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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1915-05-17, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No llâ MONTREAL, LUNDI 17 MAI, 1915 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR DEUX SOUS LE NUMER Rédaction et Administration s 43 RUE SAINT-VINCENT MOMTOSAL TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / LE 273e ANNIVERSAIRE DE MONTREAL U®' UNE LEÇON Montréal fetera, ou plutôt ne fetera pas demain le 273e anniversaire de sa naissance, et nous le regrettons vivement.On ne devrait laisser passer aucune occasion de développer le sentiment de la petite patrie, d’honorer et de faire mieux connaître ceux qui l’ont édifiée par leur travail et leurs sacrifices.C’est un devoir de reconnaissance et un acte de saine politique qui s imposent à tous les groupes, et plus peut-être à ceux qui, comme nous, reçoivent du dehors de si constants et de si copieux afflux.Sur le devoir de reconnaissance, il est inutile d’insister: il suffit de le rappeler.Héritiers des souffrances et de l’effort de longues générations, le moins que nous leur devions c’est bien l’hommage éclatant et renouvelé de notre profonde gratitude.Mais cette manifestation de reconnaissance est elle-même un acte de saine et féconde politique.En excitant Ja fierté locale,'en exhortant les citoyens d’aujourd’hui à honorer leurs pères, à poursuivre et compléter leur oeuvre, on développe chez eux une lorce nouvelle et bienfaisante.On leur fait mieux comprendre ce qu’ils doivent à la petite patrie, et partant à la Patrie elle-même.C’est de toutes les émulations locales que se fait en riéfi-nilive le progrès de la nation entière.Hans les pays de formation régulière, où les générations se succèdent sur le même sol, on n’a pas besoin de dire ces choses.La vie elle-même crée ce sentiment de vénération et ce patriotisme local.Il n’en est pas ainsi — et cela est assez naturel — dans les villes de formation extraordinaire et ultra-rapide comme les cités américaines, où sont venus s’engouffrer les populations des campagnes d’abord, puis des émigrants de tous les coins du globe.C’est une raison de plus de fortifier par des moyens extérieurs, par une propagande intelligente, le sentiment qui n existe chez un grand nombre qu’à l’état de possibilité Il importe de faire comprendre à tous ces nouveaux-venus que la ville de Montréal, que ce pays 7nème existait avant eux, que les fondateurs y ont fait une oeuvre et lui ont donné un caractère qu’il importe de respecter.* * • La guerre a ouvert les yeux à beaucoup, et nous ne croyons pas qu il se trouve aujourd’hui un homme intelligent qui n'admette, dans 1 intimité tout au moins, que notre politique d’immigration a été déplo-rablement imprévoyante.Mais ce qui est fait est fait, et nous avons ici un trop grand nombre d’hommes qui jouissent, ou qui jouiront demain, de tous les droits politiques et qui sont encore étrangers à notre vie, a notre histoire, à nos aspirations.Si nous voulons que leur action ne soit pas, très souvent, dangereuse, il importe de les familiariser avec le passé, les traditions et les besoins de ce pays, ht 1 un des moyens les plus efficaces assurément sera de leur faire connaître la ville où ils vivent et son passé.Nulle leçon ne vaut celle qui s’appuie sur le spectacle des choses qui s’imposent à l’oeil le plus distrait, dont il suffit d’indiquer à la pensée la haute et profonde signification.B ¦ ,!! * - * Cette histoire de Montréal d’ailleurs, combien la connaissent, même parmi ceux qui habitent Montréal depuis des années, même parmi ceux qui ont vécu ici toute leur vie?II suffit pourtant de feuilleter un livre comme celui de M.Atherton pour deviner à quel point elle fut passionnante et pittoresque, instructive et par tant de côtés admirable et ma-gnifique.Nous n offrons aucun plan particulier, nous sommes les pre-nùers à honorer ceux qui ont tant fait déjà pour familiariser le public avec le passé de Montréal, mais il nous semble qu’il y aurait beaucoup a faire encore.Même si tous les citoyens d’aujourd’hui connaissaient notre histoire, — ce qui n’est assurément pas le cas! — il resterait a faiie I éducation de ceux qui grandissent, l’éducation surtout de ceux qui arrivent.pour cela» il faut s’ingénier à utiliser, à faire naître même les occasions d’évoquer le passé et adapter la leçon à tous les milieux Beaucoup ne seront atteints que par les manifestations publiques: pourquoi ne pas provoquer ces manifestations, en leur donnant cette valeur édu-catnce quelles peuvent toujours et si facilement acquérir?Nous soumettons l’idée à toutes les autorités compétentes, à t ceux, particuliers ou corps publics, qui peuvent contribuer à la ré sci.Cette réalisation pourra d’ailleurs s’accomplir sous les fort les plus diverses.Répétons seulement pour ceux qui se préoccupi avec raison de l’avenir que ce retour vers le passé ne paralysera auc.initiative; il excitera au contraire à une connaissance plus exacte présent et à de nouveaux efforts.La fierté est de soi créatrice d’action et d’énergie.Orner HEROUX.LA PRODUCTION DES OEUFS T! y a douze ans, le Canada exportait onze millions de douzaines d’oeufs.L’an dernier, nous en avons importé onze millions de douzaines et en 1913, treize millions de douzaines.En d’autres termes, tandis qu’il y a dix ans, nous vendions pour un million cl demi de piastres d’oeufs, l’an dernier nous en achetions pour deux millions de piastres environ.Pourquoi cela ?Parce que nous en consommons davantage et que nous n’en produisons pas assez.Ou remarque que l’exportation des oeufs canadiens commence à diminuer en 1903.De 1902 à 1903, elle tombe de onze a sept millions de douzaines, puis à cinq millions en 1901.à trois millions en 1905, à un million en 1908.La diminution coïncide avec l’augmentation de population amenée par la conslr non de grands travaux publics demande \me main d’oeuvre co derable.Et la production n’a mente pas proportionnellement 1 n esl que de trente-huit millions douzaines en dix ans.bon voit que la surproduction oeufs n est pas à craindre et que levage de la volaille pour la i; duction des oeufs est une indus qui peut procurer de jolis bénétl a un bon nombre de personnes.Quelle que soit la production na (h en ne certaines régions imt: teront toujours des oeufs.L’jm i talion de ce produit n’a jamais de moins de quatre eenl mille d zaines annuellement.Mais entre i importation dim demi million el i importation de treize millions douzaine: il y a une marge consi rable.C’est au producteur canad a la co .v.-h, G.D, LA CRISE ITALIENNE La situation a failli se gâter tout à fait en Italie.Le réveil de l’antagonisme des partis à la veille de la réunion des Chambres et d’une déclaration de guerre toujours imminente; la retraite du cabinet Sa-landra; son maintien aux affaires devant l’effervescence populaire qui a inspiré des craintes sur le sort des institutions nationales : tels sont les résultats des efforts de l’Allemagne pour troubler profondément le pays à l’heure où, jugeant la partie perdue pour elle, ses agents avaient résolu de jouer leur dernier atout.Ce dernier atout, c'est la rentrée en scène de M.Giolitti.sur un signe du prince de Bülow.Par une rencontre bizarre, mais qui n’est pas sans exemple, la majorité de la Chambre est giolittiste, alors que celle du pays est tout le contraire.Les dernières élections, faites sous le régime nouveau et pas encore assimilé du suffrage universel, ont donné des résultats tout différents de ceux que donnerait aujourd’hui une autre consultation des électeurs.désormais entraînés par les ultérieurs scrutins provinciaux et communaux.En admettant que le cabinet Salandra ait une opinion précise, que ses hésitations, ses fluctuations ne portent que sur des questions d'opportunité ou n’aient été dictées que par le besoin d’apaisement, il lui devenait très difficile de réaliser ses vues dès que M.Giolitti intervenait ouvertement pour les combattre.Or on sait que M.Giolitti — nous l’avons noté déjà — est le plus éminent représentant de la faction neutraliste: personne n’a oublié la lettre déjà célèbre qu’il écrivit l’automne dernier à son ancien chef de cabinet, aujourd’hui le député Pea-no, et où il exprimait sa conviction que l’Italie pourrait gagner pas mal en conservant la neutralité.De la publication de cette lettre dale l’apparition de l’idée de négocier la neutralité de l’Italie — au risque de la déshonorer — plutôt que de tabler sur sa participation au conflit.Selon M.Giolitti et son groupe, les Alliés n’avaient alors prouvé par aucune démarche qu’ils appréciaient l’importance du service que leur rendait l’Italie en restant neutre.Cette neutralité vaut une action.Elle aurait dû être concertée de façon qu’elle ne pût être ou devenir préjudiciable à la puissance qui la proclamait.Ces arguments valaient surtout par la tendance qu’ils démontraient.Ils blâmaient la déclaration de neutralité pure et simple et aboutissaient à regretter que l’Italie eût renoncé au jeu de bascule.L’attitude des Alliés Il fut .un temps où l’équilibre était assez instable entre les plateaux de la balance pour qu'un poids additionnel, même léger, pût déterminer une rupture d’équilibre.•C'est alors que la politique de bascule prônée par M.Giolitti aurait eu quelque chance de réussir.Mais même à cette époque, l’Angleterre, la Russie et la France ne paraissent pas avoir eu recours — ouvertement, du moins — aux maquignonnages mis en oeuvre par les diplomates germaniques en Italie.Aujourd’hui, la situation est tout à fait différente.La décision militaire est virtuellement acquise, — et ceux qui seraient tentés de trouver excessive celte affirmation n’ont qu’à observer ce qui se passe.La prépondérance prise par les Alliés sur les champs de bataille est beaucoup plus décisive que ne le donneraient à penser les résultats enregistrés, affirment les techniciens impartiaux.Il y a, en tout cas, des symptômes de désarroi qui ne trompent pas.L'équilibre fictif peut se prolonger, mais ce ne sera qu'au prix d'une accélération de la future débandade.Pour les Alliés, il ne saurait donc plus être question de marchandages, ils se sont montrés heureux de la neutralité officielle de l’Itaie : ils l’ont admise telle quelle, sans meme en discuter ou en rechercher les motifs fondamentaux, et ils n'ont pas fait mystère de leur satisfaction.Ils ont suivi, avec l’attention particulière qu’elles méritaient, le* discussions qui passionnaient l'Italie elle-même sur la neutralité et sur les diverses modalités de son intervention.Dans cette longue série de tergiversations, d’options, de demandes et même d'exigences, ils ont marqué les points, mettant leur soin à ne pas renoncer délibérément à une action conjointe, mais sans ca* rosser, apparemment, le rêve _ d’une intervention rapide que les déclarations des hommes responsables paraissaient montrer improbable.11 semble désormais que beaucoup d’obstacles aient été levés et que beaucoup de motifs pour une action déterminée soient devenus plus pressants.Et si la Triple-Entente se montre aujourd'hui disposée à négocier avec i'ttalie, ce n'est plus d’une action négative qu'il s’agit, mais d’une participation active que l’Italie elle-même n reconnue essentielle à son propre avenir national.Le “ Secolo ’’, de Milan, disait tout récemment : “ Du moment qu’il s agit d’une oeuvre de justice, i AUincue ne centra pas à nos aspirations légitimes ; elle ne renoncera pas d’un coup à ses usurpations séculaires ; elle ne s’a vouera pas vaincue avant d’avoir été combattue par nous aussi.Donc, c’est non la paix faite de transactions humiliantes, mais la guerre déclarée et décisive qui apparaît comme la probabilité la plus vraisemblable de notre lendemain immédiat, si nous ne voulons pas sortir de cette crise diminués à jamais.La guerre est juste, car elle nous aidera à donner le dernier coup aux envahisseurs et aux assassins de la Belgique ; elle est sainte, parce qu’elle servira à mettre tin à l’horrible tragédie qui, depuis trop longtemps, sévit sur l’Europe.