscription.Canada is in danger, say you ; then the greatest effort we can give is required from us.The Canadian jingo government and the equally jingo opposition cry out that the Empire is going to ruins if we do not come to '\s rescue, that it is our solemn duty.And what are they doing in face of their own declarations ?The house is on fire they tell us, and they fight the conflagration with a pail of wafer, when they have stored away at home a steam pump.Are they sincere or playing a game of hypocrites that can work equally with the jingo and the nationalist Canadian ?The are afraid to do what is their duty from their point of view, because they know that public opinion in this country would rebel against compulsory service.These loyal Imperialists still like power and office better thau their principles.Was it Johnson who said that patriotism was the last refuge of .scoundrels ?We fought in 1910 in Drummond and Arthabaska, and in 1911.with conservative financial aid and tory complicity against the participation of Canada in imperial wars.If such principles are treasonable to-day, they were treasonable then.How could the loyal tories accept them and the men defending them ?I could not believe in such hypocrisy.They must have been most acceptable at those times, then why should they be today ?Our public men’s position in fafe of that seems illogical ; but allow me to say so, is yours any better ?You are making great, noble appeals to defend civilization, right and liberty in Europe against Teuton tyranny.But what is going on in your own province under this standard of liberty ?Y'ou raise your 'pice so that French-Canadian children shall not be allowed to learn their own mother tongue and you ask to “ either throttle or muzzle'’ those protesting against such* * * * 5 6 * 1 an injustice.Is this not the Prussian system ?I am beginning to think that the hyphenated French-Canadian is too British for this country.When you denounce German methods have you ever thought of the words of the Master : “ And why beholdest thou the mote that is in thy brother's eye, but perceivest not the beam that is in thine own eye ?” But what gives us more pleasure is your serious talk of “ the menace of the hyphenated French Canadian.” I have never read anything so funny and so untrue to history.Why even under the French regime we ceased to call ourselves French, to call ourselves solely “Canadians”.'Uhisis our country ; we know' and love no other.Most of our English-speaking compatriots have not yet decided whether Canada or Great Britain was their country and many of them still call England home.This is not the case with us : French Canadians love Canada first and last.To this ; to the generous treatment we have given the English-speaking minority in this province of Quebec ; to our offers of brotherhood ; t?1 our attachment to our noble and beautiful language, (and is there in humanity a loftier sentiment ?) you answer by a threat of, wiping us out of Canada, a direct! appeal to civil war.Here is our answer : We are.not one bit terrified ! We want to live in peace, fo live and let live ; but we arc no cowards.We belong to the race that is to-day giving to the world the greatest lesson of courage, of dignity and of patriotism the (Suite à la cinquième page) JL.! LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 24 AOUT 1915 * VOL* VL — ,.o 19a CHOSES MUNICIPALES M.J.HARRIS REMBOURSE A L’HEURE PRESCRITE PAR LE MAIRE.UN MESSAGER DE LA j UNE FILLETTE, PAR SUITE D’UN FAUX PAS, TOMBE DANS UNE BANQUE D’HOCHELAGA EST DES TRAMWAYS LTNJONC- CARRIERE ET SE NOIE, CEPEN VENU HIER REMETTRE A LA TION INTERIMAIRE DEMAN- DA| T QUE L’ON REUSSIT A VILLE LE CHEQUE DE $10,000 DEE CONTRE DONNE PAR ERREUR.; Le chèque de $10,000 qui aurait été payé irrégulièrement à la