Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 31 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-03-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLmiF VT—No n MONTREAL, MERCREDI 31 MARS, 1915, DEUX SOUS LE NUfVU ABONNEMENTS : Edition Quotidienne (UN AD A ET ETATS-UNIS.*5.00 liWlON POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANAD>.*1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE.*2.00 IE DEVOIR Redaction et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! NOS TEMOINS La “City Improvement League *’ Il y a près de sept mois qu’à peine arrivé d’Europe, M.Henri Bou-rassa posait devant nos lecteurs la question essentielle qui préoccupait ics hommes publics de France et d’Angleterre, mais qui semblait complètement échapper aux “patriotes” de chez nous: la question du pain, la question de la subsistance des malheureux pendant l’effroyable crise déterminée et aggravée par la guerre.Six semaines plus tard, après avoir discuté le problème de la misère locale, il formulait tout un programme de mise en valeur de nos ressources naturelles, afin d’augmenter la production et de diminuer le chiffre et la misère des sans-travail.Il disait, entre autres choses: “Les grandes villes elles-mêmes pourraient activer, dans leurs banlieues, la production des produits maraîchers, des oeufs, des volailles.Qu’on regarde autour de Montréal la t/uantité de terres vacantes, expropriées par la folie spéculation des dernières années.Une loi d’urgence devrait autoriser les autorités municipales de Montréal à s’emparer temporairement d'une certaine proportion de ces terres improductives et d’y établir un bon nombre de sans-travail qui s’engageraient à les mettre en état de production.” On ne l'écouta guère.L’heure n’était pas au bon sens: c’était le moment où un brave homme d’affaires canadien-français répondait avec empressement au journaliste anglais qui lui disait : “Bourassa est un traitrc et devrait être pendu!": “Vous avez parfaitement raison, monsieur.Ledit brave homme, cpii a un excellent coeur et qui a repris son bon sens, constate aujourd’hui qu’il est peut-être des besognes plus urgentes que de pendre Bourassa et il donnera sûrement à l’initiative de la Ligue d’embellissement civique son plus énergique concours.On connaît cette initiative: le Devoir en a donné hier tous les détails et elle est simplement l’application, par des particuliers et sur une échelle moins considérable, de l’idée que formulait, en octobre dernier.Je directeur du Devoir, c’est-à-dire la mise en culture des terrains vacants, si nombreux dans nos grandes villes.Son principal tort, c’est d arriver un peu tard.Il faudra expédier très rapidement un travail préliminaire qui serait depuis longtemps fait, si on avait écouté, il y a six mois, la parole des cerveaux brûlés et qui gênera un peu l’exécution du projet.Mais enfin, mieux vaut tard que jamais et nous félicitons cordialement la Ligue d’Embellissement d’avoir voulu faire quelque chose.Elle se propose, annonce-t-elle, de faire appel au concours des journaux.Nous lui promettons d’avance le nôtre, entier et cordial.Ainsi que nous 1 avons rappelé dans la campagne menée à ce propos, l’initiative projetée a des précédents.Elle n’a pas seulement une valeur théorique; l’expérience a démontré qu’elle peut être réalisée dans la pratique.Nous avons cité le cas typique de Régina.U Agricultural Gazette d’Ottawa, livraison de mars, nous en apporte d’autres, aussi caractéristiques.A Calgary, par exemple, on a fait cultiver l’an dernier 250 lots vacants, mis gratuitement à la disposition des travailleurs, et qui ont fourni au bas mot pour $5,000 de légumes.A Edmonton, l’association des propriétaires se dispose à mettre au service de ceux qui voudront les cultiver, et gratuitement toujours, les terrains vacants qui lui appartiennent.Le secrétaire écrit qu’il a déjà plus de trois cents lots disponibles.Ce que l’on a fait, ce que l’on fait à Régina, à Calgary, à Edmonton, on doit être capable de le faire à Montréal.Ce ne sera pas la solution totale d’un problème angoissant, mais ce sera toujours un adoucissement au mal, et c’est déjà beaucoup.Et cela n empêchera point de songer aux autres remèdes d’étudier à fond ce problème de la colonisation et du retour à la terre que la faim et la misère finiront par imposer à l’attention des plus distraits Nous y reviendrons.Orner HEROUX.CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE Il n’y a rien à relever dans les opérations militaires sur le front occidental.En France et en Bel-ïique, l’artillerie a fait presque tous les frais des engagements signalés par les communiqués olficiels de Paris, sauf dans la forêt Le Prêtre t près de Ponl-à-Mousson où clés combats de tranchées ont eu lieu.Dans la région du Niémen, les Russes continuent à refouler l’ennemi, Un détachement de l’armée autrichienne de Bucovine a franchi la frontière russe et s’est avancé vers Llhotin.Dans les Carpathes Pétrograd annonce vaguement de nouveaux succès dans les Carpathes.Evidemment, les cols