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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 7 juin 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-06-07, Collections de BAnQ.

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voLu:.:r vi—-;vo isi MONTREAL, LUNDI 7 JUIN, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS s Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition, Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.60 UNION POSTALE .$3.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT -VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 746! REDACTION ; .Main 746C Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LLOYD GEORGE ET SA CAMPAGNE D’EDUCATION s M.Lloyd George a commencé l’éducation patriotique des ouvriers anglais.Il y met toute l’ardeur vigoureuse qui le caractérise.M.Pelletier signalait, vendredi, quelques-uns des passages caractéristiques de ;son discours aux' ouvriers de Manchester.Le même jour, le nouveau ministre des Munitions haranguait les syndicalistes de Liverpool.S’il peut soutenir l’effort physique, il se propose évidemment de faire le même appel à chacun des groupes d’ouvriers qui travaillent à la fabrication du matériel de guerre.Celle campagne de persuasion va-t-elle suffire?C’est peu probable.Elle devra alors faire place à des mesures rigoureuses, prélude de la conscription militaire, partielle ou totale, en Angleterre d’abord, puis aux colonies.Les hommes d’Etat britanniques, pressés par les gouvernants des pays alliés, comprennent qu’ils ne peuvent indéfiniment faire la guerre avec des discours et des articles d’e journaux.Les gasconnades des “eyewitnesses" genre Max Aitken peuvent faire merveille dans l’imagination enfantine des béotiens coloniaux; mais sur le théâtre de la guerre, où les forces respectives des nations alliées se comptent en hommes, en canons et en obus, on ne berne pas les chefs d’armée et les chefs d'Etat avec des fantasmagories comme celles que nos gazettes impéria-* listes font dérouler sous les yeux éblouis de leurs naïfs lecteurs, depuis tantôt dix mois.Le fait brutal, indéniable, c’est qu’après neuf mois de préparatifs et de combats, les forces de l’immense Empire britannique, à la première ligne de feu, atteignaient à peine le double de la vaillante petite armée belge, dépourvue de toute source de ravitaillement; elles étaient dix fois inférieures aux forces françaises.Que l’on déduise les Indous et les Canadiens des deux ou trois cent TTiilIe soldats britanniques qui affrontent le feu des batteries allemandes, et l’effort de la Grande-Bretagne paraît encore plus misérable.Par contre, les services auxiliaires de l’armée anglaise et même, s’il faut en croire le major Redway dont le Devoir a cité l’opinion dès le début de la guerre, les services “de luxe” regorgent de recrues.Au dire de cet officier, la seule censure emploie plus de mille fonctionnaires; un recensement des hommes valides préposés au service des hôpitaux, des ambulances, des stations de repos et de récréation serait, affirme le major, "toute une révélation”.Le War Office et maints autres bureaux en Angleterre sont encombrés d’officiers dont la place serait aux tranchées.Il en est de même des quartiers généraux et des camps éloignés du feu.Bref, dit le major Redway, c'est “la science allemande en lutte avec l’inertie britannique”.“Inertie” est charmant.Cette dénonciation formidable a été publiée à Londres, sous l’oeil des mille censeurs britanniques.Naturellement, on ne l’a pas télégraphiée au Canada.Aucun des correspondants particuliers de nos “grands” journaux, qui emplissent leurs colonnes et leurs lecteurs des hauts faits de l’armée britannique, n’en a soufflé mot.Elle est venue à petite vitesse, par correspondance écrite de la Presse.Associée.Elle a paru, hier, modestement, dans un coin de la sixième page de lu Gazette, sous le titre mystificateur: “British expert criticizes Joffrel” Vous croyez que je divague?Allez-y voir.* * * Notez que ces constatations déconcertantes ont suivi d’environ trois semaines l’article si grave de M.Paul Leroy-Beaulieu, paru dans l’Eco-nomistc français du 1er mai et commenté dans le Devoir du 7 mai.M.«Leroy-Beaulieu affirmait que “ si les effectifs britartniques s’élèvent, en 41 France, à 550,000 ou 000,000 hommes, à plus forte raison s’ils attei-“ gnent un chiffre plus élevé, les deux-tiers environ doivent être encore “ en deuxième ligne ou dans les camps.” En d’autres termes, le nombre total des soldats anglais au feu, il y a un mois, ne dépassait pas 11110,000.G est loin des 1,100.000 hommes que les foudres de guerre de la Patrie avaient promis a la France, nu nom de lord Kitchener, “bien avant Noël.” Il est vrai que les guerriers de la Pairie, comme les mille censeurs anglais, en sont encore à faire la guerre dans leurs pots à colle.Et, qui pis est, à celle minuscule année, le gouvernement britannique ne peut même fournir les munitions dont elle a besoin pour se bal-|re convenablement.La cause de cette pénurie de munitions, c’est, on le sait, l’ivrognerie invincible des ouvriers anglais et leur refus de “casser les prix".Une autre correspondance no/i télégraphiée de In Presse Associée, en date du 22 mai, nous révèle la manière dont les syndicalistes anglais s’y prennent pour faire chanter l’Etat et priver l'armée anglaise de moyens de défense.' Devant l’apatbie ou la timidité du ministère, un journal qui jouit «l'une autorité incontestable, le Glasgow Herald, a fait une enquête à *on compte.Voici cc qu'il a constaté: L’une des pratiques des travailleurs à la pièce, c’est de faire traîner l’opération qui ne leur paraît pas suffisamment rémunérée de manière à la faire durer deux ou trois fois plus longtemps qu’il est nécessaire.Forts de cette preuve, ils exigent un relèvement des prix; puis, quand ils l’ont obtenu, ils accélèrent la fabrication et en réduisent la durée à une fraction du temps employé précédemment.Leur gain s’accroît d’autant.En temps ordinaire, de tels procédés font partie de la lutte habituelle entre patrons et ouvriers.En temps de guerre, les conséquences sont plus graves: elles deviennent une véritable trahison envers l’Etat et un danger pour la nation.Ce n’est pas tout.Ces ouvriers ne se contentent pas‘de chômer systématiquement, ils empêchent les autres de travailler.Les restrictions qui frappent habituellement le travail non spécialisé (unskilled labour) sont maintenues dans certains ateliers avec une rigueur sans relâche.L’effet s'en fait sentir principalement dans les fabriques de munitions de guerre, où la nécessité d’une production croissante est ta plus urgente.Dans certains ateliers, affirme-t-on, des régimes entiers de machines restent inertes, avec des ouvriers inactifs, prêts à travailler ^ mais paralysés par les règlements des syndicats de mécaniciens.' Dos constatations antérieures ont établi qu'après avoir empoché son gain, l’ouvrier anglais s’empresse d’aller le liquider à la buvette voisine.Lloyd George n'avait pus tort de dire que des trois ennemis de l’Angleterre — l’Allemagne, l’Autriche et l'ivrognerie — le plus dangereux, c'esl l’ivrognerie.De son enquête, le Glasgow Herald conclut que le résultal ultime de la guerre est mis en péril par “l’inefficacité de l’industrie” anglaise et les “manipulations des ouvriers” anglais.Après beaucoup d’autres, il presse le gouvernement d’appliquer le régime militaire a tous les ateliers où se fabriquent les munitions et les objets nécessaires à la guerre.Le ministère de coalition s’y décidern-l-il?L’élément tory du cabinet y pousse, mais déjà la presse radicale montre les dents.Les tory», alliés des fabricants d’alcool millionnaires et anoblis, ont réussi à empêcher Lloyd George, chancelier de l’Echiquier, d’appliquer un remède énergique à la plaie de l'ivrognerie.La presse socialiste el radicale réussirn-t-elle à paralyser le ministre dos Munitions dans sa tentative > de mettre fin au chômage systématique?Un avenir prochain le dira.’ Ce qui est certain, c’est qu’avant de soumettre les ouvriers à un régime militaire, le gouvernement va épuiser tous les autres moyens de parer aux embarras de la situation, * * # L'un de ces moyens, c'est d’aller chercher à l'étranger cl aux colo-^ nies des ouvriers spécialisés, plutôt que de provoquer le courroux des iyndicalistes en utilisant les milliers d’ouvriers anglais qui ne veulent pi se battre, ni travailler pour ceux qui se battent, ni laisser travailler eAmx qui sont disposés à le faire.Déjà, des délégués du gouvernement britannique sont arrivés au Canada afin d'embaucher tout cc qu'ils Dourront recruter d'ouvriers techniciens.C’est une nouvelle saignée opérée aux dépens du Canada et au profit de l’Angleterre.On objectera peut-être que cet exode va atténuer la plaie du chômage au Canada.L’objection n’est qu’à demi-justifiéc.Si le gouvernement canadien avait eu le moindre souci des intérêts canadiens, il se serait préparé dès le début de la guerre à utiliser celte main-d’oeuvre en stimulant la production au Canada des munitions et des armes que ces ouvriers vont aller fabriquer en Angleterre.Le plus clair résultat de cet embauchage va être d’enlever au Canada la catégorie d’artisans dont il a le plus besoin et de lui laisser sur les bras l’armée des sans-travail sans spécialité.Si le ministère fédéral n’a pas l’énergie de protéger sur ce point les intérêts du Canada, il devrait au moins avoir le courage et l’intelligence de ne plus envoyer de soldats canadiens à la boucherie, tant que ie gouvernement britannique, qui ménage si bien son armée, et avec raison, n’aura pas réussi à vaincre l’obstination, la cupidité et l’ivrognerie des ouvriers anglais.Qu’il “mette le pays en banqueroute pour sauver l’Empire”, c’est fort beau; mais le moins qu’il puisse exiger, c’est que le peuple anglais, maître de l’Empire, commence par se forcer un peu plus pour se sauver lui-même.Que nos embusqués du ministère, du parlement et des journaux ultra-loyaux continuent de pousser les Canadiens de toutes races à aller mourir pour l’Empire, ce serait également héroïque, si tous ceux qui hurlent si fort contre les “traîtres” et les “embusqués” avaient le courage de courir eux-mêmes les risques de l’entreprise; mais sir Robert Borden, qui ne manque ni de bon sens ni d’équité, a le strict devoir de faire savoir au gouvernement britannique que les Canadiens ne sont pas précisément créés pour se faire tuer à la place des milliers d’Anglais qui préfèrent les services de la censure, des camps de repos et de récréation, et même les champs de courses et de foot-ball, aux ennuis des tranchées; et surtout qu’avant de lancer les barbares des colonies sous le feu des