Le devoir, 14 août 1915, samedi 14 août 1915
VOLUME VI—Mo 190 MONTREAL, SAMEDI 14 AOUT 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS s Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.«5.00 UNION POSTALE.«S.QO Edition Hebdomadaire CANADA.«1.00 ETATS-UNIS.«1.50 UNION POSTALE «• .?t • • «¦ •• «2.00 LE DEVOIR Rédatf-i'™ ^ Administration: 43 7-INT-VINCENT .^TREAU H Qî 'C TELEPi H O AD1 a AT10N : Main 746ï REL'r-Wy 1 JWJ J { « Main 746Q Directeur : HENRI BOURASSA ACADIENS ET CANADIENS-FRANÇAIS La fête de demain Acadie célébrera demain sa fête nationale.La manifestation prendra, à Moncton, tin caractère particulier qui en fera, en quelque sorte, la réplique de cette Fêle du Souvenir acadien qui couronna le dernier conseil fédéral de l'Association de la Jeunesse.On y entendra côte à côte des orateurs acadiens et canadiens-français: comme à Montréal, les représentants des deux groupes français échangeront des paroles de cordiale et fraternelle amitié .Et, chose infiniment consolante, ce ne sera là que la synthèse et le symbole du rapprochement qui va s’accentuant d’année en année.Nous ne connaissions pas assez les Acadiens; mais c’est une ignorance que dissipent les visites réciproques et qui bientôt sera chose du passé.Nous sommes particulièrement heureux, pour notre part, de constater que fes relations intellectuelles se doublent d’amitiés personnelles, que des liens se nouent entre jeunes gens du Canada français et de i’Acadie, rapprochés par Je souci de défendre un même idéal national et religieux.A l'heure actuelle quelques-uns des jeunes prêtres et laïques les plus mêlés aux oeuvres de jeunesse sont à parcourir l’Acadie, non pas simplement en touristes amateurs de beaux paysages et curieux du passé, mais en frères heureux de saluer des frères, désireux de marcher avec eux la main dans la main.C’est le présage d'une collaboration iniime et féconde.* # * Mais d une collaboration qui respectera scrupuleusement les traditions et les aspirations particulières de nos frères acadiens.Il n’est pas un Canadien-français de pensée sérieuse qui songe à pratiquer à l’endroit des Acadiens l’impérialisme de race et à les réduire au.type franco-canadien.Ils sont trop fiers - et nous nous en félicitons — pour abandonner quoi que ce soit de leur passé et de leurs sentiments, mais si, par impossible, ils le faisaient jamais, ce serait une perte irréparable, non seulement pour eux mais pour tous les Français d’Amérique, Us ajoutent au trésor commun de nos traditions et de nos souvenirs un apport dont l'on ne recueillerait nulle part ailleurs l’équivalent et dont l’éclat rejeillit sur nous tous.Et, pouf eux-mêmes, où trouveraient-ils des raisons de persévérer, des motifs d’espérer comme ceux qui jaillissent de leur histoire et de leur sol?Ils ont le droit, sans doute, de prendre leur part de tout l'héritage français, mais quel souvenir touchera leur coeur à l’égal dg,celui de leurs pères, héros et martyrs?Quel paysage fera vibrer leur âme à l’égal des plaines et des collines où semble flotter encore l’âme des aïeux?11 faut les féliciter, i! faut se.féliciter de leur attachement passionné à la petite patrie; il faut se réjouir de les voir plus ardemment, plus consciemment acadiens.Cet amour de l’Acadie sera le meilleur ferment de leur amour pour la racé entière.Nous répétons là une vérité banale, mais à laquelle les événements tragiques de la guerre apportent une éloquente confirmation.Qui n'a lu cette histoire du colonel qui, pour jeter sa troupe dans la fournaise, a la gloire et pour le salut de la France, ne trouvait de cri plus empoignant que celui-ci: En avant, pour la Normandie! Qui ne sait que Joffre et Castelnau, pour ne citer que deux noms illustres, sont des fervents de leurs provinces, toujours heureux de parler la vieille langue du terroir?Qui na remarqué le soin avec lequel les communiqués officiels parlent aujourd’hui de l’Artois et de la Lorraine, et le souci qu’a eu le gouvernement de donner à ses derniers vaisseaux de guerre le nom des vieilles provinces, proscrit pourtant du langage administratif^ C est la reconnaissance du rylhme selon lequel buttera éternellement le coeur de l'homme.v * -x- x- Xous voudrions qu’un plus grand nombre de Canadiens-français prissent la roule de J’Acadie.Ils y apprendraient à connaître un pays magnifique.Ils évoqueraient le passé français des Provinces Maritimes et ils sentiraient plus nettement que les hommes de race française sont partout chez eux dans ce pays, puisque partout ils ont été les pionniers.Ils sauraient mieux apprécier les progrès énormes réalisés par les Acadiens et jugeraient avec l’admiration qui convient l’effort magnifique poursuivi depuis le grand Dérangement.Et s’ils ont la bonne fortune de s’asseoir à des foyers acadiens, ils garderont le souvenir d’un accueil vraiment fraternei et loi qu’on' ne Saurait l’oublier jamais.Quelle meilleure leçon enfin de courage et d’espérance que l’étude de ce “miracle acadien” qui reste l’un des plus extraordinaires phénomènes de l’histoire?La seule survivance des Acadiens est l’irréfutable preuve qu’on ne supprime point un peuple qui a l’intelligence et la fierté de ne “pas donner sa démission”.Orner HEROUX.laisserait sans défense pour le cas où nous serions un jour menacés.” Peut-être les paroles de M.de Hammarshkjoeld auraient-elles gagnées à être plus claires.Car les milieu germanophiles affectent de les interpréter comme l’indice d'une politique d'hostilité plus active envers la Russie, et surtout envers l’Angleterre.Un “Etat satisfait” BILLET DE SOIE.IL SAIT TOUT L’Affarwarldcn, périodique commercial de Gothenberg, n’est pas de cct avis.Dans un article de tète publié récemment, la direction de cette revue déclare que depuis 18(14, alors que le Danemark fut attaqué par l’Autriche et la Prusse, la Suède n'a aucun désir de sortir de la neutralité la plus stricte.La Suède, dit l’auieur de l’article, appartient à la catégorie des Etats satisfaits.Ses frontières sont marquées par des lignes géographiques; sa population es! formée d'une race exempte de mélange; sa place au soleil se trouve dans les limites de la Suède propre, qui leur donnent assez d’espace pour l’expansion de la race suédoise, pour la satisfaction de son ambilion présente et l’accomplissement de sa mission dans le monde.La guerre, qui a été p'our les Suédois, une cause de ruine et de tracas, leur a appris, depuis plusieurs générations, que rien ne la justifie si ce n’est, la défense de l’indépendance et de l'honneur de la nation.Quant à la Finlande, les Suédois n’y ont plus aucun intérêt vital à défendre.Uni à la Suède, ce pays serait à l’avenir, comme il a été dans le passé, un sujet de perpétuelles contestations avec la Russie, et la Suède serait impuissante, à le défendre contre le puissant empire des tsars.L’écrivain de VAffarsvarlden conclut que la Suède prendrait les armes si elle y était forcée; mais que sa population et ses gouvernants désirent la paix.Il y a donc lieu d’espérer que la politique honrïête, ferme et prévoyante du gouverné-ment, qui jouit d’un preslige de bon aloi, à l'extérieur comme à l'intérieur.réussira à.maintenir la neutralité.L’armée suédoise Quoique l’armée de la Suède ne puisse se comparer à celles des nations en guerre, elle représente, avec son organisation moderne, un facteur qui esi loin d’être négligeable.D’après VAftonbbdet, Sloekhotm.l'armée actuelle de la —II sait tout, cet animal-là.—Animal, c’est un terme bien Beu respectueux pour un homme aussi savant.—Tiens, il prend l’ascenseur, sans doute pour aller chez le maire.Snivons-le.—Oui, j’aimerais bien être mis au courant.Ce (pie ça doit être intéressant la conversation d'un mage pareil; car c’est un mage cet homme-là.—Sais-tu s’il habite Montréal?¦ ¦—Certainement.On dit même qu'il tient une assez modeste étude d’avocat.Mais ce n’est pas pour longtemps, car il va se faire une réputation.Pense donc: tenir la clef d’une pareille situation.J’observai l'homme.Son complet venait de chez Fashion-Graft (ne faisons pas de réclame).Il avait la tête de tout te monde engoncée dans les épaules de tout te monde.Sa démarche était d’un courtier affairé qui fréquente habituellement la rue Saint-Jacques, sans plus.Bien (Fa-normal, rien n annonçant le savant, le chercheur, sinon peut-être une modeste serviette convenablement gonflée.Tout de même, cette conversation que j’avais saisie dans le couloir d'entrée de l’hôtel de ville m’intriguait.Je m'introduisis avec 1rs deux causeurs dans la cabine de l’ascenseur et arrivai au second, où se trouve l’appariement du maire, juste au moment où M.Martin accueillait fort aimablement cet individu.à la porte de son cabinet.La curiosité redoublait.“Mais qui est ce, qui pcut-ce être?” me demandai-je.le heurtai à de M.te maire m’ouvrit.—On n’entre pas; le maire cause avec “lui”.—Bigre, m’écriai-je, mais qui est-ce, “lui", si imposant dont tout le monde parle, devant qui s'incline Méderic le Grand?