Le devoir, 12 juillet 1915, lundi 12 juillet 1915
VOLUME VI—Xo 161 MONTREAL, LUNDI 12 JUILLET 1915 T ABONNEMENTS s Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNIOÎf POSTALE.$2.00 DEUX SOUS LE NUMERO Réda&ion et Adminiéb ~ i, 43 RUE SAINT-VINCE’ I ® ^ Uj s MONTREAL ^“2 - |l | TELEPHONES» ^ ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION * • Main 7466 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I NOS FINANCES ET LA 6UERRE Le dernier état financier du Dominion ne justifie pas tout à fait les plus récentes déclarations de M.White.Notre ministre des finances disait que ses derniers impôts tenaient la recette à son chiffre normal.Or, le revenu du mois de juin dernier est d’un demi-million moindre que celui du mois correspondant de 1914.Il est vrai que, en juin 1914, la déclaration de guerre n’avait pas encore accentué, la paralysie générale des affaires; mais, d’autre part, nous n’avions pas alors autant d’obligations que nous en avons aujourd’hui.Le mois de juin a donné onze millions et demi au trésor.Si cette moyenne se maintient, la recette totale de l’année pourrait être de 130 millions environ.Il est cependant plus probable qu’elle ne dépassera pas 125 millions.Le déficit serait donc considérable.Ln juin aussi, la dette a augmenté de 17 millions.L’on voit ce que nous coûte la guerre.Imaginez ce qu’elle coûterait s’il fallait lever, équiper et payer les 500,000 hommes que les plus enthousiastes des jingos voudraient nous voir envoyer au feu! Il est déjà douteux que des impôts motivés par la guerre suffisent à maintenir longtemps l’effort du Canada en faveur des Alliés.Plus nous ajouterons à la dette, plus notre revenu se trouvera engagé par le service des intérêts, et moins il en restera, par conséquent, pour l’administration générale.L’alternative sera donc de réduire considérablement la dépense, ou d’augmenter l’impôt de douane, ou enfin, de taxer directement.On pourrait réduire la dépense en ajournant le creusage du canal Welland, la construction du chemin de fer de la Baie d’Hudson, des améliorations aux ports de Saint-Jean, Halifax, Montréal et Québec, l’exploitation du Transcontinental et tous les grands travaux publics en cours d’exécution.Mais ce serait ajouter une cinquantaine de mille hommes peut-être à l’armée des sans-travail et jeter le désarroi dans le commerce des régions intéressées.L impôt de douane ne donne pas toujours ce que l’on en espère; il est nécessairement proportionné a l’importation.Or, un pays en état de guerre, qui souffre de ta stagnation générale, auquel on conseille sagement l’économie et qui, du reste, en comprend la nécessité, ne peut à la fois accroître sa consommation de produits domestiques et de produits étrangers.l.t cest pourquoi, bien que, augmenté, l’impôt de douane, qui ne pese que sur les articles importés, ne produit guère plus en somme qu auparavant; l’on ne le paye pas parce que l’on importe moins.L’industrie canadienne et l’ouvrier canadien en bénéficient dans une certaine mesure, mais le revenu public en est proportionnellement affecté.Le contraire peut se produire en temps d’activité intense, quand la po-pu ation s augmente tout à coup d’une immigration considérable et que les affaires subissent l’impulsion constante de capitaux importants.Alors, le consommateur qui dépense sans compter absorbe tellement que la production étrangère peut affluer sans nuire à la production domestique.C’est ce que l’on a vu surtout de 1904 à 1912; mais ce fut aussi un excès dont nous subissons les conséquences aujourd’hui.En d’autres termes, le succès de l’impôt de douane dépend généralement de la con-rution des affaires domestiques.L’augmenterait-on davantage qu’il ne pioduirail guère plus que ce qu'il donne actuellement, à moins d’en frapper lourdement les articles indispensables à tous.Quant à 1 impôt direct, il est probable qu’on y songera deux fois avant d y recourir.De sorte que ceux qui parlent d’envoyer un demi-million d’hommes au feu ne pensent guère au côté financier d’une pareille levée.sur Aipddi?r,ideS ?-enS QUi d?ivent savoir> nous avons 150,000 hommes sur pied, tant en Europe qu au Canada, qui nous coûtent, en moyenne un million tout près par jour.Or, cela nous met à découvert de soixante a soixante-quinze millions en douze mois.Pour payer, équiper transporter et entre emr près de trois fois cet effectif, il nous faudra t donc trouver au moms deux cents millions de plus par année, c’est à dim doubler le revenu fédéral par l’impôt direct ou indirect, et, de plus ajouter encore une centaine de millions à notre dette.Saitmn ce que àtenTmSr ^ ^ ^ ™ ^ "" Ving^ On trouvera facilement des emballés pour pousser à cet excès mais m°inS ^ V0U'dr°nt - prendre ou en paSgeT l" Jean DUMONT.c’est, tfue, pour le moins, ils devront affronter une nouvelle campagne d’hiver dans les tranchées, et douze ou quinze mois d’hostilités persistantes, avant de rompre la résistance de la coalition austro-tur-co-germanique.Et cela se comprend.L’ennemi est encore maître du nord de la France et de presque toute la Belgique; il a repris aux Russes le terrain où ceux-ci s’étaient avancés, en Galicie; il n’a pas encore perdu grand chose aux mains des Italiens; le forcement des Dardanelles, commencé depuis bientôt six mois s'annonce comme devant durer presque autant; bref, l’Allemand est loin d’etre épuisé.Scs finances, certes, ne sont pas brillantes, il doit commencer à puiser dans ses derniers réservoirs d’hommes, mais on n’a pas réussi à l’affamer.Et le coeur de la résistance, Berlin, sait que pas un pouce du territoire allemand, sauf en Alsace-Lorraine, n’est aux mains des Alliés.Tout ceci est de nature à confirmer les prévisions des ’tats-majors de Londres et de Paris, que la guerre n’est pas à la veille de se clore de sitôt et qu’il faudra encore sacrifier des millions, en argent et en hommes, pour venir à bout de Guillaume et de François-Joseph._ On le sait bien, à Londres.Et c’est pourquoi il faut, d’ici peu, nous attendre, dans la métropole et dans les colonies, à des développements extrêmement graves, à des mesures économiques et militaires telles qu’on n’eût pas cru, il y a un an, ceux qui les eussent prédits alors.La guerre n'est pas près de se terminer.Et les colonies, qui s’y sont engagées, n’en sont pas rendues au plus grave des problèmes que leur participation les contraindra de résoudre, d’ici quelques mois.Nous en entreverrons quelques-uns, au prochain retour de M.Borden, du Royaume-Uni.Georges PELLETIER.BLOC - NOTES La presse française se plaint que le commerce entre la France et l’Allemagne, que la guerre aurait dû interrompre complètement, continue dans une proportion considérable.Avis à ceux qui croient que le ressentiment du monde contre l’Allemagne va tuer son commerce pour longtemps.