Le devoir, 21 mars 1934, mercredi 21 mars 1934
Montréal, mercredi 21 mari 1934 ¦ Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* * SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV —No 67 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8 00 UN*ON POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Les groupes politiques français se préparent à la guerre civile ( Voir page 3 y Le projet Doucet peut-il être appliqué rapidement?Un lecteur nous dit ce matin: “Je favorise le projet Doucet, mais je crois qu’il faudra trop de temps (pour le mcltre en marche.” L’un des désavantages du projet, c’est qu'ii ne s’apparente nf de loin ni de près aux schemes genre Montreal Water, qui passent en une seule séance.Il n’intéresse pas les politicailleurs.Qu’on le retourne sur tous les côtés, on n’y verra rien pour eux.rien pour leur chère C.E.H manque de graisse et, nécessairement, glisse mal.Admis.Cependant, que l’opinion publique porte à l’hôtel de ville des partisans du projet assez honorables pour ne pas renier leurs engagements le lendemain de l’élection, assez conscients du réveil patent des électeurs pour comprendre que l’on doit penser à ceux-ei d’abord, si on ne veut pas jouer avec le feu au-dessus d’un baril de poudre, et la mise en marche sera rapide.Le projet a été conçu d’abord comme remède au chômage et il s’exécute en deux temps.Le parlement de Québec siégera encore après l’élection.Qu’il donne au bureau d’hygiène ou à une commission spéciale Içs pouvoirs nécessaires pour démolir les taudis dans une certaine zone, et dès l’été prochain le travail de démolition commencera.La préparation de la législation nécessaire sera longue,' pensez-vous.Non, puisque le contentieux municipal est saisi ou projet depuis plusieurs mois et a dû terminer les études préliminaires.Et cela dispose des appréhensions de certains propriétaires, d’ailleurs rares.Comment l’exécution du projet peut-elle leur susciter ce qu’on a appelé une concurrence déloyale?Premier temps: la démolition des habitations condamnées refoule vers les logements vides mille, deux mille, trois mille familles, selon le rythme qu’on impartit à ce travail.Deuxième temps: on reconstruit, mais on reconstruit vingt maisons où il y en avait vingt-cinq.Dans l’intervalle, la crise s’est atténuée, le travail reprend.Les milliers de ménages vivant deux ou trois dans le même appartement se dédoublent ou se détriplent; le taux annuel des mariages reprend son niveau moyen de cinq mille, le dépasse même, le double peut-être, à cause des mariages ajournés par la crise.Nous aurons le boom de l’immeuble et il faudra une législation sociale pour en contrarier les mauvais effets.On voit donc que le projet peut-être mis.cn oeuvre assez vite.Autre objection facilement résolue: pourquoi rebâtir dans le centre?Le terrain à la périphérie coûte moins cher et la localité offre plus d’attraits?, A Londres, à New-York, partout, on reconnaît à l’occupant d un taudis le droit d’habiter la même localité après reconstruction, parce que généralement il est près de son travail.Ensuite, cette pratique est fonction du transport près du point de saturation.Ni tramways de surface, ni autobus, ni même souler-roins ne pourront parvenir à véhiculer deux fois le jour de la périphérie au coeur de la ville et vice versa près de la moitié de la population laborieuse.Déjà, en temps normal, nous avons connu le supplice quotidien de la sardinisation dans les boîtes mobiles de la M.T.(C’est ce qui fait, d’ailleurs, que le trust de l’électricité reluque d’un oeil torve le projet Doucet.) Autre point: dans les quartiers populeux et même lépreux, les églises ont coûté cher, vu nos ressources actuelles.La finance des fabriques est pénible.Veut-on, en accélérant la migration vers la périphérie, entraîner des catastrophes?L’enraycment de la migration favorisé par le projet Doucet se fait attendre depuis des années; il est des décades en retard.Ce qui S|e dit des églises ne peut-il se dire aussi des écoles?Voilà deux bar-l'ivres qui devraient arrêter le dépeuplement et la déchéance rapide des paroisses.Louis DUPIRE A Québec La M.L.H.&P.va baisser ses taux Son avocat le promet, à Québec — MM.Duplessis, Barré et Guertin ne voient pas les choses du même oeil Un discours de M.Bourassa Le député de Labelle expose aux Communes sa conception d*un nouvel ordre social LE PLAN PARENT TAILLADE Billet du soir Soif éternelle Un député a parlé hier, narquoisement, de la nécessité pour l'FAat de vendre les titres à ciel ouvert, et 4c plus cher possible.Il s’agit de trouver des fonds pour l’Etat?Mais tant d’hommes sont vaniteux qui, ne payant pas, ou payant mal leurs impôts, verseraient de fortes sommes pour devenir baronnets, ou chevaliers, en tout cas gens titrés, que les gouvernements devraient battre monnaie à même ce sentiment d’orgueil, 1,’idée n'est pas aussi fantasque qa'ellc le parait.Puisqu'on taxe lotit, ou à peu prés, depuis quelques années, pourquoi ne pas taxer a fond la vanilé des grns?Il rsl vrai qu'aux nouveaux chevaliers des malins pourraient dire: "Cela vous a coûté tant, $10,000 on $20,-000,—pour être ce que vous êtes’’.Mais cela ne dérangerait pas les nouveaux litrés.ils considère-raieni cela comme un hommage rendu à leur fortune.Les Hires, on le sait, n’impressionnent pas lout le monde, s’ils inspirent quelque sentiment de respect à quelques-uns.i'n jour, dans une réception mondaine, le fils d'un ancien chevalier se sentait une soif inextinguible, — détail un éternel assoif-jè.Le champagne que les garçons versaient à la ronde ne lui suffisnit pa*.H en voulait une bouteille rt lui seul, 0 la table où il restait isolé.Il fil signe à un garçon d’approchér tl lut dit: "(ïarçon.aile: prévenir le malire d'hôlel que sir George Lafontaine veut une grande bouteille rte champagne”.Le garçon, im- Éresslonné par le litre, partit dans ! foule et transmit te message au maître d’hôtet.Quelqu’un, qui se trouvait là, surveillant la dépense, lit pirouetter le garçon, lui disant: '‘Réponds à sir George Lafontaine qu'il est mort depuis dix ans et qu'il n'a plus soif'.Le faux sfr George Lafontaine, distrait, avail oublie que son père ne vivait pins depuis longtemps et que s'il (ivgit soif, où il était, celte soif menaçai/ d'être éternelle.Ainsi le fils ne put étancher la sienne comme il l’aurait voulu.lean LABRYE Québer, 21.— M.Lionel Forsyth, avocat en vue qui, depuis des lunes innombrables, n’est apparu au comité des bills privés de la legislature que pour arracher des exemptions de taxes, privilèges extraordinaires, faveurs invraisemblables, du gouvernement, le plus souvent au dépens du modeste con-tribuablf, nous est apparu hier coiffé du bonnet du Père Noël.Il a annoncé aux députés épanouis que la M.L.//.and Power avait décidé de répandre à pleines mains, ses largesses aux consommateurs.M.Forsyth a dit au comité que la compagnie de sir Herbert avait fait une requête au président de la Commission des services publics, pour diminuer ses tarifs de façon substantielle, tant pour le service du gaz que pour le service de l’électricité, et d’ici peu.Le tout, bien entendu, à condition que la cité n’impose pas une surtaxe de 5 pour cènt.Aussi les députés ont immolé prestement la clause de la surtaxe, qui découle d’ailleurs d’un principe faux, ainsi que l’a expliqué M.Maurice Duplessis, chef de l’opposition.Si une compagnie impose des tarifs trop élevés, c’est à la racine du mal qu’il faut aller.Ce sont les taux qu’il faut réduire.Car le gouvernement, qui a le pouvoir d’imposer les taxes, a également le pouvoir d’imposer des tarifs raisonnables et de protéger les consommateurs.MM.Guertin, Barré et Duplessis MM.Duplessis et Guertin ont échangé quelques amabilités acides au cours de la veillée, car MM.Guertin et Barré en tenaient pour la surtaxe.Toutefois, sur la fin, ils se sont prononcés contre la surtaxe à l’expresse condition que la compagnie s’engage à abaisser ses tarifs d’ici trois mois.Il est évident que MM.Guertin et Barré ne nourrissent pas pour M.Duplessis une tendresse fraternelle.Ils ont échangé hier soir quelques remarques poivre et sel et M.Duplessis a terminé sèche- i ment en disant qu'il était prêt à coopérer avec n’importe quel parti contre la démagogie.Le plan Parent On a discuté la belle, noble et grande question des expropriations toute la journée.Les échevins de tous les quartiers ont demandé avec une belle unanimité que les propriétaires grevés de comptes d’expropriation soient débarrns-de ces tracas pour les passer sur le dos de Concordia.Kn fin de compte, on a adopté le plan Parent, mais avec moult exceptions.qui le rendent plus ou moins pratique d’ici au moins six mois.A.G.On devrait l'asseoir sur la propriété, la famille, la religion — Les abus du capitalisme et les excès de l’impôt ruinent la petite propriété, barrière contre le socialisme et le communisme — Le jacobinisme de nos lois civiles et le libéralisme économique manchestérien sapent la société, fondée sur la famille — Les maux dont celle-ci souffre de plus en plus dangereusement — La fausse et la vraie religion — Nécessité de mettre sa vie d’accord avec sa foi — Les divers problèmes canadiens et les solutions à y appliquer— Le capital et la conscription de la richesse, après celle des hommes — Les abus des trusts et des puissances d’argent ____________ IL EST INJUSTE D’ECRASER LES PETITS ET DE CHARGER A FOND LES GENERATIONS A VENIR Bloc-notes Carnet à'un grincheux Deux Hébreux pourront prendre le taux nei de nouveaux noms, décide Québec.A quoi bon changer de nom, si l’on ne peut changer de nei?* * * Les journalistes se consolent d'avance de ne pas avoir un maire qui s'appellerait Du Tremblay.* * * La vague des discours électoraux commence de s’enfler.Et presque tous restent dans le vague.* ¥ * Les nations n'ont plus d'argent, mais • Iles en fabriquent pour acheter des canons et des mitrailleuses.* * * Anaclet a une nouvelle déconvenue.On ne parle pas de lui comme candidat h la mairie.- * * * Vendre des titres?Les journaux les donnent pour rien, PAMPHILI M.L'ABBE LIONEL CROULX A ROSEMONT En pege 2, conférence prononcée hier eolr au Corda Abbé Croule do rA.CJ.C.sur net richeceot ot no* feibloseot nationales.Juste hommage Si vous voyagix.sdreenee-vous au SERVO! DkS VOYAGES.LE "DEVOIR".Billot» émit peu.'out lee paye eu tarif de» compagniw.paquebots, chemins dn for.autobus.Aussi hétels.assurances bagage* et etd-«ente, chèque* d* -nvegos, passeport», Ote.Téléphona» HArbour 1241* Vendredi l’après-midi, dans la crypte de l’église dit Sacré-Coeur, à Ottawa, la section paroissiale de la Fédération des femmes canadiennes-françaises rendra à M.Samuel Genest un nouvel et très juste hommage.La Fédération offrira à la Commission des écoles catholiques de la ville, aux deux écoles de la paroisse: Garneau el Saint-Pierre, des plaquettes qui garderont la figure du vieux soldat de l'école catholique et française.Get hommage est la suite et le complément des grandes fêtes où, l’an dernier, les plus hauts représentants de notre race vinrent, avec les pères de famille et les enfants eanadiens-français.dire leur profonde gratitude au vieux lutteur.Il était juste qu’il se produisit, car, dans la ville d’Ottawa, la Côte de Sable, la paroisse du Sacré-Coeur, est en quelque sorte la petite patrie de M.Genest.Il y vit depuis de très longues années et e’est elle qui, nV'Si longtemps qu’il y consentit, le maintint à la Commission scolaire el lui permit de poursuivre sa gran-l de lutte.Il était juste aussi que eel hom-1 mage fût l’oeuvre particulière de la Fédération des femmes canadiennes-françaises.Les femmes ont plus que nous le sens de certaines délicatesses, puis la Fédération a très loyalement mené les mêmes combats que M.Genest.F.lle a fourni.en bon nombre, tes gardiennes des écoles.Elle donne des prix , spéciaux de français.Il lui appar- : tenait de rappeler au soldat deux fols retraité, et qui ne vit plus qu’avec, ses livres et ses souvenirs.; que les siens ne l’oublient point.11 y a déjA, à Ottawa même.( une école Genest.La province de Québer se fera quelque jour aussi ! l'honneur d'attribuer à l’une de ses Ottawa, 21.L'événement de ta journée, hier, aux Communes, a été le discours du député de Labelle, M.Henri Bourassa.M.Bourassa, parce qu’il était le parrain d’un amendement à la résolution ministérielle pour que la Chambre se formât en comité des subsides, échappait à l’article des règlements parlementaires qui limite les discours des députés à quarante minutes; son discours a duré plus de deux heures, quoique la motion dont il a donné lecture soit tombée d’elle-même.M.Bourassa ne tenait pas d’ailleurs à ce qu’elle fût soumise à la Chambre.En commençant son discours, M.Bourassa avait dit qu’il ne la soumettait que pour obéir aux règlements.autrement dit pour obtenir le droit de parler à loisir.Le discours dç M.Bourassa ne s'analyse pas facilement.Tl a porté sur maintes questions, pour ne pas dire sur toutes les questions qui intéressent ou n’intéressent pas — pour employer la manière de M.Bourassa — le monde parlemenlai-re.M.Bourassa a parlé de la dette ou plutôt de nos dettes et de leur conversion; des chemins de fer, — et.à son avis, le Pacifique Canadien devrait être sous la tutelle du gouvernement.des dépenses du gouvernement et des dépenses administratives en général, ce qui lui a permis de féliciter le Sénat des Etats-Unis d’avoir rejeté le projet d’aménager le Saint-Laurent; des taxes, ce qui lui a donné l’oc-.casion de blâmer le fisc d’imposer comme il ie fait les bénéficiaires des rentes viagères du gouvernement; des impôts d’une façon générale.impôts directs et impôts indirects, y compris encore une fois l’impôt sur le revenu que M.Bourassa trouve mal équilibré; des compagnies d'assurances-vie, dont il ne pense pas grand bien; d’une compagnie en particulier, la Sun Life; de la capitalisation des compagnies, des courtiers en bourse et de bien d’autres questions.Dans sa péroraison, M.Bourassa a rappelé que la société normale ne peut s’appuyer que sur trois fondements; la propriété, la famille, la religion.Nous donnons plus loin le^exte même de la péroraison de M.Bourassa.Quant au reste de son discours nous devons le résumer largement.M.Guthrie le félicite Quand M.Bourassa eut terminé écoles ce nom qui est â la fois un symbole el un drapeau, A Hochelagj y M.l'abbé Groulx parlera demain soir, dans son cours de l’Université, du deuxième voyage de Jacques Cartier.Le sujet devrait pnrtiru-lièrement intéresser les Montréalais, car c'est dans ce voyage que Cartier découvrit le Saint-Laurent et visita Hocbelaga, le Montréal d aujourd’hui.Quelle fut l’exacte importance de ce deuxième voyage du découvreur, qu'élait l'Hochelagi) de ce temps-là?On sera curieux de t'entendre exposer par le professeur.t-e sujet des cours de cette année: La découverte du Canada, suscite évidemment une asset vive curiosité.car le nombre des auditeurs se fait de plus en plus considérable.A Sainfe-Fhilomènc Pour la deuxième fois depuis quelque temps, nous avons eu le j plaisir d'assister hier soir à une séance publique, à Sainte-Phllomè-ne d* Rosemont.La salle, comme pour la première fois, était comble.Il parait évident que.dans i cette paroisse relativement jeune encore.l’esprit paroissial est déjà très vif.C>st une chose magnifique.On a vu par 1rs Pages spéciales déjà publiées dans le Devoir que Sainte-Philomène entend aussi se faire connaître au loin el recruter le plus possible d'excellents sujets.O- M, son discours.le ministre de la Justice.M.Guthrie, l'a félicité d’avoir traité de toutes les affaires du Canada d’un point de vue au«si élevé.Il a exprimé son regret qu’un plus grand nombre de députés n’aient pas été présents.T.a plupart sont membres de diverses commissions qui siègent en permanence, notamment celle de la Banque et du Commerce.Le ministre fie la Justine, pour ne pas se compromettre sans doute, a dit qu'il ne pouvait donner son opinion sur le discours de*M.Bourassa, vu que ce discours a traité de tant de choses.M.Guthrie a cependant exprimé I espoir que M.Bourassa, après avoir eu l’occasion d'exprimer ses vues sur toutes les questions politiques.retirerait son amendement.M.Bourassa a consenti, disant qui! n'avait pas du tout l’intention de presser l’adoption de son amendement.* ¥ # M.Michael Luehkoviteh.député de Vegreville.rallié à la Cécéeffe, a parlé après M.Bourassa, à propos de la résolution retirée ou en marge de cette même résolution.Le président.M.Black, ne l’a pas interrompu.M.Luehkoviteh prétend que le gouvernement perd un revenu substantiel en ne vendant pas les titres nobiliaires.Un titre de duc ne doit pas être tarifé de même qu’un titre de comte, de vicomte ou de simple baron.Le député de Vegreville considère que, la première année, le trésor fédéral pourrait s'enrichir d'environ deux millions de dollars par la vente des titres nobiliaires.Jl y a des gens qui ont tant hâle dette titrés! Un titre de Sir ne vaut-il pas $900, et ainsi de suite en montant?L’opinion réelle de M.Luehkoviteh c’est que le rétablissement des titres ne vaut qu'en tant que ce rétablissement donnera des recettes au trésor fédéral.Si les 'titres ne rapportent rien au pays, autant ne pas les rétablir.Le discours du député de Vegreville.fils d immigrés ukraniens, est survenu, après celui de M.Bourassa, sans aucune espèce d’à-propos.Mais encore une fois, l'événement de la journée, c'est le discours de M.nourassa, dont I*on trouvera ci-après un résumé des principales parties.E.B.M.HENRI BOURASSA Au cours du débat sur l’adresse 'i”.OT* au dhcours d,, trône, dil M.Bourassa, j’ai dit que des mesures énergiques étaient nécessaires pour faire face à la situa-lion grave et inquiétante qui existe pour le gouvernement et pour le peuple.J ai dit aussi que de telles mesures, pour être efficaces, devraient rallier la coopération de tous les partis de cette Chambre, de tous les pouvoirs publies, de toutes tes classes de la population de ce pays."C’est précisément de certaines de res mesures que J'ai l’intention de parler maintenant.Plusieurs d'entre elles, les plus importantes, ont besoin, pour avoir de l’effet, de l'action conjointe ou plus exae-tnnent parallèle de l’autorité fédérale et des autorités provinciales.Elles ne sont pas toutes d'égale im portance el lotîtes ne sont pas immédiatement réalisables.Mais elles méritent (nutrs d’êlrc considérées sans préjugé par tous les partis et par tous les députés.Quelques-unes peuvent convenir à toute la Chambre; d'autres, à l’un ou I’niit'e des partis; d’autres enfin déplairont peut-être à tout le monde.En les présentant.Je feral'oreuvc d'autant d'indulgence et de sérénité que mon tempérament le Permet, tra.Si mes mots sont parfois durs, j'en demande pardon d’avanre et je demande à tou* les membres de cette Chambre de croire A la sincérité de mes Intentions.I.’ibten-tlmi qui m'anime est toute de conciliation.même s'il arris-e que les mots trahissent mes intentions.