Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 4 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-08-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VI—'To 181 MONTREAL, MERCREDI 4 AOUT 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATÇ/UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Adminié* 43 RUE SAWT-VINC r ^ MONTREAL TELEPHONES : a O SS £>.*3 S ^ cq ADMINISTRATION : M«m 7461 REDACTION : .Maia 7461 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I L’EXEMPLE FRANÇAIS De l’aveu de tous, la France donne au monde un exemple sublime.Elle témoigne d’une endurance, d’une ténacité qui égalent l’élan et la bravoure qui furent, à travers les siècles, ses marques caractéristiques.EMe témoigne pareillement d’une ingéniosité dans la propagande, dans le soin des blessés qui affirme chez elle un rare équilibre des forces morales.Signalons simplement l’une de ses dernières initiatives — qui nous apporte une magnifique leçon.La Société Bibliographique, grande propagandiste des saines lectures, a compris que, s’il est, à l'heure actuelle, une classe d’hommes qui ait besoin de réconfort ou de délassement, de lecture honnête et instructive, ce sont bien, avec les soldats du front, les blessés immobilisés dans les hôpitaux et les prisonniers qui se morfondent en pays ennemi.Elle a donc tout de suite entrepris la diffusion dans ces milieux de livres sains et réconfortants.Elle a fait pour cela appel à la charité, non seulement de ses membres, mais de tout le grand public français, et un comité d’écrivains, composé de MM.Ernest Babelon, de l’Institut, Maurice Barrés, de l’Académie Française, René Bazin, de l’Académie Française, Bergson, de l’Académie Française, Denys Cochin, de l’Académie Française, Henry Cochin, H.Cordier, de l’Institut, V.Delbos, de l’Institut, Comte Durrieu, de l’Institut, A.Espinas, de l'Institut, G.Fagniez, de l’Institut, Paul Fournier, de l’Institut, H.Froidevaux, professeur à la Faculté des Lettres de l’Institut catholique de Paris, Geoffroy de Grand-maison, président de la Société Bibliographique, B.Haussoul'lier, de l’Institut, Imbart de La Tour, de l’Institut, Henri Joly, de.l’Institut, La-cour Gayet, de l’Institut, P.de La Gorce, de l’Académie Française, De Fanzac de Laborie, F.Laudet, directeur de la Revue Hebdomadaire, le Père Scheil, de l’Institut, Emile Sénart, dè l’Institut, l’abbé Thédenat, de i Institut, Noël Valois, de l’Institut, H.Welschinger, de l’Institut, vient de oublier en faveur de son oeuvre un émouvant appel.Les hommes d’étude, écrivains, ou membres de l’Institut soussignés, se sentant obligés, plus que tl autres peut-être, à ne pas laisser nos chers soldats manquer de la nourriture intellectuelle et morale qu ils reclcfjnent, font instamment appel à la générosité publique en faveur de ta belle oeuvre d’envois de livres de la Société Bibliographique, disent ces messieurs.Puissent les bourses s’ouvrir une fois de plus! Aux souscriptions puissent se joindre les lots de brochures, de livres, de revues! Oit recevra surtout avec reconnaissance les récits militaires, mémoires, biographies, voyages, contes et romans honnêtes, classiques, vulgarisations scientifiques, etc.1 euillent enfin les éditeurs faciliter, par de larges rabais ou par des dons, l’acquisition des exemplaires que la Société Bibliographique se charge d’envoyer à nos prisonniers, à nos blessés, à nos soldats! En un mot, que la pensée française, sous ses formes les plus séduisantes ou les plus belles, ne cesse point de parvenir abondamment à qui a combattu ou combat encore pour la France! Et cette oeuvre complétera, dans un autre domaine, celle des bibliothèques alsaciennes qui a déjà envoyé dans l’Alsace reconquise plus de deux cent mille volumes français.* * * L’exemple nous laissera-t-il insensibles?Nous avons, nous aussi, notre Oeuvre du Livre français, qui ve porter à ceux qui combattent en première ligne pour la défense de not langue secours et réconfort.Cette oeuvre est nécessaire aujourd’hui, elle le sera demain qu que soit le résultat des conflits judiciaires.Car il est certain que la n r.orite franco-ontarienne, par cela seul qu’elle est minorité, aura toujou lin besoin très vif de se retremper aux sources françaises Et cette oeuvre, pour être efficace, n’exige de nous qu’un minimu ft ° °1 s' suflit de mettre à la disposition dr ses promoteurs 1 livres, brochures et revues dont nous ne savons que faire souvent.1 Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal se charge de les réunir ici soeiation d’Education de l’Ontario les distribuera dans l’Ontario ] mécanisme est aussi simple qu’efficace.Plusieurs milliers de livres et de brochures ont déjà été donm mais ce ne peut être qu’un commencement.Et, pour finir par une i dication pratique, rappelons que les envois doivent être adressés ¦ Secretariat genera! de la Société Saint-Jean-Baptiste, au Monument Na tional, 290, rue Saint-Laurent, Montréal.En ville, la Société envn meme chercher les colis.eino A l’oeuvre donc! Orner HEROUX.LA ROUMANIE CEDERA-T-ELLE ?deux ou trois semaines, les depeches nous entretiennent de la crise que subissent les relations entre la Roumanie iet les empires ger-mankfues.Le différend survenu est le contre-coup des événements qui se déroulent en Orient et de l’impossibilité où se trouve la Turquie de, se ravitailler en munitions dans une ! mesure suffisante pour soutenir vie- i torieusement l’attaque des Alliés i contre les Dardanelles.Le gouvernement roumain persis-} te à refuser l’autorisation, qui lui ai été demandée par Berlin et Vienne, 1 de laisser passer en transit les mu- ! nitions dont les Turcs ont un besoin ¦ pressant pour continuer la lutte.Les, puissances de l’Europe centrale ont! exercé en vain tous leurs moyens del pression à Bucarest.Le refus a été j maintenu jusqu’à présent et il semble bien qu’il ne sera pas rapporté.Tentative d’intimidation Cette fermeté du gouvernement roumain cause un émoi visible en Allemagne.La “Gazette de Francfort” n’a pas cru devoir le taire, et dans un article d’inspiration officieuse, où la menace n’est meme pas déguisée, elle proclame que l’heure est grave pour la Roumanie.S’exprimant au nom du gouvernement de Berlin, le journal de Francfort essaie de prouver à la Roumanie que ses intérêts sont du côté hongrois, malgré que la Hongrie détienne sous sa domination plusieurs millions de Roumains auxquels elle conteste le droit à l’indépendance.Passant ensuite de l’argumentation aux menaces, l’organe radical laisse entendre qu’il est encore temps pour le royaume roumain d’assurer son avenir, mais que bientôt il sera trop tard.Les empires alliés se lasseront (if leur condescendance et c’csl l’indépendance même de Ja Roumanie qui sera en péril.Et la “Gazel de conclure : “L’Allemagne et l’Autriche-H gne sont maintenant libres de cider si elles doivent toujours considérer comme liées par le accords avec la Roumanie ; c maintenant notre intérêt de nu tenir l’indépendance de la Rom nie; mais on peut entrevoir le ( qui surgira peut-être pendant négociations prochaines de paix, cet intérêt personnel de la Rom me, vis-à-vis duquel il n’exist plus aucune obligation, devra pi dre rang derrière l’intérêt beauc< plus important des puissances c traies elles-mêmes.” De cabinet de Bucarest n’ay pas tenu compte de l’avertissemi le chantage germanique a rev une forme plus brutale: l’Autrk en mesure de représailles, a me eé de fermer sa frontière du c de la Roumanie et elle a auss interdit l’exportation de son su dans le royaume danubien, qui manque.Mais là ne s’arrêtent les représailles.Voici le temps a moisson arrivé.Les Dardai es étant fermées.l’Allemagne l Autriche sont les seuls pays m soit possible d’exporter le surp de la production roumaine.Ce me la Roumanie manque de wag Pour assurer le transport de ses real es, rAllemagne en! end b profiler de cette circonstance p< accentuer la pression qu’elle es ce à Bucarest et obtenir le Irai des approvisionnements lures.Projet d'entente austro- roumaine Aux dernières nouvelles, le f, vernement roumain persiste d son refus de se soumettre sommations des empires du f tre.L’insistance des Austro lemands à vouloir obtenir de Roumanie le droit de se servir ses voies ferrées pour ravitai l’armée ottomane, est un aveu de l'authenticité des nouvelles circulent depuis quelque tempi d’après lesquelles les Turcs serai à la veille de manquer de munitions pour continuer la défense des Détroits.Cet aveu est d’autant plus éloquent que les Allemands ont été forcés de le faire au risque de compromettre les effets de leur propagande en Roumanie.En effet, à l’heure même oil l’Allemagne essaie de forcer la main au cabinet Bratiano, au sujet du transit du matériel de guerre, il multiplie les moyens de propagande dans le pays.L’Eclair des Balkans a été fondé récemment dans l’intérêt de ce mouvement, et voici ce que le prince de Bülow a dit au correspondant de ce journal: “ L’Allemagne, explique l’ancien chancelier à son interlocuteur, est un uays fort, qui ne désire pas le malheur des petites nations.Notre Empire veut et désire une Roumanie grande et puissante, une Roumanie agrandie par l'annexion de la Bessarabie et de la Bukovine.Je connais un peu votre histoire et je n’approuve pas le traité de 1812 qui vola à la Moldavie plus de la moitié de son territoire ; j’admire beaucoup le courage patriotique du prince Ghika, qui protesta contre l’annexion de la Bukovine.Ces deux provinces doivent vous être rétrocédées.L’Allemagne le désire, l’Allemagne le veut.Dites à vos compatriotes que la Roumanie a un seul vrai ami, et cet ami c’est l'Allemagne.” M.de Bülow dit encore : “ L’Empire allemand a besoin d’une Roumanie forte pour l’opposer aux Slaves.” Et il termine par cette insinuation : “ L’Allemagne seule peut crier : “ Vive la grande Roumanie I ” Ni la France que vous aimez tant et que j’admire moi-même, - ni ITtalie, ni l’Angleterre ne peuvent désirer une grande Roumanie.Vous voyez que je ne parle pas de l.a Russie, votre redoutable et éternelle ennemie.“ Dites à vos compatriotes que tout bon Allemand doit crier : “ Vive la Roumanie ! ” C’est toujours la même politique iudesque qui consiste à satisfaire les neutres au détriment des autres et notamment de l’Autriche.D’autre part, voici les bases nouvelles d’une entente austro-roumaine, d’après des informations vraisemblables ; elles seraient contenues dans une note présentée par le comte Czernin à M.Bratiano, chef du gouvernement roumain : “Si la Roumanie maintient une neutralité amicale, elle recevra la Bukovine avec la rivière Sereth comme limite septentrionale.“Les habitants roumains de la monarchie hongroise jouiront d’un meilleur traitement et seront largement admis dans les administrations publiques.“Une Université sera créée à Bra-show.“Si la Roumanie donne prochainement son concours militaire à l’Autriche, elle recevra la partie rou maine tout entière de la Bukovine jusqu’au Pruth, ainsi qu'une extension de territoire le long de la rive nord du Danube jusqu’aux portes de fer.“L’Autriche-Hongrie prendra l’engagement, une fois la Bessarabie conquise, de la rétrocéder aussitôt à la Roumanie.“L’accomplissement de ees conditions est garanti par l’Allemagne.“Un délai d’un mois est accordé à la Roumanie pour faire connaître sa réponse.” Le cabinet Bratiano étudie ces propositions; mais la première impression serait défavorable, au dire du “Times”.On voit trop la manoeuvre pour retarder l’action roumaine.Après le délai d’un mois, l’Autriche répliquerait à son tour, et, de réponses en répliques, on arriverait à l’hiver.Alors, plus rien à faire qu’à rester plusieurs mois dans les tranchées diplomatiques.Le dilemme Quoiqu’il arrive, l’état actuel des rapports de la Roumanie avec TA1-lemagne et d’Autriche ne pourra indéfiniment se prolonger.“Or, de deux choses l’une, dit René d’Aral dans le Gaulois: ou elle-rompra sa neutralité en notre faveur et, en ci-cas, elle fermera plus hermétiquement encore ses frontières au trafic austro-allemand; ou elle acceptera les propositions de nos adversaires, n’ayant pu s’entendre avec nous; en ce cas, elle se contentera d’observer une neutralité qui, pour peu qu’elle soit bienveillante à l’égard des empires centraux, ne lui interdit point d’accepter en transit les marchandises des belligérants.“C’est, par conséquent, la question du ravitaillement de da Turquie qui se pose.Cet aspect du problème nous paraît plus intéressant encore et plus important que d'autre: celui de l’intervention mi-ditaire de la Roumanie.N’oublions pas, en effet, que le moyen le plus rapide et le plus économique de forcer les Dardanelles, c’est d’enlever aux Turcs celui de les défendre.” Uldéric TREMBLAY.- i— » —i - LE SENS DE NOTRE HISTOIRE La brochure du R.P.Valentin-Breton,—Le Sens de noire histoire — texte du remarquable discours iiu’il prononça à la fête nationale clu 24 juin, — obtient un succès considérable.Nous rappelons qu’elle est en vente aux bureaux du Devoir, 4.’i, rue Saint-Vincent, et dans les principales librairies du pays à 10 sous l'exemplaire./ BILLET DU SOIB.QUAND ON TRANSPIRE Il y a une visiteuse qui a passé l’été avec nous, qui s’est même imposée avec insistance à notre constante attention et qui semble nous avoir quittés sans façons pas plus tard qu’hier ou aujourd’hui, selon la date à laquelle parai Iront ces lignes pensives et immortelles.Item, c’est la chaleur, comme dirait le bon Panurge.XfSti, mais a-t-il fait assez chaud! l'oute la semaine, tout le mois, et tout l’autre mois encore, nous avons geint, soufflé, transpiré, cherchant vainement des coins d’ombre et un introuvable soupçon de fraîcheur.Il en est qui se réfugiaient dans Vile Sainte-Hélène, comme si on pouvait trouver de la vraie campagne à deux pas d’une grande ville sale, d’autres qui risquaient le funiculaire et se faisaient enlever sur la Montagne, c’est-à-dire encore plus près du soleil.Et de suer par les rues, le front bas, la jambe molle et le cerveau vague comme un grand homme, qui aurait bu du thé pervers et imbu d’intentions malveillantes.Les chevaux, par exemple, étaient plus heureux que nous: avec leurs petits chapeaux de paille coquettement penchés sur une oreille, ils avaient l’air de s’en ficher radicalement.Qu’ils sont heureux, les chevaux.Plus à plaindre sont les pauvres braves gens qui sont restés, pour ainsi parler, dans la tranchée; ceux qui n’ont pas d’argent pour se payer des Sainte-Agathe ou des Gaspésie, et qu'on a pu voir, tous les jours que le bon Dieu a amenés et que le diable a chauffés, au bureau, au magasin, à la boutique.Ceux qui sont arrivés chaque soir au petit logement surchauffé où la femme a tricoté des jambes toute la journée ‘quel temps fait-y.je fais à manger” et qui s’installent chaque soir sur leur petit balcon banal, en disant bonjour au même voisin qu’il U a huit jours, qu’il y u deux mois.Ceux dont le visage des voisins d’en face aura été le seid paysage qui aura cette année égayé leurs bons yeii.v de travailleurs honnêtes.A ceux-là, innombrables et tous pareils, qu’ils se bercent sur le trottoir, sans cérémonie, ou qu’ils aient les, pieds sur les barreaux du balcon, là-haut, à tous ceux-là caquetant, jasant, essoufflés, trempés et résignés sous le joug du lourd labeur qui n’a jamais de fin, à ceux-là adressez au mai e ,- vr pensée charitable, ô vous de Old Orchard ou du Rocher Percé, qui vivez dans des paradis de fraîcheur et d’horizons vastes, ou qui avez mangé le long des clôtures des vraies fraises du bon Dieu qui n'ont jamais voyagé en chemin de fer, qui buvez du lait tout frais sorti de la bonne mère Nature et qui n’a pas goût de craie oa de pain brûlé ; pensez à vos frères des milliers de petits balcons qui peuplent la ville étouffante, et n’oubliez pas, non plus, les autres, ceux qui sont terrés là-bas.dans des plaines ravagées de soleil, et sillonnées à tout instant, dans l’air brûlant, par des bombes chantantes qui apportent la mort.Robert VAL.L’EPARGNE ET LE CREDIT POPULAIRE Le récent article de M.Dumont sur le secret de la force allemande dans la présente guerre fait voir à l’évidence que cette force lui vient largement de son excellente organisation économique, peut-être plus que de son organisation militaire.Son organisation économique est tellement parfaite qu’elle est un modèle depuis un bon nombre d’années aux autres pays.En Allemagne, on a su comprendre plus vite et mieux qu’ailieurs que l’organisation systématique des forces vives de l’épargne et d’une bonne distribution du crédit ne consistait pas seulement à créer de grandes institutions financières monopolisant le marché au seul profit du grand commerce et de la grande industrie, mais que le peuple travailleur, l’agriculture surtout, devait avoir ses organes spéciaux destinés à recevpir l’épargne des classes laborieuses et à leur offrir le crédit donl elles ont besoin dans leurs activités productives.C’est ainsi que les Caisses Raiffeisen ont été un puissant moyen de développement pour l’agriculture allemande et lui ont procuré, comme le démontre si bient l’article e.question, le capital que jamais les banques ordinaires n’auraient pu lui offrir dans d’aussi bonnes conditions.Et que l’on n’aille pas s’imaginer que les banques allemandes n’ont pas de succursales, d’agences et de sous-agences pour pomper l’épargne dans les campagnes.Elles n’ont pas été obligées de ven.r au Canada-pour apprendre ce mode de grossir leurs affaires.Elles l’ont inventé e* pratiqué bien avant nous.Mais les économistes qui savent se rendre compte des besoins du peuple ont reconnu dès Je milieu du siècle dernier que ce régime est de naturç à favoriser l’industrie et à oublier la campagne et surtout l’agriculture.Et de là les travaux si bienfaisants de Frederic Raiffeisen, et l’ingénieux système de Caisses Rurales -— véritables celles-là — par lequel cet homme sut créer un régime magnifique adapté aux besoins, aux nécessités et aux circonstances particulières des cultivateurs.On voit au jourd’hui dans la plus rude des épreuves, la puissance incomparable et les bienfaits de ce régime imaginé par un homme de génie.Nul doute que l’auteur de l’article a mille fois raison en affirmant que c’est ce régime bienfaisant des caisses popu- aires allemandes qui a transformé l’agriculture de ce pays et lui permet aujourd’hui de résister au blocus des alliés et de nourrir ses innombrables armées.Mais veut-on se faire une idée de la grandeur et des bienfaits de ce régime?qu’on médite les chiffres suivants qui n’ont cependant pas la prétention d’être les plus récents.Au premier janvier 1914, l’Empire d’Allemagne comptait dix-huil mille caisses qui, dans le cours de l’année précédente, avaient fail des prêts à leurs membres s’élevant à un total de plus d’un milliard et demi de piastres.L’Autriche de son côté ne comptait pas moins de dix mille île ces caisses et les prêts dépassaient neuf cents millions de piastres.La Hongrie qui fait partie de l’Empire autrichien, à elle seule comptait plus de cinq mille caisses avec un mouvement de fonds d’un drmii milliard.Là aussi on trouve le secret de la force de résis-tance de l’Autriche alliée de l'Allemagne.L’expansion de ce régime populaire a été prodigieuse dans le cours des vingt-cinq dernières années.On compte au moins soixante-cinq mille de ces caisses dans les principaux pays de l’Europe avec des sociétaires au nombre de quinze millions et un mouvement annuel de fonds de sept milliards de piastres.Et cela n’a pas empêché les banques ordinaires de fleurir, de se développer: pas une seule n’est morte de faim à cause de l’existence des Caisses en question.Veut-on d’autres chiffres encore?La Russie en 1904 n’avait que 378 Caisses Populaires et elle en compte aujourd’hui quatorze mille.Même le Japon est entré dans cetfe voie avec une ardeur et un succès inouïs.En effet en 1909, ce pays comptait deux mille caisses et aujourd’hui le nombre dépasse cinq mille.La Roumanie, dont on parle tant de ce temps-ci, compte deux mille cinq cents caisses avec 350 mille sociétaires, soit trente-cinq pour cent de toute la population, et cependant ce mouvement d’organisation économique n’y date que de 1902.Nous pourrions multiplier ces exemples et parler des Indes où ce régime économique fleurit d’une façon merveilleuse puisque le nombre des caisses dépasse aujourd’hui cinq mille, bien que là, ce mouvement ne date que de 1904.Assurément on ne prétendra pas que nos cultivateurs soient moins intelligents et moins honnêtes que les Indous et les Japonais, et cependant les gouvernements de ces pays ont largement contribué à l’expansion de ce régime nouveau mais bienfaisant.Les Etats-Unis, à leur tour, sont entrés dans ce mouvement d’une façon magnifique et qui promet de grands développements comme savent en réaliser nos voisins.Déjà les plus grands Etats de la République voisine ont passé des lois généreuses pour faciliter l’organisation de ces Caisses.Le Massachusetts, New-York, le Texas, le Wisconsin, la Caroline du Nord et le Kansas ont voté des lois pour autoriser l’organisation de telles Caisses.Et nous ne sommes encore qu’au début du mouvement.Les Etats-Unis comme les autres pays, sont résolument entrés dans cette voie si bienfaisante pour les travailleurs du sol el même pour les ouvriers de l’Industrie actuellement ico victimes de l’usure.Là comme ailleurs les véritables financiers comprennent les bienfaits de ces organismes nouveaux et savent leur donner un concours précieux au lieu de les entraver par de mesquines considérations.Le Canada est, lui aussi, entré dans cette voie même avant les Etats-LTnis.Et nous sommes heureux de proclamer que.sous ce rapport, grâce à l’action intelligente de noire législature, la province de Québec est à la tête dé la Confédération par son heureuse initiative en matière de législation.Les grandes provinces agricoles de l’Ouest se préparent, elles aussi, à entrer dans la même voie.Souhaitons que le Canada tout entier suive l’exemple des pays les plus avancés.Miville DESCHENES.M.GUSTAVE GAUTHEROT Nos lecteurs n’ont pas oublié M.Gustave Gautherot, le distingué professeur de ITnstitut catholique de Paris qui fit à Montréal, sous les auspices du Devoir, une si remarquable conférence.Depuis le commencement de la guerre, M.Gautherot a échangé la plume pour l’épée.II est aujourd’hui lieutenant d’infanterie.Une lettre adressée à l’un de ses amis de Montréal, M.Emile Vaillan-court, nous apprend cpie M.Gautherot, blessé, est actuellement en traitement à Grenoble.