* * « Le Journal of Commerce, de Liverpool, est convaincu que l’Allemagne ne risquera sa marine que lorsque sa position sur terre sera désespérée.Il y a longtemps que le Devoir a émis cetie opinion.Même battue sur terre, l’Allemagne avec sa marine intacte restera une puissance mondiale considérable, tandis que, sa marine détruite, elle serait obligée d’ajourner j>our longtemps ses projets de domination.TV ¦Jf X1 La commission de la convention constitutionnelle de l’Etal de New-York, vient de rejeter par une majorité considérable un projet de taxer les propriétés destinées au culte.Les délégués sont sans doute d’opinion que l’impôt des biens religieux n’allégerait pas les obligations des contribuables.* * * QUAND FINIRA-T-ELLE ?On se rappelle que, l’automne dernier, lord Kitchener, interrogé sur la durée probable de la guerre, disait: “Je ne sais quand elle se terminera, mais je sais qu’elle commencera en mars 1915.” Dans une entrevue subséquente, il aurait affirmé qu’elle durerait pour le moins trois ans.Et, la semaine dernière de retour de France, où il avait rencontré Joffrc et French, ainsi que plusieurs généraux français, il laissait entendre qu’il s’en tient, à l’avis qu’il exprimait il y a quelques mois.D’autre part, il y a peu de jours, un M.Ryerson, directeur de la Groix-Rouge canadienne en Europe, de retour d’outremer, disait, rapportent les journaux, tenir de l’entourage du général Joffre que, dans six mois, l'Allemand sera définitivement battu.11 y a toutes sortes de pronostics, û ce propos.Nest-ce pas sir Edward Grey, le ministre des Affaires Etrangères d’Angleterre, au début de la guerre, qui disait alors: “La guerre durerait vingt ans que je n’en serais pas surpris”?Et les Allemands, d’autre part, n’annonçaient-ils pas, au commencement de leur marche sur Paris, que, fin septembre 1914, ils auraient maîtrisé la France et, fin 1914, vaincu la Russie?Il paraît impossible de déterminer précisément vers quelle époeme la guerre .ctuellc se terminera.Les probabilités sont en faveur d'une victoire pour les Alliés, mais il n’y a rien d’assuré, encore, de ce côte.Il n’y a pas de doute que la France a la certitude de bouter l’ennemi hors de ses frontières; mais cela sera long, plus long que ne pensaient, dès le lendemain de la victoire de la Marne, bien des experts militaires de France et d’ailleurs.Cette incertitude sur la durée probable de la guerre s’explique bien.Les Allemands ont commencé ta lutte dans un état de préparation tel qu’ils ont dû y employer secrètement des années, afin' d’établir tous leurs magasins militaires, avec cette systématisation l’on sait maintenant; leurs plans d’offensive étaient tous prêts, un régime d’espionnage étonnant leur avait permis de connaître mieux les territoires où ils se bat- traient, en France et en Belgique que ne le faisaient même les états-majors de ces deux pays; bref, iis onl pris les aulres nations au dépourvu.Celles-ci, après un an bientôt d’o-perations, commencent à peine à etre prèles.• La Grande-Bretagne, qtu devait l’etre en mars, au dire de Kitchener, ne l’est pas encore.Et, de l’avis de maints officiers français, cette insuffisance de préparation effective, du côté anglais a ajourné la grande offensive des Alhes prévue pour le mois de mai dernier.Des officiers canadiens de retour du front,—leslieutenant-colo-nels Mcighen, Currie, Labatt, le major Lvghtfoot,—depuis quelques heures, ne disent-ils pas unanimement, dans des entrevues à la Gazelle de ce matin qu’à Saint-Julien, à Lange-marck et à Festubert en avril et en mai derniers, le manque d’obus pour 1 artillerie anglaise fut la faute la plus lourde de la bataille et nue les soldais canadiens durent soutenir tout le poids de l’attaque ennemie avec leurs carabines seules, contre les engins de guerre nombreux et divers des Allemands, gaz asphyxiants y compris?Et l’on était cependant à la fin d’avril, au debut de mai.9 ou 10 mois après la declaration de guerre.Le manque de munitions, des cotes anglais et russe, ne fait que commencer à disparaître.Cela prendra encore quelques mois avant que Londres et Petrograd aient d’immenses quantités d’obus en magasin, qui leur permettent d’en être prodigues, comme ont dû l’être les artilleurs français, pour s’emparer, après 120 jours de siège, peut-on dire des collines des Flandres.Et pendant cm temps, en dépit du blocus des cotes allemandes.Essen, Kar sbrue et vingt autres villes con-Imuent de fabriquer des canons, des obus, des armes pour l'Allemand, et celui-ci affermit ses positions dans les tranchées du nord de la France et dans la Belgique, d’où il faudra le chasser au préalable, à coups de tempetes d’obus et de mitraille, pour le repousser enfin chez lui, où commencera la dernière étape de la grande guerre.Les optimistes seuls persistent à croire, donc, que, dans une demi-douzaine de mois, la guerre sera close.Les faits pourraient leur donner raison, mais ce serait à la surprise générale des combattants allies et de leurs états-majors.L’impression générale, chez ceux-ci, lTne commission spéciale étudie actuellement à Washington un projet d’encouragement au retour à la terre par le moyen du crédit rural.La première question a résoudre est celle de savoir s’il est plus profitable de confier l’exécution de ce projet au gouvernement fédéral ou aux gouvernements d’Etat.L’idée du crédit rural fait son chemin.* •» * Un correspondant du Catholic Register rabat quelques bonnes vérités sur le numéro de VOrangc Sentinel : “Remarquons”, dit-il, “que le Sentinel ne nie pas que la dernière statistique criminelle montre que Québec est la plus morale de nos grandes provinces: que les rapports de l’Education dans Ontario et Québec démontrent que la fréquentation scolaire est beaucoup plus considérable dans Québec.“Le Sentinel” ajoute-t-il, “ne nie pas et il ne peut nier qu’il y a moins d’ivrognerie en Irlande nu’en Angleterre ou qu’il y a plus de municipalités urohibitionistes dans Québec que dans l'Ontario.” Enfin, dit-il, “le Sentinel ne peut nier que la fameuse armée de Carson est encore en Angleterre, loin du feu, tandis que les Nationalistes d’Irlande sont au front.” Avec cela, le Sentinel a de quoi s’occuper durant plusieurs mois.