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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 avril 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-04-09, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 9 avril 1934" Rédaction et administration 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Vol.XXV — No 82 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste CANADA Edition quotidienne Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! (Sauf Montréal et banlieue) E -Unis et Empire Britannique .UNION POSTALE.Edition hebdomadaire CANADA .Rédacteur en chef : OMER HEROUX E.-UNiS et UNION POSTALE .$ 6.00 8.00 10.00 2.00 3.OC Houde, Plante, Lavery?A Ottawa L’INrORM/tTICN DE DEDNIEDE HEURE Pendant que l’on vote - Le certain, La Société Montréal incertain fédérale Houde, Plante, Lavery?Le triple point d’interrogation, pour quelques heures encore, flotte à l’horizon.Mais, cette incertitude dissipée, nous resterons en face de loute une autre série de doutes et d’inqtiiétudes.De qui et, pourrait-on dire, de quoi se composera le comité exécutif, maître réel de l’administration municipale?Nous n’en savons rien; nous n’avons, à la vérité, aucun moyen de le savoir.C’est Un état de choses fantastique, et sur lequel il n’est pas mauvais d’attirer de temps à autre l’attention de l’électeur.Si deux (groupes nettement délimités s’étaient livré ba-laille, nous aurions quelque chance, comme dans le cas d’une élection fédérale ou provinciale, de deviner les figures maîtresses du prochain comité et les grandes lignes de sa polüiqjie.Ici, pas du tout.Chacun s’est battu de son côté, pour son programme, avec les éléments particuliers dont il disposait.C’est à peine si d’ici de là les candidats à la mairie ont manifesté des préférences pour tel ou tel candidat à l’échevinage, si quelques-uns des can-didats à l’échevinage ont avoué leur sympathie pour tel ou tel des candidats à la mairie.* * * Dès la nuit prochaine, selon toute probabilité, on s’acharnera à nouer les combinaisons d’où sortira le nouveau comité exécutif.Le maire jouera vraisemblablement quelque rôle dans cette partie d’échecs, mais il n’est pas sûr que ce soit un rôle dominant.Ne raconte-t-on pas qu’au lendemain de sa dernière victoire, alors qu’il avait pourtant fait campagne comme chef de groupe, M.Houde se trouva tout simplement dans l'obligation d’accepter comme chef du comité M.Bray, ou de risquer que celui-ci ne formât avec un groupe de houdhtes dissidents et d'antihoudistes, une majorité de rechange?Pendant que M.Houde recueillait, au soir de la victoire, d’enthousiastes acclamations, M.Bray.s’il faut en croire une tenace légende, avait noué de telles combinaisons qu’il pouvait, dès le lendemain yiatin, disposer, selon les circonstances, de deux majorités différentes et placer M.Houde en face de ce fait briflal.Le choix du comité exécutif opéré, selon toute probabilité, en réunions secrètes et ratifié en séance publique, ce comité, dont chacun ignore aujourd’hui la composition probable et la politique, restera maître du terrain.Pratiquement, il échappe à tout contrôle de la part du conseil .Et, pour peu qu’il y soit disposé, il peut exercer sur les échevins, par la distribution des travaux publics, de formidables pressions.M.Dupire, dont c’est la spécialité et qui suit de très près les questions municipales, le rappelait samedi: Montréal vote dans la nuit.La session parlementaire rouvre aujourd’hui Le gros du travail reste à faire — Ce qui est en voie et ce qui s’en vient - Le bill de la dictature politique et celui de la dictature économique - Le discours du budget (Par Emile BEXOIST) j ses.Fn somme, l'enquête des Onze Ottawa.9.La scs*ion parle-Is® Présente bel et bien comme une montaire fédérale recommence au- ; ^nquête.générale sur la situation jourd'hui après une interruption de onze jours, pour les vacances pas cales.Frais et dispos, tes députés seront sans doute en humeur de travailler ferme.Ça sera d’ailleurs Tort à propos, car le gros du travail de la session reste à faire.Jusqu’à présent, la Chambre des Çommunes ,à part d’avoir voté l’adresse en réponse au discours du trône, n'a fait en somme que référer certaines affaires à des commissions parlementaires qui vont continuer de les étudier, présenter ensuite des rapports, lesquels rapports donneront sûrement lieu à de nouveaux débats.Le projet de révision de la loi des banques et le projet d'établissement de la Banque du Canada sont à l’étude par la Commission de la banque et du commerce qui n’a pas avancé son travail pour la peine.Autres débats en perspective, quand ces mesures reviendront devant la Chambre.Il n’est pas vraisemblable en effet que l’une nu l'autre des oppositions, celle de M.Mackenzie King et celle de M.Woodsworth, laisse passer sans rien dire une loi établissant une banque centrale qui ne serait pas une banque d’Etat pure et simple.Les deux chefs oppositionnistes se sont trop fortement engagés là-des-sus pour se dédire ou pour laisser passer une ocasion de se prononcer de nouveau.Le bill du secrétaire d'Etat.M.C.H.Caban, ayant pour fin de centraliser tous les services de traduction du gouvernement, est soumis à la commission du fonctionnarisme.L’enquête des Onze, que dirige le ministre du Commerce, M, II.H.Stevens, est à peine ébauchée.Cette enquête doit porter sur tous les aspects du commerce et de l’industrie et meme de la finance, sur la rela- # V flé Mais, si la part de l’incertain est énorme, celle du certain Jtion de l’une à l’autre de ces cho-reste encore considérable.Dans une large mesure, clic sera pro- la économique du Canada.Si l'on tient à la pousser jusqu’au bout, y a ne peut être que très long.Le temps d'une seule session parlementaire ne sera vraisemblablement pas suffisant.Au feuilleton de la Chambre Au feuilleton proprement dit de la Chambre, il reste deux grosses affaires d’inscrites.D’abord,' le bill des secours que l’on désigne à tort “bil! des secours aux chômeurs’’, car les secours en question peuvent être de n’importe quelle nature que le gouvernement jugera k propos, à la condition qu’il spécifie que c'est pour le “maintien de l’ordre, de la paix et de la bonne administration’'.Cette mesure, le gouvernement va tâcher bien sûr d’en hâter l’adoption, en invoquant l’urgence de secourir chômeurs et miséreux.La loi des secours de 1933 est en effet périmée depuis le premier avril et le trésor fédéral ne pourra souscrire de nouveau son tiers pour le secours des chômeurs qu’après l’adoption de la loi nouvelle dont le texte est maintenant déposé devant les Communes.Mais les choses, à propos de la nouvelle de secours, ont pris une tournure nouvelle au cours des dernières semaines de mars.Les oppositions, tant libérale que cécéeffiste, n’entendront pas que, sous prétexte d'urgence, ron enlève au Parlement le contrôle de la d£*»?nse publique.Le vérificateur général des comptes, dans un rapport incomplet, mais assez circonstancié, leur fournit d’ailleurs un argument nouveau.Ce rapport a été soumis au gouvernement à la suite d’enquêtes conduites un peu dans toutes les provinces et, presque (Suite à la page 2) Trois sous-officiers-rapporteurs révoqués.Vote très considérable dans la matinée Nombreuses plaintes au bureau du greffier — Votes nuis dans le poil 22 du quartier Saint-Michel — Obstruction dans les quartiers juifs NOMBREUSES ARRESTATIONS — DES BLESSES Bloc -notes portionnée à la volonté tic travail, à l’énergie, à l’esprit d’initia- lcher tar(1 condulre Vmtomobil~ live des citoyens.\ mettre des guêtres; quellé est la fil- M.Biggar le rappelait hier soir avec grand bon sens: quels \ letle qui n’aspire pas être à l’âge de que soient, les vainqueurs de la journée, il serait absurde de Por,er des talons hauts, d'aller au croire que demain les alouettes tomberont toutes rôties dans la iïniïdÂcmhmxdZZmhaiïïï bouche des citoyens de Montreal.I! n est au pouvoir de personne de modifier radicalement, du jour au lendemain, une situation dont l'autorité municipale ne tient au reste que l’une des clefs.Mais l’autorité municipale peut sûrement faire quelque chose.Maire, commissaires et échevijis seront d’autant plus actifs, ainsi que le rappelait encore M.Dupire, qu’ils seront surveillés de plus près et plus ardemment stimulés.Et, à l’occasion, plus largement éclairés.On a fait de la besogne d’échcvins, de maire et de commissaires une tâche formidable, par la multiplicité des petits services qu’on exige de ces messieurs.Prenons pour acquis que le conseil se composera d’hommes de toute première valeur: où, avec les commissions, les innombrables démarches, qu’on leur impose, trouveraient-ils le temps de réfléchir, de concevoir, de mettre au point des plans de quelque envergure?D’où la nécessité de fortifier de commissions d’experts, de spécialistes, les élus de la majorité; d’où la nécessité aussi, pour ions ceux qui ont quelque idée juste, de la produire, de la faire valoir.Pourvu qu'elles soient convenablement présentées, les idées saines, les critiques fondées, les exhortations pressantes (derrière lesquelles l’élu peut toujours prévoir un appui ou un désaveu électoral) finissent, règle générale, par produire quelque effet.