¦—Vous ne le connaissez pas.Ce n’est pas permis d’être si ignorant.On ne parte que de lui ici et en ville.Mais c'est un homme extraordinaire auprès de qui Laurier est de la petite bière.Quelle tête! quelle tète! —Fidèle ulguazil, suppliai-je.je vous donnerai tout de ce que vous me demanderez, pourvu que ce ne soit pas autre chose qu’une consommation chez le pr'chain débitant, si ne-à - 'c qr.i c.f cct hom- la porte .L’agent du bureau de service '"J U mus Suède comporte un effectif de 350,- weùf nnr Pnrrhns il •e lihor^îS17UnnllPhn(1'' premjè' m’insinua dans le tube auditif avec ïan.btnrm 1 ' homme s ocaiicoup de mqslcre: Il sait où en a 'su, 1 ' , est rendu l’imbroglio municipal, Des le début de la guerre mon-\ l’affaire Hébert, Martin, Côté et Mc-male, foules les classes ont été ap- Donald.NEUTRALITE SCANDINAVE La presse anglaise se préoccupe de la possibilité de l’entrée en campagne de la Suède contre la Russie.L’opinion suédoise, en effet, décèle une telle nervosité qu'il est’ permis de se demander si ce pays n’esl pas à la veille de graves ' déterminations.I! est certain, en tout cas.que la situation en Suède est loin d’être aussi nette, qu’en Norvège et que tout peut dépendre d’un inciednt inattendu.En Norvège, l'influence anglaise prédomine incontestablement.Les voyageurs arrivés d'Angleterre trouvent la transition presque insensible.La même atmosphère règne des deux côtés de la mer du Nord.La langue anglaise s’emploie couramment dans le petit commerce.Tout ce qui s’autorise du nom français ou anglais reçoit un accueil amical, affirme un envoyé spécial du “ Petit Journal ”, La presse et le gouvernement sont unanimes dans leur sympathie pour les Alliés, et ils sont en cela les interprètes fidèles des sentiments de la masse de la population.te pacifisme suédois En Suède, le mécontentement du commerce maritime, provoqué par la surveillance anglaise dos marchandises destinées à l'Allemagne ou qui en proviennent, a servi, autant que les défaites russes, la campagne des agents de Berlin qui redoublent d’activité pour exciter une opinion publique à laquelle on a systématiquement inculqué la crainte et la haine de la Russie.On se rappelle la n4ponse que le président du conser suédois.M.de Hannnarskjoeld, a faite récemment à une délégation dp pacifistes, declarant que si la Suède tient à conserver la paix, ce serait une erreur de croire qu’elle veut la paix à tout prix.Et il ajoutait : “ L’indépendance matérielle ne doit pas être seule défendue ; il faut aussi sauve-! garder l’indépendance morale.” La presse germanique et germa-I nophile a fait grand bruit autour de I cette déclaration, affectant d’v voir un avertissement à la Quadruple-j Entente.Dans les milieux suédois non suspects de germanophilie, ce-i pendant, on considère que les paro-, les de M.de Hammarskioeld visaient en particulier les excès du pacifisme ; en d’autres termes, que le pro-bjème auquel elles s’appliquent est i d ordre intérieur au moins autant i que d’ordre extérieur.Dans tous les pays Scandinaves, et surtout en Suède, patrie de Nobel,, le mouvement pacifiste a pris une ampleur et revêtu des nuances qui j en font un frère jumeau du paci-: usine américain.I.'horreur des amusements y a conduit nombre fl esprits, à tendances socialistes puis ou moins déclarées jusqu’à un I antimilitarisme parfois absolu.Les adeptes de cette doctrine se son! I tennis à Yasberg récemment.Ils ont voté des motions on faveur du : désarmement, invitant le gouverne-1 ment suédois à agir auprès des puissances belligérantes pour hâter m conclusion de 1h pnix.premier I ministre suédois a jugé celle mani-j festation inopportune, et une per-j sonnalité politique d’un parti ad j verse a déclaré à ce sujet : Il n est pas un gouvernement qui flans les cirronsatnces actuelles eût pu tenir un autre langage.La Suède veut la paix, et aussi fortement quelle l’a jamais voulue.Mais ou milieu d’une Europe en éruption, il | nous est impossible le ne nas j prendre des mesures protectrices.Or, le pacifisme à outrance nous pelées pour une période d’instruction qui dura le double déco qu’elle était 'm temps normal.Fin août 1914.il y avail quatre classes mobilisées et peu à peu toutes les classes ont.é!6 appelées successivement pour une période d’instruction don! le minimum était de 45 jours.Les appels et les licenciements étaient effectués de manière à toujours conserver deux classes sous les drapeaux.Les officiers de l’active ont ainsi eu l’occasion de s’entraîner au commandement suivant les exigences de la guerre moderne et l’armée suédoise d’aujourd'hui est parfaitement entraînée, habituée à creuser des tranchées et des abris et à utiliser le matériel moderne dont elle a été abondamment pourvue.Il a été créé des sections spéciales de mitrailleuses et des cours particuliers ont été faits aux hommes pour les habituer au maniement de cette arme.Les hommes appartenant à l’artillerie ont eu l'occasion de se familiariser avec la manoeuvre et le fonctionnement des canons lourds.Le nombre des chevaux d’armes ayant été sensiblement augmenté, les classes les plus anciennes de la cavalerie qui, faute de chevaux, n’ont pu être appelées jusqu’ici, pourront dorénavant monter à cheval et réapprendre ce qu'ils ont pu oublier.Les fabriques d'armes du pays ont travaille d'arache-pied poiir constituer le stock de fusils nécessaire, au moins pour l'armée active.L'organisation sanitaire n'a pas été oubliée ; elle csl aujourd'hui aussi parfaite que possible.Uidéric TREMBLAY LE PORTRAIT DE MGR LANGEVIN La Ligue des Droits du reçoit tous les jours des commandes pour le portrait de Mgr Lange-vin édité en hommage à la mémoire du grand patriote.En vülle, il est préférable de s’adresser chez Langevln & L’Archevêque, 8.rue Saint-Jacques, Beau-chemin limitée, rue Saint-Jacques, Granger Frères, coin rue Notre-Da- évite Jacques COEUR.A PROPOS DU MOT “SOU” la lâcha m-Boule- me et Place d'Armes.L’on ainsi les frais d’expédition.Par la poste, s’adresser à guc des Droits du Français, lire A, Monument National, vard Saint-Laurent.Prix, 10 sous l’exemplaire, plus 3 sous pour frais de poste et de cartonnage; .«1 la douzaine, $7.50 e cenl.Le portrait est de grand format sur papier glacé et les traits du vaillant défenseur de la langue y revivent avec une fidélité parfaite.Un brave homme qui signe Cen-tin écrit, dans le Devoir de jeudi, une lettre dont voici le début : “Qu'il me soil permis de dire tout de suite que si le “ sou ” représenle la valeur du “ ccntin ” je seuis d’accord avec M.Homier, ei je dirai alors : “ Mettons de côté le mot centin ” et servons-nous toujours et partout du mot “ sou ”, Mais voilà.Notre sou d'autrefois, délice de notre enfance quand il s'agissait d’acheter un bâton de tire ou un bà-lon de crème, valait la cent vingtième partie de la piastre, et le centin en est la centième partie; d'où un ccntin vaut un sou et un cinquième, et cinq centin* valent six sous.La différence n’est pas considérable, mais elle est là, indéniable, irréductible, et c’est contraire à la précision de la langue française d’appeler “sou” une pièce de monnaie qui vaut en réalité un sou et un cinquième.” • N'allons pas plus "loin.Nous avons dans ce paragraphe l'aveu qu’il nous faut, Peu importe en effet ce que signifiait sou autrefois, clans un système monétaire qui n’existe plus maintenant.Que signifie-t-il aujourd’hui?Quelle est sa valeur?En France, d'abord.En France, sou signifie et vaut cinq centimes.On dit aussi souvent, peut-être plus souvent, une pièce d’un son qu une piece de cinq centimes.Or la valeur de cinq centimes est à peu prés la même que celle de notre cent.Si petite est la différence .qu’on n’en lient pas compte dans le commerce ivant d’atteindre la pièce de vingt sous, le franc.Un sou égale donc cinq centimes, mais cinq centimes égale pratiquement notre cent ou ce .que le correspondant du Devoir ap-rrançais|pelle un centin; donc un sou égale un ccntin : G.q.f.d„ comme disait.de sa voix tonitruante, mon ancien professeur de mathématiques.Et au Canada?Au Canada, i! faut distinguer deux4 époques correspondant à deux systèmes monétaires différents.Autrefois sou faisait partie d’un système où il représentait, il est vrai, la cent vinglième partie de la piastre.Mais ce système n est plus en vigueur.Un autre l’a remplacé.Et la valeur monétaire que représentait, dans le premier, le mot sou, n’existe plus dans le second.U y a des centièmes parties > Fartage, pour Paris et les environs.Les expeditions peuvent se faire contre remboursement, port dû ou port payé au gré des clients.” Nouveau Larousse illustré, ta- .—.„ , j„ bleau des principales abréviations : publie en premiere page un bi let e|p j) p0rj i],-, .p.p porl pavé.M.l’abbé Blanchard sur les equiva- majr Le “ Devoir " du 6 du courant a lents français commerciaux des américanismes “ C.O.D.” (Cash ou collect on delivery), ‘ Collect , et “ O.K.”.11 serait peubetre intéressant d a-jouter quelques remarques à ce su- jét.Voyons d’abord les traductions qui ont déjà été données de l’expreir sion “ C.O.D.”.“ Bulletin du Parler français au Canada ” : Fév.W07, p.206 —C.O.D.; contre remboursement.Oct.1913, 1, p.83.—C.O.D.: paiement contre livraison.Jan.1915.1, p.246—C.O.D.(cash on delivery)) ; payable à destina- tion._ , , Mars 1915, Abbé Blanchard, p.313.__Toutes nos marchandises sont expédiées C.B.(contre remboursement).Toutes nos marchandises sont envoyées C.O.I).(Cash on Delxve- ^Avril 1915, 1.P- 390.—C.O.D.; payable sur livraison.juin 1915, p.462.