«» * w Le 12 août prochain, il y aura trois'cents ans que la première messe fut célébrée dans la Province d’Ontario par le Père Joseph Leca-ron, Franciscain.Ce fait nous rappelle une fois de plus que l’Ontario fut d’abord civilisé par des catholiques et des Français et que nous avons là comme partout ailleurs au Canada des droits que l’on peut bien nous nier mais que l’on ne saurait détruire.L’histoire les affirmera toujours.» * * * M.Hockcn prédit que la procession des orangistes de Toronto aujourd’hui sera la plus considérable qu’on ait vue.Sur quoi, le Catholic Register remarque que M.Hocken a probablement raison parce que la guerre n’a pas beaucoup éclairci les rangs de la secte.* * « Il n’y a plus de doute que $25000 à $50,000 ont passé par les mains du Dr Simpson à celles des négociants entre les deux partis à Winnipeg.D'où venait cet argent?A BATONS ROMPUS La réforme du régime Les scandales du Manitoba font réfléchir les plus distraits, et l’on se demande là-bas par quel moyen on en pourrait empêcher le retour.La North West Review croit que la représentation proportionnelle, dont M.Monk se fit jadis l’apôtre, diminuerait sensiblement les chances de corruption.En groupant de nombreuses circonscriptions, elle porterait à un tel chiffre le nombre des électeurs que certaines manoeuvres deviendraient impossibles, que l’influence des politiciens de quartiers serait réduite à néant.Les j)ar-tisans de la réforme ajoutent habituellement que, pour enlever le suffrage de vastes circonscriptions électorales, il faudra poser la candidature d’hommes fort connus, qui aient une certaine valeur.L’exemple de Montréal qui ne jouit pas de la représentation proportionnelle, mais qui fait l’élection de scs commissaires d’après la théorie des grandes circonscriptions, démontre que ce dernier argument (n’a qu’une valeur relative.Le spectacle de la corruption qui l s’étale partout a fait penser à jdus d’un partisan de la proportionnelle que — si ce système peut apporter au mal quelque remède — le vice du régime ne réside pas essentiellement dans le système majoritaire et dans les petites circonscriptions.En fait, on n’aurait qu’à prendre les aventures révélées depuis quelques mois pour dresser contre le régime électif lui-même le plus formidable des réquisitoires et pour en démontrer, selon la formule de Jules Lemaître, “la malfaisance es sentielle”.Mais on ne saurait songer à la supprimer ici.Comment alors en atténuer le virus?On suivra avec intérêt les réflexions et les actes des Manito-bains.Personne ne saurait contester qu’ils travaillent sur une matière de choix.En attendant En attendant, les révélations des deux commissions royales inclinent certaines gens à penser que toute la crapulerie n’est pas concentrée sur le continent d’Furopo_ et _ on a osé l’écrire dans une feuille de langue anglaise — que les gaz empoisonnés des Allemands ne sont pas plus méphitiques que ceux qui s’exhalent des fondrières de la politique canadienne.“The standard of morality of the enemy entrenched behind the party Rinds at home might almost engender respect for the fighting enemy at the front in Flanders”, a-t-oii écrit en toutes lettres.Instituteurs et terrains de jeux L’un de nos eoresponrtnnts nous écrit pour demander que l’on confie, autant que possible, aux instituteurs la direction des terrains de jeux.La réclamation paraît juste.Les instituteurs ont l’habitude des enfants, ils sont formés à leur direction, ils devraient donc, mieux que personne les pouvoir surveiller, même en vacances.Autre argument, qui a son importance.Tout instituteur en fonctions doit posséder un certificat de moralité, renouvelable chaque année.C’est, pour les parents qui ne peuvent accompagner leurs enfants, une garantie considérable.Autre argument encore, et dont l’importance n’est pas minime.Le terrain de jeux devrait être, mutatis mutandis, comme on dit chez Concordia, un prolongement de 1 ecole; c’est-à-dire que, sans fatiguer les enfants, on devrait diriger leurs récréations et leurs jeux de façon à ne pas contrarier tout au moins le travail de formation physique et morale de l’école.Là encore, il semble que les Instituteurs justifieraient dbine compétence particulière.Et Londres?BILLET DV SOIR.LES RETIAIRES 6.— Je note que cette lettre est datée du 16, quand elle a été écrite le 18, et je comprends maintenant que M.Renaud voulait dès lors faire voir par cette lettre que j’avais, le 16, reçu $100,000 de la Compagnie, puisque le 17 j’avais proposé mon projet touchant les tramways, je n’ai pas vu le piège dans le temps.(Article 6 de l’affidavit de M.N.Hébert).Les événements font surgir mon ami Laplnme comme les jours fériés hissent les drapeaux au haut des mats des édifices publics.C’est ainsi qu’à peine l’affaire Hébert-McDonald ou Tramway-Autobus, ad libitum, commençait-elle à faire du pétard, que je le rencontrai rue Saint-Jacques, sa bonne figure toute illuminée par les rayonnements de son nez bacchique.II a sa façon à lui de trouver une solution à tous les problèmes: ça n’est jamais la plus raisonnable, mais toujours la pins pittoresque.Pour mettre fin an litige entre .1/.Hébert et scs adversaires il a trouvé une solation abracadabrante empruntée à la fois au Moyen-Age et o l’antiquité.Comme je ne suis pas égoïste, je vais vous faire partager mon hilarité à l'exposé de son projet.—“J’ai trouvé un moyen de tout arranger”, me dit-il sans autre forme d’entrée en matière.Cependant je devinai tout de suite de quoi il s’agissait.“Le maire, continua-t-il, n’a qu’à re-convoquer sa fameuse assemblée du Champ de Mars.Cependant, au Ifeu des bannis discours et des plates accusations que les adversaires se lancent à la face dans les réunions contradictoires, la soirée présentera un programme autrement nouveau et autrement intéressant.“MM.Hébert, le commissaire, et Renaud, le secrétaire-trésorier de la Compagnie des Autobus, seront enfermés en champ clos, cependant que la foule se massera sur des estrades coûteusement dressées pour la circonstance, car cela en vaudra la peine.Les deux antagonistes seront vêtus en rétiaires.—Quoi?—En rétiaires.Ça ne m’étonne pas que tu saches pas ce que c’est.Les journalistes sont tous comme cela, ils savent tout pour les autres, rien pour eux-mêmes.Enfin j explique: Les rétiaires étaient une catégorie, de gladiateurs de l’antiquité.Ils étaient armés d’un trident et d'un rets ou filet.L’un et l'autre adversaires tâchaient d'enlacer son ennemi dans ce filet.Après quoi, à moins que César ne levât le pouce en signe de clémence, le vainqueur portail au gladiateur terrassé le coup de grace.Inutile de le dire que M.Martin serait un peu là pour lever.pardon le ponce.