* Mais il faut que ccs idées, ces critiques, ces exhortations atteignent le public.et les élus.* * Il faut, pour donner à une formule couramment employée en France sa couleur locale, que chaque Montréalais se rende bien compte qu’il appartient à la Société Montréal, qu’il en est Factionnaire né, que les affaires de la Société ne seront pleinement satisfaisantes que s’il s’en occupe; que, s’il néglige celle surveillance, il en subira 1c contre-coup dans son propre gousset — tout comme s’il négligeait son commerce ou sa fabrique.Le conseil de Mgr Courchesne à ses amis les habitants reste partout vrai et d’une profonde sagesse: Mêlez-vous de dos affaires, mais.mêlez-vous-en! Omtt HEROUX Fantaisie Portrait de l’espérance L'amour et l’espiranee, semblables à la rose et A l'immortelle, sont des fleurs qui germent dans le cornr an milieu de mille autres plantes dont elles sont les reines.La rose, parée d'une éclatante beauté, attire tons tes regards.La plupart ont voulu la cueillir pour la voir de plus près, pour mteur admirer ses pétales; mais combien, trop fougueux, se sont blessés aux épines Invisibles et, en la déracinant brutalement, ont déchiré le coeur fragile où elle s'ètalt Implantée: combien se sont empoisonnés, respirant sans répit son parfum capiteux?Combien encore.après avoir goillé à l'amour smi-venl trompeur, ont rejeté cette rose pour la piétiner sans pillé.C'est alors seulement que eeux-lù, pour être consolés, nnt penché leur* peux vers l'humble immortelle.Moins radieuse peut 4lre.mais plus fidèle, son charme dour et sûr s'infiltre avec son parfum et embaume la vie sans la terrasser.Pourtant frêle et délicate en apparence.sa racine esl profondément ancrée dans le coeur et sa lige résiste â tous les vents.Les tempêtes.les bourrasques de la vie semblent un moment l'abattre et la coucher pour toujours, mais elle se relève aussitâl et redresse sa mignonne tête au-dessus des orages.Les larmes, loin de renglonlir, la rafraîchissent et, comme la rosée du matin.lui donnent un éclat nouveau.Pendant l'hiver de I existence, elle se dessèche un peu mais elle ne se fane /ms et garde ss jolies et gaies nuances dn printemps.Üans la nature tout parle d’espérance et rommr inhérente â la vie c'est une fleur qui fleurit à toutes les saisons et dans tons 1rs parterres.Si elle change de couleur avec les nnnêes, n chaque âge.elle stimule le courage el les ambitions el alimente l'enthousiasme.Chez l'enfant, r'est irspoir des choses matérielles qui dnmir\f.Pour lui.le bonheur c'est d'élrr grand et de finsséder toutes 1rs prérogatives de I adulte.Quel petit garçon n'rs-père pas être majeur pour se cou- Pour ma part, je me rappelle très bien avoir désiré ardemment être grand afin de pouvoir, quand j'étais assise, toucher au plancher avec mes pieds.Mon espoir fat longtemps déçu, car à mesure que je grandissais on me donnait une chaise /dus haute, sur pattes et j'en étais toujours au même point humiliant.La jeunesse, qui rit spontanément, est jogeuse j>arre qu’elle espère un sort superbe; elle rêve de belles entre/irises, d'une carrière glorieuse, de l’amour parfait.Mue par re ressort, elle atteint souvent son but; laissez-lui ses illusions: elles lui aident à vivre et réjouissent son entourage! L'âge mûr.dans sa sagesse, sait que l'avenir esl entre les mains de la nouvelle génération et place (ouïes ses espérances sur les jeunes pour lesquels il a travaillé.Le vieillard, rendu au dernier échelon de la vie.se retourne pour sourire à l'enfance, emblème de l'espérance sur la lerre.el comme il est lui-même pins près du ciel, qu'il aperçoit déjà, il espère tout d'un Paradis plein de promesses.L'espérance, pour conserver son éclat, a besoin de chaleur cl Pâques, la fête des fêtes, esl le foyer où elle puise son énergie pour l'année, à venir.Pâques annonçant le printemps fail oublier les froids rigoureux el même, si rr matin de la ré-siirreclinn esl plaideur el sombre et que la neige grisâtre s'éternise encore, on entrevoit des temps meilleurs.Car sur la lerre tau! se renouvelle; la vie succède à la moi/, le jour à la nuit, la paix à la guerre, le fruil à la fleur, le sourire aux larmes et.la prospérité à la dépression.Après tant d'abus et de misères 1rs hommes nul snif de justice el si la plupart lui reconnaissaient ses droits, l'équilibre si brusquement rompu ne se rélahllrall-il pas?La douce espérance, qu'il fait si ban d'êcontrr.nous dit qu'avec ce relnnr à la jusltcr se lèvera Ir soleil de la prospérité pour répandre à profusion sur la lerre en léthargie for de ses rayons lumineux et réconfortants! Jtannt La ROCQUI Les livres “Et à l’heure de notre mort.11 (Vie et mort édifiantes de cinq jeunes Dominicains) (>> On se souvient encore, sms aucun doute, du douloureux émoi — émoi qui était presque de la stupeur — qui saisit la population en apprenant, le 1er septembre 1931, la quintuple noyade de jeunes dominicains partis pour une excursion par un beau jour lumineux, l'âme en fête et un cantique sur les lèvres, excursion qui se termina tragiquement alors que l’embarcation que montaient les jeunes religieux sombra.Depuis trois ans déjà les flots de la rivière Ottawa se sont refermés comme un linceul sur les cinq lévites blancs, mais le souvenir de ces prêtres est demeuré vivace dons tous les coeurs particulièrement dans ceux de leurs frères en religion.Aussi, ne faut-il pas s’étonner mais se réjouir de ce que cinq d’enlre ceux-ci les PR.pp.p.-A.(.anglais.Y.-M.Faribault, J.-M.Dionne, J.-M.Parent et M.-M.Desmarais sc soient fait comme un pieux devoir d’écrire la vie des cinq victimes.Le modeste livre (1) En vente à la librairie du Devoir, au prix de 40 s.franco.(Suite à la deuxième page) Répétez-le.On nous félicita d’avoir publié intégralement tamadi.at d'avoir été lai tault A la taira, la conté-ranca da M.Montpatit.On noui tait ebaervar qua la aéria d'artidat dn MM.Hagaa at Narviana n'a point oncaro d’équi-valanr» dans la praita canadianna-tran« aita.Répétac-la tlara.diraa-la A vaa amia.aignalaa A leur atttnrlan da paraila article».Carnet d’un grincheux Un orateur parlait hiar ao 4P L'élection da ce soir nous dira qua M.Tascharaau ne peut être que vainqueur.Si M.Planta gagne, ce sera la triomphe du premier mmistre Mais si M.Houde est élu, ce o* sera que la défaite da M.Plante M.Taschereau n’est jamais battu, AA AA 4P Pronostics électoraux On dit que le candidat syriér nan» Villa-Marit sera passé A "fabah"; PAMPHILI Pour Montréal Ou entend dire un peu partout et on lit cà et là que Montréal est acculé à la faillite.Cela fait protester un journal québécois.l’JBixf-nement.Il écrit ne pas comprendre “qu’on se serve d’une expression aussi préjudiciable non seulement au crédit d’une ville mais aussi à la tranquillité de ses obligataires”.Et il ajoute: "En proportion de sa population et du revenu municipal, Québec est plus lourdement endetté que Montréal; el nous n’oserions prétendre que notre vieille cité soit acculée à un désastre financier.Sans doute, dans le cas de Montréal, scs administrateurs ont été d’une extrava gancc telle qu'ils ont doublé la dette en moins de douze ans.Et à Cftte allure on prévoit qu’il suffirait de quelques années pour en arriver au désastre dont on parle aujourd'hui.Cependant, avec une administration honnête, et à moins d’une nouvelle crise économique, on peut également prétendre que Montréal éviterait l’accident que l’on redoute sous le régime de la division par quartiers”.Ce n’est pas d’aujourd’hui que Montréal n’a pas l’administration prudente et avisée qu’il lui aurait fallu.A tour de rôle les gouvernants qui se sont remplacés aux affaires municipales ont vu trop grand, ou ont agi avec trop d’imprévoyance.Il v a eu bien plus d’incompétence que de malhonnêteté dans l’administration de la ville.L’incompétence provient en somme de ce que nom restons depuis des années à 11 merci du suffrage universel, douteux en soi.et corrompu par les pratiques courantes, en temps d’élections.de politiciens sans scrupule.Si nous avions eu la carte d'électeur ou la carte d'identité obligatoire, la supposition de personne et bien ‘d’autres trucs électoraux eussent été rendus impossibles et un plus grand nombre de gens d’une cerlaine compétence et d'esprit sérieux se seraient décidés à tenter d’entrer dans les différents conseils de ville qui se sont remplacés à la direction de nos affaires.Les résultats eussent été autres.Mais l’on a mis l’électeur hom nête en minorité, on a découragé d'avance ceux qui auraient été des candidats sérieux, on leur a fait sentir qu’ils ne pourraient être élus, parce qu’ils n’é>aient pas liés à tel ou tel groupes et que le télégraphe, la machine menaient tout.Les gens d’esprit désintéressé ont hésité, dans de pareilles circonstances, à se porter candidats, il n’y en a eu qu’un lout Petit nombre d’élus; et la masse des conseillers de ville ont été soit des hommes à tout faire, soit des hommes à ne rien faire et à laisser faire.Cela explique en partir que | nous en sommes où nous en xom-i mes.Nous le devons aux puissants du jour, à ceux qui ont mis Montréal en coupe réglée, au profit dr leurs bandes, de leurs rliques et de leurs clubs.’’Gangsters" et maçonnerie française M.Philippe Henrlot.député Palais-Bourbon, que le.1: événements de res semaines-ci ont particulièrement plis en vedette dans toute la France, estime que l'assassinat du conseiller Prince, dans la région de Dijon, "a été comme un coup de tonnerre qui a réveillé les partisans les plus résolus de la mise au sommeil de l'affaire Stavisky) .Les plus aveugles savent maintenant midi existe en France une association au besoin criminelle qu’on appelle la mafia parce qu'on ne veut pas lut donner son vrai nom".A un collaborateur de l'hebdomadaire parisien /9.T4 qui l’interroge à ce sujet, M.Henriot «lit que le vrai nom de la mafia, c'est "la franc-maçonnerie.On vous n souvent dit que son t'«Me avait fort dimhtui el que son pouvoir orrulte n'élnit en rien ( «imparable à re qu’il était autrefois.Or, je croirais plutôt le contraire et qu'en réalité elle .