*' M.Bourassa dit que pour se conformer aux règlements de la Cham- bre tout en avant le loisir d’exposer eonvenblenient ses vues.Il proposera à la fin de son discours Ta-rnendement suivant à In motion du ministre des Finances pour que la Chambre se forme en comité des subsides: L* Chambre, prête à octroyer h Sa Majesté les subsides nécessaire* h l'administration du pays, est néanmoins d’opinion qu'un Comité spécial de la Chambra doit étro institué afin d* s'enquérir d* l’état de la nation ot do suggérer de promptes et efficace! mesures de réforme économique et sociale.Lus defies M.Bourassa entreprend ensuite d’examiner les unes après les autres les différentes questions dont il veut traiter dans son discours.Il parle d’abord de la dette ou plutôt des dettes, car la dette du Canada est multiple.Tl y a la dette fédérale, les dettes provinciales, les dettes municipales, les dettes corporatives, les dettes contractées par des particuliers, gens de la campagne comme gens des villes.Il est évidemment du devoir des gouvernements, dans le sens le plus large que l’on puisse donner au mot gouvernement, de réduire la dette générale.Par gouvernement, M.Bourassa entend tout aussi bien une administration industrielle qu'une administratirisj d'Etat.Le problème qui se pose à tous les gouvernements, c’est la réduction des dettes.Comment v parvenir?Les députés d'extrême-gauche ont.depuis plusieurs années, préconisé l’inflation monétaire ou plus exactement une évaluation nouvelle de la monnaie, de façon à ce qeu le pouvoir d’achat de la masse soit augmenté et de façon à ce que les débiteurs puis-sent s’acquitter de leurs dettes en remboursant moins d’ergent qu'ils n’en avaient reçu au moment de 1 emprunt.“C’est peut-être bien à ' anse, pour employer une expression de mon bon ami le secrétaire d'Etat 1 (M.Caban), de mon infernale lo-: gique française, dit M.Bourassa.que je ne puis tomber d'accord avec mes collègues de la gauche à propos des avantages occultes de l'inflation.” L'inflation En principe, l’inflation parait être une exrellente chose, mais dans la pratique, r'rst autre chose.Les expérienrrs qui ont été tentées dans le monde, à propos de l’inflation, nu cours des dix dernières années, semblent être concluantes.L’inflation monétaire est une chose connue depuis des siècles.Philippe le Bel.roi de France, nu quatorzième siècle, avait déjà recours à l'inflation monétaire, en .d'autres termes, à l'altération de In monnaie.Plus lard, les assignats i de la révolution française n'étaient I pas mitre chose que de l'inflation monétaire.Les députés d'extrême gauche re-ieomninnaent ce qu’ils appellent l'inflation monétaire contrôlée.L’histoire de ces dernières années, nous enseigne cependant que l'Inflation contrôlée devient vite In-i contrôlable.Un fait que l’on oublie trop sou-| vent, r’est que la situation financière du Canada ne peut se comparer à relie de plusieurs autres pays qui ont eu recours à l'inflation.Le Canada possède sans dou-i te d'immenses ressources naturelles qui sont à mettre en valeur.(Mais, pour l'heure, le Canada n’est pas endetté qu’envers ses seuls res* i sortissants, comme c'est par exemple le ras pour la France; Il doit à différents pays, notamment tes Etats-Unis et l'Angleterre.Il faut tout de même tenir | compte des conséquences que ; pourrait avoir une politique d'inflation monétaire chez nous sur no-‘ «re dette à l'étranger.Si les gouver-1 nemmts de ta Grande-Bretagne et des Etats-Unis convenaient de 'maintenir l'équilibre entre leurs devises c» la notre, si tous les dê-, lenteurs étrangers de nos obllgs-liions fédérâtes, provinciale*, mu-in k (paies, ferroviaires, iût de l’an dernier les conditions ne semblaient pas devoir s’améliorer mais à cette époque nous avons remarqué certaine amélioration dans le débit de 1 e-lectricité et.dès ce moment, nous avons étudié la possibilité de diminuer les tarifs bien que la consommation fût encore bien au-dessous de celle de la période 1930 à 1933.“La diminution des tarifs d elet - Un appel de Doumergue - Pétain prévient l'accumulation secrète de vivres et d'armes PARIS, 21 (S.P.A.) — Samedi prochain, le premier ministre Doumergue se servira de la radio pour inviter tous les Français à mettre fin à leurs dissensions.Presque tous les journaux affirment que les groupes d* droit* et ceux de gauche se préparent à une guerre civile.On apprend que le ministre de la guerre, le maréchal Pétain, et la police ont pris récemment des mesures pour empêcher l’accumulation secrète de vivres et d’armes.Les chèques de secours directs Quelques minutes avant la fermeture des bureaux de la Commission du chômage hier soir, M.Fhilie a déposé 870,000 pour que 1 on puisse distribuer les chèques de secours directs aujourd’hui, car il n y avait plus d’argent dans la caisse de la Commission.Les banques refusaient d’avancer d’autre argent, et M.Philie a pris les recettes des taxes que la ville avait en mains.Dans la soirée on a appris que le gouvernement provincial avait envoyé par la poste un chèque de 8000,000.en paiement d’une partie de ce que Québec doit à Montréal pour les secours; cette somme représente la part de Québec pour les mois de juillet et août.M.Philie Feu Mme C.Lacroix analogue pour l’expropriation du |-^utuc un problème d’un •hemin Sainte-Catherine; M.Ernest rautu*l pour l’abonné et la Poulin, député de Laurier, réclame pt nm,s croyons sincè- re matin, mais on sait officiellement qu’il a été envoyé.Le directeur des finances municipales n’a pas voulu déclarer .catégorique-inent que cette remise permettra à Montréal d’obtenir des banques les emprunts de plus de $3,000,000 que le conseil a votés dernièrement, mais cela parait bien entendu.Mme Charles Lacroix, née Victoria Latrémouille.’est décédée hier à 72 ans, chez elle, au numéro 6901 de Saint-Vallier.Mme Lacroix était la mère de Mlle Honorine Lacroix, employée au département de l’expédition du Devoir.Funérailles vendredi, le 23 mars, à 8h.30.a l’église Saint-Edouard.Nos condoléances à la famille en deuil.Prêts aux jeunes t ménages autrichiens Munich, 21.(S.P.A.) — Dans un discours marquant le premier anniversaire de l’obtention formelle _____ __ ^_____________ de la dictature, le chancelier Hit- n’avait pas encore reçu ce chèque*! 1er a annoncé que son gouverne Pierre Lefort comparait Ottawa, 21.(D.N.C.— La commission parlementaire du fonctionnarisme s’est réunie, ce matin, sous la présidence de M.Lawson, député de York-Ouest.M.Paul de Marti-gny, (Pierre Lefort), a rendu témoignage, il a déclaré qu’il avait été déjà de l’agence Havas, à Paris.Cette agence lui confiait des traductions de l’anglais au français.MM.Chevrier ètPouliot ont tâché de savoir si M.de Martlgny avait déjà fait partie du personnel des traducteurs de la Chambre des communes, surtout pourquoi il avait été congédié.M.Lawson s’est fortement objecté à ces questions.Il a prétendu que le témoin avait été assigné par M.Chevrier, comme traducteur expert et qu’il s’agissait de démontrer seulement la connaissance du témoin cOtmne expert.M.Lawson p’a pas permis une seule question qui eût pu mettre en doute la réputation de M.Pierre Lefort comme traducteur expert.M.C.-H.Bland, de la commission du fonctionnarisme, a rendu témoignage ensuite.Assemblée en faveur de M.Orner Langlois Demain soir, à 8h.à la salle du Cercle Paroissial, 104 çsl.boulevard Saint-Joseph, coin Colonial, assemblée en faveur de M.Orner Langlois, candidat dans Laurier.Adresseront la parole: le docteur J.-B* Prince.Charles Chain-': poux, avocat.Paul ilurteau, avo" cal, le notaire L.-A.Fréchette et tous les anciens candidats dans le quartier._ ___ Cours du P.Voyer Le R.P.Vover.O.P., commencera ce soir une série de cours sur la connaissance de l’Intelligence,à la Faculté de philosophie de l'Université de Montréal.Il traitera par-ticulièrement ce soir à 7h.30 le su-jel suivant : "L’intelHgence dans l’homme”.ment affecte 150 millions de marks aux prêts aux jeunes ménages, afin d’assurer 300,000 mariages d’ici 1935, et qu’il affecte près d'un milliard de marks à des mesures pour accroître l’emploiement.Il a dit souhaiter que les pays étrangers finissent par comprendre que l’Alte-I magne désire contribuer pacifi-miement à l’amélioration du monde.Le chancelier a parlé du haut ! d’un tombereau.Bulletin météorologique Deux antifascistes sentencics à 30 ans Rome, 21 (S.P.A.) — Deux terroristes antifascistes contre qui le procureur de la couronne demandait la peine capitale ont été sentences à 30 ans d’emprisonnement.Sanglotant, ils ont remercié le tribunal d’avoir usé de clémence.La grève dans l'industrie de l'auto Washington, 21 (S.P.A.) — A la mande du président Roosevelt, les ouvriers des usines d’automobiles ne décideront que demain s’ils doi venl faire la grève qu’ils projetaient de commencer aujourd'hui même.Toronto, 21 (S.P.C.) — 11 fait beaucoup plus froid dans l’Ouest, mais il fait doux et il pleut dans région des Grands Lacs.Voici le temps qu’il fera probablement dans le Québec, demain: bassins de l’Outaouais et du haut Saint-Laurent: fort vent du nord, ciel partiellement couvert, beaucoup plus froid; bassin du bas Saint-Laurent: vif vent du nord, très froid; golfe, baie des Chaleurs et rive nord: fort vent variable, neige; nord-ouest et lac Saint-Jean: vif vent du nord, beaucoup plus froid.33 moitj tussi la même faveur pour l’expropriation de la rue Jean-Talon.Délai de six mois M.Taschereau fait alors remarquer où conduit le principe posé pour l’expropriation de la rue Rachel.On devra exempter tout le monde.M.Duplessis fait aussi remarquer qu’avec toutes ces exceptions, point n’étalt besoin du plan Parent, car on ne pourra plus l’utiliser.Justement, le premier ministre propose un amendement que le conseil municipal ait six mois pour régler les expropriations des rues Hochelaga.avenue du Parc.Jean-Talon, Lajeunesse et chemin Sainte-Catherine.Si au bout de six mois le Conseil n’a rien fait, alors lesdites expropriations tomberont automatiquement sous le plan Parent.La surtaxe de 5 pour 100 Le comité a ensuite reconsidéré la clause qui impose une surtaxe de 5 pour cent sur quatre compagnies d utilités publiques de Montréal, ce qui rapporterait un revenu de $600,000 environ, M.Lionel Forsyth, représentant de la Montreal Light, Heat and I ower, annonce que la compagnie a décidé de baisser ses tarifs de gaz et d’électricité, si on ne lui impose pas de surtaxe.La demande officiel^' a été transmise déjà à M.Adrien Beaudry, président de la Commission des Services publics, et la réduction sera en vigueur sous peu et sera substantielle.Vote de 27 à 9 Devant cette nouvelle, les députés qui avaient voté la taxe par 18 contre 17, il y a deux semaines, ont changé d’avis et l’ont rejetée par un vote de 27 contre 9.MM.Guertin Pt Barré ont défendu la clause, puis, à ta fin du débat, ils se sont ravisés.Iis ont présenté un amendement où la surtaxe était rejetée, â condition que la compagnie réduise ses tarifs d’ici Irois mois.Ils ne mentionnaient pas, toutefois, quelle devrait être cette réduction.M.Bouchard propose une quasi- dictature pour Montréal Compression des dépenses - Suppression des emplois inutiles - Abolition temporaire des expropriations — Abolition des secours directs, etc.compagnie et nous croyons rement que notre succès est dam une large mesure attribuable à notre régime de tarifs.La diminution des tarifs dépend beaucoup de l’augmentation dans l’utilisation du service et vice versa.Il est donc de l’intérêt de la compagnie de diminuer les tarifs chaque fois que la chose est pratique.“Malreurcusement, l’Impôt est un item considérable au compte de dépense de la-compagnie, et il faut actuellement près d’un tiers de notre tarif d’éclairage électrique (3-4 cent par kilowatt-heure) pour acquitter notre compte d’impôL Les impôts injustes, tels que l’impôt sur le revenu des compagnies en tant qu’appliqué aux services publics sous régie particulière et ta surtaxe de cinq pour cent de la Cité de Montréal, sont, pour nos abonnés, un problème sérieux, car ils influent sur le coût du service.11 est certain que si la surtaxe suggérée avait été imposée, il eût fallu remettre indéfiniment toute diminution de tarifs.“Réviser des tarifs est nécessairement une tâche compliquée qui exige beaucoup de travail et de préparation.Nous avons sérieusement étudié la question et nous espérons être en mesure de vous faire une intéressante déclaration d’ici quelques mois".Etats-Unis et Japon Washington, 21 (S.P.A.).—Dans des notes diplomatiques publiées aujourd’hui, les Etats-Unis Pt le Japon se donnent mutuellement l’assurance de sentiments pacifiques.C’est le Japon qui a pris l’initiative.Il y a exactement un mois de cela.Sa noie avait été tenue secr|tc jusqu'à ce jour.Il est question, dans ces notes, d'une conférence navale.Il y est aussi question d'accroître lc commerce entre les deux pays.Québec, 21 (D.N.C.) — Au comité des bills privés, ce matin, eu discutant le bill de Montréal, M.Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe, a prononcé un vigoureux discours dans lequel il a proposé le régime suivant pour la métropole: Quasi-dictature pour assurer un gouvernement fort; un gouvernement ne peut être fort sans être plus ou moins personnel.La première réforme essentielle c’est la compression des dépenses, la seconde, la réorganisation du revenu pour mieux répartir les impôts.Compression des dépenses: suppression des sinécures et des emplois inutiles.Rajustement des gros salaires et maintien des salaires raisonnables aux petits iployés.Abolition ,emporaire des expropriations et mise eu vigueur, dans un avenir plu» ou moins rapproché, d’une loi rationnelle d’expro prialion rendanl possibles les travaux strictement nécessaires mais ne garantissant à l’exproprié que la stricte valeur du bien abandonné de manière à ce que les exnro-priations soient plutôt une nuisance pour t’exproprié qu’une source d’enrichissement personnel.Pas de secours directs Amendement rejeté Moscou, 21 (S.P.A.) On a appris aujourd’hui seulement qu’un tamponnement de trains a causé 33 morts tires de Sverdlovsk, il y a neuf jours.C'est la quatrième catastrophe ferroviaire en moins d’un mois.Comme M.Forsyth avait déclaré devant le comité à M.Gaspard Fau-teux qu’il était prêt à produire utfe lettre de la M.L.H.and P.devant le comit.pour démontrer que la compagnie avait réellement décidé |n réduction et qu’il a donné parole, comme avocat représentant de la compagnie, qu'une telle réduction serait appliquée, 1P comité | trut'< _ a rejeté l’amendement Guertin Barré.Réception à M.Arthur Sauvé L'Association conservatrice fédérale invite toutes les organisations et groupes conservateurs à se joindres à elle pour recevoir M.Arthur Sauvé, à la gare Windsor, samedi, le 24 mars, à son retour d’Europe.L’heure exacte de l’arrivée du train sera annoncée dans Abolition du secours direct sans compensation pour la ville.Son remplacement par un système d’aide aux sans-travail sous forme de travaux utiles, le chômeur devant contribuer au maintien de ce système en donnant des heures additionnelles de travail et dans le but de rendre ces travaux moins attrayants que les travaux ordinaires.Réorganisation du revenu: Principes: les impôts doivent être payés proportionnellement aux avantages retirés des services de la cité.Les taxes ne doivent être prélevées que comme source de revenus et non comme moyen de restreindre In liberté du commerce pour donner des préférences injustes aux individus.Maintien de la taxe foncière n son chiffre actuel.Etendre les pouvoirs d'imposition de taxe et de licence.Autoriser la consolidation des arrérages de taxes dans les cas où les propriétaires sont dans l’impossibilité pratique de les acquitter et répartition de leur remboursement dans une période maximum de dix ans.A l’avenir, perception annuelle des taxes dans les délais prescrits par la loi.Nouvelle forme d’organisation: Aucun salaire Aucun salaire attaché à la position de maire ni à celle des conseillers.Indemnité de cinq mille dollars seulement aux cinq membres de l’exécutif.Le maire peut dissoudre le conseil municipal et l’exécutif sauf l’approbation au pféalable du lieutenant-gouverneur en conseil.Le maire peut soumettre tout projet de finance à l’un ou à l’autre corps.L’approbation de l’un ou de l’autre des corps donnée à la mesure a force de loi.Le conseil légifère et surveille.Le bureau de l’exécutif administre.» « Contrôle Etablissement sans rétroactivité dVie loi d’enquête des plus sévères et avec les procédure» les plus rapides s’appliquant au maire, aux conseillers municipaux, aux membres de l’exécutif et à tous les employés et officiers de la cité.L’institution d’une enquête peut être demandée par résolution du Conseil, par résolution du bureau exécutif, par simple demande du maire, par requête de vingt-cinq conseillers ou de cent électeurs propriétaires.Mesures transitoires Deux alternatives: première, soumettre ce programme de réforme à la prochaine élection municipale en présentant des candidats à toutes les charges et ajourner la législature au 20 avril pour ratifier ce programme au cas où il serait approuvé par l’électorat.Deuxième alternative: amender immédiatement la charte de la cité et tenir les élections en vertu de la charte amendée.êci- If* Journaux, demain ou vendredi.per90nnel admjn,slratir; „n mairf, Sil I our details supplémentaires, on rcn| conseillers municipaux, un ant ! prie d apiieler HA.4J)7( .M-1 rxécutif ^ cjncj membres, dont le* ré; | Georges 1 .Laurin, M.l ., organisa- J niajre cl quatre membres choisis parmi les conseillers municipaux.75 conseillers Le maire élu par le peuple; soixante-quinze conseillers élus par nade a explosé dans l’avenue Un-Ile peuple, vingt-cinq élus par les Groulx donnera son prochain 1er lien Linden aujourd’hui, peu j associations éducationnelles, pro-1 cours d'histoire du Canada.Il y le passage «le l'automobile1 fessionnellrs et ouvrières ayant au {traitera du deuxième voyage «le Un attentat contre Goering Berlin, 21 (S.P.A.) — Une grc- Pie XI reçoit les souverains de Siam Cité Vaticane.21 (S.P.C.et Havas) — Le Pape a accordé une audience au roi et à la reine de Siam aujourd’hui._ ____ La propagande naziste Washington, 20 (S.P.A.) — Par 168 voix contre 31, la Chambre «les représentants a autorisé une enquête parlementaire sur la propagande naziste aux Etats-Unis.Demain soir COURS DE M.L’ABBE GROULX C’est demain soir, k huit heures et «piart, dans la salle des cours publics «le l'Université de Montréal, rue Saint-Denis, que M.l'abbé La session fédérale s'ajournera le 28 -¦¦¦¦H | «lu premier ministre «le ta Prusse, I moins cin«j ans d’existence légale, j Cartier, soit, plus particulièrement, — M.Ben- M.Goering.Lc bruit cour» qu’il j Quatre membres de l’exécutif élus j de la découverte du fleuve et d’Ho- ssioti fédé- s’agit d'un allentat à la vie dr M.par le conseil mais à même une lis- chelnan.Ottawa, 28.(S.P.C.) nett annouce que la session raie s'ajournera le 28 mars pour re prendre le 9 avril.git d'un attentat à la vie rie M.j par le conseil mats n mf-ine une lis-1 chelaga.Goering.Un conducteur de taxi a | te de conseillers recommandés par| Entrée libre.Dames et messieurs clé blessé.le maire.90nt pareillement invités.LE REZ-LE-CLIAIJSSÉE — FAITS ET OPINIONS Ce timbre commémoratif Le Devoir du 16 mars (3e .page, .1ère col.) annonçait la préparation | d'un "timbre-poste pour commémorer le 4c centenaire de l’arrivée dc{ Jacques Cartier".La nouvelle est heureuse; elle était attendue.Mats qu'on me permette de ni’in-surger au nom de la vérité historique ei de l’honneur national contre le projet de vignette dont on se propose d’orner le nouveau timbre-poste, Suivant la description qu'm donne le Devoir, crlle vignette représenterait “la scène qui s’est déroulée à bord du vaisseau lorsque In terre fut signalée”: scène qui serait ainsi interprétée: “Cartier et quatre de ses hommes sont groupés autour de la barre du gouvernail pendant que.sur le pont, l'équipage s'agite fiévreusement.” Laissez moi vous «lire franchement que le choix fle «’cite scène est très malheureux.Elle ne correspond pas à In dérouverte du Cn-na«in et clic n’a jamais «mi lieu; «’tic est contraire à l’histoire.La première terre «pic vit Cartier fut te cap Bonn Vista, à Terre-Neuve.Déjà ce n’est pas au Canada.Puis, on ne le décotivrail pn*.C'était depuis plus «ic trente ans un des points de repère des navigateurs à Terre-Neuvi.L'endroit était si connu, même dans le monde officiel, qu'on l’excluait de la mission de découvreur donnée à Jacques Cartier.Lisez, l’ordonnani’e royale du 19 mars 1534: “Mnltrr Jacques Cartier, capitaine et pilote, pour le R«iy, ayant charge de voiaiger et aller mfx Terres Neuffvcs, paMser le des-trniel de la baye di*s Chastenulx." i.c.le détroit de Bellc-lslc.