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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 22 juillet 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-07-22, Collections de BAnQ.

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V^OLC/r.IE VI^—Mo 170 MONTREAL, JEUDI 22 JUILLET 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ' ABONNEMENTS: Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.*5.00 UNION POSTALE.*8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.* $1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Adm 43 RUE SAÏNT-V ion: MONTREAL « TELEPHONES: c - -a 3 ° S 2 S ^-5 S ^ CQ ADMINISTRATION : M>in 7461 REDACTION : .Mim 7466 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.JEAN PREVOST BILLET DU SOIR.LE DRAPEAU DE PENELOPE LA PROHIBITION DANS L’OUEST M.Jean Prévost vient de mourir à quarante-cinq ans.La maladie qui le tenait depuis des mois et qui ne lui avait permis qu’une rapide apparition à Québec, l’hiver dernier, a fini par triompher de son énergie et de sa forte constitution.Depuis plus de quinze ans, le nom de M.Jean Prévost était familier à la province entière et sa personne mêlée à toutes les luttes de tribune.C’était un orateur remarquable, parfois inégal et prolixe, mais doué d’un extraordinaire sens du dramatique, susceptible, le cas échéant, d atteindre à une éloquence sobre, directe et d’une très grande puissance.Ceux qui l’ont entendu, un soir de 1910 ou de 1911, répondre à M.Gouin sur une simple question de procédure, rapidement élevée à la hauteur d’un thème de critique générale, ont eu l’impression très nette de la haute éloquence.Chose singulière, cet orateur était plus fort dans l’improvisation, dans le discours de surprise, que dans la harangue soigneusement préparée, qui l’incitait à de trop copieux développements.Esprit agile, retors, rompu à la pratique judiciaire, il était devenu, sans conteste, le maître procédurier de l’Assemblée législative; sa connaissance de May, de Todd, de Bourinot faisait le désespoir de ses adversaires.Liseur passionné, grand voyageur, ayant fait en Europe cinq ou six séjours différents, la somme de son information personnelle dépassait de beaucoup, non seulement sur la politique courante, mais sur Je mouvement général des idées, celle de l’homme politique ordinaire.Il écrivait d’une façon claire, précise, et les lecteurs du Devoir n’ont pas oublié les articles qq’il nous donna sur la colonisation et les intérêts de Montréal.Il aimait la bataille, il a porté et reçu de durs coups.Il faudra, pour apprécier justement son action politique, le recul des années, mais personne ne contestera son courage, son instinct patriotique et son réel esprit d’indépendance.Il disparaît à l’heure , où, ayant assurément perdu beaucoup d’illusions sur les hommes et les choses, il aurait pu rendre à son pays le plus de services.Ajoutons qu’il a vu arriver la mort avec une calme énergie.A travers les péripéties d’une- carrière publique très mouvementée, il avait gardé intacte une foi vive.Lorsque vint l’heure du suprême sacrifice, il tint à recevoir en pleine connaissance les derniers sacrements, se faisant expliquer jusqu’au moindre détail des cérémonies liturgiques et toute la signification des paroles rituelles.Jean Prévost est l’un des hommes de ce temps dont l’on se souviendra.Sur la grisaille de notre vie publique il a fait figure d’original.La foule a deviné qu’il ne ressemblait pas à tout le monde, qu’il pouvait être quelqu’un.L’interruption prématurée de sa vie, l’inachevé de sa canière ajouteront au regret de ceux qui l’ont aimé une note d’inoubliable et profonde mélancolie.Orner HEROUX.LE PROBLEME DU COTON Nous notions ici même, il y a peu de jours, l’embarras que la Grande-Bretagne éprouve^ en dépit du blocus des côtes allemand'es, à empêcher Berlin de s’approvisionner du coton nécessaire pour la fabrication de plusieurs explosifs indispensables à la continuation de ises opérations.Privée d’importations directes, [l’Allemagne se procure de grandes quantités de coton par la Suède, la Norvège, le Danemark et surtout ia Hollande.Londres voudrait empêcher cela et imposer la disette de coton à Berlin, car cette disette serait plus effective que celle des vivres, dans les villes teutonnes.Mais comment en arriver à cette fin sans causer de dommages aux neutres, dont il convient de respecter les droits au commerce libre, d’autant que Jo coton n’est pas contrebande de guerre et que, s’il n’était, la Garnde-Bretagne ne peut empêcher un pays neutre comme les Etats-Unis, d’en expédier à un autre pays neutre, comme la Hollande, par exemple ?La solution de ce problème est fort ardue.M.Asquith, l’autre jour, au parlement anglais, disait: “Je crois qu’une grande partie de ce produit, ingrédient nécessaire à la fabrication de centains explosifs formidables, se rend jusqu’à l’ennemi, qui n’en devrait pas recevoir.D’autre part, il nous faut être des plus pru- ' dents, dans l’exercice de nos droits de belligérants, afin de ne pas nuire aux intérêts commerciaux et de ne pas blesser les susceptibilités légitimes des puissances neutres pour lesquelles nous avons beaucoup d’amitié, et auxquelles nous ne voulons pas faire de querelles oiseuses.” Ces paroles n’ont pas satisfait une partie de la presse anglaise ; elle réclame des mesures effectives et immédiates, pour ia discontinuation de l’entrée du coton en Allemagne.Le l‘ost, un des journaux les plus ardents en faveur de l’inscription du coton sur la liste des objets de contrebande, affirme que le gouvernement anglais devrait aehe-Eer tout le coton américain exportable; il s’en assurerait ainsi le monopole.A première vue, cela semble bien imaginé, de même que semble assez pratique aussi la proposition de sir Henry Delziel de mettre de côté $150,000,000, à èlre employées à l’achat du coton américain destiné chaque année à l’exportation européenne.La bourse du colon à New-York considère toutefois ces deux propositions comme impraticables.Elle se refuse à trouver quelque sérieux à celle de sir Henry Dalziel.Les producteurs de coton américain seraient disposés, disent-ils, à vendre au gouvernement anglais lout leur coton exportable, mais à un prix tel que les $150,000.000 affectées à cet achat n’en paieraient qu’une paVtie seulement.En fait, en 1912, les Etats-Unis exportaient pour $623,000,000 de coton.En 1913, ils en exportaient pour $575,000,000 et en 1914.'’our près de $350,000,000.En 1914 la Grande-Bretagne en achetait pour $145,000,000, aux Etals-Unis.On saisit donc tout d” suite que les cent-cinquante millions dont parle sir Henry Dalziel ne laisseraient qu'une marge approximative très faible pour acheter le cotoi*- nniéri- cain, exporté normalement dans les pays neutres, à plus forte raison maintenant que les importations de ceux-ci se sont accrues, du fait qu’ils en passent des quantités considérables à l’Allemagne.La situation, telle que la guerre actuelle la fait aux producteurs américains de coton, est presque ruineuse.Si ia Grande-Bretagne empêchait l’exportation de coton aux neutres elle soulèverait aux Etats-Unis, dans maints cercles financiers.outre dans les milieux diplomatiques, des protestations dangereuses pour la bonne entente entre els deux pays.Elle croit en avoir fait assez en réclamant le droit de visiter, sujet à achat ultérieur, W cargaisons américaines, d’après l’arrêté du 11 mars dernier.Cela lui suffit, mais pour l’heure seulement, croit-on.Certains politiques en Grande-Bretagne, offrent une autre solution: celle de limiter les importations de coton des pays neutres d'Europe.Une dépêche de Londres à ia presse américaine, en date du 16 juillet, porte que le marquis de Crewe, président du conseil et chef libéral de la Chambre des Pairs, disait, le 15, à cette assemblée, que personne ne peut supposer, contrairement aux règles les plus élémentaires du droit international et du fair-play, qu’il soit possible à la Grande-Bretagne pour empêcher coton de parvenir en Allemagne, d instituer le blocus de pays neutres avec lesquels l’Angleterre est en bonne amitié.“Le gouvernement”, — c’est du moins ce que fait dire cette dépêche à lord Crewe, “espère pouvoir, à la suite de négociations amicales, en arriver à ia solution la plus praticable, c’est-à-dire convaincre ces pays de limiter leurs achats de coton étrangei* à la quantité exacte de leurs besoins actuels, établie d’après la moyenne de leurs importations pour consommation domestique, pendant les dernières années.” Ces négociations aboutiront-elles, si tant est qu'elles soient en train de se faire?A première;vue, il semble que les Etats-Unis au"ont encore leur mot à dire là-dessus.Mais si les pays neutres, amis de la Grande-Bretagne et de ses alliés, conviennent tde limiter leurs commandes à leurs seuls besoins immédiats, — et ils sont libres d’en venir la.— les producteurs de coton des Etats-Unis pourront plus difficilement reprocher à la Grande-Breta-gne d’entraver leur commerce.Elle 1 aura fait, certes, mais de maniéré détournée.Le dernier mot de toute cette affaire du coton n’est donc pas encore dit.Il paraît de l’intérêt des pays neutres que la paix se rétablisse au plus tôt, dans le monde.Mais, si, pour contraindre l’Allemagne à demander la paix, les Alliés voulaient prendre des mesures dérogatoires aux principes essentiels du droit international, du moins tel qu’il existait avant la guerre,— les belligérants l’ont bouleversé depuis à leur guise, — les neutres réclameraient indubitablement le droit de protester.Et c’est peut-etre un peu parce (pie Londres ne veut pas s’attirer d’autres notes de Washington, pour le moment, que la so ution de l’affaire du coton n’aura peut-être lias lieu bien vite.Entretemps, il semble que Berlin Pourra continuer de s’approvisionner de coton par le canal de ses voisins neutres.Et cela ne raccourcira pas la duree des hostilités.Geornes PELLETIER.Re-rencontré LaPlume.“—Cérémonie intéressante ce soir au Parc Machin”, me dit-il à brûle-pourpoint.“C’est moi qui ai préparé le programme, je t’assure que ça ne manquera pas de pittoresque.Tu sais que pour le pittoresque, je suis un peu là.“Y a longtemps que je me disais: Ce brave Chose, avec son drapeau percé, il est un peu comme la femme de.Barbebleue avec ses clefs tachées de sang.Il a beau essayer de.réparer, ça prend pas.On s’en souvient tout le temps.Il faut quelque chose pourtant, me disais-je, pour frapper l’imagination du populaire.Eh bien, comme disent les gens qui ont fait leurs études classiques, j’ai trouvé.Entre nous, mais bien entre nous, j’ai intérêt à encourager la conscription ; ça ferait marcher le commerce de nfes casques allemands dont je te parlais l’autre jour.“Mais revenons à nos moulons ; c’est le cas de le dire depuis que Chose est rentré au bercail.Donc, je te disais que pour ce soir j’ai préparé la mise-en-scène d’une petite cérémonie, qui ne sera pas piquée des vers, si pareille expression peut s’appliquer à une chose aussi immatérielle.“A peine Chose aura-t-il fait son entrée dans la salle du Parc Machin qu’un petit groupe se mettra à crier : “4 bas le perceur de drapeau ! Allez donc vous faire percer la peau un peu !” Tu vois l’effet.Chose, qui ne saura rien de l’affaire, comme on dit, n'en mènera pas large.Mais puisque c’est pour son bien, je ne me fais pas de scrupule.“Quand on aura répété quelques fois cette injonction, qui n’a pas besoin heureusement d’être autorisée par un juge de la Cour de pratique, brusquement, sans que personne s’y attende, on verra un immense drapeau britannique — cloué par ses deux extrémités à des .mm-pes interminables pour que les trous dont il sera percé comme une écumoire, soient bien tendus, bien visibles — s’élèvera au-dessus de la foule, semblable au vellum qui s’agitait au-dessus de l’arène dans tes combats de rétiaires dont je te parlais l’autre fois.“Chose verra rouge ; mais heureusement qu’il aura en même temps une peur bleue, de sorte qu’il rentrera sa colère ; ce sentimental mélange de couleurs aura l’avantage de rappeler à la foule la nature caméléonne de la plupart des ministres.“J’ai retenu un ténor qui a une voix de Caruso enroué.Aussitôt le drapeau élevé, il criera : “A genoux, Chose !" Chose hésitera, passera la main sur le pli bien net de son pantalon, fera le geste de tirer son mouchoir, pour ne pas se faire des genouillères sur le parquet poudreux, mais mon Caruso de faubourg lancera un autre appel et cette fois-là Chose tombera sur les genoux.“Alors les deux gaillards portant les deux hampes, fendront la foule el s’approcheront de l’estrade.Ils abaisseront leur immense drapeau, et un troisième tendra à Chose une belle pièce d’étoffe rouge, un dé et une paire de ciseaux, et le ministre fera un haut de ravaudage.“Remarque bien qu’il ne le réparera pas du tout ; car chaque soir, dans un coin quelconque de la ville, on répétera désormais la scène et CJiose fera un bout de cette toile de pénêlope.jamais terminée.Crois-tu qu'avec ce moyen les assemblées de recrutement manqueront d'auditeurs ?“Seulement, vois-tu, j’ai bien peur d’une chose : c’est que Chose fasse comme de ses copains, hier soir, et se dérobe.“Et s’il allait ne pas venir ! Eon, je ne peux croire qu’il ait peur du feu.même de la rampe !" Jacques COEUR.I.Æ maire Martin et le commissaire MacDonald se sont de' nouveau eng., hier à l’hôtel de ville.De toutes façons, le palais municipal devient l'endroit de plus scandaleux de la cité.-tm i - VOS PETITS AMIS , .N’oubliez pas vos petits amis de l'Hôpital Sainte-Justine.Si vous ne l'avez déjà fait, envoyez votre souscription à la trêsorièrc, Mlle E.Rolland, 1679, rue S.-Denis, M ontréal.L’Alberfa vient de voter la prohibition du commerce des liqueurs à une majorité considérable.Les campagnes et les villes, excepté une, Lethbridge, ont voté la suppression du commerce de l’alcool.A partir de juillet 1916 l’on ne pourra plus avoir de liqueurs alcooliques en Alberta excepté pour fins scientifiques, médicales et sacramentelles.Cependant l’importation de l’extérieur pour usage personnel, n’est pas défendu.En Saskatchewan, la prohibition relaüve est déjà votée et en vigueur depuis le 1er juillet courant.Le gouvernement a fermé toutes les buvettes et établi ici et là des dépôts de boissons dont la vente est contrôlée par une commission.Le Manitoba sera probablement prohibitionniste avant longtemps.Les deux partis se sont engagés dans ce sens et quelque soit celui qui l’emporte, il devra restreindre considérablement ou prohiber complètement le commerce des liqueurs.Ce mouvement durera-t-il et produira-t-il les résultats que ses partisans en attendent ?Cela dépendpa de la façon dont ia loi sera administrée.Parce que la prohibition complète ou partielle est décrétée, il ne faut pas croire que la consommation des liqueurs va cesser complètement.Ceux qui ont voté en faveur de la continuation de ce commerce, en Alberta, par exemple, ne se gêneront pas pour s’approvisionner en dehors de la province puisque cela ne leur est pas défendu, et, la Saskatchewan, province voisine, retirera peut-être de ce commerce un revenu qui rendra le gouvernement alberlain jaloux.Quoiqu’il en soit l’idée prohibi-tionistc fait incontestablement du chemin.J.D.L’EVOLUTION CONSTITUTIONNELLE Le sous-secrétaire d’Etat aux Colonies a fait hier, à la Chambre des Communes d’Angleterre, une déclaration dont l'importance exacte ne sera peut-être appréciable que lorsque nous aurons le compte-rendu intégral du débat, mais qu’il importe de signaler tout de su'ite.Il a affirmé que la politique du gouvernement de mettre les ministres coloniaux dans leurs confidences sur tout ce qui est relatif à la guerre el sur tout ce qui pourra se rapporter au traité de paix.Nous vouions discuter librement ces questions avec eux, a-t-il ajouté, et c’est pourquoi M.Borden a été invité l’autre jour à une néunion du cabinet.Et ceci i.’est pas un phénomène isolé, mais un indice de l’évolution générale des choses.Quel sera le caractère, quelle sera i’exacte valeur de cette consultation?On sait que l’aetuel premier ministre d’Angleterre, M.Asquith, a formellement déolaré que l’autorité suprême du gouvernement anglais sur l’armée, la flotte et la diplomatie ne pouvait être partagée, et-cette parole n’a pas encore été retractée.Et l’on se rappelle que, lorsqu’on parut se méprendre sur la signification de la présence de l’un de nos représentants au Comité de la Défense impériale, M.Harcourt, alors secrétaire pour les Colonies, s’empressa de nous prévenir que ce conseil était purement consultatif et que ta décision suprême en ces matières appartenait exclusivement au