Le devoir, 21 juin 1915, lundi 21 juin 1915
VOLUME VI—Mo 143 ABONNEMENTS s Edition Quotidienn» CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE •• ## ## 98*00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1 50 Union postale .* '* .*.* $2.00 MONTREAL, LUNDI 21 JUIN 1915.DEUX SOUS LE NUMERO DEVOIR Rédadtion et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : - Main 746Û Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Il M, HEBERT DEVRAIT PROPOSER L’AJOURNEMENT DE SON PROJET M.Hébert explique que son projet comporte des erreurs de rédaction et que son texte ne dit point exactement ce qu’il voulait dire.(-est ainsi que l’article 14 qui décrète, en toutes lettres, que “les prix de passage dans les tramways seront de cinq sons’’ se rapporte-ÎT en1rea,ll(> a,ux “subways” prévus par l’article 13 — ce qui, tout de i me, laisse subsister l’absence de correspondances entre les tramways souterrains et les tramways de surface.C’est ainsi encore que l’article 15, qui dit: “Le contrat à intervenir devra cire ratifié par lu majorité des électeurs, au poil”, doit s’en-tuHlrc d un referendum conduit suivant tes dispositions de la charte et qui ne tiendra compte que de la majorité des suffrages exprimés, alors que, de lavis de quelques-uns, la virgule qui suit le mot électeurs per-metirait de donner aux mots “majorité des électeurs” Je sens absurde et odieux, explicitement formulé dans le projet Côté.m nVT1?16 qU’Une sln,Ple constatation de ce genre devrait amener rt.Hebert a proposer de lui-même qu’on prenne tout le temps nécessaire pour tourner et retourner le projet en tout sens.Car les “erreurs de redaction” une fois sanctionnées parla ville, on peut être assuré que la compagnie saura en tirer le meilleur avantage possible.1.1, dans une affaire où il s’agit, de l’aveu de tous, de centaines de millions, le moins que nos administrateurs nous doivent, c’est d’apporter al examen du projet de contrat une attention raisonnable.M, Hébert a une autre raison, une raison d’ordre public et personnel, pour proposer qu’on ajourne l’étude de son projet.H a pris la peine de stipuler dans le préambule de ce projet que tout contrat comme celui qu’il propose comporte “une véritable association dans laquelle la Cité fait l’apport de ses rues et de sa population, et la Compagnie l’apport de son matériel roulant”, et que cela pose donc-tout de suite la question de la valeur e-omparée des deux apports.Il a ajouté, en termes très clairs: “Afin de pouvoir traiter sur une base équitable, il faut donc que la Compagnie nous dise une fois pour toutes, avec preuves « l’appui, ce due vaut son matériel roulant; ou encore.esf son actif réel ef phlJ sique, la valeur de son matériel d'opération dans la Cité de Montréal indépendamment de la valeur qu’elle peut attacher aux différents privileges qu’elle détient." Il n’y a pas ici d”'erreurs de rédaction" possibles.Le texte se tient d un bout à l’autre: c’est l’affirmation nette et positive que, ‘‘afin de pouvoir traiter sur une base équitable’’, la Ville doit posséder certains renseignements qu’elle ne possède pas encore et que la Compagnie devra une fois pour tontes, avec preuves à l'appui”, fournir ces 'renseignements avant que l’on soit en état d’établir cette ‘-base équitable” Comment M.Hébert peut-il, sans compromettre sa réputation d’hom-nie intelligent, proposer l'étude même du projet d’entente, avant de posséder ces renseignements qu’il déclare essentiels dans le préambule écrit de ce meme projet?» « * Il saute aux yeux rie tous que bâcler en quelques heures, comme on a propose, le projet Hébert serait une absurdité qui prêterait à tous et aux pires commentaires.Mais on admettra qu’en face des erreurs qu’il avoue lui-même, en face du texte de son propre préambule, s’il est un homme qui ait le devoir particulier d’empêcher cet escamotage et d’assurer une discussion libre, loyale, approfondie, c’est bien M.le commissaire Hébert.Orner HEROUX.L’INTERVENTION DE LAROUMANIE A plusieurs reprises, nous avons ou Toccasion d’exposer ici la situation dp la Houmanie à l’égard des nations belligérantes et l’intérêt qui pourrait animer ce pays à prendre part à la guerre européenne.M.le professeur Charles Richet, de l’Ins-tilut, traitant cette question, dans le Petit Journal, résume lus raisons qu'a la France de souhaiter l’inter-venlion roumaine."La Roumanie doit nous être chère, dit-il, C’est un peuple.latin, c'est-à-dire un peuple dont le parler, si voisin du nôtre, nous unit très étroitement.Elle est l’avant-garde du monde latin, campée dans l’Europe orientale.Entourée de Slav», de Hongrois, d’Ottomans, d'Allemands, la Roumanie a tenu à honneur, malgré les persécutions, de garder intactes sa langue ilati-ne, sa civilisation latine.Et les Roumains savent que, martyrisés pendant des siècles par le despotisme turc, ils furent libérés par la France en 1857."Nous devons reprendre cette tradition de libérateurs.Et nos hommes d’Etat en ont la ferme intention.“Mais encore faudrait-il que la Roumanie fil l’effort nécessaire.Le montent est favofablc.Son armée est vaillante, munit; d’un matériel irréprochable.Officiers et soldats sont animés d'un grand enthousiasme contre l’ennemi héréditaire."F.l l’ennemi héréditaire, c'est l'oppresseur, c’est-à-dine le Hongrois."D’après les statistiques hongroises elles-mêmes (qui sont certaiiie-menl fnusssées et donnent des chiffres beaucoup trop faiblps) il y a, dans toute la Transylvanie, 52 p.c.de Roumains contre 20 p.c.de Hongrois, 11 p.c.d'Allemands, 7 p.c.de Slaves el 4 p c.d'Israélites (parlant le roumain): autrement dit plus de trois millions de Roumains opprimés, Même, dans certaines provinces, la proportion des Roumains est de 00 p.c."En Bukovine, l'élément ruthène (slave) rsl pent-êlre preponderant dans le Nord ; mais, dans les régions limitrophes de la Roumanie, la ract; roumaine est en très forte majorllé."Si Ions les Roumains, — c'est-à-dire lotis ceux qui parlent roumain -devenaient citoyens de dette commune patrie roumaine qu'ils adorent, dans l'Europe orientale il y aurait adossée aux Balkans, s'étendant vers la fertile rive gauche du Danube, une grande nation lati-nn, féconde, ardente pour le ^en-grès e! la liberté, forte de omte millions d'hommes.“Donc, quand l’armée roumaine déclarera la guerre à l'Autriche, ce sera pour la plus sainte des causes, Hesitation et marchandage Les dépêches annoncent de temps a autre que la Roumanie en est ar-nvee au point où son intervention \ j s.'e confl|t est imminente.Adoptant la politique italienne vis-a-vis de l’Autriche, elle aurait présente a Vienne une note définissant ses revendications, c’est-à-dire fixant le prix que l’Autriche doit payer pour s’assurer la neutralité roumaine.Si les choses en sont vrai-ment arrivées là, on peut compter en effet sur une imminente intervention.Mais le problème roumain se complique de nombreuses rumeurs, plus ou moins fondées, relatives à la fois aux revendications roumaines et aux exigences ••bulgares.Selon certains bruits dont on trouve l'echo dans les dépêches quotidiennes reçues de ce côté de i Atlantique, la Roumanie chercbe-rail en même temps : d’un côté .à taire payer sa neutralité par l’Autriche, de l’autre à faire également payer son intervention par la Russie ! Enfin, elle chercherait à obtenir la coopération de la Bulgarie en nn accordant satisfaction par une revision partielle du traité de Bucarest.Ces marchandages ont causé des retards et quelques déceptions ; mais i action de la Roumanie ne comporte pas une indépendance aussi complète que celle de l’Italie.J-cs questions balkaniques sont tou-jours compliquées, et, en premier lieu, il fallait se garder contre, une attaque de la Bulgarie, qui aurait mis la Houmanie entre deux feux : les Autrichiens au nord, les Bulgares au sud.“Il n’y a plus lieu de craindre pareil événement, dit à ce propos la Gaulois : le voyage de M.Bratiano, président du conseil à .Sofia, a dissipé toute crainte à ce sujet.Les négociations, les concessions même, ont abouti à une entente absolue.La loyauté du Tsar Ferdinand et de son peuple est engagée et ne saurait faillir.Peut-être même les procédés de la Roumanie.la cordialité qui a présidé de part et d’autre à cette entente auront-ils un autre- résultat, plus tard.“I.a Houmanie a donc, les mains libres, et ses aspirations nationales peuvent prendre leur essor.Il lui faut cependant, comme à ritalie, une certitude sur les résultats auxquels peut prétendre son intervention.La question des nationalités, «lui constitue la base du programme des alliés, se heurte ici aux diffi-CUltés des frontières naturelles.Les statistiques ethniques montrent en certains territoires un enchevêtrement de races diverses, des îlots de population d’origine différente, et il est impossible, dans le Banal aussi bien qu’en Macédoine, de “contenter tout le monde et son père”, comme a dit I.a Fontaine.En Bukovine, tes Boumains ont peuplé une partie du territoire : tes mites du Pruth, qui prend sa source aux Carpathes, enclave Czernowitz et, un peu plus loin, sert de limite actuelle entre la Roumanie et la Bessarabie, autrefois annexée par la Russie.C’est donc une bonne partie de la Bukovine que voudraient avoir les Roumains, pour que leur frontière naturelle ne fût pas interrompue jusqu'aux Carpathes.“ En ce qui concerne la Transylvanie, où la population est presque exclusivement roumaine, le droit de la Roumanie est si peu contestable que le cabinet de Vienne était disposé, en ces derniers temps, à accorder l’autonomie à cette province longtemps opprimée par ta Hongrie.Autour de cette région montagneuse, la race roumaine s’est déversée comme une nappe d’eau sur les plaines hongroises, et dans tel district elle est la majorité, alors qu'elle est en minorité dans un autre.“ Pour englober les territoires, où les Roumains sont dans la proportion de 50 à 70%, les aspirations de la Roumanie vont des sources du Pruth aux sources de la Tiza, à travers le district de Maramures, et descendent ensuite en ligne oblique vers la Theiss, qui se jette dans le Danube, presque en face de Belgrade, englobant ainsi le Banat.“ Le Banat, qui confine au Danube, entre la Theiss et la Transylvanie, se compose de trois districts.Dans deux de ces districts, les Roumains sont en majorité, tandis que dans le troisième, celui de Torontal, les Serbes prédominent.De là une rivalité sur ce territoire, et l’offre du Temès comme frontière naturelle, la Serbie voulant avoir un horizon serbe devant Belgrade.” L'action germanique Nous ne prétendons pas porter un jugement sur le mérite de ces revendications, mais il suffit, semble-t-il, de les exposer pour faire comprendre que l’Autriche ne saurait y souscrire et que la note à payer présentée à Vienne et à Budapest par le gouvernement de Bucarest a fort ému les alliés de l’Allemagne.Hier, la Hongrie estimait simple et confortable que l’Autriche se sacrifiât et qu’elle, découpât une tranche de son corps pour calmer les menaces italiennes ; elle a insisté à Vienne, mais inutilement, autant qu’elle a pu.Aujourd’hui, c’est l’Autriche qui estimerait naturel et loyal que la Hongrie se mutilât elle-même d’un large morceau de si* chair ; mais la persuasion est impossible, dit-on.Berlin aurait été très désireux de voir les deux parties de l’empire allié faire tous les sacrifices possibles et impossibles pour éviter la lutte contre de nouveaux ennemis.Si l’Autriche et la Hongrie avaient, en même temps, été < bligées de faire d’énor-mes pertes territoriales, l’Allemagne s'en serait consolée aisément : la douleur des autres ne la touche pas.Quelques journaux allemands ont exprimé l’avis que l’on pourrait s’entendre certainement avec la Roumanie.On a dépêché à Bucarest un ambassadeur extraordinaire ; le comte Wedel a été reprendre le rôle du prince de Bülow.Les dépêches ont annoncé une entrevue où Guillaume Il devait exercer Sa puissance de séduction sur les représentants diplomatiques de la Roumanie et de la Bulgarie en Allemagne, convoqués au quartier général de l’empereur sur le front.Rien n’a été publié au sujet de cette impériale conférence, mais il paraît certain que les revendications roumaines auront le sort des revendications italiennes, et que la rupture austro-roumaine est inévitable.Le gouvernement roumain a été précocupé de ne pas intervenir trop tôt.11 doit songer maintenant à ne pas marcher trop tard.S’il sait se décider à temps, il récoltera la plus belle moisson que puisse attendre du contiit actuel une puissance neutre.En reculant ses frontières au-delà des Carpathes jusqu’aux limites du groupe roumain compact (fui s’étend du Banat à la Bukovine, le royaume de Roumanie augmenterait de 60 p.100 sa superficie et de 60 p.100 sa population.Il s’assurerait uu même coup une situation avantageuse et d’une grande importance pour l'équilibre européen.Uldéric TREMBLAY.BILLET DU SOIR.Nos amis VIO JMMM pilll il n I 11IV u.iv .->9 -f .J-» • » » »- sail i v.I A ¦ I * f I 1 » , pnur rpconttuérlr trois millions el Huthènes et les Russes ont peuplé le demi de scs nationaux,” reste.La Roumanie demande les H* Il nous semble que si tous nos amis voulaient seulement nous envoyer $1, nous aurions tôt complletè les $15,000 dont nous avons besoin pour te 1er juillet, disent les directrices de î’Hôpital Sainte-Justine.Les amis des petits malades sont assurément, en effet, plus de 15,000 à Montréal.Mais, en attendant que les 15,000 se comptent, chacun peut faire sa part — et donner plus de $1 s’il en est capable.Les offrandes, somptueuses ou modestes, doivent être adressées à Mlle E.Rolland, tréso-rière de l’Hôpital, 1879, rue S.