(Publication* of ihe Publie Ar-chives of Canada, n«» 11, p.43).Lisez la relation de Jacques Car- tier, Vous verrez qu’il s’en va de Saint Main au cap Bonn Vista comme on va à un endroit connu, comme vous iriez à Chicoutimi: "Et avec bon teins navignns, et vînmes à Terre Neuffvr, le dixiesme Jour de may, et atterrâmes à cap Bonne Visite".écrit-il.(Ibid, no 11, p.4 t.Si c’est cela découvrir le Canada.qu’on ne parle pas de Jacques Cartier! car il a clé devancé là depuis longtemps; ou qu’on ne parle pas «le décnnverle! Aborder à Bonn V'Isla en 1534 est vraiment un événement trop insignifiant pour valoir 1rs honneurs d'un timbre commémoratif.Si Terre-Neuve est capable d’en faire les frais, elle en a le droit; mais pas nous, de grâce! Et si on prend l'abord «le toutes les autres terres aperçues par Car-iler, où y a-l-ll place pour cette scène pâmée'!.Quant à la façon d’interpréier la découverte du Canada par une "surprise en aper«-evant la terre", c’est simplement uu outrage à l'his- toire et au découvreur.(jar même si on prenait pour la "découverte du Canada” l’arrivée de (,artier «i Terre-Seuve, il ne faudrait pas en fairr une puérile surprise.Cartier.«|iii revenait du Brésil, qui vivait parmi les arma-leurs fréquentant Terre-Neuve, qui avait recruté ses équipages parmi les marins Icrrr-nenviens, «pii avait mission de pousser les découvertes précisément «i jwrtir de Terre-Seuve, .le.vrai Jacques Cartier n'rsl pas reconnaissable dans ee faux Christophe Colomb dramatiquemenl campé au milieu d'un équipage «pii "s’agite fiévreusement".C’est se moquer de la vérité historique et esthétique, c'est bafouer le découvreur «ie notre pays, c’est déshonorer le grand événement que nous allons célébrer ri c’est nous donner figure de profonds ignorants que de symboliser d'une façon aussi étrangement naïve le fait de la découverte du Canada.Le ministre «le» poste* ne peut pas laisser passer «’eln.Puisque I» ehose s«* fait sous son autorité, il faut tin signaler l’erreur.La vraie scène centrale «lu voya-1 ge «le 1534.c’est In prise de possession du pays par la croix «le (ias-pé.C'est là seulement «pie se ré-sunte en une scène le fait dont nous célébrons le 4e centenaire.El si l'on veut ensuite grouper autour «le ce pivot d'autres épisodey intéressants, le «-hoix est facile.-11 n’y a qu'un sujet «pii n'ntl pas «te place léglllme^dana une galerie de cr genre: c'esi la scène ridicule d’un équipage excité |uir la décou verte «l'une terre qu’il connaît et qui n'est pas dans le Canada ni dans le programme du découvreur.Vicier TREMBLAY, ptr» (Chlroulimi) Three Rivers' Nous avons proteslé à plus d’une reprise, ici même contre In mauvaise habitude de traduire le de la ville des Tmfs-Mi-vièrrs par Three Hivers.Plusieurs journaux onl fait «le même.Ces protestations ont déclenché un tmn mouvement «le la part de la vaillante Assorlitlon «les Voyageurs catholiques, section tri* fluvlrnne.Nous lisons, en effet, dans un récent numéro du Sou velHtle, qup l’A.(j.V.vient «l’adresser (dus de deux mille lettres à des compagnies, associations, hommes d’affaires, rtc., les invitant à ne plus traduire Trois-Rivières à l'anglaise.à corriger leurs en-têic «te letlres portant Three Hivers, etr.Il faut passer de la parole à l’nc-tion.L'A.C.V.vient de poser le n rem ter acte.Souhaitons que nos nommes de profession les premiers revisent leur papeterie et qu'ils nient des Imitateurs dans les corps publies, dans les bureaux municipaux gouvernementaux.U n'y a pas si longtemps, un confrère signalait dan» ce rez-de-chaussée '» publication d'un rapport de 1* ville des Trois-Rivières, bilingue au point qu'on avait traduit le nom de la ville.C'est le ras de faire allusion au mol d’un grand évêque canadien: Si les Trifluviens veulent «lu français dans le nom de leur ville, c’est d'abord à eux d'en mettre.Mme S.Larkin, qui vient de ! publier un volume dr vers sue i Trois-Rivières rl sa région, aurait i dû inscrire en titre Trois RMére* cl non Three Hivers.Les bon# Amé-{riraini vont croire qu'il s'agit d« j Three-Hiverx, Massachusetts.Un ibeau mouvement: que IMf* du troisième centenaire de 1* dation des Trois-Ftïvtères, warqu» ils fin de Three Hivers.—A.A.Adret*** vous * librairie du “Doveir .«0 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone' HAcbour 1241*».A vox-vous besoin de ben* IM 7 LE DEVOIR, MOI MERCREDI 21 >34 tV — Au Conseil lésislatif _____ 21.— Un autre débat sur les allons forestières et sur les bûche-_ aura lieu mais k la Chambre Haute, effet, le bill présenté par le gouvernement à l'effet de créer une commission oui s’occupera des bûcherons, a été Introduit.hier aprés-mldl, au Conseil Législatif et sa deuxième lecture a été remise à me prochaine séance à la demande de Thon.M.Thértault On croit qu'outre M.Thérlault.MM John Hall Kelly et J.-E.Ouellet adresseront la parole sur ce su- La Chambre Haute a passé, hier, en troisième lecture, les bills suivants: Loi validant un réglement de la cité de Sherbrooke: Loi amendant la charte de 1s ville de Saint-Jérôme.En première lecture les bills suivants ont été passés : Loi concernant les mines de Québec; Loi concernant les poseurs de tuyaute- rle: Loi concernant les taxes sur les corporations; Loi concernant l’association des sociétés coopératives; Loi relative aux employés publics et le cautionnement: Loi concernant l'établissement d une loterie; Loi concernant les opérations forestières et les bûcherons: ¦ Loi concernant la loi des pensions; Loi amendant le code civil concernant les baux de maisons.La loi modifiant la loi relative aux mécaniciens de machines fixes a été adoptée en troisième lecture.Lea bills suivants ont été référés au comité de législation: Loi modifiant la loi suspendant l'exigibilité des créances hypothécaires; Loi modifiant le code municipal; Loi modifiant l'article 599 du code de procédure civil concernant l'insatslssabl-Uté de certains traitements et salaires; Loi concernant rétablissement des prisonniers libérés sur des fermes; Lof modifiant la loi de l’Instruction publique; Loi modifiant le code municipal relativement il la qualité d’électeurs; Loi modifiant l'article 83 du code de procédure civile.Les fermes d'anciens détenus Au sujet du bill concernant rétablissement des prisonniers llbé.és sur des fermes.MM.Thérlault et Kelly se sont levés pour approuver spécialement ce projet de loi dont Us ont félicité le gouvernement.C'est une loi, ont-ils dit, qut#ne peut faire que du bien.ToutefoU.M Kelly a fait remarquer que dans son application on prit garde k faire en sorte que des prisonniers qu'il n’était pas désirable pour différentes raisons de voir ensemble dans les prisons pussent se rencontrer sur ces fermes.Cela est arrivé en Nouvelle-Zélande où on a dû amender la loi pour éviter cet Inconvénient.Relativement au projet de loi concernant les établissements Industriels.M.Ouellet a demandé s’il n'y aurait pas moyen d'amender certaine clause pour permettre k des enfants do 14 et 18 ans de pouvoir travailler sur des fermes quand Ils ne seront pas reconnus aptes k apprendre à lire et k écrire.Il connaît des cm de ce côté.L'hon.M Champagne répond à M.Ouellette qu'il serait assea difficile de faire une loi couvrant simplement des exemption.On ouvrirait ainsi la porte k maints abus.La loi reste donc telle quelle1.La Chambre s’est ajournée k trois heures cet aprés-mldl.Pour les oeuvres de charit-é LA PREMIERE REUNION NEUF PAROISSES OH BONDISSEMENT ‘ I)" .DES I/AR- Les syndicats catholiques Assemblées ce soir à l’édifice des Syndicats catholiques, 1231 de Montigny est : SYNDICATS DE L’IMPRIMERIE Le Syndicat des Relieurs et le syndicat des Typographes se rassemblent ce soir.Une étude sera faite sur les amendements proposés à l’extension juridique.On fera également une étude approfondie sur les taux des salaires raisonnables aux ouvriers de l'imprimerie.ASSOCIATION DES PLATRIERS Assemblée régulière.Rapport sur les développements relatifs au bill Arcand.Rapport de l’agent d’affaires sur les activités du syndicat et le travail actuellement en cours.SYNDICAT DES CORDONNIERS Les monteurs, les machinistes, les treesers, et les ouvriers dans le cuir à semelles, tiendront ce soir des assemblées dans des salles dif- j férentes.Dans chacune de ces sections on travaillera à l’élaboration des listes de prix.Vu qu’il v va de l’intérêt de tous les ouvriers cordonniers, ces assemblées sont ouvertes à tous, syndiqués ou non-syndiqués.Nous invitons tous les cordonniers h être présents et à ne pas manquer l’excellente occasion qu’il leur est donné de travailler à stabiliser les conditions de travail dans leur métier.LA RADIO RADIO-CAZnrC Pestes extérieur» Mercredi, 21 mars WABC Proie ur Université de Montréal CONFERENCES PUBLIQUES DE BIOLOGIE GENERALE Le Jeudi, 22 mars, à 5 h.p.m., dans le grand amphithéâtre de l'Unlvirstté de Montréal, aura lieu la conférence donnée par le Docteur Simard sur; “Le* lésions tuberculeuses".Cette conférence sera la detnlère de la série des conférences publiques de biologie générale pour l'année scolaire 1933-34.Les conférences reprendront en octobre 1934.Les neuf paroisses groupées dans 1 arrondissement D de lu Fédération des Oeuvres de charité cana-dienne-françaises ont commencé très tôt.cette année, leur travail d organisation.On sait que ce groupe a eu les honneurs de la campagne de 1933-34.H semble sc préparer encore une fois à donner l’exemple.La première réunion des présidentes et des vice-présidentes de cet arrondissement avait lieu récemment à l’iiôtel Vigep.sous la présidence de Mme Ernest tiirurdot.Les paroisses Sainte-Catherine, Noire-Dame du Mont-Car-mel.Sacré-Coeur.ftainte-Hrigide, Saint-Pierre, Sainte-Marguente-Ma-rie.Saint-Vincent de Paul, Saint-Eusèbe et Suint-Anselme avaient envoyé leurs déléguées.L’ordre du jour de la réunion fut le suivant : 1—Paroles de bienvenue par Mme Ernest Girardot, présidente de l’arrondissem'Mit 1); 2;—“Comment aider à la Fédération" par Mme Paul Martel, présidente des arrondissements paroissiaux; 3 Remerciements à Mme Martel par Mme Adjutor Perron, vice-présidente de l’arrondissement I); 4—“Pourquoi nous fai- sons partie de la Fédération” par M.Adjutor Perron, président de l’arrondissement 1); 5 -Allocutions prononcées par Madame Edouard Montpetit.vice-présidente de la section féminine de la Fédération; par M.Paul Ethicr, vice-président de la campagne de souscription; Par M.Pierre Beaubien, président des arrondissements paroissiaux et par le Dr L.Lamoureux, president honoraire de l’arrondissement 1).La réunion fut des plus enthousiastes et prit la ferme résolution d’atlpindre les objectifs déterminés par le Comité central de la Fédération.Il ne fait aucun don'.* que l’arrondissement 1) soutiendra la bonne réputation qu’il s’est acquise l’an dernier en dépassant de beaucoup le chiffre de tous les objectifs qui lui avaient été proposés.Mlles Pauline Labrecque et Paulette Ostiguy remplissaient les fonctions de secrétaires de la réunion.La prochaine assemblée de l’arrondissement 1) réunira les sections masculine et féminine aussi bien que tous les auxiliaires des neuf paroisses cd l'arrondissement.Eglise incendiée au Lac Saint-Jean Chicoutimi, 21 (S.P.C.) —Le leu a complètement détruit l'église, lé presbytère et l’école de la.paroisse Sainte-Jeanne d’Arc du Lac Saint-Jean.Tous les bâtÿnents étaient en bois, et le feu n’a mis que deux heures à tout consumer.Les pertes sont lourdes et les assurances ne les couvrent qu’en partir.L’in-cendie a pris naissance dans le presbytère, à cause d’une fournaise défectueuse.Les flammes se sont propagées rapidement, causant la destruction complète de l’église et de l’école voisine.4 30 d m.Science Service.Meivillo J Hershovitz (Unix, de lllllnoU).7 30 p.m.Music on the Air.8.00 p.m.Happy Bakere.8.15 p.m.The Human Side of the New», par Edwin C.Hill- 10.00 pun., Programme Old Gold.11.15 p m , News Service.WEAF 7 00 p.m.Martha Mears.contralto; or- Ch^ p.m .Cora Cob Pipe Club of Virginia.11 00 p.m., Orch.Jack Denny.11.30 p.m., Orch.Rubtnoff.WJZ 6 00 p.m.Le Choeur de Westminster.Direction Joseph Finley Williamson.9.30 p.m., John Charles Thomas, baryton; orchestre William Daly.11 00 p.m.Les Soeurs Pickens.11.45 p.m , Press Radio Bureau News Service.Les beaux programmes WABC 4 00 p.m.Musical Album of Popular Classics.Direction Howard Barlow — Ouverture (Guillaume Tell), de Rossini; L'éléphant (Carnaval des animaux), de Saint-Saëns; Danse des apprentis (Die Melsterslngers).de Wagner; Danse des Joyeux gnomes (Orphée), de Gluck; Mélodie (La Bohème), de Pucclnl.9.00 p.m., Philadelphia Orchestra.Direction Leopold Stokowski.Le cygne de Tuonela, de Slbellu»; Valse triste, de Sibelius.WJZ 7.15 p.m .Gems of Melody.John Herrick, baryton.Orchestre Harold Sanford.— Marche Militaire française (Suite algérienne), de Saint-Saëns; Forgotten, de Cowles; Lolita, de Buzzl-Peccl; Bacchanale ''Automne” (Les saisons), de Olarounoff; If I Forget You, de Caesar.jeudi.22 mart WABC 2.00 p.m., Ann Leaf, à l’orgue, 6.30 p.m., Tito awlzar, ténor mexicain.10.00 p.m., Orchestre Casa Lorr.a.11.15 p.m., News Service.WEAF 10.00 p.m.Orchestre Paul Whiteman.11.00 p.m,, Viola Philo, soprano.11.20 p.m , Norman Cordon, basse.11.30 p.m., Emission Internationale, de Buenos-Ayres.WJZ 5.15 p.m.Max Dpltn, violoniste; Milan Smolen.planiste 6.45 p.m., Nouvelles, par Lowell Thomas.7.30 p.m., Mélodies romantiques.Orchestre Eric Sagerqulst.10.00 p.m., Hands across the Border.Gloria La Vey.soprano; Theodore Webb, baryton.Orch.Joseph Llttau.11.00 p.m., The Cavaliers Quartet.11.15 p.m., Nouvelles de radio-presse.11.20 p.m., Anthony Frome, ténor.Les beaux programmes WABC 3.45 p.m.Curtis Institute of Music.Second mouvement (Concerto no 4.en ré mineur, op 31), de VIeuxtemps; Etude en ml mineur, no 5, de Paganlnl-Llszt; Valse brillante en la bémol, op.34, no 1, dé Chopin; Toccata, de Frescobaldt: Aria (La Passion de Notre-Selgneur, selon saint _______ Matthieu i.de Bach; Das Madchen sprlcht.SOIREE PAROISSIALE LE JEUD#!^^^^^.1 ^ im 22 MARS A LA POINTE- !-8, d”-L»For«'.™° *n si bémol 11.00 Orchestre, 11.» Orch.M eerie 12.00 Température.JEUDI.Zt MARS CKC.d 5.00 Les chevaliers de la mélodie moder- j 5 30 Le trio de concert BJtz-parlton.5.45 Bourses de Montréal et de N.-Y.6.00 Un peu de tout.,____, .K30 Nouvelles en français et résumé de» programmes de la soirée.6.36 Orchestre sous la direction de Jean Marie Beaudet.7.00 Ovide et Cyprlen.7.15 Edgar Herring, xylophonlste 7.30 Causerie littéraire.7.45 Cornin' through the Rye.8.00 Trio de banjos sous la direction de Lome Hltchlns.8.15 Causerie du prof.C.-E.Burke, de l'université McMaster.8.30 While Hearts are singing.9 00 Violette Delisle, soprano; Placide Mo-rency.baryton; et Jean-Mane Beaudet.planiste.9.30 Radio Theatre Guild.10.30 Nouvelles en anglais et pronostics de la température.11.00 Foothills Revue.CKAC 7.45 Marches populaires.8.30 Entre vous et mol.9.00 Eton Boys.9.15 In the Luxembourg Gardens.9.45 Les reines du clavier.10.00 Bill et Ginger 10-30 Température — Bourse.10.45 Claudette de Sèves et la beauté.11.00 Symphonie.11.15 Récital d'orgue du capt.Dickinson.12.00 L'heure trlfluvlenne.12.30 Programme d'orchestre.12.45 Bourse.1.00 Causerie de l'U.C.C.1.30 Extraits d'opéra 1.45 The Captlvators 2.00 Récital d'orgue d'Ann Leaf.2.15 Chansons françaises 3.00 Metropolitan Parade.3.30 Gavottes.3.45 Concert du Curtis Institute of Music.4.30 Bourse.4.45 Récital d’artistes 5.00 Une page d’histoire.5.05 Symphonie.5.15 Orch.Geo.Hall.5.30 Programme du foyer.6.15 Musique classique.6.25 L’heure récréative.7.15 Chants populaires.7.30 Aly, le bonhomme au sable 7.45 Le pharmacien du coin.8.00 La demi-heure théâtrale.8.30 Par-dessus les toits.8.45 Henri Robert.9.00 Drames vécus.9 05 Vers la paix 9.15 Orchestre.9.30 Fred Warlng's Pennsylvanians.10.15 Lee maîtres du piano.10.30 Dans le domaine des sports.10.59 Résultat du hockey.11.00 Reporter Roxy.11.05 Vera Van.contralto.11.15 Nouvelles 11.30 Musique de danse CFCF 1 00 Bourse.1.45 Orch.Herbert Spencer.4.00 Winters et Weber.5.00 Débat universitaire entre l'université du nord et du sud de la Californie.6.30 Mélodies populaires 7.15 Bourse.8.00 Rudy Vallée et ses Connecticut Yankees.9.00 Le trio Leduc.10.06 Orch Paul Whiteman.11.00 Résultat du hockey.11.02 Nouvelles.* 11.30 Anthony Frome.ténor.CH LP 9.00 Thème, l'heure sommaire, chansons françaises.9.30 Musique de danse 9 45 Comédies musicales.10 00 Opérettes.10.15 Programme commercial.10.30 La demi-heure romantique 11.00 Stealing through the classics.11.15 Vos valses favorites.11.30 Système moderne de radio.12.15 Pour vous." mesdames.1.15 Bourse.1.30 L’heure.5.00 L'heure — La demi-heure romantique.5.31 Sommaire, variétés 6 00 Bourse des mines l',heure de la prospérité.7.30 L’heure — Péd.des ouvriers.1*5 Laure Choquette, planiste.o.00 Au Jour le Jour.5 ^ S?0' St-JeA“-Baptiste de Montréal 8.30 Harmonica.9.00 International Gypsies 9.30 Orchestre.10.00 Ployhouse of the Air.;0 30 Around the Samovar.11 00 L'heure.11.00 Nocturne.11.30 Orch.Meerte.12.00 Température.Longueur d'ondes en metres et ce en kilocycle* de» principaux poats»; Société St-Jean-Baptiste AUX-TREMBLES La section de la Pointe-aux-Trembles de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal donnera le jeudi soir.22 mars, à 8 h.15.une grande soirée récréative à la salle de l’hôtel de ville de la Pointeaux-Trembles.M.l’abbé Emile Lambert, curé de Saint-Léonard de Port-Maurice, orateur distingué, parlera de notre Société nationale.Cette réunion est sous la présidence d’honneur de M.le chanoine J.O.Rousseau, curé, et la présidence effective de M.le Dr F.X, Trépanier, président de la section.Il y aura du chant et un programme musical exécuté par l'orchestre de Mlles Uhartré.Dames et messieurs sont cordialement invités.Entrée libre.“La Passion” à St-Alphonsc La troupe de M.Julien d’Aoust jouera le drame de l.n Passion, écrit par Julien d’Aoust, à la salle paroissiale de St-Alplumso d’Youville, les 26, 27 et 28 mars.Il y aura des matinées pour les enfants les 24 cl 31 mars.On peut se procurer des hilleft en s’adressant au presbytère des Rédemptoristes.Programme d'Albert Spalding majeur, op.II.de Beethoven.8.30 p.m.Voice of America, avec Mary Eastman, soprano.Alex Oray, baryton.~ Sylvia, de Speaks: Only a Rose, dé Frlml 9 00 p m., Philadelphia Studio Orchestra Direction Sylvan Levin.Le mouvement perpétuel, rte Strauss: Ouverture CDle Fledermaus), de Strauss.10.30 p.m, Evan Evans, baryton avec un orchestre de concert.