howitzers allemands, le peuple souverain de la Grande-Bretagne devrait diminuer un peu sa ration de gin et d’a/c et fournir aux pauvres diables de coloniaux qui vont se faire tuer pour lui, les armes et les munitions dont ils ont besoin pour se défendre.Ce devoir est d’autant plus rigoureux qu’au propre témoignage du ministre des Munitions, le gouvernement impérial n’a que faire de nouvelles recrues, tant que la production du matériel de guerre ne sera pas considérablement accrue.Dans son discours de Manchester, M, Lloyd George déclarait qu’il aurait mieux valu établir la conscription pour empêcher les Anglais d'aller au feu plutôt que pour les y envoyer.A Liverpool, il affirmait que “si chaque syndicaliste était ramené do l’armée à l’atelier, et si “ si tous les ouvriers travaillaient sans relâche jusqu’aux extrêmes limi-“ tes de l’endurance humaine, il n’y aurait pas encore assez de main-“ d’oeuvre pour produire tout ce dont'le gouvernement a besoin d’ici “ plusieurs mois.” Le meilleur service à rendre à l’Empire ne serait-il pas de garder au Canada toute la main-d’oeuvre exercée et de stimuler par tous les moyens la production des armes et des munitions que l’ouvrier anglais refuse de fournir aux soldats qui se font tuer, assure-t-on, pour le salut de l’Empire?Si le gouvernement canadien avait employé à ces oeuvres de production nécessaire la dime des sommes qu'il a dépensées pour l’organisation d’une armée vouée à un massacre inutile — sans parler des millions volés par les “patriotes” vendeurs de bottes en carton, de rosses fourbues et de mauvaises lunettes, — la situation du Canada et celle de l’Empire seraient sensiblement meilleures 'et tout aussi glorieuses.Henri BOURASSA.LE PARTAGE DE LAJURQUIE Pendant que les Russes reculent en Calicie, que Français, Anglais et Belges refoulent péniblement les lignes allemandes sur le front occidental, que les Italiens essaient leurs armes contre les positions autrichiennes, les forces alliées n’avancent guère dans les Dardanelles.Et cependant, les peuples ligués contre la coalition germanique continuent d’espérer en la victoire finale et d’en escompter les profits.Comme on discute en Allemagne sur le sort qui sera fait à la Belgique épuisée et aux territoires français envahis, le débat est ouvert en France, en Angleterre et en Russie, sur la fameuse liquidation orientale, qui, dans un avenir plus ou moins rapproché, sem-I ble un événement inéluctable.Et ce I ne sera pas un des moindres résul-I tais de la présente guerre que cette ! liquidation tant escomptée, tant attendue et toujours différée parce qu'elle menaçait de déchaîner de terrible façon les rivalités européennes.L’héritage turc, en effet, est le prétexte classique qui a servi si souvent à diviser entre elles la France, In Russie et l’Angleterre.Le mirage d’Orient, fait d’espoirs déçus, de justes rancunes ou de craintes imaginaires, s’est dressé entre Alexandre 1er et Napoléon quand la Prusse était abattue; entre Napoléon III et Alexandre II miand Moltke préparait 1870; entre Bcaconsfield et Gorts-chakoff, quand Bismarck, tournant l’Autriche vers Suloniquc, inaugurait lit poussée germanique vers l'Orient.Les Allemands, n’en doutons pas, comptent encore sur ce supreme atout.Leur sera-t-il laissé?L’avenir le dira.Aujourd’hui, d'après les déclarations des hommes d’Etat les plus autorisés des deux pays, il parait certain que la Russie et l’Angleterre n'éprouveraient pas dc> difficultés à concilier leurs aspirations orientales.La France elle-même se croit sûre qu'elle ne rencontrerait pas d’obstacles, si les circonstances l'amenaient à revendiquer son patrimoine tradi-tionnel, rcconsfituc in integrum.Il se peut donc que la guerre de 1914-1015 bouleverse tout, tant en Orient qu’en Occident.En tout cas, il est indéniable que les événements d’Orient, de l'Orient balkanique ou de l’Orient asiatique—influent sur le cours de la guerre.L'IssÙe de lu guerre, à son tour, changera profondément l’état de l’Orient.On a donc raison de ne pas perdre de vue les questions orientales et d'étudier les problèmes qui se présenteront à la fin de la guerre, ne fût-ce que pour ne pas so laisser prendre au dépourvu.1 Un empire en décompoêition Par une sorte de fatalité, la Turquie elle-même a hâté l'heure de son destin.Jusqu'Ici, chacune des crises périodiques—soulèvements intérieurs ou guerres étrangères—pro- voqués par les exactions, l’arbitraire et l’impéritie de l’administration ottomane, se dénouait d’une façon plus ou moins fâcheuse pour VIJonime Malade.Néanmoins, l’Europe occidentale intervenait pour réduire les frais de l’aventure; sans s’attaquer à la racine du mal, elle se résignait à sacrifier le membre le plus atteint.Mais on ajournait le reglement définitif par crainte des complicaiions et des incertitudes du démembrement et surtout de la conflagration générale qui risquait d’en résulter.Aujourd’hui cette appréhension a disparu, et pour cause.Ce n’est pas la dislocation de la Turquie qui a déchaîné la guerre; c’est de la guerre que sortira cette dislocation.La dernière expérience gouvernementale a été décisive.Les Turcs— et les Jeunes encore plus que les Vieux — sont incapables de se réformer et de faire figure de peuple moderne et vraiment civilisé.“Quoi-qu’ait tenté l’Occident, par ses éducateurs, ses financiers, ses jurisconsultes—par ses gendarmes—pour leur enseigner l’ordre dans les finances l’équité dans la répartition des impôts, l’impartialité chez les juges et,la sécurité sur les routes, tout a été vain, dit un écrivain français.Us retombent irrémédiablement dans leurs pratiques en quelque sorte con-génitàbles, oui sont comme les trois hypostases ne leur philosophie politique: le massacre, la confiscation et la banqueroute."Le mal serait moindre s’ü se passait dans une contrée lointaine et qui ne serait peuplée que de Turcs.Mais le pays qu'ils occupent est un des mieux situés et un des plus riches de l’ancien continent.Scs ressources sont assez vastes pour solliciter toutes les activités et toutes les concurrences.La Turquie est cllle-même entourée de voisins ambitieux et jeunes: sur In surface de son sol vivent d’autres nations (les Grecs, les Arméniens, les Slaves) qu’elle a soumises sans parvenir a les assimiler.Supérieures à leurs conquérants par l’intelligence, par l’activité, leur goût de la culture et de lu civilisation, les races chrétiennes ont été au point de vue économique la seule force vive et productrice de l’Empire.Est-il juste de laisser annihMer entre des mains destructrices ou inertes, en tout cas inaptes à les mettre en valeur, toutes ces réserves d’hommes et de territoires?Est-il permis de laiser le germe de décomposition et de mort altérer et tarir toutes ces sources de vie et /le développement?Et l’heure n’est-ellc pas venue d'en finir avec cet ana* chorisme, de liquider cette question obsédante, humiliante et grosse de Périls, que Thiers dénonçait en 1840 en ecs mots prophétiques : "La Turquie se meurt et son cadavre empestera l'Europe.” L* lotissement Mais dans quelle forme, sur quelles bases s’opérera rette liquidation nécessaire?Il serait prématuré de vouloir les fixer avec précision, avant le triomphe final (tes Alliés.Kl c’est précisément sur le mode de partage des territoires turcs, sur le régime qui leur sera appliqué quer roulent à l’heure présente les discussions de 4a presse anglo-françai-se.Sera-ce un partage par sphère q influence ou d'annexion, par protectorats distincts ou combinés en condomonium à plusieurs tètes?11 ne semble pas qu’une seule et meme formule puisse répondre à toutes les données d’un problème aussi compliqué et s’adapter, avec le meme succès, à toutes les parties de 1 Empire ottoman.Les questions de Constantinople et de Jérusalem sont assurément plus complexes et plus difficiles à résoudre que celles de la péninsule arabique, de 'TArmé nie, de la Syrie et des îles de l’Egée.Certaines solutions sont déjà indiquées par la nature et la géographie, d’autres sont préparées par l’histoire et la race, il est des provinces qui tomberont comme des fruits mûrs dans la main des puissances qui sont matériellement prêtes à les recueillir.D’autres sont attirées vers des populations congénères, ou par des affinités religieuses.Nous voyons les armées anglaise et russe dessiner une avance parallèle, de l’Araxe et du golfe Per-sique à travers les plateaux d’Arménie et les vallées du Tigre et de l’Euphrate ; convergeant vers le Bagdad do^it l’innnense ligne for-rée s’ouvrira à l’exploitation collective des Alliés.Les voies de la France sont aussi nettement tracées.Depuis le XVIe siècle, elle a hérité en Orient d’un vaste patrimoine que lui constituent, en vertu des Capitulations, le^ nombre de ses écoles et de ses hôpitaux, la protection des chrétiens de Syrie, la diffusion exceptionnelle de sa langue, enfin les cinq milliards de francs que l’épargne française a placés dans les fonds ottomans ou engagés dans les entreprises privées et les grands travaux publics.C’est sans doute en s’inspirant des considérations qui précèdent que le Globe, de Londres, publiait dès septembre dernier les lignes significatives qui suivent : “Le partage de l’héritage de la Turquie ne sera pas retardé par des querelles entre les exécuteurs testamentaires de son suicide.L’Angleterre admettra, sans la moindre protestation, que l’Arménie et Constantinople passent sous le gouvernement du Isar la France sera parfaitement satisfaite d’acquérir la Syrie et la protection des Lieux Saints ; l’attribution à la Grèce des îles de la mer Egée et du littoral d’Anatolie.ne fera que sanctionner une vérité historique et ethnologique.L'Angleterre réserverait naturellement pour sa part l’Arabie el la vallée d’Euphrate qui constituent une section de la route de l'Inde, et le monde musulman serait, croyons-nous.très heureux de voir La Mec-nue et Médine, ainsi que les routes des pèlerins, aux mains de la plus grande puissance musulmane du monde.” Projets prématurés Aussi longtemps qu’aucune discordance n’éclatera entre les Alliés, il y aura peu de chose à dire de ces projets de partage de l’empire ottoman.Le seul reproche qui leur pourrait être adressé serait qu’ils anticipent sur les événements.Ce reproche même serait sans fondement si l’on n’envisageait que la promptitude avec laquelle l’Angleterre a déjà retenu ses propres gages pour Je jour de la liquidation finale.Mais Constantinople est encore à prendre, et tant que les défenses du Bosphore et des Dardanelles tiendront; tant que les fortifications de Tchataldja n’auront pas été enlevées par une année venue du Nord ou tournées par les forces alliées opérant au sud, le partage de la Turquie sera forcement ajourné.Uldéric TREMBLAY.A BATONS rompus! Ceux qui luttent Nos compatriotes de l’Ontario continuent, avec méthode et persévérance, xle s’organiser pour la défense du coeur et de l’âme de leurs petits enfants.11 y a quelques jours, c’était, à Ottawa, le congrès des instituteurs bilingues qui s’associent pour perfectionner leur enseignement; hier, à Saint-Albert et à Embrun, deux grands congrès régionaux où le peuple venait lui-mèine discuter ses intérêts, et dans ces deux congrès les pères de famille protestaient avec une égale énergie contre le règlement XVtl.A la fin du mois, une autre grande manifestation publique aura lieu à Ottawa même.Infatigable malgré ses soixante-dix ans tout proches, M.le sénateur Landry est de toutes ces réunions, apportant partout le réconfort de son énergique parole et l'indiscutable preuve de la gravité et de l’importance de la lutte.