« fai1, ccs derniers temps, de nouvcllrs conquêtes”.Pour le montrer, M.lien-riot rappelle que, selon scs mlor-mations précises, si les postiers ont été le corps le pins nombreux à faire la grève générale, le 12 février dernier, dan* tonte la Frcnee.c’est parce que leur corporation "compte le plu* grand nombre de francs-maçons; dans la haute,administration surtout, bien entendu, parmi les agents des cadres, .l’n dire«-leur «le ce ministère m'avouait qu’il était un «les rares, parmi ses collègue», à ne pas appartenir nnx Loges".On sc rappelle peut-être que jadis, à Montréal même, une loge maçonnique de rite français, qut rut son heure de célébrité.Vbinun- \u cours de la matinée le vote a été très considérable par toute la ville, même dans certains des quartiers où l'échevin a été élu par acclamation.Au bureau du greffier on a reçu de nombreuses plaintes comme à chaque élection d’ailleurs Dans trois cas le greffier, qui est l’officier-rappoi|eur de l’èlecKion, a dû révoquer trois sous-officiers-rapporteurs: dans ces cas, te greffier envoie celui qu’il a choisi pour remplacer l'autre, muni d'une nouvelle commission et d’une lettre à l'adresse de celui qui est révoqué.Ceux qui ont été révoqués sont MM-J .A.Rousseau, poli no 6, quartier Saint-Jcan-Raptiste; Louis Marcille, poll no L quartier LaFontaine, et Frank O’Leary, poll no 22, quartier Saint-Miche).Dans ce dernier cas, la révocation a été faite pour deux raisons: M.O'Leary ne parle pas français el il n’initialait pas les bulletins: cette dernière irrégularité est particulièrement grave, car tous les votes donnés dans ce poil et non initialés sont nuis et devront être mis de côté ce soir.Dans certains quartiers, on s’est plaint que les représentants font assermenter trop de gens el retardent ainsi le vote.Il n’v a rien à faire contre ecla, rar la loi «lit que le sous-officier rapporteur ne peut pas refuser d’assernienter un électeur lorsqu’on le lui demande.Sur la fin «le la journée, lorsqu’il devient dangereux que des éleeteurs soient privés «le leur droit de voter !p greffier demande aux représentants de laisser voter les gens.Dana Laurier M.Orner Langlois, candidat dans Laurier, s'est plaint qu’à la clinique Laurier, où il v a plusieurs poils, un individu qui se disait employé de la ville conduisait tout le monde, faisait passer les éleeteurs juifs en premier lieu et faisait attendre les Canadiens français.Enquête faite, cet homme n’avait rien à faire là et on a envoyé la police pour mettre fin à cet abus.Autre méthode Dans les quartiers Saint-Laurent.Saint-Louis.Saint-Michel et Laurier surtout on a une autre manière de bloquer les poils.Des gen* qui n’ont pas droit de vote se présentent, demandent un bulletin, on cherche sur la liste et, évidemment, on ne trouve pas leur nom; mais cela prend du temps et lorsque ce stratagème se répète plusieurs fois, les électeurs doivent attendre et la votation n'avance pas.Dans le quartier Saint-Leorges, un sous-officier-rapporteur a rayé des bulletins le nom de M.Pierre Desrosiers; dès que cet abus a ét«' constaté on y a remédié.Procuration» Ln grand nombre de personnes se sont présentées à l’hôtel de ville pour obtenir des procurations: ce la se produit dans le ras d'un électeur dont te nom n'apparai» pas sur la liste électorale.Il doit se présenter au bureau des évaluateurs.obtenir là un certificat comme quoi il est contribuable et électeur.puis, le bureau «lu greffier lui donne une procuration; outre ces cas-là, on donne des procurations permettant aux sous-officiers-rap-porteurs et aux représentants de voler dans le poil où ils sc trouvent.Le nombre des procurations émises ce matin est aussi considerable qu’il y a deux ans.Dans le cas des aubains, il faut pour avoir une procuration, présenter un certificat de naturalisation.Ce matin, un groupe de personnes se sont présentées ave«-leurs comples d’eau portant dans le coin une note de M.Max Selgler, candidat dans Laurier, qui attest • que ces personnes étaient des citoyens britanniques; comme cela ne valait rien, ces gens ont dû s’en retourner; 11 faut apporter le titre, il résume bien, en effet, et la vie et la mort des RH.PP.Ronaventure Sibler, Henri-Albert Harris.Gabriel Couture.Ph.-Marie Rousseau et Jacques-Marie Nicole.Tous cinq furent des dévots de la Vierge: r'élait aux accents de IMt'r Maris Stella qu’ils s’en allaient inconsciemment à la mort, et e est aussi une prière à Marie__ 1.4 ne Maria que prononcèrent, au moment supreme, leurs lèvres déjà crispées par l’angoisse et la frayeur.Mais, peut-on parler de frayeur, lorsqu’il s’agit de morts aussi édifiantes que celles des jeunes religieux?Frayeur, mais frayeur toute physique puisque jusqu’au dernier moment de leurs brèves existences la pensée de Dieu ne quitta pas ceux qui allaient mourir: c’est en faisant des gestes d’absolution que les cinq prêcheurs se dirent adieu ici-bas.On serait tenté parfois de murmurer contre la Providence qui permet de telles catastrophes, mais les murmures ne peuvent passer les lèvres et la plainte à peine formulée au fond du coeur se change vite en un chant de reconnaissance quand on songe à la mort si pieuse et si touchante de ces prêtres, à cet holocauste consenti qui dut avoir auprès de Dieu un prix inestimable et dont l’exemple lui gagnera plus d’âmes que ne l’eût fait peut-être un long apostolat.Aujourd’hui que recule déjà dans le passé la tragédie qui sc déroula jeu face de la plage Saint-Dominique, la consolation et le réconfort ! sont venus pour les familles et la communauté éprouvées, et le soit-| venir des cinq disparus, souvenir | plus vivace que jamais, n'apporte ; plus celte amertume qui suivit les jours immédiats de (’hécatombe : blanche.Le livre qu’on vient d'é-! crire à la mémoire des cinq reli-gicux est comme un sourire sourire permis que Dieu ne désapprouverait pas dans les larmes ver-! sées sur des tombes.On lira avec profit et édification : ( es vies de prêcheurs terminées j brusquement à l’aube de leur sacerdoce.Là vie du R.P.Harris, O.P., élève du Séminaise de Valleyfield et du Gollège Sainte-Marie, décédé à l’âge de 2fi ans.Vie d’une jeune homme réputé pour sa gaieté, son esprit sportif et son courage à loule épreuve lorsque la maladie et la souffrance rongeront peu •, peu un organisme sain qui n'avait jamais I fait défaut, vie qui se termina dans des souffrances si intenses, que peu de jours avant sa mort, te here Ifarris avait supplié une religieuse de faire faire une nenvaine "pour lui obtenir la grâce de mourir avant la fin de l'année", prière qui fut exaucée avant même que se terminât la nenvaine.La vie du R.P.Sibler, O.P., qui.lui, était d’origine suisse et qui "avait de sa race l’inletligence.la bonté, l'acharnement mi travail et ce sens judicieux dans l’apprécia lion el l’accomplissement du devoir qui est le don des Ames sincères el des consciences droites.*’ Ce jeune professeur d’Krriture Sainte et de langues, au couvent d’Ottowb, connut lui aussi la souffrance, souffrance morale: souffrance de l’éloignement, du dépaysement; souffrance physique aussi faiblesse d'un “corps incapable de toujours répondre aux exigences de sa volonté de fer.” La vie du R.P.Rousseau, O.P., élève du Séminaire des Trois-Rivières, dont le “earnrtèrc joyeux cl l'esprit délié" gagnait toutes les sympathies, jeune religieux réputé pour sa piété solide et Men comprise, pour sa “grande générosité a suivre In Règle dominicaine qu’il aimait".Ses frères en religion se rappellent surtout l’rfme rnrhn-ristignr de teur cher frère Rousseau.La vie du R.P.Couture, O.P., élève du Collège séraphique (des Franeiseains), et du eollège de Lévis.Celui-ci fut.par excellence, le religieux de l’amitié.Il cultivait l'amitié comme une fleur précieuse, et ses frères l'aimaient pour son r.r-ailisr dÿicatrssr.délicatesse qu'j! devait probablement i* sou tempérament nerveux et à la fraîcheur de son âiuc.Celle délicatesse, jointe à des qualités d’écrivain toutes spéciales, rendait son commerce agréable à tous.Futur missionnaire au Japon, le jeune Père‘Couture est décédé le jour même où la province de Saint-Dominique du Canada prenait la direction du diocèse japonais de Hakodate.Frappé de cette coïncidence, le biographe du religieux souhaitait que sa mort prématurée obtînt au vaste diocèse de Kakodalé toute une phalange de saints el zélés missionnaires, souhait qui se réalisera sans doute, espérons-le.Enfin, la vie du R, P.Nicole, O.P„ ce cher Père Nicole, que nous avons connu au Séminaire rie Québec et qui.par sa gaieté débordante.son esprit souvent trop malicieux et ses airs supérieurs, en imposait au jeune débutant que nous étions alors.Le R.P.Nicole était aimé pour son dévouement.Les Dominicains qui l’ont connu, se rappellent le grand esprit liturgique qui ranimai!, ainsi que le zèle et l'enthousiasme qu’il mettait dans la préparation des fêtes à Marie.On a dit de l'âme du Père Nicole que c’était une âme mariale.Peut-on trouver chez un Dominicain verlu nlus précieuse?L’amour de la Vierge remplit la vie du Père Nicole.Cet amour marial, il le prouve à tous les instants.El.au jour de sa mort, lorsque la Saint-Joseph commence de glisser sur 1rs flols et de remporter sans qu'il s'en doute, avec | ses frères, dans l'éternité, c'est lui jqui entonne le chant si pieux de ll’.lrc Maris Stella qu'il avait chanté ^ant de fois dans les jours de son enfance au retour des excursions que nous faisions, le jeudi, à Mni-zercts.De ccs excursions de collégien.le Père Nicole avait gardé.