— Mv Little Banjo.de Dlchmant: Une nuit à Séville, d'AI-benlr.; Daniel.d'Enders.Die Nacht, de Rfy,*»-™ ,r,aPV1'j Mat’' de Sanderson: Scherzo (Quatrième symphonie), de Bee- ehanen; 1 Y°U CalIlng Me- de M»r- WJZ 10 30 p.m Echoes bf the Palisades ____ Archer Gibson, organiste; Mme Merle Al-cock.contralto: trio Instrumental.— Prière a Notre Dame (Suite gothique), de Boélman.Thème dee roeee (Ariane), de Massenet; The Rosary, de Nevln; Mlghtv Uak, ,a pÜT!1 8pa,d,nX' violoniste."2® Poésie» et lettre*.Cebollèros.!?2?*ndr* Krwtelanet*.J] 00 Le reporter Roxv.J »» KmUelon du CBS “ L* Nouvelles du CBS 1120 Musique de danse.crer 10 50 Academy of Political Sclanee.11.85 Nouvelle».12.15 Johnny Marvtn.ténor.4 00 Quartette k corde» de Budapest 4 45 Folklore du Sud.6 00 Dinner at Six.6 30 Chanson» populaires 8 45 chs Dornberger 10 00 Studio.î?ïï ÿmPhoPlé ds cords* 11.00 Nouvelle» imr 9 00 Thème.Sommaire Chansons fran- çalse» 9 30 Culture physique * 43 Musique dé dense.10 00 Musique militaire lî îü J-e d»ml-heure romantique 11.00 Poèmes symphoniques.11.30 Vos velees favorites.12 00 Pour voue, mrwdemw 1.15 Bourao.1 30 t,‘heurs 500 q^ur* — 14 demi-hour» roman M.5 31 Sommaire — Variétés.6 oo Boums de» mines * J® ,H.UI^,, ^ la prospérité 7 30 L heure exacte v 3» Eî?Pwrlere du 7.45 Pro* commerçât B (» Au jour le Jour 8.30 Orchestre io w o™5St£un ïïSîîhïSE rt,, 8'lv*' Üirf .Xv.»iw£ii la aii tT ’x lü m v.-•?•il O "Taurai une réponse dans deux minutes ! ” Canad» pianiste.QUAND UN CLIENT EST PRÊT X ACHETER .MAIS DEMANDE DES CONDITIONS QUE VOUS NE POUVEZ LUI ACCORDER SANS L’ASSENTIMENT DE VOTRE GÉRANT.Ne manquez pas cette vente.communiquez sans délai avec votre bureau pa* téléphone interurbain.^ Rien n’égale le service interurbain dam lea cat d’u, » gence.Il voua apporte une réponse nette, instantanée.Voua pouvez téléphoner à 100 milice pour environ 3()c.Voyez 1er taur aux premiêroe pages de l’annuaiie.F.C WEBBER» Gérant Conférence du R.P.Doncoeur >LUME XXV — No 67 LE roi R, J FACE EEEIINin Vf vre en"aimant 4./n memonam Dans le cercueil où on l'a placée, ses deux mains jointes étaient tontes menues, sous la guirland-e du chapelet nacré.Ses mains si petites avaient été au cours de sa vie si larges ouvertes, pleines d’aumônes et de gestes compatissants.La mort les a figées, arrêtées pour toujours, et je songeais, mon regard attaché sur les doigts immobiles: Pourquoi ces mains ont-elles versé leur dernière obole, récité leur dernière prière, tracé leur dernier adieu?Dans la chapelle, parmi les statues voilées, sous la lumière des cierges, elle a reposé au milieu des chants sacrés, accordés aux défunts.Durant l’absoute, tout là-haut, au fond du choeur, on avait ouvert une fenêtre intérieure: deux religieuses étaient agenouillées, l'iine d’elles avec le bandeau blanc des professes, l’autre, petite novice aux frêles épaules: à distance, une cape ] noire en dessinait une troisième, à demi cachée dans le retrait de la fenêtre.Là où elle aùit vécu tant d’années, une foule émue environnait son cercueil; celui-ci ne devail pas prendre immédiatement ! le chemin vers l’éternel repos.Plus loin, dans la grande maison aux petits lits blancs, on attendait celle qui s’était penchée si souvent et avec tant (Taffection sur les petits blessés de la vie.Le silence, régnait partout.Pouvait-on rendre un hommage plus louchant à celle qui se dépensa sans compter au service de l'oeuvre de secours et de charité envers l’enfance douloureuse?Ouvrière de la première heure, elle resta fidèle à la tâche, jusqu’au jour, si pris encore où le mal impitoyable la terrassa.' La petite chapelle l'a accueillie une dernière fois et, avant qu'on l’emportât pour toujours, un enfant est venu déposer sur le cercueil une gerbe de lis soutenus par des feuilles de chêne .Vest-ce pas là l’image de notre chagrin?Les petits malades, innocents des maux qu’ils souffrent et dont le coeur tout blanc repose sur les feuilles de chêne, détachées du bel arbre de l’hôpital et emportées par ce froid matin de mars, vers la montagne.MONIQUE Antiquités Qui sr souvient des portières fabriquées avec du blé-d’lnde teint de sucre rouge alternant avec du blé-d’lnde blanc ou des atocas?Dans le salon aux rideaux de.dentelle bien empesés et très longs, un globe de verre renfermant des mèches de cheveux et une main de cire; suspendu au plafond, un ange de cire aussi, avec des ailes d’un tissu très léger et brillant que nos peux admiraient beaucoup.Les ca-talognes dont les lisières étaient cousues, couvraient tout te parquet; elles étaient broquetèes tout le tour de l’appartement et deux fois par année, à l’époque des grands ménages, se secouaient au grand air pour retourner cacher le plancher de bois mou des anciennes habitations.Un escabeau de broche, à trois étages, servait à ranger tes plantes près de la fenêtre la plus ensoleillée de la maison, dans le salon.Un sofa avec des coussins de soie énormes; des chaises en crin qui piquait les jambes des petites filles en visite; un gros piano carré ou un harmonium avec son banc rouge bien bourré et vissé au plancher, et ses clefs, ses deux pédales, et surtout sa corniche ornée de bric-à-brac el d'anciens coquillages.Quand nous pouvions réunir les notes du “Favori de Marie’’ ou de “Vol’ petit chien, Madame’’, c’était dè)à beau; la cousine venait nous jouer “La Prière d'une Vierge’’ et “Home Sweet Home’’; nous écoutions en grand silence.A notre insu, ces humbles harmonies nous formaient l’oreille à la musique.Une lampe suspendue au milieu de l’appariement avec une table ronde en dessous; une lampe dont l'abat-jour peint était garni de clinquant eu cristal ou d’une frange de perles, rassades achetées des snuvagesses qui venaient vendre îles porte-balais ou des chaussettes dans le temps des sucres, pèle-mêle avec leurs jiclils pains de sucre noir.Les lampes des chambres étaient en verre uni; 1rs remplir de pétrole et éclaircir les globes riaient un rife journalier; si vous aviez négligé ce devoir, vous aviez houle à en rougir quand, le soir venu, vous allumiez vos lampes.Il g a encore beaucoup de campagnards dont 1rs douces lampes éclairenl les foyers; l'électricité viendra-t-elle avec ses multiples commodités?Quel bon accueil ne lut ferait-on pas?Les murs étaient alors décorés des photographies de la famille; les religieux, les grands-pères, les enfants en habits de première communion, les mariés avec une fleur blanche à la boutonnière et un air.de bonheur enfin trouvé! Les cadres étaient très larges et dorés, quelquefois en bois ou faits de pommes de sapin.L’album de famille, enveloppé d’un carré de dentelle tricotée au crochet avec frange de demi-corde pour en conserver la peluche.Dans les chambres, tics courles-pointes ou des- catalogues de lit, très blanches, très lourdes; un lit avait toujours une espèce de volant en coton blanc plié comme un surplis et broquelé à tous les ponces sous les planches de ta cou-chette de bois.Les cache-oreilles étaient brodés de rouge et portaient des inscriptions appropriées.Les images étaient pieuses, parfois sentimentales: saint Jean-Baptiste et son mouton, saint Joseph, la Sainte-Famille, la bénédiction du Pape, souvenir du voyage à Home du curé ou du parent généreur; Napoléon cl la sentinelle, les adieux d’une mère; la plupart de ces images venaient des abonnements de journaux ou étaient achetées avec des coupons de savon.Si un des membres de la famille savait peindre, on voyait des chats, des fleurs, des paysages, des vaches dans le ruisseau, des montagnes avec de la neige au milieu des sapins ou des cgprès.des têtes de femmes aux cheveux longs; au-dessus de chaque parle, un cadre-canevas, dont les lettres travaillées en laine nuancée disaient “Bienvenue” ou “L’absence n'est pas Vou-bli”, on encore “Je me souviens”.Souvenir du passage des filles au couvent.Les meubles des chambres avaient de grands tiroirs: on les appelait commodes; comme les chambres de bain étaient alors un luxe inconnu, chaque chambre possédait une table avec un Irait dans lequel dansait le bol et le grand pot contenant l’eau destinée aux ablutions.matinales.Les lits des enfants étaient si petits et si bas qu'ils s'enfilaient sous le grand lit des parents; ceux-ci avaient une paillasse de paille ou de feuilles de blé-d'lnde qu'on changeait tous les ans à l’époque des hallages ; par-dessus la paillasse trônait un énorme lit de plume d’oie pesant une trentaine de livres.Une chaise servait d’esca-brau pour y grimper et tes oreillers ou traversins étaient aussi immenses.Les fillellcs avaient des peignes de corne en cercle relevant les cheveux du froid; quand ils étaient assez longs, ils élaienl tressés à la chinoise cl attachés avec un ruban de la couleur de la robe ou rouge; on aimait beaucoup le rouge, dans ce temps-là, pour la toilette.Four voyager, les valises de la- pis de Turquie ou en cuir cerclé de fer étaient à la mode; les campagnards voyageaient peu; leur vie était si remplie qu’ils se contentaient de regarder passer le train.I^es jeunesses se visitaient beaucoup; ils attelaient deux chevaux sur un traîneau, sans oublier les grelots et avec des buffalos, on se rendait à cinq ou dix milles pour une simple veillée de cartes ou pour une partie de sucre.Combien d'amourettes ébauchées dans ces promenades?Les châles du pays, colorés et en laine, servaient pour protéger la tête et les épaules; pour aller à la messe, les femmes portaient un boa de fourrure en vison avec un petit manchon sans fermoir-éclair.Les jeunes filles recevaient leurs amoureux près du poêle à deux fournaux dont une moitié chauffait le salon et l’autre la grande salle, et voici comment la veillée commençait.D’abord, l’album de famille entrait en scène, suivie du stéréoscope, espèce de lentilles à deux carrés, qui élargissait les photographies et les cartes spèciales.Si l’amoureux chantait un peu, ses talents devaient se dévoiler et la chanson finissait toujours par “Ex-cusez-la”.Quand nous voyions arriver un galant, les deux mains dans les guides, un cigare fraîchement allumé et des chaussons ronges, nous disions: “C’est le cavalier de ma soeur qui arrive".C’était à qui n’irait pas aider à dételer et éclairer avec le fanal le chemin de l’écurie où une bonne portion d’avoine attendait le cheval.Ils nous épataient, nous, les gamins, et nous soupirions d’aise, en pensant que ce serait notre tour un peu plus tard.L’un d’eux empruntait la bague de son père pour la circonstance et ne pouvait se plier Tauri-culaire tant elle était large.A la maison, les amis étaient bien reçus; il y avait toujours pour eux un plat de sucre à la crème dans le buffet; si les dèteleux avaient leur chance, ils se.faufilaient dans la salle et le plat se.vidait avant l'heure de passer le.sucre, au grand désappointement des jeunes filles.Bien ne change que nous-mêmes et les jeunes ne s’en doutent même pas.Les vieux ont la consolation de revivre en eux.C’est toujours avec émotion que nous revoyons nos vieilles maisons de campagne; les deux extrêmes se touchent, les antiquités font revivre l’enfance.ALICE 19 mars.Comment travailler pour la peix au Canada Tous les citoyen» du Canada peuvent et doivent travailler pour développer une atmosphère de pais, mais ils ne peuvent en même temps utiliser tou» les même» moyens.Tout le monde désire la paix, personne ne veut la guerre; alors, soyons logiques avec nous-mêmes, et dans le domaine où nous évoluons, sachons apporter efectlvement notre bonne volonté à Voeu-vre primordiale de la paix.Examinons, et vou» le voule* bien, quelques moyens pouvant être utilisée pour favoriser le développement de cette mentalité.chez nous.Commençant par en haut, si le gouvernement développait son département des Affaires extérieures qui est l'organe par lequel ce pay* parle officiellement aux autres pays, s'il le développait en un solide département pouvant exercer effectivement une Influence, un résultat appréciable pourrait être réalisé dans ce sens.Pour cela, 11 faudra voir au plus tôt à entraîner no» jeunes gens dan» nos écoles et nos collèges, afin que quelques-uns d’entre eux te spécialisent dans l’art si difficile et qui demande tant de doigté; celui de la diplomatie Comme base élémentaire de ces études, 11 serait nécessaire rte parler également au moins l'anglais et le français, avoir des connaissances générales du monde extérieur, et 11 faudrait que ces élèves soient entraînés à penser é l'unité du monde dans lequel Ils seront appelés à se spécialiser.En somme, leur apprendre la grande loi de la solidarité humaine laquelle doit être nécessairement basée sur la Justice et la charité.Ce sujet de la paix est d’importance vitale et se rattache tout d'abord au gouvernement; mats 11 est évident que l’opinion publique, celle des citoyens canadiens.peut aider et favoriser le développement de cet important département dm Affaires étrangères, en faisant une pression sur leurs différent» représentants au Parlement, afin qu’lia favorisent la chose Le Parlement est le corps officiel qui fait entendre la voix du Canada, c'eat le aeul endroit où le» opinions et le» sentiments de tout le pays se font entendre, et c'eat de la Chambre dm Communes que ces sentiment» et ce» opinions peuvent être mis en force.Dans le moment, le Parlement canadien ne porte qu’une faible attention au* question» de guerre et de paix, qui semblent.de ce eôté-cl del 'océan, être bien loin de noue.Pourtant, cm questions doivent être considérées et discutée» dans un temps de calme, afin de ne pas s exposer à être entraînés dans une autre guerre pire que celle de Ul«.Ne semblerait-» pas logique que la* citoyens, mem-bres du Parlement, qui représentant l'o-plnion générale du paye, considèrent com- me faisant partie de leurs responsabilité l'étude et la discussion de cette question de la paix, pour émettre ensuite clairement A ce pays ce que le Parlement fait au Canada afin de créer un sentiment de paix qui soit une réalité.L’hon M.Bennett, notre distingué premier ministre, ainsi que les chefs des divers partis politiques du Canada, ont demandé A tout le pays d’étudier ces questions.et eux-mêmes donnent l’exemple.Mais les hommes et les femmes qui sont au Parlement, doivent faire davantage pour élaborer une politique qui prouvera quelque chose de défini.Le président actuel de la Société des Nations au Canada, a déjà si Justement dit: "La paix est la route qui nous mènera au salut, et un des devoirs ultimes de tout bon citoyen en cette heure menaçante est de tenir allumée la flamme de l'espérance et le courage dans nos coeurs.La Société des Nations au Canada désire créer cet esprit et le maintenir dans tous les coins de notre pays.Cette volonté d’obtenir la paix doit s exprimer par la voix d’organisations créées dans ce but.Je fais appel à toute la jeune génération et lui demande de coopérer dans l’étude objective de tous ces problèmes complexes qui font l'objet d'étude* de la part de la Société et des améliorations qui pourraient y être apportées.Hommes et femmes appartenant à tous partis politiques et i n'importe quelle classe sociale devraient s’unir pour demander l'acceptation du principe, en faveur d'une organisation collective de la loi, de l'ordre et de la sécurité.Mais la dernière et la plus Importante place où les Canadiens peuvent travailler pour la paix est dans leur propre maison, dans leurs propres villes et villages respectifs; dans leurs églises, écoles et sociétés; enfin partout où se rencontrent des groupes qui se réunissent pour se communiquer leur pensée Il faut tendre à réaliser cette pensée exprimée dans l’admirable encyclique "Qua-drageslzno anno"; "Une vraie collaboration de tous en vue du bien commun ne s'établira donc que lorsque tous auront l'intime conviction d’être les membres d'une grande famille et les enfants d'un même Père céleste, de ne former dans le Christ qu'un seul corps dont ils sont réciproquement les membres, en sorte que si l’un souffre, tous souffrent avec lui".C'eat la vraie solidarité humaine; mais pour la développer et l'imposer, » faut d'abord créer un fort sentiment public que la guerre est un crime contre nos semblables et nous-mêmes.Combien y en a-t-11 à l'heure actuelle qui s'arrêtent à penser a ces chosea?Que d’argent dépensé en déploiement militaire.Sans s'en rendre compte on entretient et on glorifie l'idée de la guerre; est-ce que dès l'enfance on ne donne pas, particuliérement aux garçons, desfpe-tlts soldats de plomb pour leur amusement?Plus tard, ne les entraine-t-on pas comme cadets, avec l’Idée première d'en fetre dœ gueitiu-i?Ces exercices physiques.excellents en eux-mêmes, accomplis en temps de paix et sans danger, sont très attrayants pour la Jeunesse.Très ancle |nemei|t.les soldats pouvaient faire preuve d'un certain courage physique et déployer de l’héroïsme, représentant un Idéal qui attirait par la valeur personnelle déployée en cette occasion.Mais la guerre moderne, quoi de plus terre à terre, de molna Inspirant, de plus stupide; car le vainqueur est aussi meurtri que le vaincu.La guerre moderne, c'est le massacre des hommes, femmes et enfant» De» bombes peuvent être envoyées A des milles de distance des pays ennemis: des gaz peuvent être projetés pour nous asphyxier dans nos rues; de» germes contaminés peuvent être déparés dans l'eau de no» réservoir».Pour être logiques et véritablement entraîner quelqu'un A la guerre moderne, si on en accepte l'Idée.» ne faudrait pas lui mettre un uniforme propre et l’entraîner au grand air, certes non, » faut l’habituer A porter longtemps,,^» masques contre les gaz asphyxlanrs êl aussi entraîner nos enfants A vivre dan* de» caves humides, dans l'eau et la boue, et les obliger A vivre d'une nourriture médiocre.Il faut se décider A réaliser ce que représente le soldat dans une guerre moderne; oseral-Je le définir?Un pauvre individu sale et sans défense, susceptible rte voler en éclats A n'importe quel moment.ou d'être empoleonné par des gaz mortels, pendant son sommeil Mais la guerre moderne est stupide et ne représente aucune Idée chevaleresque, ni le salut pour aucun pays, pas même pour le vainqueur.A moins que nous ne soyons décidés A l’abandonner pour régler les conflits, 11 faudra se décider à sc* préparer pour ce qu’elle est, ou s'exposer A disparaître.Ce n'est pas Basez de détester la guerre.Il faut développer le désir de la paix dans nos coeurs.Ceci, évidemment, est une question d'éducation, combien les mères de famines peuvent, dans ce domaine.faire très grande leur part envers la nation; c'est A elles qu'il Incombe, en premier lieu de développer ces sentiments dans le coeur de leurs enfants 81 toute» les mère» prohibaient tous cadeaux et empêchaient tous Jeux ayant trait A la guerre, et lorsqu'il faut en parler, la décrire telle qu'elle est.dans son réalisme malsain et méchant.A l'Age adulte, 11 en resterait quelque chose.Comment ne pas espérer que l'on pourra arriver A raisonner un conflit, pourquoi pas?On le fait bien A l'intérieur d’un pays.C'est le résultat d’une entente logique et librement consentie.Il y a bien des manières de travailler, au Canada, pour substituer l'Idée de la paix A l’idée de la guerre.Une des plus Importantes et des plus pratiques, c'est évidemment la presse.Comme en 19M la rumeur de la guerre a été propagée rapidement.Combien souvent, hélas! volt-on dans les Journaux de» caricatures et des article» qui ae rient de la paix et des efforts qui sont faits pour l'obtenir; que d éloges aur la puissance armée des national Il est certain que l'opinion publique pourrait se prononcer en écrivant aux Journaux sa satisfaction lorsqu’ils publient des nouvelle» relatives A la paix, mala on est si apathique pour le côté normal de la vie et l'on cherche trop peu A le faire valoir.Tout le beau et bon travail dr* différent» comité» permanent» de la Société dee Nation* n'eet pas connu du publie; ce »era!t une »l belle propagande A faire de le renseigner lA-des*us.81 l'on avait un système pratique dé renselgne- v lUAnd nom- bre y collaboreraient volontiers, j'en eule certaine *• r«nci m'amène, dit à parler des dépenses du gouverne-ment et je pose en principe général que, dans les circonMancfs actuelles, toutes les dépenses somptuaire* défraient cesser.A ipropo» de dépenses de ce genre.M.Bourassa diffère d opinion avec le premier ministre.Ce dernier a exprimé son regrrd de ce nue le Sénat des Etats-Unis n ail .