— Qui oserait taxer d’ambition désordonnée ou de basse partisanerie l'homme qui u atteint le sommet des honneurs et qui heurte de front, pour défendre scs compatriotes, un gouvernement qui se reclame du parti auquel lui-même appartient depuis cinquante ans?L’Association (l’Education fait appel en même temps à toutes les forces divines et humaines et elle vient d’inviter les petits enfants des écoles bilingues à renouveler leur geste magnifique de l’an dernier et a communier ensemble pour le sa* lut de leurs écoles.Des idées Le Devoir a reproduit samedi deux pièces, émanant de personnes peu connues du grand public, mais qui montrent la valeur intellectuelle d’hommes que néglige d’ordinaire la grande publicité.L’étude de M.Emile Miller sur l’histoire et la géographie de la Nouvelle-France, extraite de la première livraison de la Revue Trimestrielle, prouve que ce modeste employé de l’Hôtel-de-Ville possède à la fois l’esprit d’analyse et de synthèse et que c’est eu somme l’un des écrivains les plus intéressants de sa génération.Nous ne vouions point prendre de pose prophétique, mais il est certain qu’un jour ou 1 autre M.Miller devra siéger à la Société Royale.L’étude de M.l'abbé Courchesne sur l’agriculture et les études classiques, extraite de la Revue Dominicaine, témoigne des préoccupations d’un grand nombre d’éducateurs.Elle pose, avec talent, une question du plus haut intérêt et qui sera, nous l’espérons, l’objet d’une discussion approfondie.Nous ouvrons tout de suite nos colonnes à ceux qui voudraient commenter l’article ou inscrire en marge les observations que leur dictent l’expérience et la réflexion.Ce referendum La Presse attache “une extrême importance” à la clause de referendum introduite par M.Côté dans son projet de règlement de l'affaire du Tramway.Elle y voit la preuve des bonnes intentions de M.Côté.Si la Presse veut bien y regarder de plus près, elle pourra peut-être conserver son opinion sur les bonnes intentions de M.Côté, — nous ne discutons point, pour notre part, les intentions de M.Côté, — mais nous doutons qu’elle persiste à voir dans la clause 18 une protection pour le public.Cette clause 18 est le plus magnifique bluff qu’on nous ait offert depuis longtemps, ainsi que nous le démontrions vendredi.En exigeant, pour que le règle-ment Côté devienne nul et de nul effet, le vote de la majorité des électeurs inscrits, au lieu de la majorité des électeurs qui votent, suivant les termes de la loi générale, el|e rend virtuellement invincibles M.Cote et son projet.Sur un total de 130,000 électeurs inscrits, par exemple, elle exigerait pour la défaite du projet un vote de plus de 65,000.Or le chiffre total des suffrages exprimés pour MM.Stephens el Martin n’ayant été que de /6,000, et ceci représentant assurément le maximum des votes qui seraient exprimés dans un referendum, il en résulte que 12,000 ou 13.-000 votes favorables suffiraient à annuler les 63.000 ou 64,000 suffrages défavorables et qu’avec moins d un quart des électeurs actifs, le projet Côté pourrait triompher de la volonté des autres trois-quarts.Chaque vote pour le projet équivaudrait a quatre ou cinq contre.La maîtrise des mers La Patrie de samedi, après avoir montre qu’en dépit de la guerre, 1 Angleterre a, pendant les trois premiers mois de 1915, augmenté le chiffre de ses importations, ajoutait: tous les rés ni tuts accomplis par SUPREMATIE S’AVALE de laGra.de-Bretagne.Grâce à cette MA I BISE DE LA MEB, l'Angleterre tenu les routes du commerce libn non seulement pour elle, mais au si pour la France cl pour tous l< pays du monde étrangers au coi flit européen.“MAIS ELLE LES A FERMEE AUX ENNEMIS DE LA TRI PL ENTENTE.” lût alors, n’ajoute pas la Patrie, mais ajoutera peut-être le lecteur réfléchi, quel besoin aurions-nous eu d'emprunter de «l’argent à l’Angleterre pour ajouter à une flotte qui démontre à ce point son absolue “suprématie?” Orner HER0UX.BILLET DU SOIR.MENUS SOUVENIRS .Après la messe à la cathédrale Westminster, qu’il ne faut pas confondre avec l’historique Westminster Abbey, je suis revenu à Southampton Row par le “Tube” souterrain.H fait un grand soleil de juin, et Londres m’apparaît plus intéressante encore que ta semaine, avec te.désert relatif des rues.Mais il passe midi, et quel Canadien ne songerait pas à manger, quand il passe midi?Justement, je suis tout près de mon restaurant préféré, qui est discret et bien aménagé.Porte fermée.'Lut! “Lunch at one o’clock”.Ça va être long.Que faire en attendant?J'avise à ta fois un grand parc et un magasin de journaux.Un journal français d la main, qu’il ferait bon les rues lointaines, des bruits d’automobiles rappellent la vie multiple de l’énorme métropole.Une heure.Allons au plus tôt manger.Mais qui est-ce qui a fermé la grille par laquelle je suis entré tantôt?Elle est même fermée à clef, et résiste à toutes mes tentatives.Tant pis, je sortirai par l’autre et je contourne un massif, pour constater que l'autre grille est fermée aussi.Qu’est-ce qui se passe?Ne suis-je pas au centre même de toutes les libertés britanniques, et vais-je me trouver parqué comme un chien dans sa niche ou comme un vulgaire Canadien-français dans la province de Québec?D’un coup d’oeil, j’ai constaté que je suis maintenant seul dans le parc.Seul, excepté deux fillettes et le monsieur, qui sortent à l'instant par une autre grille et vers qui je n’ai que te temps de m'élancer avant qu’ils m’aient définitivement enfermé.J’arrive juste en temps, et je me présente avec une formule anglaise de vingt-quatre carats.—/ beg your pawdon, don’t you know, but I want to get out.Le monsieur me regarde avec une surprise mêlée de sévérité.—How did you get in?demande-t-il.Je ne peux pas avoir passé par la fenêtre, il n’y en a pas.Quant à escalader la clôture, de fer ouvragé, je sais trop l'énormité du crime appelé “trespassing” pour m’être exposé à ses funestes conséquences.Donc, je suis entré par une porte, qui était ouverte comme la soif d’un Ecossais.—This is a private property, you know, me dit le maître de céans, en me rendant enfin à Tair de ta liberté.Et je songeais, en mangeant un peu plus tard un demi-poulet arrosé de l'incomparable “ginger-beer” de M.Schwcppe, que dans une ville oit de simples particuliers ont les moyens de posséder ainsi de véritables forêts de plaisance, il est bien malheureux que la misère soil plus grande que dans Imite autre ville du monde, et qu’il y ait chaque nuit, hiver comme été, plus de soixante mille personnes sans toit et sans abri, et qui couchent dehors.Robert VAL.BLOC - NOTES Le même jour, Londres el Berlin réclament une victoire au même endroit des hostilités.On dirait des journaux de partis rendant compte d’une assemblée politique, * * * C'est le tour de ta marine'mar-chande danoise de servir de cible aux sous-marins allemands.Un journal disait l’autre jour que le Kaiser, se voyant fini à la longue, cherchait à liguer contre lui le plus d’ennemis possibles afin de s’attirer la pilié des autres.Pour peu qu’il continue, “les autres” ne seront pas nombreux.* « La nouvelle annonçant que les partisans de, M.Roblin ont adressé au lieutenant-gouverneur un mémoire lui demandant de ne pas consentir à la dissolution des Chambres avant que l’enquête relative à la construction du Palais législatif du Manitoba soit complétée, parait dérouler complètement ceux qui cherchent à deviner le fond de la crise politique manitobaine.L’intention des pétitionnaires est peul-être de montrer que «leurs adversaires ont obtenu le nerf de celui-là même qui le leur fournissait.• » * Ix- Daily Mail de Lopdres tourne maintenant sa critique sur le général Joffre.Si elle a autant de succès que celle dirigée contre Kitchener?, .Le Daily Mail est tout de mèm.' heureux d avoir affaire à un public qui ne lit pas la Patrie.* * * Les banquiers de Vancouver ont, dit-on, averti la municipalité de ce nom d’avoir à réduire ses dépenses.Voilà qui n’améliorera peut-être pas la situation ouvrière sur la côte du Pacifique.* * * Tl faut en finir avec la question du tramway, dit M.le maire Martin.il serait peut-être encore plus à propos d'en finir avec, le prolon-genienl du Boulevard Saint-Laurent.* * * Les dépêches d'Ottawa donnent à comprendre que le gouvernement continuera l'enquête commencée par la commission des dépenses publiques sur les achats faits pour la guerre et 2141 P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 422, 17 Côte Place d’Armes, Montréal.Tél.Bureau: Main 7295; résidence : Saint-Louis 2707.JOsTMEUNIER et FABIUS RÛÏl INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES ont transporté leurs bureaux au No 17 COTE PLACE D’ARMES Chambre 507 et 508 Tel.Main 3069.“SURVEYER & FRÏGÔF INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés rte Plans, Estimations .Projets.Rapports Techniques et Financiers.ADRESSE : S6 BEAVER HALL HILL.Téléphone Uptown 389».MONTREAL.VINCENT & GIROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes Solliciteur* rtc hrevet» rt'Invcntion TEL.MAIN 1169 SUCCURSALE A SAINT-HYACINTHE 15, RUE S.-JACQUES, MONTREAL J.ARTHUR VINCENT.7 Soint-Alcxsndre.Longueall Tél.Bell 109 HONORE GIROUARD.631 Suint-Hubert, Montréal Tél.Est 3731 DIVERS ARGENT A PRETER JOBIN, 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le publie en feuil i.Jacques.Sainte-Marguerite, Saint- Ambroise, Saint Prilippe.leton, „ .,,.Jules Verne a prédit la guerre actuelle, dans les 500 millions de la Bégum.Nul besoin d’acheter ce livre, pour le lire.Le NA- EVASION HARDIE A BRANDON, MAN.UN AUTRICHIEN REUSSIT A S’ECHAPPER D’UN CAMP RETRANCHE — UN JEUNE HOMME HT UNE FEMME BLESSES DANS L’ATTAQUE.Brnndon, Man., 7.