‘‘Je te disais que ce combat tiendrait à la fois de l’antiquité et du Moyen-Age, tu vois en quoi il tient de l’antiquité, expliquons en quoi il tient au Moyen-Age.—Inutile, j'ai compris: par le combat singulier dit jugement de Dieu.—Ça m’étonne que tu aies saisi, mais c’est pourtant vrai.Celui qui serait vainqueur serait Vhonnête homme et l'autre le.coupable.Celai éviterait des frais de cour, des Ion-\ gueurs interminables et permettrait de savoir enfin la vérité.Ça tu sais que sans médire des tribunaux j'en pense un peu ce qu'en disait le vieux LnFontaine: ‘Selon que vous sortez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendent blanc ou noir.” “Et comme dans les circonstances les deux adversaires sont puissants, il pourrait sr faire que les deux fussent trouvés blancs.Mois ne vas pas raconter ça, j’ai justement un petit procès contre ma belle-mère.Jacques COEUR.LE SENS DE NOTRE HISTOIRE adresse une lettre d’affaires de Londres, écrite dans un fra impeccable.— Que pensez-voi Cela?dit-il.—-Mais, tout simplement, qu Anglais d’Angleterre, hommes faires intelligents, se servent langue qui est le plus aisément prise de leurs correspondant! qu en leur qualité de civilisés n’ont pas de préjugé contre b gue française.Orner HEROl L’article de M.Bilodeau L article de M.Rilodcju vous a émus et vous vous êtes dit : Il faudra que je fasse quelque chose pour les petits de l'hôpital Sainte-Justine.Ne tardez point à traduire vos bonnes intentions en acte.Envoyez tout de suite votre souscription à la tresorière de l Hôpital, Mlle, E, Rolland, 1879, rue S.-Denis, Montréal, Tontes les offrandes, si modestes soient-elles, sont reçues avec la plus vive reconnaissance.Ainsi que le “Devoir” l’a déjà annoncé, le R.P.Valentin Marie Breton a fait mettre en brochure le magnifique discours qu’il a prononcé, le 24 juin, à In montagne .Cette brochure a pour titre “Le Sens de notre Histoire” et se vend dix sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent.On la trouvera au bureau du “Devoir , 43, rue Saint-Vincent et dans les librairies et dépôts suivants: Librairie Beauchcmîn, 79, rue S.-Jacqucs; Librairie Déom et Frère, 47, Est rue Sainte-Catherine; Librairie Granger, 43, Ouest me Notre-Dame; M.Gariépy, 1123, rue Rachel; Librairie Langevin et Lnrehevêque, 8, rue Saint-Jacques; Alphonse Lefebvre, 532, rue Racnel; Librairie Notre-Dame, 35, Ouest rue Notre-Dame; M.Pinault, 280, rue Rachel; Librairie Saint-Louis, 288, Est nie Sainte-Catherine.RECHERCHES GENEALOGIQUES M.Le Guennec, archiviste à Morlaix, (France) se met à la disposition dbs vieilles familles canadiennes d’origine bretonne qui désireraient être renseignées sur leurs origines, leur parenté, etc., pour faire ià cet effet toutes les recherches utiles dans les archives publiques et privées de Bretagne.Lui écrire, aver tous les détails possibles, 15, quai de Tréguier, a Morlaix (Finistère) • France» LETTRE DE CHINE Le conflit sino-japonais.— La censure au Céleste Empire, Gomment on empêche les gens de s’exciter.—La crise financière.— Russes et Mongols.— L’attitude du président de la République.— Le mouvement religieux.LETTRE DU R.P.JOSEPH VAN OOST Le R.P.Joseph Van O.st, dont nos lecteurs ont assurément gardé un vivant souvenir, veut bien nous promettre une série de lettres sur lu Chine.Nous sommes heureux de.publier aujourd’hui sa première correspondance : J’avais promis de donner de temps en temps de mes nouvelles par le Devoir aux nombreux amis et bienfaiteurs que j’ai laissés au Canada.Si je ne l’ai pas fait jusqu’ici.ce n'est ni oubli ni paresse, c’est uniquement la persuasion que les nouvelles de la guerre seules pouvaient arrêter l’attention.La conflagration européenne est un fléau qui préoccupe tout le monde et ce n'étaient jjas les petits faits et gestes d'un missionnaire qui pouvaient compter dans la balance.Ha la guerre! dans quelle terrible position elle nous met, nous qui ne soutenons nos oeuvres que grâce aux aumônes qui nous viennent du tout là-bas.Notre institut s’est retiré en Angleterre; nos supérieurs sont parvenus à rallier tous ceux qui ne servent pas dans l'armée au titre d’aumônier on d’infirmier; le noviciat s’est reconstitué et les cours de philosophie et de théologie ont repris.Nos maisons de Bruxelles et de Louvain ont été épargnées et sont converties en hôpitaux.Mais hélas, jusqu’ici on n’a pu nous envoyer de nouvelles recrues et la mort a fauché notre vicaire apostolique et plusieurs de nos confrères.Or nous manquions déjà de bras, les ouvriers étaient trop peu nombreux pour la superbe moisson d’âmes qui levait partout; le typhus a encore éclairci nos rangs et la besogne se fait de plus en plus grande.* * * Nous avons bien failli subir le contre coup de la guerre européenne, et peu s’en est fallu que la Chine elle aussi entrât dans cette danse macabre des peuples.Depuis J’affaire de Tsing-tau, les relations entre le Japon et la République Chinoise étaient plus que tendues.Les journaux du Sud, et les populations méridionales poussaient à la guerre.Ici, dans nos contrées éloignées l’opinion restait indifférente ; nos gens sont trop terre à terre et trop peu instruits pour s’occuper de politique générale.Leurs intérêts immédiats seuls leur tiennent à coeur; J_a question gouvernementale leur indiffère.A peine peut-on remarquer un mécontentement provoqué par les nouveaux impôts que la jeune République se voit obligée del prélever.Les mandarins locaux, bien stylés, avaient d’ailleurs fait la conspiration du silence sur les graves événements qui menaçaient de bouleverser la Chine.Le seul journal régional La Gazette de Pao-t’ou n’a jamais soufflé mot des relations tendues avec le Japon, et si quelqu’un s’avisait de parler en jniblic des nuages sombres qui s’amoncelaient il se voyait traduit devant le mandarin et mis à l’ombre pour quelque temps.La masse du peuple a donc ignoré le danger que la Chine courait ; seuls les gros marchands étaient au courant, et, il y a quelques semaines il y eut une légère panique financière.On croyait la guerre déclarée, on le disait même “in petto” les maisons de commerce voulurent réaliser leurs billets d’émission, faire rentrer les lingots dans leurs paisses et pendant quelques jours l’argent fut à un taux invraisemblable.Cette situation aiguë fut causée non seulement par les articles incendiaires des journaux de la côte, mais par le rappel des troupes de K’oung-sen-ling (général de Pao-t’ou).Ces troupes avaient été établies dans cette ville importante innir s’opposer aux attaques possibles des Mongols du Nord.Un beau jour elles fuient appelées à Tai-t’oung, ville point terminus du chemin de fer Peking Kalgan, et lorsque les soldats apprirent qu’on les envoyait se battre contre les Japonais, ils perdirent le peu de bravoure qu’ils avaient et désertèrent en masse.Le corps d’armée comptait 2,000 hommes de moins en arrivant à Tai-t’oung; et dans un de nos villages, des déserteurs avaient vendu peur un prix dérisoire leirs fusils et leurs cartouches ! Ha, ce n’est pas en Chine qu’on improvise du jour au lendemain des soldats aguerris et surtout courageux.