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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 6 février 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1934-02-06, Collections de BAnQ.

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•>r Montréal* mardi 6 février 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTftIAL TELEPHONE : SERVICE DE NUIT Administration : Rédaction : .Gérant : .H Arbour 1241* H Arbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant; GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXV — No 30 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique , 8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Aurors-nous un crédit rural?^ ' 1 l" ^ Le rapport Macmillan - Le discours du trône fédéral - La motion Barré - Le cabinet provincial et les Caisses populaires - Le Parlement fédéral renouvelle la charte des banques lotis les dix ans.Une nouvelle mise au point devait avoir lieu en 1933; mais le Cabinet fédéral a voulu faire précéder cette refonte d’une enquête complète sur notre système bancaire.Il a donc nommé une commission royale chargée de lui faire des recommandations.Le rapport de la Commission Macmillan est un document d’un grande importance qui sera longuement discuté durant la présente session fédérale.Trois des cinq commissaires ont recommandé dans leurs conclusions “l’établissement immédiat d’une banque centrale pu Canada”.Les associations agricoles de l’Ontario et de l’Ouest ont crié: victoire! Nous avouons ne pas comprendre pourquoi! Nous ne voyons pas comment une banque centrale peut accorder à l’agriculture des crédits plus larges et plus faciles.Le rapport Macmillan reconnaît d’ailleurs implicitement que la banque centrale ne pourrait rien pour le cultivateur qui a besoin d’un crédit sortant du cadre des opérations bancaires.Aussi recommande-t-il que le gouvernement fédéral étudie, de préférence en collaboration avec les gouvernements provinciaux, les organismes existants de crédit agricole, pour élaborer Un système qui serait soumis an Parlement.Mais voici la véritable victoire: la commission reconnaît l'absolue nécessité du crédit rural; elle admet que nous n’avons pas encore d’organisme de crédit efficace pour l’agriculture;> elle proclame que les banques créées pour les besoins du commerce et de l’industrie ne peuvent faire du crédit agricole.La charte des barques leur interdit le crédit à moyen et à long terme dont le cultivateur a surtout besoin.Que les banques accordent des avances au marchand qui fait crédit au cultivateur, nous l’admettons! Mais c’est xtn crédit indirect qui coûte cher.Ce n’eAt pas une solution.N’ayant pas recueilli assez de renseignements pour suggérer un projet précis de crédit agricole, la Commission Macmillan recommande au Gouvernement de faire une enquête spéciale sur ce sujet.* * ¥ Que fera le Gouvernement fédéral?Le discours du trône est plutôt discret : “Mon gouvernement a consacré une étude attentive à certaines mesures qui pourraient être adoptées en vue de l’établissement du crédit agricole à court et à moyen terme; il a invité les représentants des provinces à examiner les moyens par lesquels on pourrait donner un effet pratique aux recommandations faites dans ce sens par la Commission royale de la banque et de la monnaie”.M.R.-B.Bennett a rappelé qu’on cherche à établir un crédit rural depuis trénte ou quarante ans sans y parvenir.Le crédit agricole canadien fondé en 1926 n’a pas été un succès.Cette question fut débattue à la conférence interprovinciale, mais le premier ministre ne voudrait pas affirmer que la solution du problème a été trouvée.H espère cependant que son gouvernement pourra offrir quelque chose qui rendra service à la classe agricole.Sans connaître la législation annoncée par le discours du trône fédéral, nous répétons, pour la dixième fois, qu'un crédit agricole uniforme ne peut convenir à toutes les provinces.L’expérience du crédit rural de 1926 est assez concluante.Il faut des méthodes de crédit différentes dans l’Ouest et dans l’Est.Le gouvernement d’Ottawa, qui a seul le pouvoir de légiférer en matière de monnaie et de crédit, ne devrait-il pas déléguer une partie de ses pouvoirs aux provinces, les autorisant à passer une législation adaptée à leurs besoins propres?Nous recommanderions cette formule si nous n’avions constaté avec quelle harmonie (!) procèdent nos deux gouvernements dans l'administration de la loi Gordon et de la législation remé-diatricc au chômage.Si cette collaboration pouvait s’exercer conformément aux besoins particuliers de chaque province, ce serait la solution idéale.Mais attendons les mesures annoncées par le discours du trône d’Ottawa.•ÿ* ^ n* Au début de la session provinciale, M.Laurent Barré, député de Rouville, faisait inscrire au feuilleton de l’Assemblée législative une motion invitant le gouvernement à créer un crédit agricole calqué sur le système ontarien: Attendu que les argents fournis par le crédit agricole fédéral coûtent 6Va p.c.d’intérêt annuellement; Attendu que le gouvernement de cette iprovincc-pcut se procurer l’argent à un taux moindre par l’établissement d’un système semblable à celui établi dans l'Ontario en 1922, sous le nom de Ontario Savina Office-, Cette Chambre exprime l’aviÿ que le gouvernement devrait prendre les mesures nécessaires pour instituer, dès cette année, un crédit agricole provincial alirncmé en tout ou en partie par un système semblable à celui mentionné haut; et que l’octroi de 1 Vi p.c.actuellement accordé on réducfPG du,taux exigé par le crédit agricole fédérât devrait cire aippliqué à^F^tiire le taux d'intérêt que coûteraient les argents ainsi obtenus par là® juvernemcnl.Théoriquement, l'Etat serait donc l’intermédiaire entre ceux qui ont des surplus à placer et les cultivateurs qui ont besoin de capitaux.Notre gouvernement provincial, comme celui de l'Ontario, ouvrirait des Caisses d’épargne qui recueilleraient au taux payé par les banques des fonds qui seraient versés à la Commission provinciale du crédit agricole.Ces argents pourraient être prêtés aux cultivateurs à 3% ou 3%%, Le 1 /•>% payé actuellement par le provincial sur le C’A % exigé par le fédéral servirait au paiement des frais d’administration.Ce crédit agricole ne coûterait pratiquement rien au gouvernement si les Caisses d’épargne suffisaient à l'alimenter.En Ontario, à cause du faible taux d’intérêt qu’elles paient, ces caisses sont insuffisantes et la Commission doit recourir au Trésor provincial.Chez nous, recueilleraient-rlles plus de capitaux que nos Caisses populaires?Ÿ ¥ ¥ A Ottawa La journée de la C.C.F.M.Woodsworth et plusieurs de ses amis parlent de remplacer le régime présent par un autre, fondé sur la doctrine coopérative - 'Nous n'avons rien de commun avec le parti communiste, ni aucune affiliation avec la Russie", dit M.Woodsworth POLITIQUE D ECO NOM IE ‘‘DIRIGEE ET SOCIALISEE" ___DE DfRNIEKE IHIEUyE Un appel au républicanisme marque la déclaration ministérielle de Daladier.Vote de confiance Seize mille agents de police et gardes républicains protégeaient la Chambre — Vote de 300 voix contre 196 (Par EMILE BENOIST) Ottawa, (i .- Journée de la Ce-cêeffe, hier, aux Communes.Deux des tenants parlementaires de la Cooperative Commonwealth Federation, te chef lui-même do la Fédération, M.J.S.Woodsworth, et M.A.A.Heaps, député travailliste de Winnipeg-Nord, ont tenu l’affiche tout au long de ta journée, celui-ci avec une résolution, qui a d ailleurs été adoptée, à propos de la réduction des heures de la journée de travail industrie), celui-ci avec une résolution dont l’adoption serait comme la reconnaissance du principe même de la Cécéeffc.Le débat sur la résolution de M.Woodsworth a été ajournée et se continuera vraisemblablement mercredi prochain, alors que la courte séance de l’après-midi sera égale-nlcnt consacrée à l’examen des mesures inscrites au feuilleton par les simples députés.Avant de procéder à ces débats pour ainsi dire académiques, la ! répondu A de nombreuses interpellations et ils avaient laissé passer une quinzaine de motions pour production de documents.Il n’y a que le député de Témiseouata, M.Pouliot, qui n’a pas été heureux avec deux des siennes, demandant la production d’unr copie du passeport de M.Sauvé, ministre des Postes, actuellement au Caire, Egypte, et du passeport de l’un de ses compagnons de voyage, M.Jean Bruchési.Le président, M.Black, a déclaré, sur le ton péremptoire qu’il sait prendre parfois, que ces demandes n’étaient pas sérieuses.Est-ce un signe des temps?Et ces temps seraient-ils pré-électoraux?Toujours est-il que la résolution de M.Heaps, relative aux heures de la journée de travail industriel, a été votée presque automatiquement sitôt que le débat eut pris fin.Au cours de ce débat, signe encore plus marqué des temps, un conservateur, M.J.H.Stitt, de Selkirk, Manitoba, a fortement pur- Chambre avait expédié une abon-i lé dans le sens de M.Heaps et il a dante routine.Les ministres avaient (Suite à la dernière page) L'actualité Le mark et le dollar Je trouve dans un journal des Etats-Unis des notes intéressantes sur l’inflation du mark.Ces notes sont d'un Américain qui vécut longtemps en Allemagne.Le mark passa de quatre au dollar à finit, puis A cinquante et me me à cent sans produire d'émotion visible.IJ Américain qui changeait ses dollars en monnaie allemande n’en éprouvait pas de désagrément.L’autochtone qui n’avait pas à acheter en dehors de son pops ne s'apercevait pas de la dévaluation de son papier-monnaie.Le malaise finit pourtant par se manifester quand le mark dépassa à toute allure tes cinq cents au dollar.Les Allemands commencèrent de subir des épreuves telles qu’elles parurent à un bon nombre pires que celles de la guerre.Dès qu’ils touchaient de l’argent, ils couraient littéralement le dépenser: le lendemain, en effet, leur page avait perdu une forte partie de son pouvoir d’achat.Le mark descendait par bonds formidables jusqu’à ce qu’un jour de l’été de 1923, il dépassât te million au dollar.Les prix dans tes boutiques, les restaurants et les hôtels étaient changés jusqu’à trois et quatre fois par jour.On ne pouvait plus porter en poche les billets de banque nécessaires il faire ses achats et les Américains se faisaient confisquer leurs greenbacks en pleine rue par la police qui leur délivrait un récépissé échangeable contre des marks au cours du jour.C’est à cette période que l’on place une bonne blague.Une ménagère partant faire ses emplettes transportait ses marks dans une brouette.Elle entre chez Vépicière en laissant la brouette A ta porte.A sa sortie elle retrouve les marks sur le trottoir: on a volé la brouette.Cette autre encore.C’était je < rois an congrès de Locarno.Les plénipotentiaires en quittant leur hôtel règlent les pourboires.Le plénipotentiaire anglais donne cinq livres: le français, deux ou trois ccnls francs, etc.L’Allemand se contente de donner une lettre de voiture.“Allez à la gare prendre livraison de deux wagons de marks’’.Il g amieux.Tchitcherinr, qui rr parmi les meilleures du monde et qui avaient été payées ?15,000 en argent américain (soixante mille marks-cr), furent échangées pour un phonographe.Et un millier de billets de marks-or — épargnés au moment où ils valaient 125,000 — furent abandonnés dans un coffret de sàreté, comme dénués de toute valeur.même comme souvenir, (/.e souvenir eût été cuisant).f.’inflation dirigée de M.Roosevelt s'arrêtera-t-elle en route?Chat échaudé craint l’eau froide.Cet Américain a bien peur que le brain trust ne veuille descendre an-dessous de 59 sons si la première baisse ne donne pas le résultat attendu.Or, on l'a vu, ce n’est que quand on atteint les profondeurs vertigineuses que 1rs épargnants commencent à s’alarmer vraiment.moyens de faire pression pour obtenir la réalisation d’une promesse signée”.Cette affaire est jusqu’ici restée en suspens, et de justes réclamations restent en plan.De la faute de qui est-ce?Souhaitons qu’à Paris, — où l’on est très pris de ce temps-ci par les événements que l’on sait, — on trouve quelques heures pour donner une suite pratique à la juste supplique do M.Laquerrière.Belle propagande Ces jours derniers, l’on pouvait voir en vedette, dans l’une des pages les plus lues de la Presse, deux photos tenant le centre du journal.Le vendredi 2 février (page 3) sous le titre “Association cléricale du rite grec orthodoxe”, c’était la photo de plusieurs membres du clergé grec de Montréal, dont le recteur de l’église russe de Lachine, le fameux “protosyngelle" Joury, président de l’association, et qui porte un titre de prélat de l’église grecque, le recteur de la cathédrale grecque Sainte-Marie, à Montréal, etc.Ces popes devaient, le lendemain matin, aller “au-devant de l’évèctue loasaf, qui chantera la grand’mes-se pontificale à la cathédrale de la rue Cartier”, dit la Presse.On peut se demander en quoi cela intéresse particulièrement les lecteurs de la Presse, car elle ne doit pas avoir un fort tirage chez tes Grecs de Montréal.Mais l’on oublie le?; annonceurs de cinémas, dont plusieurs sont aux mains de Grecs, les restaurants, et le reste.Il faut soigner bien ces clients.Et cela explique la grande vedette de vendredi.Samedi, 3 février (page 3) grande place d'honneur à une photo (4 colonnes, au centre et en limit de la liage), intitulée; “Mariage d'une Canadienne française d un Oriental”.Il s'agit du prétendu mariage, à New-York, d'une jeune fille d’origine québécoise avec un type de Bagdad, — sort-il des Mille et Une Nuits?