“Comme vous l’annonce, dit-il, l’entête de cette carte, j’ai été blessé; mais peu gravement.Eclats d’obus au visage et au côté du thorax.Je suis déjà en convalescence et regagnerai sans doute le front le mois prochain.” Ainsi s’expriment tranquillement les héros.Le eontreniaitre accusé d’avoir extorqué de Purgent à l’un des ouvriers municipaux a été congédié du service municipal.11 faut en conclure que l’accusation était fondée.Et, maintenant, est-ce tout?Tant que l’on s’en tiendra à cela, n’espérons pas un grand changement dans la neutralité populaire, car pour un qui écope plusieurs échappent et continuent leurs extortions de différentes manières jugeant que le système rapporte, en somme, plus de profits que de peines.> MORT A L’ENNEMI Le Révérend père Albert, capucin, et sa fin glorieuse.Beaucoup des lecteurs du Devoir ont personnellement connu, — c’était un ami de notre oeuvre, — le Reverend Père Albert, Capucin, de son nom de famille Réné-Ju.sl Gail-lot, tombé an front, le 22 avril dernier, dans les Flandres, peu de jours après avoir été cité à l'ordre du jour de l’armée française, pour sa belle conduite au feu.Le Devoir, dans le temps, publia quelques noies à son sujet.Voici maintenant, d’abord, la lettre du colonel Mordacq, annonçant à la famille la mort du Père Albert, et sa biographie, telle que l’a publiée la Croix de Paris, le 7 juin dernier: La lettre du colonel Mordacq J.a fatale nouvelle a été donnée à la famille dans une lettre dictée en pleine bataille.J’ai la vive douleur de vous informer du décès de M.l’aumônier Gai I lot, votre frère.Il m’a été rendu compte qu’il a été tué le 22 avril dernier aux environs du pont Boe-singhe où il s’était volontairement rendu pour accomplir son devoir.Votre frère avait tenu, malgré Je danger, à se rendre de nouveau à cet endroit périlleux pour y accomplir les devoirs de son ministère et c’est alors qu’il fut tué.Dès que la bataille actuelle sera terminée, je ferai inhumer son corps et vous indiquerai remplacement exact.Je tiens, en terminant, à vous dire que j’avais la plus grande estime pour votre frère, dont j’avais pu à plusieurs reprises, reconnaître les grandes qualités.Veuillez agréer, Monsieur, avec mes sentiments de condoléances les plus sincères, l’assurance de ma vive sympathie.Mordacq, Colonel commandant la 90e Brigade.La biographie du Père Albert Réné-Just Gaillot, en religion Kr.Albert, naquit à Pisany (Charente-inférieure), le 7 novembre 1871.Il était le frère puîné de M.Jean Gaillot, avoué à La Rochelle, capitaine au 138 territorial, actuellement sur le front avec ses deux fils; Je ^sous-lieutenant Réné et le sergent Georges, du 123e d’infanterie, et de Mme Bossert, dont le mari, capitaine du service d’aviation, se trouve en ce moment en convalescence à Fonras.Après avoir fait ses études à l'Ecole Fénelon et au Petit Séminaire de Montlieu, à peine âgé de 19 ans, il entra au Noviciat des Capucins de ia Province de Toulouse, réfugié au Canada.Les vingt-cinq années de sa vio religieuse se sont passées, sur cette terre fidèlement française dans les labeurs d'un ardent apostolat.Tour à tour, prédicateur très goûté dans les deux langues, anglaise et française, qu’il maniait avec une égale maîtrise, fondateur de nombreuses missions, curé-gardien de plusieurs couvents: à Saint Charles de Limoilou (Québec), à Ottawa, enfin à Restigouche, il dépensa sans compter, au service des âmes, les trésors de doctrine et de sagesse pratique qui s'alliaient, chez lui, avec les grâces d’un brillant et tout aimable esprit.Dès le début de 'ia guerre, il obtint du gouvernement du Canada d’être nommé Aumônier du régiment Princess Patricia.Impatient des lenteurs que nécessitaient la formation et le transport des troupes canadiennes, le P.Albert prit le plus prochain courrier de France et débarqua en octobre à La Rochelle.Sa situation militaire ne lui permettait pas d’espérer la reconnais sauce de son titre anglais d’aumônier.Mais il avait la volonté tenace et une incroyable passion de suivre nos soldats les plus exposés.Sur ses vives instances, Mgr l’évêque de La Rochelle lui accorda une chaude recommandation et des pouvoirs spéciaux.Le Père partit sur le coup pour Bordeaux, l'ànie rayonnante d’allégresse.C’est ainsi qu’il réussit à gagner la bienveillance du regretté Comte de Mun, qui s’appelait lui-même alors ministre de la confiance nationale.Le prêtre fut reçu quelques heures avant le dernier repas du grand catholique.Lorsque le ministre de la guerre apprit, le lendemain matin, avec la mort du comte, sa recommandation pour le vaillant religieux, il considéra celui-ci comme une partie du testament de son glorieux collègue, et le Père, nanti d’une nomination officielle, put partir pour le front.Ce nétait plus de la joie; le coeur débordait d’un saint lyrisme.Et, avec cela, un air de froide et simple résolution qui le rendait vénérable.Dieu nous fit alors la grâce de le voir se préparer au départ, comme les premiers chrétiens, brûlant d’amour pour le Christ, se disposaient humblement au martyre.Après une série de retards et de stationnements, arrive enfin son affection à des troupes algériennes.CANADA ET BELGIQUE! L'intrépide aumônier, si passionnément fier de la France, était donc destiné à la servir, là dans ses plus fidèles attachements, ici dans son dévouement de gratitude le plus pur.“Aumônier titulaire du 33e Corps, écrit M.le curé doyen d’Aubigny, en Artois, le P.Albert nous avait quittés vers la mi-février.Il s’était signalé par son zèle Intrépide dans les tranchées da Roclincourt et d’Ecu-rie, avait été cité à l’ordre du jour puis dirigé avec la 45e Division (Zouaves) vers l’Y.ser.C’est là près du canal de J’Yser qu’il a été frappé à la tète, au moment où il portait secours à nos soldats blessés.Le P.Albert a passé trois mois sous mon toit et j’ai pu apprécier l'excellent religieux qg'il était.Très surnaturel, passionné de zèle pour l’âme de ses chers soldats, généreux, très ouvert, très gai ,11 souffrait de son inaction, bien qu'il fut chargé d’une ambulance toujours remplie de blessés.Il demanda en fin-janvier un poste plus rapproché du front et fut attaché à la 45e division.Comme il aimait ses zouaves!! Comme il en était aimé!!! 11 a donné sa vie pour eux, et pour la France.” Mêlé à celui de tant de peuples cl de soMâts martyrs, son sang, versé en union avec le Divin Rédempteur, crie, maintenant vers le ciel.Miséricorde, Liberté, Justice! de quoi se fait la paix victorieuse.Que l’âme enthousiaste de notre ami, combien douce et pieuse, âme éminemment française el franciscaine, revenant vers Dieu dans la splendeur d’une mort héroïque, adoucisse la douleur de sa chère famille en deuil I Qu’elle obtienne du ciel pour Ja France le retour de ces Ordres Religieux, que l’exemple du R.P.Albert, suffirait à montrer comme de grandes écoles de patriotisme et d’idéal! E.B.Sém, rcl.de La Rochelle, 15 mai.(“La Croix”) BLOC - NOTES La société des antiquaires vient de faire placer, coin des rues Saint-Paul el Saint-Sulpice, une tablette commémorative du premier Hôtel-Dieu établi à Montréal.La tablette en bronze porte en relief le buste de la fondatrice Jeanne Mance, et une inscription bilingue.L’idée est excellente et l'exécution est vraiment nationale.Nos félicitations.* * * La première journée de perception clu sou du pauvre aux places d’amusements de la ville a rapporté $380.Celte taxe rapportera donc, de $120,(K)0 à $150,000 par année.C’est une somme qui aidera à soulager bien des misères.D’après certaines dépêches et les déclarations de quelques négociants des Etats-Unis, l’Allemagne n’aurait aucune difficulté à se ravitailler de l’extérieur.L'Allemagne elle-même, du reste, se vante que le blocus de la marine anglaise n’a pas réussi à l’affamer.* # # La campagne électorale du Manitoba touche à sa fin.L’assemblée tenue hier soir à Winnipeg, par les conservateurs a été assez mouvementée, excepté durant le discours du chef sir John Aikins, dont la parole, dit-on.enthousiasme ses partisans.Les pronostics du résultat sont contradictoires, naturellement.Personnellement, k* chef conservateur n’en risque aucun, en quoi ii se montre très sage.Il serait surprenant que M.Norris ne fut pas maintenu au pouvoir par une forte majorité.# ?^ La culture de tous les terrains vacants en Allemagne, est à l’ordre du jour depuis le printemps.Tous les lots non occupés sont offerts à qui veut les cultiver.L’on voit que l’esprit d’organisation allemand s’applique aussi bien à l’effort economique qu’à l’effort militaire.* * * A propos du concours que les citoyens de l’Etat de New-York donnent au projet d'une bonne route de Prescott à Ottawa, le “Citizen” écrit: “Il faut connaître un peuple pour l’apprécier tout comme il faut une connaissance personnelle d'un individu pour comprendre son point de vue”.Si les anglo-canadien s’inspiraient de cette pensée au sujet des Canadiens-français, bien des malentendus disparaîtraient vite.« * • Il semble que l’on se soit entendu pour remettre à septembre toutes les procédures concernant le scandale municipal.Ceux qui s'attendaient à des développements sensationnels doivent commencer à désespérer.LE PASSANT.i t s LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 4 AOUT 1915 VOL.VI.— No 181 CHOSES MUNICIPALES DE L’ARGENT ILY EN A POUR LA GUERRE SINON F’OUR LES OUVRIERS.— M.COTE VOTE $25,000 POUR L’ACHAT D’AVIONS ET DE MITRAILLEUSES.LE MAIRE BATTU ET DEPITE.Les commissaires onl fait un beau geste.avec l’argent des autres.Ainsi qu’il en était question depuis quelque temps ils ont voté $25,000 pour l’achat d’un avion et de mitrailleuses.Comme on peut s’y attendre, c’est M.le commissaire Côté, officier de milice, qui a fait cette proposition et s’est montré si généreux de l’argent des contribuables.Le conseil, cependant, n’a pas encore dit son dernier mot et il est peu probable que cette tentative de charger la ville du fardeau qui doit retomber sur le gouvernement fédéral soit agréée.De sages législateurs ont en effet interdit de donner à la ville un conseil de famille de qui il faut obtenir, par le canal du comité de législation l’autorisation de dépenser cet argent: nous avons nommé la législature de Québec.Mais il est probable que la requête ne sera pas même présentée à la législature et qu’elle sera immolée au conseil ou au comité dé législation.LE CONTREMAITRE EST CONGEDIE Le contre-maire qui était accusé par le maire se basant sur une déclaration assermentée d’avoir prélevé de l’argent sur ia paie de l’un de ses employés a été trouvé coupable par M.le commissaire Côté à la suite d’une enquête sommaire et expulsé, sur une motion de ce commissaire appuyée par le commissaire Hébert.M.H.VALIQUETTE Il a été' nommé ingénieur surintendant des cgoùts dans la division ouest à la place de M.A.Martin nommé assistant de M.Paul Mercier, in-génieur-en-ehef par intérim.LE SOU DES HOPITAUX La taxe dite “sou des hôpitaux” a rapporté $388 à la ville dé Montréal pour la première journée de sa perception.Cet argent sera distribué aux hôpitaux.Les boîtes destinées à la perception placées dans les théâtres lundi matin, ont été rapportées hier, à l’Hôtel de Ville.Il y avait des pièces de monnaies avec les sous dans certaines boîtes.Ceci s’explique par le fait «pie les habitués des théâtres ayant compris que ces boites avaient été placées pour recueillir une taxe destinée à la charité, y jetaient dix sous et quelques fois vingt-cinq.Soixante-deux boîtes avaient été placées durant la première journée et la moyenne de leur recette a été de dix piastres.Les plus fortes recettes ont été celles de l’Orpheum et dé l’impérial.M.,1.P.Ryan, l’un des employés du département des licences à l'Hôtel de Ville a déclaré que la nouvelle taxe avait été bien accueillie par les citoyens.Même dans les cinémas fréquentés par l’élément étranger, il n’y a pas eu de difficulté.Tous semblaient comprendre que cet impôt serait bien utilisé.La mise en vigueur de la nouvelle taxe n’a entraîné aucune dépense si ce n’est le coût de fabrication des boîtes de perception et les affiches.LE GOUFFRE DE L’AQUEDUC Au bureau des Commissaires, hier après-midi, M.Côté a proposé de faire un rapport au Conseil municipal, lui recommandant de voter $315,000 pour la construction d'un mur de soutènement du côté de raqueduc.Le Conseil a déjà voté une somme équivalente pour ia construction d’un mur de soutènement du côté nord.Cette proposition est restée sur la table, en attendant le rapport de la commission échevinale qui a été chargée par le Conseil de faire une étude spéciale de la question.Cette commission doit faire une seconde visite, demain, aux travaux de l’aqueduc.LE MAIRE ET L’AZTEC SONT BATTUS La compagnie Warner Quinlan a obtenu, hier, le contrat pour 'a lourniture de 5,000 tonnes d’asphalte Montezuma à la ville, au prix de $14.25 la tonne.Le plus bas soumissionnaire a gain de cause.L’Az-lec, compagnie rivale soutenue jusqu'au bout par M.le maire Martin et M.le commissaire Hébert a été laissée de côté par la majorité du bureau, parce qu’elle offrait sa marchandise à $15.50 la tonne, soit un dollar vingt-cinq de plus que le soumissionnaire heureux.M.Martin avait annoncé, hier matin, son intention de ne pas signer le contrat si sa protégée n’obtenait pas gain de cause.Il a réitéré sa menace, hier après-midi, mais il est peu probable qu’il lienne celle attitude scandaleuse au mépris du rapport de l’ingénieur-en-chef et des conseils légaux de la ville.Comme on le sait déjà, les commissaires avaient décidé, hier avant-midi, d’appeler les experts, qui se sont déjà prononcés sur la valeur des produits offerts à la ville, à définir d’urgence la valeur respective de l’asphalte Montézuma et de l’asphaltte Aztec el à dire lequel la ville devait acheter.Il y avait entre ces deux produits une différence d’une piastre et quart, le Montézuma étant offert à $14.25 et l’Az-tec à $15.50.Or, à quatre heures, hier après-midi, M.le commissaire Côté a présenté le rapport des analystes, Com- LES MAISONS D’AFFAIRES VEULENT que leurs employés mettent de l’ar-fent de côté, elles sont anxieuses de donner des promotions à ceux qui ménagent sagement leurs revenus.Ouvre* un compte de placement, c’est-à-dire d’épargnes, de 6 p.c.chez Mardi; parlex-en à votre patron et dites-nous ce qu’il en pense.$1 suffit pour commencer.MARCH TRUST COMPANY ISO S.-JACQUES.31, inné*.Actif, plu, de 13,000,000 LES ROSSES ON ACCEPTA DES REBUTS UN CHEVAL, REFUSE PAR LE VETERINAIRE, DANS LTLE DU PRINCE - EDOUARD, N’EN FUT PAS MOINS ENVOYE A VALCARTIER ET PAYE.Moncton, N.-B., 4—La Commission présidée par le juge Davidson, qui est venue de Charlottetown, I.4’.E., cet après-midi, a examiné à fond les achats de chevaux effectués par le major Anderson, pour la 19e batterie.Les témoignages ont établi qu’on avait laissé partir pour Valcartier un cheval que le Dr Doÿle, le vétérinaire, avait refusé d’adopter à cause de sa hauteur et que le major Anderson paya J.M.D.Cook pour ce cheval avec un chèque qui fut d’abord refusé par le ministère à Ottawa, parce qu’il n’avait pas été contresigné par le vêlé- ; rinaire et qui fut payé cinq mois J plus tard sur un ordre, venu de j Halifax.Ce chèque manque et on s’efforcera de le trouver.Les vendeurs de chevaux de l’Ile du Prince-Edouard ont affirmé que trois insulaires ont Vendu des animaux en bas du prix qu’ils leur avaient coûté ; tandis qu’un autre pensait que son profit était trop élevé.W.H.Estano, auditeur général du trafic de PL C.R., a produit les registres pour montrer que 196 chevaux ont été expédiés de Moncton à Valcartier, en trois envois, par le major Anderson.W.1).Allamach, marchand de chaussures, a déclaré qu’il avait eu $225 pour un cheval, qu’il avait pavé $229, il y a deux ans.I! était en bon état et avait huit ans.Il était pourvoyeur pour les chevaux et les hommes de la batterie quand elle mobilisa ici, avant d’aller à Valcartier.Il avait 35 sous par jour pour les chevaux et 75 sous par jour pour les hommes.A sir Charles Davidson, qui voulait savoir comment il se faisait que lui, marchand de chaussures, était devenu pourvoyeur pour la balte-rie, Allamach répondit qu’il était épicier, il y a quelques années.Il rencontra le major Anderson un jour, et obtint le contrat sur lequel il perdit.Le témoin a déclaré qu’il reçut un chèque d’Anderson, au chiffre de $1,075 pour les hommes, le jour qui précéda leur départ.11 ne fut pas payé pour l’approvisionnement des chevaux tant que le major n’eut pas atteint l’Angleterre.Le major lui envoya alors deux mandats-postes, l’un de $387 et l’autre de $50.Sir Charles Davidson s’enquit si c'était bien ia méthode coutumière pour payer les pourvoyeurs, et M.Thompson répondit qu’ordinaire-ment un officier envoyait un compte au ministère à Ottawa qui adressait un chèque au pourvoyeur.UN PILOTE EST SUSPENDU EQUIPAGE EN PERIL A CINQ HEURES ET DEMI, HIER, L’“A LEX AN D RI A”, BATEAU DE FRET, S’EST ECHOUE PENDANT UN OURAGAN SUR LE LAC ONTARIO.— DIX-SEPT MEMBRES SAUVES.JUGEMENT MENT DU DANS L’ECHOUE-H.R, HALE ”.Le capitaine L.A.Deniers, commissaire des naufrages, a retiré pour un an le brevet de pilote de M.Lucien Lachance, à cause de l’éehoue-ment du “ Henry R.Hail ”, aux Piliers de Saint-Roeh, à 50 milles environ en bas de Québec, à 11 hrs du soir, le 10 juin.Lors du prononcé du jugement, le capitaine a déclaré qu’il sc monlrerail désormais très sévère pour les accidents dus à l’incurie dés pilotes, et il a particulièrement stigmatisé le cas du “ Henry R.Hall ”.Cette affaire s’est instruite à Montréal, le 23 et 24 juillet couranl.Le capitaine Demers a rendu jugement hier.M.LAURIER A SHERBROOKE Sherbrooke, 4.