—C.O.D.; c est ou bien “ payable sur livraison ou bien — mieux peut-être^— “ remise contre remboursement Abbé Etienne Blanchard : En Français.1913, p.36.-C.O.D.(Cash on Delivery), contre remboursement, sur livraison.Dictionnaire de Bon Langage, 1914.p.97.—C.f).D., payable sur livraison ; remise contre remboursement.(Cash on Delivery).Cassell’s New 1*rencti-AnfçUsii Die-tionary, 1910.Delivery.Payment on delivery , (com.) payement contre livraison.Livreur.Payez le livreur ; pay on delivery.Notons en passant que 1 abréviation P.O.D.(pay on delivery) est .synonyme de C.O.D.‘Dictionnaire Canadien-français, par Sylva Clapm.C.Ô.D.Abréviation courante des trois mots anglais connus, “ collected on delivery ” (livrable contre remboursement), usités par les rom-pagnies de Messageries pour signifier aux agents receveurs qu ils ne se dessaisir d'un colis inar-remise de 1 ar- ntenant ce que disent certains auteurs de l’abréviation “ o.K.” ;— Sylva Clapin, “A New Dictionary of Americanisms”.O.K.Une prétendue condensation de “ oil korrect ”, une ortographe vicieuse de “ ail correct ”, qui est maintenant devenue une expression courante pour “ all right — De là, o.k.un comp-!e, dans les affaires, signifie le parafer selon son exactitude.S1anda"d Dictionary of the English language, New York, Funk & cor-(ori O.K.plaisante.dos des documents, pour indiquer l’ap- devront que C.O.I).que sur gent de la facture.Envoyer, recevoir un colis (.u n.Inventaire de nos Fautes les plus secs usuelles, par Sylva Clapin.—C.O.D.Ne pas dire : Envoyer des marchandises C.O.D.; mais dite contre remboursement D’après les citations precedentes, C O.D.pourrait se rendre indittc-remment par les expressions “ contre remboursement ", ‘ paiement contre livraison “ payable à destination ”, “ payable sur livraison , •• remise contre remboursement, si^.livraison ”, “ payez le livreur “ livTable contre remboursement .Toutes ces expressions sont-elle# bonnes ?.“ Sur livraison ”, “ payable sur livraison ”, comme le fait bien re marquer M.l'abbé Blanchard, dans le ” Devoir ” du 6 du courant, sont inusitées en France.Ces expressions ne sont pas françaises ; ce sont des anglicismes.Le mot anglais “ on , dénotant une circonstance de temps; Wagnalls, 1913: rect ”, épellation korrect), Webster’s New International tionary, 1913 : — O.K., ou OK rect ; “ all rigid ” surtout mise ou écrite au comptes, etc.probation.An American Glossary, par Bi-chard H.Thornton, London, 1912 : — O.K.Un certificat d’exactitude.O.K.un compte, c’est le prononcer exact.Andrew Jackson se servil certainement de cette phrase.Il a pu la prendre du ‘‘Choctaw” “Ohe” ou “Hoke”, signifiant “c’est cela".Voyez Mag.Am.Mist., XIV, 212-213 (1889); aussi Century Mag.XLVUI, 958-9 (1894).Ou ça pu être une erreur originairement pour O.R.Les registres du comté de Sumner, Tenn., contiennent cette inscrip-lion-ci : “ October 6th, 1790, Andrew Jackson, Esq., proved a Bille of Sale from Hugh Mc gar y to Gasper Mànsker for a negro man which was O.K.” M.James Barton (“ Life of Jackson ”, i, 136) suggère que ceci était une erreur commune dans l’ouest pour O.R., i.e.Ordered Recorded.Voyez M.Matthews dans “Notes end Queries”, Il S.iii, 391.La dernière solution est probable, f.’ignorance de Jackson était no-toire.Dans la campagne présidentielle de 1828, le général Jackson fut accusé par quelques adversaires d'être un illettré.On disait “ oil korrect De là esl venue l'abréviation O.K.Americanisms Old & New.par John Farmer, London, 1889: O.K, All right ; all correct.Les autorités ne sont pas du même avis au sujet de l’origine précise de celle expression.Les initiales O.K., sont suppo-signifier “ ail correct ”.La dérivation la plus probable semble celle dilc par De Vere, à savoir que le général Jackson, mieux connu dans I histoire américaine sous le nom de Old Hickory, n’était pas chez lui dans l’art d’épeler, et qu’il employât les letlrrs O.K, comme endossement sur les papiers d’affaires, les mettant à la place de ail (orl) correct (korrect).Il semble donc d’après les autorités précitées que les initiales "O.K." n’indiquent pas un colis sur lequel il n'y a rien à payer, ni le port, ni la marchandise, mais tout simplement le fait que ce colis a été “ prouvé ”, “ constaté ”, “ vérifié Alfred YLBRLAVI.T.• EN ACHETANT DE LA LEVURE EXIGEZ CE PAQUET [LTHE WHITEST.UW iSSïv 0T°* onto .REFUSEZ LES SUBSTITUTS A EVITER Die Cor-1 BARBARISMES ET TERMES AN- la préposition! ”, “ paiemeny peuvent êtré able à destina- se rend en frais par “ à ” et non “ sur “ Payez le livreur contre livraison ”, adoptées.L’expression “ pay lion ”, (lue donne la Ligue des Droits du français, quoique n’étant pas celle en usage en France, mérite d’être conservée, car c est un très bon équivalent de (',.O.D.“ Contre remboursement ’ se se trouve dans presque tous les catalogues des maisons do commerce françaises, et spécialement dans le Guide des Postes de Paris.Dans le “ Dictionnaire des Connaissances pratiques par E.Rouant, au mot postes, se trouve l’expression : “ Envois contre remboursement ”.C est la formule la plus courante en France.NECROLOGIE FEU M.HECTOR PHARAND * * Pour bien traduire une expression, il faut d’abord en bien saisir le sens, et ensuite, trouver l’équivalent le plus proche dans la langue dans laquelle se fait la traduction.C'est ce que nous essaierons de faire au sujel des américanismes “collect”, “prepaid” el “O.k.Que signifient “collect” et “prepaid” mis sur un paquet expédié ?11 y a expédition de marchandises “ collect ” quand les frais de Iransport sont à la ( barge du destinataire, et “ prepaid ” quand l'expéditeur s'est chargé lui-même de ces frais.“ Collect ” et “ prepaid ” se traduisent donc bien respectivement par “ port dû ” (P.D.) et “ port payé ” (P.P.).V.Bulletin du Parler français, nov.1902, J.E.Prince, p.62.Littré dit : “ Por! payé, se dit colis, d'une let-l'cnvoie a payé est arrivé port d'un paquet, d’un tre dont celui qui le port.Le colis paye.” Le Dictionnaire des Dictionnaires, de Mgr Guérin donne le même renseignement que Littré.Dans les abréviations dans le dictionnaire de Maurice La Chaire se lit : P.D.Port dû; P.P.Port payé.“Spiers and Surenne’s French and English Pronouncing Dictionary dil : Port payé, franc de port, lo (of letters) post-piad; 2o (of parcels) carriage-paid, — 11 faut faire remarquer ici qu’en Angleterre, l’expression “ collect freight ” se dit carriage-forward et “ prepaid freight ”, carriage-paid.Dans l’Annuaire du Commerce Didot-Bottin, Paris, se lit ceci : “ Gauthier (Léon).Messagerie, POUR VOTRE BIEN-ETRE Vouloï-Toud non* permettre de tou» faire connaître le secret du nôtre.Eerivea-nous (en confidence) pour nous dire de combien d'argent tous disposez et combien vous en mettez de côté par année.Il ne s'agit pas d’assurances ni d'immeubles.Aucun agent n'ira tous voir.Cela n'Impli-que pas d’obligations.Ce service intéressant est gratuit.Ecrivez maintenant 1 MARCH TRUST COMPANY 1*0 S.-JACQIJES.31* année.Actif, plue de $4,000,00» L'Orignal, Ont., 14.—'Les funérailles de M.Hector Pharand ont eu lieu ici le 12 août dernier, au milieu d'un grand concours de parents et d’amis.Le service funèbre a élé chanté dans l’église paroissiale par le R.P.Roch, professeur de philosophie au collège j drapeau Bourget, et ancien professeur du ‘ ’ défunt.Les abbés Séguin et Parisien, deux camarades du défunt, agissaient comme diacre et sous-diacre.M.Pharand était le fils de M.Geo H.Pharand, ancien député à la Lé-gistature de Toronto.FEU M.H.DESAUTELS A S,-Je an-Baptiste de Rouville 28 juillet dernier, esl décédé M.El-zéar Désauîels, âgé de quatre-vingt-sept ans et huit mois.Le service funèbre fut célébré dans 1 église paroissiale par M.l’abbé S.-Pierre, curé, assisté de MM.les abbés L, J.Barré el J H.Barsalou.Les portéu rs étaient : MM.H.Blanchard, maire de la localité, I).Chagnon, H.Grenier, A.Collette, E, Desnoyers, T.Tétreaull, tous amis du défunt.Le deuil était conduit par ses quatre fils, Albert, Aldéric, Oscar et Edmond, ainsi que do son gendre, M.Armand Beaudry.Lu cortège nombreux, composé de parents et d’amis suivait la dépouille mortelle.La messe de Requiem harmonisée a été très impressionnable; M.Alfred Lamoureux dirigeait le choeur et M.Richard Beaudry, organiste à S.-Louis de France, Montréal, louchait l’orgue.Le défunt laisse , ne femme et des enfants.H avait pour beaux-frères les RR.PP.Frédéric et Arthur Guertin, OM.L, el le R.P.Elphège Guertin, des Clercs S.-Viateur.RESOLUTIONS DE CONDOLEANCES Les inspecteurs d'écoles de la province de Québec réunis en congrès d’étude à l’Institut agricole (POka, ont adopté, sur proposition de M.L.Longtin, appuyé par M J, E.Lefebvre, une résolution de condoléances à l’occasion de la n ovt de M.Médard Emard, père de S.G.Mgr Emard.Une résolution analogue a été adoptée par les professeurs de l'École Normale à une assemblée spéciale tenue à l'Institut Agricole ri’Oka, où Us suivent un cours d’agriculture.GLAIS Bâdrage, bàdrement, bndrerie (bothering).— Agacement, désagrément, contrariété, importunité, dérangement, ennui, tracas, souci, I taquinerie, contretemps, tintouin, tablature, la bête noire, le cauchemar (de quelqu'un).Bâdranl.— Assommant, agaçant, désagréable, contrariant, importunant, ennuyeux, dégoûtant, tracassant, taquinant, embarrassant, incommode, chiffonnant, haïssable, choquant, vexant.Bàtlrer (bother).