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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-03-29, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, LUNDI 29 MARS, 1915 ^ rOLUME VT—No 73 DEUX SOUS LE NUMERO 4 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION t - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! AU CONGRES DES BONNES ROUTES Il était un peu prétentieux de vouloir donner des proportions internationales au congrès d’étude de la question des bonnes routes cpü vient de se clore à Toronto.L’intituler canadien et américain aurait suffi.D’ailleurs, il n’est venu aucun conférencier et encore moins d’auditeurs.Cela n’a pas empêché la convention d’être un succès par le nombre et la variété des études, aussi bien que par la quantité et l’intérêt des auditeurs.* * * Nous avons résumé au jour le jour les sujets traités par les différents conférenciers.Ajoutons un mot touchant la contribution des oeux provinces principalement intéressées à la reconstruction des routes.En Ontario, la voirie relève du ministère des Travaux publics.Un ingénieur est à la tète de ce service.Actuellement, c’est M.McLean dont la compétence et le dévouement à l’entreprise sont admis de tous.M.McLean avait fait préparer pour la convention une série d’exhi-Jtt bits représentant les différents genres de construction de chemins autrefois et aujourd’hui, en Europe et en Amérique.Chacun de ces types étaient accompagné d’une note explicative qui donnait une idée très nette de l’exhibit.Ainsi, l’on a pu voir les différentes modifications de construction depuis la voie Appienne jusqu’à nos jours.La voie Appienne reposait sur un lit composé de sable, de chaux et de paille.L’assise, de 10 à 18 pouces d’épaisseur, était faite de deux rangs de pierre plate posée sèche ou dans un mortier de chaux.Par-dessus cette assise, on jetait une couche de pierre cassée et de chaux de trois pouces d’épaisseur.Pardessus encore, on ajoutait une couche de tessons de pierre, brique, tuile, mêlée de mortier.La surface, posée avec le plus grand -oin, consistait en blocs polygones de 6 pouces d’épaisseur.Le tout, du JH à la surface, avait donc trois pieds d’épaisseur.Le chemin romain dont on trouve encore quelques restes, en Angleterre, en France et ailleurs, avait de 18 à 20 pouces d’épaisseur au centre et de 12 à 14 pouces aux côtés.Il se composait d’un fond tranché paît, d’une assise de 9 à 10 pouces d’épaisseur faite de pierre plate posée à la main, d’une couche de pierre cassée tassée au marteau et d’une surface de pierre cassée plus petite que l’autre.Un autre exhibit nous montrait le type du chemin français cons-yb truit de 1775 à 1830, avant la généralisation du macadam.Ce type comprenait une tranchée qui recevait une assise de pierre plate enfoncée, d’une couche de pierre cassée au marteau et d’une surface de pierre plus petite étendue à la pelle, qui se solidifiait par l’usage.Le tout avait une épaisseur de 10 pouces environ.Le type Telford adopté vers le même temps en Angleterre, différait li és peu.du type français.Le type MacAdam a fini par supplanter les deux autres.MacAdam ne voulait pas de fondation tranchée.Il lui substitua l’assise de terre bien pressée et d’un degré plus haut que le terrain adjacent afin de faciliter le drainage.Sur cette assise, il étendait une couche de pierre cassée de 10 pouces d’épaisseur de convexité suffisante pour renvoyer facilement l’eau.Cette pierre se tassait par l’usage.On conservait la surface en bon état par l’ajouté de pierre au besoin.Les exhibits de la province de Québec consistaient en photogra-pliies de nos bouts de chemin améliorés.Les vues bien choisies offraient à la fois une bonne idée de nos chemins refaits et des paysages ruraux de la province.Les visiteurs paraissaient s’intéresser autant aux uns qu’aux autres.Quant aux délégués, les nôtres ont été particulièrement appréciés.Le choix de M.B.Michaud, sous-ministre de la voirie à Québec, comme président de l’association en est la meilleure preuve.Et le fait est que les travaux lus au congrès par MM.Michaud, Duchas-lel, Henry, Routly, valaient, de tous points de vue, mais surtout < omme clarté et précision, tout ce que nous, avons entendu là.-* * * A quoi se résume ce qui a été dit par les spécialistes d’étude eu d’expérience qui ont traité le sujet des bonnes routes?A ceci: les bons chemins sont essentiels au succès de l’agriculture autant qu’au bien-être général.Seulement il faut savoir distinguer et proportionner leurs reconstruction au rôle que chacun joue dans le système général de circulation et de transport.En d’autres termes, il taut classifier les routes.Cela fait, l’on peut procéder à la construction en soignant tout particulièrement l’assise de la voirie et le drainage, si essentiels l’un et l’autre à la durée.Après quoi, il reste l’entretien.Construction et entretien demandent de l’argent.Qui doit le fournir?Au fond, c’est toujours le même, le contribuable; mais il y a plusieurs moyens de fractionner ou d’alléger relativement le fardeau.Et voici où les divergences d’opinion se multiplient.En Ontario, l’on semble admettre que les grandes villes doivent prendre à leur compte une bonne partie des frais de construction et d’entretien des chemins rayonnant autour d’elles, parce qu’elles en bénéficient davantage.Beaucoup demandent aussi un organe quelconque ayant le pouvoir de prononcer définitivement en matière de désaccord quant au tracé et aux contributions respectives des municipalités intéressées.|| Mais tous réclament une politique plus active et plus féconde.Car là comme ici, la voirie est loin d’être avantageuse au transport et à la circulation.Le printemps est l’une des meilleures saisons pour juger des routes; celles d’Ontario ne sont généralement pas meilleures que celles du Québec.Jean DUMONT.un jour tout à fait inexact en ce qui concerne les relations entre l’Autriche et la Hongrie.Dès le début des hostilités, en effet, on a paru nren-dre pour acquis que le manque d’homogénéité de l’Empire austro-hongrois devait fatalement en amener la dislocation au premier choc.Mais jusqu'à présent, la guerre n’a fait que rendre plus forts les liens qui unissent l’Autriche et la Hongrie, en réalisant l’hégémonie magyare au détriment de l’élément autrichien et en faisant rassortir l’étroite dépendance où chacun des deux Etats se trouve à l’égard de l’autre par rapport aux problèmes qui ont été la cause du présent conflit.On sail que l’Autriche et la Hongrie, appelées dans les rapports in-ternationaux la Monarchie austro-hongroise, forment, non pas une confédération régie par un pouvoir central, mais deux Etats distincts, l’Empire d’Autriche et le Royaume de Hongrie.Leurs rapports ont été déterminés par le compromis (Ausgleich, en hongrois Kiegyezes), de 1867.Les deux Etats sont complètement indépendants l’un de l’au-Ire; ils possèdent chacun leur constitution propre et pour leurs affaires particulières disposent de pouvoirs législatifs et exécutifs séparés.Les affaires étrangères, les affaires navales et militaires et les finances, en ce qui touche aux affaires communes, sont administrées pour les deux Etats, par des institutions et des ministres communs.Toutes les questions diplomatiques sont communes.Le souverain commun de la Monarchie est l’Empereur d’Autriche, et le Roi Apostolique.(Apostoli Kiraly) de Hongrie.La couronne est héréditaire dans la maison de Habsbourg-Lorraine.Le souverain doit appartenir à la religion catholique, apostolique et romaine.H est appelé 5(a Majesté Impériale et Royale Apostolique.Conclu après la guerre de 1806, dans le but et l’espoir que les Magyars soutiendraient de toutes leurs forces l’Autriche contre la Prusse, alors ennemie, l’accord, le compromis (Auigsleich) était un contrat où les avantages étaient en faveur de la Hongrie.Il donnait à ce rayau-me, ou pour mieux dire à la noblesse magyare en Hongrie, les deux tiers des pouvoirs dans la Monarchie et imposait à l’Autriche les deux tiers des dépenses.Le Dualisme laissait à l'oligarchie hongroise baron Burian, nommé ministre des affaires étrangères, c’est-à-dire premier ministre de la monarchie.X- * * Après les premières défaites autrichiennes en Galicie, en septembre du l ier, et surtout lorsque les trou pes russes, abordant les cols îles Carpathes, menacèrent pour la première fois la plaine hongroise, on a pu lire dans la presse européenne nombre d’arlicles annonçant que la Hongrie allait se séparer de l’Autriche et conclure une paix parli-eulièrc.Ces bruits n’avaient aucun fondement.D’après un article anonyme, publié dans un récent numéro du “ Correspondant ”, il existe bien un parti hongrois dit Parti de l’Indépendance, mais il est à remarquer que ce parti n’a nullement cherché à profiter des circonstances actuelles.“ Il convient d'observer.ajoute l’auteur que si, de temps à autre, depuis longtemps, les hommes d'Etat hongrois ont su obtenir de l’Autriche des concessions et des avantages en agitant à l'arrière-plan le fantôme de l’indépendance nationale, en fait les hommes politiques magyars influents, quelle que soit leur nuance, ont toujours appuyé vigoureusement la politique d’expansion austro-allemande.Sous ce rapport, il n’y a guère de diiiY-rence sensible entre les champions du Dualisme, tels que Tisza, We-kerlà, Khuen-Hedervary, et ceux qui se sont posés ostensiblement comme les oartisans de l’indépendance nationale, des hommes comme Apponyi, Kossuth et Andrassy.1 ous ont toujours compris que l'hégémonie magyare sur les populations non magyares de la Hongrie n’était possible qu’avec le succès des ambitions austro-allemandes.Il leur était impossible, comme il leur est impossible même aujourd’hui, j’allais dire surtout aujourd’hui, de rompre avec l’Autriche, sans ruiner toutes leurs espérances d’hégémonie na-gyare.“ Au moment où la guerre fut déclarée, il n’y eut pas, dans toute la monarchie, de peuple qui l’accui'U-lit avec plus d’enthousiasme (pie ms Magyars, et il faut leur rendre celte justice qu'il n’y en a pas qui se soit plus vaillamment battu.Pour eux, autant, plus peut-être que pour n'im porte quelle autre nation engagoe dans cette horrible guerre, elle yst une question de vie ou de mort.” LE CANADA PENDANT LA GUERRE Le parlement canadien se hâte dq compléter ses travaux afin de clore la session le plus tôt possible.11 semble tout à fait improbable que celle-ci se close avant Pâques, mais, avec nos parlementaires, il ne faut jurer de rien.Toutefois, l’enquête sur les bottes militaires et celle sur les dépenses faites en vue de notre participation à la guerre prennent une telle ampleur qu’il ne paraît guère possible de les boucler toutes deux relie semaine; à moins qu* nos députés ne veuillent pas aller au fond des scandales déjà entrevus.Notre marine PROBLEMES AUSTRO-HONGROIS Depuis les tout premiers mois de la guerre, correspondants militaires et publicistes ont traité fort cavalièrement la monarchie des Habsbourg.Chaque revers infligé aux armes austro-hongroises — et i al se sont manifestés inferieurs aux qualités de même ordre déployées sur les divers chamos de bataille par les armées des autres nations belligérantes.Mais il est absurde de méconnaître que Par ils ont été fréquents — a été repré-jmée austro-hongroise~a servfët sert sente comme l indice d une rup ure1- - - .-c ‘ prochaine de l’alliance germanique.A certains moments, on a eu ’’ab-, surde impression que la Hor^rie ^ était sur le point de signer une paix séparée sans attendre l’assentiment de l’Autriche.Un tel courant d’idées ne pouvait être que le résultat d’une fausse conception de la nature de la Monarchie dualiste et d’une interprétation erronnée des faits de la guerre.* * Après les batailles de Lublin et dr Lamberg, au commencement de septembre, les armées autrichiennes ont été considérées comme quantités négligeables.L’exper! miütai- encore a occuper une formidable arinee russe qui, sans cela, eut probablement triomphé de la résistance allemande en Bologne et serait peut-être assez avancée sur la (route de Berlin.On sait en outre que ce n’est pas l’artillerie allemande et ses fameux 420.mais bien les obu-siers autrichiens de 305 qui ont réduit les forts de Namur, de Maubeu-ge et plusieurs forts de l’enceinte extérieure d’Anvers.Ce ne sont sûrement pas ces opérations qui ont été un embarras pour les armes allemandes.Sans l’Autriche, l’Allemagne eut été obligée de prélever de gros effectifs du côté de la France pour les envoyer sur le front russe; à en res d’un grand journal de New-j juger par les résultats que l’armée York, appréciant la situation et mesurant la tâche accomplie par l’Allemagne, part même de cette affirmation: l’Allemagne a tenu eu échec Irois grandes puissances, car l’Autriche a été pour elle plutôt un embarras qu’un soutien.Tl y a là une exagération dont l'énormité saute aux yeux.L’Autri-che a mis sur pied dès !" début, deux millions et demi de soldais.Il est incontestable une l- eomnian- îrançaise a obtenus malgré son infé riorité numérique, on est porté à croire que, partagée entre les deux fronts, l’armée allemande eu! été battu" des deux côtés.Quoi uu’on en dise, les Allemands doivent à l’Autriche de n’ètre pas dès aujourd'hui hors de combat.Quant à la situation intérieure d la Monarchie, elle a été.comme son dqnrnt de ces troupes et leur mo-; action militaire, représentée sous presque entière liberté d’agir comme elle le jugeait bon avec les Croates, les Slovènes, les Slovaques et les Saxons, qui forment la majeure partie de la population et occupent plus de la moitié du sol de la Hongrie —- 8.566,000 Magyars, dont il faut déduire 1,000,000 de Juifs, contre près de 10,000,000 de Roumains, d’Allemands et de Slaves de différentes nationalités.Le sort des populations non autrichiennes en Autriche n'est pas comparable à celui des populations non magyares en Hongrie.C’était un des désirs de l’archiduc François-Ferdinand d’y apporter des améliorations ; mais comme héritier de la Couronne il n’avait pu, l’appui de l’empereur lui ayant fait défaut, adoucir les rapports des Magyars avec les Roumains de Transylvanie et les Slaves du sud de l’Empire.Les Hongrois ont toujours fait preuve de grandes qualités militaires et ils en ont donné de remarquables témoignages dans cette guerre même dont les détails