“ Nous n’hésitons pas à répéter à nos gouvernants : “ Laissez l’Autriche à sa destinée et osez avant qu'il ne soit trop tard ! ” Les suites de la crise Au moment où ITtalie paraissait enfin convaincue que l’intervention est pour elle d’intérêt national, la crise ministérielle est venue troubler profondément la population du royaume.Le ministère Salandra, devant la menace d’une opposition giolittisêe, n’a pas voulu prendre la responsabilité de lancer le pays dans la guerre, sachant qu’il se trouverait le lendemain devant un parlement divisé sur la question même de la guerre.Mais la masse, restée à peu près passive jusque-là, avait pris parti.Elle a saisi l’occasion qui s offrait de manifester ses sentiments.et les giolittistes ont compris qu’il faudrait céder, que le nouveau gouvernement, quel qu’il fût, pris entre le peuple impérieux et l’armée impatiente, serait fatalement acculé à choisir entre la guerre et la Révolution.M.Salandra a donc été maintenu aux affaires, sans doute après avoir reçu l’assurance de l’appui unanime du parlement.Le mouvement populaire en faveur de la guerre parait absolument irrésistible.Toute velléité d’opposition serait brisée, et les giolittis-les.ouvertement accusés de s’être vendus à l’Allemagne, sont aujourd’hui les hommes les plus impopulaires de la péninsule.Du reste, l’Italie ne s’engage pas sans savoir où elle va.Des nouvelles, datées de Londres et qui auraient échappé à la censure, affir-me-t-on, laissent prévoir un accord avec la Triple-Entente au sujet du remaniement de la carte de l’Europe.Autant dire que si l’Italie se décide à marcher, c’est qu’elie a reçu dans TAdriatique, en Orient et peut-être ailleurs les garanties jugées par elle convenables.M.De Giers, le inouvel ambassadeur du tsar, arrivé à Home en pleine crise, esl porteur d’une importante communication de son souverain au sujet des projets des Alliés dans la Méditerranée.D’autre part, si on en croit le Carrière d’ilalia, les pourparlers de Londres onl virtuellement abouti à la reconnaissance des droits de l’Italie sur Trieste, Trente et l'archipel dalmale.Les intérêts de la Serbie ont été conciliés avec ceux de l’Italie, cette dernière ayant admis l'es droits de l’autre à un des débouchés commerciaux dans l’Adriatique.L'Italie, ajoute le journal romain, n'a plus aucune raison non plus de soutenir aujourd’hui !e maintien de l’intégrité de l’Etat d’Albanie dans les limites que la conférence de Londres lui avait assignées.Vallons restant assurée à la péninsule, la Serbie trouverait dans le reste de l’Albanie une compensation aux territoires qu'elle céderait à la Bulgarie.11 resterait cependant encore à régler la situation dans ”K-gée et en Asie-iMineure.C’est sur ces deux sujets que les pourparlers se continueraient.Le règlement de la question de l'Adriatique était particulièrement épineux.Même sur le terrain logique des nationalités, la solution se heurtait à des difficultés considérables.L'Autriche, sur le littoral adriatique.a favorisé le développement de l’élément slave aux dépens du facteur italien.Fl en résulte que toute la côte dTstrie et de Dalmatic, remplie de souvenirs de la grandeur laline.ne renferme plus que quelques îlots italiens, à Trieste el à Zara.Et pourtant, l’irrédentisme italien ne renonce pas à l’espoir de faire revivre le passé.I/appllcation du principe des nationalités, au-delà de certaines limites, soulève parfois des problèmes d’une troublante complexité.Uldcric TREMBLAY.Voir en page 5 : La révolution triomphe au Portugal.Un nouveau gouvernement est proclamé.BILLET DU SOIR.VILLE-MARIE Le passé n'esl pas mort, il est présent, il nous entoure, il nous imprègne de son parfum vieillot et persistant, dont les bouffées inattendues nous surprennent a chaque détour de la roule.Le passé n'est pas mort.Lorsqu on entre dans la rotonde immen-•vc qui renferme la bibliothèque du Uarlenient, ù Ottawa, on commence par épropver un certain embarras devant Vencombrement évident du local, trop restreint encore pour ses hôtes silencieux el innombrables.Nais l oeil découvre dans ces amas divers un ordre et une méthode qui ne lui étaient pas apparus tout d’a-vpfd.^ Et ion se dirige à pas lents dans ! intéressant labyrinthe, cueillant de-ci, de-tà, un titre, un nom d auteur, ou une page instructive ou bien rythmée.Vers te centre de la vaste pièce sc trouve, sur une pile de vieux livres, un grand dictionnaire à la couverture vétuste et jaunie par le temps.C’est le Dictionnaire de la France, de ses provinces et de ses colonies.L'ouvrage date de 1735.Extérieurement, il accuse une savoureuse antiquité: sous la protection d’un carton séculaire et solide, le livre présente tout d'abord une première page enluminée d’an gros titre en lettres rouges gravées sur bois; et le papier de l’ancien temps craque bruyamment à mesure que l’on tourne les pages.tout à la fin du troisième volume, dans la division des “colonies’’, on trouve le mot : “Montréal” avec une assez longue étude sur cette "ville importante de notre colonie du Canada.C’est une ville de deux cents toux, y est-il dit; elle est fortifiée Par une bonne palissade qui la dé-lend des insultes des Iroquois.Elle est importante par le commerce des pelleteries, qu’on v fait avec les Sauvages, qui s’y rendent deux fois par année, en parcourant de gran-des distances.Lorsqu’ils sont ainsi reunis par milliers aux portes de éprouve beaucoup de climeulies a maintenir le bon ordre dans celle-ci, à cause qu’il se trouve toujours des personnes sans aveu pour leur vendre de l’eau-de-vie La ville est située au bord de la ri-viere de Saint-Laurent, au pied du Mont-Royal.” Cela fut écrit en 1735, près d’un siecle apres la fondation de Ville-Marie, qui date du 18 mai 1(i42.Quels progrès incroyables depuis ce temps-là! Et comme la vie devait être monotone, à une époque où Ton ne pouvait seulement pas aller se promener en automobile sur la Montagne! Robert VAL.LE CANADA PEN-DANTJ.A GUERRE Le recrutement des troupes pour service outremer se poursuit.Les journaux publient chaque jour des listes interminables de soldats et d'ofticitrs canadiens mis hors tie combat à Langemarck, il y a près de trois semaines.Et de nouveaux soldats canadiens débarquent en France pour les remplacer.Les recrues M.Ci'oss, l’un des ministres du cabinet albertain, disait hier à un journaliste que, rien qu’à Edmonton.il s’est enrégimenté, depuis août dernier .plus de 4,000 hommes, “ce qui a résolu en partie la uues lion des sans-travail”, ajoute-t-il.De même, à Montréal, un grand nombre de gens sans ouvrage se sont enrégimentés dè'ià.Et, ce matin, la Gazette faisait dire à l’un des officiers chargés de recruter des soldats pour un nouveau régiment en voie de formation, que les sans-travail, au lieu d’aller quémander tie l’ouvrage aux places où on ne peut leur en donner, feraient bien mieux de passer aux quartiers militaires où on les examine, puis où.après inscription, on leur verse 75 sous par jour pour leur nourriture, outre leur solde de ^1,10.tandis que leurs familles sont portées à la liste de secours du Fonds Patriotique.Comme on le voit, les contingents canadiens, s’ils comprennent une bonne proportion de gens qui se sont enrôlés par loyalisme ou par simple goût d’aventures, en comptent aussi des milliers qui s’y sont inscrits parce ipi’ils préféraient les risques d’une campagne A la mort nnr inanition.lai déclaration de M.Cross » vinum, pour Edmonton : et ce que l’on voit ici justifie de croire qu’elle esl presque aussi juslp, pour le recrutement fait dans les provinces de l’Est.Lanpemarck L'héroïque participation des nôtres à la bataille de Langemarck leur a coûté cher, en morts, en blessés et en prisonniers.Depuis le commencement de mai, les jour naux publient chaque jour de lourdes listes de soldais et d’officiers canadiens mis hors de combat.Le -ï Avez-vous écrit à votre ministre et à votre député, pour exiger des TIMBRES BILINGUES ?Il y a eu un mois samedi que le timbre de guerre existe et nous ne l’avons pas encore eu dans les deux langues.Insistez pour l’obtenir.- ^ nombre en dépasse G,300, à l’heure présente.Ce matin encore, la Gazette donnait une longue série de listes de nos pertes, imprimée petit texte, couvrant cinq grandes colonnes et contenant au delà rie 900 noms.Il paraît que cette triste énumération se poursuivra encore pendant quelque temps.Déjà, à Ottawa, les demandes de pensions, faites par les familles de soldais tués ou blessés au feu abondent; à tel point qu’on se demande si les 10 millions votés pour établir un commencement de fonds de pension militaire suffiront pour cette année.Langemarck, prise de contact direct de nos troupes avec les armées allemandes, nous aura coûté cher en hommes : et les pensions qu'il faudra payer aux familles des gens mis hors de combat grèveront notre budget national pendant longtemps.11 ne faudra pas nous en plaindre ; ce n'est là que le premier chapitre des conséquences de notre participation au grand conflit européen.La gloire militaire coûte toujours cher.Des renforts Il a fallu remplir les cadres de nos régiments dévastés au feu.Ainsi dit un survivant du régiment Princesse Patricia il ne reste que 135 hommes valides, dans les cadres originaires de cette infanterie légère.Plusieurs autres ont perdu de larges proportions de leurs effectifs.Depuis une dizaine de jours, —- les journaux onl dû rester silencieux à ce sujet, sur ordre de la censure, — d’assez nombreuses troupes canadiennes sont arrivées outremer, dont 3,500 hommes à bord du Grampian et du Northland, ainsi que des corps d’ambulanciers anglo-canadiens et canadiens-fran-çais, il y a quelques heures.Deux mille soldais canadiens traversaient la Manche pour la Flandre, vers le 2 mai, dit le correspondant de la Gazette à Londres; et d’autres les ont suivi depuis.A l’allure que prend la guerre et nu train où va ici le recrutement, il est évident qu’à la fin de 1915.nous aurons envoyé tout près de 100,000 hommes au feu.à part les 50,(>00 que nous aurons alors ici sous les armes.L'on peut être certain (pie les 100 millions votés pour fins m.