—- Importuner, ennuyer, peser sur les épaules, agacer, tarabuster, scier, raser, mettre sur les dents, vexer, molester, tourmenter, tracasser, taquiner, fatiguer, bassiner, assiéger, obséder, chiffonner, faire des misères, tailler d'>s croupières (causer des embarras), tourner le sang, donner sur nerfs, marcher sur les pieds, casser la tète, mettre martel en tête, faire mourir à petit feu, faire des embarras.Ça me badre: c’est ma bête noire, mon cauchemar, j’en ai par-dessus les oreilles, par-dessus la tête, ça m’est à charge, ça me pèse, ça me scie le dos, j’en ai assez, je suis sur les dents, ça me rompt, fend, casse la tête.Bàdreux.— Ecornifleur, importun, rabat-joie, taquin, tache d'huile, créateur d’embarras, fâcheux.Baquer (back).— lo.Déserter, abandonner son poste, passer à l’ennemi, abandonner le drapeau, passer la frontière, se soumettre, capituler, mettre bas les armes, y met Ire les pouces, baisser pavillon, se laisser fléchir, en démordre, reculer, se dédire, céder, lâcher, faire faux bond, faire volte-face, tourner casaque, dégager sa parole, changer son fusil d’épaule, retourner, sa veste, revenir sur sa décision, céder, reculer, retirer sa parole.2o.Seconder, appuyer, soutenir, aider, se porter garant, se porter caution, mettre à flot, endosser, prêter main-forte, garantir, cautionner; répondre; son père le baque: il est au croc ou au crochet de son père.Baqucur.— lo.Déserteur, transfuge, traître, lâche, pusillanime, çojuird.2o.Répondant, garant, endosseur, caution (m.), bailleur, bailleresse de fonds, fidéjusseur, second, parieur.Botch, botchaqc.—Gâchage, bousillage, sabotage.Fintcher.— Gâcher, gâter, bousiller, faire à la diable, fagoter, saboter.Botcheur.— Gâcheur, bousilleur, gâte-métier.fto//.— Boulon; trahison, abandon de son parti; course, fuite, fugue.Boiter.— lo.Lâcher son parti, se séparer sur un vote, mettre son dans sa poche, tirer de l’arriére, fausser compagnie, abandonner ses idées, flancher, changer son fusil d’épaule, se dérober, s’esquiver, manquer à ses engagements.V.Baquer.2o.Boulonner 3o.Fuir, filer à l’anglaise, ficher Je camp, faire un trou dans la lune (se sauver pour ne pas payer ses dettes), déménager à la cloche de bois (sans payer son loyer), lever le le pied, décamper, détaler, prendre une course, prendre les jambes à son cou, faire Gharlemagnc, s’éclipser, faire place nette, vider 1rs lieux, évacuer, déloger, filer, déguerpir.tourner les talons, plier bagage.prendre la clef des champs, la poudre d’escampette, débarras sor le plancher, jouer des jambes, tirer ses grègues.lo.Travailler vite, à la hâte, sabot ce.Bolteur.— Fuyard, transfuge traître, Arlequin (hommes sans principes).Bust.—Faillite, déconfiture, ban queroute.Buste.— Crevé, flambé, en faillite.en déconfiture.Tuyau buste: éclaté, crevé.HtisU'i'.' Faire banqueroute, faillite, s’en aller en eau de boulin, faire un trou dans la lune (déserter pour ne pas payer ses dettes), boire un bouillon (perdre de l’argent).(Abbé BLANLHARI), Dictionnai rr de Boa l.anqagc, 0.50 franco-rc-lié.331 Est, Sainte-Catherine, Montréal).FAISONS DU CIDRE! C’était au sixième siècle -de Père chrétienne.Aidé de saint Samson et de quelques autres religieux de sa communauté, un moine breton nommé Tel-iio, se mit à planter un immense verger à l'entour de son monastère de Dol, jirès de Saint-Malo.Sur trois milles de long, dans un terrain bien défoncé et tiien ameubli, ils plantèrent des pommiers de la meilleure espèce ; sur trois milles de long, les pommiers allongèrent bientôt leur ramure vigoureuse.Ce fut au monastère un vrai déluge de pommes.Malgré leur appétit, les moines ne purent les manger toutes.Alors, pour n’en rien perdre,—-elles étaient si bonnes!—, ils s'avisèrent de les boire.Ils inventèrent ic cidre, celte blonde et pétillante boisson “ qui rit dans les verres ” et qui rend heureux tous les buvoteurs bretons, les gaillards normands.et bien d’autres fins gourmets encore.Vraiment! le moine Tellio ne comptait pas avoir un tel succès.* * * En France, ta consommation du cidre dépassait les cent millions de gallons les années dernières?El c’est du vrai cidre qu’on y boit; ce n’est pas cette boisson innommable qui se pare du nom de cidre pour trouver un plus facile accès dans la clientèle; ce n’est pas cette piquette de nos embouteilleui’s qui contient toute espèce de jus, excepté le jir de la pomme.Je me demande pourquoi les descendants des familles normandes et bretonnes n’ont jamais songé à introduire chez nous Pindustrie de l’excellente boisson nationale de la Bretagne et de la Normandie.Le vin nous manque parce que le raisin ne mûrit pas plus ici que sur les côtes de la Bretagne-, mais les pommes de la Province de Québec sont aussi bonnes que les pommes qui ont rendu la Normandie célèbre ; et elles viennent en grande abondance.Qui ne se rappelle avoir vu plus d’une fois, comme l’an dernier par exemple, les pommes se gâter et pourrir sous les arbres des vergers, parce que le marché était encombré.L'abaissement des prix de vente à la campagne —- qui n’a pas toujours pour conséquence, hélas ! l’abaissement proportionnel des prix d’achat dans les villes devient parfois tel que les producteurs ne reçoivent pas assez pour payer leurs frais d’emballage et de transport.Pourquoi alors, pour ne pas les laisser perdre, ne pas faire lu cidre avec ces pommes qu’on ne peut pas vendre ?Il n’est peut-être pas encore temps d’organiser de grandes cidreries.Avant de pousser à la fabrication du cidre sur une grande échelle, il serait prudent d- localiser d'abord es régions cidrières, puis il faudrait garnir de plantureux vergers tous ces endroits propres à la culture de la pomme.On sait, du reste, qu;?la récolte des pommes à cidre est sujette à de grandes irrégulari-éi, autant à causé des intempéries atmosphériques que du rapport bisannuel du pommier.Tout cela permettrait difficilement aujourd'hui aux grands industriels de réunir d'une façon régulière la matière première indispensable à une fabrication normale dans une grande cidrerie.' v .Mais pourquoi les propriétaires de vergers déjà en rapport n’auraient-ils pas chacun sa petite cidrerie ?Il y a sur le marché des petits pressoirs pour extraire le jus de la pomme qui sont à la portée de toutes les bourses.Le Comptoir Coopératif de Montréal, les faisant venir en quantités considérables, peut vendre à $4.50 des pressoirs assez grands pour les besoins d’une famille.Dans les paroisses où l'organisation est faite, les sociétés coopératives pourraient acheter un ou deux pressoirs plus considérables pour l’usage de leurs membres, à des prix aussi très raisonnables.Et pourquoi nos citadins ne feraient-ils pas aussi leur cidre?Lequel d'entre eux ne serait pas fier de faire sauter le bouchon d'une bouteille de sa cave pour ragaillar-lir les amis en visite et faire honneur à la compagnie ?Quand le verre de cidre aura remplacé le verre de whiskey dans les réunions de famille, la bourse ne s’en trouvera p;ls plus mal, et la tempérance aura fait un pas de plus clans la voie du progrès et de la civilisation bien comprise.COOPERATEUR.FIGURE DE HEROS LE P.DELEGLISE ON FETE MlM.LEVEILLE Saint-Jean, 13.— Dimanche dernier, avait lieu au domicile de M.Alexandre Level lié, de S.-Jérôme, une réunion d’amis venus pour fêter M.Miche) Léveillé, ancien citoyen dp la ville, actuellement établi à Rivière à Pierre.De nombreux invités jouirent de l’orchestre, du chant et de la danse qui furent les amusements de la soirée.UNE NOUVELLE ECOLE Le trente du mois courant, s'ouvrira l’Académie Bourget, au No 272, rue Lamontagne, dans la .paroisse de ia Cathédrale.Construite par la Commission des Ecoles ca îholiques de Montréal, pour remplacer l'Académie S.-Antoine, rue Lagauchctière, cotte maison sera également sous la direction des Soeurs de la Congrégation do Notre-Dame.C'est une école bilingue; le cours français el «le cours anglais y sont complets et séparés.La dartylogra phie, la sténographie, els méthodes de coupe des vêlements, les travaux à l'aiguille, y sont enseignés et suivis d'une manière pratique.Dos classes y sont aménagées pour les petits garçons de langue française et de langue anglaise, aux cours: préparatoire el élémentaire On ne tient rien souhaiter d mieux que ce nouveau local, au point de vue hygiénique : classes parfaitement aérées et éclairées, salle de récréation, terrain de jeux.Les citoyens du quartier sont très reconnaissants envers 1rs membres de la Commission scolaire de Montréal qui leur ont érigé une si spacieuse et si belle école.réc.LA COMPAGNIE BRODEUR S Marotiand en gros et détail de vaisselles, verreries, coutelleries, lampes, etc.Pour les communautés religieuses Nous nous sommes procuré l'agence du, Ware Ever Aluminium pour les ustensiles de cuisine.M.Desparois est en charge de ce département et est en état de démontrer aux cuisiniers l’utilité des différents vaisseaux.Escompte spécial de 20% Notre département de coutellerie est complet, les meilleures marques sont toujours en stock.Notre département de vaisselles, comprend les articles en usage dans les collèges, couvents.Notre département de verreries est assorti des verres, plateaux en cristal brillant et de bonne qualité.A NOS DEUX MAGASINS 533 EST S.-CATHERINE EN GROS, 86 S.