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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 25 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-03-25, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 70 MONTREAL, JEUDI 25 MARS, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO .¦ -—.3 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.»B.OO UNION POSTALE.#8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$a.00 i Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.FAIS CE QUE DOIS ! TELEPHONES : ADMINISTRATION : REDACTION ; - Main 7461 Main 7460 ^ ¦¦¦ -~ LES RÉVÉLATIONS D’OTTAWA L’envers du patriotisme T/engueulade d’hier, mi parlement, sur l’organisation et le commandement des troupes, est révélatrice.Le voile d’hypocrisie déchiré, la figure des politiciens se montre à nu: elle est moins belle que jamais.C’est l’effet normal et usuel des dises nationales: elles forcent les hommes et les systèmes a se manifester sous leur vrai jour.Un moment, l’on a pu croire a la sincérité de l’accord temporaire des partis.La preuve se fait de plus en plus claire qu’à l’abri de celte trêve les politiciens poursuivaient en sous main tous leurs commerces véreux: le favoritisme, l’intrigue, la concussion, le pot-de-vinage.Les profits étaient d’autant plus faciles a empocher que le bon peuple, tout étourdi par les cris de guerre, ne songeait qu'à chanter les hymnes héroïques.Pendant que politiciens et journalistes le chauffaient à blanc, au nom du salut de l’Empire et de la France, notre “seconde mère-patrie”, les fournisseurs de fonds électoraux, les souteneurs des gazettes patriotes, prélevaient du dix pour cent, du quinze pour cent, du vingt pour cent, sur toutes les fournitures de l’armée.Un naïf député demandait gravement, l’autre jour, si le ministère se proposait de prendre des mesures pour forcer le Devoir à prouver ses accusations de boodlage et de concussion.Et le premier-ministre de répondre non moins gravement que si je donnais des noms, le ministère procéderait.Je me suis bien gardé de donner des noms: les incriminés n’auraient pas manqué de m’assigner devant les tribunaux, où l’appui des politiciens et des pouvoirs publics et la faveur d’un magistrat patriote et politicien leur auraient assuré toute impunité.J’aurais ainsi compromis inutilement les braves gens qui m’avaient renseigné; et les faiseurs auraient continué ou repris les affaires comme de plus belle.Il n’y avait qu’à laisser faire: les morceaux, tout gros fussent-ils, ne pouvaient suffire au nombre des estomacs, à l’àpreté des appétits.Ceux qui n’auraient qu’un bout d’os ou un morceau de peau, et ceux plus nombreux qui n’attraperaient rien du tout, ne manqueraient pas de japper et de mordre.C’est ce qui est arrivé.En dépit de tous les obstacles que font surgir les députés, complices instinctifs des concussionnaires et des voleurs, il sort assez de vérité du puisard pour démontrer que le Devoir n’avait rien exagéré.Les opérations de bottes, de lunettes, de drogues, de bicyclettes, sont maintenant à demi-connues.Que l’enquête se poursuive sur l’achat et la revente des chevaux, sur le gaspillage des approvisionnements, sur les rasoirs allemands; et l’on retrouvera partout la même incurie, la même corruption, le même système de barrières de péage et de commissions.* * # Et pendant ce temps-là, le chef suprême de l’armée, l’illustre général Sam Hughes, trop olympique pour se préoccuper de l’honneur du Canada et du bien-être des soldats— ces vulgaires soucis sont bons pour des militaires de troisième ordre comme Napoléon, Frédéric ou Kitchener — l’illustre Sam se querellait avec ses subordonnés et mettait partout le désarroi et l’indiscipline.Les choses en vinrent au point que le premier-ministre fut forcé d’expédier Sam en Angleterre.Avec sa modestie et sa discrétion habituelles, Sam a tenté de faire croire qu'il allait jeter un coup d’oeil sur la manière dont Kitchener menait sa petite affaire; mais tout le monde sait que la raison de son absence forcée, c’est (pie le colonel Wilson menaçait de démissionner si le ministre de la Milice restait plus longtemps dans ses jambes.Ce qui est incroyable, c’est que le premier-ministre n’ait pas débarrassé le pays de ce fantoche grotesque et dangereux.Le prendre dans son cabinet était en soi un défi au bon sens et à la décence publique; l’y garder dans un moment de crise grave est un véritable crime.Pden ne démontre mieux le vide des professions de foi des minis-tves.S’ils étaient réellement “convaincus du péril de l’Empire et du devoir du Canada d’y parer, ils n’auraient pas laissé un seul instant tout le mécanisme de guerre aux mains d’un toqué dangereux.S’ils croyaient vraiment que l’Angleterre et ses alliés, comme ses ennemis, attachent une importance quelconque à la participation du Canada à la guerre, ils auraient confié l’organisation des troupes à un homme de jugement, d’autorité et d’une intégrité hors de tout soupçon.Le débat d’hier fait plus de tort à l’honneur et au prestige du Canada que toutes les attaques des “ennemis de l’Empire” — ainsi que les politiciens et les journalistes patriotes, amis ou complices des concussionnaires, se plaisent à qualifier ceux qui ont eu le courage de ne pas perdre la tête et de surveiller leurs agissements.* * * L’enquête de la Commission des comptes, toute partielle qu’elle soit, justifie amplement les accusations d’incurie et de corruption que nous avons portées.Les engueulades d’hier révèlent une fois de plus le peu d’empressement que les Canadiens-anglais ont mis à s’enrôler pour le ‘ salut de l’Empire”.Au premier appel, toute la province de la Nouvelle-Ecosse a répondu en envoyant.CINQ CENTS hommes! On avait d’abord songé à former un régiment entier de Néo-Ecossais.On a dû y renoncer et remplir les cadres avec des recrues de Montréal, de Toronto et d’ailleurs.Au Nouveau-Brunswick, même apathie.Si Jes autres provinces ont donné des résultats plus tangibles, c’est tout simplement qu’elles ont déversé dans l’armée une partie de leurs sans-travail étrangers.De véritables Canadiens, enfants du sol, elles n’ont fourni qu’une faible proportion.C’est la preuve palpable que la masse du peuple canadien n’a pas mordu à l’appel des politiciens et des gazettiers; et elle n’y a pas répondu parce qu’elle n’a pas cru que le salut de l’Empire fût en péril et que le Canada eût le strict devoir de se jeter tête baissée dans le conflit.Si cette incrédulité et cette apathie sont condamnables, les politiciens et les gazettiers patriotes n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes : en les voyant tous s’embusquer, qui dans sa gazette, qui dans sa cambuse politique, et hurler comme despossédés pour envoyer les autres mourir pour l’Empire et pour la Frrrance, le bon peuple les a jugés ce qu’ils sont : des farceurs.La hideuse vérité, c’est que nombre d’entre eux ne criaient si fort que pour mettre du foin dans leurs bottes et avancer les bedides avvaires des entremetteurs, leurs copains.Ces saletés, ces ignominies, ces véritables trahisons font monter le rouge au front.C'est à les effacer et à les punir que devraient s’appliquer les vrais patriotes.* * * Quant aux impérialistes sincères, s’ils sont tentés de déplorer le pen d’empressement que les Canadiens ont mis à s’enrôler pour l’Empire, qu’ils tournent les yeux vers leur mère-patrie.Deux journaux de Londres, le Mail et le Graphie, commentant les trouées formidables que le seul combat de Neuve-Chapelle a faites dans la petite armée anglaise, avouent que le recrutement volontaire est insuffisant.A la suite de beaucoup d’autres, ils adjurent le gouvernement d’établir la conscription.Le gouvernement s’y résoudra-t-il?C’est douteux.Il y a quelques semaines, lord Kitchener déclarait que, somme toute, le recrutement Hait suffisant.Mais il s’est bien gardé de donner le chiffre exact des rnrôlements, pas plus que celui des troupes anglaises rendues au feu.La vérité, c’esl que le gouvernement ne veut pas enrôler plus d’hommes rçu’il ne peut en armer et qu’il a toutes les peines du monde à faire transporter sur le continent ses armes, ses munitions et ses approvisionnements.Les ouvriers des fabriques d'armes persistent à limiter la production des usines; les dockers se mettent en grève et entravent l’affrètement des navires de transport.Le plus populaire des ministres, M.Lloyd George, a fait un vain appel au patriotisme des ouvriers anglais.Le premier-ministre et le ministre de la Guerre sont maintenant forcés de prendre des mesures extrêmes.M.Asquith a annoncé (pie le gouvernement va faire main-basse sur les fabriques d’armes et de munitions et les opérer manu militari.Lord Kitchener menace virtuellement les dockers de les faire travailler à la pointe de la baïonnette.C’est l'application du mot du Chancelier Bethman-Hollweg, qui a tant scandalisé les Anglais: “La nécessité ne connaît pas de loi.” # * *¦ Que démontrent ces faits significatifs?Que le peuple anglais manque de patriotisme?Non; mais cette vérité de tous les temps: un peuple ne se soumet aux nécessités de la guerre que dans la mesure où il y est contraint par les lois ou par le salut immédiat de la nation.Et la première condition est subordonnée à la seconde.La conscription ne porte tous ses fruits que si l’âme de la nation donne l'élan à l’armée cl le soutient.Le général Rodjaventsky a établi clairement que l’armée russe a été vaincue à Port-Arthur parce que le peuple russe n'approuvait pas la guerre et ne voyait, dans la victoire, ni l’intérêt ni le salut de la Russie, Le peuple anglais est aussi patriote que le peuple français, que le peuple allemand.Mais il ne croit pas, à tort ou à raison, que le salut de l’Angleterre est en jeu, comme celui de la France ou de l’Allemagne.Le patriotisme canadien, atrophié par le servilisme colonial, est moins fort, moins agissant, que le patriotisme d’un peuple libre, maître de son action mondiale.Sous le coup d’une attaque directe contre le Canada, il se réveillerait peut-être.Mais tant que le conflit reste confiné à un continent étranger, le sort de l’Angleterre ou de la France fût-il en jeu, la masse des Canadiens reste, non pas indifférente, mais inerte.Qui aurait le droit de lui jeter la pierre?Si Je Canada était attaqué par les Etats-Unis, combien de Français, combien de Belges, combien d’Anglais s’enrôleraient volontairement pour venir nous défendre, même si toute l’Europe était en pleine paix?L’erreur capitale des impérialistes sincères et des faux exploiteurs de chauvinisme, c’est de confondre le patriotisme avec le loyalisme.Le patriotisme est un instinct naturel, né de rattachement au sol natal, fait moitié d’égotisme, moitié de nobles sentiments.Le loyalisme est une conviction ou un sentiment — et souvent une hypocrite profession de foi — qui dépendent de circonstances extérieures et lointaines.Attendre du loyalisme britannique des Canadiens-anglais, ou de l’attachement des Canadiens-français à laFrance, les mêmes sacrifices, les mêmes actes, que le seul patriotisme national inspire aux autres peuples, sous le coup des nécessités les plus impérieuses, c’est peine perdue.Henri BOURASSA QUEBEC AU CONGRES DES BONNES ROUTES DEUX ETUDES INTERESSANTES.— TEMOIGNAGE D’UN SPECIALISTE.— OU AURA LIEU LA PROCHAINE CONVENTION?(Spécia1.au “Devoir”) Toronto, 24.