— Un grave assaut a été tenté contre les gardes du camp retranché "Winter Fair Arena", hier soir, entre ü et 10 heures, par quinze sujets des pays ennemis, en vue de faciliter une évasion depuis longtemps préparée.Un seul détenu a réussi à s’échapper.mais on croit que sa liberté m sera que provisoire.I.cs .autres, presque tous Autrichiens, ont dû reculer devant la baïonnette des sentinelles.Le plus avancé, Andrew Crapko, jeune homme de dix-huit ans.et Mike Butryn, un de ses compatriotes de 22 ans, ont été tirés à bout portant ri sont à cette heure à l’hôpital Général, dans un état des plus critiques.La bande avait su ! profiter de ses moments de loisir, pour aplanir toute difficulté ri sim-j plicicr leur fuite.Pendant que deux des leurs jouaient aux échecs suri une table couverte d'un ample tenu, un troisième cachée dessous! travaillait le mur avec une lame et un couteau de tablé.Hier, tout était prêt.Et à la minute où les gardes quittaient leur guérite pour être remplacés, les Autrichiens sortirent sans bruit du camp, à la faveur des ténèbres.Une senlinellc ayant lancé “le qui-vive”, ce fut ie signal d’alarme, ri alors une course s’ensuivit entre les fuyards ri les hommes de garde.La plupart ont été surpris à la station.Crapko était de re nombre.Un des meneurs, Simon Kournh, qui a servi dans l’armée autrichienne.dit que la réclusion les rend rous ri qu'ils ne pouvaient plus supporter la eapitivité.Les "rescapés” comparaîtront aujourd'hui devant le colonel Clark et une enquête sera tenue sur le cas de Crapko.PROVINCE DE QUEBEC, district do Mont-rèal, Cour do Circuit, No GIIZU.— Dame A.Krnncoeur et vlr., doumudorosso.vs Potor Brown, défendeur.Le Kiènie jour de juin 1915, n une heure île l'nnrés-mldl, nu No 130 vue Dageimis, en lu cité rte Montréal, semait- | roui vendus par autorité de Justice les biens e( effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de mé-naHc, etc.Condition» : argent comptant.J.B.Trudeau.H.C.S.Montréal, 7 Jut.n 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal Cour de Circuit, No !)R85.— .1.B.Hé-tu, demandeur, vs Scv.Blow, défendeur.Le Iflètne Jour de Juin 1015.il dix heures de l’nvultt-tnldl, aux domicile et place d'affaires du dll défendeur, au No 2790 rue des Ecores, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en celle cause, consistant en chevaux et voitures, etc.Conditions : argent comptant, .t.K.Desmu-rals, H.C.S., Montréal, 5 Juin 1915.PROVINCE DF.QUEBEC, district tic Montréal.Cour de Circuit, No 19715.— Jos.Fortier Liée vs Craig Campbell.Le Ifième Jour de juin 1915, à dix heures de t’aVnnt-mtdl, au domicile du dit défendeur, au No 1073 rue Cartier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et» effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.Ed.Desroches.H.C.S Montréal.7 Juin 1915, , , V I VOL.VI.— No 131 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 7 JUIN 1915 3 PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUI! ANGLETERRE —Les Anglais ont perdu 900 officiers et_ 20,000 soldats au cours de la semaine dernière.—Amara, ville turque sur le Tigre, est tombée au pouvoir des Anglais.80 officiers et 2,000 hommes ont rendu les armes.—Les Indes ont envoyé en Angleterre depuis six mois 4,180,000 boisseaux de céréales diverses.—;Une bataille navale aurait élé livrée samedi près de Gothie.Les details manquent.—Six chalutiers ont été coulés hier dans la mer du Nord, au large ^ de Peter Head.—Lord Churchill est en faveur de la conscription, si elle est indispensable à la victoire finale.—L'aviateur anglais Harry G Hawker, a battu le record de l’alti tude au camp militaire d’aviation, hier, en s’élevant à une hauteur de 20,000 pieds.—Le capitaine Jersey de Knoop, blesse au front, dénonce les grévistes anglais parce que leur altitude a retardé la fabrication des munitions de guerre., RUSSIE —Les Allemands se sont servis de gaz asphyxiants en Pologne sur le front, entre Chervona et Niva, jusqu'à Hocheczew.Non seulement les soldats russes furent décimés ^ mais nombre de femmes et d’enfants périrent asphyxiés dans toute la région.ALLEMAGNE Les Allemands admettent avoir été repoussés à Souchez et à Neuville.—L'Allemagne construit des sous-marins à raison de un par semaine dans ses cales-sèches d’Anvers, afin de continuer sa guerre sous-marine avec efficacité.—Les Krupps ont construit une usine près de Constantinople afin de fabriquer des munitions pour les Turcs.—Il y a actuellement 900,000 prisonniers de guerre en Allemagne détenus dans 247 camps de concentration.^ —Le Kaiser est allié à Vienne afin d’organiser avec son allié François-Joseph une efficace campagne contre l’Italie.—L’Amiral von Tirpitz est le propriétaire d’une vaste propriété à Cagliari Sardaigne.Le gouvernement italien craint que ce ne soit là une base allemande pour ses Sous-marins.—Des aviateurs allemands ont jeté des bombes sur les terrains d’aviation de Saint-Clément, près de Lunéville.—Les Russes ont été repoussés jusqu’à Mosclska, 2r> milles à l’est de Przerhysl, 10,900 Moscovites ont été fait prisonniers dans cette région.—Les Autrichiens ont commencé à bombarder les forts italiens dans les regions de Lavaronne et Falgaria.—Les Italiens ont perdu 300 hommes dans un engagement à Monte Nero.TURQUIE Les troupes alliées aux Dardanelles ont avancé de 400 mètres sur tout le front de bataille, dimanche.-Elles se sont imparées de 2 lignes de tranchées.La première ligne a été capturée par dès divisions françaises.—Les pertes des Turcs di/ns la péninsule Gallipoli dépassent maintenant 100,000 hommes.A Constan.inople seulement, les hôpitaux conticni.cnl 50,000 olessés —Deux cents officiers allemands sont arrivés à Constantinople pendant la semaine dernière.Ils surveillent les travaux de défense exécutés actuellement aux fortifications de Tchatalaja.ITALIE Le peuple italien se prépare activement à la récolte qui sera abondante.Les 10,000 moissonneuses achetées par le gouvernement rédui-> ra le nombre nés moissonneurs de 150,000.Ces derniers iront au front.—Les soldats italiens vont au feu en chantant avec tout l'enthousias-n.o de leurs dliés français, dit un correspondant militaire du “ Daily Chronicle ”, FRANCE ET BELGIQUE Un taube a .survolé Calais, hier midi, laissant tomber plusieurs bombes.Une personne a été tuée.—Les Français se serviront bientôt d’un gaz ayant pour effet d’amener tant d’eau dans les yeux que la victime sera incapable de se défendre pendant plusieurs minutes.Ce gaz n’est pas délétère.—Les miels d’arlillcrie continuent à occuper les armées dans le nord ouest de la France.Il en est de même en Belgique et à Ypres ; seulement 20,000 obus allemands sont tombés en moins de 24 heures, v —Le “ Gaulois ” annonce qu’une compagni.1 de zouaves vient d'ou vrir un tnéâtre dans les tranchées.Le succès de hnrovation est merveilleux.SUEDE TRAITE AVEC LA RUSSIE UNE ENTENTE COMMERCIALE QUI A UNE HAUTE SIGNIFICATION POLITIQUE EST CON -CLUE ENTRE LES GOUVERNEMENTS DE PETROGRAD ET STOCKHOLM.— RELATIONS AMICALES.Stockholm, 7.— La Russie et la Suède ont signé, la semaine dernière, un traité reconnaissant les intérêts financiers, commerciaux et industriels des deux pays.Un pareil contrat, conclu à semblable époque entre ces deuv pays a une signification qui sort de Tor-djnaire.Cela indique de plus que la diplomatie des alliés vient de remporter une victoire signalée, car.au début de la guerre, la Suède était pour ainsi dire le seul pays neutre du nord de l’Europe à se montrer nettement pro-allemand.En effet, pour les raisons qui sont énumérées ci-dessous la Suède avait toujours éprouvé de la haine pour la Russie: Premièrement, le changement qui fit de la Finlande qui était jusque là un état indépendant une espèce d’annexe du royaume de Russie.Cela se produisit en 1898 et eut pour effet de remplacer la culture et la langue sudéoises par la russe et de priver les Finlandais de leurs privilèges héréditaires.Deuxièmement — L’extension constante des chemins de fer stratégiques de la Russie du côté de la frontière norvégienne et de la sué doise, vers le nord.Troisièmement — La séparation de la Suède et la Norvège qui conduisit presque à une guerre, en 1905, et réduisit les chances d’une coopération contre la Russie d’autant plus que la Norvège obtint presque des grandes puissances les garanties de sa neutralité.Quatrièmement — L’augmentation des relations entre la Suède et les pays ennemis de la triple entente.Cinquième — Divers incidents d’espionnage qui furent portés à leur comble en 1914, lors du rappel du baron Assanovitch, un attaché de la légation russe à Stockholm qui fut transféré à Sophia à la demande du gouverneinbnt suédois, et la dissolution, peu après cette affaire du mariage du prince Guillaume, second fils du roi, avec la princesse Marie Pavlona, cousine du Tsar, qui était accusés d’avoir fourni des secrets militaires à l’attaché.Cette dernière affaire et plusieurs aut es firent naître les soupçons de toute la Suède contre la Russie.Le C février 1914, trente mille paysans marchaient sur la capitale et réclamaient l’imposition de nouvelles taxes de guerre pour la défense nationale.Un ministère anti-militai-riste était renversé et on votait de nouvelles et de plus lourdes taxes de guerre.Telle était la situation quand la guerre éclata au mois d’août.Le premier résultat ce fut d’opérer un rapprochement entre la Suède et la Norvège, cela marqua aussi le commencement de relations plus étroites entre tous les pays Scandinaves, le Danemark, la Norvège, la Suède, et la conférence entre les trois sou verains à Molmoe.Depuis le commencement de la guerre, la Russie a maintenu une attitude de conciliation qui contraste fortement avec la fréquente destruction de navires-marchands suédois par les sous-marins allemands.DARDANELLES ON ENFONCE LES TURCS LES ALLIES PROFITENT D’UN RECUL OTTOMAN POUR EXECUTER UNE AVANCE CONSIDERABLE.— DEUX LIGNES DE TRANCHEES PRISES SUR UN FRONT DE 3 MILLES.HOLLANDE CANADA HORS DE COMBAT 354 NOMS SUR LES DEUX DER NIERES LISTES.— 15 MONTREALAIS.LES NEUTRES Les partisans de la guerre en Grèce admettent que la position de leur pays est aujourd’hui dangereuse.Sa neutralité ne sera pas oubliée par la Triple Entente ni par l’Italie quand viendra la question de l’Asie Mineure.—Le gouvernement de la Bulgarie nie la nouvelle parue hier dans le journal ministériel annonçant que le pays avait enfin décidé de demeurer neutre.—Christian, roi du Danemark a si-\ gne, hier, les statuts dé la nouvelle ^ Constitution du pays.Les froitnes ont maintenant le droit de suffrage.—Le peuple de Hollande prie pour que les armes des nations alliées soient victorieuses dans la guerre actuelle.—La Suisse est prudente.Son gouvernement refuse de naturaliser les > indésirables allemands et autrichiens chasses des autres pays au commencement de la guerre.¦—I,es socialistes veulent tenir un congrès international a la Haye pendant le mois de juillet.Ottawa, 7.