sont peu connus ; mais leur despotisme depuis l’établissement du Dualisme a été à la fois odieux et inintelligent.Ils ont une grande responsabilité dans les événements qui ont abouti à la catastrophe actuelle, dont le dernier terme sera fatalement le démembrement de l’Empire au profit des Slaves.Le Times de Londres publiait récemment la lettre d'un neutre qui revenait de Hongrie.On y lisait entre autres choses : “Les Hongrois brûlent de vous faire savoir que cette guerre est la leur et que ce sont eux qui ont entamé le conflit.Le fait que la conflagration est devenue générale semble les remplir de fierté.Pour eux, en effet, c’est l’occasion qu’ils envisageaient depuis longtemps de réaliser leurs rêves de domination magyare, non seulement sur les populations hétérogènes qui habitent la Hongrie, des Carpathes à l’Adriatique, mais aussi sur tous les pays des Habsbourg, et par-dessus tout, sur Vienne môme.” L’idée qu’en accordant le Dualisme, l’Autriche s’assurait toutes les sympathies des Magyars contre l'Allemagne, n’était pas très justifiée.Contre la menace slave, l’Allemagne allait devenir pour les Hongrois un bouclier.Lille ne pouvait être que cela ou le pire des dangers.Pour éviter d’être écrasés entre le germanisme et ie slavisme, les Magyars devaient nécessairement pencher d’un côté ; et pôuvait-on douter de leur choix, lorsqu’on savait combien est vivace chez eux le souvenir de l’intervention russe en faveur de l’Autriche lors du soulèvement de 1848-1849 ?L’antipathie des Hongrois pour l’Autriche est incontestable.De ce côté-là non plus les Hongrois n’ont rien oublié.Ils respectent en la personne de François-Joseph le roi de Hongrie, mais contre l’empereur de Vienne ils gardent un ressentiment profond.N’est-ce pas lui précisé-ment qui appela les Russes contre eux ?N’cst-ce pas lui quCavec l’aide de ces derniers, réprima implacablement la révolte ?N’approuva-t-il pas l’exécution ordonnée, à Arad, le 6 octobre 1849, par le maréchal Haynau.Vhyène de Brescia, des treize généraux hongrois — les treize martyrs — qui avaient pris part à la guerre de l’indépendance _ ?Tl n’est donc pas étonnant de voir les Magyars heureux de réaliser leur rêve de domination sur Vienne même et marqeur leur triomphe en faisant représenter leurs intérêts dans les conseils de la Couronne par le Uîdéric TREMBLAY.M.Fielding l’avait bien dit, il y a cinq ans: “Notre marine sera canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre.” La loi navale Laurier, toujours restée en vigueur, quoique les conservateurs québec-quois aient promis, en 1911, de la faire rayer des statuts, permet au ministère Borden, ainsj que l’a laissé entendre, la semaine dernière, à Ottawa, M.Hazen, de placer à la disposition de l’Amirauté nos deux croiseurs, le “Niobé” et le “Rainbow”, le premier dans l'Atlantique, le se cond dans le Pacifique.M.Hazen expliquait samedi dernier à la Chambre des .Communes que ces deux croiseurs canadiens, montés d’équipages en grande partie composés de marins empruntés aux canonnières anglaises “Shearwater” et “Algérine”, des réservistes anglais de Terreneuve et de Toronto, sont depuis août dernier, sous la direction immédiate e! exclusive de l’Amirauté anglaise et que notre ministère “n’n rien eu à voir à leur armement” Le coût d’opération de chacun de ces navires, sur pied de guerre, est de $726,000 par an pour le “Niobé et de $366,000 pour le “Rainbow”, ajoute M.Hazen.Outre cela, il faut $170,000 pour subvenir aux dépenses de deux submersibles dans le Pacifique, et $500,000 pour préparatifs de défense des côtes canadiennes sur les deux océans.Ces sommes sont prélevables à même les 100 millions votés pour fins de guerre, à compter du 1er avril prochain.Nos chemins de fer TE, TARTARINU! Je croyais depuis longtemps le sénateur Pope à la guerre, (.est curieux: plus on est impérialiste violent, moins on part.Vous ne connaissez probablement pas le sénateur Pope?Rufus Pope est un ancien commerçant d'animaux et il a gardé les manières de sa marchandise.Ainsi, le sénateur Pope ne parle pas, il beugle, et son éducation, comme son langage, a gardé, collée à ses flancs, la croûte stercoraire qui caractérise le boeuf longtemps trimbalé dans les wagons à bestiaux.Elu autrefois dans Compton, grâce au nom respecté de son père, il s’y est rendu tellement impopulaire qu’il y fut battu depuis, ensuite archibattu, et ne put même se représenter aux dernières élections.Impérialiste avancé, — avec toute la suffisance de 1 ignorant, cela ne l’empêcha pas d’être le complice tacite de la campagne nationaliste de 1911; quand, par ce moyen, son parti fut au pouvoir en septembre, il se fit immédiatement, deux mois après, nommer sénateur.On peut le voir à Ottawa, débraillé, un chapeau mou noir posé en coin sur une tête bovine qui veut être féroce, parlant fort, gueulant, hurlant, gesticulant, et ne faisant peur qu’à lui-même.Les étrangers s’arrêtent; mais les connaisseurs les rassurent, haussent les épaules, et passent en disant: “C’est Rufus Pope!” Et bien voilà que tout-à-coup ce taureau britannique s’en prend à moi.Ma foi, puisqu’il y tient, je ne puis résister au plaisir de jouer un peu au picador.* BILLET DU SOIN.SEPULCRES BLANCHIS Il est dit dans ce livre, qu'on lut hier matin dans l’église bruissante de palmes verdoyantes, que le vice-roi demanda à ces gens assemblés : “Mais que veniez-vous que je fasse de ce juste, qui est des vôtres T’ et qu’ils répondirent : ‘‘Nous avons une loi ; de par la loi il doit mourir.’’ “De par la loi.” Formule puissante et commode, qui servait déjà à cette époque, à masquer le jeu louche des basses passions et des sordides intérêts personnels.Toute l’hypocrisie des Pharisiens tenait dans ces quatre mots, et toute leur habileté aussi, qui abritait du manteau auguste des Tables les motifs haineux qui les animaient.Evidemment, la trouvaille était bonne, et méritait d’etre conservée pour servir encore aux machinations des Pharisiens de l'avenir.Hélas ! Ils n’y ont pas manqué, en notre siècle même, en notre race même.Notre droit à l’existence contesté, un voisin malotru nous ayant cavalièrement montré la porte de notre demeure ancestrale, ayant jeté l’injure à nos glus chers sentiments, la race entière s’était levée dans un grand mouvement de révolte et de revendication.Le noble sang français, semblait-il, s’élevait unanime devant l’injure et le défi.Unanime ?C’eût été trop beau.Il fallait l’ombre à ce tableau, le revers à cette médaille, Ganelon ù ce Boland.Des voix fausses surgirent, qu’animait le souci de mesquins intérêts politiques.On entendit susurrer de nouveau le mot servile : “conciliation’’, qui nous avait déjà fait tant de mal ; plus lâchement encore, Ton rechercha et Ton découvrit des textes obscurs, malléables à merci, qu'on pouvait déformer et retourner contre la cause sacrée.Et dès lors, les Pharisiens des deux extrémités de l'Ere furent semblables absolument.Comme ceux de Tan 33, les “sépulcres’’ de 1915 s’écrièrent vertueusement : “Nous avons une loi ; de paï la loi, U doit mourir." Des bouches françaises disaient cela.Cependant que, planant au-dessus des reniements et des ignominies accumulées au long des siècles, une voix roulait, miséricordieuse et douce, sur les mondes et les âges, disant du haut du gibet sanglant : “Seigneur, pardonnez-leur.Robert VAL Il est évident que les finances de certains de nos chemins de fer ont durement subi les contrecoups de la guerre actuelle.De fait, au dire de M.White, il y a une couple de jours, aux Communes, alot/; qu'il voulait faire ratifier par les Ch libres l’émission de 20 millions de billets de la Puissance, en sus des millions dont la loi autorisait rémission, en août dernier, sans que la réserve d’or fût accrue, le pays a dû avancer, de septembre à décembre derniers 10 millions au Nord-Canadien, et 6 millions au Grand-Tronc-Pacifique, au taux de 5 pour cent l’an.En -914, l’Etal avait garanti des obligations du Nord-Canadien pour une somme de $45,000,000 et du Grand-Tronc-Pacifique, pour $10.-000,000.Mais les deux compagnies n’avaient pu négocier sur les marchés de Londres une forte partie de leurs obligations ainsi garanties, quand la guerre survint, Et la pénurie subite d’argent l’es a contraintes à s’adresser derechef à l’Etat.Celui-ci a cru devoir, vu les circonstances, accroître de 10 millions les risques déjà à la charge des porteurs de billets de la Puissance, risques résultant, du fait que celle-ci a augmenté de plusieurs millions le nombre de ses billets en circulation, sans accroître d’autant ses réserves d’or, tel que la loi y pourvoit ordinairement.On ne manquera pas, en certains milieux, de s’étonner du fait que, tandis que l’Etat prête ainsi son crédit au Grand-Tronc-Pacifique, cette compagnie refuse formellement d’exploiter, aux termes de l’entente de 1904, cette partie du Transcontinental National qui sé-tend de Winnipeg à Moncton.Le Grand-Tronc-Pacifique a recours à l’Etat quand il a besoin de ses faveurs mais il observe étrangement son contrat.Le ministère Laurier n’avait pas prévu cette dérobade.Il aurait dû le faire, puisque “gouverner, c’est prévoir”.Geornes PELLETIER.* sill parait que dans le débat sur la question d Ontario, au Sénat, le sénateur Pope, parlant de votre humble serviteur, aurait tenu à peu près ce langage : “Ce n’est pas le temps de parler de cette question.Au début de la guerre, on eut des crainjes pour le Québec, mais quand l’Angleterre vola au secours de la France, le plus grand enthousiasme prévalut dans le Québec.Il y eut quelqu’un pour dire que les Canadiens-français ne devaient pas aller à la guerre, tant que la minorité do l'Ontario ne serait pas protégée, mais la foule le hua, l’empêcha de terminer.Ce quelqu’un, c’est le lieutenant-colonel Armand Lavcrgne, qws nous avons vu ici quelquefois en uniforme, sabre au côté.C’est un colonel pour la paix; où est-il maintenant?Sous la grange?” J’avais bien raison, n’est-ce pas, dans mon esquisse du personnage?La nostalgie des étables, la manie de la grange.En effet, c’est là qu’est le picotin, sénateur, tout à côté de la crèche, seulement il arrive que c’est vous qui y mangez.E’honorable sénateur peut tenir sur mon compte le langage qu il voudra, peu m’importe.Mais j’ai droit de le remettre au clos., pardon, dans les bornes de la vérité.Et non-seulement ce qu’il a dit n’esl pas la vérité, mais, comme dirait l’autre, c’est tout le contraire.* * » Forcé à parler, un soir, à Québec, au début de la guerre, malgré mes refus et mes protestations, voici ce que je dis et ce qui se passa: “Le devoir du Canada dans cette guerre est de défendre le Canada.Nous n’avons nulle obligation constitutionnelle de participer à la guerre en dehors de la défense de notre territoire.Notre devoir envers l’Angleterre est d’assurer la sécurité du Canada, afin de nourrir la métropole, dont la disette de vivres pourrait être le plus grand danger.“Le reste est en dehors de nos attributions comme colonie; mais si on nous demande de faire plus encore, je répondrai, pour ma part, nous sommes prêts à aller plus loin encore, mais à une condition: ceci est, dit-on, une guerre de liberté et de justice: qu’on les rende donc alors aux Canadiens-français de l’Ontario.” 11 est vrai qu’un auditeur de langue anglaise, — brave garçon du reste, — voulut protester; mais on menaça de lui faire un mauvais parti, et je dus moi-même intervenir dans la foule pour l’empêcher d’être écharpé.C’est exactement comme le raconte le sénateur Pope, excepté que ça n’est pas pareil.De ce que j’ai dit, ji< n’ai rien à rétracter.Je l’avais dit tant de fois avant le 21 septembre 1911; il est vrai que ça n’était pas pour être nommé au Sénat.* * * ERRATUM Une erreur d’impression, dans l’article de M.Bourassa, paru .samedi, le 27, donne à l’article cité du Times le titre An Uniformatc Announcement.Il faut lire An Unfortunate Announcement.LA NEUTRALITE DE LA ROUMANIE Berlin, vià Londres, 29.— Le correspondant du “Frankfurter Zei-tung” à Bucarest mande à son journal que la Roumanie continuera à garder la neutralité.Cette feuille prétend que suivant des ren seignements reçus par elle, l’ambassadeur roumain a signé une entente dans ce sens- PERTES TEUTONNES DANS LA BALTIQUE LA FLOTTE ENNEMIE PERD PLUSIEURS TRANSPORTS COULES PAR LES SOUS-MARINS RUSSES._____________ Petrograd, via Londres, 29.—Les unités navales allemandes ont subi de lourdes pertes dans la Baltique d’après une revue semi-officielle des opérations publiée hier.En voici le texte: “Au début de septembre, Jes activités de' notre flotte dans la Baltique obligèrent l’ennemi à modifier ses plans et à concentrer ses principaux efforts dans des opérations de sous-marins.“Dix-neuf de ces attaques furent tentées en deux mois, mais une seule avec succès.Il est impossible de donner pour le moment le détail de nos propres opérations, mais la flotte ennemie a subi de lourdes pertes.Elle a perdu plusieurs transports, ce qui a paralysé ses mou-nements le long de sa propre côte.” Colonie, le Canada n’a que les obligations d’une colonie; cl tant que l’Angleterre ne donnera pas aux colonies le droit d’exercer leur part de contrôle sur les affaires impériales, je crois qu’il serait dangereux, pour l’Empire comme pour nous, d’assumer d’autres obligations que celles définies par le gouvernement impérial el les pères de la Confédération.A cela M.Asquith a répondu: “Ce sont là des prérogatives impériales dont l’Angleterre ne saurait se départir et qu’elle ne saureft partager.” Parfaitement, alors nous avons, nous, nos prérogatives nationales dont nous ne saurions nous départir.Et la première, pour moi, est de ne pas prendre part, autrement que pour la défense du territoire, à une guerre sur laquelle, les prérogatives impériales ne nous permettent pas de nous prononcer.Cette théorie va probablement scandaliser les héros au coin du feu de la “Pétrie”; mais ce fut celle des deux partis, ici, au pays, jusqu’en 1899.