des montagnes sont bien défndus.De la résistance des Autrichiens dépend la possession des routes qui conduisent à la plaine hongroise, et, par elles, à Budapest et à Vienne.Les Russes maîtres des sommets, ce serait la descente rapide sur la terre hongroise.Les Carpathes, en effet, donnent passage à huit réseaux ferrés qui trouent l’immense chaîne de l’est à l’ouest.Aujourd’hui, un épais manteau de neige recouvre encore les routes et les villages.Les soldats piétinent sur le sol glacé, et c'est l’une des merveilles de cette campagne que les armées aient pu continuer sans répit, malgré le froid et la neige qui entravaient leurs mouvements, la lutte acharnée qui se poursuivra jusqu’au printemps tardif, alors que la température plus clémente permettra d’aborder les grands combats qui décideront de la victoire.L'offensive allemande Dans les milieux militaires, on se préoccupe vivement de savoir sur quel point se portera l'effort allemand, en attendant que les alliés soient prêts à tenter l’offensive générale.On dit que l’empereur d’Allemagne est actuellement a Berlin en conciliabule avec les chefs des armées germaniques et qu’une suprême tentative sera faite pour frapper un grand coup destiné à compenser la perte de Prmnysl et à rétablir les affaires de la Turquie.De leur côte, les alliés travaillent à compléter leur organisation et à rendre leurs lignes impénétrables, lis veulent que sur toutes les parties du front la poussée ennemie se trouve en présence de terribles obstacles.Les chefs auront ainsi toute liberté pour orienter leur offensive dans le sens qu’ils ont depuis longtemps prevu et qui les conduira à la victoire finale.A propos de bottes Le Canada n’a pas le monopole des patnotards hypocrites et avides, qui se paient de mots et de gros bénéfices.Ces exploiteurs ne sont pas inconnus en Angleterre, 5,1 on croit le député unioniste de aalford-Sud, dont le “Times” rapporte ainsi les paroles prononcées aux Communes.M.Barlow (Salford-Sud, opp.), comme exemple de ce qui se passe, dit comment des bottes ont été fournies à une association locale, pour un bataillon qu’on était en train de recruter, et ont été trouvées sans valeur, la semelle se détachant de l’empeigne.Quelques mois plus tard, d’autres chaussures furent commandées à une autre firme, et quand elles furent livrées on trouva dans le lot 1,500 paires de bottes identiques à celles qui avaient été rejetées.La seule différence se trouvait dans le prix, qui avait augmenté de 1s.9d.(Rires).” En Suisse La Confédération suisse supporte avec honneur les charges multiples et onéreuses que lui impose sa situation d'Etat neutre situé au confluent des lignes des nations belligérantes et des voies du commerce international restées libres.Elle a vu sans récriminer son commerce péricliter et sa population subir la gène résultant de l’état de guerre, Sans cesser de se montrer secoura-ble aux misères des déportés français qui passent sur son territoire pour rentrer en France.D’après les statistiques que vient de publier le département fédéral du commerce, les exportations d'horlogerie ont baissé, en 1914, de $12,400,000.Tandis qu’en 4913, la Suisse avait exporté pour plus de $30,000.000 de produits horlogers, ce chiffre tombe à $24,162,000 en 1914.Ce recul est le plus formidable que l’horlogerie suisse ait jamais enregistré; il reporte cette industrie à dix ans ©n arrière, alors que la Suisse vendait pour 24 millions de dollars de montres.CE QUE COUTERONT LES PENSIONS MILITAIRES j-e Devoir, à maintes reprises, a fait remarquer que, outre les frais immédiats de notre participation à la guerre, il y en aurait d'autres, que nous connaîtrions à la longue et qui se prolongeraient pendant plusieurs décades.Telles, les pensions militaires; une fois bien établies, la guerre close, elles devraient nous coûter en moyenne une dizaine de millions par an, d’après certaines autorités.On a parlé hier des pensions militaires, aux Communes; ou plutôt le ministre -des Finances a fait connaître son désir d’obtenir certains crédits pour parer aux besoins (lui s’annoncent de ce chef, pour 1915-1916.Dans le budget supplémentaire dont le ministère a saisi les Communes, hier, il y a un chapitre relatif à ces pensions.Leur établissement, au cours de l’exercice financier qui commence demain, coûtera, au dire du ministre, la somme de 2 millions au moins.Le calcul est approximatif.Et cependant la guerre ne fait que commencer, il n’y a pas eu encore un nombre considérable de soldais canadiens tués, blessés ou invalidés depuis le commencement de la campagne.Nous avons à peine 30,600 hommes au feu, un grand nombre ne sont pas encore dans des endroits très exposés.Toutefois, on s’aperçoit déjà que, après deux mois de campagne, il est nécessaire d’ajouter 2 millions aux dépenses de 1 Etat pour secourir les familles de ceux qui sont tombés ou tomberont d’ici peu sous les balles allemandes.Et si nous avons au feu, prochainement, 50,000 hommes, comme le veut le ministère, s’ils font toute la campagne européenne, dont on ne