gouvernement britannique.il semble bien que, celte fois-ci encore, il s’agisse simplement de consultation, et non point de participation effective à la décision ; mais, d’autre part, il ne faut pas oublier que, dès son arrivée en Angleterre, M.Borden a déclaré qu’il n’avait pas changé depuis 1912, alors qu’il réclamait une plus large part dans la direction des affaire impériales.Le Canada et ia Métropole auront donc vraisemblablement à reprendre, aussitôt après la guerre, Tine disomT-s’ion d’ordre constitutionnel extrêmement intéressante.0.H.M.BOURASSA AUX ETATS-UNIS Le directeur du Devoir donnera une série de conférences aux Etats-Unis, dans la première quinzaine de septembre, sur l'invitalion de groupes franco-américains.Il parlera dans le New-Hampshire, le Massachusetts et le Maine.Il fera sa première conférence à Nashua le C septembre.QUARANTE MILLIONS Quarante millions viennent d’être ajoutés à la dette du Canada par l'emprunt que le gouvernement fédéral a conclu à New-York.Vingt-cinq millions ont été négociés au pair et quinze millions à une demie le cent de rabais, mais l’intérêt sur le tout sera de cinq pour cent avec privilège pour les prêteurs de renouveler les prêts pour vingt ans, à leur échéance, dans un an et deux ans, du 1er août 1915.Ces emprunts sont destinés à payer les dépenses au compte du capital d’ici à la fui de l’année dit-on : et on les a faits à New-York pour soulager le marché de Londres presque complètement épuisé par les emprunts de guerre.Peu importe l’endroit où nous allons chercher l’argent.A New-York ou à Londres, il faudra le rembourser à échéance ou continuer de payer les intérêts aux préteurs.Cet intérêt sera de cinq pour cent.C’est-à-dire que ces emprunts ajoutent aux charges fixes de notre budget une obligation annuelle de deux millions de piastres.L’on a vu par les dépêches de Londres, il y a quelques jours, combien le service des intérêts après la la guerre inquiète déjà les hommes d’Etat anglais ; le dernier emprunt anglais ajoute plus dé cent millions à ce chapitre du budget impérial.Au Canada, l’on semble moins préoccupé de l'avenir.Nous allons pourtant sortir de ce conflit avec une dette pour le moins doublée et un service d’intérêt qui exigera dix à douze millions de plus par année.Sans doute, le pays est vaste et riche, mais le développement même de ces richesses nécessite des dépenses que l’on n'a pas à faire en Angleterre, et proportion gardée notre position sera presque aussi difficile que celle de la Grande-Bretagne.J.D.BLOC - NOTES»» La Douma, prorogée jusqu'à novembre prochain, vient d'être convoquée pour le 1er août.La réunion du parlement russe nous renseignera peut-être sur l’opinion générale du pays quant à la guerre.* * # Sir John Aikins approuve tacitement la conduite du lieutenant-gouverneur Cameron à d’égard du cabinet Roblin, que dénonçait si bruyamment M.Bradbury l’autre jour.Le nouveau chef conservateur ma-nitobain a évidemment constaté que le peuple est assez conciliant sur ses prérogatives quand les conditions le justifient.vr ¦à.* La réplique du Président Wilson à l’Allemagne, maintient que toute violation des droits des Etats-Unis qui entraînerait la perle d^ vie de leurs citoyens serait regardée comme un acte “inimical”, unfriendly Oh! da diplomatie! * * * La Hongrie enrôle ses hommes de 43 à 50 ans.I.a France a déjà enrôlé ses hommes de 47 ans.L’Allemagne a considérablement entamé sa réserve.Est-ce le commencement de la fin?* * * La conférence des représentants municipaux qui discute actuellement le problème du chômage, a décidé de se réunir à Ottawa, avec les ministres pour étudier les différentes propositions qui ont été faites et arriver à une solution pratique.11 est temps, en effet, qu’on en vienne à une conclusion.* w «¦ L’avocat du défunt gouvernement Roblin a soutenu, devant la commission d’enquête royale, que ses clients ignoraient complètement les vols qui résultaient du contrat pour la construction du Palais législatif.D’autre part, l’avocat de M.Norris soutient que celui-ci ignorait complètement les négociations qui se faisaient pour pairer les contestations d'élections, il est étrange que ces bons politiciens, qui sc targuent de tant d’habileté, ignorent tout ce qui peut les compromettre.* * * Ce qui se passe actuellement à Nashville, E.-U., n’est pas de nature à recommanedr un système de gouvernement municipal plutôt qu’/im autre.Nashville est administrée depuis quelques années par une commission.Au début, tout alla- passablement bien.Mais voici (leux commissaires et un de leurs subalternes accusés de vol.Ce dernier a disparu aver une certaine somme volée à la ville.Le trésorier est menacé de prison et le maire et les autres commissaires essaient de chasser de la commission celui qui a découvert Ja fraude.Le mal ne vient pas tant du système que de l’apathie rie l’opinion publique qui s’éveille toujours trop tard.w s- * Herr Arthur Dix écrit, dans le “ Tag ”, que l’Allemagne sortira de la guerre avec un territoire colonial qui s’étendra de l’Afrique-Sud à la mer Baltique.Il est bien difficile de prévoir ce que réservent les événements, mais l’agrandissement de l’empire colonial allemand n’est peut-être pas aussi certain que l’espère ce journaliste allemand, LE PASSANT.LES ETUDES CLASSIQUES ET LE RETOUR A LA TERRE Lettre du R.P.Chs Strackîer, supérieur de l'orphelinat agricole de Vauvert.-Lac S.-Jean.Monsieur tp Rédacteur Vous me faites l’honneur de me communiquer le fascicule intitulé : “Les Etudes classiques et le retour à la terre", par l’abbé Georges Cour-chesne.J’en ai pris connaissance avec un vif intérêt, parce que cette lecture _me reporte à plus de 20 ans en arrière, alors que le R.P.Joseph Burnichon, de la Compagnie de Jésus, publiait en 1894, chez Victor Retaux et Fils, éditeurs, 82, rue Bonaparte, Paris, son fameux “Retour aux champs" commençant par cette angoissante question: Que faire de nos fils?.Songez donc qu’en ce temps-là surtout, bon nombre de jeunes Français, ayant terminé leurs études classiques dans les collèges catholiques, se trouvaient fort perplexes pour le choix d’une carrière honorable dans le monde.D’une part, les fonctions publiques dans les administrations (le l’Etat et l’Université étaienl systématiquement fermées aux “cléricaux” de réputation; la noblesse n’obtenait que péniblement de l’avancement dans l’armée et la marine; les professions libérales regorgeaient d’aspirants diplômés.D’autre part, il répugnait à la fierté de certaines familles d’engager leurs enfants dans les rangs du clergé, parce (pie rivé par la chaîne du Concordat, le prêtre se trouvait dans une situation de plus en plus précaire, souffrante, humiliée, intolérable, en présence d’un pouvoir omnipotent et hostile.Restait donc le choix entre le commerce, l’industrie, l’agriculture, ou demeurer dans la jirofession des “inutiles”, si l’on avait des rentes.Emu de compassion pour cette jeunesse catholique ne sachant que devenir et où se caser honorablement, le R, I* 1.Burnichon lui conseilla sans ambages le retour aux champs, même à la noblesse fortunée.Voici ce qu’il écrivait: “Le grand “fHflédç au mai social de l’heure -ré:,«art» et-: -s«ra.!.reloue aux », » V f* ('Jüi doivent donner signal du retour et entraîner les “autres, ce sont les grands propriétaires d'abord, puis les jeunes gens d.' bonne famille doués de quelque ^fortune, intelligents et en quête (l une position sociale.Les classes ‘aisées, nous l’avons dit, ont été les premières à déserter les champs ; _ est à elles de rebrousser chemin rtes premières.C’est bien ici sur-^bmt que tout effort sera vain, et i toute exhortation stérile, si l’on ne ‘‘commence par prêcher d’exemple.“Tant que ceux qui possèdent la ri-chcsse s’obstineront à la dépenser, LE COURONNEMENT DES FETES BELGES L’assembîée du Monument National réunit une foule délirante de patriotique enthousiasme.— Discours de M.Sadeleer et du Rev.P.Rutten.UNE ALLOCUTION EN FLAMAND L’assemblée d’hier soir, au Monument National, a dignement couronné la célébration du quatre-vingt-cinquième anniversaire de d'indépendance de la Belgique.Dans les circonstances actuelles, une telle célébration ne pouvait manquer d’être imposante.On eut dit une grande réunion de famille.La plupart des membres de la colonie belge étaient présents; dans la foule on pouvait remarquer nombre de femmes de réservistes, les unes portant dans leurs bras des nou-vonux-nés.Un certain nombre avaient déjà des voiles de deuil.Quelques représentants cana-diens-français, irlandais et anglais étaient venus témoigner de leur sympathie à la vaillante petite nation belge opprimée par une horde barbare pour avoir voulu défendre le droit et la justice.Lorsque le corps de musique attaqua la “Brabançonne”, à l’arrivée de M.Louis de Sadoleer, accompagné du lieutenant-gouverneur, M.P.-E.Leblanc, de Sa Grandeur Monseigneur l’archevèque et de M.Maurice Goor, consul belge au Canada, la salle entière se leva, et dans un même sentiment patriotique, entonna l’hymne national.Parmi les nombreuses personnes qui avaient pris place dans les loges, on remarquait: M.Clarence de Sola, consul belge à Montréal ; M.Gustave Francq, président de la Chambre de commerce belge; M H.TTicquet.président de l’Union Nationale belge; M.Ed de Boeek vice-président de la Chambre de Commerce belge; M.l’échevin Dubeau, représentant la ville de Montréal; le B.P.Rutten, M.A.l’yen, principal de l’école Polytechnique; M.\.1.de Bray, directeur de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales ; le colonel Wilson, M.J.C.Walsh, etc .etc.: Entre les discours, un joli programme musical fut rendu par le corps de musique du (même régiment.sous la direction de M.J.,T.Goulet, et par la chorale de Lachi-ne, dirigée par M.Benoit Verdiokt.M.Gustave Francq, qui présidait rassemblée, souhaita à tous la bienvenue; en quelques mots, il fait Thiistorique de la Belgique depuis son indépendance, en ISth).Il par-]" des règnes de Léopold I, le roi pacificateur, et de Léopold II, le roi édificateur, puis il nomme le roi Albert I, dont le nom passera •à l’histoire avec celui des plus grands héros.M.Ed.de Boeck, portant l’uniforme khaki des soldats canadiens, dit quelques mots dans leur langue aux Belges flamands.M.Dubeau.au nom de la ville, souhaite la bienvenue à M.de Sadeleer et celui-ci prend la parole: M.HZ SADELEER au tribut de leur or celui de I sang.M.de Sadeleer a été vivement plaudi.LE R.P.RUTTEN.eur ap- Le ministre d’Etat belge dit combien il esl louché par la sympathie que son pays reçoit au Canada.D’une voix vibrante et persuasive, il parle de la Belgique qui célèbre dans des circonstances si tragiques le quatre-vingt-cinquième anniversaire de son indépendance.Il rappelle l’amitié qui unissait la Belgique à tous les peuples avant la guerre: “Nous étions arrivés, dit-il, à nous classer, au point de vue economique, comme cinquième puissance du monde.Depuis 18I50, alors que la France avait versé son sang pour nous aider à recouvrer notre indépendance, nous nous étions toujours efforcés à nous maintenir en bonnes grâces avec toutes les puissances de l'Europe.” M.de Sadeleer rappelle la nuit tragique du deux août mil-neuf-cent-quatorze, où l’une des puissances signataires du traité reconnaissant Ja neutralité de la Belgique, est venue dire: “Nous ne respectons plus notre parole”.La Belgique se trouvait alors dans l’allernative ou de commettre un acte abominable contre la parole jurée ou de subir la guerre avec touies scs horreurs.I,’Allemagne s’est parjurée alors que la Belgique décida de respecter sa parole, quoi qu’il put en coûter.L’orateur était présent à la fa fameuse séance du conseil des mi-j nistres belges, tenue dans la nuit du 2 août, il était un de ceux qui rc- i pondirent brièvement aux menaces | des diplomates allemands et résolu-, rent de prendre cette attitude qui ! devait accumuler tant de souffran- Le révérend père Rutten, O.P., prononce ensuite un éloquent discours sur l’armée belge: La fête de ce jour, dit-il, si émouvante par tous les souvenirs poignants qu’elle évoque cette année, ne peut mieux se terminer que par la glorification du corps d’élite qui incarna si superbement nos traditions de loyauté et de bravoure, et qui vient d’écrire avec son sang une des plus belles pages de l’histoire des siècles.J’ai nommé l’Armée belge ! A l’heure qu’il est, cette petite armée compte une proportion tie tués, de blessés, de malades et de prisonniers plus forte que n’en compta jamais line armée moderne.Mais ceux qui restent tiennent plus vigou-reusement et lèvent plus fièrement que jamais le drapeau dont les trois couleurs symboliser! t magnifiquement ce qu’un de nos ministres appela le noir de notre deuil, le rouge de notre sang et au milieu l’or de notre gloire.Sans doute, nous avons souffert, nous souffrons et nous souffrirons encore, mais l’épreuve nous a grandis, la lutte nous a galvanisés et notre misère est une misère glorieuse! Le Cardinat Mercier interprélait les sentiments unanimes de tous les Belges lorsqu’il s’écriait: "Qui de noiïs aurait le courage de déchirer la dernière page de notre histoire?“Qui ne contemple avec fierté le rayonnement de la gloire de la patrie meurtrie?Après la prise de Liège, le gouvernement du kaiser proclama dans une lettre officielle au gouvernement belge que la résistance de notre armée contre une grande supériorité numérique, avait été héroïque.Héroïque, elle l’était à Liège, messieurs, héroïque elle le sera jusqu’au bout.^ TT T?Quelle épopée incomparable que l’histoire de cette petite année défendant pied à pied, pouce par pouce, depuis l’Est jusqu’à l’Ouest, le sol sacré dé la patrie; faisant front à des forces trente fois supérieures, s’arrêtant enfin sur l’Yser et y luttant depuis neuf mois pour garder le seul coin de KtWniBe^ ff5s foulé la lourde botte de l'on valusse ur.La capitale de la Belgique, c’est depuis neuf mois cette toute petite ville de Furncs, située à l’extrémité du pays à lu frontière française.Mais sur ce coin de terre flamande ravagé par les projectiles, imprégné pur le sang de nos braves, le roi et la reine sont debout, toujours fièrement debout, personnification radieuse d’un peupde qu’on ne mettra jamais par terre ! U’é-tait à Fumes, en novembre dernier, le jour et la fête patronale du roi.Le 7e de ligne avait résisté pendant des semaines à des forces écrasantes, et les glorieux survivants étaient convoqués sur la grande place de Fûmes pour y voir décorer le drapeau de leur régiment.Sur la coquette archaïque grande place de Fumes, la foule s’écrasait sur les trottoirs, s’accrochait aux façades des maisons, se pressait aux fenêtres, se hissait sur les toits.Et l’orateur lit une longue des cription faite par un Français témoin de cette scène inoubliable.C’est presqu’une banalité de vous le rappeler ; toute l’histoire du passé de la Belgique démontre lumineusement que jamais elle ne s’est inclinée devant le triomphe momentané de la force.Elle a été à travers les siècles le grand champ de bataille de l’Europe, mais après chaque guerre elle se remettait avec une ardeur nouvelle à reconstruire ce que la geurre avait détruit.Toujours fidèle à la foi jurée à nos princes, nous ne supportâmes jn-; mais le despotisme, et gare à ceux ! qui s’avisaient de toucher à nos li-i bertés communales et à nos traditions séculaires.Le vieux lion de ] Flandre qu’on croyait assoupi se-| couait alors sa crinière, montrait dents et sortait ses griffes.Et PAS D’ALUN | SriSôSËDÎÈS; •V'- CLAIREMENT T« IMPRIMES SUR ccTTRuerre 'xINS NO FAITE EN CANADA tons pour le droit, pour la liberté et pour l’honneur.Les nuages qui passent devant le soleil ne le font pas disparaître, jl en est de même du droit, de la liberté et l’honneur.Ils étaient hier, ils sont aujourd’hui, ils resteront demain ! A la fin de son discours, le Père Rutten a reçu une ovation enthousiaste.T,a soirée s’est terminée aux accents de la “Brabançonne” et de “Dieu sauve le Roi”.BOURBIER NORRIS FUT LA VICTIME L’AVOCAT DU PREMIER MINISTRE MANITOBAIN PRETEND QUE HOWDEN A TENDU UN PIEGE ODIEUX.— IMPOSSIBLE DE COMPROMETTRE M.RO-BLIN, DIT SON CONSEIL.CHOSES MUMCIPALES ON PARLE DE REFERENDUM M.HEBERT VEUT SAVOIR SI LE PEUPLE AIME MIEUX LE CONSEIL OU LES COMMISSAIRES.