—- il l’a prouvé lo jour de sa mort le souvenir si doux de Y Ave Maris Stella.cl Marie l’a récompensé en étdnt vraiment pour lui la Stella \Maris qui l'accueillit à son dernier soupir, sur les flots.Puisse la vie el la jnort des cinq jeunes Dominicains édifier les âinrs et puissent-elles gagner à l'Ordre il lustre de saint Dominique de non veaux apôtres qui continueront la tAche laissée inachevée par les disparus.Lucian DISBIENS De HALIFAX Galway, Cobh.Llttrponl AVRIL FRIX PE PASSAGE Aller-Simple *Ttour C*bln« *158 nn *293 00 Touriste HO OO 198 00 Trotslflmr 84.50 1*8 50 Rra»»lfrnrai»nt» complet» d* la WHITE STAR UNE «85, ni* McGill Montréal — MA.7781 S3, nalhmiftlr, osiflflcc mi de* «(rat* locaux.RKRVICK ANADIF.N VOLUME XXV — No 82 CALENDRIER ~ Oemain: MARDI.I« l»J4 De U Férié I-eirr du >olriI.5 b.Î*.Courber du «eleil, fe h.W Uver de la June, 4 h K Premier quart, le C, V.th.asm du M>ir Nouvelle lune, le It, à 7b.lm.du toir.Premier quart, le 21, à Ah.26m.du eolr Pleine lune le 29.à jh.51m.du matin.DEVOIR Montréal, luné! 9 avril 1934 Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r“A.B.C.” et de ia “C.D.N.A.* — DEMAIN — PLUS FRAIS.NEIGE OC Pt.Cl* MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum «7 Même date l'an dernier 47.Minimum aujourd’hui M.Même date l’an dernier JJ.BAROMETRE : 10 h.am.29.95.Il h.a.m.29.92.Midi- Uil L’élection municipale Que fait la police provinciale?Lit police municipale, dont tout le personnel est sur pied depuis samedi et le demeurera jusqu’à demain, travaille ferme tandis qu’il n’en est pas ainsi pour la police provinciale.On Ignore les agissements de cette dernière et l’on se demande ce qu’elle fait aujourd'hui.I.a gendarmerie canadienne n'est pas intervenue cette année encore.Btassés défit St-Louii l'-n général, tout se passe assez hien et c’est plus calme qu'on le prévoyait.Dans le quartier Saint-Louis, par exemple, des individus te sont pris de querelle, ont été appréhendés et conduits aux quartiers généraux de la police municipale.Quelques personnes ont été blessées dans ce quartier, à la suite île cette bataille.Dans différents autres quartiers, la voix s’est élevée et l'on dit qu'on n lancé.des pierres et qu'on a brisé des carreaux.Des mandat» On émet des mandats d'arresta-lion et de perquisition.Les cellules «ux quartiers généraux de la po-Jice municipale peuvent à peine suffire pour y loger tous ceux qu’on y conduit pour supposition de la .personne, pour avoir incité à la supposition de la personne et pour intimidation, 100 “télégraphe»" arrêté» Vers midi, plus de 100 "lélégra-phes” avaient été arrêtés et conduits au poste central.Parmi ceux qui ont été incarcérés ce matin, on compte plusieurs femmes.I.a plupart des arrestations ont été opérées dans les quartiers suivants: Laurier, Saint-Louis, Saint-Michel.Saint-Jacques et Oémazic.Cautions Leux qui onl clé arrêtés au cours tir- la matinée ont été remis en liberté en fournissant un cautionnement de $100 ou on faisant un depot de $25.Il est probable que le nombre d'arrestations dépassera de beaucoup celui des années antérieures, en lemus d'élection.Les lieutenants de plusieurs can-riidàls à l’cchevinagc ont beaucoup n faire aujourd'hui eii fournissant des cautionnements pour la libération des “télégraphes" dont ils nvaienl rcienu les services et que la police a appréhendés.Avertissement de M.Caldcr au procureur général Le lieutenant-colonel R.!.Cal- der, c.r., apprenant que la police provinciale avait assermenté 350 constables spéciaux pour l’élection d’aujourd’hui, a averti le premier ministre Taschereau, procureur général de la province, dont dépend la police provinciale, que si la police provinciale a l'intention de favoriser les votes par "télégra-! nhes”.les mesures sont prises pour ! faire face à la situation.Voici le message qu’il a envoyé vendredi soir au premier ministre: lion.L.-A.Taschereau, Procureur général.Québec."Les citoyens de Montreal considèrent que le corps de police municipal est tout à fait compétent pour maintenir l'ordre le 11 avril prochain.Si la police provinciale se constitue l’escorte et la protec-liice des “télégraphes” comme elle l'a fait lors des élections antérieures.j’ai une force preventive de mille soldats vétérans prêts à agir.S'il y a du sang versé, vous en serez tenu personnellemenl responsable.(signé* R.L.CALDER.lieutenant-colonel.Voici le texte original anglais tel que publié samedi par le Standard, de Montréal : “Hon.L.A.Taschereau."Attorney General.“Quebec.“Montrealers consider municipal police force quite rompetent to preserve order April ninth.If Proy-; incial Police constitutes itself es-) cort and protector of telegraphers 1 as it did in prior elections I have preventive force of one' thousand returned soldiers ready to act.If ; there is bloodshed you will he held 1 personally responsible."R.L.CALDER, Lieut.-Col.” 219,379 électeurs inscrits La votation pour l’élection municipale de -Montréal, commencée ce matin à 9 h„ se terminera ce soir, à 7 h.Il y a 219,379 électeurs inscrits qui sont appelés à voter dans 1,026 poils.Ces derniers sont tous centralisés dans les salles de noljee ou salles scolaires, à raison de 5 à 10 poils par salle.Chaque salle est sous la surveillance d'une escouade de police.Lorsqu’un électeur entre.11 doit décliner son nom et le numéro de son poil à un agent de police qui annonce alors l'électeur à haute voix.Les dépenses d’élection se chiffrent à $65,000, dont $10,260 pour les sous-officiers-rapporteurs; $500 i en frais de taxis pour transporter j les boites de scrutin et $2,000 en i frais divers.En France LE PROJET DE GREVE GENERALE Paris, 9.(S.P.A.) La Fédéra- tion française du travail parait devoir se borner à blâmer le gouvernement de réduire les traitements des fonctionnaires de l’Etat.Elle ne semble pas vouloir donner suite au projet de grève générale que préconisent les communistes.Dans une déclaration adoptée au cours d’une réunion, la Fédération dit.pour motiver son attitude, qu’une menace de guerre civile qui a surgi le (i février n'est pas du tout dissipée.Des rixes entre socialistes et membres de la Solidarité française ont eu lieu à Paris, il \ a quelques heures.Dans un discours a un congrès radical-socialiste réuni Orange, l’ancien premier ministre Daladier a accusé les fascistes d’avoir suscité les troubles qui se sont produits à Paris, en février.Le projet’ allemand Londres, 9.(S.P.A.I — Le secretaire d'Etat pour les affaires étrangères, sir John Simon, a dit aux Communes aujourd'hui qu’il a demandé à l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin d’interroger les autorités allemandes sur leur proiet d'accroifre les budgets de l’armée, de la marine et de l’aviation militaire du Reich.Le gouvernement britannique, a déclaré sii John, attache beaucoup d’importance à ce projet.La Chambre a fortement applaudi cette déclaration, Je ne suis pas un prophète, dit M.Taschereau M.L.-A.Taschereau, premier ministre.passe è Montréal cette journée mouvementée de l’élection d’un maire et de 30 échevms.Le premier ministre n’a pas voulu faire de déclaration sur l’élection en cours.|e ne suis pas un prophète, a-t-il dit.Les journalistes ont parlé d’autre chose.insull partirait mercredi L’indépendance de l’Irlande L'Irlande et les dominions - Une interviou de M.de Valera Sydney , 'Australie, 9 (S.P.A.l Dans une interviou que le Sun mot en évidence, le président Eamonn rie Valera affirme que l’Irlande est prête à rompre les liens qui la retiennent eneore à l’Empire britannique si rein est nécessaire à son entière indépendance vis-à-vis l’Angleterre.M.de Valera a toutefois souligné que l’Irlande ne désire pas rompre complètement avec les dominions, qu’elle souhaite avoir des relations amicales avec eux, mais que la question politique qui prime toutes les autres à ses yeux, c’cst la rupture de tout lien économique ou politique entre elle ri l’Angleterre.Les Australiens et les Canadiens, a continué M.de Valera.peuvent considérer l’Angleterre comme la mère-patrie, mais pour le président de l’Etat libre.l’Angleterre est l’envahisseusc qui a détruit la souveraineté de l'Irlande.Du reste, pour certaines régions des dominions, l'Irlande est une mère-patrie dans toute la mesure où l’Angleterre l est pour les aulrcv I.Irlande pcul donc aspirer à coopérer avec les dominions en matière de commerce et de defen-, se.Mais elle n’hésiterait pas à rom- j pre avec les dominions pour obte- ! nir son indépendance.Deux élections Dublin.9 (S.P.C.l Le gouvernement vient d'annoncer que deux élections partielles auront lieu le 26 juin.Les observateurs attachent une grande importance à ces élections.Les républicains que dirige M.de Valera et le parti de l’Irlande-l nie.qui a pour chef le général I O’Duffy.se disputeront les deux j mandats.101 navires américains apparcillenf- Sên-Pedro.9.