-Den'is, Montréal.LES JOURNAUX Deux journaux excellents, bons champions de la pensée catholique et française, le “Bien Publie", des Trois-Rivières et l”‘Evangeline” de Moncton, viennent de célébrer leur anniversaire.Un troisième, le "Canadien” de Thetford Mines, qui prend la succession du “Mineur”, promet de suivre la même ligne de conduite.A tous nous souhaitons succès et prospérité.UN PROGRAMME Perplex est un ancien chroniqueur politique, très imaginatif en son temps de journaliste, et qui.depuis qu’il ne l’est plus, grâce à un petit héritage dont il jouit paisiblement, donne le vol o vingt canards ri l’heure.Je le rencontre de temps à autre.Chaque fois, il me narre des souvenirs politiques de la fantaisie la plus amusante, et qu’il croit réels, il est à ce point menteur qu’il croit tout ce qu il raconte.Imaginatif, ai-je dit de Perplex.Jugez-en un peu, par cette histoire qu’il me débitait hier, ses journaux une fois lus : —“Le cabinet de coalition en Grande-Bretagne a l’air de vouloir durer quelques semaines au moins.C’est excellent.Je suis convaincu, moi, que nous en allons avoir un ici.Il faudrait, sans cela, des élections en septembre 1916.Nous n’en aurons pas.La guerre ne sera pas finie et il faudra bien que nous prolongions la durée de notre parlement.Dans ce cas, tu comprends que les libéraux ne consentiraient jamais éi ce que le gouvernement anglais autorisât une prolongation de mandat pour nos députés, sans avoir au préalable l’assurance que leurs chefs feront partie d’un nouveau cabinet Borden-Laurier, le cabinet de la coalition canadienne.Le gouverneur-général, du reste, l'exigera.J’ai mes tuyaux là-dessus.” Perplex, auquel, en fail de tuyaux, ses amis ne connaissent qu'un vieux hdut-de-forme, don de Chaple.au, parait-il.et quelques tuyaux de pipes culottées, me regarde, pour voir si je vais sourire incrédulement.et continue: AI.Laurier deviendra ministre des Contributions Indirectes, en remplacement de M.Blandin, qui partira pour la Grande-Bretagne afin d’y recoudre des drapeaux! M.Lemieux prendra les Postes, car M.Casgrain deviendra juge bientôt.M.Macdonald, de Piéton, deviendra ministre de la Milice, en remplacement du général Hughes, qui va aller remplacer French en France.M.Graham prendra le portefeuille des chemins de fer, parce que M.Cochrane va devenir lieutenant-gouverneur de l’Ontario.M.Gauthier, de Saint-Hyacinthe, se substituera à M.Meighen, qui entre dans le service diplomatique.Le minisire de la Justice ne.sera plus M.Doherty, mais M.Lafortune, de Montcalm.A l’Agriculture,; M.Burrell aura pour successeur M.Nesbitt, un député ontarien qui vend des engrais chimiques.Le docteur Clark, de Red Deer, un libre-échangiste, prendra le portefeuille de M.White, qui ne voudra plus imposer de nouvelles taxes de guerre.—“Ft que va devenir, dans ce cas, l opposition puisqu’il n’y en aura plus de libérale, à vrai dire?” risquai-je.—7* ,n’y en «ura plus?Je te dis que si, il en restera une.•—Mais qui donc en formera partie?—“Chut! Approche un peu, que je te dise ça dans le tuyau de l’oreille.C est nn grand secret! J approchai.Et Perplex, grave, me ait: ‘Elle se formera de tous les aspirants-ministres déçus, chez les conservateurs.Il y aura, comme chef, M.Mondou, puis MM.Sévigny, Rainville, Maréchal, Barrette, /’alter ego de M.Mondou.—Et leur programme?—Devenir ministres dans le cabinet de coalition.” Je vous donne l’information pour ce qu elle naut.PASCALOU.LANGEVINJT TACHE C’est demain, 22 juin, que l’Eglise dira pour Mgr Langevin les suprêmes prières et lui rendra les suprêmes hommages.F-t il y aura vingt-et-un an demain — exactement — que ie R.P.Langevin assistait à ses dernière!» heures celui auquel il devait succéder, Mgr Alexandre-Antonin Taché.Coïncidence curieuse, les trois titulaires du siège de Saint-Boniface, Mgr Proveneher, Mgr Taché et Mgr Langevin, sont tous tes trois morts au mois «te juin.LE DENIER NATIONAL Jeudi, jour de la Saint-Jenn-Bnp-tisle, les Dames de la Fédération Nationale feront leur quête annuelle au profit des oeuvres fédérées, et de la défense française.Certaines ont déjà commencé, à domicile, leur rôle de charitables et patriotiques mendiantes.H faut les encourager, car toutes les oeuvres, qui bénéficieront de la quete, sont éminemment méritantes, et l’on ne saurait mieux célébrer la Saint-Jean-Baptiste qu’en aidant les institutions qui contribuent au relèvement moral et mate-iel de la race.LES “LETTRES DE FADETTE” I.a première série des Lettres de Firdettr est à peu près épuisée.I! n’en reste que quelques exemplaires (tans les librairies.Nous n’en avons plus au journal.Près d’un millier d’exemplaires de la seconde série sont enlevés.On sait que ta seconde série se vend, comme la première, vingt-cinq sous l'exemplaire, plus les frais dp port (2 sous), aux bureaux du "Devoir”, 43 rue S.-Vincent, et dans les principales librairies.Par quantités de 25 et plus.20 sous l’exemplaire, tous frais d’expédition compris.LES DEPENSES MILITAIRES EN GRANDEBRETAGNE H est possible, au dire des chroni ques d’Angleterre, que le nouveau ministre des finances du Royaume-l ni, M.McKenna, fasse connaître, cette semaine, — peut-être même au jourd’hui, — les mesures additionnelles que l’échiquier entend prendre afin d'assurer de nouveaux revenus au trésor pour faire face aux énormes dépenses de la guerre actuelle.D’après les statisticiens anglais, la Grande-Bretagne, depuis août dernier jusqu’en août 1915, aura dépensé 3 milliards 325 millions de piastres pour fins militaires et navales et aussi en avances à ceux des belligérants alliés qui ont dû avoir recours à son crédit.Elle s’est faite le banquier des gouvernements coloniaux et aussi celui de certains alliés.Elle a prêté plusieurs millions à la Serbie et à la Belgique, sans intérêts, jusqu’à la fin de la guerre, et des centaines de millions à ses colonies, — dont 150 millions, à peu près, au Canada, — moyennant un laux d’intérêt à peu près normal.Les gouvernements de France et de Russie ont eu, en plusieurs circonstances, depuis le début des hostilités, recours aux bons offices du trésor anglais qui, selon l’expression de Lloyd-George, s’est constitué le financier attitré du groupe anti-germanique.Pour l’exercice commençant le 1er août 1915, ces mêmes statisticiens prévoient une dépense globale de 5 milliards, en douze mois, si la guerre se poursuit encore jusqu’en août 1916, ce qui n’est pas du tout improbable.Or, ces 5 milliards, il faudra les trouver quelque port.La Grande-Bretagne a des réserves financières considérables, mais qui lie sont pas toutes disponibles à brève échéance cl qu’elle ne peut entamer à bref délai sans affecter son crédit et sans nuire à son prestige dans le monde des affaires.D’autre part, les ressources ordinaires de l’échiquier ne suffiraient pas seules à rencontrer les lourdes charges d’un budget de guerre comme celui que les statisticiens prévoient pour août 1915-1916.Il faudra donc accroître la moyenne des impôts.Et e’esj ce que le ministre des finances doit expliquer à la Chambre des Communes et au peuple anglais, ces jours-ci, en leur soumettant un nouveau projet d’impôts de toutes sortes.“Nous devons faire de grands sacrifices, tout de suite, si nous voulons sortir de celle guerre-ci, non seulement vainqueurs, mais aussi avec des finances qui ne soient pas compromises”, a-t-il dit ces jours derniers, en faisant allusion à la nouvelle assiette des impôts préle-vables du contribuable anglais.Quels seront-ils?Ils no manqueront pas d’etre considérables; car, toujours d’après les statistiques financières britanniques, il faudrait trouver plus de la moitié du nouveau budget de guerre anglais au moyen de taxes additionnelles.Au dire du Statist, l’organe économique anglais qui a le plus d’autorité, le contribuable des Iles Britanniques devrait, à compter d’août prochain, se préparer à verser, en impôts de tous genres, le cinquième de son revenu annuel, d’août 1915 à août 1916.Lloyd-George a laissé pressentir que l’Etat imposerait les profits des industriels à même les commandes de matériel de guerre.11 est tout probable aussi que l’impôt direct sur le revenu, dont l’établissement, sous l’inspiration de Lloyd-George, il y a quelques années, a créé toute une sensation dans le monde des contribuables, pèsera plus lourdement sur leur bourse, a compter de J’adoption de la nouvelle assiette des impôts.Des taxes additionnelles frapperont aussi, croit-on, la classe aisée et les droits sur les successions seraient plus considérables.Bref, le Royaume-Uni, en bon financier, entend rencontrer toutes les dépenses extraordinaires que lui vaudra la guerre.11 est à préparer un second emprunt national, que les Communes autoriseraient ¦demain, mardi, el qui sera tout de suite mis sur le marché.Les détails à ce sujet manquent encore.Mais on croit qu’il portera 4 el demi % d’intérêt, ce qui est plus élevé que la moyenne des taux ordinaires sur les emprunts de ce genre, en Grande-Bretagne.Au surplus, pour le mettre à portée des petits souscripteurs, il serait fragmenté en obligations de faible dénomination.Afin de pouvoir être placé de manière avantageuse en Amérique, surtout aux Etats-Unis, où les financiers de New-York et d’ailleurs auraient déjà reçu des avances à ce propos, il échapperait à l’impôt sur le revenu.Comme on le voit, la Grande-Bretagne entend ne pas manquer d’argent pour faire la guerre.Et il est concevable que ses contribuables s’imposent de grands sacrifices.Car, en fin de compte, si l’Allemagne n’est pas battue, sa concurrence industrielle à la Grande-Bretagne recommencera avec plus de chances de succès que jamais et il ne serait pas impossible que, dans vingt ans, la Grande-Bretagne, au double point de vue économique et politique, fût reléguée au second rang.C’est ce que comprennent les chefs de la nation, si l'artisan anglais ne fait que rommencer à s’en douter, George, PELLETIER.COMMERCE AVEC LE JAPON M.Yamanchi, ua Japonais envoyé en mission commerciale au Canada, vient de rentrer chez lui convaincu que les relations com-niccciales entre les deux pays peuvent être augmentées facilement.Ce n’est pas la première fols que l’on parle d'accroître l'échange entre ces deux pays.Nous avons même eu au Japon, et peut-être l’n-vons-nous encore, un représentant chargé de promouvoir les intérêts commerciaux du Canada.Jusqu’à présent, toutefois, le résultat n’a pas été considérable.L'attitude du Canada à l’égard de l'immigration japonaise y est peut-être pour quelque chose.En tout cas, la mission de M.Yu-inanchi ne peut (pie faire du bien.Le seul fait de son voyage au Canada témoigne du désir du gouvernement japonais d’accentuer les relations d’affaires de l’empire avec nous.Pour la Colombie-Anglaise, plus rapprochée du Japon que les autres provinces, le marché japonais devrait être très avantageux: le Japon importe beaucoup de minerais et de bois de construction.L’Ouest en général peut fournir le blé et la farine que je Japon achète aussi en quantité appréciable.L'Est canadien fabrique la pulpe chimique, produit que les Nippons importaient d’Allemagne avant la guerre.La distance est sans doute un obstacle à vaincre, mais l’extension des échanges i’attenuera considérablement par la régularité des moyens de transport et la diminution des taux de fret.Notre gouvernement doit favoriser les bonnes dispositions du commerce japonais à l’endroit du Canada.Si l’agent que nous y avions autrefois a été rappelé il faut lui donner un successeur, et s’il est encore là il faut le stimuler.Le Canada n’aura jamais trop Je clients et les circonstances ne seront jamais plus favorables.Etudier les marchés des alliés, s’y faire connaître, est bien, mais il y a ailleurs aussi des perspectives qu’il ne faut pas négliger.J.D LE R.P.RUTTEN A QUEBEC (De noire correspondant) Québec, 21.- Le R.P.Ituttcn, envoyé spécial de S.E.le Cardinal Mercier, Archevêque de Malines, Belgique, pour faire appel au peuple canadien en faveur des oeuvres Catholiques et Sociales de la Belgique dévastée a parlé, hier, dans la Basilique et à la Salle S.-Pierre où des auditoires nombreux ont entendu son récit des atrocités commises par les Allemands en Belgique parce que celle-ci n’a pas voulu forfaire à l’honneur.Le Père Rutten a prêché à toutes les messes à la Basilique.A la grand’messe, il a présenté les hommages du Cardinal Mercier et du peuple belge à S.E.le Cardinal Bégin à l’occasion de scs noces d’or sacerdotales.L’envoyé du primat de l’église belge a remercié les Canadiens de a générosité qu’ils ont déjà témoignée aux Belges et après avoir décrit la situation de lu Belgique pillée par le colosse allemand, il a recommandé à la charité de ses auditeurs les oeuvres religieuses de In Belgique qui sont les seules auxquelles ils tiennent.A la salle S.-Pierre, dans la soirée, une foule nombreuse a entendu le Père Hut-ten.Partout, on a souscrit généreusement pour les oeuvres recommandées.M.ROMUALD DELFAUSSE Nous avons le regret d’annoncer ie décès de Mc Romuald DeLfausse, avocat et conseiller du roi, survenu samedi dernier.Le défunt était né à Mascoucho.Après scs études classiques au collège de Joli cite, il étudia te droit à l’Université Laval à Montréal el suivit les bureaux de sir Alexandre iLacostc et de M.Benjamin Globensky, plus tard juge à .toilette.Admis à àln pratique du droit en 1885.il fonda ptu après une société légale avec M.Coffin, avocat, de Joliettc.Après quelques années de pratique en cette ville, il vint s’établir à Montréal.I! avait d’abord pratique avec M.P.-G.Martineau, maintennnl jugf.et depuis 1906 il faisait partie de la société "Lavallée, Rclfatisse, Desmarais et DcSerres".M.Delfaussc était lieutenant-colonel du 83èmp régiment de Juliette.Depuis plusieurs années, il était l’avocat de la Banque d'Hoeheluga, et fut pendant longtemps membre du conseil du Barreau montréalais H examinateur pour t’admission à la pratique du droit.Il est mort à l'égc de 56 uns et laisse, outre sa femme el plusieurs soeurs, quatre filles et un fils, que le "Devoir” prie rcs-pectupusoment d’accepter ses sincères condoléances.Les funérailles auront lieu demain matin, à 9 h., à l’église Saint-Louis de Franrfc.BLOC - NOTES Un nouveau journal à Qué&ee I Si le projet se réalise, M.Raoul Renault, le directeur de la nouvelle feuille, aura peut-être des chose! intéressantes à raconter.* * * Les espions paralysent les succè* des Russes, disent les dépêches.Si le système d (espionnage allemand a pu réussir aussi bien en France, pays relativement restreint, que ne doit-il pas faire en un territoire immense comme ctelui de la Russie?* * * M.le maire Martin, dictant à tue-tête une lettre personnelle à son »e« rrctaire, rappelle cet aube type marquant une carte postale confb dentielle.* * * Un journal de l’Ouest demande la construction de nouveaux chemins de fer dans cette partie du pays.Rien autre chosp ne rendra la prospérité à .l’Ouest, dit-il.L’Ouest est presque aussi exigent en matière de chemin de fer que les grandes villes ’te sont en matière de tramway.-(4 * M.Coldwell ne paraît nas s’être donné plus de peine que son collègue, M.Montagne, pour connaître les conditions du contrat qui a fini en scandale.Peut-être préférait-il ne pas savoir.K- •if rr A propos du scandale manito-bain.e Star, de Toronto, journal libéral, fait ces remarques très sensées : “La masse d'un parti politique rassemble à la masse de l’autre parti.En général, le peuple désire une administration honnête de la chose publique, sans faire beaucoup pour 1 obtenir.La plupart des électeurs votent pour leur parti, croyant bien faire r;t pensant que c'est l’autre parti seulement qu’il faut craindre.Ils croient avoir sauvé le pays chaque fois qu’ils ont défait leurs adversaires.