— ALTERCATIONS ENTRE LE MAIRE ET M.McDONALD.ses ces griffres-là, on aimait mieux les voir de loin nue les sentir de près.Il a plu aux Teutons de s’imaginer qu’ils feraient plier ce qui n’avait ees et de ruines sur la Belgique, j jamais plié.Grand biev leur en fas-Mais il se console en disant fiène- se, messieurs, mais ils apprendront ment avec tous ses compatriotes : : à leurs dépens que ’es Belges qui il valait mieux mourir que de se1 ! leur ont fait si longtemps un crédit déshonorer! illimité presque naïf, ne sont pas M.de Sadeleer dit en terminant: ce ou’ils ont rêvé.En temps de paix Je vous dis à vous comme je le .Réduits de 1.75 QO et 2.00.Vendredi, la pièce —Au rez-de-chaussée.Chaussures d’hommes Souliers d’été pour hommes, en cuir tan de Russie, veau lisse et poulain verni, de nos «J C, séries 3.95 à 4.50.Vend-d“«C^'3 Nous mettons en vente un achat fait par ce rayon en bottines à lacets en cuir tan et noir, ponr hommes.Trépointes Goodyear, empeignes en veau tan, de haute qualité, en veau lisse et en poulain verni.Toutes les pointures, vendues 4.50 et pour ^ €$C Vendredi, la paire.Le lot comporte 50 paires de la marque Johnson and Murphy, pointures 9% à 11 seulement.—Au rez-de-chaussée.Tissus lavables Vente spéciale de coupons à moitié prix.Un grand assorthnent rie coupons de tous genres en tissus lavables, crêpes unis et Imprimés, mousseline de robes, voiles, nansouk, popeline imprimées, ratines, piqués, etc., en longueur de une à cinq verges.U n’y a pas une dame, une ménagère, une ouvrière, qui ne trouverait son affaire et l’occasion qu’elle cherchait, dans les coupons que nous mettons en vente, Vendredi, A MOITIE PRIX.—Au premier.LE VENDREDI EST UN JOUR D'QGGASIONS Soieries Lingerie de dames C’est encore une grosse vente pour demain, vendredi.Celle vente comprend des séries d’articles défi-nitivenient sacrifiés, et vendus à un prix unique de C’est la journée où la grosse foule fera les bonnes affaires.Qu’on en juge.BLOUSES, en marquisette et organdie blanc, simple, plissé, brodé, col rabaissé, manches longues et courtes, finies à ourlet à jour.Vendredi, au rabais à."I BLOUSES, en Cannelle, unies et à raies, genre tailleur et col court et haut, manches longues, marquées de 1.98 O O à 2.98.Vendredi, sacrifiées à.*“^ BLOUSES, en crêpe de coton, en soie et crêpe de Chine, les unes unies, les autres brodées, manches longues et courtes, cols relevés ou baissés, toute dernière nouveauté, fJO marquées de 1.98 à 2.98.Vendredi, soldées à , .Lingerie de dames LINGERIE DE DAMES comprenant chemises de nuit, jupons, pantalons et cache-corsets, marquée de 1.25 à 1.50.Vendredi.CHEMISES DE NUIT, en fin nansouk, lonsdale et haliste, devant ouvert, manches longues et moyennes, garnies de Valenciennes et de fine broderie, encolure variée, /JLd marquées de 1.25 à 1.49.Vendredi.JUPONS en fine batiste, garnis de broderie et de /jg dentelle, marqués de 1.49 à 1.98.Vendredi.¦ ¦ ^ CACHE-CORSET, PANTALONS, garnis de jolie bro- derie, dentelle et ruban, .49 de 1.49 à 2.50.Vendredi — Au rez-de-chaussée, Vendredi — grand jour des soieries à prix réduits; les dames en jugeront par les articles suivants: Soies écossaises à carreaux ou rayures spéciales pour blouses, ceintures, noeuds, etc., prix courant 1.00.Vendredi, la verge.«Ow Magnifique velours chiffon, et marquisette à rayures en élégants dessins, prix courants, 5.00 et 5.50.Vendredi, la 1 TTC verge.Et pour vendredi seulement, les différentes soies suivantes à moitié prix: Charmeuse brocard — Ninon velouté brocard — Crêpe dp Chine brodé or — en longueur de 3^ verges, Crêpes de Chine à fleurs de Roses et enfin Le rayon remplira deux grandes tables en coupons de soieries de tout genre et géalement vendues à moitié prix.Voyez ces marchandises au premier étage.Et demandez à voir nos doublures en soie vendues régulièrement de .18 à .25 et réduites pour < Æ Vendredi à.¦ A *3" Confiserie Vendredi, une vente de chocolats de 40 sous la livre pour le prix de 26 sous.1000 livres à vendre dans la journée, les uns sont garnis de fruits et les autres de crèmes diverses.N’allez pas à la campagne sans en appôrler quelques boites d’une livre.Vendredi, la livre.—Au rez-de-chaussée.UIMITEC FAITS-MONTREAL UNE FOURNEE D’ACCIDENTS PLUSIEURS PERSONNES SONT BLESSEES ASSEZ G R I E V E-MENT HIER APRES-MIDI DANS DIFFERENTS ENDROITS DE LA VILLE.— UNE DES VICTIMES SUCCOMBE.— NOMBREUSES CHUTES.La liste des accidents d’hier est très chargée.On remarque surtout le grand nombre de chutes : chute d’un débardeur à fond de cale, chute en bas d’une galerie, chute du troisième étage, etc.Quelques-unes n’auront pas de conséquences graves ; les blessés pourront quitter l’hôpital dès aujourd’hui, d’autres ont mis leurs victimes dans nn état inquiétant, une même a causé la mort.CHUTE D’UNE FENETRE Thomas Smith, âgé de 30 ans, demeurant 366 avenue Aird, a été à deux doigts de la mort lorsqu’il FRANCE ACTIVITE SUR TOUT LE FRONT DES AVIATEURS FRANÇAIS BOMBARDENT COLMAR PENDANT QUE LES CHASSEURS AVANCENT DANS LES VOSGES — VIOLENTE LUTTE DANS LES FORETS DE LE PRETRE ET D’APREMONT, Paris, 22.—Les Français ont capturé de nouvelles positions dans la vallée de la Fecht, dans les Vosges.Us ont livré plusieurs attaques, qui ont partiellement réussi et ils ont enlevé les bailleurs qui dominent cette vallée, uu côté est.Presqu’en même temps, les aviateurs français ont bombardé Colmar.Sauf cela, et une attaque allemande en Argonne, fructueuse, au dire des Allemands, et une autre attaque teutonne dans la forêt d’Apremont, que les Français prétendent avoir repoussée, il n’y a eu que des engagement d’artillerie, qui se sont déroulés sur le front occidental.• C’est encore dans l’Artois, dit le bulletin d’hier soir, que l’ennemi manifeste son activité.L„ cannonade est violente pl elle se continue sans répit.A Souchez, le combat a repris avec plus de violence, mais si l’on s’est lancé (les grenades, il n'y a pas encore eu u’ac-tion d’infanterie.Entre la Meuse et la Moselle, à Tête de Vache, dans la forêt d’Apre-mont el dans la forêt de Le Prêtre, le bombardement a été (l'Une violence particulière.Des obus sont tombés sur baint-Dié, mais ils n’ont atteint que des ruines, car l’ennemi avait déjà passé par là.Des voyageurs arrivés de basse Alsace rapportent que le raid aérien rie lundi a causé de grands dommages.Plusieurs bombes ont explosé.Les civils sont satisfaits de ce qu’on n’ait pas bombardé la ville ellc-mêuM.est tombé du troisième étage de sa maison où il était à réparer un châssis.U a été transporté à l’hôpital Victoria.Les médecins n’ont trouvé aucun os brisé et seulement quelques légères contusions.Il pourra quitter l’hôpital dans quelques jours.LE BARIL COMPRESSEUR En roulant un baril de farine à sa demeure, hier matin, Richard Sears, âgé de 37 ans, 375 rue Men- | tana, a glissé et perdu le contrôle î du baril qui a roulé sur lui, lui écrasant l’oreille droite et lui eon- j fusionnant la tète.Il a été transporté à l’hôpital Victoria.Plusieurs points de couture ont dû lui être faits à l’oreille blessée et il pourra quitter l’hôpital aujourd'hui.BRAS FRACTURE Un journalier italien, du nom d’Antonio di Francisco, âgé de 34 ans, demeurant 1684 rue Saint-Dominique, s’est fracturé le bras droit hier après-midi, en tombant dans une excavation sur l’avenue du Parc.il a été transporté à l’hôpital Général.AUTO INCENDIE Les pompiers du poste No 14 ont été appelés hier, vers minuit, pour éteindre un incendie qui s’était déclaré dans une automobile, sur la rue Clarke, près de l’avenue Mont-Royal.Leur arrivée a pu prévenir une désastreuse explosion.Le châssis de la machine a été endommagé.BURTON A LEVE LE PIED La disparition de Samuel Burton, le caissier de la Canadian Steel Foundries Company, a mis sur pied tous les agents de la police secrète.Quoique leurs recherches n’aienl obtenu jusqu’ici que de minces résultats, on est convaincu toutefois que le fuyard n’a été victime d’aucun accident et qu’il a bel et bien pris le large.Six mille circulaires portant sa photographie et son signalement ont été envoyées aux Etats Unis.La somme qu’il portait le samedi, 10 courant, pour payer les employés de la manufacture de la rue Saint-Patrice, est de $7,000.Burton est âgé de 52 ans, mesure 5 pieds et 7 pouces.Il porte une moustache grise.CHUTE MORTELLE D’UN DEBARDEUR Cléophas Saint-Pierre, âgé de 44 ans, demeurant 16 rue Montcalm, s’est tué hier après-midi en tombant à fond de cale du “Medora” qu’il était à décharger avec d’autres débardeurs.Il a été transporté à l’hôpital |ié-néral où les médecins n’ont pu que constater la mort.Le corps a été transporté à la morgue.Une veuve et plusieurs enfants lui survivent.LE CRANE FRACTURE Thomas Murphy, un bambin de deux ans.est tombé hier après-midi de la galerie du troisième étage où il était à jouer avec ses petites soeurs.Il a été transporté à rbôpital Western dans «m état d’inconscience.Les méderins ont constaté mie fracture du crâne.On a peu d’espoir de le sauver.GRAVE CHUTE William Tansey, âgé de 8 ans, de- I un journal donne à ses lecteurs des nouvelles exactes, précises et complètes, sans parti-pris, de la manière la plus honnête du monde; Si ses articles de rédaction sont sensés, dignes, pleins de renseignements et écrits sans souci des intérêts de partis; Si l’exécution typographique, la disposition des nouvelles et des articles en sont de bon goût et de classement excellent; Si ses articles, ses nouvelles de tête, et ses chroniques politiques et parlementaires en appellent à la meilleure classe de lecteurs qui soit dans le pays; S’il n’annonce que des maisons et des produits honnêtes et refuse les réclames tapageuses ou nuisibles; S’il ne verse jamais dans la sensation et peut être mis aux mains de tout le monde; Si c’est le seul journal de l’après-midi à deux sous dans la région et même dans la province; Vous savez du coup que ce journal est un excellent médium d’annonces, car il pénètre dans les familles les plus respectables et recrute ses abonnés et ses lecteurs dans les classes les plus intelligentes du pays.Le DEVOIR est le type de ce journal, au Canada.Il a une clientèle de lecteurs et d'abonnés offrant le meilleur champ possible à l’annonce et aux annonceurs intègres et soucieux de leurs intérêts.Aussi tous devraient-ils s’en servir pour leur publicité.LE DEVOIE MONTRÉAL meurant avec ses parents, 891 rue Drolet, est tombé hier soir du toit d’un hangar.Il a été transporté à rbôpital Victoria.On crut d’abord qu’il s’était fracturé le crâne, mais ce n’était qu’une simple déformation.Une opération a dû être pratiquée.On croit que la petite victime vivra.FRAPPE PAR UNE POULIE William Boucher, âgé de 24 ans, demeurant 844 rue Albert, a été frappé à la tête, hier après-midi, par une pou’ie au clos de bois et de charbon de P.P.Papin, où i! travaillait.11 a été transporté à l’hônital Notre-Dame, où les médecins ont constaté une fracture du crâne.On craint ou’il ne puisse survivre.Boucher est célibataire.TIRE-LAINE PRIS SUR LE FAIT.Un nommé “Gus" Lambert, âgé de 36 ans, et Michaël Currie, âgé de 40 ans, prétendant tous deux demeurer 488, rue Clarke, ont été arrêtés, hier soir, par M, FhC.Gorman, surintendant du Canadian De- tective Bureau, et les agents Gagnon et Pelletier, du poste de la rue Craig-Est, sous l’accusation d'avoir tenté de voler dans les poches des passagers, d’empêcher la libre circulation dans un tramway et aussi de vagabonder.Les deux hommes avaient d’abord été vus par Gorman en train de bousculer les passagers à la façon des tire-laine dans un tramway du circuit Amherst.Il sauta alors sur la plateforme avec deux de ses assistants.Lambert recoitnut nùssilôt à qui il avail affaire et il sauta à bas du tramway avec son compagnon.Deux agents leur donnèrent 11 chasse et les capturèrent dans 1« square Viger, —-fr,, , —.M.,— —.Les ANCIENS CANADIENS sont très populaires, et les MEMOIRES de M.de Gaspé aussi.Mais connaissez-vous le roman canadien de M.Chauveau, CHARLES GUERIN?II vaut la peine que vous le lisiez-.Le NATIONALISTE le publie en feuil-leton. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 JUILLET 1915 VOL.VL — No 170 Lettre de Fadette Le dodhe VENTE A RABAIS I Nous offrons durant deux semaines tous nos appareils électriques: LAMPES, DOMES, APPLIQUES, EVENTAILS, ACCESSOIRES, BATTERIES, FERS A REPASSER, LAMPES PORTATIVES, GRILLEURS, RECHAUDS, TELEPHONES, MOTEURS, ELECTROLIERS, ETC.Un escompte véritable de .20% T ni lu alurefois un livre très curieux.C’était l’aventure d'une femme découvrant en elle quatre personnalités distinctes et successives qui passaient le temps à se combattre, à se quereller, et au milieu de ces disputes et de ces tempêtes, Vheroine menait une vie très accidentée où l’ange et le diable avaient chacun leurs jours.Je ne me souviens plus de la forme de ce livre, mais j'ai toujours gardé le souvenir de cette histoire qui m’intéressait par son côté psg-', chologique si vraie, car n’est-ce pas, au fond, l’histoire de notre person- \ nalité tombée en anarchie?Lequel d’entre nous peut se vanter de n'a-j voir pas éprouvé en lui ce conflit d’instincts et de sentiments qui s’é-l veillent sous la poussée des circonstances, et d’où sortent l'héroïsme ou la lâcheté, la sagesse ou ta folie?Tous nous assistons aux débats et aux discussions de l’ange et du diable en nous, et tous nous avons une conscience éveillée, attentive, clairvoyante, qui voit bien le danger sans toujours savoir ou vouloir l'éviter.Chez les natures foncièrement bonnes mais faibles, le danger s’accroît du manque de résistance, et de concessions en concessions, d’entraînements en entraînements, elles arrivent parfois à atteindre le fond ne l’abime où les attire leur diable: elles g tombent sans lutte et elles sont perdues sans presque avoir eu conscience, de leur chute.Et l'on lit encore mieux dans les âmes que dans les livres le bienfait d’une volonté forte cl exercée qui sait résister, et au besoin, combattre.Cette force combative devrait être développée chez les enfants: on cherche le plus souvent à la faire, disparaître.Pour ma part j’aime mieux un petit révolté qui se cabre d’instinct sous le joug, que ces natures passives qui subissent sans dire mot, en courbant la tête, toutes les tgrannies et toutes tes exigences.Le premier est plus difficile à former: il g faut beaucoup de fermeté douce et tenace, mais s’il est bien élevé, dans toute la force du mot et de la chose, il fera un homme qui saura ce qu’il veut, qui ne subira, pas les influences presque inconsciemment, qui saura enfin se résister à lui-même aussi bien que résister aux antres.Ceux qui tombent aux pires dégradations sont les mous, les lâches, les oisifs, les irrésolus, et il n’est pas d’efforts que nous ne devions faire pour faire grandir chez les enfants l’initiative et la conscience de leur force, afin qu'ils sentent la possibilité de résister à tout ce que réprouvent leur conscience et leur coeur.Vous pensez bien que.les pauvres parents qui font devant leurs enfants cet humiliant aveu : “Je ne puis en venir à bout", n’auront pas un brillant succès dans cette formation sérieuse, d’un caractère! Je le répète et on me.croira sans peine, c'est difficile de développer la force en demandant l’obéissance et de faire céder la volonté sans la briser.J'éprouve toujours une impression pénible, quand j’entends parler de briser une volonté: quelle erreur! Il faut la diriger, ce.qui est bien différent.Quelle insouciance est apportée généralement à cette grande oeuvre de l’éducation par les jeunes mères pour qui les enfants sont de jolies poupées avec lesquelles elles jouent jusqu’à ce qu’elles deviennent de vrais petits diables.Alors, elles les éloignent et demandent aux éducateurs et aux religieuses d’en faire des anges.Et elles s’en lavent les mains! Croyez-moi, mesdames, aucun dévouement, aucune sollicitude étrangère ne pourra jamais refaire le.commencement négligé par vous.L’âme de votre enfant se sentira toujours d’avoir été moralement orpheline pendant ses premières années.FADETTE.Ah! les cloches et cette pluie Qui se sont obstinées, Toute lu journée, Et sur mon âme, ensemble, appuient! Je rêve de très tristes choses, D’une orpheline avec sa camériste.Comme la vie.est triste Vue ainsi à travers de la pluie et des cloches! Tout est fané, tout est défunt! Ah! cette pluie et ces cloches qui sont complices! Dans mon âme grise Elle ne font plus qu’un., La cloche décroit, tandis que s’accroît La pluie fine; Et dans mon âme, alors, on dirait qu’il pluvine En gouttes de son froid.Georges RODENBACH.Nous faisons cette offre sans précédent dans le but de vous inciter à venir nous voir pour nous connaître et vous convaincre que nous pouvons vous servir très avantageusement.A qualité égale et aux prix réguliers, vous payez encore ici moins cher que partout ailleurs.Jugez par là des économies que vous ferez en profitant de l’escompte de 25% durant ces deux semaines.' La Compagnie ELECTRIQUE NATIONALE A.VIIV ET, propriétaire Tél.Saint-Louis 6897 1387 B’d Saint-Laurent UNE PAGE DE NOS ORIGINES CANADIENNES t'ar une normalienne Un fait bien c:a!