(S.P A.» — Cent un navires de la flotte des Etats-Unis appareillent pour l'Atlantique aujourd'hui, conformément à un ordre que le président Roosevelt a donne il y a quelques mois.Stamboul.9.(S.P.A.> L ambas- sadeur des Etats-Unis, M.Robert P.Skinner.a dit aujourd'hui que le financier Samuel Insull sera peut-être conduit à un navire qui partira pour les Etats-Unis mercredi.La conférence du blé Rome, 9.(S P C I — La conférence du.blé se trouve avoir en perspective aujourd’hui I adoption de mesures en vue de fixer un prix minimum du blé et l’accroissement du contingent d'exportation de l’Argentine.M.Taschereau reçoit M.Doré M L -A.Taschereau a reçu ce matin la visite à son bureau de M.Victor Doré, nouvellement nommé président de la Commission d administration de l’Université de Montréal, Le premier ministre n'a pas fait connaître en détail l'entretien.Il a toutefois déclaré qu’il avait porté sur les traitements et salaires.L on sait, en effet, que la caisse de l’Université est présentement vide et que les professeurs et les autres membres du personnel ne sont pas censés recevoir de salaires d’ici le mois de septembre, à moins qu’il ne tombe dans le coffre une nouvelle somme.Explosion à Sarnia Sarnia, Ontario, 9.(S.P.C.l Un homme a été tué et plusieurs autres ont été blessés dans une explosion à la jaf-fmene de l"Tmpenal OM” aujourd’hui.Rixes sanglantes en Belgique Bruxelles.9.(S.P.A.' De sanglantes rixes entre nationalistes et communistes ont eu lieu à Bruxelles et dans la banlieue, il y * quelques heures.Un communiste a été tué.Les communistes ont annoncé qu’ils vengeront cette mort, La police prend des mesures extraordinaires pour empêcher de nouvelles rixes.Le cinéma et les enfants INF.LETTRE A M.TASCHEREAU I n grand nombre de sociétés ont j protesté contre la nouvelle démar-i soir pens saurons quels seront ceux qui i'ui’oul été chargés de défendre nos interets dans le domaine muuici-l’('l Comme I an dernier, comme ce u est depuis plus de dK ans.m il luirons un maire el Ironte-(• î nu cehe\ius, une assemblée dis-I a, ;d" d hommes de toutes eutégo-ries nu nombre desquels il nous faudra probublcmrnl chercher .'' 'c une loupe les sauveurs possi-h rs.Surioiii nous aurons des boni* in s uni représenteront des intends differents, qui penseront ¦'» piepnrer leur réélection dans deux ril;s d voudront avoir quelque» Iras aux dans leurs qiiarliers afin ôt pouvoir au moins faire un peu de patronage.Serons-nous dans nu meilleur élal qu’hier?C’est douteux.Il aurait fallu que les moeurs élcctorn-K eussent change radicalement; a en juger aux quelques discours One nous avons entendus à la radio ou lus dans 1rs journaux, il ne ¦rmble pas que je» hommes sc •oient améliorés.Pourtant, il reste un moyen pour ers élus de se créer une véritable n nutation de bons administra-Giirs.r.’rsl dr trouver dry revenus •uffùants »ans obérer plus Irj pp lits propriétaires et donc les loea-Inircs.soil la masse de la population.On a dit cl il semble que ce soit le cas que nombre de grands propriétaires, que les "monopoles” ne sont pas taxés sur une base équivalente aux petits proprietaires.On affirme que leurs propriété' sont sous-évaluées.Une commission d’hommes indépendants.une commission de trois juge s par exemple, pourrait faire une petite enquête qui nous renseignerait rapidement à ce poinl de vue.Si er qu'on dit est faux, l'on n'aura * plus qu'a trouver de nouvelles sources dp revenus, qu'à augmenter 1rs impôts puisqu'il fait dra v venir.Mais s'il y a du vrai, si l'on pcul augmenter de plusieurs millions nos revenus simplement m faisant paver reux qui onl lm échapper au (ixr dans le passé, le conseil municipal qui nous aura valu la découverte de ce scandale n'aura*l-il pas mérité brauroup de la niasse-des contribuables?C.H.Perles électorales 1 n orateur: .M.X.que je vous présente, rsl un citoyen méritant; il est actuellement candidat au xniifflaffr des électeur» (suffrage) , A- ¥ ¥ Mesdiinf» et Messieurs, le 9 au soir, soyons ensemble comme un i seul homme pour acclamer le non- j j vel élu.¥ ¥ ¥ _______________ • n candidat.“Je mets mon faible dévouement à voire service.! Mesdames el Messieurs.” ¥ ¥ ¥ "L'échevin Un Tel a le mal de frotte (mal de l’oll).maladie qui s’at-I (rape à rester trop longtemps as-! sis sur un certain siège" .¥ ¥ ¥ “Il y n quatre ans.je portais) pourtant 1rs mêmes culottes qu’au-1 d'hui.¥ ¥ ¥ "Les érhevtns ont donné des ’ bains pour »r laver, mais ils n'ont | pas donné d’ouvrage pour sc sa-1 lir.’* ¥ ¥ ¥ “Ils nous ont pressurés, écréme».d» nous ont pris tout notre n’itt tait ." ¥ ¥ ¥ "Ou i.Mesnieur» leu pré»idrnl».) on agrandit les dsiles mais on laisse ! crever le pauvre monde.Voulez-vous encore que les z-usirt s vieil-j | lient saisir vos meubles, saisir la | j robe dr votre pelile fille rl 1rs eu- ! : loties de votre jirlit garçon?“ ¥ ¥ ¥ Un échevin qui se représente i I "Voler pour mol.S) vous voulei pas.voler poui un chien, ça m’est égal".¥ ¥ ¥ "Ils des cehcvins actuels) nous onl mis dans L* famine, c’est-à-dire sur le chemin de la mort par la filini.REPORTERS Poète du cru La période électorale a fait jail lir du fond des quartiers des source' inconnues de lyrisme.Un peu partout l’on a composé des chants d’allégresse ou des philippiqurs en vers, pour ou rmili’o des candidats Voici une chanson dite à l’ouverture (te la campagne dr M, Bray.'(’Mitre jour, l.llr fut fort goûtée par l’auditoire, balancé par Ir rythme fisse» irrégulier dr la poésie.L'auteur, un M Bienvenu nous rpprrnd que en sc chante indiffé rrmmrnt sur plusieurs .itis, ta .tfo-dclon la t,han»on de» reri»r», Quand nwn coeur »ouptrr ou Hen- j ri ent parti pour l'Afrique.Chanson dédié* i M.Allan Bray p»r un poêla du crû.Remit**! me* ami* voua qui matte mu'» chanter Quoi.]« ne aula pa* chantevn.,1s ne aula pa« hlaaueiir.,1e voua dta la vérité Kt va** voua le prouver Que noua aommea ouvrière * Ri.que noue voton* pour Pra» Si je voue parle fle ma rnane.-in rreat.nee pour voua flatter Car voua »»"*» comm» mm Ce qu on a rien* le quartier Sn fin d'êchevln CYat comme al on avait vlen Quand on frappe A sa porte Il n'eet Jamais dan» aaa culottr» J oh! l'échevin côte C'eut un arracheur de dente Kl voua savez sûrement Qu'il aime bien voua en arracher, si on veut le voir personnel Il e*t toujoura parti A Sorel, Mata si c «al.pour une dent Il eut toujour* present.4 Ecoute*, nice ami*.le voua demande une faveur De loua donner votre vote Pour un homme qu a du coeur Kl.l'homme que le veux pariei Kai toujour* M.Allan Brav Volez pour Allan Kras Voue vote*, pour travailler! Compose par O.BIKNVRNP Katuata-la Le clin tison nier it hu-n fait d'n.miiicr le Iraditionnel ‘’Ivitusez-I*".Lettres au “Devoir0 Kim» ne publion» que de» iettret •Ipnér» ou des communication» neenmparmée» d'une Jetlre signée, tnec ndresne authentique.Koiu nt vrenon» pa» la responsabilité di et Vi1 parai* sou» cette rubrique: Le» taux de l’elcctricité Monsieur Ir directeur, I» Renoir, Le Devoir a publié il y a quelques | joins un article de M.Philippe Ih-mcl intitulé La Shawtnigau n'aime pus les écrits de M.Moux, à la suite i d'une mise au point d'un éditorial I écrit par ce dernier, sur la dislri-billion de l'électricité rurale duns la province de Québec.Je n'ai pas l'intention d'entrer en polémique avec l'auteur de cri article, je désire cependant affirmer dr nouvran mie tous les renseignements que j'ai donné», soit dans mes conférences, soit dans de mes écrit, sont exacts.Lorsque j’affirnir que les taux ruraux d’Ontario sont plus élevés que dans Québec, c'est parce qu'ils le vint.Quiconque veut se donner la | peine de référer aux pages 72 à 78 du rapport dr la Gommission IIv-dro-Electriqur d’Ontario pour l’an* (liée 1932 y verra que tout fermier d’Ontario paie d'abord une charge de service de $2.50 par mois, puis : un taux variable nar kwbr., suivant l'endroit desservi.Lorsque dans ma conférence, à Québec, j'ai comparé Ir coût par kilowalt hrurr.dans les deux provinces, j’ai dit que lorsqu’en Onia» rin la consommation moyenne par consommateur était de 28.3 kwbr».à celle dr 250 municipalités desservie» par la (,ir Shawipiagn, que 1rs taux riaient nusxi élevés, je Ir répété.et qijinconqiir drsirr la pieu-'t n a qu à référer aux page» 388- l!* Commission ! Hydro-Electrique d Ontario, i .''OrMtue dans ma mise au poinl ; de I editorial dr M.Hioux.,nj , r Hn-cl disait que les compagnie» privées n avaient construit lclir» li-«ne» que vers les grandes villes, je i r fc ni is au fait que la force motrice i se vendait au meme prix en aucun point dr notre système, rt à moi! jlrur marche que dans 4(1 de» 58 | municipalités du système dr la bai -i Géorgienne.26 des 18 municipal!