-analisn- pas ratifié le trailé de la c li*>n du Salnl-I.aurrnl.Pm De plus, nous avons une augmentation effrayante du “dole" aux sans-travail, avec la menace que cela devienne un fardeau permanent, «le nature financière d’abord, pour le pays au triple point de vue fédéral, provincial et municipal, à cause du chômage qui se continuera à moins que nous ne prenions des mesures rigoureuses pour rétablir l'équilibre entre la population urbaine el la population rurale.Quel csl le résultat?Eu premier lieu, pour ce qui regarde la finance adaptée aux besoins sociaux, les pensions de guerre et le système du dole restent et reste ront pendant «les années à venir un obstacle insurmontable à l'adoption d'un plan défini d’assurance socia le au profit de toutes les classes du Canada.Sans rouvrir d’nncicn-ncs blessures, sans discuter si nous étions justifiés de participer à la guerre, d’enrôler volontairement au début, puis sons pression et enfin au moyen de In conscription, la jeunesse du Canada, de l'envoyer faire une guerre étrangère an Canada, puis-je poser cette cpies-tion à chaque député bien pensant: Non seulement a mes amis pacifistes.mais également aux hommes braves qui ont prouvé leur sincérité en allant à la guerre de leur propre gré.qui ne se son! pas contentés de prêcher la guerre aux autres tout en «lenienrant nu pays pour s’enrichir, comme plusieurs marchands de guerre et patriotes l’odt fait de 1914 à 1918, je pose celte question: Est-ce une obligation morale, de la part du Canatia, de soutenir tout un groupe d’hommes, leurs femmes et leurs enfants, des hommes qui ont été induits a fniri- la guerre pendant quatre ans, à détruire la vie et In propriété, dans une Juste guerre, si vous le voulez?je ne disrute pas ce point particulier.Qu’est-ee que les députés pensent «le l’obligation nm-rale du Cnntyla à l'endroit de mii-M.Bourassa, d’hommes et de femmes «mi ont travaillé toute leur vie au Canada, pour le Canada, à donner des enfants au Canada et de l'argent A rKchhpiier?Allons-nous permettre qu’ils meurent dans la misère et perdent, après cinquante ans d’une vie dure, tout ee qu'ils on» épargné.afin que nous puissions payer à nos erénnriers 100 cents nu dollar et entretenir deux classes privilégiées: les pensionnés de guerre t ceux qui vivent du "dole”?Lnts- our une lois, en un siècle et demi» 1* Sénat "sons cetle question de côté.Je n’ai M.Bourassa.- Maintenant je dois traiter d’un sujet encore plus désagréable,'celui de l’impôt.Mais nous avons à l’aborder.Nous ne voulons pas répudier nos dettes j’accepte le terme.Nous n avons pas encore trouvé le moyen de les réduire.Far conséquent il ne reste que deux choses: une réduction, et une réduction rigoureuse des dépenses, et une augmentation des impôts.C’est ici que je veux montrer les raisons qui militent en faveur doute ._ la chose est désagréable.Tout impôt l’est.Malheureusement, cette recommandation a été faite non seulement au Canada mais dans la plupart des pays par des socialistes, par des révolutionnaires en puissance.sous le nom de conscription de la richesse.Eh! bien, je puis demander, comme il a été demandé fréquemment: s’il était juste de faire la conscription des hommes pour détruire, serait-il aussi injuste que cela de faire la conscription de la richesse pour reconstruire?Mais je laisserai même de côté ce» aspect de la question.Si ceux qui possèdent de l’argent au pays, si les grandes corporations comprenaient la situation telle qu’elle esl, on n’aurait pas besoin de faire la conscription de la richesse: elle serait libre, volontaire, pour réduire la dette.Fuis-je «lire «pie pour ma part, après quarante ans d’un travail assidu j’ai pu mettre do côté à même mes revenus annuels une somme de $20.1100?Je suppose que mes honorables amis de la gauche ne me considéreront pas comme un capi-Iftliste dangereux.J'ai reçu un petit héritage, lequel j’ai transmis intact à mes enfants, comme je croyais mon devoir de le faire; ce que j’a reçu de mes parents, je l’ai ré serve pour mes rnfauls el dès qu’ils sont en âge, je leur donne leur pari en proportion de leurs mérites.M.Bourassa déclare franchement qu'il sérail heureux «lr donner 81.000 des $25,000 qu’il a épargnés afin d’aider au gouvernement à ré «luire la «letle.Mais à trois con- aux courtiers, dilions: que tous 1rs Canadiens paient proportionnellement, leur part, que tonies les contributions servent à la réduction de la «letle et «lue, par «les mesures courageuses d'économie et d’impôt, le budget subséquent soi» équilibré.M.Bourassa considère que ces $1.000 seraient bien placés.Sans doute.1rs gros hommes d'affaires, avec leur géilie et |ient-ètrr aussi leur avidité, ne paieront pas leur liait volontairement.Mais je pense «pie le temps est venu pour le gouvernement.en commençant par le gouvernement fédéral, d’éduquer l'opinion publique et pnrlicnüère-ment l’opinion «ie ceux «pii possèdent.afin «le les amener à voir qu’une telle mesure serait la meilleure sauvegarde.Une fois qu'ils auront été taxés dans le but «l’alléger le fardeau’des «letles publiques, une fois que l'associatii n é«'o-nomique serait améliorée.«rAr«* à la diminution th* la délie, alors leurs affaires augmenleronl et ce qu’ils auront conservé de leurs richesses sera mieux préservé par ce qu’ils en ont donné pour maintenir on plutôt pour restaurer les finances «lu pays, qu’en essayant d’en jouir indûment jusqu'au moment du krach.La génération à laquelle nous appartenons, responsable comme elle l’est r non pas tous les individus mais l’ensemble de la commun nulè en vertu de la loi «le la solidarité cette génération qui est responsable des folies qui on» précédé la guerre, des folie» «les chemins «le des folies de la guerre, qui es1 responsable des plus grandes folies encore, peut-être, qui ont suivi la guerre, n’a pas le droit de laisser aux générations futures, "à vos enfants et aux miens” l’entier fardeau du paiement de nos folies.Que diriez-vous d’un père prodigue qui accumulerait les dettes dans la débauche et l’extravagance et qui dirait à ses créanciers: “Mes enfants vous paieront!” Si votre enfant vous demande du pain, lui donnerez-vous une pierre?C’est ce que nous faisons.J’approche du moment où je devrai rendre à mon Dieu, compte dp ce que j’ai fait dans ma vie privée et publique, et je ne veux pas partir sans avoir protester contre l’injustice que nous commettrons si nous laissons aux générations futures la tâche de payer toutes les dettes ques non avons accumulées à cause de notre courte vue pour ne pas dire davantage.L’impôt sur le revenu M.Bourassa passe à l’examen des impôts ordinaires.Il est en faveur du maintien et peut-être de l’augmentation avec prudeuee, de l’impôt sur le revenu.Cet impôt comporte actuellement des injustices manifestes.Il porte, par exemple, sur les rentes viagères du gouvernement fédéral et sur le revenu ordinaire d’au delà de $1,000.Il s’ensuit, par exemple, qu’un homme de 60 ans qui place une somme de $25,000 en obligations du gouvernement — lors «le la dernière émission des obligations fédérales, il était possible «le s’en procurer pour $25.000.valeur nominale, au «prix de $23,362.50 — re-cevrait, en vingt ans, une somme d’environ $20.000 en intérêts.En d’autres termes, cet obligataire reçoit une somme annuelle de $1,000 pendant 20 ans, sans être atteint par l’impôt sur le revenu.Qu’un autre homme du même âge, place la même somme de $23.362.50 dans des rentes viagères du même gouvernement: il.touche annuellement une rente de $2,247.47.ce qui représente l’intérêt à 4% sur le capital placé.En 20 ans, le rentier a touché un revenu total de $18.790, et*pendant cette même période, il a payé un impôt annuel sur le revenu de $638.00 Est-ce juste?C’est ni plus ni moins qu’une imposition sur le capital.Si le capital doit être imposé, que l’imposition soit générale.11 n’y a pas de raison de l’appliquer à une classe particulière de gens que le gouvernement a incitée à acheter des rentes viagères.Le gouvernement fait beaucoup de publicité autour de ces rentes viagères.Elles lui sont évidemment très avantageuses, parce qu’il s’agit d’un placement à fonds perdu.Le gouvernement, encore une fois, n’est jamais dans l’obligation de rembourser le capital placé en rentes viagères.CettP forme de placement est beaucoup plus avantageuse pour le gouvernement que ne l'est la vente des obligations.L’obligataire est exempt (Pinupot, tandis que le bénéficiaire de rente viagère y est soumis.Si ce rentier meurt dans les 20 ans,1 cette partie de son capital, qui ne lui a pas été remboursée, reste entre les mains les sa —pôt sur le revenu.dre moral et social, pour ainsi dire le ciment de l’édifice social.Ces gens sont, par instinct et par intérêt essentiellement conservateurs — le mot conservateur étant pris dans son meilleur sens.M.Bourassa n’emploie pas le mot de Georges Valois: les éternels aux dépens du pays, .il s’ensuivrait la faillite de la Bank of Commerce le et des petites gens, c’est la rente à tempérament.Le système a beau- lef Icsillltc UC lü DUiitK U/ OUIffffirf IC CI iTMJfzx.« y —- * - et de la Canada Life Insurance Co.coup contribue a la ruine F “Je me demande, dit M.Bouras- commerce.H a ruine les î«n sa, s’il est juste que le public soit non seulement au point (Je ' " soumis au chantage et que le trésor! nancier, mais aussi au point ne public soit exploité parce que moral.Depuis dix ans, la nia - .les autorités, fédérales ou pro- nêteté en affaires s est accrue dims conservateurs.Mais si ce» gens j viuciales n’ont pas antérieurement «les proportions étonnantes a vioni- sont ruinés par l’impôt ou autre- j accompli leur devoir et exposé la nient, ils peuvent devenir désespé- situation telle qu’elle était avant rément des révolutionnaires, car il que ces grandes compagnies vins-ne peut s’agir pour eux de recom-jsent demander du secours”, mencer leur vie.Fascisme M.Bourassa affirme qu’au cours do ses voyages en Europè il a pu se rendre compte que c’est précisément cette petite classe moyenne ruinée et oppressée, qui a d’abord donné de l’impulsion au communisme et ensuile, par réaction, au fascisme.Au Canada, nous ne voulons ni du communisme ni du fascisme.La députation d’extrême gauche ne veut pas plus du communisme ou du fascisme que n’en veulent les Lea affaires de bourses M.Bourassa passe à la dénonciation de la spéculation à la bourse.Il affirme qu’il n’y a pas plus de 1 pour cent des ventes et des achats d’actions et d’obligations qui se brassent dans les Stock Exchanges qui soient légitimes.C’est une affaire de jeu pur et simple.Le cas est différent quand un homme va dans une maison de jeu et engage son avoir ou, encore, quand il va sur un champ de courses pour courir sa chance.C’est le jeu en bourse qui a déterminé le oppositionni tes libéraux ou leV Àrach de 1929.Cela pouvait déter conservateurs ministériels.Mais,m'jner la ruine financière de n’im- sans le vouloir ce sont toutefois des choses que tout le monde prépare.En matière d’impôt, il es» temps, plus que jamais, de se souvenir des droits de la famille et des devoirs sociaux.On parle assez souvent d’immigration pour augmenter la population de notre pays de façon à ce que l’impôt soit réparti entre un plus grand nombre de contribua: blés.C’est un moyen comme un autre.Mais est-il bien nécessaire d’attirer chez nous plus d’étrangers pour prendre la place des enfants de familles canadiennes, de familles canadiennes déjà établies chez nous et de quelque origine qu’elles soient?La question se pose en termes assez simples: des naissances ou de l’immigration.L’Etat veut-il encourager les naissances au Canada, encourager la vie de famille?veut-il encourager plutôt la venue d’étrangers, de nouveaux éléments?C’est à lui d’en décider.Mais il semble que la politique familiale s’impose.M.Bourassa précise qu’il ne parle pas que de la famille issue de Canadiens d’origine mais de la famille de tous les gens déjà établis au Canada.L’assurance-vie L’orateur passe alors brusquement à la question de l’assurance-vie.Du point de vue social, dit-il, les compagnies d’assurance-vie, en pays neufs comme le Canada et les Etats-Unis, sont plus importantes que les banques.Ce sont elles qui deviennent le soutien financier des familles, combien de professionnels, de marchands, d’industriels qui, tout en laissant leur famille vivre dans l’extravagance, ont tout de même réussi à payer des primes d’assurance.Tout l’argent des primes d’assurance s’en va dans les coffres des compagnies.On entend souvent parler de la garantie de la banque à propos des fonds qui lui sont confiés.Tl n’en reste pas moins vrai que les fonds privés entre les mains des banques ne représentent, aiftsi que l’a très habilement démontré M.Caban, le secrétaire d’Etat.que 4 pour cent de la valeur des opérations que les banques font entre leurs créanciers leurs débiteurs.C’est avec cela que les banques peuvent jouer.Par ail- porte quel pays.Ce krach a causé du dommage même à des entreprises honnêtement administrées et il a même été dommageable au crédit du pays, c’est toute la nation qui s’en est ressentie.Il est maintenant du devoir de mettre fin à ce genre d’abus.M.Bourassa rappelle que dès 1903, il dénonçait, en Chambre, les abus de la Bourse.Il reçut de partout des lettres de félicitations mais le gouvernement libéral de l’époque ne fit rien,* ne bougea pas.Le gouvernement conservateur qui suivit ne bougea pas davantage et non plus qu’aucun autre gouvernement par la suite.Bien des gens ont pu se dire que la réforme qu’il préconisait ne pouvait s’accomplir parce que trop de membres du par- rêal, et dans une large mesure par le fait du système des ventes a tempérament, protégé par une loi votée à Québec, il y a quelques an-nées.Il y h trop de gens dont les demeures regorgent d’articles impayés, insaisissables par le propriétaire et que le vendeur na tient pas à reprendre, ayant touché un profit suffisant.L’acheteur eat endetté et le loyer est en souffrance.Le propriétaire en souffre, la ville en souffre et tout le monde en souffre.Les clients eux-mêmes finissent par en souffrir, ayant abusé du crédit.Il faut enrayer ce système ainsi que le système de la distribution de coupons et primes et autres moyens d’achalandage condamnables.Pour résumer ce chapitre, dit M.Bourassa, le principal souci du Parlement et du gouvernement doit être de ranimer la vie locale, le '•onimerce local à moitié ruiné par les grands magasins à rayons, avec l’aide de l’Etat, au moyen des comptoirs postaux et de livraison par la poste.Nous devons aider de toutes nos forces & la renaissance de l’industrie et de l’économie locales que les trusts et les coalitions ont ruinées, grâce à la protection des tarifs douaniers et .des lois de compagnies fédérales ou provinciales.La vie villageoise a été sapée, les centres ruraux sont dépeuplés, les villes grandes et petites sont congestionnées, avec toutes les conséquences d’ordre économique, politique et social qui s’ensuivent, bien plus grande menace que le bolchevisme russe, par- lement s’y trouvaient intéressés.M.ce que c’est le foyer du bolchevis- Bourassa dit qu’il ne peut croire que ce soit vrai, bien que ce soit l’impression à l’étranger.Courtiers en faillite M.Bourassa affirme: “L’un des plus sûrs et des plus habiles banquiers du Canada, un homme qui commande la confiance de tout le monde commercial et financier, qui commande la confiance de tous les partis et de tous les gouvernements, m’a dit la semaine dernière, que tous les courtiers en Bourse de Montréal, à l’exception de deux ou trois, étaient en faillite, il y a trois ans.Ce sont les banques qui les ont portés parce qu’elles avaient peur des révélations qui pourraient être faites.Allons-nous permettre que le même régime continue d’exister?" M.Bourassa dit que l’esprit de jeu que représente la Bourse a été réprimé en Italie, grâce à l’esprit spécial du fondateur des caisses populaires.Le député de Labelle attaque ensuite les trusts principalement celui du charbon.Tl rappelle que le député de Sainte-Marie, le Dr Deslauriers, a récemment présenté une résolution à ce sujet.Il approuve le député de Sainte-Marie.Nous aimons le peuple en temps d’élection Quels sont les sentiments des gens qui ont payé le charbon quatre fois ce qu’il valait, le char- Les exemptions M- Euler, ancien ministre libéral.intervient et demande à M.Bourassa s’il est bien certain que les rentes viagères du gouvernement sont imposables.M.Bourassa répond que ^p’esl le ces.D’après un amendement vote l’an dernier, i] existe une marge d’exemption de 81,200.C’est après avoir déduit celte marge d’exemption sur les $2.247.47 de son rentier, qu’il a établi l’impôt que celui-ci doit payer sur la différence.M.Euler: “Je ne veux pas être indiscret, interrompre l’honorable député pour rien, mais je crois que.d’après la loi.le montant d’une rente viagère ne peut actuellement être de plus «le » 1,200 par année et c’est exactement le montant de l’exemption”.^ M.Bourassa: “C’est exact et je crois que r’esl une erreur, parce que s’il y a une fonde 'de placement que n’importe quel gouverne-nicnl devrait encourager, c’est le pincement en viager.Mais à la demande.ou plutôt subissant la pression des compagnies d'assurance, le gouvernement a réduit le inon-tmit de rentes viagères qu’une personne peut acheter.11 a ainsi l'trdu des millions de dollars sur lesquels il n’aurait eu à payer que Quatre pour cent, alors qu’il doit (¦mettre des obligations remboursables à 4'j'5.plus la commission Notre petit rentier Le député de Labelle dit qu’il ne \eul tins parler plus longuement des impôts, parce qu'il aura pro-lisiblement occasion de revenir là-dessus à propos du budget.Il ne veut parler ni «le.la taxe de vente, ni des taxes d’accise.Il recommande simplement au ministre de» finances d’avoir le souci de la jus-lier sociale en établissant son prochain budget, t) ne convient pas.par exemple, que le même impôt soit douille nu triple, comme la rlmse existe pour l’Impôt sur le revenu.dans rrrtalne» province* et dans certaines villes de ces provinces.I| ne convient pas non plus que le fisc, directement ou indl-reetement.