— Une assistance relativement considérable continue de suivre les travaux de la convention des bons chemins et de s’y intéresser sincèrement.L’amélioration de 3a voirie s’impose évidemment à l’attention des citoyens d’Ontario.On peut même se demander si les contribuables de l’Ontario ne s’impatientent pas un peu de l’hésitation que le gouvernement semble éprouver à entrer dans le mouvement.C’est du moins l’impression créée par une motion proposée ce matin en vue de demander au gouvernement la nomination d’une commission chargée de mettre un projet d’ensemble à exécution.M.B.Michaud a émis des doutes quant à Là-propos d’une convention fédérale de donner des conseils à un gouvernement provincial.A quoi le proposeur a répondu que la proposition était faite par l’Association Provinciale qui fait partie de l’association fédérale.La motion a été référée à la commission des voeux.L’auditoire suit les conférences avec attention.Après chaque conférence, des questions sont posées aux conférenciers et elles fournissent ordinairement matière à une discussion instructive.Ainsi, ce matin, M.Muku, ingénieur de la voirie de New-Jersey, répondant à un interlocuteur, a déclaré que dans cet Etat, l’on restreignait à 30 ans la durée des debentures émises pour payer la construction des chemins, parce que l’expérience démontre que les chemins ne durent pas beaucoup plus que cette période.Il est très beau, dit-il, de parler des chemins du temps des PiOmains et de la voie Appicnne, mais il faut voir celle-ci pour se rendre compte que si elle garde tout son prix comme oeuvre de l’antiquité, quant au transport, elle ne vaut plus rien.M.Duchastel, ingénieur de la cité d’Outremont, qui a traité de l’importance des assises en voirie, paraît douter de l’assertion de M.Mu-ku.Il affirme du moins avoir vu dans son village de France un chemin dont la construction date du temps des Romains et qui est encore en excellente condition.En ce temps-là aussi on ne ménageait ni le temps ni l’argent.M.Duchastel cite des chiffres fabuleux.Il serait ridicule de vouloir faire la même chose aujourd’hui.N’empêche que M.Duchastel reste convaincu qu’une assise bien faite et bien entretenue peut durer presque indéfiniment.Pour qu’elle soit bien faite, il faut que le sol soit bien préparé et pour qu’elle dure, il faut que le drainage soit parfait.L’eau et la gelée sont sous les climats froids les deux grands ennemis des bons chemins.Eliminer l’eau c’est prévenir la gelée et par conséquent, assurer la durée de la voirie.M.Duchastel a aussi lu une étude très fouillée de M .Henry, ingénieur en chef de la voirie provinciale sur l’entretien des chemins.M.Henry procède avec toute la minutie d’un technicien qutf fait de son sujet, ! pour ainsi dire, sa vie.11 serait bien j difficile d’analyser son travail sans commeltre d’injustice à son égard.I Voici toutefois les grandes lignes.Le miximum d’économie en fait de construction de chemin consiste à utiliser la dépense de façon à obtenir la plus grande durabilité et à réduire la dépense d’enlretien au | minimum.Par exemple on peut ré- j duire le coût de construction d'un i chemin de bas fond en s’abstenant de 1 le hausser mais ne vaut-il pas mieux faire la dépense de l’exhausser que d’encourir une dépense d’entretien considérable?Entre les séances du matin et de l’après-midi, M.Gooderham.Pur des députés de Toronto, le president de la Commission de construction du chemin Toronto-Hainilton que l’on fera en béton au prix de six cent mille piastres et peut-être plus a invité les conférenciers étrangers et les officiers de l’Association à" déjeuner au National Club.Au dessert, M.Tîïson a élé invite à parler au nom des conférenciers américains, M.W.Lévesque, au noir | des délégués du Québec et M.Adams au nom de la Commission de Conservation.M.Tilson a insisté sur le concours des hommes d’affaires et des techniciens pour assurer le succès de la construction des bons chemins: l’homme d’affaires pour l’administration et le technicien pour la cons-tructiqn.Avec cela on élimine le politicien et cela est mieux pour toul le monde.Evidemment la frontière ne change pas le tempérament des politiciens.M.Lévesque a remercié les To-rontoniens de leur large hospitalité.A lire les journaux, dit-il, on ne dirait pas que les gens de Québec et ceux d’Ontario peuvent manger ensemble.Peut-être qu’une belle roule de Toronto à Montréal rendrait les communicalions si faciles que le préjugé ne serait plus possible et que l’on se comprendrait mieux (rires et applaudissements bruyants).M.Lévesque ajoute une " allusion à la question bilingue qui ne paraît pas dépdaire à l’auditoire.Vous avouerez, dit-il, qu’un homme parlant deux langues vaut mieux que celui qui n’en parle qu’une, et tout le inonde de battre des mains.Et M.Adams qui parle aussitôt après commence par se dire enchanté de ce qu’il vient, d’entendre.R exprime l’espoir que les deux éléments s’entendent parfaitement.Et il ajoute que Québec donne l’exemple du courage en matière de dépense pour l’amélioration de la voirie.Quant à la construction de celle-ci, H faut procéder avec bon sens.Il serait aussi ridicule de construire tous les chemins de la même façon que de faire un service de drainage avec des égoûts d’une dimension uniforme.Un bon système de voirie doit ressembler aux artères du corps humain, c’est-à-dire que ses divers organes doivent être proportionnés aux fonctions qu’ils doivent remplir.L’on n’a pas encore décidé où aura lieu la prochaine convention.M.B.Michaud a fortement fait valoir les avantages de Québec au point de vue du progrès de l’oeuvre.On verra, dit-il, que la province ne reste pas inactive.J.D.POUR MUSELER L1EBKENECHT LE FAMEUX SOCIALIST E TEUTON EST INCORPORE A L’ARMEE.(Spécial au “Devoir”) Berlin, 25.— Le docteur K; Liebkenecht, député socialiste Reichstag, a été incorporé dans ]’ niée de la territoriale et envoyé Alsace.Le “Politoken” de Copenhague publié une nouvelle lundi, porti que le Dr Liebkenecht a reçu l’i dre de se placer à la disposition c autorités militaires allemandes.< suppose que cela a été décidé api son action au Reichstag, samedi, il a voté contre le budget.Le joi nal disait que le docteur Liebenec devait se considérer, sous le co de la loi militaire et il devait évil d’écrire des articles politiques d’assister à des réunions politiqi sauf celles du Reichstag et du Lar tag.CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE Les aviateurs anglais ont attaqué les ehantiei.de Hoboken, près Anvers, où les Allemands sont en train de construire des sous-marins.Le raid parait avoir été fructueux en ce quit a amené ta destruction complete ou partielle de plusieurs de ces construct.ns.Les Allemands ont entrepris dans les Flandres l’effort prévu depuis plusieurs jours.Leurs attaques ont pris un caractère d intensité inaccoutumé du côté de l’Yser, mais les Belges ont soutenu le choc avec leur vaillance habituelle et comptent déjà quelques succès à leur actif.Dans les Vosges Le bulletin officiel de Berlin signale de vifs combats dans les Vosges alscaiennes.Les Allemands font de ce côté de grands efforts pour dégager leurs positions afin de pouvoir, un peu plus tard, faire porter leurs attaques sur certains cols des montagnes.Jusqu’à présent, ils se sont heurtés aux troupes admirables connues sous le nom de “ Chasseurs alpins ”, familièrement appelés Diables bleus ” par leurs camarades.En Alsace, dit le général français Bourelly, depuis le 3 mars, les principaux engagements ont eu lieu : lo :ï l’Hartmannswillerkopf, 2o sur la Fechte, aux environs de Munster.A l’Hartmannswillerkepf, où nous avons enlevé précède tient 3(1(1 mètres de tranchées, nous venons 'le repousser cinq contre-attaques, et de faire de nombreux prisonniers.Notre offensive est vigoureuse.Sur les hauteurs dominant la Fechte, nos progrès sont incessants.En dernière heure, nos intrépides chasseurs ont enlevé et pour ainsi dire reconquis une seconde fois, dans un magnifique effort, la crête du Reichaeker-kopf ; en outre, nous nous sommes rendus maîtres d’Inberg, près de Sultzeren ; enfin, nous avons atteint le sud des Hautes-Huttes, à 6 kilom.nord-ouest de Munster.De jour en jour, les points acquis se multi-, plient : on peut en entrevoir la prochaine soudure.” Ces jours derniers, les Allemands ont repris la crête principale du Reichackerkopf, mais i] est peu probable qu’ils la gardent longtemps.Les Chasseurs ont juré de s’y établir à demeure et d’ordinaire ils savent arriver à leurs tins.Une troupe d’élite Les attaques allemandes se sont presque toutes brisées devant la ré sistance de ces soldats d’élite'qui, depuis huit mois bientôt, ont transformé les Vosges en une contrée pleine de dangers.C’est la guerre de surprise, la guerilla plutôt que la guerre moderne qui se pratique dans les montagnes.Les chefs laissent à leurs hommes une grande initiative et s’en trouvent bien.Les journaux de France sont remplis des exploits des “ Diables bleus ”, qui poursuivent dans le silence des opérations parfois très importantes, signalées dans les communiqués par de brèves mentions annonçant la prise (te tel sommet, l'occupation de tel point stratégique.Pareils à des fantômes, les Chasseurs alpins se glissent à travers les forêts ténébreuses des Vosges et vont surprendre leurs ennemi jusque dans leur repaire.Grâce à un long entrainement, ils ne craignent aucune fatigue, aucune marche, si longue soit-elle.Leur endurance est proverbiale comme leur agileté.Ils ont appris à grimper sur les arbres en mettant en oeuvre les ressources d’une merveilleuse acrobatie.Cachés dans les branches des grands sapins de ces contrées, ils attendent l’ennemi, provoquent son attaque et le fusillent sans rémission.Les troupes allemandes qui leur son opposées, bien que manifestant un grand courage et une résistance dignes de tous les éloges, ne cachent pas la frayeur que leur causent les Chasseurs alpins.Des lettres trouvées sur des prionniers en font foi.Uldéric TREMBLAY.ERRATUM Une erreur typographique nous a fait marquer hier à $3.50 le prix, à la douzaine, de la brochure souvenir du cinquième anniversaire du Devoir.On aura facilement compris qu’il fallait lire $2.50, la brochure se vendant 25 sous l’unité, plus les frais de port, trois sous.Pour la douzaine, il faut ajouter au prix indiqué, $2.50, 25 sous pour les frais de port.Cette brochure, qui contient comme l’on sait le texte même des discours prononcés par MM.Cabana, Ducharme, Lavergne, Prince et Bou-rassa, à la grande réunion du 14 janvier, est en vente aux bureaux du Devoir, 43.rue Saint-Vincent, et dans les librairies et dépôts suivants de Montréal: MM.Langevin et L’Archevêque.3, rue Saint-Jacques: Librairie Beau-chemin.79, rue Saint-Iacques; Granger et Frère, 43, Notre-Dame ouest; Librairie Déom, 47, Sainte-Catherine Est; Librairie Saint-Louis, 28.3, Sainte-Catherine Est ; Pharmacie Migneron, 544, rue Saint-Denis; Librairie Pineault, 280 rue Rachel ; chez Antoine Langlois, 26 Côte de la Montagne, J.-P.Garneau, 47, rue Ruade, et G.-A.Grondin.61, rue Buade.à Québec ; J.W.Britton, Trois-Rivières; M D.Godin, 261 rue Da^bousie.et A.-.T.Larose, 162, me Rideau.R.Lafontaine, libraire, 118, rue Rideau, Ottawa, ainsi que dans les principales librairies de la nroirince.LETTRE D’OTTAWA LA (jüESTION BILINGUE Aü SENAT On parle milice et taxes, aux Communes Ottawa, 24 mars.Le Snat a repris aujourd’hui le débat sur la question bilingue.A la suite d’un excellent discours, que nos lecteurs trouveront à la suit* de cette lettre, le sénateur Bolduc a proposé un amendement à la motion du sénateur David, à l’effet d’en faire disparaître le nom de la province d’Ontario, pour étendre à tout le Canada l’appel à l’esprit de justice que comporte celte résolution.Le sénateur Rufus Pope, qui lui a répondu, a réédité de vieilles histoires d’agitation politique, et il a été appuyé dans ce point de vue étroit par le sénateur Donnelly, qui a exprimé sa désapprobation de la résolution récente de la Législature de Québec et déclaré que le parti libéral cherchait évidemment à se servir de cette question en vue des prochaines élections générales.M.le sénateur Legris, qui a prononcé des paroles sages et marmiées au coin d’une légitime fierté, a réclamé justice pour la minorité ontarienne.11 a été suivi du sénateur Boyer, dont le plaidoyer vibrant et élevé a fait une vive impression sur la Chambre-Haute; M.Boyer manie la langue anglaise avec une parfaite aisance, et sa haute culture intellectuelle lui permet de parler avec une maîtrise et une assurance qui ajoutent encore au plaisir qu’on éprouve à l’entendre.Il a appris à ses collègues qu’il y a peu d’années, un ihilanthrope ayant voulu fonder en •lurope un Institut international d’Agrieulture, obtint à eet effet l’autorisation du roi d’Italie et réussit à rassembler à Rome les délégués de 40 nations, parlant vingt-deux langages différents.Or, connue à l’ordinaire, la langue française fut choisie comme langue officielle de ce congrès.Ici, M.Boyer fait allusion aux paroles récentes du député Morphy, qui prétend que nous ne parlons pas le vrai français.“Qu’est-ce qu’en sait M.Morphy?demande M.Boyer, il ne sait lui-même pas deux mots de franaçis; la langue que nous parlons nous est venue directement de la Normandie, et nous en avons conservé jalousement l’héritage venu de nos ancêtres”.Tl cite ensuite l'exemple donné au sénat, lors du débat sur l’adresse, par Thon.M.Girroir, qui s’exprima dans les deux langues avec la plus grande facilité.Rappelant le souvenir de ses propres études, M.Boyer dit qu’au séminaire de Québec, où il apprenait à la fois le français, l’anglais, le latin et le grec, en compagnie d’une vingtaine de condisciples, dont trois de langue anglaise, le professeur, dit-il ne cherchait pas par exemple à leur parler grec pour leur apprendre l’histoire d’Angleterre, mais il se servait de leur langue maternelle comme moyen de transmission de ses enseignements.De même, dit-il par manière d’illustration, dans une école bilingue, si l’instituteur veut faire comprendre à des petits Français qu’un cheval s’appelle “horse” en anglais, il devra d’abord le leur faire comprendre clans leur langue maternelle, et réciproquement pour les petits Anglais.“Ca ne fait toujours que deux langues, déclare M.Boyer, et combien de fois n’ai-je pas eu à déplorer moi-même de n’en pas savoir une demi-douzaine !” Terminant sur une note optimiste, M.Boyer exprima l’opinion que la présente agitation aura toujours le bon effet d’avoir attiré l’attention publique sur une fort importante question ,et qu’en cela comme en toute autre chose, une lumière plus vive aura jailli du choc des idées.L’hon.sénateur Mackenzie-Bowell a demandé l’ajournement du débat, ne se sentant pas, dit-il, tout à fait assez bien aujourd’hui pour parler immédiatement sur cette importante question.On sait que M.Macekn-zieriîowell est âgé de 92 ans ; il est encore alerte et ingambe, et partage avec Thon.M.de Boucherville les honneurs de la doyenneté du Sénat.On l’écoutera demain avec un vif intérêt.