>!i et fort conso-lan.pour notre sexe auquel on prête généreusement toutes tes faiblesses, c’est que Dieu ne fit dans son Hgiise aucune de ees grandes oeuvres qui marquent une étape de l’humanité, sans y associer une femme.L’édit de Milan qui arrêta l'orgie des persécutions romaines, lit briller la croix au grand jour du monde civilisé et porta le Souverain Pontife des cachots des catacombes au palais des Césars, cet édit avait été préparé par sainte Hélène dans le coeur de son fils, le grand Constantin.Clotilde conduisit au baptistère de Reims Clovis et ses preux ; grâce à elle la féroce nation franque devient la Fille aînée de l’Eglise pour accomplir les “ ('.estes de Dieu ” à travers le monde.L’Angle-terre eut sa reine Berthe, une reine française, pour convertir son premier roi.Ethelbcrt, et faire entrer la grande nation saxonne dans le giron de TFlglise ; c’est du reste ce qui arrive pour la conversion de tous les peuples barbares des invasions.L’histoire nous fournirait la preuve de ce rôle providentiel que Dieu a ménagé à la faiblesse de la femme ; maïs contentons-nous de citer le témoignage de l'auteur des “ Moines d’Occident ”, qui corrobore bien le fait que nous voulons établir : “ Partout, dit Montalembert.c’est toujours par la ferveur et le dévouement oe la femme chrétienne, que sont entamées ou consommées les victoires de l’Eglise ”.(Moines d’Occident, vol.3.p.445).N’en soyons pas surpris : Jésus-Christ ayant racheté le monde avec lu coopération d’une fille d’Eve, l’Eglise, qui n'est autre que Jésus-Christ continué, ne peut tenir une une âme privilégiée, comme Dieu en fait mûrir à toutes les époques, où il veut réaliser de grands desseins de miséricorde sur Te monde.C’était gardien de ce Heu, dans un “grand et vaste pays, plein de montagnes et de vallées, mais tout couvert de brouillards épais.” La Mère de Dieu, assise à l’entrée de ce pays, “regardait avec compassion ces vastes contrées infidèles dont la vue causait autant de pitié que de frayeur.La Vierge se tenait tournée vers son Fils, lui parlait de sa servante, et par trois fois la caressa”.Cette vision, qui resta profondément gravée dans l’esprit de la vénérable religieuse, ne lui révéla point encore le nom du pays qui lui était montré, ni le sens de ce qu’elle voyait.Elle sentit seulement grandir son ardeur pour l’apostolat et ses supplications enflammées montaient toujours plus pressantes vers Dieu.Mais une seconde yirMon vint lui faire connaître ce pays sur lequel devait se déverser les trésors accumulés dans son âme.Cette seconde vision, précise et sans mystère cette fois, est amenée par une circonstance qu’il faut connaître pour apprécier la miséricordieuse tendresse de Dieu envers notre pays.Dieu qui, jusque-là, semblait sourd à toutes ses supplications d’apôtre en quête d’un champ d’apostolat, lui fit un jour comprendre intérieurement qu’il n’écoutait pas ses prières, et lui formula distinctement ces paroles, nouvelles dans l’histoire de l’Eglise : “Demande-moi par le Coeur de Jésus, mon très aimable Fils ; c’est par lui que je t’exaucerai et que je t’accorderai tes demandes.” Remarquons que cette religieuse entendit ces paroles en 1635, c’est-à dire 12 ans avant la naissance de la Bienheureuse Marguerite-Marie que Dieu avait choisie pour révéler au inonde la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus, et 38 ans avant la première révélation qui lui en fut faite.Dieu devançait les décrets de su Providence et faisait une exception en faveur du Canada, ce petit coin de son immense domaine, afin hu- une âme de femme.Prévenue dès .son enfance des plus douces faveurs de faire connaître et goûter à notre du ciel, elle passa, en grandissant, par ces sentiers douloureux rfu Calvaire dans lesquels Dieu fait marcher ceux qu'il veut associer à ses grandes oeuvres.Après l'avoir longuement purifiée dans ces voies, l’Esprit Saint l’éleva par de subii pays un bienfait que le reste de l’univers ne devait connaître que 38 ans plus tard.Si l’on se rappelle qu’en cette même année 1635, mourait au Canada l’héroïque et vertueux fondateur du pays, n’a-t-on .pas raison de conclure, avec l'his- mes visions qui l’introduisirent da is torien Chapot.“que Dieu a voulu les secrets des mystères de l’Incar- donner une mère selon son coeur à nation et de la Sainte-Trinité, puis cette cotonie naissante, au moment il se l’unit par cet amour sublime oû il rappelait à lui celui qui en a dont la compréhension dépasse no- toujours été considéré comme le tre intelligence, et que les auteurs père" mystiques appellent le mariage spirituel.Quand Dieu l’eut ainsi placée au rang de ses épouses qui n’ont plus d’autre ambition, d’autre vouloir, ! d’autre pouvoir que ceux du divin ; Epoux, il alluma dans son coeur un immense désir de se vouer au salut des âmes.Suivons ici les étapes par lesquelles Notre Seigneur va la conduire vers notre pays.Après l'avoir préparée à la vie de dévouement qu'exige l’apostolat, par la purification intérieure qui détache de soi-mème pour unir à Dieu, il l’embrasa, c’est elle qui parle, “d’un zèle tout nouveau pour le salut des infidèles.J’aurais voulu, dit-elle, voler partout, pour aller les racheter, suivre les missionnaires dans leurs courses apostoliques, m’associer à leur ministère pour sauver tant de pauvres âmes abandonnées”.Pendant plusieurs années, Dieu la laisse dans ce brasier où elle s'enfonce davantage pour se pénétrer des ligne de conduite différente de relie flammes de l’amour divin : “Je n’en de son divin Chef.Tout Canadien qui veut étudier à fond l’histoire de son pays doit donc tout naturellement se demander quelle est, auprès du berceau ue la rolonie, la femme qui a joué le rôle traditionnel dans les oeuvres de Dieu.Cette fille de France que Dieu un jour allait faire naître par delà l’immense océan, nu milieu des ténèbres de l’infidélité, quelle est la femme qui va mettre dans son coeur cet amour, déposer sur son front cette auréole, mettre dans son regard cette flamme, déverser dans son Ame cette vaillance qui la rendra digne d’être la 11113 aînée de l'Eglise sur ce nouveau continent ?Je ne veux pas prononcer encore son nom, on pourrait m’accuser de me laisser entraîner par un sentiment d’amour filial exagéré.Laissez-moi plutôt ou vrir une page de notre histoire, et ce nom, j’en suis sûre, vous le pronon cercz avec le sentiment de vénéra lion et d'amour qui fait battre mon Coeur en ce moment.En ce temps-là vivait en France pouvais plus, — écrit-elle à son fils, d’après les ordres de son Directeur, — j’entrais en jalousie (contre les dénions qui s’emparaient '.les âmes), je languissais,.Mon esprit était toujours hors de moi-même.Mon corps -lui même semblait se consumer tous les jours .peu à peu sous l'action de ce feu dévorant, et il devint bientôt presque semblable à un squelette." L’âme apostolique, épurée de tout l’alliage et fortement trempée (ffins les flammes de l’amour divin, et sous le marteau des épreuves, reçoit ensuite communication du rôle que Dieu lui prépare.C'est la seconde étape.C’est d'abord une vision prophétique dans laquelle elle voit le Canada, dont elle n’avait pas encore entendu parler ; en compagnie d’une dame séculière qu'elle ne connaissait pas, niais qui devait être sa compagne dans le nouveau Monde et qu'elle reconnut plus tard en la voyant pour la première fols, en compagnie de cette dame, dis-je, elle est introduite par un apôtre, Aussi, dès que celte sainte femme, suivant ’.’ordre divin qu’elle venait de recevoir, eut commencé à prier par le coeur de Jésus, son esprit, rayi en Dieu, aperçut une seconde fois “ ce grand et vaste pays ’’ qui lui avait été montré précédemment ; mais cette fois la vision fut accompagnée de ces paroles : “ C’est le Canada que je t’ai fait voir ; il faut que tu ailles y bâtir une maison à Jésus et a Marie ”, — “ O mon grand Dieu, reprend la servante anéantie sous la grandeur de ce commandement, mon grand Dieu vous pouvez tout et moi je ne puis rien ; s’il vous plaît de m’aider, me voilà prête ; je vous promets de vous obéir, faites en moi et par moi votre très adorable volonté ”, C’est la 3èmc étape.Voilà certes une réponse qui ressemble singulièrement à l'“ Ecce an-cilla Domini, fiat mihi secundum verbum tuum ”, prononcé par une autre femme dix-sept siècles auparavant, et qui valut a l’humanité un Rédempteur, Le “ fiat ” de Marie de l’Incarnation — je ne puis plus taire son nom — valut au Canada la devotion au Coeur de Jésus, apportée par un coeur de femme.Quel Canadien, et surtout quelle Canadienne ne tressaillirait de fierté ! Le Canada devint alors l'unique objet, en Dieu toujours, des ambitions de l'héroïque femme : " Je ne voyais plus, écrit-elle, d’autre pays pour moi (pie le Canada.Mes courses ordinaires étaient dans le pays des Hurons pour y accompagner les ouvriers de l’Evangile.J’y étais unie d'esprit au Père Eternel, sous les auspices du Sacré-Coeur de Jésus, pour lui gagner des âmes.Le Canada était maintenant ma demeure et mon pays.” Sou* lè coup de ces impressions, la Venerable Mère improvisa cette prière ardente dans laquelle on retrouve, à l’adresse du Sacré-Coeur, les accents qui s’échappèrent plus tard de lYunc enflammée de la Bienheureuse Marguerite-Marie • on re trouve ces mêmes accents dans ta formule ordonnée par Léon XIII, pour la consécration du genre main au Sacré-Coeur.Cette prière est aujourd’hui répandue par tout le Canada, Les élèves des Ursulines l’apprennent par coeur comme on se transmet dans chaque famille les chants pieux avec lesquels nos mères ont bercé notre enfance.Sur les entrefaites de cette révélation, la vénérable Ursuline recevait d’un Jésuite une relation détaillée des missions de la Nouvelle France, avec un bâton de pèlerin que lui-même avait apporté de Notre-Dame de Lorette, et une lettre qui se terminait par ces mots : “ Je vous envoie ce bâton pour vous convier d’aller vous aussi servir Dieu dans la Nouvelle France.” Le ciel manifestait ouvertement sa volonté.Après quatre nouvelles années d’angoisses, d’épreuves et d'interventions merveilleuses de la Providence, la Vénérable Mère, le coeur plein de l’amour du Coeur de Jésus, abordait aux rives canadiennes, et y jetait les fondations de cette “ maison à Jésus et à Marie ” que Notre Seigneur lui avait ordonné de bâtir ; cette maison devait être le premier foyer de la dévotion au Sacré Coeur.C’est de là que la Vénérable Mère devait exercer sur la colonie l’influence qu’on lui reconnaît ; ce qu’elle fil d'abord par l’éclat de ses vertus, l’efficacité de sa prière, la sagesse et la virilité de ses conseils, mais surtout en faisant aimer la foi aux Indiens qu'elle enflammait de ses paroles embrasées, en déversant dansj’àme des mères canadiennes son âme d’apôtre et en établissant sur notre sol cette forme d’éducation chrétienne sur laquelle elle a mis sa marque reconnaissable à plus de deux siècles et demi de distance.Cette maison, “élevée à Jésus et à Marie”, conserve toujours, avec ses restes vénérés, l’esprit et le coeur de cette femme apostolique.Un temps viendra où, à da voix de l'Eglise, la race canadien-ne-française entourera ce tombeau pour y déposer l’hommage de sa filiale reconnaissance.Je ferme ici cette page de nos origines, mon but étant simplement de montrer que notre pays a été dès sa fondation l'objet d’un amour privilégié du ciel, et que pour lui donner cette grande marque de predilection, Dieu s’est servi d'une femme, comme il en a mis une à l’aube de toute existence humaine.Sur tout berceau se penche une femme pour poser sur l’âme qui s’ouvre à la vie, la première empreinte, qui, en la marquant, fixe à jamais sa carrière.Les peuples comme les individus n’échappent pas à cette loi.Bienheureux l’enfant quand le regard de cette femme brille d'une flamme céleste, quand le coeur de cette mère palpite des grandes amours de Pau delà.Et bienheureux le Canada sur le berceau duquel se pencha une sainte chargée de façonner son âme à l’amour du Sacré-Coeur, avant que cette dévotion de salut fût révélée aux vieilles nations de l’Europe, et de lui marquer sa carrière en imprimant dans son âme le sceau des peuples élus.En se penchant sur le berceau de la Nouvelle France, la Vénérable Marie de l’Incarnation berçait l’âme canadienne qui s’ouvrait à la vie, aux refrains de l’amour du Sacré-Coeur de Jésus.Est-il surprenant que, formée, dès son premier éveil, à l’harmonie de ces célestes cantilènes modulées à son oreille, la race canadienne ait de si naturelles affinités pour le culte du Sacré Coeur?Quand vous verrez, aux jours des réjouissances nationales, ’e drapeau Carillon-Sacré-Coeur, claquer à la brise et dévoiler dans ses plis ondoyants “ce Coeur qui a tant a'mé les hommes”, dites-vous qu’une amante du Sacré-Coeur a veillé au berceau de notre histoire et posé sa main de mère sur le coeur de notre race; dans ce “grand et vaste pays” qui esl encore, hélas! en bien lies endroits, “couvert d’épais brouillards”, quand vous verrez circuler tant de lettres scellées du timbre-cachet du Sacré-Coeur, collé là comme le témoignage d’une nation en prière qui lutte pour conserver le droit de parler Oc doux langage de France, reconnaissez que los générations sorties du berceau auprès duquel se tenait Marie de ITncnrnn-tion, se souviennent de cette parole dite à leur mère: "Demande-moi par le Coeur de Jésus; c’est nar lui que je t’exaucerai et que je t’accorderai tes demandes".— “Ixi Français, a dit Vruillot, o l’Evangile dans le sang”.Ne dirait-on pas que la race canadienne a dans le sang le culte du Sacré-Coeur, ce qui est le parfum de l’Evangile?Une Normalienne de RIMOUSKI.RECETTES POTAGE AUX POMMES DE TERRE ET A L’OSEILLE Mettez dans une casserole du beurre et une poignée d’oseille bien hachée ; quand elle est cuite, mettez de l’eau et des pommes de terre jaunes coupées par morceaux, salez, poivrez, faites bien cuire ; servez sans pain.OEUFS MIROIR AUX ASPERGES Coupez de petites asperges en petits pois ; n’en prenez que le tendre ; faites-les cuire un quart d’heure à l'eau bouillante ; mettez-Ies après dans une casserole avec un bouquet de persil, ciboule, un morceau de beurre ; passez-les sur le feu ; mel-tez-y une pincée de farine ; mouillez avec un peu d’eau ; faites cuire ; assaisonnez avec lin peu de sel, et très peu de sucre ; la cuisson faite et plus de sauce, mettez-les dans le fond d'u plat que vous devez servir ; cassez dessus des oeufs, que vous assaisonnez de sel, gros poivre, un peu de muscade ; faites cuire sur le feu, passez la pelle rouge ; servez les jaunes mollets.CROQUETTES AUX PATATES Ingrédients 2 tasses de patates écrasées et chaudes.1 cuillerée à soupe de beurre.% cuillerée à thé de poivre blanc.% cuillerée à thé de poivre de céleri.1 oeuf.Pain émietté.Jus d’oignon si désiré.Préparation Mélangez tout ensemble, excepté l’oeuf.Battez légèrement le jaune de l’oeuf et mêlez-le à ce mélange, quand c’est refroidi.Faites-en des petites boulettes que vous roulez dans la mie de pain, puis trempez dans le blanc de l’oeuf et saucez encore dans la mie de pain, faites cuire dans la graisse bouillante à peu près une minute.SALADE AUX ORANGES ET AUX BANANES Ingrédients fi oranges.3 bananes.Le jus d’un demi-citron.Vi tasse de jus d’ananas.Vi tasse de sucre.Le blanc d’un oeuef.Préparation Pelez et coupez en petits morceaux quatre oranges et les babanes.Mêlez le jus de citron, le sucre, 1 blanc d’oeuf battu avec le jus des deux autres oranges.Faites bouillir, coulez et versez sur les fruits, puis ajoutez le jus d’ananas en dernier.Servez bien froid.GATEAUX AUX NOIX GRENOBLE Ingrédients 4 oeufs (les blancs seulement).IMi tasse de sucre.IVa tasse de beurre.% tasse de lait, 2 tasses de farine.1 cuillerée à thé de crème de tartre.% cuillerée à the de soda.1 tusse de noix Grenoble hachées.Préparation Défaites bien le beurre et le sucre ensemble, ajouter les blancs d’oeufs battus en neige puis le lait.Sassez la farine, la crème de tartre et le soda ensemble deux fois, puis ajoutez au reste puis mélangez bien et en^ dernier ajoutez les noix hachées.Faites cuire dans un fourneau modérément chaud, environ quarante minutes ou plus.NOMINATIONS ECCLESIASTIQUES On annonce à l’archevêché deux importantes nominations ecclésiastiques.L’abbé Aldéric Desjardins, curé de Saint-Sauveur des Monts, est nommé curé de Sainte-Geneviève, en remplacement de l’abbé Avila Papineau nommé curé de la paroisse Sainte-Catherine de Montréal.L’abbé Ubald Eabelle, vicaire à Saint-Vincent de Paul de Laval, succédera à l’abbé Desjardins à la cure de Saint-Sauveur des Monts.Le nouveau curé de Sainte-Geneviève, l’abbé Louis-Aldéric Desjardins ,cst né à Sainte-Thérèse, le 21 décembre 1871, du mariage de Moïse Desjardins, cultivateur, et de Dame Osithe Proulx.Il fit ses études au séminaire de Sainte-Thérèse et fut ordonné prêtre le 13 octobre 1895, par Sa Grandeur Mgr Fabre.C’était la millième ordination du vénérable archevêque.Il remplit les fonctions d'économe et d’assis-tant-procureur du séminaire, de Connaissez-vous ce coin ?x 2Ê.