—- L’association libérale du comté de Sherbrooke est à organiser une grande réunion qui aura lieu le 12 août en faveur du re-crutement.Sir Wilfrid Laurier, chef de l'opposition, et de M.Sydney Fisher, ancien ministre de l’Agriclilture, seront les principaux orateurs.f T me on s'y attendait quelque peu, ce rapport était favorable au Montézuma, recommandant d’octroyer le contrat au plus bas soumissionnaire, c’est-à-dire à la compagnie Warner-Quinlan.M.Côté, secondé par M.Âiney, fit une proposition en conséquence.“ On ne peut par retarder les travaux plus longtemps ", dit-il.L’ingénieur en chef, l’avocat en chef et les experts approuvent le Montézuma et je ne sais pas pour-çiuoi le contrat ne serait pas octroyé à cette compagnie, d’autant plus qu’elle est le plus bas soumissionnaire.Me Athana.se David, représentant les intérêts de la compagnie 'Aztec, demande ici la permission de faire une remarque, pour dire que la déclaration accompagnant la soumission de Warner-Quinlan est fausse.Cette compagnie, continue-t-il, s’écarte de la vérité, lorsqu'elle prétend que, dans 20 ou 22 villes des Etats-Ünsi qu’elle spécifie, elle a recouvert une surface de 200,000 verges de pavages, au cours des trois dernières années.On a des affidavits, ajoute M.David, qui démontrent (pie, dans 12 ou 13 des villes spécifiées, l’asphalte n’a été posé qu'en 1913.Par conséquent, les trois années mentionnées dans le cahier des charges ne sont pas révolues.En terminant, M.David demande une enquête pour savoir laquelle des deux compagnies dit la vérité, de l’Aztec ou de la Montézuma.M.Côté répond que tout ceci importe peu, et le rapport du conseil légal est même très clair à ce sujet.Les différents affidavits produits par les deux compagnies n’affectent en rien les soumissions.Le contrat est finalement octroyé à la compagnie Warner-Quinlan.MM.Coté, Ainey et McDonald votant dans l’affirmative ; MM.Martin et Hébert dans la négative.Toronto, 3.— Poussé par un ouragan qui soufflait à 40 milles à l’heure sur Je lac Ontario, le bateau de fret ‘Alexandria” de la Canada Steamship Line s’est échoué, vers 5 heures 30 hier soir, à Scarboro Bluffs, trois miMes environ à l’est de cette ville.Quoique le ressac fut trop fort, pour permettre le lancement d’une cha-loupc, 17 membres de l’équipage sur 22 ont été sauvé.Tard dans la nuit le capitaine, William Bloomfield, et quatre de ses hommes étaient encore à bord.(.’“Alexandria” faisait le service entre Montréal et Toronto.Munis de ceinture de sauvetage, ceux qui sont sauvés, se lancèrent à l’eau entre les brisants et ils furent ramenés à la rive par un certain nombre de fermiers, de viîlégiateurs et d’employés de la Rodiul Railway Co.qui s'étaient organisés pour leur sauvetage.Les naufragés reçurent les premiers soins dans un hôtel du voisinage.L’ouragan commença à souffler vers trois heures et l’“Alexandria” commença aussitôt à être poussé vers la rive.Ceux qui habitent les environs ont pu suivre le naufrage d’un bout à l’autre.Une partie de la cargaison fut jetée par dessus bord atin de permettre au vaisseau d’être entraîné par un contre courant.Malgré tous les efforts de l’équipage, à cinq heures le vaisseau était échoué.Le travail de sauvetage fut alors organisé; on réussit à relier le vaisseau à la rive par un câble et II personnes furent ainsi sauvés.Comme l'ouragan était alors dans son plus fort ce câble fut bientôt rompu.On avertit par télégraphe le “Toronto Life Saving Crew”, dont le yatch arriva à Searboro vers 11 heures.Les rives du lac sont très escarpées à cet endroit et il n’y a presque pas de grève ce qui rendait le sauvetage quasi impossible.Plusieurs membres de l’équipage, munis de ceinture de sauvetage, se jetèrent à l’eau et furent recueillis par les bateaux des sauveteurs.Le capitaine Bloomfield et quatre de ses hommes étaient encore de bonne heure ce matin, sur la partie du vaisseau non submergée.On espère les sauver.Voici les noms de ceux qui sont sauvés et qui onl été conduits à Toronto en auto: Thomas Mills et George Downs, matelots; George Boyd, ingénieur en chef; Win.Kennedy, second ingénieur; P.Purcell et F.Twoddle, pilotes; F.Duval et J.La-velle, chauffeur, Jack McEwen, S.Ccreiber et James Riley.Voici les noms des autres membres de l’équipage dont la plupart sont sauvés: le capitaine William Bloomfield, de Kingston; R.Law, de Kingston ; H.O'Rourke, E.Post, Louis Cyr, Harry Lewi ns, H.Bowie.Jas.Hickey, de Belleville; Hilaire Lalon-de; W.Gibbs, de Toronto; V.Lawler.J.Slattery.L’“Alexandria” ne portait pas un seul passager.Vers deux heures le capitaine et les quatre hommes qui étaiena avec lui ont été ramenés à terre.PARC DOMINION Vingt mille personnes au bas mot ont visité le parc Dominion, dimanche dernier.Le principal événement de la journée a été la sensationnelle ascension en ballon des professeurs Alphonse Stewart et Forley.Les trois-quarts de la foule se massèrent autour de l’arène afin dètre témoins des préparatifs excitants de l'envolée.Lorsque les aéronautes eurent atteint, dimanche, une hauteur de 3-090 pieds dans l’air, le professeur Farley fut le premier à sc laisser tomber du ballon avec son parachute.11 effectua une rapide descente de 280 pieds environ avant que le parachute ne s’ouvrit.Stewart monta de quelques centaines de pieds plus haut puis effectua une descente d’environ 300 mods avec son premier parachute, utilisant ensuite son second parachute pour atteindre le sol.Les deux aéronautes atlerrirent de l’autre côté de la “ Montreal Locomotive Works ”.Une deuxième ascension eut lieu, dimanche soir, avec le professeur Farley.Celle-ci fut l’une des plus excitantes, des plus audacieuses et des plus sensationnelles qui aient jamais eu lieu jusqu’ici, à Montréal.Ces envolées aériennes se renouvelleront chaque soir de la semaine et elles seront effectuées à 10.15.Le Théâtre Vaudeville a complètement renouvelé son programme, dimanche dernier.Le programme comprenait 5 numéros ; Mlle May Belmont et son répertoire de chansons, les frères Lucien, danseurs originaux ; Mme DcLirtie, soprano bien connue, et M.Léo Fitzgerald, chanteur, et M.Lincoln, artiste qui joue de plusieurs instruments.Le théâtre a été rempli toute la journée.EXCURSIONS AU BORD DE LA MER Le Canadien Pacifique mettra sous peu en vente des billets qui permettront aux voyageurs de se rendre à St.Andrews.Fredericton, S.-Jean, Moncton, Amherst, Digby, Yarmouth, Halifax' et plusieurs autre; endroits des Provinces Maritimes.Ces billets, qui se vendront à prix réduits, seront bons pour partir les 13, 14, 15,et 16 août et revenir jusqu’au 31 août tnclusive-rient.Des trains quittent la gare Windsor tous les jours à 7.15 p.m.ayant un wagon-buffet qui permet aux voyageurs de prendre leur dîner en dehors de Montréal ainsi que des wagons-lits et à compartiments des plus modernes.réc.fk________ Les nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituellement tournées.AU MANITOBA AU BAN LES COUPABLES DANS UNE ASSEMBLEE TRES ORAGEUSE TENUE A WINNIPEG, SIR JAMES AIKINS DEMANDE L’EXECUTION DES MEMBRES DU CABINET RO-BLIN QUI ONT PREVARIQUE.Winnipeg, 3.— Pour la première et derniere fois de la présente campagne, Sir James Aikins a parlé hier soir à un auditoire de Winnipeg.On lui a fait un accueil sympathique mais ses lieutenants n’ont pas tous été aussi bien traités par la foule, qui s’est montrée parfois assez tumultueuse.Sir James a été précédé de quatre des candidats de son parti pour la ville de Winnipeg, et suivi de deux autres.L’assemblée a été ouverte par M.W.J.Boyd, un homme d’affaires âgé et respecté qui est candidat dans Winnipeg-sud; il a été écouté avec bien veil-anee, mais son successeur à la tribune, M.J.P.Foley, a été interrompu incessamment, surtout lorsqu’il a voulu expliquer l'appui qu’il a donné de temps en temps au gouvernement Roblin.L’assemblée devint orageuse et la police dut faire plusieurs expulsions.Le chef du nouveau parti libéral-conservateur, ainsi que Sir James Aikins a baptisé son parti, et fait un éloquent discours, malgré qu’il fût assez enroué au début par sa tournée électorale des deux dernières semaines.I! s’échauffa vite, cependant, et prononça une vigoureuse harangue qui lui valut à plusieurs reprises les acclamations de ses partisans.Les libéraux-conservateurs, dit Sir James, sont la majorité dans la province ; iis ont des principes politiques qui font d’eux une force salutaire dans le pays.Quant à lui il a hésité quelque peu avant d’en accepter la direction, mais il est heureux de faire sa part pour que le peuple ait l’occasion de porter son jugement sur les récents événements.Parlant des deux commissions royales, Sir James dit : “Vous avez devant vous la preuve qui a été faite, et j’aime mieux me soumettre à votre jugement qu’à celui de ces deux commissions.Quant à nos candidats, dit-il, je ne m’inquiète pas s’ils sont de vieux Tories, de nouveaux conservateurs ou des indépendants, du moment qu’ils adhèrent au magnifique programme démocratique que nous avons adopté.Blâmant le système de taxes direc-les établi par le gouvernement Norris, il déclare que le nouveau parti conservateur s'est montré vraiment démocratique en instituant le principe des conventions annuelles qui permettront au peuple de modifier la direction du parti s’il y a lieu.Sir James parle ensuite longuement des récents scandales et a déclaré (pie non seulement il ne s’oppose pas à ce que les rigueurs de la justice soient appliquées aux coupables, mais encore il tiendra à ce qu’on fasse restituer jusqu’au dernier sou les sommes qui ont été dérobées au trésor publie.Si les membres du cabinet Roblin ont prévari-qué, qu’ils en subissent les conséquences.Les libéraux demandent qu’on vote pour eux afin qu’ils punissent les coupables, mais qu’ont-ils fait polir lès punir ?Pas une seule démarche en ce sens n’a été faite encore.Sir James Aikins a terminé par un appel en faveur de la prohibition, pour laquelle, dit-il, il a combattu toute sa vie.FAITS-MONTREAL AVOCATS Bolto Postale 3511.— Adrrssr télégraphique, “Nahac.Montréal”, rél.Main 1250-1551.Code» : Ueben.West.On.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCTTBFTJR Edifiée Transportation — Eue Saint-Jaeqno* BLESSE PAR UN TRAMWAY.John Newman, âgé de 36 ans, demeurant 1019, rue Saint-Urbain, a été frappé hier soir par un tramway du circuit Amherst au coin de l’avenue du Parc et de la rue Duluth.Il a eu une côte brisée et s’est infligé des blessures au crâne.FRACTURE D’UNE JAMBE Un petit garçon de 7 ans, Armand Légaré, demeurant avec ses parents 268, rue Delisle, s’est fait briser la jambe droite hier après-midi par une voiture au coin des rues Delisle et Vinet.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame.CAMBRIOLEURS AU BAGNE Isaac Cohen et Ernest Gordon qui s’étalent avoués coupables, à la cour de Police, de s’être introduits dans des maisons, au nord de la ville, ont comparu hier, en cour des Sessions, devant le juge Bazin, pour recevoir leur sentence.Cohen a été condamné à quatre ans de pénitencier et Gordon, à deux.Cependant, ayant aussi à purger une condamnation de deux ans, infligé par le juge Cho-quet, pour action indécente.Gordon n’aura pas un meilleur sort que son ami.l’ioralda Brazeau qui confessa de même qu’elle avait reçu une bague, un bracelet et d’autres bijoux votés par Gordon, a été envoyée rue Fullum pour trois mois de prison, dont elle en a déjà vu passer deux, pendant que marchait son procès.RENVERSE PAR UNE VOITURE.Patrick O’Connell, âgé de 50 ans, demeurant à la Côte Saint-Paul, a été frappé par une voiture hier soir; à 11.45 au coin des rues Saint-Jacques et de la Cathédrale.Il a été gravement blessé à la tête.LES ABORDS DE L’ARSENAL Raoul Lefebvre et Michael Gain, accusés tous deux d’avoir cherche querelle à la sentinelle de la sal'.e d’exercice, coin Hôtel de Ville et Vl'iré, ont dû comparaître, hier, en cour du Recorder.Michael Gain ne put rien dire, étant alors dans un état d’ébriété des mieux conditionnés.Quant à son compagnon, il n été vertement tancé par M.Geof-frion qui le condamna à une amende de $6, le priant d’éviter le plus possible les abords de l’arsenal.MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691, Résidence.2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE,GADBOIS&NANTiL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.RO M U ÂUcTrOY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main 966._____MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tel.S.-Lotus 4207 HERVE ROCH, B.A., L.L.L AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17, 18 et 19 Tel.Main 3264 Société légale BARIL & ROCH CAMILLE TESSÎËR AVOCAT ET PROCUREUR -EST «734 - Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLE:, du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En face du carré Saint-Louis).PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 621) Boulevard St-Laurent.Montréal.Dr A.L.GUERTIN Maladies des Yens, des Oreilles, du Nez et de 1s Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU t 3 A 5 HRS.Tél.Bell Eat 6U4.DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENI* Près Marie-Anne.Tél- S.-Louis 3943.97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL MAIN 8728, ROCKLAND 931.Résidence : Est 5973, ANATOLE VANIER, B.A.LL.B, AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53.97 rue Saint-Jacques- Résidence : 180 Jeanne-Mance, Tél.Est 5973.GUY VANIER.B.A.LL.L.AVOCAT •7, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Main 1859.Résidence, 240 Visita-lion.Prêts sur hypothèque, achals de créances.TEL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Racîiel Est, Montreal PRIME J.MARSAN, notaire, 320a rue Amherst, coin Demontigny.Tél.Est 130t.Toujours divers montants d’argent à prêter._ DOCTEURS Dr HONORE THIBAULT L.D.S„ D.D.S.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU i 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 FERMIERE Demoiselle ou veuve même avec des enfants, ambitieuse du titre dé fermière, connaissant les deux langues, est demandée pour tenir intérieur chez eé'ibataire.34 ans.S'adresser M Biffa, South Fork, Sask A LOUER BUREAUX A LOUER 71a, rue Saint-Jacques, rez-de* chaussée et sous-sol, 5,000 pieds de planchers.Aussi plusieurs bureaux et suite de Lureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bé-dard, 55, rue saint-François-Xavier, AUTOMOBILES A LOUER Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.A VENDRE INGENIEURS CIVILS —¦-¦'¦Diplômé en hygiène Pub.—————— Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaire*, maladies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.6 à 8 p.m.Tél.Saint-Louis 3275.708 Parc Lafontaine, coin Marquette.HURTUBISE & HURTUB1SE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANOUE NATIONALE 99 rne Saint-Jacque:.TELEPHONES I Bureau: Main 7218.Résidence: Si-I.oai» 2143 JOS?MEUNIER et F^IUS^UJEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES ont transporté leurs bureaux au No 17 COTE PLACE D'ARMES Chambre 507 et 508 Tel.Main 3666.TurveyerTfrigon” INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans, Estimations et Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL.Téléphone Uptown 3808.MONTREAL.VINCENT^ & G1ROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15, RUE SAINT-JACQUES.TEL.MAIN 1168 HONORE GIROUARD.631 Saint-Hubert, Montréal Tél.Est 3723 J.ARTHUR VINCENT, Longusult Ex-chef du service des lignes et ni-veaux de Mon tréa 1.P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 422, 17, Côte Place d’Armes, Montréal, Tél.Bureau : Main, 7305 ; résidence : Saint-Louis, 2707.plus petit que soi et si les agents du poste de la rue Young y avaient songé ils n’auraient pas eu l’air du lion vis-à-vis le moucheron de la fable, en 'l’occurrence que voici : Un petit bonhomme de dix ans, sous mandat de la Cour des Jeunes Délinquants, devait être arrêté sur place.On envoie un, deux agents à peine.Us entrent chez le petit saccageur de magasin (rue Wellington) et conscients de leur impuissance sont forcés de faire appel aux pompiers, qui seuls, les alter ego des sergents, pouvaient déloger le morveux des trous où il se logeait.L’opération fut encore longue et ce n’est que quelques heures plus tard qu’ils parvinrent à le ramener dans leurs bras.LA PLUS NOBLE CONQUETE DE L’HOMME ! Charles Givoneau, âgé de 52 ans, demeurant 208, rue Saint-Dominique, a été rué par un cheval hier après-midi en déchargeant du charbon dans sa cave.Il a été transporté à l’hôpital Victoria avec une côte brisée.On craint des lésions internes.ACCIDENT DE TRAVAIL Herbert Hall, âgé de 39 ans, demeurant 401, rue Fullum, a perdu le pouce du pied droit, par la chute d’une pièce de fer de 800 livres à l’usine de la Canadian Steel Foundries, Limited, où il travaillait, hier soir.U a été transporté à l’hôpital Western.LES SUITES D’UNE RUADE Eugène Boucher, âgé de 8 ans, demeurant à Stanstead, a plusieurs os de la figure brisés et a perdu l’oeil gauche à la suite d'une ruade de cheval hier après-midi.Il a été amené à Montréal et transporté à l’hôpital Notre-Dame.NOYE REPECHE Le cadavre d’un journalier que l’on n’a pu encore identifier a élé trouvé flottant vers 6 heures hier soir près du hangar No 2 de la ligne Allan.Le noyé est âgé d’environ quarante ans.il mesure cinq pieds, huit pouces et pèse environ 150 livres.H a des cheveux bruns très épais et une moustache rousse.Ses vêtements consistent en une chemise de coton, des salopettes et des bottines noires boutonnées sans bas.On a trouvé dans ses poches la somme de $2.70.U porte tatouée sur le bras droit l’inscription suivante en encre de Chine: “Farewell Limerick”.INCENDIES.Deilx incendies se sont déclarés hier soir et ont nécessité l'intervention des pompiers.Le premier, au No 228 rue Old Orchard, Notre-Dame de Grâce ou le feu a causé peu de dégâts.Les pompiers de la caserne 34 en ont eu vite raison.Us ont dû cependant étendre des toiles imperméables au rez-de-chaussée pour protéger le mobilier.Un autre incendie a éclaté vers 9.30 à la fabrique de biscuits Masson et Saint-Germain, rue Ontario.Les dommages ont été surtout causés par l’eau et la fumée.Us sont considérables, car une grande partie de la marchandises a été gâtée.TRISTE PROMENADE.Six dames qui se promenaient en “surrez” au village d’Huberdeau sur ,1a Rivière Rouge, l’ont échappé belle hier.Le cheval qui les conduisait prit peur et fit mine de se jeter en bas d'un talus de 30 pieds dans la rivière.Une des occupantes, Madame Lauzon, tomba en bas de la voiture et se fractura le bras droit.Elle a été conduite à la gare du Mile-End et de là à l’hôpital Victoria.Les autres occupantes n’ont eu aucune blessure.CLUB LIBERAL S.-DENIS Tous les membres sont convoqués en assemblée spéciale pour jeudi soir, 5 courant.Affaires im-: portantes.— A.P.Pigeon, président.