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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 17 juin 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-06-17, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—Xo 140 MONTREAL, JEUDI 17 JUIN 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE lf.$2.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration; 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION j .Main 7460 FAIS CE QUE DOIS I MONSEIGNEUR LANGEVIN Retenu hors de Montréal, où il n’a appris que très tard la mort de Mgr l’Archevêque de Saint-Boni face, notre Directeur nous adresse l’article suivant: Avec Monseigneur Langevin disparait Tune des plus nobles figures de l’Eglise et de la patrie canadienne.L'archevêque de Saint-Boni-face a été un grand évêque et un patriote ardent.A notre époque de consciences faciles, de lâches compromissions, de flottement entre le bien et le mal, entre la justice et l’iniquité, il a été l’incarnation vivante des intransigeances nécessaires.Pas un instant sa voix, tantôt éclatante comme un clairon de combat, tantôt brisée par la souffrance, toujours éloquente, n’a cessé de faire entendre la protestation du droit opprimé mais, grâce à lui, jamais vaincu, jamais périmé.Les habiles, les hommes de transaction, lui ont reproché son manque de souplesse.“Si Mgr'Langevin était plus conciliant”, disaient-ils volontiers, “il y a longtemps que la question des écoles serait réglée.” Pour ceux-là, “réglée” voulait dire “enterrée”, il est certain que sans l’inlassable résistance de l’archevêque de Saint-Boniface, sans ses appels fréquents à la conscience et au bon droit, l’injustice perpétrée en 1890, et légèrement atténuée de 1896 à 1898, puis la seconde iniquité commise en 1912, couraient grand risque d’être oubliées, pour un temps.“Oubliées”, oui; “enterrées”, non.Le droit ne meurt pas.Les iniquités sociales ne se règlent que par le triomphe du droit et de la justice.Lorsque la persécution des catholiques du Manitoba aura cessé véritablement, l’historien impartial dira que le grand évêque qui vient de mourir, loin de retarder le “règlement” définitif, l’aura préparé par son refus constant de sacrifier les principes essentiels, les droits inaliénables.Non, Mgr Langevin n’était ni entêté ni déraisonnable.Il avait l’esprit ouvert à toutes les propositions raisonnables, à tous les arrangements compatibles avec la justice et la vérité.Naturellement enjoué, sociable, sensible comme un enfant, il n’aurait demandé qu’à vivre en bons termes avec tout le monde.Mais il avait une conscience d’une rare fermeté, un souci intense de ses responsabilités et de ses devoirs de pasteur d’âmes.C’est à la seule lumière tie sa conscience qu’il s’éclairait pour étudier les transactions qu’on lui proposait.Et quand il les repoussait, c’est qu’il les jugeait déshonorantes ou dangereuses, et propres à compromettre la cause qu’il avait le devoir de défendre, plutôt qu’à la régler.Alors, oui, il opposait une volonté de fer à toutes les séductions, à tous les appels de l’amitié, à tous les raisonnements spécieux.Mais cette résistance lui coûtait des larmes de sang.On peut affirmer qu’il est mort prématurément des angoisses qui ont labouré son âme, chaque fois qu’il lui a fallu choisir entre les exigences du devoir et les accords faciles; — non pas qu’il lui fût difficile d’obéir à la vpix de sa conscience, mais il craignait précisément d’éloigner la solution par une intransigeance trop rigoureuse.Ce qu’il a souffert, à certaines heures, de l’isolement où l’abandonnaient ceux qui auraient dû être ses plus fermes appuis, du blâme ou de la froideur qu’il rencontrait chez ceux dont il dérangeait l’apathie ou les calculs, Dieu seul le sait, — ses plus intimes confidents l’ont à peine pressenti.* * * L'un des plus beaux traits de cet admirable caractère d’apôtre, ce fut son esprit d’obéissance.Lorsque le texte de l’encyclique Affari vos arriva au Canada, quelqu’un, prévoyant le parti que les politiciens tente-raient d’en tirer pour “enterrer” la question des écoles, disait à l’archevêque; “Monseigneur, vous allez sans doute accompagner l’encyclique d’un mandement explicatif.” — “Non!” répliqua-t-il, “lorsque le Pape parle, tous, évêques, prêtres et laïques, n’ont qu’un devoir: se taire et obéir.Plus tard, si l’on cherche à dénaturer le sens des paroles du Pape, je parlerai, si c’est nécessaire.” Il tint parole.Et lorsqu’on lui reprochait de faire de l’agitation intempestive, il répétait invariablement; “J’obéis au Pape.J’ai accepté les concessions qu’on nous a faites, j’en tire le meilleur parti possible; et je continue à réclamer justice.Que le Pape m’ordonne de me taire, je garderai le silence.” Souvent il a dit en ma présence, dans la plus stricte intimité: “On me reproche d’être un malcommode, un intransigeant.Certes, lorsqu’il s’agit du salut des âmes, je ne peux transiger avec ma conscience.Mais si le Saint-Siège me donnait une direction contraire, avec quel bonheur je cesserais la lutteI C’est si facile d’obéir au Pape!” * * •*¦ Il a été, disais-je, un grand évêque et un patriote ardent.L’un et l’autre se complétaient sans se nuire ni se combattre.Après le triomphe de l’Eglise de Dieu et le salut des âmes, la cause qui lui tenait le plus au coeur c’était celle de la patrie, de la race, de la langue.Quelques jours avant sa mort, il me parlait de la persécution qui s’abat toujours plus lourde sur là minorité française de l’Ontario.Son émotion était intense.“Quelle injustice!” s’écriait-il.“Comment se fait-il qu’un traitement aussi inique ne soulève pas d’indignation toutes les âmes honnêtes?” Son patriotisme ne lui fit cependant jamais oublier ses devoirs d’évêque ni les préceptes de la justice.Ce n’est pas lui qui aurait voulu mettre son autorité épiscopale au service d’une race pour en dominer une autre.Tout Français qu’il fût, passionné pour la défense des droits des minorités françaises, il se préoccupait également du sort de tous les catholiques de son diocèse, 11 s’indignait qu’on voulût se servir de la religion pour angliciser les Canadiens-français; il ne voulait pas davantage imposer la langue et les coutumes françaises aux autres groupes ethniques.