Â( U Vous avez tout intérêt à aller le visiter Si vous ne connaissez pas encore notre grand magasin, rendez-vous-y et vous aurez là des occasions qui vous feront faire des économies.Le plus grand assortiment de la ville en fait de papeterie, livres, fournitures d’écoles, de bureaux, livres religieux, articles de dessin et papier-tenture.Nos prix sont bas et le service rapide.GRANGER FRERES, Limitée Libraires, Papetiers, etc.43 Ouest» rue Notre-Dame Angle Place d’Armes.Salons d’Optique Franco - Britanniques ROD.CARRIERE - HENRI SENEGAL OPTICIENS ET OPTOMETRISTES 207 RUE STE - CATHERINE EST Entre les mes Ste-Elisabethjt Sangainet, MONTREAL.Assortiment complet de lorjrnons, lunettes, yeu* artificiel, lunettes marines et d’opéra.Aussi un grand choix de Th.‘ mometros, Baromètres, de toutes sortes.Hygromètres el u““»sol«.Salons prives pour l’ajustement des yeux artifi CONSULTATIONS : A I Hôtel-Dieu, par Rod.Carrière, de 9.30 h 11 heures eepté le mercredi et le samedi.Aux Suions d’Optique, de 9 a m à 8 n m Carrière de 1 p.m.k 5 p.m.Tél.Bell : Est 2257.8 P'm” par .ex-par Rod.RENDEZ-VOUS PRIS PAR TELEPHONE.**6*-ê****# ééé*.éê*ê&*>éét*éê *£*#-*****.% * EXPRESS, LORRIES ET VOITURES EN TOUT GENRE, neuves I «À et d’occasion, à des prix réduits au plus bas.i ONTARIO CARRIAGE WORKS rfr 1* tel.est mi MONTREAL 4^ JOS.LEMAY.propriétaire I 50 RUE ONTARIO OUEST if**»*****?***# «**«»»?*tt* 1895 à 1900.II alla ensuite étudier à Roms jusqu’en 1902.Il revint avec les titres de docteur en théologie et en philosophie.Il étudia ensuite la littérature à Paris.A son retour, il devint professeur de théologie et de philosophie à son Alma Mater (1903 05) ; il fut ensuite aumônier de l’académie Saint-Louis de Gonzague (1905), puis de la maison-nière du Bon-iPasteur.Depuis 1909 i! était curé de Saint-Sauveur des Monts.Son successeur à cette cure, l’ablîé Joseph-l’bald Eabelle, est un enfant de Saint-Janvier.IJ fit ses études au séminaire de Sainte-Thérèse et au Grand Séminaire de Montréal, où il reçut l’ordination sacerdotale des mains de Sa Grandeur Mgr Bruchési, le 23 décembre 1899.11 fut successivement vicaire à Saint-Phi11ppe-de-Laprairie (1900-03), au Sacré-Cœur de Montréal (1903 05) et à Saint-Vincent-de-Paul de l'ile Jesus, depuis 1905.M.L’ABBE PAPINEAU A SAINTE-CATHERINE L'abbé Avila Papineau est entré en fonctions, hier, comme curé de Sainte-Catherine de Montréal, i c .fi1"011,*?nombre de paroissiens de Sainte-Geneviève avaient tenu à accompagner jusqu'à sa nouvelle cure leur ancien pasteur.L'abbé Rosconi, entouré de ses vicaires, les abbés Giard, Marsan et I lette, et des marguilliers, a reçu le nouveau curé.L’abbé Rosconi doit partir sous peu pour un repos bien mérité, i ^ VOL.VI.— No 170 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 JUILLET 1915 LES ETUDES CLASSIQUES ET LE RETOUR A LA TERRE (Suite de la première page) nés de vieille souche, ne hasardez, ne risquez pas le certain pour l’incertain ; car d'ordinaire, des jeunes gens de votre condition ont tout ce qu’il faut pour réussir : un solide tempérament, l’intuition professionnelle qui prédispose, l’expérience des parents, le soutien au moins temporaire de la famille.Que désirer de plus, avec la science et l’éducation toignées emportées du collège élastique ?” Le plus grand obstacle à la réalisation de cet idéal : rendre à la terre les fils d'habitants ayant suivi le cours classique, et cela dans la me-! sure très sage indiquée plus haut,— réside dans la volonté personnelle des intéressés, c’est-à-dire des jeunes gens eux-mêmes.Je m’explique.Si les parents ont pour mission d’éclairer, de diriger, de canaliser en quelque sorte la vocation de leurs j enfants, il appartient néanmoins à I ces derniers de la décider librement | en dernier ressort.A cet égard, ’es j familles canadiennes ont généralement le bon sens d’accorder à leurs 1 enfants une grande initiative, ne ie-I rait-ce que pour s’épargner le poids [d’une grosse responsabilité, quand il s'agit d’orienter tout un avenir.Dans ces conditions, la décision d’un i.jeune homme sera d’autant plus son 1 oeuvre personnelle qu’il aura acquis \plus de jugement, de caractère, une supériorité de culture intellectuelle et morale qui en imposera aux parents eux-mêmes : d’où il suit que, dans la pratique, lorsque le jeune homme manifestera ses vues, ses projets, avec raisons à l’appui, les parents répondront “ amen ” presque sans objection.Telle est la réalité des faits neuf fois sur dix.Cela posé, voici un élèrve de 18, 1!) ans ayant terminé son cours, ¦après en avoir passé de 6 à 10 au : collège.Durant cette belle jeunesse il a vécu dans un milieu confortable, à l’abri du besoin, des intempéries ries saisons, des fatigues ci des souffrances corporelles inhérentes à la vie des cultivateurs.Au collège, il a eu pour compagnie l’élite des deunes gens appartenant aux meil-fleures familles; il en a pris les allu-[res distinguées, les bonnes maniè-Ires, le langage châtié, scientifique, ipétillant d’esprit; les moeurs élégantes et délicates.D’autre part, si le succès final de ses études a été confirmé, attesté par la collation des diplômes universitaires, il aura conscience de sa valeur, de sa capacité, du rôle brillant qu’il peut jouer dans la société, en menant une vie facile, agréable, dans une position grassement salariée ou lui rapportant de gros profits en perspective, s’il franchit le dernier echelon en vue d’une profession libérale.N’y a-t-il pas là de quoi [éblouir cct élève sortant, au cerveau [épris d’illusions que le temps ne ¦parvient à dissiper qu’après une longue expérience des réalités de la vie?Et pourtant, c’est bien ce jeune homme qui va décider de son «venir, puisque d’ordinaire ses pa-U’ents voient par ses yeux, entendent ïpar se* oreilles, jugent par son eer-jveau intellectuel.Or, pour jeter son dévolu sur la [carrière agricole, qui ne comprend, saprès ces remarques fondées, qu’un étudiant finissant ses classes doit fevoir à son actif une grande matu-jçiie de jugement, un caractère fer-jne, une volonté énergique, des goûts simples et modestes, une ver-Ifu solide et peu ordinaire, puisqu’il is’agit, dans l’espèce, d’embrasser iïine vie de durs labeurs, presque effacée, où ni l’amour-propre, ni Tam-bition de ta fortune rapide, ni l’attrait des plaisirs faciles ne trouvent leur compte.On a beau chanter les grandeurs, la noblesse, les avantages, les charmes poétiques de la vie des champs, elle n’en a pas moins ses piquerons, car en agriculture il n’y a pas de roses sans épines, puisque de par la volonté de Dieu c’est Ja profession expiatrice par excellence: “Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front.” Ai-je donc raison d’affirmer que l’obstacle le plus sérieux, le plus invincible, auprès duquel les autres ne sont que secondaires, — pour doter les campagnes, ou plutôt la terre, d’une élite intellectuelle formée dans les écoles secondaires, selon le voeu, la motion excellente de M.l’abbé G.Courchesne, — réside dans la volonté des étudiants, citadelle imprenable s’ils n’ont pas l’esprit d’humilité et de simplicité, de ¦Eau Purgative OfÛA GUERIT RHUME, MAU-VAISE DIGESTION, CONSTIPATION.Est employée dans les hôpitaux et établissements scolaires.Peut être donnée aux enfants sans danger.EN VENTE PARTOUT mortification et d'endurance chrétiennes des anciens pionniers de la colonisation canadienne.Les jeunes gens formés aux vertus solides, si la plupart ne deviennent prêtres, missionnaires, religieux, professeurs, auront seuls le courage de se courber vers le sillon, et ils le feront quand même les ressources de leur famille seraient limitées pour leur acheter une terre, car alors ils sauront s'industrier, se priver, se sacrifier, afin de défricher un soi de valeur modique de quelques cents piastres.Donc, former la mentalité et le coeur des jeunes aptes à l’agriculture, leur infuser les vertus solides qui font les âmes généreuses, vaillantes, dévouées, sachant dompter leur amour-propre et leur délicatesse: telle est la base vraie, la condition essentielle à réaliser, si l’on veut les rendre à la terre, où ils donneront les meilleurs exemples autour d’eux, où ils connaîtront sûre ment le succès, parce que Dieu bénira leur héroïque abnégation, Pour cela il faut les aider, les encourager, les disposer par tous les moyens pratiques.Ainsi, pourquoi les fils des cultivateurs n’auraient-ils pas au collège leur cours d’agriculture, ne serait-ce qu’une conférence par semaine, expliquant une ou deux leçons rudimentaires apprises par coeur?Au cours des vacances, qu’ils mettent la main à la pâte, en compagnie de leurs parents, alors accablés d’ouvrage au temps des foins, de la moisson, des sarclages, de la préparation des terres neuves: quoi de plus hygiénique pour refaire la vigueur du tempérament épuisé, énervé par l’étude ! Que les parents sachent intéresser, de vive voix ou par écrit, leurs enfants aux travaux, aux entreprises, aux transactions de la ferme, au lieu de les tenir à l’écart des affaires, comme s’ils ne devaient plus vivre qu’en étrangers sur le domaine paternel.— Au terme du cours classique, pour ménager la transi-t ou et mieux les préparer à la carrière agricole, ce serait le cas d’envoyer les jeunes gens dans les écoles d’agriculture d’Oka, de Sainte-Anne de la Pocatière, ou dans telles fermes modèles, ou chez des spécialistes : horticulteurs, apiculteurs, éleveurs d’animaux.Ceux qui désireraient ouvrir une terre, se former aux travaux de défrichement et d’assainissement du sol auraient beau venir ici, à l’Orphelinat de Vauvert, où nous avons un logement à leur disposition et toutes les facilites pour remplir leurs devoirs.Ces suggestions, Monsieur le Rédacteur, sont loin d’être complètes pour élucider tout à fait la question dont il s’agit ; il y aurait à répondre à une foule d’objections, à démontrer que l’agriculture est payan-"te si elle est pratiquée d’une façon intelligente et progressive, qu’elle est naturellement chrétienne, indépendante, offrant les meilleures garanties aux jeunes désireux de fonder une famille modèle, etc.C’est pourquoi, bien que simple frère-ouvrier cultivateur, j’ose me pe-mettre, dans l’intérêt de la cause, de vous exhorter à continuer votre enquête et même, le cas échéant, d'exposer la motion dans une convention de missionnaires agricoles, mieux qualifiés que votre serviteur pour traiter le sujet si important pour lequel vous avez daigné demander mon humble avis.Veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur, l’hommage respectueux de mon sincère dévouement en Notre-Seigneur.Fr.Chs, STACKLER.RUE PAR UN CHEVAL Les Cèdres 21.—Armand Ménard, âgé de 8 ans, fils de M.J.Ménard, cultivateur des Cèdres, a été rué par un cheval, hier, dans la grange de son père.Il fut retrouvé inconscient par les employés.Un docteur de l’endroit, aussitôt appelé, constata une fracture du crâne.Il a été conduit à Montréal, hier soir, et transporté à l’hôpital Notre-Dame.Son état est grave.AU PARC SOHMER FESTIVAL DU 57e CE SOIR Le grand Festival donné par le Parc Sohmer au bénéfice de la fanfare du 57e régiment, aura lieu, ce soir.On s’attend à ce qu’une foule énorme assiste à cette réunion.M.J.L.Dêcaric, colonel-honoraire du 85e, ayant été appelé en dehors de Montréal, ne pourra présider ce grand ralliement pour favoriser le recrutement.Adresseront la parole: M.P ,E.Blondin, le colonel E.T, Paquet, com-mandlant du régiment, N.K.Lo-flamme, C.R., Lt-colonel M.G.La-Rochelle, Alban Germain, C.R.AU COUVENT DELACHINE TOUCHANTE CEREMONIE AU MONT SAINTE-ANNE, HIER.— QUARANTE RELIGIEUSES PRO-| NONCENT LES VOEUX PERPETUELS ET UN GRAND NOMBRE PRENNENT LE SAINT HABIT.DUPUIS FRERES.Limitée.De bien touchantes cérémonies avaient lieu, hier, au Mont Sainte-Anne, à Lachine.où il y eut vêture, profession religieuse et consécration par les voeux perpétuels.A six heures du matin, quarante religieuses prononcèrent leurs voeux perpétuels.La cérémonie était présidée par le R.P.Jean Charles, S.J., de Belgique, qui a célébré la Sainte Messe.A huit heures et demie, neuf postulantes revêtirent le saint habit.Le R.P.Jean Charles présidait encore cette vêture et fit le sermon de circonstance.La messe fut dite par M.l’abbé J.U.Demers, aumônier du i Mont Sainte-Anne.Dans l’aprèsmidi, vers deux heu-I res, il y eut profession religieuse '¦ de quarante-six novices, dont le l voile blanc tomba pour faire place ! au voile noir qui les sépare du ! monde.La cérémonie était présidée par S.G.Mgr Forbes, évêque de Joliet-te, qui était entouré de plusieurs prêtres.Une foule nombreuse de parents et d’amis remplissait la jolie chapelle et le choeur des religieuses rendit de très beaux chants.Mgr Forbes rappela aux nouvelles religieuses leurs devoirs de fidélité, d’amour et d’union à l’égard de leur divin Epoux.Chaque soeur reçut en outre de son voile noir une croix d’argent et le livre des constitutions de la congrégation.Les novices étaient accompagnées chacune d’une fillette tout en blanc.La cérémonie se termina par le salut solennel du T.S.Sacrement.Après quoi les parents affinèrent aux parloirs et se réjouirent de grand coeur avec les nouvelles élues du Seigneur.Voici les noms des novices qui ont fait profession religieuse, puis des postulantes qui sont entrées au noviciat : Mlle Flora Lemay, de Fitchburg, dite Sr M.-Jeanne du Divin-Coeur ; Mlle Caroline Spénard, de Iroy, dite Sr M.-Hermann : Mlle Aiida Hudon, de Ware, dite Sr M.-Françoise-Ro-inaine ; Mlle M.-Jeanne Tessier, de Holyoke, dite Sr M.-Lucie de Rome; Mlle Virginie Benoit, de Webster, dite Sr M.-Reine des Anges ; Mlle Yvonne Desjardins, Terrebonne, dite Sr M.-Louise-Gabriel ; Mlle Lydia Chauvin, de Manville, dite Sr ! M.-Eugène de Jésus ; Mlle Béatrice Clermont, Webster, dite S~ M.-Lau-rine; Mlle Evélina Boulanger.Fitchburg, dite Sr M.-Jeanne d'Orléans ; Mlle Anna Durand, S.-Félix de Valois, dite Sr M.-Êiisabeth de France; Mlle M.-A.Fréchette, S.-Félix de Valois, Sr M.-Anne-Imelda ; Mlle Florida Champagne, Ville Emard, dite Sr M.-Pierré-Jlflleù; Mlle Ant.Métras, Worcester, dite Sr M.-Ca-mille de la Croix; Mlle Malv.Bibeau, S.-Gabriel, dite Sr M.-Joseph-Adélard; Mlle Corinne Moll, Cambridge, dite Sr M.-Louis-Arthur ; Mlle M.-Ange Braze au, S.-Rédempteur, dit?Sr M.-Ange de ITnearna-tion; Mlle Aurore Fortin, S.-Cy-prien, dite Sr M.-Donat de Milan ;|| Mlle Marie Léveillé, Earlton, dite Sr M.-Jeanne ; Mlle Marie Hénau.t.S.-Félix de^ Valois, düe Sr M.-Emu< vine de Florence; Mlle Aurore Chabot, Montréal, dite Sr M.-Martina ; Mlle Marie Gendron, Central-Falls, dite Sr M.-Ursuline ; Mlle Hélène Coulombe, S.-Félix, dite Sr M.-Vin-cent de Paul; Mlle R.-Alba Perrault, S.-Esprit, dite Sr M.-Anne-Yvonne; Mlle M.-Anne Geoffroy, S.-Félix, dite Sr M.-Geoffroy ; Mlle Anna Grégoire, S.-Esprit, dite Sr M.-Clo-tilde de France ; Mlle Flor.Lafo-rest, S.-Ignace de L.dite Sr M.des Oliviers; Mlle Rosa Ravary, S.-Clet, dite Sr M.du Cénacle; Mlle Aurore Asselin, S.-Faustin, dite Sr M.-Paule de Rome ; Mlle Sara Lavoie, S.-Henri de Mascouche, dite Sr M.-Fran-çois de Sienne; Allie Anna Auc.lair, Montréal, dite Sr M.-Elie-Zéphirin ; Mlle Agnès Lauzon, S.-Jérôme, dite Sr M.-Anne-Agnès; Aille Eva Alon-dor, Worcester, dite Sr M.-Anne-Eva; Mlle Emma Riel.Auburn, dite Sr M.-Berthold; Mlle Viola Lemire, Worcester, dite Sr M.-Isabelle de France; Mlle Emelda Laroche, Worcester, dite Sr M.-Imelda du S.-C.; Aille Evéüna Thérien, S.-Elisabeth, dite Sr Al.-Joseph-François ; Allie Eléonore Tongas, Worcester, dite Sr M.-Jean; Mlle Parm.Desjardins, S.-Mélanic, dite Sr M.-Jeanne-Hèlè-ne; Aille R.-Anna Desjardins, S.-AIé-lanie, dite Sr M.-Louise-Alma; Mlle Héléna Landry, Joggins Mines, dite Sr M.-Thomasina ; Aille Lueile Mar- DUPUIS FRERES.LüniUe.DUPUIS FRERES.LtmiUc.LE PLUS GROS ACHAT DE TISSUS LAVABLES QUE NOUS AYONS FAIT ENCORE 150,000 verges des plus jolis tissus pour robes d’été à moins que le coût de la manufacture Nous avons réuni pour cette vente,—commençant demain,—vendredi, un stock immense et des plus complets.C’est le plus grand étalage que la maison Dupuis ait encore fait.C’est le lot de Nouveaux Tissus Lavables le plus désirable que Montréal a jamais vu.Des valeurs qui devraient créer une grande sensation chez les temmes à Montréal Cette collection immense de tissus lavables vient directement des meilleurs manufacturiers.Elle comprend les textures les plus désirables et les couleurs les plus nouvelles.C’est le temps demain d’acheter des tissus lavables blancs et de couleur.Un coup d’oeil SUR LES ITEMS SUIVANTS ET LES BAS PRIX SENSATIONNELS CONVAINCRONT TOUTE FEMME QUE CE SONT REELLEMENT DES VALEURS SANS PRECEDENT QUE NOUS OFFRONS.VENEZ DE BONNE HEURE ET PRENEZ LE PREMIER CHOIX, vitrines rue S.