* * * Dieu merci, le péril semble définitivement conjuré.Yuan-Shi-Kai a fait oeuvre de diplomate et de bon patriote en réalisant l’accord entre les deux puissances.Sans doute il a quelques troupes bien exercées et qui seraient d’un appoint sérieux, mais il s’en faut que toute l’armée chinoise soit à la hauteur de ces quelques corps d’élite, et l’opinion générale est, qu’en cas de conflit, la Chine allait à une défaite certaine.Le péril était aussi à l’intérieur de la république.Non seulement l’hypothèse d’une attaque des Mongols du nord était plus que probable, mais on pouvait s’attendre à de sérieuses difficultés au Thibet.Il n’est que trop certain que la faction ouposée au président eut profité de la guerre pour fomenter la révolution.Il y a encore tout un parti important qui ne se contente pas de I état de choses actuel.Enfin, nous pouvions nous attendre partout à la levée en masse des brigands qui pullulent déjà maintenant, nui font énormément parler d’eux, et qui auraient au premier coup de canon mis les pays en coupe réglée.Tout ceci n’est pas une supposition gratuite.Avant l’ultimatum envoyé par le Japon à la Chine, on a pris et execute à Peking deux généraux impliqués dans un vaste complot contre le président et Je régime actuel.Kfuis ^ n’avions d’ailleurs pas motif d’être très rassurés, surtout en Mongolie.On sentait si bien le Russe derrière les Mongols du nord.Ce doit être pour prévenir ces manoeuvres que Kalgan et Kwei-bwa-tchieng, les deux grands entrepôts de la Mongolie, viennent d’être ouverts au commerce européen.Jusqu’ici les Russes seuls avaient le privilège du commerce du thé à Kalgan.Ce thé n’est guère connu au Canada et en Europe, c’est le fameux thé •des caravanes, ou thé en brique, de qualité inférieure mais dont l'exportation en Mongolie, Sibérie et Russie atteint d’énormes proportions.En ouvrant Kalgan et Kwei-bwa-tchieng au commerce général, le gouvernement chinois veut contrebalancer l’influence russe en y attirant des marchands de toute nationalité.# * * Quoique nous vivions ici dans un pays perdu où les bruits du dehors ne pénètrent que lentement, nous avons bien senti qu’il régnait un ?eli*«1lerd de mnJaise et d’inquiétude indefinie.Au point de vue religieux, les mois d'hiver — qui sont l’époque favorable aux conversions — ont été ternes et quelconques.Peu ou pas de conversions, bajdenies peu nombreux, apathie inexplicable partout.Nous avons dû faire des efforts extraordinaires pour donner un certain élan à nos écoles d’adultes, et encore ne pouvons-nous dire que ces ces ediirts aient pleinement réussi.Et cet état d'âme n’existe pas seulement chez nous, mais est constaté dans les vicariats apostoliques voisins.Le bilan de nos mois d’hiver n’est donc pas brillant ; le grand mouvement de conversions que nous avons eu les dernières années n’a pas continué.Et malgré tout, nous n’avons pas à nous plaindre ; si nous n’avons pas avancé beaucoup, du moins n’avons-nous pas reculé et nous avons pu conserver nos positions.Dans les circonstances actuelles, il y a jîeut-être lieu de se réjouir de cet état de choses.Quand est-ce qu'on nous enverra du renfort *?Quand finira la guerre qui tarit dans sa source les aumônes qui alimentaient nos oeuvres ?C’est le secret de Dieu.Du moins, avons-nous profité de notre hiver pour travailler à la formation religieuse et morale de nos nombreux convertis.La question (Renseignement reçu une poussée vigoureuse et nouvelle ; nous avons multiplié autant que possible les écoles préparatoires à notre collège de Palakai.Enfin, grâce à la générosité de mes chers bienfaiteurs du Canada, j’ai pu réaliser mon voeu le plus cher et ouvrir dans mon village de Tai-Fu-ing-ze, une école de catéchistes dont nous espérons de grands résultats.Former des gens zélés et instruits, leur donner une teinte de pédagogie, les exercer à la controverse courtoise, leur inspirer l'amour de Dieu et des âmes, en un mot, nous donner des collaborateurs sérieux, voilà le but de cette école.Pour le moment, j’ai une vingtaine d’adultes lettrés, choisis parmi les meilleurs de nos gens, et qui passeront ici les mois d’été avant d’être envoyés comme prédicateurs et maîtres d’école dans no$ villages nouvellement convertis.Veuille Dieu bénir nos efforts ! w # * Voilà brièvement esquissée une petite revue de notre Contrée à laquelle vous avez montré tant d’intérêt et qui a excité votre générosité.II y a un an, j’étais parmi vous.Je sentais autour de moi cette chaude sympathie, qui lut pour moi un si grand réconfort.Combien de fois je songe à vous, mes amis et mes bienfaiteurs ; combien de fois je vous nomme dans mes prières, suppliant le ciel de vous bénir, de vous rendre au centuple ce que vous avez fait pour moi et pour les chrétiens qui me sont confiés.Puisque le " Devoir ” continue à me donner son bienveillant appui, et m'ouvre ses colonnes, je me propose de ne plus attendre aussi longtemps avant de vous donner de nies nouvelles.Il existe un lien étroit entre protecteurs et protégé ; mon oeuvre est devenue la vôtre, et voilà pour-uoi je juge de mon devoir de vous onner le compte rendu de nos travaux, de nos résultats et de nos espoirs.Bien vôtre en N.S„ Joseph Van OOST.I 1.E DisVOIK, MONTREAL, LUNDI 12 JUILLET 1915 VOL.16; CHOSES MUNICIPALES IL Y AURA DUPETARD M.LE MAIRE ANNONCE QU’EN OUTRE DE LA BOMBE DE $300,-000.IL EN ECLATERA D’AUTRES — SON HONNEUR EST OBLIGEANT — M.HEBERT POURSUIVRA.On s'attend à l’hôtel de ville à l’explosion de plusieurs autres bombes.Le maire a déclaré samedi que “ce n'était pas tout” et on fait toutes sortes de commentaires au sujet de ses énigmatiques paroles."