* * * II était catholique au sens complet du mot; il était patriote au même degré et de la même manière.Il n’était pas seulement Canadien-français, mais Canadien.Il déplorait le provincialisme exagéré d’un hop grand nombre de nos compatriotes, leur insouci des problèmes vitaux de la nation.Il suivait avec un intérêt attentif la lutte du nationalisme contre le colonialisme et l’impérialisme.Il me disait un jour: "Dieu seul sait ce que j'ai souffert au Manitoba! Ma vie en sera probablement abrégée de vingt ans.Et cependant, à certains égards, je ne regrette pas d’avoir été transplanté dans l’Ouest.Si j’étais resté dans la province de Québec, mes horizons seraient restés bornés, comme le sont ceux de tant de nos compatriotes.Je n’aurais pas appris à connai-Ire la patrie canadienne tout entière, qui est pourtant bien la nôtre, la seule.” # # * * Si l’histoire de la vie, des oeuvres et des luttes de Monseigneur Lan gevin est écrite, souhaitons que son historien nous fasse voir tous les aspects de cette riche nature, de cet esprit à la fois si vigoureux et si attrayant.Me permeltra-t-on d’ajouter à ce bref éloge, bien indigne, hélas! de l’apôtre et du patriote qui vient de mourir, une note plus intime?Le Devoir perd en Monseigneur Langevin i’un de ses meilleurs amis, de scs soutiens les plus fermes, de ses conseillers les plus éclairés.Dès la première heure de l’existence du journal, il lui a témoigné l’intérêt le plus bienveillant.Aux heures difficiles, quand les colères s’amoncelaient, quand les vides se faisaient autour de nous, quand les pires ca lomnies trouvaient en maints quartiers une oreille complaisante, il nous apportait le réconfort de sa parole encourageante.Nos amis n’ont pas oublié, j’en suis convaincu, ceite soirée, au Mo nument National, où le grand évêque, déjà touché par la mort, avait retrouvé un jet de sa verve d’autrefois afin de rendre un témoignage public aux quelques efforts que nous avons pu faire pour le soutien des causes justes.Ce que je n’oublierai jamais, moi, c’est la réponse qu’il me donna, lorsque j’allai le prier de nous faire l’honneur d’assister à cette réunion, où devait parler un bon missionnaire flamand.“Mon médecin me dé- i fend les fatigues et les émotions, me dit-il; mais celles-ci me feront du bien.”__“Monseigneur, ce n’est pas seulement votre santé que vous ris- quez de compromettre.Vous savez que nous sommes très mal notés dans les sphères officielles et chez les politiciens.” — “Bah! qu’est-ce que cela peut me faire?Vous vous êtes compromis assez souvent pour défendre nos droits: je serais un lâche si j’avais peur de me compromettre au moment où tant de gens vous tournent le dos! L’une des dernières lignes qu’il ait écrites fut pour nous encourager dans les luttes ardues que nous poursuivons.Nous serions, nous, plus que des lâches et des ingrats si nous n’invitions pas tous nos lecteurs à se joindre à nous pour appeler les miséricordes de Dieu sur l’ânie de ce vaillant lutteur, de cet évêque de la grande tradition, et si nous ne prenions la ferme détermination de rester fidèles aux principes dont il a été le soutien constant, à la ligne de conduite qu’il nous a lui-même si noblement tracée.Henri BOURASSA.Quadruple-Entente, l’orientation de l’effort militaire de la Serbie du côté de l’Albanie est sans aucun doute l’un des résultats de cet accord.Quoi qu’il en soit, le peuple- serbe semble être maintenant assuré du son avenir.Sa devise tient toute entière dans le proverbe fameux de saint Sava: Samo Sloga Srbina Spasava (L’Union seule est le sa'lut de la Serbie).Uidéric TREMBLAY.BILLET du soin.LE BON PASTEUR LA SITUATION EN SERBIE M.T.Tilleston Wells, président du Comité américain de secours sanitaire en Serbie, expose dans une déclaration officielle la situation et les besoins du peuple serbe à l’heure présente.La misère, dil-11, est due principalement aux 600,-000 réfugiés des districts du nord-ouest qui ont abandonné leurs foyers à l’époque de la seconde invasion autrichienne, en novembre de l’année dernière, et qui vivent maintenant dans les camps de con-centration ou cantonner, chez les habitants de la Macédoine méridionale.Aussitôt après l’ouverture des hostilités, pne armée autrichienne avait envahi l’angle nord-ouest du petit royaume, pénétrant à huit milles à l’intérieur du territoire serbe et occupant tes villes de Shabatz et Lozanitza.Les habitants de ces villes restèrent dans leurs maisons et attendirent tranquillement les troupes austro-magyares.Ces dernières ne séjournèrent que quelques jours, car elles furent bientôt chassées par l’armée serbe, revenue à la charge.Des neutres impartiaux ont pu recueillir - ensuite les colonnes des journaux étrangers.” La guerre les a fait connaître tels qu’ils sont.Mais la Serbie est toujours en danger, et la reprise de son activité militaire du côté de l’Albanie, que l’armée serbe est en train d’occuper pour la deuxième fois depuis 1912, n’a pas amélioré la situation intérieure du royaume.Malgré les atrocités autrichiennes, les Serbes ont continué à traiter humainement leurs 60,000 prisonniers autrichiens.Mais c’est surtout le problème des réfugiés qui est grave.Sauf de nourriture on manque de tout en Serbie centrale, principalement de vêtements.L’auteur, qui a parcouru la région Shabatz-Lozanitza, peut témoigner des terribles destructions commises principalement par les troupes magyares, au mois d’août.“J’espère, dit-il, que l’Europe et l’Amérique comprendront qu’en ce qui concerne les peuples des Balkans et les peuples civilisés de l’Europe, les rôles ont été complètement retournés durant cette guerre, au point de vue des atrocités.Qu'on dise à M.Carnegie d’envoyer sa prochaine commission internationale dans le nord-ouest de la Serbie.L’évidence de ces atrocités est accablante.Ce que je désirerais le plus d’une commission d’enquè-te, c’est qu’elle cherche, en toute impartialité, si les Serbes se sont livrés à des représailles pour les EMOUVANTS ADIEUX AU “BRAND BLESSE DE L'OUEST Une immense foule rend, ce matin, un dernier hommage à S.G.Monseigneur Langevin, - Cérémonie à la Cathédrale.— Le départ pour Saint-Boniface.sur les lieux le compte i* miu des ! J,lorreul s commises contre leuis atrocités commises par les envahisseurs vt qui sont attestées par des témoignages irréfutables.Les corps des victimes —ou ce qui en restait — ont été photographiés.On a trouvé sur de nombreuses murailles, imprimée en allemand et en magyar, la proclamation du commandant autrichien, le général Hortstein, invitant les soldats à s*e défier des espions et à tuer tous les suspects, sans perdre trop de temps en investigations.Plus de 3,000 femmes, enfants *et vieillards tombèrent victimes des Autrichiens.Les jeunes gens étaient à l’armée.Je pourrais détailler les horreurs commises, s’il y avait quelque utilité à le faire, dit M.Wells; mais je n’y vois aucun avantage.J’ajouterai seulement qu'aucun sauvage africain ne pourrait avoir surpassé ces troupes autro-magya-res en cruautés de toutes sortes.” Le danger du typhus Les souffrances résultant des suites de ces atrocités ont été bien plus terribles que cell'es des massacres eux-mêmes.Nous voulons parler de l’exode en masse de la population des districts menacés par la seconde invasion, en novembre ; car dans toute la Serbie les paysans avaient appris ce qu’il fallait attendre des soldats autrichiens.Us prirent tous la fuite à la première rumeur d’invasion, et 609,000 d’entre eux quittèrent leurs demeures en novemorc, à la hâte, n’emportant que ce qu'ils avaient sur eux.Le typhus se propage par la vermine, et ces réfugiés, parqués ensemble, n'ont aucun moyen de changer de vêtements ou de se nettoyer et désinfecter.