“Le mieux pour le Manitoba serait de faim un nettoyage tel qu'il enverrait en prison tous ceux qui ont agi criminellement, et de faire ce nettoyage si complet qu’il rendrait les deux partis assez forts pour obliger celui qui est au pouvoir à appliquer une politique qui justifierait son succès.” * * * Un politicien de l’Ouest dit que les agriculteurs de son pays n’ont aucune reconnaissance à avoir envers le gouvernement fédéral pour le grain de semence qu’il leur a fourni.S'ils se proposent de rembourser, le pays se passera bien dç leurs retnerciemenis, mais s’ils font comme le gouvernement de la Saskatchewan qui n’a pas encore payé l'avancf de même nature qu’il reçut il y a quelques années, ils devront du moins admettre qu’Ottawa leur a rendu service.LE PASSANT.M.TELLIER NE SERA PAS MINISTRE Ottawa.21.— Il parait maintenant décidé que M.1.M.Tellier ne sera pas ministre à Ottawa.Il a refusé, réflexion faite, et sa décision semble être irrévocable.A moins toutefois, qu’on ne revienne à la combinaison déjà indiquée par les journaux, de faire M.Tellier à la fois sénateur et ministre sans portefeuille.Il s’est fait des tentatives de ce côté, depuis quelque temps.On a même approché un sénateur du centre de la province, vieux conservateur, qui a été mandé, la semaine dernière, à Ottawa.Il s’agissait de l'induire à démissionner, moyennant compensation, et de le remplacer par M.Tellier, Mais ça n’a pas marché, pas plus qu’en 1912, du reste, où on avait essayé rie le faire démissionner honorablement pour faire place à M.A.R.Angers.Il n'y a donc, pas de siège cumle disponible, pour l'heure, et les négociations avec M.Tellier se sont faites en vue de le nommer à la place du Secrétaire d’Etat, M.Coderre, dont la lettre de demission csl entre les mains du premier-ministre, et qui aurait, par contre, dans sa poche, sa' nomination de juge de la Cour Supérieure pour le district de Mont Laurier.Quant à M.Tellier.sa décision de ne pas remplacer M.Coderre est certaine, of les aspirants ont le champ libre pour faire valoir leurs talents d’intrigue.Car ils sont trois, qui ne cachent pus leur hostilité à l’idée d’aller chercher Je nouveau ministre en dehors de ia députation, trois : MM.Mondou, Sévigny, Rainville, qui s’entendent à la fois pour lutter l’un contre l’autre ou tous ensemble contre les "outsiders” comme M.Patenamte, député provincial de Laprairic à Québec, ou M.Chs.P.Beaubien, de Montréal, dont on mentionne les noms.On incline fortement à croire ici que la succession de M.Coderre finira par échoir à M.Patenaude.MGR RICHARD L’Acadie est en deuil.Fille pleure l’un de ses «fils les plus dévoues, les plus aimés.Mgr M.-F.Richard, curé de Rogers vil le.Mgr Richard, qui était souffrant depuis quelque temps et qui se faisait traiter à Québec', sentant la mort venir, a voulu expirer au milieu des siens.Il s’est fait transporter, mourant.dans sa paroisse.11 avait soixante-cinq ans. LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 21 JUIN 1915 CHOSES MUMCIPALES M.LE MAîRE REGNE SEUL 3* MARTIN PREKDE UNE SEANCE DES COMMISSAIRES, SAMEDI, DEVANT DES FAUTEUILS VIDES.— M.LE SECRETAIRE DE M.COTE EN CONFLIT AVEC SON HONNEUR.FAITS-MONTREAL BLUMENTHAL vs SAVARD L’ARRESTATION DE CINQ PRETENDUS JOUEURS DANS UN-CLUB ITALIEN SERAIT LA SUITE D’UN DIFFEREND ENTRE L’ECHEVIN ET LES POLI Cl ER S — DIVERS ACCIDENTS./* %; SK A L’ECOLE | NORMALE ON FETE LE RETOUR D’UN ANCIEN ELEVE, M.P.-E.LEBLANC, LIEUTENANT - GOUVERNEUR DE LA PROVINCE DE QUEBEC.DISTRIBUTION DES PRIX, UiMtiXRUlMiHIM’' '• liM-Wl.m.MOil Seul du bureau des Commissaires, M.M.Martin vint siéger, encadré des fidèles secretaires et des indiscrets journalistes, samedi matin.M.le maire, ne tenant compte que ^le l’ajournement fixé vendredi à sa-finedi et ne reconnaissant nullement la décision prise à l’improviste, pendant son absence, par MM.McDonald et Ainey, alors que M.Hebert présidait, d’ajourner le nouveau projet Hébert sur le tramway, au jeudi 24, fit rechercher ses collègues dès les 11 heures pour les prier de venir siéger à ses cotés.L’agent Lafleur en fut quitte pour ses démarches: M.McDonald était absent, M.Ainey était absent, M.Hébert était absent et M.Côté était, cela va sans «lire, absent.—Je siégerai quand même, dit le maire, à l’heure fixée.MM.McDonald et Ainey que nous avions rencontrés un instant auparavant au Palais de Justice, nous avaient dit qu’il n’y avail pas de séance samedi puisqu’elle avait été Ajournée au jeudi 24.M.Ainey expliqua que c’est par erreur que le four de la Saint-Jean-Baptiste avait rtc choisi.Règlements en main, M.Martin étudia avt'c.le secrétaire, M.Séné-cal, la motion en question et découvrit qu’eWe n’existait pas légalement parce que, violant le règlement 48.elle n’avait pas été écrite e^ lue, mais très sommairement rédigée par le secrétaire.Si j’avais élé ici, dit le maire, ça ne se serait pas passé comme cela: plus délicat que M.McDonald, nous l’attendons toujours pour siéger; il a voulu profiler de mon absence, eh bien! dorénavant, nous agirons de la même façon envers lui.Pour conclure, M.Martin dit que tout devra être à recoinmrneer à la séance ordinaire de dundi et que le proie! Hébert sera de nouveau à l'ordre du jour mardi ou mercredi.Donc, mardi ou mercredi, reprise de la bataille du tramway.M.MARTIN DEMISSIONNERA M .lp maire Martin va démissionner si M.L.J.Primeau, secrétaire particulier de M.le commissaire ('.ôté, n’est pas congédié.C’est ce que Son Honneur annonçait lui-même, aux journalistes, samedi matin, en déclarant que M.Primeau l’avait insulté publiquement., L’incident créa une commotion a l’hôtel de ville et devint le thème dp toutes les conversations, chacun se demandant si M.Côté consentirait de bonne grâce, à se séparer de son dévoué secrétaire, qui est son homme de confiance et son ivmplaçant à l’important départe-,ment des travaux publies don la maladie l’éloigne souvent.Ses absences fréquentes furent le sujet même qui provoqua une scène entre le premier magistrat et le secrétaire.Ce dernier était allé, samedi matin.au bureau du maire quand M.Martin lui demanda, rapporte-t-on; —Que fait-il Côté, il n’est jamais à son bureau?—S’il trouve que ça va bipn dans son département comme ça.répondit M.Primeau, c’est son affaire.Cette réplique fil bondir le maire et il intima l’ordre à son interlocuteur de passer la por;p.M.Primeau prit rongé, et en sortant, devant plusieurs personnes qui se trouvaient dans l’antichambre, il dit: —Je me s.de lui.M.Martin avait entendu, et, outragé.pendant que M.Primeau filait.il dit à sa dactylographe, devant tout le monde; —Vous allez écrire immédiatement à M.Côté une lettre stricte-1 ment personnelle, lui disant que son secrétaire m’a insulté dans mon hu-ivau et en en sortant.Je l’ai mis dehors et je vais faire un rapport demandant sa suspension et son renvoi.Us (les commissaires) feront ce qu’ils voudront.Je ne suis pas pour me laisser insulter par les employés.Qu’il li ste dans son bureau.Un instant plus tard, dans la salle où siègent les commissaires, M.Martin revenant sur l’incident s’écria avec force: —Il va s'en aller ou je démissionnerai.Que M.Côté fasse administrer son département comme il l'entendra, r’est correcl, mais je ne veux pas être insulté par son secrétaire.Prenant à témoin les journalistes qui l’entouraient de l’odieux de la scène qui lui avait valu des paroles pour le moins déplaisantes de h part de M.Primeau, M.Martin njou ta : —L’administration est rendue à un point comme elle n’a jamais été auparavant à l’hôlcl de ville, dans les deux corps (commissaires et conseil) et vous pouvez dire cela au public.M.ROGERS DE RETOUR Ottawa, 21.—M.Robert Rogers est revenu de Winnipeg, hier.Il n'eut rien à dire de l’enquête qui se poursuit actuellement sur le scandale des édiflces du Parlement.sur Le grand-connétable Ciqq-Mars, une plainte (Uün nommé Jacob Miller, a arrêté ‘samedi matin cinq individus à l’Italian Progressive & Political Club, sur l'inculpation d’avoir tenu une maison de jeux au numéro .’118 boulevard Saint-Laurent.Les prévenus, Chas.Stobasky, C.Paretto, Peter Paretto et Jacob Rroasti et Charles Desjardins, traduits devant le magistrat Saint-Cyr protestèrent de leur innocence et furent remis en liberté, moyennant un cautionnement de $100 chacun en attendant leur procès fixé à huitaine.Ces arrestations seraient la continuation de la lutte entre l’échevin Blumenthal et le lieutenant de police Savard.On sait que Jacob Miller a donné au premier des affidavits accusant le lieutenant de l’escouade mobile et plusieurs autres officiers d’avoir fréquenté le club italien.L’ARTICLE.PARFAIT VENDU PARTOUT IREFUSEZ LES SUBSTITUTS! ENFANT BLESSE Renversé hier par un camion dans la rue où il jouait vis-à-vis la demeure de ses parents, 10(1, Davidson, René Lemieux, neuf ans, a dû être conduit à l’hôpital Notre-Dame.Le petit souffre d’une fracture de la jambe gauche.FRAPPE PAR UN AUTO Paul Dupont, 12 fils, dont le père, M.Orner Dupont, demeure à 2740 boulevard Saint-Laurent, a été frappé hier soir par une automobile, propriété de W.E.Westover, 8457 avenue du Parc, en ramassant dans la rue une balle qu’un ami avait maladroitement lancée, t.’enfant, recueilli par le chauffeur de la voiture, est à cette heure chez ses parents.Ses blessures ne sont d’aucune gravité.BLESSE A LA JAMBE Un nommé Camion Trehan, 31 ans, domicilié à 181 Cailieux, s’esl luxé la jambe gauche à la suite de la chute d’un.e balle de foin qui lui tomba dessus, samedi après-midi.I.e blessé a éié conduit à l'hôpital Général.LA TETE DANS UNE GLACE Un vieillard de 85 ans, John H ward, 259 Rivard, a clé blessé s medi matin vers onze heures, ri Saint-Denis, par là chute d’un a venl au magasin de M.Charles De longehamps, numéro 185p.Ainsi frappé, M.Howard chancela et sous la poussée de l’appareil comme du vent, alla donner dans la glace de la vitrine; les morceaux de verre en éclats lui firent alors une large blessure à la tète, d’où le sang se répandit en abondance.Le malheureux, conduit à l’hôpital Notre-Dame, donne bon espoir à ses médecins.TRIBUNAUX CIVILS INJONCTION AJOURNEE La demande d’injonction faite par M, Rodrigue Langlois, pour empêcher la ville de procéder a l’achat des propriétés de la rue Drolet, décidé par le bureau des commissaires et ratifié par le conseil, est venue devant le tribunal, présidé par le juge Bruneau, samedi matin, et a été ajournée à vendredi prochain.M.Lavallée, représentant de la ville, se propose de contester Tin-jonction par écrit et de demander des détails sur l’allégation de fraude contenues dans la requête de M.Langlois.11 a été convenu entre Mes Lavallée et Desaulniers, — celui-ci représentant M.Langlois, — qu’entre temps l’affaire de la rue Drolet resterait dans le “ statu quo ”.M.le maire Martin, à qui nous causions de celle injonction, nous a declare qu’il avait dit à Me Laurendeau, quand ce dernier reçut copie de la demande de M.Langlois, qu’il ne signerait pas l’achat des propriétés de la rue Drolet.é JUGEMENTS EN REVISION ¦9 ’POFESSIONNElUEr.S «UM IIUMMUIC (lUUIOlMUHB «1.101 u (IMH .IIII4MIMI AVOCATS l> i,ium.l>.n.i.»liiiuPi n.iu.liu lUiillliilMMlll«,l»H Boite Postale SSfi.— Adresse lëlegraphloue."Nnhiic Montréal”.Tél, Main 1250-1251.Code» : Lleberm, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCTTRETTR Edifiée Transportation — Bue Snint-J*cque» MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques.Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADB0IS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Annes, Montréal.Télé- I AUX CHEQUE.Arthur Jette, 43 ans, domicilié au No 200, rue Saint-tPaul, a été arrêté, samedi soir, pour avoir donné un chèque à un irgrattier en paiement de marchandises diverses, alors qu’il n’avait pas un son en banque II a protesté de son innocence, ce matin, devant le magistrat de police.BEBE ABANDONNE.M.Don al Lebcl, 505, rue William, a trouvé un bébé dr 10 jours, samedi soir, en fare de la maison portant le numéro 62, rue Workman.L’enfant a été porté à l'hospice des Soeurs Grises.PORTLAND-OLD ORCHARD, KENNEBUNKPORT MM.les juges Archibald, Saint-Pierre et Bruneau, siégeant en Cour de Révision, samedi matin, ont prononcé neuf jugements, dont huit confirmatifs et un inlirmatif.En voici la liste ; Alcide Therrien vs XV.C.Edwards, continué avec dépens ; J.McGuire vlS Dame Julia Dunn & vir, confirmé avec, dépens ; Christopher Roland vs Ed.S.Skead, confirmé avec dépens ; Joseph Pelletier vs Zéphirin Ma-lette, confirmé avec dépens ; Banque de Montréal vs Lemay, confirmé avec dépens ; Fred Dieulefet vs Siméon Noi-seux, confirmé avec dépens ; Honoré Proulx vs Upper Ottawa Improvement, de Liée, continué avec dépens ; Peler Wilson & ni vs La Cité de Hull, confirmé avec dépens ; S.O.Shovey & al vs A.K.(I, l)o-lotf et intervenants, renversé avec dépens.LA FETE DE LA S.-JEAN BAPTISTE GRANDES LIGNES DU PROGRAMME DE LA MANIFESTATION DU 24 JUIN.ROY ROMUALD AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.Résidence : 1951, AVENUE DU PARC Tél.S.-Louis 4207 HERVE R0CH, B.A., L.L.L.AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17, 18 et 19 Tél.Main 3264 Société légale BARIL & ROCH CAMILLE TESSIER AVOCAT ET PROCUREUR 97 St-Jacques, Ch.MAIN 8728.34.MONTREAL.ROCKLAND 931.acifiquc ce entre villcgia-, i „ J Jeudi, le 25 juin, le t inaugurera son double serv Montréal et les endroits de tin e su - les côtes du Maine, via les* fameuses Montagnes Blanches.Départ de la gare Windsor, à 9.25 a.ni, et 9.05 ii.iu., avec wagons-palais et wagons-lits ordinaires.Le train de iiuil de Montréal arrivera à Portland à 6.30 a.nu, donnant à ceux qui désirent prendre les bateaux de Pile tout le temps voulu pour déjeuner et faire leur raccordement.Le train dr jour circulera tous les jours excepté le dimanche; le train de nuit tous les jours jusqu’à Ken-nebunk et tous les jours excepté le d i m a n c h e jusqu’à Kenncbuuk Beach et Kennebunk Port.On peut s’adresser dès maintenant au bureau des billets de la ville.Edifice du Dominion Express ou au bureau des billets de la gare.rcc PELLETAN EST MORT L’ANCIEN MINISTRE DE I.A MA BINE FRANÇAISE SUCGOM BE A UNE AFFECTION CARDIA QUE.UNE VIEILLE MAXIME ¦¦v.rtn ntntMli *t dim.nrhr, «ur n.a «uhdivi.ion.ku bord du L»e S -Loui», A Dl«lr.Porral, Strathmore et Lkheelde.11.000 lot» de rhelit et plu-eloar» m»i»on« A rendre A condition» facile».Tranaport gratuit.Pour hlllete téléphoner Weelmnunt 0M4, 4401, ou eenoa an bureau do COMPANY 100 St-Jacque» Main 1707 Actif.14.000,000.MARCH TRUST tlo année.Paris, 6 (par courrier).