-Catherine.Voyez l’étalage de nos Pour une heure seulement Pour deux heuresseulement DE 8.30 A9 .30 DE 9.30 A 11.30 HEURES GUINGAN A TABLIERS, carreauté bleu et blanc, largeur 36 pouces.Valeur de.cv | MOUSSELINE FANTAISIE, 36 pouces.Ko P Valeur jusqu’à 35c.Pour une heure sen- U RATINES FANTAISIE ET CREPON, 40 _ _ pouces, nouvelles couleurs, aussi champa-fl gne, mélange de rouge et blanc et autres S i*i p couleurs.Valeurs de 50e.75c et 81.25.§ V k» lenient.pour écouler à - TRES SPECIAL ! 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d’y trouver un peu d’air frais et des amusements favoris.Un autre beau programme est à l’affiche du théâtre de Vaudeville, cette semaine.Mlle Queen et sa troupe de danseuses-étoiles continue de remporter de brillants succès.Le numéro d’ouverture celte semaine est applaudi »à outrance par tous les habitués du parc.C’est une revue des chansons populaires.Mlle Madison, la prima dona populaire, est fort goûtée dans son répertoire.Mlle May Belmont et les quatre soeurs Leblanc, méritent aussi une mention spéciale.Un mot encore de Mlle Queens et de ses danseuses.Bien que cette artiste tiennent l’affiche depuis près d’un mois, les amateurs de Vaudeville mullipl’ient leurs demandes auprès de la direction pour que cette artiste continue son engagement.Mlle Queens est accompagnée, dans ses numéros de danse par douze artistes émérites, qui se sont déjà faits remarquer sur les principales scènes d’Europe.Menneidn, la fameuse nageuse, eon tinue d’attirer les spectateurs.La renommée de cette femme poisson grandit tous les jours.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 1112.— Arsène Goclin, médecin de la ville de Saint-Jean, dans le district d’Iberville, demandeur vs Edwin Briggs, de la ville de Montréal, dans le district de Montréal, défendeur, et George N.Briggs et al.,.mis-en-cause.Il est ordonné au mis-en-cause, George N.Briggs, de comparaître dans le mois.Montréal, 19 juillet 1915.L.E.GINGRAS, Député-Protonotairc.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 1760.— Dame Donaida Rochon, des Cité et district de Montréal, épouse commune en biens d’Ernest Vallée, menuisier, du même lieu, dûment aiitorisée à ester en justice, a, ce jour, institué contre son dit mari, une action en séparation de corps et de biens d’avec lui.De LO FUMIER, GODIN & MORIER, Avocats de Dame D.Rochon.Montréal, 12 juin 1915.ACCIDENT DE TRAMA QUEBEC DEUX FEMMES SONT BLESSES ET UNE TRENTAINE DE VOYAGEURS SONT BOUSCULES.(De notre corre&DoiuIonl) Québec, 22, — Un tramway de Lévis a déraillé, hier, dans la côte Fraser, el deux personnes ont été blessées.Comme la voiture électrique s’engageait dans la côte, qui est très prononcée, le wattman s’aperçut que les freins ne fonctionnaient plus.11 tenta de ren/erser le pouvoir, mais le tramway avait atteint déjà une vitesse vertigineuse avec laquelle il descendit lu côte, pour sortir de la voie et continuer ainsi sur une distance assez considérable jusqu’à l’escalier d'une résidence privée, sise vis-à-vis la côte Fraser.Les voyageurs au nombre d’une trentaine, furent violemment projetés les uns sur les autres et deux femmes.Madame Alfred Lepage, de Québec, et une autre du nom de Roy, de Thetford Mines, ont reçu des blessures plus douloureuses que graves à la tête, aux bras et aux jambes.*- Il faut lire la chronique économique du NATIONALISTE, si vous voulez connaître les ressources matérielles de votre pays.VISITEZ LE PAVILLON DE LA DANSE Parc DOMINION La guerre : personnages en cire.100 — Autres attractions — 100 ENTREE AU PARC, 10 SOUS.DOMINION et SPRINGHILL Charbon mineu.;, àva- •(« Parcs’2 112 Rue Saint-Jacques.Montréal Radicale O0tAtk.i» A.J.Laurence.Montrer OBTENUES PHOWnTRlff] En tous pays.Demande* Je GUIDE DE L’INVENTEUR qui sera envoyé gratis.364 MARION & MARION rue Université, Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure, No 2085.— Arthur Beaudoin vs Médério Duquette.Le 2ème jour d’août 1915.à deux heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 248 rue Cadillac, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant e» effets de ménage, etc.Conditions : argent comptant.F.X, Champagne, H.C.S.^ Montréal, 22 juillet 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure, No 3817.— Léopold et Edmond Rodier, exécuteurs testamentaires de feu C.S.Rodier, en son vivant de Montréal, demandeurs, vs C.L.Archambault, du même lieu, défcnddir.Le 31ème jour de juillet 1915, à dix heures de l’avant-midi, aux domicile et place d’affaires du dit défendeur, au No 208 rue McCord, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en épiceries et meubles de ménage, etc.Con-, ditions : argent comptant, J.Breux, H.C.S.Montréal, 22 juillet 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-; réal.Cour Supérieure, No 1833.— The National Law Books Co.Ltd., demanderesse, I vs J.Cohen, dt-fendeur.Le Slème jour de, juillet 1915, à 10 heures de l’avant-midi, à! la place d’affaires du dit défendeur, au No) 20 rue Saint-Jacqdes, en la cité de Mont- ' féal, seront vendus par au torité de jus- i tice les biens et effets du dit défendeur sai- i sis en cette cause, consistant en pupitres, ; chaises, etc.Conditions : argent comptant.; Pierre Bienjonetti, H.C.S.Montréal.22 juillet 1915, _______________ PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-’ réal, Cour de Circuit, No 11195.— Félix' Llbercent, de Montréal, demandeur, vs Cèle st in Lauzon, de Montréal, défendeur.La 3ème jour d’août 1913.à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur «u No 2379 rue Christophe-Colomb, en là ¦ cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.,T S.Rncette, H.C.S.Montréal, 22 juillet 1915.ON DEMANDE Des travaux d'impressions DE TOUTES SORTES Prix modérés, promptitude, ouvrage parfait.LE DEVOIR 43 rue S.-Vincent TEL.MAIN T461 Notre représentant ira vous voir sur demande. / VOL.VI.— No 170 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 JUILLET 1915 n.* - } COMMERCE ET FINANCE LE COMMERCE DUCANADA TW’RAPPORT provisoire fait RESSORTIR UNE AUGMENTATION DE NOTRE COMMERCE ' EXTERIEUR, POUR LE MOIS DE JUIN, L’IMMEUBLE I Ottawa, 22.—Le compte rendu du fcomnierce, pour le mois de juin, a *1.exprimé par un rapport officiel provisoire rendu public hier.La < merce total du Canada, pour le mois de juin, se présente à 127 millions $402,510, contrastant avec 77 millions $240,151, en juin 1914, et, pour le trimestre prenant tin le 30 juin 1915, 272 millions $046,868, — total dans lequel les exportations de numéraire compte pour 50 millions — par comparaison avec 213 millions $108,395, pour les trois premiers mois de l’exercice, en 1914.Les importations du mois de juin •se sont établies à 35 millions $784,-276 contre 45 millions $957,427, ce pendant que, pour les trois premiers mois du présent exercice, elles se sont fixées à 99 millions $794,976 et, pour l’année passée, 128 millions ->.-.3,347.Les exportations, pour juin de -cette année, se décomposent de :a façon suivante : marchandises, $47,-oudjlOO et numéraire $44,259,738, tandis que, pour le même mois de l’année dernière, les marchandises s’établissaient à $31,282,000.Pour le trimestre dernièrement écoulé, les exportations de marchandises «e sont présentées à 173 millions et, l’an passé, 84 millions.L’excédent des’ exportations sur les importations s’est établi, en juin dernier, à près Ue 12 millions au lieu que, il y a un an, l’excédent de l'exportation sur l’importation se chiffrait par environ 14 millions.UN EMPRUNT CANADIEN IL TROUVE PRENEURS, A NEW-YORK.On a annoncé, hier soir, que le gouvernement de la Puissance du Canada a placé, à New-York, pour 40 millions de piastres de fonds 5 p.c.Les Fonds (notes) ont deux dates de remboursement : 25 millions sont remboursables à un an de la date d’émission et 15 millions à deux ans; dans les deux cas, la date d'émission est du 1er août 1915.La première émission mentionnée a été placée au pair et la seconde à 99 et demi.On accordera aux porteurs de titres de ces deux émissions un droit de conversion en obligations 5 p.c., remboursables dans 25 ans.Le nouvel emprunt a été mis en souscription par la Banque de Montréal, pour le compte du gouvernement.et les acheteurs ont été es maisons “J.-P.Morgan and Co.‘Brown Bros, and Co.”, la “First National Bank of New-York”, et la ‘National City Bank of New-York”.La Banque de Montréal elle-même s’est constituée, pour un assez fort montant, porteuse des titres offerts.La plus considérable des 63 mutations imobilières enregistrées hier comportait une somme de $76 650, qui a servi à couvrir la vente par la succession de Napoléon Rhéaume à Alexandre Orsalie, des terrains Nos 417, 418, '19 et 421, quartier Sain-Laurent.Max Usher a vendu à Mme Sol.Rothman un emplacement composé des terrains 166-263, 264 Hoche-laga, mesurant 88 x 70 avec bâti-ments portant les Nos 463 à 475 rue Frontenac, pour $28,000.Mme Louis-W.Rosskopf à Jos.-Charles Beauchamp, les terrains Nos 22-61-3, 22-63-5, 22-63-6, paroisse de Montréal, mesurant globalement 18.750 pieds avec bâtisse No 87, ave McCullough, pour $15,-750.Jos^iM.-Gustave Poirier à J.-B.Chartrand.la moitié nord-ouest du lot 12-22-37 Côte Saint-Louis, mesurant 25 par 100, avec bâtisse Nos 2676 à 2680, ave du Parc, pour $14,094.Edmund-G.Baker à Emile Delorme, une propriété portant le No 14-117, Côte Saint-Louis, mesurant 25 x 100 pieds, avec constructions Nos 1606 à 1610, rue Esplanade, quartier Laurier, nour $11.000.J.-B.Vinet à .L-fi.Duhamel et autres, 116 lots de terre situés à la Pointe-aux-Trenvbler, connus comme étant les Nos 93-613 à 617, 655 à 670.748 à 752.784 à 811, 892 à 896, 928 à 955, 1067 à 1095, non bâtis et bornés par le chemin du roi, pour $10,340.LA MATINEE A_LA BOURSE La déception a été grande, s’il faut en juger par le fléchissement du cours du Dom.Bridge.On sait que cette valeur, sur la créance que le conseil de la compagnie rétablie-rait sur son ancien pied, soit 8%, le dividende annuel attaché à son capital-actions, s’était élevée notablement, atteignant 132 et demi en clôture, hier après-midi.Or, comme nous le disons dans une autre colonne, ces prévisions optimistes ont été démenties par l’événement.Aussi, le Dom.Bridge ouvrait ce matin à 128, descendait d’un seul bond à 126 pour regagner une partie du terrain perdu, se fixant à 127.Le Canadian Car, au contraire, s’est orienté vers les sommets, débutant en avance d’un demi-point, s’ajoutant encore un demi-point à 74 et demi.Ce furent, à proprement parler, les deux seules stocks relativement abondamment traités, avec le Steel of Canada qui marquait 15%, le Shawinigan, qui a trouvé preneur à 114 et 17ron, qui a coûté 31.LES GRÀINsTcHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Coivan: Cours Cours à LES BOURSES ETRANGERES LE MARCHE NEW-YORKAIS, FORT D’ABORD, EST DEVENU NERVEUX.— LE PACIFIQUE-CANADIEN SUBI LA PRESSION DES BAISSIERS.NOUVELLES OU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE SUR LE FRONT DE L’ISONZO LA NOIX N’EST PAS CROQUEE LES AUTRICHIENS COMMEN- LE GRAND DUC NICOLAS SE New-York, 22.— De nouveaux gains de 1 à 3 points oint été enregistrés par les stocks de guerre, à i ouverture du marc né officiel des valeurs mobi-iières, aujourd’hui, les valeurs en vue ont été les General Electric, Se id York Air Brake, Crucible Steel et Bethlehem Steel.Le Westinghouse, hier si populaire, a débuté par un transfert de 3,500 parts à 109 et demi et 108, soit un déclin maximum de 1 1-2, mais se récupérant par la suite.Les parts de chemins de fer se sont derechef tassées, le Pacifique-Canadien et le Harrimans particulièrement.L'U.S.Steel a également subi une timide pression.La suite a donné lieu à des irrégularités puis accentuées et des chemins de fer en vue sont tombés au-dessous du niveau final d'hier.Le Pacifique-Canadien a été particulièrement faible, s’affaissant à 139, le plus bas cours enregistré depuis 1904.Les spécialités de guerre ont perdu une partie de leur entrain, mais ont tout de même fourni les trois-quarts des affaires de la première heure.Les obligations ont été fermes.* * » Londres, 22.— Les disponibilités ont été en bonne demande, aujourd’hui, et les banquiers ont monté à 3 pour cent les taux de dépôts.Les taux d’escompte tendaient à faiblir, grâce au rapport favorable de la Banque.Le marché des valeurs mobilières s’est sensiblement amélioré.Les valeurs américaines ont été plutôt lourdes, hormis dans certains cas.Le ton a été bon et les affaires assez nombreuses.VIANDE SUR PIED LA “PUBLIC SERVICE COR.” CTJe notre rorreeDondantî Québec, 22.— La Compagnie Electrique Dorchester qui a changé de contrôle dernièrement vient de changer de nom.Elle portera désormais le nom de “Public Service Corporation.” La construction d’une ligne de transmission, de Shawinigan à Québec, qui assurera à la ville 10,009 forces d’énergie électrique, en plus du pouvoir électrique actuel, est commencée depuis quelques jours et cette ligne sera complétée dans quelques semaines.d’ouverture 11 h.30 a.m.Blé— Juillet, 10914 107% Septembre, 105 ' 105% Maïs— Juillet, 78 V* 78% Septembre, 73 % 74 Avoine— Juillet, 48% 48% Septembre, 37 ri 37% A CHICAGO BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par la maison Portier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.Valeurs Ouv.1 Clôt.Valeurs ouv J Clôt, LE DIVIDENDE EST INCHANGE ! ' - La réunion du conseil d’administration de la “Dominion Bridge Company”, dans le but de délibérer sur la déclaration du dividende, n'a pas donné lieu à une augmentation du taux distribuable.Le conseil a annoncé la déclaration d’un dividende de 1 1-4 p.c.pour le trimestre prenant fin le 31 juillet, soit le même que précédemment, et contrairement à ce qu’avait laissé entendre les bruits de la nie.LE FROMAGE A MONTREAL A la réunion de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier au Board of Trade, les offres se sont chiffrées par 2,016 boites ¦de fromage, dont 441 boîtes de blanc No 1 ont été cédées à raison de 12 5-8 sous ; 618 boites de blanc No 2, à 12 sous et demi ; 303 boîtes de coloré No 2, â 12 7-8 sous, tandis que l’on a refusé 11 7-8 sous pour 654 boites de blanc No 3.LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 22.— L’état comparatif hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir les variations qui suivent; Réserve totale, aug.£ 7,020,000 Circulation, dim.720,000 Encaisse métallique, nug.6,299,727 Portefeuille et avances, aug.24,546,000 Compte des particuliers, dim.23,363,000 Compte du Trésor, aug.56,240,000 Réserve en billets, aug.7,048,000 Fonds publics, aug.1,410,000 La proportion entre la réserve de la Banque et son passif se présente à 18.09 conlre 17.57%, la semaine dernière.Le taux de l’escompte se fixe à 5%.FellTélC.Nor.Ohio.Bra.T.x-.&P 54 N .s â.JtCl.Can.Car.74 “ pfd.“ pfd.98 0*üv.Mill.125 Can.Cein.28 “ pfd.“ pfll.90% Ott.L.A P~ 120 Can.Cnt.L.26 Penmans.52 “ ptd.Québec Ky 10M Ca.Conrer 34 k.rt o.n.c.Can.Paetf Shawinig .iii “ New Sherwin \V 55 Can.Loco.ii - pfd.99 pfd Spa.Rir.Co F.Crown Res .48 “ pfd.35 Dét.El Rv.62 .St.Co of C.16 Dom C.Co 98 ” pfd.69 Dom.T.pfd 82 80 Tor.Ry .111 Rotn.S.Cot.31 m.Tooke Bro 16 Dom Park.120 Dom.T C .71 Tuck.Tob.29 “ pfd.102 “ pfd.90 Dul.s.S.&A fwin Citv.“ pfd.pfii' Dul.Su© .55 Winn.Ry.180 j F.Can.Po GouldM’f* Banques — “ pfd Br.No.Atn.Ü5 Goorlvr.Co 26 Commerce 203 “ pftt.75 Dominion.Hill.Collie.Hamilton.111.T rac .pd 61 Hochelaga 149 Laur.Com.160 Impérial.L.oi.W4.C.180 - pfd 120 Molson».201 MacDo.Co.Montréal.239 Mack Cm.8-J 79 Nationale.“ pfd.70 66 Nova-Scoti 261.Mex.L.&P.46 Ottawo 207 pfd Quebec 119 M.& Sa-P.Royal 221V “ .ofd M.L.H.&P, 218 215 Toronto.211 Mt.Cot.Lld Union 140 " pfd.iôô 99 Mon.Tr.Co 140 Mnr.Train 220 Nipisting.117 ILS 2% 2: ;so 38 :ir> 50 — 18 Z 450 47 40 ¦1 5 2 ri 1 2V* — BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau & i McIntyre.- - I Pearl Lake.Porc Crown.Porc Imperial.Porc Pet.Porc Tisdale.Porc Vipond.Preston K.Dome.Ren Mines.West Dome.Dome Rights.Lally Gold Mines.Dupuis, courtiers, Montréal.rue de l'Hôpital, 4, STOCKS j Dem.Offre.STOCKS Pem.Offre.Am al.Cop 74V, Mex.Petro Atn.Be.Sug N.