— Les pertes encou rues s’élèvent au nombre de 354 suites listes de samedi et de dimanche.Quarante-et-un hommes des Treizième et Quatorzième bataillons de Montréal compte parmi les morts et les blessés.Le 23ème de West-mount, chargé de renforcer le premier contingent affaibli par le coût delà bataille de Langemarck, a déjà plusieurs pertes à regretter.Les noms de quinze hors de combat, domiciliés dans notre ville, sont à relever.En voici l’énumération : Blessés: Le caporal-lancier John R.Ross, 104 ave Delorimier, du régiment de cavalerie de Lord Strach-cona.Du troisième bataillon: Edmond Taupier, le caporal-lancier Alfred Taylor, le soldat Ernest Anseil, Thompson Anderson, Harry Partis-son, 283 Hourbonnière, Montréal.Du treizième : Le soldat Daniel preu, Montréal.Le soldat J.Maxall.Richard Siavin, Verdun.Le caporal-lancier Francis Theodore Fraser, 030 Garnier, Montréal.Du seizième : Le clairon Louis Ozon, Montréal.Le soldat Charles Jarry.Le soldat Harry Putt.Tués à Faction: du treizième: Le soldat Adam Wilson.Montréal Du quatorzième: le soldat Geo.Manks.Sérieusement malade, de la 2e division de parc d’approvisionnements: J.F.Hallenby, 7 ave H an-chard, Montréal.Les Canadiens-français d'ailleurs tués ou blessés sont: Du quatorzième bataillon, le soldat Geo.F.Coté, Rimouski, P.Q., a succombé à scs blessures.Souffrant de blessures et de choc> nerveux: Du premier bataillon: le soldat Jesse Vincent, Edmonton, Alb„ et Jos.Lalonde, Parry Sound, Ont.Du cinquième: ic soldat Ernest Constable, In wood, Man, Du seizième: le so.dat Louis V, Lefeb vrç, Waterloo.P.Q, PU treizième bataillon: Blessé; EvarisU Blanchard, 107 rue Albert, S.-Jean, p.Q, De la 1ère brigade da tdlerlc; u canonitlci Benjamin Luehnpcdo, Ottawa, Ontario.Londres, li — On annonce officiellement que les troupes anglaises des Dardanelles ont obtenu comme résultat de leur offensive de la semaine dernière la possession de deux lignes de tranchées turques sur une longueur de trois milles."Dans la nuit du 3 au 4 juin, dit le communiqué, les Turcs exécutè-renf une attaque contre un petit fort qui leur avait été pris, mais furent repousses avec de lourdes pertes.Les Turcs mirent le feu en même temps aux broussailles qui couvraient l’aile gauche de la division anglaise et firent une attaque qui n’eut aucun succès."Le matin du 4, sir Ian Hamilton ordonna une attaque générale contre les tranchées ennemies situées au sud de la néninsule de Gallipoli, après les avoir bombardées, assisté des navires de guerre, des croiseurs et des torpilleurs.“Au signal, tes troupes chargèrent à la baïonnette et s’emparèrent de toute la ligne, sauf d’un point dont le bombardement n’avait pas détruit la protection de fils de fer.“Les troupes hindoues prirent deux lignes de tranchées mais furent obligées de revenir à leur position, à cause des embarras où se trouvait le centre.La division territoriale, au centre, gagna une avance de 600 verges et prit trois lignes de tranchées, qu’elle garda tout le jour et la moitié de la nuit suivan te.Mais comme ses deux flancs étaient exposés, elle reçut l’ordre de retraiter le lendemain matin.“La division navale s’empara d’une redoute et d’une ligne de tranchées.situées à 300 verges de sa ligne de front, mais elle fut aussi forcée de retraiter par le feu en enfilade de l’ennemi.“La deuxième division française avança avec élan et reprit pour la quatrième fois la redoute qu’elle a nommée l’Haricot.Mais les Turcs exécutèrent de lourdes contre-attaques et, soutenus par un feu d’obus, ils réussirent à s’en emparer de nouveau.‘Les Français de l’extrême droite prirent une forte ligne de tranchées qu’ils occupent encore, malgré les deux contre-attaques qu’ils subirent durant la nuit.Nous avons fait 400 prisonniers, dont 10 officiers.“Nous apprîmes, durant la nuit, que des renforts ennemis s’avançaient de Maidos vers Krithia.Le lieutenant - général Birdwood attaqua, a 10 heures du soir, les tranchées en face du poste Quinn, qu’il enleva en causant de lourdes pertes aux Turcs, et qü’il conserva durant toute la nuit.“A 6.30 heures, le lendemain matin, l’ennemi fit une contre-attaque qui força nos hommes à abandonner la première tranchées, mats nous avons conservé nos couloirs creusé durant ia nuit.“Comme résultat de ces opérations, nous avons avancé de 500 verges, comprenant deux lignes de tranchées turques sur une longueur de orès de trois milles.Nous affermissons maintenant nos positions et renforçons nos lignes.” -v- RUSSIE L’OFFENSIVE SUR LA SAN ELLE SE PRONONCE FAVORABLEMENT POUR LES TROUPES MOSCOVITES.— ENGAGEMENT ENTRE LES FLOTTES RUSSES ET ALLEMANDES.— 1,000 PRISONNIERS ALLEMANDS.Petrograd, 7.— Les communiqués russes d’hier rapportent de nombreux engagements et quelques succès.Une flotte allemande a échangé des coups de canon avec une flotte russe dans la Baltique.L’offensive russe sur ta basse San avance heureusement.Le 14e corps d’armée autrichien, défait à Warshot s’est replié sur la rivière*Leng et a reçu l’appui de fortes réserves allemandes dont les attaques ont été repoussées.Plusieurs tranchées allemandes ont été prises sur la droite de la San.Les Allemands capturèrent le village de Starzawa le 3 juin pour en être ensuite délogés.Des attaques teutonnes furent repoussées au village de Krukenica, aux ponts de la Dniester, entre Tys-memca, la Ttry et le chemin de fer Nikolaieff, et près d’Ugarblerg.L ennemi a livre une forte attaque d’artillerie sur le front de Narew, sur la rive gauche de la Pissa.Sur la Rawka l’ennemi a tenté d employer des gaz délétères samedi.En Galicie, sur la gauche de la basse San, les Russes ont capturé te village de Grobles.De Przcmysl l'ennemi continue son offensive vers Moseiska.D livra une série de fortes attaques contre le front Czyschky-Payost-Boukovitze, mais ne put approcher des tnmehesé.Les Russes ont traversé la Pruth et repoussé des attaques autrichiennes.EXCURSION A NEW-YORK Jeudi, le 17 juin 1915, le Grand-Ironc et le Vèrmont Cenlral feront une exeursion à New-York au bas prix de $12.30.l.cs billets seront bons pour revenir, jusqu’au 28 juin.Un train spécial avec wagons directs et wagons-lits éclairés a l’électricité quittera la gare Bonaventure à 7.35 p.m., ce Jour-là, arrivant à New-Aork à 9.(10 le lendemain matin.Les billets d’excursion seront aussi bons sur les trains réguliers partant à 8.31 u.m., et 8 30 p.m., le 17 juin.Pour tous renseignements, accommodations sur wagons-lits et palais, s adresser ou bureau des billets du Grand-Tronc, 122 rue Suint-Jacques, vts-à-vis U* bureau de poste, rco.LA GUERRE IMMINENTE L’INTERVENTION DE LA HOLLANDE DANS LE CONFLIT EUROPEEN EST PROCHAINE; SES ENTREPOTS REGORGENT DE VIVRES ET DE MUNITIONS.— L’ARMEE EST PRETE.Paris, 7 — Il est de plus en plus évident que la Hollande se prépare à la guerre.Ses importations de matière première et de produits manufacturés ont quadruplé depuis les derniers huit mois.On a supposé en Suède, en Norvège et en Amérique que ce surplus de fournitures était secrètement expédié en Allemagne.S'il est vrai qu’une quantité considérable de cuivre, de coton, de blé et de médicaments a trouvé son chemin en Allemagne, il n’en reste pas moins avéré que c’est dans une très petite proportion et que les entrepôts de la Hollande regorgent de marchandises.La Hollande a acheté et achète encore des minutions et des matériaux de guerre de toute espèce de la Norvège, de la Suède, des Etats-Unis et même de l’Angleterre.Depuis le commencement de la guerre, la Hollande a mobilisé ses troupes, section après section, et elle les a stationnées dans divers camps, non loin de la frontière allemande, à l’ouest ,et le long des frontières de la Belgique, au nord-est-est.On a voulu voir dans cette mobilisation un mouvement de la Hollande pour se protéger contre une invasion allemande, mais les observateurs y ont vite discerné ia préparation calme et définie d'un mouvement agressif contre la Germanie, soit que l’occasion s’en offrit ou que la nécessité l’exigeât.Et, maintenant, que peut faire la Hollande ?Partant de Groningen, l’armée du nord peut se mouvoir à l’est, le long de la ligne de chemin de fer, vers Oldenburg.Rrème et Hambourg.De la sorte, les forces allemandes à Einden et Wilhems-haven resteraient engagées et ne pourraient pas être envoyées au sud oour arrêter l'élan des armées de l’est et du centre.L’armée du sud pourrait rester retranchée entre Bergen-op-Zoom et Endhaven, tandis que l’aile gauche de cette armée, se mouvant derrifc re les tranchées de Maestricht.descendrait sur Liège, par chemin de fer et le long de la Meuse, empêchant ainsi les troupes allemandes en Belgique de se porter contre l’armée du centre.Ainsi, l’armég du sud se trouverait à menacer toutes les communications de chemins de fer entre Liège et l’Allemagne.L’armée de i’est, dont une division considérable est stationnée à Felden, avec de grands quartiers de ravitaillement à Zwolle, peut se transporter en Allemagne par trois lignes de chemins de fer et par le Rhin, dans la direction de Münster et de Wesel, puis à quelques milles au sud-est, vers les usines Krupp, a Essen.Pendant ce temps-là, les divisions de 1 armée du centre sont stationnées a Arnhem, à la jonction de deux chemins de fer, et sur la rive du Rhin, à Mjmengen, et à Venloo et Roermond.Ces divisions peuvent se mouvoir à l’est et au sud, par rivière et par chemins de fer.et couper les communications de chemin de fer entre Essen et Aix-la-Chapelle- Ce chemin de fer est à dix milles de la frontière hollandaise et il court parallèlement à elle sur une distance de plus de cinquante milles.ITALIE FRANCE ET BELGIQUE LES POILUS AVANCENT PARIS MANDE QUE LES FRANÇAIS ONT GAGNE BEAUCOUP DE TERRAIN, NOTAMMENT A ARRAS, NEUVILLE ET AU “ LABYRINTHE ”, DEPUIS TROIS JOURS.SOUVERAIN COURAGEUX VICTOR-EMMANUEL DONNE L’EXEMPLE DE L’ENDURANCE ET DU COURAGE A SES TROUPES.— LES FORTS AUTRICHIENS CROULENT, ET L’AVANCE ITALIENNE SE PRONONCE.Paris, 7.Les Français ont fait des progrès sensibles et repoussé victo-rieusement toutes les contrc-altu-ques allemandes .au dire des communiqués françai:.de samedi et de dimanche.Au nord d’Arras, la lutte se poursuit activement.Des gains appréciables ont été faits près de Souchez A Neuville, Saint-Vaast, les Français avancent en s’emparant des maiso.ii.Des tranchées ont été prises aussi au Labyrinthe et des gains impor-tants faits au nord de l’Aisne, à l’est îl« Tracy-le-Mont.Trois canons de 7 / et 2(H) Allemands ont été pris.Il y a eu des progrès en Champagne et des duels d’artillerie dans les Vosges.L’artillerie française a riposté énergiquement au bombardement allemand du front Ablain-Neuville.Toutes 1rs positions prises à l’ennemi ont été maintenues malgré les nombreuses eontre attaques.Plus des deux tiers du village de Neuville sont aux mains des Français.La lourde pièce allemande qui a tiré sur Verdun a été localisée et la base de ciment endommagée par le feu des Français.Rome, 7 juin.