— M.Ga-mülc Pelletait, sénateur et ancien ministre de la Marine, a succombé, la nuit dernière, aux suites d'une affection cardiaque.Il était âgé de soixante-neuf ans.Fils d'Eugène Pelletait, il était archiviste-paléographe^ lorsque survint la guerre de 1879, qui fit de lui un journaliste.Il collabora successivement à la Tribune, au Rappel, à la Justice, que dirigeait Clemenceau, puis au Radical, Elu député en 1881, à la fois à Paris et à Aix, il opta pour Aix, qui ne cessa de te reélire, Jusqu'au jour où il alla représenter nu Sénat la démocratie (tes Bouches-du-Rhône.Camille Pelletait entra en 1992 dans le Gabinet Gotiibes.avec le portefeuille de ministre de la Ma-ii-ine.Il est charitable de ne pas | rappeler la désorganisation qui résulta.En attendant de pouvoir publier le programme officiel de la célébration de la Saint-Jean-Baptiste, nous sommes heureux de pouvoir donner dès aujourd’hui les grandes lignes (le relie journée qui promet de laisser le plus durable souvenir à Ions ceux qui auront l’aventage d’y prendre part ou d’en suivre les manifestations variées.La journée eoiiimenccpa par une messe solennelle, qui sera célébrée au pied du Monl-Hoyal, à 10 heures 30, précises par S.G.Mgr l’Archevêque de Montréal.Un puissant choeur de chanl, sous la direction du docteur Pelletier, maître de chapelle à l'église S.-Jacques, y exécutera divers morceaux de chant religieux.Le sermon do circonstance sera donne par le H.P.Valentin-Breton, O.F.M.Les hommes et les jeunes gens sont invités à se rendre en corps à la messe, au pied du Monl-Boyal.L'organisation du défilé a été confiée à M.Gnsnult.Le rassemblement se fera au Garré Viger à II heures précises.En vue du bon ordre, il a élé déridé de constituer nu Gurré Viger quatre peinions correspondant à quatre subdivisions de la ville, nord, sud, csi et ouest.Les sections de la société Saint-Jean-Baplisle, les diverses sociétés mutuelles ou paroissiales qui voudront bien se joindre à elle et tous les hommes en générall, désireux de prendre leur place dans le défilé voudront bien se conformer aux dispositions suivantes: ceux du centre de In ville se joindront au groupe qui occupera le Sud du Carné Viger, ceux du Nord au groique qui occupera le Nord du même carré, roux de l’est et de l'micsl à leur groupe respectif.Le défilé suivra les rues S.-lluberl, Gherrier, Laval el Rachel jusqu'au pied du Mont-Royal.On compte que tous les citoyens de ces diverses rues sc feront un devoir de pavoiser leurs demeures, cl, comme on suivra exactement le parcours du Congrès Eucharistique de 1911.on espère que les citoyens s’empresseront de pavoiser celles-ci de la même façon que lors de cette inoubliable munlfcstulion.Ia's sections et les attires sociétés qui prendront part à la procession sont invitées à apporter tous es drapeaux el toutes les bannières convenables qu’elles possèdent, Dans l’après-midi au pare publie du quartier Ahunlsic sur le bord de in rivière des Prairies aura lieu l'inauguration d’un monument érigé par la Société Sa'lnt-Jean-Rnptiste au trois centième anniversaire de l’établissement de la fol au Canada.Un défilé d'autos parlant du Uhuitip de Mars conduira à celle manifestation plusieurs mllll'crsde personnes; d'autres pourront se rendre par tramways oit par la vole du PHoHique, 11 y aura là, discours et musique par une fanfare.Des rafraichissemeitls seront vendus sur le terrain.Les personnes qui ne pourront pas en | prendre part nu dépari rl ne pourront assister au dévoilem«ézïel, 366 Wolfc, ou phone Est 60 _______________________________ TERRAINS A VENDRE Trois terrains, situes en race des Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendra bon marché.S’adresser à 681 ave.Papi-neau.____________________ _______ VIEUX I.IVRES RARES A VENDRE I,'Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu’à la translation de l'Empire par Constantin, avec une illustration à cheque volume; contenant l’Histoire delà République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XV!.de l’an 600 avant J.-G à l’an 420 de J-C., on 15 volumes Tous on parfait ordre.S’adresser a 6R1 aveuum Papineau.et qui vous fonl compter parmi les plus fécondes les années que vous avez consacrées à renseignement de la jeunesse.Vous n’aviez à renier aucune des étapes qui vous ont conduit au poste de lieiitenonl-gouver-nrur, celle-là encore moins que les autres.Vous n’avez cessé de le dire, Cela nous honore el vous honore.“A nous de profiter au point de vue de l’instruction des exemples (pii nous viennent de haut et de loin, de demander aux vieilles civilisations, à celle de la France en particulier des leçons cl des exemples, nous arrêtant à un éclectisme fécond et salutaire.Et je me réjouis que notre vieille province française du S.-Laurent depuis un bon nuart de siècle, ait envoyé ses meilleurs enfants demander aux maîtres de la littérature et de la science française, de la théologie catholique romaine des leçons de clarté, d’été-gaiiec et de science religieuse et profane.Ne craignons pas de dire que dans l'enseignement primaire, secondaire el universitaire, il reste encore place à beaucoup dç perffe-tionnemenls qui doivent provoquer les efforts et le dévouement des éducateurs de la jeunesse.Seulement, pour travailler efficacement à cette grande oeuvre il faut avoir l’esprit ouvert à tous les progrès, il ne faut pas repousser toute innovation au nom d'un traditionalisme qui peut n’etre que la perpétration (l'une erreur profonde.C’est ce utie nous nous efforçons de faire à l lxole Normale, prenant conseil cl exemple des meilleurs auteurs de pédagogie, et attentif à siii- Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de l'Hôlel-Dieul de Paris.Maladie des YEUX, desl OREILLE!, du NEZ et de lai GORCE, 523, Saint-Denis, (En| face du carr Saint-Louis).ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER JOBIX.A.D., Notaire, 103 rue S.-François-Xavier.Tél.Main 8949.Prêts aux fabriques et sur propriétés rie rapport.Voulez-vous savoir ce que I vous êtes?Jean Deshayes, le i graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIO-I i NALISTE, chaque semaine.DIVERS vre la marche de notre société pour rendre autant que possible tous les services qu’elle est en droit d’attendre de nous.C'est encore la meilleure manière d’être fidèle au passé, de rester digne du présent et de préparer l’avenir.De la belle adresse des anciens élèves, le manque d’espace ne nous permet de reproduire que les dernières phrases : A l'élève modèle de l'Ecole Normale Jacques-Cartier, à l'ancien instituteur de l'Académie Sainte-Marie, qui vient de gravir les marches du trône de notre belle province de Québec, mi nouveau Lieutenant Gouverneur, si digne représentant de notre Roi, au successeur des Champlain et des Frontenac, aussi bien que dos Belleau et des (.ha-pleau, des Jette, des Pelletier et des Langelier, nous aimons à redire le vieux souhait traditionnel, si rempli de sens et de choses : Excellence, que ce soit pour de nombreuses et très heureuses années .connaissance et d émotion.M.LeBlanc a évoqué le souvenir de, ses chères années d’étude et de profes sorat.Il remercia vivement M.le principal el les élèves de leurs paroles aimables et affirma l'intérêt constant qu’il n’a jamais cessé de porter à lu cause de l’éducation et surtout à l’instruction primaire, qui bénéficient au peuple tout entier miment commémoratif, auront l'avantage de se récréer quand même en asâtsanl à la grande olympiade,-,- - r- , organisée par l’Association de la Cas- L Unissons donc nos efforts poui qurltc au l’are Deloriniler.fortifier pour élargir notre cnsi i- ùifin le soir à 8 heures dans laigneim’iil primaire : et cela da >• l'interet même de I enseignement secondaire ou supérieur.Je dis fortifier et élargir, car il faut regarder les choses on face et ne pas se dissimuler que nous pvons encore des progrès a accomplir.Le progrès auquel nous devons tendre est d'améliorer le sort de l’instituteur lui-nièmc.S’il est vrai qu'un peuple vaut ce que valent ses écoles, il n’en est tins moins certain que les écoles elles-mêmes ne valent que ce que vaut l'instituteur.Or, nous n’aurons les écoles que nous avons droit d'it-tendre que lorsque nous aurons fait de l’enseignement une véritable carrière.La carrière de renseignement a été trop longtemps et est encore un sacrifice.Or, l’héroïsme est un état d’àme exceptionnel, et nous ne pouvons pas demander A la province de Québec de fournir assez de héros pour se dévouer à tonies nos écoles, il n’y a personne qui ne le comprenne aujourd'hui ; il s’iiait seiiiement de passer de Di- CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant.Admin?» trafeur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 4ÎS-46-47.35 Saint-Francoia-Xavier.Montréal, ASSURANCES » 9 TEL.MAIN96Q ^ MJIABPECQUE Ch.623EdificeTransportation J.ALFRED HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4128 4.STAR BOARDING HOUSE mmuAU 26 RUE S.-SAl REMENT TM.Main 6761 HOTEL.tandis que les enseignements secondaire et supérieur ne s’adressent qu'à une élite.pOMIIM IOjsi COAL COMPANY ____T TT / fd-tr-/ grande salle du Monument National aura lieu une soirée palcloliqiie à la gloire du l’arler François.MM.Vie-• or Morin, l’rés.-Géu.de la Soriété ,Slinl-Jenn-Hnptiste; Alex.Grenon, se.iTctnlrc de l'Association d'Educuilon d'Onlurin et Armand Lavergm., dépu-lé de Motilmagny, parieront Imiv à lotir.‘De ce langage aux douceurs souveraines, plus beau qui soil né sur des lèvres humaines.” Il v aura musique par oar Si.J 'orrlieslre Mbcrl l.uu- Dufnult et chant p rondeau.i,a Société Salnt-Jean-Baptlsle désire rappeler au publie que la quête du Denier National qui sera fuite au cours de lu journée rsl destinée aux oeuvres de la Société, qui enmplc sur la traditionnelle générosité de nos rompidrloirs envers tonies les oeuvres nnlionides.SPRINGHILI Charbon oltu mineus, à va eur et à ga VENTES ANTIKOR-LA U R ELNCE j Cube Radicale Des Cors/ |SÛ«E.trriC«CE.SANS Ooulcur ,En Venu PfiftToirr SS ‘>8 Reading.100V.Rock.l-lan 74L “ Pr.,, 187 South.Par.89 South.Rail 153 “ Pr.40\ Third Ave.38V.4 Twin City.; 90,'4 Unio.Pac.U.S.St.Cor, .“ I’r.j -.• Utah Cop.Vir.Chemi W’t.Union .W’t’h.Flee, 26Vv wool worth 117K " Pr.74V4 10614 !06-\ «2VÎ «!¦< 106% 106; £ i 441.4! 1441/ HT, J8 ‘ 87ÎL S7lÀ 127V, 12^4 60 V4 60&/J 109% 109k 67V;,; 68! 4 UV 11 MINES Bailey.Beaver.Buffalo.Chambers.City Cobalt.Cobalt Lake.Coni a Gas.Crown Reserve.Foster.j Gifford.i Gould.Great Northern.Hargraves.Hudson Bay.Kerr Lake.La rose.McKinley Darragh Nipissing.Peterson l^ake*., Bight of Way.1 Rochester.j Nt neea superior.1 Silver Leaf.Silver Queen., iMmskatnmg.Tretheway.Wcttlaufer.York, Ont.MINES DE Apex.Cons.Goldfields.Con.Smelters.Dr.bie.Dome Extension.Dome.Lake.Dome Mines,.Foley O’Brien.Gold Reef.Homestake.Hollinger.Jupiter.Motherlode.McIntyre.Pearl Lake.Pore Crown.Pore Imperial.Pore Pet.Pore Tisdale.Pore Vipond.Preston E.Dome.Hen Alines.West Dome.Lully Gold Mines Offre.DE COBALT 2% avs ftft 00 80 17^ 18 475 525 75 80 1*8 2U V* .% 2V2 3 1 1% 1500 2000 150 175 5.1 56 26 2 7 Vi 590 fiOO 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RETRAITENT MALADIE MYSTERIEUSE DU SULTAN TIENNE PRETEND QUE LES MOSCOVITES S’APPRETENT A OFFRIR UNE DERNIERE ET INUTILE RESISTANCE A LEMBERG.— LES ITALIENS SONT FACILEMENT REPOUSSES (7) Berlin, viâ Londres, 21.— Suivant le Tageblatl, le professeur' Adolf Israel, le spécialiste allemand bien connu se tient au chevet du sultan Mehemmed à Constantinople.L’ambassade ottomane d’ici lui a donné instruction le 11 de se rendre en Turquie.Le professeur >'st l’hôte du sultan à Yildiz Kiosk, où il demeurera jusqu’à la fin de la semaine prochaine.On n’a pas "é-vélé quelle est la nature de la maladie du souverain.I Vienne, viâ Londres, 21.—Le bulletin officiel publié aujourd'hui au ministère de la guerre décrit comme suit les opérations autour de Lem-nerg : “ Pour faire suite à la .vigoureuse offensive des armées alliées, nous avons remporté une victoire signalée près de Magierow et de Grodek.Après avoir cerné la San et repris Przemysl, les troupes alliées dans la bataille du .5, entre Lubaczowka et le haut Dniester, forcèrent les Russes à une nouvelle retraite." Le jour suivant, le commande-mtm suprême des années de Rin.ie réunit, une fois de plus, les débris de ses troupes pour la protection de la capitale de Galicie et pour arrêter notre avance à la position bien préparée de Wereszyca.Après une bataille très âpre, nos troupes ébranlèrent de nouveau et chargèrent à la baïonnette le front russe tout entier.“ Déjà, Tramée du général von Mackenzen a passé à travers les positions de Tennemi autour de Magierow et celui-ci a commencé sa retraite vers Rawka Ruska et Zolkiew li ut en continuant d’offrir une résistance obstinée, sur la Wereszyka.“ Pendant la nuit, certaines parties de Tannée du général von Boehm-Ermolli se sont jetées à l’assaut contre les positions des deux côtés de la route de Lemberg.“ En même temps, les autres corps de cette armée sont pénétrés partout dans la position principale de Tennemi.“ Depuis trois heures, ce matin, les Russes, sur tout le front, retraitent dans la direction de Lemberg et au nord et au sud de cette ville, poursuivis pas les armées alliées.On a pris un millier de prisonniers et une grande quantité de matériel de guerre.“ Sur le haut Dniester, Tennemi commence à évacuer ses positions.Sur le front, l’armée du général Pflanzer a été renouvelée à plusieurs points mais a été repoussée avec des pertes considérables.“ Le théâtre de la guerre italien : “ Après qu’on eut repoussé aisément les attaques italiennes de peu d importance autour de Piava, Ron-chi et Monfalcone, le calme a régné, hier, sur le front île TIsonzo.Ici et sur la frontière de la Carniole, l’artillerie ennemie a bombardé nos positions sans succès.En un certain endroit exposé, nous avons compté 175 cadavres de soldats italiens.” LES RUSSES EN PERIL, DIT VIENNE.— APERÇU DE LA SITUATION.Des quartiers-généraux autrichiens, via Londres, 21.