* * * La Chambre s’est occupé tout l'après-midi des taxes spéciales de M.White.Après un interminable échange de questions et de réponses, le bill a subi la première lecture exactement à six heures, au moment même où le président s’apprêtait à quitter le fauteuil.Au commencement de la séance, M.White, en réponse à l’objection soulevée il y a quelques jours par M.Laurier, a donné lecture d’une lettre dans laquelle le sous-ministre de la Justice exprime l'opinion que la taxe nouvelle sur le champagne ne contrevient pas aux termes du traité franco-canadien de 1907.Un peu plus tard, M.Sinclair s’est opposé l’imposition d’un timbre spécial sur les remeèdes brevetés, disant que cette taxe n’atteint que les classes pauvres de la population, ui n’ont pas les moyens souvent e payer les services d’un médecin et doivent se soigner tant bien que mal à l’aide des médecines brevetées.—C’est le médecin du pauvre, que la médecine brevetée, a prétendu M.Sinclair, et il n’est pas juste que le riche puisse faire remplir à la pharmacie une prescription de son médecin, sans payer aucune taxe, tandis que le pauvre verse une contribution au trésor à chaque bouteille de liniment ou à chaque emplâtre dont il pourra avoir besoin.Le Dr Clark et M.Pugsley ont soutenu la même opinion.Le ministre a répondu que cette taxe ne retombe pas uniquement sur le consommateur, mais qu’elle est en partie payée par le fabricant, et partie par le marchand détaillant.* * * A la reprise de huit heures, M.Kytc, de Richmond, a attiré l’attention du gouvernement sur un article paru dans deux journaux des Provinces Maritimes, et dans lequel des plaintes sérieuses étaient faites contre le département de la Milice par des officiers du 17e bataillon de la Nouvelle-Ecosse, qui sont actuellement sur le théâtre de la guerre.Pour corroborer les allégations de cet article, écrit, dit-il, par un journaliste de première valeur, M.Kyte donne lecture de deux lettres qui, par le langage énergique et les faits regrettables dont elles font mention, créent dans la Chambre toute une petite sensation, et donnent lieu à un débat d’une heure environ pendant lequel on a senti passer sur la députation un vent de tempête qu’on a détourné à grand peine.i, e premier-ministre a répondu à M.Kyte.Il défend la nomination du colonel Alderson, nomination qui a été approuvée pur lord Kitchener lui-même.Quant au 17e régiment, Sir Robert peut affirmer qu’il a été traité tout aussi bien que les autres parties du contingent canadien, niais de toute façon, une fois rendu en Angleterre, il fait partie connue les autres des troupes impériales, et il échappe entièrement au contrôle des autorités canadiennes.Cependant, Sir Robert est assuré quo toutes nos troupes ont été bien traitées, et il ne voit pas pourquoi le député de Guysboro a soulevé un débat de cette nature.—C’est pour justifier un journaliste des plus honorables, et dont les motifs ont été dénaturés, répond M.Kyte.Quant au colonel Steward Robertson, qui est mis en cause, il est bien connu pour ses attaches au parti conservateur, et je laisse à la droite ie soin de le défendae, s’il y a lieu.Ceci amène de la part du premier-ministre la déclaration (pie les convictions publiques du colonel Robertson ne font rien à l’affaire, et que les libéraux se battent là-bas tout aussi bien que les conservateurs, il est heureux de le proclamer.Les deux côtés de la Chambre ont applaudi à cette déclaration.Il est bien certain, ou du moins, il faut espérer, que l’esprit de parti ne se rend pas jusqu’aux tranchées et qu’il disparaît auparavant.Que n’en fait-il autant devant les atteintes à notre patrimoine moral et national ! Il paraît que le ministre de ta Milice, M.Sam Hughes, avait traité publiquement, à Valcartier, les officiers du 17e régiment de la Nou-velle-Ecose de “lâches, appartenant, au surplus, à une petite province de deux pouces par quatre, “a two by four province”- On conçoit que ces amabilités n’ont pas plu aux citoyens de la province en question.M.Sinclair a relevé le gant, au nom de sa province outragée; il s’en est suivi entre le ministre et lui une passe d’armes qui a failli tourner au tragique, et il n’a fallu rien moins que la haute intervention de Sir Wilfrid pour remettre en mouvement ta machine parlementaire, qui commençait à craquer.Le ministre a nié catégoriquement, dans son deuxième discours avoir ainsi injurié les officiers du 17e et leur province.On a pris sa parole, et il n’en a plus été question.* * * M.Proulx, de Prescott, a demandé au ministre s’il était vrai que le premier contingent contenait un régiment canadien-français.M.Sam Hughes*a répondu dans l’affirmative, rendant hommage eu passant aux belles qualités militaires de ce régiment ; le ministre a ajouté qu’un second régiment de langue française était actuellement en formation, et que le recrutement se fait avec tout J’enthousiasme qu’on peut désirer.Ces paroles ont été accueillies avec satisfaction par »la Chambre, et M.P'.B.Carvell, de Carleton, N.B., s’est déclaré heureux d’apprendre la fausseté des allégations contenues dans certains journaux de tangue anglaise, qui essaient de répandre l’impression que les Canadiens-français manquent de bravoure et de patriotisme.A cela, M.Marcil, de Bonaventure, a répondu en citant le fait que la province de Québec est encore la première dans la liste des prorinces ayant souscrit au Fonds Patriotique, et qu’elle dépasse de $250,000 la province d’Ontario.“Le malheur, dit M.Marcil, c’est que nos compatriotes de langue anglaise ne lisent pas nos journaux, et sont privés, par conséquent, de savoir ce qui se passe dans la province de Québec; les Canadiens-français Usent les journaux anglais, mais les Canadiens-anglais ne prennent pas la peine de lire nos journaux de langue française, et cette négligence regrettable est la cause de bien des malentendus”- A ce moment, M.Sévigny, qui présidait le comité plénier, se leva, et (Suite i U 2ème pagO 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI.25 MARS 1915 VOL.VI.— No 70 (Suite (I?In I i'vt pour déi'litni AV \_Z Æ-J v MONTREAL * UN MEURTRE A BROCKVILLE UN FERMIER ASSASSINE LA FEMME DE SON VOISIN Brockville, 25.— Madame James White, âgée d’environ 0Ü ans, a été tuée, hier matin par Grant KiL born, à la ferme de ce dernier qui est située à trois milles d’ici et mourut quelques heures après à l'hôpital de Brockvilie.Suivant la déposition du médecin qui examina Mme White, l’assassin s’est servi d’un fusil pour perpétrer son crime.L'avocat Brown vint à l’hôpital où a été recueilli la victime dans l’espoir d’obtenir de la mourante une déclaration ante-mortem, mais ce lui fut impossible.La famille White a sa ferme voisine de relie de Grant Kilborn et l’histoire du drame a été racontée par Madame Mail qui entendit les détonations.Le matin du crime, les White se proposaient de emitter leur maison quand parut Kilborn, un fusil à la main.Il dit en voyant Madame White qu’il était venu mettre fin aux jours de son mari.“Il n’est pas ici”, lui fut-il répondu.Alors, il tira tout simplement sur elle.L’assassin fut arrêté dans sa fuite, non loin de sa ferme.Les deux familles avant cet attentat avaient apparemment vécu en très bons termes.-«- AUTO VOLEE.Hier soir, une magnifique automobile a été volée, en face du théâtre Impérial.La machine disparue appartient à la compagnie G.M.Chandler Garage & Manufacturing Go., Ltd.La sûreté a été avertie.I U3i UIJVUIK.MUMKhAL, JKUDI, 25 MARS 1915 LETTRES AU “DEVOIR” POURQUOI DES COLONS AU MANITOBA Ci s| peut-èlre la iiiuslion que m> ptiM'iit plusieurs personnes bien intentionnées mais mal l'enseignées sur la causa qui, depuis quelque temps surtout, a été mise en évidente.Pourquoi eoloniser le Manitoba par des Canadiens-Français ?Poser rrtte question, c'est demander la solution d'un grand problème national dont dépend l’avenir de notre race sur cette terre de l'Ouest.I.es circonstances sont plus opportunes que jamais pour diriger les nôtres vers U* Manitoba ; puisque la guerre a mis une trêve au mouvement incessant des populations eu* rullur ' nationale, el aujourd'hui que les taxes nouvelles ont volées, nous sommes satisfaits d" constater que les engrais sont maintenus au taux de l’ancien larif.Au nom d • tous ceux qui s'inté* ressent loyalement à l'agriculture, nous sommes heureux d'adresser .’i nos gouvernants nos plus sincères remerciements.Nous sommes fiers I qu’ils aient compris à temps que les i engrais pour lesquels nous dcnian-I dions protection sonl un des prin-einaux facteurs d’une bonne production, sans laquelle le Canada ne pourrait s'assurer la plage oui l’al-teml dans le monde, rommo pays producteur de grains el aussi comme espérons-le, pays d’élevage.Merci également à la presse lovulej I .soucieuse de ses devoirs qui nous CHOSES MUNICIPALES POUR L’APOTRE __ DE L’AVIATION ^ TARIF DES TAXIS i-A l'HANCE IXE VH H A IN MONI'- MHNT AF RKYMONJ), AVIATHI II ' DOCTE FR EMILE LE "SENATEUR -MORT HEROJQUE- MENT POUR SON FAYS.ropéenues vers notre continent.Bien a ouvert ses colonnes en la circons- des cadres qui auraient été remplis par des étrangers resteront vides si les gens du pays ne viennent les occuper.Ht ils sont immenses les terrains mis à la disposition des futurs colons.L(> gouvernement a ouvert à la colonisation, cette année, 1*1,000 nouveaux homesteads.Il y a •ussi un bon nombre de terres à Vendre, a des prix abordables.Que viendront faire de nouveaux unions cnnadiens-frnnçais dans ie Manitoba ?Pour donner une lionne réponse à cette question, il fruit men savoir d’abord où nous en sommes aujourd’hui au point de vue religieux et national.La race canadienne française a sui vi dans l’Ouest les généreuses traditions qui lui ont permis d’accom-plir partout où elle a planté sou drapeau sa grande oeuvre de civilisation et d’évangélisation.Le Manitoba est un pays neuf et qui pourtant par son organisation rapide ctonnera lout observateur impartial.Nous sommes aujourd’hui une population de 32,000 Canadiens-Français catholiques, répartie eu (50 paroisses avec prêtres résidants.Partout où un groupe de colons va se tixer, le prêtre le suit pour l'encourager, le soutenir et donner lui-même l’exemple de l’endurance et de la persévérance.Elle serait longue 1 histoire des dévouements obscurs que demande chaque jour la vie des missions.Tous les postes ne peuvent avoir un prêtre résidant, mais on y est visité fréquemment et on y vil avec l’assurance d'en avoir un a is-sitùt que la population deviendra assez considérable.Une population de 25 à 30 familles est suffisante pour l’etablissement d'un curé.Les paroisses déjà organisées n’ont rien à envier à celles de la province de Québec, puisqu’elles ont été formées sur le même plan, par des prêtres et une population venus de Québec.Plusieurs ont un couvent, des écoles florissantes, des sociétés et organisations solides et fructueuses.La^ ville de Saint-Boniface, notre château-fort, possède un collège classique, un petit séminaire, une école normale, deux académies, sans compter les uôpitaux, orphelinats et autres institutions, toutes canadiennes-françaises Tous les ans, de nouvelles surgissent un peu partout dans la province.Nous sommes donc déjà une force aVec laquelle il faut compter, et le gouvernement dp la province le sait bien.On n'a qu’à lire, pour s’en convaincre, les diatribes de certains journaux.Il n’y a pas de jours où l’on ne puisse voir dans leurs colonnes quelque insulte à l’adresse de ceux qui les tiennent en échec.Et il est certain que si certaines questions d’importance capitale Sp posaient devant l’électorat, les Canadiens-Français pourraient établir une pression assez importante pour faire incliner la balance de leur coté.Mais nous sommes encore loin d’avoir justice.La lutte contre no is augmente avec notre résistance, Nous avons besoin de lance.Nous saurons oublier que quelques journaux se croyant les esclaves de leur parli, ont cru de leur devoir de se taire vis-à-vis de leurs lecteurs sur celte question intéressante, là où le parti lui-même s’est honoré en reconnaissant son erreur.Canada, d’abord, n'est-ce pas, Messieurs?Votre bien dévoué, Hug.JULIEN.IL NOUS A LUS Fil 5.Monsieui c-o Q.Ottawa, March 12 Henri Bourassa, “Le Devoir”, Montréal, I*.Bourassa, you very much indeed for courtesy in sending me a of your pamphlet entitled, Policy of Great Bri- Dcar Mr.Thank your copy “The Foreign tain”.Let me however, first of all tender you a sincere apology, for not sending you an acknowledgment of the previous one containing the address you should have delivered here at the Russell Theatre.1 had written to you, addressed it, and laid it on my desk at the office to mail it, but in some un-ac-countable manner it was not mailed, and only in looking over my correspondence to you today I came across it.Please accept my very sincere apologies to you for this omission which 1 greatly regret.No true Canadian could take any strong exception to the views expressed by you in that speech, much less descend to such vile conduct ns was exhibited towards you by that organized /iwl>.One might possibly differ from you on one or two points perhaps, but nevertheless all honest men must admit that your presentation of the case was a most masterly and capable one.t now wish to congratulate you most heartily on the fearless, honest, and