-liés du système de l’Est, et 78 de» |t67 municipalités du «système Nia gara, c'était exact, et clairement in dlquc aux pages 11)0.413 du rapport ; de la Gommission H>dro-Electrt-j que d’Ontario.Lorsque je niais qm* nous vpn-I «lions ! électricité domestique de IS jà 21* fois le prix coûtant, j’avais 1 aussi raison, rt comme preuve je , donnais le juü.x du kwbr.on Onta ! cio.où rélecmclte est supposée »e i \rndrc au prix coûtant.Finir cr qui e»! de t’offrr de faire ! «le la distribution rurale dans no-i Ire système aux conditions d’Onta-! rio.c'psl tout à fait sérieux, qu"! ! qu’en pense l’auteur de rrt article.Voire (oui dévoué.Huet MASSUE.Shaudniqan Water d' Power Co.A»**-tou* IIMAIO Ht ***»• U»tv*7 «OrM*rr *n«« 90 «Altno A* !lhr*IM* BofrtT Ut Kawt^Btat* «m.M»*tri ’ La majorité de M.Rinfret sur La thèse de Me M.Houde fut de 12,286 en 1932 Alph onse Senay LA RADIO Avis aux médecins 61 pour 100 des électeurs inscrits ont voté 219,379 votants cette année MAJORITES DES ECHEVINS EN 1932 Sur la séparation des patrimoines en matière de succession — L’auteur obtient son doctorat en droit de l’Université de Montréal RADIO-GAZÉTTE Lundi, 9 avril Lors de l’élection à la mairie en 1932.il y eut 131.953 votes donnes sur un total de 215,714 noms inscrits sur les listes des électeurs pour la mairie, soit une proportion de 61%.Le nombre dés électeurs inscrits cette année est de 219.379.Majorité de M.Rinfret Lors de l’élection à la mairie en 1932 quatre candidats s'étaient présentés avec les résiliais suivants: Fernand Hinfrel.Camillien Ifoudr Séraphin Ouimel O.-L.Gingras 67,544 votes 54.718 “ 7,777 “ 1,914 “ La majorité de M.Rinfrel avait donc été de 12,286 voies sur M.Hou-de.M.Houde M.Houde a été élu pour la première fois à la mairie en 1928 contre M.Médéric Martin par une majorité de 21,799 votes.Il fui réélu en 1930 contre MM.J.-A.Matncwson et Joseph Mercure par une majorité de 40,898 votes contre M.Mafhew-son, M.Mercure n’ayant reçu que 1,901 votes.Majoritéa des échevin* élus en 1932 Ville-Marie: T.Fortin Ste-Anne: Tom O'Connell St-Joseph: Ovide Taillefer St-Georges: W.-S.Weldon .St-Laurent: B.Schwartz .Crémazie: Joseph Mouette 229 I 1010 539 I 933 | 899| 375 St-Jacques: H.-L.Auger.475 Bourget: Arthur Arcand .486 Papineau: Hector Dupuis .401 Ste-Marie: Dr H.-A.Quintal .93 St-Gabriel: Frank Hogan .561 Mont-Roval: Pierre Deguire .59 N.-D.de G.W.-H.Biggar .3074 St-J.-Bapt.: A.-K.Goyette .842 Laurier: Max Seigler.984 St-Denis: Alonzo Savant .824 Ste-Cunégonde: M.Gsbias .1983 St-Michel: Thomas Holland .227 LaFontaine: Léon Trépanier .874 St-Edouard: Alfred F'ilion .811 Montcalm: J.-E.Dubreuil .773 Villeray: J.-A.-L.Papineau .1338 Saint-Jean: Zénon Lesage .158 Delorimier: Dr F.-L.Derners .288 Rosemont: J.-H.Brien .1990 Saint-André: Lionel-O.Bell .193 Saint-Louis: Joseph Schubert accl.Saint-Eusébe: Raoul Brunet .773 Préfontaine: G.Lalancette .1279 Hochelaga: J.-A.-A.Desroches 1654 Maisonneuve: Georges Caron .1123 Mercier: Abraham Dupéré .St-Paul: J.-B.-A.Angrignon St-Henri: Z.-A.Côté.Ahuntsic: Alfred Legault .1555 121 646 872 La maison de ceux qui n'en ont pas La maison Ignace Bourget Parmi les oeuvres les plus opportunes et les plus dignes de sympathie surgies en ces dernières années de l’excès même de la pauvreté, il convient de ranger au premier Eang ]a Maison Ignace-Bourget.refuge diurne pour les sans-abri qui sont vieux, infirmes, malades ou convalescents.Une enquête conduite à (’automne de 1931 révèle que si Montréal Compte déjà plusieurs refuges de nuit, il n’en possède cependant aucun qui soit catholique et qu’au surplus, il n'a pas encore de refuge de jour.Or la misère a étendu ses prises et le nombre des sans-abri atteint un chiffre qu'on n’a encore jamais vu.Dès le déclin du jour leur triste contingent ne cesse de grossir aux portes des refuges de nuit.La Maison Ignace-Bourget est un refuge pour les sans-asile qui sont vieux, infirmes, malades ou convalescents.Au moment où elle s’organisait s’ouvrait aussi le refuge de la rue Vitré.Mais celui-ci ne fonctionne que durant l’hiver.On n'y sert pas de repas.On y reçoit jusqu’à 7.000 hommes par jour.A côté de ce refuge, ouvert à tous les cas de dénuement, un autre était donc nécessaire qui accueillerait les vieillards et les malades sans-a'ile, les nourrirait, les abriterait durant t’été et les soustrairait du-l'ant l’hiver ailx inconvénients d’un refuge bondé.Les réfugiés de la Maison Ignace-Bourget sont admis sur recommandation du refuge Meurling.d'un médecin ou d'un aumônier d’hôpital.La maison leur donne une carte d'admission.En février 1933.275 de ces cartes avaient été distribuées.Environ 220 hommes se présentent tous les jours.En 1933.i] v a augmentation et te nombre des réfugiés s'élève à 250 quotidiennement, Sur ce nombre, on relève 200 vieillards de 59 à 79 ans.33 infirmes de 25 à 70 ans.et 12 convalescents de 50 à 70 ans.La régie interne de la maison a éjé confiée aux Frères de I» Lln-rilé de l’Institut Saint-Antoine.Le refuge ouvre à 6b.30 du matin et ferme à 5h.30 du soir.Le repas est servi au milieu du jour et consiste en un plat de résistance (ra goût, fèves au lard ou lêlo en fromage) un légume, du pain cj du thé.( Entre temps, les “pensionnai-ris" ont des livres el des journaux à leur disposition.En 1932, la Maison Ignace-Bourget a donné 115,312 jours d’hospitalisation.servi 75.000 reoas.dis tribné des milliers de vêtements.Elle a reçu 1,200 personnes différentes.dont un vieillard de 85 ans et un garçon , de 18 ans ampule d'une jambe.En 1933 elle a donné 30.750 jours d’hospitalisalinn cl servi 23-370 repas.Cette diminution, élran «c au premier abord, s'explique par les changements survenus au murs de l’année dans le mode de distribution des secours aux rhô-t leurs.Lorsque la Sainl-Vincenl de Paul était chargée de la distribution des secours aux chômeurs, elle arcordait un subside à la Maison Ignace-Bourget rl s envoyait les chômeurs malades.La nouvelle ad- ministration a modifié ce régime et la Maison a même, pendant quelque temps, dû suspendre la distribution des repas.Heureusement, cet état de choses n'a pas duré et, dès l’arrivée des grands freids, les pauvres étaient de nouveau assu-lés d’un gîte et d’un repas quotidien.Outre les vieillards, infirmes el malades, les convalescents, qui ont une carte d'admission quotidienne, la maison héberge chaque jour un grand nombre de sans-abri.Elle reçoit aussi en permanence, le jour et la nuit, un petit nombre de protégés qui peuvent rendre de légers services.Les réfugiés ont à leur disposition un lavoir où ils peuvent laver leur linge et le faire sécher.La maison a aussi installé une petite cordonnerie où les “pensionnaires” cordonniers font la réparation des chaussures.La Maison Ignace-Bourget est affiliée à la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises, dont la deuxième campagne annuelle aura lieu du 14 au 23 avril.Les armements US TRAITE DE LIMITATION Genève, 9.(S.P.A.) Chez les autorités de la Société des Nations on croit possible un traité qui limiterait les armements.('.’est la récente note rie la France à la Grande-Bretagne qui motive cette opinion.Ues principales difficultés qui subsistent sont celles que présente la négociation d’une entente avec l'Allemagne, la question des garanties de sécurité que la France exige, l’attitude de la Russie si le Japon refuse d’adhérer à un traité de limitation.On poursuit rapidement la préparation de la séance que le bureau de In conférence de désarmement tiendra demain.* * * Londres, 9.(S.P.A.) M.Norman il.Dnvir, ambassadeur extraordinaire des Etats-Unis, n assiste-ra pas à la séance du bureau de la conférence de désarmement, demain.Il croit qu'il y sera discuté que de questions courantes seulement.Mme Honoré Beaugrand est morte à Paris Mme Honoré Beaugrnnd, née Eliza Walker, veuve de Honoré Beau-grand.maire de Montréal en 1885 et en 1886 el fondateur de ta l’a-Irir, est décédée à Paris à 80 ans.Lui survivent: un petit-fils, M.Beaugrand Ynillaneourt; deux petites-filles, Mme E.W.Donohue et Mlle Marcelle Ynillaneourt.Anciens membres du Cercle Plessis Le Cercle Plessis de l'\.1.C.de la paroisse du Sacré-Coeur, dé-sirnnl resserrer les liens entre ses anciens membres, invite ceux-ci à envoyer leur nom, adresse et numéro île téléphone au président actuel, M.Laurent Gautnier, 1276 rue Ontario est.Tel.AM.0880 ou \M 2810.MAGASINS bfôHION-pRAFT JeçheUàtuï, limitée JUiUoh mttcfJdàntuilies dot (è/éhisS.yé&nteHU dsJfiMicâ&dti l.a P'aeulté de droit de l’Unâver-sité de Montréal a accordé samedi après-midi a -Me Alphonse Senay.notaire, son doctorat en droit à ja suite de la soutenance brillante de sa thèse sur la Séparation des patrimoines en matière de succession.En plus du doyen de la Faculté.qui agissait en même temps comme président du jury.M.le juge Philippe Demers, et en plus des deux assesseurs: MM.Victor Morin, notaire, et Antonio Perrault, avocat, tous deux professeurs à ta Faculté, on remarquait plusieurs professeurs, revêtus de la toge.Presque tous posèrent des questions ou des objections au candidat.Le seul titre de la thèse laisse assez voir de quelle matière savante il s’agissait.Suivre la discussion n’était pas chose facile aux profanes.Aussi l’auditoire n’était-il pas très nombreux, mais de qualité.On v remarquait des membres du Barreau.des étudiants de la Faculté, des parents, des amis.Outre le président ét les assesseurs, les professeurs présents étaient les suivants: Rosario Ge-nest.Gustave Beauriouin.Edouard Montpelit, Hector MacKny, René Faribault, Alexandre Gérin-Lajoie, Maximilien Caron.Pendant que coulent des flots d’éloquence à travers la ville, mu les Cicérons fulminent contre les C.atilinas, je me sens bien modeste.