—- L’opti-mismt: règne ici au sujet de Tissue de la troisième bataille de Lemberg qui sera prochainement livrée par les Austro-allemands.Les Russes ont reculé continuellement dans la campagne à Rasters de la Galicie qui a duré sept semaines, et malgré les renforts constants ils n'ont pn tenir aucune des différentes positions qu’ils ont prises.Les chances de* résistance des Russes semblaient meilleures quand ils avaient atteint la San.avec Przemysl comme point d’appui, mais la forteresse a demi-démolie a élé réduite et promptement reprise et avec l’arrivée des Austro-allemands à la ligne de Grodek, qui constitue la première ligne extérieure des défenses de Lemberg, une nouvelle phase de la lutte commence qui augure bien pour les assaillants.Les Russes semblent maintenant en danger imminent de voir contourner leur flanc gauche avant que la grande bataille elle-même ne commence.L’armée autrichienne, sous Tarchiduc Joseph Ferdinand, a poussé les Russes vers le nord, sur les deux rives de la San, depuis quelques jours cl se trouve dans le territoirr* russe à Test.Ainsi l’armée du général von Mac-kensen se dirigeant vers le nord de Lemberg, n’a pas de crainte à entretenir au sujet du contournement de son flanc du côté nord.La ligne de Grodek consiste d'un nombre de pelits lacs unis par la petite rivière Wereszyza, qui est bien propre à des fins de défense.Les collines à Test sont fortement retranchées.Malgré que les Autrichiens aient déjà pris la partie ouest de la petite ville de Grodek, les alliés germa-1 niqués ne porteront pas vraisembla-j blement le gros de l’attaque de Lemberg, du côté ouest mais s’appliqueront surtout à enfoncer un coin à travers la ligne russe autour des sources de la Wereszyca, afin de gagner des positions au nord de Lemberg.Le général von Mackensen, en exécutant ce plan, a déjà pris pied à Test de la ligne de Grodek et menace d’écraser la droite russe.Dans l’intervalle, le général von Boehm-Ermolli, commandant Tarante autrichienne sur la droite de Mackensen, occupe l’attention des Russes dans le bas de la Wereszyca et tentera de traverser ce cours d’eau à l’occasion.Au sud de Lemberg, les Russes détiennent encore du terrain sur la rive droite de la Dniester, mais n’ont pu empèclrr le général Lin-singen de les enfoncer près de la rivière, malgré qu'ils aient constamment reçu des renforts et fait des efforts désespérés pour arrêter l’avance austro-altemande.Plus à Test, la situation semble plus désespérée pour les Russes.FAVEUR DU SAINT-PERE BENOIT XV ACCORDE DES INDULGENCES GENEREUSES AU CONGRES NATIONAL DES PRETRES ADORATEURS.Un câblogramme envoyé du Vatican à Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal par le Cardinal Secrétaire d’Etat apporte l’heureuse nouvelle que le Saint-Père, désirant montrer une fois de plus l'intérêt tout particulier qu’il porte au prochain Congrès national des Prêtres-Adorateurs daigne lui concéder les mêmes indulgences et privilèges qu'aux Congrès Eucharistiques internationaux.Ces priilèges sont les suivants: (1 ).Indulgence plénière, aux conditions ordinaires, à gagner une fois durant le congrès.Une indulgence de sept ans et sept quarantaines pour une visite au Très-Saint-Sacrement.(2).La Bénédiction apostolique avec indulgence plénière, donnée par l’Evêque officiant au nom du Pape, à la suite de la Messe votive solennelle do la très sainte Eucharistie.A ces deux privilèges, le Saint-Siège daigne ajouter, pour les prêtres congressistes, celui de pouvoir célébrer pendant le Congrès la messe votive du Très-Saint-Sacrement.Voici le texte dt: câblogramme: Rome, 17 juin, PJ15.A Sa Grandeur Mgr Bruchési, Archevque de Montréal, Canada.Le Saint-Père a daigné accorder pour le prochain Congrès Sacerdotal Eucharistique de Montréal les indulgences ^et privilèges concédés par les lettres apostoliques du 28 février lilOô, et aux prèlres qui prendront part à ce Congrès la faculté de célébrer la messe votive du Très-Salnt-Sacrement.Cardinal GASP ABRI.FETE A S.-GREGOIRE DE MONTMORENCY VINGT-CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA PAROISSE.(De notre «orrMDondantY Québec, 21.— Le 25e anniversaire de la fondation de la paroisse de Saint-Grégoire de Montmorency coïncidant avec la célébration de la fête nationale a donné lieu à de grandes fêtes, hier, à Montmorency.Les fêtes ont élé présidées par S.E.le cardinal Bégin.Une grande procession eut lieu le matin, suivie de la messe à l’église paroissiale.A midi il y eut banquet à Tissue du-quei une assemblée patriotique a été tenue sur la place de l’église.Dans Taprès-midi, le cardinal Bégin a béni un magnifique monument du Sacré-Coeur, érigé sur la place de l’église.Une foule nombreuse assista aux fêtes.L’hon.T.-C.Casgrain et Thon.Cyr.Delage, députés du comté, et plusieurs autres personnes distinguées étaient présents.La paroisse de Saint-Grégoire fut fondée en 18!)0 par M.le curé Ruel qui en est encore le dévoué pasteur.LES ALLEMANDS EMPOISONNEURS Londres, 21.— Le correspondant du “Morning Post’’ à Petrograd, câble: “Le Messager”, journal officiel du gouvernenteul, traitant de gaz asphyxiant employé par les Allemands le long de la Bzura, récemment, communique plusieurs détails à cc sujet.Il semble que Tennemi stest procuré sur place ce gaz en traitant le manganèse avec de Tacide sulfurique et muriatique.Les Teutons firent avancer dans la Vistula plusieurs barges remplies dp manganèse.” Au dire du correspondant de la “Gazelle de la Bourse”, à Varsovie, les carnets îles officiers allemands capturés indiquent que jusqu’à présent les gaz délétères ont constitué une a mu* à 2 tranchants.L’un d’eux a vu la moitié d'une compagnie allemande suffoquée en remplissant les cylindres de vapeur.11 atteste qu'il a pris part à plusieurs combats et jamais les Teutons n’ont remporté la victoire grâce aux seuls gaz asphyxiants.OBSEQUES DE MGR TETU ELLES ONT ETE CELEBREES AU COLLEGE SAINTE-ANNE DE LA POCATIERE OU IL AVAIT FAIT SES ETUDES.Sainte-Anne de la Pocatière.18.— De nombreux amis accompagnaient hier soir au collège de Sainte-Anne-de-JayPocatière, les restes de Mgr Têtu.Les élèves du collège, fanfare en tête, reçurent à la gare la dépouillé de leur illustre aîné.Après la levée du corps au parloir, un libéra fut chanté au cimetière Painchaud par M.le supérieur du collège, assisté des abbés E.Dionne, de TIslet, et Alf.Dionne, de Saint-Georges de Beauce.Ce matin, dans la chapelle du Monument Painchaud, il y eut service solennel célébré par M.Tabbé Du-mais, accompagné de MM.Collet et Alf.Dionne comme dacre et sous-diacre.Remarqués dans l’assistance, MM.les abbés A.Têtu et Frs Têtu frères du regretté disparu, Mgr Bol-duc, P.D.; Messieurs les chanoines Gagné, représentant l’Archevêché, Richard, de S.-Romuald; M.le juge Car-roi, Thon.Thomas Ghapais, Jos.Bertrand, I.C.; les RR.MM.Martin de Sainte-Hélène, Taschereau du Cap-S.-Ignace, Dupont d’inverness, El-Zéar Dionne, Emile Bernard, Alexandre Roy, Léonce Vêzlna, Ferdinand Garneau, etc., etc.-«- BENEDICTION D’ORGUE (Suite de la troisième page) AUTRICHE Les chasseurs alpins italiens ont annihilé tout un bataillon hongrois qui s’approchait de Planinapoliu pour livrer une contre-attaque.—François-Joseph est furieux de, la défaite de ses armées à la fron-1 tière italienne.11 a dégradé les gé-| néraux Kanki et Rohr et ordonné à l’amiral Chiari de sortir de Pola avec sa flotte l’avertissant qu’il ferait venir un amiral allemand pour le remplacer s’il continuait à demeurer inactif.—Les Autrichiens dirigent contre les Italiens des énormes canons de 3Ü5 milimètres.—Le gouvernement hongrois va équisitionner toute la récolte de Tannée.Un budget de S4,00(J,(IÜ0 a été voté à cet effet.—Des croiseurs autrichiens ont bombardé la côte italienne à divers endroits.—Vienne dit: “L’armée du général Pflanzer a repoussé des troupes fraîches au sud de la Dniester supérieure.—“Les Italiens ont abandonné' leur attaques stériles sur les pla-| teaux de Polgarie et de Lavronne.” ITALIE L’état-major italien a nommé Gu-glielmo Marconi et le poèfe Gabrie- : le d’Annunzio lieutenants.—Rome a ordonné à tous les correspondants militaires étrangers de quitter la frontière italienne.La plupart sont maintenant rendus à Zurich.—Un ordre militaire oblige Venise à demeurer dans l’obscurité pendant les heures de la nuit.Tout gendarme qui verra une lumière dans une fenêtre a le droit de tirer dans cette direction.LA SAISON DES VOYAGES EST ARRIVEE En faisant vos préparatifs, que vous alliez à San-Franeisco, à la mer, dans les montagnes ou au Lac il vous faudra de bonnes Malles,Porte-habits, Sacs de Voyages, Etc.N’oubliez pas qu’un voyageur est souvent jugé par ses malles.N’hésitez pas à vous les procurer de bon style, solides et confortables.Exigez celles de la MARQUE “ ALLIGATOR ” Ce sont les plus belles, les mieux finies et les plus durables; elles sont les meilleures en Amérique et ne se vendent pas plus cher que les autres."Ja/nœ/îtâf/nê, “ THE ALLIGATOR,” 413 Ouest rue Sainte-Catherine ‘‘BAZAR DU VOYAGE,” 452 Est rue Sainte-Catherine BLOC BALMORAL MAGASIN DE GROS, 338 Guest, rue Notre-Dame.TURQUIE —Constantinople dit : — “200 Russes ont été tués au cours d'un engagement près d’Olti, en Trans-Caucasie.—“Notre artillerie a sérieusement endommagé, jeudi, un torpilleur ennemi, près d'Avi Burnu.” —Les Turcs redoublent d’activité dans le Caucase.Us ont remplacé le Dième corps d’armée capturé par les Russes à Sari Kamysk.—Les troupes alliés rencontrent de grandes difficultés dans le sud de la péninsule Gallipoli.Les Turcs construisent de puissants travaux de retranchement au nord de Sed-dui Bahr.—Les Turcs combattent avec humanité.Us soignent les blessés ennemis et les nourrissent même sur le champ de bataille.AFRIQUE NOUVEAU JOURNAL _____ A QUEBEC Québec, 21.—-Un nouveau journal paraîtra sous peu de temps, à Québec,—vers le 1er juillet.Ce sera un hebdomadaire.M.Raoul Renault, jusqu’à ces derniers temps secrétaire de la Commission du Havre, en sera le directeur.Ce journal s'appellera le “ Franc-Parleur ”.Ce sera une feuille de combat.M.Renault se serait assuré la collaboration, tant à Montréal qu’à Québec, de gens habitués à dire librement ce qu’ils pensent des questions publiques.On croit qu'un journal indépendant des partis politiques et des gens qui ont la main sur presqueI toute la presse politique de Québec! recevra bon accueil du public du) district.A Sainte-Anne de Beaupré PELERINAGE DE LA PAROISSE S.-JOSEPH par le vapeur “MURRAY BAY”, le 26 JUIN.Départ du quai Bonsecours à 5 heures P.M.Prix : adultes, $îL7,»; enfants, $1.80.Pour informations, s’adresser au presbytère S.-Joseph, 306 RUE RICHMOND.Tel.Main 3922.(De noire correspondant) Québec, 21.— Une belle cérémonie a eu lieu, hier, à la chapelle des Soeurs de la Charité dont la reconstruction après Tincendic de Tan dernier vient d’être terminée.S.E.le cardinal Bégin a béni, hier après-midi, en présence d’un nombreux clergé et d’une foule considérable, l’orgue de la nouvelle chapelle ainsi qu’une cloche de 800 livres et un magnifique tableau du Sacré-Coeur.La cérémonie eut lieu à quatre heures et fut des plus imposantes.A CHACUN SON DU C’est par erreur que nous avons dit, ces jours derniers, que M.W.Pelletier, l’heureux gagnant du prix d’Europe au concours de musique dp Québec, était Téleve de M.Jeannette; on nous informe qu'il était Télève de Madame F.Héraly.Donc, rendons à César ce qui appartient à César.INDEMNITE A L’ESPAGNE Madrid, viâ Paris, 21.Le gouvernement allemand a fourni des explications complètes et a payé une indemnité de 180.000 marks, ($45,000).pour la vie des cinq Espagnols fusillés par méprise à Liège, en août dernier.TRES IMPORTANT SUCCES FRANÇAIS Paris, 21.—Le ministre des colonies de France a reçu la communication suivante du gouverneur général de l’Afrique Centrale française : “ En conséquence du terrible combat qui a dure jour et nuit pendant soixanle-douae jours, une colonne Sangha a forcé Tennemi à capituler à Monseo, apres s’être emparé des positions, les unes après les autres.L’escadron a fait beaucoup de prisonniers.dont plusieurs étaient des blancs, des officiers et de l'infanterie de même qu’il a capturé beaucoup de munitions et une correspondance importante.” ALBANIE LES SERBES A DURAZZO DEJA LEUR ARMEE A PENETRE DANS CETTE PLACE FORTE D’ALBANIE.— ESSAI) PASHA EN FUITE.Londres, 21.— Une dépêche de l'agence Reuter, venant d’Athènes, apporte la rumeur de la prise de Du-razzo.Albanie, par les Serbes.On dit dussi que Essad Pasha, président provisoire et ancien commandant de troupes turques, s’est enfui en Italie.Les armées serbes font la campagne depuis un certain temps rn | Albanie et le ministère de la Guerre a annoncé, en ce pays, Toeeupalion d'un large territoire et finalement celle de Durazzo.Ce qui explique l'hospitalité que peut donner Tlta-Hc à Essad Pasha, c’est que ces deux pays n’ont pas encore rompu les relations diplomatiques.MARTIN DANS LE CABINET SCOTT Ottawa, 21.—Nous apprenons que W.M.Martin, député libéral de Regina, doit bientôt faire partie du gouvernement Scott pour la Saskatchewan, en qualité de trésorier pro I vincial, selon toute probabilité.Il reprendra à la législature le siège de J.F.Bole, à qui les ministres ont accordé la direction des dépenses des liqueurs.En plus, M.(ieorges Bell, le trésorier actuel, est sur le poinl d’accepter une place du gouvernement.Quant à M.Martin, il a représenté la ville de Regina aux Communes depuis 1008.Il a acquis mie certaine notoriété durant l’obstruction faite au sujet de la question navale.pnovinci: dm Quebec, district de Mont- mil.Cour Supérieure, No 256(5.Dame V.La noix, veuve de Gaston Corbeil, demande^ resse, vs Henri Péludenu, défendeur.Le SOènie jour de juin 1915, à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 806 rue S.-Hubert, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comp-tan I.1.K.Coutu, H.C.S.Montréal, 21 juin 1915.PHOYlNCi: DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 7049.— Guy B.La forest, demandeur, vs René Paquette, défendeur.Le 30ème jour de juin 1915, à dix heures de Cavant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 128 rue.Bleury, ch.002, ru la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un clavigraphe.Conditions : argent comptant.Th omis N.Proulx, H.C.S Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE Die QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 6448.A.Denis, demandeur, vs Ed.Gagnier, défendeur.Le 2ème jour de juillet 1915.à onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 101 rue Ash, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.R.Trudeau, 11.C.S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, dans la (tour de Circuit du District de Montréal, No 4739.— Augustin Benoit, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Aimé Benoit, ci-devant agent d’im meubles, des cité et district de Montréal, et maintenant de lieux inconnus, et Arthur Benoit, constable, (les cité et district de Montréal, défendeurs.11.EST ORDONNE au défendeur Aimé Benoit de comparaître dans le mois.Montréal, fl juin 1915.(Signé) S.E.Meunier, dépulè greffier de la dite cour.— Bisailion.Bisaillon et Béique, procureurs du demandeur._____________ ^ __ PROVINCE DE QUEBEC, distriel de Mont-réal.Cour de Circuit, No 7249.Dame Marguerite Allaire, des cité et district de Montréal, demanderesse, vs Henri Allaire, aussi du même lieu, défendeur.Le .