-litaires à la dernière session y passeront tous, tout comme les premiers 50 millions.Georges PELLETIER.EXEMPLE A SUIVRE Les grandes villes des Etats-Unis, New-York, entre autres, comptent plusieurs clubs d’achats, en d’autres termes, des coopératives de consommateurs, s’occupant de réduire le coùï de la vie.Des commis de banques et de magasins, des employés de manufactures et de chemins de fer, des ouvriers de* jeunes filles, etc., se sont groupés dans le but d’acheter directement des producteurs et ont obtenu des résultats magnifiques.En même temps qu'ils économisent une bonne partie des bénéfices û116 se partagent les différents intermédiaires en\e le producteur et le co.i-sommatiSur, ils obtiennent anss* des produits dune qualité supérieure.Le mouvement est favorisé par les compagnies de messageries.Après rétablissement du coli postal, les compagnies de messageries ont naturellement cherché à compenser le quelque manière la perte de revenu qu’elles subissaient, et l’un des moyen» leur a paru se trouver dans le rapprochement du producteur et du consommateur.Elles ont créé un service de produits alimentaires dont le but esl de stimuler le groupement des consommateurs afin de les amener à acheter directement «lu producteur.L'avantage est égal pour chacun des intéressés.La compagnie de messagerie, s’assurant ainsi une recette ’stable, « tout intérêt à fournir un transport aussi parfait que possible.Et le consommateur, payant moins cher, obtenant de meilleurs produits, peut acheter davantage sans trop charger son budget.Chaque semaine, la compagnie de messager la dist ribue à ses clients une liste des prix du producteur.Il n’y a point de méprise entre le vendeur et l’acheteur, ni de retard dans le transport.le servie* sc fait parfaitement.Il n’y a qu’un seul intermédiaire, la compagnie de messagerie.C’est elle qui reçoit les commandes, qui les place, qui les distribue et qui en reçoit le paiement.Fille apporte au consommateur le produit du producteur et elle retourne au producteur l’argent du consommateur.Il n’y a rL-n de plus simple, n’est* ce pas ?New-York compte plus de 250 de ces clubs d’un effectif de plusieurs centaines de membres chacun.Pour le producteur ce sont autant de pe-; tits marchés assurés qui lui épargnent tout ennui de placement, et' pour le consommateur, la certitude d’avoir à peu près tout le nécessaire; de l’alimentation aux meilleures conditions possibles n’est pas moins appréciable Jusqu’ici les groupements ne se sont faits qu’au point de vue du salaire et des conditions de travail.Il serait temps de songer à se grouper dans un but d’économie bien entendue.Il y a peut-être plus de bien-être réel à attendre de ta coopération que des sursauts de prospérité qui trop souvent favorisent l’extravagance, parce que la cooperation qui demande de l’ordre, de la, prévoyance, donne petit à petit le goût de l’épargne, meme à ceux qui ne l’ont pas.Jean DUMONT.BLOC - NOTES Il y a une campagne en faveur du bilinguisme dans Québec et une contre-campagne dans l’Ontario ; mais qui prend cela au sérieux, disait l’autre jour un journal anglais rédigé par un sauvage, pour démontrer que tout le monde n’a l’idée qu’n la guerre.Et le même journal nous répète •tous les jours que la guerre est faite pour la liberté des petits peuples l Farceur et hypocrite ! * -s- * Le revenu fédéral du mois d’avril dernier atteindra probablement le même chiffre que celui du mois correspondant de 1914.C’est un résu!-; tat relatif.Le revenu du mois d’avril 1914 était déjà en baisse com-1 paré à celui des mois antérieurs.* * * Les recettes du tramway de lai Havane accusent une diminution de! six pour cent depuis janvier dernier.Il est bien peu de pays qui! échappent aux conséquences de iai guerre.* K- * Même avec les impôts nouveaux prélevés depuis un an.le trésor américain commence à envisager la perspective d’un déficit dans le budget de l’année courante, il y a de quoi faire réfléchir les hommes qui ont la responsabilité des affaires à Washington avant de recourir à une' intervention année qui leur coûterait des milliards.Le PASSANT.LES FOURNITURES DE LA MILICE! (P- notre rorresnondanu Ottawa, 17.,— On s’attend d'ici à la fin de la semaine à une déclaration importante au ministère de la.Justice au sujet des poursuites, né-j sultan! des enquêtes de la session-dernière.Depuis la fin de la session la commission spéciale a continué i son travail, il est probable que plu-i sieurs témoins seront appelés à Ottawa, '.’agent Kcever dans une déclara-'., lion A up journal américain, ce.s; jours derniers, a nié qu’il ait refusé de revenir témoigner devant le comité d’enquête.Il esl possible qu’il soit convoqué* devant la Commission; il pourra-probablement expliquer le fonction-noment des achats de chevaux dans la Nouvelle-Ecosse.M.L’ABBE J0UC0EUR RENDU A BOULOGNE IL EVALUE LES PERTES UANA-ç D1ENNES A S.-JUUEN, A 10,000.Québec, 17.— Dans une lettre en; dale du 1er mai, M.l’abbé Jolicoeur, aumônier du contingent canadien annonce qu’il a quitté Shorncllffe pour Boulogne.Il estime les pertes canadiennes A la bataille de S.-Julien à, ! 111,000 hommes et 150 officiers tues,*’ blessés ou faits prisonniers.Au Monument National, contérence de M.Henri Bourassa sur la; langue française au Canada, ses droits, sa nécessité, ses avantages^ sous les auspices du comité régional de TA.C.J.C.Billets: 75,50,35, et 25 sous, chez Archambault, 312 Est, Sainte-Catherine, (Tél.Est 1842) ; Granger Frères, 43 Ouest, Notre-Dame, (Tél.Main 6872) et Langevin &' L’Archevêque, 8, rue Saint-Jacques, (Tél, Main 1948).Tous les bénéfices iront à lai cause franco-ontarienne.^ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 17 MAI 1915 VOL.VL — No 113 % CHOSES MUNICIPALES POUR PARER AÜJJEFICIT 31.LARIVIERE SUGGERE DE NOMMER UNE COMMISSION QUI ETUDIERA LA SITUATION DE CONCERT AVEC DES HOMMES D’AFFAIRES AVISES.— M.MARTIN DE RETOUR.Comme les journaux annoncent lus cher Frère gable, ami !à jeunesse, pit de ses d’une excel un intérêt de cause de Ghxéüen-66e anni-vie religieuse d’un de vénérables membres, le Jérôme.Apôtre infati-constant et dévoué de le Frère Jérôme, wn dé-85 ans, jouit encore lente santé et témoigne tout juvénile à la gran-l’enseignement à laquelle il a consacré sa vie.Le Frère Jérôme est né au Châ-teau-Richer, près de Québec.Entré tout jeune dans ta communauté des Frères de S.-Jean-Baptiste de la Sali -, il a vu cet ordre grandir e| s'étendre par toute l’Amàrique, au grand bénéfice de ta jeunesse.Nombreux sont les hommes émi: nents de la province de Québec r-ui doivent au Frère Jérôme leur tor-mation et leurs succès.Partout où il a passé, il ne compte que des admirateurs fidèles et de sincères amis., , „ .Depuis quelques années, le rrere Jérôme s'est retiré au Mont Lassai-]e, maison-mère de l’ordre au Canada.EXCURSION A PLATTSBURG LFS AUTOMOBILISTES DE MONTREAL VONT FAIRE UNE PROMENADE PAR LA ROUTE EDOUARD VU.AVOCATS| Botte Postale 356.— Adresse télégraphitfu®, ! “N'nhac.Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Code» : Uebers, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edtfiee Transportation — Rue Saint-Jacga-* MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691.Résidence.2466 avenue du Pare.Rockland 2459.___ LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifiée Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.IL, C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nanteh B.Cl.L_____ ROMUALD ROY AVOCAT 83.Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main 9«8.MONTRE AI.Résidenee : (961, AVENUE DU PARC Tél.S.-Louis 4207 HERVE ROCH, B.A., L.LL.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, treilles, i gorge, larynx TELEPHONE EST 4550 nez, DENTISTES 61.RUE S.-C Société légale VOCAT F.Hurcaux « 43 rue Aelnt-vlncent.» Mrnitrrnl.pnr VIMPIItMH* R1K POPUI.AIHE ifc rrMx>n«oviiüté limitée), J.N.Ulicvrier, gèmnt genèrel.TERRAINS A VENDRE Trots terrains, situés en race des Rapides de.Lachine, dans Bronx Park, sur In 4èine Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendra bon marché.S'udicsscr à 681 ave.Papineau.Le NATIONALISTE est meilleur des Journaux du le di- manche, à.Montréal, vous T -~ ' “ Le lisez- VOL.VI.— No 113 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 17 MAI 1915 3 » » » * * » « PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUI1 ANGLETERRE La ville rte Ramsgate a été visitée par une escadrille d’avions, hier matin.Les Teutons ont jeté 40 bombes blessant trois personnes.—Un dirigeable est apparu au-dessus de Douvres, hier matin, puis est retourné vers la mer.Quelques petites explosions ont été entendues.—Les partis anglais en sont venus à une entente et il n’y aura pas d’élections générales tant que la guerre ne sera pas terminée.—Les Allemands, apprend-on, munissent leurs Zeppelins de bombes fumantes, lesquelles les rendront invisibles quand ils entreprendront leur grande attaque de Londres.—L’archevêque de Canterbory demande au gouvernement anglais de ne pas s’abaisser au niveau de l’ennemi en ordonnant l'emploi de bombes asphyxiantes sur le front en France et en Belgique.—Les employés de tramways de Londres sont en grève afin d’obtenir un bonus de guerre de 15 pour cent,_ vu l’augmentation du coût de la_ vie.40 trams, sur un total de 1,500, sont actuellement en service.—Le capitaine d’un sous-marin an- j glais dans la mer de Marmara a donné tout le temps voulu pour se sauver à l’équipage d’un navire turc avant de couler ce dernier.—La dernière liste des pertes anglaises publie les noms de 91 officiers tués et 200 blessés.—Le paquebot “Transylvania” est arrivé à bon port, à Greenock, Ecosse, hier matin.Il a contourné la côte ouest de l’Irlande.FRANCE ET BELGIQUE Le ministère de la Guerre français relate, dans une note officielle, la prise du village de Carency.C’est un des beaux faits d’armes de la grande guerre comme savent en enregistrer les pious-pious de Joffre.—Vingt-sept aviateurs alliés, la plupart français, ont abattu un Zcp-iclin dans les environs de Bruxelles, Tier soir.La lutte ne dura (pie 15 minutes.Deux pilotes allais furent tués flans la chute de leur machine et les tiO Teutons trouvèrent la mort sous les débris de leur lourd dirigeable.—Joffre donnera un nouveau regain à son mouvement offensif quand l’Italie entrera dans le conflit._—Les tentatives allemandes, lundi, mardi et mercredi derniers pour trouer le front anglais à Ypres ont été une vraie boucherie.L’ennemi, malgré ses gazs asphyxiants, a complètement échoué dans son mouvement offensif.—M.Glémènccau s'empresse, dans: ]”!Homme enchaîné’’, à faire amende honorable au président Wilson qui, dit-il, a envoyé à Berlin, une note courtoise et d’une fermeté admirable.—Huit navires frétés par la commission américaine des Secours aux Belges, viennent d’arriver à Rotterdam.La valeur totale de leurs cargaisons est évaluée à $4,000,000.00.