* * * t Maintenant reste le fait que je suis officier de milice au Canada.C’est très vrai et je n’ai pas à en rougir.La milice, dit la loi, est pour la défense du Canada; c’est la Ihéorie que j’ai toujours prêchée et que je suis prêt, comme toujours, à servir jusqu’au bout.Seulement qu’on me permette de faire remarquer ceci: voici une guerre immense, effroyable; nos sauveurs d’Empire, prétendent que le salut de l’Empire, le sort du Canada sont en jeu; que nous avons une obligation morale, matérielle à y participer.Que fait-on?On envoie cinquante ou quatre-vingt mille hommes.On pourrait, en mobilisant toutes les milices, comme la loi le permet, expédier cinq cent, mille hommes, ou ne le fait pas.Pourquoi?Nos jingos crient: “Au feu! l’Empire brûle!.Ils ont une pompe à vapeur à la maison, et viennent à l’incendie avec une chaudière d’eau.Etrange! Aurait-on peur de prouver, par la mobilisation générale, que la participation du Canada aux guerres étrangères n’est pas si populaire qu’on le prétend?Qu’on consulte les feuilles d’enrôlements et l’on verra que là où ils sont proportionnellement les moins nombreux, c’est parmi la population de langue anglaise, née au Canada.Et ma foil Je ne les blâme pas; le sentiment purement canadien se développe et grandit.Quant aux insinuations contre mon courage ou ma bravoure personnels, j’en ai vu bien d’autres, et j’ai déjà couru quelques risques pour les idées que je crois bonnes.Mais qu’importe tout cela?Ceux qui partent, croyant que c’est leur devoir, ont toute mon admiration, et, je n’ai pas peur de le dire, un peu mon envie.Seulement, je crois que le devoir est ici.Mais que des bravaches comme le sénateur Pope soient encore au Canada, cela m’étonne et me parait tout au plus bon pour des lâches comme Lavergne.Le sénateur est pourtant encore jeune.Té! Tartarin, quand allons-nous chez les “Tears”?Armand LAVERGNE.DEMAIN: — Le DEVOIR publiera un article de M, Henri Bourassa.4 * - LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 29 MARS 1915 VOL.VL — No.73 ^ $100,000 DE DEBENTURES LE Dr DERNBERG ET SIR ED.GREY DE L’Imprimerie Populaire i_i mitee: Éditrice des journaux IE DEVOIR ET - g * !* K S + *¦ ?4 5 « t *1- S ?.4 S» 4:> * 4 jip 4' 3?V.» * 4ô *.¦ n?« «- t I** LE “NATIONALISTE" CONSEIL D’ADMINISTRATION U.G.N.DUCHARMF.Pri.idtnt M.JOSEPH VERSAILLES .Vtct-PréiiJent M.EDOUARD GOHIER.Adminiitralmr M.EDMOND HURTUBISS.M.OSCAR DUFRESNE.M.L.-P.DESLONGCHAMPS.M.J.-N.CHEVRIER, Girant-Gr.néral NI.HENRI BOURASSA, directeur du DEVOIR Ces debentures sont émises en trois séries: SIOU.OO, $500.00 et $1,000.00 chacune.Elles portent la date du 1er novembre 1914 et sont payables le 1er novembre 1924, avec intérêt au taux de 7% par année, payable semi-annuellement, les 1er mai et novembre, à la Banque Provinciale du Canada à Montréal, où elles sont en dépôt.Elles font partie d’une première émission garantie par gage et par hypothèque sur tous les biens-meubles et immeubles de la Cie, tel qu’il appert à un certain acte de fidéi-commis (Trust deed) en faveur de la Fidelity Limited, passé devant le notaire Edouard Biron le 30 novembre 1914.Ces débentures seront vendues au pair, plus l’intérêt accru, Z ?Z Z to y» i ! to to to to Z to to to z to to z to z to to | 1 « to to to to to ï ilfn y-USllUEiViUltit Bouiais LIMITEE * FINANCIERS —Ÿ— EDIFICE VERSAILLES MONTREAL Pour les “blessés’' d’Ontario SOCIETES NATIONALES ET GROUPEMENTS DE LAJEUNESSE Le cercle charlebois de l\\.C.J.C.— LA SECTION LA HAYE DE L’UNION SAINT-PIERRE.-LES ARTISANS CANADIENS-FRANÇAIS DE SAINTE- THERESE.— UNE OFFRANDE DE LA LIGNE DE FEU.Les groupements de jeunesse cmt lait leur la cause des Franco-onla-piens.Le Cercle Charlebois, de l’A.C.J.C., a organisé à leur bénéfice line grande séance publique avec le Concours de l’abbé Chartier, qui a Iraité ’des “ Coutumes des Anciens Canadiens ”.Le secrétaire écrit à notre trésorier général : “ Pour faire suite au mouvement donné par le comité central de I A.C.J.C„ en faveur des Canadiens-français de rOntario, le Cercle Charlebois, avec le généreux concours fie M.l’abbé Emile Chartier, avait organisé une conférence pour le 3 février, au profit de la conférence Saint-Vincent de Paul paroissiale et des Canadiens-français de l’Ontario.“ Les recettes de cette conférence nyant été de 825.00, nous sommes heureux de vous adresser notre chèque pour la moitié de ce montant, soit $12.50.De plus, vous trouverez ci-joint un chèque de $3.00, souscription de la famille A.Beauvais.“ Quelques camarades, croyant que notre contribution était quelque peu minime, sont allés chercher ’u secours chez nos sociétés de mutualité.Elles nous ont donné les eon-Iriuutions suivantes : Alliance Nationale.section Saint-Edouard, $10.-00 ; Ordre Canadien des Forestiers, Cour Saint-Edouard No 703, $5.00 ; Artisans Canadiens-français, succj-sale Saint-Edouard, $2.00, formant une souscription totale dc $32.50.“ Espérant que cette souscription p’dera nos frères d’Ontario dans a FAITES PROFITER VOTRE AR-GENT avec autant d’intérêt que lorsque voua la gagnez.6 pour cent sur $1.00 et plus.Personne nfa jamais perdu $1.00 arec nous.MARCH TRUST10 , imi,rd Sla année.Iflu St-Jacques Actif $4,000,000.bille qu'ils livrent aux "Prusste is ” TOiitario.nous demeurons tous dévoués à leur cause." On ne fait jamais appel en vain à nos sociétés nationales.La section I ; Ilave de l’Uriun Saint-Pierre et la siiccursale de Ste-Thérèse des Artisans Canadiens-français font parvenir au comité la somme de $5.00 chacune.Le conseil No 150 de PUnion St-Joseph de Fort William, Ontario nous adresse lui aussi sa souscription.Cette contribution de la ligne de feu a été fortement appréciée.M.Emile Girard, trésorier-général de l’A.C.1.C., 100.rue Saint-Jacques, Montréal, reçoit toutes les souscriptions.Le COMITE.LE MARCHE DE LA PARTIE NORD LES COMMISSAIRES DECIDENT D’ACHETER LA PROPRIETE BEAUBIEN.— L’EXTENSION DU BOULEVARD SAINT-JOSEPH.— LES PLANS DE LA BIBLIOTHEQUE.Le bureau des commissaires a décidé, sur proposition de MM.Hébert et Côté, de recommander au conseil l’achat d’un terrain près de la brasserie Frontenac à 95 sous le pied; cette propriété en ayant 194,000 de superficie cela porte son prix à $190,000.M.Hébert a exprime l'avis que le terrain de la me Bellechasse est avantageux pour les cultivateurs et pour les clients futurs du marché du nord qui sera construit.M.Hébert a aussi parlé de l’extension du boulevard Saint-Joseph qui coûterait au bas mot $200,000.Mais le bureau n’a pas pris de dérision.Les commissaires ont, à la même séance, résolu en réponse aux questions qui leur étaient posées par le conseil d’annexer au rapport les plans de la bibliothèque et de désigner les diverses espèces de pierres qui rentreront dans la construction.Sur proposition de M.Côté, M.McDonald étant dissident, on a aussi décidé de demander au conseil l’autorisation d’exécuter le contrat à la journée, en tout ou en partie.SOCIETE D’UNE MESSE M.l’abbé John James Salmon, ancien curé de “St.Mary’s” à Montréal, décédé à Kingston, le 24 de ce mois, était membre de la Société d’une Messe.Adélard HARBOUR.Chancelier.Une dépêche de New-York, que le manque d’espace nous a contraints de passer sous silence, donnait samedi une analyse d’un discours où le Dr Bernhard Dernbcrg a répond u à sir Edward Grey, secrétaire des affaires étrangères dans le cabinet anglais.Le Dr Dernberg est un ancien ministre des colonies en Allemagne ; il fait actuellement aux Etats-Unis une campagne de propagande en faveur de son pays, dans le but de lui concilier l’opinion américaine.La réplique à sir Edward Grey est fort habile.Nous croyons utile d’en donner une brève analyse à titre purement documentaire.“Je suis heureux pour une fois, dit M.Dernberg, de pouvoir être cordialement d’accord avec sir Edward Grey.Ilya trois jours, il a exposé devant un auditoire london-nien ce qu’il dit être le but poursuivi par les alliés et les conditions de paix qui seront proposées.Sir Edward a déclaré que la grande question, c’est que les nations de l’Europe, petites ou grandes, soient libres de vivre leur vie indépendante en appliquant en toute liberté la forme de goinvernenient qui leur convient et en poursuivant leur développement national.Je suis d’accord avec lui.“Je me réjouis du repentir de l’Angleterre, et si les Anglais veulent réellement faire ce qu’ils disent, ils seront bienvenus dans le monde entier.‘"Sir Edward Grey a des paroles plutôt dures pour l’Allemagne quand il prétend que l’idéal allemand consiste à tenir le peuple allemand pour un peuple supérieur, à qui tout est permis et contre qui toute résistance est illégale, et que l’Allemagne entend établir sa domination sur les nations du continent pour les asservir.“Le fait est que, depuis l’établissement de l’empire d’Allemagne, les alliés ont fait, en Europe et hors d’Europe, au moins une douzaine de guerres, tandis que l’Allemagne n’a pas tiré l'épée une seule fois.Pendant que les Alliés ont agrandi leurs possessions d’outre-mer dans des proportions énormes, en faisant a guerre el en répandant le sang, ’Allemagne n’a pas acquis un pied de territoire, sauf du consentement des nations de l’Europe.“L'Angleterre, la Russie et la France se sont partagé plus de la moitié du Vieux-Monde, y compris ’Australie cl l'Afrique, et elles ne devraient pas parler de la soif de domination d'une puissance dont les possessions coloniales sont moins étendues que celles mêmes de la Belgique.“Sir F.dward Grey parle aussi de la restitution de la Belgique.Je ne puis me prononcer avec autorité sur ce sujet, bien que je sois certainement d’opinion qu’il n’a jamais été avantageux pour aucun pays d’absorber des parties de pays habitées par des peuples de races différentes, de langues différentes et d’une tournure d’esprit différente.“Sur ce point je n’ai qu’à lire h' Loire, car 1 "histoire montre que les tentatives de cette nature ont toujours été une source de difficultés intérieures et extérieures pour les nations qui les ont entreprises.Et le différend qui existe Aitre l'Autriche et l'italie à l’heure actuelle.au sujet des parties de langue italienne de l’Empire austro-hongrois, est.un messe tekel, si je puis m’exprimer ainsi.“Mais la Belgique u toujours eu une double capacité — celle d’un Etat neutralisé et celle d’une forteresse britannique sur le Continent — el son indépendance comme son droit de suivre sa destinée a toujours été plus menacée par l'Angleterre, qui a imposé la neutralité de la Belgique, qu'elle ne l'a jamais été par aucune autre nation.De sorte que si sir Edward Grey exécute le programme qu’il a exposé à Londres il y a quelques jours, il n’y aura plus lieu pour l'Allemagne de tenir à la Belgique.“En commençant son discours, sir Edward Grey a blâmé l'Allemagne de n’avoir pas accepté sa proposition d'une conférence des puissances.L'homme d’Etat britannique doit avoir la mémoire plutôt courte ; autrement il n'aurai! pas oublié que la conférence dont il avait pris l’initiative sur les affaires des Balkans a été tout Je contraire d’un succès.“La première conférence balkanique de sir Edward Grey, tenue il y a trois ans, n’a rien réglé du tout, comme les événements subséquents l’ont prouvé.Elle a été une faillite complète, et la paix des Balkans n'a pas été faite à Londres par les ambassadeurs des puissances, mais à Bucarest sous la pression de l'Allemagne et de r Autriche-Hongrie, Quelle garantie sir Edward Grey pouvait-il donner après cela que fa même chose n’arriverait pas encore ?“Et puis pourquoi sir Edward Grey blâme-t-il l’Allemagne de ce que cette conférence n’ait pas eu lieu ?Le différend était entre l’Autriche et la Serbie.Ce sont ces deux Etats qui auraient dû avoir à accepter la proposition d’une conférence, parce que ce sont eux qui auraient eu à s’y soumettre.Est-ce que sir Edward Grey peut produire un -document montrant que l’Autriche a adhéré à sa proposition d’une conférence ?“L’Autriche-Hongrie est une nation de 51.000,000 d’habitants, et quand sir Edward Grey s’élève contre ce qu’il appelle la domination de l’Allemagne sur le Continent, pourquoi demande-t-il que l’Allemagne dicte à l’Autriche-Hongrie sa conduite dans une matière que l’Autriche-Hongrie considère de la plus haute importance pour sa vie nationale ?Sur cette question, l’Allema-gne a pensé que l’Autriche avait le droit de régler ses difficultés avec, la Serbie directement et sans nous en être empêchée par les autres puissances.“L'Allemagne n’a pas voulu intervenir, mais elle a essayé à localiser l’affaire et si elle avait réussi, il n’y aurait pas eu de guerre universelle.L’Autriche avait promis de respecter l'intégrité el l’indépendance de la Serbie, et c'est tout ce qu’on pouvait lui demander.I.a Serbie est le voisin turbulent au sud de l’Autriche, tout comme le Mexique est le voisin turbulent au sud des Etats-Unis.” II.T.GUERISON DE LA GANGRENE LE DOCTEUR ROUX, DE L’INSTITUT PASTEUR, ANNONCE A L’ACADEMIE DES SCIENCES UNE DECOUVERTE SENSA TIONNELLE.— EXPERIENCES ENCOURAGEANTES.—UN NOU VEAU SERUM.Paris, 29.— Le docteur Roux, directeur de l’Institut Pasteur, vient de faire, à .l’Académie des sciences, une communication sur le traitement préventif et curatif de la gangrène gazeuse, qui u fait la plus grande sensation.M.Weimberg, un des assistants du docteur Houx, en étudiant les plaies gangréneuses, a découvert un bacille spécifique, très voisin du “bacillus perfungens”.C’est à ce bacille qu’est dû le développement des gaz qui se produisent lorsque les tissus ont été broyés par les projectiles.Injecté à des cobayes dont les muscles ont été d’abord broyés, le bacille produit très rapidement les gaz spéciaux de la gangrène.L’évolution de cette grave maladie étant extrêmement rapide, il ne semblait pas possible de la combattre par un vaccin.M.Weimberg s’est donc attaché à préparer un sérum préventif.Ce sérum a donné les meilleurs résultats sur des cobayes.Deux lots d’animaux ayant été injectés avec le bacille, celui qui n’avait pas été d’abord muni du nouveau sérum est mort touf entier, tandis que les.animaux du second lot guérissaient tous très rapidement.Cinq heures après le début apparent de la gangrène, le sérum a encore enrayé la maladie, qui ne semble plus pouvoir être arrêtée au bout de dix heures.M.Weimberg a alors essayé son serum, à la dose de 22 centimètres cubes, sur un gangreneux, dont I état s’est amélioré rapidement et définitivement.Les expériences vont être continuées avec, la plus grande activité.De l’ensemble de ces constatations, dit le savant directeur de I Institut Pasteur, il y a lieu d’espérer que nous allons disposer du vrai sérum contre la terrible maladie.I ouïes les quantités des émm nécessaires seraient mises aussitôt que possible à la disposition du service de santé militaire.