(Communiqué) LE LION ET LE MOUCHERON 11 faut toujours se méfier d’un Les plus Hautes Récompenses aux Expositions.Dubonnet LE MEILLEUR VIN DE FRANjCE TONIQUE APERITIF La Plus Grosse Bouteille L CHAPUT, FILS & Cie, Limitée, Montreal.A VENDRE OU A ECHANGER Belle propriété, rue Saint-Germain.5 logements, 1021 à 1023.Un prêt avec, la transaction.Z.May-rand, N.P., 1131, Saint-Denis.A VENDRE OU ECHANGER Un bel emplacement de 50 x 135, garni d’arbres fruitiers, au village de Contrecoeur.Z.Mayrand, N.P., 1131, rue Saint-Denis.IMMEUBLE TALBOT FRERES, courtiers d’immeubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne.Nous sommes des experts en propriétés de ville ou campagne, terres à culture, limites à bois, etc.Aussi échange de commerce pour propriétés terrains et balance de vente.Plusieurs demandes actuellement.Pour informations, s’adresser à Talbot Frères, 902, De Saint-Vaiier.Tél.Saint-Louis 6296.PROPRIETE A VENDRE Rue Marianne, entre Christophe-Colomb et Boyer.Maison de trois étages, façade en pierre, bien louée.Bonnes conditions.S’adresser à H.Paradis.4647 rue Bei-lerive, Terrasse Vinet, Longue-Pointe.TERRAINS A VENDRE Trois terrains, situés en race îles Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1073-1076.Vendra bon marché.S’adresser à 681 ave.Papineau.ARGENT A FRETER $1,500.00 A PRETER Sur première hypothèque.S’adresser à Comptoir Ville-Marie, 360 Est rue Sainte-Catherine, coin Berri.Tél.Est 3409.DIVERS ASSURANCE Les personnes qui ont déjà été refusées par les-compagnies d’assurances sur la vie peuvent obtenir de la protection en s’adressant par lettre à “Assurance-vie”, bureaux du “Devoir”, Montréal.CHANCE EXCEPTIONNELLE Bons de $40, 100 et 200 dollars, dans un.des plus beaux magasins de meubles et tapis de la ville, à vendre à bon marché.Saint-Louis 3494.SALLE A DINER_______ STAR BOARDINQ HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.00 par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs, N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.MAISONS D’EDUCATION ÉCOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME, LTÉE Saint-Hyacinthe, p.q.FONDEE EN 1900.Réouverture le 23 août.Prospectus sur demande.B.LALIME.principal.JARDIN D’ENFANTS S.-ANDRE D’ARGENTEUIL Ouverture des classes le 1er septembre pour garçons de 5 à 12 ans.Conditions: $10.00 par mois, blanchissage compris.214 Ste-Catherine Ouest, Montréal.FONDE EN 1895 Enseignement individuel le jour et le soir.Positions assurées.Prospec-j tus sur demande.Tél.Main 309.ANGUS GAZA, Princ.COLLEGE S.-ANSELME, RAQ^0N But : en»eljm«r l’tnrlais praUque aux Canadiens.Coura rommrrcial anarlala complet.aT« claaars aupplémentairea de Iran-(aia.ICntrée, 1er aeptembra.Demandez qr proapeetua.L.K.LAUZON, C.S.V.Directeur.Ce Joui uni est imprima au No « rua Saint-Vincent, b Montreal, par VIMPHIME ME PpPUt.AIBR ih rpsonnsnuititd Umltéaj.t.N.Cuevntr, uirunt-uenéraL VOL.VI.— No 1S1 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 4 AOUT 1915 3 ANGLETERRE FRANCE -T** LE BLOCUS EST LEGITIME Londres, dans ses réponses à Washington, déclare que les protestations américaines sont insoutenables au point de vue de la loi et de l’équité, — Prêt à se soumettre à un tribunal d’arbitrage.Washington, 4.— Les réponses de l’Angleterre aux dernières représentations américaines contre toute ingérence dans le commerce des neutres, rejettent entièrement la prétention que les arrêtés en conseil sont illégaux et justifient les mesures anglaises comme étant absolument conforme à la loi internationale.La réponse anglaise à la protestation des Etats-Unis contre le blocus des ports neutres c’est que cette protestation est insoutenable tant au point de vue légal que d’après les principes de l’équité internationale, et elle invite les Etats-Unis à soumettre à un tribunal d’arbitrage toutes les causes dans lesquelles ils seront mécontents des tribunaux britanniques.La réponse de la Grande-Bretagne, contenue dans deux notes dont l’une est supplémentaire, a été rendue publique ici, hier soir, et à Londres en même temps, après entente entre les deux gouvernements.Avec la publication de ces notes, on a également dévoilé la correspondance relative au vapeur américain “Neches”, qui a été saisi par les Anglais, alors qu’il était en route pour Rotterdam aux Etats-Unis, avec des marchandises de provenance allemande.Toute la correspondance comprend sept mille mots.Les changements de conditions de la guerre, soutient la note anglaise, demandent une nouvelle application des principes de la loi internationale.L’avènement du sous-marin, du dirigeable et les atrocités reprochées a l’Allemagne en Belgique sont cités comme une justification pour la, nature des mesures anglaises.Le blocus est justifié sur la prétention que le principe fondamental universellement reconnu d’un blocus consiste en ce qu’un belligérant soit en mesure “d’arrêter par des moyens effectifs le commerce' maritime de l’ennemi.” La note réitère que la Grande-Bretagne continuera à appliquer les arrêtés ministériels, dont on se plaint, bien qu’ils ne seront pas mis en viguettf sans recourir à tous les efforts possibles pour éviter des embarras aux neutres et elle fait observer que les statistiques américaines démontrent que toute perte commerciale avec l’Allemagne et l’Autriche a été plus que compensée par l’augmentation d’une activité industrielle d’autre sorte due à la guerre.“Dans la réponse générale aux représentations américaines contre les arrêtés-en-conseil, Sir Edward Grey, le ministre des Affaires Etrangères, s’adressant à l’ambassadeur Page, commence par exprimer l’espoir qu’il peut convaincre le gouvernement de Washington que “les mesures que nous avons annoncées ne sont pas seulement raisonnables et nécessaires en elles-mêmes, mais elles ne constituent qu’une adaptation des anciens principes du blocus à des circonstances particulières, auxquelles nous faisons face.“J’ai à peine besoin,” écrit Sir Edward, “d’insister sur l’obligation qui incombe aux alliés d’adopter toute mesure, en leur pouvoir, pour vaincre leur ennemi commun vu la répugnante violation des règles reconnues et des principes de la guerre civilisée, dont il s’est rendu coupable, au cours du présent conflit.’’ Sir Edward fait alors allusion aux atrocités commises en Belgique, à l’empoisonnement des puits dans l’Afrique allemande sud-occidentale, à l’usage des gaz asphyxiants contre les troupes alliées en Flandres, et, finalement, à la destruction du “Lusitania”, pour montrer “combien il est indispensable que nous ayons recours à toute méthode justifiable de défense.” En venant à la question du blocus des ports neutres, la note continue ainsi : “Dans les diverses notes, que j’ai reçues de Votre Excellence, le droit d’un belligérant d’établir un blocus des ports ennemis est admis; droit qui n’a aucune valeur, sauf en autant qu’il donne le pouvoir à un belligérant d’intercepter les exportations maritimes et les importations de son ennemi.Les Etats-Unis soutiennent maintenant ceci: Si un belligérant est dans une telle position que son commerce peut passer à travers les ports neutres adjacents aussi facilement qu’il le peut sur son propre territoire, son adversaire n’a pas le droit de s’interposer, et il doit restreindre ses mesures de blocus de façon à laisser ces avenues commerciales encore ouvertes à son adversaire.C’est une prétention, que le gouvernement de Sa Majesté ne se sent pas capable d’accepter, et qui lui parait insoutenable tant au point de vue de la loi qu’au point de vue de l’équité internationale.“11 ne peut admettre qu’un belligérant viole un principe de la loi internationale en appliquant un blocus, de façon à arrêter le commerce de l’ennemi avec les pays étrangers, par les ports neutres, si les circonstances font que l’application des principes du blocus so.it le seul moyen de le rendre efficace.Le gouvernement des Etats-Unis, en réalité, se déclare prêt à faire entrer en ligne de compte “les grands changements.qui sont survenus dans les conditions et les méthodes de la guerre navale, depuis que les règles qui gouvernent le blocus légal ont été formulées, et il reconnaît que le mode d’un blocus immédiat opéré par un cordon de navires dans la rade des ports bloqués, n’est plus pratique, en face d’un ennemi, qui possède les moyens et l’occasion de se défendre effectivement par l’emploi des sous-marins, des mines et des aéroplanes.” PRECEDENT LORS DE LA GUERRE CIVILE - Sir Edward Grey fait alors allusion à la guerre civile américaine, qui fut marquée par le blocus de 3,000 milles de côte avec un petit nombre de vaisseaux, et il rappelle comment les Etats-Unis eu- rent finalement recours au blocus “du territoire neutre avoisinant” qui facilitait la contrebande.Sir Edward Grey fait observer à àTambassadeur Page que les alliés font face aux difficultés, qui se présentèrent aux Etats-Unis, lors de leur guerre civile.“Dans le voisinage de T Allemagne, il y a divers pays neutres qui lui offrent d’excellentes occasions pour commercer avec les pays étrangers.Son territoire recouvert d’un superbe réseau de voies ferrées et de routes maritimes, qui lui permettent de faire passer son commerce aussi facilement à travers les ports, dans ces pays neutres, qu’à travers les siens propres.Un blocus, confiné aux ports de l’ennemi, laisserait ouvertes les routes par lesquelles toute espèce de commerce allemand pourrait passer aussi facilement que par les ports de son propre territoire.Puis, la note fait allusion à l’affaire du navire anglais “Spring-bols”, qui fut saisi par les croiseurs des Etats-Unis, durant la guerre civile.Et l’Angleterre ne fit, pourtant, pas de protestation.“Ce qui importe, en réalité, dans l’intérêt général”, dit la note, “c’est que l’application des anciennes règles ne doit pas se faire à moins qu’elles ne soient en accord avec le principe général, sur lequel est basé un droit belligérant admis, il est également essentiel d’éviter tout dommage non indispensable aux neutres.A ces conditions, on peut sûrement affirmer que les mesures que nous prenons pour intercepter les vivres, en route pour l’Allemagne, ou qui en viennent, correspondent pleinement.Nous ne toucherons pas aux vivres contre lesquels nous n’aurions pas le droit d’intervenir par le blocus si la position géographique et les conditions de l’Allemagne- dans le moment étaient telles que son commerce s’écoulerait par ses propres ports.Nous prenons tout le soin possible pour ne pas entraver le commerce réellement destiné aux pays neutres.Bien plus, nous avons adouci la rigueur de nos mesures à l’égard des neutres en n’ap-pliquaftt pas la règle qui était immuable dans l’ancien genre de blocus, à savoir que les navires et les marchandises en route pour la zone du blocus ou qui en viennent sont sujets à saisie.l.a note fait alors une revue élaborée des formes diverses par lesquelles ont passé les blocus, afin de démontrer qu’il n’y a pas eu d’uniformité de pratique sur les points même essentiels et elle déclare ceci : “Le seul principe qui est fondamental et qui a été universellement reconnu, c’est que, au moyen du blocus, un belligérant a le droit de faire cesser par des moyens efficaces, le commerce maritime de son ennemi.” En conséquence, sir Edward sou-tienl qu’il est impossible de maintenir qu’on puisse limiter le droit d’un belligérant d’intercepter le commerce de son ennemi ; de la manière suggérée dans les notes américaines à ce sujet.La note de sir Edward se termine par la remarque que les “statistiques des derniers mois démontrent que les pertes des Etats-Unis dans son commerce avec l’Allemagne et l’Autriche ont été plus que compensées par l’augmentation de l’industrie américaine, due à la guerre.Dans 5a note complétaire, sir Edward Grey établit un parallèle entre les lois qui gouvernenl les tribunaux des prises anglais, et les règles appliquées par les cours américaines.commentant surtout le cas de T“Amy Warwick”, devant la Cour Suprême des Etats-Unis, et il en conclut qu'il semble évident que les principes, appliqués par les cours de prises des deux pays sont identiques.La noie supplémentaire argumente alors longuement pour démontrer qu’il est possible à une cour de prise d’être gouvernée par la loi internationale et en même temps par la loi municipale, sous forme d’arrêtés-en-conseil.Elle en vient finalement au cas du vapeur “Zamora”, au sujet duquel, la cour de prise anglaises a déclaré que “les nations du monde n’ont pas besoin de craindre les arrêtés ministériels du gouvernemenl de ce pays ne violent les lois reconnues des nations.Sir Edward Grey déclare que tout citoyen des Etats-Unis a le droit de soutenir devant un tribunal de prise anglaise que l’arrêté ministériel anglais n’est pas d’accord avec les principes de la loi internationale.Si la cour des prises refuse d'abonder dans ce sens, et, si les Etats-Unis, après une décision du genre, croient avoir des motifs suffisants pour juger une telle décision non-fondée, libre à eux, de s’adresser à un tribunal international.Puis, sir Edward Grev cite le cas fameux du “Matamoros”, afin de montrer que la Cour Suprême des Etats-Unis a maintenu qu’elle avait le droit de renverser les décisions des cours de prises el “qu’il n’y avait aucun doute sur la juridiction d’un tribunal international pour reviser les décisions des cours de prises des Etats-Unis.” En ce qui regarde l’affaire du vapeur américain “Neches”, la Grande-Bretagne offre de faire une enquête spéciale, et elle répond qu’elle ne peut pas permetlrc le libre passage des marchandises, allant a l’Allemagne ou à une contrée placée sous son contrôle^ La littérature du terroir vous plaît?Avez-vous lu le roman de P.J.O.Chauveau, CHARLES GUERIN?11 est en cours de publication dans le NATIONALISTE.BATAILLE EN ARGONNE UN VIOLENT COMBAT S’EST ENGAGE DANS LES SECTEURS DE S.-HUBERT, MARIE-THERESE, FONTAINE AUX CHARMES QUI N’A PAS CEPENDANT MODIFIE LA LIGNE DE FRONT.Paris, 4.— Peu de chose dans le communiqué de l’état-major pour la journée d’hier.On relève des actions aux environs de Souchez, dans l’Artois, au cours desquelles on a fait un grand usage de grenades à main et de bombes.L’artillerie s’est montrée moins active sur tout le front durant la journée.En Argonne, une bataille assez violente s’est engagée dans les secteurs de S.-Hubert, Marie-Thérèse, Fontaine aux Charmes jusqu’à l’ouest de la forêt; ceci n’a entraîné aucune modification de la ligne de front.Aux environs de Vauquois, les Allemands ont fait exploser des mines, mais nos retranchements n’ont guère souffert.Sur la ligne de Ban de Sapt et de la forêt d’Apreniont, une vive canonnade se fait sentir, mais le rapport ne donne aucun détail sur les résultats de cette action.Nous avons repoussé les attaques en force de l’ennemi dans les Vosges, contre nos positions de Baneu Kopf et de la rivière la Linge, avec lourdes pertes, pour l’ennemi.Des dépêches non officielles de Hollande disent qu’une grosse bataille a fait rage le long du front anglais dans les Flandres depuis samedi; mais on n’en n'a reçu aucune confirmation.PRIERE POUR LE TRIOMPHE DE LA FRANCE.Paris, 4.— L’appel du pape Benoit XV en faveur de la paix a été suivi d’une lettre écrite conjointement par les cardinaux français Lucon, de Reims, Andrieux, de Bordeaux, Cahrières, de Montpellier, et Sevin, de Lyon, laquelle enjoint à tous les évêques français de désigner un jour de prière pour demander “une paix durable et le triomphe de notre armée.” La lettre passe en revue les circonstances dans lesquelles la neutralité de la Belgique a été violée ; la France a été attaquée par un ennemi qui s’était prépare de longtemps pour violer son territoire ; et elle déclare que la cause de la France est celle de la “justice et de la civilisation”, ajoutant que “cette cause est soutenue par une armée que la valeur de ses chefs et l’hé-* roïsme de ses soldats rendent invincible.” Le cardinal Amette, de Paris, n’a pas signé la lettre.Il a adressé, cependant, une lettre pastorale au clergé et aux fidèles de son diocèse, à l’occasion de la fête de l’Assomption, rappelant l’histoire de Jeanne d’Arc, qui répondit aux théologiens qui objectaient que si Dieu avait décidé de donner la victoire à Charles VII.il n’était pas nécessaire de combattre, par ces paroles: “Les soldats doivent combattre, et Dieu donnera la victoire.” -»- RUSSIE RESISTANCE ACHARNEE LA BARRIERE QU’ONT DRESSEE LES MOSCOVITES A L’ENVAHISSEMENT BOCHE PORTE A CROIRE QUE LA RUSSIE PEUT ENCORE SAUVER LA CAPITALE POLONAISE.Londres, 4.— La résistance acharnée que les Russes opposent aux Austro-Allemands et la lenteur avec laquelle les forces des envahisseurs ont pu se mouvoir au cours des quelques derniers jours ont porté à croire en certains quartiers que les magasins de munitions des Teutons commencent à subir ’effet du conflit prolongé et que la Russie peut encore sauver la capitale polonaise.Cependant, l’expérience du passé en ce qui concerne les tacliques allemandes démontre qu’à un ralentissement temporaire ont vite succédé de plus grands efforts, et quand le, feld-maréchal von Mac-kensen aura terminé ses opérations actuelles dans le sud-est, le feld-maréchal von Hindenburg, croit-on, renouvellera ses durs assauts sur le front du Narew.Pour le moment, en conséquence, le plus vif intérêt se reporte vers le sud-est, où, d'après le bulletin officiel de Berlin d'hier soir, les Allemands ont accru leurs positions au sud de Varsovie; les Autrichiens ont obtenu un succès décisif à l’ouest d’Ivangorod, et von Macken-sen, après avoir rencontré une résistance considérable, a brisé la ligne russe à l’est de Leczna et au nord de Cholm.Les Allemands ont remporté des succès analogues en Courlande et dans la direction de Lomza.Pour beaucoup de critiques militaires, les opérations en Courlande que dirige le généra! von Bülow offreht le plus grand danger pour les Russes, parce qu’une grosse victoire pour les Allemands en cette région leur permettrait de franchir les chemins de fer qui approvisionnent les armées russes.Plus à l’ouest, ils sont déjà rendus près de Poninweck, qui est le point de jonction de 2 embranchements du chemin de for Vilna-Petrogrnd.LA SITLUATION RESTE LA MEME AUTOUR DE VARSOVIE Petrograd, 4.— La situation à Varsovie n’a pas changé.Dès combats au nord el au sud de la ville se livrent à l’avantage des Moscovites qui contiennent obstinément l’ennemi, tandis que le gros d^ leurs troupes continue sa retraite en bon ordre.Jusqu’ici, tout - AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN Gants de soie pour hommes On trouvera au rayon le gant qui convient pour le temps chaud.C’est-à-dire le gant ayant du cachet, du confort, et de la fraîcheur.Les gants pour hommes sont en soie grise à extrémité des doigts doublés, 1 bouton pression en toutes grandeùrs.Le dessus en points unis, la paire .Le dessus brodé, la paire.Mouchoirs de toile pour dames 1.25 1.50 Gants Tan De fabrication Britannique, Dent’s et autres fabricants.Ces gants, tan sont à un bouton, à coutures piquées ou à reliefs, en différentes teintes de tan et à doigts, longs et courts 4 QO dans les pointures de 7 à 10.La paire .* ¦ W —Au rez-de-chaussée.Nous offrons des mouchoirs en toile d’Irlande de belle et forte qualité avec ourlet de Vg, % et % pouces en 12 par 12 pouces.Au prix de l’un .¦ Notre qualité “ SPECIALE ” Nos mouchoirs en cette qualité dont nous sommes fiers, sont d’une qualité très fine en toile d’Irlande authentique, grandes grandeurs.Kl par 13 pouces, ils ont des ourlets de Vg, 14 et Y2 pouces et malgré leur très belle qualité, nous en avons fixé le prix, l’un .Ou à la douzaine .1.15 4: Salon de beauté Cheveux et coiffures, en cheveux humains véritables.Tresses en toutes teintes, excepté gris, ondulations permanentes; 3 brins séparés peuvent être employés pour une deux ou trois tresses.22 pouces de long .1.75 24 pouces de long .3.00 26 pouces de long .4.00 24 pouces, gris pour assortir toutes teintes, depuis 3.50 Nous assortirons vos cheveux à toutes teintes au prix ci-dessus.Toutes commandes par la poste recevront nos soins immédiats.—Loge de Droite, Escalier Principal.Sous-vêtements pour dames En belle qualité Suisse à côtes, de nos séries de $0.85 à $1.45, il y en a peu, et ils doivent partir.Jeudi, OC la pièce .(Pas d’échanges).