—Un nouveau sous-marin allemand a été lancé hier à Ho'bolsen, une des cales-sèches d’Anvers.Le torpilleur serait un engin de destruction, muni de lout cc que la science moderrre puisse Imaginer.RUSSIE Les Moscovites continuent à remporter des sueoès contre les envahisseurs dans les provinces de la Baltique.ils continuent constamment à se replier dans la Galirié occidentale en détruisant les voies de communication.11 semble que la ligne qu'ils ont choisie pour résister à l’ennemi est située dans lé voisinage du San.Les Russes complètent la destruction des armées autrichiennes dans la Galicie orientale et en Bukovine.La cavalerie hongroise s’est sacrifiée pour permettre au gros des troupes de s'échapper.L’artillerie russe lui a fait subir des pertes épouvantables.ALLEMAGNE L’attaque dont les Allemands de Londres ont été les victimes à la suite de la destruction du “ Lusitania ”, et les mesures prises relativement à l’internement des Teutons, émeuvent fort l'opinion publique en Allemagne.Certains journaux réclament des représailles.Suivant Berlin,’ les attaques des Alliés au nord d’Ypres, à Steens-tracte et Hat-Sas, des Français, sur les hauteurs de Lorette.à Souchez et Neuville, et la plupart des attaques de l’infanterie anglaise, au sud de Lille, ont échoué.Dans la zone orientale, entre le Pilica et la Haute Vistule, et le long de la ligne Sambor-Stry-Stanislau, les allies teutons continuent à gagner du terrain.Sur les rives du bas S.m, de Przemysl en nvrl, les Russes opposent de la résistance.Les journaux berlinois rapportent que le Reichstag sera convoqué le 18 mai.11 siégera probablement 3 "'u 4 jours.Suivant une institution financière digne de foi, on n’accepte les billets de la banque Reisch, dans les pays neutres, que moyennant un escompte de 20 p.e.Tl appert d’après un télégramme de Berlin, reçu par le “ Hamburger Nachriehten ", que le gouvernement allemand -réclamera immédiatement l’adoption de mesures de représailles, si le gouvernement anglais fait interner les Allemands en Grande-Bretagne.AUTRICHE Vienne mande que les alliés teutons poursuivent leur marene en avant en Pologne russe.Les Autrichiens sp sont avancés le long de l t Vistule jusqu’aux hauteurs situées au nord île Klimoubow.Dans la région de Hodnik et de Przemysl, en Galicie, les Autrichiens ont repoussé l’arrière-garde russe de la partie ouest de la rivière.Samedi avant-midi, les Autrichiens sont entrés à Sambor et les habitants les ont reçus avec enthousiasme.ETATS-UNIS I.’Angleterre a commandé à la Compagnie Curtiss de Buffalo, 600 aéroplanes, qui devront être terminés d’ici trois mois.Une grand, partie de ces machines sera envoyée à Londres via Montréal.—L’Allemagne a l’intention d’offrfr aux Etats-Unis de régler le différend causé par le désastre du “Lusitania” devant un tribunal d’arbitrage.L’Allemagne consentira peut-être à cesser sa guerre sous-marine si les Etats-Unis font de nouveaux efforts pour faire parvenir des vivres à la population civile allemande.—Le président Wilson est à New-York depuis hier afin d’assister à la grande revue navale annuelle.—L’ambassadeur, allemand Berns-torff a déclaré hier que le docteur Dernburg, agent de publicité et de réclame patriotiques pour le gouvernement allemand doit bientôt quitter les Etats-Unis.Le grand parleur s’en Irait volontairement.—-Le célèbre croiseur allemand “Karlsruhe” serait près des côtes des Etats-Unis et se dirigerait vers Hampton Roads si Ton en croît une dépêche de Norfolk, Virginie.Le commandant de ce navire serait obligé de recourir à l’internement pour le sauver des canons alliés.—-* *- PORTUGAL LA CAPITALE EST MENACEE 3,000 REVOLUTIONNAIRES SONT DEVANT LISBONNE, PRETS A BOMBARDER LA VILLE.— BATAILLE DANS LES RUES.— DES MARINS SE MUTINENT.— NOMBREUSES VICTIMES.Paris, 17, de Badajoz, Espagne.— Les dernières nouvelles, reçues ici du Portugal, indiquent qu’un général du parti révolutionnaire, commandant 3,000 rebelles, est maintenant sur le point de faire le siège de la Ville de Lisbonne.—Une dépêche de Lisbonne à l’agence Havas dit que samedi matin, la révolution s’étendait à Santarem, à 44 milles au nord-est de Lisbonne et que les rebelles triomphaient.Dix-sept soldats et soixante-dix civils ont été tués et plus de deux cents personnes ont été blessées.—Une dépêche Havas de Madrid,reçue! samedi soir, dit qu’on rapporte officiellement que le bombardement de Lisbonne par les vaisseaux de guerre des rebelles a causé de grands dommages et tué beaucoup de personnes.—-La dépêche suivante a été reçue de Madrid: L’anarchie règne en maîtresse à Lisbonne, d’après les nouvelles, reçues hier soir.La bataille dans les rues se poursuit entre les rebelles et les troupes loyales.Le bombardement a été arrêté, samedi soir, faute de munitions.Le nombre de personnes tuées ou blessées est élevé.Beaucoup d’édifices ont été incendiés, et les maisons de loyalistes connus ont été saccagées.Le premier ministre Dato a annoncé hier que le vaisseau de guerre “Espana” arrivera à Lisbonne, aujourd’hui, pour protéger les Espagnols et les étrangers.Il a ajouté qu’il est possible qu’un autre navire de guerre sera dépêché ilans les eaux portugaises.Des dépêches de Vigo annoncent que des Portugais arrivant en cet endroit, déclarent que l’insurrection marque le commencement de la guerre civile au Portugal.Des rapports d’Oporto disent que les révolutionnaires de cette ville ont tété mis en prison et que les autorités civiles ont donné les rênes du gouvernement à l’armée.La retraite du president d’Ariaga reste inconnue.Des dépêches spéciales disent que l’insurrection n’est pas un mouvement monarchiste, mais elle a été organisée par le parti du Dr Affonso Costa, ancien premier ministre, pour protester contre de récentes mesures du gourernement.On déclare que, malgré des actes de mutinerie à bord de plusieurs des navires de guerre portugais, l’armée reste absolument loyale.PROCLAMATION Dlfc REVOLUTIONNAIRES —Voici de Lisbonne la proclamation lancée par le comité révolutionnaire: “Nous allons restaurer la république aux républicains.Nous voulons un gouvernement national; et, en conséquence, 11 doit être républicain.Nous n’adopterons pas de drapeau de parti, parce que nous désirons voir tous les Républicains unis pour la dignité du pays et le salut de la république.Nous ne conseillons pas la violence, ni les représailles.Noire énergie ne dojt pas exclure noire générosité à l’égard des vaincus.” Une autre dépêche de l’Agence Havas annonce que les révolutionnaires ont formé un gouvernement national à bord du “Vasco De Gama”, dont Jao Chagas sera président et ministre de l’Intérieur.Les autres ministres sont Fernandez Costa, Duarte Leite, Brazillo Telles el Paulo Falco.Un radiolfèlégramme de Lisbonne à l’agence Fabre die Madrid, samedi soir, disait que l'insurrection avait été étouffée.LES DARDANELLES LES TURCS ATTAQUENT LES ANGLAIS REPOUSSENT, DEPUIS TROIS JOURS, DE VIOLENTS ASSAUTS EN GAiLLlPO-LI.— TACTIQUE SOURNOISE DE L'ENNEMI.— LES ALLIES GAGNENT DU TERRAIN.Londres, 17.— On mande d’Athènes que depuis trois jours, les Anglais ont eu à repousser de terribles attaques des Turcs dans la péninsule de Gallipoli.Toutes ont cependant été repoussées avec de lourdes pertes.Les Alliés se plaignent beaucoup de l’abus du drapeau blanc par l'ennemi qui a demandé, à plusieurs reprises, un armistice pour ensevelir ses mnrls.Pendant pue les Alliés donnaient aussi In sépulture aux leurs, les Turcs attaquaient sournoi- CANADA RENFORT DE 2000 HOMMES DES TROUPES DE SHORNCLIFFE SONT RENDUES AU FRONT DEPUIS UNE SEMAINE.— NOUVEAUX CAMPS A SANDLINÜ ET DIBGATE.— PAS D’INVASION A VANCOUVER.Londres, 17 — Environ 2,000 hommes ont quitté Je camp de Shornclif'fe, dimanche dernier (le 2 mai), complètement équipés pour prendre le paquebot qui fait la traversée de la Manche.Ces troupiers provenaient des 17ème, 23ème, 30èxne et 32ème bataillons.Les nouveaux camps de Sandling Junction et de Dibgate commencent à se remplir.Le “Grampian” et le “Northland” qui ont atteint l’Angleterre vers la fin de la semaine dernière, ont transporté environ 3,500 hommes, comprenant le 4eme, le Sème ei Je 6ème du génie (d’Ottawa), des ambulances de campagne.Aucun incident, dit-on, ne marqua la traversée.Les casernes de Moore, où le 23e bataillon de Westmount, et 'a üe brigade de l’artillerie de campagne canadienne avaient établi leurs quartiers, sont presque vides.La plus grande partie du batail'on est partie pour lefront de bataille la semaine dernière, et la brigade s’est retirée dans la caserne Ross.Le lieutenant Sidney Dawes, de Montréal, commandait un détachement de 90 hommes, de la 1ère batterie de réserve, autrefois la 21èine batterie, de la (ième brigade d’ar-lillerie de campagne canadienne, et d’autres batteries.Le capitaine Roy McGibbon, de Montréal, blessé au feu, a pu quitter l’hôpitai de Shorncliffe hier, et se rendre à Liverpool, à la rencontre de sa femme, qui s’est ernbar-qiée à bord du ‘Transylvania”.Le colonel J.J.Creelman, de la 2ème batterie d’artillerie de campagne, de Montréal, est arrivé en congé en Angleterre.Les gaz asphyxiants repaqdus par les Allemands l’ont rendu malade, bien qu'il fut à un mille et demi de distance des ennemis.Il va se remettre dans le nord des Galles.VANCOUVER N’EST PAS MENACE Ottawa, 17 — Un avis officiel, émanant de Bamfield, G.A., dit qu’il n’y a rien de fondé dans la rumeur venue de Vancouver que des envahisseurs de l'Etat de Washington avaient tenté de détruire le câble du Pacifique ou d’attaquer la station télégraphique à Bansfie'd.il n’a été tiré qu'un coup de feu dans le voisinage de la station télégraphique de Bamfield, vendredi matin, à 12 heures 15 ; un inconnu aurait vraisemblablement fait feu sur une sentinelle.Le fil est sous bonne garde militaire depuis le commencement de la guerre.PRIERES POUR LES SOLDATS TUES A L’ENNEMI On a célébré hier, dans plusieurs églises de la ville, des services funèbres à l’intention des victimes canadiennes des champs de bataille et de la destruction brutale du “Lusitania".Les soldats du 85e Irlandais se sont divisés, les catholiques se rendant à l’église Saint-Patrice, et les protestants à Saint-George, tandis que les Carabiniers de West-mount se rendaient à l’église presbytérienne Melville.M.C.J.Doherty.ministre de la Justice et colonel honoraire, accompagnait le contingent, ainsi (pie le Rev.P.Hingston, vêtu de khaki.A l’église “Church of the.Messiah”, un service funèbre a été chanté en mémoire de feu Madame G.W.Stephens, qui a péri à bord du "Lusitania”.Des cérémonies du même genre ont eu lieu également à St.James the Apostle et à l’église presbytérienne Taylor.LE RECRUTEMENT DU 57ème Le capitaine H.T.Scott en com mençant à recruter des hommes pour le 57ème bataillon, le nouveau batail’on canadien-français, a accompli de la très bonne besogne.Le commandant est le lieutenant-colonel E.T.Paquet, et les quartiers généraux sont à Québec.Bien que l'enrégimentation n’ait commencé que vendredi à la salle d’exereiees de la rue Craig,.25 hommes déjà ont été jugés aptes au service.Plusieurs autres attendent qu’on les examine.On compte que Montréal aura peu de peine à faire sa part en remplissant les cadres du nouveau bataillon.On s’attend à ce que le lieute- sement, tuant un grand nombre de soldats.Les troupes franco-anglaises gagnent du terrain peu à peu.Leur avance est retardée par les puissante barricades en fil de fer de l'ennemi.Jeudi, à la faveur de la nuit, les F urcs ont poussé de nombreux troupeaux vers les lignes alliées, mais la Rallopade furieuse des bêtes n’a pas fait faiblir le front anglais.