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent.Montréal.JEUNE FILLE On demande une jeune fille connaissant parfaitement les deux langues, comme sténographe.Inutile de répondre si on ne possède pas plusieurs années d’expérience.Ecrire à J.N.C., boîte 750, mentionnant salaire demandé el l’expérience ac qui 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Saint-Hubert, 2895a.Trois ap- Québec, 20.—-L’Indien John Shay-' pa^e,?entS’ *-8’^ anez a été tçnu qriminellement responsable, samedi matin, par le jury du coroner, de la mort de ITtalich Dominion Coda sur lequel il a fait feu avec une carabine Winchester de très gros calibre, dans une maison tie la rue Henderson, jeudi soir, ici.La version réelle des faits qui ont précédé le meOftre est assez dificile à tirer des témoignages donnés à l'enquête par les principaux témoins.Les trois Italiens, Bastlano, Santan-selo, el Dominiee qui accompagnaient la victime a la demeure du meurtrier ont déclaré qu’ils y sont allés parce que l’un .d’eux voulait parler à la fille Rose Smith qui ha-biiail chez Shayanez.Us prétendent que le sauvage les a apostrophés dès qu’il les vit et qu’il alla aussitôt, sans provocation,, chercher sa cara- S’adresser à 888, rue Berri, Rachel.72- pres -6 MANUFACTURE A LOUER A SAINT-LAURENT 40 x 100, 3 étages éclai rés sur quatre faces, et complètement équipés de machineries 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être proprié-taire du matériel de la compagnie et de toutes ses franchises.M.Hébert est pour la durée de la franchise de l’avis de son collègue, M.Thomas Côté.Celle-ci, dit-il, devrait être renouvelée pour une période de 22 ans, ce qui, ajouté aux huit ans qu’il reste à l’actuelle forme une période globale de trente ans.De même pour la question du maintien des pourcentages sur ses recettes pavées par la compagnie à la ville, M.Hébert partage l'avis de M.Côté.SIR R.BORDEN EN DEUIL près rivière, accès facile à la ville, occasion.Détails complets, prix, paiement, etc.à N.-L.au DEVOIR, 43, Saint-Vincent, Montréal.ON DEMANDE à acheter une edition, d’occasion, des oeuvres de Pothier.-Donner le prix.Ecrire casier 18 “Le Devoir’’.Propriétés à vendre ALEXANDRE DUPUIS Courtier en Immeubles et Assurances possède une belle liste de propriétés résidentielles et commerciales, terrains vacants, terres et propriétés de revenus, à endre et a échanger.Affaires et informations sollicitées.Main 7513, No 17, Côte Place d’Armes.près Craig.Halifax, 29.— Madame Borden, mère de Sir Robert Borden, est décédée ce matin, vers 3 heure», à sa résidence de Grand Pré.AJVENDRE IMMEUBLE TALBOT FRERES, courtiers d'immeubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne Nous .ommes des experts en propriétés de ville ou campagne, terres à culture, limites à bois, etc.Aussi échange de commerce pour propriétés, terrains et balance de vente.Plusieurs demandes actuellement.Pour informations, s’adresser à Talbot Frères, 902, De Saint-Valier.Tél.Saint-Louis 6296 OEUFS ET VOLAILLES Notre catalogue illustré de 15 gravures, des volailles les plus avantageusement connues au pays est maintenant prêt, 15c l’exemplaire, par malle.Oeufs pour Incubation, en lots de 100 et plus; demandez nos prix.Poules, Canards, Oies, Dindes, Pintades, etc.Ecrivez-nous vos besoins.— LA FERME AVICOLE VAMASKA, S.-HYACINTHE.QUE.OEUFS POUR INCUBATION des races suivantes; Plymouth, Hock.Wyandotte, Rhone Island, Rouges et blanches, Lighorns, Orpington.Variétées Barre blanc chamois.S'adresser à J.O.Marcuand, S.-Barthélemy.OEUFS DE VOLAILLES A vendre, oeufs provenant de poules “Langshan” pure race, à $2.00 la couvée; argent comptant avec la commande, l’acheteur paye Je transport.Adressez à M.J.Laplon-te, Aubrey, Qué.TERRAINS A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de I.achine, dans Bronx Park, sur la 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendra bon marché.S’adresser à 681 ave.Papineau.DIVERS COURS PRIVES Français, anglais, diction, mathématiques, éléments grecs et latins, sciences, etc.Cours le jour et le soir.S’adresser personnellement ou par lettre à Edmond LaRoche, 399, Saint-Denis.RECOUVREMENTS Médecins, confiez vos comptes à percevoir à un bureau qui vous les collectera sans nuire à votre cl’en-tèle; perception rapide, satisfaction garantie Références nombreuses.La-forest et Brault, 72 Notre Dame Est.Main 5517.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 Saint-Francois-Xavier.Montréal.Régidenre : St-Loo!» 4393.CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent & prêter ; achat de debentures, de propriétés, de balances de prix de ventes.«9 rue St-Jacques.Tél.Main 3034.SALLE A DINER STAR HOUSE CHAMBRE ET PENSION, $5.00 par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs.N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.AVIS Demande a été faite à la Corporation de la Cité de Montréal pour permission d'emmagasiner et vendre de la gazoline, sur le lot numéro cadastral 236, subdivision No 22, r'u quartier Ahuntsic, No 6461, rue l a-jeunesse.A.Sauriol, No 901, Boul.Gouin.Montréal, 29 mars 1915.ASSURANCES I TEL.MAIN 968 ^ NOBACEJ LABKQUE Ch.623 EdificeTransportation P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence : Saint-Louis 2707.HOTEILS Hôtel Riendeau Limitée WILF.GEKVAIS, Prés.Très.P.A.SAMSON, Vice-Prés.-Scc.Le Rendez-vous des Canadiens-Français.58-«0 Place Jacques-Cartier, Montréal.Dr E.-F.EMERY Ancien élève Université de Paris Médecine générale.Maladies des voies respiratoires.2487 AVENUE DU PARC TEL.ST-LOUIS 4014 Dr A.L.GUERT1N Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nés el de la Gorce.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 2308.— Dame Angélina Lespérauce, de la paroisse de Boucherville, district de Montréal, épouse commune en biens de Josaphat Bourdon cultivateur du même lieu, dûment autorisée a, ce jour, pris une action en séparation ue biens contre son dit mari.— Pelletier, Letourneau, Beaulieu et Mercier, procureurs de la demanderesse.— Montréal, 19 mars 1915 Ce Journal est t-Vincent.imprima au No 43 rue Saint-Vincent, à Montréal, par S’IMPRIME.RIE POPULAIRE «à responsanilité limitée! J.N.Cncvricr.gérant-général.rEEMgÿwi coau&mpany QrnitÀc/ oharoon oitu- miiieux, à va- 12 Rue Sa'nt-Jacques.Momfé, lCure Radicale Des Cors] [Süse.Efficace,Ssns Douceur Vente Partout SS*, Franco ra» Poste, i .J-Lhurence, Montreal! % 399 .YOL.VI.— No.73 ¦ii .' " ¦ "" * i LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 29 MARS 1915 3 ANGLETERRE M.ASQUITH EST ATTAQUE LES JOURNAUX UNIONISTES LUI REPROCHENT D'AVOIR MANQUE DE VIGUEUR DANS LA CONDUITE DE LA GUERRE.— IMPREVOYANCE AU SUJET DES MUNITIONS.Londres, 29 — Les journaux unionistes attaquent M.Asquith, en lui reprochant d’avoir manqué de vi-igueur dans la conduite de la guerre.Le "Times” et M.J.L.Garvin, dans ]’“Observer”, ont ouvert le feu.Le “Morning Post” porte maintenant les coups.Il rappelait hier les merveilles accomplies par lord Kitchener et ajoutait : "Tandis que les nécessités du présent prenaient chaque heure de la journée du ministre de la guerre, nous étions en droit de nous attendre à ce que le premier ministre prévît les besoins de l’avenir et y pourvût.Pendant des mois, on nous a répété que la guerre pèserait sur toutes les ressources du pays et qu’elle serait longue.Ayant la dernière quinzaine, ùn ministre a-t-il étudié l’organisation de ces industries dont l’heureuse continuation de la guerre dépend, ou s’est-il enquis de l’accroissement possible de leur rendement ?“Durant les longs mois d’hiver, M.Asquith a-t-il jamais songé à s’assurer si les armureries pouvaient suffi rot à pourvoir aux besoins accrus et croissants de nos forces de terre et de mer?Il ne l’a apparem-•ment pas fait.Nous faisons un appel sincère au premier ministre.En dépit de la perte d’un temps pre-icirux, il peut réparer les consémien-ces de sa négligence.Qu’il s’élève à la hauteur de sa tâche.Qu’il presse la mise en oeuvre des industries anglaises et la fabrication rapide des munitions de guerre.” Le “Daily Chronicle” prenant la défense de M.Asquith, déclare que la cause réelle de ces attaques est la force du premier ministre et non sa faiblesse, et eue cette manoeuvre échouera, il y a lieu de le croire.L’ACTION MARITIME SOUS-MARINS ’ A UOEUVRE UN VAPEUR ANGLAIS EST COULE; 2 MARINS ET UNE FEMME SONT BLESSES.— UN AUTRE NAVIRE ATTAQUE RIPOSTE ET FAIT FUIR L'ENNEMI.BULLETINS OFFICIELS DE LA NUIT - PARIS Paris, 29.— Bulletin officiel publié hier après-midi: Les aviateurs belges ont bombardé le camp d’aviation allemand à Ghis-telles, (situé dans l’ouest des Flandres à 7 milles au sud-ouest de Bruges).Dans l’est des hauteurs de la Meuse, près de Marcheville, nous avons emporté d’assaut 300 mètres (100 verges) des tranchées ennemies et repoussé deux contre-attaques.A Les Epargnes,nous avons continué nos progrès de la veille, nous emparant de 150 mètres de tranchées.* * * Le bulletin du soir dit;— La journée s’est passée tranquillement sur tout le long du front, l’ennemi ne faisant preuve d’aucune activité.Un aéroplane allemand qui avait lancé une bombe dans la région de Badonvill'er a été abattu par nos soldats.Le pilote et l’officier envoyé en observation ont été faits prisonniers.Il n’y a rien d'important à signaler sur tout le front.A l’est des hauteurs de la Meuse, près de Marcheville, nous avons perdu une portion d’une tranchée allemande, que nous avions enlevée samedi.A Hartinanns-Weilerkorpf, nous avons affermi nos positions.Le total des prisonniers, pris par nous au cours de l’ataque qui nous a valu d’emporter la hauteur, est de six oi'fi-cierse, trente-quatre sous-officiers et 303 hommes.Nous avons aussi fait bien des prisonniers blessés.BERLIN Londres, 29.— Le vapeur anglais “Vosges” a été coulé, samedi sur la côte Cornish, par la canonnade d’un sous-marin allemand, dont on ne sait pas le nom.On a appris aujourd’hui que le “Vosges” avait perdu son ingénieur en chef et que deux officiers, deux membres de l’équipage et la femme d’un passager avaient été blessés.* * * Truro, Angleterre, 29.— Deux membres blessés de l’équipage du paquebot “Vosges” ont été transportés à l’hôpital ici, hier soir.Ce sont %Kin officier et le mousse.L’officier raconte qu’au large de Trevose Head un sous-marin somma le navire de Stopper.Le capitaine donna l’ordre de filer à toute vitesse.Le submersible était d’un des derniers types des Allemands, il était presque aussi long que le “Vosges” et sa vitesse était supérieure à celle de ce dernier.Vingt obus furent lancés contre le paquebot.Le dernier projectile pratiqua une ouverture de deux pieds au-dessous de la ligne de flottaison, et le capitaine décida alors d’abandonner le navire.COUP RATE Londres, 29.— Le correspondant du “Daily Mail” à Rotterdam fait le récit d’une rencontre émotionnante qui a eu lieu hier après-midi entre Berlin, via Sayville, 29.— Le communiqué a été publié hier soir; Au sud-est de Verdun, les atlaques françaises sur les hauteurs de la Meuse, près de Combres et dans les plaines de la Woevre, ; rès de Mar-cheville ont tourné au succès des Allemands après un combat opiniâtre.Dans les montagnes des Vosges, à Haartmann-Wcilerkopf, il ne s’est produit hier que de simples combats d’artillerie.Les attaques russes dans la forêt d’Augustowo, près de la frontière orientale de Prusse ont été repoussées.Entre les rivières Pisa et Omulew plusieurs attaques russes ont été tentées mais elles sont restées sans résultat contre l'effort de l’infanterie allemande.Près de Wock nous avons fait prisonniers 900 Russes.VIENNE Vienne, via Londres, 29.— Le com-muniqiv ’uvant a été public hier ès-midi: Les a ques des Russes renforcés par de nouvelles troupes, sur le front des Carpathes ont été infructueuses et rehnemi a souffert de lourdes pertes.Sur les collines qui s’étendent près de Benyawelgz, des deux côtés de la vallée de Latoricza, au sud de Labot-czrev, un violent combat se poursuit.En Bukovine, au nord-est de jCzer-nowitz, nos troupes, après un violent engagement ont repoussé les forces russes en nombre supérieur, les pourchassant jusqu’à la frontière.Nous nous sommes emparé de plusieurs villages, fait 1.000 prisonniers, et capturé deux mitrailleuses.Plus tard:— Les attaques russes dans les vallées de l’Ondwa et de Laborcz (Carpathes) ont été repoussées.Le co’-i-bat des deux côtés des vallées ont diminué d’intensité depuis hier matin.Jour et nuit il y a'des duels d’artillerie et des escarmouches.Dans les autres parties des Carpathes, la bataille a été opiniâtre.Nous avons capturé 1,230 Russes.Nous lançant à leur poursuite, nous fîmes deux cents autres prisonniers.La situation en Pologne russe et dans la Galicie occidentale n’a pas changé.PETROGRAD Petrograd, viâ Londres, 29.— Le communiqué officiel publié hier1 soir par le ministère de la Guerre, dit: A l’ouest du Niémen, (au nord de la Pologne) les engagements livrés dans le cours de la journée du 27, ont assume un caractère d’exces- Jaiwa, lui infligeant de très lourdes pertes, Au cours de lu nuit du 25 mars, les Allemands ont attaqué à maintes reprises, s'emparant par deux fois de quelques-unes de nos tranchées près des villages de Serafin et de Tartak mais imps les avons ramenés chaque fois aux positions qu’ils occupaient auparavant.Les Allemands ont subi des pertes sensibles.Dans certains districts du nord d’Ezareff, les Allemands ont volé nos paletots qui sont bien supérieurs aux leurs, afin de se protéger contre la mauvaise température.Leurs soldats quittent continuellement les tranchées afin de dépouiller nos morts des paletots dont ils .ont revêtus, mais notre mitrailh eur fait payer chèrement leu s larcins., A Ossowetz, les Allemands ont essayé à plusieurs reprises de lan-c.r un ballon captif mais nu.canons le forcèrent à s’éloigner chaque fols qu’il tenta d’apparaître.Comme résultat de l'absolue supériorité des canons de la forteresse, les batteries allemandes ne font qui tirer de courtes salves aussitôt réduites au silence.Dans une bataille livrée au village de Kavaska, sur la rive gauchi de la rivière Omulew, nous avons fait au-delà de cent prisonniers, capturé une mitrailleuse et trois canons.Un certain nombre de “czeehs” appartenant à la garnison de Prze mysl demandent à grands cris la permission de combattre dans l’armés russe si l’on veut leur laisser la liberté.