‘Même jour de juin 1915, h dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 86 rue Union, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.M J A.DeOlles.H.C S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 225.Benjamin Abeles, de Montréal,, agent d’immeubles, demandeur, vs Grégoire Melochr et Joseph Mélodie, de Montréal, esqunl.et al., défendeurs, et Mes Bisaillon et Brossant, lie Montréal, avocats, distrayants, et H.Schnauter, de Montréal, opposant, et 1rs défendeurs, contestants.Le trentième jour de juin mil neuf cent quinze, à dix heures de l’avant-midi, au No 141 ouest rue S.-Via leur, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit demandeur prfnslcal saisis en cette cause, consistant en épiceries assorties, automobiles, etc.Conditions : argent comptant.M.J.Alberl DeOelles, H.C.S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 9667.United Painters and Decorators, demandeurs, vs P.Morris et al., défendeurs.Le 30ème Jour de juin 1915.à une heure de l’aprês-midi, au domicile de 1*.Morris, Pun des dits défendeurs, au No 167 rue Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant eu meubles de ménage, rdc.Conditions : argent comptant.Elie Rochon, H.< .S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 6707.Israël Livinson, deanandeur.vs T.Youritchuk et al.défendeurs.I,e 3ème jour de juillet 1915, à deux heures de l’après-midi, au No 107A ouest rue Craig, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en meubles dr ménage, bureaux, etc.Conditions : argent comptant.J.R.Trudeau, H.C.S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit, No 9667.United Painters and Decorators, demandeurs, va P Morris et al., défendeurs.Le 30ème jour de juin 1915, 5 dix heures de l’avant-midi, au domicile de I.Stein, l’une des dits défendeurs.au Nu 1528 rue Cadifux, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit defendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.Elle Rochon, H.C.S.Montréal, 21 Juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal, Cour Supérieure, No 2601.The Northern Aluminium Co.Ltd., demanderesse, vs Byron McDonald, défendeur.I^ JOènie jour de Juin 1915, h 10 heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, ou No 48 rue S.-Viateur, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effeis du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en poêles, ferronnerie, etc.Conditions : argent comptant.Pierre Bienjonettl.H.C.S.Montréal.21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieure.No 2611.Frank C.Dtesse.r, de Montréal, demandeur, vs de Montréal, défendeur.Le (Oème jour de juin 1915, 5 dix heures de J’.mmt-midi, au ci-devant domicile du dit défendeur, au No 1648 rue Jeanne Mance, en la cité de Montréal.seront vendus par autorité de justice les L>lens et effets nu dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.M.1 A.DeOlles.H.C.S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2508.— François Joseph Bisaillon, avocat, conseil du Roi, Hector R.Bisaillon, avocat, Louis Joseph Béique, avocat, tous trois de la cité de Montréal, district de Montréal, et y pratiquant ensemble sous la raison sociale de “Bisaillon, Bisaillon et Béique”.demandeurs, vs Peter Fishman, agent, des cité et district de Montréal, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.•— Montréal.11 juin 1915.— T.Dépatie.dép.prolonotaire.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, No 4460.Cour'Supérieure.— Joseph Lamoureux, marchand-tailleur, de la cité et du district de Montréal, demandeur, vs Muses Si-minovitch, de la cilé et du district tie Montréal, défendeur, et Aron Simi-novitch, Ernest Lemoyne, Dame Marie Ida Joubert de la cité et du district de Montréal, veuve de Arthur Leeompte, en son vivant du même lieu.Delle Blanche Lecomple, Joseph Feldman, et Moses Louis Rose, tous de la cité de Montréal, district de Montréal, mis-en-cause.Il est ordonné au mïs-en-eause Dame Marie Ida Joubert.épouse de Arthur Recompte, Delle Blanche Lecomple.Louis Rose, Joseph Feldman el Aron Siminovitch do comparaître dans le mois.Montréal, 16 juin 1915.T.Dépatie, Dép.-Prolonotai-ip.F.X.Roy, Procureur du demandeur^ ^ PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-tAbI, Cour Supérieure, No 743.Israël Weinrnugh, de Montréal, demandeur, vs A Bessner, de Montréal, défendeur.Le trentième Jour de juin 1915, à dix heures de ruvtiiât-nildi, au domicile du dit défi'Uth-ur.nu No 1197 rue S.-Urbain, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, un piano, etc.Conditions : argent comptant.A.La verdure, H.C.S.Montréal, 21 juin 1915 PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont réal, Cour de Circuit, No 10199.Jt.Broussemi, demandeur, vs J \ Ouellette, défendeur.Le SOètne jour de juin 1915, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1311 rue de la Ro che, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.H.Dockstadrr, H.C.S.^tontroa1.21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont real.Cour de Circuit, No 9113.— Amédée Blain vs J.A.Ouellette.30ènie jour de juin 1915, à une heure de l’après-midi, au No 350 avenue Létourneux.en la ville de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de jKstfce les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en une automobile.Conditions : argent comptant.E.Aumais, H.C.S.Montréal, 21 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont* réal, Cour de Circuit.No 409(1.Canadian Oil Company Ltd., demanderesse \s Gabriel Levetus, défendeur.I/e 30ème jour de juin 1915, à 10 heures de Pavant-mldi, è la place d’affaires du dit défendeur, nu No 14 Est rue Prince Arthur, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice 1rs biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en show-un se s, comptoir, articles de fantaisie.Conditions : argent comptant.Pierre Bienjo-nrtti, H.C.S.Montréal, 21 juin 1915.J r ."A y _===_-.ç- Feuilleton du DEVOIR Au seuil de l’amour (Suite).Ce chapitre tout simple d’un délicieux roman, je d'ai fait dix fois 'r soir au-dessus du jardinet de l’hôtel de Beauvais.Je sens encore Todeur des héliotropes dans l’ombre.Je le refaisais toujours dans le même ordre sans rien y ajouter tant j'avais conscience d’y avoir enfermé l’essentiel de mon bonheur!.Je le refais depuis sans jamais le trouver inférieur.Brigitte écoutait avec toute son ânte; elle aussi trnuvail que e'était là la plus belle histoire qu’elle eût jamais écoulée.C'ctail celle chose le bonheur de deux êtres sains Dt jeunes qui se rencontrent et se demandent dans 'la franchise de leur sentiment de partager toute la sie.Mais en même temps, elle éprouvait une impression étrange: elle sentait que cette heure qui était la sienne ne reviendrait jamais.Elle voyait clairement quelle avait attendu cet aveu depuis des mois sans avoir jamais réalisé qu’il put êtrt?, cl dans l’instant qu’il se présentait si parfait, si consolant de son triste passé, elle ne le voyait pas étendre son ombre apaisante sur l’avenir.Qu’était-cc que cela ?La certitude que ec bonhtuir ne pas s'accomplir ou l'évi- dence qu’elle ne répondait pas à un tel amour?Oh! non, pas cela! car elle osait maintenant lever les yeux vers Pterre et l’aimer de tout son regard.Le jeune homme s’était tu et ce silence donnait une valeur particulière aux paroles oui venaient d’etre dites et à cPlles qui allaient suivre.Un obscur travail s'élaborait dans leurs âmes délicates.Enfin Pierre posa celte interrogation directe: —Mademoiselle Brigitte, voulez-vous êtif ma femme?Il n’ajouta à cela aucun commentaire, il lui eût déplu de paraître obtenir son consentement de considérations étrangères à son sentiment.La jeune fille vit bien qu’il fallait répondre “oui” pour com-bt r ce coeur qu'on lui offrait, et aussi qu'elle eût pu répondre “oui” et donner ainsi Imite satisfaction à sa propre émotion.Cependant, elle ne dit pas “oui”.Plus tard seulement, elle comprit à quel point plie était, liée à son frère, puisque dans cet instant pathétique, sans que la pensée de François se fût présentée à son es-pril.elle démêla une resistance inconsciente pn elle-même qui lui fil différer sa réponse —•Mon ami.prononça-t-elle, je ne merveilleuse,, pourrait puis vous satisfaire aussi vite que dans ce petit chapitre que vous écriviez le soir à Bocherville.Vous tentez combien la question que vous me posez est grave venant’ de vous à moi el qu'il est important pour nous que je la laisse descendre au fond de mon âme pour la peser tout entièrr.Pierre, d’instinct, n’aima pas cette réserve, non qu'il doutât de la jeune fille, mais parce qu’il pres-senlît à son tour l’invisible ennemi que la forlune allait dresser devant son amour.Il reprit cependant avec une nuance de tristesse: —Vous êtes libre, mademoiselle Brigitte; pour me répondre, il suffit de savoir si vous m’aimez.si vous dpvez vous le demander, il est préférable de ne pas me répondre.A son tour, Brigitte fut courageusement sincère, elle lui tendit la main on souriant.—Je vous entends ; soyez donc heureux, mon ami, si votre joie dépend de moi.moi aussi je vous aime.Pierre appuya ses lèvres sur la main de la jeune fille et ce premier baiser fut empu-int du plus délicat respect.Puis iis restèrent debout tous les deux devant la fenêtre ouverte sans parler, un peu comme le jeunf homme les avait vus dans son imagination au bord de ce mur qui, du Vidamé, domine (es campagnes du Beauvaisis.Quelle jeunesse, quelle pureté, quelle absence dr coqueilerie dans ce coeur de vierge, pour que, sans détours, mais avec la conscience de la gravité d’un tel aveu.Brigitte eût répondu spontanément : “Moi aussi, jp vous aime!” Alors, elle fut à son tour éblouie.Cette parole échappée répandait en clic comme autour d’elle sa lumière.C'est en vérité créer certains états 'lal|?nts que 1rs proclamer tout à coup à haute voix.Brigitte eût pu deviner par ses mélancolies, sa joie et sa pensée fraternelle qu’elle aimait Pierre, mais ce spntirncnt flottait sur sa vie intérieure à la manière d’un reflet.Elle éprouvait, maintenant, qu'il se cristallisait, qu'il prenait un corps merveilleux et rayonnait sur son passé.Elle voyait îles jours, les hommes et tes propres actions comme elle ne les avait encore jamais vus.—Voilà donc pourquoi, pensaii-elle, j’étais si heureuse cet été au Vidamé, en sa présence ! Voilà pourquoi, au chevet d’Olga blessée, jp l'ai appelé tout naturellement.Il se présentait le premier à ma pensée, Elle ne s’avisait pas de sa naïve-lé; elle l'aimait el en convenait sans (pie rien s'alarmât en elle, tant cela était comme H convenait, tant cela planait au-dessus des misères humaines! Elle sc tenait près de Pierre sans fausse confusion avec unp tranquillité satisfaite, jusle à la place qui devait être la sienne dans le monde.Mais il brisa ce vol sublime où elle suivait son coeur parce qu’il faut toujours que l'homme ramène les rêves à sa mesurr.—Alors, mademoiselle Brigitte, puisque vous m’aimez, vous pouvez consentir à devenir ma femme Il y avait moins d’impatiencp que de logique inquiète dans ce raisonnement.Brigitte tourna vers lui son visage sur lequel glissa une ombre.Elait-ce celte du soir qui s’abaissait sur le square, ou montait-plle de sa méditation?—Je vous ai entendu, dit-elle, et je vous ai répondu dans la mesure où je suis aujourd'hui maîtresse de moi-même.Voulez-vous que nous en demeurions là cp soir?Cette minute doit survivre à tous les mauvais hasards; laissons-lul son parfum.N’allons pas la faner par une hâte maladroite, espérons avec ferveur.—Vous avez raison.,1e ne suis pas assez reconnaissant.si, si, jp m'en rends bien compte.j’ai l’air d'un homme sûr de l'amour qu’il inspire.rien n’est plus loin de mon esprit, rien ne me serait plus odieux qu'une telle apparence.Pardonnez-moi donc cette insistance ridicule, mais j'ai cru sentir que vous mêliez à voire don de mystérieuses restrictions : je vous ai trouvée plus bienveillante que libre.—Ne vous excusez pas, je comprends voire hâle, je ne puis la satisfaire en ce moment et il me faut vous répéter d’attendre.je dois nie le dire aussi à moi-même.—N’est-ce pas à tout prendre un scrupule exagéré; n'avons-nous pas ce soir tous les éléments du problème devant nous?-Je ne le crois pas ; mais ce’a terait-il que je jugerais plus sage de différer un peu une si grave réponse.Laissez-moi vous le dire sur la foi de voire aveu: vous avez accoutumé votre esprit à ce projet qui me surprend tout à coup.(A suivre) 12 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 JUIN 1915 VOL.VI.— No 143 Le temps qu’il fera Beau et chaud.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 Est rue Vôtre-Dame.R.de Meslé, gérant.! DOUBLE ATTENTAT BOCHE DANS L’ONTARIO LA GUERRE 75 72 52 45 Aujourd'hui maximum.« • Même date Pan dernier.• • Aujourd’hui minimum.• • Même date Pan dernier.Baromètre.— 8 h.matin.30.17 11 h.matin, 30.15 ; midi, 30.13.MARDI, 22 JUIN S.Paulin, évéaue et confesseur.Lerer du soleil, 4 heure* 11.Coucher du soleil, 7 heures 51.Lexer de la lune, 2 heures 51.Coucher de la lune, 0 heure 20.Pleine lune, le 26, à 11 h.33 m.du soir.* f I j < • ! • I 6 I i « ?t I M.LEBLANC NOUSJŒÇOIT QUELQUES MOTS D’ENTRETIEN AVEC “L’HOMME QUI FAIT LES PREMIERS MINISTRES”.—Avez-vous aujourd’hui à i’hotel quelque personnage important ?avons-nous demandé ce matin à l’affable gérant de l’hôtel Windsor.—Important de quelle façon ?nous a-t- on répliqué.Nous avons des directeurs de chemins de fer, des marchands de glace, des fabricants de chaussures militaires.—Pas de politiciens ?—Non, mais mieux que cela, le représentant direct rie Sa Majesté : Son Honneur le lieutenant-gouverneur de la province de Québec.—M.P.E.LeBlanc ?—En personne.Chambre 11140.Va pour 1340.La demoiselle du téléphone demande cérémonieusement au petit appareil attaché à sa tête si M.le gouverneur veut bien recevoir un représentant du “Devoir”.“Avec plaisir,” répond le petit appareil.Et nous montons au 1340.Son Honneur le lieutenant-gouverneur nous reçoit avec toute l’urbanité qu’on lui connaît.Nous le trouvons au moment où il va sortir prendre l'air montréalais.Tout de suite nous nous faisons cette réflexion qiue le représentant de Sa Majesté est un homme décoratif ; en effet, grand et droit, la tête forte et bien assise sur de haut us épaules.M.P.E.LeBlanc a la distinction rare de ressembler à son portrait, qu’il s’agisse de la grande peinture à l’huile du Parlement de Québec qui le représente en président de la Chambre provinciale, ou celui de M.Charles Gill, ou’on a inauguré hier soir à l’Ecole Normale Jacques-Cartier.—El quel bon vpnt vous amène?nous demande Son Honneur, de sa voix forte nn peu lente, au timbre net et cordial.Nous rappelons le souvenir de notre dernière rencontre avec M.LeBlanc.en Europe, il y a deux ou trois ans.