• TTi's fl|8it,ifs de Smyrne, arrivés a Athènes, déclarent que la famine commence à se faire sentir dans cette ville.—Les Turcs, craignant un débarquement russe sur les côtes de la mer Noire ont envoyé des troupes a Media.—Les obus des flottes alliées font sauter des tranchées entières remplies de soldats turcs aux Dardanelles.—Les hauteurs de Krithia ont été enlevées aux Turcs après un violent combat qui a duré six heures.-—Cinquante marins de l’“Em-d -n", croiseur allemand coulé dans l'océan Indien, le 10 de novembre, sont arrivés à Damas Syrie, après un voyage aventureux de six mois.Ils ont pu s’échapper des îles Cocos à bord de la goélette “Aysha".—La flotte du Cznr n’à pas chômé le 15 courant dans la mer Noire.Elle a coulé aux Turcs, 4 paquebots, deux remorqueurs et 20 navires à voiles —Le fameux "Goeben”, qui a tiré 200 obus sur la flotte russe, lors du dernier bombardement du Bosphore.a été obligé de retourner dans la Corne d’Or, un obus ayant fait un large trou dans sa coque.wxaiT.cMig: ctiom» r LISEZ [ETIQUETTE Ps&s) PflWH* INMfM itWT3«MOHOe[Cr«» ormiua/- STARCH.îftoanimiTtsr.i ^“wîj'comïn'ûwt', tains noali^ [ETIQUETTE 'tains no '///s////s ilfïtt BAKING powder nant-colonel arrive dans cette ville au commencement de cette semaine.Quand le bataillon sera formé, on l’enverra au camp de Val-Cartier où il s’entraînera, et il passera probablement un mois ou deux en Angleterre.LES HORS DE COMBAT ENCORE QUATRE LONGUES LISTES.— PLUSIEURS MONTREALAIS Y FIGURENT.Ottawa, 17.— Depuis samedi soir quatre Ion gins listes des pertes canadiennes ont été livrées aux journaux par le ministère de la Milice.Le 2e bataillon de Québec a 150 hommes de disparus.Voici les Montréalais: 2e batn., mort de blessures: caporal de lance Jos.S.Marchand; disparu.W.J.Styants.5e batn., mort de blessures: R.Griffiths.13e batn., tué au feu: sergent 1).McNaughton Brown, Michael Maloney, H.Basil Mott, caporal de lance W.H.MacNamee, Arthur Mayhew, Oscar Courchesne.Blessés : .1.Marsh; J.Campbell, Verdun ; Art.Stanley, Viauville ; C.II.Decks ; C.A.Pocock.14e batn., tués au feu: O.Lan-gevinj/Harry Lemieux, 93 rue Gaze-lais.Blessés : François Boulanger, Antonio Théoret, Henri Boudreau, 583, rue Alma; W.K.Sanchez, 55 rue Rachel.Princess Patricias, tué au feu : lieutenant Norman Allan Edwards; Alex.Carson; blessé : Albert Heap, 23 rue Anne.Cycliste, blessé: Lewis N.Balfe.Ambulance No 1, mort de blessures : Adrien Brisebois, 410 avenue Greene, 2e artillerie, tué au feu : artilleur A.G.Penücost, 804 ave Verdun ; blessés : J.Y.Duncan, Jos.Ratclif-fe, Walter Lucas, Vaudreuil, G.Rhind.Disparue : Alex.Barette, 51 rue Davidson; J.L.Daly, 2588 rue Drolet.On relève aussi les noms de Canadiens-français suivants: J.L.I)e-grouchy, 1er batn., Edmonton, Alb., tué.Ed.Jarbeau, Haileybury, Oui., et Samuel Laboucane, S.-Paul «tes Métis, Alb., 2e batn., disparus.C.St-Germain, Ottawa, 2e batn., disparu.Henri Bélanger, Actonvale, Qué„ 3e batn., disparu.Ernest Chamberland, L’Epiphanie, Que., 10e batn., disparu.Thomas Dupré, Cocagne, N.-B., 13e batn., tué au feu.Alt.Despatie, Hull, Que., 3e artillerie, blesse.Edgar Demeules, Lac S.-Jean, Que., 1ère ambulance, mort de blessures.Ernest Boutet, Laurierville, Que., 8e batn., disparu.Adélard S.-Laurent, Lévis, Qué., 14e batn., tué au feu.A.Paquette, S.-Vincent de Paul, 14e batn., blesse.Alex.Dalziel, Archevêché, Que., 2c artillerie, blessé.INCENDIE EN PLEIN OCEAN LE FEU FAIT RAGE A BORD DU ‘ KRISTI ANIA FJ ORD”, MAIS ON REUSSIT A L’ETEINDRE ET A EVITER UNE PANIQUE.New-York, 17 — Les passagers arrivés hier de Bergen, à bord du "Kristia nia fj or d”, paquebot de la ligne, norvégienne, ont donne des details sur un incendie qui .'¦data sur ce navire pendant la traversée, le jour même où sombra le "Lusitania”.Le feu prit naissance au tond de cale un peu après minuit, le 7 mai.Révei.lés pendant leur sommeil, tous les passagers furent munis d’une ceinture de sauvetage.Les officiers seuls savaient quelque chose de l’importance de eet incendie mais tout disait que le danger pressait.Le capitaine S.C.Hiortdahf, ses officines et l'équipage luttèrent pendant quatorze heures avant de réussir à enrayer le progrès des flammes.La cause du feu est, eroit-on, une certaine combustion spontanée.Huit cent cinq personnes étaient à bord, dont Madame George Marye, femme de l'ambassadeur américain en Russie, 1e commandant en retraite W.M.Irwin, Madame Thebaut, femme du consul français à Stockholm.Il n’y eut heureusement aucune panique.L’INVASION PACIFIQUE LE GOUVERNEMENT CANADIEN ENCOURAGE FORTEMENT LTM- MIGRATTON AMERICAINE.Ottawa, 16.— Comme 1’Immigration européenne au Canada est pratiquement arrêtée depuis la guerre, le département de l'Immigration encourage de toutes ses forces relie des Etats-Unis.Entre le 1er avril 1914 cl le 30 avril 1915, les immigrants des lies Britanniques ne sont venus au Canada qu’au nombre de 12,000, cl ceux du continent européen de 3,700.On apprécie beaucoup les colons américains qui sont généralement d'excellents agriculteurs; plus de 30,000 sont entrés au Canada depuis le commencement de la guerre.Les autorités se sont préoccupées de faciliter les relations avec la république voisine, tant en ce qui concerne les voyageurs que tes marchandises.Offres du magasin Goodwins pour demain Tissus lavables de .092 et .12 z pour .06 Plusieurs centaines de verges.Tissus Lily imprimés et guingans à rayures et à carreaux ; de presque toutes les coupleurs que vous puissiez désirer, mardi, la verge.Une indienne ou une percale de 31 pouces est of- 4 g?forte à, la verge.b A O Un voile de 27 pouces offert à.la éerge.bO^# Et un crêpe Météor (soie et coton mélangés), de 36 pouces de large, à, la verge, durant toute cette semaine.59 —Hayon des tissus lavables, au premier étage.Toiles, cotons et literie Nappes 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REFUSE D’ACCEPTER SA DEMISSION ET LE CABINET RESTE LE MEME.— LE PEUPLE MANIFESTE EN FAVEUR DE LA GUERRE.Rome, viâ Paris, 17__On a offi- ciellement annoncé, ici, hier après-midi, que lle roi Victor Emmanuel, a refusé d'accepter la démission du premier ministre Salandra.Le cabinet Salandra restera ce qu’il était.La crise ministérielle qu’un observateur superficiel pourrait regarder comme inutile puisque les memes hommes restent au pouvoir était de fait assez nécessaire, parce qu’cdle a permis aux sentiments reels de la foule de se faire jour, qui par ailleurs n’auraient pas eu 1 occasion de se manifester.Au cas où la guerre serait déclarée,_ on peut maintenant dire que ce n’e'st ni le roi ni le gouvernement, mais le peuple qui l’a fait.Bien que cette nouvelle était déjà annoncée, avant-hier soir, quoique non officiellement, elle a été accueillie hier par de grandes manifestations en faveur de la guerre.Le délai, qui a marqué la publication de cette nouvelle, est dû aux efforts tentés pour amener une coopération plus étroite des divers partis parlementaires.Dans 1 intervalle, le roi a reçu une foule d’hommes d’état éminents.Parmi eux était le sous-amiral Bet-toio, l’ancien ministre de la Marine, La “Tribuna” dit qu’il est impossible que le premier-ministre Salandra élargisse les cadres de son cabinet en y faisant entrer Signor Bettolo et Signor Pantano, l’ancien ministre de l’Agriculture; le dernier représenterait les radicaux.On annonce que l’ancien premier ministre Giolitti fera une déclaration publique, disant qu’il avait cru possible d’obtenir de l'Autriche des concessions suffisantes pour prévenir la guerre, mais que, du moment que la guerre est inévitable, il appuiera le cabinet.Le ministre des Affaires Etrangères Sonnino a reçu le baron Karl Von Macchio, l’ambassadeur autrichien temporaire à Rome.On rapport ¦ que le baron Macchio a demandé à Signor Sonnino si son attitude voulait indiquer que l’Italie a décidé de faire la guerre.L’émoi s’est apaisé à Milan, quand on a su que le premier ministre Salandra restait au pouvoir.La grève générale milanaise a cessé sans incident sérieux, bien qu'il y eut une démonstration en faveur de la guerre par une foule de plusieurs milliers de personnes.La manifestation à Bologne a donné lieu à une rixe générale ‘nlre les factions favorables ou hostiles à la guerre.A Gènes, hier soir, ia foule a tenté de piller les magasins des armuriers; mais, elle a été te-nue en respect par les troupes.L’ambassade autrichienne ayant notifié les sujets autrichiens de se tenir prêts à partir à un moment d’avis, la plupart ont décidé de prendre le parti de quitter le pays hier Avant la publication de la nouvelle que Salandra resterait premier ministre, le roi a demandé au sénateur Boselli, le doyen nu parlement italien de former un cabinet.Celui-ci refusa en exprimant en même temps l’opinion que Salandra devait rester au pouvoir.Le roi a longuement conféré ; .je général Cadorna, chef d’état-major, qui se rendit ensuite au ministère de la guerre et étudia la situation avec le général Zupelli, ministre de la guerre.L’ambassadeur autrichien, le baron von Macchio a conféré durant 2 heures à Villa Malta avec von Bue-low, ambassadeur d’Allemagne.On regarde les événements comme très significatifs, surtout étant donné le fait que Ton rapporte des que des rencontres ont lieu entre les troupes italiennes et autrichiennes à la frontière.On mande de la frontière italo-suisse (pie chaque soldat italien a reçu 2 couvertures, 3 paires de chaussures, des bas, des gants de laine et que des troupes ont quitté Milan pour une destination inconnue.Deux mille étudiants ont fait à Naples, samedi, une manifestation en faveur de la guerre.Suivant une dépêche 1,700,000 soldats italiens sont mobilisés et équipés.On rapporte que 47 femmes ont été tuées et 300 blessées dans le cours d’une émeute qui a éclaté hier à Trieste.Une foule, composée surtout de femmes a attaqué le palais du gouverneur, en clamant “ Mort à François-Joseph FRANCE ET BELGIQUE LES TOMMIES SONT DEGAGES LES FRANÇAIS, GRACE A UNE HEUREUSE DIVERSION, FONT DIMINUER LA PRESSION DE L'ENNEMI SUR LES ANGLAIS ET SAUVENT YPRES.— PLUSIEURS AUTRES SUCCES.Paris, 17 — Les communiqués officiels français de samedi et de dimanche contiennent le récit d’une suite de succès au nord d’Arras, de Notre-Dame de Lorette, d’Ypres, de Neuville,.etc.Plusieurs violentes attaques allemandes ont été repoussées, des centaines d’Allemands son! tombés avec des mitrailleuses aux ma.ns des Français qui ont pris un grand nombre de tranchées et avancé presque partout sur ces secteurs d'extrême ouest.Les troupes anglaises ont pris plusieurs tranchées boches au nord de La Passée, entre Richebourg l’Avoué et la rue Quinque.Une partie de Steinstraete, au nord d'Yprcs, a été prise.Des tombées aux mains des Français à Neuville S.