-PIERRE AVOCATS EMILE BEAUCHAMP AVOCAT a transporté ses bureaux AU No 97 S.-JACQUES Chambres A-1-2.Boite Postale 356.— Adresse télégraphique, •‘Nahac.Montréal*'.Tél.Main 1250 1251.Codes i LIebers.West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Bue Saint-Jaequm MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tél.S -Louis 4307 HERVE ROCH, B.A., L.L.L.AVOCAT 61.RUE S.-GABRIEL, Bureaux 17, 18 et 19, Té!.Main 3264 Société légale BARIL St ROCH CAMILLE IESsTËR AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.HOCKLAND 931 Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER, IS.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main.213.Bureau.53._ rue Saint-Jacques.Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, JB.A.LL.L.AVOCAT •7, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rache! 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Le .e bataillon de chasseurs alpins n’avait pas de prêtre dans ses rangs.Le commandant proposa au P.Jean-Marie Deléglise de remplir les fonctions d’aumônier.Ce dernier accepta, fl fut aumônier sans grade, sans solde, sans soutane.Le commandant paya de ses deniers personnels les dépenses nécessaires pour l’ameublement de la chapeWe, Avec quel dévouement, le P.Deléglise s’acquitta de ces fonctions, c'est ce que nous apprend la lettre suivante d'un camarade qui, par suite d'une promesse réciproque, annonçait aux parents de Deléglise la Irisiè nouvelle de sa mort; "En arrivant au bataillon, j'avais de suite fait la connaissance de notre aumônier.Pendant un mois et demi, j'ai pu apprécier ses belles qualités et sa grande âme sacerdotale., “Je savais que M.l'aumônier ferait son devoir jusqu’au bout.Le 14 juin, nous attaquions.Les blessés étaient nombreux et M, l'aumô- nier courut à leur secours.Avant la charge, il avait donné l’absolution générale, puis il s'était élancé sous une grêle de balles.Bientôt j'appris qu’il était grièvement blessé, et le soir qu’il n’était plus de ce monde,” Le P.Jean-Marie Deléglise est donc mort en faisant héroïquement son devoir de prêtre et d’aumônier.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec te cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S'ad.Molers Barber College.62D Boulevard St-Laurent.Montréal.INSTITUTRICE pour école élémentaire dans la paroisse de Lon-gueui! 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par conséquent l’enseigne D’ARRET placée sur la rue Bleury, près de la rue Craig, pour les tramways allant au nord, sera enlevée, et les tramways n’arrêteront pas pour les voyageurs à ce point, à partir du 16 août prochain.Les tramways des lignes Amherst et Ontario, allant au nord de la rue Bleury, arrêteront sur la rue Craig, à l’est de la rue Bleury, et les tramways de la ligne Outremont arrêteront sur la rue Craig, à l’ouest de la rue Bleury.GRAND TRUNK SYSTEM^ MOISSONNEURS DEMANDES $12.M.J.E.McCOMBER do McComber & Cummings, maison de commerce de fourrures, ' bien connue pour ses Moutons de Perse et Visons, est aillé visiter les marchés de fourrures des Etats-Unis on voyage d’affaires.Avant son départ, M.McComber a annoncé que les modes d’automne étaient à présent exposées dans leurs salles d’échantillons et qu’ils s’attendaient à une saison active à cause des splendides valeurs pouvant être obtenues cette année.réc.Bains Laurentiens Plongez dans le grand hntimn.Coin des rues Craig et Beaudry.25c y compris valise, essuie-mains et savon.Garçonnets, 15c A WINNIPEG, MAN., Via le nouveau Transcontinental* MîC par mille k l’ouest de Winnipeg.Dates du départ, 19 et 26 août.LE GRAND TRONC PACIFIQUE LA ROUTE IDEALE POUR L’ALASKA ET LE YUKON La nouvelle route pittoresque pour la côte du Pacifique à travers les splendides Rocheuses Canadiennes et la partie centrale de la Colombie Anglaise, raccordant à Prince Rupert, C.A., avec les somptueux navires du Grand Tronc Pacifique pour les endroits sur la côte du Pacifique, Vancouver, Victoria et Seattle, à travers la “Norvège de PAmérique”.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest Canadien via North Bay et la ligne du Transcontinental ou via Chicago, û vendre chaque mardi Jusqu'au 2ft octobre, à très bas prix.Billets hou» pour deux mois.122, ru* St-Jacques, ancle St-Frat» çoi«-Xavi*r—Tél.Main 6901 Ilot al Windsor M Uptown 1117 Gara Bûaavantur» «J MaiaAttl Cour Supérieure, province de Québec, district de Montréal, No 318.—Dame Blanche Aubcrtin, des cité et district de Montréal,veuve de Henri Lacoste, en son vivant, poseur d’nppureiis de chauffage à eau chaude, du même lieu, demanderesse, ys Henri Séguin, ci-devant des cité et district de Montréal, et maintenant du village de Vaudreuiî, dît district, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 13 août 1915.J.M.G.Lamoureux, dép -protonotaire, J.W.Jnlbcrt, proeurcur de la demanderesse.$12.CANADIAN sia MOISSONNEURS DEMANGES Départ, 19 et 26 août.A WINNIPEG .’/fcc par mille au-delà du Manitoba, de la Saskatchewan et de PAlberta.EXCURSIONS au BORD de la MER DE MONTREAL ET RETOUR St.Andrews .$13.95 Fredericton .$14.85 S.-Jean .15.30 Moncton .15.30 Halifax 19.45 Yarmouth .18.80 Taux réduits pour autres endroits.Départ, 13, 14, 15 et 10 août; 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VOL.VI.— No 190 LE DEVOlK, MONTREAL, SAMEDI 14 AOUT 1915 0 LE PAPE ET LA BELGIQUE Texte de la lettre du cardinal Gasparri à M.van den Henvel représentant du gouvernement belge DUPUIS FRERES, Limit»*.DUPUIS FRERES.Limité*.DUPUIS FRERES, Limitée.Une Vente Merveilleuse te llubans, Articles n» Cou, DentellesaBroderies Le "XXe Siècle" ayant publié cet | tmportant document, nous donnons le texte complet: Du Vatican, 6 juillet 1915.Excellence, Je n'ai pas manqué d’accorder toute mon attention au mémorandum que m’a remis Votre Excellence avec son estimée note du 30 juin dernier, et j’ai l’honneur de lui communiquer aujourd’hui les observations que l'examen de celle-ci m’a suggérées.Comme Voire Excellence le sait très bien, le Saint-Siège ne reconnaît aucune autorité à la version de M.Latapie.Celui-ci, ainsi que je l’ai déclaré dans mon interview avec le rédacteur du Corrierc d’Jla-lia, n’a dans aucun passage de son article reproduit exactement la véritable pensée du Saint-Père, en plusieurs il l’a complètement dénaturée, et d'autres enfin sont inventés de toutes pièces.Si le Saint- Père dénie toute valeur à ta rela- qu’à tion de M.Latapie, il est clair plus forte raison cette dénégation s’étend aux propos qu’il peut avoir tenus sur le même, sujet.Il ne peut nu reste échapper à l’esprit pénétrant de Votre Excellence que la pensée du Saint-Père doit être cherchée dans ses actes publics et officiels, et non dans des publications ou récits faits par des particuliers : la passion politique fait souvent mal comprendre les paroles entendues, et celles-ci, répétées ensuite de bourbe en bouche, finissent par prendre des proportions fantastiques.Cette observation générale constituerait par elle seule une réponse complète aux réflexions contenues dans le memorandum susdit.Mais par un sentiment de spéciale déférence pour Votre Excellence, je ne fais aucune difficulté pour discuter en détail les divers points qui en forment l’objet.I.Relativement à la neutralité de la Belgique, je dois confirmer à Votre Excellence de la manière la plus catégorique que le Saint-Père n’a pas donné à M.Latapie la réponse que celui-ci a osé imaginer et relater dans son article.Voici la vérité à ce sujet: Le chancelier de l’empire allemand, M.de Bethman-Hollweg, a -déclaré ouvertement, le 4 août 1914, en plein Parlement qu’en envahissant le territoire belge, 'l’Allemagne violait la neutralité de la Pelgique, contrairement aux lois internationales.D’ordinaire, dans les conflits actuels, une partie accuse, l'autre nie.et le Saint-Siège qui ne peut faire la lumière an moyen d’une enquête, se trouve dans l’impossibilité de se prononcer.Dans le cas présent, au contraire, le chancelier allemand a reconnu que l’invasion de la Belgique était une violation de la neutralité contraire aux lois internationales quoiqu’il la déclarât légitime par la nécessité militaire.L’invasion de la Belgique se trouve, par conséquent, directement comprise dans les paroles de l’allocution consistoriale du 22 janvier dernier par lesquelles le Saint-Père réprouve hautement toute injustice de quelque côté et pour quelque motif qu'elle soit commise: Dans l’intervalle, il est vrai, l'Allemagne a publié quelques documents ¦de l’état-major belge dont elle s'est proposé de tirer la preuve qu'anté-rieurement à la guerre, la Belgique avait manqué aux devoirs de la neutralité et que, partant, relle-ci n’existait plus au moment de l’invasion.Il n’appartient pas au Saint-Père de trancher cette question historique, et pareil jugement m’est pas nécessaire à son but.Mé-jjme si on admettait le point de vue [allemand, encore resterait-il 'ou-Jjours vrai de dire que l’Allemagne, de l’aveu du chancelier, pénétra dans le territoire belge avec la conscience d'en violer la neutralité et, nar conséquent, de commettre une injustice.Cela suffit pour que cet acte doive être considéré comme direrteifient compris dans les termes de l’allocution pontifica-Je.II.Relativement au cardinal Mercier: — M.Latapie attribue au Saint-Père les paroles suivantes : “Je vais vous étonner Le cardinal Mercier n'a jamais été arrêté ; il peut circuler comme il l’entend ¦dans son diocèse.” Si M .Latapie avait voulu être exact, il aurait dû parler comme reri : Le cardinal Mercier n’a pas, en fait, été arrêté si l'on prend ce mot dans son sens propre.Le Saint-Siège fut induit à le croire et pour cette raison il se bâta de protester par une note officielle adressée au ministre de Prusse le 10 janvier dernier.Mais depuis il dut reconnaître que cette protestation n'était pas fondée en tant qu’elle concernait une arrestation proprement dite du cardinal Mercier.L’éminent cardinal futril au moins détenu, ou retenu ou gardé dans son pa’ais “piantonato" ?Le matin du 4 janvier dernier, M.von Strempel, aide de camp du gouverneur général de Bruxelles, apporta une lettre du gouverneur au cardinal Mercier; il avait l’ordre d’attendre la réponse.A bon droit le cardinal se réserva la faculté de répondre plus tard, vers la soirée, afin le temps de la réflexion.