écrase notre petit capitaliste, notre rpargniste ou noire pilit rentier.Il arrive que l’on traite ces gens «le parasites.Il se peut qu'en I nrope l’épargniste.le rentier solrii) des parasites, mais pas chez nous.Nous n’avons pas encore le type d’épargnlste ou de rentier que connaît FEtiropr.par suite de l’arriimiilation des biens «le générations en générations.Nos rentiers sont des gens qui vivenl du revenu de ce qu’ils onl eux-nièmrs gagné, Leur revenu, c’est leur pension de vieillesse.Bien sou me au pays.Sur un sujet semblable le député de Winnipeg-Centre-Nord a dit: “Mais, nous ne «pouvons faire faire marche arrière aux aiguilles de la pendule”.Cela dépend de la pendule.On peut tourner les aiguilles des bonnes pendules dans les deux sens.On ne peut en dire autant des pendules bon marché.Notre système économique si coûteux est de qualité médiocre.Mais on répare et remet en bon état les horloges détraquées.N’est-ce pas à cela qu’il faut viser?Des gouvernements aux plus humbles individus, ce qu’il faut, c’est le retour à la vie normale.Ce qu’il faut, c'est ramener non seulement à la ferme, mais aussi au village la masse de gens attirés dans les villes par la guerre et les fausses industries créées pendant la guerre.L’exemple de M.Laforce Un modeste employé du Chemin de fer national à Montréal, M.J.-Ë.Laforce, accomplit modestement un travail merveilleux.Par ses conférences à la radio et sa propagande, il dirige une couple de fois par mois vers l’Abitibi parfois dix ou vingt familles qu’il établit à des endroits où elles pourront réussir.Il n’organise rien de sensationnel.Mais il connaît la région, les gen; et leurs besoins, et il sait qu’un bon usage sera fait de l’argent fourni par l’Etat.Si dans tous les grands centres canadiens, on avait suivi l’exemple de ce modeste employé canadien-français, on aurajt bien plus contribué à la restauration de l’ordre social que par plusieurs grandes entreprises.Il faut aussi viser à réduire le coût de la vie et du travail.L’opinion générale veut tout maintenir à la hausse.Il faut tout abaisser, pas jusqu’aux abîmes, mais jusqu’au niveau d'existence auquel la plupart des êtres humains étaient accoutumés avant la guerre.Nous trouverons la tranquillité, pas dans les nuages, pas au sommet des mon- que l’on devrait s’entendre là-des-1 mais*,"les élections finies,'nous7e tfKnes', (1anls ,,a Profondeur sus de façon à ce que les fonds qui laissons tondre par nos amis, les ' • precipices pf pes marécages, ont été confiés aux compagnies, contribuants à la caisse électorale C‘ d assurances et qui représentent , et autres piliers de l'Eglise, de P.p\ f' faut encourager 1 écqno- j l’Etat et de l’ordre social, j Je passe- à la réglementation du I crédit, la question la plus impor-« tante, peut-être.Un Juif itdlien a ] réglé naguère la question du cré-.- I ! dit rural, quand il était ministre La 5un Lite des finances.Il a commencé mo- vi n^.,.acta i vn,,%:„Ar j «lestement par l’organisation de ."fi.\ae™™lnZ : quelques individus ici et là.Au ^ (le quelques années, non seu- la Sun Life et il se demande si cela ! i .____- leurs, les fonds des compagnies I bon dont ]e c£ntrôle étai’t entre le; d assurance sont de I argent qui, tnajns du m,)nOp0]|e organisé par leur est confie par des gens qui, la lc séna(eur Webster?Croyez-vous plupait du temps, ont le souci de qU’j]s avaient beaucoup d’esti,me la^nv leur famille.pour nos classes dirigeantes, pour N est-re pas leur devoir que ces i |e sénat dont l’honorable monsieur fonds soient placés aussi convena-1 ejd l'ornement, la Chambre des hlement que possible.Mais corn- « Communes qui est censée défen-inent I^Ltat s est-il ai quitte de son dre les droits des pauvres, ou des devoir.gouvernants si préocrujiés des mas- Le Conseil privé a décidé que le scs en période électorale?En contrôle des compagnies d assurai!- temps d’élection, nous aimons tous ce l elève des gouvernements pro-« le peùple, nous sommes prêts à vmciaux.il n en resàr pas moins | aecorder tout ce qu’il demande.présentent souvent le strict pain quotidien d’une famille soient mis en placements sûrs.On devrait s’entendre sur ce point.L’a-l-on fait jusqu'à présent?Afe justifie la construction de lo tour de Babel que l’on sait à côté de cet immense trou qu'est le site projeté pour l'établissement de la gare du Canadien Xational.Il cite encore des chiffres et il finit par dire que le prétendu fonds de fiducie de la San Life Assurance Company est composé de 48 pour cent d’actions communes de toutes sortes (Uentreprises en Amérique.Le ministre du Commerce a fait non seulement imprimer mais enluminer un credo économique canadien.('.eux qui y croient sont évidemment des gens qui ont foi dans le Canada mais certains n’y I meilleur éta’t que nous, ' pour Va croient pas en tan» que crtte voir pas perdu la tête autant que compagnie est concernée, parce j nous, pour n’avoir pas abusé du qu'il* placent autant que possi- ; crédit comme nous, pour les entre-hlc leur argent à l’étranger.prises publiques et particulières.Que valent aujourd’hui tous ces Au sujet des banques, son attitu-storks?Tout le monde le sait.de est l’opposé de celle de la plu- M.Bourassa dit: “Sans trahir au- part des Canadiens.Il ne repro-cune confidence.Je peux dire ] rhe pas aux banques d’avoir refusé qu’il y a quatre ou cinq ans.lors- de faire crédit, mai* d’avoir pro-qur la compagnie sr présenta de- digué le crédit aux époques de fol-vant le Parlement pour obtenir le les dépenses.On a beau dire «pie droit d’émettre de nouvelles ac- les banques ne font pas d’avan-tions, j’ai examiné la situation des | ces gagées par des terres, des mi-compagnies d’assurance, partteulié- j nés ou «les actions, les affaires rrment relie de la Sun Life, et je étaient malades, elles souffraient suis allé m’informer auprès de ! d’une fièvre «le folie dans les an-l’une des autorités en assurance* ! née* qui ont précédé la crise, lement les petites banques rurales ont sauvé l'agriculture et la viticulture italiennes, mais quand l’Italie était au bord de la banqueroute, du fai» de la mégalomanie de Crispi, qui jeta sa patrie dans les bras de la Triple Alliance, (dies ont sauvé le pays lui-même.Les grandes banques avaient tellement avancé d’argent à l’industrie des armements, à la grande industrie et aux grands établissements (iu’elles n’avaient plus d’nrgen» à prêter à l’Etat.L’orateur prédit que si'les pays d’Europe, l’Italie surtout, échappent à la révolution et à la guerre d’ici dix ans, ils émergeront de la crise bien plus vile et en bien dans ce pavs.Je lui clrinandai: “A la face même de leur rapport, ne sont-ils pas en banqueroute?" Ce fut cette année-là que le dividende aux action quand l'argent était abondant, quami le commerce était censé prospère.En se signant tmiturlle-ment des billets, n'importe quel groupe de dix individus pouvait 1er et autres, qui est responsableont été c.11 répondit: “De fait, mais à quoi bon le dire?Cela causerait une panique”.M.Bourassa rappelle que quelques années auparavant, lorsque la Cnnadian Northern Company se _ _ présentait devant le parlement pour vent 'leur miigrVrevenu provient | obtenir de l’aide, le premier minis-d’un fonds «h- rctralle.parce qtt’Hs J"’ * opposa à ce que de mil, pendant «le longues années.I l aide fût accordée.On demandait roiitrllmé nu bien-être de la rom-1 de 1 aide au parlement en Invoquant mimante, de la communauté fédé-!celte raison que ail ne se portai» raie.pr«.««.•.»i- .mnnlclnale.Ils r»' «« secours de la Canadian nairrs fut augmenté de 50 à 75 p.emprunter de l’argent à Montréal.Pour «tuol faire?Four le placer dans le commerce?Non, pour rovineiale ou municipale.Il* P*’1 **ro le meilleur soutien de Foi'* \lfOrthtrn d+ Macktui» à.Mann,, spe ruler.11 serait intéressant de connaître la quantité de crédit accordée à un bureau de courtiers de Montréal, la maison Wood et Gundy, par la Banque Royale, dont le président est sir Herbert Holt, associé de Wood et Gundy.La vanta i tempérament’ Une autre question à laquelle M.Bourassa s’est toujours for» inté- reaaè au point 4» vue slaTa JaroiW mie et la production honnête, il y a quelques nnnées, le ministre du commerce, M.Stevens, a inauguré une campagne en faveur de l’achat des produits canadiens.Tl faudrait faire appel à tous les producteurs canadiens, depuis les fabricants lusqu’aux laboureurs, pour les exhorter à nous donner des produits bien faits, car depuis la guerre la qualité de plusieurs de nos produits s’est avilie, par le «manque de conscience non seulement des gérants, mais aussi des ouvriers.La préoccupation de la plupart de ceux qui sont en haul, aujourd’hui, c’est de gagner le pim- d’argent possible, et de ceux d’en «bas, d’accomplir leur-travail avec le moindre effort, soit intellectuel, soit manuel.Le sens du devoir fait aujourd’hui défaut dans toutes les classes.On dit: mais vous abaisserez ainsi le niveau d’existence.Qu’entendez-vous par mode élevé d’existence?Si vous entendez les frais, la moyenne des Canadiens ou des Américains dépensent plus d’argent que la moyenne des Européens.Mais si par mode d’existence, on entend un certain équilibre «luis l’activité humaine, un certain degré de satisfaction pour l’esprit et le roeur et de confort corporel, le mode d'existence du Français, «le l’Italien, du Suisse, du Belge, du Hollandais, de l’Allemand, pour ne pas parler de l'Anglais, est supérieur à celui des Canadiens et des Américains aux points de vue moral, iiitellechiel, artistique et même materiel.Au commencement de la crise, il y a trois ou quatre, ans, un Français qui a étudié de près tout cc qui intéresse l'Angleterre, son empire et nussi les Etats-Uni!».M.André Siegfried, n écrit un livre 1res instructif el il a prédit que l’Angleterre ne rerouvrer» jamais sa suprématie commerciale et Industrielle tant que son peuple n’su-rn pas renoncé à ses idée» fausses sur le niveau de l'existence, car l'Européen du continent, plus moth sic, plus économe et en même temps plus soucieux de consacrer un peu de son temps aux choses de l’esprit, à l’étude et à l’art, se nourrissant et s’habillant plus modestement tout en retirant plus de satisfaction de la vie, fournit un meilleur travail que l’Anglais.Si nous comparons l'Europe rontinentale à l’Amérique, la comparaison aéra encore plus désastreuse.é la pua 7) %0LOmi XXV — W» 67 Li DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 21 MARS 1934 n discours de A4.Ecurassa Suite de ia page 6 Le chômage Cela nous amène à ia question du chômage si souvent discutée.Il faut supprimer les allocations le plus tôt possible et aussi les camps de concentration.Donnons du travail.Mais lequel?Du travail sensationnel.la construction de routes transcanadiennes, de grands édifices?Non.L’argent va ainsi aux entrepreneurs et est absorbé par l'a.çhat de machines.De pitas, cela entraînerait le transport de milliers d’hommes, cela habituerait à ia vie errante et sans foyer des centaines de milliers de Canadiens.Il faut au contraire faire exécuter de nombreux petits travaux, des travaux utiles, partout.L’orateur dit que dans son comté on a affecté $6,000 ou $7,000 à un travail inutile.Il est inutile de construire une maison luxueuse, des salles publiques, un chemin pour permettre à des membres de clubs montréalais de se livrer avec plus dp confort à la pêche à la truite du à la chasse.Il faut faire exécuter des travaux utile», des travaux d’un avantage permanent pour la communauté, en disséminant les hommes partout dans les villages, afin qu’ils ne soient pas une menace.Autrement dit, le problème, c’est ce que certaines gens appellent la conscription du travail.Appelez cela comme vous voudrez.De même qu’on a opéré la conscription de la richesse, on a opéré la conscripiion du travail pour tuer et détrmre.Il doit certes être aussi légitime d’opérer la conscription du travail pour reconstruire et pour des oeuvres de vie.Mais il n’est pas nécessaire d’employer ce mot odieux.Le problème, c’est une meilleure distribution du travail et de la main-d’oeuvre pour rétablir l’équilibre entre la production rurale et urbaine, de faire affluer dans toutes les parties du pays par les artères le sang aujourd’hui concentré dans les centres.Le pilori à la Place d’Armes Cela pose une question délicate, celle du maintien de l’ordre public.N’en déplaise au parti de gauche, la principale- fonction de l’Etat, c’est le maintien de l’ordre public pour l’avahtage de tous.(Qui a dit le contraire?interjette MÙe Macphail).L’Etat ne peut xercer ce pouvoir avec une autorité morale, si la répression du désordre n’a pas lieu partout de haut en bas.On a rétabli la torture au pays, la torture des gens même pas déclarés coupables par les tribunaux.On fouette les cambrioleurs, mais pour satisfaire le sentiment de la justice de plusieurs Canadiens, si l’on rétablit pour les petits criminels les formes de châtiment abandonnées depuis deux siècles, il faut aussi rétablir le pilori à la place d’Armes à Montréal, et y mettre dans les brodequins ciuelques-uns des principaux auteurs du présent malaise économique et social, afin que les bonnes gens puissent aller leur jeter des choux, comme cela se faisait à Londres, à Paris et ailleurs, quand il y avait quelque justice sociale.Je ne veux pas leur mort, mais je voudrais qu’on leur donnât une bonne leçon.Il faut faire quelque chose pour alléger le fardeau dur, cruel, impitoyable qui pèse sur les épaules des masses.J’emprunte ces mots à l'encyclique du Pape.11 faut ramener j au bon sens et punir sévèrement les ! riches qui abusent de leur pou- ' voir et tiennent les pauvres et tout le monde dans divers degrés d’assujettissement.Ce n'est pas la révolution.L’histoire nous dit comment Louis XIV a traité Fouquet et Napoléon.Ouvrard, comment un roi et un dictateur ont châtié les finan-« ieis millionnaires qui abusaient de leur puissance.Bâillonnez le démagogue Mais cela dit, c'est le devoir îles gouvernants de supprimer et surtout de prévenir les émeutes, de punir, pas tant les émeutiers, dont la plupart sont de pauvres fous égarés, que les auteurs des injustices envers les pauvres et les opprimés qui perdent la tète dans leurs souffrances et suivent le pre-mer démagogue qui fait appel à eux.Je vais donc plus loin, dit l’o-, râleur, que le ministre do la jus-! tice n’est allé l'an dernier: au lieu de punir l’émeutier quand l'émeute a eu lieu, je dis hardiment: bâillon-1 nez Je démagogue.Mon honorable ami, qui est mon voisin, a la liberté .de parole à coeur cl je connais sa sincérité.Avant de ldi répondre sur ce point, je donne pour la deuxième fois un avertissement amical à mes amis de Québec, ceux de droite et de gauche.Cesser, d’ar-cuser le représentant de Win-, uipcg-Centrc-Nord (M.Woods-! worth) d'avoir des idées communistes.Vous savez que c'est une calomnie et une injustice.I n jour viendra, et plus tôt que vous ne I croyez, où les dénonciateurs du chef de la C.C.C.verront en lui un rempart contre la démagogie et le communisme.Quiconque lit sait qu'il n'a pas de pires ennemis que les communistes.Mais je ne puis partager sa manière de voir sur la liberté de parole illimitée.La liberté de parole comme tous les autres genres de liberté cesse d’être un bienfait, quand elle met en danger l'ordre social et nuit â la liberté d'autrui.On a parlé beaucoup de reflx qui ont subi un procès pour blasphème & Québec, on a parlé de retour au moyen Age.Mais il faut chercher A comprendre les sentiments de tous.De même que nous nous efforçons de comprendre le point de vue des gens de l'Ouest, ils doivent chercher à nous comprendre.Une insulte à notre Dieu et à notre Eglise blesse plue notre sentiment de la dignité humaine qu'une insulte à notre père et à notre mère.Nos autorités laisseront-elles alors le pire démagogue insulter dans la me le nom que nous révérons et l’Eglise dans laquelle nous sommes nés el espérons mourir?Notts ne demandons à personne de croire ce que nous croyons, mats nous deman- dons qu’on ne nous insulte pas.Quel profit y a-t-il pour les pauvres d’insulter le nom de Dieu e» des hommes et des femmes qui se sont dévoués pendant quarante ou cinquante ans au service des pauvres?Res-pectez-nous comme nous vous respectons.Mais on dit que c’est une menace à la démocratie.Wilson disait: “Nous avons combattu pour assurer l’existence de la démocratie dans le monde”.Il faut peut-être modifier cette parole et convenir que pendant quatre ans nous nous sommes battus pour assurer l’existence de l’hypocrisie dans le monde.La fameuse définition: le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple est un mélange de faux et de vrai.Il est manifeste que tout gouvernement est un gouvernement du peuple.“Pour le peuple”, c’est ce que tout gouvernement devrait être.Malheureusement, il y en a peu qui le soient.“Par le peuple”, cela n'a jamais été et ne sera jamais.Quel représentant peut prétendre qu’il exprime les vues de ses électeurs sur n’importe quelle question à la Chambre?Deux formes de tyrannie Le socialisme est bien plus sain que la démocratie ou le libéralisme.Comme réaction contre l’individualisme, c'est un bienfait, mais, dans la pratique, il conduit soit au communisme, soit au fascisme, deux formes de tyrannie.On demandera peut-être: pourquoi ne pas s’en tenir au bota vieux conservatisme?Le conservatisme est une impossibilité, parce qu’au sens strict du mot, cela signifie la conservation de tout ce qui existe, le mal comme le bien.C’est la conservation des mauvais germes qui amènent la révolution.Pour préserver ou restaurer ce qu’il y a de bon dans la société, il faut détruire hardiment le mal.Il faut tomber d’accord sur un point, bon gré, mal gré, c’est qu’un nouvel ordre social doit surgir.Ou plutôt, ce n’est pas un nouvel ordre social qu’il faut créer, mais l’ancien qu’il faut restaurer, une restauration comportant la mise en oeuvre de ce qu’il y avait de boii, de vrai, de durable et de fécond dans la vieille société, une nouvelle construction adaptable aux besoins de l’heure.Dans une telle société restaurée, il doit y avoir un juste équilibre entre l’autorité et la liberté, les droits des individus et les droits de la société.D’après le droit naturel, spiritualisé par le christianisme, l’ordre social repose sur trois fondements d’importance inégale: la propriété, la famille, la religion; le matériel, le social et le spirituel.La propriété La propriété, c'est h vol.a dit Proud’hon.Cette proposition a soulevé un cri d’horreur et de réprobation, particulièrement dans les rangs de ceux qui possèdent.Mais le plus grand chef social catholique d’Allemagne, je pourrais dire d’Europe, Ketteler, évêque de Mayence, — celui que le Pape Léon XIII devait appeler plus lard son prédécesseur dans l'oeuvre de réforme sociale — Kcltcler eut le courage de reconnaître que le paradoxe de Proud’hon “contient à la fois un énorme mensonge et une vérité fertile’.“Nous devons d’abord détruire ce qu’il contient de vrai de façon à en faire une fausseté absolue”.