-Vaast.Près du bois du Prêtre les Français ont pris une cinquantaine d’Allemands.Les Anglais se sont emparé d’un kilomètre de tranchées au sud-ouest de Richebourg l’Avoué.Dans le même temps, au nord-ouest de Festubert, les Français ont pris un mille de positions ennemies en luttant pied à pied.Deux cents mètres de tranchées ont été prises sur le versant du pilateau de Lorette et plusieurs blockhaus dans Neuville.Des contre-attaques à la baïonnette ont eu raison d’un gain de l'ennemi obtenu par l’explosion d’une mine.L’ennemi a subi des pertes énormes, plus de mille cadavres gisant dans les tranchées à l’endroit de ces dernières contre-attaques françaises.Les troupes françaises et anglaises combattent de nouveau avec une entente admirable.Les Français ont fait une heureuse diversion au nord d’Ypres et soulagé la pression contre le front anglais.Ypres sera sauvée par l’avance française au nord-est de RM Sas, dit un corres-noml-ant anglais.L’offensive a demande de Saint-Julien à Saint-Jean est enrayée par la traversée du canal par les troupes françaises.En arrière de Nieu-port et de Saint-Georges, les attaques des Allemands leur ont été fatales à cause du concours effectif des navires de guerre anglais.Les batteries allemandes derrière Ramscappelle ont grandemenl souffert.Le communiqué anglais relaie l’attaque heureuse de la première année anglaise entre Richebourg l’Avoué et Festubert, où la ligne ennemie a été brisée sur un front de deux milles, avec une avance d'un mille dans les lignes allemandes.Le combat commencé à minuit diman ehe, se continuait avec vigueur hier soir.-—K- AU COUVENT D’OUTREMONT Les élèves du couvent d’Outremont donnaient hier après-midi le premier des deux concerts qu’elles ont coutume d’offrir à leurs parents à la fin de chaque année scolaire.L'abbé Mélançon, le chapelain du couvent, présidait.On remarquait à ses Côtés d’autres membres du clergé.La salle était remplie cl le succès fut magni-fimie.Mlle P.Dionne, pianiste, a exécuté "Le jardin sous la pluie” de Debussy.Mlle G.Ouellelte n joué "allégro" de Decksinsky, la première ballade de OBSTACLES MAL VENUS L’ARMURERIE ROSS NE PEUT FOURNIR TOUTES LES MUNITIONS COMMANDEES.— UN CONFLIT AVEC LA COMMISSION DES CHAMPS DE BATAILLE.(Dr noire correspondant) Québec, 17.— Au cours d’une entrevue avec des représentants des journaux de Québec, Sir Chartes Ross vient de déclarer que des obstacles empêchent l’armurerie Ross de contribuer comme elle le voudrait à la fabrication des munitions de guerre.La Commission des Champs de bataille a signifié à la compagnie un protêt lui enjoignant de démolir trois édifices nouveaux érigés sur le territoire avoisinant ses usines et s’opposant à toute érection nouvelle sur ees terrains qui sont sous le contrôle de la Commission.M.Ross a dù renoncer au contrat pour la fabrication d’un million de carabines qui lui était offert par le gouvernement russe et a maintenant une autre commande illimitée du bureau de la guerre anglais qu’il ne pourra peut-être pas accepter à cause des embarras qu’on lui crée.L’armurerie Ross qui emploie actpellemcnl 1,600 personnes devra en avoir 3.000 en juillet prochain pour suffire aux commandes qui lui sont offertes et il lui faudra pour cela doubler ses usines actuelles.ON TIRE SUR L’INSTITUTRICE UNE AFFAIRE SENSATIONNELLE A VILLEMAY.— ACCIDENT OU TENTATIVE DE MEURTRE?(Ds notre correepondentt Québec, 17.— Une affaire mystérieuse qui fait le sujet d’une enquête s’est passée, vendredi, à YlUe-may.Deux bambins qui s'en allaient à la (¦basse ont fait feu avec une carabine dans une école de Vülemay, pendant la classe, et la balle alla se loger en arrière de la tribune de l’institutrice qui échappa à une mort certaine.On ne sait s’il s’agit d’un simple accident ou d’une action intentionnelle.Les commissaires d’écoles ont ouvert une enquête pour éclaircir cette affaire qui a causé tout un émoi dans l'école et dans le village de Vitlemay.groupes de maisons sont Chopin, et, en duo, avec Mlle L.Gallery, le premier mouvement du concerto de Rachmaninoff, 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 17 MAI 1915 VOL.VT.— No 113 LA VIE SPORTIVE COMMERCE ET FINANCE LA MATINEE NOUVELLES DE A LA BOURSE! WALL STREET DANS LES GRANDES LIGUES DE BASEBALL RESULTATS DES PARTIES DE SAMEDI ET DIMANCHE LA PENURIE DES OPERATIONS EST DEVENUE LE CARACTERE PERMANENT DE NOTRE MARCHE DES VALEURS MOBILIERES.— PLATE MATINEE.LIGUE AMERICAINE LIGUE NATIONALE LIGUI i FEDERALE Samedi Samedi Samedi Saint-Louis, 5 ; Philadelphie 1.New-York, 10 ; Cricago, 0.Baltimore.10 : Brooklyn.6.Washington, 3 ; Chicago, 1.Brooklyn.7 : Cincinnati, 1.Chicago, 10 ; Pittsburg, 0.New-York, t : Cleveland, 2.Philadelphie, 11 : Saint-Louis, 2.Newark, 7 ; Buffalo, 5.Boston.5 ; Délroit, 2.Pittsburg, 10 ; Boston, fi.Saint-Louis, 13 ; Kansas CiU 2.Dimanche Dimanche Dimanche Boston, 3 ; Cleveland, r».Pittsburg, 4 ; Chicago, 1.New-York, 6 ; Détroit O Pas de partie.Kansas City 3 ; Saint-Louis, 2 Philadelphie, 1 ; Chicago 2.Newark-BulTalo — Pluie.Saint-Louis, 2 ; Washington, ! POSITION DES CLUBS POSITION DES CLUBS POSITION DES CLUBS G.P.P.C.G.P.PIC.G.P.P.C.New-York.16 8 .667 Philadelphie.16 8 .667 Pittsburg.19 10 .655 Détroit 18 11 .621 Chicago 15 II .577 Newark.16 12 .571 Boston 13 9 .o91 Boston 13 11 .542 Kansas Citv.15 12 .556 Chicago 16 12 .571 Pittsburg., .13 14 .4SI Chicago.16 13 .552 Wa.si.ngton., 11 11 .140 Brooklyn 12 14 .462 Brooklyn.It 13 .519 Cleveland., .10 15 .4.11) Cincinnati.1! 14 .4(0 Saint-Louis.12 It .162 Philadelphie.9 16 .360 Saint-Louis.12 16 .429 Baltimore.t2 17 .414 Saint-Louis.1(1 18 .357 New-York.10 14 .417 Buffalo.8 2) .276 LES PARTIES D’AUJOURD’HUI LES PAR TIES D’AUJOURD’HUI LES PARTI 1 IS D'AUJOCRD'HUI Philadelphie à Chicago.Pittsburg à Boston.Baltimore à Chicago.New-York à Détroit.Cincinnati à Brooklyn Newark à Pittsburg.Boston à Cleveland.Chicago à New-York.Brooklyn à Kansas City.Washington à Saint-Louis.Saint-Louis à Philadelphie.LE NATIONAL LES SERIES UN PROGRAMME EST DEUX FOIS VICTORIEUX L’EQUIPE DE HILLY INNES A TRIOMPHE DU MASCOTTE PAR 8 A (i, SAMEDI, ET A BATTU LE CANADIEN PAR fi à 4.HIER.— LES STRACHANS GAGNENT AUSSI DEUX PARTIES.La ligue de lu Cité a joué partie double, au Pare Atwater, .samedi après-midi, ainsi qu'au terrain du National, dimanche après-midi.Les quatre parties ont été bien contestées et ont démontré que du base-ball de premier ordre était joué par les clubs de eetle organisation.Dans la première partie, samedi, les Stra-chans ont remporté la victoire par un score de 5 à 1.Le jeu des deux clubs au champ a été de toute beauté.Moflatt, le nouveau lanceur du Canadien, a donné plusieurs buts sur balles aux Strachans, tandis que Curtis a lancé une partie superbe.La deuxième a été des plus cont .’s-lées et une reprise supplémentaire a dû être jouée pour eu décider le résultat.Le National a linalem mt triomphé à la dixième reprise, par un score de o i 1 3 i Moflatt 8 11 fi 0 DIMANCHE 1ère partie — National.0020220— fi 3 Canadien.0200110— 4 4 Batteries : .1.Morin et Duplessis Moffalt, Gagnon et E.Morin.2èmc partie — Mascotte.000030200— 5 13 Strachans.(M)211030x— 7 fi Batteries : Clément et Mullins Paquette et Fish.POSITION DES CLUBS G.p.Pourc.Straehan.3 .0 1,000 National.>> t .667 Mascotte.2 .333 Canadien.0 3 .000 1- 2- 3- 1—L LE TOURNOI DE LA LIGUE DEMONTREAL Voici les noms des vainqueurs dans les diverses séries du tournoi de petites quilles qui s’est terminé samedi soir, aux salles de l’Eilec-Ira : Cinq hommes -Straehan (MjB.A.) .IfifiO $2ô -Canadien (M.B.A.1612 18 -Canadien (M.D.L.) .1(102 15 Doubles La be lie rl Bisson (National).700 $14 J—-Ducharme et Rivet (Champêtre).(178 8 3—Solly et Cosligan (Stra- chan).(173 4 Individuelles 1— Edmond Pelletier, Canadien (M.D.L.).36(1 2— F.Charbonnier, Canadien (M.B.A.).361 3— .lack Marshall, Slra- chan.35!) Simples 1— A.Bèdurd.2— Brouillard.3— J.P.I^ebeau.4— Plante.5— G.Bernier .Moyenne Marshall, Straehan.153 152 150 148 147 $8 5 3 $15 10 « 4 •> INTERNATIONALE PARC DELORIMIER Voici le s résultats des p ai- ies jouees samedi e| hier dans 1 es sé- ries de la ligue Internationale SAMEDI.Providence .0010021 Ox 1 5 ! Montréal .100000000 t 4 •> Batteries : Comstock et II.île y ; Richter et Madden.Jersey City .04110Ü30x—9 tq il Buffalo .000010000—1 5 *> Batteries : Brack et Celle; F ull cn- welder et 1 -a longe.Newark .10010003x5 6 il Toronto .000001011 3 9 1 Batteries : Schaeht et Heckc ¦nger; Coclirait et Kelley.1ère par ie.Rochester .000000002 -2 7 0 Richmond .002000 lllx—3 7 t Batteries : Here he el Erwin \l or- rissette et xritchell.2èmc pa M ie.— Rochester, .120-000200 9 8 4 Richmond .0100220040 9 12 7 Non terminée à cause de la noir- ceur.DIMANCHE.R.n.L.Montréal .0(10020010—3 12 1 Providence .000000001—1 6 0 POSI PION DLS CEI BS.( ' 1 > Provid-'iice vi.r.Il 4 ic.733 Montréal .10 6 Û25 Richmond .8 (i 571 Jersey City .6 6 500 Rochester .6 7 162 Buffalo .4 6 100 Neyvark .4 7 (64 Toronto .3 10 231 , 1072 $5 LES PARTIES D’AI JOI BD’HI L Newark à Montréal.Richmond à Toronto.Providence à Buffalo.Jersey City à Rochester.FLEMING DEFENDRA SON TITRE DE CHAM-PION DU CANADA Quelques heures seulement nous séparent de la séance d?ce soir au parc Sohmer.La rencontre Julian-Flcming, tant attendue de notre public, se fera pour le championnat poids-plume du Canada, que détient actuellement Fleming.I,’entrainement long et rigoureux, auquel le Canadien s’esl soumis pendant deux semaines est une garantie de l'excellence de cette lutte.De son côté, Julian, de Syracuse, qui est un Franco-Italien, a déjà battu Fleming, il y a cinq ans, et il a tenu tète à des hommes comme Kilbane, Charlie White, Tommy Buck et Johnny Dundee; c’est dire qu’il est un maître incontestable dans sa classe.Voici le programme complet pour la grande séance de ce soir; “Kid" Barisli vs “Bill’’ Walker, 4 assauts.Fréchette vs Johnny Garrigan, de New-York, (> assauts.“Bill” Brown vs “Dave” Marshall, 10 assauts.“Kid” Julian, de Syracuse, vs Frankie Fleming, 10 assauts.A LA PISTE DED0RVAL Une inno- 'i’ion dont les amateurs de courses sauront sûrement gré à 11 piste de courses de Dorval est celle de l'installation d’une estrade populaire dans laquelle les amateurs seront admis pour la somme de ol) rentins pendant les réunions de cette année.Ces estrades existent sur les grandes pistes des Etats-Unis cl comme Dorval ne tient pas à rester en arrière lorsqu'il s’agit de satisfaire toutes ies bourses, elle vient de commencer les travaux de construction de< cette nouvelle estrade qui sera prête pour l’ouverture de la réunion du printemps qui aura lieu le 31 mai.Construite à ciel ouvert, elle aura toutefois en dessous de ‘a structure un espace spécial réservé pour les spectateurs en cas de pluie.On aura accès à cette nouvelle construction par une porte avoisinant le débarcadère de la voie du C.P.P.Dorval tient sûrement à plaire à tous ceux qui se rendent à ses réunions.Ia?s amateurs tiendront siW-tnent compte à la direction de Dorval de eetle belle innovation.C’EST CE QUE LA LIGUE DE MONTREAL A DONNE HIER APRES-MIDI A SES PARTISANS — MM.S.-PERE ET PAGE REBAPTISES.Les officiers et les géianls des clubs de la ligue Montréal se féllci-taient hier avec raison du beau succès de leur après-midi au parc Delo-rimier.L’assistance qui se chiffrait dans les deux mille a goûté un bel après-midi de base-hall qui a été agrémenté par la collation de noms indiens au président E.C.S.