Ça n’est pas tout! s’est écrié Son Honneur.Il y aura une autre bombe de $300,000, suivez bien les audiences de la Cour et vous verrez.Ce n’est pas à moi, mais à M.Hébert qu’il appartient de dévoiler cette affaire.” Par ailleurs, on prête à M.Hébert — et cette nouvelle nous vient de souce autorisée — l’intention de réclamer $100,000 de dommages de la part de deux journaux anglais qui ont porlé des accusations contre lui, aussitôt que l’affaire d’injonction sera réglée par les tribunaux.M.Hébert aurait préféré intenter ses poursuites immédiatement mais ses avocats, qui sont au nombre de six et parmi les plus habiles du barreau, lui ont conseillé d’atlen-dre.LES MISEREUX AUGMENTENT M.Albert Chevalier vient de soumettre au bureau des commissaires le rapport de l’Assistance municipale pour 1014.Nous en citons plus lias quelques chiffres particulièrement intéressants: “Vingt-deux gouttes de lait ont fonctionné en 1914 et il leur a été réparti $11,000.00 durant l’année.Cette gouttes de lait rendent d’inappréciables services à notre population.“I/Assistance Municipale a, plus que jamais, attiré sur elle l’attention du public au cours de la dernière année par l’inauguration, en date du 23 mars, du service du Refuge Meurling.“Cet établissement a coûté $180,-200.De ce montant, la ville a reçu $72,429.19 de la succession Gustave Meurling, de sorte que la part de la cité se chiffre à $107,770.81.La réglementation du refuge est sévère et donne toutes les garanties voulues au double point de vue de l'hygiène et de la morale."Le chiffre de 07,652 hommes a été reçu au Refuge Meurling pendant les neuf premiers mois de son existence, et 148,301 repas ont été doués.73,010 de ces personnes étaient des sans-métiers.“Le coût d’entretien a donc été de $21.530.82.” Le rapport traite encore du placement des.enfants sans tutelle, des jeunes délinquants, des aliénés, des incurables, des tubceuleux, de l’enterrement des personnes pauvres, des déportations d'immigrants, le rapatriement et distributions de bois aux familles pauvres.“Les subventions accordées par la cité de Montréal en 1914 se sont élevées à la somme de $127,000.00.” LE MAIRE A LA RESCOUSSE S.-PATRICE EN LIESSE UNE MAGNIFIQUE MANIFESTATION MARQUE, HIER, L’INAUGURATION DE LA SALLE DES CONGRES.— SERMON PAR MGR HAYES, DE NEW-YORK.M.un tour Martin a épargné une poursuite à un chauffeur imprudent qui s’était hasardé sur la montagne avec son automobile! A l’endroit précis où M.le maire avait été arrêté, il y a quelques mois, près du réservoir, I agent l’avait stoppé pour lui dresser procès verbal.Comme il était évident que le chauffeur ignorait les règlements, M.le maire est intervenu auprès de I agent pour que le malheureux soit remis en liberté.C’est ce qui a été fait.M.le maire est allé f; dans la montagne hier laquelle a cause de la chaleur était envahie par une foule de plusieurs milliers de> personnes.M.Martin a constaté qu il traînait partout des débris de papier et que te public ne semble pas se soucier de poubelles plus que si elles n’existaient pas.U a donc résolu de recommander à la police de faire observer les règlements municipaux relativement à la propreté.Il faut, répète-t-il, sans se lasser que le publie nous aide et coopère efficacement avec nous s’il veut que l’administration fasse de Montréal une ville propre.UN PRETRE SAUVETEUR L’ARBE LESSARD SE JETTE COURAGEUSEMENT A L’EAU A S.-VINCENT DE PAUL POUR EN retirer un jeune Homme QUI SE NOYAIT.La dédicace de la nouvelle salle des Congrès de la paroisse Saint-Patrice a donné lieu, hier, a une magnifique fête religieuse.Les plus hautes personnalités religieuses et civiles s’étaient donné rendez-vous à cette cérémonie, qui fut très imposante.On sait que la nouvelle salle servira dès cette semaine aux séances de travail de la section anglaise du Congrès Eucharistique des Prêtres-Adorateurs.C’est un superbe édifice de pierre attenant au presbytère de la paroisse.Dans l’avant-midi, à onze, heures, en l’église Saint-Patrice, il y eut une messe solennelle chantée par Mgr Bruchési et à laquelle assistaient Son Honneur le lieutenaiit-gouver neur et madame Leblanc,.M.le maire Martin, Thon.C.J, Doherty, ministre de la Justice, Mgr Morrison, évêque d’Antigonish, Mgr O’Brien, évêque de Peterborough, M.le curé McSha-ne, le sénateur Cloran, M.E.J.Quirk, président.de.la Société Saint-Patrice, M.Frank Curran, C.R., et une foule d’autres personnages irlandais, anglais et canadiens-fran-çais.La procession comprenait NN.SS.les archevêques de Montréal, de Kingston, de Toronto, ilgr Hayes, de 'j oronto, Mgr O’Brien, de Peterborough, Mgr Budka, évêque des Ruthè-nes, Mgr Rire, de Burlington, Vt, et un grand nombre de membres du clergé local.Le sermon fut donné par Mgr Hayes, de New-York qui, avec une voix vibrante et sonore et une élo-quance persuasive et énergique parla du rôle de l’église catholique dans Je monde, fl fit voir l’influence que l’église avait exercé dans le passé, la pa t qu’elle avait prise au développement et à l’agrandissement îles empires, à l’ennoblissement des esprits et à l’expansion de la civilisation dans les contrées sauvages.Mgr Hayes s’attacha surtout à prouver la grandeur et la dignité du catholicisme, son dogme et sa foi.Il trouva de riches comparaisons pour illustrer ses idées et affermir ses convictions.Son sermon fût une superbe pièce d’éloquence et répondit hautement aux exigences de l’actualité ainsi qu’à la chaleur patriotique de l’atmosphère où vibraient ses paroles.Après la messe, il y eut procession et bénédiction du “Congress Dali" Par Mgr PArc-hevêque.Un di ner fut ensuite servi aux invités clans la grande salle clés directeurs de la Société S.-Patrice.Hier soir, vers neuf heures, la président et les membres de la Société S.-Patrice donnaient une jolie reception dans le Congress Hall.La société montréalaise était tout à fait bien représentée, de même que ics diverses organisations .irlandaises, les associations canadiennes-françaises et anglaises.Parmi les hauts personnages on remarquait Son Honneur le lieutenant-gouver-nour, rhon.P.E.Leblanc, accom-pagné de son aide-de-camp, le major Victor Pelletier, l’hon.C.J.Doherty, ministre de la Justice, Mgr Paul Bruchési, archevêque de Mont-eal, Mgr Emile Roy, vicaire-géné-ral et protonotaire apostolique, M.E.J.Quirk, président de la Société S.