—Au rez-de-chaussée.Confiserie Sucre à la crème et à la noix de coco .15 la boîte d’une livre Nous recommandons cette spécialité délicieuse pour les jours d’été; nous la préparons en deux parfums, à la vanille et à la fraise, avec Raisins Sultana comme garnitures.Jeudi, la livre en .15 —Au rez-de-chaussée.w .10 —Au rez-de-chaussée.Pyjamas pour fillettes Ces pyjamas sont en deux pièces et conviennent pour fillettes et garçonnets.Les modèles sont jolis, les couleurs, Rose, Bleu et tout Blanc.Les grandeurs de 2 à 14 ans.Nous les avons vendus de 1.25 à 1.50.Mercredi pour en finir avec cette série, les deux pièces Chemises de nuit pour fillettes En belles cotonnades, les unes à cols hauts et longues manches, les autres croisées, garnies de bonnes dentelles lavables; tailles de 8 à 12 ans.Pour faire disparaître les 75 qui nous reste, nous les avons marquées.Mercredi à.m+S+ÿ —Au premier.boite va bien pour ce qui est de la disposition des années russes.Dans les divers engagements, les Allemands ont subi de grandes pertes, tellement grandes qu’ils ont dû amener de France plusieurs corps pour prêter main-forte à l’armée de Hin-denberg qui n’épargne aucun effori pour enfoncer la ligne reliant ()s-trolenja à la voie ferrée de Varso-vie-Petrograd.Vendredi et samedi, plusieurs combats sanglants se sont livrée à environ 20 milles d’Ivangorod.Quand on écrira l’histoire de la guerre, le retraite des Russes, le long de la Vistule, sera regardée comme un des plus beaux faits d’armes de tout le conflit.Si l’envahisseur compte remplir ses magasins dans la région située à l’est de la Vistule, il sera amèrement désappointé.11 est probable qu’il ne s’emparera pas d’un seul obus qu’il n’aura pas pris sur le champ de bataille.La marche des Allemands est très lente parce que les Moscovites ne leur permettent pas d’aller plus vite.Chaque pied de terrain conquis coûte infiniment plus aux ennemis qu’aux Russes.ANGLETERRE LE SERVICE OBLIGATOIRE LE “ DAILY MAIL ” RECLAME A GRANDS CRIS LA CONSCRIPTION ET LA CESSATION COMPLETE DE L’EXPORTATION DU COTON EN ALLEMAGNE.Londres, 4,—Dans un article de fond, intitulé : “ Réveillez-vous, po-litiques ! ”, le “ Daily Mail ” revient à la charge, hier matin, en faveur du service militaire obligatoire et de la cessation complète de l’exportation du coton en Allemagne.Au début, l’article fait allusion aux célébrations qui curent lieu, aujourd’hui, dans tout l’Empire pour marquer la détermination bien arrêtée de cohtlinuer jusqu’au bout la lutte pour la liberté de l’humanité.II dit ensuite : 11 serait bien si chaque assemblée envoyait un message réconfortant aux membres du cabinet de coalition, leur rappelant ce que la nation attend d’eux à cette heure d’un danger sans précèdent, et s’ils adoptaient une résolution en faveur du service militaire obligatoire et de la cessation immédiate de l’exportation du coton.“ Si ce pays doit être vainqueur”, continue-t-il, “ les chefs de la nation doivent faire preuve d’une plus grande énergie qu’ils n’en ont déployé depuis le commencement de la guerre.La nation est prête.“ La première réforme que tous sont unanimes à réclamer à grands cris, c’est l’introduction du service militaire obligatoire.Le droit de se dérober a été préservé jusqu’ici au prix d’éi.ormes dépenses et de graves injustices d’homme à homme.Le volontariat ne peut plus nous donner les hommes dont nous avons besoin et fournir les recrues suffisantes pour maintenir les nouvelles armées dans leurs pleins effectifs.La vérité pure est que tant que nous nous en tiendrons au volontariat, nous ne pourrons donner que la moitié de notre effort.“ Quant à la cessation de l’exportation du coton en Aliening!.e, c’est un fait maintenant notoire qu'après douze mois de guerre et un changement de gouvernement, nous n’avons nnr encore déclaré la matière première de la poudre des Austro-Allemands contrebande de guerre.Nous avons bien proclamé la laine, l’huile, les outils, les cartes à grande échelle et autres matières semblables contrebande de guerre, mais nous avons fait exception pour ce qui serf à l’Allemagne à tuer nos soldats.¦’ -a- LE VATICAN LE S.-PERE ET LA BELGIQUE LE CARDINAL GASPARRI REPETE QUE LES PAROLES ATTRIBUEES AU PAPE AU SUJET DE LA NEUTRALITE BELGE SONT FAUSSES.—- L’AVEU DE L’ALLEMAGNE.Paris, 4, — A la suite du récit de M.Latapie et des démentis donnés à sa version, l’cx-ministre de Belgique près du Saint-Siège a prié l’éminent cardinal secrétaire d’Etat de bien vouloir préciser d’une manière plus complète les réponses et la pensée du Saint-Père sur les questions relatives à la Belgique, dont il avait été parlé dans 1 audience de M.Latapie.L’éminent cardinal a bien voulu consenlir à cette demande et vient d’adresser au ministre de Belgique une longue lettre concernant la violation de la neulrnlité de la Belgique et la situation du clergé belge et du cardinal Mercier.Voici le passage de cette lettre relatif à la neutralité: “Relativement a la neutralité de la Belgique, je dois confirmer à Votre Excellence, de la manière la plus catégorique, que le Saint-Père n’a pas donné à M.Latapie la réponse que celui-ci a publiée.Voici la vérité à ce sujet: “Le chancelier de l’empire allemand.M.de Bethmann-Hollweg, a déclaré ouvertement, le 4 août 1!)14, en plein parlement, qu’en envahissant le territoire belge, l’Allemagne viola la neutralité de la Belgique, contrairement aux lois internationales.“D’ordinaire, dans les conflits actuels, une partie accuse, l’autre nie, et le Saint-Siège, qui ne peut faire la lumière au moyen d’une enquête, se trouve dans l’impossibilité de se prononcer.Dans le cas présent, au contraire.le chancelier allemand a reconnu que l’invasion de la Belgique était une violation.Celle-ci se trouve, par conséquent, directement comprise dans les paroles de l’allocution consistoriale, du 22 janvier dernier, par lesquelles le Saint-Père réprouve hautement toute injustice de quelque côté et pour quelque motif qu’elle soit commise.“Dans l'intervalle, il esl vrai, l’Allemagne a publié certains docu-menls de l’état-major belge, dont elle s’est proposée de tirer la preuve qu’antêrieurement à la guerre, la Belgique avait manqué aux devoirs de la neutralité el que, partant.celle-ci n’existnit plus nu moment de l’invasion.Il n’appartient pas nu Saint-Siège de trancher cette question historique et pareil ju-gement n’est pas nécessaire à son but, même si on admettait le point de vue allemand, encore reslcrnit-il toujours vrai de dire que l’Allemagne, de l’aveu du chancelier, pénétra dans le territoire belge avec la conscience d’en violer la neutralité et, par conséquent,, de commettre une injustice.“Cela suffit pour que cet acte doive être considéré comme directement compris dans les termes de l’allocution pontificale." CANADA 1500 MITRAILLEUSES REÇUES EN CADEAU Ottawa, 4.— Jusqu’ici 1,500 mitrailleuses ont été offertes aux divers contingents canadiens, grâce à des souscriptions particulières.Il y a une semaine le nombre en était de 1,000.ce qui représentait un chiffre de $1,000.000, ou $1,000 pièce.Durant l’intervalle, 500 sont venues, ce qui représente maintenant $1,500,000.Ces nouvelles armes demanderaient 40 artilleurs par bataillon.Quand les canons promis seront aussi dans les tranchées, les différents corps canadiens seront aussi bien approvisionnés que les troupes allemandes qui sont supposées avoir seize canons par bataillon.* * * HORS DE COMBAT Ottawa, 4.— A part quelques légères exceptions, tous les hors-de-combat d’aujourd’hui, signalés sur les listes, le sont depuis avril et mai.13ième bataillon.— Déjà rapporté comme disparus, aujourd’hui: Arthur Fleury, 313 avenue Kinsington, West-mount, Montréal.Prisonniers de guerre: Roy S.Gould, 59 rue Montmorency, Montréal.22ième bataillon.— Mort à Shorn-cliffe, juillet 23.—Joseph Victor Harvey, Murray Ray, Québec.WESTMOUNT DONNE UNE MITRAILLEUSE REGLEMET CONTRE LE LAIT IMPUR.Le conseil municipal de Westmount a voté hier soir une somme de deux mille dollars pour offrir une mitrailleuse au Ministère de la Milice, et a autorisé, de plus son comité des finances à étudier la question d’un aéroplane destiné aux mêmes lins.On se proposé aussi de faire suivre des cours d’aviation aux jeunes “westmountais” qui se sentiront des goûts élevés.De plus, on a passé en première lecture un règlement imposant des pénalités aux fournisseurs de lait inférieur.L’échevin McKer-gow a déclaré qu’une grande proportion du lait servi aux familles de Westmount est de qualités très inférieure et cpi’il serait à désirer que le gouvernement provincial nomme des inspecteurs chargés de faire cesser cet abus dangereux.Le nouveau règlement comporte une amende de $40 ou deux mois de prison aux laitiers trouvés en contravention.UNE OCCASION DE VISITER QUEBEC ET LE FAMEUX SANCTUAIRE DE S.-ANNE DE BEAUPRE.Cet avantage est offert par ta compagnie du Ganadien-Nord, au taux exceptionnellement bas de $3.50 aller et retour.Départ par le train régulier, quittant Montréal à 11.30 p.m., le 7 août; limite de retour, le 10 août.Le camp militaire de Valcnr-tier, à 17 milles au nord de Québec, sur la ligne principale du Ganadien-Nord, vaut aussi la peine d’être visité.Pour détails, s’adresser à l’agent des passagers du Canadien-Nord, 230 rue S.-Jacques.Tel.Main 6570.Retenez vos billets de bonne heure.réc.Y ' vV; * ON DEMANDE Des travaux dTim pressions DE TOUTES SORTES Prix modérés, promptitude, ouvrage parfait.LE DEV0I 43 rue S.-Vincent tel.MAIN* 7461 Notre représentant ira vous voir sur demande.AU CLUB OUVRIER LAFONTAINE ELECTIONS.— L’ADMINISTRATION MUNICIPALE CRITIQUEE.A l’assemblée des membres du club Lafontaine, tenue hier soir, à la salle Gagnon, on a procédé à l’élection des officiers.Les résultats en ont été les suivants : Président, M.Ernest Trudel ; 1er vice-président, M.Napoléon Chénier ; 2ème vice-président et secrétaire-trésorier, M.J.E.Huot.Après cette première élection, il y eut la nomination des délégués à la fédération d.s clubs ouvriers.Les discours les p.us importants ont été prononcés par M.Elphège Paquette et M.J.Guérin qui ont fait appel à l’union ouvrière pour revendiquer les droits du travailleur, et changer à fond de train contre le régime municipal et ceux qui en ont actuellement la direction.L’attitude prise par le club Lafontaine, au point de vue municipal et ouvrier, a été appuyé, hier soir, par tous les représentants des clubs ouvriers présents aux séances.FRANÇAIS DE QUEBEC CITE A L’ORDRE DU JOUR Québec, 4.— Une lettre reçue par M.de Saint-Victor, agent consulaire de France à Québec nous apprend que M.Christian Chaume!, réserviste français de Québec, qui s’embarqua dès les premiers jours de la mobilisation pour rejoindre son régiment en France, vient d’être cite à l’ordre du jour pour sa bravoure et son courage.ACCIDENT A LEVIS Québec, 4.— Un ouvrier du nona de Raoul Deniers, domicilié à Lévis a été blessé, hier, aux chantiers de construction de la nouvelle cale-sèche de Lauzon par la rupture d'une grue qui supportait une lourde charge de pierres.Atteint à la tête par 1 une de ces pierres, le manoeuvre fui relevé inconscient et portant une large entaille au crâne.11 a été transporté dans sa famille après avoir reçu les soins du Dr Bélanger.\ 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 4 AOUT 1915 VOL.VL — No 181 LA VIE SPORTIVE FETE NAUTIQUE DE BELOEIL ET DE SAINT-HILAIRE LES REGATES ANNUELLES AU-RONT LIEU SAMEDI ET DIMANCHE PROCHAIN.— COURSES DE CANOTS, CHALOUPES ET YACHTS.— ILLUMINATION DES EMBARCATIONS ET RESIDENCES.MONTREAL GAGNE ET PERD CONTRE LE PROVIDENCE LES ROYALS ONT REMPOR TE LES HONNEURS DE LA PREMIERE JOUTE PAR 9 A 3, MAIS ONT PERDU LA SECONDE PAR 4 A 3, APRES DIX REPRISES.FLYNN ET WHITEMAN FRAPPENT POUR LE CIRCUIT.Montreal et Providence se sont partagé les honneurs de la journée d’hier, les Royals gagnant la première parlie par 9 à 3 et perdant la seconde par 4 à 3, après dix reprises d’un jeu des plus émouvants.Sans une regrettable erreur de Whiteman, qui manqua le coup de Shean, à ia lüème, les Royals auraient pu remporter celte partie.Toute une série d’erreurs ont élé commises par les joueurs de Dan.Howley et Cadore reçurent un support déplorable .La première fut un duel de lanceurs entre Schultz et Fullerton, jusqu’à la cinquième reprise, alors que Providence menait par I à 0.Les Royals s’assurèrent huit points dans celte manche sur autant de coups réussis, dont un pour le circuit par Flynn, un trois-buts par Paul Smith, et des deux-buts par Devlin et Nash.Devlin cl Paul Smith vinrent deux fois au bâton dans cette reprise et placèrent la balle à tout coup en lieu sûr.La deuxième partie fut un beau duel de lanceurs entre Cadore et Comstock, qui fut remplacé par Oeschger, à la huitième manche.Mais, Cadore n’eut pas de chances, et ses co-équipiers jouèrent une partie lamentable derrière lui.U retira sept frappeurs au bâton et n’accorda que deux buts sur balles.Au cours de cette joute, White-man frappa un coup de circuit en envoyant la balle sur la rue Sainte-Catherine.Les deux clubs joueront encore oct après-midi, au parc Atwater à 3.30 p.m.Miller lancera probablement contre les Grays, qui enverront Oeschger au feu contre les Royals.Première partie: Fabrique, ss.McNally, 3b .Shean, 2b.Shorten, cf.Ons’.ow, lb.Haley, c., Eavres, rf.Powell, If.Schuliz, p.xTulwiler .Nash, ss.Irelan, 2b.Whiteman, cf.Flynn, lb.Devlin, 3b.P.Smith, rf.Holden, rf.F Smith, If.Madden, c.Fullerton, p.IDENCE \.R.R.H.Po.A.E.4 0 1 0 5 0 4 0 1 3 i 0 3 1 1 4 5 1 4 1 1 1 0 0 3 1 2 8 2 0 4 0 î 5 2 0 3 0 i 2 0 0 3 0 0 T 0 1 3 0 0 0 2 0 1 0 0 0 Ô 0 32 3 8 24 17 9 TREAI Ab.R.H.Po.A.E.3 0 1 1 4 0 3 0 1 6 4 0 4 1 0 0 0 4 4 1 2 11 0 0 4 2 2 1 0, 3 1 2 3 0 0 1 1 T 0 0 0 3 1 i 1 0 0 4 1 i 3 0 0 4 1 i 0 3 0 33 9 12 27 12 0 UNE PARTIE DE TREIZE REPRISES A SAINTE-AGATHE Il y a eu dimanche dernier, à S.-Agathe des Monts, une très intéressante partie de balle au camp entre le club “Nord Indépendant” de Montréal et le club de S.-Agathe des Monts.La lutte a été excitante du commencement à la fin et le résultat a été de 2 à 1 en faveur du S.-Agathe des Monts.La parl'ie a duré treize reprises, alors que P.Daoust, le lanceur du S.-Agathe des Monte, enregistra le dernier point pour son club en volant le marbre et donna ainsi la victoire à son club.C’est la plus belle partie de balic.au camp qui s’est jouée à S.-Agathe des Monts depuis nombre d'années.Les deux lanceurs ont bien fait leur devoir.P.Daoust a retiré 18 hommes au bâton, et J.Tremblay, du Nord Ind„ 17 hommes.Leblanc, du S.-Agathe, a frappé un trois buts.La prochaine partie, dimanche prochain, à S.-Agathe des Monts sera jouée par le club Magnétique, de Montréal, et le S.-Agathe des Monts.Voici le partie en détail: Nord Ind.0000100000000—1 6 6 S.-Agathe.0000001000001—2 0 6 Batteries — Nord Indépendant, J.Tremblay et G.Bouchard; S.-Agathe P.Daoust et Massue.Arbitre: Rév.M.McDougall.Marqueur: Paul Forget.Le club de S.-Agathe des Monts serait prêt à jouer avec tout club amateur de Montréal.Pour informations s’adresser à Jacques Malouin, N.P., S.Agathe des Monts.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées, hier après-midi, dans les séries des ligues de balle au camp Nationale, Américaine et Fédérale : LIGUE NATIONALE 1ère partie :— Boston.000110300— 5 9 0 Pittsburg.000020110— 4 12 3 Ragon, Hughes et Gowdy ; Cooper, Kantlehner, McQuillan, Murphy et Gibson.2ème partie :— Boston.301200000— 7 11 1 Pittsburg.002000000— 2 8 0 Tyler et Whaling ; Harmon, Gon-solman, Murphy et Schang.Chicago-Philadelphie.Terrain détrempé.Cincinnati-Brooklyn.Pluie.Saint-Louis -New-York.Terrain détrempé.POSITION DES CLUBS LES FETES CHAMPETRES ET SPORTIVES DE AHUNTSIC PATINOIR TRANSFORME EN SALLE DE SPECTACLE xFrappa pour Schultz à la 9ème.Résultat par reprises: Providence.000101001—3 Montréal.OOOOSOOlx—9 SOMMAIRE: Coups de 2 buts, Shean, Irelan, Nash, Devlin', Holden, P.Smith.Coups de 3 buts, Onslow.Coup de circuit, Flynn.Coups sacrifiés, Shean, Eayres, Irelan.Double jeux, Fabrique à Shean à Onslow, 2; Irelan à Nash.Buts sur balles, de Schultz, 2; de Fullerton, 1.Retirés au bâton, par Schultz, 4; par Fullerton, 3.Frappé par le lanceur, Powell.Laissés sur les buts, Providence, 5; Montréal, 3.Arbitres, Freeman et Harrison.Deuxième partie: PROVIDENCE A.B.R.H.Po.A.E.5 0 1 0 à 0 5 12 3 10 5 2 3 5 3 0 5 0 3 0 0 0 41 1 12 0 0 Fabrique, ss.McNally.3b.Shean, 2b.Shorten, rf.Onslow, lb.Casey, c .Tutwiler, cf.Powell, !f.Eayres, If.Comstock, p.Oeschger, p.3 0 1 9 3 0 .5 0 2 I 0 0 .3 0 0 0 0 0 .1 0 0 0 0 0 3 0 0 0 1 G.P.P.C.Philadelphie.51 41 .554 Brooklyn.50 45 .526 Boston.49 4(> .516 Chicago.47 45 .511 Pittsburg.47 47 .500 New-York.14 46 .489 Saint-Louis.46 .M .474 Cincinnati.40 53 .430 LIGUE AMERIC AINE Détroit.101)000000— I 8 1 .OlOOOOIOx— 2 4 et Baker ; Shore Boston.Govelskie Cady.Saint-Louis.000000000— 0 5 0 Washington.000000001— l 8 1 Koch, Weilman et Agnew ; Ayres et Henry.Philadelphie- Cleveland.Terrain détrempé.New-York-Chicago.Terrain détrempé.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Boston.50 34 .634 Chicago.58 36 .617 Détroit.58 37 .611 Washington.49 46 .516 New-York.?45 47 .489 Saint-Louis.38 57 .400 Cleveland.57 .394 Philadelphie.32 62 .341 LIGUE FEDERALE Buffalo.010000000— 1 9 3 Saint-Louis.242110l)x—10 11 1 Anderson, Lafitte et Blair ; Crandall et Chapman.1 0 0 1 0 0 Baltimore.Kansas City.1ère partie Brooklyn.Pittsburg.010001000- .200000001- .001000002— 3 .000000000— 0 Totaux.40 4 13 30 14 0 MONTREAL Ah.R.IB.P.o.A.E.Totaux .32 3 4 30 17 4 xFrappa pour Cadore à la lOème.Résultat par reprises: Providence.(1110120001—4 Monlréal.0000030000—3 SOMMAIRE: Coups de 2 buts, McNally, Nash.Coup sacrifié, Casey.Buts volés, Shorten Irelan.Buts sur balles, de Comstocks, 5; de Oeschger, 1; de Cadore, 2.Retirés au bâton, par Comstocks, 5: par Oeschger, 3; par Cadore, 7.Double jeux, Shean à Onslow; Cadore à Howley; Howley à Irelan à Howley.Laissés sur les buts, Providence, 8 ; Montréal.0.Frappé par le lanceur, Holden.Durée de la joute, 1.45.POSITION DES CLUBS 2ème partie :— Brooklyn.000000020—2 Pittsburg.2001lOUOx- Newark-Chicago.Terrain détrem- Nash, ss.4 1 t •» 3 0 pe.Irelan, 2b.2 1 0 2 5 0 POSITION DES CLUBS Whiteman, cf.5 1 1 ô 1 0 G.P.P.C.Flvnn, lb.4 0 1 9 1 0 Kansas City.56 41 .577 Devlin, 3b.2 0 0 0 1 0 Chicago.55 43 .561 Holden, rf.; 3 0 0 5 0 1 Pittsburg.52 42 .553 F.Smith, IL.4 0 0 2 0 0 Newark.52 44 .542 Howley, c.4 0 0 9 2 1 Saiint-Louiis.>.51 46 .526 Cadore, p., .3 0 1 1 4 1 Buffalo.45 55 .450 xAlineida .1 0 0 0 0 0 Brooklyn.45 55 .450 — — Baltimore.34 64 .317 DANS LA LIGUE CANADIENNE Une seule partie a été jouée, hier, dans les séries de la ligue Cana-(’rienne, alors que le club Guelph triompha «le l’Ottawa par 8 à 7.Les autres parties ont dû être remises à cause de la pluie.Résultat par reprises : Guelph.10043001)0— 8 14 2 Ottawa.022300000— 7 9 6 Auld, Carney el Harkns ; Schroe-der, Shocker el Powers, Brantford-London.Remise.Pluie.Saint-Thomas-Hamilton.