J.W.Harris Construction Co.il y a une douzaine de jours est revenu à l’hôtel de ville hier grâce aux instances de M.le maire Martin et après une petite enquête administrative.Mais comme on exigeait un reçu pour ce chèque accepté et que* le maire était absent, le chèque reviendra aujourd’hui quand les avocats de la ville pourront rédiger la forme particulière de reçu pour protéger les intérêts de la ville.Au cours de l’après-midi la banque d’Hochelaga avait offert à la ville un reçu pour la somme en question, mais le maire exigea l’argent ou un chèque à être remis au trésorier de la Cité.M.Primeau, dont le nom a été mêlé à cette affaire, a déclaré hier qu’il n’était pas de son devoir de connaître tous les transferts de comptes.11 avait fait pour M.Harris ce qu'il est obligé de faire pour tous les entrepreneurs quand le bu-: reau des commissaires décide de payer les travaux publics.M.Harris à son tour donne la version suivante de cette affaire : “Ce n’est pas à la requête de MM.Arnoldi, Primeau ou Gingras, qu’un • chèque a été remis à la compagnie, mais par une résolution unanime du bureau des commissaires, approu jvée par le bureau légal.; “Ce montant représentait le paiement final des travaux faits clans Je quartier Longue Pointe, lesquels n’ont jamais été contestés par la ville ; il n’y a que ceux de Notre-Dame-de-Grâce qui le soient, .le n’ai ¦ jamais fait de transport à la Banque î d’HocheJaga, mais à T un de mes .clients qui n’a droit qu’à une partie de ce qui me revient de la Ville.“La difficulté n’était pas de savoir si la ville devait payer — elle était obligée — mais à qui elle devait payer, et ceci a été réglé tant à la satisfaction de la Ville qu’à celle de mon client et à la mienne.” S’il ne se présente pas de difficulté dans la rédaction du reçu l’affaire sera close aujourd’hui.La ville a un dépôt de $22.000 de la compagnie Harris en garantie de l’ouvrage fait et il y a aussi une ba-laiu;e due à M.Harris pour d’autres travaux.L’HOPITAL M1LI-TA1REDE LAVAL LA CAMPAGNE D’ORGANISATION EST COMMENCEE, CE MATIN, PAR LE LIEUT.-COL.BEAU-CHAMP.Le lieutenant-colonel Georges E.Beauchamp a inauguré, ce matin, sa campagne pour l'organisation de l'Hôpital Stationnaire No 0 de l'Université Laval.A peine le projet était-il connu dans le public, que le ministère de la milice avait accepté l’offre de la formation du nouveau corps médical de Laval, que de toutes les parties du Canada et même des Etats-Unis Venaient des offres d'enrôlement.C’est l’intention du lieutenant-colonel Beauchamp de faire un choix tout spécial des recrues, car il s’agit pour l’Hôpital Stationnaire de Laval de maintenir en Europe la bonne réputation de notre grande institution.Le bataillon de l’Hôpital Stationnaire de Laval se composera de cent vingt hommes, dont douze of-liciers médicaux, un quartier-maître, un chirurgien-dentiste, une matrone, vingt-six gardes-malades diplômées, un sous-offieicr breveté et autres attachés.Le lieutenant-colonel Beauchamp invite ceux qui désirent s’enrôler de communiquer le nias tôt possible avec lui à l’arsenal du 6ôe Régiment, Avenue des Pins, entre 9hrs a.ni.et 5 hrs p.m„ tous les jours.LE MANOIR RICHELIEU RESTERA FERME Québec, 23.—L’incendie considérable qui a détruit, samedi matin, une partie du Manoir Richelieu, delà Malbaie, obligera ce magnifique hôtel à fermer ses portes pour le reste de la saison de villégiature.Le vapeur “ Saint-irénée ” ramènera aujourd’hui à Québec tous les pensionnaires de l’hôtel devenu inhabitable.La fermeture du Manoir Richelieu, où un grand nombre de familles passaient la belle saison, marque pratiquement la tin de la saison de villégiature à la Malbaie.ENTREPOT DETRUIT PAR UN INCENDIE (De notre eorreuDonaant) Québec, 24.