“ Il faudra les plus grands efforts pour arrêter la plaie du typhus qui sévit maintenant, dit M.Wells.Si on ne l’arrête pas sans retard, il se propagera rapidement en Europe, en Asie et en Afrique.Tl est probable qu’il s’introduira aux Etats-Unis Ce travail exige de grosses sommes d’argent.Le choléra va venir avec les chaleurs — de fait, il commence à faire son apparition.La Serbie n’a pas les ressources nécessaires pour lutter contre cette grande et terrible calamité.“ Quand le fléau sera qrrèté, ou pendant que les mesures sanitaires seront prises, il est très important que les réfugiés soient ramenés sur leurs fermes.Là seulement ils peuvent reprendre la vie normale.Tous les bâtiments ont été détruits sur les fermes par les Austro-Hongrois.11 ne reste plus que la terre.Tout doit être remplacé — bétail, chevaux, moutons, porcs et volailles ; maisons, granges et hangars ; charrues, houes, herses et râteaux.“ La Serbie n’a pas les moyens de faire cela.C’est un pays de ressources limitées, épuisé par trois guerres, frappé et dévasté par toutes les calamités publiques.L’argent est la meilleure forme de secours, parce que liquide.Il peut procurer le plus pressé à mesure que le besoin sc fait sentir.” Impressions d'un témoin femmes et leurs enfants.Je n’en ai pas trouvé trace.L’auteur a eu l'occasion de voir des milliers de prisonniers austro-hongrois rôdant à l’intérieur de la Serbie, pour ainsi dire à peine gardés.Il n’a jamais entendu parler d’un cas de vengeance, bien compréhensible pourtant, exercée contre eux.La renaissance de la Serbie Dans la British Review, M.A.H.E.Taylor consacre un important article à la résurrection de la Serbie.11 rappelle qu’il y a dix-sept ans déjà, dans son ouvrage : l'n plaidoyer pour la Serbie, il montrait que ce petit pays, qu’il appelait le Piémont des Balkans, était, par son histoire et par son avenir probable, le plus intéressant des Etats balkaniques qui venaient de s’émanciper.Et pourtant, au dire des meilleurs connaisseurs de la question d’Orient.le rêve d’un grand empire néo-serbe, qui eût englobé la Bosnie-Herzégovine, paraissait une chimère.Mais il ne faudrait pas que de faux et injustes jugements du passé eussent une mauvaise influence à l’heure du traité de paix.La valeur et le courage militaire des Serbes ont éclaté aux yeux du monde.La réorganisation financière de la Serbie était accomplie avant cette guerre.D’une façon générale la Serbie est un Etat agricole de paysans et de petits propriétaires.La coopération y est en grande faveur.Il y a cinq ans on comptait déjà 500 coopératives agricoles.Une loi consacre et protège le bien familial, qui comprend une étendue de cinq acres, ayec le cheptel nécessaire.Quant à l’avenir de la Serbie, après la victoire des Alliés, il s’annonce très brillant.“Parmi les Slaves du sud-est, il y a trois branches principales : les Slovènes, les Serbo-Croates (ces deux groupes étant souvent appelés Slaves du sud) et les Bulgares.Les Slovènes sont au nombre de 1,000,-000 el occupent ITstrie, la Carnio-le, la Carinthie du sud.Serbes et Croates sont ethnologiquement an même peuple, parlant la même langue.Les Croates sont des catholiques romains, les Serbes des or- II a quitté la chambre où il avait cru ne devoir faire qu’un séjour reposant et de peu de durée, il i’a quiltér après qu’il fut mort, n’y laissant que le souvenir de son courage el comme l’ombre fière et douce de son âme.On l’a emporté solennellement vers la chapelle, où il est entré par la grande porte publique où ne passent que ceux de la ville, qui sont libres el ne sont pas malades, et ne songent même pas à remercier Dieu de ce miracle.Mais dès qu’il est apparu devant la porte, on a vu qu’il n’était pas inconnu ni oublié, et que des gens pensaient à lui, à cause qu’il é-tait mort.Il y en avait plein l'escalier, plein l’église, et jusqu’au milieu de la rue : des gens pauvres, et d’autres, et des vieilles dames, et des jeunes femmes, et des hommes vieux, des hommes jeunes, et des enfants.Cela se pressait autour de sa tombe noire, et c’est un fait que personne ne parlait et que tous les visages avaient un air affectueux et grave.Peut-être que toutes ces personnes l’avaient connu et aimé, mais je ne le pense pas.Je pense que c'est parce qu’il avait reçu du ciel une mission douloureuse et importante et qu it n’y avait pas failli, qu’il l’avait accomplie jusqu’à en pleurer el jusqu'à en mourir.Je pense que c'est pour cela que tout ce bon peuple était là, qui ne l’avait jamais vu, mais qui savait.Il en est beaucoup qui ont eu de plus grandes foules attachées à leurs pus, mais je ne sais pas s’ils auront tous pareil témoignage quand ils seront morts.Cachées derrière leurs grillages lointains, les femmes aux voix consolantes ont chanté leur chaut doux, dont ta tristesse , n’est point poignante mais plutôt berceuse et, je dirais, maternelle.Elles ne l’ont point pleuré avec désespoir, elles ont parlé de ses vertus et rie l’Amour éternel, et des félicités profondes et douces passaient dans leurs voix.Ruts on lui a fait traverser la ville qu’il aimait, et qui s’est étonnée de son passage solennel; et son Ami, consacré de Dieu, lui aussi, Ta reçu pieusement dans sa cathédrale au dôme vaste, entouré d'un peuple aussi ému et plus nombreux encore que celui du départ.Puis les mots pleins de paix ont plané dims l’église et ont entoure commeKdcs colombes fidèles le prélat endormi qui sc repose enfin.Et pendant toute la nuit descendue des fenêtres soils les grandes voûtes silencieuses, des ombres impalpables ont plané en groupes inclinés profondément vers l’autel et vers le Corps, et parmi ces ombres graves, nulle ombre n'était plus profondément inclinée que celle de sa mère, qui priait et qui disait: “Seigneur, soyez béni, parce que je vous avais demandé qu’il donnât sa vie pour votre service et pour le salut de votre peuple, et que vous m’avez exaucée.’’ Robert VAL S.6.Mgr EMARD LOUE LA CARRIERE DU REGRETTE PRELAT M.George Trevelyan, dans la “ Contemporary Heview ”, résume les impressions qu’il a ressenties dans une recente tournée en’ Serbie.Il constate d’abord que le peuple serbe est trop peu connu.“ Les Serbes, dit-il, ne savent pas se faire une bonne reclame, et rarement ils envoient leurs meilleurs citoyens à l’étranger.Leur force réside dans la classe de leurs paysans, et les paysans ne voyagent pas, ni Mua fûts gl, MAk» - ce mmttoimt thodoxes orientaux.“En Bosnie — écrit le baron de Kallay — il y a trois religions, mais une seule nationalité — la serbe.” Au sens politique des mots serve et croate, il y a, en Bosnie, environ 850,000 Serbes mahométans.Les Croates sont entièrement Serbes par la race.Le royaume de Serbie, avant la guerre des Balkans, comptait, en chiffres ronds, 2,750,000 Serbes et 200.000 Roumains ou Tchèques.