-Patrice, le chanoine Dauth, Mgr Morrison, évêque d’Antigonish, Mgr O Brien, évêque de Peterborough, ic sénateur Cloran; on voyait aussi ¦M.Frank Curran, C.H., M.le Dr Hackett, M.le Dr \Y.S.Kennedy, M.le crué MeShane, le Dr Atherton, le Dr J.S.Dohan, le R.P.Daly, l’hon.Dr Guerin, M.Frank Pauzé! président de la Chambre de Commerce, M.F.W.Kennedy, M.Peter McCaffrey, M.B.McNally, l’ex-echevin Monohan, etc.Un agréable programme musical fut exécuté par des artistes de talent.puis un goûter délicat fut servi à onze heures et l’on se sépara emportant le souvenir d’une inoubliable journée.FAITS-MONTREaL UN CAISSIER INTROUVABLE LE PAIE-MAITRE DE LA CANADIAN STEEL FOUNDRIES LIMITED DISPARAIT, SAMEDI, AVEC $7,000 DE PAYE DU JOUR.— NOMBREUX ACCIDENTS.M.l’abbé William Lessard, un des vicaires de la paroisse Saint-Slanis-i9s cic Kotska, u Montreal, a accom-pu un sauvetage héroïque, hier apres midi, à Saint-Vincent de Paul.Un jeune homme se promenait en chaloupe quand à la suite d’une 1 ausse manoeuvre il tomba à la riviere et allait se noyer.L’abbé Lessard, témoin de cette position dangereuse, se jeta courageusement à lean.En quelques brassées, il fut Près de son homme et réussit à le saisir.II l’amena sur le rivage après bien (les efforts, el en pratiquant sur lui la respiration artificielle, on le ramena a la vie.R® modeste sauveteur répondit aux felicitations empressées de la fouip cjui I avait suivi rJu rivafle ! “Je n’ai fait que mon 'devoir.” EPOUSE ET MARI P«T»l«nt «flr de- rnnre-rt | «|l« Mt •"ïf,1 .J"41?* ,,lr* d™ MeHfU*# nu II l*«»t A travallln- — et «on à#-tir e»t un farteur lus*! important pour Itura succèti que» le» Ulcnt do •on mtrl pour rogner.Pourquoi ne pua acheter une malaon — 125 par mol*, pat do comptant ?MARCIL TRUST COMPANY ISO fl.-JACQUES.lia annô.Actif, plua da 14,000,001 M.SAINT-SAËNS IRA A QUEBEC la ve-grand Snint- (Ds notre correspondant! Québec, 12.— On annonce nue prochaine à Québec du compositeur français Camille Saëns, délégué du gouvernement de la république comrny rcpré.-jeiitanl de I art musical français à I exposition universelle 'Ranaiim-Ràcifique.M.Saiirt-Saëus à.accepté l’invitation de M.1.II.Baquet, directeur-gérant de ! Auditqriuni de .vqjûvscvfaire entendre à Québec 1>ji 4»nj'.ItiSrûrépare une grande rérèp'îiùti.M.Va quel et M.Ré né ( i a n drille sont partis pour les Etats Univ;l la rencontre du grand maître pour compléter les préparatifs du concert qu’il donnera ici, et qui sera l’un des plus grands ovénçmtrïits itrtl's'tiqncs dans les annales de.la Vieiye-Gupi- Samue] Stafford BJurton, caissier et paie-maitre à l’emploi de la Canadian Steel Uoundries, Limited, est disparu, samedi, avec $7,000 en argent qui costituait la paye des hommes employés à la grande usine de Pointe Saint-Charles.C’était un employé de confiance et l’on crut d’abord à quelque crime, mais l’enquête des agents de la Sûreté n’aboutit pas à cette théorie.Blurton, qui était venu d’Angleterre, it y a 22 ans, portait la paye à l’usine de la Pointe Saint-Charles depuis quelque temps, mais il était toujours accompagné de détei lives d’une agence locale.Samedi, il prit •la-paye et partit sans se faire accompagner, on ne sait trop comment.Sa valise contenait $7,000.Le caissier dut se rendre à son bu-rcur de la rue Saint-Patrice, car il a été vu par deux hommes, au coin de cette rue.Mais personne ne l’a vu pénétrer dans l'édifice qui est presque entièrement occupé par lui, sauf un petit nombre de bureaux.Le parapluie de Blurton et un journal de samedi matin ont été trouvés dans le bureau du caissier, mais l’argent n’était pas dans le coffre-fort.On crut (pie le paie-maître avait pu être la victime d’un attentat, mais on ne trouva aucune trace du disparu dans les autres pièces vacantes •le l'immeuble.A sa demeure, 1645, avenue de Lo-riinier, on n’obtint aucun renseignement utile.Mme Blurton et son fils ne comprennent rien à cette disparition.M.Blurt n’était pas malade et ne semblait pas avoir de difficultés financières.Le disparu est âgé de 52 ans et mesure 5 pieds et 8 pouces.Il est maigre et a les épaules en rond, il a une moustache presque blanche et ses cheveux sont gris.FRAPPE PAR UNE LOCOMOTIVE.James Tierney, âgé de 21 ans, demeurant 50, rue S.-Charles, a été grièvement blessé samedi.Tierney qui est un charretier à l’emploi Je la Consumers Cordage Co.condui-ait une voiture sur la rue Brennan, 'a long de la voie du Grand-Tronc.Elle passa trop près d’une locomotive et fui frappée par derrière.Tierney fut jeté sur le sol.Il a été amené à l’hôpital dans un état d’inconscience et les médecins s’attendent à sa mort.FRACTURE DU CRANE.Lucien Tremblay, âgé de 35 ans, demeurant 139, rue Ottawa, s’est infligé lui aussi une fracture au crâne.La victime était à l’emploie de O.Donnelly and Co.Comme elle tournait sa voiture près des remises des tramways rué S.-Catherine Est, elle fut arrachée de son siège et tomba sur la tête.Elle a été transportée à l’hôpital Général où on espère ia sauver.CHUTE A FOND DE CALE.Samedi après-midi, Joseph Noël, âgé de 24 ans, demeurant 66, rue Cuvillier, est tombé à fond de cale d’un bateau qu’il était en train de décharger au quai de la ligne Elder-Dempster.Il a été transporté à i'hô-pital Général, où les médecins ont constaté une fracture de la cuisse droite.GARÇONNET BLESSE.Frank Tetrous, âgé de 10 ans, de-nieurant avec sa mère au No 14, rue S.-Monique, a été poussé en jouant par un petit compagnon, et s’est fracturé le bras droit.Il a été transporté à l’hôpital Général.UN RESCRIT DUS.-PERE LE SOUVERAIN PONTIFE ACCORDE POUR LE CONGRES EUCHARISTIQUE DE MONTREAL LES MEMES INDULGENCES QUE POUR LES GRANDS CONGRES INTERNATIONAUX.PARC MONT- âgé de 34 ans, de-rue S.-Urbain s’est de la jambe droite altercation qu’il a LE “FRANC PARLEUR” (De noire correspondant) Québec, 12.