— Les opérations des sections du centre et de l’est de la ligne d’offensive italienne, durant les deux derniers jours, se sont bornées au feu de l’artillerie.Mais les Autrichiens n’ont fait que de faibles efforts pour abattre le feu des Italiens qui détruit leurs positions fortifiées.Du côté de Frioul, au delà de Tol-mino, les Itaiiens se sont hissés sui le sommet du Monte-Nero, élevé de 600 pieds, d'où leur feu convergeant peut porter sur les travaux autrichiens.Après 12 jours d’attaque vigoureuse, les Italiens ont envahi le territoire autricJiien sur une ligne tourmentée de 150 milles.Les Autrichiens ont conscience de 1 importance stratégique du Monte-Nero, qui domine, au nord, les fortifications de Plezz et de Predi, et la vallée d’Isonzo, au sud.Aussi parsèment-ils la route conduisant à 1 rieste de tranchées et d’embarras de fils barbelés.On ajoute qu’ils massent des troupes en vue d’un grand combat dont l’issue décidera du sort de Trieste et de la prédominance autrichienne sur l’Adriatique.Le communiqué officiel du ministère de la guerre annonce: “Samedi, des détachements de marine ont coupé les câbles qui joignent le continent aux iles de l’archipel de la Dalinatie.On a détruit tous les phares de ces îles.On a bombarde et sérieusement endommagé le chemin de fer entre Cattaro et Raguse."Le même jour, un groupe de torpilleurs fut attaqué sans succès par des aéroplanes autrichiens, après quoi il bombarda de nouveau Mon-falcone et coula plusieurs navires à voile, chargés de marchandises.Des navires appuyant les torpilleurs firent une croisière dans les mêmes eaux, mais sans apercevoir l’ennemi.” Au front le roi est toujours aux endroits importants.Il s’est exposé au feu à maintes reprises et le souci de sa sécurité personnelle ne Fa jamais empêché de voir les événements par lui-même.Il a décoré plusieurs braves de la médaille d’argent.L’un d eux, le caporal Vico, a pris le commandement d’un peloton dont les officiers avaient été tués et s’est emparé d’une tranchée autrichinenne.Comme on lui demandait les détails de l’affaire, le soldat répondit laconiquement en piémontais: “Nous avons avancé et nous les avons balayés.” Hier, Rome a célébré l’anniversaire de la signature du traité passé entre Charles-Albert, l’ancêtre du roi actuel, et son jieuplc.La présence de l’armée italienne, à la tète de laquelle est Victor Emmanuel, a ajouté de la solennité à cette fête.Les voeux présentés par la ville dépeignent le roi comme le premer soldat de ITtalie et comme celui qui est appelé à compléter l’unité de la patrie.Sa Majesté, en réponse, a remercié la ville de ses souhaits, reçus au milieu des troupes.Il a ajouté que celles-ci font leur devoir héroïquement, face à l’ennemi.-»- ANGLETERRE RAID AERIEN ALLEMAND DES AEROPLANES ENNEMIS BOMBARDENT LA COTE EST ET SUD-EST DE L’ANGLETERRE, HIER.— PEU DE DEGATS.— LA CENSURE EST MUETTE.Le Hftvrc, 7.—Le ministère de la Guerre belge a fait publier le bulletin officiel suivant : " Le 4 Juin, l’nrtlllcrlo do l’ennemi n fait prouve do quelqu'activitc et bombardé h confins do Rnimcupcl-U et le territoire »ltué au sud de Dlxmudo, s’élendunt à l'ouest Jusqu’à la " maison du batelier ”, Lonures, 7.—-Des aéroplanes ennemis ont lancé des bombes, hier soir, Je long des côtes est et sud-est de I Angleterre.Cependant, les dégâts qu’ils ont pu causer sont très faibles et les pertes de vie très peu nombreuses.De bien minces renseignements là-dessus ont été envoyés de Londres, -1er, dans le communiqué suivant : “ Les journaux, dit le “ Star ”, ont reçu l’ordre formel du gouvernement comme au dernier raid aérien tenté par quelques taubcs allemands de ne fournir à leurs lecteurs aucun détail précis sur les dommages matériels et autres, encourus par ces attaques tie surprise.“ Le public en a profité pour faire courir des rumeurs et des canards, tous aussi faux les uns que les autres.Qu’on le sache.La sauvegarde du pays est l’objet suprême du gouvernement, et tout est entrepris en vue d’épargner aux citoyens anglais les dégâts coûteux et pénibles que causent ces raids imprévus.Il est encourageant de dire qu’il n'y a pas eu l’ombre d’une panique, ce matin, à Londres.Des millions d’habitants n’en ont même pas entendu parler Si la panique est une alfaire d’aventure, elle a failli pour une fois.” De nombreux Américains domicilias à Londres ont informé, hier, le consul général américain, Robert P.Skinner, qu’ils avaient reçu le jour même des appels anonymes par télé phone, les priant de quitter Londres sur l’heure avec leurs familles.L un d’eux, M.K.Skaler, membre de la commission Belgique-Amérique, a été averti par une voix inconnue de ne nas sortir la nuit dernière et d'emplir dèau les baignoires de sa maison.Pendant plusieurs jours, les Américains reçurent aussi les mêmes avis pour précautions à prendre.Chose étrange, l’ambassadeur américain a été privé des mêmes conseils prévoyants.Un rapport officiel dit que six personne,, ont été tuées au cours du raid exécuté, lundi dernier, par des aviateurs allemands, au-dessus de Londres.Le Jour suivant, un nouveau rapport Ixuit à quatre le nombre des morts.Le communiqué d’aujourd’hui com- Noub fermons maintenant à S.30 p.m.et ouvrons à 8.30 a.m.CHEZ GOODWINS, DEMAIN LE 8 JUIN Vente de tissus lavables sur une grande échelle Une vente extraordinaire pour les premiers jours de juin.Mousselines imprimées Lily Cloth à ,0(i la verge, que nous devrions vendre .13 44 à cause de leur qualité, de leur chic et de leurs dessins à la mode.Mardi, la verge .06 Crêpe Tango à .19 la verge! 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aussi des photogravures et des gravures d’une autre salle.Ce sont des gravures avec cadres dorés fantaisie ou avec cadres en bois dur poli.Les images convexes coloriées à la main n’onl pas de vitres; les autres en ont.Ce sont des tableaux que nous avons réduits d 1.50 .98 2.00 et 2.50, à, chacun Au sous-sol.MONTREAL LIMITED porte qu’il est maintenant possible de dire définitivement que six personnes, un homme, une femme et quatre enfants, ont été atteints par les bombes ennemies et tuées.Une vieille femme, en même Imps, est morte de frayeur, mais la chose ne peut en être imputée à ce raid.” LE MEGANTIC POURSUIVI DES SOUS-MARINS ALLEMANDS LUI DONNENT LA CHASSE SANS SUCCES.Québec, 7.— Le capitaine Metcalfe du steamer Mégantic, arrivé à Québec, cette nuit, annonce qu’il a lancé l'appel “S.O.S.” à plusieurs reprises, j peu de temps après avoir quitté Li-| verpool, alors qu’il était poursuivi par des sous-marins allemands.Le "Méguntic” fut poursuivi sur une distance de trois milles.Mais grâce à sa vitesse et à la ligne sinueuse qu'il suivit, les efforts des sous-marîns pour arriver à portée de torpille n'eurent aucun succès.Le capitaine dit que 15 sous-marins et patrouilleurs anglais ont répondu à ses appels.Il y avait à bord cinq officiers du premier contingent canadien, en congé de convalescence.Le lieutenant-gouverneur et Mme LcBlanc, accompagnés du major Victor Pelletier et de Mme Pelletier, ont souhaité la bienvenue aux officiers canadiens qui sont de retour.POUR LA LANGUE FRANÇAISE UN MAGNIFIQUE INSTRUMENT DE PROPAGANDE.De partout nous arrive la même appréciation : La brochure de M.Bou- rassa sur la “Langue Française ai Canada” est l’un des meilleurs instru ments de propagande que nous ayon: encore eus.Elle donne, dans ses soix ante pages grand format, le texte di règlement XVII e4 des articles 93 e 133 de la Constitution; elle nous ap porte avec te discours de M.Bouras sa au Monument National toute un< étude historique et juridique sur le; droits du français au Canada.On la trouvera à Montréal, aui bureaux du Devoir, 43 rue Sann Vincent, et dans les librairies et dé pôts suivants : Librairie Beauche min, 79 rue Saint-Jacques; Lange vin et L'Archevêque, 8.rue Saint Jacques ; Canada Railway News gare Bonaventure; Librairie Deom 47, Est rue Sainte-Catherin,:; Granger Frères, 43.Est rue Notre-Dame; Pharmacie Migncron, 544, rue Saint-Denis; Librairie Saint-Louis, 288 Est, rue Sainte-Catherine; Librairie Pinault.280 Est, rue Rachel; E.Gariépy, Il23, rue Rachel; Librairie Dumont, 1212, rue Saint-Denis; Librairie Notre-Dame, 35, Notre-Dame Ouest ; J.C.MeKercher, coin Amherst et de Montigny- A Lefebvre, 528 rue Rachel ; à Québec, chez Langlois, 26, Côte de la Montagne, et chez J,-P.Garneau, rue Ruade ; aux Trois-Rivières.chez J.W.Britten et Cie, 130, rue Notre-Dame, et au Bien Public, rue Hart; J, A.Charbonneau, 189 rue Notre-Dame ; à S.-Hyacinthe, chez Saint-Jean et Frères; à Joüette, chez Mme T.Sanchc; à Ottawa, aux bureaux de l'Association d’Educntion; à Winnipeg, aux bureaux de la Liberté, filît, avenue McDermot; h Prince-Albert.Sask., Chs-Ed.Parrot, Librairie Franco-Canadieirie, 405.13e rue Ouest t à W*oons(«k“t, R.I., aux bureaux d« la Tribun\el njx bureaux de la Gazelle, de FsA’l River, et de l’heho, de New-Bcdfortj.Prix: 15 sous l’unité, $1.25 la douzaine, $10.00 le cent, frais d'expédition compris.Les chèques doivent être faits payables au pair i Montréal. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 7 JUIN 1915 VOL.VI.— No 131 LA VIE SPORTIVE UNE GRANDE OUVERTURE POUR DEMAIN APRES-MIDI LE MONTREAL.JOCKEY CLUB, FERA L’INAUGURATION BE SA REUNION DU PRINTEMPS.—UN NUMERO SUPPLEMENTAIRE.— LE SYSTEME DU PARI-MUTUEL.LE NATIONAL EST DEFAIT PAR LE MONTREAL SAMEDI UES GENS DE WESTMOUNT ONT EU LE DESSUS SOUS LE RAPPORT DU JEU ET DE LA RUDESSE.— LE VIOLET ET BLANC VAINCU PAR 9 A 5.