-Yor.Cen sé3/.86’-,' Atner.Can.57>, 57% N.Y.O.A W Am.Cr.& P f>7 57V;, Norf.S; We Amer.Ice.Vort.Pacifi 10 43, lOI3; A mer.Loco 50U 5074 New Haye.58 ri 58*' Am.Sm.A R 79V, 79 Hennsylva.ion',; lOfiri Amer.Suga People.Ga* Aoaco.Mg 70 70 Reading.H7% 147^ At T.fit S.?101 10054 Rock.than 12 12 HeH.& Obi 78k " Pr.Bath.Steal.202 H 101*4 South.Pac.84 34 ri firo.Ra.T.R7 87 South.Rail 14 14 Cnn.Pacifi.\ii MO “ Pr.Ceu.l.eath.43 43V Third Ave.Ches tk Uhi 89H 10 Twin City.Ch.M.ft S P M 80% Unio.Pac.127X1 127 C.F.& I 26 U.S.St.Cor.to»A Con.Gat " Pr.Del.8c Hud Den.a H.G."ftRG.pr W’t.Union Dr Un.Ry W’t’h.Klec loti 1 Offri HHe Coin.% 2.V, woolworth Gr.N ,,pr.us1.116ri “ Pr.¦ * t., «ter-Mtr.im lüVs • • s .“ Pr 7:i 73 .Leh Valley .1.011.» Nas .t , Mi K-F.* St • • .M.K.A Tl.j a • a ».f.M.& Facifik 3 1 3 a.11 ' 1 tri 1800 435 1(i 54 21 26 545 560 22 221/2 3ri 1 2 09 2 H — 2 2 ri 35 ri 30 11 ri 15 ï> f> 5 y 3V4 3% INE 7 10500 11200 24 4, 241; 20 21 ri 2200 2350 25 30 18 iri 2575 2050 iiri 12 10 15 55 55 Va ri i 75 80 «% 7 3 5 2 Va o* (15 3 3 U 7% 8 175 205 — 13 CENT A DONNER DES INDICES DE FAIBLESSE DEVANT I-A PRESSION CONSTANTE DES ITALIENS.— GRANDE BATAILLE ENGAGEE A CARSO.PREPARE A REPETER L’EXPLOIT D’EPAMINONDAS A DE LEUCTRES, EN TOURNANT UNE DEFAITE EN VICTOIRE.LES COMPENSATIONS A MONTREAL Les compensations des banques Je Montréal, pour la semaine terminée ce matin, se présentent à 47 millions $670,717 contre 47 millions $959,503, la semaine dernière, et 64 millions $127,680, pour la période correspondante de l’année dernière.Voici les données officielles, pour la huitaine écoulée, ce matin ,et la même période des deux années an térieures : .Semaine écoulée : 1915.$47,670,717 1914.47,127,680 19id.54,889,578 Londres.22.— “Tout le long du front de ITsonzo, dit une dépêche de Milan au “Daily Telegraph”, on poursuit un engagement général de grande violence.Il y a des indices que soùs la pression constante de l’armée italienne, les Autrichiens faiblissent et leurs dignes se brisent.La vigueur des assauts italiens est extraordinaire.Les soldats ont montré un grand courage au cours de’ leurs brillants exploits.Les troupes accomplissent la tâche désignée avec une détermination invincible, et font preuve d’une endurance incroyable sous un soleil torride.“Ce qui encourage le plus les soldats, c’est qu’ils combattent presqu’en vue de Trieste où la nombreuse population italienne attend anxieusement la délivrance du joug autrichien.” De Rome, le correspondant du “Daily Telegraph” télégraphie : “C’est sur le plateau élevé de Carso que la grande bataille se livre actuellement .Plus au sud où il entre dans la région de Monfalcone comme un coin long et mince, le plateau est désert et dénudé.Sur cette étendue élevée où s’écrit l’histoire militaire actuelle, les Autrichiens' ont érigé une ligne de travaux défensifs.Leurs habiles ingénieurs militaires se sont évertués â rendre Carso imprenable.Toutes les collines et vallées communiquant avec les positions italiennes sont garnies de tranchées protégées ir du fil de fer barbelé et armées de canons et de mitrailleuses.Mais les Italiens ont déjà taillé un chemin dans les travaux ennemis extérieurs, coupant les palissades à fils de fer et clouant les défenseurs dans leurs tranchées à coups de baïonnettes.” BULLETIN DE ROME Rome, 22.— Le communiqué officiel italien d’hier dit : “Tandis que l’offensive italienne continue à se développer énergiquement dans le Cadore et que l’artilerie travaille efficacement dans le Carniole, la lutte sur ITsonzo se continue avec une intensité croissante.“Dans la direction de Goritz, nous avons emporté une partie de la ligne des hauteurs qui garnissent la rive droite de la rivière el qui commandent le village et les ponts dTsonzo, “Sur le plateau de Carso, l’ennemi a été repoussé de quelques tranchées et plusieurs prisonniers avec beaucoup de matériel ont été capturés.Le nombre de •prisonniers pris les 18, 19 et 20 a été de 76 officiers et de 3 400 hommes.” MORT DE M.S.FLEMING LE DOYEN DES INGENIEURS CA-NADIENS, SURNOMME LE PERE DU PACIFIQUE-CANADIEN, S’ETEINT A HALIFAX A L’AGE DE 88 ANS.— SA CARRIERE.Chicago, 22.—Gros bétail : Arrivages, 3,000 tètes-•^ marché ferme ; boeufs indigènes, $6.40 à $10.35 ; bouvillons de l’Ouest, $7.00 à $8.20 ; vaches et génisses, $3.25 à $9.15 ; veaux, $7.00 à $10.50.Menu bétail.— Porcs : Arrivages, 21,000 têtes ; légers, $7.40 à $7.80 ; mêlés, $6.80 à $7.70 ; lourds, $0.45 à $7.40 ; très gras $6.45 à $6.65 ; cochons, $7.00 à $7.75 ; moyenne des ventes, $6.80 à $7.40.Moutons : Arrivages, 9,000 tètes ; marché ferme ; moutons, $5.70 à $6.75 ; agneaux indigènes, $6.00 à $8.50.-K- BOURSE DES MINES Cours fournis par 'SI.Cdouard-L.Doucette, courtier, rue Saint-Sacrement, 11, Montréal.De- Offre, mande.MINËS DE COBALT Bailey.Beaver.Buffalo.Chambers.City Cobalt.Cobalt Lake.Ccnia Gas.Crown Reserve.Foster.Gifford.Gould.Great Northern.Hargraves.Hudson Ray.Kerr Lake.Larose.McKinley Darragh.Nipissing., Peterson Lake.Right of Way.Rochester.Seneca Superior.Silve.r Leaf.Silver Queen.Temiskaming.Tretheway.Wcttlaufer.York, Ont.Apex.MINES DE PORCUPINE Cons.Goldfields.Con.Smelters.Dobie.Dome Extension.Rome Lake.Dome Mines.Foley O'Brien.Gold Reef.Homestake.Hoi linger.I Jupiter.Mother lode.LES VICTIMES NE SAVENT QUE FAIRE LES RECHAPPES DU “LUSITANIA” NE SAVENT COMMENT PROCEDER POUR PRESENTER LEURS RECLAMATIONS — NOTES ENTRE WASHINGTON ET BERLIN.Washington, 22.—• Il n’y a pas encore de réclamations pour dommages résultant du désastre du “Lusitania”, faites au département d’Etat.Cette question fait l’objet de notes avec l’Allemagne et d’ailleurs les plaignants présumés ne savent évidemment pas comment procéder.Le departement a reçu des demandes de renseignements à ce sujet de la part de passagers qui ont perdu des bagages, et les a instruits sur la forme d’enregistrement des réclamations.Le gouvernement allemand évite dans ses notes toute allusion aux dommages causés aux passagers.Aucune réclamation n’a encore été enregistrée dans le cas du “Nebraska”.L’Allemagne a pourtant admis avoir infligé des dommages en ce cas.Londres, 22.—Le Morning Post ” reçoit de Petrograd une dépêche disant que le grand duc Nicolas a fait évoluer ses armesé de façon à amener l’ennemi dans des positions qui lui permettront de lancer des forces supérieures de chaque côté.C’est une des plus anciennes évolutions de la stratégie connue sous le nom de principe de la défaite partielle et dont a fait usage le premier Epaminondas à la bataille tie Leuctres, où il déflit les Spartiates.Rarement dans l’histoire, un commandant a-t-il élé placé dans une position aussi favorable que le grand Duc pour se servir de cette tactique.Les mâchoires allemandes se referment tranquillement, mais le grand Duc n’a pas l’idée de leur permettre He croquer la noix russe avec la facilité qui era assurerait le succès.Il semble actuellement qu’il a décidé de lancer l’attaque au nord d’abord, tandis qu’il maintiendrait l’attaque du sud.Détenant les lignes intérieures avec d’abondantes voies ferrées, il est en position île lancer à propos la plus grande partie de ses forces sur aucune des armées allemandes.LA SENTINELLE DE VARSOVIE Londres, 22.— Le correspondant du “ Timse ” télégraphie de Petrograd que Novogeorgievsk, l’une des plus grandes forteresses russes, est la sentinelle efficace de Varsovie au nord-ouest.La portée de ses canons atteint la ligne de la Bzurà et les colonnes avancées allemandes sur la Narew.On croit que la bataille pour la possession de la rive droite de cette rivière durera quelque temps.Le dernier mot n'a certes pas été dit avant que les Russes ne se retirent de leurs positions qui protègent la capitale polonaise, mais l’opinion publique est prête aux pires événements et dans l’empire des millions prient pour la victoire.Le correspondant du “ Daily Mail ” télégraphie à son tour que, mardi soir, les cloches de toutes les églises de la Russie sonnaient à grande volée pour convoquer les fidèles à une journée de prières pour la victoire.Les églises étaient remplies.hier, d’une foule compacte qui a récité toute la journée durant des litanies.PLAINTES NON FONDEES Londres, 22.—Une dépêche de Petrograd au ‘ Daily Telegraph ” dit que l’on commence à entendre des plaintes que la Russie porte pratiquement tout le fardeau de hi.guçf; re.11 n’y a pas que le peuple, ignorant ce qui se passe sur aucun front, qui émette ces plaintes.Depuis deux jours, le critique militaire du “ Russky Invalid qui est en contact avec l’état-major de la capitale, met en contraste les batailles furieuses qui se livrent sur une douzaine de points dans les frontières russes avec l’apparente inertie des armées anglaise, française et italienne.Sans se mettre garant de leur véracité, il cite plusieurs chillres à l’eff et qu’il y a entre la Vistule et la Bug seulement, plus de vingt corps d’armées austro-aillemands, soit 1,200,-000.Ce (lui veut dire, continue-t-il, autant de troupes qu’il y en a sur tous les fronts occidentaux.DE L’ATTAQUE A LA PANIQUE UN VIOLENT ASSAUT DES TEUTONS SUR L’YSER, CONTRE LES ANGLAIS, EST CHANGE EN UNE DEBANDADE FATALE, GRACE A L’INTERVENTION DES FRANÇAIS, Halifax, 22.— Sir Sandford Fleming, ingénieur savant et homme publie, est décédé ici ce matin, après une courte maladie à l’âge de 88 ans.Sir Sandford était connu comme le doyen des ingénieurs du pays et comme le "père du chemin de fer du Pacifique-Canadien.” Sandford Fleming était né à Kirkcaldy, Ecosse, le 7 janvier, 1827.11 vint au Canada en 1845 et fit partie de l’équipe d’ingénieurs du chemin de fer du Nord, à Toronto, dont il devint ingénieur en chef.Plus tard il exerça sa profession en Ontario et devint membre de l’Institut des Ingénieurs Civils de Londres, et de la Société américaine des Ingénieurs et membre honoraire de la Société canadienne des Ingénieurs Civils.En 1863 il fut choisi par les gouvernements du Canada et de la Grande-Bretagne pour faire le levé d’un tracé de chemin de fer qui unirait le Pacifique à l’Atlantique.Il démontra la possibilité de la chose qui devint de système du Pacifique-Canadien.Il aida à la construction du chemin de fer de Terreneuve et contribua à l’adoption de Greenwich comme méridien mondiale.En 1889, M.Fleming étudia un plan pour relier les deux rives de l’océan Pacifique par un câble sous-marin qui unirait tout l’Empire anglais par un système télégraphique complètement britannique.Il a visité l’Australie et l’Angleterre dans ce but.Eu reconnaissance de ses services la Reine Victoria l’a fait compagnon de l’Ordre de S.Michel et de S.George en 1877 et chevalier commandant en 1897.Sir Sandford Fleming fut membre de la commission d’amélioration d’Ottawa ; directeur de Ja Cie de la Raie d’Hudson; directeur du C.P.R.; vice-président de la Cie Canada Cernent; conseiller du Victorian Order of Nurses ; président de la section d’Ottawa de la Imperial Federal League et vice-président de la United Empire League.Il était l’un des représentants du Canada à la Conférence Coloniale de Londres en 1888 et à Ottawa en 1894 et il représenta la ville d’Ottawa au Congrès des Chambres de Commerce de l’Empire en 1892.Il était docteur ès lois honoraire des universités de St.Andrews, Ecosse, Columbia, de New-York, de Toronto et de l’Université Queens.Il était un des bienfaiteurs de cette dernière dont i! fut plusieurs fois chancelier.Boulogne, 22.— Voici le récit de la dernière attaque des Allemands contre les positions des Alliés sur la rive gauche de l’Yser.Il est d’un combattant.Les commandants de* Alliés eurent vent des desseins de l’ennemi qui préparait une très violente attaque.“Aussi, dit le narrateur, quand les Teutons commencèrent à nous bombarder vendredi avec des obus remplis de gaz, nous étions tous sur le qui-vive.Une attaque d’infanterie qui suivit à 9 heures ne surprit personne.Les casques à pointe ont livré leur plus violent assaut là où s’élevait le vieux pont de pierre de Boesinghe, qu’on a remplacé en octobre dernier par une série de petits ponts de bateaux.L’eau est très basse à cet endroit, l’ennemi a tenté de franchir le canal à gué et de prendre pied de notre côté.Le commandant allemand se méprenant fort au sujet de son premier succès enjoignit à deux bataillons de s’emparer de la deuxième ligne de tranchées des Alliés.Pendant ce temps, des troupes allemandes s’avançaient sur les ponts pour prêter main-forte.Soudain, les Français installèrent plusieurs “75” et au bout de quelques minutes les têtes de ponts n’existaient plus et plusieurs ennemis se débattaient dans l’eau, La panique se répandit parmi les Teutons.Officiers et soldats cherchaient à sauver leur vie dans le canal.Nous avions complètement isolé les 2 bataillons.Grâce à une attaque à Ja baïonnette les soldats de marine belges et français eurent tôt fait de balayer les ennemis, capturant ceux qui n’étaient pas morts ou ne s’étalent pas noyés.Pas un seul officier ou soldat des 2 bataillons ne retourna à 4a ligne ennemie.ATTAQUES CONTRE LES ETATS-UNIS LA PRESSE ALLEMANDE REPREND SON LANGAGE VIOLENT A L’ADRESSE DES AMERICAINS.— LE BLOCUS DE L’ANGLETERRE DOIT PRIMER TOUT.CIPRIANO CASTRO EST DEPORTE SAINT-THOMAS NE VEUT PAS LE RECEVOIR.Saint-Thomas, Indes Danoises Occidentales, 22.— Le gouvernement danois a ordonné la déportation de Cyprinno Castro, l’ancien président du Vénézuéla.arrivé ici lundi, de Port d’Espagne, Trinidad.Conséquemment, Castro est parti hier après-midi, à bord du vapeur anglais “Benbice”, probablement pour Trinidad où II a demeuré quelque temps.TROUBLES AU PORTUGAL Lisbonne, 22.—Une foule armée a attaqué, aujourd’hui, les édifices municipaux de Lamego.Des soldats portugais ont tiré sur les manifestants.tuant 14 personnes et en blcs-swiit 15.On n’a reçu ici que de maigres dépêches, et on ignore la cause de cette émeute.LE “BANALLA” HORS DE DANGER Londres, 22.— Le paquebot “Ba-nalla” qui a pris feu en mer, a-t-on annonce, arrivera à Durban, à 2 heures, vendredi.L’équipage n’a pu atteindre les flammes qui se propagent dans la cale numéro 2.Le vapeur “Otaki” escorte le “Banalla” qui transporte 800 émigrants.Voulez-vous savoir ce que vous êtes?Jean Deshayes, le graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.MORTE SURUN TRAIN (Do noue corrcoDonSant) Québec, 22.— En revenant de visiter des parents aux Etats-Unis, en compagnie de son fils, Madame Isidore Juneau, domiciliée rue Tourangeau, est morte subitement, hier dans le convoi de I'lntercolonial qui la ramenait à Lévis .On suppose qu’elle a succombé à une syncope.Lugano, 22.—Les violentes attaques contre les Etats-Unis, dans la presse allemande, inspirée par le gouvernement, qui avaient cessé, ont repris avec un redoublement de violence.Le “ Rheinische-Westphae-lische Zeitung ”, le journal des magnats des mines de fer et de houille de la province du Rhin, déclare que l’Allemagne n’a certainement pas cherché noise, mais que si les Etats-Unis protègent avec leur bouclier l’Angleterre en mal de défenseurs et cherchent à combattre les moyens de défense des Teutons, l'honneur de ces derniers les forcera à frapper ce bouclier de leur massue.Il affirme que le but à atteindre, le blocus des îles britanniques, doit primer toute autre considération.Les journaux publiant sans commentaires les lettres et les népêchcs relatives à la prochaine note de M.Wilson.B0THA EST ACCLAME Capetown.Union du Sud-Africain, 22.— Le premier ministre Botha est de retour de sa campagne dans le sud-ouest africain.Partout où il est pass, Botha a reçu une ovation.Les affaires sont arrêtées, les maisons décorées et le peuple envahit les rues.A l’arrivée du premier ministre au Parlement, 10,000 enfants ont chanté l’hymne national.LA DETENTION DES CARGAISONS CONFERENCE DES AVOCATS DES ALLIES ET’ CEUX DES ETATS-UNIS.HOTEL CAMBRIOLE (Pc notre correspondant) Québec, 22.— Le château Bel-, Air, du Bout de l’ile, a élé visité par des voleurs, dans la nuit de mardi à mercredi.Les voleurs se sont introduits dans les appartements privés de M.Edwin Fraser, le propriétaire de l’hôtel, où ils ont enlevé une somme de $200 en argent et en chèques.L’affaire a été confiée à la police provinciale, et le détective Trudel est à la recherche des auteurs de ce vol.Washington, 22.Il y eut une conférence hier entre les avocats des Alliés et du département d’Etat américain au sujet des points de droit relatifs à la détention des navires et cargaisons américains.M.Coudert, avocat des ambassades anglaise et française s’en va en France en vue du règlement prochain du cas du Dacia retenu à Brest.On attend la déclaration que doit faire le gouvernement britannique relrtivçment à l’exportation partielle et libre de coton aux pays neutres européens.L’ambassadeur anglais a traité hier avec le département d’Etat sur les causes des expéditeurs américains pendantes devant les cours anglaises des prises de guerre.L’ambassade anglaise n’a encore fait aucune plainte relative aux grèves dans les usines américaines de munitions.EXAMINATEUR (Da notre corresoonaann Québec, 22 — On annonce que.sur la recommandation du Conseil Central National de Québec, M.L.