truthful interpretation of the causes of this terrible war.It is verily a “chef-d’oeuvre”.I agree absolutely and unequivocally with you in this matter, and furthermore, I would say that no one but a Frenchman who had a very thorough graps of, and insight into, the characterics of both the English and French peoples, could have written such an honourable critique.Although I am a British born Canadian and have spent over 20 years of my life in Great Britain, yet you know the Englishman quite as well as myself and perhaps a great deal better.Canada needs such men as you in this “hour of hers”, and although your work may seem unproductive at the mo-menl, and many times you may no doubt feel utoetir// of it all, press on, keep at it, for you can rest as- (Spécial uu “Devoir”) Paris, 25.Le Dr Emile Reymond, qui fut i’apûtre de l'aviation, jusqu’à donner .sa vie pour elle et pour la France, va recevoir l’hotn muge que méritent sa belle existence et sa mort héroïque.La nation tout entière est conviée à assurer, par souscription publique, l’érection d’un monument à sa mémoire.Sénateur de Ja Loire, chirurgien de lu Maison départementale de lu Seine, le Dr Emile Reymond avait consacré sa vie publique a l'organisation de notre cinquième arme donl il avait prévu, avec tant de clairvoyance, l’importance, Ja nécessité pour la defense et le salut du pays.A ses interventions retentissantes à lu tribune du Sénat, à son rôle décisif de président du Comité national ((’Aviation, il voulut ajouter, lorsque Ja guerre nous fut déclarée, son exempte d’aviateur.A 19 ans, et médecin-major de lie ctlasse de réserve, il partit comme pilote et observateur en aéroplane.Deux fois cité à l’ordre de J armée, nommé chevalier de la Légion d’honneur lorsque, blessé grièvement, il rassembla ses suprêmes efforts pour fixer les résultats importants de la dernière reconnaissance aérienne qu’il venait d’accomplir, le Dr Emile Reymond est mort de la mort héroïque que nul Français ne pourra oublier.C’est à l’apôtre de l’aviation, au parlementaire-soldat, au “sénateur-aviateur” comme on l’appelait dans le pays, qu’un monument sera élevé sous Je liant patronage de M.le Président de la République, sous la présidence d’honneur de MM.Antonin Dubost, président du Sénat, Paul Deschanel, président de la Chambre des députés, et Millerand ministre de la Guerre, et sous Ja présidence effective de M.le géué rai de Lacroix, ancien généralissime.Le comité réunit les hommes po a tiques, les officiers et les tedmi ciens qui s’associèrent à l’oeuvre du Comité national d’Aviation, qui dirigent et servent l’aéronautique militaire.Il réunit également les professeurs de la Faculté de médecine de Paris et tous ses confrères des sociétés de médecine et üe chirurgie qui étaient ses amis.U réunit enfin tous les compatriotes fo réziens du sénateur de la Loire, tous ses admirateurs ardents à rendre cet hommage, sans distinction de parti, dans l’union sacrée que tant de sang généreux a scellée.IL SERA PROCHAINEMENT FIXE! PAR UN REGLEMENT MUNICI-I PAL.- LES CAMELOTS J>E-| VRONT PAYER UNE TAXE.SOUS LE MONT-ROYAL, pour poursuivre cette résistance dans une étroite union.Car si nous ne grandissons pas, nos ennemis vont grandir, et viendra un jour où nous ne pourrons même plus demander le respect des droits garantis par la Constitution, C’est le devoir de la province ie Québec d'augmenter notre nombre en nous envoyant le surplus de »a ., sured that men will arise, slowly nous fortifier ; perhaps, but surely, to support yoii and be proud to follow, where you alone lead today.1 am and have been a life-long conservative, and my fore-fathers also, but Ï also am I a true Canadian l hope, and no I man can question mv loyalty to I the “Union Jack”, but as a Cana-I dian my first dutv is, as you truly ! say in your speech, towards mv country, over wihch that flag floats LES BOTTES LES FABRICANTS SUR LA SELLETTE LES TEMOINS D’HIER DISENT QU E LE S G H A U S S U R E S E T A I E N T GENERALEMENT BONNES.Les laxlautos fonctionnent assez i ch fièrement à Montreal depuis quoique temps.Le conseil s’apprête i fixer leur tarif au moyen d’un règlement et à établir des postes auto.,' desquels Us devront se i.'iur quand ils ne seront pus au service du i uMic.Certains postes tempo raines existent déjà et il est pruha-tie qu’ils seront légalement rerun nus par Je règlement.Lis chauffeurs auront droit d'exiger cinquante sous pour le ter mille, pour un voyageur ou autant que la voiture peut en contenir, ce (lui est ordinairement quatre.Pour les trajets de plus d’un mille, le prix era de 10 sous pour chaque cinquième de iniMe, De sorte qu'un voyage d'un mille coûtera un dollar; un voyage d’un mille et demi ?() sous et un voyage de deux milles $1.00.Tel est le tarif de jour.Le tarif de nuit sera le même pour un ou deux voyageurs, mais il sera de sous de plus pour chaque voyageur en plus de deux.On estime qu’il y a actuellement une centaine de taxis à Montréal.Pour les 'berlines, Je tarif a été fixé à quatre dollars pour le premier mille et trois dollars pour tous les milles additionnels.Pour, îles limousines ou les automobiles fermées, le tarif sera de $5 pour le premier mille et de $4 pour tous les autres.Cette règle s’applique même pour les voyages en dehors de la ville, à condition que les conventions soient fixées dans les limites de Montréal.LA VENTE DES MAGAZINES.que poùr- repa population.Combien de jeunes gens symbol of protection for my qui ne peuvent s’établir dans leurs J,!,1 .y.rights, but not to be paroisses trouveraient ici un champ ïuîîi.uly face *n defiance of à leur activité, au lieu de travailler dans les chantiers au profit des marchands de bois, au détriment de leur santé et souvent à la perte de leur âme ?Il n’y a rien à craindre pour eux ici s'ils s’établissent sur des homesteads : car le travail et l’ambition de réussir les sauveront du désoeuvrement et de ses tristes suites.Il faut parcourir les campagnes du Manitoba pour se rendre compte de l’aisance et fin bonheur de nos habitants.Les commencements sont pé-J nibles, c’est vrai, mais la période des! débuts est courte et les bons rendements viennent assez vite pour faire oublier la gêne et les travaux des débuts.Plus nous serons nombreux, plus nous serons respectés ; respectés clans nos écoles, dans notre langue et toutes nos traditions.Et la province de Québec en nous envoyant des colons ne s’appauvrira pas.Son sol est assuré aux Canadiens-Français.Ce n’est pas ià (pie les hordes étrangères fixeront leurs tentes.Sa géné'u-sité nous aura assuré la vie, nous aura permis de développer nos institutions et de continuer ici les “ (lesta Dei per Francos Albert MOREAU, Pire.(Saint-Boniface, Man.) LES ENGRAIS CHIMIQUES Québec, 20 mars 1915.Monsieur le Directeur du Devoir, Montréal.Monsieur, Le 26 février dernier, nous avions adressé une lettre ouverte à toute la presse au sujet de la surtaxe proposé'?sur les engrais chimiques.Noire gouvernement fédéral a compris rombien le projet propose marchait à l’encontre des intérêts de Pagri-itent.those rights.I, J ,sav ri«ht from my heart, (hat I have the greatest admiration for the manly and states-man ike manner in which you handie the burning questions of Hie day and hour, and in confirma- mvLrUfr e dei nier 19 lots pour conimen- drait n'fnoax0iS|Se'calors .*e quatre-vingts lits, réservée aux grands blessés.Soeur Gabrielie voudrait les sauver tous.Quelle tâche ! Quelle lutte ! Elle est debout jour el nuit.Les in-' flrmiers ont ordre de la réveiller au moindre symptôme inquiétant, et avec le véritable élan maternel, celui qui aide à surmonter les plus écrasantes fatigues, elle revient, inlassable, aux chevets douloureux.Dans les demi-ténèbres de la salle, elle prépare hâtivement le sérum qui prolongera la vie ; elle fait ;a piqûre ; elle dit les douces paroles nécessaires à ceux qui souffrent ainsi dans la nuit.Il est une heure, deux heures du matin.Quand sonneront quatre heures, la nuit sera terminée pour elle.Perdue dans la longue file des cornettes blanches, elle se rendra à la chapelle et y puisera pour vingt-quatre heures encore la force de mener cette vie surhumaine.Voilà " une âme véritablement maîtresse du corps qu'elle anime ’.Fille est mince et frele, gravement attteinte, dit-ou ; elle était bien ma-iaup il y a un mois.Quand on lui parle de sa santé, elle vous interrompt avec un peu d’impatience : “ Nous nous sommes données " corps " et âme, pour nos voeux.Durer un peu plus ou un peu moins n’a aucune importance.L’essentiel est de remplir sa lâche.D’ailleurs, ajoute-t-elle, en désignant ses malades, ils ont sacrifié leurs vies pour la France, il est tout naturel que, s’il le faut, nous sacrifiions les nôtres pour les soigner.” Et vraiment, à vivre dans celte atmosphère, on arrive, en effet, à trouver naturel cet héroïsme réciproque.| Eux, les héros, — le soldat français ! et la Fille de Charité, — n’ont pus besoin de se donner d'explications, de se faire des phrases pour se comprendre.Il existe véritablement en-ire eux.par-dessus les différences de classes et de vie, une intimité d’âme réelle et touchante.Quand elle passe, muette et de son lias rapide, devant les longues rangées de Ills où l'on soutire tant sans se plain dre, ils savent bien qu'elle n’a pas le temps de s'arrêter auprès de chacun d’eux, avec ces mois que la souffrance semble appeler, mais qui risquent de la rendre plus vive et moins noblement supportée.Ils savent aussi qu’elle sera là dès que sa présence deviendra nécessaire, et que si, dans le secret, son coeur de femme les plaint, les plaint incessamme it, son coeur de Française tressaille d’orgueil devant eux.A nous, quand ils n’entendent pas.elle nous parle de “ ses enfants sans contrainte, avec toute son admiration et.toute sa pitié : “ Ah ! si vous saviez comme ils sont courageux.Il faut les suivre jour et mut comme moi pour s’en rendre compte, les voir arriver dans la salle d’opérations, bravement, le sourire aux lèvres, sur la civière.Il faut les voir mourir aussi.” Les yeux de soeur Gabrielie se remplissent de larnrns à la pensée de tant de jeunes vies qui s’éteignent, — qui s’éteindront, hélas ! — dans ses bras.Il faut vraiment que celle femme, jeune el faible, porte en elle une surnaturelle énergie pour supporter sans jamais faillir le terrible poids des souffrances qui meurtrissent son coeur silencieux, en torturant sans trêve autour d’elle la chair de nos soldats.Les blessés sont malhabiles à lui) exprimer leur reconnaissance.Mais1 ils savent bien qu'elle devine ce qu’ils éprouvent, rien qu’a la ma-j nière timide et répétée dont ils lui| disent : “ Merci ”, à la confiance avec laquelle ils lui communiquent leurs lettres, les nouvelles reçues de leurs familles, à l'empressement qu’ils mettent à lui rendre mille petits services, dès qu’ils vont mieux, et surtout au respect, au respect touchant rempF d’étonnanles délicatesses, dont ils n’oublient jamais de l’entourer, même dans les moments de plus cruelle douleur.En s'adressant à soeur Gabrielie, ils n'emploient jamais les formules banales qu'ils ont avec les autres m- tinniè es ; ’’ Vous allez vous fah-guer.Vous eu faites trop.” Non, !a Soeur est un être immatériel à qui l’on n'oserait pas rappeler les communes faiblesses de l’humanité.Mais, quand ils la regardent passer, avec scs yeux purs largement cernés de fatigue, sa démarche lasse el son inaltérable douceur, je 1rs eu-L-nds souvent murmurer : " On devrait la décorer ! " CANADIAN PACIFIC EXCURSION DE PAQUES Hii.ir» H08T0N ET KKTOUR Départ 1er avril, retour 12 avril.1er avril, relour 12 Servie** à*'* train» *8.00 p.m.tir première RECETTES ?H.,'tu p.m, i harn-parlolrs et doHoira ?Tou* le» Jour».EXCURSIONS DK C OLONS Tout» le» murdb Winnipeg.lùJmonton et stations intermédiaires.Limite ; aoixanle jour».UV.WîiiKVia SOUFFLE A LA CREME Ingrédients lasse de beurre, l tasse d’eau.114 tasse de farine.4 oeufs.t petit cuillerée à moutarde le soda.I cuillerée à thé u’eau chaude.Préparation Fai les bouillir lean el le beurre ensemble, et quan le tout bout,! ajoutez la farine doueemenl, afin! qu’elle se lie bien el qu'il ne se for-j me pas de morceaux.Brassez beau-! eovip el quand c’est refroidi, ajoutez, 1rs oeufs bien battus et le soda dissous dans l’eau.Mettez ce melange.par cuillerées de la grosseur d’une! noix sur une tôle bien beijrrée, r 'es colis à la gare, dit l’oncle laoul du fond d’un autre faiiteui!.Pourvu qu’il ne soit pas en retard pour l’église! Nous devons y être à! onze heures juste.M le curé n'a ; que ce moment entre le mariage du boulanger et la retraile pour les en-j fants de la confirmation.'’ Grand’mère a encore fail sa octi-te moue en observant qu’on aurait! pu mieux choisir son jour pour une cérémonie familiale; mais l’oncle | Raoul n’y regarde pas de si *'i*és.j ‘‘Rail! bah! a-l-il déclaré, c’est la vie, t on doit s'habituer à faire] chacun ses petites affaires sans se! gêner." i Grand-père approuvai!, et je me suis hâtée de demander à voir nia) filleule.Nous sommes monte -s, grand’mè-re tit uom, chez Valentine, que nous avons trouvée dans son lit, en bonnet de nuit, la mine béate devant un horizon de langes séchant au feu.