— mariage célébré devant “Miirz.a Ahmad Sohrab, poérte et philosophe persan.Le philoso-.plie et poète susdit agissant comme El cela nous intéresse vivement1 ministre”,' ainsi' que le dit éïégam- ou Canada, car notre dollar se comporte comme une petite folle.Quand la livre baisse, il baisse: quand le dollar américain baisse, il baisse incore même si la livre monte par rapport à celui-là.Il suit toujours ia devise ta plus malade des deux.Paul ANGER Bloc-notes Français et Canadiens Dans la livraison de janvier 1934 de l'Union Médicale du Canada, parue à Montréal ces jours-ci, M.le docteur Laquerrière, électro-radiologiste en chef à l’hôpital Notre-Dame, adresse une supplique nu gouvernement de la république française à propos des livres e! instruments français.11 attire fatten lion des gouvernants de son pays — M.Laquerrière est Français et de la sorte qu’il faut au Canada, — "sur la situation particulière qui est faite aux médecins canadiens-français par le régime tarifaire actuei”.Après avoir reconnu que le ministre des finances canadien admit l’an dernier qu’il fallait donner satisfaction aux Canadiens français, pour ce qui regarde certaines importations de France, M.Laquerrière note qui si l’arrêté d’août 1933 accorde un régime douanier particulier aux instruments de chirur ment la légende.Cette union s’est faite d’après les rites du culte ba-hai.Combien y a-t-if de lecteurs bahai à la Presse?Et combien de Persans la lisent?C’est donner beaucoup de notoriété à cette singulière union d’une Canadienne française, baptisée catholique, avec un Irakois infidèle.La Presse a sans doute confondu Irakois avec Iroquois?Car elle a toujours eu de la faiblesse pour ITroquois, surtout depuis le jour où elle donne une longue entrevue “exclusive” d’un Iroquois qui voulait le retour au paganisme et au Grand Manitou.Cette “institution irrévocablement dévouée aux intérêts.catholiques” fait une singulière propagande, par l’image, aux autres cultes.Elle interprète sans doute le mot “catholique” dans son sens te plus vague et le plus étendu.Et puis Mirza Ahmad Sohrab doit collaborer activement à la Presse, où il écrit peut-être les articles les plus inintelligibles qu’on y trouve d’ordinaire.G.P.(D’après les dépêches de VAssociated Press) Paris.6.— Un appel au républicanisme marque la déclaration ministérielle de M.Daladier.Aux radicaux-socialistes, M.Daladier a formellement demandé d’appuyer le nouveau cabinet afin d’épargner une guerre civile au pays La Chambre, qui siège sous la protection de nombreuses troupes, Jui témoigne de la confiance par 300 voix contre 196.Une rixe entre députés a forcé M.Daladier de suspendre sa déclaration un moment.C’est-ta première fois qu’un premier ministre se trouve interrompu dans sa déclaration ministérielle.Le nouveau préfet de police, M.Bonnefqy Sibour, avait mobilisé 16,000 agents de police et gardes républicains.De plus 5,000 soldats armés de mitrailleuses se tiennent prêts a intervenir.Déclaration ministérielle Voici tes grandes lignes de la déclaration ministérielle de M .Daladier: Le premier ministre a lancé cet appel nu républicanisme: Nous demandons aux républicains de s’entendre pour assurer le progrès de l’un des rares régimes de liberté qui subsistent dans le monde.En des temps encore plus troublés, nos pères ont eu la force de sauvegarder In démocratie.Le scandale Stavisky a paralysé la Chambre et démoralisé le pays, ce qui a permis à nos adversaires de renouveler leurs attaques.Nous ne pourrons sortir de cette situation étouffante que si nous avons le courage et l’énergie d’éclairer complètement ce scandale.Faisant ensuite allusion à la forte garde établie autour de la Chambre.M.Daladier a déclaré: Nous saurons défendre le régime, faire respecter la loi et le parlement, qui fait la loi.1-c premier ministre a résumé en ces mots le programme monétaire de son cabinet: Nous sommes résolus à maintenir notre régime monétaire.> Equilibrer le budget Il a souligné la nécessité d’équilibrer le budget.Pour y réussir, a-t-il dit.il réorganisera les finances et améliorera le commerce.Le paysan se demande s’il pourra vendre sa récolte.L’ouvrier voit son salaire réduit.Il craint le chômage.Les commerçants et les industriels luttent contre une concurrence étrangère de plus en plus grande.L'élévation du coût de k vie écrase les classes moyennes.La jeunesse est incertaine de l’avenir.Pour ranimer notre commerce avec l’étranger, i! faut voir les choses comme elles sont et poursuivre une politique d’accords fondés sur des compensations et sur ta réciprocité.Politique étrangère Au sujet de la politique étrangère.M.Daladier n’a pas précisé son attitude quant aux négociations avec le chancelier Hitler.Il a parlé d’une manière générale et dit que la coopération internationale et la défense nationale seront l’objectif de son gouvernement eu présence d’une “Europe divisée cl inquiète”.H a réaffirmé l'adhésion de la P rance à la Société des Nations, à la Petite Entente et à l’alliance polonaise.il a dit de la Pologne et des pays de la Petite Entente que ec sont des "amis éprouvés".Nous ne sommes ni assez aveugles ni assez faibles, a-t-il ajouté, pour laisser retomber sur le pays la responsabilité d’un glissement de l’Europe vers une nouvelle catastrophe.L’élection municipale de St-Jérôme fixée en octobre au lieu d’en avril On demandera une prolongation de mandat, à Montréal, pour le conseil municipal qui sera élu en avril prochain QUEBEC, 6.(D.N.C.) — Le comité des Bills privés a étudié, ce matin, le bill pour amender le charte de St-)ér6me.Le ville demande, entre autres choses, de fixer le date de l'élection prochaine eu mois d'octobre au lieu du mois d’avril, soit une prolongation de cinq mois, M.Maurice Duplessis s'est opposé à cafte demande, car ce aérait lier le comité à une politique qui n’est pas recommandable.Montréal, par exemple, viendrait redemander le meme privilège.M.Maurice Cabias, présidant du comité exécutif de Montréal et député de St-Henri, répond que pour aucune considération, le ville de Montréal ne demandera une prolongation du mandat du conseil municipal actuel, mais une prolongation pour le conseil municipal qui sera élu au moins d'avril prochain.Finalomont, on décide de fixer l'élection municipale de St-jérdme eu mois d’octobre, maie la mesure ne sera valide que peur la seconda élection à venir.Carnet d’un grincheux Le débat sur le suffrage féminin aura lieu le 21 février, à Québec QUEBEC.7.(D.N.C.) — Le débat sur le vote des femmes de la province d» Québec aura lieu le 21 février prochain.* Ÿ * QUEBEC, 7.i D.N.C.) — Le débat sur le budget se contin-1 midi.M.Martin Fisher, député de Huntingdon, parlera d'abord, rauit, ministre de la Voirie, lui répondra.gie, aux livres médicaux et aux 1i-vres d’enseignemcnl, ignore présente la république des soviets, appareils de rayons X, leurs acces- sor/ de son gousset une planchette: [es films radiologiques, le “Faites avec cela, dit-il au majordo-, matériel d’électro-radiologic et les tant que vous microscopes d'origine française me, des roubles en voudrez.” Mais revenons à notre Américain.Le moment vient où il ne peut plus vivre en Allemagne.Une course en taxi coûte deux ou trots marks, mais une affiche porte que l'usager doit multiplier la somme indiquée ou taximètre par.cent millions de marks! I.c journal américain publie du reste te fac simile de cet avis.Avant de s'embarquer pour VAmérique.il liquide.Des obtigalions qui."Etre pour tout le monde et avec tout le monde".Programme d’un nouveau candidat à la mairie.Ce qui est à tout le monde n’est à personne.* Ÿ ¥ Le pouvoir est un singulier aimant.Tous ceux qu'il attire ne le touchent pas.* * .w,*,, .___ .Peut changer de format sans dont on se sert dans notre provin-{changer d'dées« n«n «ant iama,s eu ce.“Du côté canadien-français, on! - .T.T ., .fait pression pour obtenir justice.^?ux 9UI * Rendent d être faits fu- mais tout le monde est d’accord °rmen; a magistrature debout.Ceux pour accuser le gouvernement le sont forment la magistrature ras- français de faiblesse.Il doit non 1 ^ u.u, m.seulement exiger un terme, .mais | „ se conf|rme quc Stavlsky était un •ta cet apres-M.J.-t.I*«r- A Québec épargnant - n- i * .i au lait.Et maintenant quemère.qui conriut: En .t°us ! français croque le marmot cas.Je gouvernement français a.Les “fidèles et bien aimés chevaliers les “grands hommes”, etc.Exemples du cocasse jargon parlementaire 99 récemment encore, étaient cotées s'il le vomail, de nombreux Pourquoi le gouvernement provincial ouvrirait-il ces conip-l loirs d’épargne, alors que nous avons des organismes coopéra-! tifs indAocndants qui fonctionnent admirablement dans plusieurs de nos paroisses rurales?Le rôle des Caisses populaires consiste précisément à recueillir les sous et les dollars, qui seraient autrement perdus, pour les mettre au service de l'agriculture et des intérêts canadien-français.Nos Caisses ne sont p.as plus nombreuses et manquent de fonds parce qu’elles n’ont pas été encouragées par les autorités, parce qu’on n’a jamais enseigné méthodiquement à notre peuple la vertu do l’économie.puissance multiplicatrice de l’épargne.Et cependant, elle ont recueilli plus de $160,000.000 d'épargne depuis vingt et un ans.H suffirait d’une garantie du gouvernement provincial pour raffermir la confiance des épargnants qui sauraient leurs dépôt plus en sûreté dans les caisses que dans les -mines, les puits d'huile, l’élevage des renards, Ja fabrication des cercueils en verre et mille autres entreprises aussi prometteuses.Le gouvernement n’aurait qu’à aider aux Caisses à mettre en marche un crédit coopératif beaucoup plus économique qu’un organisme gouvernemental.Comme le disait si bien l’hon.Adélard Godbout, "dans quelques années les Caisses n’auront plus besoin des Pouvoirs publics; comme en Belgique, c’est le gouvernement qui aura besoin d’elles et qui leur empruntera des fonds”, Albert RiOUX * * ?La Preii* a (saie Joury et la Patria a Anaclet, Chacun son grand homme.Nos chanceliers attendent la chancellerie sous l’orme.* ¥ * Et maintenant l’université vo-t l’avenir en doré.PAMPHILE Si vous voyagez.»4reir et conclure sur les choses qui pourront être ordonnées dan rutre dite Assemblée par le commun conseil de notre dite province par la faveur de Dieu".C’est au cours de cette session (.Suite à ta deuxième poft) LI DEVOIR, MONTMAL, MARDI 6 FEVRIER 1934 VOLUME XXV ~ Np >0 A Québec (Suite de la l*re pafir) mémorable, que l’on discuta sur le bilinauiMm’ parlementaire auquel les députés anglais s’opposaient et qui ao termina P«r une victoire décisive pour le bilinguisme officiel.Mais revenons au jargon parlementaire.pour puiser dans les exemples effarants que donne M.Gcoffrion.A “Par votra canal” Volri une eommunication q\ie le greffier adresse à l’orateur de la Chambre, le 7 janvier 1793: Monsieur l’Orateur, “L'augmentation des affaires de cette Chambre requérant un Clerc assistant et des Ecrivains.“J’ni l’honneur par votre canal, Monsieur l’Orateur, de proposer Monsieur William Lindsay, junior, pour être mon Clerc assistant, qui est maintenant à la porte, attendant la décision de cette Honorable maison sur cette proposition.S.Phillips C.lk.Admirons ce souci marque par les législateurs pour les “Ecrivains”, et le “canal de monsieur l’Orateur” et comment le traducteur a fait de la “House of Gommons” une “maison .Humblement Voici le mémoire que le greffier du Conseil législatif adressait à la Chambre des députés, le 11 avril 1793: , ., “Le mémoire et la representation de William Smith, I-e Jeune, “Représente humblement, “Que votre mémorialiste entend que votre Honorable Chambre a commencé les dé.ibères concernant le support de l’heureuse Constitution actuelle de cette province, autant qu’il concerne les provisions Et voilà donc les vénérables par- “Sur naueiic occasion, n ., ., — » , r- de nouvoir se confier jusqu'au I chemins de nos aïeux parlcmentai-r*i .«uKPssc et la libéra-1 re.s.(.onune 1 indique, avec raison, in "V ‘eL.I nhfèe .me 'le 'liV'Ire M.L.