—C’est un joli souvenir que vous me rappelez-!à, nous dit Son Honneur, qui ajoute en souriant: “Il ne me serait pas facile, ces jours-ci, d’y retourner.Il faudrait un arrêté ministériel, et mon absence ne pourrait durer plus de trois mois.—C’est d cas de dire que votre grandeur vous attache au rivapv.—Si vous voulez.Mais (pic dil-on en ville?—On dit, ce matin, que votre “Alma Mater” vous a fait hier, une manifestation très sympathique?—Et très belle, continue M.LeBlanc, vous m’en voyez encore liés touché.Songez que j’étai_s étudiant à Jacques-Cartier, en 1870, et que plus tard, j’y ai enseigné moi-même pondant huit années.C’est là l’un des plus chers souvenirs de ma jeunesse.Il m’est arrivé au cours :1e ma vie publique, de m’entendre appeler par dérision “maître d'école”; il y a même un ancien homme d’Etat fort célèbre qui m’a appliqué un jour cette épithète, si c’en est une.Il n’y est pas revenu deux fois; du reste, on ne pouvait m’appliquer un titre dont je fusse plus fier.Justement, nous apercevons sur le cabinet de travail de Son Honneur le lieutenant-gouverneur un fort volume relié vers lequel nous portons un regard indiscret; ouvert et posé à plat sur la page lue hier soir au coucher, le volume s’appelle ; “l’Enseignement supérieur” par P.J.O.Chauveau.Dis-moi ce que tu lis.Mais il est évident, à bien djiu-tres signes, que l’ancien “maître d’école” parvenu au faite des honneurs, n’a pas cessé de se préoccuper de la question vitale de l’éducation.D’abondance, il évoque le souvenir de l’abbé Verreau.l’ancien et renommé principal de l’Ecole Normale, sa science pédagogique et sa haute érudition; quelques souvenirs personnels se mêlent à cette évocation intéressante d’un passé déjà lointain, et l’heure passe, passe.Mais un autre visiteur s’annonce par téléphone, et nous prenons congé, sur une poignée de main cordiale, vigoureuse, nettement canadienne.—Et dire, songions-nous en arpentant les somptueux couloirs du Windsor, que cet homme-là, s’il le voulait, pourrait nous donner, d’un trait de plume, une position de premier-ministre 1 M.LeBlanc retourne ce soir à Québec.E.R.MORT D’UN CONFRERE d.SMITH, DU “HERALD”, EST FOUDROYE PAR UNE SYNCOPE.M.John Smith, journaliste au “Herald”, est mort d’une syncope ce matin, au moment où il partait pour son travail.Le défunt était dans le journalisme don Un de ses fils est chef du service des nouvelles au “Chicago Examiner” et un autre occupe le même poste au “Buffalo Courrier”.POUR LE REPOS DE L’AME DE MGR LANGEVIN Demain, en l’église de la Nativité à Hochelaga, à neuf heures du matin, sera chanté un service solennel Eour le repos ue l’âme de S.G.Mgr i UNE FABRIQUE DE WALKERVIL-LE DYNAMITEE— ON DECOUVRE A TEMPS DES EXPLOSIFS PLACES PAR UNE MAIN CRIMINELLE A L’ARSENAL DE WINDSOR.______ Windsor, Ont., 21.—La fabrique de salopettes de la Péabtody Sales Corporation, Limited, de Walkur-ville, qui confectionne pour $1,000,-000 d’uniformes pour l’armée anglaise, a été en partie détruite, à trois heures, ce matin, par une explosion qui provient, croit-on, d’une bombe placée par des partisans de l’Allemagne., Les dommages sont évalués a $10,-000.Toute la façade de l’édifice en acier et en béton, situé au coin des rues Sandwich et Victoria, a été démolie.M.J.O.Lennox, gérant général de la compagnie Peabody, a déclare qu’il s’attendait depuis quelque temps qu’un attentat serait commis contre la fabrique à cause de l’acceptation des contrats pour l’armée anglaise.Aucune menace directe n’a été proférée contre la compagnie dit-il, mais des rumeurs voulaient que l’édifice serait détruit à moins que la compagnie n’arrête la confec tion des uniformes anglais.La police de Walkerville est davis que l’attentat a été perpétré par des partisans de la cause allemande, à pc-troit, ou, se seraient enfuis de 1 au tre côté de la rivière après le crime.Trois étrangers dont la conduite inspirait des soupçons ont été arrêtés aux alentours de l'édifice environ une demi-heure après l’explosion, mais ont été relâchés.Le bruit de l’explosion était tellement fort que la police de Détroit, qui se trouve vis-à-vis de Walkerville, croyait a un autre attentat de la main noire dans le district italien et s’y rendit en force.* * « 200 HOMMES EN DANGER GAINS FRANÇAIS EN ALSACE ET EN LORRAINE Les poilus poursuivent leurs succès près de Reillon où ils occupent toute une ligne de tranchées et atteignent le voisinage de Chazelles.Dans les Vosges ils avancent jusqu’au village de Bonhomme et progressent dans la vallée de la Fecht.— Avance dans la région d’Arras et de la Meuse.Le mauvais temps entrave les operations sur le front italo-autrichien.— De lourdes attaques sont repoussées sur VIsonzo.L'ENNEMI MARCHE SUR LEMBERG (VOIR DETAILS EN PAGE 7) les foudres Où Acheter Demain DE i r „ __ M.LE MAIRE ELLES RESTENT EN SUSPENSION SUR M.PRIM EAU EN ATTENDANT LE RETOUR DE M.COTE.LE TRAMWAY AJOURNE A VENDREDI.— L’AZTEC.— NOUVELLES SOUMISSIONS.(Enregistre conformément i 'a loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l'Agriculture» Chiffonner ic-gar de -robe combinées L’article le plus apprécié et presqu’indispensable pour un appartement de célibataire.A droite vous avez une garde-robe assez spacieuse.A gauche vous avez six tiroirs.Le tiroir suP^rjgur ’ 2* tient une planchette mobile garni d un miroir.Le •'gjK Klfi meuble est en chêne fini fumé.Son prix est de." * Windsor, Ontario, 21.—On a de-couvert sous la partie postérieure de l’arsenal de Windsor 37 cartouches de dynamite attachées à une fusée qui devrait prendre feu à 3 et 15 minutes.La capsule attachée à la dynamite avait explosé, emportant le sommet de 1 enveloppe dans laquelle elle était dissimulée.Le gros de la cliarge, cependant, n’avait pas explosé.C’est probablement à re fait (pie les 200 hommes qui se trouvaient dans l’arsenal doivent la vie.La charge était assez puissante pour démolir tout l'édifice.Vers 3 heures et Lr> minutes, te soldai Panton, de faction à l'arsenal entendit ce qu’il prit pour un coup de pistolet tiré à peu de distance.Avec plusieurs autres sentinelles, n lit une enquête à la hâte, mais ne découvrit rien.Plus tard, Je matin, il aperçut l’enveloppe à 50 pieds de l’endroit où il se tenait quand il en-lendit la détonation.Le sac avait éié dissimulé le long de la muraille, assourdissant le son et permettant difficilement de reconnaître d ou il provenait, TROIS NOYES A SAINTE-ROSE (Spécial au “Devoir”) Paris, 21.— Bulletin officiel de cet après-midi: Dans le secteur au nord d’Arras, nous avons de nouveau gagné du terrain hier du côté de Souchez en occupant plusieurs tranchées et en nous rapprochant de la partie nord-ouest du village.11 y a eu un engagement d’artillerie qui a duré toute la nuit dans le voisinage de Dompierre, à l’ouest de Peronne.Le tir de notre artillerie et de notre infanterie a arrêté net une attaque ennemie que l’explosion de 3 mines avait précédée.Sur les Hauts-de-Meuse, dans le secteur des tranchées de Galonné, nous avons conservé tous nos gains en dépit d’une contre-attaque d’une grande violence dirigée à 4 heures du matin.En Lorraine, près de Reillon, nous avons poursuivi nos succès.Nous avons occupé toute la première ligne de l’ennemi sur une étendue de 1,500 verges.A la fin du jour une puissante colonne allemande tenta de livrer une contre-attaque, mais nous l’avons dispersée.Des partis d’éclaireurs français ont atteint le voisinage de Chazelles, l’ennemi ayant abandonné cette région.Dans toutes les tranchées teutonnes que nous avons occupées on découvre des cadavres.Nous avons fait environ 206 prisonniers.Dans les environs de mont Bonhomme, dans les Vosges, nous avons emporté d’assaut l’éperon oriental du mont Calvaire; avons gagné du terrain sur les collines avoisinantes et nous sommes avancés jusqu’aux approches du village de Bonhomme.Nous avons continué à progresser dans la vallée de la Fecht, et avons dépassé le cimetière de Metzeral.Au sud-ouest, le combat corps-à-corps se poursuit.Ici nous avons aussi gagné du terrain, faisant 150 prisonniers, parmi lesquels se trouvent 4 officiers et 11 sous-offieiers.MUNITIONS POUR LES RUSSES Tokio, 21.— Des avis de Vladivostok reçus à Tokio annoncent que de grandes quantités de munitions de guerre destinées aux armées russes combattant sur le front arrivent actueTpment à ce port de mer.Les chargements sont si lourds que les facilités de transport par voie ferrée à travers la Sibérie font défaut.Pour combler cette lacune, les autorités russes ont donné aux Etats-Unis des demandes pressées de wagons et de locomotives.LE PORTUGAL BELLIQUEUX Lisbonne, 21.— La première manifestation importante en faveur dp la guerre, depuis les dernières élections portugaises, a eu lieu hier.Des foutes enthousiastes se massèrent devant chacune des légations des Alliés et crièrent des vivats jusqu’à ce qup les diplomates apparaissent ei fassent des dis cours.L'EMPRUNT ANGLAIS Londres, 21 — M.Reginald Mc Kenna, chancelier de l’Echiquier, a déclaré aujourd’hui que l’em prunt de guerre de 250,000,0(1(1 de louis ($1,250,000,000),autorisé par la Chambre des Communes la semaine dernière, sera émis ce soir.Il sera émis au pair et portera intérêt à 4 1-2 pour cent.GUILLAUME DANS UNE BATAILLE Berlin, 21.— D’àprès la nouvelle officielle qu’a publiée aujourd’hui le ministère de la guerre allemand l’emperpur Guillaume était présent à la bataille de Beskid livrée pour obtenir la possession de la ligne de Grodek.Cette position russe est située à l’ouest de Lemberg, capita le de la Galicie.UN EXCELLENT NAGEUR DE S.-THERESE, UNE FILLETTE ET UN MENDIANT PERDENT LA VIE.^angevin.(Spécial au "Devoir”) Sainte-Rose, 21.—^ Samedi soir, \prs 7 heures 30, un jeune homme de Sainte-Thérèse, 22 ans, qui a nom Paré, se noyait dans la rivière Jésus, vis-à-vis l’église de la paroisse, non loin de l’ile Darling.Arrivé depuis quelques heures à peine, il poursuivait une partie dr pèche avec un ami quand, s’étant levé trop brusquement dans la chaloupe, l’embarcation fut secouée et lui lancé à l’eau .Excellent nageur, malgré les supplices dp son compagnon qui lui offrait l’aide nécessaire, il nagea un temps et disparut.Son cadavre, malgré de minutieuses recherches, n’a nas été repêché.On disait aussi, dimanche soir, qu’une filletlp avait perdu la vie, dans des circonstances identiques, au quai du club nautique des Mille lies, situé à proximité du pont de fer.Ce matin le fourgon de la morgue vint quérir de corps d’un homme en haillons, à l’air mendiant, trouvé mort, vers 5 heures, dans la consigne adjacente à la station du Pacifique Canadien.Il portait sur lui soixante-six sous en autant de pièces.Il sera peu aisé de l’identifier, à ce qu’on pput croire.¦-*- LA CONFERENCE DE M.B0URASSA C’est le 23, veille de la Saint-Jean-Baptiste, que M.Henri Bouras-sa donnera, sous les auspices de la société Saint-Jean-Baptiste, section Lafontaine, su conférence au bénéfice de la cause franco-ontarienne.Notre directeur traitera de l’importance de la question française, de la nécessité et des avantages de la conservation du français, de l’intérêt essentiel que nous devons prendre à la lutte ontarienne.La réunion aura lieu dans la salle de l’école Salaberry, 26.rue Robin.Les billets sont en vente chez Langevin et L’Archevêque, 8, rue Saint-Jacques, à la pharmacie Mi-gneron, 544, nue Saint-Denis, chez Archambault, 312 Est, rue Sainte Catherine, et au presbytère Sainte-Catherine, 408, rue Amherst, et chez M.A.-S.Lauzon, 433, rue Amherst.Prix: 75, 50 et 25 sous.LE “DROIT”* CONDAMNE Ottawa.21.— Le juge McDougall a ce matin condamné, par défaut, le journal le “Droit" à $1,000 de dommages pour libelle contre M.Ls Cousineau, avocat de Hull.Ces articles avaient été publiés au cours de la campagne provinciale en juin dernier.La réclamation était au montant de $10,000.LES FRANÇAIS OCCUPENT 90 VILLES D’ALSACE Paris, 21.— On annonce aujourd’hui que la France fait le service des postes dans 90 villes et villages d’Alsace qui portent maintenant les noms qu’ils avaient il y a 45 ans.BULLETIN DE ROME Déception, ce matin, au théâtre “Concordia”.On a joué “Relâche”, alors qu’on s’attendait à une scène du plus haut bouffon, entre M.le maire et M.Thomas Côté, à propos du secrétaire de ce dernier (jui, parait-il ne met pas de gants pour traiter avec le premier magistrat de la ville, lui qui ne conduit jamais autrement que les doigts moulés dans de la suède souple la pâle haquenée qu'il acquit jadis de M.Gaston Maillet, dentiste.Le maire s’est plaint de l’outrecuidance de M.Primeau, samedi, et les journaux ont rapporté les paroles de Son Honneur.Mis au courant de la situation par le “Nationaliste”, M.te commissaire Hébert a demandé ce matin au président du bureau ce qu’il avait l’intention de faire, lui donnant clairement à entendre que s’il croyait à propos de prendre des mesures disciplinaires contre celui qui l’avait outragé, il aurait certainement son appui, car il croyait juste de ne pas laisser faire aux autres ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fit à lui-même.A cela, M.le maire a répondu qu'il avait été Injurié par M.Primeau non pas seulement dans son cabinet particulier, mais que celui-ci avait lancé ses insultes dans l'antichambre et sur un ton tel que M.le maire les avait entendues de sa place à son bureau.Cependant, il demande à ses collègues de laisser l’affaire en sus pens.M.Côté est absent — on le dit aux Etats-Unis, car son département étant le moins important de tous il peut facilement le diriger à distance et il croît qu’à son retour il lui évitera en exécutant lui-même M.Primeau de saisir de l'affaire le bureau des commissaires.Si cela n’est pas fait, M.ie maire devra bien se décider à agir.Il ne veut pas Jpisser impunément Insulter par des fonctionnaires les gouvernants de la ville qu’ils soient, maire, commissaire ou échevin, pas plus qu’il ne veut avoir à transiger avec des secrétai res.LE TRAMWAY M.McDonald a -amplement gagné son point.La discussion des tramways est remise non pas seulement à jeudi, journée chômée par la ville en l’honneur de la S.-Jean-Baptiste mais le lendemain.Il s’est imédiate ment rendu à la prière du maire fui le priait de remettre la discussion à un autre jour q»2 le 24 juin, disant qu’il tenait beaucoup à être libre pour célébrer la fête des Canadiens français.Il n’ava'it pas songé en ajournant à jeudi que ce jour loin bait le 24 juin.On sait qu’à une séance à laquelle n’assitait pas M.le maire, la discussion du projet Eté bert avait été remise à jeudi.Tel.Est 7330-7331, 637-39 EST SAINTE-CATHERINE, angle Beaudry, Montréal.Pour la fête de la S.