| dit le candidat au doctorat en droit, en prenant la parole.I es professeurs se dérident avec le publie avant de prendre l’air grave ! qu’ils conserveront à peu près in-1 tact jusqu’à la fin de cette docte soutenance.Voici le résumé de cetle thèse: La thèse de M.Alphonse Senay La thèse débute par une définition de la séparation des patrimoi- ! nés: c’est un privilège permettant aux créanciers d’une succession d’empêcher que les biens de cette succession se confondent avec les biens de l’héritier, pour que les créanciers de la succession puissent se faire payer sur les biens de cette dernière par préférence aux créanciers personnels de l’héritier.Elle permet aux créanciers qui la demandent de se protéger contre l’insolvabilité de l’héritier.La séparation est un privilège ; proprement dit comme les autres j privilèges énumérés au code civil.Le créancier qui la demande conserve donc un droit de suite sur les immeubles de la sucession qui ont été dûment affectés et cette séparation empêche la divison des dettes héréditaires entre les ayants-droit.Tous les créanciers de la succession, quel que soit leur rang et leur position, peuvent demander cette séparation contre un ou plusieurs créanciers de l’héritier.Elle affecte alors tous les biens de l’hérédité.y compris les fruits civils ou naturels produits par ces biens, pourvu que ces fruits n’aient pas été confondus par l’héritier avec ses biens personnels.Les principaux effets de la séparation seront d’empêcher la confusion des biens de l’héritier avec ceux de la succession, de permettre aux créanciers héréditaires d’être payés sur les biens de la succession par préférence aux créanciers personnels de l’héritier, et aussi d’entraîner la réduction des legs si les créanciers de la succession la demandent.I.a séparation appartient de plein droit aux créanciers de l’hérédité, sans que ceux-ci soient obligés d’en faire une demande aux tribunaux.Cependant les créanciers peuvent procéder par voie d’action principale.s’ils le jugent à propos.Pour conserver te droit à lu séparation, les créanciers héréditaires doivent enregistrer un avis sur les immeubles de la succession, suivant l’article 2106 du Code civil et cet avis doit être enregistré dans les six mois de l'ouverture de la sucession, pour conserver le privilège.Une autre séparation des patrimoines résulte de l'acceptation de la succession sous bénéfice d’inventaire.Les ailleurs discutent quant à la survivance de celle séparation à la déchéance du bénéfice ri'in-; ventaire ou à la renonciation à ce bénéfice.Dans sa these.Mo Senay enseigne que la seule doctrine acceptable est celle qui rejette celle survivance parce que la cause de la séparation ayant pris fin.l'effet ne saurait subsister.On peut greffer à la demande de séparation certaines mesures accessoires, telles que la demande d'inventaire, l'apposition tics scellés, la snisie-arrêt, la saisie i conservatoire, en somme, tnulr mesure propre à assurer le privilège tics créanciers séparatistes.Le droll à la separation sc peril par la renonciation expresse ou implicite.celte dernière improprement appelée “novation'., par la confusion tics patrimoines, par l’a-liénntio nrics biens et par ta prescription.Me Senay a aussi présenté un bref aperçu historique tic celle institution qui remonte au droit romain.M.le juge Philippe Demert l.a soutenance terminée, les oh* lections vaincues, le doyen de la Faculté de droit déclare lentement qu’avec l'assentiment tie tous ses collègues qu'il vient de consulter d’un signe de têle, il accorde a Me Senay son doctoral en droit.Elève, dit-il, vous avez fait ties éludes sérieuses.Vous ne vous êtes pas endormi sur votre licence à soin* sortie tie IVnlversité.Vous avez continué à travailler ferme Et je suis sûr que vous êtes le premier convaincu qu’il vous resle beaucoup à apprendre.Je ne puis que vous encourager à ronlinuer à travailler et je souhaite que d'autres de nos élèves vous imitent.25 ans, 25.000 QUE CHAQUE LECTEUF NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE ¦UT SER> DEPASSE.WABC 8 00 p m Happy Bakw _ _ 8 15 p.m .The Human Side of the News, par Edwin C Hill.9 00 p.m , Rosa Ponselle, soprano.11 00 p.m THo Gtilzar.t*nor.11.15 p ni.Nouvelles.WE.sr 8 30 p.m.Lawrence Tibbetr.tenor.9 00 p m.A and P Gypsies 11.00 p.ra., John Fogart ténor.WJZ 6 00 p.tn.U S Army Band 7.30 p.m .Musique de Gershwin par lor- ' chestre George Gershwin.7.45 p.m .Mario Cozzi.baryton 9 30 p.m., Jack Frost s Melody Moments.Les beaux progra1”1*6* WABC 4.15 p m.Library of Congress Chamber Musicale.Quatuor en de mineur, op.51.de Brahms.Troie mouvements de musique Incldentale (Lucrèce), de Deems Taylor.9 00 p.m .Rosa Ponselle soprano du Metropolitan, avec Torchestre André Koste-lanetz — Extraits (La Travlata).de Verdi: Extrait (Carmen), de Bizet.WEAf 10 00 p.m., Contented Program, avec j Mary Eastman et autres artistes.— Médl- j tatlon (Thaïs), do Massenet; A Little LO- : ve.A Little K Iss.de SUesu; Czardas, de Delibes: Danse des fleurs, de Moss.WJZ 9.30 p.m.Jack Froet's Melody Moments — Theodore Webb, baryton, orchestre Pasternack.— Pan-Americana de Herbert; Extrait (La Travlata), de Verdi; Play to Me, Gypay.de Vacek; If I Forget You, de Caesar; Tango.d'Elmau; Extraits (Music in the Air».Causerie de Mile Métivier 8.50 p m .CK AC.— Mademoiselle Jeanne Métivier, directrice de la Page féminine au “Devoir", parlera ce soir, 9 avril, en faveur de l’Oeuvre des Soeurs de l’Espérance.8100 traitement par mois.815 à 825 en plus pour le logis et bureau.Instruments et médicaments fournis.Les médecins licenciés qui ae- ! I cepteraient ces conditions de vie i professionnel, en pays de colonisation, sont priés de nous faire parvenir leurs noms et adresse — âge célibataire — marié — combien d'enfants?Dr J.GauvreaiR Registraire, Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.354 me Ste-Catherine Est.Montréal.CHICAGO SYDNEY CARTHAGE — DUBLIN - Msrdi, 10 avril WABC V 4,00 p » , U.8.Navy Band Patriotic Period 4 30 p.m.Bob Standtsh.baryton.8.45 p m.California Melodies.11.15 p.m., Nouvelles WEAF 8.30 p.m.Lawrence Ttbbett, baryton.9 00 p.m.A and P.Gypsies.11.00 »p.m., John Fogarty ténor, WJZ 6.00 p.m., US.Army Band.7.30 p.m , Musique de Gershwin.7.45 p.m.Mario Cozzi.baryton 9.30 p.m., Jack Frost's Melody Moments, i I Let beaux programme* WABC 9.30 p.m.La Symphonie de Mlnneapol Us.Dliectlon Eugene Ormandy.— Inter- i mezzo de troisième acte (Lohengrin), de .Wagner.Intermezzo (Cavallerla Rusttca- ! i.a), de Mascagni; Danse hongroise no 5.j de Brahms; Thaumerel.de Schumann; Scherzo, de Rimsky-Korsakoff.Ouverture I (Mignon), rie Thomas.WEAF 10 00 p.m .Contented Program.Orchestre Eastman — Méditation (Thais), de Massenet; A Little Love, a Little Kiss, de : Stlesu; Czardas, de Delibes: Danse des fleurs.WJZ 9.30 p m .Jack Frost's Melody Moments.Theodore Webb, baryton: orchestre Pasternack — Pan-Americana, de Herbert: Extrait (La Travlata).de Verdi; Valse minute, de Chopin: Play to Me.Gypsy, de Vaeck; Tango, d’Elman.Concert d'Edouard johnson Les radlophlles pourront entendre aux postes de la Commission canadienne de la radiodiffusion, mardi soir, de 9 h.à 10 h.30.le ténor canadien.Edward Johnson.du -, Metropolitan Opera House, de New-York.La Commission a permis A une 1 grande Institution d'affaires d'utiliser son réseau radiophonique pour la diffusion d'un programme d'un caractère particuliérement varié et original.Outre Edward Johnson, on entendra aussi des artistes rte Halifax, de Montréal, de Toronto, de Winnipeg, de Reglna, de Calgary et de Vancouver, Les artistes du Trio lyrique de Montréal sont à ce programme.L”'Heure provinciale” CK AC Programme musical avec le concours de Mlles Cécile Perrault.Jeanne Radaklr, de M.Arthur Blaqulére et du Septuor de l'Heure provinciale 8 h .Causerie "Le dernier livre de Lu- I elen Former" par M.Raymond Tanghe.8 h 15.Concert: 1.—Pastorale bohémienne.Smetana.— ; Le Septuor de I Heure provinciale.2—Chant In von J ion.Lavallée-Smith.— Mlle Cécile Perrault .J—Habanera Chabrler.— Le Septuor de 1 Heure provinciale 4—Chant: Romance à l'étoile tTann-hauser), F Wagner - M, Arthur Bla-quiêrt 3.—Sketch Intermède.6 - Sélection i»ur l’opéra "Manon'1, M&a-Cime ^ Srptuor ^ ‘ Heure provin- Caprice viennois, Kretsler.— Mlle Jeanne Radaklr.4 8d7MiêrCsfm*ll.,,"ppllm'’ H Beriitw do J-*- 85[n,,phonl' fantartlquei.