-P.(.eoffrion, rAssemhlée lé-lité de A , *,,i 1 sUngcrer 1 «islative suivait la eoiitmne brltan- pas q,feUS- nique d nos traducteurs ont drt fa- ntietine ch ^ '’il ‘soutient est briquer sur demande tout un voca- mçnt qne la pla 1.' le ure- biliaire spécial.Rien d’étonnunt celle qui est en f , uarJ qu'ils en aient fait parfois des ma- mier de tons Je» t.re fes /.“J I.'édoines .éussies, lement, place dune name ixmnan | f| t • f* s’Vianifri* ce appartiennent “Que comme un d’eux, il présume qu’il sera attendu de sa part de soumettre la considération de 1 al-louance convenable pour ,1 Office de Greffier du Conseil Législatif.nour les Officiers nécessaires quiirialistc ne pourrait juger d’y ajou-P0 • S ¦ ter plus, qu’il se remet lui-mème a sa sagesse et sa justice pour ce que les exigences publiques et I honneur du Gouvernement peuvent le requérir.“Wm.Smith, Junr.“Greffier du Conseil Législatif’’.Voilà du beau “Parisian French avant la lettre.“Sur le dos” On trouve d’autres beautés dans les rapports de cette mémorable session.M, Geoffrion en multiplie les citations: “Quand un bill est lu dans la Chambre ou en comité, le Greffier ou président doit certifier la lecture ou le tems sur le “Que tels messages à la Chambre d’assemblée, comme par l’usage du Il convient de clore < c chapitre „oi« I édifiant par un petit chef-d’oeuvre “L’honorable Chambre • J t de la trésorerie provinriale, en l’an l’extra des affaires injrr ' , , 1 I90ô, débité par M.J.C.MnCorkill, te branche de la legislature trésorier de la province, province qu’il sert, ombe sur son département d’avoir le soin des Actes et de transmettre a la souveraineté royale, non seulement le» journaux, mais les Loi* 8,atll^ î ms duplicata des deux, et autant de copies que les circonstances peuvent les trouver nécessaires, et je Gouvernement les requérir.“La Chambre voudra bien etre Informée que .es Journaux seulement montent à plusieurs pages dans demi-royal folio desquels le Gouvernement a régulièrement chaque jour des copies, conformé-ment à l'usage du Parlement.“Pour la facilité de la Chambre, il u nommmé Mr.Cugnet et Mr de I^ery, Le Jeune, ^ur an or comim nos cousins américains au Sud tés.li sera sous la nécessité .h nommer un autre sous-Greffier pour les semblables services dans la langue anglaise avant que «es grosses soient expédiées promptement.qui sont destinées à 1 inspection Royale.Bois de chauffage et papeterie "Ceux-ci avec la Verge-noire 'et le Sergent de la masse, composeront tous les officiers du Conseil Législatif, et une fois pourvus, il n’y aura aucune charge encourue nue les contingents usités pour le bois de chauffage et la papeterie.“L’expérience de la Chambre d’assemblée est si compétente à toute allouante, que votre mémo- Le digne M.McCorkUl, après une revue ae~s gloires ministérielles, chante l'agriculture et la politique de son gouvernement : “Race canadienne" “Le Gouvernement a aussi trouvé recommandable l’élevage d’une meilleure classe de chevaux.La plupart des membres de celle Chambre se rappellent q,’” dans la province une race de chevaux fut élevée, qui obtint, même au delà des limites de la province, une réputation de beauté, de force, d’élégance, de santé et d’endurance.Cette race était connue sous le nom de race canadienne et était très recherchée de nous.Malheureusement cette race est presque complètement dis- .parue.Le Gouvernement est à en- ! courager l’importation de môles ar-dennais, venant de Belgique, qui sont plus rapprochés que n’importe quels autres chevaux de notre vieille race.Ces chevaux ont été très appréciés partout où ils ont été introduits, si bien que le Gouvernement se croit justifiable en continuant à encourager leur importation”.Bulletin météorologique Avis dre décès PARENT — A Crabtree Mills, le 6 février 1934, au presbytère de son neveu.M.1 abbe Odon Archambault, est décedée Belzémire Parent à l'Age de 72 ans.Funérailles le Jeudi 8 février à 9 heures.L'Inhumation aura heu à St-Gabrlel de Brandon.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.LAFOND — A Salnt-Hermas, le 5, à 73 ans Mme veuve Mathias Lafond née Ro-se-de-Ltma Nepveu.Service A 8alnt-Her-ntas Jeudi, le 8 courant A 10 heures.Nécrologie A Montréal, le 2, à 39 ans.Parlement se fa isolent aux Communes par deux officiers de la Couronne qui ne sont pas Pairs, puissent se faire de cette Chambre par un seul membre d’icelle.” Comprenne qui pourra.Toronto, 6 (S.P.C.)—Il fait doux en Alberta et en Saskatchewan encore aujourd’hui, mais il fait très froid à l’est de ces deux provinces.Demain, il fera probablement beau et très froid dans la province de Québec.Voici la température enregistrée à 8 heures ce matin, la température maximum d’hier et la température minimum de la nuit dernière: Victoria, 44, 52, 44; Calgary, 32, 46, 30; Winnipeg, —10, 12, —18; Toronto, 0, 11, —2; Ottawa.—24.6, —26; Montréal, —12, 2.—12: Québec, —18, 0, —18; St-Jean, N.B., —10.16.Halifax, 2, 22.0.-12; En Sibérie mouve On trouve aussi de succulentes traductions: Prendre le serment pour "take the oath”.Heureux encore qu’il n’ait pas traduit: “pren- l.ES SOVIETS VIENNENT Ü AP-PLIQl ER DE NOUVELLES MESURES POUR RAFFERMIR LA DEFENSE DE LA P\RT1E ORIENTALE Moscou, 6.(S.P.Ai - Les Soviets viennent d’appliquer de nouvelles mesures pour raffermir la défense L’expropriation de la rue Rachel L echevin Coyette déclare qu’avec l’appui du docteur Anatole Plante il combattra à Québec le projet de l'administration municipale pour le règlement des expropriations M.l’échevin Goyette a tenu hier soir dans le soubassement de l’église Saint-Jean-Baptiste une assemblée au sujet de l’expropriation de la rue Rachel.H a déclaré qu'avec l’appui du Dr Anatole Plante, député de Mercier, il combattra à Québec le projet de l'administration municipale pour le règlement des expropriations, parce que ce projet n'allégerait pas le fardeau des propriétaires de la rue Rachel et du quartier Saint-Jean-Baptiste.Mgr Rubuc, curé de la paroisse, a souhaité la bienvenue aux propriétaires et a commencé l'histori-que de cette fameuse expropriation.En (927, lorsqu’on forma le projet d’élargir la rue Rachel.Mgr Duhur supplia les propriétaires de s’opposer à cette expropriation.On fit circuler des requêtes: 664, soit 92 pour cent des intéressés, se prononcèrent contre le projet, et 56, soit seulement 8 pour cent, se prononcèrent en faveur.M.l'échevin Goyette a alors continué l'expose de la question.On a prétendu que les requêtes avaient été perdues, mais M.Goyette a retrouvé un reçu donné en 1927 par le directeur des services municipaux au porteur de la requête contre cette expropriation.L’échevin de Saint-Jean-Baptiste explique ensuite que le projet de l’administration municipale, projet Parent, ne s’applique pas à l’expropriation de la rue Rachel.Cette expropriation a été faite en deux parties, d’abord de |a rue Chateaubriand à la rue Saint-Denis, puis de la rue Saint-Denis à la rue Esplanade.OFFRE D’ESSAI GRATUIT KRUSCHEN Si vous n’nvex jamais essayé Kruschen — faites-le maintenant à nos frais.Nous avqns distribué un très grand nombre de paquets “GIANT” spéciaux, qui vous permettront de juger par vous-même combien notre prétention est juste.Demandez à votre pharmacien le nouveau paquet “GIANîT” à 75c.Cect comprend notre bouteille au prix régulier de 75c.alnal qu'une bouteille d'essai — dos* suffisante pour environ une semaine Ouvrez d'abord la bouteille d'essai.prenex-en.SI, ensuite, vous êtes absolument convaincu que l'efficacité de Kruschen n'est pas telle que nous le prétendons.la bouteille régulière qui reste est aussi bonne que lors de son achat.Rapportez-la, Votre pharmacien est autorisé à vous remettre Immédiatement votre 7So et sans discussion.Vous aurez essayé Kruschen.gratuitement.A nos frais.Rien de plus raisonnable, n'est-ce pas?Fabriqué par E.Orlfflths Hughes Ltd.Manchester, Angleterre (Fondée en 1758).Importateurs : McQUllvray Bros .Ltd.Toronto.Derrière le rideau HOTEL O UEEN’S MIEUX QUE JAMAIS Repas du midi: 40c.— 50c.— 65c.Repas du soir: 50e.—75c.—90c.Cafeteria: 38c.-— U Les 2 Monsieur de Madamey/ [Inc nouvelle pièce de Félix Gan-déra, Les 2 Monsieur de Madame, tient l'affiche, cette semaine, uu | Stella.L’Académie canadienne d'art dramatique notid avait déjà présenté du même auteur la jolie comédie qu’est Nicole et sa vertu.La pièce que nous ont présentée hier soir les pensionnaires du Stella, est, de façon générale, inférieure à Nicole et sa vertu; elle est quand même très agréable et amusante — restriction faite de quel- ; qtit's expressions un peu brutales, j taies.Le thème exploité par l'auteur, j tout en étant peu compliqué, se prête à un développement original et comique.Il s’agit d’une jeune femme séparée d’un mari qu’elle ai- J niait mais qui était léger, et remariée à un homme sérieux et de tout repos.Pour ne pas perdre les bonnes grâces d’une vieille tante riche | qui ignore le second mariage, le i couple devra avoir recours au pre- Le projet’ Parent Le projet Parent, à l’article 2 écarte les expropriations dont les mier mari pour reconstituer, pen-frais s’élèvent à moins de 25% de i dant une visite de la tante à Paris, l’évaluation de la propriété rive-i^ foyer brisé.Tout ira bien jus-raine et de 10% de la propriété du qu'au moment où }a mèche sera quartier, * *- L’expropriation de la rue Rachel a coûté, pour le premier secteur.*217,738 de frais plus $65.321 d’intérêts; pour le second secteur, $782,033 de frais, plus $187,688 d’intérêts, soit $283.059 plus $969,-721, qui font au total.$1,250.000.Or ce chiffre est 15.21% de l’é- éventée et où ]a vieille tante découvrira qu’on l’a trompée.Elle pardonnera à ses neveux à la condition que le second mari disparaisse et laisse la place au seul mari légitime, selon l’Eglise.La distribution de cette pièce est peu nombreuse, mais elle a été faite judicieusement.Mme Germai- valuation de la propriété riveraine i ne Géranne a joué avec une comet 2.47% de l’évaluation de la pro- préhension très subtile le rôle nu- ALARIE *'aLIX — A Rosemont, le 3.» 22 ans, Imelda, fille de M.et Mme Wilfrid Alix, marchand-tailleur., airs, Hermine Lemieux, épouse d Alexandre BEAUCAGE — A Montréal, le 3, a 41 Beaucage _ ., , , o au BILODEAU — A Montréal, le 3.a 34 ans, Florida Sévlgny, épouse d Albert Bilodeau.BLONDIN — A Montréal-Est.le 4.en sa residence.54 Avenue Broadway, Mlle Aze-iic Blondin, soeur de feu Amédée Blondln, anciennement hôtelier de la cité de Mont- core qu ti .(j0 la partie orientale de la Sibérie.bourbonnais — a Lachine, le 3.a dre la on • ¦.Uoiié” nour ont haussé considérablement les 73 ans.Kiphége Bourbonnais, époux de feu “un amendement est «noué pour trounes de cette nàr ie Moïse ProuiN „ k “accordé ou accepte’, ou encore.«es iroupes u texte partie BRISSJCTTE - a Montréal, le 5, à 50 n .t “n,.flativées” pour (,u lia>s alnsi Que les salaires des uns.m Joseph Bmsette.epoux d Al ber- les motions sont negauveOT pou ; d ingénieurs des une Renaud, de St-Lin re elfes.les motions sont cnvpor- • u "Y* caumartin a st-zénon.le 3 à 71, ."adoptées”; ou encore Ul“nicîens corps medical at ans.Herménégiide Mercure, épouse defeu les 1 « “nronose”.taches a ces troupes.Ils dispensent Abraham Caumartin et mère de l’zbbe ] M.a.nwitve.ail lieu ne prupus* - , .Donat Caumartin, curé de St-Zénon.‘ CHARTRAND-DESMARAIS - A Mont- i “zrands hommes real, le 3, h 66 ans.Eulalte Deemarals, ® ¦« s- < ' > Il JUti .i ,n it, agii parlement des inconciles.cluiç siu les niâturps C|Ul.P«H >^ gervais A Montréal, le -t.* 40 ans.i faveur de Dieu, en notre législature UOERV?i8VU,S a Greenfield Paru le 3.n x|c Québec pourront par le Conseil 58 ans.subitement, Charles Gervais.époux j commun de notre dite province.d’Emma st-Germatn.être ordonnées”.LABELLE — A Ste-Rosc.lé 4.à 50 ans | priété du quartier.Le ‘ pian Parent” ne saurait donc s’appliquer à l’expropriation de la rue Rachel, où cependant certains ance de Marthe Gatouillat.Mme Jeanne Demons a fait une tante Irène amusante et sympathique.Mlle Mimi d’Esté.oui avait un rôle les cultivateurs de ces lointaines ré gions de l'obligation de livrer leurs grains à l’Etat.La durée des dis propriétaires d’une propriété de ! assez court mais écrit avec verve $2.500 ont reçu une facture au j a eu beaucoup de succès avec le montant de $3,000 pour l’élargisse- portrait amusant qu’elle a dessiné ment de leur rue.de la petite bonne.MM.André Lau- ; Ge plan ne s'applique pas non rent et Gaston Dauriac ont incar-plua.selon M.Goyette, aux autres né avec art et personnalité, l’un le; expropriations (Notre-Dame de Monsieur volage et séduisant, l’au-Grâce, Hochelaga, etc.)