— UNE ASSISTANCE CONSIDERABLE A LA JOUTE.Le National a subi sa première défaite samedi après-midi aux mains de l’équipe du M.A.A.A.Le National a été loin de se montrer aussi brillant que dans les joutes pré-eédentes.La plupart du temps, excepté pendant un moment de la seconde période, il s'est tenu sur la défensive et les quelques attaques qu’il faisait était loin d’être assez vigoureuses pour obtenir de bons resuttats.La partie a été des plus rudes et nous devons reprocher aux gens de Westmount la brutalité dont ils ont fait preuve pendant toute la joute.Certains des équipiers du M.A.A.A.auraient mérité dès les premières minutes d’être expulsés pour te reste de la joute tant ils montraient d’ardeur à chercher noise à leurs adversaires.Sous ce rapport la conduite du National a été exemplaire et il convienl de l’en féliciter.Plus de cinq mille personnes ont assisté à cette joute; c’est la plus grosse assistance cette année à une joute de crosse.Le jeu national prendra-t-il un regain de vigueur?Espérons-le.Le résultat final a été de 9 à 5 en faveur des gens de Westmount.Les équipes s’alignèrent comme suit : Tobin Buts L’IIeurcux Brady Points Briault McKerrow Couverts Cadotte Blake Défenses Degan Rafferty O Doutre Secours ** Hamelin Colligan Centres Degray Penney Attaques Dandurand Welsh' Baillargeon S Cleghorn a Pitre McGee Extérieurs Lalonde Butter 1 ntérieurs Dupras Substituts: National — Goyette, Brassard, Pitre, A.Baillargeon, Marcelin, Racine.Montréal — Fyon, C.Anderson, La-gue et A.Anderson.Arbitres : Desse Brown et Albert Pigeon.Juges des buts.P.Norton et W.Labrecque ; chronométreurs, W.Cooney et E El lard.Pénitencier, G.A.Carpentier.SOMMAIRE 1ère période 1— M.A.A.A.Cooligan.1.00 2— “ .Welsh.15.00 3— “ .Cooligan.2.00 2ème période 4— M.A.A.A.Penny.1.20 5— National.Lr.londe.1.45 6— “ .Baillargeon.0.15 7— Natif nal.Latomie.0.20 8— “ .Pitre.5.50 9— M.A.A.A.Welsh.7.15 10— “ .McGee.0.15 Troisième période Pas de point.Q airième période 11— M.A.A.A.Lapensée.10.50 12— National.Racine.2.35 PUNITIONS Penny, 5 minutes; Degray et Blake pour le reste de la période, 13 minutes.Lecours et Lalonde, 5 minutes ; Brady, 5 minutes; Cadotte, 10 minutes; McGee, Goyette, 5 minutes.Seconde période; Blake, 5 minutes; I.ailonde et Secours, 15 minutes; Cadotte et Lapensée, 15 minutes; Baillargeon, G.Anderson.5 mi-nutes; Racine, 5 minutes; Degray et Raferty, 5 minutes.Troisième période: Degray, 5 minutes; Gieghorn, 5 minutes; Penny, 10 minutes; Marcellin.15 minutes.Quatrième période: Pitre, 10 minutes; Degray, Rafferty, 10 minutes; Glerghorn, fin de la partie.DEUXIEME PARTIE.S.-Louis à Chicago.S.-Louis .000023100—6 5 0 Chicago .000000000—0 4 6 Batteries: Crandall et Hartley ; Prendergast et Fisher.DIMANCHE.Pitlsburg .100002002— 5 11 1 Chicago.3100231ÜX—10 15 2 Knetzer, Dickson, Leclair, Berry et Kerlin; McConnell, Hendrix, Wilson et Fischer.Plank, Herbert, Watson et Hartley ; Cullop et Enzenroth.1ère partie: Buffalo .203000001—6 « 0 Newark .010000200—3 9 1 Bedient et Blair; Brandom, Mose-ly et Rariden.2èm?partie: Buffalo .000202000—4 10 (I Newark .100000001—2 5 1 Schulz et Allen; Reulbach et Fal-kenberg.POSITION DES CLUBS.G.P.IV.Pittsburg .25 19 568 Kansas City .25 19 568 Newark .23 19 548 St-Louis .21 18 538 Chicago .24 21 533 Brooklyn .22 22 500 Baltimore .17 23 125 Buffalo .16 30 348 LIGUE CANADIENNE.SAMEDI.A Ottawa— B.H.E.St-Thomas .000000302- 5 11 3 Ottawa .30160200x—12 15 3 Howick, Wilkinson et Harri is, Ne- vitt; Roberts et Powers.A Hamilton — R.H.E.Brantford .200301000—6 10 1 Hamilton .00007000x—7 8 4 Creswell et Donohue, Lamond ; Cristall et Pembroke.A London— R.H.E.Guelph .010000401—6 12 4 London .010011020—5 10 2 ! Afin de donner davantage aux ama-i tours de courses la direction du Mon-! treat Jockey Club a mis un numéro supplémentaire à son programme d’ouverture de demain après-midi.Cette course ouverte aux trois ans et plus sera du genre handicap sur parcours d’un mille.Ce sera l’event a noter à part la bourse Kindergaren.Les inscriptions dans les courses de demain seront closes à 11 heures a.ni.aujourd’hui.Afin de faciliter aux turfistes de Dorval d'inscrire leurs chevaux les inscriptions seront reçues aujourd’hui à eet hippodrome.La poste de Blue Bonnets est en état superbe et plusieurs turfistes ont profité de la journée il hier pour dresser leurs porte-couleurs.Voici la liste des inscrits dans l'épreuve supplémentaire de demain, ainsi que dans la course pour la coupe du Duc de Connaught qui sera disputée jeudi prochain.NUMERO SUPPLEMENTAIRE Cliff Haven.97; Black Broom, 100; Fountain Fay, 103; Knights Differ, 105; Water Lady, 106; Tactics, 109; Deposit, 103; Pan Zarota, 120; Shyness, 92; Bravo Cunarder, 103; Indolence, 108; Commonada, 103; Waterbass, 122.POUR LA COUPE DU DUC DE CONNAUGHT Hearts of Oak, 126; Privet Petal, 112; Fountain Fay, 110; The Rump, 104; Black Broom, 103; Corn Broom, 105; Ormulu, 98; Sea Lord, 95; St-Lazarian, 95; Unsin, 95; Kink Hamburg, 96; Popper Sauce, 92; Cupid’s Dart, 88; Moving Picture, 98.Trois chevaux appartenant à différents propriétaires devront être au LES PARTIES DE BALLE AU CHAMP Voici les résultats des parties jouées samedi et hier dans les séries des ligues Internationale, Nationale, Américaine, Fédérale et Canadienne: LIGUE INTERNATIONALE SAMEDI.Buffalo à Rochester: Buffalo .000101000—2 5 2 Rochester .30000001 x—1 13 3 Batteries: Bader, Fullenweider et Lalonge; Hoff et Williams.Montréal à Toronto: Montréal .000100001 -2 8 l Toronto .21000000x—3 10 0 Batteries: Fullerton et Madden ; Herbert et Kocher.Newark à Jersev City: Newark .00(1511100—8 14 0 Jersey City .000201001—1 S 3 Batteries: Enzman, Schorr et Hec-kinger; Brucke et Reynolds.Providence à Richmond: Providence .101000023—7 Richmond .100102000—4 * Batteries: Schultz et Haley; Ster-scr et Kritchell.Deuxièmes parties.Montréal à Toronto: Montréal .0030000000—3 9 0 Toronto .0000000000—0 3 1 Batteries: Miller el Howlev; Co-creham et Kocher.Buffalo à Rochester: Buffalo .000000100—1 4 2 Rochester .00202012x—7 10 1 Batteries: Fullenweider et Lalonge; Herche et Williams.DIMANCHE.Newark .310020000—6 10 4 Jersey City.01005201x—9 15 5 Chabek, Schmutz et Heckinger ; Ring, Verbout et Reynolds.14 ient et Mullen.2èmc“ partie : National.100001000—2 6 4 Strachan.10000520x—8 11 3 Batteries: .Morin, Crevier et Duplessis; Paquette et Fish.Arbitres: Thompkins et Gauthier.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.Strachan.5 0 16110 Mascotte .3 •) 600 National .9 3 466 Canadien .0 a 5 900 LA REUNION DE DORVAL Voici les résultats des épreuves disputées samedi après-midi à ta piste de Dorval: , PREMIERE COURSE Bourse, $400.Chevaux de trois ans et plus, 5 1-2 furlongs.1.Hearthstone, 109, Taplin.3 à 1, au pair, 1 à 2.2.Viley.109, Connors, 3 à 5.3.Miss Jean, 112, Smyth, 3 à 1, au pair, 15 2.Temps, 1.07 3-5.Single, Ada Ann, Nila, Edmond Adams, et Joe Knight ont aussi couru.* DEUXIEME COURSE.Bourse, $400.Chevaux de trois ans et plus qui n’ont pas gagné deux courses depuis le 15 mai, 6 furlongs: L A.N.Aiken, 112, McDermott, 3 à 1, au pair, 2 à 5.2.Zinde!, 109, McAtee, 5 à 2, au pair, 2 à 5.3.Reflection, 111, Matthews, 4 à 1.3 à 2, 4 à 5.Temps, 1.14 2-5.Indifferent, Celebrity, Faker, Smiling Maggie, Doctor D ont aussi couru.TROISIEME COURSE Bourse $400, chevaux de 4 ans et plus, qui n’ont pas gagné de course au cours de cette réunion, 1 mille : 1.Irish Heart 101, Smyth, 4 à 1, 8 à 5, 4 à 5.2.Bogart 109, Cooper, 2 à I, au pair, 1 à 2.3.Lucky George 109, Obert, 5 à 1, 2 à 1, au pair.Temps, 1.43 3-5.Ovation, Lillian Kripp, Sir Fretful.Bula Welsh, Liberty Hall.Font et Water Lad ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Handicap du Roi George V, bourse $1,500, chevaux de trois ans et plus.1 1-16 mille : 1.Kingly 1122, Metcalfe, au air, 2 à 5.2.Brave Cunarder 102, Taplin, 3 à 1, 4 à 5, 2 à 5.3.Cito 100, Turner, 12 à 1, 3 à 1, au pair.Temps 1.47.Stalwart Helen, Ormulu, Tactics ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Bourse $o00, chevaux de 4 ans et plus, 6 furlongs.1— Deposit.114, McAtee, 1 à 3.2— The Busybody, 114, Dodd, 5 à 1.au pair.3— Miss Primity, 111, Ballanger, 20 à 1, 5 à 1, au pair.Temps, 1.14 2-5.Arcene, Balfron et Lamb's Tail ont aussi couru.SIXIEME COURSE Bourse $400, chevaux de 3 ans et plus, 5 furlongs.7—Matre, 112, Metcalf, tO à 1, 4 à 1, 2 à 1.2— Blue Jay, 109.Van Dozen, 6 à 1, 2 à 1.au pair.3— Ortyx, 107, Shilling, 8 à 1, 3 à 1,3 à 5.Temps, 1.08 4-5.Bose Ring, Miss Gaylc, Miss Chaucer, Luria, Mazurka, Spohn, Belle Terre et Ochre Court ont aussi couru.SEPTIEME COURSE Bourse, $400.chevaux de 4 ans et plus qui n’ont pas gagné de course au cours de cette réunion, 4 mille.1— J.H.Houghton, 117, Burns, 3 à 2, 2 à 5, 2— Gerrard, 114, Grolh, 3 à t, au pair, 3 à 5.3— Louise Travers, 109, Metealf, 4 à 1,5 à 4, 3 à 5.Temps, 1.43 2-5.Lady Innocence, Sonny Boy, Shepherdness, Freda Johnson, Yaii-ker, King Radford, Euterpe et Cogs ont aussi couru.Ce n’est pas de sitôt que Montréal aura la bonne fortune de xroir un pugiliste de la renommiée et de la valeur de Sam McVey, surtout comme | adversaire à une autre célébrité de | l’arène comme l’est aujourd’hui “Bat- i tling” Jim Johnson.Les anecdotes pleuvent sur le compte de Sam.Nous en avons raconté quelques-unes, et nous ne terminerions jamais la longue série des faits qu’il y a à dire sur McVey, si j nous voulions les rapporter au complet.Mais, nous ne pouvons résister : à l'aventure suivante, qui est mar-, quée au coin de la plus entière bon- j ne foi.McVey se préparait à rencontrer le fameux Joe Jeannette.Quelques | intimes surveillaient Sam qui s’en- ! traînait dur.L’un des spectateurs fortunés de ces exercices l’étudiait avec une attention soutenue.La pratique de McVey terminée, le docteur s’approche de son entraîneur et lui demande: “Sam pèse-t-il plus que 195 livres?” La réponse fut que McVey faisait aisément 225 livres, et la balance fut là pour vérifier cette assertion.McVey pesa en effet 225 livres.Mystifié en quelque sorte dans son premier diagnostic, l’homme de l’art demanda et obtint la permission de faire subir un petit examen à McVey.L’examen fut révélateur, car le prac-ticien fit cette déclaration, que la presse universelle a souvent citée “McVey est le plus beau specimen de l'humanité et c'est le.boxeur le mieux doué, physiquement parlant, que j’aie encore nencontré.” MONTREAL JOCKEV CLUB Première course Tours les jours à 2,30 Blue Bonnets REUNION DU PRINTEMPS Du 8 au 15 juin Courses et steeple-chases tous les jours — beau ou mauvais temps.DES TRAINS SPECIAUX, y compris des wagons occupés par les membres du club, quitteront la irare Windsor tous les jours à 1.40 hra p.m.et 2 hrs p.m.LES TRAMWAYS conduiront a la piste via Bleury, à cinq minutes d’intervalles, à partir de midi jusqu’à 3 hrs p.m.Après 3 heures, il y aura uft service spécial de tramways à partir de l’avenue Mont-Royal.Le passage sera de 10 sous pour l’aller et de 10 sous pour le retour par tramways ; on ne donnera pas de correspondance.ENTREE SUR LA PISTE : $1.50 ; “Paddock”, supplément de 50 sous.Insigne de la saison, y compris siège au “Paddock”, $12.00.Tribune, $1.00.Tribune (pour la saison), $30.00.Billets d’entrée el insignes en vente à la succursale du “Star”, angle des rues rues* S.-Catherine et Peel.LES ENFANTS NE SONT PAS ADMIS DANS L’OUEST LE WESTMINSTER TRIOMPHE DU VANCOUVER PAR 12 A 7.SAMEDI APRES-MIDI.Vancouver, 7.