è Remise Providence .G.56 P.30 Pc.655 pluie.POSITION DES CLUBS Buffalo .50 32 .610 G.P.P.C.Harrisburg.46 39 .541 Ottawa.47 32 .595 Montréal .47 42 .529 Guelph.37 32 .536 Bochesler .39 48 .442 Hamilton.35 31 .530 Toronto .38 50 .432 Brantford.34 34 .500 Richmond .38 51 .427 Saint-Thomas.33 41 .431 Jersey City .33 55 375 London., .27 U .397 Si l’on tient compte de l’encouragement généreux que reçoivent les organisateurs, et de l’excellent travail que font les membres du comité, les grandes fêtes sportives et champêtres annuelles qu’organise le “ Club des Amusements ”, de Ahunteic, pour les 13 et 14 août prochain, obtiendront un succès colossal.On sait que, n’eût été le désir ardent qu’ont les organisateurs de ces fêtes, de réjouir, par des récréations saines, la jeunesse et spécialement les plus petits qui habitant Ahunt-sie, dont plusieurs d’entre eux Français d’origine, ont quelques-uns des membres de leur famille au service de leur patrie, cette fête n’aurait pas eu lieu, cet'e année du moins.Devant la forte pression exercée par les résidants de toutes les localités longeant la Rivière des Prairies, les officiers du Club des Amusements n’ont pas hésité à sacrifier quelques heures de leur temps pour Organiser ces deux jours de fête, geste qui, dans les circonstances, est vraiment humanitaire.Les dames et les demoiselles qui s’occupent plus spécialement des deux soirées de Tombola, qui auront licoi les 13 et 14, dans le patinoir du Club des Amusements, se sont réservées d’offrir à notre église paroissiale un objet de haute valeur qui sera acheté à même les bénéfices de celte fête.Grâce à I heureuse et bienfaisante initiative de M.T.Bastien, on a déjà commencé à construire, dans le patinoir où auront lieu ces deux soirées de tombola, un magnifique plancher qui transformera ce patinoir en une spacieuse salle des plus confortables.Les fêtes commenceront, le vendredi soir, 13 août courant, par ta tombola dont le programme comportera de très grandes distractions nouvelles, en outre de plusieurs numéros de musique et de chant exécutés par les membres de la nouvelle Chorale Sainte-Cécile de Ahuntsic, sous la direction de M.Jean Goulet, le virtuose très connu.Le samedi après-midi suivant, aura lieu, sur le terrain de balle au camp du Club des Amusements, la fête des enfants, dont le programme comportera des courses de tous genres et différentes distractions.Cette fête du samedi après-midi, qui commencera à une heure précise, sera absolument gratuite pour tous les enfants.Il n’y a que les parents qui paieront 10 sous pour un siège d’es-Irade.La tombola sera continuée, le samedi soir, avec de nouvelles attractions et un nouveau programme de concert et le tout se terminera par l’encan d’objets de toute beauté qui pourront être achetés à des prix exceptionnels.Le dimanche après-midi suivant, aura lieu l’importante joute de balle au camp entre l’Athlétiquc, de Saint-Arsène, et Ahuntsic.Madame Hector Quevillon, 1 ¦ secrétaire de l’organisation de la Tombola, prie respectueusement les dames et demoiselles de Ahuntsic qui désirent aider l'organisation en cette circonstance, de bien vouloir communiquer avec elle.Elle exprime aussi l’opinion qu’il est très difficile de communiquer avec chacune des dames ou des demoiselles personnellement.GRANDE FÊTE A MONTREAL-SUD SAMEDI, 11 SEPTEMBRE 1915.La paroisse de S.-Georges de Montréal-Sud est à organiser une fêle qui surpassera tout ce que l’on a vu jusqu’ici, fête religieuse el patriotique à la fois.Déjà les différents comités se sont mis à l’oeuvre et tous rivalisent de zèle pour en faire un véritable succès.Plusieurs personnes influentes du comté Chambly ont promis leur appui et se proposent d’y assister.Que tout le Comté Chambly se le dise et cette fête sera une grande fêle de famille.Nous donnerons plus tard le détail du programme «le cette journée tné morable organisée au profit de la chapelle.Le l'irage de la magnifique coutellerie en argent qui devait avoir lieu le 5 août est remis à cette date, afin de permettre aux personnes qui n’ont pas encore remis leurs billets aient le temps de le faire.Voici la liste des différents comi tés: Comité de réception: M.et Mme Gust.Favrenti, présidents; MM.Israël Breton, A.David.Comité «le la fêle religieuse: M.Julien Lord et Mlle Rosanna Lefebvre, présidents; MM.Raoul Lord, Albert Lessard, curé.Comité de la musique: M.I-éon Contant, président; M.P.Lord.Comité des Rafraîchissements: M.H.Lapierre «et Mme I,arose, présidents; MM.A.R.Roissy, A.Roi vin.Comité des courses: \I.Eug.Bergeron, président; MM.G.Breton, E.Gratton, J.Lonl.Comité de balle au camp; M.Avila Breton, présidait; Pierre Lefebvre, junior, Art.Maekay, Marc Mackay, jr.Comité «lu fat d'artifice: M.R.Du-mesnil, président; Eug.Bergeron, J.Patenaude, fils, Cl.Patenaude.Comité de la table de rafle: Mme Julien Lord, présidente.Comité «les fleurs: Mme H.La-pointe, présidente.Comité des insignes: Mme Eug.Bergeron, présidente.Comité de la construction: M.Pierre Lefebvre, président; MM.H.Lapointe, J.Imrd.Comité de la paix: M.Marc Mackay, sr, président, La cinquième fête nautique annuelle de Beloeil et de S.-Hilaire aura lieu samedi et dimanche prochain alors que des courses de canots» chaloupes et yachts seront disputées.Les officiers en charge de ces ré-régates travaillent ardemment depuis plusieurs semaines et tout fait prévoir que cette fête nautique remportera un succès sans précédent.Voici la liste des officiers et le programme des deux jours: OFFICIERS Commodore, Hon.Juge L.P.Brodeur; Vice-Commodores, J.H.Rainville, M.P., J.L.Perron, M.P.P.; Présidents-Honoraires, Rév.M.le curé Jeannotte, Rév.M.le curé Barré, Hon.Rod.Lemieux, Hon.P.G.Martineau, Hon.Juge Loranger, Ed.Robert, MJP.P., I.Préfontaine, M.C.Campbell, IL Barsalou, Dr A.A.Fou-cher, A.E.DeLorimier, C.R., R.Monty, W.B.Evans.Vice-présidents honoraires, Son Honneur M.le maire de Beloeil, Son Honneur le maire de S.-Hilaire, Son Honneur Je maire de la paroisse de Beloeil, R.R.Charlebo'is, R.Emard, Jos.Loranger, Oscar Desautels, B.Campbell, J.W.Lee ours.Président actif, Edmond Duchar-ine.Vioe-présidienls, Hon.Juge Laurendeau, Alfred Duran lean.Secrétaire-Trésorier, Docteur J.A.Saint-Pierre.Assistants Sec.-Tréoriers, Rod, Bernard, F.Dufresne.Juges du départ, E.J.Christmas, président; Rod.Daigle, A.H.Campbell.Juges, MM.L.N.Noiseux, J.A.E.Déliassé, J.G.A.Gendreau, P.Lamontagne, A.M.Brodeur.Lyons, L.Langevin, J.Desmarais, Pierre Chi-vé, William Garighty, Jos.Vincent.Maître de Cérémonie, Paul Hudon.Polices, Paul Prendergast, J.Du-charme, R.Brunet.PROGRAMME Samedi 7 août 1915 à 2.330 fars p.m.L—Chaloupes à moteur détachable, 2 milles.2.—Yachts à 1 cylindre, 3 milles.3.—Yachts à 2 cylindres, 5 milles.4.—Yachts à 3 et 4 cylindres, 8 milles.5.—Yachts de famille, 10 milles.7.—Free for ail (ouverte) 15 milles.Dimanche, 8 août 1915 à 2.30 hr,s p.m.1.—Skifs, 2 rameurs, Messieurs.2.—Chaloupes (fond plat) 2 rameurs, Dames.3.—Canote, 1 aviron.Monsieur.4.—Chaloupes, (fond plat) 2 rameurs, Dame et Monsieur.5.—Canots, 2 aviron, Messieurs.6.—Chaloupe, (fond plat) 1 rameur, Monsieur.7.—Skifs, 1 rameur, Dame.8.—Chaloupes, (fond plat) 2 rameurs et 1 aviron.Messieurs.9.—Canots, 2 avirons, Dame et Monsieur.10.—Chaloupes ((fond plat) 1 paire de rames, messieurs de 16 ans et au-dessous.11.—«Bangle race, 1 rameur, Monsieur (canots, chaloupes ou skifs.12.—Chaloupes, (fond plat) 1 paire de rames, Demoiselles de 16 ans et au-dessous.13.—Canots, 4 avirons, Messieurs.14.—Skifs, 1 rameur, Monsieur.15.—Chaloupes, (fond plat), 7 avirons.16.—Chaloupes, (fond pial) 1 paire de rames, Dame.17.—Course à la nage.18.—Poteau graissé.Plusieurs prix seront donnés pour l’illumination des chaloupes et canots.L'illumination des résidences et' des embarcations aura Heu samedi soir.Des prix seront aussi donnés pour l’illumination des résidences.S’il fait mauvais temps samedi, le 7 au soir l’illumination sera remise au samedi suivant.La distribution des prix aura lieu à la salle de Beloeil, dimanche soir, le 15 août.COMMERCE ET FINANCE Lit CAPITAL A LA BANQUE AMERICAIN PROVINCIALE $28,475,000 SEULEMENT ONT ETE M.MARTIAL CHEVALIER EST CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÊDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphon« Bell.Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-Francoia-Xarier.Montréal J N.CABANA F.A.CABANA EMIS POUR LES MAISONS AMERICAINES EN JUILLET.New-York, 4.— Les compagnies i de chemins de fer d’industries et au-; très n’ont émis aux Etats-Unis, au I cours du mois de juillet, que pour.$28,475,000 de capital nouveau, soit une diminution de $82,630,000 sur juillet, 1914.Le total des offres d’obligations, de billets et d’actions jusqu’à date cette année pour des fins commerciales a été de $811,127.000 soit $296,-723,000 de moins que l’an dernier.Comme en Europe t’aide apportée aux gouvernements a relégué au second plan les émission de capital pour des fins industrielles.Le mois dernier le Canada a reçu $45,000,-000 des banquiers américains qui ont prêté aussi $43,000,000 à la France contre ta garantie de valeurs américaines.Jusqu’ici les Etats-Unis ont peut-être fourni $300,000,000 aux gouvernements étrangers depuis le commencement de la guerre.On compte que de plus fortes sommes soient encore avancées avec l’augmentation des exportations de matériel de guerre, de coton, de grains et de vivres.LES VENTES DTMMEUBLES Le chiffre des transactions d’immeubles, de huit qu’il était lundi est monté à 42 hier.Voici les plus importantes ventes : Union Cold Storage Co.(en liquidation) à Wm.Mann, Wilson, Paterson Co.( partie du lot 1470, avec édifices rue Col-borne, partie de 1471, rue Wellington, nord-ouest de 1471, rue Young et lot 1477 coins Wellington, Young et Murray, $150,000.S.Boutin à E.Brais, lots 7-489 et 490, rue S.-André, quartier S.-Denis, $14,180.— J.J.Dorais à H.Lamou-reux, les lots 165-131 à 133a, S.-Laurent avec édifices.Grande Allée de Florence, $14,253.— P.L.Turgeon à F.Gobeüle, sud-est du lot 324a avec édifices 117 et 119 rue Pontiac, $12,450.— V.A.Pilon à Mme R.Houle, lot 53-103, Hoche-laga avec édifices 569 à 577 rue Dezery, $9,000.— Myer Foy à S.G.Greenspon, lot 493-2 avec édifices 1288-90-92 rue S.-Urbain, $9,600.— L.O.Jalbert à Nap.Michon, lot 25-487 et sud-ouest du lot 23-486 avec édifices rue Chambly, $8,500.— P.Routhier à O.Sauriol ses droits au lot 1207-59 avec édifices 826-28 rue S.-André, $2,250.— J.A.Bégin à .i.E.Lalonde, les lots 152-80-81-85-86 sans édifices, rue Bandfield, N.-D.de Grâce, $7,200.LA CHORALE SAINTE - CECILE DE AHUNTSIC Cette nouvelle organisation de chant a eu sa deuxième répétition hier soir, dans les salles de M.Trefflé Bastien, à Ahuntsic, en vue des grandes fêtes qu’organise.le "Club des Amusements” de cet endroit pour les 13 et 14 août prochain.Au dire des amateurs présents, celte chorale, avec les éléments qui la constituent, est appelée à faire parler d’elle avant longtemps et atteindre une grande renommée dans le monde artistique.Voici les noms des personnes nui font présentement parlie de ectte chorale: Soprani : Mlles N H.Lemeiiii, Juliette Bastien, Eugénie et Berthe Fisher, A.Turgeon, G.Rioux, A.Dupré, G.Dupré, L.Rochon, G.Provost, Juliette Paquette.Alto : Mlles M.V.Delorme, Brault, Germaine Bastien, Alice Delorme, G.Délorme, G.Lapierre, N.Rioux, G.Turgeon.Tenor: MM.V.Désautels, H.Dé-saulels, Fred Bouillon.Ernesl Tremblay, A.Guénette, P.Valade, A Lefebvre.Bariton : MM.J.A.F.Gravel, L.P.Corbeau, Hector Lelièvre, J.Morency.Basse : MM.Rosario Désautels Théo.Lanctôt, Pierre Lauzon, N.Stanford.G.des Trois-Maisons, B.Bertrand, V, Brault.Celle puissante chorale est sous l’habile direction de M.Jean Goulet el a comme accompagnateurs nos doux jeunes artistes que le oublie amateur de Montréal a élé à même d’apnrécicr en différentes oecasions: Mlles Gabrielle et Cécile Allard Vendredi soir prochain, il y aura une troisième répétition à huit heures précises.On procédera à l’élection des officiers de cette chorale.LES ETATS-UNIS S’ENRICHISSENT Washington, 4.— La balance sur les-transactions mercantiles avec l’étranger pour la semaine dernière a atteint le maximum depuis la troisième semaine de mars.Les exportations des treize principaux ports ont été de $54,234,659 et les importations de $30,258,698, la balance du commerce étant de $23,975,871 pour les Etats-Unis.Les droits des douanes perçus ont été de $3,694,780.Les exportations du port de New-Y’ork ont été de $35,401,287, les importations de $17,226,494, et les douanes perçues de $2,675,995.Philadelphie vient ensuite pour les douanes.On a exporté 69,539 balles de coton durant la semaine ce qui fait depuis le 1er août, 1914, un total de 8,510,507 balles.LE B.& M.VA MIEUX Boston, 4.— L’augmentation des taux pour les marchandises et les voyageurs jointe à la diminution du coût d’exploitation ont eu pour résultat un gain de près de $2,000,000 pour le chemin de fer Boston and Maine, au dire du rapport du président, M.J.H.Husits.Le déficit cette année a été de $334,462, comparé à $2,044,-742 pour l’année derniere.S.-Z0TIQUE 1er vs CERCLE S.-ZOTIQUE S.-ZOT1GUK 1er vs CERCLE S.- ZOTIQUE.C’est dimanche prochain que ces deux fortes équipes en viendront aux prises pour un enjeu de $50.00.Depuis longtemps, le public en faisait la demande, car la rivalité est très grande entre les deux équipes.Le Cercle invite le public à venir l’aider à vaincre la forte équipe du S.-Zotique 1er, car le gérant Asse-lin se promet bien de remporter une victoire.M.l’échevin Létourneau mettra la balle au jeu à 3 heures précises, sur le terrain de la ruc_ S.-Ferdinand.BALLE AU CAMP A S.-SCOLASTIQUE Sainte-Scholastique.4.— Nous aurons l'avantage d’assister à deux parties consécutives, samedi et dimanche prochain, les 7 et 8 août, sur notre terrain.Samedi, nous aurons la visite du club Sainte-Monique; la partie aura lieu à 4 heures p.m., et dimanche, à trois heures précises, une autre partie où nos joueurs auront à faire face au club des employés de la “Montreal Light.Heat and Power Co.” Monsieur le maire Benjamin Pressault mettra la balle au jeu.Par suite d’un malentendu entre les deux gérants, la parlie de dimanche dernier entre Grenville et Sainte-Scholastique, a été conlre-mandée.ELU ADMINISTRATEUR ET M.j NARCISSE PERODEAU, COM- j MISS AIRE-CENSEUR.Les administrateurs de la Banque Provinciale du Canada viennent d’appeler au bureau d’administration de la banque M.Martial Chevalier, directeur général du Crédit Foncier Franco-Canadien, eu remplacement de feu l’honorable Louis Beaubien.Le poste de commissaire-censeur de la Banque Provinciale, devenu vacant par la nomination de M.Chevalier, sera rempli par M.Narcisse Pérodeau, conseiller législatif et ministre sans portefeuille dans le cabinet provincial.Le Crédit Foncier Franco-Canadien dont M.Chevalier est directeur-général, est comme on le sait, d’institution de prêts fonciers la plus importante du Canada, ayant déjà soixante millions de dollars prêtés sur des hypothèques.Cette institution est affiliée à la Banque de Paris et des Pays-Bas, à Paris, dont M.Thors, le fondateur du Crédit Foncier Franco-Canadien, est le président.La Banque Provinciale est singulièrement favorisée de personnes marquantes dans les bureaux d’administration de contrôle.Le président, M.H.Importe, a été choisi pour représenter la province de Québec dans la commission fédérale des achats de gui'rre.Les autres administrateurs de la Banque Provinciale sont; MM.AV.F.Carsley capitaliste, et Tancrède Bienvenu administrateur de la Cie “Lake of the AVoods Aiming”, vice-président; G.M.Bosworth, vice-president du Pacifique^Canadien ; Alphonse Racine, Ci., de la maison Alphonse Racine, Limitée; L.J.O.Beauchemin, de la Librairie Beauchemin, Limitée; Martial Chevalier, directeur-général du Crédit Foncier Franco-Canadien.Les commissaires-censeurs sont: sir Alex.Lacoste, C.R., ex-juge en chef de «la Cour du Banc du Roi; le Dr E.P.Lachapelle, administrateur du Crédit Foncier Franco-Canadien, et M.N.Pérodeau, Ci.bourse de*Montreal Cours fournis par Ta maison Fortier* Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.Cabana & Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateun Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 1777 i ALFRED HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.bureau 2C RUE S.-SACREMENT Tél.Main 6761 v*leors ; Ouv.Clôt, valeurs ouv.jciôt.BellTélC.145 Nor.Ohio.Bra.x.L.&p 54 N .S S.A CL.80 Can.Car.10«% lôi “ pfd.“ pfd.115 114 OîUv.Mill.127 Can.Cem.28 44 pfd.117 “ pfd.90% eux.* p.120 Can.Cot.L 25 Penman».49 » pfd Québec Rr 10 Ca.ConTçr 34 R.A O.N.C.Can.Pacif.u New 147 146% Sherwin W 55 Can.Loco.4tt 18% •• pfd.99 “ pfd.Spa.Rir Co 5 Crown Res .40 .35 “ pfd.35 Dét.Kl Kv.62 St.Co.ofC.24% Dom C.C®.98 “ pfd.Dom.T.pfd 100 91% Tor.Ry .iii Dom.S.Cor.89% 39k Tooke Bro 16 Dom Park.120 “ pfd.Dom.T C.73 71% Tuck.Tob.29 u pfd." pfd.90 Dul.s.s.StA Twin City.94% 44 pfd.“ pfd.Dul.SUD.5-3 Winn.Ry.180 H.Can.Po.*¦ pfd Br.No.Am.145 Goodw.Co 26 Commerce 203 44 pfd.75 Dominion, Hill.Collie.Hamilton.111.Trac, pd 61 Hochelaga Ü9 160 L.»tW(LC.129% Merchan ts 180 " pfd .Molson».201 Mac Do.Co.8 Montréal.Mack Cm.79V, Nationale.132% “ pfd.«6% Nova*Scoti 261 Mex.L.&R 46 Ottawo.207 pfd Québec.119 M.& S-P.Royal 221% 44 .pfd Standard.M.L.U.&P, 216% 215 Toronto.211 Mt.Cet.Ltd Union 140 44 pfd.lôô 99 136 220 Nipisaitig .79% 110 120 my; 24% BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.STOCKS DemJoffTe.STOCKS Pern.Offre, Atnal.Cop i Me*.Petro 82 81% Am.Be.Su g | 80% 81klN.-Yor.Cen 90% 90 Ainer.Can r>9% 59%IN.Y.o.& w: Am Cr.& F| B9% 62% Norf.St We Amer.Ice.Norî.Pacifi Amer.Loco 56% 55J/fi New Hare.Am.Sm.&a 80% SIX Pennsjrlva.iÔ7% 197% Amer.Suga .¦ , People.Gas Anaco.Mg 70V„ 70*; Reading.149% 149% At.T.& s.r io;% 101%iRock.Islan 16% 17 Bel t.Sr Ohi| 81^ 80% " Pr.Bath.Steal.j 278% 289 jSouth.Pac.87% 873% nro.Ra.T.86% 86%; South.Rail 74% 14% Cnn.Pacifi.146% 145 i “ Pr.Cen.Leath.j 42 42VÛThird Ave.Ches & Obi 42 42 Twin City.Ch.M.& S P 82% 81’VlJnio.Pac.129% 129% C.F.& I 40% 40%|U.8.St.Cor.69% 69% Cou.Gat ,l Pr.Del.Sc Hud] -.• Utah Cop.66% 67% Den.A R.G.Vir.Chemi “&RG.pr i - W’t.Union De Un.Ry .W’t’h.Elec 111% 111% Krie Com.?7% 27% wool worth Gr.N .,pr.ns :19 Pr.- .Illin.C ntr nter-Mtr.21% 1 21% “ pr I 76 70 Leh Valley; 143% i 143% Loti.a Nas J .Mi.S-p.Asl .1, M.Kt.X; Tl.-i i i » », .y y.U.« Pacifib 2% 2% A LAJB0URSE Le marché local dans les valeurs industrielles était fort ce matin avec iron en tète de l’activité.Il .s’est vendu 800 actions de cette valeur durant la première demi-heure à 38.Iron atteignit 39 pour se vendre à 38 7-8 à midi.Iron priv.se vendait 91).Scotia gagna 1 1-4 atteignant 78 1-1 avec le Dominion Bridge en hausse à 131 3-8.Le Shawinigan avec droits était actif à 3-4 et 7-8.Voici les prix d’ouverture, le maximum du midi et tes cours à midi des principales autres valeurs ; Steel 24 7-8, 25, 24 1-2; Locomotive.48 1-4 ; Can.Car, 100, 101 1-2 ; Scotia Privil., 110 ; Royal Bank, 221 1-4.Le marché local continue à la hausse à l’instar de celui de New-York.ASSURANCES f 8 TEL.MAIN 966 ^ HORACE-MECQUE Ch.623 EdificeTransportation HOTEL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50 Prix spécial pour les voyageurs d< commerce.$2.00 par jour.DOMINION cf SPRINGHILL Charbon bitumineux, à n- - peur et à gaz .BUREAU GENERAL d„ VENTES J U2Kue Saint-Jacques.Montréal SOULIERS DECOUVERTS avec courroie (pumps) pour Dames, Jeune» Filles et Enfants, à des prix très avanta* geux et défiant toute concurrence.A.S.LAVALLEE LE PLUS GRAND FOURNISSEUR DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES, 97 à 101 BOULEVARD S.-LAURENT Tél.Est 1846.Coin Vitré.Parc DOMINION Tante cette semaine, deux fois par jour.GRANDE ATTRACTION GRATUITE ASCENSION EN BALLON et DESCENTE EN TROIS PARACHUTES ENTREE AU PARC, 1(1 sous.L’ASSURANCE DESJMPLOYES New-York, 4.— Les 8,000 employés de tramways de la Brooklyn Rapid Transit, qui sont à l’emploi de la Cie, depuis deux ans, ont reçu l’offre d’une assurance sur leur vie, donl leurs patrons paieront la moitié «le la prime.Si 5,000 acceptent une police de $1,000 chacun, il n’y aura pai d’examen médical.Le B.R.T.a fait un contrat avec Ja Cie Travelers Insurance de Hartford, Conn, pour des assurances à condition.Si les 8,000 employés profitent de l’offre le coût des primes sera de «$50,000 par année, dont ia moitié sera payée par la compagnie LA BOURSE DE NEW -YORK New-York, 4.— Après une ouverture indécise le marché s’établil soudain à la hausse, avec une forte demande des titres de l’acier et du pétrole.Les cuivres et les valeurs industrielles suivirent les valeurs de guerre.Le Bethlehem Steel qui s’était clos à 268 hier ouvrit à 278 3-4 puis d’un bond s’élança à 287.un gain de 19 points pour la nuit et de 12 sur son dernier maximum.California Petroleum gagna 3 1-2 el Crucible Steel, 3.United States Steel monta de 1 1-8 à 69 7-8 au-dessus (des meilleurs chiffres «ie 1914 et 1913 quand il payait des dividendes.Il y eut certaines réactions suivies d’améliorations.Les titres des chemins de fer varièrenl peu.~ LES DIVÎDENDES La Banque d’Hochelaga.— Dividende régulier de 2 1-4 pour cent payable le 1er septembre aux actionnaires inscrits le 16 août.La maison de provisions Lovell and Christmas, de Londres, 477.