peut prévoir encore la durée, mais qui s’annonce comme devant être longue, ardue et meurtrière, on peut être certain que ces 2 millions suffiront à peine, au cours du prochain exercice financier et que, à la session de 1916, le ministre des Finances' devra demander aux Ghambrcs le double ou le triple de ce montant.Les prévisions de ceux qui disent que, la guerre finie, il nous en coûtera chaque année au moins dix millions, pour pensions aux soldats blessés ou invalidés et aux familles des soldats morts au feu, pourraient bien être dépassées.Et cela durera cinquante ans pour le moins.On n’a qu’à faire le calcul: 10 millions pendant 50 ans représentent 500 millions.Qu’on ajoute à cela les 200 ou 250 millions que la guerre nous coûtera par ailleurs, si elle dure encore un an ou dix-huit mois, et l’on peut calculer que le pays, de ce chef, déboursera, d’ici à un demi-siècle, plus de 750 millions, outre les intérêts sur les montants empruntés pour parer aux dépenses immédiates.N'y a-t-il pas là de quoi foire réfléchir sur le coût des aventures impérialistes?Georges PELLETIER.LES BILINGUISTES A TORONTO Les membres de la Commission scolaire d’Ottawa, dont l’existence est menacée par le gouvernement d’Ontario, sont allés hier à Toronto combattre le projet ministériel.Le rapport de l’entrevue publié par les journaux de Toronto et d’Ottawa, montre qu’ils n’ont rien gagné.Le premier ministre, doucereusement, et M.Ferguson, brutalement, leur ont répondu que si la commission voulait continuer de vivre elle n’avait qu’à obéir au règlement No 17, c’esl-à-dire exiger le moins de français possible dans ses écoles.La meilleure preuve que votre disparition est nécessaire, c'est que vous êtes divisés, a ajouté un autre membre du gouvernement.11 nous faul assurer l’instruction aux enfants, a déclaré aussi M.Hearst.Comme si nos compatriotes refusaient de faire instruire leurs enfants I Au fond, cette constance à feindre la bonne foi esl un hommage à la justice de la cause de la minorité.L’on préfère passer pour sluoidc que d’avouer son fanatisme.J.D.— « «— ¦ -.- Les importations ont aussi diminué.De $1,400,000 en 1913, elles sont tombées à $800,000 en 1914.On achète surtout les “ébauches et parties détachées” de la montre.Comme il fallait s'y attendre Içs branches annexes subissent, elles aussi, un fléchissement très marqué.Les exportations de bijouterie tombent de moitié — de 2 millions à un million et quelque chose.De ces quelques chiffres, on peut conclure que la guerre européenne a porté un coup sensible à l’industrie horlogère.L'ère des années maigres est ouverte pour la Suisse.Uldéric TREMBLAY.LETTRE D*OTTAWA LA QUESTION BILINGUE AU SENAT Ottawa, 30 mars.— La question bilingue a subi aujourd’hui, aux mains du Sénat, des vicissitudes marquées; continué par MM.Bowell, Edwards, Béïque et Cloran.le débat a fini par être ajourné, non sans une certaine résistance, de la part de ses parrains, à mardi prochain, 6 avril.Or, il est possible qu’à cette date relativement lointaine, les Chambres auront été prorogées; alors.requies-cat! Si par hasard, la session se prolongeait, il semble bien que de nouvelles manoeuvres seront employées par les adversaires de la motion pour l’ajourner de nouveau indéfiniment; de toute façon, on a ce soir l’impression que la question est vidée en ce qui concerne le Sénat du Canada.Repris cet après-midi par Sir Mac-kenzie-Bowell, qui s’est vaguement prononcé contre l’opportunité de la motion David, le débat a été dirigé par le sénateur Edwards, secondé par M.Béïque, vers les récifs procéduriers sur lesquels il devait faire ce soir un naufrage fatal mais honorable.On sait que le sénateur Power, d’Halifax, avait ajouté un sous-amendement à celui du sénateur Bolduc; ce sous-amendement invoquait le commode principe de l’autonomie des provinces pour refuser au Sénat le droit de se prononcer en la matière.M.Edwards prétendait que ce sous-amendement n’était pas valide, en ce qu’il constituait plutôt une autre motion substituée à celle de M.L.O.David.Or, une substitution n’est pas permise en pareil cas, selon MM.Edwards et Béïque; ce dernier en appelle au président, M.Landry, qui lui donne raison, dans une réponse soigneusement documentée et préparée a l’avance, et que nos lecteurs trouveront à la suite de cette lettre-ci.Immédiatement, M.Power en appela à la Chambre de la décision du président; procédure à sensation, qui éveilla le plus vif intérêt dans la solennelle enceinte, tandis que la clochette du vote appelait avec insistance les honorables messieurs à leurs sièes.Lorsque tout le monde fut au poste, M.le président proclama en termes brefs, concis, de quoi il s’agissait; il avait déclaré hors d’ordre le sous-amendement Power, et Ai.Power en appelait de la décision présidentielle.On allait donc voter pour ou contre la dite décision.Ceux qui étaient en faveur de l’attitude du président se levèrent à tour de rôle, nommés à mesure par le greffier; ce furent