— Les Westminster ont battu le club de crosse Vancouver, samedi après-midi, par le score final de 12 à 7.Les Westminster ont compté trois points contre Vancouver deux dans là première période.Les deux clubs comptèrent un point chacun dans le deuxième quart.Les visiteurs déclassèrent les locaux en enrégistrant trois points contre un pour Vancouver.La période l'inale vit les Westminster compter cinq fois contre le Vancouver trois fois.Voici que! était l’alignement des deux équipes Vancouver New -Westminster Johnson Buts Clarke Griffith Points Howard McCua'ig Couverts Marshall Pickering Défenses T.Rennie Murray Défenses G.Rennie Painter Défenses H.Gifford 1 McLaren Centres C.Spring lEacock Attaques W.Turnbull : Donihee Attaques Wintemute Davis Attaques Feeney Roberts Extérieur J.Gifford Brynjolfson Intérieur s G.Spring Arbitre: L.Patrie.JH — i- — — Parc DOMINION Le Pavillon de la Danse Le Carnaval des Athlètes Lutte et Boxe 100 — AUTRES ATTRACTIONS — 100 ENTREE AU PARC : 10 SOUS j CE SOIR A LA CASQUETTE Ce soir à 7 heures 30, aux salons de La Casquette, aura lieu une réunion spéciale de l’exécutif de l’Association en vue de l’Olympiade du 24 juin, au parc Delorimier.Tous les intéressés sont priés d’être présents car l’ordre du jour comporte des questions très importantes.Chs.-N.CHAMBER LAND, Gérant-Général- LE GENERAL TURNER N’EST PAS PRISONNIER Ottawa, 7 juin.— Le général Sam Hughes a du faire des démarches expéditives, dimanche, pour démentir le rapport venu de Berlin, annonçant que le brigadier général Turner, V.C., était prisonnier et qu'on avait trouvé sur lui des papiers compromettants.la- général était à New-York, hier, où il lut celte dépêche.11 télégraphia immédiatement à son secrétaire, à Ottawa, de se mettre en communication avec les quartiers-généraux, sur le front, et de s'informer des faits.Un câblogramme fut envoyé au colonel Garrick, M.P., qui s’informa et répondit immédiatement: “Turner est bien et il est avec sa brigade”.La première personne qui apprit la fausseté de cette nouvelle fut Mme Tin ner, femme du brigadier-général.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit, No 1918.Stanford's’ Ltd, de Montréal, demandeur vs Walter D.McComb.de la ville d’Outremont, district de Montréal, défendeur.Le Ifième jour de juin 1915, à dix henres de l’avant-midi, au domicile du dit délendour, au No 656 ave,^ Bloomfield, en la ville d’Outremont, di.s-4v trict de Montréal, seront vendus par auto-rite de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.M.J.A.DeCel-les, H.C.S.Montréal, 7 juin 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour de Circuit, No 5.Î02.— N üuel-lette vs L.I).Maurcncy, et Montreal Fire Proof Garage tiers-saisi.I.e Itième jour de juin 1915, à dix heures de Cavant-midi, à la place d affaires du dit tiers-saisi, au No 61 rue Amherst, en la cité de Montréal, se-ront vendus par autorité de justice les biens et elfets du dit tiers-saisi saisis eu cette cr>nsistant en bureau, pneus, rtc.Con-H c"'* : argCnt comPtant- Ed- Desroches, Montréal, 7 juin 1915.INI t; QLKBUC, district de Mont- * H c?r>,s polit'due et iiicor- port, d< Montréal, demanderesse, vs \Y G tvroxvne, du même lieu, défendeur.Le 16èm« midi d,> JlVn !9V' ?llix heurf,s dp 1 avant- A ïïi " c No 5-181.I)| e„ Anl.\?UMKs:,,l; de Montréal, veuve tier Mulct>! vu son vivant cluir| T„«-n.r„ Ecosse demanderesse, vs Ge! lovinscnd, de Montréal, défendeur.Le rnüb t,1",'" j9,1,5' ?dix heures de l'avi ““dotntclle du dit défendeur, nu tHel rf.\ï,'d!ln' rn lB vII1î,dc Fortune.9.45 a.m.tous les .~ .uV t » r()fICUrs ! Jours 1!> 15 tv ni.tous les jours, 1.30 p.m.üV6C SOB manche (1C fouet.j le samedi, 5 10 p.m.exeepté le samedi et le La Sûreté provinciale qui s’occu-j n |,) P*m- dimanche, 11.20 p.m.pe de >1 affnire n a aucun indice j Caledonia sprinics.— 8.30 a.m.tous tes pour retrouver les brigands.j Jours, 10 30 a m.tous les jours.120 p m.- J U* samedi, 4.05 p.m.excepté le dimanche, ; 7.40 p.m.le dimanche, 8.45 p.m.tous Tes ; Jours.Cornwall, WiHiamstovn, T^ancaster Nord.— 9.00 a.m.excepté le dimanche, 7.30 p.m.excepté le dimanche.TRAINS POUR LA GARE WINDSOR De Rignud, arrêtant à toutes les stntions.— 7.50 a.m.excepté le dimanche, 8.35 a.m.excepté le dimanche.9.30 a.m.tous les jours, 9.45 p.m.le dimanche.De Pointe Fortune, arrêtant & plusieurs stations.— 8.45 a.m, excepté le dimanche ; ucrêlont h toutes les stations, 1.45 p.m.excepté le dimanche, 5.50 p.m.tous les Jours, 11.15 p.m.te dimanche seulement.De Cornwall, arrêtant à toutes les stntions.— 10.30 a.m.f'Ncepté le dimanche, 7.30 p.m.excepté le dimanche.D'Ottawa, arrêtant à S.-Anne, Vaudreuil et ouest.— 1*2.10 p.m.tous les Jours, 8.30 p.m.tous les jours.De Perth, arrêtant h toutes les stations.— 12.25 p.m.excepté le dimanche.De .Smith’s Falls, arrêtant à toutes les | stations.— 8.20 p.m.tous les jours.réc.geur pour l'abandonner ensuite soulage d’une somme de $77, de sa montre avec la chaîne et avec ses vêtements en lambeaux.M.Mardi OBREGON BAT VILLA ET ANGELES Washington, 7.— On attend aujourd’hui des avis annonçant de Vera-Gruz que Ohregon, commandant du générai Carranza, a remporté, la nuit dernière, une victoire sur Villa et Angeles, à Leon, Cette nouvelle serait importante pour l’administration, intéressée dans l’effet possible de cette tournure cio la situation mexicaine.On croît ici que si Carranza eût été vainqueur, son premier acte eût clé d’essayer de rentrer à Mexico et d’établir un gouvernement, dans le but de se faire reconnaître par les Etats-Unis.Or et argent en mains (voir aussi dépôt dans la Réserve centrale d’or) * 2 693 336 53 billets de la puissance en mains.12*782Vl8'75 aièqnes sur autres banques.J” ;;; 2,’833,’748.'3b Billets d’autres banques.564 711 06 Balances dues par autres banques en Canada.' ’ Balances dues par banques et agents ailleurs qu’en Canada.'" Débentures des gouvernements fédéral et provincial, n’excédant pas la -valeur courante.Débentures municipales canadiennes, aussi débentures anglaises, étrangères et coloniales, autres que canadiennes, n’excédant pus la valeur courante Obligations, débentures et actions de chemin de fer et autres, n’excédant pas la valeur courante.Prêts à demande en Canada sur obligations, débentures et actions!.! ! Prêts à demande ailleurs qu’en Canada.3,110.67 2,232,655.91 583,997.72 903,667.02 4,968,195.58 3,606,342.51 964,193.14 $32,086,571.51 Autres prêts courants et escomptes en Canada (moins remise de l’intérêt) 47±401 858"68 ' Autres prêts courants et escomptes ailleurs qu’en Canada (moins remise dé ' l’intérêt).100,240.32! situation financière générale et les espérances pour l’avenir.M.John Patterson recommande que l’on passe une résolution exprimant les profondes sympathies des Directeurs eU'des actionnaires de ta banque et qu’une copie soit envoyée au président; aussi qu’une semblable résolution de sympathie soit adoptée à l’adresse de M.F.Orr Lewis exprimant l’espoir de son prompt retour à la santé.Le gérant-général exprime les sympathies du personnel et l’on décide à l’unanimité d’envoyer les résolutions ci-dessus au Président et à M.Orr Lewis.Sur motion de MM.John Patterson et A.Piddington, Messieurs Vivian Harcourt, de Doioitte, Plender, Griffiths & Co., et J.Reid Hyde, de Macintosh & Hyde, sont nommé* auditeurs de la banque pour jusqu'à la prochaine assemblée générale annuelle, leur rémunération ne devant pas excéder $6,000.Sur motion de MM.A.D.Fraser et A.Browning, messieurs J.PaMer-son et A.Piddington sont nommés scrutateurs pour l’élection des direo» leurs, M.Fred Hague propose, appttyi par M.A.Browning, que les scrutateurs prennent le scrutin en faveur des personnes suivantes comme Directeurs : Sir H.Montagu Allan et MM.X.V.Blaekweli, Thomas Long, Alex.Barnet, F.Orr Lewis, Andrew A.AP ian, C.C.Ballantyne, A.J Dawes, I’.Howard Wilson, Farquhar Robertson, Geo.L.Cains, Alfred B.Evans.La motion est adoptée à l’unanimité et ces directeurs sont déclarés élus.M.A.Browning propose un vot* de remerciements au président, an vice-président, directeurs, gérant-général et personnel pour leur travail durant l’année.Il fait les remarques suivantes :— Je crois que nous devons tout spécialement remercier le Bureau et le gérant-général pour la manière habile dont ils ont surveillé les intérêts de la banque par des temps aussi difficiles.Il leur a fallu beaucoup d’énergie pour faire face à cette crise que traverse l’univers entier.Les banques comme les pays écrivent l’histoire.Les rapports présentés aujourd’hui démontrent que notre administration consacre à son travail toute son énergie, son expérience et son intelligence, et je suis sûr que les actionnaires lui en sont reconnaissants.La résolution est unanimement adoptée et suivie de quelques paroles de remerciements de la part du vice-prés:dent, M.K.W.Blackwell, et du gérant-général.La séance fut ensuite levée.A une assemblée spéciale subséquente des Directeurs, Sir H.Montagu Allan fut réélu président et M.K.W.Blackwell, vice-président.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BËDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Adminii-frateur de successions.Téléphona Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.65 Sahtt-Francoia-Xarier.Montréal.COMPTABILITE Diminuez vos dépenses d’administration : Comptable d’expérience pouvant disposer d’une couple d’heures chaque jour et tenir vos livres à date.L.D.de Grandpré, expert-comptable.205, Saint-Jacques, Chambre 506.Téléphone Main 4153, Dettes de clients sur lettres de crédit comme ci-dessus.Immeubles autres qu’édiflces de la banque.Dettes en souffrance, considérées perdues.Edifices de la banque, à pas plus que le prix coûtant, moins le montant —.- * i.imon- ,e-Ci*A U,UT' '’ i ((Hua a assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL Dar?in«,026E’ En,ile’ 47 a”s’ ^«cron, rua Marcelle, C mois, enfant de S0-Den“"|emS’ vo>a«p“r de commerce, rua BLAU GH AMP, Maurice, 31 nnc poHoe rue Casgrain, SoT’ ÇHAGjNON, Luc]le, 2 ans.enfant de.Tan-soldat, /èrne avenue, 353, lieute- crède Chagnon Rosemont.Tim“thRée,0m9EAU’ E,B‘na’ 22 a,,s’ rue rnrioKLE’ R,'1?ina' 8 "ns, enfant de Sévère C ( HAnnov5'rr’ ’'T ^anne d’Arc.•169.S.-Cnnégonde.’ ,3 ans> a«l‘ DENIS, Lionel, 8 mois, enfant, d’Ovila De-m'RAVrr0(r;-r u'’ s-Pomiiiique, 1594.Ro^aHo^^o^pA.2 m?ls- Lnfant d« Rosario Duranceau, peintre, rue de Raid.'DUSSAULT, Thérèse, 3 ans.enfant de Conrad Dussault, comptable, rue S.-Denis, 1f:écjl!ombi"r.rue Du.PAYETTE, Elalie Goneau, 70 ans, vewv# 1339NaP° e°n Pa5'ct,^'• r*Uèur, rue S -André Lafon0tel^r,Tô79OUi!'’ 62 fournal|(T, PICARD Zélie Duchesneau, 80 ans.veuvl de Louis Picard, Journalier, me I.aviolette, P?'")?' Mélina Huot, 39 ans femme dTTer.’lî1] nPSfA JournuUiT, rue Drolet, 746 HARARE.Iran, 2 mois, enfant d’Ernest "T^ minu'sler, rue Lasallc, 781.1 mois, enfnnt de William Thibcrt, marchand, rue Claude, Rb 1225.deTKédéEn'TurmelCl0U,'fr' 35 Rns’ fem™ -éV»nA« 4 t
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