“La petite esl magnifique, nous a-t-elle dit.Comme son père sera heureux de la voir si belle!” II faut sans doute l'oeil paternel pour démêler la beauté de ma filleule.Je n’ai élé encore frappee que de son énormité.Elle remplit le vieux berceau de cretonne bleue où ses frères el soeurs faisaient pourtant déjà bonne figure.“Tu peux la prendre, a proposé Valentine.As-tu peur de la casser?” J’aurais bien plutôt peur qu’elle ne me cassât.Elle gigote, elle crie, et j’ai fait observer qu’il serait temps de l’habiller.Valentine se’st réservée d» prendre part à l’opération, en nous confiant : “La nourrice est un p *u idiote, mais j’aime aulânl cela.Ne me parlez pas de ces mijaurées avec des rubans d?cinquante centimètres de large.Du lait et pas de prétentions, voilà ce qq’il nous faut.” Nous sommes redescendues.On avait rassemblé tes enfants, sauf Loulou qui tousse, el Tolo qui s'est luxé la cheville (il y en a ainsi toujours quelqu’un d’éclOppé), el on s’apprèlsùl à partir pour l’église Léon ctail revenu de la gare ; mais il s'habillait el n’a paru que lorsque nous avons tous été à nouveau entassés dans le break, moi nu fond.Il s'est élancé' sans un mot pour s’asseoir sur la barre (car dans les voitures de Sanglier ou ne calcule jamais le nombre des places), et je lui ai trouvé l’air tou! drôle.Il avait son chapeau enfoncé et son collet remonté, el n’a pas semblé entendre quand je Lai inierpellé.Il a gardé ainsi le silence jus-j qu’à ce que nou* soyons arrivés, même quand il m'a offert le bras! sous le porche de Léglise, tout mouillé el encombré de gamins transis ayanl des engelures jusqu’au bout du nez.De près, !" nez de 1a*oii aussi me paraissait d’un rouge un peu vif, et je lui ai demandé; “Qu’est-ce que tu as donc?—Rien du lout.” Sa phrase a été complétée par un éternuement formidable, puis il s’est mouché non moins formidablement.Il s’était enrhumé comme un loup dans ses courses nocturnes selon nia prédiction, mais s'étail arrangé pour dissimuler jusmie-là.“A présent, tu n’as plus le temps j de inc remplacer.” a-t-il dit, Iriom-! phant de sa perfidie.J'étais furieuse, mais je suis entrée tout de même.Il ne se gênait ''lus, et, léle nue dans l’église, il a éternué de plus belle lout le temps du Credo.La cérémonie n’a été ni longue ni imposante.Nous formions un tout pelit groupe près des fonts baptismaux, el, tandis que M.le curé précipitait ses onemtis.on éteignait sur te maître-autel les cierges qui avaient servi au boulanger, el l’on rangeait à grand fracas les bancs de bois destinés aux retraitai!*.Pour abréger encore les formalités, une grosse pluie s’est mise a battre les vitres et a eu raison même de la constance des gamins.Sous le porche, il n’en res!ail pas quatre pour manger nos dragées, et nous, n’avons eu qu’à nous réempiler dans le break vraiment élastique.avec, en surcharge, M.le curé, qui tirait sa montre, ayant tout juste le temps de déjeuner avant la retraite.11 ne faut pas, dt-on, donner aux enfants un nom significatif sous peine de le voir contredire par la deslinée.Ainsi les Hercules sonl faibles comme des poulets, les Aimée tombent sur des maris qui les batlent, les Fortuné el les Richard n’ont jamais le sou.Suivant déjà cette règle, la Jeune Reine aura été traitée par-dessous la jambe."Elle n’en est pas moins bien portante et bien baptisée,” a décla- ré l’oncle Raoul lorsque, au relour, grand’mère lui a insinué délicatement qu’on aurail pu faire mieux les choses.Le déjeuner a été strictement de famille., et le menu aussi, une grosse daube, une grosse dinde, un gros jambon et des gâteaux du Bréchard, qu'on aurail pu croire pétris avec du eimenl.M.Marchand seul le* a appréciés, au point de vue histo-rique.comme ressouvenir du moyen âge.“Si le temps n'avait pas élé uen propice aux déplacements, nous aillions invité quelques voisins.J’avais dit à Léon d“ nous amener les Monlivrier, a raconté l'oncle Raoul, qui ne manque- pas un?occasion de mellre les pieds dans les plats, et Dieu ail s'il a de grands pieds! —El les Monfivrier n'ont pas jugé à propos de répondre à cette invitation?” s'est empressée de faire observer grand’mère.Léon a (iris son air embarrassé en balbutiant: “C’est moi qui transmise ” ne la leur ai pas (A suivre) U 9 r.E DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 25 MARS 1915 VOL.VI.— No 70 LA VIE SPORTIVE UN NOUVEAU CHAMPION ARTHUR BENARD REMPORTE UNE VICTOIRE DECISIVE SUR EUGENE TREMBLAY EN PRENANT DEUX CHUTES CONSECUTIVES.— BEAUDETTE EST UNE MERVEILLE.—ROLLER-ESSON.Les amateurs de lutte qui se sont rendus au parc Sobmer hier soir ont eu l’occasion de saluer un nouveau champion lorsque Bénard, Torgueil du Cercle Paroissial de Saint-Louis du Mile-End, triompha d’Eugène Tremblay, l’ancien champion du monde des poids légers.La rencontre entre ces deux étoiles du matelas fut sans contredit l’une des plus excitantes et des plus intéressantes encore vues en cette ville, car les deux adversaires ne perdirent aucun moment et tentèrent d’appliquer toutes les prises de leur répertoire.Après une heure et six minutes de combat, Bénard obtint la première chute par un bras barré combiné d’une prise d’orteilles.Ce premier succès du nouveau champion fut signalé par un tonnerre d’applaudissemenls.Pendant ce premier engagement, Tremblay tenta d’épuiser Bénard mais ce dernier ne fut pas lent à comprendre la tactique de son adversaire et se tint sur ses gardes.La résistance de Bénard déconcerta Tremblay et celui-ci se rendit compte qu’il avait affaire :i un véritable champion.Bénard qui avait été jusque la sur la défensive se porta à l’attaque avec furie et ses efforts furent récompensés au bout de une heure et six minutes lorsqu’il colla les épaules d’Eugène au tapis.Lorsque les deux hommes revinrent en scène pour le deuxième engagement, il était apparent que Bénard était confiant en lui-même car il se lança à l’attaque dès le début.Cette reprise fut de plus courte durée que la première car les épaules de Tremblay allèrent au matelas après vingt-deux minutes de lutte rapide et scientifique.Les amis de Bénard, après la victoire de celui-ci, prirent le vainqueur sur leurs épaules et le portèrent en triomphe jusque dans sa loge.Bénard avait l’avantage du poids.Au moment où les deux lutteurs furent pesés à 3 heures de l’après-midi, Bénard pesait 133% livres et Tremblay 133 livres.Tremblay n’a pas voulu diminuer le mérite de la victoire de son adversaire mais il s’est contenté de dire que la tâche de se descendre au poids réglementaire l’avait beaucoup affaibli.Le Cercle Paroissial a maintenant deux championnats à son actif: celui des Hâ livres avec Jos.Leduc et celui des poids-légers avec Arthur Bénard.BEAUDETTE VAINQUEUR.La séance d’hier soir a permis au jeune Beaudette de se révéler car il triompha d’Armand Saint-Louis de brillante façon.Beaudette est in-contestahliment le meilleur lutteur dans son poids; il lutte avec sang-froid et connaît tous les tours du •genre libre.Son gérant n’a pas craint de lancer un défi à tout lutteur de son poids pour n’imiporte quel enjeu.Saint-Louis perdit la première chute en 1(1 minutes et refusa de revenir sur le tapis, prétextant qu’il s’était blessé au bras.L’arbitre accorda la victoire à Beaudette, et ce n’était que juste car celui-ci s’était montré bien supérieur à Saint-Louis.Dans les autres préliminaires Laurin triompha de Duchesne, Bay-les prit, deux chutes contre Thérrien et Richard battit Cyclone Beli.Ces trois dernières préliminaires furent gagnées par deux chutes consécutives.MERCREDI PROCHAIN.La semaine prochaine le Dr B.F.Roller rencontrera le gros Ecossais Jim Esson dans le match principal de la soirée.Cette lutte sera au genre libre, deux dans trois à finir.LU ST IG ET FULTON.Avant la rencontre Bénard-Tremblay, Johnny Lustig et Dick Fulton furent présentés au public.Lustig se battra samedi au parc Sohmer contre Freddie Welsh, champion du monde des poids-légers tandis que Fulton sera l’adversaire de Charlie McCarthy dans la rencontre semi-finale de samedi.FRANKIE FLEMING DEVRAIT BATTRE HARRYB1NGHAM L’ADRESSE, L’AGILITE ET L’EXPERIENCE DE L’ARENE DU BOXEUR DE LAPRA1RIE DEVRAIENT LUI PERMETTRE DK VAINCUE SON ADVERSAIRE DE CE SOIR AU MONUMENT NATIONAL, LES WANDERERS ONT TRIOMPHE DES QUEBEC LES WESTMOUNTAIS ONT GAGNE LA PARTIE D’HIER SOIR PAR 15 A 12 ET LES HONNEURS DE LA SERIE A NEW-YORK PAR 27 A 18.New-York, 25.— Les Wanderers ont de nouveau défait les Québec hier soir dans la deuxième partie de la série en cette ville par un score de 15 à 12.Les Westmountais, par cette victoire, so sont assurés les honneurs de la série par un to-lal de 27 points à 18.Les Québécois eurent l’avantage sur leurs adversaires dans les deux premières périodes mais ils furent déclassés dans la reprise finale.Voici l’alignement des équipes et le sommaire des parties: WANDERERS QUEBEC McCarthy Buts Moran Prodgers Points Ritchie O.Cleghorn Couverts McNamara Baker Centres T.Smith Roberts Ailes g.McDonald Hyland Ailes d.Malone Substituts: Wanderers, I).Smith, Û’Crady; Québec, Marks, Walsh.SOMMAIRE.Première période.1— McDonald, Québec.2.55 2— McNamara, Québec.3.R) 3— Baker, Wanderers.4.17 4— Prodgers, Wanderers .(j.27 5— Roberts, Wanderers .6— Malone, Québec.7— -Hyland, Wanderers.8— Malone, Québec.9— Ritchie, Québec.10— McDonald, Québec .11— Roberts, Wanderers.Deuxième période.12— Roberts, Wanderers.13— Roberts, Wanderers.14— Prodgers, Wanderers .15— Prodgers, Wanderers .16— -Malone, Québec., ., 17— Ritchie, Québec.18— Marks, Québec., .19— McDonald, Québec.20— McNamara, Québec.Troisième période.21— Hyland, Wanderers.3.49 22— Roberts.Wanderers.7.33 23— 0.Cleghorn, Wanderers.10.05 24— Ritchie, Québec.10.38 25— Roberts, Wanderers.12.04 26— Prodgers.Wanderers.15.30 27— Hyland, Wanderers.19.53 Punitions — 1ère période, pas de punition; 2ème période, Wanderers, Hyland, 3 min.; D.Smith, 3 min.; Québec, Marks, 3 min.; Sème période, Wanderers, Prodgers, 3 min.; Roberts, 3 min.Arbitres: Cooper, Smeaton; assistant, W.Russell.10.40 .13.00 .13.29 .16.55 .17.03 .18.43 .19.23 .1.36 .3.14 .5.40 .7.32 .8.06 .12.35 .13.42 .15.36 .17.56 ACCESSOIRES D’AUTOS Quelle.que soit la marque de votre.voiture, nous avons tout ce qui vous est nécessaire.Notre assortiment est complet, nos prix correcG OUVERT TOUS LES SOIRS TRE RENAUD MOTOR SUPPLY CO.326 Ste-Catherinc Est GRANDE SEANCE ATHLETIQUE A LACASQUETTE Vendredi soir de cette semant*, au Gymnase de La Casquette, rue Mont-Royal Est, les amateurs de lutte auront l’occasion de voir une belle séance organisée par »es officiers du “Penthatkm”, le club sportif de La Casquette.La lutte devient de plus en plus en vogue et mérite certainement cette faveur populaire à cause du magnifique exercice physique qu'elle fournit à ses adeptes.A La Casquette, cette partie du programme de la culture physique n’est pas négligée et les amateurs en auront une preuve vendredi soir alors qu’ils verront aux prises la crème des lutteurs de l’Association de’ la rue Mont-Royal, lutteurs qui tous porteront les couleurs de leur association aux prochains tournois pour les championnats de la Cité devant avoir lieu à la M.A.A.A.les 16 et 17 avril prochains.Voici le programme de cette soirée dont l’arbitre de la lutte principale, celle de Vacher vs Vaillan-court, sera notre populaire athlète canadien-français, J.B.Paradis, le champion incontesté des lutteurs poids-légers du inonde.1— Vacher vs Vaillancourt, 125 Ibs, une heure.2— Raymond vs Mercier, 125 ibs, troix dix minutes.3— Fortier vs Therriault, 110 Ibs, trois dix minutes.4— Chevalier vs Champagne, 115 Ibs.trois six minutes.ü—Mercier vs Rose, 105 Ibs, trois six minutes.Le public en général est cordialement invité et sera admis grâce à la bienveillance initiative de l’éche-v‘l?Leslie H.Boyd qui a réellement pris l’intérêt des organisations sportives au Conseil de Ville de Montréal.Grankie Fleming a terminé son entraînement pour sa rencontre de ce soir avec Harry Bingham, au Monument National.Il pèse moins que le poids tipulé, Fleming considère ce combat comme l’un des plus importants de sa carrière et il n’a pas voulu prendre aucun risque, et s’est mis dans la meilleure forme possible.Deux à trois cents personnes ont vu Fleming à l’oeuvre au Club Canadien et sont parties émerveillées de l’adresse et de l’agilité du champion featherweight canadien.Fleming a fait trois rondes avec Kid Watson, et.trois rondes avec Willie Pitt, un amateur, aspirant au championnat du Canada à 125 livres.Les partisans de Fleming sont très enthousiastes et très confiants, ils disent qu’avec son adresse, son agilité et sa longue expérience de l’arène, il devrait battre facilement son rude adversaire.Us reconnaissent que Bingham a un coup de poing terrible, mais prétendent que comme Sehiff, il aura peu de chances d’atteindre le champion.Bingham est très confiant dans sa force; il compte sur queQques bons coups pour affaiblir Fleming, S’il peut le toucher une fois, il s’efforcera de profiter de son avantage en se ruant sur le champion.Bingham reconnaît que Fleming est très agile, mais il no le considère pas comme invincible, et il a bon espoir qu’avec les conseils de Grover Hayes, il parviendra à triompher du boxeur de Laprairie.Voici le programme officiel de ce soir : Sam Wolff et Kid Burns, 6 rondes.Kid Williams et Kinsella, 4 rondes.Giroux et Cohen, 10 rondes.Frankie Fleming et Harry Bingham.10 rondes.L’ECHELLE DES PARTIES EST ADOPTEE L’échelle des parties de la ligue de petites quilles de la Montreal Bowling Association, a été adoptée par le comité, à lu réunion d’hier soir.La ligue a été divisée en deux scellons de 8 clubs chacune et les jou tes seront disputées deux fois par semaine, les mardis et jeudis soir Lu saison s’ouvrira le 8 avril et se clôturera le 25 mai.Voici le calendrier des parties: Section 1.Avril, 8.