ü avoir Malgré l’invitation pressante mai?courtoise oui lui fut faite par le cardinal, de S'éloigner et de revenir ensuite prendre la réponse, officier resta au rez-de-chaussée du palais archiépiscopal, gardant son automobile dans la cour.Vers l'heure du déjeuner il se rendit en ville.Revenant ensuite dans l’après-midi, il prit la lettre et partit.Tel est plus ou moins le fait.Si on veut l’appeler détention, rétention, "pi-antonamento”, peu importe _ au Saint-Siège; ce qui est certain, c’est que le Saint-Siège, mis au courant de ce qui était arrivé, ne manqua pas de faire ses observations au ministre de Prusse.Il est indéniable que l’on n’a pas I toujours usé envers le cardinal Mer-s oier des égards qui sont dus à un prince de l’Eglise, qu’on ne lui laissa pas toujours la liberté à la-1 nueile il avait droit pour l’exercice i de son ministère épiscopal.Et | chaque fois, le Saint-Siège, gardien \ jaloux de l’honneur et des droits de j l’épiscopat et spécialement du Sa-] cré-Collège, n’a pas manqué d’at- ! tirer sur ces faits l'attention du gouvernement allemand, suivant la manière la plus appropriée aux circonstances, d'autant plus qu’il s’agissait d’un cardinal aussi docte et saint que l’archevêque de Mali-nes.A ect égard, il est opportun de rappeler que dans la matinée du 3 janvier, journée du dimanche, un télégramme du gouvernement invitait le cardinal Mercier à ne pas se rendre dans l'après-midi à Anvers, où il devait présider une cérémonie religieuse à la cathédrale.Son Eminence avait déjà décidé de ne pas aller à Anvers, mais elle considéra à bon droit l’invitation reçue comme un acte lésant la liberté de son ministère pastoral.Aux remontrances du Saint-Siège, le ministre de Prusse répondit que l'invitation ou la prohibition était due à des motifs d’ordre public, commandés par les circonstances spéciales du moment.¦ Il est à noter que si tous les évêques de Belgique, placés en dehors ïîe là zone de guerre, pouvaient librement circuler dans leur diocèse, Rémittent cardinal Mercier avait, en .Raison de sa haute dignité, obtenu un permis de libre circulation, même en dehors de; son diocèse, exception faite de certains points désignés comme zone des opérations ni Pilaires, points pour lesquels pn exige de tous, y compris les mem-bres du corps diplomatique, un per-•mis spécial.Le susdit permis lui "ayant été retiré, le Saint-Siège adressa des réclamations au gouvernement allemand, et celui-ci restitua immédiatement au cardinal Mercier le privilège de libre circulation dont il jouissait auparavant.Il ne sera pas hors de propos de rappeler ici qup le Saint-Siège s'est vivement intéressé au sort des suf-fragants du cardinal, les évêques de Belgique.Pour ne pas élargir trop le cadre de cet exposé, qu’il suffise de dire, que la nonciature apostolique protesta auprès du gouverneur général contre les mauvais traitements dont furent l’objet les évêques de Tournai e! de Namur; après 'Ta prise d’Anvers, elle demanda lin" protection soéciale-menl bienveillante aussi bien pour le cardinal que pour les évêques de Garni et de Bruges: à plusieurs reprises, ie personnel de la nonciature se rendit en diverses villes pour visiter les évêques et leur demander s'ils n’avaient besoin d'1 rien.Ces visites contribuèrent à faire délivrer à l'évêque de Namur, ainsi qu’à l’évêque de Liège et à ses vicaires généraux, le permis de libre circulation dans leur diocèse, à faire ordonner que l’ambulance militaire fût évacuée du Séminaire diocésain de Tournai et à obtenir d’autres avantages importants dont, pour être brefs, nous omettons l'énumération.III.Finalement pour ce qui concerne les prêtres fusillés, tes destructions des édifices religieux et Cette vente est le résultat d’un achat des plus heureux que nous avons fait d’un STOCK DE FAILLITE à des conditions absolument exceptionnelles — nous sommes en mesure d’offrir des valeurs comme Montréal n’en a jamais vues, pour les prix demandés.Vous le regretterez sûrement si 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Jo.Lettre du Saint-Siège à l’émi-nent cardinal Mercier, en date du 8 décembre 1914, par laquelle le Saint-Père déplore les tristes conditions de la nation belge, et tandis qu'il loue l'intention de recueillir le denier de Saint-Pierre, il en cède l’import pour les besoins rie ces malheureuses populations.2o.Allocution consistoriale du 22 janvier dernier, dans laquelle lé Saint-Père fait appel aux sentiments d’humanité de ceux qui envahissent le territoire des nations ennemies et les conjure de ne pas dévaster inutilement les régions envahies, et, ce qui est plus important, de ne pas blesser les sentiments des habitants dans ce qi.’ils ont de plus cher: leurs temples sacrés, les ministres de Dieu, 'es droits de la religion et de la foi.3o.Autre lettre particulière du Saint-Père en date du 23 janvier 1915 à l’éminent cardinal Mercier (profondément appréciée et agréable à celui-ci), dans laquelle Sa Sainteté lui exprime le vif intérêt qu'il prend pour sa personne et les regrets que lui causent les manques d'égards et les restrictions à la liberté dont il a souffert.4o.Lettre de Sa Sainteté à Mgr Thomas-Louis Heylen.évêque de Namur, en date du 4 février 1915, dans laquelle l’auguste Pontife, affirmant toute sa paternelle bienveillance pour ses fils de la très chère nation belge, déplore les malheurs dont elle est affligée et opprimée._ ôo.I.eltre du cardinal secrétaire d’Etat à l'éminent cardinal Merrier, en date du 6 avril 1915, dans la-mielle il transmet une offrande du Saint-Père (25 000 lire) pour alléger les souffrances du peuple belge, et il invite les catholiques du monde entier à suivre jon exemple, comme l’a fait depuis, en particulier, le cardinal secrétaire d’Etat pour les Etats-Unis d’Amérique, en félicitant l’éminent cardinal Gibbons, archevêque de Baltimore; d’avoir arcepté la présidence honoraire du Comité pro-belgio, qui s’était constitué là-bas,, et en faisant des voeux pour que les fidèles de ]a grande République contribuent généreusement à celte oeuvre.6o.Lettre du cardinal-secrétaire d’Etal en date du 8 mai 1915, au Conseil général de l'Université catholique de Louvain, pour la reconstitution de l’Université, lettre dans laquelle le Saint-Siège exprime publiquement le désir que les belligérants, au milieu des ardeurs de la lutte, veillent à la conservation des trésors scientifiques et littéraires des peuples.7o.Lettre’ du 16 juin 1915, dans laquelle le serrétaire d'Etat transmet la bénédiction du Saint-Père à la Ligue pour le relèivement du.culte en Belgique, recommande cetie oeuvre aux catholiques du inonde entier et envoie comme gage du paternel intérêt de Sa Sainteté une offrande de 10,000 lire.8o.En outre, le Saint-Siège s’est efforcé d’exercer, tant directement que par l’entremise des nonciatures de Bruxelles et de Munich, une influence bienfaisante en faveur des religieux, prêtres et simples fidèles de Belgique.En vérité, ta foi et les vertus du clergé et du veuple belges l’ont de tout temps, désigné à la maternelle affection du Saint-Père qui a pris la plus vive part à leur douleur, comme il le proclame dans l'allocution consistoriale du 22 janvier.Aussi, l’auguste Pontife souhaite-t-il, ainsi qu’il le disait déjà à Votre Excellence quand elle a présenté ses lettres de créance le 17 mais, que sns chers fils de Belgique puissent bientôt saluer le beau so'cil de la paix sur l’horizon de leur patrie; il voudrait ne pas devoir se limiter à de simples voeux, niais il demande pour le moment aux Belges de ne pas douter de la bienveillance dont il aime à les entourer.Dans l’espoir d'avoir satisfait pleinement aux désirs de Votre Excellence, j'ai l’honneur de me dire avec la plus haute estime, de Votre Excellence, le plus dévoué serviteur._______(S) GASPARRI.LE JAPON ET LA RUSSIE Le marquis Hayachw ambassadeur du Japon à Rome .a fait au correspondant du “Rousskoïé Slo-vo” des déclarations importantes sur l’intérêt qu’il y aurait à établir une alliance entre son pays et la Russie.Cette ideé trouve un appui unanime dans la société japonaise et aussi dans le gouvernement actuel.D’après lui, on pcul dire hardiment que l’alliance avec la Russie es! une partie essentielle du “credo” politique de la nation japonaise.L’ambassadeur