* * * Petrograd, vi Londres, 29.— Le hof des quartiers-généraux de l’armée russ: du Caucase a publié hier la déclaration suivante: Le 2ti mars, les Turcs ont tenté un mouvement offensif dans la ré: gion des Côtes de la Mer Noire, mais ils ont été rejetés sur la rive gauche de i Arkhave.Dans la direction des montagnes du Sangeluk et de la vallée d’Alas-kért des engagements de peu d’importance ont été effectués.Dans d’autres directions rien n’est venu .iodifier la situation.CANADA MONTREALAIS TUES ET BLESSES LA DERNIERE LISTE DES HORS DE COMBAT CONTIENT PLUSIEURS NOMS DE SOLDATS DE MONTREAL.TURQUIE SKSffiaËGESSSœimSSEEB; PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUIT ANGLETERRE —La dernière liste des pertes anglaises, datée 23-24 mars, contient les noms de 9 officiers tués et 24 blessés.RUSSIE —Petrograd dément avec énergie le mensonge allemand qui cherche à diminuer l’effet de la chute de Przemysl en disant que la garnison ne se composâ t que-de 25,000 hommes.Le total des prisonniers est de 125,000.—Un lieutenant d’aviation allemand a fait le récit des derniers efforts de la garnison de Pryzemysl.La garnison était à bout de vivres, depuis longtemps et 28,000 blessés encombra ent les hôpitaux.Le jour de la capitulation 104 ballons et 4 aérop anes réussirent à quitter la forteresse avec 48 aviateurs.le paquebot “City of Bruxelles” de la | sive violence des deux côtés.Une compagnie “Eastern Railway Steamship” et un sous-marin inconnu.On signala un submersible à 8 mil-*les au large du fort flottant de Maas.¦]1 donna un signal enjoignant de Stopper.Le “City of Bruxelles” sç mit à filer 1(5 noeuds et tira sur le navire ennemi.Ce dernier surpris se mit à s’enfoncer.Le capitaine Wyatt donna l’ordre d’aller à tribord, et de foncer sur le submersible.Le paquebot passa juste à l’endroit où le sous-marin plongea, et les officiers firent des recherches pendant une demi-heure sans rien voir du sous-piarin.UN AUTRE NAVIRE COULE?Londres, 29.— Un sous-marin allemand a déployé hier beaucoup d’ac-tivité au sud de l’Irlande.On croit qu’il a coulé un vapeur, le “Ealka-ba”, vu que ce dernier a envoyé un signal de détresse, disant que son équipage prenait place dans les canots.On a signale un sous-marin devant le cap Clear peu de temps après midi jpier.’ Le paquebot anglais “Dunedin” qui jauge 3,011 tonnes et l’Aquila ont aussi envoyé des signaux de détresse, en signalant le fait qu’un sous-ma-tdu les poursuivait.ITALIE —Tous les soldats alpins nés en 1883, les artilleurs et officiers de génie, viennent d’être appelés sous les drapèaux.—Le peuple italien continue à demander la guerre.Hier, à Rome, les Ital cns qui réclament la conquête du Trentin, de Trieste et de la Dalmatie, ont tenu une grande assemblée.jk —On affirme, sur la foi d’excellentes sources, que les négociations entre l’Autriche et ITtalie sont dues à l’initiative de l’Allemagne.-—Le sénateur Mazziotti écrit dans le “Giornale d’Italia” que l’Italie peut obtenir des concessions terri-xtoriales de l’Autriche sans, pour Mfcela, avoir recours aux armes.faible canonnade se poursuit à Ossowetz.Dans la région des rivières Skwa et Omulew, sur le front de Tarlak-Wach-Zwaday, une lutte opiniâtre a été livrée pour la possession des positions allemandes.Durant la journée, nous avons fait 600 prisonniers, parmi lesquels cinq officiers, et nous avons capturé deux mitrailleuses.Dans les Carpathes, notre offensive s’est continuée la journée du 20, spécialement dans la direction de Bartfeld où nous nous sommes emparé d’une nouvelle ligne de hauteurs sur une étendue d environ 25 verst.(Une verst com-ispobd aux deux-tiers d’un mille).Dans une charge à la baïonnette pour la possession de la colline No 389, à l’est du village de Mlimarocz, nous avons anéanti trois balai Ions d’Autrichiens.Dans la direction de Munkaz et de Stry, nous avons repoussé une sérié d’attaques de la part de l'ennemi qui a entrepris sans succès de jeter une certaine quantité de grenades dans nos tranchées.» * *• Le communiqué officiel de samedi se lit comme suit: A l’ouest du Niémen central, sur la rive est de la Narew et sur la rive gauche de la Vistule, il n’y a eu aucun changement essentiel dans l’état de choses existant.Dans les Carpathes, nous avons fait des progrès vers Bartfeld.Dans la direction de Balligrod, nous avons emporté d’assaut une colline fortifiée à l’est de Ravoljetz, près de Russkedydinva e( de Ko-ciouska nous avons combattu avec succès d’importantes forces ennemies.Durant le cours de la journée nous avons fait prisonniers environ 2,500 soldats autrichiens, outre 40 officiers et nous avons capturé plusieurs mitrailleuses.Dans l’est de la Galicie nous avons repoussé un bataillon ennemi qui avait traversé le Dniester près de AUTRICHE —‘Les Autrichiens travaillent activement à leurs cales-sèches militaires pour terminer la construction de 20 sous-marins, dernier type.Ces engins de guerre serviront au b’ocus de la Méditerranée.—Des rumeurs persistantes indiquent que l’Autriche-Hongrie se prépare à signer une paix séparée.La chute de Przemysl a pratiquement décidé François-Joseph à écoute*' son peuple affamé qui demande la paix.TURQUIE Ottawa, 29.— Le département de la milice a publié hier après-midi et hier soi • deux nouvelles listes de morts et de ble:,sés et il en a publié une autre ce mat.n.Les deux listes d'hier contenaient 39 noms et celle de ce matin en contient 7.Sur les listes d’hier il y avait 17 soldats tués dont 8 seulement étaient des Canadiens.Deux Mont-réaiais étaient de ce nombre: Le soldat Aimée Smith, tué’le 13 mars.Son plus proche parent, Mme E.Smith, 379 rue Amherst, Montréal.Le soldat Morris Thorpe, tué le 21 mars.Son plus proche parent, Mme L.Thorpe, 36Ua rue Parthe-nais, Montréal.Le soldat Morris Henry Thorpe faisait partie du régiment de la Princesse Patricia, il la.sse à Montréal une veuve et trois enfants en mis âge.Le soldat Thorpe élait né à Londres «mais il demeurait au Canada depuis plusieurs années.11 était à l’emploi du Pacifique-Canadien, comme sous-chef de la police, aux usines Angus.Le soldat Aimée Smith était fils d’un père anglais et d’une même canadienne française.11 était âgé de 27 ans et célibataire.Avant de s'engager dans le contingent il travaillait comme journalier.Plusieurs autres Montréalais se trouvent au nombre (les blessés: Le caporal Patrick Garvey, admis â l’hôpital general No 4, â Versailles, le 17 mars; blessé par un éclat d’obus au cuir chevelu.Le caporal Garvey est né en Ir-ande dans une famille de militaires.Ses deux frères qui étaient of-ijciers dans 1 armée anglaise ont été tués au commencement de la présente guerre.Lui-même, pendant 18 ans, a fait partie de l’armée anglaise.Pendant la guerre du Sud-Africain, il a été l’un des défenseurs de Ladysmith.À la fin de cet-ie guerre il immigra au Canada où il est demeuré depuis.Aussitôt après son enrôlement dans le Princess Patricia il a été promu au grade de caporal.C’est la première fois que Garvey est blessé au cours de sa longue carrière militaire.Son beau-frère, M.D.Smith, demeure au \o 592 de la rue Aylwiu.Les autres biessés Montréalais >out: Le soldat J.Marks, blessé le 16 mars.Son plus proche parent, Mme L Marks, aux soins de M.F.J.Per foid H tel des Postes, Montréal.Le soldat John E.Chur.etL, oles-sé d’un éclat d’obus au genou, le 10 nais.Son plus proche parent, son père George Charrette, 941 première avenue, Lachine.Le sapeur F.Bullock, blessé au bras d'un éclat d’obus.Son piu5 proche parent, Mme Ada Jane Taylor BuLock, 72 rue Charron, Morit-éal.La liste publiée ce matin est fort courte; elle ne contient que sepl noms.Ces soldats sont tous des Canadiens à l’exception d’un seul.Sur cette liste se trouve»', deux Montréalais qui ont été tués: Le soldat Reuben Halifax, tué le ¦1 mars.Son plus proche parent, Mme Florence Halifax, No 3441 venue Allan, Park Extension,\ Montréal.Le soldat Gédéon Heath, mort le 23 mars, a 1 hôpita général No 13, à Boulogne; a uccoaüé a une bron chile.Son NOUVELLE ACTIVITE LA FLOTTE ALLIEE A REPKIS SES OPERATIONS DANS LES DARDANELLES ET BOMBARDE VIOLEMMENT LA PENINSULE DE GALLIPOLI.— UN DELUGE D’OBUS.Ténédos, 29.— La flotte alliée a replis ses .'iterations dans les Dardanelles, el une vive canonnade a maintenant lieu.A en juger par le bruit perçu hier matin, on bombarde violemnien la péninsule de Gallipoli.Le temps c t on ne peut mieux.Les anglais ont fait des reconnaissances tous les jours pendant que les navires sont restés inactifs, et l’on voit aussi parfois des machines teutonnes.Un foil bombardement a suivi ces reconnaissances.11 se continua hier à des intervalles rapprochés, de 10 heures du matin à 3 heures et demie de l’après-midi.Un correspondant a vu des obus éclater sur les collines dans le voisinage de Chanak et de Kilid Bahr.Pendant une demi-heure les obus tombaient à raison de deux par minutes.L’ennemi ne ripostait pas.* -K- * Paris, 29.— Le correspondant de l’agence Havas d’Athènes, mande;— “Le balayage des minqs dans les Dardanelles s’est poursuivi aujourd’hui.En fait, on a annoncé que la zone des mines avait été balayée jusqu’à la ville de Dardanelles.Le temps est maintenant clair.“fine dépêche de Varloa, Asie Mineure, dit que des canons à long tir, montes par des officiers allemands, ont élé envoyés de Constantinople à Smyrne.“Les Turcs a Küid Bahr ont ouvert le feu contre les dragueurs de mims, mais ils furenl bombardés à leur tour et rapidement forcés à se taire.Entre huit heures et minuit, ce matin, on a perçu une violente canonnade venant dans la direction du golfe de Saros.Un en ignore les résultats.” —-La flotte alliée a recommencé le bombardement des Dardanelles.La canonnade est terrible et cause de grands dégâts dans ’es nouveaux travaux de défense des Turcs érigés pendant l’accalmie des derniers jours.—Le gouvernement turc prépare les foules de Constantinople à l’ar-’•ivée des flottes alliées dans les Dardanelles et ie Bosphore, et demande au peuple de rester calme, car les ennemis de l’Allemagne ne veu’ent que la liberté de passage pour leurs navires marchands dans les deux fameux détroits.Ces opérations navales, au dire de la Sublime Porte, n’ont aucune signification diplomatique.—La flotte turque est totalement immobilisée et manque de charbon.Des ouvriers travaillent jour et nuit près de la côte, à Therapia, pour remettre le “Goeben” en état de service.FRANCE ET BELGIQUE —Un tautoe allemand a survolé Calais hier matin, sans cependant causer-aucun dégât.—-Les chasseurs alpins viennent d’augmenter la liste de 'eurs nom breux exploits en emportant d’assaut les hauteurs de Hartmanns-Weilerkopf.Depuis plusieurs mois ce point stratégique avait été le théâtre de combats sanguinaires.Ces hauteurs commandent les districts de Thann, Cerney et Steinbach.—M.Frédéric Palmer, correspondant de la presse associée, a envoyé une lettre du front à Londres.Le correspondant parle surtout de la bonne humeur des soldats-anglais et de leur confiance absolue dans le résultat fina’.La dernière victoire de Neuve Chanelle a relevé de beaucoup le moral des troupes de Kitchener.LES NEUTRES —Le nouveau gouvernement de la Grèce vient de publier un officiel annonçant à la nation que tout en suivant une politique de neutralité, il ne perdra pas l’occasion de réaliser les aspirations nationales des sujets helléniques.—Le ministre anglais à Bucarest a protesté auprès du gouvernement bulgare contre l’expédition du materiel de guerre en Turquie par la Bulgarie.Le ministère a répondu que ces matériaux avaient été envoyés à l’insu des autorités et que le fait ne se renouvellerait plus.RUSSIE LES AUTRICHIENS EN RETRAITE DEVANT L’AVANCE RUSSE DANS LES CARPATHES, LES AUTRICHIENS SE RETIRENT EN INCENDIANT LE VILLAGE DE ZBORO.— LES ALLEMANDS DEVANT KOSIEWA.Petrograd, 29 —- Les Russes sc sont avancés d’une façon considérable dans les Carpathes, et vont maintenant de l’avant le long d’une ne de 60 milles, entre la région Je Bartfeld et de Ba igrod.Les Autrichiens battent en retraite, saccageant le pays en se retirant.Le vil-age de Zboro, où ils ont mis le feu avant de l’abandonner, -se trouve .seulement à 6 étapes de Bartfeld, tête d’une voie ferrée simple qui, 25 étapes plus au sud, se joint au principal réseau allant à Budapest.Les Allemands continuent à attaquer Kosiewa et les hauteurs ad a-c f tes, dont les Russes sont les n » lires.L’état-major donne d’autres chiffres intéressants touchant Przemysl, pour réfuter les dires étonnants des Teutons au sujet de la capitulation.Ces derniers répètent (pie la nécessité de faire partager les vivres à nn grand nombre de prisonniers p us proche parent, M.| russes a hâté la redd tion, que les Eph aim Heath, No 131 rue Congré-a.ion, Montréal.159 SOLDATS DU PREMIER CONTINGENT sont Rapatries.Londres, 29.—- Un détachement de 159 hommes du premier contingent s’est embarqué samedi sur le “Métagania” pour retourner au Canada.Ci détachement est sous les ordres du major Guy Marriott, du 9ième bataillon, ayant le lieutenant Mitchell comme adjudant.La plupart de ces hommes ont été reconnus physiquement impropres au service; il n’y a qu’un petit nombre d indésirables.L(x colonel Frank Reid, ainsi que plusieurs autres officiers ont été envoyés pour commencer un examen sévère d élimination.En justice pour le premier contingent il faut déclarer que beaucoup d’hommes ont perdu de leur vigueur à cause des fatigues et des privations endurées.à Salisbury Piain.A LA MEMOIRE DU COLONEL FARQUHAR.Imndres, 29.— Un service funèbre a été céiébré hier dans l’église de Sainte-Marie, Place.Bryanstown, à la mémoire du colonel Farquhar, devant Lady Farquhar, le major liamilton Gault et un fort peloton du Régiment.Le lieutenant Newton f.t l’éloge du chef valeureux que tous avaient connus et aimés.Le capitaine Adamson, de Toronto, qui commande par interim a gagné le front, dans les Flandres, à la tête des cinq cents hommes dé-Pa qués ces derniers temps du Canada.LE MAJOR GAULT S’EST CONDUIT EN HEROS.Toronto, 29.