— Un vaste entrepôt appartenant à la S.Lawrence Bridge Co., et où les ouvriers mettaient leurs outils, a été détruit, hier, au pont do Québec, sur la rive sud par un incendie.Le feu a éclaté de bonne heure el le bâ-timenl fut réduit en cendres avec tout son contenu.Les pertes se chiffrent à quelques milliers de dollars.PREMIERES HYPOTHEQUES SURES A 8% De plus solide sécurité n'oxlste p«s Toutes moins de 50% de leur valeur actuelle.Montants de $500 et plus.Intérêt trimestriel ; principal à échéance — tous deux garantis et payés promptement psr MARCH TRUST COMPANY 18» S.-JACQUES.SI* année.Actif, plus ds 14,000,000 TRIBUNAUX CIVILS LE CONTROLE NOYE EN FAITS-MONTREAL DES RUES LE JUGE ARCHER REFUSE D’ACCORDER A LA COMPAGNIE JOUANT VILLE DE SAUVER SA COMPAGNE.SAINT-LAURENT, EN 1!)14.M.le juge Archer a prononcé un jugement hier après-midi, refusant l’émission d un bref d’injonction intérimaire dans une cause de la compagnie des Tramways de Montreal vs la ville de Saint-Laurent, faisant remarquer que les deux parties pouvaient, si elles le voulaient, plaider ur cause aujourd’hui et obtenir ainsi une décision immédiatement.La cause remonte en 1914 : la compagnie se croyant lésée par une décision des autorités municipales qui voulaienl s’emparer d’une partie de l’avenue Florence qu’elle-mème réclamait comme sa propriété, demanda aux tribunaux l’émission d'un bref d’injonction contre la ville et réclama $10,000 pour des dommages qu’elle prétendait avoir subis déjà par les démarches des autorités municipales.La compagnie prétend que par un acte de vente en date du 8 septembre 1887, certains lots de la ville de Saint-Laurent furent cédés par Ludger Cousineau et Edouard Gnhier à la compagnie Montreal Park and Island Railway.L'avenue Florence comprend maintenant une partie de ces lots Les droits de la compagnie Montreal Park and Island furent cédés en 1911 à la compagnie des tramways de Montréal.Cette dernière se plaint main-j Unant que la ville prend possession! illégalement et sans droit de sa propriété pour en macadamiser une partie qui servira de rue.D’où une action en dommages pour $10,000.En plus une requête demandant un bref d’injonction fut présentée.Le tout resta dans le statu-quo jusqu’à la semaine dernière, lorsque la cause fut plaidce devant M.le juge Archer; la compagnie demandait une injonction intérimaire qui a été refusée.La ville de Saint-Laurent prétend que la compagnie n’a qu’un droit ordinaire de passage, avenue Florence et que c’est la ville qui a le contrôle des rues ; que les droits réclamés par la compagnie n’existent pas car les vendeurs n’avaient pas le pouvoir de disposer de tels droits.DES GARANTIES POUR LES FRAIS Une motion a été produite, hier après-midi, par les avocats de la compagnie Aztec Oil and Asphalt Refining, dans la cause de Warner-Quinlan Co., vs la Cité de Montréal et la compagnie Atzec mise en cause, demandant à la compagnie requérante de fournir des garanties pour les frais, et aussi que le permis du procureur de poursuivre soit produit.On demande cette dernière chose parce que la compagnie Warner-Quinlan est incorporée dans l’Etat du Maine et qu’elle a ses bureaux chefs à Syracuse, N.Y.La ville produira aussi un plaidoyer semblable.LES ROSSES M.F.-B.KEEVOR TEMOIGNERA j L’AGENT DE REMONTE.DONT IL A SI SOUVENT ETE QUESTION | A L’ENQUETE.CONSENT RENDRE TEMOIGNAGE.Kentville, N.-E., 24.—M.F B.Kce-yor, l’agent de remonte, dont il a été si souvent question au cours de l'enquête Davidson, va enlin consentir à témoigner devant la commission, et il vient d’en .nformer par dépêche M.John Thompson, avocat du gouvernement.L’autre agent, M.T.Woodforth, se présentera aussi, et leurs dépositions sont maintenant attendues avec intérêt.On a entendu, hier, M Walter Moore, propriétaire d’une écurie de louage, qui a vendu des ehevaux de remonte pour $4,400.Comme M.