“C’est le faux droit de propriété qui a donné naissance à la théorie fausse du communisme.” En d’autres termes, le droit de propriété est réel; mars, dans le concret, beaucoup de propriété est acquise par Je vol et détenue injustement,«avec la complicité île lois faites par des hommes.D’après l’enseignement catholique, depuis le Christ jusqu’à Pie XI, en passant par saint Paul, saint Thomas d’Aquin, Ilossuet et deA milliers d’autres, aucun homme n’a un droit absolu de propriété sur aucune chose.Dieu est le créateur et le seul propriétaire de toute les richesses terrestres.Dans sa munificence, il met ù la disposition de l’humanité, de tous les hommes, de toutes les femmes et de tous les enfants pour leur subsistance, tout ce que la terre et la mer contiennent et produisent.Aucun individu n’a le droit de posséder lui-même aucune chose au détriment du prochain.Tout ce qu'un individu peut réclamer c’est le droit de jouir du fruit de son travail, de le capitaliser je n'aime pas le mot; je dirais plutôt: de le stabiliser d’en disposer librement, par testament ou autrement, mais jamais au détriment d’autres individus ou de la communauté en général.Chaque fois qu’un individu ou un groupe d’individus viole celte loi d’ordre et de justice sociale, c'est le droit, mieux, c’est l’impérieux devoir «le l’Etat représentant la communauté, et chargé de protéger Je pauvre, l'opprimé ainsi que les rois de France, quand la chrétienté prévalait sur le droit romain, en faisaient le serment, lors de leur couronnement c'est le devoir de l’Etat d’intervenir pour mettre fin à la voracité, à l’accaparement des richesses, aux combines, à tous les moyens dont se servent les rois de la finance pour opprimer le pauvre et le priver de.son droit naturel d’ecquérir sa modeste part de biens temporels.Ea propriété (privée ou corporative), pour être légitime, doit être acquise honnêtement, convenablement administrée et employée à des fins justes.Pour être utile à la société.elle doit être équitablement distribuée entre le plus grand nombre possible d'individus dans la communauté.Maintenant.el sur ce point, j'attire spécialement l'attention de mes collègues de langue française cl cntholiques, des deux côtés de la Chàtnbre — ortie forme de propriété, lu petite propriété, la plus légitime, la plus utile à la société, est maintenant détruite au Canada, dans la province de Québec, dans la ville ne Montréal en particulier.par le capitalisme, par l'impôt, par de faux principes d'économie et par «.n tivin de vie extravagant, aussi rapidement et aussi effecUsemenl qu elle l'est en Russie par le communisme ou par le régime boleheviste.La situation est encore plus grave lorsqu’on établit la relation entre la propriété'et la famille.D’après le Pape Léon XIII, le droit de l’homme à la propriété privée — limité comme je viens de l’indiquer — se trouve accru par ‘Textension” de l’homme dans “la société domestique”, la famille.La famille La famille est la cellule essentielle de la société.A des Canadiens, cette vérité obvie n’a pas besoin d’être démontrée — bien qu’il serait facile d’indiquer l’influence désagrégeante exercée sur la famille, dans la province de Québec, par le jacobinisme français, te! qu’exprimé dans le code civil de la province de Québec, et dans tout le Canada par l’individualisme | non moins destructeur qui nous est ivenu de l’école manchesterienne.Tout ce que je veux dire main-i tenant, comme avertissement à nos | chefs, dans l’Eglise et dans l’Etat, c’est ceci: la famille, comme la propriété privée, est actuellement menacée, plus encore, démoralisée et détruite, au Canada, dans la province de Québec et dans la ville de Montréal peut-être encore plus qu’ailleurs, par le capitalisme, le matérialisme, l’impôt et l’extrava-ganée, aussi sûrement, si c’est avec moins de violence qu'elle Test en Russie, sous le joug de Lénine et de ses disciples.A Montréal et dans les autres grands centres, il est presque im-oossible aujourd’hui, pour des milliers d’hommes et de femmes bons et honnêtes, de maintenir un foyer et une famille; c’est également impossible pour des milliers de jeunes gens de fonder un foyer et une famille.De là le progrès rapide des pratiques malthusiennes parmi les gens mariés, l’augmentation effrayante de l'immoralité chez les jeunes gens des deux sexes, l’abaissement marqué de la foi et de la moralité chez tous.Je ne fais maintenant allusion qu’aux seuls catholiques et Canadiens français.Ces signes de désintégration morale sont avant-coureurs de révolution.Qu’on se rappelle la France, dix ans, cinq ans avant la tempête qui emporta l’Eglise et la monarchie.Pensons à l’Espagne d’il y a quelques années.Ces présages, je le confesse, me donnent plus d’inquiétude comme père, comme Canadien, comme catholique.que les crimes et les folies perpétrés à Moscou, ou encore que le plus ou moins grand degré d’orthodoxie, d’hétérodoxie ou d’a-doxie dans le programme de l’un ou de l’autre des partis politiques du Canada.Dans un pays comme le Canada, 'es faits, les sentiments et les tendances comptent beaucoup plus que les théories et les doctrines.Ceci m’amène au troisième, et, de beaucoup, le plus important des fondements de l’ordre social, ia religion.La religion C’est Cari Marx ou Lasalle qui a dit que la religion est l'opium du peuple.Comme le paradoxe de Proud’hon sur la propriété, celui-ci contient également une vérité et une fausseté.La fausse religion, ou encore la religion mal comprise et mal pratiquée, peut, comme l’opium, stupéfier et empoisonner une communauté malade.Mais, comme l’opium encore, lorsqu’il est convenablement administré, elle allège les souffrances, rend possible une opération qui serait meurtrière autrement, donne le sommeil et le repos, et finalement met le corps, individuel ou social, en état de recouvrer la santé et la force.Ea religion n’est pas très en vogue à J heure actuelle.Les hommes d’Etat l’ignorent, du moins offici-ellement.Ea plupart des savants la dédaignent.Les matérialistes en rient.Néanmoins elle fut, elle est, elle restera le seul fondement permanent de l’ordre social.Sans la foi en Dieu, dans la justice et dans la miséricorde divines.il ne peut y avoir de paix sur la terre, pas de paix durable entre nations, pas d’ordre établi au sein même des nations.La fraternité humaine ne peut sc passer de la paternité de Dieu.Aucun pouvoir humain n’a le droit de gouverner les hommes et les nations, de commander l’obéissance.à moins qu’il ne se fonde sur l’autorité divine.Pourquoi faudrait-il obéir à Moïse ou à César, à Hitler ou à Stnlin.au roi Georges ou nu président Roosevelt, à R.- B.Bennett ou à Mackenzie King, à George Henry ou à Alexandre Taschereau, si l’on ne croit que tous les pouvoirs ne sont délégués à ceux qui les détiennent.si fautifs que soient ces hommes, par Dieu, par l’Intermédiaire du consentement explicite ou tacite du peuple?Pourquoi sacrifierai-je aucune de nies lubies ou aucun de mes rn-priees et encore moins aucun de mes besoins, pour aider un aulrè homme à moins que je ne croie que tous les hommes sont les enfants du même Père qui est dans les deux, rachetés par un seul Sauveur, le Fils de Dieu et le frère de l'homme?L’essence de la religion c'est l'amour de Dieu et du prochain, cl cet amour doit s’exprimer par des actes individuels, sociaux, politiques, nalionnux et internationaux.La religion ne peut toutefois maintenir son empire sur l’esprit humain, diriger les activités humaines, encore moins réfréner les ambitions humaines et toutes les autres passions humaines, à moins qu’elle ne soil enseignée à l’homme.de son enfance jusqu’à sa mort, à moins qu'elle ne pénètre partout, non seulement dans les églises et dans les temples, mais dans In famille.à l'école, à l'atelier, dans les parlements et dans les tribunaux judiciaires, partout où les hommes s'entretiennent, étudient,* travaillent, gouvernent, légifèrent et jugent.Et l’enseignemenl de !n religion.pour être effleure el durable, doll être donné par l'autorité dûment constituée de l’Eglise nu xmn »« direction, C’est ce qui constitue le probième toujours si complexe1 partout des relations de l’Eglise et i de l’Etat, surtout dans un pays comme le Canada, où plusieurs Eglises sont reconnues par la loi et qû chacune de ces Eglises réclame, à des degrés divers, le droit d'enseigner la religion à sa propre fa-I çon.Profession de foi catholique Sur ce point délicat, qu’il me soit permis de confesser ma foi sans équivoque.Né catholique, j’ai été élevé dans un cercle de famille qui comprenait des catholiques, des protestants et des agnostiques.Cfnquante années d’études, de voyages, de contact avec les esprits supérieurs de notre temps et aussi, par la lecture du temps passé, m’ont ancré dans la conviction que l’Eglise catholique est l’Eglise divinement instituée et divinement inspirée pour conduire les hommes à leur salut éternel par la voie de la vérité et de la justice individuelle et sociale.Malheur à nous, catholiques mauvais ou médiocres, dont la conduite privée ou publique est comme un témoignage contre l'enseignement de l’Eglise, une pierre d’achoppement pour le faible.l’incroyant, l’agnostique! Dieu sait combien je souhaite que tous les Canadiens, que tous les hommes sur terre soient de vrais catholiques, de meilleurs catholiques que je ne suis.Mais en aucun cas je ne crois à la conversion par la force ou dans une religion imposée par l'Etat, ainsi que Philippe d’Espagne, Henri VHI d’Angleterre, Louis XIV ou Napoléon en France, ont essayé de l’imposer à leurs peuples, au détriment et de l’Eglise et de l’Etat.De nos jours, tout ce que l’Eglise peut réclamer et réclame en fait, c’est le droit d’enseigner, au foyer et à l’école, aussi librement que dans les églises, le devoir de tous les hommes envers Dieu et envers le prochain, le respect de l’autorité légitime, de la vraie liberté aussi, la pratique de la justice et de la charité envers tous, pauvres comme riches.Mais c’est là un devoir d’enseignement qui s’impose à toutes les Eglises.Sans sacrifier aucun principe de dogme ou de morale, toutes les Eglises peuvent travailler et devraient s’efforcer conjointement ou selon des voies parallèles, d’aider le gouvernement et de guider le peuple dans leur acheminement vers le salut social et économique.D’un autre côté, c’est le devoir de l’Etat d’appuyer le pouvoir spirituel dans sa mission, mais de ne jamais essayer, au grand jamais, de se servir de la religion pour des fins de politique ou de parti.0 Tolérance ‘ T/aide mutuelle, la tolérance et l’indulgence entre les Eglises, les classes et les races, entre les provinces, les villes et les communautés rurales, et aussi entré les partis et les factions politiques sont des choses qui sont aujourd’hui plus essentielles que jamais au Canada et ailleurs.Sans cet accord moral, ni loi, ni mesure, ni plan de réforme financière ou sociale ne peut réussir et sauver la société.L'antisémitisme A ce sujet, qu’on me permette d’ouvrir une courte parenthèse pour déplorer la vague d’antisémitisme qui passe maintenant sur la province de Québec.Elle a été soulevée par une poignée d’individus irresponsables.Puisse-t-eile tomber au plus tôt! C’est si peu chrétien, si contraire aux meilleures traditions du Québec, la première partie de l’empire britanique où les Juifs reçurent des mains d’une majorité d’expression française et catholique.en avance de vingt-six ans sur l’Anglelerre, la pleine reconnaissance de leurs libertés civiles, politiques el religieuses.S’il arrivait qu’un Canadien français, possédant jugement el autorité, fût tenté d’encourager celte propagande de haine, qu’il se rappelle qu’une attaque portée contre n’importe quelle minorité est une menace à toutes les minorités.Les Juifs sont une minorité dans la province de Québec; mais les catholiques et les Canadiens français sont une minorité dans huit provinces sur neuf.Prenons garde aux réactions.Bibliothèque de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales L’Ecole des Hautes Etudes commerciales invite les hommes d’affaires et le publie en général à fréquenter sa bibliothèque où ils trouveront une documentation complète sur l’industrie, le commerce et la finance.Parmi les nombreux volumes reçus au cours du dernier mois, nous croyons intéressant de signaler les suivants: Le retour ù la prospérité, de Gina Lombroso: étude sur la crise économique, où l’auteur signale “les erreurs du passé et les tâches de l’avenir”; La lutte pour la paix, de Mariano H.Cornéjo; Manuel des opérations de bourse, précis théorique et pratique par F.J.Combat; Toute la France: sa terre, son peuple, ses travaux, les oeuvres de son génie, par Emile Saillens.Mentionnons en particulier deux volumes d’une grande actualité: Ferons-nous la révolution?de Gaston Gros et La révolution nécessaire, par R.Axon et A.Dandieu.Les auteurs américains nous -donnent aussi d’intéressantes études, entre autres: The Great Delusion, ou l’auteur.Ernest Greenwood, montre les résultats de l’étatisation et de l’ingérence du gouvernement dans les affaires; The Theory of Unemployment, de A.C.Pigou, une étude très complète des causes du chômage; Business Under the Recovery Act, de Valenstein et Weiss, montre l’influence de la NJ.R.A.sur les affaires; The Intelligent Man's Review of Europe To-day, de G.Cole et M.Cole, dans lequel les auteurs, après une courte esquisse de la géographie et de l’histoire des pays européens, analysent les problèmes actuels de l’Europe et de ses pays.Enfin les amateurs d’histoire apprendront avec intérêt que la bibliothèque vient de recevoir la collection complète de l’histoire mondiale: The Great Events, by Famous Historians — 33 volumes, dont 7 se rapportent à la Grande Guerre, et 4 aux événements de l’après-guerre.Au nombre des journaux et périodiques qui parviennent tous les lours à la bibliothèque, il convient de signaler les suivants: Congo, revue de la colonie belge; The Canadian Historical Review, publication trimestrielle de l'Université de Toronto sur l’histoire canadienne; Dun et Bradstreel, revue mensuelle sur l’état des affaires aux Etats-Unis; le Bulletin mensuel d’Eludes et d’informations économiques de la Banque nationale française du commerce extérieur; l'Esprit international.périodique traitant de questions internationales; Cost and Management, revue mensuelle publiée par The Canadian Society of Cost.Accountants and Industrial Engineers; Economia, revue des questions italiennes; Commerce et Finance, 77ie Aeroplane, publications hebdomadaires; La Pologne et The Dock and Harbour Authority (Angleterre), revues mensuelles, et le Bulletin de la statistique générale de la France paraissant tous les trois mois.La bibliothèque es) située au numéro 530 est, rue Lagauchetière.Elle est ouverte tous les jours, sauf le samedi et le dimanche, de 9 h.du matin à 10 h.du soir; le samedi de 9 h.du matin à 5 h.de l'après-midi.Entrée libre.CROISIERES D’HIVER LES BERMUDES Départs frequents de New-York* Boston-Halifax Aller et retour (4 purs en mer) 1ère classe, depuis.$60.Séjour de 1, 4 ou 5 jours entre les raccordements.— Hôtel, repas compris, par jour, depuis /.$7.00 Chemin de fer de Montréal à prix réduits Indes Occidentales Service» régulier* Deux fois par mois de HALIFAX.Destination: Porto-Rico, Bermudes, Barbades, Trinidad et Guyane anglaise.Paquebots: COLBORNE et CHOMEDV.30 JOURS — Voyage .293/4 29% + % 20 Can.North.Power 22 22 230 Can.Celanese 20 20 V» 20 20 45 Canada Cernent 8^8 8 3/8 + % 5 Can.Cement priv 44 44 10 Can.Brome 253/4 25% 70 Can.Car and Found 83/g 8 3/s 81/4 81/4 - % 55 Can.Car and Found 143/4 143/4 141/2 141/2 325 Can.Ind.Alcohol “A” 153-8 15% 151/4 15 1/4 - % 5 Can.Pac.Ry 17 17 15 Can.Steam priv.5 Ve 5% 10 Dom.Bridge 33V2 33'/2 10 Dom.Steel and Cl ‘ B” 4'/8 4*/» 4 4% 105 Dom.Textile 80 80 45 Cen.Steel Wares 5 5 — v$ 35 Gypsum.Lime and Co 6'/a 6 Vi 25 H.Smith * 8’/4 81/4 -L Ve 10 Hollinger Con.Cold 16.30 16.30 + .05 170 Int.Nickel 26.80 26.80 26.50 26.50 - .50 40 Lake of the Woods IZVz 12 % - % 30 McColl Frontenac 12 12 220 Mont.Power 37'/2 37'/2 371/4 37 % 210 Mont.Power Deb.46’/4 46’/4 46'/* 46% - % 80 Nat.Breweries 28 Vs 28’/4 28% 28% 20 Power Corp 131/2 131/2 - % 70 St.Lawrence Corp 2*/2 2% 115 St.Law.Paper priv 18 Ve is y* 18 18 545 Shawinigan W, and P .223/g 22*/2 221/4 22% - Ve 5 So.Can.Power 14'/Z 14% 45 Steel of Canada 35% 35% 353/i 353/4 - % 1 5 Steel of Canada priv.38 38 5 Viau 23/4 23/4 35 Winn.Electric 2% 2% COMMERCE ET FINANCE Achetons ch os nous A nos chefs LES NOUVELLES EN RACCOURCI Causes de la dualisme retraite: L’indivi-! Canadian Vickers — Ill — Dans cet examen des causes de notre retraite économique, nous voulons donner à ceux qui sont trop pris par leurs affaires quelques idées leur permettant de pousser cet examen de conscience, indispensable au succès de notre défense économique.Notre péché capital est pour nous le même que le premier signalé dans le.pciit catéchisme.Foncièrement catholiques, nous préférons lui donner un ternie plus doux.L’individualisme n'est-it pas le synonyme poli d'égoïsme, l'une des plus choquantes manifestations de l'orgueil?Stimulés par lu «fièvre du gain, nous luttons, nous avançons, toujours sans nous soucier de ceux laissés en arrière.S’il est indispensable de se frayer un chemin seul, la brèche n’étant pas assez large pour y faire passer les siens, a-t-on l'idée de consolider la position gagnée?N'est-ce pas là ' une bonne stratégie?Est-ce bien ce que nous avons fait?Heureux d’un premier succès, nous avons continué (’avance seuls.Nous avons négligé les sages mesures pour protéger la position que nous quittions à la conquête d'une autre.L'adversaire, pour mieux isoler et plus facilement nous mettre en déroute, a simulé la retraite, machinant l’encerclement.Combien de nos chefs n’avons-nous pas perdus de cette façon! Ne serait-il pas à propos de recourir À la stratégie économique de nos aïeux qui faisaient avancer les masses tranquillement mais sûrement?N”est-ce pas Végoïsme poli qui change, en meutes envieuses, les chefs dépités du succès d'un des leurs?Nous assistons alors au pénible résultat de l’individualisme.Le chef légitimement fier de son succès dédaigne le concours de ses lieutenants logiques lorsqu'il n'engage pas la guerre avec eux, s’il se sent assez puissant.Le chef s'entoure d’étrangers,reléguant les siens dans la cuisine lorsqu’il ne les tient pas dans la cour.Blessés dans leur fierté et leur amour-propre, torturés par*renvie les lieutenants ne savent que faire pour jeter le nouveau maître en bas de son piédestal.Pendant que chez les nôtres nous assistons à ce triste spectacle, nous voyons nos concitoyens de langues différentes se rallier autour de celui qui perce.Ses talents?sa valeur morale?on n'en a cure^ Un seul fait subsiste: il arrive, il est arrivé.Epaule contre éupulp on l’appuie et avec lui on avance.Cette stratégie a remplacé 3G9 marchands de lait, disparus en 18 ans, par 641 Voitures dirigées par le ’‘trust".Cette stratégie a donné, sur 1,200 voitures servant à la livraison du pain, 900 voitures an ‘‘trust’" pour combler le vide laissé par nos 168 boulangers disparus depuis 15 ans.Albert NERVIENS Cours moyens à Montréal (Compilation officielle de la Bourse de Montréal) 10 20 30 servie» indus- réu- publics triel» nis Hier 70.2 63.2 65.5 Avant hier 69 8 «2.7 65 1 Sem.dernière 71.8 64.3 66 8 Mot* dernier 09.0 64 0 65 6 1934 haut 72.0 65.2 67.4 1934 bas 58.0 50,9 53 3 Fin 1933 58 0 51.5 53.7 1933 haut .72 0 67 3 68 9 1933 bas 41 4 24 4 30 1 1932 haut 86 3 37 7 53.9 1932 bas 44.3 18 1 268 1929 haut 198 4 174.5 182.8 (La moyenne de 1926 rtgale 1001.