MM.David, Béïque, Edwards, Fiset, La-rivière, Thibaudeau, Godboul, Choquette, Legris, McSweeney, Tessier, Costigan, Belcourt, Montplaisir, La-vergne, Dessaulles, Poirier, Dandu-rand, Bolduc, Domville et Riley, total : 21.On compta en- suite les opposants : 31.La décision de M.Landry était donc renversée par une majorité de 10 voix.Bien qu’il ne s’agît pas là d’un vote direct sur la motion principale, on ne peut s’empêcher d'y voir, au moins, un indice du sentiment de la majorité, quoi qu’un bon nombre de ceux qui ont appuyé l'amendement Power se soient engagés, dit-on, en faveur de la motion David.La question principale restait ouverte, et l’on entendit aussitôt le sénateur Cloran, qui au cours d’une harangue de deux heures, fit allusion aux sujets les plus divers et s'appliqua à démontrer son amour pour la langue française, tout eu applaudissant aux mesures d'etran-gîement du gouvernement ontarien.’ I will say as my “old confrères” the thclogians: “Distinguo!” dit-il, au début d’une embardée dans une série de subtilités dont il se tire à grande peine.D’après lui le droit des parents à contrôler l’éducation de leurs enfants eesse d’exister lorsque les dils parents sont reconnus incompétents à remplir ce devoir.Alors, l’Etat doit intervenir, et le clergé n’a rien à y voir, sauf en ce qui concerne l'instruction religieuse.Comme on le voit, M.Cloran ne craint pas de loucher à d’assez complexes questions, et il le fait avec toute la délicatesse d’un Boeuf-gras s’offrant une promenade de digestion dans un magasin de vaisselle.L’heure officielle du repas vespéral a interrompu M Cloran dans ses vastes considérations, qu'il a reprises du reste, à huit heures, traitant à fond la question du “Home Rule”, dans la-mielle il mêle M.Sam Hughes, sir Hugh Carson et nombre d’autres personnalités aussi disparates.A noter qu’au début de son discours prononcé avec une grande emphase de la voix et du geste.M.Cloran a accusé les parlementaires canadiens-franaçis d’être les premiers coupables de l’effacement graduel de leur langue par le peu do fierté qu'ils incitent à s’en servir en Chambre."De tous les orateurs éloquents qui ont défendu ici les droits ne la langue française, n-t-il fait remarquer, pas un seul ne s'est exprimé dans cette belle langue.” C’est sur re fait indiscuté qu’il fonde ses reproches; on ’ onrrait lui répondre qu’il n’atirail rice compris si on lui avait parlé français, et qu'l] serait fort en peine lui-même de parler français comme ses rollègnes français nn! narlé anglais à tour de rôle en re débat historique; mais io reproche est tout de même bon à noter.et il est indiscutable que bon nombre de nos députés en pourraient fairp leur crédit.A la suite de M.Cloran.M.Bnv"r s’est levé nour proposer l’n.lonrne-ment dn débat à mardi prochain.Surprise de M.David, qui proteste contre ce retard inutile, et propose en amendement que le débat se continue demain.On vote sur l’amendement, qui est défait par un vote de 24 à 16.La proposition Boyer reste donc devant la Chambre ; mise aux voix, elle est promptement adoptée.renvoyant la question bilingue à une époque ultérieure qui se pourrait fort bien prolonger jusqu’aux célèbres calendes athéniennes.Mais ne prophétisons pas.* * ¦3Ê Les Communes ont voté sans trop d’anicroches les crédits de la Justice .défendus par le débonnaire M.Doherty patriarcal et souriant comme il convient à un homme dont “la petite affaire va bien”.M.Gauvreau a lancé, au début de la séance de cet après-midi, quelques projectiles détonants dans la tranchée de notre grand justicier.Racontant le cas d’un pauvre vieux pêcheur de la Rivière-du-Loup, dont la masure se trouva, par inadvertance, bâtie sur un terrain appartenant au gouvernement, SV1.Gauvreau se plaint que le ministre n’a pas daigné répondre à une lettre importante que lui, M.Gauvreau, lui a adressée à ce sujet il y a plusieurs mois.“Je suppose, dit M.Gauvreau avec une pointe de sarcasme, qu’à ce moment-là l’honorable ministre était occupé à retirer son fonds de pension; mais il est regrettable quand même qu’il ne réponde pas aux lettres que lui adressent les membres de cette Chambre.” Calme et souriant derrière sa forte moustache blanche et ses épais sourcils, M.Doherty a protesté de sa surprise d’avoir négligé de répondre à la lettre de M.Gauvreau; il admet que toute lettre mérite une réponse, et proteste que cette omission a été toute involontaire et qu’il est de son devoir d’offrir les excuses de son département, si réellement réponse n’a pas été donnée.Quant au cas du vieux pêcheur, il ne croit pas qu’on ait usé de cruauté à son égard, et si on l’a fait, c’est absolument malgré les instructions contraires qu’il avait données à ses subordonnés.M, Gauvreau n’a pu s’empêcher de se déclarer satisfait des explications du ministre.Il est évident que le meilleur temps pour être écouté favorablement est celui où un ministre déploie toute la séduction dont il est capable pour faire passer avec un minimum de questions et d’obstruction les petits millions qu’il a mis dans son budget pour l’année courante; les députés le savent et ne se font pas faute d’en profiter.L’un des premiers articles du budget du ministère de la Justice, celui du pénitencier de Kingston, a provoqué de longues dissertations de M.Edwards et Nickle sur les vices profonds, d’après eux, de notre système pénitenciaire.M.Edwards s’est spécialisé en la matière, et il y revient chaque année avec une inlassable persévérance.Malgré ses attaches nettement ministérielles, il ne craint pas de se séparer là-dessus du ministre de la Jus-lice.