-Père el à l'instructeur Page du club Caughuawaga.Dans la première joute au programme.les Mascottes réorganisés de Pat Heffernan, tout pimpants dans leurs uniformes neufs ont démontré qu'ils étakmI les dignes successeurs de ceux qui sont passés à la ligue de la Cité.Lef'ty Laurin leur lanceur n'a accordé que trois coups réussis réputés des Richmonds e! fut puissamment secondé par’le vétéran Payette et les joueurs qu’il a recrutés en moins de quinze jours Leur victoire fut concluante et Pal se félicite de voir son club en tête Je la ligue.Pendant rinlermission les Grands Chefs de Caughuawaga rebaptisèrent MM.S.-Père et Page.Le premier fut appelé “Ra N en Ra Kive Nio”, c’est-à-dire “Meneur d’hommes" et Joe Page répondra à l’avenir au nom de “Osaraka” c’esi-à-dire “la balle rapide”.Puis vint la grande partie de l’après-midi entre les Caughuawaga et les Hochelaga.L’équipe du ‘BOUT’ a remporté cette partie par un scare de 2 à 1 après neuf reprises d'un jeu soutenu dans lequel nous avons plus vu plus de jeu d'inférieur que par le passé à Montrai.Les deux lanceurs O’Sullivan el Ero furent très à la hauteur de la situation et recueillirent des applaudissements bien nourris pour leur savante tenue dans la boite.Bref ce fut une brillante jour-(ée pour tous les intéressés el pour le public qui aime ies organisations vraiment sportives.Voici les résultats des joutes.1ère partie:— R.H.E.Mascotte.0231000— fi !) 2 Richmond.0100300— 4 3 3 Laurin el Payotle; Ashton, Schultz et Colohan.I.es affaires sont, depuis quelque temps, si peu animées sur notre place de Bourse que le chroniqueur se demande si vraiment il convient de risquer quelques commentaires.En tous cas, il est certain qu’il ne peut avoir grand’chose à dire.En rtlel, les deux premières heures d opérations, en Bourse de Montréal, n oni pas donné lieu, ce matin, au transfert de 100 parts, soit environ 03 ; et, sur toute la cote, pas un seul lot complet n’a changé de mains.Peut-on imaginer plus grande pénurie ?Il est vrai que le marché new-yorkais n’est guère actif.Ea correspondance particulière de Wall Street exprime que les spéculateurs de la métropole américaine vivent dans l’attente de la réponse de i’Al-lemane à la note de Washington.Get événement serait de nature, parait-il, à modifier, dans un sens ou dans un autre, l’orienation du marché des valeurs mobilières.Pour en revenir au mouvemant des valeurs locales, on doit signaler que le “ Doni.Bridge ” a émergé ce matin, par le transfert de 2 lots île 20 parts chacun à 128.— voilà la vedette de la matinée.Toutes les au très transactions ont été opérées sur un moindre volume.Trois actions de “ Brazilian ” ont été.échangées a 54 ; 2 “ Laurentides ” ont trouvé preneur à 162 et 5 “ Can.Steamship” ont été négociés à 0.En outre, 5 “ Cedars ” ont été traités à 62 et 5 “ Cottons ” (priv.) ont fait 73 4.Voilà le bilan que nous avons à présenter à nos lecteurs.LA “DOME MINES” RESULTATS DU DERNIER EXERCICE FINANCIER.Ce qui ressort des opérations de la “Dome Mines”, de Porcupine, duranl l’exercice terminé le 31 mars dernier, est la constitution de réserves dépassant de plus de deux fois le tonnage du minerai traité pendant l’année, équivalant à près de trois fois la somme d’or extraite.Le compte rendu annuel que les actionnaires ont maintenant entre les mains que le minerai en vue se chiffre par 2 millions 782,811 tonnes, d’une valeur moyenne de $4.15 par tonne, représentant une valeur brute total’e de 11 millions $576,-858.Ces chiffres peuvenl être comparés avec 2 millions 512,600 tonnes d’une valeur brute approximative de 9 millions $500,000, enregistrées à pareille époque l’an dernier.En outre, la Compagnie a considérablement développé les chances de rendement de la mène, au cours de l’exercice.Le tableau comparatif suivant résume les principales données du compte rendu des derniers exercices : 1914-15 1913-14 248,550 145,305 APRES L’ELAN DU DEBUT, LES COURS PERDENT LE TERRAIN GAGNE PAR SUITE DE REALISATIONS DE BENEFICES.— L’C.S.STEEL FAIT SAILLIE.New-York, 17.— Le mouvement de rétablissement des cours de samedi dernier a été repris en ouverture, aujourd’hui, sur- toute la cote, les valeurs en vue gagnant de 1 à 2 points, tandis que les actions dites de guerre avançaient de 3 à 7 points.Le plus important progrès a etc enregistré par le Bethlehem Steel.La marche des affaires a dénote im sentiment de confiance dans Tissue des événements internationaux dérivant du dernier désastre maritime, et les valeurs américaines ont témoigné de fermeté, a Londres.Les transactions locales ont été assez nombreuses, mais sans cependant marquer beaucoup de speculation.VU.S.Steel a été le seul stock remarquablement actif à I ouverture et 4,600 rie ses parts ont ete offertes à 52 et demi et 53 contre 51% précédemment.Les premiers gains ont été aban-nonnÇS’ par suite de réalisations de benefices.Le mouvement des affaires a subi un arrêt avant la fin de la première heure, qui s’est accentuée vers midi.I.es nouvelles maisons de courtage qui ont surgi lors du dernier boom du marché ont pris quelque part dans les mutations de la maiinée, opérations la plupart contrôlées par les professionnels.BOURSE DEr MONTREAL Cours fournis par la maison Fortier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montreal, rue S.-François-Xavier, 90, Montreal.NOUS AFFIRMONS QUE DE TOUS LES PAINS, NOTRE PAIN DE FAMILLE eat supérieur à tout autre quant à la saveur, la cuisson et surtout sa facilité d’assimilation, on pourrait l’appeler un pain anti-dyspeptique.Nous recommandons nos pains.KREAMYet PARISIEN pour leur saveur et leur haute qualité.Si votre épicier ne tient pas notre pain, téléphonez à-.JOS.MARTIN, Boulanger 119 avenue Brewster TEL.WESTMOUNT 247.Coin rue S.-Antoine.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Ton.traité.Rendra, moyen par ton.$8.2!) .$4.25 Produc.d'or.$1,055,496 $1,204,598 Prix de re- vient par tonne traitée $2.967 M i n e r ai en vue, tonnes 2,782,811 AI i h e r ai en vue.valeur.$11,576,858 Profils d'exploitation .315,179 *4 197 2,512,600 $9,500,000 615,512 2ièmc partie:- R.H.E.1 Hochelaga .OOllOiOOO Caughuawaga .011001 (1000- 1 fi 2 O'Sullivan et Archambault; Ero el Win go.POSITION DES CLUBS (i P Pc Mascotte.2 0 1.000 Caughrawaga.2 2 .500 Stars.i i .-,oo Hochelaga.1 | .500 La Casquette.1 t .500 Richmond.t 3 250 - it L’OUVERTURE j EST REMISE j _____ ( I .4 cause de la pluie l'ouverture de la saison locale de la lipur Internationale est remise à demain après-midi, alors one Thon.George P.Graham el le commissaire McDonald donneront le signal de l'ouverture des hostilités.La joute de demain commencera à i heures, au pure AI mater, el les clubs Montreal el Sewark seront aux prises, LES LAITAGES A LA CAMPAGNE Cowansville, 17.— A la réunion d” I Association de Fromagers des Cantons de l’Est (“Eastern Townships Dairymen’s Association”), tenue samedi, 716 colis de beurre ont été enregistrés.Ix1 tout, à l'exception de 45 colis, a trouvé preneurs à 31 1-8 el 31 1-4 sous la livre.A pareille date, Tan dernier, on vendait 672 colis à 22 et demi et 22 5-8 sous.S.-Hyacinthe, 17.I.es offres de la réunion se sont élevées, samedi, à 250 colis de beurre el 150 boites de fromag’.Le beurre s’est vendu 30 1-4 sous la livre, et le fromage 18 et demi.I! y a un an, 240 colis de beurre avaient changé de mains pour 22 et demi par livre.London, Ont., 17.— A la foire de samedi, on a enregistré 1,403 boites de fromage, dont 138 ont été placées à 18 et demi sous.Belleville, 17.— La réunion de samedi a donné lieu à des offres de 1,570 boites de fromage blanc.Le tout s’est échangé à 18 13-16 sous.NOUVEAU PRESIDENT A la réunion des administrateurs de la "Brazilian Traction.Light and Power Company” et du conseil des Compagnies annexes, tenue à Toronto, vendredi dernier, M.Alexander Mackenzie a été élu président de la Compagne- en remplacement de feu le Dr F.-S.Pearson victime du désastre du “Lusitullin”.M.Mackenzie a été durant nénsieurs années l’avocat général et le vice-président résident des Compagnies du Brésil.Valeurs Our, Clôt.Valeurs Oiiv.Clôt.BellTélC.I4ô 145 Nor.Ohio .Bra.T.r.&P 54 N.S S.AC1., «5 Can.Car,.70 en “ pfdf “ pfd.km ^ Ogilv.Mill.126 1 123 Can.Cent 28 .,.“ pfd.90V Ott.L.A P- '.20 .Can Cot.L.Penmans.49 “ pfd ’73 Québec Rr 10 Ca.Conrer 34 K.* O.N.C Can .Pacif 160 159 Khawinig 123 i’20 '¦ New Sherwin W 55 Can.Loco 38 36 pfd.99 “ pfd 83 80 Spa.R1r.C0 Crown Rcî» .fft .72 4' pfd.35 .Dét.El Rv 62 St.Co of 0 - .18L.bom C.Co.9fi pfd ea J Dow.T.pld l’or.Kr .III .Doux.S.Cor.28Q 27 y.Tooke Bro 16 Dom Park.120 Doux.T C.75 73 Tuck.Tob.29 “ pfd, pfd.90 Dul.s.s.&A Twin Citv." pfd.“ pfd.Dul.Sud.Winn.Ry.180 i .E.Can.Fo Gould M’fg Ranques — ‘ pfd Br.N0.Am .Goodw.Co 26 Commerce 203 .“ pfd.75 Dominion.Hill.Colite, Hamilton.111.Trac.pd «1 Hochelaga 149 .Laur.Com.170 iôo Impérial Merchaa ts J 80 p!d 120 Maison* .20! .MacDo.Co.ô S Montréal.,.238 2378/4 Mack Cm.78 Nationale.ISA.pfd.88S Nova-Scoti m 4 .Mex.L.&K !6 Ottawo.207 pfd Québec.119 M.» S.-P.Royal ÏZIQ ’¦ .ofd Standard.MX.H.ScP 224 222 Toronto.211 Mt.Cot.L td 51 Union :40 “ pfd.ioô Mon Tr.Co 138 .7' VInr.Tram 220 N tpi Mi ttg.' BOURSE DE NEWWORK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’HÔDital.4.Montréal STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dcin.Offre.Chicago, 17.— Gros bétail: arrivages, ! 7,000 têtes; marché ferme ; boeufs indigènes, $6.80 à $9.25 ; bouvillons de l’Ouest, $6.00 à $7.85; vaches el génisses $3.30 à $8.75 ; veaux, $6.50 à $9.25.Menu bétail.Porcs: arrivages, 35.000 têtes; marché lent; légers, $7.60 à $7.90; mêlés, $7.55 à $7.90; lourds, $7.30 à $7.85; liés gras, $7.30 à $7.45; cochons, $5.75 à $7.35: moyenne des ventes, $7.70 à $7.80.Moutons : arrivages, 10,000 têtes ; marché faible ; moutons, $7.90 à $8.75 ; agneaux indigènes, $7.75 à $10.15.A MONTREAL I.es arrivages de la semaine aux abattoirs de l’Est se présentent de la façon suivante: 750 boeufs; 350 moutons ; 1,115 cochons ; 1,500 veaux.Les arrivages de la journée ont été: 300 boeufs; 200 moutons; 385 cochons; 200 veaux.I.es prix de la journée se sont établis de la manière ci-après; bouvillons, 6 à 8 sous; vaches, 4 à 7 sous; taureaux, 44 à 7 sous; moutons, 4 à 8 sous; agneaux, 4 à 8 sous; cochons.9 4 à 10 sous; veaux.$2 à $9.CANADIAN PACIFIC DE LA GARE WINDSOR tous les jours POUR TORONTO NORD < Rue Yonge) TORONTO - ¦ DETROIT - -CHICAGO - - 10.50 p.m.8.45 a.m.10.00 p.m.Wagons observatoirpg - palais - buffett» aie train de jour.Wagons observatoires - compartiments fti wagons-lits ordinaires au train de nuit.EXPOSITION PANAMA-PACIFIQUE Tau* réduits- Toute* les routes.Limite de trois mois.Rocheuses Canadiennes.Vancouver.Vio* Angeles, San Diego et n’importe quelle rou^ te au retour.lUtsI Windsor.«Uro» PlseS VUor ot ém I* Vus Wlndsof LES BANQUES DE NEW-YORK New-York, 17.L'état de situa- tion de la Chambre des compensations (ies banques et compagnies fiduciaires fait ressortir un excédent de réserve de 173 millions $241,230 sur la limite légale, soit une augmentation de 10 millions $847,39(1 |Uir rapport à la semaine dernière.Voici les chiffres officiels: Prêts, etc., dim.$ 16,795,000 Réserve en voûtes particulières, aug.7,645,000 Réserve en Banque fédérale, dim.1,616,000 Autre réserve, aug.4,128,000 Dépôts à vue, dim.