— Cours du blé WINNIPEG Hier Ouv.Haut Ba» 11.40 Mal 67% 67% 67», 67*4 67», Juillet 68% 68% CHICAGO 68% 68% 68% Mat 87% 87% 87% 86% 87% Juillet 87% 87% 87'* 86», 87’, M.C.M.Rudel a été élu hier pre-! sident de la Canadian Vickers Ltd.I Les autres membres du conseil i d’administration restent MM.James Playfair, James Richardson, V.M.Drury, N.A.Timmins, J.Edouard Labelle, C.R., F.M.Ross, J.McL.Stephen, \V.W.Butler.Innovation à la Bourse Continuant d’étendre ses services, la Bourse de Montréal commence aujourd'hui à publier chaque jour les rours moyens des titres d’utilités publiques, des titres industriels et des deux réunis.Comme on le constatera par le tableau qu’on trouvera dans une autre colonne, des comparaisons sont faites avec les cours moyens de la semaine précédente et des années passées.Le groupe des utilités publiques est composé fies titres suivants: Bell Telephone, Brazilian Traction, B.C,.Power “A”.Canada Northern Power, Montreal Power, Montreal Tramways, Power Corporation, Quebec Power, Shawinigan et Southern Canada Power.Lp groupe des industries comprend: Cernent.Canadian Car & Foundry, Canadian Industrial Alcohol ‘A’, Cockshutt Plow, Consolidated Mining & Smelting, Dominion Bridge, Dominion Textile, Dryden Paper, Bollinger, Intern;|ional Nickel, Lake of the Woods, Massey Harris.MoColl Frontenac, National Breweries, National Steel Car, St.Lawrence Corporation, Steel of Canada et Sherwin Williams.Les deux premiers groupes réunis forment l’indice combiné.Cours de l’or Londres, 21 (P.A.).— Le cours de l’or ri fléchi de 2d à 136s.Cours de l’argent' Londres, 21 (P.A.).— Le cours de l’argent a fléchi de \i à 19 5-16d.Cours du sucre New-York, 21 (P.A.).— Le marché du sucre est plus faible.Options: mars, offre, 1.36; mai 1.49; juil.1.55; sept.1.61; déc.1.65-66; janv.1.66.L’acier .Iron Age rapporte que la production moyenne de l'acier aux Etats-l nis reste au même niveau que la semaine dernière, soit à 48 Va % jjn rendement possible.A cause des engagements passés, iis livraisons aux constructeurs d’automobiles ont continué malgré la crise ouvrière qui menace cette industrie et la diminution de la demande qui est constatée.les chemins de fer continuent d'accorder des commandes importantes.Cours du café New-York.21 (P.A.) — Le marché du café es! faible.Hio: mars, offre.8.20; mai 8.28; juil.8.38; sept., offre, 8.50; déc.otfre, 8.60.Santos; mars, offre.10.35, mai 10.70; juil.10.82; sept.11.15; déc.11.25.Les grains Chicago, 21 (P.A.)—A cause du recul sur le marché mobilier et de l’aggravation de la question ouvrière, les cours des grains ont quelque peu reculé ce matin.Marché du bétail (P.C.) Le nombre des animaux mis en vente sur le marché local ce matin était de 379.soit 15 bêtes à cornes, 147 veaux, 217 porcs dont 150 n’avaient pas trouvé preneurs hier.Les prix pour les veaux ont fléchi de 25 sous, les légers de qualité commune se vendant 84 et ceux de qualité moyenne $6.25.Quelques-uns ont été vendus é $6.50.Moins de 25 porcs ont été vendus dans la première partie de la séance.Les porcs à boucherie se sont vendus à $8.75 plus la prime ordinaire de $1 pour ceux de qualité choisie.Les obligations (Compilation de î» maison ï.-a.Beaubien Dominion du Canadc.4% 15 ont.1939 Offre Dem 101% 102% 4% 15 oct.1945 100 101 4% 15 oct.1952 .99% 100% 59o 15 nov.1936 104% 105% y/r 1er mars 1937 .106% 107% 5%% 1er déc.1937 .109 110 4%% 1er sept.1940 104 105 4%'r 1er oct.1944 .103% 104% 4%% 1er fév.1946 .103% 104% 4%'i 1er nov.1946-56 103 104 4%% 1er nov.1947-57 103 104 4%% 1er nov.1943-53 .*%% 1er nov.1949-59 .103 104 .103% 104% Avec la garantie de l’Etat: C.N.B.444% 1051 .105 106 C N.R.4',à% 1954 .104 105 C.N.R.4ts,% 1956 105 106 C.N R.4 >4% 1957 .104 105 C.N.R.4*4% 1968 .104(4 105*4 C.NR.1955 .107 1 08'., C.N.R.5% 1954 .108 (g 109'» C.N.R 5% 1969 .109 UOVi Port de Montréal 5% 1989 .110 111'» Can.Nat.5% 1855 .110 lllVi Provinces et muni fpaïue;: Colombie Britannique 6% 1947 93 100 Ville de Montréal 5ê 1945 .99*4 101 Ville de Montréal 6% 1944 .105*4 107*4 Ville de Winnipeg 5% 1942 .83 100 Manitoba 6% 1947 .100% 102 V-s Ec.Cath.de Montréal 6% (937 101 % 103% N -Brunswick 5*4% 1952 Ontario 5 *4 % 1947 .Ontario 4%% 1950 X.du P.-Edouard, 6% 1947 Prov.de Québec 1963 Saskatchewan 6% 1952 Compagnies: Abitibi 5% 1953 .Beauharnols 6% 1959 Bel) Telephone 5% 1955 .105 B.A.OU 5% 1945 .B.C.Power 5% 1960 B.C.Power 5*4% I960 B.C.Telephone 5% 1960 Calgary Power 5% 1960 .Can.L, and P.5% 1949 .Can.N.P.5% 1953 .C.P.R.4 >4% 1944 .C.P.R.5% 1954 .C.P.R.6% 1942 .C.P.R.5% 1934 .Can, Steamship 3% 1943 Can.Steamship 6% 1941 .Can.Vickers 6% 1947 .Dom.Square Bldg 6% 1948 Dorn.Tar 8% 1949 .Duke Price Pow.6% 1966 Famous Players 6% 1948 Famous Players 6*4% 1948 Fed.Grain 6% 1949 Gatineau Power 5% 1956 Jamaica P.5% 1950 ,, McLaren Q.P.5%% 1961 .».McColl Frontenac 6% 1940 Mont.C.and Mfg.5(4% 19'* Mont.Is.P.5(4% 1957 .M.L.H.and P.5% 1951 M.L.H and P.5% 1970 Mont.Tram.5% 1941 Mont.Tram., 5% 1955 Ottawa Valley Power 5*4% 197 Power Corp.4*4% 1959 , Power Corp.5% 1957 .Price Bros.6% 1943 .Quebec Power 5% 1963 Holland Paper 5,V4% 1948 Shaw.W.and Pow.6% 1937 .3haw.W.and P.5% 1970 Shaw.W.and P.4Vj% 1970 Smith H S',4% 1953 South.C.P.503 1955 Un.Secs 5*4% 1952 West Kootenay Pow.5% 1956 Rentes françaises: 4% 1918 .4(4% 1932 .Crédit national: 3% 1919 .5% 1920 .30 106 101 110 111 103 108 104 103 104% 99% 101% 40 63 42 105 107 100% 102% 96 98 101 103 99% 94 101 % 96 93 96 92 94 88 90 97 99 111 113 99'% 84 27 30 61 63 53 87 56 93 95 90 92 78 75 (9 90 92 87 94% 96% 99 101 101% 103% 99 102 107 109 107 ïoe 99 101 82 84 103% 105% 76% 78% 85 92 94 96% 98% 94 96 100% 102% 95 97 87% 89% 91% 93% 100 102 81% 33% 101% 103 46 *0 45 49 49 S3 33 37 30 33 Dép.Montréal .8.20 p.m.(Gare Bonaventure) Arr.New-York, gare Penn.7.50 a.m.DEPART: Trains de nuit des 29-39-31 mars.LIMITE DE RETOUR — 2 ayrü.Bourse de New-York Les rendements 12% par an sur votre capital C atl 11 cc qua raçaivaii» las détantaur» éa RENTES RETROUER ES A FONDS GARANTI, Séria 1*11, ram-baursablas an l*4î.Si vaut désirât participar aux btncficas considérables qua rapporta l’industrio pétrolière.vous no «aurios trouver da méthode da placement plus avantageuse.CtrriiUure détaillé* mr demand* Geo.Beausoleil b Ole 10 ouest.St-lacques Tel.HArb.3276 MONTREAL — RR4.Dlv.Prix Renn 'B.A.OU ’ A” .80 15% 3.25 B.C.Power 80 29% 5.04 .Bell Telephone Build.Prod."A” 6 00 119 5 04 1 00 22 4.55 Calgary Power .• .6 0J 125 5 at ¦Can.Malting 1 50 33% 4 44 Can.North.Power 1 00 22 4.55 Can.Bronre 60 26 2 31 Can Converter» 2.00 42 4 74 Dom.BBridge 2 00 33% 5.97 Dominion Glass 5.00 95 5.21 Dominion Store» .1.20 21 571 Dominion Textile 4 00 80 5.00 Imperial Oil 50 13% 3.64 Imperial Tobacco (Extras romprli) .52' t 12 4.38 Int Petroleum 1.12 23 487 McColl Frontenac 60 12 5.00 Montreal Power 1.50 337% 4.00 Mont.Tramways 9 00 120 7.54 Nat Breweries 1 60 28% 5.66 Ogtlvlr , 8.00 200 400 Quebec Power 1.00 18% 5.52 Page Hersev 3.00 741-i 4.0?Penman* 3.00 55 5.43 South Can.Power 80 15% 5 16 Shawinigan SO 22% 2 34 Steel of Canada 1 20 36% 3.32 ACTIONS DE 114NOCtiS Montré»! 3 00 196 4 08 Nouvelle-Ecosse 12.00 270 4.44 Commerce ., .8 00 162 4 94 Royale 8 00 162 4 94 Can.Nationale 10 00 143 6,99 ACTIONS DEMINES Dome 1 40 37.25 3 76 Holllnger Lake Shore (Extras comprta) .75 16 25 4.63 3,00 49 25 609 McIntyre 1.75 44 00 3 98 Pioneer 60 1250 4.80 Slscoe .12 2.10 5.71 Sylvanla .05 2 53 1.98 •Teck-Hughex 60 6 75 8.89 Wright -Hargreaves 40 9 10 4.37 ACTION» PRIVILEGIEES Can.North Power 7 00 100 700 Can Bron re 70 9?7 14 tan.Fair.Morse «00 «5 9 21 Can Foreign Invest « 00 7* to;! Can, Gen Elect « 00 59% .188 Can.Hyd Elect.«00 71 8 (fi Dom Ola*» 7 00 125 5.60 Dom Textile 7.00 120», 5.80 Goodyear 7 00 no «34 lamalca PS 7.00 100 .04 Aient Cotton» 7 00 *5 8 24 Nat Breweries 1.75 33 500 ogllvie 7 00 130 1,38 Ottawa Power « in 10! «,31 Penman* 0 00 *0 ««7 Power Corp « 00 «0 7 50 So C»r, Power « 00 90 ««7 Steel of Canada 1 75 38 4 «1 Puckett Tobacco 1.00 120 5*3 Walker (looderham 1 00 16% 3 97 — >-roi — New-York, 21 (P.A.) — Les cours ont lentement reculé ce matin.Les moteurs et certains industriels ont été lourds ef les ferroviaires on! fléchi après avoir manifesté plus de vigueur au début, T.S.Smelting et DuPont ont reculé de 2 points chacun tandis qu’au nombre des titres qui ont reculé d’un point et plus on note Chrysler.General Motors, Montgomery Ward, Liggett and Myers, U.S.Steel, American Telephone, N.Y.Central, Union Pacific, Bethlehem et American Tobacco.Le mouvement de vente s’est accentué dans la deuxième heure niais il y a eu reprise vers midi.U.S.Smelling a reculé de 5 points avant d’être supporté.Ü.S.Steel, General Motors, Chrysler et Santa Fe ont reculé de 2 points avant de s** reprendre quelque peu.Court, lournle pai xa maison GEOFFRION & RAINVILLE, courtier» 225.tue Notre-Dame ouest.Montréal.Ouv.Midi Air Réduction .95% 95*4 Allied Chemical 150 American Can .97% American Pow. prime Allemagne, mark.0.2382 .3961 Sur le Curb (P.C,) — Le marché a été faible et peu actif ce matin.Walker, Distillers Seagrams, Commercial Alcohol ont fléchi tandis que International Utilities a avancé légèrement.Dans 1a section des mines l'activité n’a pas été considérable non plus.Toutefois Cartier, Malartic et Greene Stabell ont établi de nouveaux sommets.meurs fournis par la maison L.-J.FORGET to Cl* 47!, ru* 8t-mnçol*-Xavi9r Ouv.Haut Bis Midi ACTIF COMPTE CAPITAL Actionnaire*.Propriétés.$ 97,169.74 Voûte de sûreté.2.617.60 Prêta et Créances Hypothécaire*.SM,083.45 Avance* aux clients.190.894.23 Portefeuille Titres.108,358.52 Prêt* garantis par dépût* de Titre* en Nantissement.109.405.19 En Caisse (dans le* banques).45,179.42 Actif total de la Société.FONDS GARANTIS Fond» de Client* placés et garantis par Jtar dépôt de Titre* en Nantissement 32,200.00 * spéciaux de Clients placé*et garantis dépôt de Titres en Nantissement.347,926.50 SUCCESSIONS.AGENCES A F1DE1-COMM1S Caisse et Placements.$500,000.00 1,067.728.15 $1,567.728.15 180,126.50 29.788,530 29 $31,736,384.94 105 Abttib! .200 175 10 Br.Am Oil 13 % 23 Brew.O.Prt.23 15 O.D, At Do 29% 1600 Con» Paper 2% 2 % 2»* 370 D.Coro, a .19 % 19 5 Dom.Sto.L.20% 10 Ford A.22% 10 Home Oil 1 70 315 Int Util.B.105 100 COMPTE CAPITAL i— Capita] Actions réalisé.Capital Actions non appalé.PASSIF 45 Imperial Oïl 13% 190 Int Fe trois.2Î % M% 2J % 32 % 1* 13 V» 13 1»‘ a % 3 h a 40 Mslchers A 380 Pries Bros.110 Walk.Good.4* 200 Walk.Brsw 7 70 UTIL.PUB.140 Beauham MINES: — 110 Noranda 1275 Slscoe 13800 Sullivan 7 % * 00 r » 00 37 50 37 7.» 37 60 37 06 2 10 316 267 3 07 45 44 A MIDI fourni» 1.40 i Cour» officiel.» tels Que n«r In Pre»»e Canadienne; I Livre »tcrling $ Montréal $5.11% i Dollar amér.i Montréal $1,00 1-32 ' Frnnr françftls A Montréal, .0859*4 Livre sterling à N.-Y.$5.11*4 Polir t’anidlen $ N.-Y., .99 15.16 30 Teck Hugh.6 75 35 W.Harg.900 MTNF.» : hors lista.100 Btg Mis».37 500 ParkhlU .89 9900 Stadacona 25 % 35 % 25 Société d’Administration et de Fiducie L'a»»emhlée annuelle de In Société d'administration et de Fiducie n eu Heu hier.î.e rapport indl-que unr amélioration sensible de» affaire» de la compagnie, Le» revenus brut» se sont élevé» A $208,465 et le» bénéfice» net» h $71.476.Soustraction faite de» dividende», de In dépréciation, etc., le surplus arrumulé s’élève maintenant A $246.489.Dan- son rapport aux actionnaire».le président dit entre autre.» ehoses: L’ensemble de dos divemi gdnii- IXvwtsode No 54 payable a» janvier 1934 Prunes d'assoranea* dues.Créanciers Hivers.Réserva* diwsrses PROFITS ET PERTES Sold* créditeur au 31 décembre 1933.Dépôts de Client» garantis .Dépôts spéciaux de Qienta.SUCCESSIONS, AGENCES & FIDEL COMMIS Valeurs des biens en 6H«commis adminis- ISOO.OOO.OO 500,000 00 $1,000,000.00 20,000.00 53.879.M 26.628.66 100,506.50 220,729.86 246.489 79 467,219 65 12,200.00 347.926 50 $1,567,728.15 380.126.50 29.788.530.29 $31.7(6.384.94 Profit» net» de* opéra Hans pour l'exercice 1933.Provision pour Impôt •or le Revenu.COMPTE DE PROFITS ET PERTES EXERCISE l«3 Répétition des Profita: Dividendes Nos 53 et 54.Dépréciation d'immeubles.Provision pour Cré- «,50177 8.025 53 Solde ae 31 dUeantbre 1932¦ 71.476 24 $237,36833 Solde créditeur à nouveau.$308.844.79 40.0001* 2.355.00 20.000.00 246.489 79 $106.844 79 RAPPORT DES AUDITEURS SUR L’EXERCICE 1933 ¦PLrltin uMtioiiiisiP pswr i MPtcics 141 W«« •(vHa.« «pprflpv* par !• Camtl I «owojes 1911 ¦ *|* Wt ps, U ¦mIpop Laltu* A Trt*M.a Artiaipirlrvrlnn p*r ROOOl-PHE I fcMIEUX, J THEO.Lkcusitc Àéptipiarrst VOLUME XXV No or Lfc DfcVLHK.MOW IKtAL.tnci\y.nem £1 MAKS Bhsmrock* A et Mikes.Toronto (Dr de 2 match*: total A compter) Eliminatoire Junior (Manitoba) Eenora v» Brandon A Winnipeg (Kenora mène 6-2; second match), LE CLASSEMENT DES EQUIPES Elles sont- commencées ces séries éliminatoire* si impatiemment attendues ! Nos courageux Maroons ont vaillamment corn* battu pour prendre l’avantage sur les Rangers, hier soir, mais soixante minutes de superbes efforts ne leur ont toutefois apporté aucun point et la première partie s’est terminée au score de 0 à 0.Le blond Russell Blinco et le vétéran Hooley Smith ont été superbes mais le système de défense des champions du monde a anéanti leurs multiples efforts pour aller porter la rondelle dans le filet.Earl Seibert a semé la crainte dans les rangs de ses adversaires par ses dangereuses montées mais H n’a pas été plus heureux que les Montréalais.Quel que soit l’endroit du Canada où vous •oyiex, demandes toujours la gasoline Trois Etoiles (3 star), la gasoline de valeur qui se vend à un prix si modique.C A Z O L 1 N E UgU* Ndt.lonsls (Sérl* C) G P, N.P.C.0 O 1 o 0 0 0 1 0 0 Maropn* .Rangers .0 Llguo Tntomatlonalo (éilmlnaWim) BuffAlo .o N.rL C Pt* Détroit { n  ï i tondon .y,, 0 , 1 J 2 i j “ «: le manuel - toujours un peu inorne et sans attrait - et le document savant et précis, mais qui n’a d’intérêt que pour le spécialiste.Le tonic I, qui vient de paraître, couvre toute la période de la Domination française et commence même à l'époque où les premières migrations humaines se dirigèrent vers l'Amérique.C'est un fort volume de 368 pages, format 5Vj x 8 pouces.La couverture sohre et élégante et le texte soigné en font un fort beau livre.Ce livre paraît vraiment au moment opportun et répond à un ïïe-soin réel.En cette année de 400e anniversaire de la découverte du Canada par Cartier, et du tricentenaire trlfluvien où les touristes Le bois de chauffage La motion du député de Laurier ANNIVERSAIRE OO chez DUPUIS Pour la promenade des mignons bébés Profitez de ces prix extraordinaires chez DUPUIS.Carrosses anglais Carrosserie d’acier, intérieuc rembourré fini cuirette.Capote et tablier en cuirette à l’épreuve des intempéries.Guidon d’acier, roues hautes à caoutchouc blanc, Frein à courroie.Marron, gris, bieu ou tan.PAIEMENTS FACILES SI DESIRE Landaus anglais m Un beau landau mesurant environ 32'A x 16’A pouces.Capote et tablier en matériel durable.Fabrication d’acier solide, décor en relief.Châssis renforcé d’acier trempé, suspension sur ressorts.Marron, gris, marine, bleu royal.Roues 12”, garde-boue et frein sur ressort.Au troisième (centre) PLateau 5151 — Local 202 ALBERT DUPUIS, prtnJenl.A*J.DUCAL, .-v «t dir.-qtr.ARMAND DUPUIS.HUILE A CHAUFFAGE Tel.CL.4964 C’est le temps du renouvellement des contrats — Confiez-nous votre prochaine commande d'huile à chauffage.LIVRAISON PAR TOUTE LA VILLE.HENRI G IJ AV* Limitée 3322 RUE MASSON Coin 12ème Avenue Québec, 21.— Le docteur Ernest Poulin, député de Laurier, a présenté.hier, à la Chambre, une motion ayant trait au bois de chauffa ge.M.Poulin La province est riche en bois de chauffage.Nos colons comptent sur le revenu de leur bois pour développer leur établissent.Vu la baisse de la production du papier, ils ne peuvent pas le vendre aux usines.Conséquemment, le gouvernement fédéral devrait encourager la consommation du bois de chauffage dans les villes et les campagnes, soit en accordant une réduction de taux de transport, soit en donnant une prime semblable à celle qu’on accorde aux producteurs de blé et de bestiaux de l’ouest.D’après les statistiques du rapport de la Commission des produits forestiers, les bois accessibles dans nos forêts représentent la somme de $78,450,000 de cordes de bois, dont la moitié est formée d’arbres de plus de 10 pouces de diamètre.Encourager la consommation du en ont acheté respectivement 1,155 -cordes et 856 cordes.Elles ont fait gagner des milliers de piastres aux cultivateurs.Elles vont continuer et consommer davantage.Le collège St-Casimir a fait de même.Nous prêchons par l’exemple.M, H.Mercier Charbon de bois, bois de chauffage.Deux points intéressants soulevés par les députés de Portneuf et de Laurier.La coupe de bois de chauffage a été de 125.000 cordes l’an dernier sur les terrains privés.Cette année, elle sera encore plus considérable.M.Mercier est d’avis qu’il faudrait une mesure uniforme de la corde de bois.Le gouvernement entend encourager cette industrie.La motion Poulin est adoptée.afflueront probablement, c’est Par- bol* commme cor"|;"s’”)r,c: J" ticle-souvenir tout .indiqué ^u’ü Lm ?e ° 1.?" i >-.nous appartiendra de leur offrir.L’étranger que nos fêtes attireront tiendra nuis nul doute à connaître de notre histoire autre chose que l'arrivée de Cartier à Gaspé.Et il IV saurait mieux choisir, pour se renseigner sur l’héroïque épopée canadienne écrite {1p 1534 à 1660.que l’Histoire du Canada pour tous.Ce volume publié sous les auspices des Editions Albert Lévesque est en vente au prix de $1.2.» l'exemplaire, au Service de Librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est.Montréal.ou le “rester” à la terre.L’ouest a reçu $25,395.000 en 1932 seulement pour la production du blé.Ontario a reçu en 1932 la somme de $11,-420,000.tandis que Québec n'en a reçu que $35o,000, en vertu de la loi du chômage et de l’aide à l'agriculture.Les provinces maritimes ont reçu $2,420.000 pour la production du charbon et $8,000,-000 pour autres marchandises.La province de Québec est loin de recevoir sa part du gouvernement central.Le tour des colons de l’est doit être venu.Le docteur Gauthier Ave* voua betoli» de bon* li Vf Âdre»tex-voua au Service do I* député de Portneuf déclare ., .,n sur ce point que dans son comté on librairie du Devoir , 43U rue r0n90mrne le bois comme comhus- Notre-Dam* est, Montréal (Té- tjfoic depuis quelques années.Les léphone: HArbour 1241*)./compagnies Bishop et Ford A Son Le* bills Schwartz et Smilovitz Le comité des bills privés de l’Assemblée législative accepte de changer le nom de ces deux avocats en Smiley et en Swards Québec, 2t.— Au début de la séance, hier, le comité des bills privés a adopté sans discussion les bills pour changer les noms de MM.Smilovitz et Schwartz en ceux de MM.Smiley et Swards.M.Guy Hudon, procureur de MM.Smiley et Swards, expose qu’il s'agit de jeunes avocats qui ont fait changer leurs noms de Smilovitz et de Schwartz par-devant notaires en ceux de Smiley et de Swards.Ils ont pratiqué sous leurs nouveaux noms et signé plusieurs contrats.Ils ont constaté subséquemment qu’ils n’en avaient lias le droit et qu’ils avaient été induits en erreur.Gomme ils ont pratiqué longuement sous leurs nouveaux noms, il leur est ennuyeux et difficile de changer, d’où les présents bills.Ces derniers ont été adoptés sans discussion.25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT 'SERA DEPASSE.Avis à ceux qui voyagent Tous biltott, fcure.qa mt partout, émis m tarif dot compagnies — HAtaU.«sau* rances bagages et accidents, chèçues de voyages, passeports, etc.Service complet — Le DEVOIR-VOYAGES.430 Notre-Dame 1st.Téléphonas HArbour 1241* Les fiançailles ne sont pas nécessairement dispendieuses.Vu les circonstances, l'amour, chez les jeunes filles, se pare d’une sage discrétion, quant à la grosseur du diamant "tant rêvé".Moralement, l’argent a étendu son pouvoir d’achat.V * Birks offre ses nouvelles créations à des prix dont la modicité s'accommode à toutes les situations: $25, $35, $50 et au delà.HENRY BIRKS & SONS Limited DIAMANTAIRES \ ^^03+/+/^^B
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