., tre.le Monsieur sérieux et antipa-1 Ij proposera donc- un amende- thique.ment au bill de Montréal pour que Lucien DESBIENS la proportion de 25% soit réduite à 5% et que la proportion de 10% disparaisse du bill.Un autre amendement de M.Goyette permettra à la Commission des services publics, si elle le juge à propos, de faire payer à toute la ville plus que 50 pour cent de Fex-propriation de la rue Rachel, le projet Parent limitant à 50 pour cent la partie d’une expropriation que la commission pourrait faire payer par toute la ville.Gazette artistique Ce soir Stabilization Fund” Ottawa, (i.Depuis l'établissement «le ce que l'on n appelé l’.lpri-culturat Stabilization Fund, l’année dernière, le ministère des finances n'a affecté que $20.568 à cette fin.Wilfrid 'Labelle, époux de Dorina Fortin.Qui étaient les urunds hommes" (-e renseienemenf -i* été fni.mi ,,.,P *• i Les ministres sans doute.m m ‘ ¦ .1 ip»™' par indemniser les exportateurs de j produits agricoles quand il leur arrive de perdre sur le change anglais.Le Fund doit assurer à ces exportateurs un minimum de $4.60 à ORATTON — A Verdun, le 4.à 52 *ns., ministres sans tienne.• \i |ju„j„ .i„ .: ¦ .- Dame veuve Ernest Oral ton.nèo Elisabeth .'*• nllOdes, le ministre des finan- Dubois.uu presbytère Notre-Dame de | 11 y avait meme des lormules t,n réponse à une internelh- Lourdes.Verdun , ’ d'une incroyable naïveté.Vins! on tion île M i'„ LANGEVIN — A VtUleyfleld, le 3.è 38 .10 , ; , ,, , , ., 'Jotncruilt, l ancien mi- ans.PalméUa Hébert, épouse do Wilfrid < i lu m stabilization ftm.t doit servir Lemieux- a i hôpital Générai de ver- Conseil lègisiatiif (19081- i ." ini,a fioit servir dtin.le .3, à 71 ans.Zéphlrlne Bourduas, ; épouse de Louis Lemieux, ancien mar- .,e,-i chand-tallleur de St-Henrt.j H m arrive OC tomber FUGERE8 — A Varennes.le 4, à 76 ans, j en errur” Joseph Fugéres en erreur MOIS A N — A Montréal, le 4.à 67 ans.! Rosanna Prévost, épouse de feu Joseph, L Assembler legislative ma em i i:vl.„ : “ Moisan., , , , or 1 st»n Orateur, bien que je sois peu ?'¦'( Img.U est toutefois ar- MORIN - A Montreal, le 3, k 36 «ns, | , , u A l(.vni.s imJil%'’ (,,!0’ 'ieptus rétablissement du Rosario Morin, fils de M.et Mme Joseph | tapanif (K umpm Us UCVOlls UU j fon(|s | jj sterino s’est .-nnsirlé Morin portants qui me sont assignes.,1 .rt srei mg sfst (onsidc- MORNEAU - a Montréal le 4 a 74, “S| (jiins l’exécution de mes dc.'«"lement appréciée, à moins que Morin ,>OUX Mar e | voirs il m'arrive en aucun temps on.veuille considérer que c’est parent — a Montréal, le 4 à, 2 .ans.j de tomber en erreur, je demande 'V ."m101 canadien qui s est dépré— Loui?^arciu'Jn'2nt' ae M Erncst Parent i que la faute me soit imputée et non i clc' PELLETIER — A Lavnitri*.le 3.à 45 a • Assemblée dont je sais le Servians, Oscar Pelletier, époux d'Ernesttne , leur, et qui, par mon ministère, ré- v RAYMOND - a ste-Schoiastique.le 3 clamDria1'ons- Les provinces de l’Ouest et Ottawa LEURS DETTES AU GOUVERNEMENT FEDERAL Ottawa.6.— La province de Saskatchewan doit maintenant au gouvernement fédéral la somme de ¥23,207.565.Cette somme lui a etc c vaneée pour le paiement de ses obligations nu des intérêts sur es obligations, pour des fins provinciales ou encore, pour les secours aux chômeurs.La province du Manitoba doit au gouvernement d’Ottawa la somme (ie *8.390,629.Dans le cas de l’Alberta, la province doit au gouvernement fédéral la somme de *8.082,000, et la, Colombie canadienne, f7.449.34,0.j Ces chiffres furent fournis par M.E.-N.Rhodes, ministre des finan MONT-ROYAL: Opéra: Le roi David, d’Arthur Honegger, par la Canadian Opera Company, direction Victor Brault.(Avec Jacques Gérard, Germaine Bruyère).* * * PALESTRE NATIONALE: Soirée île l’Association Acadienne de j Montréal.Musique, chant, tableau | vivant, film : Au pays d’Evangéline.j 6 FEVRIER: IMPERIAL.— La j Société Canadienne d’Opérette dans Les 28 jours de Clairette (avec! Turner, Loiselle).3f, 3f, Sf, 6 FEVRIER: Stella.—L’A.CnA.D.j dans Les Deux Monsieur de Mada- j me, de Félix Gandéra.* * 6 FEVRIER: Mont-Saint-Louis— Pour la Couronne, tragédie de François Coppée.(6 et 8 février).! 6 FEVRIER: Mont-Royal (A 3h.p.m.)—Deux récitals de piano par Mrs A M.Russel et Mrs Boronow.G’est incroyable, mais vrai ! Il es» possible, malgré les traités contraires, malgré la hausse insensée du franc et l’anémie du dollar, de se procurer des livres à (’ANCIEN PRIX.Les livres que nous annonçons ci-dessous ne sont pas nombreux en stock, sans quoi on ne les offrirait pas à ce prix.Comme nous avons fait pour la première liste (enlevée en quelques jours!) nous prions nos CLIENTS et AMIS de recourir au vote préférentiel.Qu’ils veuillent bien nous indiquer dans leur commande leur premier choix, leur deuxième choix et ainsi de suite — au cas où le premier choix serait épuisé.Nous remercions nos lecteurs de leur collaboration, de bien vouloir HALER AVEC NOUS.Voici la liste annoncée: Autour* Baumann, E., Lemonnyer.XXX XXX Legendra, “EDITIONS PUBLIROC” Titra* Trait villa* sainte* .Saint Paul, broché Evangile et actes de* Apôtras La* fioretti.Sainte Thérèaa d’Avila.Prix 0.35 0.30 0.25 0.25 0.60 “PETITE MONOGRAPHIE DES GRANDS EDIFICES DE FRANCE’ Prix: $0.40 Terrassa, Château de Chenonceaux Merlet.Cathédrale de Chartres Bégule, Cathédrale de Lyon Fosse, Château de Vinconno* Dimiar, Hâtai da* Invalida* Cuerlin.Château de Chambord Loisel, Cathédrale de Rouen Virey, Abbaye de Cluny Aubert, Sentis Flipo.Cathédrale de Dijon Boinet.Cathédrale d’Amian* Pépin, Chinon ’’COLLECTION DES GRANDS ORDRES RELIGIEUX ’ Prix uniforme: $0.40 La Compagnie de* Filles de Maris La* religieuses de la Congrégation Notre-Dame Le* Frères de l’Instruction Chrétienne de Ploërmel Les Soeurs Servantes du Sacré-Coeur de jésus Le* Soeur* de St-joseph de l’Apparition Los Filles de la Charité du Sacré-Coeur de itsus Le* religieuses de Notre-Dame de Sion Les Soeurs aveugles de Saint-Paul La Société de Marie Les Religieuses Trinitaires de Valence La Congregation des Soeurs de Sainte-Agnes d’Arras Les Dominicaines du Tiers-Ordre régulier La Congrégation des Petites Soeurs des Pauvres Les religieuses des Sacrés Coeurs et de l'Adoration Perpétuelle Les Augustines de Cambrai La Congrégation du Sacré-Coeur da Marie La Congrégation de la Mère da Dieu La Congrégation des Soeurs de Sainte-Marie Les Franciscains* de Calais La Congrégation da Saint-Joseph de Cluny Les Oblate* de Saint-François d* Sale* Le* Filles de la Sagesse Le* chanoines réguliers de L*tr*n Le* Frère* du Sacré-Coeur Let Fills* da la Charité da Saint-Vincent d* Paul Loa Religieuse* Augustines de l’H6teUDieu de Paris La Congrégation du Saint-Esprit La Société des Missions Etrangères Les Frères Prêcheurs Le* Claris*** L’Institut des Frères de Saint-Gabriel L’Ordre de Saint-Camille de Lallis Les Barnsbites La Congrégation de Sainte-Chrétienne Le Visitation Sainte-Mari*.On n'accepte que les commandes per téléphene et par la parce que las livras ci-dessus sont en entrapêt.Service de Librairie du “Devoir” A la base navale d’Esquimalt L’Amirauté déclare ridicule la rumeur qui veut que la Grande-Bretagne y envoie trois vaisseaux en station Le centenaire de Cornwall Cornwall, Ont., 6.(S.P.C.) — La! célébration du centenaire de l’in-l corporation de Cornwall comme ville et de la construction du canal de Cornwall, a été fixée dans la semaine commençant le 30 juin et sc terminant le 7 juillet prochains.L’un des principaux événements de la célébration sera, le 4 juillet fête nationale «les Etats-Unis — l’inauguration officielle du nouveau pont international qui relie Cornwall à Roosevelt Town, New-York.Des invitations pour eette inauguration seront envoyées au premier ministre du Canada.M.R.-B.Bennett, au président des Etats-Unis — M.Franklin-D.Roosevelt, au premier ministre de l’Ontario, — M.George-S.Henry, et au gouverneur de l’Etat de New-York, M.Har-rv Lehman.La grève des taxis à New-York New-York.6.(S.P-A.) — Les ap-plicateurs du plan présidentiel de restauration économique feront une enquête sur la grève des conducteurs de taxis de New-York Londres.6 (S.P.C.) •—L’Amirauté a déclaré ridicule une rumeur qui veut que la Grande-Bretagne envoie trois vaisseaux en station à Esquimalt, base navale de la Colombie canadienne.Il est possible que cette rumeur résulte du fait que deux croiseurs canadiens présentement en croisière retourneront à leur base d’Esquimalt au début de l’été prochain, et aussi du fait que l’un des croiseurs de l’escadre britannique des Antilles se rendra en croisière à cette base à l’époque où tes croiseurs canadiens y retourneront.Mais la présence d’un vaisseau britannique en croisière le long de Ig côte canadienne du Pacifique n’est nullement une innovation.Chaque été, un vaisseau de l’escadre des Antilles fait une croisière de ce ffonre.¥ Ÿ * Ottawa, 6 (S.P.C.) — Le ministère de la défense nationale n’a pas été avisé du projet qu’on attribue à l’Amirauté britannique d’envoyer trois vaisseaux en station à Esquimalt.Des journaux de Victoria ont fait écho à cette rumeur.Vfenf de paraître Pierre Radisson il -.25 ans, 25,000 M.’-w"-néPFu“r* 2n*iS’mlnlsIr, OUE CHAOUE LECTEUR NOUS libéral rtù revenu n.Hon.I.Le, EN TROUVÉ UN AUTRE, ET LE sommes indiquées furent avancées, gUT sera DEPASSE, pendant les années financières 1931-32, 1932-33, 193^34.La Société du parler français Québec.6 (S.P.C.) — Les officiers de la Société du parler français choisis hier soir sont: président honoraire, Mgr Camille Roy; président: le docteur Alfred Mor-risset; vice-président: l’abbé Rosario Benoît; secrétaire: M.L.-P.Geoffrion: secrét-dre-adjoint: l’abbé Aimé Labric; trésorier et archiviste: l’abbé Maurice Laiiberté; directeurs: te juge Adjutor Rivard, l’abbé Arthur Maheux, M.Cyrille DelAge, Me Antonio Langlais.l’abbé Cyrille Gagnon et l’abbé Emile Beaudry, PAR DONATIEN FREMONT Monsieur Donatien Frémoni vient de publier, aux Editions Albert Lévesque, un livre qui tient à la fois de l’histoire et du roman 4’aven-itirr, et qui a le double mérile d’éirr attachant ctfmme une fiction tout en restant absolument véridique.Pierre Radisson.petit Parisien gouailleur et gavroche, arriva avec sa famille de France aux Trois-Ri vières.dans la première moitié du 17e siècle.Il devint par la suite Fan de nos plus grands découvreur», le premier en fout cas à explorer le Nord-Ouest et à se rendre par voie de terre à la baie d'Hudson.Plus tard, passé au servire de TAngie-terre, il fui aussi Fun des fondateurs de la puissante Compagnie de ta Raie d’Huson.Comment, par un frais matin de printemps, il sortit en secret du fort, avec deux compagnons n’avait alors que seize ans — et devint, ce même jour, prisonnier des Iroquois que son audace ei sa crâ-nrne émerveillèrent au point qu’ils l adoptèrent ptus tard comme membre de leur nation, voilà ce que monsieur Frémoni raconte d'alerte façon, de même qu'il nous dit les tentatives d'évasion de son héros, ses longues courses d'exploration, son dévouement pour la Nouvelle-France, l’ingratitude des gouverneurs, son passage en Angleterre, ses heures de fortune et de revers, jusqu’à sa mort survenue, dans In plus grande pauvreté, quelque part en Angleterre.Ce livre, qui est un document historique de tout premier ordre, prend une valeur toute particulière au moment où t’nn s’apprête à célébrer ie quatrième centenaire de la découverte du Canada et le troisième de la fondation des Trois-Rivières, puisque Radisson fut à la fois un grand Canadien et un célèbre Trifluvien.En vente au Service de Librairie ! du Devoir, 430, Notre-Dame est.i Montréal, au prix de Fl.00 franco.i-»' us eus eu s «m courager lot touriatos étrangers à venir chasser et pêcher dans notre province Québec.6.— Le dernier numéro de In (ïa&tte officielle de Québec i.uiblit' le texte du récent arrêté ministériel concernant les permis de chasse et de pêche : L'honorable ministre de la Colo* ni set ion.de la Chasse et des Pêcheries, dans un mémoire en date du ;»0 Janvier Ü934), expose: Qu ’à la suggestion du Conseil du Tourisme, il importe de modifier le tarif des permis de pêche et de chasse afin d’encourager Ifs touristes étrangers à venir dans la province pour y faire In pêche et la chasse.En consequence, l’honorable ministre recommande que le prix des divers permis de pêche et de chasse pour les non-résidants, soit, à l’avenir, comme suit: Permis de pêche Saumon.$’20.00.Permis de $25.00.plus $1.00 dp commission, en faveur des non-résidants qui ne sont pas locataires ni membres bona fide d’un club incorporé locataires de privilèges de pèche à saumon.$21.00.— Permis de $20.00.plus $1.00 decommission, eO faveur des membres non-résidants d’un du!) locataire d’une rivière à saumon.Truite, etc.$10.50.— Permis de $10,00.plus $0.50 de commission, pour tout le cours d’une saison, en laveur de non-résidants qui ne sont pas membres bona fide d’un club ni locataires de droits de pêche.