-Jean-Baptiste Angle S.-Catherine et Montcalm Grand choix de drapeaux canadiens, français, anglais, Sacré-toeur, papal, de toutes grandeurs, prix àpartir de.5ç, 10Ç, 15Ç à 25e Coton tricolore pour décoration.SÇ et lOÇ Drapeaux en bunting de laine.$l.oO à $3.50 *> TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Brochures d’actualité HANOTAUX.— Histoire de la Guerre, le fascicule.25ê PANORAMA DE LA GUERRE.— le fascicule.25 e LA GUERRE DES NATIONS.10é LES MONOLOGUES LASALLE.25c Tous les derniers magazines anglais et américains.COMME DES LARRONS.UN AVOCAT, PARLANT AU NOM DE 14 DEPUTAS CONSERVATEURS, REVELE UNE PRETENDUE CONSPIRATION ENTRE LE GOUVERNEMENT ROBLIN ET L’OPPOSITION.—$50,000 EN JEU.WAGONS INCENDIES Deux wagons de marchandises du Pacifique Canadien, en repos sur des voies d’évitement, au coin de l’avenue de Gaspé, ont été détruits par un incendie dû à la corn-^ bustion spontanée, ce matin, vers 5 “ heures 15.Les pompiers dûrent travailler pendant une heure entière avant de pouvoir sauvegarder les wagons voisins.Rome, 21, viû Paris, 1.— Le communiqué officiel suivant a été publié aujourd’hui : “Sur cette partie du front située dans les montagnes, la pluie et le brouillard ont paralysé les opérations aujourd’hui.Cependant auprès de Monte-Nero, il a été possible de compléter et de fortifier l’occupation italienne de la position commandant les postes de Piezzo.Sur ITsonzo, nous avons repoussé deux contre-attaques pendant la nuit, contre nos positions prises récemment autour de Plava.“Vendredi dernier un aéroplane ennemi a laissé tomber des bombes sur un convoi-hôpital quittant la gare de Cormons ; les dégâts matériels sont légers.LES HOSTILITES REPRENNENT.Udine, vià Paris, 21.(Dernière heure).— Après les orages considérables de samedi et de dimanche, l’attaque générale contre les positions autrichiennes a été reprise aujourd’hui avec une violence plus grande.Les Italiens rencontrent maintertant de la part des Autrichiens une résistance plus forte et mieux organisée.Les travaux de défense autrichiens sont nombreux et bien préparés.En plusieurs endroits, ils sont taillés dans le roc et l'artillerie est soigneusement cachée.En d’autres endroits, les Autrichiens ont construit de fausses tranchées et fortifié de fausses positions.BULLETIN DE CONSTAN-TINOPLE Constantinople, vià Londres, 21 — Le ministère uc la guerre de Turquie a publié, hier soir, le bulletin suivant : “Nous avons bombardé la station de radiographie de l’ennemi jeudi, tuant les soldats qui travaillaient en cet endroit.“Vendredi nous avons canonné l’aile droite de l’ennemi, causant de kurdes pertes et le forçant à modifier sa position pour se protéger.D’autres positions ont été canon-nées aussi forçant l’artillerie ennemie au silence.PAS DE LISTES DE HORS DE COMBAT EN FRANCE Paris, 21.— M.Millcrand, ministre de la Guerre, répondant à la requête de M.Ferdinand Buisson, président de la ligue des droits dp l’homme, quant à la publication des listes des Français tués, blessés et disparus, soutient que la nécessité de cette mesure n’apparalt pas du loui à cells: époque.LES CHINOIS POURSUIVIS LES BU ANDIERS I) E V R O N T PAYER LE NOUVEL IMPOT SANS PLUS DE RETARDS.— $40,000 POUR LE TRESOR PROVINCIAL.Une nouvelle loi adoptée à la dernière session de la Législature de Québec oblige tous les Chinois, propriétaires de buanderies, à payer une taxe spéciale de $50.00 par année.Lundi dernier, le procureur général poursuivait six fils de l'ancien celeste empire afin d’inaugurer le nouveau système.Tous ont refusé de payer et leur procès avait été fixé pour aujourd’hui.Ils sont défendus par Mc Morrisson.A la Cour de police, ce matin, ce dernier a demandé un nouved ajournement à huitaine, prétextant que cette loi est inconstitutionnelle.Me Léon Carneau, avocat du gouvernement, a prié le magistrat S.-Cyr de procéder immédiatement, car la Cour de police ne peut dérider si la loi est ultra-vires ou non.Me Morrisson pourra en appeler par un bref de prohibition à ja Cour supérieure s'il le veut, après condamnation des accusés.Le magistrat a décidé d’entendre les causes demain après-midi.Cette nouvelle taxe enrichira le trfsor provincial de plus de $40,-000 et le procureur-général va poursuivre incessamment les propriétaires des 500 buanderies de Montréal si le procès de leurs nationaux ne tes fait pas s'exécuter sans retard.LA COMPAGNIE AZTEC Elle a obtenu du bureau des commissaires l’autorisation de décharger les wagons d’asphalte qu’elle avait fait venir à Montréal dans l’intention de les vendre à la ville et pour lesquels elle aurait dû payer $200,000 par jour au C.P.R.La ville dégage cependant sa responsabilité.Conseillé par Me Laurendeau, le bureau des commissaires a décidé de reconsidérer les soumissions d’as-ohaltc, ce qui fera tomber l’injonction devant les tribunaux, et de demander à tous les soumissionnaires qui ont retiré leur dépôt — ils sont six — de les remettre.Si ceux-ci refusent de se rendre à cette requête de la ville, on demandera de nouvelles adjudications.SAUVE PÀRSON VELOCIMETRE UNE PLAINTE CONTRE UN AUTOMOBILISTE EST RENVOYEE GRACE A UN INDICATEUR DE VITESSE QUI CONTREDIT LE TEMOIGNAGE DES AGENTS.Winnipeg, 21.— M.C.P.Fuller ton, avocat, de cette ville, au nom de quatorze députés conservateurs a porté devant la commission royale ce matin, dies accusations sensationnelles.Avant de donner lecture d’une pétition écrite par ces députés, il a exposé les raisons de sa présence.Il a rappelé la rumeur voulant que te gouvernement actuel ait obtenu le pouvoir par sruitc d’une entente entre l’ancien cabinet et certains ministres.I! vient devant la commission établir, sans qu’il y ait l’ombre d’un doute à avoir, le bten-fondé de cette rumeur, et que le ministère actuel a été forcé par suite d’un accord avec le dernier cabinet.11 se proposa de prouver: lo.Que quelques mois avant les dernières séances de la cham bre, le dernier cabinet et l'opposition d’alors en vinrent à une en tente en vertu de laquelle toutes les demandes d’invalidation devaient être rescindées moyennant paiement de $50,000 à l’opposition.2.Qu'au commencement de mai, certains membres de l’ancien cabinet, des ministres actuels, et des UNE LAMPE MET LE FEU La maison de M.L.Corriveau, 31 Azilda, a été considérablement en dommagée par un incendie qui a éclaté hier soir, vers minuit, dans une chambre à coucher du second étage.La cause est due à une explosion de lampe.DECES BESNER — A Glen Nevis, Ont,, le 20 juin 1915, à l’âge de 80 ans, 5 mois et 8 jouis, est décidé Olivier Besner, autrefois tie S.-Ciet, Co.Souianges.Les funérailles auront lieu le mercredi, courant.Le convoi funèUre partira de la demeure de son fils, J.H.Besner, Glen Ne-vis, Ont., à 9 heures a.m., pour se rendre à l’église de S.-Marguerite de Glen Nevis, Ont., où le service sera célébré, et de là au cimetière de la paroisse.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DELFAUSSE — A Montréal, le 19 juin ^ 1915, à l’âge de 55 ans, est décédé Romuald |l Delfausse, avocat, de la société Lavallée, Delfausse, Desmarais et DeSerres.Les funérailles auront lieu le mardi, 22 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure.No 430 rue Rerri, à 8.45 heures, pour se rendre à l’église S.-Louis de France, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DUFOUR — A Montréal Est, le 20 juin 1915, à Page de 3 ans, 3 mois et 10 jours, est décédé Joseph Girard Margel Dufour, fils hien-aimé de M.Ovila Dufour, marchand-tailleur.Les funérailles auront lieu le mardi, 22 BON MOTIF DE SEPARATION Tl est assez rare qu’une femme do mande la séparation de corps d’avec son mari, parce que celui-ci a été convaincu de meurtre et condamné à mort.C’est cependant ce qui s’est produit ce matin en Cour de Pratique et le juge Bruneau a accordé la requête de la femme en déclarant que la raison apportée élait vraiment bonne.Joseph G.avait été trouvé coupable de meurtre devant la Cour d’As-siscs du district de Montmagny et condamné à mort en 1903.La sentence fut commuée plus tard en'em-prisonnement à vie, et il y a quelques semaines le meurtrier put sortir du pénitencier sous condition.Il essaya de retourner auprès de sa femme mais celle-ci refusa net.Elle présenta une requête, “in forma pauperis”, demandant la séparation de corps et le juge Bruneau la lui a accordée aussitôt.Vingt citoyens de Montréal, et non des moindres, accusés d’avoir fait de l’excès de vitesse avec leurs autos, doivent comparaître devant le magistrat de police, aujourd'hui.l.a première cause, celle de M.J.Baillie, a occupé l’attention de.la coup pendant toute la matinée.M Baillie, voulant obtenir justice, parce qu’il avait été arrêté plusieurs fois, a acheté un vélocimètre au montant de $150.0U, et au cours d’une promenade le 8 courant, a amené des témoins avec lui, sur le chemin Queen Mary, les priant de bien surveiller l’instrument, car des agents secrets surveillaient la route.Il a été arrêté quelques minutes après son départ et accusé d’avoir conduit son auto à une allure de 22 milles à l’heure.Un vélocimètre a été produit devant le tribunal et toute une leçon de mécanique a été donnée par des experts.Les témoins ont juré que l'instrument enregistrait 14 milles à l’heure au moment de l’arrestation.Le juge Saint-Cyr a renvoyé la cause accordant le bénéfice du doute à l'accusé.FRANCISCAIN TUE AU FRONT LE PERE FIDELE CLOAREC, AUTREFOIS DE QUEBEC, MEURT AU CHAMP D’HONNEUR.courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, rue Broadway, Monl- ___ __________ réal Est, à 8.45 heures a.m., pour se rendre gens qu'intéresse l’enquête tombé-1 à l’église de la Pointe aux Yrçmbles, et de ” .- i r i ! la au cimetière de In Pointe aux Tremhtes rent d’accord sur le fait que le gou-yernement d’alors devait démissionner et remettre le timon des affaires au gouvernement actuel, moyennant 4 conditions : A.— Les signataires de l’entente représentant le gouvernement liberal devraient pouvoir dicter la forme de la lettre de démission du premier-ministre.B.— L’enquête de la commission irait à l’eau et ferait place à une poursuite au civil contre Kelly.C.— La différence de $25,000 due en vertu de l’accord touchant les là au cimetière de la Pointe aux Trcmbfcs, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.FYFE — A S.-François-Xavier de Manitoba, le 9 juin 1915, à l’âge de 36 ans et 5 • mois, est décédé chez son frère, l’abbé I.V.Fyfc, prêtre, curé, J.Leonidas Fyfe, comptable et assistant-surintendant au bureau fédéral des Travaux Publics, à Ri- a mou ski.W Les funérailles et l’inhumation ont eu ’ lieu le 12 du courant, à S.-François-Xavier, au milieu d’un nombreux concours.(Communiqué.) DECES A MONTREAL BACON, Yvonne, 18 ans, fille de Léandra Bacon, rue Voltigeurs, 610.B El T S LE, Séraphin, 84 ans, cordonnier, rue des Seigneurs, 625.demandes d’invalidation devait être liKuHngto’iew, “0,s’-?nfant -,,e-Phi' payee à la dissolution mission.Les membres .—- — - .ue Champ de Mars, de la corn- 353.BRI ERE, Joseph, 1 an, enfant de Philias Bridre, menuisier, rue Rerri, 3297.BRIEN, Jeanne, 6 mois, enfant d’Alfred de l'ancien cabins! ! devaient démissionner.Les libéraux i .l-ue Amherst, 503.4 Itf'kC' rx * ï x I C r » r \ V- tir» MO ._ , ¦ , V .devaient les remplacer leur fit d’opposition.Québec, 21.—Le Père Fidèle Clearer, franciscain, vient d’être tué à la guerre après avoir été cité à l’ordre du jour, dit une nouvelle reçue ici sans jilus de détails.Le Perc Fidèle a séjourné 4 ans au couvent de Québec.Né à Landerneau, Finistère.en 1884, il vint à Québec en 1905 et fut ordonné prêtre par S.G.Mgr Roy dans l’église des Franciscains de Québec.Il était au collège de Saint-Bonavcnture, à Qua-racclu, près de Florence, Italie, quand il u été appelé sous les dra-KAAilTU ________ _ x.OLETTE, Maurice, 8 mois, enfant de Sana CJU On Désiré Colette, menuisier, rue Frontenac, 420.t - , • ., CHAMPAGNE, Camille, marchand.67 Conformement a ce pacte, le gou- ims.rue Moreau, 151.vernement se démit, et l'un des prin-! pwr:u,Rs, umrette, i mois, enfant do cipaux membres du ministère actuel jufh’n 91™ellcs’ ¦iournalicr- avenue Henn-dicta la lettre de démission de M.| .lean Joseph, 85 ans, mécani- Roblin.On prit des mesures pour.('(•n, rue Claude, 1323.foli-p noxser rpnmiêle mais: IVirvinir., DhOIX, Françoise (.aubère, u ans, veu- laire cesser i cnqueie, mais t opinion ve de Joseph Déoux, bourgeois, rue m-pubhque fit avorter ce projet.ignuti, 2t.‘ J’ai ici une liste de témoins, dé-! Bc^V.Vr0Xi7Pa,rifk’ 72 nns' imprimeur’ rue .Clare M.Fullerton, qui établiront les' KOURNIFTI.Arthur, 23 ans, journalier,# faits exposés.Je demande que cette:v , ., .r ,, .______¦ .• , 1 ,.(tI.KMAIN.Yolande, 3 mois, enfant d Ar- COmmiSSlon leur envoie des assigna- thur Germain, agent de boulangerie, rue Rosther, 66.tions et les interroge.C’est vendredi dernier que ceux-ci retinrent les services de Fullerton Les acusntions qu’ils portent éclaboussent les chefs des deux partis, les ministres, anciens et nouveaux.Il accusent pratiquement les chefs conservateurs d’avoir vendu les députés conservaeurs, et les libéraux, dont M.Norris est le chef, d’avoir consenti à les acheter.Les députés qui ont signé la pétition demandent unanimement que l’on scrute non seulement re qui a rapport à un côté mais toute la vie publique au Manitoba.M.Fullerton a demandé des assignations pour sir Douglas Coiin-Campron, lieutenant-gouverneur du Manitoba; M.J.Howell, juge en chef de la cour d’Appel de la province; MM.Tobias C.Norris, premier ministre; A, R.Hudson, procureur-général; T.H.Johnson, ministre des travaux publics; sir Ro-blin, ancien premier ministre; James H.Howcten, ancien procureur-général; Frank Phippen, ancien juge et avocat de Kelly; L.R.Tilley, avocat de Kelly ; A.J, Andrews, avocat do l’ancien cabinet; C.P.Wilson, Q.B.Coyne et H.J.Symington.avocats des libéraux.JOLY, Ivéon, journalier, 28 ans, rue S.-André.2577.LANDRY.Flora, (Soeur Marie Angèle, des Petites Filles de S.-Joseph), 26 ans, rue Sherbrooke, 989 ouest.LA RC H EVEQUE, Maurice, 4 ans.fils de Léo Larchevêque, épicier, rue Champuun» 193.REMERCIEMENTS à S.-Antoine de Padoue pour faveur obtenue, avec promesse de publt'i’-— A.Pelletier.A 5 HEURES ET DEMIE A compter du 21'juin, les bureaux de l'administration, au Devoir, seront fermés, tous les jours de la semaine, saul le samedi, à cinq heures et demie de l’après-midi, jus-Qu’au 1er septembre prochain.J Les samedis, nos bureaux I fermeront comme de coutume t à une heure de l'après-midi.t ^ Nos lecteurs et nos annon- J cenrs sont priés d’en prendre ¦ j note.J
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