“Une vue d’ensemble conduit, en résumé, aux résultats suivants : dans le triangle de territoire entre 'la Drave et le Danube au nord, jusqu’à Négotin.et au sud-ouest l’AdriatiqiKî jusqu à Antivari, il y a là un bloc de population de Slaves du sud, de près de 11 'millions d’âmes.Les Serbo-Croates y sont au nombre de 9 millions et demi.” Le danger pour la Serbie serait du côté italien.lA's nationalistes italiens émettent des prétentions sur certains ports de Dalmutie, comme Raguse et Cattaro.Car la côte de l’Adriatique est un facteur important pour [’Italic.Pourtant, si elfc revendique le Trenlin au nom du principe des nationalités, elle ne peut oublier que les 96 pour cent de la population de la Dalmatic sont serbo-croates.Mais il paraît y avoir eu entente1 à ce sujet entre la Serbie et ritalie, avant IJjmitfu; de -çaUfi dfecniftw dans M La population de Montréal a fait à l’archevêque de Saint-Boniface des adieux émouvants.De bonne heure ce matin, des flots pressés de populaire se dirigeaient vers la cathédrale Saint-Jacques, où reposail depuis hier soir le corps du regretté prélat.Le vaste temple était rempli à déborder lorsque l’offj-ciant Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal, assisté de Mgr Martin, fit son entrée dans le choeur, où il fut suivi d’un nombre imposant de prélats, au premier rang desquels on remarquait Son Eminence le cardinal Bégin et NX.SS.les évêques des diocèses voisins, dont nous donnons les nonrs plus loin.La cathédrale était toute tendue de noir et l’éclairage électrique, disposé avec goût, soulignait les paroles liturgiques inscrites aux murs du vaste temple.On y pouvait à peine trouver place, tant la foule élait dense et débordait dans les moindres recoins.Partout l’ordre et le silence les plus parfaits témoignaient de l’émotion véritable avec laquelle le peuple était venu rendre au grand archevêque patriote ,1e suprême hommage de la métropole canadienne, Pendant le service, le chant fui rendu avec une grande perfection par les élèves du Grand Séminaire.Puis, sa Grandeur Mgr Emard monta en chaire, et sa baille taille domina un instant, avant qu’il parlât, l’une des plus impressionnantes assemblées qui sc soient vues d longtemps.Mgr d?Valleyfield a narlé avec une visible émotion, et il était facile de voir que l’auditoi re partageait entièrement ses sentiments de regret et d’admiration envers la personne et la carrière du prélat disparu.Sur la tomoe de celui-ci.on remarquait une magnifique couronne de fleurs disposées artistement sur un fond emblématique de feuilles d’érables; cette couronne, préparée par la maison L.-J.-A.Derome, portail la belle inscription suivante en lettres d’argent sur ruban vio-Idt ; “Au courageux défenseur de la langue française, l'Association S.-Jean-Baptiste de Montréal.” Quelques instants après que Mgr de Valleyfield eut terminé son éloquent panégyrique, on transporta processionnellement la tombe dans le riche corbillard de la maison Thériault.et te corlèae se mit en marche vers la gare Windsor, où pénétrèrent des milliers de personnes, dont quelques centaines purent se rendre jusque sur le quai de départ.Dans un profond silence, on vit la dépouille funèbre de Mgr Langevin transportée dans le wagon particulier “Lethbridge”, offert gracieusement, comme on sait, par M.Emile J.Hébert, de la Compa- BLOC - NOTES “Je savais” dit Horwood, l’ex-ar-chitecte provincial du Manitoba, pour expliquer sa majoration des estimés du coût des travaux de construction du Balais législatif de Winnipeg, “jv savais qu’il fallait un fonds électoral.” Cela explique probablement la haute faveur en laquelle sont tenus certains fonctionnaires supérieurs, tandis que d’autres aussi compétents mais moins accessibles aux exigences politiques, sont toujours médiocrement appréciés.* « * La guerre coûte à l’Angleterre quinze millions de piastres par jour, nous dit M.Asquith.Soit $625,000 à l’heure.C’est >e cas de dire: time is money.ar autorité de justice en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.Piêrre Bienjonetti, H.C.S.Montréal, 17 Juin 1915.L Cure Radicale Des Cors) |Sûre.Efficacc.Sans Douleur ^£/v Vente Partout 25 ._ Franco par la Posrt A.J.Laurence.Montreal.!-'*»* IQBTENUES PROHPTÜjËNT! En tous pays.Demandez le GUIDE DE L’INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 364 rue Université.Montréal. Tr^-1 TOL.VI.— No HO LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 17 JUIN 1915 COMMERCE ET FINANCE * LA SUPERFICIE ENSEMENCEE ON ESTIME QUE L’AVOINE OC-CUPE AU CANADA.UNE SUPER-FICIE TOTALE DE 11,427,000 ACRES.EN AUGMENTATION DE 1,365.500 ACRES, SOIT 13 SUR L’AN DERNIER.Ottawa, 17.— Le Bureau des Recensements et Statistiques a publié aujourd’hui, sous forme de Bulletin pour les journaux, une note particulièrement intéressante donnant l'évaluation préliminaire de la superficie consacrée aux récoltes des céréales au Canada pendant la saison actuelle, et l’état de ces récoltes au 31 mai, d’après les rapports des correspondants.Les rapports reçus indiquent que dans les provinces maritimes le temps froid et pluvieux de mai a retardé les travaux agricoles, et qu’à la fin du mois, une bonne partie des semailles n’étaient pas encore terminées.Dans Québec et dans Ontario, des vents froids et des gelées se produisant après la température exceptionnellement chaude d’avril, retardèrent la croissance.Dans ces provinces, les gelées endom-magèrent les pâturages, mais ne firent que peu de mal aux céréales.Dans les provinces du nord-ouest, la croissance a été un peu arrêtée, par les nuits froides et les gelées nocturnes mais, en général, l’état des récoltes continue à être favorable.Dans quelques parties de Manitoba et de Saskatchewan, on a besoin de pluie.Dans l’Alberta et la Colombie Britannique, l’état des céréales est généralement favorable.SUPERFICIES ENSEMENCEES 1 EN BLE On estime que le blé occupe, celle année, une superficie totale de 12,-SOfi.OOO arres, ce qui dépasse de 1,-662,500 acres, ou de 14.8 p.c., la superficie ensemencée en 1914, et de 2.602.100 acres, ou de 25 p.c., la superficie récoltée en 1914; la superficie ensemencée l’an dernier a él/é réduite de 839,600 acres, le blé d’automne ayant été ravagé par Phi-ver sur une superficie de 211,500 acres, et le blé de printemps Payant été par la sécheresse sur une étendue de 728,100 acres.Non seulement, cct année, la superficie du blé, sous Pim-pulsion du mouvement patriotique et de l’élévation des prix, dépasse de 25 p.c.la superficie moissonnée Pan dernier, mais elle est encore la plus vaste qu’on ait jamais consacré au blé au Canada.Comme on l’a dit auparavant, la superficie ensemenece en blé d’automne qn’on aura à récolter, est de 1,208,700 acres le sol de 11,687,300 acres ayant été ensemencé ce printemps.Quoique chaque province accuse une augmentation dans la superficie consacrée au blé, ce sont les trois provinces du nord-ouest qui l’emportent dans l’effort national fait en vue d’une plus grande production du blé.La superficie totale ensemencée en blé dans ces provinces, est de 1,659,700 acres soit une augmentation de 2,324,300 acres, ou de 25 p.c.sur l’année dernière.Au Manitoba, cette superficie est de 