aurait dit: Le Japon esl tout prêt à recon-naître les intérêts primordiaux de Ja Russie dans l'Crient proche, et il se rend parfailement rompte de l’importance qu’il y a pour la Russie à oblenir une issue libre sur le marché mondial.La Russie, certainement, est non moins prèle à reconnaître les nécessités historiques qui conduisent ie Japon à agir sur le continent en Extrême-Orient et à posséder dans le Pacifique des intérêts prépondérants.Une alliance viable entre la Russie el le Japon n’esl possible que sur ce terrain: reconnaissance réciproque des intérêts nationaux les plus importants et des problèmes qui sont, pour chacun des deux peuples, l’héritage du sang versé par de nombreuses générations.L'ambassadeur a démenti les racontars absurdes qu'on a lancés en Allemagne et suivant lesquels les milieux gouvernementaux du Japon s'opposeraient aux visées de la Russie sur les Détroits.Le marquis Hayashi a fait une déclaration particulièrement importante au sujet de la participation du Japon à la guerre européenne.Il a dit qu'il n’y avait presque pas de Japonais qui fussent contraires à l’envoi de troupes en Europe.Les Japonais ne bornent pas leurs obligations envers les alliés au cadre étroit de l'alliance écrite qui existe entre le Japon et l’Angleterre, La nation japonaise a promis aux alliés de les aider dans la grande, guerre, et sa parole sera tenue.L’ambassadeur a fait allusion aux obstacles matériels que rencontre-•rait D'envoi de troupes japonaises en Europe.Parmi ces obstacles, les uns sont d’un caraclère technique (le marquis Hayashi pensait à un transport par mer, ce qui n’esl assurément pas la seule solution à envisager) et les autres se résument en une question financière.La particination du Japon à la guerre européenne serait moins une question d'intérêt qu’une question d'honneur.Elle serait dirtéc par des considérations de politique supérieure.Les Japonais iront où les alliés les appelleront et ils soutiendront ceux qui luttent pour les droits de l’humanité.PREDICTIONS MILITAIRES Le dernier numéro du “ Passe-Temps ” (532) contient neuf morceaux de musique dont voici les litres : lo C’est Vous ! chanson créée par Mme de I.ortie ; 2o Pierrette, nouveauté parisienne à succès ; 3o Scarabée, intermezzo élégant pour le piano (inédit) ; 4o Alceste, extrait du célèbre opéra de Gluck : 5o Le Soldat, chanson de Paul De-roulède ; 6o Au Rois Rossignolet, chanson française du temps jadis ; 7o René Valse, morceau populaire pour le piano ; 8o L’Alsace Captive, mélodie nou-vclle sur des vers d’actualité ; 9o Orchestration, clarinette si bémol, G.Milo.Un numéro, 5 sous, par la poste, 6 sous.Abonnement, un an, Canada, $1.50 ; Etats-Unis, $2 00.Adresse : “ Le Passe-Temps ” 16, Craig Est.Montréal.Catalogue de primes envoyé gratis.(réc.) NOUVELLES SOCIETES COMMERCIALES Ottawa, 14.— Les compagnies à fonds.social qui ont reçu leurs lettres patentes d’Ottawa, au cours de la semaine écoulée comprennent entre autres: L’Association coopérative du Foyer, Limitée, au capital de $100.000: la “Merit Shoe Shops, Ltd”, $50.000; la ’’Quebec Munitions Company, Ltd.”, $50,000; la “Musical Strings and Specialties, Ltd.”, $20,000; el la “Stronghold Realties, Ltd.”, $40,000.Les autres compagnies comptent la “Luchett Loose Leaf, Ltd.”, $40,-000, de Toronto; la “McCaskey System.Ltd.”, de Toronto, $500,000; la “J.R.Eaton and Sons, Ltd”, de Orillia.Ont., $200,000; la “Aylmer Shoe Company, Ltd.”, de Aylmer, Ont., $75,000 ; la “Auto Products Company, Ltd.”, d’Ottawa, $250,-000 ; et la “Standard Canning, Ltd.”, de Châteauguay, P.Q., $50,-000.Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean Deshayes, le graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.¦Eau Purgative DIRA GUERIT RHUME.MAU-VAISE DIGESTION.CONSTIPATION.Est employée dans les hôpitaux et établissements scolaires.Peut être donnée aux enfants sans danger.EN VENTE PARTOUT FEUILLETON DU “ DEVOIR ” COMME UNE TERRE SANS EAU.Jacques des Gâchons 25 (Suite).Les bureaux de “la Marotte” Je trouvaient boulevard Haussmann dans un somptueux appartement.L’escalier ne ressemblait guère à celui de ta rue du Croissant.D’abord, il y avait un ascenseur capitonné et, pour ceux qui préfèrent se servir de leurs jambes et r 'fléchir avant d'arriver à destination, il y avait le plus moelleux tapis et la rampe en fer forgé la plus artistique.Un domestique en livrée ouvrait !?.porte, accompagnait à travers une longue galerie ornée de toiles d’un farouche modernisme et introduisait dans un salon d’attente où de profonds fauteuils offraient le refu- ge le plus confortable.Une discrète pancarte posée sur une table aver-! tissait que A.le directeur recevait rie cinq à sent.Des journaux, des | revues et même toute une bibtiothè-; que étaient à la disposition des vi-! siteurs.A l'arrivée de Camille, le salon ' était à peu près vide, quoiqu’il tût' ; déjà six heures.Mais le nouveau dessinateur était à peine assis que le défilé commença.Il reconnut quel-j ques silhouettes du matin, quoique I chacun, dans ce salon, affectât une nouvelle tenue.Enfoncé dans un* grand fauteuil de cuir rouge, ses j longues jambes croisées, les pouces I aux poches du gilet, Camille, que cc Luxa ranLcuLoagit doux son état an-! cien de larve, considéra ces visiteurs comme des étrangers, comma des êtres qui ne lui seraient jamais de rien.Puis il ferma les yeux, non pas pour mieux penser, mais pour essayer de dormir.Il n’était d’ailleurs pas le seul à subir l'écrasement de ce salon surchauffé et dont les lumières, trop intenses, fatiguaient.Vers sept heures, nn grand jeune homme rasé, le pardessus flottant ouvert sur un frac, le chapeau haut de forme posé en arrière, traversa le salon rapidement en saluant de la canne: —Bonsoir, messieurs.Je suis à vous dans un instant.Mais la porte du cabinet éditorial tarda encore à s’ouvrir.—Frémine lit son courrier, dit un initié.Nous en avons pour une bonne demi-heure encore.Camille, cette fois, était d’avance résigné.La silhouette du jeune directeur ne lui avait pas déplu.“Avec cet homme-là, on pourra peut-être causer”, se dit-il, et il attendit, rassuré.Huit heures sonnaient quand il fut admis à comparaître.Comme il le prévoyait, le cabinet du directeur de la Marotte était un vrai boudoir.Le mobilier était d un moderne échevelé, el il y avait aux murs d'audacieux lahtaoiuins.J-a vivacité des ampoules électriques était atténuée par les abat-jour roses et aussi par une buée bleuâtre de tabac d’Orient: —Une cigarette, cher monsieur?Tel fut le mot d’accueil du charmant directeur.Camille sourit, complètement conquis, et s’assit dans le fauteuil qu’on lui désignait.•—-Camille Joubert, dites-vous ?Parent du vieux Joubert?—Son petit-fils.—Compliment.C’est un ancêtre.Aujourd’hui, il peindrait autrement Nous ne pouvons lui reprocher d’avoir vécu il y a cinquante ans.D’ailleurs, je ne sais pas si vous êtes comme moi, tout ce qui n’est pas d'aujourd'hui m'est complètement indifférent.Pour moi, ça n’existe pas, littéralement.Ceci dit, je suis charmé de faire la connaissance du pelit-fils d’un grand homme.Moi aussi je suis le petit-fils de quelqu’un, seulement c’était un grand banquier, et il m'a laissé, outre on nom, sa fortune.Je lui en suis reconnaissant.Mais j’ai également hérité d'un sale estomac, et ceci me gâte cela.Avez-vous un bon estomac.monsieur Joubert! —Quelconque un de ces estomacs dmit.au ne dit rien.I —Les estomacs heureux n’ont pas ; d'histoire.Je vous envie.Le ma-! tin, j’ai des aigreurs jusqu'à la première cigarette et la tasse de thé.A midi, cela va assez bien Je man-! ge avec appétit, comme si j’allais I pouvoir digérer.Mais je me repens I vile d'avoir cédé à la nature.Alors, le soir, je ne dîne pour ainsi dire pas.Quelle heure est-il ?Huit heures dix.Vous voyez: huit heures dix et je n'ai pas faim.Cette nuit, après les Variétés, j'irai probablement souper.l’aurait tort.Je ne dormirai pas.C’est ce qui m’est arrivé la nuit dernière.A trois heures, j’ai dû me lever et je me suis fait chauffer des serviettes pour me les appliquer sur la parti mala-! de.Par bonheur, je n’ai pas besoin de beaucoup de sommeil.Je vois à votre hochement qu'il n’en est pas de même pour vous, —Dormir, avoua Camille, est le seul véritable plaisir que je connaisse.—Moi, reprit Frémine, dormir m’assomme.Je suis enchanté lorsqu'un incident me force à me jeter | hors des draps, sauf le matin où le corps se venge et ne veut plus rien savoir pour reprendre son service.Mais se lever vers cinq heures, constater qu’on existe encore est délicieux.Dans la saison de mes douleurs.car je n’ai pas seulement un mauvais estomac, je suis, par période, perclus de rhumatismes: mon excellent aïeul devait adorer le bon vin et les apéritifs.Avez-vous des rhumatismes?