— M.A.A.A.Rouge vs Gardner’s Colts; Payne’s Owls vs Windsor No 1; Windsor No 2 vs Payne’s Colls; Strachans vs Tipperary No 1.Avril, 13.— Windsor No 1 vs M A.A.A.Rouge; Gardner’s Colts vs Payne’s Owls; Payne’s Colts vs Strachans; Tipperary No 1 vs Windsor No 2.Avril, 15.— Windsor No 2 vs Gardner’s Colts; M.A.A.A.Rouge vs Payne’s Colts; Strachans vs Windsor No D'Payne’s Owls vs Tipperary No 1.Avril, 20.— Tipperary No 1 vs M.A.A.oRuge; Gardner’s Colis vs Strachans; Payne’s Colts vs Pavne’s Owls; Windsor No 2 vs Windsor No 1.Avril, 22.— M.A.A.A.Rouge vs Payne’s Owls ; Windsor No 1 vs Gardner’s Colts; Strachans vs Windsor No 2; Payne’s Colts vs Tipperary No 1.Avril, Gardner’s Colts vs UNION CANADIENNE DE RAQUETTEURS Tous les membres sont priés de prendre avis que l’assemblée annuelle de l’U.C.R.sera tenue à Montréal, samedi le 27 mars courant au No 250 rue Amherst, (coin Sainte-Catherine), à 9 heures p.rn.précises.Comme ce sera là la dernière de la saison 1(.) 14-15, tous les membres sont priés de vouloir bien préparer tout rapport à l’Union pour cette date, afin de le présenter au secrétaire-trésorier.Ce sera aussi à cette assemblée que se fera les élections pour l’année 1915-16, et la présentation de la médaille au président sortant de charge; il y aura aussi des questions de première importance qui seront soumises à l’assemblée.Comptant que tous les clubs se feront un devoir d’être représentés, soit par un de leurs membres muni de procuration, ou en autorisant un officier de l’U.C.R.ou tout autre membre de l’Union Canadienne de Raquetteurs à agir en leur nom.Adonai MEUNIER.Secrétaire-trésorier.LE CANADIEN CONSERVE LA PREMIERE PLACE Les séries de la Ligue de Quilles de Trois Hommes se sont continuées hier soir alors que le Canadien a gagné deux parties contre i’Electra et que l’Athlétique a obtenu trois parties contre le Steele.Le Steele fit un score plus élevé que l’AMilétiquc dans deux joutes mais comme Sparey n’était pas éligible sur le Steele, le président Kaufman accorda la victoire à l’équipe d’Edouard Paradis.La rencontre entre le Behnore et le Windsor a été remise à ce soir.Ernest Mercier, de l’Electra, a remporté les honneurs de la soirée en jouant 579 en trois parties et Edmond Pelletier s’est mis en évidence en faisant la plus haute partie simple avec 208.Voici les résultats détaillés: Athlétique.Paradis .155 151 196— 502 Charbonneau .169 170 169— 5U8 Egan.165 149 207— 521 Totaux.489 470 572—1531 Moyenne d’équipe—506.1.Steele.Sparey .161 177 165— 503 Kaufman .163 186 193— 542 Darling .186 192 179— 557 Totaux.510 555 537-Moyenne d’équipe—534.Electra.Boulianne.172 170 160-Meunier .182 201 196-Eaibellc .146 202 184- -1602 502 579 532 Totaux.Moyenne Plante .Lamoureux E.Pelletier .500 573 540- d’équipe—537.2.Canadien.164 179 201- .169 205 177- .151 208 184- -1613 Totaux.484 592 562-Moyenne d’équipe—546.POSITION DES CLUBS.-1638 G.P.Pc.Canadien .17 7 708 Electra 14 10 583 Bblmore ., 10 11 476 Windsor .9 12 429 Athlétique .11 13 458 Steele 8 16 333 CERCLE PAROISSIAL | C’est ce soir qu’aura lieu le grand | euchre-concert des Zouaves Pontificaux, 1ère compagnie, Sème bataillon, à leurs salles, 62, Boulevard Saint-Joseph Est.De nombreux et riches cadeaux seront donnés aux vainqueurs.Aux amateurs de beaux euchres de ne pas manquer celui-là.ei ils sont assurés de bien s’amuser, et de passer une agréable soirée tout en ayant la satisfaction de contribuer à une bonne oeuvre.L’orchestre du cercle, qui est très connu et très estimé des amateurs de l’art musical, sous l’habile direction du prof Jean Blouin, prêtera son concours à cette soirée.Les billets, au prix modique de 50 sous, sont en vente aux salles du Cercle Paroissial, 62, Blvd Saint-Joseph Est.Tirmerary No 1; M.A.A.A.Rouge vs Strachans; Windsor No 1 vs Payne s Colts; Pavne’s Owls vs Windsor No 2.Avril, 29.*— Payne’s Colts vs Gardner’s Colts ; Windsor No 2 vs M.A.A.A.Bouge; Tipperary No 1 vs Windsor No 1 ; Strachans vs Payne’s Owls.Mai, 4.— Gardner’s Colts vs M.A.A.A.Rouge; Windsor No 1 vs Payne’s Owls; Payne’s Colts vs Windsor No 2; Tipperary No 1 vs Strachans.Mai, 6.— M.A.A.A.Rouge vs Winrsor No 1; Payne’s Owls vs Gardner’s Colts; Strachans vs Payne’s Colts; Windsor No 2 vs Tipperary No 1.Mai, 11.— Gardner’s Colts vs Windsor No 2; Payne’s Colts vs M.A.A.A.Rouge; Windsor No 1 vs Strachans; Tipperary No 1 vs Payne's Owls.Mai, 13.— M.A.A.A.Rouge vs Tipperary No 1; Strachans vs Gardner’s Colts; Payne’s Owls vs Payne’s Colts; Windsor No 1 vs Windsor No 2.A Mai, 18.— Payne’s Owls vs M.A.A.A.Rouge; Gardner’s Colts vs Windsor No 1 ; Windsor No 2 vs Strachans; Tipperary No 1 vs Payne’s Colts.Mai, 20.— Tipperary No 1 vs Gardner’s Colts; Strachans v’s M.A.A.A.Rouge; Payne’s Colts vs Windsor No 1; Windsor No 2 vs Payne’s Owls.Mai, 25.— aGrdner’s Colts vs Payne’s Colts; M.A.A.A.Rouge vs Windsor No 2; Windsor No 1 vs Tipperary No 1 ; Payne’s Owls vs Stra-cha ns.Section 2 Avril, 8.— Steele Cubs vs M.A.A.A.Bleu; Windsor No 3 vs Payne’s Senators; Tipperary No 2 vs Shamrocks; Payne’s Northern vs.Canadiens.Avril, 13.— Payne’s Senators vs Steele’s Cubs; M.A.A.A.Bleu vs Windsor No 3; Shamrocks vs Payne’s Northern; Canadiens vs Tipperary No 2.Avril, 15.— Tipperary No 2 vs M.A A.A.Bleu; Steele Cubs vs Shamrocks; Payne’s Northern vs Pavne’s Senators; Windsor No 3 vs Canadiens.Avril, 20.— Canadiens vs Steele’s Cubs; M.A.A.A.Bleu vs Payne’s Northern; Windsor No 3 vs Shamrocks; Payne’s Senators vs Tipperary No 2.Avril, 22.— Steele’s Cubs vs Windsor No 3; Payne’s Senators vs M.A.A.A.Bleu; Tipperary No 2 vs Payne’s Northern ; Shamrocks vs Canadiens.Avril, 27.— Tipperary No 2 vs Steele’s Cubs; Shamrocks vs M.A.A.A.Bleu; Payne’s Northern vs Windsor No 3; Canadiens vs Payne’s Senators.Avril, 29.— Windsor No 3 vs Tipperary No 2; Steele’s Cubs vs Payne’s Northern; M.A.A.A.Bleu vs Canadiens; Payne’s Senators vs Shamrocks.Mai, 4.— M.A.A.A.Bleu vs Steele's Cubs; Pavne’s Senators vs Windsor No 3; Shamrocks vs Tipperary No 2; Canadiens vs Payne’s Northern'.Mai, 6.— Steele’s Cubs vs Payne s Senators; Windsor No 3 vs M.A.A.A.Bleu; Payne’s Northern vs Shamrocks ; Tipperary No 2 vs Canadiens.__ Mai, 11.— M.A.A.A.Bleu vs Tip- No 3.Mai, 13.— Steele’s Cubs vs Canadiens; Payne’s Northern vs M.A.A.A.Bleu; Shamrocks vs Windsor No 3; Tipperary No 2 vs Payne’s Senators.Mai, 18.— Windsor No 3 vs Steele's Cubs; M.A.A.A.Bleu vs Payne’s Senators; Payne’s Northern vs Tipperary No 2: Canadiens vs Sham- Mai, 20.— Sleele’s Cubs vs Tipperary No 2; M.A.A.A.Bleu vs Shamrocks ; Windsor No 3 vs Payne’s Northern; Payne’s Senators vs Canadiens.Mai.25.— Tipperarv No 2 vs Windsor No 3; Payne’s Northern vs Steele’s Cubs; Canadiens vs M.A.A.A.Bleu; Shamrocks vs Payne’s Senators.____ L’OUVERTURE DU TOURNOI DE LAM.B.A.Le tournoi de la Montreal Bowling Association s’ouvrira ce soir aux allées du Windsor, alors que seront jouées les parties simples.La première rencontre importante aura lieu samedi soir, aîorsque le Royal Family, qui est arrivé premier de la section No 2, de la classe “B”, sera aux prises avec le Canadien, qui a remporté les honneurs de la section No 1.de la même classe.Cette partie sera pour décider du championnat de la classe “B” et l’on s’attend à ce que ce match soit des plus contestés.I.CS séries individuelles, doubles et pour équipes de cinq hommes seront jouées la semaine prochaine.BROCKTON Les Bottes pour l’armée DONNENT ENTIERE SATISFACTION ^ Les Canadiens maintenant sur la ligne de feu en France, qui se sont procuré des bottes pour l’armée de la marque Brockton à leur propres frais n’ont pas encore fait entendre de plainte à leur sujet.Ceci démontre qu’ON PEUT FAIRE DE BONNES CHAUSSURES AU CANADA et donne la garantie que les chaussures Brockton peuvent remporter de plus grands succès encore à l’avenir.Un grand nombre Je soldats du.“REGIMENT PATRICIA” et d’autres régiments, lorsqu'ils étaient à Montréal, ont acheté des chaussures Brockton et le service que ces bottes ont rendu est une autre preuve de leur supériorité.Vous aussi vous devriez porter des CHAUSSURES BROCKTON et savoir ce que c’est que d’être satisfait Elles sont légères, confortables et de toute dernière mode.Le choix est d’autant plus facile que £lî* ^ les formes sont variées.Un seul prix t • • •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• JÊL^ Brockton Shoe Shops 440 rue Ste-Catherine Ouest et 42 Ste-Catherine Est OUVERTS TOUS LES SOIRS PABLO CASALS l’éminent violoncelliste que le monde entier a applaudi et qui sera à la salle Windsor le 26 courant, a bien voulu céder aux instances de la Compagnie de Graphophones COLUMBIA pour qu’elle reproduise quatre de ses morceaux favoris.Nous avons donc l’avantage d’offrir aux amateurs de belle musique les disques suivants qui peuvent s’adapter à tous les graphophones à disques.No 5649 ¦ (Handel) ( Mélodie en Fa (Rubenstein) No 565n{Le Cy8ne (St-Saêns) INo (potter) Pour être à la portée de toutes les bourses ces disques de grande valeur seront vendus à $1.50 chacun.I.es ordres par la malle seront, exécutés promptement.CANADIAN GRAPHOPHONE Co.202 Ste-Catherine Est.Tél.Est 3539 Nous venons de recevoir les disques nouveaux pour avril.AUTRE DEFAITE DES SENATEURS LES OTTAWAS PERDENT LA DEUXIEME PARTIE DE LA SERIE POUR LE CHAMPIONNAT MONDIAL, PAR 8 A 3, CONTRE VANCOUVER.Vancouver, 25.— -Les Vancouver ont gagné la deuxième partie de la série pour le championnat mondial du hockey en triomphant des Otta-was par 8 à 3, hier soir, dans une joute d’après les règles de la N.H.A.Les visiteurs prirent l’avantage au début de la partie, mais ils furent déclassés dans les deuxième et troisième périodes.Voici l’alignement des équipes: Vancouver Ottawa Lehman Buts Benedict Patrick Points Merrill Cook Couverts Ross Taylor Centres Duford Neighbor Ailes d.Broadbent MacKay Ailes g.Gerard Subs.— Vancouver, Malien, Stanley, Seaborn.Ottawa.— Shore, Darragh, Graham et Hébert.SOMMAIRE Première période 1— Ottawa, Broadbent .2.55 2— Ottawa.Broadbent .15.55 Deuxième période 3— Vancouver, McKay .0.58 4— Vancouver, Taylor .6.18 5— Ottawa, Broadbent .2.15 6— Vancouver, Cook .1.39 7— Vancouver, Taylor .1.55 8— Vancouver, Taylor.4.00 9— Vancouver.Patrick .2.00 Troisième» période 10— Vancouver, Neighbor .12.45 11— Vancouver, Neighbor .0.45 UNE FUREUR ___HOMICIDE L’ASSASIN DU GARÇONNET NICHOLSON CONFESSE SON CRIME.Owen-Sound, Ont., 25.— Henry T.King, l’Anglais arrêté en cette ville pour le meurtre d’Eddie Nicholson, age de 12 ans, a confessé son crime aujourd’hui.Il n’a donné aucun autre motif que celui d’une rage irraisonnée contre son frère, William King qui l’abandonna sans ressources, il y a une semaine, et du fait qu’on avait refusé la veille de lui donner de l’emploi dans une manufacture.Il a signé une confession écrite à midi, en présence d’un témoin.Il y déclare qu’au cours de sa promenade avec le garçon, il fut soudain saisi d une fureur homicide.Alors, dit-il, “quelque chose me poussa à sortir un couteau de la poche droite de mon habit et à en frapper le garçonnet.” L’AFFAIRE DESCLAUX C’EST DEMAIN QUE SERA CONNU LE SORT DE L’ACCUSE.EXCURSION A BOSTON Boston est une des villes intéressantes des Etats-Unis.C’est une ville remplie d’endroits historiques, et quelques-unes de ses rues étroites et sinueuses nous rappellent les lieux où s’établirent les premiers colons, il y a plus d’un siècle.Mais le progrès est venu depuis, et de superbes et larges avenues ont été ouvertes.Boston est traversé par un des plus beaux boulevards du monde.Le Pacifique-Canadien vendra des billets d’excursion à partir du 1er avril, oui permettront aux voyageurs de passer les vacances de Pâques à Boston, et de faire un voyage à New-York.réc.Paris, 24.— L’audition des témoins, qui n’ont rien révélé de sensationnel, et la plaidoirie du procureur, ont employé toute la séance d’hier, au procès du colonel François Desclaux.paiemaître-général, accusé d’avoir volé des provisions, destinées à l’armée.L’avocat a énergiquement demande la condamnation du Col.Desclaux comme celle de Madame Bechoff’ la femme d’un Allemand, chez qui les marchandises recelées ont été retrouvées.Les plaidoiries se continueront.et le verdict sera probablement rendu, vendredi.UN TRISTE ACCIDENT ( Saint-Joseph d’Alma, 24.— Le 19 courant M.Théodule Larouche, un | de nos concitoyens les plus estimés, (recevait une ruade de son cheval.