3,166,900 acres: augmentation de 21 p.c.; en Saskatchewan, elle est de 6.642.100 acnés; augmentation de 24 p.c.: et dans l’Alberta elle est de 1,850,700 acres: augmentation de 35 p.e.Un peu plus de la moitié de la superficie totale consacrée au blé, dans tout le Canada, se trouve dans la seule province de Saskatchewan.AUTRES RECOLTES DE GRANDE CULTURE On estime que l'avoine occupe, au Canada, une superficie totale de 1L- 427.000 acres: augmentation de 1,365, 500 acres, ou de 13 p.e.sur la superficie récoltée Pan dernier; que celle de Porge est de 1,518,400 acres, captre 1,495.600 acres Pan dernier; celle du seigle est de 106,440 acres, contre 111,280 acres; celle de pois est de 189,470 acres; contre 205,950 acres; celle des grains mélangés, de 453.000 acres, contre 463,300 acres; celle du foin et du trèfle est de 7,-788,400 acres, contre 7,997,000 acres, et celle de la luzerne de 94,480 acres, contre 90,385 acres.ETAT ET RENDEMENT APPROXIMATIF DES RECOLTES DE GRANDE CULTURE Evaluées d’après une échelle où 100 représente une pleine récolte, toutes les récoltes des céréales accusent, d’après les rapports, une moyenne élevée, les points obtenus par chacune d’elles étant les suivants: blé d'automne, 94; blé de printemps, 96; avoine et orge.92; seigle, 91; pois, 93; et grains mélangés, 91.Le foin et le trèfle, qui ont obtenu 86, ainsi que les pâturages et la luzerne qui ont obtenu 87, ne sont pas si bons, ces récoltes ayant souffert du froid et des gelées nocturnes de mai.Si Pon convertit les points de Pélat type des principales récoltes de céréales, en une échelle où 100 représente la moyenne des cinq dernières années 1910-14, on aurait comme résultat,en supposant que les conditions météorologiques d’ici à la récolte, soient égales à la moyenne ordinaire, une augmentation ap proximative dans le rendement par acre, de 15.6 p.c.pour le blé d'automne, de 2.6 p.c.pour le blé de printemps, el de 2.5 p.c.pour le seigle.Pour l’avoine et Porge on s’attend à des rendements légèrement au-dessous de la moyenne.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Banque Nationale.— Dividende trimestriel régulier de 2%, payable le 2 août aux actionnaires inscrits le 16 juillet.Dominion Park.— Dividende trimestriel régulier de 1%, encaissable le 2 juillet par les porteurs enregistrés le 19 juin.Can.Locomotive.— Dividende trimestriel régulier de 1%%, aux actions de priorité, échéant le 1er juillet aux propriétaires de titres ttT»sisfrcî K LES BOURSES ETRANGERES LA FERMETE A PREVALU SUR LE MARCHE NEW-YOftKAlS — LE CHANGE SUR LONDRES ET PARIS A ETE PLUS FERME, GRACE AUX IMPORTATIONS D’OR.___________ Wall Street, 17.— La fermeté a prévalu à l’ouverture du marché des valeurs mobilières, aujourd’hui, les chefs de file ajoutant aux gains enregistrés hier.L’ U.S.Steel a fait pressentir qu’il reprendrait sous peu sa première place et a débuté par des transferts de masses rie 2,000 et 1,000 parts avec progrès, ce pendant que son action de priorité montait d’un point.Le Neiv-York Central a émergé du milieu des chemins de fer par une avance d’un point.Les cuprifères et le groupe de la propulsion se sont élevés modérément, mais lés spécialités de guerre ont varié diversement.La cote s’est établie en réaction avant la fin de la première heure.Mais il s’est ensuite produit une tendance à l’affermissement, pendant que la lourdeur des cuprifères semblait confirmer des rapports de fléchissement des cours de ce métal sur le marché de Londres.Les parts de métallurgie se sont moins tassées.Les obligations ont été fermes.Le change sur Londres et Paris a été plus ferme aujourd’hui, par suite de nouvelles importations d’or du Canada.* •* * Paris, 17.— Les affaires ont été ternes à la Bourse, aujourd’hui; la Rente a coté 71 fr.55, au comptant.Le change sur Londres marquait 26 fr.10.LA MATINEE A LAJJOURSE LA CREANCE DE PLUS EN PLUS ACCUSEE DE L’OBTENTION PROCHAINE PAR LA CIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL DE LA CONCESSION QU’ELLE CON-VOITE PORTE A 43 '< LE “TRAM.POWER”.LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 17.— L’état comparatif hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir les variations suivantes: Réserve totale, dim , .£2,650,000 Circulation, dim.206,000 Encaisse métallique.2,855,669 Portefeuille et avances, aug.2,673,000 Compte des parlicui,.aug.10,316,000 'Compte du Trésor, dim.iO,299,000 Réserve en billets, dim.2,613,000 Fonds publics, inchangés.La proportion entre la réserve de la Banque el son passif s'établil à 19.56 contre 20.80% la semaine passée.Le taux d’escompte cote 5%.LE FROMAGE Peterboro, Ont., 17.-— A l’enchère d’hier, on a enregistré 2,381 boites de fromage coloré et le tout a trouvé preneurs à 15Ü sous.Madoc, 17.— Les 320 boîtes de fromage offertes hier ont été cédées à 15 5-16 sous.Woodstock, Ont., 17.— On a offert 3,660 boîtes de fromage qui ont été absorbées à 14 5-8 et 15 sous la livre.Il y a eu, ce matin, en Bourse de Montréal, grande excitation autour de l’action hors-cote "Tramway Power”.La créance se répand et s’affirme de plus en plus que la Compagnie obtiendra dans un avenir très prochain la nouvelle concession qu’elle sollicite du conseil municipal.Ces bruits sont-ils l’oeuvre de capi talistes intéressés â susciter une hausse des cours, ou sont-ils fondés sur de réelles probabilités?Nous ne saurions l’affirmer.De toute manière, il convient de constater que, même par.ml les gens de finances, 11 se trouve encore des sceptiques qui croient à de nouvelles lenteurs dans l’obtention d’une concession tant discutée.1 Quoiqu’il en soit, il n’en reste pas moins acquis que le “Tram.Power” a ouvert, ce matin à 42, qu'il a monté assez rapidement, mais non toutefois sans oscillations, à 43 Vi et que plus de 2,000 parts de cette valeur avaient changé de mains, avant la fin de la deuxième heure d’opérations.Les autres stocks sont, il va de soi, tombés au second plan.Ils ont cependant été traités, mais de moins notable façon.Le “Dom.Bridge”, valeur de guerre naguère très en faveur, se présente à 134 et se maintient à ce niveau.Le “Scotia” perd un demi point durant la matinée, se fixant à 66; cependant que l’“Iron” fait 31 Vi.Le “Laurentide” se négocie à 160 et le “Can.Steamship” est ferme à 10.LA QUESTION DU CHANGE ON SUGGERE LA CONSTITUTION D’UN CREDIT A NEW-YORK.New-York, 17.— De nouveaux bruits circulaient hier dans le monde de la finance au sujet d’un accord à l’effet de constituer un crédit étranger à New-York polir faciliter aux nations alliées le moyen de régler leurs immenses achats de matériel de guerre aux Etats-Unis sans avoir à effectuer les déplacements d’or que réclame le rajustement du change.On croit généralement que la France et la Grande-Bretagne pourraient effectuer un dépôt de valeurs américaines détenues par les Européens et qui, expédiées de ce côté-ci de l’océan, constitueraient une garantie de l’emprunt proposé.Il s’agirait d’abord 1 d’un petit emprunt, soit 20 millions peut-être, chiffre qui serait avant-jcoureur d’un emprunt plus considérable.Cet emprunt serait contracte par là France.NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE SUCCES DANS LES ALPES LES ITALIENS TOMBENT EN OURAGAN SUB UN POSTE AUTRICHIEN ET L’ANEANTISSENT — BOMBARDEMENT AUTOUR DE MONFALCONE — GAINS PARTOUT SUR LE FRONT.Genève, via Paris, 17.