$5.25.Permis de $5.00, plus $0.25 de commission, pour tout b’ cours de la saison, en faveur de non-résidants qui sont lactaires ou membres bona fide d'un club locataire de droits de pêche, et valable pour la femme et les enfants en bas de dix-huit ans.Le même permis est accordé aux non-résidants qui sont propriétaires de résidences d’été dans la province et qui y paient taxes.Ce permis est accordé sur présentation d’un certificat du secrétaire-trésorier de la municipalité.$5.25.Permis de $5.00, plus $0.25 de commission, en faveur d'un touriste non-résidant, sa femme et scs enfants en bas de dix-huit ans, et valable pour une période de sept (7) jours.$1.00.— Permis de $1.00 par jour, avec maximum de $5.00, quel que soit le temps de son séjour, en faveur d’un touriste non-résidant, sa femme et ses enfants en bas de dix-huit ans, qui occupent un camp dans le Pane National des Lauren* tides.Permis de chasse $20.00.Permis de $25.00, plus s 1,00 de commission, pour tout le ours de la saison, pour tout genre le gibier, en faveur de non-rési-lunts qui ne sont pas locataires ni oembres bona fide d’un club de liasse locataire d’une réserve de ¦basse dans la province.$10.50.Permis de $10.00, plus >0.50 de commission, en faveur de nor.-résidants locataires de réserves de chasse ou membres bana fide d’un club de chasse locataire de privilèges de chasse.Permis de chasse de caribou $1.10.Permis de $1.00.plus $0.10 de commission, en faveur de Imit ¦hasseur, résidant ou non-résidant, lui permettant de tuer un caribou dans les comtés de (îaspé.Bona venture et Ma tune.Cependant, le non-résidant ne peut acheter ce permis sans, au préalable, s’être procuré le permis de ebas.se général de $26.00 ou de $10,50.suivant le cas.transporter de l’orginal ou du chevreuil, en tout ou en partie, soit par rouliers publies, soit par véhicules à moteur.L’honorable ministre recommande, de plus , que tous les arrêtés ministériels antérieurs, concernant les prix des permis de pêche et de chasse, soient résinés.La propriété industrielle et les nôtres Lisle de brevets d’invention, marques de commerce et droits d’auteurs accordés pur le bureau tics brevets d’Ottawa aux Canadiens français en janvier 1034.(Compilation du Bureau technique Albert Fournier, Montréal).BREVETS D’INVENTION Pau) Dufresne, Trois-Rivières, boite à déchets.Jos.-A.Patinette, Saint-Titc.appareil à onduler la 161e.Orner Breault, Aiburg, 1Î.-U., ouvre-bouteille.R.Ferlant!, Sninl-Miehel-dcs-Saints, mi-vre-paquet, — !.Trolticr, Mont- réal, allumeur pour poêle à gaz.Norbert Beauregard, Saint-Paul, Alberta, piège.R.Richard, Ste-Anne de Bellevue, mécanisme d'interrupteur électrique.P.-L.-G.Sylvain, Montréal, tétine de biberon.J.-L.Messier, Saint-Pierre, Man., fondation eu cire pour ruche.Alexandre Lespérance, Montréal, appareil compteur pour analyses bactériologiques.Ernest Saint-Denis, Montréal, moustiquaire.MARQUES DE COMMERCE Edmond Côté Enr., Québec.Mot: “Roseville” pour la vente de beurre.Forest Frères, Liée, Montréal.Mot: “Sprinter” pour tabac el articles de fumeurs.- J.-A.Beaudoin, Montréal.Mot: "Bo-Mac" pour la vente de liqueurs.DROITS D’AUTEURS Table Alphabétique des matières contenues dans le code ciuil et dans la loi des lettres de change par René Deguire, Montréal.Te pécheur d'éperlan et Rimes historiques par Mme Taschereau-Fortier, Québec.La grande vengeance par Arthur Olivier, Sherbrooke.Le répertoire du violoneux par J.-A, Boucher, Sayabec, P.Q.Comptabilité pour bureau d'avocat par Joseph-Albert Towner, Québec, P.Q.Service postal aérien pour Winnipeg Le Directeur de lu Poste désire porter à l'attention des gens d'affaires et du public en général que les objets de correspondance destinés à Winnipeg, Man., ou à l’ouest de cette ville, affranchis au tarif aérien et déposés à la poste du Bureau de poste principal, avant t.15 p.m.sont expédiés Je même jour par voie aérienne el reçus à destination le Jcndemain vers 12.4(1 p.m.gagnant en conséquence une avance de 21 heures sur le train régulier.Le tarif aérien est fie.pour la première once et 5c pour chaque once ou fraction d’once additionnelle.Victor GAUDET, Directeur de la Poste.Au Gesù COMEDIE DE RENE BENJAMIN Mardi soir, le 18 février, on représentera pour la première fois à Montréal, sur la scène du Gesù, une comédie de Benjamin: "R faut que chacun soit à sa place”.Ce spectacle procurera certainement une soirée amusante, car on retrouve dans cette comédie en trois actes toute la verve comique du meilleur peut-être des humoristes français.(Benjamin est moins connu comme auteur dramatique.Il a cependant donne plusieurs pièces, qui obtinrent un grand succès, entre autres “Les plaisirs du hasard" mis à la scène ici même en 1926.) Les meilleurs interprètes parmi les Anciens du Gesù: MM.Mercure.David.Sutton, Amirault, Fortier, Bouvier et Legaré, font partie de la distribution.La partie musicale du programme sera exécutée par les élèves du collège.il y aura aussi deux matinées le jeudi, 8 février et le samedi 10.Billets en voile chez les Anciens du Gesù.Lancaser 4453.Les commissaires de Terre-Neuve Parmi les passagers qui traver-] sent actuellement l’atlantique à ' bord du paquebot Montclare du Pa-! cifique Ganadien.attendu à Halifax samedi cf à Saint-Jean, diman-J che, on remarque trois membres | de lu Commission qui sera chargée dp gouvernement de Plie de Terrc-! Neuve sous les auspices du gouvernement britannique: ce sont sir John Hope Simpson, Thomas Lodge et Thon.T.C.Alderdice.Ce dernier est le premier ministre actuel de cette colonie qui retombe maintenant sous la tutelle de la mère-patrie._ Euchre-concert à la Nativité d’Hochelaga Jeudi soir le 8 février à 8b.30, dans la salle paroissiale, angle des rues Ontario et Saint-Germain, aura lieu le euchre annuel organisé par les Enfants de Marie, sous le haut patronage de Mgr Georges-Marie LePailleur, P.A.Au programme musical: Mme Dr J.-A.Rodier, MM.Paul Lacaille et Charles-V.Charron.________ L'Institut canadien de Québec Québec, fi — M.R.-A.Benoit est réélu président de l’Institut Cana-! dien de Québec - Salle St-Jean-Baptiste Demain soir, le 7 février, à 8 h.| 15 précises, le cercle LeMovne de ; TA.Ç.J.C.présentera à la salle Saint-Jean-Baptiste, angle Drolet et Rachel, une comédie en trois actes: : “L’homme fossile”, de Maurice Manquai, en plus, des artistes très renommés seront au programme.Cette soirée est organisée au profit de la Saint-Vincent de Paul, sous la présidence d’honneur de Mgr L.-A.Du bue, P.D., V.F.Billets à des prix modiques sont I en vente au presbytère, 4237 Hen-’ ri-Julien.Mort de M, Louis-Paul Morin Ancien échevin de Saint-Hyacinthe et manufacturier, M.Morin est décédé à 86 ans et 1 mois — Funérailles jeudi matin Suint-Hyacinthe, fi.M.Louis-Puul Morin, manufacturier de cette ville, ancien échevin de Saint-Hva-cinlhe, est décédé hier après midi ;> l’âge de 80 ans cl un mois.M.Morin était originaire de Si-Pic de Bagot, où il était né le Itl décembre 1847 du mariage d’Olivier Morin et d’Adélaïde Ravenelle.De sa naissance jusqu’à 1876, il demeura à Saint-Pie de Ragot pour venir en cette dernière année s’établir a Saint Hyacinthe, où il demeurait depuis 58 ans.Manufacturier, le feu l’éprouva sans le décourager en 1880 et en 19(14.Après la première épreuve, il fixa son établissement au bas de ht rue Saint-Joseph, sur l’emplacement historique du moulin à farine et à cardes.La deuxièm» épreu ve ne le déplaça que d’un pas dans la même rue.A la grande menuiserie, M.Morin ajouta le métier de c onstructeur qu’il inaugura en 1885.Son passage à l’hôtel de ville comme échevin de 1893 à 1899, coïncida avec une période intéressante des travaux municipaux.11 fut aussi directeur de la Banque de Saint-Hyacinthe durant de nombreuses-années.Survivent au défunt, outre sa femme, née Philomène Labatte: trots fils: Albert, Conrad et Paul, de cette ville; une fille, Régina, de Paris, France; son gendre, F.-A.Cabana, (ie Saint-Hyacinthe; ses petits-enfants: Mme Roger Bisson, des Trois-Rivières, Mlles Louise, Cécile el Admée Cabano, de cette ville; ar le R.Père J.-D.Folghera, O.P.90 LE VERRE INCARNE (tome 1er) traduction française par Ch.-V, Héris, O.P.90 VIE DE JESUS (tome 1er) traduction française, par le H.P.Sy- nave.O.P.90 LA CREATION, traduction française, par le R.P.SertiUanges, .90 LE VERBE INCARNE H.traduction française, par le R.P.Héris .90 VIE DE JESUS (II), traduction française, par le R.Père Synave, O.P.90 L’AME HUMAINE, traduction française.par le IL Père J.Webert, .O.P.90 LA TEMPERANCE (l), traduction française, par le IL P.J.-D.Folghera, O.P.90 LA TEMPERANCE (il), traduction française, par le R.P.J D.Fol- ghera, O.P.90 LA GRACE, traduction française.par le R.P R.Millard.Ü.P.90 L'Esi’liRANCE.traduction trançai-s Entr'acte — Orchestre; b) Stances et vocalises (Shakespeare et Elisabeth) — M.Henri Pontbrland et Mme Use Dupuis-Becker; c) Scène et Duo (Elisabeth et Shakespeare) — Mme Use Dupuis-Becker et M.Henri Pontbrland.Troisième acte: a) Romance ( Shakespeare i — M Henri Pontbrland; bi Final (chant national) “Dieu le veut!" (Elisabeth et le Quatuor.WABC 4.05 p.m .U S.Navy Baud 5,20 p.m.Ensemble Madison.8.15 p.m,, The Human Side of the News, 9.30 p.m., George Jessel, Vera Van, Pour Eton Boys.Orch.Freddie Rich.10.30 p.m., Columbia News Service.10.45 p.m., Harkm Serenade.11.15 p.m., Charles Carllle, ténor.WEAF 5.00 p.m., The Music Box 6.30 p.m-, Mid-Week Hymn Sing.Lowell Patton, organiste.7.00 p.m.Fingers of Harmony.—Duos de piano.10 45 p.m., Robert Simmons, ténor.Orchestre Jerry Sears.11.30 p.m., Orch, Paul Whiteman.WJZ 6.00 p.m , Stage Relief Broadcast 6.45 p.m., Les nouvelles, par Lowell Thomas.7.15 p.m., National Advisory Council on Radio in Education.8.45 p.m.Fanfare Bavaroise Paysanne Direction Karl Weiss 11.00 p.m., Three Scamps.11.15 p.m., Anthony Frome, ténor.Les beaux programmes WABC 6.30 p.m., Mary Eastman, soprano; i Evan Evans, baryton.— Extraits (Sunny), ; de Kern; Extrait (Private Lives), de Coward; Extrait (Fifty Million Frenchmen), de Porter; Ma belle (Les trois mousquetaires).de Friml; Extrait (Blue Paradise), de Romberg.8.00 p.m.The Columbians.Direction Freddie Rich.— Among My Souvenirs, de Nicholls; L’appel du faune, de Clark Harrington; Chloé; Barn Dance (Plantation Recolcctlons), de Rube Bloom 8.45 p.m.Fray et Bragiottt (Duos de piano).— La cathédrale engloutie, de Debussy.9.00 p.m., The Philadelphia Studio Orchestra.Direction Sylvan Levin.— Le rouet d'Omphale, de Saint-Saëns; Der Im-provisa tor, Ouverture, d'Albert.Mercredi, 7 février WABC 3.00 p m., La Forge Berumen Musicale.4 30 p.m,, Science Service.Causerie: Insuline and Diabetes, par le Dr Vigneau 8.00 p.m., Happy Bakers.8.15 p m., The Human Side of the News par Edwin C.Hill.10.00 p.m.Programme Old Gold.10.30 p m., Columbia News Service.11.15 p.m , Five Spirits of Rhyth WEAF 6.45 p.m., Jan Peerce, ténor.8 00 p.m .The Royal Gelatine Review.10.00 p.m., Corn Cob Pipe Club of Virginia.10.30 p.m , National Radio Forum, 11.15 p.m., Anthony Frome, ténor.4 30 p.m., The Voice of Shakespeare, par Hutchings Hapgood, Journaliste.4.45 p m.Concert Favorites.Orchestra Joseph Gallicchlo.5 00 p.m., Les Soeurs Morin, trio harmonique.0 45 p.m., hm nouvelles, par Lowell Tho- 1TI&R • 7.15 p.m Gems of Melody.John Herrick, baryton; orchestre Harold Sanford.30 p.m.John McCormack, ténor; orchestre William Daly.p m " Robert Royce, ténor Uorfca^MoUn.™80 °rChe,tra' DlreC' Les beaux concerts WABC 4.00 p m Musical Album of Popular i Claslcs.Direction Howard Barlow.Mar-j che du Sardar (Suite caucasienne), d lp-| pohtow-Ivanoff: Romance, op.40, de Bee-jthoven; Navarraise (Le Cld), de Massenet: Menuet iSuite bergamesque).de Debussy; Adagio pathétique, de Godard, Marche hongroise, de Berlioz.8 30 jvm , Albert Spalding, violoniste; Conrad Thibault, baryton; orch.Don Voo-.hee^ Here Am r, de Kern; Berceuse, de Spalding; Homo on the Range, de Gulon-Seherzando.de Lalo: Underneath the Stars, de Spencer; Sérénade, de Schubert; Great Day, de Youmans.9.00 p.m , Philadelphia Studio Orchestra.— Direction Sylvan Levin.— Sympho-me no 1, en si bémol (1er mouvement), de Schumann, p'?.,?® pm” Andre Kostelanete présente Lielyn MacGregor, contralto; Evan Evans baryton: un choeur mixte et un orches-J® La Paloma; La Roslta; Valencia; Berceuse (The Fire Bird), de Stravinsky: Kresierlana; Malaguena.d'Albentz; Marche des Chevaliers (Parsifal), de Wagner.Postes locaux MARDI, 6 FEVRIER CRCal j 6.30 Nouvelles en français et résumé des programmas de la »otree.6 38 Radio petit-monde (pour les enfants).7.00 Ovide et Cyprten.7.15 Orch.Rex Battle 7.30 Débats Inténmtversltatre» 8 00 Chas Dornberger 8 30 Dance Moods, sous la direction de Jack Blatter.» 