| Un médecin, mandé à la hâte, constata une fracture du crâne.Lundi \ dernier M.Larouche succombait (sans avoir repris connaissance.Le (défunt était âgé de 58 ans; il était marié et père de plusieurs enfants.La Compagnie Bonin & Frère.Limitée.Avis est Uonné au public que, en vertu de lu lui des couiUHSaies de Québec, il u été accordé pur le Lleuteuant-tiouverwur de lu province de Québec, des lettres patente», eu date du douze mars, constituant en corporation MM.Théodore Bonin, marchand de merceries ; Oscar Bonin, J, Wilfrid Clermont, Tlesphore Michou, -N.Hervé Tanguay, comis, tous de la cité de Montréal, dans les buts suivants : l De faire le commerce en gros et en détail de mercerie pour homme, “haberdasher", de manulacturer, d'importer et d’exporter, d’acheter et de vendre toutes marchandises se rapportant 4 ce commerce ou 4 tout nuire commerce se rattachant it ce genre d’affaires, tel que articles de toilette, chapeaux, habits et chaussures, et que la dite compagnie pourra dans lu suite estimer avantugeux d’exploiter ; D’acheter et d'exploiter sous le nom de “Lu Cie oüuiii & Frère Limitée”, les magasins de merceries se trouvant aux Nos ollil et 1819 de lu rue Sainte-Catherine Est, à Montréal, actuellement exploités par le dit Théodore Bonin, avec tous ses accessoires, fonds do commerce, fixtures, stock, achalandage et généralement toutes ses dettes, creances, droits et prétentions et de payer pour telle acquisition, en urgent, en bons ou billets, en débentures ou parts acquittées de lu dite compagnie ; D’acnucrir et posséder, par achat, échange, bail ou autrement, de tout individu, raison sociale ou compagnie, tout magasin faisant le môme commerce, avec ou sans le terrain et les hlitisses servant à son exploitation et de payer pour telle acquisition, eu urgent comptant, en lions, billets, débentu-res ou parts acquittées de la dite compagnie î , t D’acquérir et posséder par achat, échange, bail ou autrement toute propriété immobilière qui serait considérée utile, necessaire ou avantageuse pour les fins pour lesquelles la dite compagnie est incorporée et de payer pour telle acquisition en argent comptant, bons, billets, débentures ou paris acquittées de la dite compagnie ; De vendre, échanger, disposer par bail ou autrement de tous ou partie de ses biens tant meubles qu’immeubles r D’hypothéquer, de donner en gage »*• biens meubles et immeubles tant présents que futurs et d’emprunter de l'argent sur telle garantie ; .De construire et exploiter sur tout tôt de terre possédé par la dite compagnie ou dont elle pourra par la suite devenir proprietaire, toute manufacture, pour y manufacturer dos marchandises destinées au commerce do la dite compagnie, et tous magasins devant servir 4 y faire tel commerce : De vendre, acquérir, détenir et transporter pour le bénéfice de la dite compagnie, des parts, débentures ou autre garantie at toute autre compagnie ou corporation, autorisées à faire affaires suivant les lois de cette province ; De faire tous autres actes ou operations pouvant être considérés avantageux pour les objets ci-dessus mentionnés en conformité avec les lois de cette province s De tirer, accepter, endosser, consentir et négocier toutes lettres do change et biilels promissolres, chèques et traites en rapport avec le commerce que cette compagnie eat autorisée à faire sous le nom de "T.a Cl* Bonin & Frère Limitée”, avec un capital social de vingt mille piastres ($20,000.001.divisé en deux cents (200) actions de cent piastres ($100.00) chacune.La principale place d’affaires dc_ la corporation sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce douzième jour de mars 191;>.C.J.SIMARD.1713-12-2 Sous-secrétaire «le la province.ARCHAMBAULT ET CHASSE, 11 Côte Place d’Armes.____ THE PAVING & CONSTRUCTION COMPANY OF CANADA.LIMITED AVIS est donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre «9 des Statuts révisés du Canada, 1900, désigne “Loi des Compagnies”, il a été délivré, sous le secau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du 12e jour de mars 1915, constituant en corporation la'opold Henri Durand, comptable, Bernard Brault, ingénieur civil, Joseph Azarie Boutet, teneur de livres, tous trois de la cité de Montréal, dans la province de Quebec; Napoléon Mulenfant, machiniste, Joseph Louis Jeetor St.Amour, comptable, de la cité de Maisonneuve, dans la dite province de Québec, pour les fins suivantes:— (a) Exercer l’industrie générale de constructeurs pour la confection, l’érection de tous travaux, soit publics, soit privés, y compris la fabrication, l’achat, la vente, la réparation et le commerce de machineries, outils de toutes sortes, de bois et métaux et autres maitères et choses d’une nature quelconque reliées aux objets de la dite compagnie, moulins, manufactures, cours, entrepôts, travaux, quais, moyens de transport, bureaux et toutes autres entreprises relatives aux industries de In compagnie; (c) Acquérir, acheter, arrenter ou autrement détenir toutes propriétés mobilières et immobilières qui seraient Jugées nécessaires aux fin» de l’üidustrie de la compagnie, y compris les fabriques, magasins et autres établissements; les vendre, arrenter, céder, échanger ou remplacer; (d) Agir comme vendeur, agent, représentant, distributeur ou entrepreneur pour toutes personnes et pour toutes machineries, matériaux, produits qui peuvent servir directement ou indirectement dans l’exécution de contrats; (e) Acquérir, développer, équiper, diriger, opérer ou autrement disposer, pour son propre compte ou pour celui d’autres personnes, de tous pouvoirs d’eau, d’équipement, d’installation électrique et à gaz, et tous outillages et stations de pouvoirs quel qu’ils soient, en tout ou en partie, et toutes entreprises industrielles ou commerciales se rapportant au résultat des pouvoirs ci-mentlonnés, en se conformant à toute loi ou règlement local, municipal ou autre ù cet égard; (f) Acheter, acquérir ou autrement obtenir tous brevets ou droits de brevet, perfectionnements et procédés enregistrés, marques de commerce, noms de commerce et dessins de fabrique reliés de quelque manière à l’industrie de la compagnie ou utiles à son Industrie et à vendre ou autrement faire valoir tous ces brevets, droits de breveh marques et dessins de fabriques; (g) Conclure des conventions au sujets du partage des profits, la fusion des industries, la coopération, les risques communs, les concessions réciproques, la consolidation et la fusion avec toutes autres compagnies, maisons, sociétés ou personnes exerçant une industrie semblable en tout ou en partie à celle de la compagnie ou propre à atteindre les objets pour lesquels la compagnie est constituée en corporation; (h) Acquérir, détenir posséder et céder les actions, obligations ou autres valeurs de toute tejle compagnie, nonobstant les dispositions de l’article 14 de la “Loi des compagnies” ,et vendre ou disposer de la totalité ou d’une partie de l’actif de la compagnie et en recevoir le paiement en actions, obligations ou autres valeurs de toute compagnie exerçant une industrie semblable ou par tout autre mode de paiement que la présente compagnie jugera bon.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de “The Paving & Construction Company of Canada, Limited”, avec un capital-actions de cent mille dollars, divisé en 1,000 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 13e jour de mars 1915.THOMAS MULVEY, Sous-Secrétairc d’Etat Café Mousseau, Limitée.Avis est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le Lieutenant-Gouverneur de la Srovince de Québec, des lettres patentes, en atc du onze mars 1915, constituant en cor- Êoration MM.Alphonse Mousseau, hôtelier • dmond Brassard, Alfred Forest, et Arthur Lalonde, avocats ; Godfroi Coffin, étudiant en droit ; tous de la cité de Montréal, aans les buts suivants : Exercer en général et dans toutes ses branches, ie commerce d’hôteliers, cafetiers et de restaurateurs, conformément aux dispositions do la loi des licences de Québec et faire toutes autres affaires qui peuvent être faites et se rapportant à ce commerce de marchands, négociants de liqueurs en gros et en détail ; Acquérir par achat, échange, bail ou autrement de toute personne, société, compagnie comme un commerce en opération ou autrement, tout commerce d’hôtel ou de restaurant avec ou sans les terrains et les bâtisses servant ou destinés à leurs exploitations et leurs Installations, menhirs et autres biens en général, et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acheter ou autrement acquérir et posséder par bail ou autrement, tout hôtel, café ou restaurant, toute propriété immobilière et mobilière qui peuvent être nécessaires aux objets pour lesquels celte compagnie est incorporée, et payer telle acquisition ou détention en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Vendre, échanger, louer toutes ou aucune de ces propriétés mobilières ou immobilières, en disposer ou en faire le commerce autrement.et emprunter de l'argent sur la garantie d'icelles ; Construire, maintenir et exploiter sur tout terrain acquis ou détenus par la compagnie.des hôtels, cafés, restaurants et toutes autres bâtisses qui peuvent être necessaires pour la mise en exploitation des susdites entreprises ; Acheter, acquérir, posséder et vendre céder et transporter des actions, debentures et autres valeurs de toute autre compagnie on corporation engagées dans le commerce que cette compagnie est autorisée * exercer ou faisant des affaires pouvant être eomlultes pour le bénéfice de cette compagnie, sous le nom de “Café Mousseau.Limitée”, ave,-un capital social de vingt mille piastres ($20.000.00).divisé en deux cent (200) actions de cent piastres ($100.001 chacune La principale pinee d'affaires de la corporation sera dans la cité de Montréal Daté du bureau du seerétalre de la' province, ce onzième jour de mars 1915.lé*2-12-2 Smis-s'-erétalre de là province BR0SSAnr)l FOREST ET LA- VOL.VI.— No 70 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 25 MARS 1915 7 ' COMMERCE ET FINANCE > REDUCTION LA “CANADA DU PASSIF STEAMSHIP Co” telle est la note saillante DU RAPPORT FINANCIER DE LA “CANADIAN FAIRBANKS-MORfE COMPANY’.— ANNEE DEFICITAIRE.I.ç rapport financier de la “C.i-nadian Fairbanks-Morse Company'', présenté hier aux actionnaires de la Compagnie réunis en assemblée générale ordinaire, inet particulièrc-nient en relief une diminution uu passif de Ta Corporation.L’actif total se cliiffrait, au 31 décembre, par 3 milions $211,524, soit trois fois et demi )e pasif exigible de $927,500.Ce qui ressort davantage est la réduction du portafeuil d’effets à L’ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DES ACTIONNAIRES A EU LIEU A MIDI.— LE RAPPORT FINANCIER INDIQUE UNE ANNEE DEFICITAIRE.Aujourd’hui, à midi, a eu lieu sous la présidence de M.James Gar-ruthers, président de la Compagnie, l’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la “Canada Steampship Line, Limited.” En présentant le rapport finan-eie:' de l’exercice terminé le 31 dé-cenubre dernier, le président a constate que l’exploitation des lignes en possession de la Compagnie avaient IVlVUll vA 'till l.i t» * , , , , , .| payer, qui se chiffre par $27(i,244 eii ,elt’ rémunératrice et que, au debut, clôture d’exercice, contre $543,649 à j Fannée semblait s’annoncer floris-pnreille époque l’an dernier.Les cm-1 rante.Mais l’explosion de la guerre prunts à la banque ont passé de ! européenne est venu subitement en ©'7ÛA 1 OO .4 into a c.r r - K ta t.i NOUVELLES DE WALL STREET LA SEANCE A ETE ACTIVE, MAIS MOINS QUE CELLE D’HIER.— LE TON DU MARCHE EST FERME.New-York, 25.— Le reading a été la seule valeur à manifester de la faiblesse à l’ouverture du Stock Exchange, aujourd’hui, toutes les autres émissions en vue, mêmes les moins actives généralement, ont enregistré des gains.Toutefois, les affaires ont ralenti, par la suite; le volume des transactions s’est chiffré par 200,000 actions, la moitié du chiffre d’hier.Le groupe des valeurs international s’est échangé en cours supérieur à celui d’hier.VIANDE SUR PIED NOUVELLES DU MATIN ET DE L'AVANT DERNIERE HEURE MENSONGES DE M.BERNHARDI LE MINISTERE DE LA GUERRE FRANÇAIS PROUVE QUE LA FRANCE NE PROJETAIT PAS LA VIOLATION DU TERRITOIRE BELGE.— L’ATTITUDE AN-GLAISE.HORN SUBIRA SON PROCES $780133, en 1913, à $557.048 cette année, cependant que les commissions à payer ont été légèrement moins élevees.Les résultats du dernier exercice sont, au dire du président, M.H.J.Fuller, UélicUairèS, et les perspectives comportent peu de promesses ; la conduite à suivre consistera surtout en une rigoureuse économie.Le tableau suivant résume le bilan des derniers exercices : ACTIF 1914 1913 Actif réalisable $1,355,211 $1,354,4/2 Inventaire.1,668,313 1,828,472 Créances.1,096,596 1.390,672 Eiïets à recev.324,309 485,059 Dépôts.1 868 5,503 Encaisse.120,436 193,192 Charges dihérées 30,450 43,202 $4,597,186 $5,300,576 PASSIF Actions priv.Actions ordin.Emprunts.Factures à payer Commissions.Dividendes .Réserve.Report à nouv.