— Des dépêches reçues ici de Leibach par les journaux disent que les Italiens sont tombés en ouragan sur le poste d’observation des Autrichiens à Buchstein, dans les Alpes de Cador-re, et que le fort détachement d’Autrichiens qui le défendait a été tué ou fait prisonnier.Les dépêches ajoutent que les localités dans les alentours de Mon-falcone ont été bombardées par l’artillerie italienne et que les avants-gardes des Italiens sont maintenant rendues à Komen.On déclare que trois lignes de chemins de fer ont été partiellement détruites par les Italiens.Les Autrichiens ont été chassés de la forêt de Ter-nova et plusieurs centaines de Tyroliens ont été faits prisonniers.Les troupes italiennes opérant le long de la rivière Gail.en Carin-thie, auraient capturé dans les environs de Kellawad un major et cinq autres officiers d’un régiment alpin autrichien qui a été chassé d’une position fortement défendue et d’une importance stratégique considérable, par une pluie d’obus; ce régiment a subi de lourdes pertes.LES ALLEMANDS SONT DE LA PARTIE Vérone, via Chiasso et Paris, 17.— Un rapport reçu ici de Lago Di Misurina dit que parmi les prisonniers capturés dans une attaque à la baïonnette se trouve un Bavarois, et ceci est une indication que les Allemands combattent à côté îles Autrichiens.Le rapport dit que le Bavarois a poignardé un caporal et que lui-même a reçu un coup de baïonnette.Les deux hommes gravement blessés sont maintenant dans le même hôpital.MARCONI EST ENROLE Florence, 17.—.Marconi a demandé à être enrôlé comme lieutenant des ingénieurs el que la brigade des télégraphes lui soit confiée.BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par Ta maison Forü*r« Beaurais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue S.-François-Xavier, 90, Montréal.Valeurs Ouv, Clôt.Valeurs OUT Clôt.BellTélC.147 Nor.Ohio.Bra.T.L.&r 54 aV.S S.a Cl.G(,}4 66 Can.Car.*8 66 “ pfd.“ pfd.93 Ogilr.Mill.i>5 122 Can.Cein.28 “ pfd.“ pfd - 90k Ott.C.ft P.120 Can-Cot.L 28 Penmans.51 49 “ pfd.73 72 Québec Ry 12 ioy Ca.Conner M K.& O.N.C Can.Pacif 154k ik Shawinig.“ New Sherwin W 55 Can.Loco.iik 41 ofd.99 “ pfd.Spa.RiT.Co Crown Res .78 e." pfd.35 Dét.El Rv.62 .• St.Co.of C.15k Dom C.Co.98 “ pfd.69 Dom.T.pfd :9k Tor.Ry ., 111 Dom.S.Cor.32 3ik Tooke Pro 16 Dom Park.120 pfd.Dom.T C.ÎSk 72 Tuck.Toh.29 102 90 Dul.S.S.&A Twin City.“ pfd.“ pfd.Dul.Suo 55 Winn.Ry.180 H.Can.Po GobldM’fg Banques — “ pfd Br.No.Am.146 26 •203 “ pfd.75 Dominion.Hill.Collie.Hamilton.111.Trac .pd 61 Hochelaga 149 .Datif.Com.i«ck Impérial .L.#fJW4,C 1 SG “ pfd 120 Moisons.201 MacDo.Co.Montréal.238 234 Mack Cm.79 Nationale.13Jk “ pfd.66 Nora-Scoti 261 Mex.L.&P.46 Ottawo.207 pfd .Québec.119 Royal 221k *’ .ofd Standard.M.L.H.atP 218 Toronto., 21 i MtCot Ltd si Union 140 “ pfd.100 99 Mon.Tr.Co 138 Mur Tram 220 Nipisting.BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers.rue de l'Hôpital.4, Montréal.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre.Amal.Cop 76k Mex.Petro 7ôkj 76V, Am.Be.Siig 52 ¦v y, N.-Yor.Cen Amer.Can 46 N.Y.O.a W Am .Cr.& F •55 Norf.A We Amer.Ice.Vort.Pacifi Amer.Loco •V.k 50% New Hare.Am.Sm.ax 81k SiyiPennsylve.iôé-k 105k Amer.Suga People.Gas Anaco.Mg( 37 Reading- iioU 145k At T.& S.F 101% 101% Rock Irian i9k 15k Beli.& Ohi “ Pr.Bath.Steal 162 162 South.Pac- 88 88 Rro.Ra.T.89 89 South .Rail 16)-, 16 Can.Pacifi.153 153 “ Pr.Cen.I rath.40-* 39% Third Art.53’; 53 Ches a Ohi SV-, 3*k Twin City.Ch.M.a S P 92 Cnio.Pac.129', 1-’¦("« C.,K.& t ss3; 33 U.S.St.Cor 60k 60k Con.Gae 126k 126 k “ Pr.I)el.& Hud Utah Cop.69 1 68V, Den.A R.G.Vir.Chemi “ a R.G.pr W’t.Union Del.Un.Ry W’t’h.Elec 99k 98k Krie.Corn.27V, 26»* woolworth Or.N pr.118 V:.iiKk M Pr.nter-Mtr.23% 33-k ." pr • 74% 7‘k ! Leh Valley 1 Loti.* Nas : I ••• • Mi S-F.A St .M.K.fc Tl.1 .• Mi 1 1 LES COMPENSATIONS A MONTREAL Les compensations des banques de Montréal, pour la huitaine expirée ce matin, se présentent à 49 millions $242,073 contre 50 millions $435.501 la semaine dernière, et 55 millions $264,717, pour la huitaine correspon-dante de l’an passé.Voici les données officielles: Semaine écoulée: 1915.$49.245,073 1914 .55,264,717 1913 .56,892,615 -K- LES RECETTES DU GRAND-TRONC Les recettes d’exploitation du che-min de fer Grand-Tronc, pour la seconde huitaine de juin, rapprochées de celles de la période correspondante de l’année dernière, se présente de la façon ci-après; Huitaine écoulée: 1915 .$ 949,313 1914 .1,000,639 Moins-vaiue.-W -— .$51,326 LIQUIDATIONS Plusieurs mises en liquidations viennent d’être inscrites au bureau des faillites: H.Cohen Sons Co., à la demande de la British Canadian Fur and Trading Co .La maison en iiquida-tion a un passif de $50,000.Michael IV?IT1,I1é gardien provisoire.Phihas Wilfrid Beaudoin, épicier a la demande de Adèle Dease, avec consentement., J.Gossmen Co., à la demande de 1).Goldie qui est nommé gardien provisoire; assemblée le 23.Abraham Ennenberg, à la demande de 1).Goldie, nommé gardien provisoire.Pierre Forgues hôtelier, à la demande de Dame Ëuchariste Leclaire Montreal Sales Co., et Frs.Marti-neau .enregistré, à la demande de Saul 1 albot, nomme gardien provisoire.LES PENSIONS AUXS0LDATS LES DEUX MILLIONS DE DOLLARS VOTES PAR LE PARLEMENT SERONT INSUFFISANTS.Ottawa.17.— Des commissions de médecins et d’infirmiers sont sur le point d’être établies dans toutes les divisions militaires du Canada pour s’occuper des pensions réclamées et allouées aux soldats blessés.Déjà près de 300 à 350 pensions de retraite ont été accordées, la plupart aux familles des soldats morts au champ d’honneur.Tout porte à croire aussi que la somme de $2,u00,000 votée pour ces pensions ne sera pas suffisante à remplir toutes les propositions.Si la chose devient nécessaire avant la réouverture des Chambres, un mandat du Gouverneur-Général pourra permettre aux autorités de nrossir la somme prélevée pour ces dépenses.L’établissement de bureaux medicaux dans les différentes divisions va hâter le paiement des pensions.Les invalides seront payés jusqu'à ce qu'il revienne à la santé par le service actif régulier.BILAN DU FONDS PATRIOTIQUE L’ETAT FINANCIER EST DES PLUS SATISFAISANTS.— LES ITALIENS SERONT SECOURUS.L’état financier du Fonds Patriotique semble des plus satisfaisants d'après les chifires fournis par le trésorier.En effet, jusqu'au 31 mai les frais d’administration du bureau-chef, du bureau du trésorier, du comité de secours, de la section franco-belge, ainsi que les dépenses de collection ont été d’environ $5,000 moins élevés que les intérêts reçus des banques sur les dépôts depuis l’inauguration de ce mouvement.La somme de $382,867.89 a été déboursée en secours jusqu’au 31 mai.Les dépenses ont été de $10,-873.96 tandis que les intérêts en banque ont été de $15.708.41.Avec J’exode probable d’un grand nombre d’Italiens appelés sous les drapeaux, un nouveau comité de secours pour venir en aide à leurs familles sera organisé au sein du Fonds Patriotique.On attend cependant la mobilisation complète des Italiens avant de procéder, en ce sens.