00 La foire de Séville 9 30 Parade of the Provinces, sous la di- rection de Rupert Caplan.10.00 Rêvons, c'est l'heure, sous la direction de Robert Choquette 10 30 Nouvelles en anglais et pronostic» de la température 10 38 Oreh Maurice Meerte.11 00 Doris Foote, contralto, et un ensem- ble à corde» sous la direction de G.R Markowskt.CKAC 4 00 Musique de la marine américaine 4.30 Cours de la bourse.4 4.3 Orch Erorh Light.7 00 Récita! d'orgue ; 5.15 Madison Ensemble.5.30 Le programme du foyer.6 15 Musique classique.I 6 25 L'heure récréative.! 7.00 Programme commercial S 7.15 La belle Dow.7 30 Aly, le bonhomme au sable ! 7.45 Le» aventure* du Journal Cystex.8 00 L'heure provinciale.9 00 Programme Molson.9 30 Cercle» de fumée Anka 5 45 Geo.Jeesel.1000 Le vin 8t-Oeorge» 10 15 La voix qui charme 10 31 Causerie sur les sports 1100 Le reporter Rosy.11 05 Harlem Serenade il 15 Ch» carllle.«énor 11 30 Orch de danse.cm.p CROISIERES D’HIVER LES BERMUDES Départs fréquents de New-York-Boston-Halifax Aller el retour (4 jours en m*r) 1ère classe, depuis.Séjour de 1, 4 ou 5 jours entre les raccordements.— Hôtel, repas comprit, par jour, depuis.$7.00 Chemin de fer do Montréal i prix réduits Indes Occidentales — réguliers Toutes les 2 semaines, le dimanche de HALIFAX et le mardi de BOSTON Destination; Les Bermudas, St-Kitts, Nevis, Antigua, Montserrat, Dominica, Ste-Lucie, les Barbades, St-Vincent, Grenade, Trinidad et Guyane anglaise.Paquebots : LADY NELSON, LADY HAWKINS et LADY DRAKE 31 (OURS —- Veyage ^7$ (Y complet, aller et retour Deux fois par mois de HALIFAX.Destination; Porto-Rico, Bermudes, Barbades, Trinidad et Guyane anglaise.Paquebots: COLBORNE et CHQMEDY.30 JOURS — Voyage djl Crx complet, aller et retour, De NEW-YORK, tous les 15 jours.Destination: Saint-Thomas.Ste-Croix, St-Martin, St-Kitts.Antigua.Montserrat.Guadeloupe, Dominique.Martinique, Ste-Lucie, Barbades, St-Vincent, Grenade, Trinidad.Paquebots : FORT ST-CEORÔES et HERISSA 23 JOURS — Voyage Cl K fl complet aller et retour n'AJU» Toutes les 2 semaines, le mercredi de HALIFAX, le vendredi de BOSTON.Destination: Les Bermudes, Babe-ma et la Jamaïque.Paquebots: lADY RODNEY et LADY SOMERS 21 JOURS — Voyage (MaCC complet, aller et retour A.vs-J» Croisières spéciales aux ANTILLES Le navire sert d’hôtel pendant tout le voyage Départs de N,-Y.Durée jours PAQUEBOTS Samaria (6) Carinthia (7) Saturnia (8) Géorgie (9) Berengaria (9) Mauretania (2) Géorgie (10) Fort St-Georges (5) La Fayette < (1 ) Reliance (3) Samaria (6) Carinthia fil) D.of Bedford (12) Mauretania (2) Neriisa (5) NOMBREUSES AUTRES CROISIERES EN MARS ( 7) — 3 fév.12 3 fév.16 8 fév.17 9 fév.4 9 fév.3 10 fév.12 14 fév.15 14 fév.23 17 fév.21 17 fév.19 17 fév.12 20 fév.37 21 fév.28 24 fév.12 28 fév.23 ( I )—Martinique, Barbades, Venezuela, Curaçao, Panama, Cuba.( 2 )•—Trinidad, Venezuela, Curaçao, Panama, Cuba.( 3 )—Martinique, Barbades, Venezuela, Curaçao, Panama, Jamaïque, Cuba.t 5 I—St-Thomas, Ste-Croix, St-Martin, St-Chrlstophe, Antigua.Montserrat, Guadeloupe, Dominica, Martinique, Ste-Lucia, Barbades, Grenade, Trinidad (6)—Bermudes, Bahama, Cuba.( 8 )- ( 9 )-(10)- (11).(12)- Prix minimum 125.00 210.00 215.00 57.50 55.00 170.00 192.50 150.00 235.00 215.00 125.00 340.00 270.00 170.00 150.00 LISTE SUR DEMANDE.-Saint-Thomas, Dominica, Martinique, Grenade, Trinidad, Venezuela, Cura-Cuba.Bahama.Venezuela, Curaçao, Panama, Jamaïque, -Bermudes.Bahama, Haïti, Jamaïque, Panama, Cuba.-Jamaïque, Curaçao, Venezuela, Trinidad, Brésil, Barbades, Martinique, St-Thomas.-Bermudes, Porto-Rico Martinique, Barbades, Trinidad, Venezuela, Curaçao, Panama, Jamaïque, Cuba, Bahama.Méditerranée — Terre Sainte nin.Touriet# 325.270.330.270.265, 260.270.260.Aussi: — Services réguliers -r- Départs hebdomadaires.Organisation de visites aux escales et de tournées à volonté, i des prix Paquebots Dé parta d» N.-T.Forts d'escale Durée Jour» Prix 1ère Stafendam 8 fév.25 58 595.Roma 10 fév.12 39 485.Columbus 10 fév.30 53 620.Conte di Savola 15 fév.12 28 315.Aquitania 7 mars 12 33 495.Vulcania 9 mars 17 40 475.Roma 24 mars 15 40 ; 485.Vulcania 20 avril 16 40 475.avantageux BILLETS EMIS POUR TOUS LES PAYS DU MONDE AU TARIF OFFICIEL DES COMPAGNIES LE DEVOIE Service des Voyages 430 Notre-Dame E$t — Montréal Bureaux i Paris — Rome — New-York.BILLETS - ASSURANCES — CHEQUES — PASSEPORTS 5.30 Sommaire 6.00 Bourse de» minas 7.30 Féd.de» Ouvrier» du Canada 8 00 Pi read 111 y'» Twenty Dtsry Finger* 8,15 The Voire of Love 8.30 The Gloom-Chaser.B.45 L'Idée conservatrice.9.00 A la brunante — Revue avec Conrad Gauthier.9.30 CamtlUenne Séguin, diseuse et Jean Deslauriere, violoniste.10.00 Around the Samovar.10 30 Méli-Mélo.11.30 Monaco.11.30 Lola Peterson.12.00 Température.MERCREDI 7 FEVRIER CRCM 6 30 Nouvelle» en français et résumé des programmes de la soirée.__________ 6 38 L'oncle Jerry (en anglais) pour les enfants.7.00 Ovide et Cyprlen.7 15 Edgar Herring, xylophonists 7.30 Théâtre radiophonique.^ sous la direction d'Henri Letondal.8.00 The Serenaders.8 25 Brin de Vie.causerie par Madeleine.8.30 Musical Etchings.9.00 Une heure prés de vous.10.00 Echoes from the Old World, sous la direction de James McIntyre 10.30 Nouvelles en anglais et pronostics de la température.10 38 orch.De Courcy.11 00 Orch.du bon vieux temps CKAC 7.45 Marches populaire».8.00 Programme commercial.8 30 Entre voua et mol.9.00 Eton Boys.9.15 Chansons françaises.9.30 Metropolitan Parade.10 00 Canada Week by Week 10.15 As», canadlenne-françalse de» aveugles.10.30 Température — Bourse.10 45 Claudette De Sèves et la beauté.11.00 Récital d’orgue Dickinson.11.00 Récital d’orgue.11.15 The Four Showmen 11.30 Programme commercial 12.00 L'heure ensoleillée.12.30 Ensemble Mtsch* Raglnaky 12.45 Cours de bourse 1 00 Causerie agricole de l’U.C.C.1 15 The Playboys.1.30 Ex de comédies musicale».2.00 The Capttv&tors 2.15 Récital d'artirte» 3 00 Programme de la Forge Bérumen.3.30 Manhattan Moods.4 00 Musical Album of Clasaloe 4.15 Pour vous mesdames et mesdemoiselles.4.30 Bourse.4 45 Chevaliers de Carillon 5.00 Le théâtre dm petit» 5 30 Le programme du foyer.6 15 Sarrazln-Choquette 6.23 L’heure récréative 7 00 Programme commercial, 7 13 La belle Dow 7.30 Emission du Dr Fauteux 7 '3 Programme commercial • 00 A la brunante.8 30 Albert Spalding, vlolonlat» Mereradi at Samedi en Matinée Les 28 Jours de CLAIRETTE OPERETTE-VAUDEVILLE Studio: HA.2183 .25 A 1 50 LA.«l«g 9.00 Blue Bell.10 00 Montagnards 10.30 Rem Tips.A 10.31 Dans- le domaine de» sports 11.00 Le reporter Roxy.11.00 Le reporter Roxy.11.05 Andre Kostelanetz 11.15 Orchestre, 12.00 Glen Gray et son orchestre.12.30 Musique de danse.CFCF 8.00 Orgue.11.30 U.8 Army Band.i h'1 ,p'uir*e.1.45 Orch.de concert Herbert Spencer jaugiish Literature, par Léo Cox.6.30 La belle Dow.7.30 Récital d'orgue de la aalle Tudor.9.30 Une heure pré» de vous.10.00 Musique de danse.11.00 Nouvelle# CHLP 9.00 Sommaire — Chanson» française».9.30 Culture physique 9.45 Musique de danse 10.00 Musique militaire.10 30 Tangos.10 45 Actualité» féminine» 11.0 Poème» symphoniques 11.30 Vo» valse» favorite» ilï 00 Pour voua mesdamea 1 00 Chansons françaises 1.15 Cote» de bourse.5.30 Sommaire — Variété» 6.30 Bourse de» mine».6.15 Alliance artistique.6.30 Heure d» la prospérité.7 30 Féd.dm ouvriers du Canada.7 43 Laure Choquette, planiste.8.00 Roméo Mousseau, ténor, 8.15 Echoes from the Backwoods.8.30 Geo 81m» et son orehettre.9.00 Autour d'un mystère.9.30 Programme commercial.10 00 Orchsetre 10 30 Meunier da Sylva.11.00 Orchestre.11.30 Lola Peterson.11.45 Orch, Maurtoe 112.00 Température- VOLUME XXV — No 30 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 6 FEVRIER 1934 5 Paôe u Féminine Vivre en aimant" LETTRE DE FADETTE -, La poésie/ dit-elle dédaigneusement, il y a des gens qui prétendent en mettre partout.Us s'exclament devant la couleur des nuages et la nuance des arbres.ils font des phrases et ils aiment à en lire! Moi, je déteste la poésie! — Dites-vous cela pour moi?demande timidement le jeune homme assis près d'elle.* Elle se pencha et lui murmura je ne sais quoi en lui faisant des yeux de velours.et ils continuèrent leur entretien à voix basse, Je considérai attentivement cette curieuse petite personne: vingt ans, peut-être, traits réguliers, assez jolie, mais sans ex-presion.un mannequin élégant, une poupée articulée qui croquait lestement des chocolats: elle avait une voix aigre et sa familiarité un peu vulgaire avec son compagnon la classait parmi les personnes sans distinction.Je regardai bien le jeune homme aussi dont je savais quelque.chose, d’ailleurs.Bonne famille, bonne éducation, de la culture, des goûts littéraires et une admiration évidente pour la petite insignifiante.Le.teint artificiel, les lèvres carminées, les yeux ombrés, les airs de coquetterie audacieuse empêchaient ce garçon de voir à quel point la jeune fille était ignorante ei niaise.Qui pourrait expliquer comment un jeune homme intelligent et bien élevé peut se laisser prendre aux charmes médiocres d’une jeune fille de si mauvais genre?Et comment, également, une.jeune fille fine et distinguer peut-elle aimer un jeune homme qui lui est inférieur par l’éducation et la simple instruction?C’est un mystère! Il est la conséquence de la légèreté de ceux et de celles qui ne s'occupent que des apparences; ils ne savent, pas prévoir que passer sa vie avec une sotte ou avec un ignorant vulgaire, ce sera l’enfer! La pauvre petite folle, qui écarte la poésie de la vie, parce qu'elle ta trouve superflue et ridicule.Nous serions bien malheureux pourtant sans celle disposition à voir la beauté partout où Dieu en a mis, car II veut que nous aimions la vie, toute la vie.La poésie, elle est partout ; dans la nature, dans 1rs épisodes gracieux et touchants que la Providence entremêle dans chacune.de nos vies.Elle est dans les joies et jusque dans les tristesses du foyer domestique, dans ce drame long, monotone et doux de la vie.de famille.Elle se mêle aux souvenirs, de famille, à l’amour du sol natal.On la trouve surtout dans la vie intérieure du coeur, vaste et profond théâtre où, dans un demi-jour mystérieux, se meuvent tant d’idées et de sentiments, d’images et de réalités, de souvenirs, d'espérances, de rênes caressés qui ne se réaliseront jamais.Mais tout cela aide à vivre, embellit l'existence, affine l’es-prit, console le coeur, est nécessaire à la pauvre humanité poursuivant le bonheur sans se lasser, malgré toutes les déceptions, parce que la poésie, cette fée bienfaisante, colore les choses grises et recouvre les tristesses d’un voile léger qui les idéalise.La pauvre petite folle qui déteste la poésie! Elle ne sait pas, — car elle ne pense pas et elle ignore tout, — qu’elle inspire de la pitié à ceux qui prévoient ce que sera sa vie sèche, intéressée, toute consacrée à la recherche des jouissances positives et maériclles.Nous plaignons surtout les êtres avec lesquels elle vivra: elle sera l’éteignoir, l’obstacle qüi encombre la route.iis seront bien à plaindre, son mari et ses enfants! FADETTE PETIT CARNET bec.M.et Madame A.Parser, de Québec, sont de passage à Montréal et sont descendus à l’hôtel Queen’s, DE PASSAGE A MONTREAL M.et Madame H.Brochu, de Lé-vis; M.et Madame J.-A.Machado, d’Ottawa, Mlle A.Racine, de Qué- Avct-voui besoin ar bon* livres.Adressez-vons au Servlee de TlbreUle du "Devoir” 430 Notre-Dame est, Montréal Un sujet par mois.AUX ARTISTES! Un en-téte pour la page féminine Notre sujet du mois intéressera tout particulièrement nos lecteurs et nos lectrices artistes.Il s'agit de dessiner un en-tête pour notre page féminine, représentent un symbole au choix du concurrent, de préférence approprié à la devise de le page et place au milieu, à gauche ou à droite du titre.Le titre consistera dent ces mots: LA PAGE FEMININE.Au bas do la vignt.‘te, au milieu, la devise en petits carectères: "Vivre en aimant”.Le de-sin sera exécuté à l'encre de Chine sur un papier non poreux, mais ou porte l'encre, et le bordure devra mesurer 12 pouces de largeur per 2 pouces de hauteur.Le dessin accepté restera la propriété de notre journal et, réduit à une largeur de quatre colonnes, sera imprimé tous les jeurs au haut de notre page féminine.Les concurrents sont pries do mettre leur signature au bas.