— S.Hirs- reich, du même lieu, défendeur.Le trei-chorn, demandeur, vs L.Campeau, défen- zième jour d’août 1915, à dix heures de deur.Le 14ième jour d’août 19f5, à 11 heu- ravant-midi, à la place d’affaires du dit res de l’avant-midi, au domicile du dit dé- défendeur, nu No 37 rue Beaubien, en la fendeur, au No 426 rue Workman, en la Cité de Montréal, seront vendus par auto-Cité de Montréal, seront vendus par autorité rlté de justice les biens et effets du dit dé-dr justice les biens et effets du dit défen- fendeur saisis en cette cause, consistant en deur saisis en cette cause, consistant en ameublement rie magasin, tabac, cigares, meubles de ménage, etc.Conditions: argent liqueurs, etc.Conditions: argent comptant, comptant.H.A.Cinq-Mars, H.C.S.j F.X.Champagne, .C.S.^Montréal, 4 août 1915._______ Montréal, 4 août 1915.___ ^ ^ PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont- PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 6715.— S.Croys- réal, Cour de Circuit No 6478.— S.Hirs-dill, demandeur, vs F.Connelly, défendeur, chorn, demandeur, vs S.Bourdeau, défen-Le Ifième jour d’août 1915, à une heure de deur.— Le 14lè.me jour d’août 1915, à 12 l’après-midi, au domicile du dit défendeur, heures de Pavant-midi, au domicile du dit au No 18 de l’avenue Union, en la Cité de défendeur, au No 577a rue Albert, en la Montréal, seront vendus par autorité de jus- Cité de Montréal, seront vendus par autorité lice les biens et effets du dit défendeur sai- de justice les biens et effets du dit défen-sis en cette cause, consistant en meubles deur saisis en cette cause, consistant en de ménage, rtc.Conditions: argent comp-; meubles de ménage, etc.Conditions: argent tant.R.Dralnvllle, H.C.S.comptant.H.A.Cinq-Mars, H.C.S.Montréal, 4 août 1915.I Montréal, 4 août 19Ïô.en deux chevaux.Conditions: argent comptant.J.B.Trudeau, H.C.S.Montréal, le 4 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2084.— Oscar Desautels, demandeur ès-qualité, vs J-Emile Boivin, défendeur.Le treizième jour d’août 1915, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 101 rue Saint-Denis, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.-E.Coutu, H.C.S.Montréal, le 4 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 372.— Robert Cordon & Son, Ltd., demandeurs, vs Cartwright Automatic Press Co., of Canada.Ltd., défenderesse.Le 13ième jour d’août 1915, à 10 heures de Pavant-midi, à la place d’affaires de, la dite défenderesse, au No 65 rue Dnlhousle, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en machineries, etc.Conditions: argent comptant.S.C.Marsan, H.C.S.Montréal, 3 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réwi, Cour Supérieure No 4626.—The James Robertson Co.Ltd, demandeurs, vs Z.Bérard, défendeur.Le 13ième jour d’août 1915, h 10 heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 2174.rue S.-Dominique, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions: argent comptant.P.Charbonnenu, H.C.S.Montréal, 3 août 1915.FEUILLETON DU “DEVOIR” COMME UNE TERRE SANS EAU.Jacques des Gâchons 16 (Suite).—Vous partez déjàà?déplora le bon Marchois.Et il regarda sa bûche à peine au tiers consumée.Vous prendrez bien le café avec moi : Vous n’avez pas encore goûté à ma vieille fine?Camille enfilait péniblement son pardessus.Il réprima un mouve-ment d’humeur, mais il résista à la tentation de demeurer au chaud et, après avoir remercié avec de vagues excuses, il sortil dans In nuit glacée.A longues enjambées, il rejoignit le quai, aperçut dans la brume, moulant de la Seine, les deux étroits et hauls tuyaux de la blanchisse^- rie.Le fleuve roulait noir, lugubre.Sur l’autre rive, quelques fenêtres éclairées avaient l’air de grosses étoiles tristes.Au loin, à gauche, quelques réclames lumineuses abîmaient l’harmonie le ce paysage mystérieux.Camille ne vit rien que les lueurs rouges des becs de gaz et In brume plus opaque qui lui entrait jusque dans la bouche, jusque dans les yeux.H fut bientôt sur le seuil même de son logis.La porte était entr’-ouverle et il en ressentit une sorte de contentement.Il entra à pas de loup, passa sans être vu devant la loge de la roncicrgo.qui était, en même temps, sa femme de ménage et qui avait toujours la manie de causer.L’escalier était assez chichement éclairé, de loin en loin, par les globes à travers lesquels on voyait danser le flamme du gaz.Mais 'Camille le savait déjà par coeur.Les premières marches étalent de larges dalles de grès incurvées sous ’es pas des générations.Tout l'escalier du reste était fatigué et penchait du mur vers le centre de la cage.Après trois étages, les marches s’arrêtaient.Il fallait soulever le loquet d'une porte et l’on apercevait les premiers degrés d’un escalier de bois qui menait aux deux autres étages, taillés dans les combles, et aux mansardes.Camille habitait au cinquième.Il saisit la rampe de corde et gravit, d’un seul élan, ce long tunnel obscur qui menait à sa chambre.I! se souvint seulement alors qu’il devait prendre dans la loge son bougeoir et son courrier.“Son courrier!” Quelle ironie ! Qui donc songeait à lui écrire?Sa femme devait être au milieu de l’Atlanlique, aidant sa belle-mère à organiser quelque concert pour les Argentins et les Brésiliens du bord.Elle ne l’avait même pas prévenu de la date de son départ.D’ailleurs, Hélène avait horreur d’écrire.Mais, il y avait ses amis, Maraca-jas, Patriesco, les autres.“Ça, des amis! allons donc! des saltimbanques!” Personne au monde ne songeait à lui, sauf peut-être Gisèle, qui ne savait pas écrire.On avait confié la petite à deux cousines d’Hélène, les demoiselles Farau, qui possédaient un très modeste bien à Noi-sy-le-Roi, près de Versailles.Car il avait été décidé que Gisèle, dans la débâcle, deviendrait orpheline.Camille n’était pas encore parvenu sur son palier qu’il avait cessé de penser à sa femme, à sa fille, à ses amis.Quant à son bougeoir, eh bien ! pour une fois H s’en passerait.Et il frotta une allumette pour introduire sa clef dans la serruc.11 se coucherait sans chandelle, voilà tout.D’ailleurs il y avait une sorte de clarté.La concierge avait oublié de fermer In fenêtre, et la chambre, glaciale, était envahie par cette vague lueur dont Paris colore les nuages et qui se reflète sur les toits et jusque dans les plus obscurs appartements.Camille alla fermer sa fenêtre, puis il tâtonna vers les meubles, vers la commode.Il y avait bien des chandeliers, mais veufs de cire.II ne restait décidément qu’à se jeter au Ht.Camille empila ses lourds vêtements sur une chaise, se passa un peu d’eau sur le visage, sur les mains, et il se glissa, en frissonnant, entre ses draps.Ah! ce n’était plus son large lit de cuivre de la rue de Courcelles, avec, sous la main, les sonnettes et les poires électriques, son lit doux et ferme, mais c’était un lit.Camille s’y enfonça, s’y enfouit comme les malheureux se jettent à l’eau; il releva la couverture jusqu’à son front, il tira â lui le traversin, se cala, essaya, tout recroquevillé sur lui-même, de se réchauffer le plus vile possible et, les yeux fermés de force, les dents serrées, il chercha à bâillonner loutes les voix qui voulaient encore parler en lui, à aveugler toutes les cases de son pauvre cerveau, à effacer de su mémoire qu'il exislâl un homme du nom de Camille Joubert, que cel homme avait vécu ce jour-lâ et qu’il aurait encore à vivre le lendemain! C’est surtout cet oubli-là que Camille poursuivait dans le sommeil, l’oubli de l'avenir.* * * En janvier, ce n’est qu’aux environs de huit heures que le soleil, perçant la brume matinale, s’insinue entre les doigts que sont les persiennes sur le visage des maisons et traverse le rideau des paupières.Les paresseux peuvent s’en donner à coeur joie et imputer leur mollesse à la saison.Camille Joubert avait en outre l'excuse de n’avoir pas de bougie.Mais i! ne pensait guère à se chercher des justifications.L'affaire importante, pour lui, était de ne pas ouvrir les yeux, et, si le sommeil fuyait, de le prolonger en une sorte de néant où se fondaient son corps et ses pensées jusqu'à ne plus former qu’une pâte incolore, une boue amorphe.Vers dix heures, la faim le jeta hors des couvertures.La concierge avait ordre de déposer devant sa porte le pot de lait bouilli et les croissants qui constituaient son déjeuner du matin.Une lampe à alcool, posée sur sa table de nuit, lui permettait de réchauffer le Init et c'était au lit, revêtu d’un pyjama, qu'il mangeait ce frugal repas.Où étaient les oeufs à la coque, le chocolat et les rôties de la rue de Courcelles?Mais, où donc aussi le boudoir d’Hélène?Après In vente qui suivit leur séparation à l’amiable, Hélène accepta les trois quarts du maigre caoita! qu’ils s’étaient ainsi constitué, et Camille, par peur enfantine d’un nouveau désastre, déposa sa part dans une compagnie d’assurance, sur la tète de sa fille, ne se réservant à lui-même que le strict nécessaire pour payer, d'avance, le plus modeste loyer et pour manger pendent un an.Il ne se donnait qu’un an à vivre de la sorte.Non point qu’il estimât que les événements se chargeraient de modifier l’avenir: composée de journées assommantes dont il était obligé de dormir une partie pour en voir le bout, une année lui apparaissait comme une immensité incommensurable.Et il avait acheté, d’occasion, conseillé par Rigal, un petit mobilier d’étudiant.—Monsieur Camille, lui avait dit le praticien, il va vous falloir recommencer la vie.Ce n’est pas la diable.Il y en a qui partent biVu plus tard.“Recommencer ma vie, eh blent il en a de bonnes.Rigal t Je ne veux rien recommencer du tout.Je me sens beaucoup plus près de la fin que du commencement! Vu pour le mobilier, — c’est plus sage que l'hôtel, — mais c’est tout ce que je puis faire pour üui!” (A suivre) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 4 AOUT 1915 VOL.VI.— No 181 Le temps qu’il fera | Fortes brises du nord-ouest.Pluie I ce soir et demain.! Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 Est rue Notre-Dame.R.de Meslé, gérant.Aujourd’hui Maximum Même dnte l’an dernier Aujogrd’hui Minimum .Même date l’an dernier 65 7fi 52 50 Baromètre: 8 h.matin.20.15; 11 h.matin, 30.10; midi, 30.05.DEMAIN, JEUDI, 5 AOUT Notre-Dame des Neiges.Lever du soleil, 4.47.Coucher du soleil, 7.24.Lever de la lune, mat.Coucher de la lune, 3.56.Nouvelle lune, le 10, à 5 h.58 m.du soir.SEPT CENTS MILLE AMES TELLE EST LA POPULATION DE LA VILLE DE MONTREAL, Y COMPRIS CELLE DES MUNICIPALITES ADJACENTES.—PLUS DE NEUF MILLE MAISONS INOCCUPEES.LE QUO WARRANTO CONTRE a.McDonald LE JUGE MONET EN ACCORDE J L’EMISSION A LA DEMANDE DE | M.THIBAUDEAU ET L’AFFAIRE DEVRA MAINTENANT ETRE PLAIDEE AU MERITE.LA GUERRE L’ENNEMI SE RETIRE SUR L’ISONZO La ville de Montréal, en y comprenant les municipalités adjacentes, a maintenant une population de 714,700, selon tes estimés présentés par la maison Lovell dans l’Indicateur cpii vient de paraître.Voici .comment ce total se décompose: Montréal.617,130 Maisonneuve.39,070 Verdun.28,000 Westmount.13,500 Outremont.12.000 Voici maintenant le chiffre comparé de Ja population des autres villes canadiennes qui ont plus de 100 000 habitants.Montréal.714,700 Toronto.534,322 Winnipeg.273,047 Vancouver.197,283 Hamilton.105,000 Ottawa.101,795 L’indicateur contient environ 204,200 noms.11 y a dans la ville 9.145 maisons, 995 magasins et 184 bureaux actuellement inoccupés ; l'année dernière, il y avait d'inoccupés 4,626 maisons, 506 magasins et 176 bureaux.Sur 3,697 bureaux 623 sont actuellement vacants.H y a 1,356 rues.MORT DU R.P.LOUIS GRAIL, S.-J.Québec, 4.—Le Rév.Père Louis t’irait, S.J., est décédé, hier soir, à l'Hôtel-Dieii du Précieux Sang, en cette ville, après quelques semaines de maladie, à Page de 61 ans et 5 mois.Le Père Grail naquit en France, dans le diocèse de Puy, d’où il fut expulsé par ic gouvernement français, tl se réfugia en Espagne, puis fut envoyé au Canada, en 1911.Scs funérailles auront lieu demain matin, et le corns sera transporté au Sautt-au-Récollet pour inhumation.CINQUANTE ' VICTIMES A ERIE TEL EST LE BILAN DE L’INONDATION D'HIER.— UN VRAI RAZ DE MAREE.Erié, Pen., 4.— On estime (pie cinquante personnes ont perdu la vie dans l’inondations d'hier soir.Le sinistre a 'été causé par le torrent qui s’est échappé de Mill Creek, après que Ja chaussée de G ten wood eût été emportée.Les flots se sont précipités à travers la ville sur une étendue de deux arpents de largeur et d’un mille de longueur.Les dommages s’élèveront à environ trois millions de dollars.La police et les pompiers ont travaillé toute la nuit dans les ruines pour en retirer les victimes.On n’en a trouvé que quatorze jusqu’à présent.La vague destructrice avait une hauteur de plus de cinq pieds et s’est précipitée sur la ville avec de lourds débris arrachés sur son passage et qui lui donnaient une force irrésistible.Le maire Stern a demandé des troupes pour maintenir l’ordre dans la région dévastée de la ville.LES DEGATS A BUFEAI.O Buffalo, 4.— La tempête d’hier soir a arrêté la circulation des trains du Lake Shore et du Nickel Plate, jusqu’à huit heures ce malin, alors que les communications furent rétablies au moyen de voies temporaires.Des ponceaux nom-( breux ont été enlevés, et un pont s’est effondré sous un convoi de marchandises, de sorte que la tâche des officiers du chemin de fer n’était pas aisée .A un certain endroit, tes quatre voies du Cake Shore et les trois du Nickel Plate ont été complètement arrachées par le flot, sur une longueur de six milles.La tempête a atteint son maximum d’intensité à Erié, a couvert tout le nord de la Pensylvanie et l’ouest de l’Etat de New-York, Elle a commencé hier après-midi, et s’est prolongée durant toute la nuit et la matinée.(Voir aussi en page 5) L’INCIDENT * CHARBONNEAU 'Servie© particulier} Ottawa, 4.— M.Arthur Charbon-neau, membre de la commission scolaire gouvernementale, a donné sa démission comme gérant de la “Ottawa Wine Vault”.M.Chnrbonneau, dans une déclaration à la presse, dit qu’il agi ainsi à la demande des directeurs de l’Institution qui auraient cédé aux menaces de boycottage faites à la compagnie par des Canadiens-français de la ville.Le “Temps” d’Ottawa, dans son édition d’hier Soir, représente la situation de M.Charbonneau comme précaire, à la suite de cette démission.D’après certains actionnaires de la compagnie.M.Charbonneau aurait démissionne comme gérant de la "Wine Vault”, mais il resterait quand même son employé, avec un salaire à peu près égal.Au contraire des autres jours, la salle de la Cour de Pratique n’était pas encombrée ce matin, lorsque le juge Monet a ordonné l’émission d’un bref de quo warranto contre le commissaire McDonald.La cause devra maintenant être entendue au mérite.Le bref était demandé par M.Alphonse Thibeaudeau, contribuable de la cité de Montréal, qui alléguait (pie l’intimé détenait et exerçait illégalement les fonctions de commissaire et il basait son accusation sur trois griefs différents: l’affaire de la rue Drolet, l’affaire de la Canadian Autobus Company et l’affaire de la compagnie des tramways de Montréal.Au sujet de la rue Drolet il prétendait que l’intimé avait troqué son vote en faveur de ce projet pour le vote d’un autre commissaire de la cité de Montréal, l’intimé devant voter pour le projet du commissaire Hébert au sujet de la rue Drolet et le commissaire Hébert devant par contre appuyer le projet de la Canadian Autobus Company et le projet de la compagnie des Tramways.Le troisième grief était basé sur la prétention que l’intimé McDonald avait fait une opposition systématique et dans un but sordide au projet de la compagnie des tramways préconisé par un autre commissaire.Le juge ne s’est occupé que des deux premiers griefs, déclarant qu’il y en avait déjà suffisamment pour ordonner l’émission du bref de quo warranto.En prononçant son jugement, le juge a rappelé la décision du juge Lafontaine, dans cette même cause, rayant te délibéré et déclinant de juger le mérite de lu cause parce que les affidavits auxquels il était fait allusion dans la déclaration n’avait pas été produits au dossier et que c’était le droit indiscutable de l’intimé de confr’interroger le requérant qui n’avait fait cpie produire son propre affidavit à l’appui de sa prétention.Le tribunal s’est conformé à la teneur de ce jugement.Le requérant a été contr’interrogé avec toute la lattitude possible par l’intimé et en plus le tribunal a exigé que non seulement les découpures de journaux contenant les affidavits sur lesquels le requérant bassait sa demande fussent produites, mais a exigé de plus que des copies certifiées des affidavits mêmes produits déjà dans la cause de Tourangeau vs.Hébert, fussent mises au dossier.Le juge refute ensuite l’objection de l’intimé qui disait que le requérant lui-même admettait n’avoir aucune connaissance personnelle des faits allégués dans sa requête, si ce n’est par la lecture dans les journaux des affidavits produits dans la cause de Tourangeau vs le commissaire Hébert.Le juge s’est assuré que les journaux avaient fidèlement reproduits les affidavits produits au dossier.i-1' juge examine longuement tous ees affidavits produits au dossier et en rapprochant ces différentes assertions, il dit qu'il ne peut s’empêcher de déduire qu’il y a présomption (pie M.McDonald était d’abord opposé au projet Hébert concernant la rue Drolet, que probablement M.Hébert lui avait fait savoir qu’il était également opposé au projet de l’Autobus et qu’il elad implicitement entendu que M.McDonald donnerait son appui à un projet qu i! reprouvait à la condition (pie M.Hébert donnerait également son appui au projet du tramway d’abord et de l'Autobus ensuite.Il est vrai, dit le juge, que le re-(pierant admet lui-même n’avoir aucune connaissance personnelle des outs contenus dans sa requête.D’où une objection do l’intimé.Après avoir examiné les différents articles du code de procédure civile et la jurisprudence à ce sujet le juge déclare : Il est cependant bien admis par a jurisprudence aujourd’hui qu’il Milut que le requérant jure qu’au meilleur do sa connaissance les faits a.kgues a I appui de sa requête sont viais ( est ce (pie le requérant a tait dans son deuxième affidavit en celte cause.En effet, si quand il s’agit d’accusation de fraude, de vénalité, on exigeait que le requérant cont ibuable qui paie pour tout ce qu’il fait .’irrégulier et de maihonnète, eut une! connaissance personnelle des actes de fraude, de vol et do brigandage n"i peuvent se commettre dans toute administration publique, il n’y aurait de quo warranto émanés que quand les voleurs et les dilapida-Mirs se prendraient de querelle pour se dénoncer entre eux.Or ici le requérant dit et sa raison me parait parfaitement plausible: “ J’ai vu par les journaux que de part et d’autre, l’on s’accusait de malversations.1 ai constaté que les journaux rapportaient fidèlement des affidaviis signés par les différentes parties intéressées.J’ai raison de croire que ces affidavits sont vrais.S’ils sont vrais, nous sommes en train, nous, les contribuables de la ville de Montréal, d’être volés sur une grande échelle.Je demande 'donc l'émanation d’un quo warranto ” pour que i'ustice soit faite en la laatièrc.Je le répété, cette interprétattion me parait parfaitement conforme à l’intérêt public, et je me place uniquement : a ce point de vue-ci : Si les accusa-1 bons sont mal fondées, il n’est que justice qu’un “ quo warranto ” éma-•ne, afin que l’intimé soit lavé des soupçons que font naître ees affidavits! devenus publies.Si la cour) le trouve coupable, le requérant a 1 le droit, dans son propre intérêt comme dans l’intérêt public, que bonne et sévère justice soit faite contre l’intimé.Je considère donc Les Autrichiens vont évacuer leur première ligne de défense de Trangnola à Ansia et et ils sont refoulés dans le Tyrol.20,000 Teutons sont fauchés entre le Narew et le Bug.