à qui il ne ménage pas les conseils et les reproches.Il a parlé à deux longues reprises, ce soir, pondant que M.Doherty et la Chambre attendaient avec patience qu’on en finit avec la Justice pour entre-jrendre les Travaux publics.M.ickle a parlé dans le même sens, avec une abondance qui rappelle celle de M.R.lî.Bennett, dont le debit cependant offre plus de variété.A minuit, M.Edwards parlait encore.C’est lui qui a promis au rq-cent banuuet des Orangistes, de due son fait à la langue française, a la Chambre.Attendons ses bombes avec un calme courage; qui sait si elles ne se transformeront pas en juteuses “oranges”, au cours de leur inoffensive trajectoire?Ernest BILODEAU.DECISION DU PRESIDENT DU S NAT SUR LES MOTIONS DAVID, BOLDUC ET POWER M.Landry dit : “Afin de mieux faire compn dre la décision que je suis appi à donner, ii me faut condenser quelques mots la teneur des tri motions maintenant devant Chambre pour en tirer ce '’lie i mande chacune d’elles.‘La motion principale, celle 1 honorable sénateur de la divisi de Mille-Iles (M, David), deman à cette Chambre de déclarer qi est dans les limites de sa juridicti et de ses pouvoirs d’exprimer : regrets sur les divisions qui se blent exister dans ia provin d’Ontario, au sujet des écoics bit gués, et de formuler le voeu que t difficultés soient résolues dans paix et l’harmonie et d’accord av l’esprit de la Constitution.‘sprd .________________ “La motion en amendement.le de l’honorable sénateur de la vision de Lauzon (M.Bolduc), firme que cette Chambre, sans v loir indiquer à aucune province qu’elle a le droit de faire en mati d’éducation, croit de son dev d’exprimer le voeu que toutes i ficimés scolaires, nationales ou Ugieuses soient résolues dans paix et l’harmonie suivant la lel et l’esprit de notre Constitution.‘‘Ce qui différencie ces deux i lions c’est mie la dernière n’affit ni la juridiction du Sénat, ni pouvoirs en matière scolaire, et signale pas In province d’Ontc comme étant le foyer des difficu bilingues.“Bref, la motion de l’honors sénateur de Lauzon est une dé ration plus étendue, ne visant aucune province en particulier et se donnant bien garde d’affirmer quels peuvent être les pouvoirs et I la juridiction du Parlement canadien en la matière.“Voyons maintenant ce que demande ia motion de l’honorable sénateur d’Halifax (M.Power) : “Prenant les conclusions de ia motion principale et celles de la motion en amendement, elle les affirme comme préambule à l’expression d’opinion qu’elle demande à cette Chambre, et cette opinion c’est que l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord ayant réservé aux provinces la question de l’éducation, quelqu’opinion que puisse formuler le Parlement canadien, elle serait contraire à l’esprit de la Constitution et de nature à intensifier les divisions déjà existantes.“Ayant établi la nature et les portées des motions maintenant devant cette Chambre, la question se pose de savoir si le sous-amendement (Power) est dans l’ordre.“Et d’abord, en quoi amende-t-il l’amendement?“U n’amende pas l’amendement (Bolduc) en ce sens que, tout comme l'amendement, il affirme la nécessité pour cette Chambre de déclarer (pie toute difficulté scolaire soit résolue dans la paix et l’harmonie suivant l’esprit de la Constitution.Toute cette partie du sous-amendement, étant la répétition de' ce que comprend l’amendement, ne peut donc pas être considéré coin- j me un amendement.“il est un point cependant où le sous-amendement (Power) diffère totalement d’avec l’amendement, c'est lorsqu’il demande à la Chambre d’affirmer:— “1.Que l'Acte de l’Amérique Britannique du Nord a laissé aux provinces seules la solution des difficultés eu matière scolaire.‘ 2.Que toute suggestion du Sénat, — quand même elle serait dans les lignes des pouvoirs réservés aux provinces, — serait contraire à la Constitution et de nature à créer des divisions plus profondes.“Cette double affirmation est contraire à ia lettre et à l’esprit de la Constitution et contredit les principes émis dans la premiere partie du sous-amendement.“Elle contredit aussi, de la manière la plus formelle, la conclusion de l’amendement qui, pour obtenir une solution dans la paix et l'harmonie, invoque précisément l’esprit et la lettre de la Constitution.“De ce chef, le sous-amendement (Power) devient une négative étendue (expanded negative).“La jurisprudence parlementaire est explicite sur ce point.