(5,138,000 Drépôts à terme, aug.1,344,000 Circulation, aug.72,000 Réserve globale.577,013,000 Excédent de réserve, aug.10,347,890 GRAND TRUNK SYSTEM^ VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS TORONTO DETROIT CHICAGO INTERNATIONAL LIMITED Le meilleur service au Canada QUITTE MONTREAL 9.00 À.M„ TOUS LEE JOURS.Wagons-lits et observatoires Pullman, &iuh< si wagons-palais, bibliothèque et buffet.CHICAGO LIMITED QUITTE MONTREAL, 11.00 P.M., TOUS LES JOURS Wagons-lits-compartiment.s et wagons-palais et buffet.EXPOSITIONS DE LA CALIFORNIE San Francisco — Sans Diego Le choix des routes Demandez la brochure!te 1111151100.122, ruo St-Jacques, angle St-Fti»» çoi»- Xavier—Tél.Mais 8WI Hotel Windsor “ Uptown U8f Gare Bonaventur» '* UainASM Buriitu Amal.Cop Am.Be.Sug Amer.Can Am Cr.& P Amer.Ice.Amer.Loco Am.Sm.A s Amer.Suga Anrco.Me At.T.ft S.P Belt.& Ohi Bath .Steel.Bro.Ra.T.Can.Pacifi.Ceu.Leath.Ches a Ohi Ch.M.* S P C.,P.St I Con.Ga* Del.& Hud Den.a R.G.“ a R .G.pr 44 OU bo!-, lOWi siy, sac, • ayp 137 I 37 V: t 169 S X‘>i4 as 1 125’., wa., 4sy.m., 0($4 rit 4 m 134 S7K î5*y! 35U 48 89 ’*6 12ô Me*.Petro! N.Yor.Cen N.Y.O.a W Sorf.Sc We, Non.Pact fii New Have.Petitisylva.People.Gas Reading .Rock.Ièian " Pt.! South.Pac.South .Rail Pr.Third Ave, Twin City.Dnio.Pac.U.S.St.Cor.“ Pr.Utah Cop.Vir.Chemi W’t.Union 69k' SS», i05lt, 63 mv MV/Ï 23 m rts; 1 de Laprairie, district de Montréal, et niam-i tenant de lieux inconnus, défendeur.Il est* ordonne au défendeur de comparaître dan g] le mois.Montréal, 10 mai 1915.T.Dépatie,» d ép.-p rotoimta ire.« De t.U n.Ry .W’t’h.Elec Frie.Coin.25T* woolworth Gr.N .,pr.12S',, 125 “ Pr.Illiti.C nti nter Mtr."‘iivi, “ pr 70’.* 70 Teh Valley 110Vi 140% Loti, a Nas Mi.s-Pi» st M.Kfc#k Tl.J U.fk Pacyfili ”i2V.I9N 14 49 k 105*/! i 64 V, 29 64’Vfi i 89 1 Î24U 58 k ios£ ; | m 59 LES GRAINS \ CHiCAGO Cours fournis par la maison “McDougall & Cowans”: BOURSE DES MINES Cours d’ouverture Blé— ' Mai.151 Vi Juillet.127sh Maïs— Mai, 74 4 Juillet, l(i% Avoine— Mai.52 Juillet, 50'* Cours à 11 h.30 a.m.153% 129% I KO\ IM.K DE QE'EBEC.Uislrict de Montre»!, Cour Supérieure, \o 2485.H.|>, Dwyer, demandeur, vs W.A.Kennedv, défendeur.Le Zljéme jour de mai 1915, 'à dix heures de l’avant.midi, à la pince d’affaires du dit défendeur, au Nu SS2A nie Sniute-Catherine ouest, en la rite de Montréal, seront vendus par autorité rie justice lex biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en stock de lahac.show-cases, etc.Conditions : nraent comp-| tant.J.a 1-avery, H.c.s.Montréal, 17 mai 1915.74 >4 77% 52% 51 % Cours fournis par cette, courtier, rue Montréal.MINES DE COBALT Rniley.,, ,, , Beaver.Buffalo.e duc de Connaught est arrivé ici de bonne heure ce matin.Il a passé l’avant-midi avec les soldats qui s’entraînent sur le terrain de l’exposition.-K- NOUVEAUX DESORDRES ______________A LISBONNE Madrid, 17, via Londres (4.45).— Une dépêche officielle de Lisbonne reçue ici annonce que des désordres semblables à ceux d’hier soir ont éclaté de nouveau aujourd’hui dans la capitale du Portugal.Les détails manquent.La fameuse explosion de gaz, >e 20 octobre 1914, qui détruisit un bloc de maisons, rue Frontenac, en causant la mort de plusieurs personnes et infligeant des blessures graves à plusieurs autres, avait amené plusieurs actions en dommages contre la “ Montreal Light, Heat and Power Co.” L’une d’entre elles, celle de Dame Sarah Gilbert contre la compagnie s’est instruite, ce matin, devant un jury, en Cour Supérieure, présidée par le juge Greenshields.La demanderesse réclame $25,000 de la compagnie défenderesse.Elle déclare que sérieusement blessée au cours de l'explosion, elle fut transportée à l’hôpital Général où on lut lui amputer les deux jambes ; elle est maintenant dans l’impossibilité de gagner sa vie.La demanderesse allègue que l’explosion a été causée par la négligence de la compagnie et de ses employés : Des réparations avaient été mal faites à un compteur dans la maison voisine de la sienne.Lors de l'enquête “ on discovery”, l’ingénieur Mosco Vici a déclaré que l’explosion ne devait pas être due à la dynamite mais au gaz.EXPLOSION A QUEBEC (lîe notre correspondant) Québec, 17.— Une explosion de gaz acétylène s'est produite ce matin.aux usines de la maison F.X.Drolet.Un jeune homme du nom de Lacombe, âgé de 22 ans, qui était à réparer un réservoir a été affreusement brûlé à la figure.L’explosion a été causé par un court circuit électrique provenant d’une lampe avec laquelle le jeune Lacombe travaillait.UN ARTICLE DE M.POINCARE Paris, 17.— Le président Poincaré a écrit pour un journal publié dans les tranchées par le 17ème •d’infanterie territoriale et qui a ' nom L’Echo des Tranchées, un article dans lequel il dit: “Vous m’avez demandé quelques mots d’encouragement.Vous n’avez pas besoin d’encouragement, car vous inspirez vous-mêmes ce courage dont toute la nation fait preuve.Un témoignage de sympathie me ferait grand plaisir.Je préfère vous dire personnellement combien j’admire votre bonne humeur et votre gaieté constante en face du danger.C’est là un des plus charmants aspects de la bravoure française.Vous élevez et purifiez l’âme de la nation.” forcèrent l’ennemi à battre en retraite par delà la Pruth.Les 14 mai les batteries de longue portée de Przemysl ont dispersé une colonne ennemie venant de l’ouest lui infligeant de rudes pertes.Sur les autres secteurs de la San el sillies versants orientaux des Carpathes on ne fait pas mention d’engagements.L’armée autrichienne, décousue sur le Dniester, le 14.ne pouvait maintenir ses positions sur la rive gauche de la Pruth.excepté dans la légion de Kotomot.et ce grâce à l’appui de renforts amenés par trains et composés de sapeurs, de détachements en voie de formation et des dernières unités disponibles.Le même jour, les troupes russes emportèrent d’assaut Nadworna, après une lutte gigantesque.Les soirs précédents, la cavalerie qui avait forcé la tête d’un pont dans une attaque, occupa Sniatyn.La poursuite de l’ennemi se continue de façon énergique.Dans la région de Shavii, Cour-lande, la bataille se dévejoppe favorablement pour les Russes qui ont repoussé plusieurs attaques à l’ouest de Shavii, et attaqué successivement une forte colonne ennemie près du village de Grodzi, qui essayait d’envelopper Shavii du nord.La colonue fut rejetée en arrière.BATAILLE A LA FRONTIERE ITALIENNE Eornc, 17.— Des escarmouches entre des troupes italiennes cl autrichiennes auraient lieu à ta frontière.Les Autrichiens, dit-on, tentèrent de franchir la frontière, mais furent repoussés par les Italiens qui prirent un prisonnier.( ne autre nouvelle non confirmée disant qu un bataillon autrichien avait franchi la frontière a répandu l'émotion dans Home aujourd'hui.Le ministère de la guerre n’a reçu aucune coroboration de cela.Salandra a convoqué le cabinet sur-le-champ, _ Des dépêches subséquentes ayant le cachet de la plus évidente authenticité portent qu'une bande d'Autrichiens a traversé la frontière, mais que des patrouilles italiennes l'ont repoussée à la pointe de la baïonnette.SIGNES D’ELECTIONS PROCHAINES il y aura des élections à brève échéance.Le maire Martin parlait, ce matin, “des conservateurs qui vont surprendre les libéraux de nuit comme des voleurs.” 11 n'a peut-être pas si tort que cela et le calme apparent qui règne depuis quelque temps n’a pas d’autre but que d’endormir les soupçons.Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais il suffit quelquefois d’une affiche pour donner le signe d’une élection.Il en est sorti une des presses de la Gazette, qui est significative: elle représente un soldat canadien dans le costume écossais en Belgique et on peut lire au-dessus l’inscription suivante en anglais: “C’est Borden qui a envoyé les hommes là-bas; votez pour les conservateurs et aidez la cause de l’Empire.” Cette affiche lancée en pareil temps indique assez que les organisateurs conservateurs comptent sur des elections à brève échéance.LE “ GRAMPIAN ” ENDOMMAGE — Liverpool, 17 — Le “Grampian”,! de la ligne Allan, qui a quitté Liverpool pour Montréal vendredi 1 soir, ayant à bord les trois-quarts I des passagers qu’il peut contenir, a été légèrement endonunagé en venant en collision avec le paquebot “Kingsway”.Le ‘IGrampian” est revenu à son mouillage.DECES DEGUISE — A Montréal, le 15 mai 1913 à l’àgr de 65 any, est décédé Beniamin De-guise, autrefois de la paroisse Hoèlielaga Les funérailles auront lieu mardi le 18 : courant.Le convoi funèbre partira de sa residence, 18 avenue Souvenir, à 8 heures et demie précises, pour se rendre à l’église de SaintLeon de WesDmouut, oii le service sera célébré, et de là au cimetière de la ( oie des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et ' amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LALONDE — A Verdun, le 16 mai 1915 à 1 âge de 82 ans, est décédée Marie Daoust’ épouse de M.Jos.Lalonde.Les funérailles auront lieu mardi, le 18 l courant, à lligaud.Le convoi funèbre partira de la demeure du fils de la défunte M 1 Orphie Lalonde, No .'113 rue Gall, Yerduin à , heures et trois-quarts, pour se rendre a lu gare Windsor, pour le train de 9 heu-res (là.Le service aura lieu à 10 heures 15 a Bigaud.Parents et amis sont priés d’y as- ! sister sans autre invitation.DECES A MONTREAL AN GRIGNON, Denise, 7 mois, enfant de J.B.Angriguon, carossier, boulevard Saint-Mosri)l\ 112.BEL AJ K, Anna, 2 mois, enfant de Roméo Béhur, restaurateur, avenue Henri-Julien 1040.* DENGAU, Alcide, -18 ans, souffleur, rue Sydenham, 4.DESHOSIJîBS, Lionel, 1 an, enfant d’Vr-thur W.'srosiers, artisan, rue Suinte-Philo-mènp, 3.GOSSELIN.Hose Blain, 57 ans, veuve de Fleury Gosselin, condutceur de char rue Notre-Dame, 2819 ouest.GAGNON, Henri, 4 ans.enfant d’Alfred Gagnon, menuisier, rue Notre-Dame, 1032 siUENETTE, Jean, 18 ans.fils d’Adoflphe (luenette, agent d immeubles, rue Heather, 1.GODIN, Ilortrivse, 7 mois, enfant d’Ernest Godin, agent d’assurance, rue de ia-nuudière, 343.GLILLf.1.Frédéric, 30 ans charretier, rue Saint-Timothée, 477.r r, HUBHRDEAU, Rosario, 1 an, enfant d’Arthur Huberdeau, plAtrter, rue Saint-André.8o8.LA GUE.Salem, 22 ans, journalier, ru» Moreau, o, LEGAULT, Flore, 4 ans, enfant de Joseph Lcgault.plombier, rue Saint-VaUer 13.38 LASONDE, Dcdphone Hébrrt, 63 ans, veuve d’Elie Lasonde, cordonnier, rue Maisonneuve, 354.LEMAY, Honnisdas, 68 ans, journalier, rue Maisonneuve, 391.LAVOIE, Armand, 8 mois, enfant dn Narcisse Lavoie, mouleur, rue Bourbonnlè-re.471, LAiLIBERTE, Honnisdas, enfant de Wilfrid Laliherté, mécanicien, rue Bellechas-se, 368.LANDREVIIjLR, Albert, 1 an, enfant de Henri Landreville, charretier, rue Saint-Jacques.516.MATHTJ'RIN.Mélina Laforcst.65 ans, veuve d'Edouard Mathurin, tailleur, rue Carrières, 1, PAQUETTE, Georges, 4 ans, enfant de Richard Paquette, serre-frein, rue Orléans.2208.ROUSSEAU, Simone, 1 an.enfant de Charles Rousseau, machiniste, rue Snint-Phlüpne, 18.RAAMOND, Philomène, 63 ans, avenue T-aval, 4.THEORET.Gabrielle, 2 ans, enfant d’A-hé ard Théoret, modeleur, rue de Lanou-dlère, 630.7
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