| Moore ne tient pas de comptabilité, on a éprouvé des difficultés à lui faire rendre un compte détaillé de ses ventes.-Avec l’aid * de son carnet de banque, cependant, il a pu établir qu’un certain lot de 9 chevaux lui a rapporté .$1,500, un lot de 11, $2,000, deux chevaux, $375, et deux autres, $525.Pour ces deux derniers groupes, il a été payé eu billets de banque, et il a reçu huit chèques pour les deux autres gros montants.Ces chèques représentent le paiement de 22 chevaux, tandis quo M.Moore jure qu’il n'a été payé de cette manière que pour 20.M.Sangster, avocat de l'ex-député Dewit Foster, a laissé entendre qu’il fournira prochainement une explication satisfaisante à cette énigme.Une nouvelle procession de vendeurs de vieux chevaux a défilé devant la Commission.Robert Fill, Windsor, a vendu son cheval $165 ; il ne sait pas le nom de l'acheteur ni à quelle heure la transaction a eu lieu.Sir Charles le fait asseoir dans un coin pour réfléchir jusqu'à ce que la némdire lui soit revenue.Charles Roach, de Middletown, a vendu $128 un cheval qu’on ne pouvait pa„ dire vieux, puisqu’il n’avait que quinze ans.Il l'a fait marcher devant le vét rinairo ; c’était * ci dans un échange : il l’a échangé pour un cheval très fringant, que quelques personnes eussent donné une fortune pour posséder.Sa vue était excellente et il était'sain sous tous les rapports.James Cassidy, de Morton, a vendu $130 un cheval qui devait avoir dans les quinze ans ; il n’était pas bien sûr de î’âgc.Hier après-midi, vers 4 heures, deux fillettes.Minnie Rosien, âgée de 9 ans, demeurant chez ses parents, 1343, rue Parlhenais, et Elsie F’lawel), âgée de (i ans, demeurant 1307a, rue Parthenais, étaient à jouer dans une carrière, près de la rue Messier.Elles perdirent tout à coup l’équilibre et tombèrent à l’eau.Un nommé Brunet, qui travaillait non loin de là, accourut à leurs cris et se jetant à l’eau en retira la petite Flawed.Cette dernière était trop énervée pour donner la moindre explication ; elle fut conduite au poste de l'avenue Mont Royal, par son courageux sauveteur, où on apprit son nom et son adresse.Elle fut aussitôt renvoyée chez ses parents.Lorsqu’elle fut revenue de son émotion, elle raconta qu’elle était à jouer avec une autre fillette, dont elle ne connaissait pas le nom, lorsque l’accident se produisit.Bien que son père crut que cette fillette n’existait que dans l’imagination de sa fille, il alla tout de même dire ce qu’elle lui avait raconté.Il se ren-conlru là avec les parents de la petite Bôsten, très inquiets de ne pas l’avoir '\i ¦niiVi*i pour m.iH" L’agent Beauchamp fut aussitôt envoyé avec des grappins, et il repêcha le petit corps, à 7 h.30.il y aura enquête.DOULOUREUSES BRULURES.Fernand Dubuc, âgé de 10 ans, demeurant avec ses parents 11, rue des Jurés, s’est ébouillanté, hier après-midi, en renversant sur lui une marmite pleine de soupe, qu’il était à préparer pour sa mère malade.Il a eu les deux jambes cruelle-ment brûlées.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame.GRAVE CHUTE.Léopold Bissonnette, âgé de 10 ans, demeurant chez ses parents, (ill ouest, rue Notre-Dame, a été victime, vers 7 heures hier soir, d’un accident qui lui coûtera peut-être la vie.Le petit garçon était à jouer sur un tas de glace à la glacière de la rue Murray lorsqu’il tomba et s’infligea des lésions internes si graves que les médecins de l’hôpital Notre-Dame, où il a été transporté, craignent pour ses jours.GARÇONNET DISPARU.Un garçonnet de 7 ans, Paul-Emile Dufresne, est disparu depuis samedi dernier de la demeure de ses parents, 32, rue Champlain.On craint uu'il ne se soit noyé.BRIQUE SUR LA TETE.Henri Julien, âgé de 27 ans, demeurant 873, rue S.-Denis, a été frappé dans le dos par une brique qui tomba d’un élévateur au hangar No 4 à 11 heures hier soir.