“ May (page 293) dans son livre classique sur les usages parlementaires, s’exprime comme suit : “ The Speaker has also ruled that “ an amendment that was merely “ an expanded negative or othev-“ wise irregular in form, could not “ he proposed from the chair.” “ Dans les décisions de Peel, on lit à ia page 9 : “ A mere negative cannot be moved as an amendment.A proposed amendment which is merely an ex-pandea negative in another form, is not in order.” “ Dans les decisions de Denison et de Brand, nous trouvons à ia page 9, la doctrine suivante ; “ Amendments in the nature of substantive resolution and not of amendment to the resolution before the House, cannot \>v put.” “ Or,la motion de rhon.senate ir d’Halifax (M.Power) n’amendant rien, devient simplement ce qu’on appelle une motion pour se substituer à un amendement régulier, c’est-à-dire une tactique parlementaire pour enlever à la Chambre »e devoir de se prononcer sur une question qui lui a été régulièrement soumise.C’est véritablement une motion de fonds, et nullement un amendement, par conséquent ne peut pas être régulièrement proposé, “Pour toutes ces raisons, ’appuyant sur la jurisprudence parlementaire, je déclare que le sous-amendement de l’hon.Sénateur d’Halifax, participe de la nature d’une motion de fonds (substantive resolution) et que de ce chef, il ne peut pas être proposé.“Ce n’est pas un amendement, mais une simple substitution que l’on propose cl cette substitution n’est pas dans l’ordre parce qu’elle est une substitution et qu’elle est précédée d’un préambule, et finalement oarce qu’elle demande de nier simplement ce qui est affirmé dans l’amendement.“Sa nature même l’exclut les amendements pcnnissibles.” Le Sénat, par un vote de 31 a 21, a infirmé rette décision et maintenu la validité du texte Power.LE BUDGET DU NOUV.-BRUNSWICK Fredericton, N.-B, 31.—A lu législature, hier après-midi, le Dr P.Landry, le secrétaire de la province, a prononcé le discours sur le budget.Il estime que pour l’année pro-enaine les revenus s’élèveront à $1,565,756 et les dépenses à $1,557,-493.Revenus et dépenses sont plus considérables que l’année dernière.Le Dr Landry g déclaré que :e gouvernement entendait “ faire des affaires comme d’habitude Tout en ne suspendant pas l’exécution des travaux nécessaires, on pratiquera l’économie.Le budget a été adopté.APRES LA GUERRE L’optimisme en temps de crise n’est peut-être pas une mauvaise chose; seulement il n’en faut pas abuser.De tous les optimistes actuellement en activité, sir George Foster nous paraît être le plus incorrigible.Parlant, ces jours-ci à ’’Empire Club” de Toronto, et s’efforçant de communiquer ses sentiments à son auditoire, le ministre du Commerce disait combien le Canada pourrait, après la guerre, contribuer à la reconstruction générale par le placement de ses produits, et quelle prospérité cela lui amènerait.Tout cela est possible, mais à la condition que l’initiative officielle et l’initiative privée se coalisent pour cultiver les marchés étrangers.Encore une fois, compter uniquement sur les ressentiments que l’Allemagne laissera dans les esorits et les coeurs pour augmenter notre commerce avec la France, la Russie, l’Angleterre et autres pays, c’est courir aux plus certaines décen-tions.Et nous ne comprenons pas qu’un homme de l’expérience de sir George Foster en soit toujours à gloser I sur ce thème.“Quelle combinaison aura-t-elle contre elle (l’Allemagne) après la fuerre”?dit le ministre, “cela est ifficile à dire pour le moment, mais cette combinaison sera tout probablement contre elle.Et cela, ajou-S té à l’affaiblissement de sa base d'opération, rendra encore plus difficile le problème de refaire son commerce extérieur”.Sans doute, dans une certaine mesure; mais la guerre ne tuera pas l’ëxtraordinaire esprit d’organisation de l’Allemand, et il n’est pas certain non plus qu’elle détruise ou même qu’elle affecte sensiblement sa puissance de production.La guerre finie, l’Allemagne se remettra aussilôt à l’oeuvre pour retrouver ses clients; et ses relations passées avec ceux-ci j dont la satisfaction s’est traduite par d’énormes commandes durant j des années et des années, lui rendra ! la tâche relativement facile.Pour lui enlever une part des marchés, il faudra lutter.Voilà ce que notre monde industriel et commercial devrait se répéter chaque jour; et s’il n’est pas encore convaincu de cette vérité, il devrait l’apprendre de nos voisins.Une longue dépêche nous disait ces jours-ci ce que Washington fait pour s’attirer la clientèle russe.Nos voisins ne se contentent pas d’espérer ou de discourir sur l’état d’esprit des Russes, ou des Anglais, ou des Français à l’égard de l’Allemagne, après la guerre ; ils cherchent à l’intéresser immédiatement en leur faveur par des projets d’entente commerciale et des missions spéciales chargées de préparer le terrain.Qu’est-ce qui nous empêche de ! faire un peu la même chose, du ^ moins, d’envoyer sur ces marchés des hommes compétents, pour eu étudier les conditions et faire valoir le produit canadien ?Voici une dizaine de fois que le Devoir fait cette suggestion à qui de droit.J.D.