— Le Franc Parleur, Journal hebdomadaire publié par M.Raoul Renault, ancien secrétaire de la Commission du Havre de Québec.a fait son apparition, samedi.C est un journal grand-format, à quatre liages, qui a pour mission, dit son article-programme : “de n-vendiquer énergiquement par-dessus tout, et envers et contre tous, es droits, les privilèges et les prerogatives des Canadiens-français dans tous les domaines complexes de leur activité.” Le journal contient en outre quelques articles intéressants et annonce pour son prochain numéro des révélations sensationnelles, avec pièces justificatives, sur les achats de bois de la commission du Havre de Québec.ELECTIONS^ D0RI0N Aux dernières* élections municipales de Horion, tenues vendredi, M W.F.Gingrns a été élu maire par 14 voix de majorité sur son adversaire M O.L.Brunelle.Les sièges de deux conseillers élant en outre vacants, MM.André Bray et John Aquin 1 Quinn ont été désignés à leur place.ACCIDENT AU ROYAL.J.A.Larène, mourant 2468 brisé la cheville à la suite d’une eue hier avec le garçon du restaurant du parc Mont-Royal.Larène aurait été poussé par ce dernier et serait tombé.Le garçon, questionné par l’agent Thomson a admis qu'il s’était pris de querelle avec Larène, mais que la poussée qu'il lui avait donnée était si légère qu’il ne peut pas comp ondit comment il a pu tomber.La police n’a fait aucune arrestation.NOYE A LA RIVIERE DES PRAIRIES.Un jeune homme de 19 ans, Morris Feldman, demeurant sur la rue Cadteux au coin de la rue Roy, s’est noyé hier après-midi à la Rivière-des-Prairics, jdus bas que le pont de l’Abord-à-Plouffo.Après avoir pris un plantureux repas, il s’en alla se baigner à la rivière.Il nagea pendant quelque temps, puis disparut.Un témoin de l'accident appela aussitôt au secours, mais es autres compagnons ne purent le sauver.Le cadavre de Feldman a été repêché hier soir el transporté à la morgue de bonne heure ce matin.En réponse à sa supplique adressée à Sa Sainteté Benoît XV, Sa Grandeur Monseigneur Bruchési vient de recevoir le texte du Resent Pontifical concernant le Congrès national des Prêtres-Adorateurs et concédant à celui-ci les privilèges et indulgences dont jouissent les Congrès eucharistiques internationaux.Voici la traduction de ce Rescrit : “ Dans une audience, en date du 17 juin 1915, Su Sainteté le Pape Benoît XV se rendant avec honneur aux prières à lui adressées, à l’occasion du Congrès eucharistique, qui doit se tenir dans la ville de Montréal, les 13, i4 et 15 du prochain mois de juillet, a daigné concéder les indulgences et privilèges qui ont déjà été concédés en vertu des Lettres apostoliques de 28 février 1905, aux Congrès eucharistques qui se tiennent sous les auspices du Comité permanent _J)e plus.Sa Sainteté accorde à tous les prêtres qui assisteront au Congrès de Montréal la messe votive du T.S.Sacrement les trois jours du Congrès.” Du Palais du Vatican, le 17 juin 1915.P.Cardinal GASPARRI.N.B—Nous faisons remarquer que la bénédiction papale avec indulgence pléniere, concédée par le précédent Rescrit pontifical, sera donnée solennellement par l’évêque-officiant, à l’issue de la grand’messe qui sera chantée au Parc Mance, mercredi, 14 juillet, à 9 heures.POUVOIRS ACCORDES AUX PRÊTRES CONGRESSISTES En vue de faciliter le ministère de la confession durant la tenue du Congrès, Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal daigne accorder à toul prêtre approuvé pour entendre les confessions les mêmes pouvoirs qu’aux prêtres du diocèse de Montréal.L’EPISCOPAT ET LE CONGRES A la liste des évêques qui assisteront au Congrès, et que nous avons publiée précédemment, nous devons ajouter le nom de Sa Grandeur Mgr M McNeil, archevêque de Toronto.AU MONUMENT NATIONAL La répétition générale qui a eu lieu, hier après-midi, au Monument National, pour exercer le chant de la messe en plein air, permet d’espérer sur ce point un plein succès dans la grandiose manifestation religieuse qui se déroulera, mercredi matin, au pied du Mont-Royal.La fanfare de M.Hardy s’est surpassée en la circonstance et, soutenus par ses accords puissants, les chantres auront un vraj plaisir à exécuter la messe si harmonieuse du second ton, sous l’habile direction de M.l'red.Pelletier.LE CLERGE ET L’OUVERTURE DU CONGRES A NOTRE-DAME Messieurs les membres du clergé sont priés de remarquer qu’ils n’auront pas à présenter de carte d’admission à la séance d’ouverture du Congrès, mardi soir, à Notre-Dame ; mais ils doivent tous pour cela se présenter à la porte de l’église qui donne sur la rue Saint-Sulpice.Les évêques et les prélats passeront par le Séminaire Notre-Dame, 66 Notre-Dame Ouest.QUETE POUR LA BELGIQUE Mercredi matin, le 14 juillet, lors de la messe en plein air du congrès des Prêtres-Adorateurs, il y aura collecte au profit des oeuvres catholiques de Belgique, sur autorisation de Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal.Les fonds seront recueillis par les membres de l’A.C.J.C.qui porteront pour la circonstance un insigne spécial.AVOCATS Boita Postale .150.— Adresse télégraphique, “Nahac.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codea i Llebers, West.On.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Tran»tfortmtion — Rue Saint-J»cq»«» MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., | 30 _ S.-Jacques, Chambre 44.Tél-j Main 7691.Résidence, 2466 avenue! du Parc.Rockland 2459^_________ LAMOTHE, GADB01S & NANTEL, avocats, Fldifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadhois, LL.L., J.Maréchal Nantel.B.C.L.RO M U ÂTTd^TîÔŸ avocat 83, Craig Guest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.¦EST C?94 * Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieul de Paris.Taladie des YEUX, des! OREILLE7.du NEZ et de la! GORGE, 523, Saint-Denis, (En| face du carr Saint-Louis).Dr A.L.GUERTIN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nés et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU : 2 A S URS.Tél.Bell Est «I«4.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tél.S.-Louis 4207 HERVE R0CH, B.A., L.L.L.AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL, Bureaux 17, 18 et 19.Tél.Main 3264 Société légale BARIL & ROCH CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.ROCKLAND 931 ¦ Résidence : Est 597S.ANATOLE VAN1ER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.r— Bureau 53.97 rue Saint-Jacques* Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76.Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lean-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Prêts sur hypotheque, achats de créances.TRL.ST-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal DOCTEURS ““Diplômé en hyffiène Pub.- Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, malade la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 \ à 8 p.m.Tél.Saint-Louis 3275.708 Lafontaine, coin Marquette.die Parc DENTISTES Dr NAP DËSJARDÎNS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENI* Près Marie-Anne.Tél.S.-Louis 3943.DrHONORE THiBAULT L.D.S.D.D.3.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU t 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALS 99 me Saint-Jacquef.TELEPHONES ! 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