— Un soldat du Patricia, William Bowie, dans une lettre à sa famille de Riverdale, parle avec admiration du major Gault et raconte comment il vole à la rescousse des compagnons blessés, malgré les grêles de balles qui le menacent.Bowie est lui-même détenu à l’hôpital de Boulogne, le bras criblé d’éclats d'obus.Le NATIONALISTE est le meilleur des journaux du dimanche, à Montréal.Le lisez-vous?._.Moscovites ont détruit 300 villages | galiciens, dont 250 furent rasés jus-1 qu'à terre, et que la garnison de I Przemysl ne se composait que de 25,000 hommes.Autant de faussetés, suivant les Russes.La garnison de Przemysl ; comprenait 120,000 hommes.On pu- ! bliera bientôt le chiffre exact II n’y | avait que 1.350 prisonniers moscovites dans la forteresse, 'a plupart des blessés.Les Russes n’ont pas détruit un seul villnige en Gal'oie.Depuis longtemps nous savons, les Galiciens ne le savent que trop aussi, qui a perpétré les actes de barbarie commis en Galicie.Les Autrichiens, aidés par les Allemands, ont épargné peu de choses, en battant on retraite devant les Russes, en Galicie il y a p'usieurs mois.SIR 10MÉR GOIJÏN OUVRIRA L’EXPOSITION DE L’ARENA On s'intéresse beaucoup en général à l’exposition des articles canadiens, qui aura Feu à F Arena, du 10 au 17 avril prochain.La coopération généreuse qui nous vient de toutes tes classes de la société le prouve abondamment.Non seulement» les grandes maisons commerciales sont entrées dans le mouvement, mais encore les associations patriotiques et les princ’paux chefs civils et militaires.Sir Lomer Gouin a manifesté le désir d’ouvrir lui-même cette exposition.Tout fait donc présager un grand succès pour l’exposition et elle ne saurait laisser autre chose qu’un souvenir ineffaçable du mouvement en faveur de l’article canadien (made in Canada).— un mouvement qui mérite l’appui le plus cordial de la nation toute entière.On a pris beaucoup de soins pour rendre les différents kiosques aunii attrayants que possible, en leur faisant représenter sous leur meilleur jour les produits de nos p’us grandes industries.Ceux qui visiteront l’Arena s'instruiront Mir les capacités de rendement des fabriques canadiemms tout en faisant leur part pour aider l’industrie : a-tionale.Parmi les nombreuses attractions offertes aux visiteurs, il convient de mentionner la fanfne des Grenadiers Gnards et une représentation gratuite de vues animées fabriquées au Canada.Les promoteurs de l’exposition méritent certainement des félicitations pour la façon dont ils ont accompli leurs plans.réc- Offres du magasin Goodwins pour demain Toilettes Nouvelles de Pâques COSTUMES à 10.98, 13.95, 15.00, 19.75, 22.50, 24.75, 29.75, 35.00, 39.75, 45.00, 49.75, 55.00, 59.75, 65.00.BLOUSES à .98, 1.98, 2.98, 3.98, 4.50, 4.98, 7.50, 9.50, 15.00 et 18.00.ARTICLES DE COU à .25, .50, .75, .95, 1.00, 1.25, 1.50, 1.95, 2.50, 3.25, 3.50.Parures à 4.98, 6.95, 19.75 et 24.75.CHAPEAUX à 4.98, 7.50, 10.00, 12.50, 15.00, 20.00, 25.00, 30.00, 35.00 et plus.ESCARPINS ET OXFORDS à 3.50, 5.00 et 6.00.BOTTINES à 2.79, 2.98, 3.95, 5.00 et 6.00.Branches de marguerites; toutes les nuances, .2», .39 et .49 Nouvelles Çarnitures fleuries pour chapeaux Guirlandes nouvelles et élégantes, effets do fleurs et de fruits.39, .49, .75 et .98 Voyez notre étalage spécial de nouveaux chapeaux garnis, formes les plus nouvelles, dessins originaux et distingués; superbes couleurs à partir de.4.98 —Au premier étage.Rubans de .3 ^ à .50, pour .15 Pour vous inciter à venir acheter dès l’ouverture des portes, nous mettrons en vente 350 verges de rubans de soie français épais — à carreaux, à rayures et à dessins de Dresde — de 5 à 6 Va pouces de large — marques .35, .39 et .45.pour, la verge.15 Broderies de .25 à .45, pour .15 Beaux volants de 15 el 18 pouces.Un choix complet de 23 dessins nouveaux, de dentelle et non ajourés.Notre but: vous inciter à venir de bonne heure.Notre prix, la verge .15 Au rez-de-chaussée, à droite en avant.Nouveaux Tissus Lavables Deux consignations nouvelles arrivées le jour même que nous écrivons cette nn nonce.Un guingan (à carreaux), 27 pouces de large, pour robes de da- flQ/* mes.La verge.¦U5J Une Nettelfne mercerisée, le successeur du ioulard de coton.La verge 26 —Au premier étage.Toiles et Cotons Serviettes venant des fameux moulins John Drown, *£.25 la douzaine.250 douzaines à ce prix et tant que vous en voudrez ii irimporte quel autre prix que vous voudrez payer.Serviettes, .30 chacune.150 douzaines, pure laine, ouvrées épais-ses, ourlées ou à points d’ourlet, chacune.«vU Couvre-pieds blancs au crochet, 1.39; 250 très jolis, avec bouts 4 ourlés.Valeur sortant de l’ordinaire à.¦ •tôi'ïÆ Cotons, cotons fins blancs, shirtings blancs .IîîVb au lieu de .15; seulement 200 verges à .121/2.Tant que vous en voudrez A .15 Déliés marchandises à texture fine uniforme, 38 pouerse de large.les'autres jours.50 p'-’i’., anglaise rés stante.Achète:: FInnelIcttcs, .11 mardi; .12% me neige.Donne flnin'llutte quantité, à, la verge.Offres spéciales pour mardi de marchandises de première qualitéiL Nappes, 1.95; quid té que nous serions Justifiables de vendre 2.25 et meme 3.00.Blanche connue neige, (>8 x 68, 70 x 70, 68 x 86 et 70 x 1)0.*| 0^ En toile la plus pure.va sans dire, chacune —Au rez-de-chaussée.—A gauche en arrière.MONTREAL LIMITED £ çNE MANQUEZ PAS DE VISITER 7 DES ARTICLES CANADIENS QUI AURA LIEU A L’ARENA du 10 au 17 avril On pourra y voir tous les produits faits au Canada, depuis “une aiguille jusqu’à une ancre”.Toute la semaine durant, il y aura de plus des vues animées (fabriquées au Canada), avec changement de programme tous les jours.Fanfare tous les après-midi et soirs.Attractions patriotiques spéciales.M.le Client, après avoir fait votre visite à l’Arena, ne manquez pas d’acheter quelques-uns des différents produits que vous aurez vus à l’exposition.% EXPOSITION DES ARTICLES CANADIENS 411'EDIFICE TRANSPORTATION TEL.MAIN 6544.J Y LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI, 2D MARS 1915 VOL.VT.— No.78 LE TRAMWAY M.COTE PASSE A GAUCHE il tombe d’accord avec MM.McDonald et Ainey p(»!ir ajourner l’étude du I ramway à mardi.— IM.Martin et Hébert estomaqués.— M.Robert aurait envoyé des sténographes à la séance sans prévenir le maire.MM.Ainey et McL'onulii ont remporté une première manche, samedi, sur ta question tlu tramway, et .MM.Perron et Robert s’en sont retournés après un voyage blanc.RI cette victoire fut l’oeuvre de M.Côté qui, pour une fois faisant le pied-de-nez à ses deux, collègues du triumvirat, se rendit, avec la grâce charmante dont il a le secret, à la demande de M.McDonald, en admettant que les projets de franchises seraient étudiés mardi entre Iles commissaires seulement, sans que les représentants du tramway soient invités.MM.McDonald cl Ainey bataillaient ferme pour arriver à ce résultat depuis que la question dit tramway est ouverte à l’hôtel de ville ; ce succès soudain ne fut pas sans causer des surprises.Deux sténographes officiels, ci non des moins habiles, firent les frais d’un incident.Envoyés, on ne sait par qui, pour noter toute la discussion, ils firent naître une petite tempête que calma fort habilement M.McDonald, aide par M.Côté.En voyant à l’oeuvre ces deux habiles manieurs du crayon, tout le monde pensa qu’ils avaient été envoyés par le Tramway.Interrogés ils ne voulurent rien dire.Ce soupçon s’évanouit quand l’on vit M.Martin et M.Hébert protester contre leur présence et l’on pataugea tout à fait dans l’inconnu quand M.McDonald vint à leur secours.Enfin, se disait-on, s’ils sont pour le Tramway comment M.McDonald peut-il les protéger?On n’en a jamais rien pu savoir.A l’issue de la séance, cette affaire produisit une scène drolatique quand M.McDonald apprit de quelqu’un qui n’en savait peut-être rien, que MM.les sténographes avaient été envoyés par le Tramway.—Elle est bonne celle-là, s’exclama M.McDomdd, s’empressant de faire part aussitôt de sa découverte au maire.—Pas vrai, s’écria Son Honneur amusé, ça parle au diable; le Tramway ne m’a pas averli.Ce cri du coeur provoqua l’hilarité de tout le bureau bientôt mis au courant.Les soupçons lancés contre le Tramway résultaient d’une déduction: on avait vu M.Cusson, l'un des sténographes causer avec M.Perron et l’on concluait qu’il était employé par lui.LE RIDEAU SE LEVE T.a question du tramway vient salle tapis à la lecture de l’opinion de Me Laurendeau, au sujet de l’avis rie motion donné par M Côté, dont MM.McDonald et Ainey contestaient la légalité.Le maire, sans doute renseigné sur sa teneur, se hâte d’attirer l'attention de M.McDonald, qui au moment où le secrétaire commence à lire est en train de converser.L’avocat de la ville déclare en effet que l’avis de motion où il est dit que M.Côté proposera le rejet du préambule du projet du maire, ia mise à l’étude de la question du tramway et enfin l'envoi d’invitation à MM.Robert et Perron (respective») ml président et avocat du Tramway) à assister à la séance des commissaires, le samedi, 27 mars, est dans l'ordre, en vertu de Patrick 52 des règlements du conseil adoptés par les commissaires.va être démasqué par |c premier co* nîque.L’entrée en scène est faite par M.Ainey, qui dit que cette opinion, au sujet de l’avis de motion, ne s’applique pas à la motion Côté elle-même.M.Martin met aussitôt le feu aux poudres, en disant avec beaucoup de conviction : —Mais la motion est venue hier, cl personne n'a piotesté.M.McDonald bondit, tout son sang écossais lui monte à la figure : —Comment, vous osez dire que personne n’a protesté ?Ceci n’est pas vrai.Mais tout ie monde est témoin que nous n’avons fait que cela ; nous n’avons cessé de pr > tester contre votre procédure illégale.La déclaration du maire après ce que l’on sait était plutôt risquée, mais il semble vouloir dire, dans les explications qu’il donne au milieu des proteslations que ne cesse de faire fuser M.McDonald, que la mo-iioii a été votée par la majorité des coipmissaires et que, partant, les protestations doivent être considérées comme si elles n’existaient pas.C’est un peu boiteux.Enfin il coupe court en lançant un formidable “order”! puis répand encore un peu de melinite sur le feu: —C’est bon, vous vous êtes objecté, niais vous n’avez pas fini! M.McDonald, plus calme, rétorque: .te ne suis pas épuisé; je discute contre un mur de pierre c-t dans ces conditions, j’emploierai tous les moyens pour le démolir.M.Martin, calme jusqu’ici, s’échauffe: —Je puis vous répondre.en français et même en latin! M.McDonald:— Je sais que pour vous, les réponses que vous pouvez faire, peuvent être aussi bien en la-1 lin qu’en français! M.Martin pour en finir envoie chercher Me Laurendeau afin de lui faire expliquer l’opinion qu’il vient 1 de donner et le premier acte s'achève par le départ du petit messager.EN PLEIN MYSTERE Assis à une des tables des journalistes, deux sténographes, MM.Cusson et Lomax, barbouillent d’hérioglyphes leurs tablel-tes depuis le début de la séance.Quel est ce mystère?En trouver la solution est aussitôt le souci de M.le maire qui vient d’apercevoir les deux scribes.—Pourquoi, dit-il, ces sténographes sont-ils ici?M.Ainey:— J’allais justement le demander.M.Hébert:— Je m’objecte à leur présence; il y a ici des journalistes uni prennenl notes de nos débats.mais nous savons qui ils sont.Que viennent faire ces sténographes?M.Martin:— S’ils ont été engagés par M.Beck, nous en avons assez.Ici le maire fait allusion au journaliste américain introducteur au pays des Burns et de leurs détecta-phones qui firent éclore J’affaire Mousseau.Le maire vcul en avoir Je coeur net et il interroge M.Cusson: —Qui vous a engagé?Je ne puis pas le dire.—Etes-vous payé pour ce travail?Sans doute.M.Côté à ce moment veut en revenir à sa motion, mais M.Ainey in siste pour vider l’incident en demandant de nouveau qui a envoyé des sténographes à la séance des commissaires, mais M.McDonald vint au secours de MM.Cusson et Lomax par une question qui va tout trancher.—'Etes-vous, demande-)-il à M, Cusson, citoyen de Montréal?—Oui, monsieur.—'Et vous, M.Lomax?—Moi aussi.Hé bien! nos séances sont publiques et tous les citoyens de Montréal ont le droit d’y assister, sténographes ou autres.M.Martin.— Je n'ai pas d’objection; je connais M.Cusson et je sais que c’est un honnête homme, mais je voudrais savoir qui les a envoyés ici; je voudrais savoir ce qui se passe derrière la porte.M.Ainey sentant peut-être à l’attitude de M.McDonald, son allié, que son intervention au sujet des sténographes est inopportune pour ne pas dire malheureuse, change subitement de ton.—On ne veut lias de bâillon, pour personne, s’écric-t-il.Je demandais qui les avait placés afin de savoir si c'était le bureau des commissaires, et si nous avions un crédit pour les payer.M.COTE LACHE SES CO-TRIUMVIRS M.Côté, pour une fois, et ce ne sera pas la dernière au cours de celle séance, se range du côté de M.McDonald, Nous avons établi, dit-il, que nos séances seraient publioues et nous devons laisser faire la publicité complète sur nos discussions.Je n’ai pas d’objection que tout Montréal sache ce que je fais à l’hôtel de ville.—Très bien, mes félicitations, clame M.McDonald, visiblement satisfait d’avoir raillé un des triumvirs et non des moindres .M.Hébert n’aime pas ce lâchage et il revient à la charge.—Ils pourraient (les sténographes) nous dire au moins qui ils représentent.M.McDonald:—Ils représentent deux citoyens: eux-mêmes.M.Hébert:—Je vois qu’ils sont bien défendus.M.McDonald:— Oui, monsieur, comme nous défendons toujours les citoyens et comme nous les défendons toujours, grâce à Dieu.Cette riposte est coupée par le maire qui s’exclame: —Co on, business! THEMIS APPARAIT Me Laurende u, sur ces enîrefai-ies, est arrivé et M.Côté, après plusieurs questions qui partent de tous les coins de la table, lui pose une question précise: —Nous voulons savoir si j’avais le droit de faire ce que j'ai fait hier (il fait allusion à sa motion).Me Laurendeau réitère que l’avis de la motion disant que samedi une motion serait présentée est dans l’ordre.M, McDonald:— Oui l'avis de motion, mais la motion a été discutée, hier, une journée avant le jour fixé par l’avis de motion.La conversation se mêle et s’entremêle de nouveau et Me Laurendeau dans cet enchevêtrement finit tout de même par trouver une solution: —L’avis étant régulier, il importe peu que la motion ait été discutée hier, elle est maintenant dans l’ordre et vous pouvez maintenant la discuter.On procède sur ce à l’ordre du jour et après l’expédition d’affaires de routine on en vient à la motion McDonald sur le tramway.