(Voir en page 5).VARSOVIE SERA PEUT-ETRE SAUVEE (Spécial au “Devoir") Genève, Suisse, 4 viâ Paris.—On mande de Laibach a la “Tribune” : “Les Autrichiens se préparent à ' évacuer leur première ligne de dé-t'ensc dans la région de l’Isonzo, de Travignolo à Avisia.Daus le Tyrol, les Italiens refoulent l'ennemi de i’(autre côté de la voie ferrée.Dans la vallée de la rivière Gail, ils ont triomphé des meilleures troupes tyroliennes et ont occupé plusieurs endroits.Dans la région de la rivière Fella, en Carinthie, -les Italiens se sont emparés d’une section de plusieurs milles du chemin de fer.” L’ENNEMI AMENE DES RENFORTS A L’EST Zurich, viâ Londres, 4.— E’atti-uUe défensive des Russes s’est montrée plus efficace que les Allemands ne l’avaient pensé et a obligé ces derniers à changer entièrement leurs plans de campagne, si l’on en croit des renseignements de source privée, venus de Munich.On apprend que les Allemands continuent sur une grande échelle à transporter sur la frontière de /est des troupes retirées de leurs .lignes de l’ouest, où elles sont remplacées par celles de la Landsturm, dont les soldats sont âgés de 35 à 45 ans, et des recrues de 18 et 19 ans, tous soldats que les autorités militaires n’auraient pas voulu envoyer au feu avant septembre, vu qu elles n’ont bénéficié que de cinq semaines d'entraînement militaire et que jusqu’à présent aucun soldat n’a été envoyé au front à moins d’avoir reçu un entraînement d’au moins neuf semaines.BERLIN DIT QUE VARSOVIE EST EVACUEE Berlin, 4, viâ Sayville.—Suivant l’agence Outre-mer, la légation russe à ia Haye, a officiellement annoncé que les Moscovites ont évacué Varsovie à cause du manque de munitions.Us ont donné l’ordre selon la même dépêche, de faire sauter les ponts de la Vistute.Des npports iédigés au front de bataille et tram mis par t’agence Outre-mer annoncent que l’investis-sen em d’Jvf ngorod se continue.Huit des torts ai raient capitulé et [tes chances de salut de la garnison | diminuent constamment.—Le bulletin officiel de Petro-' grad d’aujourd’hui ne parle pas de i l’évacuation graduelle de la capi-! taie de ta Pologne, et on n’a pu | obtenir d’autre source une confir-I mation de la nouvelle.APERÇU DE LA SITUATION SUR LE FRONT RUSSE Londres, 4.— Un tel succès a couronné les combats d’arrière-garde livré', par les Russes au nord-ouest de Varsovie qu’ils semblent contenir le flot des ennemis.Au sud les troupes du feld-maréchal débouchant au nord de Lublin reçoivent de rudes coups.Le seul gain pour ainsi dire relevé sur le vaste front mi-circulaire dans l’est, pour les alliés teutons, on le signale du côté de Riga, dans l’extrême nord, et en face d’Ivan-gorod.Varsovie tient encore bon, et l'espoir que l’on puisse sauver la ville se fortifie en Russie, en France et en Angleterre.La presse teutonne note un arrêt de l’offensive, et explique que les lignes de communications s’étendant tous tes jours, te problème, du transport et de l’envoi des renforts se complique davantage, et voilà la cause de la lenteur des opérations.En même temps, les journaux n’ignorent pas l’efficacité des coups portés par l’arrière-garde des Moscovites.Le kaiser et l’impératrice que l’on disait en route vers Varso-; vie ont dû nécessairement ajourner à plus tard le parachèvement de leur voyage.De Varsovie vient une prédiction optimiste ; la dépêche en question a été rédigée voici 4 jours et elle porte que si la résistance sc prolonge encore une semaine, les Russes pourront éviter d’évacuer la ville.Dans celle-ci, nonobstant l’exode de milliers de civils, le cours de la vie est assez normal, dit-on.VAPEUR BELGE COULE Londres, 4, (1.55).—Un sous-marin allemand a coulé, aujourd’hui, le vapeur belge ‘ Koophandle ”, d’un (déplacement de 1,885 tonnes.On a déposé à terre 9 membres de 1 équipage.CONFERENCE SIGNIFICATIVE A ATHENES Athènes, Grèce, 4, viâ Londres, (2.34) Les ministres français et italien, dans cettte ville, ont rendu visite ensemble, aujourd'hui, à M.Gounaris, le premier ministre arec, et ont fait conjointement des représentations concernant la situation au point de vue politique.qu’en donnant effet au jugement susdit de l’honorable juge Lafontaine, vu tes affidavits produits de part et (d’autre, qu’un bref de quo warranto” doit émaner et c’est ce que j’ordonne en cette cause.” DECLARATION DE M.McDONALD A la nouvelle de l’émission du bref, M.MacDonald a fait aux journalistes la déclaration suivante : “ J’ai remporté une victotùre dans GROSSE TEMPETE DANS L’ONTARIO LE NORD DE LA PROVINCE SUBIT DE SERIEUX DEGATS.— COURANTS CHAUDS ET COURANTS FROIDS.Toronto, 4.—La pire tempête qu’on ait vue depuis les désastres nombreux de novembre 1913, a fait rage toute la nuit et jusqu’à ce matin, dans la région comprise entre' Québec à l’est et Port Arthur à l’ouest.Elle a duré trente six heures et causé beaucoup de dommages., On ne peut évaluer encore tes dommages causé;; à la récolte, mais on les croit moins grands qu’on n’avait craint tout d abord.Le seul naufrage connu est celui du caboteur “Alexandria’’ près de Searbo-ro, su- le lac Ontario, à quelques milles de Toronto.Le capitaine a jeté son navire à la côte mais le vent et la pluie étaient tels que l’équipage aurait péri sans l’assistance d un fermier, M.Middleton, qui assujettit les cables lancés du vaisseau.Tous les jardins de Toronto ont souffert.Les météorologistes disent que cette tempête a été causée par la rencontre de deux courants chauds venus de la Floride et de la Californie avec un courant froid de la Baie d’Hudson.A L’ASSOCÏAtiON D’EDUCATION Ottawa, 4.— Le “Citizen” de ce matin fait grand cas d’une assemblée de l’Association d’Education, tenue hier soir, dans 1er, bureaux de l’association, édifice du “Droit Celle assemblée est une des assemblées régulières du comité administratif qui sc réunit de temps à autres à Ottawa.Comme à l’ordinaire cette assemblée a été privée et aucune communication n'a été faite ce matin à la presse par le secrétaire qui est chargé de ce soin.M.Grenon, que nous avons vu ce matin, nous a déclaré que l’assemblée d’hier soir n’avait été qu’une assemblée régulière et qu'il n’y avait aucune communication publique à faire.TENTATIVE D’ENLEVEMENT LA POLICE DE LEVIS, APRES UNE CHASSE MOUVEMENTEE, ARRETE UN ITALIEN QUI S’ENFUYAIT AVEC UNE FILLETTE.(De notre correspondant) Québec, 4.— La police de Lévis, aidée de plusieurs citoyens, a arrêté ce matin, après une chasse mouvementée, un Italien nommé Domi-nico, qui s’enfuyait vers un bois avec une fillette de 4 ans, qu’iJ,avait probablement enlevée.Les policiers sont parvenus à l’atteindre après avoir réquisitionné l'automobile de M.Henri Paquette, qu’ils rencontrèrent dans leur course et après une chasse à travers toute la ville de Lévis, qui a jeté l’émoi dans la population.Le prisonnier a été conduit au poste de police où on a fait une enquête pour s’assurer d’où vient 'l’enfant qui raccompagnait.l'intérêt du peuple et je suis bien aise que cettet affaire vienne devant les tribunaux, car je pourrai de la sorte prouver que les insinuations malicieuses qui ont été lancées contre moi pas mes ennemis sont fausses et mal fondées.” LE CHOLERA EN AUTRICHE Zurich, Suisse, 4.— Suivant un communiqué officiel publié aujourd'hui à Vienne, il y avait le premier août 629 cas de choléra asiatique dans l’empire autrichien.Une des victimes a été le général von Ziegler, commandant d’armée.UN GARÇONNET SE NOIE Un garçonnet de 6 ans, Roger McCauley, demeurant 995 est, rue Notre-Dame, a été trouvé noyé ce matin, au qu.'i de la 'me de Lorimier.Le e davrt a été transporté à la morgue.LE SILENCE EST D’OR | Joseph Grignon, accusé d’avoir ! fait du tapage au cours d’une assemblée contre la conscription tenue au Champ de Mars il y a quelques semaines a été condamné aux frais ! par le recorder Geoffrion, ; LE RECORDER EST BON ENFANT ! Février Grondin, qui a été traduit hier en cour de comparution sous l’oceusution d’avoir attenté à ses jours, à comparu pour ivresse, devant Ile recorder ce matin.11 a déclare qu'il espère que ce sera la dernière fois, car il s'est mis dans de trop mauvais draps.i Le recorder u suspendu la sentence.L’AZTEC AURA SON USINE A MONTREAL ELLE SERA CONSTRUITE, DIT LE MAIRE, BIEN QUE CETTE COMPAGNIE N’AIT PAS OBTENU LE CONTRAT POUR LA FOURNITURE DE L’ASPHALTE.M.le maire a annoncé, ce matin, au bureau des commissaires qu’il était informé que la compagnie Aztec, qui s’est vu refuser, hier, le contrat pour la fourniture de l’asphalte à la ville, n’en construira pas moins une usine de deux millions de dollars à Montréal.On sait que M.Martin défendait avec le commissaire Hébert la compagnie Aztec prétendant que c’est avec son entrée en eoncurreYice avec la empagnk- Elder Ebano que les autres marchands d’asphalte se sont décidés à offrir leur marchandise à des prix bas.Le premier, qui est fort entêté dans ses convictions a même affirmé qu’il ne signerait pas le contrat auquel il faut la signature du maire si l’Aztec ne l’obtenait pas.Il est peu probable qu’il mette cette menace à exécution cependant.Interrogé à ce sujet, ce matin, il a répondu: “Je verrai quand le contrat sera rédigé”.LE MACADAM ASPHALTE i On dit qu’une nouvelle lutte va s’engager au bureau des commissaires au sujet du macadam asphalté.Le maire et M.Hébert favorisent adjudication du contrat à Ja compagnie Simplex qui soumissionne à deux prix: l’un de 40 sous la verge pour 5,000 verges avec garantie de deux ans, pour du macadam asphalté exécuté à la machine tel qu’à New-York et dans les grandes villes américaines et un autre pour te macadam ordinaire à 25 sous la verge.La War-ner-Quinlan soumissionne à un prix de 28 sous, pour 5,000 verges et plus et de 28 sous, pour moins de cinq mille verges.LA PROPRIETE COURVILLE Au grand étonnement de M.Rodrigue Langlois, contribuable, qui en a tant combattu l’achat, après avoir été battu deux fois au conseil, te bureau des commissaires réitère son rapport sur la propriété Gourville et les cchevins seront appelés, de nouveau, à se prononcer à la séance du conseil de cet après-midi.On ne sait quel sort il aura.ASSEMBLEE AU McGILL CAMPUS MM.WHITE ET LEMIEUX PORTERONT LA PAROLE.— LES MILITAIRES DANS LES EGLISES.C’est aujourd’hui l’anniversaire de la déclaration de guerre par l’Angleterre et à cette occasion une grande assemblée publique aura lieu, au Campus du McGill, ce soir.M.W.T.White, ministre des Finances du Dominion, proposera, appuyé par M.Rodolphe Lemieux, la résolution suivante : “ Qu’en cet anniversaire de la déclaration d’une guerre juste, cette assemblée de citoyens de Montréal témoigne de son irrévocable décision de continuer jusqu’à la victoitre ta lutte pour le maintien de ccs ideals de liberté et de justice qui constituent la cause commune et sacrée des Alliés.” Cette manifestation se fait sous les auspices du Canadian Club.ti y aura des offices religieux spéciaux, ce soir, dans les églises protestantes, pour le succès des armes alliées.-t* L’HUMOUR A LA POLICE Trois incidents typiques se sont produits aux Comparutions, ce matin.Un nommé Adolphe Berthiau-me accusé par sa femme, Philomè-ne Leblanc, de lui avoir dit, dans un moment d’ivresse: “Femme tu mourra par mes mains”, répondit : “Je ne sais j)as si je suis coupable ou innocent.Mon épouse m’a dit ¦que j'avairf proféré ces paroles ; c’est à elle à décider de mon sort.Faut croire que je l’ai dit!” En second lieu, une voisine peu commode a traduil devant le tribunal Madame Alba Golden, pour la punir d’avoir lancé sur elle un grand pot d’eau sale, la vilaine! et tertio, un pauvre voyageur dût perdre une journée de travail pour avoir gardé en sa poche un numéro du “Life”, prix 10 sous, que te propriétaire avait oublié de demander.L’IMPOT DE GUERRE LE GOUVERNEMENT A REÇU 8823,211 DES BANQUES ET DES CHEMINS DE FER.Ottawa, 4.—Les revenus, jusqu'à date provenant de la taxe de guerre spéciale payée par les banques, les compagnies de prêts et de dépôts, d’assuraifce et de chemins de fer, s’élèvent à 8823,211.40.Les banques ont fourni 8248,500.78 pour le triemstre se terminant le 31 mars et $248,284.24 pour le trimestre finissant le 30 juin.Les chemins de fer ont fourni environ $145 000 pour le trimestre se terminant le 30 juin.M.P.-E.LEBLANC A GROSSE-ILE Québec, 4.— M.le lieutenant-gouverneur, P -E.Leblanc, est parti à midi sur Je vapeur "Alice”, du département de l’agriculture fédéral, pour visiter la station de ta Quarantaine à la (îrosse-Isle.Il est accompagné de M.D.-O.Lespéran-ce, M.P., de son aide-de-catnp, le major Pelletier, et de quelques autres.ECURIES INCÊNDIEÈS ____A OTTAWA Ottawa, 4, — Un incendie a détruit aux petites heures ce matin, les écuries de la Ottawa Transfer Co.et a causé des dommages qui sc montent à cinq milles dollars.Les seize chevaux qui se trouvaient dans les écuries à ce moment ont été sauvés avec beaucoup de difficulté par la police.Où Acheter Demaii (Enregistré conformément 4 ’a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, ______________au Ministère de l'Agriculture) Secrétaire “Jacobite”, $29.00 Aucune description ne peut faire justice à l’élégance artistique de ce secrétaire de Dame.Le couvercle est garni d une sculpture riche et délicate.Sa largeur spéciale de 40 pouces ajoute encore à l’apparence du meuble.Le secrétaire est supporté sur quatre pattes en forme de câble tordu.Tel.Est 7330-7331, 637-39 EST SAINTE-CATHERINE, «ncle Beaudry, Montréal.TEL.EST 4510 gjémMdsjgfrèfvcs Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.LIBRAIRIE DE LA BONNE LECTURE A BON MARCHE COLLECTION pour tous comprenant un choix d’ouvrages pouvant être ibis entre toutes les mains, prix exceptionnellement bon marché, chacun.20 e ALBUMS D’IMAGES POUR ENFANTS LE JEUDI DE LA JEUNESSE.ooé LE JOURNAL DIABOLO.75 é LE JOURNAL ROSE.50ç Du 1er au 10 aoûl-Ra&ais extrêmes daus tuus les rayons 300 doz.de serviettes de toilette 36 x 18, valant .25, pour.15 100 doz de serviettes de toilette 30 x 17, valant .10, pour.8 44 5 doz de couvrepieds blancs, 12-4, valant 2-25 pour.1.S5 100 doz.de draps de lits, 10-4, valant .90 pour.59 300 verges de nansook noir, valant 20c.pour.12'/i 300 doz.de bas de coton noir, valant .15, pour.gi/2 L.M.CORNELLIER Marchand de Nouveautés, Merceries, Tapis, Garnitures de maison.1189 Est, Ave MONT-ROYAL près Parthenals./.Téî.S.-Louis2439 75g à $1.00 Angle S.-Catherine et Montcalm POUR.Nous offrons en vente 800 verges de crêpons de soie, et crêpe de Chine de soie, fleuri, avec fond pâle et foncé, 34, 36 et 40 pouces de large.Prix spécial durant notre vente d’août à.üajf- VOYEZ NOS VITRINES 2Bc it COULE PAR UNE TEMPETE UNE GOELETTE AMERICAINE SOMBRE ET DEUX MATELOTS SE NOIENT.New-York, 4.—La goélette américaine “ V.B.Chase ”, capitaine Tuttle, de Cheveric, Nouvelle-Ecosse, portant une cargaison de plâtre a sombré, aujourd’hui, dans une tempête, non loin du bateau-phare Scotland.(.’équipage s'est embarqué dans tes chaloupes de sauvetage, mais celle qui portait le capitatine et un matelot, nommé Martin, s’est brisée alors qu’ils essayaient d’atterrir à Sandy Hook, et tous deux se sont noyés.Une autre chaloupe, contenant 4 matelots, a été recueillie par un bateau de sauvetage ; on recherche la chaloupe à laquelle le corps du capitaine Tuttle est attaché.La goélette “ V.B.Chase ” avait été construite à Baltimore, en 1882.Elle mesurait 143 pieds de long et 35 de large.NEW-YORK BALAYE PAR UN OURAGAN LA PLUIE TRANSFORME LES RUES EN RUISSEAUX JAUNATRES ET DERACINE PLUSIEURS ARBRES.< New-York, 4.— Une pluis torrentielle accompagnée d’un vent de 60 milles à l’heure a transformé ce matin en ruisseaux jaunâtres les rues de cette ville et de la banlieue et inondé des centaines de caves.Il y a eu grande désorganisation du service des tramways et des trains, des fits étant arrachés et emmêlés, des arbres déracinés.A une douzaine d’endroits, les rues de la métropole et de Brooklyn disparaissent sous 2 ou 3 pieds d'eau.On ne signale aucune perte de vie dans l’arrondissement siruf au large du bateau-phare Scotland, où la goélette “M.V.B.Chase”, de ia Nouvelle-Ecosse a sombré, le capitaine et un marin se noyant.L’ANNIVERSAIRE DE LA DECLARATIONDE GUERRE LE PEUPLE ANGLAIS LE CELEBRE PAR DES PRIERES ET DES ASSEMBLEES PATRIOTIQUES.FLANEURS A L’OMBRE Domen'ieo Delconte et Nazario Wi sombrio ont subi leur procès devai le recorder Geoffrion ce matin soi l’accusation d’avoir flâné près d réservoir du parc Mont-Royal.L’; gent qui a fait leur arrestation a pr< duit devant ie tribunal tout un a; sénat consistant en un revolver, u poignard et un rasoir.Deux témoir ont déclaré qu’ils avaient déjà él arrêtés par ces deux Italiens à ! pointe du revolver.Le recorder a en conséquence pn nonce les sentences suivantes: coi tre Delconte, 3 mois $100 ou 3 autre mois sur l’accusation d’avoir illégi lenient porté des armes à feu et $4 ou 2 mois contre les deux accuse pour avoir flâné près du réservoi NAISSANCE AUCOIN — Le 2 août, au >,’o 2008, rue S.-Denis, à M.et Mme Dr Edmond D.Au-coin, une fille nommée Marie-Ida.DECES A MONTREAL BEAUSOLEIL, jean, (i ans, enfants de Charlemagne Beausoleil, épicier, 538 Est, rue Ontario.BONNEAU, Emilie Granger, 77 ans, veuve de Jules Bonneau, rentier, 707, rue S.-André.DUMOUCHEL, Pierre, 70 ans, comptable, N.-D.de Grâce.DUOHARME, Marie-des-Noiges, 4 mois, enfant de Rodrigue Ducharme, marchand, 890, rue Maplewood.HEROUX, Arcelle Jodoin, 47 ans, veuve de Joseph Héroux, jardinier, 215, rue Gatineau.LAROCQUE, Emery, 72 ans, menuisier, 719, rue Lafontaine.LOEAU, Léopold, 43 ans, restaurateur, 3579 Est, rue Notre-Dame.LAMOUREUX, Adrien, 16 ans, fils de Laurent Lamoureux, peintre, 375, rue Rachel.MELOOHE, Fernande, 4 mois, enfant de Joseph Meloche, commis, 970, rue Galt.j PELLETIER, Odile Lebeau, 66 ans.fem-t me d’Eugène Pelletier, boulanger, Letang.3225, rue | j PLANTE, Angélina Monge on, 39 ans, j femme de Rodolphe Plante, marchand, 370, I rue Centre.TREMBLAY, Yvonne, 5 mois, enfant d’Eugène Tremblay, menuisier, 7 a,ve Morel.| VER VILLE, Loretta, 9 mois, enfant de Donat eVrville, soldat, 337, rue S.-Domini-.que.j WILÇJS, Mary-Ann Lyons, 47 ans, fem-.me d’Albert Edward Willis, confiseur, 817,1 rue Demontigny.Londres, 4.— L'Empire britannique tout entier s’est livre aujourd’hui à des prières pour marquer convenablement l’anniversaire de la déclaration de guerre à l'Allemagne.Dans toutes les villes et les villages des Iles britanniques, ainsi que dans les colonies d’outremer, on a adressé des prières en commun pour la victoire des armes alliées qui défendent une cause que les peuples britanniques croient juste et équilabîe.La cérémonie principale a eu lieu à Londres, à la cathédrale Saint-Paul.Le roi et la reine y assistaient et s'y sont rendus dans un landau découvert et sans le cérémonial ordinaire, ce qui n’a pas empêché la foule de tes acclamer au passage.Un grand nombre de soldats blessés et do matelots se trouvaient dans l’église, le roi ayant demandé qu’on leur réservât des sièges spéciaux.Sa Majesté portait un uniforme khaki.Dans l’après-midi, des assemblées patriotiques ont été tenues par la vil'lc, les orateurs affirmant partout lu ferme résolution de l'Angleterre de conduire la guerre à une fin victorieuse.VOTRE YAOHT?EST-K ASSUBt ?Contre le feu ?Contre les voleurs ?Contre les accidents ?Comme vous le savez, des bandes de voyous Infestent les plages du S.-Laurent, du Richelieu et de l'Ottawa, et causent partout de« DOMMAGES CONSIDERABLES.Vous saves aussi que presque tous les garaffes pour yachts sont de véritables BOITES A ALLUMETTES et que chaque hiver les journaux annoncent la destruction de superbes embarcations par le feu.Préfcrcï-vous risquer un ou deux milliers de dollnrs à une petite prime INSIGNIFIANTE qui vous assurera une protection complète?\ ASSUREZ-VOUS! jrC’j ID A MPC HORACE ÜLABRECdl DüüunnnuL 120 Rue Sî Jacques Montrî TEL.MAIN 068
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.