-A.Taschereau, ministre du Travail, a nommé M.J.Gosselin, de Québec, secrétaire du nouveau bureau des examinateurs des ingénieurs stationnaires de la province.UN POILU RENCONTRE LE KAISER PRISONNIER DES BOCHES, IL DIT A GUILLAUME QUE SA CUISINE EST DETESTABLE.Que sera votre fils, à la veille de finir ses études?Il sera avocat, notaire, médecin ou prêtre?A ce propos, avez-vous lu CHARLES GUERIN, le feuilleton du NATIONALISTE?Vous y trouverez matière à réflexion sur la carrière de votre fils.Paris, 22.— Albert Avelline.de l'Opéra de Paris, vieni d’arriver d’Allemagne où il était détenu, ayant été pris au front où ‘il était brancardier.Il parla d’un colloque entre l’empereur Guillaume et un sergent français.En voyant le numéro du régiment sur l’habit du soldat, l’empereur s’écria: “Je connais très bien votre régiment el j'ai beaucoup d’admiration pour lui.” —’Pas plus que moi, reprit le sergent.Le Kaiser lui demanda comment il Irouvait la nourriture des prisonniers.—“Pour nia part, je la trouve in-mangeable”.Avelline dit que le sergent ajouta, “je suppose que dans quelque temps on ne nous donnera que des briques”.Les gens de l’empereur se fâchè-rent à cette remarque mais Guillaume, imperturbable, passa outre.PROCES DE 4 ANARCHISTESI Paris, 22.— Le premier jour du ' procès devant la cour martiale per-j manente de quatre anarchistes accusés d’avoir fait circuler des imprimés séditieux a été consacré à l’examen des accusés par le juge d’instruction.Le millionnaire excentrique Prouvoit est accusé explicitement d’avoir payé les frais de poste pour l’expédition des lettres séditieuses et pour avoir pris une part active dans la campagne anarchiste.Mme Donndier est accu-, sée d’avoir mis les lettres à la poste.Les trois pamphlets séditieux qui servent de pièce à conviction dans la cause, auraient été écrits, parait-il, par l’inculpé Hureau, qui admet sa liaison avec les meneurs anarchistes mais nie l’accusation spécifique portée contre lui.LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL OFFRE Une promenade de 10 milles AUTOUR des2 MONTAGNES Départ du coin des rues Peel et Sainte-Catherine à toutes heures et demi-heures.DEPUIS 10 HRS A.M.PRIX ; oc Tramways 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TERREBONNE A LA LEGISLATURE, S’ETEINT HIER SOIR, A L’AGE DE 44 ANS A MONTREAL.— SA CARRIERE.C’EST UN SUICIDE NE DU DESESPOIR ainsi m.McDonald qualifie- T-IL LE REFERENDUM SUR L’ABOLITION DU BUREAU DES COMMISSAIRES.— M.AINEY ET M.LE MAIRE AUX PRISES.— M.L.A.LAPOINTE INTERVIENT.LA GUERRE COMBAT FURIEUX EN ALSACE Mar- dans belle .Prépassa Après une longue maladie, M.Jean Prévost, ancien ministre de la Colonisation, des mines et des pêcheries dans le cabinet Gouin, et député de Terrebonne, s’est éteint hier soir, à 11 heures et demie, à la demeure de sa soeur, Mme Glo-bensky-Prévost, 245, rue Mance.Il y a plusieurs mois, M.Prévost venait à Montréal se mettre sous les soins de spécialistes, mais le mal fjui le minait fut inexorable et triompha de sa victime.M.Prévost est mort à l’âge fie 44 ans; il était né à Sainte-Scholastique, le 17 novembre 1870.Il était le fils de feu M.Wilfrid Prévost, conseiller législatif.Le défunt fit ses études an collège des Jésuites à Montréal, puis à l’Université Laval.Il débuta dans la carrière comme avocat avec son père, puis plus tard il s’associa à M.Camille de Martigny, et, à sa mort, il avai' comme associé M.Ghs.Ed.chand.M.Prévost, avant d’entrer la politique, s’était fait une renommée comme avocat.Au début de sa carrière, M vost voyagea beaucoup et plusieurs années yn Europe.Sa carrière politique remonte à plusieurs années; il fut d’abord président de l’Association Libérale du comté de Terrebonne, et devint membre du Club National et du Club de Réforme de Montréal.A l'élection générale de 1000.M.Prévost fut l’organisateur de M.R.Préfontaine dans Terrebonne.A l’élection provinciale qui suivit.il se porta candidat contre M.G.A.Nantel qu’il battit par une majorité de 17 voix.Il fut réélu à l'élection de 1004 par une majorité de 1,500 voix.En juillet 1905, il était appelé à faire partie du cabinet Gouin qu’il abandonna en 1008.De 1900 jusqu’à sa- mort, M.Pré vost représenta le comté de Terre-bonne à la Législature.En 1805.M.Prévost épousa Mlle Gabrielle Gagnon, fille de M.Arthur Gagnon de noire ville.I' laisse avec sa femme deux enfants, Claude, âgé de six ans.et Madelei ne.âgée de quatre ans.Cet après-midi, à 3.15, on trans-.portera la dépouille mortel’e du No 45 me Mance à la gare Viger pour le train de 4.15 à deslination de Saint-Jérôme.Les funérailles auront lieu lundi, norès l’arrivée du train de Montréal.— -w-—- DE LA BESOGNE CHEZ M.BEDARD La Cour de Pratique aura une forte besogne au cours de la matinée de demain; voici quelques-unes des causes inscrites sur la liste : Langlois vs le maire Martin et les commissaires Hébert et Côté, règle nisi; Tourangeau vs Cité de Montréal, motion pour rejet de l'insc.rin-tion en appel.Langlois vs Cité de Montréal, injonction interlocutoire au sujet de l’expropriation de la rue Drolet.11 y a en plus un grand nombre de causes ordinaires sur la lisle.Les Allemands en dépit de pertes considérables livrent neuf contre-attaques mais sont repoussés.—Calme sur le reste du front et aux Dardanelles.Comme on discutait au bureau des commissaires, ce matin, la ques-iion de l’institution d’un referendum sur l’abolition de ce corps ou du conseil municipal, M.McDonald s’est écrié en réponse à M.Martin: “Ce que vous voulez à tout prix, M.le maire, c’est un suicide: le suicide du corps dont vous êtes le président.Le suicide ne naît jamais que du désespoir.” Ce à quoi M.Martin a répondu : “Je n’ai pas peur de vous.M.McDonald, je suis moins orêt à me suicider que vous ; vous pouvez prendn?du vin Saint-Michel." El la foule de rire de cette saillie.La discussion au sujet des $25,-000 qu’il s’agit de voter à la demande de M.le commissaire Hébert pour défrayer les frais de ce referendum, comportent une double consultation: .l’abolition du conseil ou celle des commissaires, commencée’ hier, s’est poursuivie, ce matin, au vitriol.' A peine M.Hébert a-t-il fait connaître la teneur de sa motion, que M.Lapointe, le “leader”, lui demande d’y supprimer le mot “commissions’’ et de le remplacer par conseil.“Pourquoi, dit-il, rendre votre formule impopulaire en y mettant ces mots, quand dans le fond il s’agit d'un conseil?” M.Hébert consent à cette modification, de même que les autres membres du bureau.M.Ainey s’étonne que l’on veuille subitement voter le referendum luand l’argent manque et que les élections sont proches.11 reproche à la formule de M.Hébert d’être incomplète.Le public ne veut peut-être ni des commissaires ni du conseil.Le maire défend le conseil.C’est le meilleur système, dit-il, le moins accessible à la corruption.Il est plus difficile de corrompre trente hommes que cinq et il y a, par ailleurs, plus de lumière dans trente cerveaux que dans cinq.Les éche-vins sont mieux connus de leurs mandants, quand le quartier est petit.Gela offre de meilleures garanties de leur honnêteté et de leur savoir faire.M.Ainey répond en quelques mots au maire; mais i: est violent.Il est plus facile d’établir les responsabilités entre un petit nombre d’hommes qu’entre un grand nombre.L’électorat n'a pas préconisé rétablissement d’gw-'-bureati'• dbs commissaires en espérant faire élire des anges, mais simplement parce qu’il voulait savoir qui le trompait.Il voulait, aussi, détruire la puissance de ces sortes d’échevins inamovibles qui sont élus depuis quinze ans dans leur quartier et qui exercent une espèce de petit potentat en sacrifiant les intérêts de la ville en général, à ceux de certains quartiers.M.L.A.Lapointe qui se croit visé par ces paroles répond à M.Ai-ney qu’il est sans tache et sans crainte, qu’on n’a rien trouvé contre lui depuis quinze ans et que s’il avait voulu se présenter aux dernières élections sur le même ticket que M.Ainey, comme commissaire, il l’aurait pu, mais il a refusé par délicatesse pour ce dernier.M.Ainey réplique qu’il n’a jamais consenti à voir inscrire M.Lapointe sur le même ticket que lui, mais que d’un autre côté il n’a pas eni l’occasion de s’y objecter parce qu’il savait que celui-ci refuserait.Suit une altercation entre M.le maire et M.McDonald dont nous rapportons la substance plus Inuit.A la suggestion de M.Côté, on a laissé la motion Hébert sur la table pour permettre à M.Ainey de l’étudier et de faire connaître au bureau des suggestions.LA ELDER l-.BANO Paris, 22.— Bulletin officiel de cet après-midî: Un calme relatif a régné tout le long de la ligne.Il y a eu des engagements d’artillerie dans l’Artois, dans l’Argonne, entre la Meuse et la Moselle, dans le voisinage des Eparges, et dans la forêt d’Apremont.Durant la nuit du 20 au 21, et le 21, il s’est livré un combat extrêmement furieux sur les hauteurs de Reichackerkopf, à l’ouest de Muens au nord du côté de Riga, dans la Baltique, dont leur avant-garde n’est pas éloigné de plus de 20 milles.Le ton des dépêches de Petrograd décèle clairement que le pays se rend compte de la gravité de la situation.Non seulement le sort de Varsovie est en jeu, mais en sus celui de l’armée en Pologne, qu’une défaite décisive le long de la voie ferrée passant par Lublin et Cholm, diviserait en deux au nord et au sud.C’est dans ce secteur que les 1er, (en Alsace, à 10 milles au sud- Moscovites se battent le plus furieu-f ru est de CoJinar).Les Allemands en j sement.carce chemin de fer est la dépit die leurs pertes considérables ont fait suivre une attaque de notre part de 0 contre-attaques.Deux bataillons de chasseurs occupant nos positions ont contenu les troupes ennemies en leur faisant éprouver de grandes pertes.Nous avons capturé et conservé dans les environs une seule voie de communication reliant la Pologne au snid de la Russie par Odessa.Comme les ennemis ont souvent signalé la présence de troupes à moins de cinq milles de ce réseau, et comme les Autrichiens prétendent avoir troué la ligne rus-si à cet emlroit, les alliés teutons tranchée de 150 mètres de long, et S doivent se trouver a portée du fusil avons conservé toutes nos positions précédentes.Au nord de Muenster, nous avons organisé les positions enlevées sur la crête de Linge.Dans ce combat nous avons fait 107 prisonniers.Nos aviateurs ont lantii 8 bombes de 90 millimètres et 4 de 150 mili-,mètres sur la gare d’Autry, au nord-ouest de Binarville, dans l’Argonne.Dans les Dardanelles, le calme a prédominé depuis notre succès du 12 et du 13.DES CONSULS QUITTENT VARSOVIE Washington, 22.—Le consul américain à Varsovie a mandé au secrétariat d’Etat aujourd’hui que le consul belge a quitté la ville, et que le consulat des Etats-Unis s’est chargé de veiller aux affaires de la Belgique et de la Serbie.WINDAU EN FEU Berlin, vià Londres, 22.—Avant d’évacuer Windau, les Russes ont mis le feu dans la ville et le port, portent des dépêches reçues à Liban.La plus grande partie de la ville a été détruite, dit-on.On rapporte que les Moscovites ont aussi incendié des villages et des maisons d ferme dans d’autres régions de la Courlandc, pour obéir à des ordres récemment donnés.APERÇU DE LA SITUATION EN RUSSIE L’ENNEMI POURSUIT SA MAR-GHE VERS VARSOVIE.— LA RUSSIE N’EST PAS DEMORALISEE.TOUTE LA COURLANDE EN FEU.Londres, 22 — Tandis que l’on récite des prières dans toute la Russie pour obtenir la victoire, les Autrichiens et les Allemands poursuivent leur marche vers Varsovie au nord, à l’ouest et au sud.Dans l’intervalle, ils poussent une pointe plus LTNJONCTION DES PAVAGES L’enquête préliminaire sur la demande d’injonction contre la ville fiar M.C.H.Bernard, au sujet de ’achat des blocs de pavages s’est terminée ce matin.M.Mercier, ingénieur de la ville a rendu un court témoignage après quoi Me Monty au nom du requérant et Me Laurendeau au nom de la ville, ont prononcé leurs plaidoyers.Le juge Lafontaine a pris la cause en délibéré en déclarant qu’il rendrait son jugement le plus tôt possible.de la voie, ma/ n’ont pas encore réclamé sa capture.Au nord-est de Lublin, toutefois, les armées teutonnes se sont avancées jusqu’aux têtes du pont, au sud d’Ivangorod, puis au nord.Au tour du cercle qui se resserre autour de Varsovie, elles ont gagné constamment du terrain, mais ont rencontré «ne résistance résieuse le long de la rivière Narew, au nord-ouest de la capitale.Ailleurs, à généralement parler, les Moscovites se replient, répétant leurs tactiques de 1812 contre Napoléon, c’est à-dire ils détruisent non seulement les ponts et les routes, mais ravagent le pays par l’incendie, détruisant ce qu’ils doivent abandonner, entraînant les bestiaux, et laissant devant l’envahisseur des ruines.Toute la Courlandc a été ravagée et l’on aperçoit à des milles de distance Windau en flammes.Le public suit avec une vive anxiété en Angleterre la campagne, espérant que le grand-duc pourra enrayer les attaques ennemies ou du moins tirer de l’impasse son armée indemne en continuant sa retraite avec cohésion comme il l’a fait jusqu’ici.Faisant abstraction de la diversion tentée du côté de Riga, les opérations en Pologne ont.lieu sur une étendue d’environ 800 milles, que l’on peut diviser en 3 régions, la première, le long du Narew, au nord et à l’ouest de Varsovie ; la deuxième, au centre, le long de la Vi stole, de Varsovie à Ivangorod; ta troisième, dans le voisinage de Lublin., _ En même temps que des depeches de Russie annoncent que le moral de l’armée et sa confiance dans la vicloire finale n’ont pas fléchi, on rapporte que l’impression que la Russie fait plus que sa part dans eette guerre, en supportant tout le fardeau, se répand de plus en plus en Russie.Et au dire des correspondants les soldats ne sont nas seuls à partager cette opinion.Les feuilles moscovites opposent la bataille gigantesque dans laquelle leur pays est engagé à l'accalmie relative qui se fait sentir tout le long du front occidental.LE DERNIER MOT DE WASHINGTON TOUTE NOUVELLE VIOLATION PAR L’ALLEMAGNE DE LA LOI INTERNATIONALE SERA CONSIDEREE PAR LES ETATS-UNIS COMME UN ACTE HOSTILE.— NOUVEAU DESAVEU EXIGE.Washington, 22.— La nouvelle note américaine sc dirige vers Berlin.On la câble aujourd’hui à Londres puis à Copenhague, d’ou on la transmettra au ministère des Affaires Etrangères.Elle devrait parvenir à destination ce soir ou de bonne heure demain.* * * M.Lansing a annoncé qu’on transmettra aux journaux la texte de la note vendredi après-midi, et elle pourra être publiée samedi.Pour ce qui est de la conduite future dies sous-ttnarlns teutons, les Etats-Unis ne réclament pas nécessairement une réponse, vu qu’ils font part de leur intention de tenir pour acte hostile toute nouvelle violation de la loi internationale entraînant la mort de citoyens américains.D’autre part, M.Wilson exigera probablement de nouveau le désaveu de la destruction délibérée du “Lusitania” et une réparation, et ces questions comme d’autres, telles que l’offre de servir d’intermédiaire entre les belligérants louchant les opérations maritimes serviront probablement de base aux pourparlers futurs avec l’Allemagne.On ne compte pas recevoir de réponse avant 2 ou 3 semaines à tout le moins.La note américaine constitue le dernier mot des Etats-Unis sur les principes en jeu, et ils soutiennent, que la loi internationale doit protéger les droits des neutres, quelles que soient les mesures de représailles respectives des belligérants.On ne révèle pas quelle attitude prendrait Washington si les droits des Américains étaient de nouveau violés, mais on croit généralement qu’un désastre semblable à celui du “Lusitania” entraînerait la convocation immédiate du Congrès.M.Wilson a soigneusement envisagé ce à quoi la nouvelle note peut conduire le pays, et il croit qu’elle rejette franchement sur l’Allemagne la responsabilité de tout acte susceptible de causer la rupture.EST Où Acheter Demain (Enregistre conformément 4 'a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongcliamps.au Ministère de l'Agriculture» ____ Ameublement de chambre “Colonial’7, $192.| L'ameublement comprend le Bureau, le 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