—Quelquefois.Ce n’était pas l’histoire des rhumatismes de Camille Joubert qui intéressait le directeur de la Marotte, mais bien l’histoire de ses propres douleurs.Et quand il entreprenait cette chronique-là, il était intarissable.Heureux do trouver un auditeur attentif, il lui offrit une seconde cigarette et commença l’énumération des méfaits de l'arthritisme, résultat des longs festins et des copieuses libations des bourgeois de jadis II y avait dans ce récit une anecdote classique: —Autant j’aime à me lever, autant déranger les autres me répugne.Il est agréable de faire tout seul ses petits trafics.Une nuit, je fus pris d’une violente douleur de l’avant-bras.Au bout d’une heure, je n’y tins plus.'Les bains d’eau chaude me sont très favorables, j’aurais pu me servir de mon chauffe-bain, mais j’avais mon idée C'est vers la cuisine que je me dirigeai.Une fois l’eau à 40 degrés, j’en remplis aux trois quarts une grande poissonnière de cuivre.Puis j'allai me recoucher après avoir posé ma poissonnière sur une chaise de telle façon que je pus y tremper mon avant-bras commodément.Si jamais vous êtes pris de ce côté, je vous recommande mon procédé.Il est original.et peu dispendieux.—Il suffit de posséder une poissonnière.—Voilà tout!.Mais qui n’a pas sa poissonnière?.—En effet.conclut Camille qui était prêt à tout approuver, à tout accorder, pourvu qu’on en arriva à lui-même et à ses dessins.Cependant, il songea qu’ri n’avait plus de poissonnière et que la plupart de ceux qui se morfondaient derrière la porte du brillant directeur n’en possédaient probablement pas davantage.Alors il osa montrer le rouleau qu'il avait jusque-là tenu soigneusement caché dans sa poche.—Est-ce que vous m’apporteriez des dessins?s'écria l’élégant dis-coureur en se renversant dans son fauteurl à bascule.Quelle drôle d’idée! J'ai mon équipe qui me suffit.(A suivre) 12 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 14 AOUT 1915 VOL.VI.— No 190 Le temps qu’il fera Généralement beau et chaud ; aver-\ tea locales.DIMANCHE, 15 AOUT Xlle dimanche après la Pentecôte.^Assomption de la Bienheureuse Vier-Ëge Marie.Lever du soleil, 4 heures S9.Coucher du soleil, 7 heures 08.Lever de la lune, 10 heures 24.Coucher de la lune, S heures 53.LUNDI, 16 AOUT S.Joachim, père de la Bienheureuse Vierge Marie.Lever du soleil, 5 heures 59.Coucher du soleil, 7 heures 07.Lever de la lune, 11 heures 44.Coucher de la lune, 9 heures 17.Premier quartier de la lune, le 17, à 9 h.23 m.du soir.LE NATIONALISTE CE SOIR Le Nationaliste contiendra ce soir tous tes derniers événements de la journée, d'intéressants et amusants échos de S.-Lin, les dernières nouvelles du monde sportif, un article de Pierre Labrosse sur la politique courante, une étude sur l’établissement des royalistes français dans le Haut-Canada, de M.Alfred Labette, et bien d'autres choses encore.En vente partout: 5 sous.-VL- ON DONNERA DUJRAVAIL LES TRAVAUX DE PAVAGE AU MACADAM ASPHALTE COMMENCERONT DES LA SEMAINE PROCHAINE SUR UNE CINQUANTAINE DE RUES.— CINQUANTE TONNES PAR JOUR.L’IMPOT DU SOU EST DECLARE LEGALE LA GUERRE LE JUGE MACLENNAN RENVOIE LA DEMANDE D’INJONCTION DU PARC DOMINION.— LA PRO.VINCE ET LA VILLE ONT AGI CONFORMEMENT A LEURS DROITS.La ville va tenter l’épreuve du macadam asphalté pour bon nombre de ses rues d’ici le temps froid, et si l’essai réussit il est probable qu’il ne se fera plus grand pavage au macadam à l’eau, vu que le nouveau procédé coûte moins cher que l'asphalte et fait une meilleure surface que le macadam ordinaire.L'hiver dira si le macadam asphalté est venu pour demeurer à Montréal.Le.maire ayant signé le contrat avec la compagnie Aztec hier, on s'attend à re que les livraisons commencent la semaine prochaine.La ville ?ient de recevoir deux wagons d’asphalte Montezuma et les travaux de pavages d’asphalte commenceront lundi sur une cinquantaine do nues.On en utilisera 5(1 tonnes par jour environ d’ici l’hiver cl tout le travail sera fait à la journée.Pour le macadam asphalté la ville aura besoin de beaucoup de voilures pour le transport.Ce dernier pavage est plus imperméable que le macadam ordinaire, dit l’ingénieur de la ville, M.Mercier, et retient mieux la poussière en été.C’est de plus un pavage qui élimine tout bruit.Le coût du macadam ordinaire est de $1.40 par verge carrée, du macadam asphalté de $1.80, cl de l’asphalte de $2.10.La ville d’Ou-tremont possède d'excellentes rues pavées en macadam asphalté.Le bureau des commissaires a donné à la compagnie Aztec tine commande suffisante pour 300,000 verges de pavage, dont 711,000 pour la rue Notre-Dame Est, dans le quartier Mercier.EMOI A L'HOTEL DE VILLE Par suite d’un surcroit de paiement de 810,000 fait à un entre preneur par certains fonctionnaires municipaux, on s’attend à des suspensions chez Concordia.L’entrepreneur avait cédé à une banque tous ses paiements pour des travaux municipaux avec, le consentement du trésorier, et la somme de $10,000 lui fut remise par chèque par des fonctionnaires quand l’argent aurait dû être payéflù la banque, tel que convenu.Depuis i! a été impossible pour la ville de recouvrer cette somme et les avocats de la ville ont été saisis de l’affaire.Le trésorier municipal a recommandé la suspension des fonctionnaires qui ont fait le paiement.LES AVOCATS DE LA VILLE Les avocats de la ville sont d’avis qu'ils ne peuvent rendre des décisions ex-abrupto sur toutes les affaires enchevêtrées qui se déroulent devant le bureau des commissaires à ses indescriptibles séances.Et c’est ainsi qu'un projet du commissaire Côté est à vau-l’eau, car il a proposé dernièrement qu’au moins un des procureurs de la ville assistât aux séances du bureau en vue de consultations légales immédiates s’il se présentait dos affaires importantes.La motion cul son effet deux séances durant et quand on vit qu'un avocat refusait de donner son opinion avant d’avoir parcouru tous les documents s'y rapportant, on comprit que pour donner des avis sages et motivés il faut du temps, de la réflexion et la tranquillité d’un bureau.Et depuis on a laissé les avocats de la ville en paix.PAS DE REPONSE AU MAIRE.“Les remarques faites par le maire ne méritent pas de réponse", a déclaré M.Charles S.J.Phillips, président de l'Association des Ci-îoyens, au sujet des critiques du maire Martin contre la résolution M.le juge Maclcnnan a renvoyé avec dépens, hier après-midi, la requête pour une injonction interlocutoire soumise par les administrateurs du Parc Dominion contre la perception par la ville de Montréal, en vertu du règlement municipal 567, de la taxe d'un sou sur les lieux d’amusements.Dans un jugement très détaillé le tribunal a résumé les allégations des requérants et les objections produites par l’intimée.On se rappelle que le 5 mars dernier la Législature autorisait la ville de prélever un sou par billet d’entrée dans les lieux d’amusements pour venir en aide aux hôpitaux.Le réglement municipal 567 à cet effel fut adopté le 14 juin et la taxe mise en vigueur le 1er août.Les administrateurs du Parc Do-minium entreprirent alors un procès-type contre ce règlement pour le compte de 200 salles de vues animées et d’amusements de Montréal.Maîtres Saint-Germain, Duclos et Jacobs, pour le requérant, alléguèrent que l’amendement à la charte de Montréal était ultra vires des pouvoirs de la Législature provinciale; que le règlement lui-même était ultra vires relativement aux statuts invoqués; que l’obligation imposée au requérant de percevoir la taxe rendait onéreuse l’administration des lieux d’amusements et comportait une grossière injustice et que les recettes du requérant ont diminué considérablement depuis j la mise en vigueur de cette taxe, j De plus on prétendait que c’était I une taxe indirecte.L’ENNEMI DANS UN PIEGE Plusieurs groupes de l’armée allemande sont dans une position très périlleuse à la suite de la rupture de leur front à Toviny.—On semble confirmer à Petro-grad que les Russes dominent la situation, — Les Teutons sont repoussés à Riga, Mitau et Kovno, L'OFFENSIVE CONTRE LES SERBES RECOMMENCE (Spécial au “Devoir”) Londres, 14.— Plusieurs groupes de l'armée allemande sur le front russe sont tombés dans le piège que leur avait tendu le grand-duc Nicolas et leur situalion est des plus dangereuses, suivant le correspondant du “'Daily Telegraph à Petrograd.“Dans ce moment”, écrit-il, “un des points les plus importants du fronl russe est entre la Dvina et le Niémen, où, par la capture de Aoviny, les Russes ont coupé la ligne allemande, de façon à séparer les deux armées opérant autour de Pomewesch et de VHkonin.Cette dernière armée est dans une position dangereuse et accomplit-une retraite hâtive afin de sortir du piège ou opérer une nouvelle jonction, ¦soit avec l’armée de Ponie-wesch ou soit avec celle qui opère autour de Kovno, “L’armée allemande opérant autour de Roniewcsch est.elle aussi, dans une position dangereuse; son flanc droit est exposé à une attaque russe, qui pourrait avoir les plus graves résultats.” LES PLANS TEUTONS COMPLETEMENT DEJOUES.Petrograd, 13.— Il se confirme de plus en plus que les Allemands sont maintenant tenus en échec, et Russes dominent nettement i situation.La teniative allemande, d’envelopper les années russes et de Le juge rappelle la portée de la, section 26 du statut 5 Georges V,|que 'les ch.8t), et déclare que la taxe, est directe et licite.La ville a le droit,, , ., .de prélever un impôt direct au pro- K's contraindre a une bataille don fit des hôpitaux et oeuvres charita-l a échoué complètement.Les blés.La taxe actuelle n’entrave pas! laisses sont maintenant a cinquante la liberté du commerce, lui loi n’est ]ni"es fn a'Tiere de \arsovie, en pas ultra vires.Le règlement muni-|^011 or
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