—Stand (laissez sur la table) s’écrie M.Côté.Je ne suis pas prêt à procéder.—Très bien, reprend M.McDonald, comme je vous J’ai dit je ne liens pas à vous bousculer.Je veux que vous ayez tout le temps d’étudier ma proposition.—Je propose donc qu’elle soit a-journée à mardi.M.McDonald.—On devrait aussi ajourner la motion de M.Côté à mardi pour qu’elle vienne en même temps que ma motion; nous pourrions alors les étudier ensembi .Je n’ai pas d’objection dans ces conditions à l’ajournement pourvu que la discussion se fassent entre les membres seulement.M.Martin dit qu’on commence prématurément la discussion de la motion Côté qui n’a pas été appelée sur l’ordre du jour, mais de nouveau M.Côté rompt avec le triumvirat.M.Côté:— Je n’ai pas d’objection à ce que les deux projets soient étudiés ensemble; nous pourrions cependant envoyer une copie de la proposition McDonald au Tramway afin de les renseigner.M.McDonald:— Oui,mais nous discuterons entre nous, sans convoquer les représentants du Tramway?M.Côté: — Oui, nous discuterons entre nous, entre les commissaires.La victoire de la minorité, Ai-ney-Mcponald, est complète.M.Côté va continuer sur ce ton.mais le maire veut le ramener à l’ordre du jour, et MM.Ainey et McDonald s’interposent pour laisser M.Côlé poursuivre la bonne voie dans laquelle il s’est engagé à la surprise de plus d’un.M.Ainey, bienveillant: — Laissons parler M.Côté; nous voulons entendre ses explications.M.McDonald: — Oui, pas de D’ENORMES BENEFICES L’ENQUETE DES COMPTES l*U-JJL1CS MET A JOUR LES PRO FITS CONSIDERABLES REALISES PAR LES FOURNISSEURS DU GOUVERNEMENT.LA POLITIQUE LIBERALE sftt LOMEK GOUIN EN FAIT, SAMEDI SOIR, L’EXPOSE AU CLUB DE REFORME.— L’AGRICULTURE, L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET LA VOIRIE.FAITS-MONTREAL Ottawa, 2!).— L’enquête sur 'es comptes publics s’est continuée samedi.M.H.VV.Brown, directeur des contrats, dit avoir reçu d'un M.IL W.Brown d’Ottawa, l’offre de 150 jumelles.Sam Bilsky, un bijoutier, d’Ottawa, a offert de vendre initie jumelles, provenant d’agents américains, à $45 chacune.M.Sinclair, C.R., d’Ottawa, au nom de la maison Bilsky en a offert d'autres à $55.Thus.Rirkett, jr, dit avoir vendu au gouvernement, par l’entremise de la maison P.W.Ellis & Cie, 124 paires de jumelles à $52 et 42 à $4S.Il a signé un contrat avec Sam Bilsky pour 4oi) paires, avec $2,000 de profit pour Bilsky, le reste des profits allant à T.M.Birkett et Alex.Taylor.Il ne se rappelle pas avoir dit que $2 par paire devait aller au colonel Hurdman.Ce montant de $2 par paire dwait paver les dépenses de téléphoné, de télégraphe, etc.Le témoin a achet* des jumelles d’amis de New-York à $50.Il a même payé $20 en certains cas et les a revendues à Ellis pour $52 la paire.M.G.C.Hurdman, député d’Ottawa ouest à Toronto, un cousin du colonel Hurdman, dit qu'il sVsl abouché avec son cousin dans l'intérêt de M.J.M.Bell, d’Ottawa.Le colonel avait répondu que la mi-son Eliis était l’agent du gouvernement.Hurdman a offert cent jumellese à $42, tous droits de douane payés Il dit avoir essayé d’aider à Bilsky Le colonel Hurdman avait dit que celui-ci n’avait pas d’entrée, étant un libéral.M.J.M.Bell témoigne ensuite.Il a vendu pour $4$ à la maison Ellis des jumelles qu’il a achetées à Q44 • le Bilsky.Celui-ci les avait payées $37.50.M.Hurdman comparaît dans l'après-midi.Il apporte des lettres échangées avec la Stegmau Motor '.ompany, de Milwaukee, mais dit u’elles sont confidentielles.Une discussion s’engage au sujet de la mise au dossier de ses lettres.Dans l’intervalle, M.Birkett comparait de nouveau.Il a payé $33.71 pour des junHles Rausch & Lamb, y rotnpris les droits de douane.Il a donné dix pour cent de commission à son agent de New-York.Les jumelles ont été vendues ensuite au gouvernement à $o2, par la maison Ellis.“ Nous voulons montrer, dit le député W.M.German, que le témoin a acheté ces jumelles à meilleur compte que le patriote Ellix, qui a hint parlé de vendre à plus bas prix que Rausch & Lomb.Les leltres Hurdman sont ensuite produites.M.Hurdman y dit qu’il est en contact avec les représentants du gouvernement.Il ne croit pas s'être déshonoré en tâchant de soutirer des renseignements de son cousin, fonctionnaire du gouvernement.Il n’a pas fait de ventes de camions-autos.I] est un marchand de bois.M.Alex.Taylor, d’Ottawa, qui formait la Keystone Supply Co.avec M.Birkett, dit qu’il est allé à New-York avec Sam Bilsky, pour acheter des jumelles à $38.Son profit, d’après une entente, devait être d’environ $600.Les jumelles ont coûté $5,318, tous frais compris, et ont été revendues $8,632, soit avec un profit de 62 pour cent.M.Sam Bilsky, bijoutier, d’Ottawa, témoigne ensuite.Il a vu le colonel Hurdman et a appris que M.VV.J.Brown, un agent d’immeubles, avait un contrat pour 100 iu-melles.Il est allé à New-York avec Brown et un autre, mais n’a pu s'entendre avec lui sur la question les profits.Brown est allé à Philadelphie et y aurait acheté 15 jumelles de qualité supérieure à $13 et $15-Bilsky a vendu à Bell des jumelles de fabrication canadienne à $37.50, faisant' de ce ehef un profit de 35 pour cent environ.Bell les a revendues à Ellis à $4 de profit la paire et ce dernier les a vendues au gouvernement.M.Bilsky n’avait pas fini de témoigner quand le comité s’est ajourné.AUX ASSISES Le procès de M.Joseph Rivet ancien employé de la maison Beau-chemin, inculpé de vol de $400 au détriment de cètte maison, procès qui s’instruisait depuis deux .joins, s’esl terminé samedi après-midi.Les jurés, après d’assez longues délibérations, oui déclaré qu'il ne pouvait s’accorder sur le verdict à rendre.Ils ont été remerciés et l'affaire a été remise au prochain terme des Assises, en juin.Mercredi, le juge Lavergne prononcera les sentences contre les prévenus trouvés coupables au cours du présent terme.VACANCES DE PAQUES A l’occasion des vacances de'Pâques, le Pacifique Canadien vendra des billets d’aller et retour au prix d’un passage simple, bons pour l’aller et le retour, le 2 avril, et au prix d’un passage simple et un tiers, bons pour aller le 1, 2, 3, 4 avril, le retour étant limité au 6 avril.Agence de billets pour la ville, édifice de la Dominion Express, rue Saint-Jacques, ainsi qu’aux ga-res Windsor et Viger et à l’Hôte! Windsor.réc.C’est le premier-ministre de lu province, Sir Lomer tiouin, qui était Phôte .d’honneur au Club tic Réforme, samedi soir.Le dîner ôtait présidé par M, L.J.Perron, C.R., président du Club.L’on remarquait à la table d'honneur MM.les sénateurs Raoul Dandurand, J.P.B.Casgrain, F.!.Héïque, M.Wilson, 1).Gihnour, Win Mitchell.MM.les ministres J.Décurie, Honoré Mercier, M.Tessier, MM.G.B.Graham, S.Fisher, Geo.Simard, Walter Mitchell, Antonin Gnlipeault et plusieurs députés.Sir Lomer Gouin dit que la réalisation du programme libérai à Québec l’a empêché de venir voir ses amis du Club de Réforme.Il veut dire ce que les libéraux ont fait à Québec par cette politique de progrès inaugurée en 1897 par son devancier, M.Marchand.Comme la province de Québec est avant tout agricole, c’est au développement de l’agriculture que s’est surtout appliqué le gouvernement libéral.Pour rémédier au coût croissant de la vie, le gouvernement a encouragé la production agricole en favorisant l’instruction agricole, les réformes agricoles, la coopération agricole, l'amélioration de la voirie et la colonisation.Le budget ordinaire de la voirie et de l’agriculture a passé de $286,-026.77 en 1908-09, à $1,113,340.61 pour la voirie en 1913-14 et à $643,-028.01 pour l’agriculture.M.Gouin énumère ce que son gouvernement a fait pour l’instruction agricole; entr’autres choses, la nomination de six agronomes gradués d’Oka.il dit l’oeuvre de scs collè- fues dans le développérnent de l’in-ustrie du bacon et du sucre d’érable.Cette dernière rapporte un million et demi, environ par année.L’amélioration des troupeaux, les r’lifférentes cultures et industries agricoles, l’instructioii ménagère, etc., ont reçu l’encouragement de son gouvernement.La politique de coopération agricole a aussi été poussée de l’avant.En 1913 el 1914, 64 nouvelles coopératives ont été organisées portant leur nombre à 102.L’amélioration de la voirie a aussi fait l’objet de la sollicitude du gouvernement libéral qui a dépensé des millions de ce chef.l.a province possède aujourd'hui 910 milles de chemins macadamisés et 465 de chemins gravelés.En 1913, 400 municipalités ont entretenu 15,000 milles de voirie.La construction des ponts de fer et l’abolition des barrières de péage ont été encouragées par le ministère.L’agriculture a fait beaucoup de progrès dans le Québec, ces années dernières, dit Sir Lomer.La culture a augmenté plus qu’en Ontario.Le premier-ministre dit un mot des lois ouvrières adoptées par son gouvernement et des travaux publies en cours d’exécution.Il passe ensuite à l’instruction publique.L’augmentation des écoles normales et du traitement des instituteurs a été un des grands soucis de son administration.Les écoles normales sont plus nombreuses et les traitements des instituteurs beaucoup plus considérables, depuis 1905, surtout.Les académies commerciales ont été aussi fort encouragées, ainsi que les écoles techniques.Vient ensuite l’impôt sur les successions qui n’est pas plus lourd qu’autrefois, dit Sir Lomer, bien que les revenus en aient considérablement été augmentés.Et l'orateur explique longuement et avec force chiffres l’assertion précédente.Sir Lomer, passant à la taxe sur les ! compagnies commerciales, dit que son ministère l’a rajustée en la diminuant sensiblement et mettant toutes les compagnies, grosses et petites, sur un pied d’égalité devant la loi d’impôt.La situation financière de la province est meilleure que celle de toutes les autres provinces.Québec est la seule qui peut traverser ta crise actuelle sans avoir recours au moratorium.Sur six nouvelles succursales de banques, établies en janvier, cinq l’ont été dans Le Québec et sur neuf succursales fermées, pas une ne l’a été dans la province.Dans son discours.Sir Lomer a fait successivement l’éloge de ses collègues du ministère.Il a terminé en disant que la province de Québec est essentiellement libérale et restera toujours libérale, espère-t-il.M.Perron a remercié Sir Lomer Gouin.INCENDIE T MYSTERIEUX A HUIT HEURES ET DEMIE, HIER MATIN, UN INCENDIE.DONT ON IGNORE I.’ORIGINE, CAUSE POUR $6,000 DE DOMMAGES A L'ECOLE SAINT-PIERRE, RUE PANET.bâillon pour M.Côté; il veut s’expliquer, qu’il soit le bienvenu.MM.Martin et Hébert semblent tomber des nues en voyant ainsi M.McDonald tendr" une perche sympathique à M.Côté, leur allié, qui semble se complaire à ces procédés courtois de la part du camp hier ennemi.Il explique que plusieurs points du projet McDonald et du projet Martin se ressemblent et qu’alors on pourra tes discuter ensemble.A ce mom'-nt.M.Perron file, suivi de près par M.Robert, et la question du trnimvav est définitivement ajournée â mardi après-midi, el M.Hébert, par habitude sans doule.appuie la motion de.\L Côté.TISZA NE VEUT PAS LA PAIX LE PREMIER MINISTRE HONGROIS REFUSE D’INTERVENIR AUPRES DE FRANÇOIS-JOSEPH POUR DEMANDER LA PAIX.Genève, vià Paris, 29.—Le comte Etienne Tisza, premier ministre de Hongrie, est de retour à Budapest.H était allé à Vienne conférer avec le cabinet «es ministres.On assure que les divers chefs politiques de l’Autriche cherchent à persuader ie comte Tisza de s’interposer auprès de l'empereur François-Joseph pour demander la paix.Le premier ministre a refusé cependant de faire celte démarche.Des avis reçus ici d'Autriche portent que des gens bien informés s'attendent à l'intervention de ITt-i-lie du côté 12 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 29 MARS 19U VOL.VI.— No.73 * \ U VŒ SPORTIVE LA LIGUE DE BASEBALL JMONTREAL LE CALENDRIER DES JOUTES A ETE ADOPTE A LA REUNION D’HIER.— LES PRIX D’ADMISSION.— LES JOUEURS SONT ENGAGES.Les mnflnats ch; la ligue dp baseb Tl Montréal se sont réunis, hier aprè'i-juidi, ù la Casquette sous lu présidence de M.E.C.St-Père, pour met- tre la uernière main aux préparatifs de la saison prochaine.Ils ont été très expéditifs en affaires et tout ^st maintenant prêt pour l’ouverture de la saison.Les gerants ont fait rapport, hier après-midi, que l’enrôle NOUS AURONS UNE BELLE LUTTE MERCREDI SOIR L’ORGUEILLEUX ESSON NE PEUT' SUPPORTER D’AVOIR ETE TOMBE PAJt ROLLER AUX ETATS-UNIS.— KENNEDY A DU SE RENDRE A SES EXIGENCES.Les amateurs demandent à toul prix que l’Ecossais Esson se fasse rouler à Montréal.Les circonstances viennent de fournir à Roller l’occasion de se reprendre.C’est i la suite d’une chicane qu’il a eue avec Esson aux -Etats-Unis, la semaine dernière, que cette nouvelle , , .- s i lutte s’est dessinee.L’Ecossais ay- ment des joueurs se faisait merveil- ant été tombé par le Dr dans l’Esl leusement et les contrats présentés de la république voisine, la semaine jusqu a date au président attestent dernière, il fit une sortie à fond de que les différents clubs seront cons- train contre l’arbitre une fois ren- LE TOURNOI DE BILLARD DU CANADIEN HAMEL SE CLASSE PREMIER ET LEBEL S’ASSURE LA DEUXIEME PLACE.— DES PARTIES DE DETAIL SERONT JOUEES, DEMAIN SOIR, POUR DECIDER DES TROISIEME, QUATRIEME ET CINQUIEME POSITIONS.Le lournoi de billard commencé le 8 février, aux salles du Club Athlétique Canadien, vient de se terminer par la victoire de Hamel, qui a gagné six parties sur sept.Le-bel se caisse en deuxième position, avec cinq parties gagnées et deux perdues, tandis que Lambert et Raymond arrivent ex-aequo pour la troisième place, et que Brodeur, posés cette année, des meilleurs| due dans sa loge.Roller ayant eu Meunier et DesRosiers ont un no:n-joueurs locaux.On a discute les prix! Venl de la chose, se permit de le bre égal de parties gagnées et per-d;admissi°n aux joutes et vu l’état I qualifier de “squealer”, et dans la I dues, difficile des affaires, ils ont ete bxes | chaleur de la discussion qui faillit UNE SEANCE PUGIUSTIQUE MEMORABLE LES COMBATS DE BOXE DISPUTES SAMEDI SOIR, AU PARC SOI1MER, ONT ETE TRES INTE RESSANTS.— WELSH GAGNE AUX POINTS CONTRE LUSTIG.