-— i — - LE CANADA ECCLESIASTIQUE Nous venons de recevoir le Canada Ecclésiastique de 1915.C’est un volume de 700 pages qui contient les détails les plus complets sur le clergé et les communautés religieuses du Canada tout entier, jl contient aussi des indications précieuses sur les attributions des différentes congrégations romaines.Le Canada Ecclésiastique est aujourd'hui dans sa vingt-neuvième année.11 va toujours se perfectionnant et constitue un recueil de premier ordre, indispensable à ceux qui veulent être promptement et complètement renseignés sur les choses religieuses du pays.i,- ——' 1 "i"11— LES CONCESSIONS DE LA CHINE L’ATTITUDE DES MINISTRES NIPPONS PORTE A CROIRE QUE LE JAPON EN DEMANDERA D’AUTRES.(Spécial au “Devoir”) Pékin, 31.— A la conférence Î d’hier entre les diplomates nippons et les hommes d’état chinois, le ministre japonais, M.Hioki a assumé i une attitude de fermeté qui fait I présager aux Chinois qu’il leur sera i demandé d’autres concessions.Cette attitude des Japonais pi q-¦ vient du refus des ministres chinois de céder sur trois articflFs.Ccpen-i dant les Chinois qui n'en devaienl i étudier que douze, discutent au-i delà des articles fixés par eux.Le | problème du Shantung et les quatre articles de ce premier groupe ont déjà été acceptés avec de légères modifications.Le préambule ayant trait à la Mandchourie et à la Mongolie n'n pas encore été accepté.DEMAIN : -le Sénat”, “ Un bon point po pat M.Henri Boura LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 31 MARS 1915 VOL.VL — No 75 VITAL NOTRE-DAME ’assemblée générale annuelle de la corporation a eu lieu hier sous la présidence de S.G.Mgr Bruchési." Un surplus de $978.— Le nouveau bureau exécutif —Démission du docteur René Hébert.» L'assemblée générale annuelle de l'hôpital Notre-Dame a eu lieu, hier après-midi, sous la présidence de Monseigneur l'archevêque.Les surintendanls de rHûpiial Notre-Dame et de l’Hôpital Saint-I'.ul présentèrent leurs rapports de même que le trésorier, M.Tancrède Bienvenu.Ce dernier, dans son rapport a pu annoncer un surplus pour l’année 1914, et de plus le déficit de l’année précédente a été effacé.L’année courante a commencé avec un surplus de *978.Ce surplus a été obtenu grâce aux administrateurs de l’hôpital qui ont souscrit el payé la somme de $4,480.00.Au premier rang des assistants on remarquait le Dr E.P.Lachapelle, ¦président; le Dr L.de L.Harwood, .surintendant; M.Tancrède Bienvenu, trésorier; le Dr René Hébert, surintendant de rhôpital Saint-Paul; le Dr B.G.Bourgeois, secrétaire.Lue centaine d’autres personnes assislaicnt à l’assemblée parmi lesquelles plusieurs dames patronesses.Le Surintendant lit d’abord le rapport.pour l’année 1914: au cours de l’année 2464 malades dont 1217 hommes et 1147 femmes, ont été reçus et traités dans les différents services.Chacun de ces malades est demeuré à l’hôpital I8V2 jours, en moyenne; le total des jours d’hûpila-lisation se chiffre donc à 46,664.En plus, 22,579 consultations ont été données dans les dispensaires et 50.333 prescriptions y ont été distribuées gratuitement.Le département de la physiothérapie, conduit par le Dr Panneton, a donné 4194 séances.Les ambulances ont répondu à 837 appels et ont transporté en plus 538 malades privés.Le surintendant ajoute: parmi d’autres ambitions d’amélioration, nous cultivons celle de voir dans un avenir prochain, le département desservi par des ambulances-automobiles.A qui l’honneur?.” Au cours de la présente année, 6 élèves de l’école des garde-malades cl 3 religieuses ont obtenu leur diplôme avec distinction.La classe actuelle compte 34 élèves en service actif.En terminant, le surintendant annonce la nomination de la révérende soeur Saint-Mathias, comme directrice de l’Institution.M.Tancrède Bienvenu a aussi été nommé trésorier de l’hôpital, en remplacement de M.Zéphirin Hébert.RAPPORT DU TRESORIER M.Tancrède Bienvenu, le trésorier, donne lecture du rapport financier: les recettes générales tic la corporation de l’hôpital ont été de SO),-780.01.Les dépenses, y compris les intérêts payés sur les emprunts ont été de $117,842.94; en ajoutant à ce dernier montant le déficit de l’an dernier, $6,439.18, l’année 1914 a dû se clore avec un déficit de $3,502.1 L Le zèle des dames patronesses et la générosité de quelques donateurs ont beaucoup aidé à grossir les recettes de celte année.Les dames patronesses ont versé au fond de l’hôpital la somme de $2,186.