à droite et à l'intérieur de la bordure.Les copias non priméos ne eeront rendues à leurs propriétaires que •i ceux-ci l'accompagnent des frai* de poste.L'on voudra bien nous faire parvenir les essais non pliés maie roulés, afin que le papier ne soit pas brisé.' Le gagnant ou la gagnante recevra une liseuse en cuir repousse ainsi qu’une attestation signée du secrétaire de la rédaction, Nous ne considérerons pas les esisis reçus après le 15 février.Adresses tout envoi i Is Page Féminine, Le “'Devoir”, 430 Notre-Dame est.LES jOLIS CHANDAILS L’influence catholique dans la librairie française 5 «s mm.zVU'jv^.; mm Mrfv3 Etudiant, dans les Amitiés catholiques françaises, tes “signes d’un renouveau catholique en France’’, M.Raoul Sarsy constate que, depuis la guerre, “suns assurément qu’il faille voir là un signe certain de restauration religieuse, la doctrine catholique, l’Eglise, son histoire, ses institutions, ses saints et ses grands homines suscitèrent graduellement un vif intérêt el entrèrent de plus en plus dans le courant des curiosités générales’’.De ce que je dis, on pourrait relever bien des témoignages concordants; j’en veux signaler un qui nie parait péremptoire et, à tout le moins, singulièrement significatif: à savoir, l’expansion que ne cesse de prendre la littérature religieuse, le nombre de plus en plus grand d’ouvrages de fond, mais surtout de solide vidgarisation, qui traitent de sujets religieux.Naguère, les questions de cet ordre constituaient le domaine à peu près exclusif de quelques maisons d’édition rigoureusement spécialisées et ne faisant que bien exceptionnellement, bien timidement place à la littérature profane.Leur clientèle n’était pas moins circonscrite: ecclésiastiques, couvents, établissements d’enseignement libre, personnes pieuses cherchant un aliment à leur dévotion.Les publications de ces maisons ne franchissaient guère ce cercle et, sauf bins les revues ou journaux spécifiquement confessionnels, n’attiraient guère l’attention «le la critique.Or.il en va bien différemment aujourd'hui.Leur clientèle s’est notablement étendue, et nombre des ouvrages qu’elles éditent maintenant — dont "Uisieurs sont d’ailleurs considérables soit par leur objet, soit par leur auteur connaissent un succès de diffusion et d’influence dont témoignent la vente, cela va sans dire, mais plus encore les controverses qu’elles soulèvent et le large écho que leur fait la grande presse.11 n’est pas rare, par exemple, de voir un chroniqueur ou un journaliste d’information citer le Dictionnaire apologétique de la foi catholique du IL d’Alès, ou le Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques des abbés Aigrain et Rouziès.Mais d’imposants manuels comme Ecclc-sia, Liturgie et Le Christ, édités par la Maison Bloud et Gay, ont obtenu partout le plus favorable accueil.J'ai même pu constater récemment que pour décrire la cérémonie du sacre d’un évêque, à Notre-Dame de Paris, le rédacteur d'un grand quotidien avait tout simplement démarqué Uturpia.Ai-je besoin d’a-jouter que la réédition des oeuvres de Louis Veuillot ou VHistoire littéraire du sentiment religieux en France, que poursuit l’abbé Henri Bretnond, sont considérées, dans tous les milieux intelligents, comme de véritables événements littéraires?Mais un signe plus évident de l’intérêt que le grand public parait montrer pour les questions religieuses, c’est l'attention que lui prêtent successivement bon nombre d’éditeurs qui laissaient jusqu'ici ce domaine tout à fait en «1c- !iors de leurs prises, el qui lui font désormais une place importante dans leurs préoccupations.Ce qui me semble particulièrement remarquable dans cette innovation, c’est qu’en dehors de .quelques notables maisons cantonnées dans les travaux purement didactiques ou (Je haute é r u d i t i O n.et quelques autres connues par le caractère plutôt tendancieusement critique de leurs ouvrages, les éditeurs dont je parle n’ont pas voulu se lancer à l’aveugle sur le terrain nouveau qu'ils abordaient.Ils ont demandé à des collaborateurs indiscutablement catholiques de les assister dans l’organisation et la direction du nouveau rayon, si j’ose dire, qu’ils ajoutaient à l’ensemble de leurs affaires.C’est toujours, pour une entreprise industrielle ou commerciale, une tentative hasardeuse que de se lancer sur un terrain qui ne bu est pas familier, dans une spécialité qui lui est restée jusque-là étrangère, pour ne pas dire qu'elle la tenait pour négligeable.Si les éditeurs ont néanmoins accepté d’en courir le risque, n’est-ce pas la preuve qu’ils ont cherché à satisfaire un voeu du public, et qu’ils escomptaient bien, ce faisant, inaugurer une opération fructueuse?Quoi qu’il en soit, le fait est là.Le champ d’action de plusieurs notables librairies s’est délibérément étendu dans le sens religieux.Elles ont appelé à elles les sujets et les écrivains catholiques.Et, avec plein succès, elles persévèrent dans cette voie.Activités j - ! PARTIE DE CARTES AU WINDSOR Parmi Jes personnes qui assistent aujourd’hui à ]a partie 51 onces.La production d’amiante a été de 17,326 tonnes ron-tr ¦ 14,478 tonnes en décembre 1932.M relié du bétail (P.C.) — Le nombre d’animaux mis en vente sur le marché local ce matin était île 1,124.soit 143 bêtes à cornes, 557 veaux, 792 pores et 32 moutons.Il n’y a pas eu de changement de prix pour les bêtes à cornes.Les bêtes offertes étaient de qualité commune on à peine moyenne.Le marché des veaux était à peine ferme.Ceux de bonne qualité se sont vendus à $8.25, ceux de qualité moyenne de $6.à 37.50 et, ,es veaux h l’herbe à 33.50.' 11 n’y avait pas suffisamment de moutons pour établir des prix.La tendance était plus faible sur le marché «les porcs et il n’y eu! pas de vente à l'ouverture.si ce n’est un certain nombre de bêtes livrées à 39.75.eu vertu d’un contrat antérieur.Encourageons les nôtres un ne de On Marché des changes Cours moyens qu fournis par Compagnie : à l’ouverture •cl'' L.-G.Beaubien et Angleterre, I.ster.Pair Ouv.34.86 2-3 $5.00 H Frnu'e.franc .031)2 .0035% Belgique, belga .1390 .2202 Italie, lire .0520 .0850 Suisse, franc .1930 .3130 Hollande, florin .4020 .0492 Espagne, peseta .1930 .1318 Suède, couronne .2080 .2582 Norvège, couronne.2080 .2515 Danemark, couron.2080 .2235 Brésil, milreis .1190 .0873 Etats-Unis, dollar.10-16% prime Allemagne, r.mark .2382 .3850 A MIDI Cours officiels tels que fournis par la Presse Canadienne; Livre sterling à Montréal $5.01.Dollar amer, à Montréal $1.00T* l’rpnc français à Montréal .0637’; Livre sterling à N -York $4.97 Dollar canadien à N.-York .99 5-16 Franc français à N.-York .063! Livre sterling à Paris 79.70 frs Dollar amer, à Paris 15.87 1rs Dollar canadien à Paris 15.69 frs Ln or.la livre sterling vaut 12s.2d.le dollar canadien 59.50 sous et le dollar américain 62.02 sous.Cours du blé WINNIPEG Hier Ouv.Haut Ba>, Midi fl9>a 08S 69j4 AS-’i 09', VO', 70J4 703.70’, 70', CIIICAOO 92-, HI’, 92 •« 92 'a 92', 91’, 91’, 91’, 90’, 911 Des comptoirs postaux et nos marchands de campagne IV Le marchand de eaniimtjiie dtdl subir lu concurrence du comptoir postal.Il tempête surtout contre les comptoirs postaux de langue anglaise.Pourquoi plutôt ceux de langue anglaise?C'est qu’ils sont fort bien organisés et surveillent ail mieux leurs affaires.Le comptoir postal eanadien-français se doit de sortir de son ù peu près.Bientôt il rencontrera le marchand de campagne sur le sentier de la guerre.Le marchand ne ,.CXXjÇâ-XIXDiprXL^IX CXXZK'KÏ^X.5.m LA VIL SPORTIVE x?>C*' tx^tx'x ixixty'y tx^t^cxt x^x : xrx: >oeo, 22.11(11.IfbX; 23.Dxe(>, fxeO: rj"f' enaque joueur ait une raae angu-24.Td4.partie nulle.‘ taire blanche à «a droite; ’et blanc* 1 1 ouent toujours les premiere LE ‘'DEVOIR" compte sur vous.New-York, 6.— Jim I.on dos a couché Ernie Dusek.d’Omahn, hier soir, nu Madison Square Garden, I devant 5,000 spectateurs.Le Grec prit la chute au bout de 4B minutes ter une victoire décisive à la troi- et 38 secondes.Londos pesait 199 sième période.livres et Dusek.218 livres.W OUS JVC* certainement’ besoin d’im* V pressions soignées : cartes d’affaires.cartes de visite, cartes de faire-part, cartes et tributs mortuaires, remerciements, convocations, programmes, menus, adresses, en-t£tcs de lettres «t d’enveloppes, circulaires, etc.XJOUS sommes en mesure de vous faire ces travaux d’une façon artistique, rapide et à bon compte.N1 OUS mettons i votre service une équipe de maîtres-ouvriers en art typographique.Voyex-nous ou téléphonez: notre représentant passera chec vous.LE ft*ï)EVeiE 430, rue Notre-Dame Est Montréal Montreal, mardi 6 février 193* .LE DEVOIR ue que (levait la “St Lawrence Pulp and Paper”au gouvernement provincial QUEBEC.6.— Nous avons publié récemment l’arrêté ministériel du gouvernement provincial qui reprend possession de 651 milles carrés de concessions forestières, parce que le concessionnaire, la St.Lawrence Pulp and Paper, n'avait pas payé les droits dus.La compagnie devait au gouvernement S444,!K)3 répartis comme suit: Solde dû au 9 novembre 1932 .$424,443.03 Intérêts droits de coupe 1924-25 à date .fi,549.03 Intérêts droits de coupe 1925-26 $51,679.87 “ “ 1926-27 6 7.643.75 58,639.65 34,448,25 23,111.86 131.26 ] progrès, on ne sadrtiit la modifier assez vite.” Le Canada doit faire face au problème du salaire minimum et l’uni lormité de la législation à ce sujet s’impose dans toutes les provinces, i.’Etat fédéral dispose de pouvoirs Irès étendus en vertu de la loi Le programme de la Cccéheffe n’a rien de bureaucratique.U reconnaît cependant que bien des choses devraient tomber sous les diverses juridictions qui existent au pays.Les réformes qu’elle recherche, la Cccéheffe veut les obtenir 1927- 28 1928- 29 1929- 3(1 1930- 31 $235,654.64 13.868.18 Droits de coupe 1931-32 .1,729.02 Int.droits de coupe 1931-32 (70%)à date ., 06.28 Int.rentes foncières 1930-31.1931-32 et 1932-33 ($9,936.00) à date 682.(8 Lentes foncières 1933-34 3,105.00 Int.rentes foncières 1933-34 à date 36.91 Droits de coupe 1932-33 38.13 Frais de mesurage 1932-33 19.07 -—f— CREDITS 1933: mars 2: p.chèque, a-c droits de coupe 1924-25 2.446.61 mai 6: ” “ “ ” 1,626.34 sept.8: “ “ “ ” 1.500.00 pour le maintien de l'ordre, de la ! par des moyens politiques.Le paix et de la bonne administration.; principal article au programme, N'esl-il pas temps que l’on se serve c’est l’étab.issement d’un ordre de ces pouvoirs pour établir, pur, économique socialisé.Bien des exemple, une loi du salaire mini-'gens considèrent maintenant mum?qu'une telle réforme s’impose de M.Stitt n’admet pas quo K- parti ' toute nécessité.C’est le cas par conservateur puisse être marié., exemple pour les conservateurs de pour ainsi dire, à des méthodes | Grande-Bretagne et pour les partisans du président Roosevelt, aux Etats-Unis.Il n’y a plus d’équilibre entre la d’action surannées.M.Hugh Cuthrie $456,536.00 5,572.00 $444,983.80 M.Olivar Âsselin quitte le “Canada” Il fondera un petit quotidien du matin, r“Ordre” - M.Fernand Rinfret le remplacera - M.Edmond Turcotte à l’agence Havas, à New-York Le Canada annonce ce matin, dans un avis de la direction, que le rédacteur en chef de ce journal, M.Asselin, “quittera le service” de ce quotidien le premier mars prochain pour “des raisons personnelles”.D’ici là, M.Asselin continuera sa collaboration active au Canada “en témoignage des bonnes relations qui ont toujours existé entre nous”, dit le Canada.De son cêté, la Gazelle annonce !i.fondation par M.Asselin, au mois de mars prochain, d’un nbuveati quotidien à cinq sous, l’Ordre, qui paraîtra le matin.Quant aux affaires provinciales, le nouveau journal, dit M.Asselin, sera indépendant tout en gardant une certui-oe sympathie pour M.Taschereau; en politique fédérale, le journal sera opposé à M.Bennett tout en «ai- dant ses coudées franches.Dans les questions municipales, l’Ordre sera opposé au règne des entrepreneurs, des coteries et des démagogues, à l’hôtel de ville.Le journal aura quatre pages, sans grandes annonces voyantes.Il publiera des caricatures de temps à autre, il recherchera la collaboration extérieure de spécialistes; il aura une rédaction de sept, dont on croit que plusieurs sortiront de l’équipe présente du Canada.On dit, rue Saint-Jacques, que M.Fernand Hinfret, jadis secrétaire d’Etat et présent maire de Mont féal, prendrait la nouvelle direction du Canada: et que M.Edmond Turcotte, l’un des principaux rédacteurs de ce journal, sen ira prochainement à New-York, aux bateaux de l’agence française Havas.A Ottawa (Suite de la première U-MU 1 même demandé, ce qui parait un peu raide pour un conservateur, que Ton change la constitution, qu’on la mette de côté, si c’cst nécessaire, pour en arriver à établir par toiq le pays la limitation des heures rit travail.Le ministre de la Justice, le flegmatique M.Guthrie, qui remplaçait à ce moment le premier ministre, n’a pas hésité à dire que la résolution Heaps paraissait (out à fait acceptable au gouvernement et qm celui-ci étudie depuis longtemps déjà la question de la limitation des heures de travail.R n’y a tout de même pas tant d années, même pas tant de mois, que le premier ministre M.Bennett déclarait en Chambre, à plusieurs reprises, qu’il ne voulait lias tie la semaine de 30 ou de 40 heures.M.Peter Hecnan, ancien ministre du travail, a peut être eu le mot de la situation: “Si le gouvernement i- acceptait pas cette résolution, ce serait un suicide politique.” Deux députés seulement, tous deux de la province de Québec, l’un, libérai, M.Fafard, de l’Islet.l’autre conservateur, M, Barrette, de Berthicr-Maskinongé, se sont prononcés contre la résolution.Ils ont représenté que ce n’est pas une réduction des heures de travail que réclament les ouvriers, mais du travail.Ils trouvent- injuste que la journée de travail industriel soit raccourcie outre mesure alors que les ouvriers agricoles sont obligés de rester à la tâche parfois jusqu'à quinze heures par jour.La résolution Heaps Mais résumons ce débat qui, tout académique qu’il fût.ne manquait pas d’intérêt.La résolution de M.Heaps se lit ainsi : “Considérant au'un problème très ai a ii de chômage existe encore au Canada; ' Vonstdéranl qu’il est opportun que le plus grand nombre pas sible de.chômeurs soient absorbés dans la vie industrielle de la nation ; “Qu'il soit en conséquence résolu.de l’avis de la Chambre, que le gouvernement devrait immédiatement prendre en considération la nécessité de diminuer les heures de travail des ouvriers industriels, cl d augmenter aussi la puissance d achat de la masse de notre peu pie, afin au il puisse acheter les marchandises produites et assurer, pur là, une distribution plus équitable de nos richesses.'’ Par suite de l'amélioration de la machine, il n'est plus nécessaire, dit M.Heans.qu'ouvriers et ouvrières 1 *jent de si longues heures ^ iennenicnt.Et la solution ômage ne se trouvera pas dti ü.diminution de la pro duclion mais dans l'augmentation de la consommation.La restriction dans lu production n'aura comme principal résultat qu’un amoindrissement du standard of j living.En réduisant le nombre des heures de travail, un plus grand rombre de travailleurs seront à l’oeuvre et lu production ne sera pas réduite.M.Heaps considère Que.si la production industrielle it*U bien organisée, une semaine ouvrière de vingt heures suffirait lu production.Mais si la journée e travail industriel reste ce qu’elle st, il ne pourra jamais cire ques-ion de faire disparaître le chômage.Des entreprises de travaux sont an excellent palliatif au mal, niais lias autre chose qu’un palliatif et un palliatif temporaire et qui augmentera en définitive le fardeau des deitex de l’Etat.L'assurancc-chôniagc serait à l’heure qu’il est un autre fardeau que l’Etat ne pourrait assumer.Il faut de toute nécessité en venir à l’économie dirigée.L’Etat ne doit pas avoir peur de prendre la di-lection et le contrôle des industries.Banquiers et industriels sont évidemment horrifiés à la pensée qu’une telle chose puisse se produire, Pourtant, ni les uns ni les autres ne se gênent beaucoup pour demander des faveurs à l’Etat.Déjà n’avons nous pas pas mal de choses sous le contrôle de l’Etat: la radio, l’administration des G.N.R., la Commissoin du tarif?L’Etat entreprend maintenant une enquête sur l'achat monopolisé, les chaînes do magasins, etc., etc.Il y a dans tout cela le germe de l'économie dirigée.M.Heaps voudrait davantage cependant: une enquête complète et générale, par uni- compassion nationale, sur le chômage et la con-ition de vie des chômeurs.Il cou iilère que depuis trop longtemps l’Etat fédéral s’en remet aux provinces pour la solution du grave problème du chômage.Quelques autres M.Angus Mariants, députe travailliste de Vancouver, gendre de M.Woodsworth et membre de ia Cécéheffe.il va sans dire, est en faveur de la résolution.Il souligne le fait que la diminution du total des salaires payés au Canada, de 1929 à 1933.est hors de proportion avec l'augmentation, au cours de la même période, de la lisle des dividendes de toutes sortes.M.Jean François Pouliot, libéral de Tèniiscountn, veut que le gou vernement entreprenne enfin la classification des chômeurs.M.Humphrey Mitchell, travailliste de Hamilton, M.Wilfrid lianbury, libéral de Vancouver, sont très en faveur de la résolution.M.lianbury est d'avis que le fédéral cl les provinces doivent s’entendre sans re tard sur les moyens à prendre pour guérir la plaie du chômage.S'il ne peut y avoir d’accord sans que l’on modifie l'Acte de l’Amérique britannique du Nord, eh bien! que l'on modifie Paete.Un conservateur qui tend au radicalisme C'est egalement l'avis d'un conservateur authentique, M.J.-H.Stilt, de Selkirk.La machine qui devrait être le serviteur de Photn-me, dit-il, est devenue son maître.L n tel état île choses doit cesser.I1 faut avoir le courage de trouver un programme qui entrainera.s’il le faut des rliangcmchts radicaux.( There must be more heroism in ! our plan and more radical leadership).A l'heure qu’il esl, il parait difficile de trouver une solution tout en respectant la constitution.Si In constitution offre de tels obstacles.si elle retarde l'amélioration de la situation, il faut que res obstacles disparaissent."Après tout, la constitution n’est qu'une loi.et si elle devient un empêchement nu Le ministre de la justice dit que le gouvernement trouve la résolu tion acceptable et opportune.D’ail-j leurs, la résolution ne demande pas autre chose que la prise en cous’ dération immédiate du problème de I: limitation des heures de travail.Le gouvernement étudie ce problème depuis déjà longtemps et il n’en dépend pas de lui si la solution reste encore à trouver, Il s’agit de trouver un moyen de mettre toutes les provinces d’accord.Chaque province tient à garder ses droits en cette matière des heures de travail et du salaire.C’est une anomalie qu’il en soit ainsi, mais il faut bien tenir compte du fait qu’il est difficile d’obtenir le consentement de toutes les provinces lorsqu’il s’agit de modifications importantes à l'Acte de l'Amérique du Nord.A la dernière conférence, on en est presque venu à un accord h propos de la loi des compagnies mais l’accord n’est pas encore fait.Le ministre de la justice espère qu’il se produira à la reprise de la conférence, dans un mois d’ici.A propos des heures de travail et du’salaire, M.Guthrie considère qu’il faudrait une situation plus critique que ( celle d'aujourd’hui pour justifier le gouvernement de passer par-dessus les droits des provinces.La fin du débat Après Son mot à propos du suicide politique du gouvernement, s’il avait pris fantaisie à celui-ci de rejeter absolument la résolution Heaps, M.Peter Heenan ajoute que s’il est vrai que ce sont certaines provinces qui empêchent la solution du grand problème de l’heure, ces provinces doivent être dénoncées.L’ancien ministre blâme le gouvernement de maintenir des camps de chômeurs, où les gens touchent des salaires ridicules, M.Heaps, exerçant son droit de réplique, ajoute quelques mots et la résolution est votée.La chef de la Cécéeffe M.Woodsworth présente ensuite sa résolution: "Considérant qu'une situation economique grave affronte encore U Canada; "Considérant que le régime économique actuel ne fonctionne pas dans les intérêts de la masse et qu’il interdit même à plusieurs l’accès aux mogens de subsistance; “Qu’il soit en conséquence résolu.fie l'avis de la Chambre, qu’il est désirable que le régime actuel soit remplacé par un autre fondé sur le principe de la coopération dans la production et la distribution, et dont la première considé-ralion sera les besoins de l’homme.” Et il l’expliqxie, ou plutôt donne des explications à propos de la Cooperative Commonwealth Fedç ration.Celle-ci n’est pas à proprement parler un parti mais une fédération de diverses organisations qu’il énumère.A son avis, le présent régime économique n’a pas de chance de sur-ue.H faut trouver autre chose, et In C.C, F.propose autre chose.L'un des premiers articles du programme de la Cécéheffe c'est de régulariser la production et la consommation de telle manière qu’elles aient pour but la satisfaction des besoins matériels de l'homme et non l'accumulation de profits.La Cécéheffe veut encore faire disparaître la domination d’une classe sur une autre et travailler à rétablissement d’un mode de gouvernement démocratique et autonome.Le régime actuel condamne la plupart des gens à la pauvreté et à l'incertitude du lendemain, les met à la merci des financiers et des industriels.Il tend à provoquer des périodes de prospérité fébrile qui ne servent qu'à Un petit groupe do profiteurs.production de notre pays et la capacité de consommation de sa population.Nous vivons m une époque d’abondance et de surabondance et pourtant un grand nombre de gens sont dans la pauvreté et d’autres vivent dans Tinquiétu-de.A l’heure qu'il est, il n’y a que 44,000 citoyens canadiens qui gagnent suffisamment pour être atteints par l’impôt sur le revenu.De ces contribuables.80 pour cent gagnent moins de $4.000 par an.Trois pour cent de ces contribua-b.es touchent à pux seuls 20 pour cent du total du revenu imposé.La (Técéheffc veut encore la socialisation de la finance, et aussi de la banque, de la monnaie, du crédit et de l’assurance.M.Woodsworth cite des chiffres pour démontrer dans quelle énorme proportion l’industrie de la pulpe et du papier s’est augmentée depuis quelques années.Pour mettre de l’ordre dans toutes ces choses, ü établirait un« commission du placement industriel travaillant en coopération avec un régime de banque socialisée.L’industrie serait socialisée sous la direction d’une commission.Un tel régime, dit M.Woodsworth.n’est en somme que l’extension de certaines commissions gouvernementales qui existent déjà.La Cécéheffe maintient cependant que les travailleurs devraient être représentes dans de telles commissions.Sous un tel régime d’étatisation, les profits iraient au public.Le gouvernement aurait encore le contrôle de l’achat en niasse.Socialisation C’est à tort, affirme M.Woodsworth, que certains ont prétendu que la Cécéheffe voulait socialiser toutes les industries.Transports et voies de communications, énergie électrique, voilà qui devrait être d’abord socialisé.Viendraient ensuite les mines, la pulpe et le papier et la distribution du lait.Est-ce aussi radical que des adversaires de la Cécéheffe l’ont prétendu?Si la province de Québec peut avoir sa régie des alcools, elle pourrait avoir sa régie du lait.Si l’Ontario peut avoir son Ifydro-Electrique, cette province pourrait tout aussi bien s’occuper de la distribution du charbon.D’aucuns prétendent que ce sera là de la confiscation.Toute la question a cependant été étudiée à Regina, alors que la Cécéheffe posait les principes qu’elle entend suivre.Ce que veut la Cécéheffe, c’est un acheminement constant et équitable vers une communauté coopérative.Le parti a tenu à mettre en vedette certains grands principes: le bien-être de la comimunauté doit passer avant les ambitions de la ri-^ssc.Un gouvernement de la Cé-céheffe n’accepterait pas de jouer les rôles de sauveteur d entreprises dans le seul intérêt des producteurs et des propriétaires.La Cécéheffe entend respecter le droit de propriété terrienne, offrir à l’agriculteur l’assurance contre les récoltes manquées, le débarrasser du fardeau du tarif douanier, tout en cherchant à augmenter les prix des produits agricoles.En terminant.M.Woodsworth répète que la Cécéheffe entend respecter toutes les religions les droits de toutes les minorités.En révisant la constitution, la Cécéheffe aurait soin de respecter tous les droits qui existent déjà.Cependant il est entendu que le Sénat devrait disparaître, car un Sénat n'a pas sa place dans un Etat démocratique.“Mais il vaut mieux”, con-clut-il, “n’en pas trop dire maintenant à propos du Sénat.” Deux protestataires Deux députés, M.John Yallance.libéral, de Battleford-Sud, Saxk.et M.J.R.MacNicod, conservateur de Toronto-Nord-Ouesl.parlent énsui T il’ 'I t t | i I 1 \# I U x t.» I ( l-V/U*.*vlll Ea Cécéheffe veut remplacer!,,, ct énoncent violemment M.cela par un programme décono- Woodsworth et la Cécéheffe.Le mie dirigée, d après lequel les moyens de production ct de distribution appartiendraient au public.premier soupçonne le nouveau parti de vouloir socialiser la terre comme l'industrie; le second, de ne .lâ.’"'[pouvoir échapper à l’emprise oom- che, aucune minorité de race ou do | niunisto I M.Michael Luchkovleh (U.F.A.Végréville), phrle en faveur de la résolution, car il fait lui-même par-Lc nouveau parti, insiste M.*'f‘ Cécéheffe.Il ne comprend Woodsworth.est absolument oppo- f,as Mue les liberaux soient 'onu sé à tout recours à la violence.Il f,?prochaines élections avec tan rectierche ie pouvoir politique j d impatiencç et de satisfaciion.^ A façon à débarrasser notre vie po- nio,IY' ‘tue Je leader liberal n ait litique de la domination capitalis-, SB ' *'*nce oro!nairp.'' Aucun droit cultuel ne serait tou-i hc, aucune minorité de raci religion ne serai» molestée.Aucun recours à la violence te.La Cécéheffe ne croit pas en la sortira Pas., e .Pa»s , ,*"( dictature mais en la démocratie, l °"1Tnf ", 'Hsait, 1 •dire jour e
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