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 17.—Gros bétail : Arrivages, 2,000 têtes : marché fort ; boeufs, $6 80 à $9.80 ; bouvillons de J’Ouest, $j8ü a ?8.10 ; vaches et génisses, $3.25 à $9.00 ; veaux, $7.25 à $10.25.Menu bétail : Arrivages, 13,-000 tètes ; marché fort ; légers, $7.40 à $7.70 ; mêlés, $7.15 à $7.65 ; lourds, $6.85 à $7.55 ; très gras, $6.85 à $7.00 ; cochons.$6.00 à $7.35 ; moyenne des ventes, $7.25 à $7.55.Moutons : Arrivages, 9000 tètes ; marché faible : moutons.$5.50 à «6.40 ; du printemps.$6.25 à $9.90 ; 75 3 î?25 L’ATTITUDE DE JMRANZA ON SE DEMANDE S’IL VA CONTINUER A SE BATTRE OU S’IL VA NEGOCIER AVEC VILLA.Washington, 17.— Toutes les hypothèses ont cours au sujet de la conduite future du général Carranza, à savoir s’il continuera de se battre ou s’il modifiera son attitude et entrera en négociations avec le fjénéral Villa à Mexico au sujet de a paix.On attendait avec beaucoup d'intérêt une déclaration définie des chefs constitutionnalistes pour savoir s’il accepterait les propositions de Villa.D’après cette réponse on pourra probablement prévoir le prochain mouvement dans la si -tuertl^Tr BATTUS SUR LE NIEMEN L’ENNEMI Y SUBIT DE LOURDES PERTES.— IL S’EMPARE DE QUELQUES VILLAGES PRES DE SHAVLJ.— LA BATAILLE DE LA SAN CONTINUE.Pelrograd, via Londres, 17.— l.es Russes admettent dans un bulletin publié, hier soir, nue les Allemands ont occupé quelques nouveaux villages dans la région de Shavli.On prétend cependant que les envahisseurs ont subi de lourdes perles dans de fuliles attaques au nord du Niemen et que le terrain qui avait été perdu au nord de Przàsnysz a été regagné.La grande bataille le long de la San continue en Galicie avec de nouvelles troupes austro-allemandes.Suil le bulletin: “Les attaques allemandes qui duraient depuis quelques jours, autour du village de Liftoff, près de la rivière Windau, restent sans succès, et 'rengagement s’est terminé, mardi, en notre faveur.En poursuivant l’ennemi, notre cavalerie a sabré des centaines d’Allemands et a fait quelques douzaines de prisonniers.“Les engagements de Shavli continuent avec des fortunes diverses.Il y a des duels d’artilleries sur la Dubysa.“Sur le front occidental, à mi-chemin du Niémen, les Allemands ont perdu de nombreux soldats dans de vaines attaques contre nos lignes.“Dans certaines contre-attaques dans la région de Mariampol, l’ennemi a occupé quelques villages, et mardi matin, l’ennemi a commencé un bombardement d’Ossowetz mais vers le matin, la forteresse a repris le dessus.“Le long du front de la vallée Marew-Omulew i! y a des engagements de peu d’importance.“Dans la vallée de Orzyc, mardi soir, l’ennemi a ouvert un feu d’artillerie intense, contre le village de Jednorojetz, jetant des dizaines de milliers d’obus en un cour espace de temps.L’ennemi a tenté plusieurs fois d’attaquer nos positions, mais ses efforts ne se son! terminés que par l’occupation d’une partie des tranchées complètement détruites de notre régiment.“Au nord de Przàsnysz, au moyen de contre-attaques énergiques, nous avons oeeupé toutes les tranchées que l’ennemi nous avait enlevées le 12 juin, “En Galicie occidentale, la bataille sur la San continue avec une vigueur accrue.L’ennemi envoie constamment de nouvelles troupes au combat.“Sur la Dniester, les engagements le long de la Tismenitza et de la Stry.ont continué lundi et mardi à notre avantage.Au sud de Jidat-cheff près de la Berneixtza et de Kroulevaka, nous avons fait prisonniers cinq cents Allemands, y compris quatorze officiers, nous avons capturé aussi quatre pièces de eanon.” LES FOURNITURES DE LA MILICE PLUS DE 30.000 CONTRATS ONT ETE ACCORDES PAR LE GOUVERNEMENT DEPUIS LE COMMENCEMENT DE LA GUERRE.Ottawa, 17.—Plus de 30,000 contrats divers ont été accordés par le gouvernement depuis le commencement de la guerre.Au début de la dernière session le ministère de la Milice seul en avait accordé 11,000.La commission des achats de guerre travaille presque jour et nuit pçur tenir tète à l’avalanche des contrats.Bien que la commission continue à se servir de l’intermédiaire du bureau d’achat du ministère de la Milice, elle inaugurera prochainement un nouveau système qui placera sous sa juridiction !a demande et l’acceptation des soumissions pour les effets de guerre.Chaque démarche à cette fin sera faite par la commission et tous ’es renseignements disponibles à cet effet seront conservés dans ses propres bureaux.“SANG-KI-NAT” Le “Sang-Ki-Nat” est un tonique des plus puissants.C’est une découverte de la science médicale française, en usage dans les hôpitaux de Paris, recommandé par les principaux médecins comme régénérateur rapide du sang et infaillible dans les cas de faiblesse, débilité générale, épuisement et pauvreté 4e sang et très reeommandé pour la consomption (Tuberculose) dans les premières périodes.Quelques détails courts et précis ,ue rien ne peut égaler sur le Sang-(i-Nat.Sa préparation consiste en Sang de Boeuf.Les boeufs sont toujours inspectés par des experts civils et du gouvernement pour la consommation et ce qui doit produire le Sang-Ki-Xat.Les animaux subissent une troisième minutieuse inspection plus sévère que les deux premières parce que le sang au sortir de la veine (l’animal est encore vivant), est stérilisé par un procédé chimique et froid, ce qui garde la précieuse valeur du sang et détruit tout ce qui pourrait échapper, fièvres et microbes.Le Sang-Ki-Xat contient 75 p.c.de sang de boeuf et de 25 p.c.de fer et quinine, etc.Une cuillerée à thé équivaut à une livre de steak, et pris en petite quantité peut être supporté par les estomacs les plus délicats et est très agréable au goût, goût.Il peut être pris pur ou mélangé dans du lait, vin, eau, mais rien de chaud, etc., doit être tenu bien bouché.Ce tonique est en vente par la Cie Sang-Ki-Xat, 1529 rue Chabot.réc.PROTESTATION UNE BELLE EN IRLANDE CAPTURE LA TREVE POLITIQUE EST MENACEE A LA SUITE DE LA PREFERENCE ACCORDEE AUX CHEFS DE L’ULSTER DANS LE CABINET DE COALITION.Dublin.17.