— Le Septuor de l Heure provinciale Poate* locaux UVDI.9 AVRIL * CRCM Chevailera de la mélodie moderne.Trio de concert du Rltz-Carlton.Bourses de Montrée! et N Y.Un peu de tout Nouvelle* en français et résumé des programme* dti la aoiréa Orch et soliste, dtr.J M He«u(1ét.Ovide et Oyprlén.Oich.Dornberger Musique, babillage, chant.Al Oliver et sea Hawaïen* Ensemble A i orties du Conservatoire ! de Toronto J- Bnsebois, E.B.Ar-chihald, J.A.Arpin, J.A.Deslau- thé i Ha‘ ?' Mi,lfn*> A- Uro- A’ M- Charbonneau, Jos.Ver-sailles.Geo Pelletier, A.T.Moisan, A.T.Payette, J.A.Julien.T.de R.Albry:xryiVS^r>cvt xrxixrxrxDoo-'tv Détroit bat Chicago sur sa propre glace Chicago, 9.— Les Ailes Bouges |9e Detroit ont réussi à prolonger la ^éric finale du championnat mon-dial du hockey professionnel en gagnant hier soir la troisième rencontre entre les deux finalistes de la coupe Stanley alors que les homines de Jack Adams ont vaincu les protégés de Tommy Gorman par Ln résultat de 5 à 2, sur la glace des Kperviers Noirs en présence de pix-huit mille personnes, grâce à Jan ralliement de la dernière pério- l.cs amateurs ont été surpris de victoire des visiteurs mais les jartisans du Chicago espèrent voir leurs favoris remporter définitivement la palme jeudi prochain alors ju’uiira lien la quatrième partie.I n accident a aidé Cudc à jouer te héros.Au cours d*une mêlée au-our de sa cage dans la seconde ftériode, Cude s’est fait fracturer e nez quand le bâton de Lola Coulure l’a attrapé dans la figure.Cudc est allé se faire panser; au letour il a joué superbement pour lenir les Hawks en échec et dans pa seule dernière période, il a fait Puinze arrêts tandis que Gardiner rrêtait sept lancers et en man-Ipiait trois.Composition des équipes: ’f Deux échecs du Montréal à Lakeland Lakeland, 9.— Le coup de circuit du lanceur Olden Aukcr.dans la douzième manche, a valu la victoire au Detroit sur le Montréal, de la ligue Internationale, par un résultat de 5 à 4 hier après-midi dans une joute d’exhibition et le troisième échec consécutif des Hoy-als dans la série d’exhibition contre les portc-eouleurs de la ligue Américaine.' Quoique défait le Montréal a fait une belle lutte et s’est montré menaçant à plusieurs reprises.A la neuvième manche, les Royals menaient par le résultat de 4 a J J.quand Ma: ven Owen frappa pour le circmi.Ce point força les deux ! clubs à jouer pendant douze man-| clics.Owen frappa un coup de circuit chanceux, car Jimmy Ripple | s'assomma sifr la clôture en tentant i d’attraper la balle.Owen contourna les buts pendant que Hippie était sur le dos.Denver Grigsby le remplaça.Le jeune Delmas et Hoettger ont frappé pour trois buts chacun.San-key s’est signalé par un deux buts et six chances bien acceptées, mas fut invincible sur les chances offertes.sassi Earl McCready est opposé à-Nick Lutze Amis hier, adversaires aujourd’hui tlHCAGO fcardincr p.onacher Benkins Pomnes Thompson pi arc h buis défense défense centre aile aile DETROIT Cude Young Good fellow Wei land Lewis Aurie Subs.Chicago: Abel.Sheppard, Couture.Goldsworthy, Cook.Gotl-fulig, McFaydeti, Trudcl et Detroit, subs; Graham, puswell, Marker, Carrigan Coulter.Sorrel, Moffalt.Dcl- ncuf MONTREAL Vtlingcr, Carson el Starr.11.Walker, c.g.Delmas, 2b.Ripple, c.c.Rhiel, 3b.Roettgcr, lb.Lebourveau, c.d.Sankey, c.a.Stack, r.Fisher, I.¦ Grigsbs, c.c.Ogden.1 aGladu.Chamberlain, !.a.b.4 5 4 â 3 n 5 ."> I 3 1 1 II p.1 1 1 II I II II II (I (I II II II Cs.1 1 1 II 1 2 2 2 II 1 0 II 0 a.0 ô II 3 ! II I) II 0 2 n 1 I P SOMMAIRE Première période Chicago : Thompson-Marcl Rotnnes .Delroit : Rcttinger-Slari D r.Delroil: Aurie-Ruswcll .Punition: Young.Deuxième période ( iliicago : (iotlselig-McFay- den-Couture .F’unitions: Graham, Starr, selig.Delroil : Young .Detroit ; Weilantl-Aurie-Le- Detroit: Aurie .Punitions: Abel, (jraham.Arrêts: Cude .14 13 Gardiner .13 II i Tola tix .42 4 11 33 7 11 a A frappé pour Ogden à ! i 11 e 1 ! manche.28 ; DETROIT Rogell, c.a.4 1 1 4 5 0 fi.07 ! Geihinger, 2b.4 il 0 2 ik Il : 8.(0 ! Cochrane, r.1 0 II 3 0 0 1 Havvvorth.r.1 o II 3 II 0 ! Richer, r.1 0 0 0 0 0 Goslin.c.g.’) II 1 0 0 0 18.07 G.Walker.r.( .4 0 0 2 II II Gott- Greenberg.Il) ;> 1 3 H» 2 II Doljack.c.c.0 II *> II II 13.50 Owen.3b.r> 1 •t 0 3 II - Frasier.I.¦ 2 0 I n 2 n 18.20 Auker.!.j 1 2 n T fl 19.53 bAA'hite.i II 0 0 0 o Totaux 13 0 10 36 18 0 5 42 b-A frappé poui Un \ NV orlh 7 a1 Montréal.002000020000- 4 Détroit.• 030000001001 Sommaire : Sim plck ! Fr asie r s Earl McCready rencontre ce soir à l’Arena Mont Royal le Polonais Nick Lutze dans un combat de deux dans trois.McCready, toujours un grand favori des amateurs de cette ville, doit à la subite indisposition de Sammy Stein de pouvoir se mesurer dans une finale avec le gros Lutze.Maintenant résident de Boston, où il a élu domicile après son récent mariage, McCready ne manque pas d’ouvrage au Garden de Boston où le promoteur Pau! Bowser compte en faire une de ses fortes attractions en lui faisant fournir des efforts remarquables.C’est dire que McCready aura la tâche onéreuse et on apprend qu’il n’a jamais montré de meilleure volonté.Il y avait d’ailleurs longtemps que le champion canadien voulait se produire avec toutes ses ressources.Ce soir, contre Lutze, il n’a qu’une chose à faire: lutter avec lotis ses moyens ou ce sera la défaite et en peu de temps.Le fait d’avoir fait match nul avec Don George et San-dor Szabo, ici l’automne dernier, indique pourtant que McCready est de taille pour le grantl Polonais.Les deux hommes son! très populaires à l’Arcna Mont-Royal.L’attraction de ce soir est une des meilleures qu’ait présentée le promoteur Riopel depuis une couple de saisons.Les amateurs attendent avec un vif intérêt la rencontre de ce jeune Canadien français, Yvon Robert, qui a tellement progressé depuis quelques mois qu’il est devenu l'un des grands favoris du public > 0 I 0 0 •A.1 2 0 4 1 2 2 ».2 ï I) 0 Totaux .10 2 22 7 Paniers gratuits manqués: National 3; Grads t.Arbitre: Swinbut- Les Six-Jours de Cleveland Cleveland, 9.Voici quel était 9 heures ce matin le elassemcnt 34 DETROIT 0 8 24 15 3 des coureurs dans 1 a course de six jours qui sc dispute actuellement en celle ville : M T.p.'AVinter-Drbarts 1303 Il 242 T^den-Zaolt 1303 10 260 Krmpcn-Bnrtrll 1393 10 185 Lctmirncur-I.npagr 1393 10 lfi9 NValthour-Grimm • 1393 R 145 Ttitter-Thonms .1393 7 118 iSchaller-deKt lippu 1393 7 82 McNnmarn-Lands .1393 5 159 NVissel-Lehman 1393 1 154 Jxeating-Bush .1392 10 200 Davis, 1b Clifton, 2b Cochrane, c Rcibcr, c .Goslin, If .Doljnek, rf (i.Walker, Ovsen.3b .Sehuble, ss Hogsctt, p Bridges, p rf a 4 4 3 0 4 , 4 3 4 .4 1 •» 33 j.r, I) 0 2 n i 0 1 0 1 0 0 h.2 i 0 0 o 0 *2 ô 1 i A 11 po.9 1 5 3 1 •> s 0 2 0 1 plus douloureuses.Lorlie cl Carro-chia sont des athlètes dont les res-| sources sont fort bien balancées.Le premier combat de cette soi-j réo de demain sera entre Bob Hir-| no et Billy Wells, deux jeunes premiers luibilués â la Inlncbe mais i aussi bons lutteurs à l’occasion.Le programme de demain comprend donc des rencontres qui promettent des genres de luttes bien i différents.Gaudelte et Marchand j devraient avoir l'occasion de se sur-I passer dans leurs slylcs (pii se ressemblent assez d'ordinaire.Marchand a quelques échecs à faire ou-! Idler, mais il ne tombe pas sur une besogne fiirilc, demain soir.Gau-drMr entend toujours faire reconnaître ses droits â un nouveau combat pour le rliHinpionnal de sa I classe.Quant au match Currro-! rhia-Lortie, c'est une autre entrevue où les complications ne devront pas manquer d’abonder.13 1 I;' 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE SüULI SERA DEPASSE.Résultat par manches Montréal .000000000 0 Détroit.2101 lOOOx 5 Points comptés par: Goslin, Dot jack 2.Hogsctt.Deux buts: Hogsetl.Trois Huis: Goslin, Echuble.Circuit: \VnJkcr7.Double-jeu Owen â Clifton à Davis.Laissés sur les buts: Montréal 10.Détroit 8.Huts sur balles de Kimsey 3; Hogsctt 1; Myllykanbas, 1; Bridges L Hctlrés au bâton par Kimsey 2, Hogsctt 1, Bridges 3.Coups sûrs frappés sur Kimsey, 8 en 3 manches; Mvlly-1 kangas, 3 en 5 manches; sur llog-sett, 4 en 5 manches; sur Bridges.4 en 4 manches.Frappé par le lanceur: Hogsctt (Grlsgy).Lanceur gagnant.Hogsetl; perdant.Kimsey.Arbitres: Carroll et Conway.Temps: 1.49, , J Ligue du Pacifique Missions .O01000022—5 10 I Sacramento 01200012\ - fi 9 3 Cunningham.Baker et Dugan;! Flvnn, Vinci et Mayer.Deuxième partie: Missions .(100000002 2 8 1 Sacramento 02001200x 5 12 I) Babich.Osborne et Fitzpatrick; Gregory et Mayer.Hoiiv wood iionoinnoo i 7 2 Oakland .201 IOOIOx-5 fi 1 Drnsmnrr e| Bassin : l.utlolph el mmondi.Deuxième partie: Hollywood 1000000 1 5 0 Oakland tt.TiOOOx 5 10 ft Sullivan, Ouinn.Hebert rt Susce.Hershberger; Gilliek, Haid el Brae-bufv.Seattle .400000002— 0 14 4 San Francisco 1020033flx—15 1f> 2 Badonits, Evans.Smith et Bol-tarini; Mails.Stuts et Woodall Deuxième partie: Seattle . siquebot*.cks«*»ln* 4n »•».aatokM 'cor 4UMj mhO*.•nttraftMf bagage* •» aevh i i en un e qti engeni jiré- «tut*, cMca** ée ¦•**»$*.¦*aitp*rH scntnnrnt M.Gérard Maicheloasg et ttt Téléghna** HArbowi 1241* IM pay.au itH» rfai c*«woag*l« j interprétera lfl pièce “La meiMenre ^ * a a a a .a ' .I l t Ittta.t k*-i t-rt ! I n il ««Il pgrt'', el aussi une opérette d’un genre nouveau “Nos bicyclistes”.Le tout, agrémenté d'un joli programme d’oirlicstrg.
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