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame.Les médecins n’ont trouvé aucune fracture, mais Julien souffre de sérieuses blessures au dos.COLLISION RUE NOTRE-DAME.Un tramway du circuit Notre-Dame est venu en collision hier soir devant l’hôpital Notre-Dame avec l’automobile de M.Donal Hamel, 978.rue S.-Denis.Personne n’a été blessé; la voiture a été très endommagée.POUR GAGNER LA FRONTIERE.Grâce aux précautions que prennent les officiers du Bureau d’Enre-gistrement des étrangers ennemis pour empêcher les Allemands ou les Autrichiens de s’évader en prenant un train d’excursion pour l’Ouest, ou autre, trois hommes ont été arrêtés vendredi dernier sur un train qui venait à peine de quitter Mqnt-réal.Les officiers Rioux et Porteous s’embarquèrent avec les moissonneurs et passèrent en examen les 955 passagers qui étaient à bord.Il n’y eut que quatre étrangers ennemis à surveiller ; tous les autres avaient leur passeport pour aller faire la moisson là-bas.Trois d’entre eux, trois frères Autrichiens nommés Zoyanokowsk furent arrêtés sur le champ et renvoyés à Montréal.Quant au dernier, il s’était échappé à S.-Claire.Son arrestation ne saurait tarder, tout de même, assure-t-on.INTERESSANT POUR LES FUMEURS Le tabac, comme le blé, le raisin, l’orge, a besoin d’être fermenté; il n’y a qu’au Canada où on le fume à l’état brut, et c’est ce qui a fait la réputation peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remédier à cet état de choses, a fondé à Saint-Jacques L’Achigan, un établissement de fermentation moderne, et par un choix judicieux des récoltes et un procédé de fermentation rationnel et scientifique est arrivée: lo.A éliminer le goût de vert, l’âcreté et le surcroît de nicotine, qui produisent cette odeur forte si désagréable ; 2o.A faire un tabac inoffensif, avec un arôme doux et délicat; 3o.A assurer une combustion parfaite et I’uniformite permanente du goût et de la qualité.Nous offrons sous le nom de “HEROS” un mélange de Havane et de Quesnel.Si votre marchand ne l’a J pas.nous vous en expédierons une j livre, par la poste, sur réception d’un bon de poste de 75 sous, dans Québec et Ontario, de 80 sous dans le Manitoba et de 85 sous dans tout autre endroit.Ceci met à la portée des personnes les plus éloignées un tabac de haute qualité pour un prix raisonnable.La St.Jacques Tobacco Packing Co., E.N.Cusson, gérant, (Limitée), Saint-Jacques, Cté Montcalm, Qué.Dépôt, à Montréal cliez f.Tétrauit.marchand de tabac.629 Ontario Est.Tel.Est 3364.En rente chez : H.Beaudry, 271 Craig Est.G.E.Côté, 252 S.-Denis.W.Methot.362 S.-Denis.J.L.Larocque.30 Carré Chaboillcz.F.X.Vézina, 319 Rachel Est.gpsifiLiigjiiai s niai iiliiiiiiiiini pjiiiiiBiiaas Prix de ^ SI 00.î imiiiiiiiiiiiiiil ni LES OUVRIERS LE TEMPS DE REAGIR LE PRESIDENT DES TAILLEURS DE PIERRE DECLARE AUX OUVRIERS QU’IL EST TEMPS DE PROTESTER CONTRE LE CHOMAGE FORCE QUI REGNE ACTUELLEMENT EN VILLE.2 Que Pensez-vous des Photo-¦“ graphies de Canots ?Que ce soit un canot Peterhoro ou un canot en bouleau ou en noyer, do Fredericton, vous pouvez Être persuadé que lo canot canadien est la plus gracieuse de toutes les embarca-2 lions.¦B Que ce soit sur l’eau limpide aux reflexions claires ou en GO sautant les tourbillons des rapides, la photographie d’un canot est presque toujours un tableau plein de vie.| $100.SONT OFFERTS PAR LE C.P.R.| pour la meilleure et la plus frappante photographie prise avant ¦¦ le 1er octobre dans des endroits desservis par lo chemin de fer.ürîêmagnc,'’Quéf REDUIRE, Lucienne, 5 mois, enfant de MIîml\'rc\pî,,,ltrol ru'' Albcrt.831 STh MARIE, Antoinette Cotuan, 40 ans S "tacquM, «07® St0 Warlr’ Complablc’ rue viflUr rcntlrr’ 85 nni'- rue Cu- VtNiîT, Rose-Alma Mérlne.au, M ans, femme d Arthur Viu»t, carrier, ruo Alma, 597,
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