—La trêve politique établie en Irlande durant la guerre est sérieusement menacée à cause de la préférence accordée aux chefs île rUlster dans le nouveau cabinet de coalition.Des résolutions conoam-nunt la nomination de Carson, de Bonar Law et de F.E.Smith circulent dans toutes les provinces, excepté dans la partie nord et protestante de l’He.Non seulement les sociétés et les organisations politiques mais les conseils municipaux aussi se sont unis à la protestation.L’opinion du parti parlementaire irlandais (lue l’organisation politique du pays doit être tenue prête pour toute éventualité, devient :1c plus -n plus populaire.L’ISLANDE AURA • SON DRAPEAU UN CONFLIT ENTRE CELLE-CI ET LE DANEMARK EST REGLE.Copenhague.16, via Londres, 17.Les cabinets de l’Islande et du Danemark viennent de régler la question longtemps pendante du drapeau el de la constitution do cette île importante.Le gouvernement provisoire d’Islande démissionnait au mois de décembre dernier, après avoir refusé de soumettre un projet de loi pourvoyant à une nouevlle constitution à l’approbation du roi de Danemark, prétendant qu'il ne pouvait consentir à laisser le cabinet danois se mêler des affaires d’Islande.Le roi refusa, en retour, de laisser flot-lcr un drapeau spécial au-dessus de File jusqu’à ce qu’on ait soumis la constitution à son approbation.C'est ce dernier litige qui vient d'être réglé.-•- DOUBLE ACCIDENT A S-HYACINTHE DEUX HOMMES SONT TUES PAR UN TRAIN HIER SOIR.Saint-Hyacinthe, 17.— Hormis-das Queviilon et Eusèbe Turcotte, tous deux de Saint-Hyacinthe, ont été frappés hier soir, vers 8 heures 40, à la traverse de la rue Saint-Joseph, Saint-Hyacinthe, par un convoi “Ocean Limited”, de la compagnie de chemin de fer Intercoloniale el tués instantanément.Ils étaient avancés en âge et ne durent pas entendre le bruit du char qui approchait.Une enquête sera tenue sur cet accident par le coroner du district, à deux heures, cet après-midi.Les détails, hier, en sont venus de Québec, après l'arrivée du dernier train, à Lévis.LA POLICE ARRETE APRES AVOIR JOUE DU REVOLVER, UN FA-MEUX BANDIT, AUTEUR PRE SUME DE NOMBREUX CAMBRIOLAGES.— UN CITOYEN A LA RESCOUSSE.Un fameux bandit, Louis Mitchell, est tombe dans les filets de la Sûreté, hier après-midi.Le prisonnier a, depuis six semaines commis des vols à domicile pour un montant dé $1,500.On a trouvé sur sa personne un pistolet chargé, un trousseau de fausses clefs et tout un catalogue avec les noms des riches propriétaires de Moûtréal et un plan de leurs résidences.Voici un sésumé de ses exploit*, tous accomplis dans le nord de là ville: —19 mai: Effraction chez M.H.Trempe, 1549 rue Esplanade, vol de 1 $150 en bijoux et fourrures.—21 mai, Mme J.McGruther, 1834 Esplanade; $109.00.—8 juin, Mme B.McAvoy, 2548 avenue du Parc, $30.—Même jour, M.W.,1.Moodber, 2451 Hutchison, $30.—Même jour encore, M.W.R.Rose 2603 Hutchison, $600.—Enfin, hier, il pénétrait chez sa dernière victime, Mme E.Trudel, 2144 avenue du Parc et enlevait des bijoux au chiffre de $500.Deux heures plus tard un regral-l'ier de la rue Craig, ami des agents, téléphonait que Mitchell était chez lui.Trois detectives accoururent et l’un d’eux, M.Bougie dût se servir-de son pistolet pour l’empêcher de fuir.Une lutte s’engagea et un ci toyen, nommé Trudel, qui passait en auto offrit sa voiture pour le con.-r du'ire au poste.Mitchell a protesté de son innocence (levant le magistrat Saint-Cyr ce matin.Il subira son procès le 22 courant.2 Diogène cherchait des hommes.En ce temps-là, le NATIONALISTE ne paraissait pas.II IMPORTANT CHAN- GEMENT D'HORAIRE Les trains partant actuellement de Montréal pour Cornwall à 9.00 a.m.et 7.30 p.m., et de Cornwall pour Montréal à 8.00 a.m.et 5.00 p.m., seront discontinués après le 26 juin.A dater de lundi, le 28 juin, et tous les jours excepté le dimanche, un train partira de la gare Windsor à 7.20 a.m.raccordant à la Jonction Saint-Polycarpe pour Conrwall; au retour, un train quittera Cornwall à 4.30 p.m.raccordant à la Jonction de Saint-Polycarpe avec le train dû à Montréal à 8.20 p.m.A dater de lundi, le 28 juin, et tous les jours, excepté le dimanche, un train partira de la gare Windsor pour Sainte-Anne, Vaudreuil, Pointe Fortune et .stations intermédiaires, à 7.30 p.m.Au retour, il y aura un train quotidien partant de Pointe Fortune à 9.30 p.m.et arrivant à Montréal à 11.15 p.m., au lieu du train du dimanche seulement comme à présent.(réc.) CONSULAT AMERICAIN VIOLE PAR LES AUTRICHIENS Londres, 17.—Le consul américain à Trieste a fortement protesté auprès de Vienne, au dire d’une dépêche de Vienne au “ Daily Express ”, contre l’arrestation de son hôte, le vice-consul italien, signor Canova, dans le consulat américain.Le vice-consul a été interné malgré les promesses faites au consul américain par le gouverneur de Trieste que sa liberté serait respectée.FORCE MORALE ET FORCE MATERIELLE L’UNE AUTANT QUE L’AUTRE SONT NECESSAIRES AU TRIOMPHE FINAL, DIT M.POINCARE AUX OUVRIERS FRANÇAIS.Paris, 17.—“ Une victoire éclatante sera la récompense de la force morale soutenue par les forces matérielles ’ tel a été le thème des discours du président Poincaré aux ou vners qui travaillent aux munitions dans les établissements de 'l arves, Toulouse, Saint-Chamond et le Creu-sot, où il vient de faire une tournée.Le président a attaché partout une grande importance à la fabrication d’es fusils et des munitions sur une grande echelle et dans les plus courts délais possibles.La force morale de nos troupes est admirable, a-t-il dit, et l’ennemi ne pourra jamais la briser.Mais nous devons continuellement augmenter nos forces matérielles.Tous ceux quj travaillent à cette tâche patriotique méritent l'encouragement et les remerciements de toute la nation.” LE CHEMIN DE FER DE BAGDAD Constantinople, 17.— La guerre n’a jjas fait cesser la construction du chemin de fer de Bagdad, qui doit aller de Konia, par Adana, Mosul et Bagdad, à Busra.Le pont sur l’Euphrate vient d’être terminé i-t un autre travail important a été achevé aujourd’hui par l’explosion de la dernière mine dans le tunnel de Bagtsche qui traverse les monts An anus et relie la plaine de Cicilia à Alep.Ce tunnel est long de trois milles et la construction en a duré quatre ans.VIENT DE'PARAITRE E.Bilodeau, Un Canadien Errant, 50, franco, 55.Abbé Blanchard, Dictionnaire du bon langage, broché: 30 pes, 35 ; relié: 45, franco 50.H.Bourassa, La Langue Française au Canada, 15, franco 17.Fadette, Lettres, 2e série, 25, franco 28.Laureys, Essai de Géographie économique du Canada, 1.25, franco 1.36 Mgr Paquet, Droit Public de l’Eglise, 4e volume.1.25, franco 1.40.Saint-Pierre, Arthur, Le Comté de Mun, 10, franco 12.Venez voir nos bibliothèques à sections avant d'acheter ailleurs, et demandez-nous des renseignements.Langevin et L’Archevêque, libraires 8.rue Saint-Jacques.Main 1948, Montréal.réc.Salons d’Optique Franco - “ ' ROD.CARRIERE — HENRI SENEGAL OPTICIENS ET OPTOMETRISTES 207 RUE STE-CATHERINE EST Entre les race Ste-Elieabeth.-t Sanrainet, MONTREAL.Assortiment romplet de lorarnona, la nettes, yeai artifielsls innettes marines et d'opéra.A us si un srand choix do Ther-' ________________________________ Tl,- momètres.Baromètres, de toatee aortes.Bjxrsmètrss at Boussolea.Salons privés pour l’ajustement dee yeux artifl.' ciels.CONSULTATIONS cepté le mercredi Carrière de 1 pjn.A 5 p.->5S| : A p ar Coirière, de ».30 à 11 heures, ex- .1 i'p^'réi.Beïl S22>7Pti
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