—McCarthy se blesse.LES PRELIMINAIRES.è 25c et 50 centins.La ligue ne ne- se terminer par des coups cie poings gligern rien pour donner tout le ton voulu à cette organisation.Un service d’ordre superbe verra au maintien du décorum au terrain et comme aux beaux jours de la ligue de la Cité, le président verra à l’engagement d’arbitres qui sauront se faire respecter des joueurs.Le calendrier des joutes tel que préparé par le secrétaire Cecil M.liari, a été adopté.Bref, la saison de la nouvelle ligue de baseball Montréal pro Roller lui proposa de venir le lom-al.Ce tournoi a été chaudement disputé et des coups à rendre Willie Hoppe jaloux ont été exécutés au cours des parties.Les prix aux vainqueurs seront distribués demain soir, mais distribués mardi soir prochain, mais comme il y a contestation pour les ber à Montré “Vous ne réussirez pas à répéter votre victoire de ec soir dans cent ans, répliqua Esson, et puisque vous ayez fait le “bluff” de venir à Montréal, j’accepte, et je vous donne mè-! troisième, quatrième et cinquième me de choisir le referee que vous i prix, des parties de détails seront voudrez, pourvu qu il soit Montres-1 jouées ce soir-là.Lambert et Ray-'a1^' ! mond se disputeront les honneurs Revenu à Montréal, Esson entra (]u troisième prix, tandis que le ciu- comme un taureau furieux dans le qUième prix sera disputé entre Meu- met de fair# retrouver aux amateurs bureau de Kennedy, cl insista a salnje,.Brodeur et DesRosiers Pour façon pour que eGorges lui donnât1 la chance de se rencontrer le beau baseball du dimanche, don nées, parties né il y a quelques années.Voici Fechelle des 18 AVRIL:— Richmond vs Stars.Caughnawaga vs La Casquette.25 AVRIL:— Mascotte vs Hochelaga.Richmond vs Canghnawaga.2 MAI:— Hochelaga vs La Casquette.Star vs Mascotte.0 MAI:— Caughnawaga vs Stars.La Casquette vs Richmond.16 MAI:— Mascotte vs Richmond.Hochelaga vs Caughnawaga, 23 MAI:— La Casquette vs Mascotte.Stars vs Hochelaga.30 MAI:— La Casquette vs Caughnawaga Stars vs Richmond.6 JUIN: — Hochelaga vs Richmond.Caughnawaga vs Mascotte.13 JUIN :— Stars vs La Casquette.Hochelaga vs Mascotte.20 JUIN:— Stars vs Caughnawaga.Richmond vs La Casquette.27 JUIN:— Richmond vs Mascotte.Caughnawaga vs Hochelaga.4 JUILLET :— La Casquette vs Hochelaga.Mascotte vs Stars.11 JUILLET:— Caughnawaga vs Richmond.La Casquette vs Stars.18 JUILLET:— Mascotte vs Caughnawaga.Richmond vs Hochelaga.1 AOUT:— Hochelaga vs Stars.Mascotte vs La Casquette.R AOUT:— La Casquette vs Richmond.Caughnawaga vs Stars.15 AOUT:— Hochelaga vs Caughnawaga.Mascotte vs Richmond.22 AOUT:— Stars vs Mascotte.Hochelaga vs La Casquette.29 AOUT:— Richmond vs Stars.Caughnawaga vs La Casquette.5 SBPTKIVIBRE :— Mascotte vs Caughnawaga.Richmond vs Hochelaga.12 SEPTEMBRE:— La Casquette vs Mascotte, Stars vs Hochelaga.19 SEPTEMBRE:— La Casquette vs Stars.Richmond vs Caughnawaga.26 SEPTEMBRE: — Mascotte vs Hochelaga.—-*- MATCH REMIS AU 5 AVRIL Havane, 29.— La bataille entre Johnson et Jess Willard qui était annoncée pour le 4 avril prochain vient d’être remise au lendemain, 5 avril.Ce changement a été fait à la suite d’une requête du président Menocal.de nouveau avec le Dr Roller.Kennedy sp laissa convaincre car il entrevoyait dans les instances de l’Ecos sais une lutte de premier ordre pour mercredi prochain.Nous en verrons donc de belles dans ce combat à tout faire.Si le Dr réussit a lui prendre, comme il l’a fait récemment, un "hammerlock” bien appliqué, Esson devra mordre la poussière du tapis.Celte prise fait le désespoir de l’Ecossais, car c’est à l’aide de deux bras retournés ru’i! a remporté sa récente victoire sur Jimmy, aux Etats-Unis.La rencontre de mercredi soir sera donc rude et nos amis Anglais, qui aiment ce genre de lutte seront aux petits oiseaux.Qui gagnera?Roller oui a été tombé par accident lors de sa première rencontre avec Es-son aura l’occasion de démontrer qu’il a été nutretfnis le plus bel athlète de l’université de Californie.BOULIANNE ET VACHON SONT EN PREMIERE PLACE La troisième journée du tournoi de la Montreal Bowling Association a remporté un véritable succès car les joueurs et les spectateurs furent très nombreux.En plus des parties du l’ournoi, un match pour décider de la classe “B” a été disputé entre le Canadien et le Royal Family.Ce dernier a triomphé par 2 à I et s'est assuré les honneurs du championnat.Dans les parties du tournoi, les scores fiTrenl très élevés et aussi Rod.Lamoureux qui était en tète de la classe “A” vendredi soir a été devancé par Boulianne et Vachon qui sont actuellement en tète avec 257 tandis que Macé est sur un pied d’égalité avec le gérant du Canadien avec 255.Dans la classe “B", Sparey conserve la deuxième position et Jack Moriarity est monté en deuxième place avec 224.M.Kemp, du Caledonia No 6, s’est pratiquement assuré le premier prix de la classe “C”, en jouant 253, samedi après-midi.Voici le résultat détaillé du match Canadien-Royal Family et le classement des concurrents jusqu’à date: cinquième place, on procédera de la manière suivante : Deux papiers marqués et an autre immaculé .seront mis dans un chapeau et Ton tirera au sort.Les deux joueurs qui sortiront les papiers marqués joueront en premier lieu, puis le vainqueur détaillera avec celui qui aura été favorisé par la chance au premier tirage.Le vainqueur de celle dernière partie aura droit au cinquième prix.Comme nous le disons plus haut, ces parties de détails seront joué,s, mardi soir, nu Canadien ; la première commencera à 8 heures 15 précises, el ces joutes seront de 50 points handicap.Les amateurs de billard sont invités à être témoins de ces rencontres qui promettent d’être fort intéressantes.I,’entrée est libre et des sièges seront mis gratuitement à la dis position des spectateurs.UNE CEINTURE A FK.FLEMING Les directeurs du Montreal Sporting Club se réuniront ce soir, à la résidence de M.Joseph Schneider, boulevard Saint-Laurent, et présenteront à Frankie Fleming Ja ceinture en or que le boxeur de Laprairie a gagnée la semaine dernière en battant Harry Bingham, au Monument National.UN ADVERSAIRE P01TC FLEMING Frankie Fleming, champion poids plume du Canada, rencontrera Kid Julien le 9 avril prochain, au parc Sohmer, dans un combat de dix rondes.Cette bataille promet d’être très intéressante car l’adversaire de Fleming est un boxeur de tout premier ordre.Royal Family Ducharme.147 202 156- - 505 (Villeneuve.172 170 168- - 510 Lanthier.174 182 150— 506 Jeannotte.168 156 178- - 502 Rydberg.112 170 187- - 469 Totaux.773 880 839- -2492 Moyenne d’équipe: 498.4.Canadiens Bolduc.188 168 163- 519 Balthazar .172 150 171- 493 1 Egan 144 154 147- 445 1 Charbonnier.151 182 IPI— 473 Paradis.135 171 184- 490 Totaux.790 825 805- -2420 ; Moyenne d’équipe: 484.Royal Family gagne deux parties.CLASSEMENT DES JOUEURS Classe “ A ” P.Boulianne National.257 E.Vachon, Strachan.257 A.Mace -53 R.Lamoureux, Canadien.255 M.1.Kaufman, Steele._ 233 C.Desautels, Belmore.•)9« fait, vou» pourriez payer beaucoup plua et vou» n’aurterJ pan une vulture oui»! bonne que la nStre.Noue avona presque tout, en fait «le car-roaaerle dan» notre oaaortiment, Tombereaux, I.orries, voiture» de ferme, voiture» à pierre», dompeuae», exprès» avec et aann capote.R.J.LATIMER & CO.445 Rue Saint-Jacques tête aux autres quilleurs de la classe ‘ A ” (plus que de tenir parole).I * * * Le Steele, troisième de la queue, ' 13/-v »¦¦ ¦*• 13 A ^ 0 nest pus mal placé, si l’on en juge O U 1 L UC S T\OT» l’o rvs I» I ?• »-»•-» «-le» *1 _ _ a M L’assemblée annuelle de l’Union Canadienne des Raquetteurs a été tenue, samedi dernier, aux salles du National.Les clubs de l’Union s’étaient fait représenter en grand nombre à cette réunion.Les rapports de la saison dernière furent acceptés et reconnus comme des plus satisfaisants, nouvel indice que tout va bien à l’Union, malgré les petits nuages qui, de temps en temps, s’amoncellent.Le présioent sortant de charge, M.J.N.O.Ledoux, reçut une superbe médaille-souvenir en récompense des services rendus par cet infatigable ami de la raquette.Le vétéran Arthur Lamalice se lit l’interprète des clubs en l’occur rence et passa en revue tout ce que M.Ledoux a fait dans l’intérêt du premier de nos sports nationaux d hiver.M.Albert Decelles présidait les élections qui donnèrent les résultats suivants : Président — M.C A.Vàllerand du Cercle Paroissial.1er vice-président —Dr Béland, du Cercle Laviolette, de Trois-Rivières.2e vice-président—M.A.Meunier, du Boucanier.Sec.-trésorier — M.Majeau, du Montagnard.Comité — M.Crother, du HoRy, de Winnipeg ; R.Loughtood, du Threee Hivers S.S.C ; M.Lafram-boise, de l’infatigable ; J.Delisle, de l’AB.C., de Joliette ; M.McMahon, du Holly, de Montréal.Le chroix de la ville où la prochaine convention sera tenue a été laissé à une assemblée subséquente.ILS ENGAGENT LEURS JOUEURS Vancouver, 29 — Les clubs Vancouver et Victoria aligneront plusieurs joueurs qui figuraient sur l’équipe du New Westminster l’an dernier.Le club Victoria a déjà .engagé Johnny Howard, Buck Marshall, Cliff Spring, Tom Rennie, Hugh Gifford et Pat Feeney, tandis que George Rennie, Grumpy Spring, Bun Clark et Jack Gifford ont signé leur contrat pour Vancouver.Fred Ion, autrefois avec le Vancouver, joeura cette année pour le Victoria.DANS LÉ MONDE DES J2UILLES La saison de la Montreal Bowling Association est enfin terminée.Le National a remporté les honneurs du championnat et il nie convient le le féliciter de tout coeur pour ce magnifique succès.Tous les joueurs de ce club ont brillé avec avantage et ont droit aux honneurs du triomphe, et le capitaine Bouliane ne peut être trop louangé pouif la manière impeccable dont il a conduit son équipe durant la saison qui s’est terminée à la satisfaction de MM.Dumouchel et La-brecque et par un petit souper au.par l’ambition de son capitaine ¦ t de Jimmy Sutherland à gagner .es parties.* * # Le Railroad ne pouvait espérer mieux.Cette équipe qui se compose de vieux joueurs de quilles (et de bons), ne pouvait faire mieux, à cause du désavantage d’avoir à jouer sur ries allées impossibles.* * * Que puis-je dire du Caledonia ?qui arrive en dernière place, si ce n’est qu’il a fait preuve de beaucoup de courage, en jouant toutes ses parties alors qu'il était assuré d’avance d’être écrasé.* * -s Ensemble mes amis! Trois hour-as pour Napoléon Labelle qui, cette année encore, décroche les honneurs de la plus haute moyenne de la saison.* * * Ra ml Egan a la satisfaction d'avoir gagné le prix offert pour le plus haut score en trois parties avec 660.Raoul peut se vanter de n’avoir pas trop manqué de “spares”.dans ccs trois parties.Bryson et Whittet se sont mis en évidence en jouant 255 pour partie simple.Ils auront à se partager le prix qui est alloué pour ce magnifique résultat.Donnez comme cadeau de Pâques à vos parents et amis une boîte des délicieux cigares La Champagne fumés depuis plus de 25 ans par les connaisseurs.Dans la ligue de Trois Hommes, le Canadien semble vouloir gagner le championnat.L’équipe d’Edmond Pelletier a fait un pas de plus vers les honneurs mercredi dernier en triomphant de l’Electra, car celui-ci est sans contredit son plus dangereux adversaire.* * * Il me fait plaisir de constater que ce sont les “Canayens” qui mènent dans la ligue de Trois Hommes comme ce fut les “Canayens” qui ont mené dans la M.B.A.* * * Pour obtenir unec moyenne à son goût, Lamoureux aurait voulu jouer 6ü6 mercredi dernier.Il disait à Plante: ,‘Si je joue ce score ce soir, je me paye un chapeau de soie cousu de fil de soie pour mon voyage à New-York.” Le malheureux n’a pu réussir malgré toute sa bonne volonté.* * * Le Canadien est en diable d’avoir eu à détailler le samedi soir II _____________ joour le championnat de la class'' “B”.Je me demande un ne.V «U 1 ™OVINCE PE QUEBEC, district de Mont-loc nfflelovc di 1 XI D x P H S1 (:o,n' dc Circuit No 1390-La Banque les OïlJClCFS uC la M.B.A., n ail- (i‘Hochelaga, demanderesse, vs.A.Moreau.raient pas pu consulter les deux (iéfcTKleur*.I'° 7me jour d’nyrH 1915 à dix ON DEMANDE Des travaux d'impressions DE TOUTES SORTES Prix modérés, promptitude, ouvrage parfait.LE DEFOK 43 rue S.-Vincent TEL.MAIN T461 Notre représentant ira vou* voir sur demande.clubs intéressés avant “d’ordonner”.D’ailleurs, ils n’en font jamais d’autres.* •* * On me dit qu’Arthur Foucher est très mécontent contre son capitaine parce que celui-ci ne Ta pas fait jouer lundi soir dernier contre le Strachan aux allées do la M.A.A.A.Il menace, j)araît-il, d'abandonner "e club et de ne pas aller défendre les couleurs du National à New-York.Quelle perte! O.KOURAN.LE TIMBRE DE GUERRE COMMENT IL FAUDRA ADRESSER TOUTE COMMUNICATION POSTALE APRES LE 15 AVRIL.Le Canadien, en deuxième place avec deux parties perdues de plus que le National, mérite aussi sa part de félicitations.Si ce club n’est pas arrivé eham-à Fulton qui se contente de se te-j pion, cela est dû à certaines petites PROGRAMME DE LA SEMAINE j E.'PellétTer' Classé’ “A'\ v^w! A Lundi ‘>9 mars i Bryson et L.Brown, Classe “ A”.8 p.m.—Beaver, Classe “B” vs I p’ ®ch«n 'v- Turner Steele.Classe “B” j Windsor, Classe Jparey, Classe ‘^A“ ' ‘ “C” vs Caledonia No 1, Classe “C Doubles 8 p.m.—Clark et Horsfall, Classe * MARDI, 30 MARS 8 p.m.—R.R.Y.M.C A.Bleu, Classe “B”, vs M.A.A.A.Stars, Classe “B” ; Paynes, Classe “B” vs Caledonia, Classe “B”.SAMEDI., 3 AVRIL Soir Doubles 8 p.m.—C.Desautels et parte-naire, Classe “A”, vs J.P.Lebeau et partenaire.Classe “A”.Individuelles 9 p.m.—C.Desautels, Classe “A”, vs F.Fryer, Classe “A .choses que les amateurs ont encore présent à la mémoire, car les non-fanatiques sont unanimes à décla- rer que le Canadien possédait la nir sur la défensive et tout encais ser.3 McCarthy jab de sa gauche sur le nez de Fulton le fait saigner.4.Fulton se réveille et se porte àj meilleure équipe de la ligue mais "attaque, mais pas “longtemps”, les! Il y a toujours un “ mais ”.deux se craignent et se tiennent sur! # # la défensive; aucun dur coup porté dans celte ronde.5.McCarthy l’accule sur les câ-h’es^et par 7 ou 8 bons swings au visage, faillit le knocker, mais Fui-! Pa$ es.lances qui lui ont mi ton se tenant sur la défensive, se, quws.Les joueurs de M.James porte à l’attaque à son tour et ma!-
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