-62, la succession de Joseph Gomle, «• 'lie de $2,350.00 et la succession C.Galarneau celle de $400.00.Pour couvrir une partie du déficit «le l’an dernier les administrateurs on! souscrit et payé la somme de $4,480.00, qui efface le déficit déjà mentionné et permet de commencer l’année courante avec un surplus de $977.89.RAPPORT DU Dr R.HEBERT Le Dr René Hébert, surintendant de l’Hôpital Saint-Paul présente le rapport de celte institution: Nous avons, dit-il, traité, cette an-l née, 1,183 patients.Au 1er janvier 1914, il y avait encore sous traite- ! ment, 118 malades et nous en avons admis 1065 durant le dernier exer- j ciee, tous ces malades étaient del nationalités cl de religions Ceux admis durant l’anné diverse: se répav lissent .linsi: Diphtérie .179 Scarlatine .124 Erysipèle .lût Douteux .8 1065 La durée du séjour des malades représente un total de 30,771 jours d'hospitalisation.Nous avons été lie ireux dans l’intubation des çn-fants.Sur 92 opérés, enfants de 1 |à 10 ans, 74 se sont parfaitement rétablis.Faute d’espace, 102 malades se sont 1 vu refuser rentrée au cours de l’an-j née.Sur le nombre total des malades traités durant l’année, la proportion Aie la mortalité a été de 8% p.c.Cette proportion tomberait à 4 9-10 p.c.si nous en déduisions les cas «le mortalité survenus dans les 48 heures ! après l’arrivée des patients.” Le Dr Hébert termine en disant: Monsieur le président, il y a sept ans, le bureau d’administration m’a fait l’honneur de m’appeler au poste «le surintendant de l’Ànncxc-,St-Paul.Pour répondre à la confiance qui m’était témoignée, je me suis appliqué à bien rempilr les devoirs qui m’incombaient.Aujourd’hui, des raisons personnelles m’obligent à vous remettre mon mandat, je le fais à regret, veuillez le croire.DISCOURS.Le président, le Dr Lachapelle, prononce ensuite un discours.Après avoir fait l'historique de l’hôpital il termine en exprimant le désir que bientôt l’hôpital Notre-Dame sera installé dans un nouvel édifice, plus grand, plus moderne, qui répondra mieux aux besoins qui se font sentir.Prié de dire quelques mots, Monseigneur Bruchési se fait un plaisir de déclarer la satisfaction que lui donne la lecture des statistiques et souhaite ardemment voir l’hôpital iNotre-Dame installé dans un nouveau local.Ont aussi adressé la parole M.le curé Labelle et M.Tancrède Bienvenu.Les deux résolutions suivantes sont ensuite présentées et adoptées ù l’unanimité: ELECTION DU BUREAU D’ADMINISTRATION.Il est proposé par MM.les Docteurs O.F.Mercier et A.Tourville et résolu à l’Unanimité que l’honorable Louis Beaubien, Sir Rodolphe Forget, M.Tanorède Bienvenu, M.Gaspard De Serres, M.Trefflè Bastion, M.Clarence Smith et M.Edouard Cohier soient élus administrateurs et qu’avec les représentants de Mgr l'archevècjue de Montréal, du Supérieur de Saint-Sulpiec et les trois représentants du Bureau Médical, ils forment le Bureau d’Ad-ministration de l’Hôpital pour l’an-» née prochaine.REMERCIEMENTS.Proposé par M.le Dr Benoit, secondé par M.R.Dufrcsive, et résolu pie des remerciements sbient votés m bureau d’administration, aux Soeurs Hospitalières, aux dames patron nesses, aux médecins et à tout le personnel de l’hôpital pour le dévouement et la générosité avec lesquels ils se sont consacrés à l’oeuvre de l’impital pendant l’année écoulée.Le président annonce «pie la fête de charité donnée à l’hôtel Place Viger, au bénéfice de l’hôpital Notre-Dame.par les dames patronesses de cette institution, sous la présidence de Mme A.Thibaudeau, a rapporté la somme de $1,250.La semaine du 10 au 17 avril pro-! chains, à l’exposition “Fabriqué au Cumula” à PAréna, les dames pa-! tronesses dut reçu l'autorisation d vendre dus fleurs el des rafraîchissements: sur la recette des entrées, le vendredi de la mèjne semaine, il Sera accordé 15 pour cent à l'hôpital Notre-Dame.L'assemblée s’est close par les élections du bureau «les directeurs; en votei les résultats: Président, Dr E.P.Lachapelle; viee-présidenl conjoints.M M.Gaspard De Serrés et Tiefflè Bastion; surintendant.M.Il Dr L, de !.Harwood; trésorier, M Tanerèile Bienvenu: secrétaire, M.h1 Dr R.41.Bourgeois.SHAYANEZ 1 COMPARAIT (De notre* corrcRpondnnt) Québec.31 - L'Indien John I Shayanez, l’auteur du mourlre «le ! la rue Henderson, a comparu, hier après-midi, devant le magistrat de police pour répondre à l’aeeusation portée coiilro lui.Il a plaidé non coupable et a été renvoyé en prison.L’enquête préliminaire dans « elle affaire esl commencée ce malin.R est possible qu’une session spé-«’iale des Assises ait lieu en mai ] pour le procès de Shayanez.«pii a retenu pour sa ¦ léfcnxc les services de Mes Alleyn Taschereau et Arthur Fitzpatrick.INCENDIE A* STONEHAM COUT DE LA VIE (Dp nolrr rorrrvpouilaul) Québec, 31 — Un incendie a détruit.hier, les écuries de ta ferme «h M.Frank Martin, «le Stoneham.Le bâtiment a été rase de fond on comble et six vaches et virigt-ein«i volailles ont péri dans tes finiti-ines.Cinq chevaux ont été sauvés avec difficulté.ASSCBAM’E At: ri-tT8 HAH PRIX dur la %i«\ feu, acrldenU, Haqut*, automobile*,’ bouîflAITèP.lHmun*, 1 brift de H»que* maritime*, bagAfce.yaehU rolls postaux* lettre* reeommandée*.Taux enxayfs grail*.Err H eg MARCH TRUST ^ 1 iur « e qui est de plusieurs Pro-«luils l’harmaeeuliquef., le coût de la vie a baissé beaucoçip depuis quel-«ques semaines.Nous offrons cerlui-jncs Spécialités Françaises à des prix Iplus bas qu'avant la guerre.Entre (litres: Lrodonal.(le véritable), $1.60; Vin Vint, $1.50; Sirop Hémo-sblnc Doschiens, 99c.Gamine l.r-fran voiture de livraison de M.D.Donnelly.Lfes médecins de rhûpilal Western redoutent des blessures internes
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.