$1,500,000 $1,500,000 1,600,000 1,600,000 557,048 276,244 49,238 45,000 233,156 336,498 780,133 596 649 61,710 45,000 189,483 527,598 $4,597,186 $5,300,576 Le Conseil d’administration a été réélu de la façon suivante : MM.Henry J.Fuller, président ; Thos.McMillan, P.C.Brooks et C.G.Drinkwater, vice-présidents ; E.R.Whithead, trésorier ; C.H.Morse, fils, H.C.MccJary, W.E.Miller et Robert Morse, administrateurs.traver le trafic de nos voies fluviales, par suite de la suspension presque complète de la navigation océanique.A la déclaration des hostilités notre transport fluvial a été remarquablement ralenti; le fret a notablement diminué et le nombre des passagers a décru de 50 pour cent.Somme toute, l’année a été lourdement déficitaire.Mais, dit M.Car-ruthers, il semble que le pire soit fait et que Ja compagnie n’aura désormais qu’à enregistrer de perpétuels progrès.Il est assez difficile de dire ce que nous réserve l’avenir, mais tout indique une perspective rassurante.Le conseil d’administration a été réélu de la façon suivante : sir Trevor Dawson, R.N., président honoraire ; MM.James Carruthers, président ; M.J.Haney, vice-président ; J.P.Steed man, 2ème vice-président ; J.W.Norcross, directeur-gérant ; sir H.Montague Allan, C.A.Barnard, J.R.Binning, J.R.Newman, H.B.Smith, Edmund Bristol, J.P.B.Casgrain, —.E.Dalrymple, Geo.H.Smithers, D.B.Hanna, Aemilius Jarvis, administrateurs.F.Percy Smith, secrétaire.A CHICAGO.Chicago, 25.— Gros bétail: arrivages, 3,000 têtes; marché ferme; bouvillons indigènes, $5.85 à $8.811; bouvillons de l’Ouest, $5.35 à $7.4(1; vaches et génisses, $3.00 à $7.75; veaux, $6.50 à $10.— Menu bétail-Porcs: arrivages, 23,000 têtes; marché terne; légers, $6.45 à $6.70; mêlés, $6.45 à $6.72 1-2; lourds, $6.20 à $6.70; très gras, $6.20 à $6.35; cochons, $5.25 à $6.20; moyenne des ventes, $6.55 à $6.65.— Moutons: arrivages, 10,000 têtes; moutons, $7.10 à $8.15; d’un an, $7.85 à $9.15; agneaux, $7.50 à $9.85.LES COMPENSATIONS Les compensations des banques de Montréal, pour la semaine écoulée ce matin, se présentent comme suit : 1915.$43,529,801 1914.45,108,911 1913.37,506,170 NOS VOIES FERREES Au lieu d’une moins-value de 20.2 pour cent accusée dans le compte rendu du trafic du Pacifique-Canadien, pour la seconde semaine de mars, une diminution de $391,000, soit 18.4 pour cent, ressort du rapport de la troisième huitaine de ce même mois.Les recettes brutes se présentent à 1 million $738,000 en comparaison de 2 millions $132,000 durant la période correspondante de l’an dernier.La dépression du Grand-Tronc, s’établissant à $186,-244, est légèrement plus importante que celle de Ja semaine dernière, mais offre une perte de 17.8 pour cent par rapport à l’année passée, à pareille époque.Le Nord-Canadien fait ressortir une amélioration dans sa déperdition qui se fixe à $26,600 seulement, soit 8 pour cent, comparativement à une régression de 11.1 pour cent enregistrée la semaine passée.Les chiffres ci-dessous donnent les recettes brutes des compagnies susindiquées, ainsi que les fléchissements subis: Totaux D’tion P.C.C.P.R.$1,738,000 $394,000 18.4 G.T.R.857,937 186,244 17.8 C.N.R., 304,400 26,600 8.00 LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 25.— L’état comparatif hebdomadaire de la Banque d'Angleterre fait connaître les variations suivantes : Circulation, aug,.£ 100,000 Encaisse métallique, dim.2,216,723 Réserve totale, dim.2,316,000 Valeurs diverses, aug.10,849,000 Dépôts du public, aug.21,098,000 Autres dépôts.7,323,000 Réserve een billets, dim.2,435,000 Compte courant du Trésor, aug.5,303,000 La proportion de la réserve de la Banque par rapport à son passif se fixe à 22.41 p.c.contre 25.58 la semaine dernière.Le taux de 1 es-compte s’est établi à 5%.DECLARATIONS DE DIVIDENDES American Locomotive, l-'Ji'/r, trimestriel régulier, aux actions privilégiées, payable le 21 avril, aux actionnaires inscrits le 5.Westinghouse Elec.and Mfg, i%%, trimestriel régulier, aux actions de priorité, encaissable le 15 avril par les porteurs de titres enregistrés le 31 mars; et 1%, aux actions ordinaires, échéant le 30 avril aux propriétaires de stocks inscrits le 31 mars.“ COÜRSEXCELSIOR ” Nous accusons réception de la très instructive brochure “Cours Excelsior”.M.J.-A.Michaud promet, dans cette intéressante fascicule, un cours complet de comptabilité classique en dix cahiers.EXPOSITION PANAMA PACIFIQUE Un voyage en Californie permettra au voyageur de jouir d’une infinie variété d’attractions.Le C.P.R.dirige ses passagers via Chicago et les nombreuses voies ferrées qui conduisent de cette ville à San Francisco.Il retourne via Vancouver et sa ligne propre.Les voyageurs peuvent également prendre la ligne du C.P.R.et retourner via Chicago.Les rapides se dirigeant vers Chicago via le C.P.R.et le Michigan Central possèdent tout ce qui leur faut pour permettre aux voyageurs d’effectuer ce trajet avec tout le confort dont ils ont besoin.En outre de leur voyage à Chicago, ils peuvent passer aussi par Omaha et Denver ou par Kansas City.Ils peuvent choisir aussi la route de Salt Lake City ou celle de Williams où l’on visite le Grand Canyon de l’Arizona.Les champs d’orangers de Los Angeles et de San Diego valent bien aussi qu’on leur fasse une visite en cette saison de l’année.On peut prendre ensuite la route du littoral et se rendre à San Francisco, via Santa Barbara et Monterey.San Francisco est une ville intéressante, mais c’est surtout l’exposition qui y a lieu qui attire aujourd’hui les visiteurs.De tous les pavillons nombreux qui se trouvent sur le terrain, les Américains et tous les touristes sont d’opinion cessants à visiter.Une visite à Vic- dans les endroits les plus pittoresques de ces montagnes contiennent en outre tout ce que le voyageur peut désirer.r.PERSPECTIVES AGRICOLES ELLES SONT TRES ENCOURAGEANTES DANS LE CANADA OCCIDENTAL.BOURSE DE JWONTREAL Voici les principales négociations' de valeurs mobilières enregistrées en Bourse de Montréal, durant la matinée ; 2 Cedars R.60.79 Shawinigan 117.20 Bell Tel.(ex^divid.140.70 Power 211.100 Hollinger 24.00.2 Montreal Telegram 136.Obligations : $2,600 Cedars R.86.•-*-— LES GRAINSA CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall et Cowans : Cours Cours douverture à 11.30 a.m.Paris, 25.— l^e ministère de la guerre a publié hier soir un communiqué portant que les déclarations de l’auteur militaire allemand, le général von Bernhardi, dans les journaux américains disant que la France et la Grande-Bretagne avaient fait des préparatifs élaborés pour violer la neutralité de la Belgique, sont nettement mensongères.Le ministère de la guerre explique en détail que lorsque la guerre fut déclarer, l’armée française était concentrée sur la frontière allemande et que l’invasion de la Belgique par les Teutons obligea l’état major à modifier de tout au tout les dispositions qu’il avait prises.Sans ce retard, jamais les Allemands n’auraient pu franchir la Meuse.Pour ce qui est de la participation de l’armée anglaise, elle ne fut considérée qu’après la violation de la Belgique- Elle effectua sa concentration derrière Maubeuge du 14 au 24.On cite divers ordres pour montrer que l’armée française fut retirée à six milles de la frontière.“L’Allemagne va tenter par de fausses nouvelles, dit l’un de ces ordres, de nous induire à violer la neutralité de la Belgique.Il est donc strictement défendu jusqu’à nouvel ordr eaux patrouilles ou même aux simples sentinelles de françhir la frontière, ou aux aviateurs de survoler le territoire belge”.Les troupes françaises n’entrèrent en Belgique que le 5, à la demande expresse du gouvernement belge, faite la veille.Blé— Mai 154 1521/2 Juillet.122% 121% H i s—- Mai 73 Va 72% Juillet.7 5 Va 74% Avoine— Mai •)8 Vs 58% Juillet.54% 54 % BOURSE DE NEW=V0RK Cours fournis par MM.Bruneau & Dupuis, courtiers, rue de l’Hôpital, 4, Montréal.Portland, Me, 25.— La cour de Circuit des Etats-Unis a ordonné aujourd’hui que Wernwr Horn soit amené à Boston pour y subir son procès devant la Cour Fédérale de District sous l’accusation de transport illégal de nitroglycerine de New-York à Vaneeboro, Maine.Le juge Putnam, qui présidait, a refusé d’entendre la demande de l’avocat de Horn qui prétend que l’attentat de l’accuse contre le pont international de Vaneeboro est un acte de guerre et d’uu caractère politique.Le juge a aussi refusé d’émettre un mandat d’habeas corpus pour empêcher le transfert de Horn de la juridiction de la cour du Maine.MORT DE M.L’ABBE ARTHUR BELAND M.l’abbé Arthur Bcland, unicen curé de Saint-Mathieu de Caxton, est décédé ce matin à la maison Saint-Janvier, chez les Soeurs de la Miséricorde, au Sault-au-Rècollet.Le défunt est né à Louiseviîle Que., et fut ordonné le 24 septembre 1893.Il a été vicaire à Champlain 1893-95; à Valmont, 1895-99 ; Grand’Mère 1899-1900 ; à Proulx-ville, 1900-1901; à Saint-Mathieu de Caxton.vicaire 1901-1902, et curé de 1902-07; puis vicaire à la Poin te-du-Lac, et retiré depuis quelques années à la maison S.Janvier.Le défunt était frère de M.le chanoine Béland, du diocèse des Trois-Rivières.Avis des funérailles sera donné plus tard.AUX ASSISES Le procès de Joseph Rivesl, accusé d’avoir volé $477 é la librairie Beauchemin, où il était employé comme comptable, s’e.st continué ce matin, en cour d’Assises.11 est probable que ce procès se termine cet après-midi.CLOTURE DE COURS UNE BRILLANTE SEANCE MARQUE, HIER SOIR, AU MONT!- J MENT NATIONAL, LA CLOTURE DES COURS PUBLICS DE LA SGCI ETE SAINT-J EAN-BAPT1S-TE.MORT DE M.PHILEAS GAGNON MEURTRIERS A BORDEAUX Scain Diekoff et Naiden Vastoff, les deux meurtriers de Marco i Ichoff, condamnés à être pendus le ] 28 mai à Valleyfield, ont été con-Québec, 25.— M.Philèas Gagnon, I duits ce matin à la prison de Bor- 1 STOCKS' Dem.O fifre.STOCKS Dem.Offre.Axnal.Copi 62 62 Mex.Petro Am,Be.Si-,g 43'>j 44 N.-Yor.Cen 86 85% Amer.Can Ara.Cr.&P 29;* 29;4 N.Y.O.& W 46 45% Norf.& We Amer.Ice.Sorî.Pacifî 105 105% Amer.Loco £6 m New Hare.54% 66% Am.Sm.t* 67% Penn sylva.166% 106% Amer.Suga People.Gas Anaco.Mg 28 28% Reading.145% 146% At.T.Sc S.F D9 Rock.Llan Belt.* Ohi 69% 70% “ Pr.Bath.Ste«l.68% 88% 161% 70% Soiith.Pac.86 i^i W% 64% Bro.Ra.T.89 South.Rail 16% Can.Pacifi.'il “ Pr.B0»-> 63% Ccn.Leath.Ches & Ohi 85$ Third Are.14$ 44V Twin City.Ch.M.ft SP 89 89% U ni o.Pac.125% C.,F.& I Con.Ga* 27% 27% U.S.St.Cor, “ Pr.48% 105% 106 Del.8: Hud Utah Cop.Den.ft R.G.“ & R .G.pr Det.Un.Ry 24 *24 Vir.Chemi W't.Union W’t’h.Klec Gr.N ,,pr.117 118 “ Pr.«terCetr.“-M pr Leh.Valley 12% 61V/ 62 18*U 139% ¦ - e .- .Lou.a Nas 115 115 ,, .Mi.s-r.&st 115 1 114G i M.K.fc Tl.12 I 12% I.M.* Facifih U 11% .conservaleur des archives judiciaires est décédé à 3 heures ce matin, après une longue maladie.M.Gagnon était un bibliothécaire distingué.Il avait vendu, il y a quelques années, à la cité de Montréal, une bibliothèque de très grande valeur.-— MORT DE M.N.THOMAS Saint-Rémi d’Anaherst, 24.—- M.Norbert Thomas, l’un des plus vieux citoyens de Saint-Rémi d’Am-herst, Co.de LabeJle, a succombé hier à l’âge de 68 ans, après une longue maladie.M.Thomas était l’un des pionniers de ce village où il était allé s’établir il y a 35 ans, et dont il fut maire de la municipalité pendant douze ans.Le défunt laisse pour le pleurer son épouse, huit enfants et 36 petits enfants.On nous annonce aussi la mort de Mine Félix Carrière, à l’âge de 74 ans.La défunte laisse son époux et plusieurs enfants.150,000 FEMMES SANS TRAVAIL^ LONDRES Londres, 25 — Environ 150,000 femmes par jour se pressent autour des bourses de travail pour obtenir du travail.Un estime qu’environ 1,000,000 de femmes -se sont mon- deaux.où ils seront détenus jusqu’à la veille de leur exécution.ISRAELITES A L'AMENDE Dix individus, la plupart Juifs, ac cusés “d’avoir négligé de se conformer aux règlen/cnts du Département des Incendies”, après un premier avis, ont été condamnés à $5 et $10 d’amende plus les frais, par le recorder Semple.-j»- L’EXPOSITION DE LA CALIFORNIE Les compagnies du Grand-Tronc et du Grand-Tronc-Pacillque, avec leurs navires et leurs autres moyens de transport, offrent un grand choix de routes attrayantes aux voyageurs qui veulent se rendre à l’exposition qui a actuellement lieu en Californie.En achetant votre billet d’aller et retour, vous devriez prendre au moins une fois la route canadienne afin de jouir des merveilleux effets scéniques du territoire que vient d’ouvrir le plus nouveau et le plus moderne des chemins de fer transcontinentaux.Le service du Grand-Tronc et du Grand-Tronc-Racitlque est vraiment supérieur.Le voyage qu’effectuent les voyageurs est d’autre part on ne peut plus idéal ; car trées disposées à occuper les posi- ' de la Californie et de la cote dii lions des hommes s'ils consentent à s’enrôler.Le gouvernement a approuvé ce mouvement, mais n’a pris encore aucune mesure.Par l’intermédiaire de son département des ressources naturelles, le C.P.R.a, au cours du mois de février, disposé de 10,300 acres, de terrain dans le Manitoba, la Saskatchewan et TAlberta; ceci représente 59 fermes d’une moyenne de 175 acres chacune.Un detail d’importance, c’est que ces terrains ont été vendus à des colons de la contrée, qui veulent s’installer chez eux ou agrandir leurs propriétés ; ceux-ci qui connaissent le pays, en achetant des fermes du C.P.R., apportent une preuve de la valeur de celles-ci.Dans la seule région de FAITS-MONTREAL LES JAUNES SE CIVILISENT?Voilà que des Chinois deviennent malhonnêtes maintenant.Hier soir, deux enfants de l’Extrême Orient ont tenté d’obtenir de l’argent d’une dame quelconque, en lui nromet-tant d’empêcher l’escouade des moeurs de venir troubler son repos.Les prévenus, Hop Sing et Charlie Wing, ont été tout bonnement arrêtés.Leur cause sera vite réglée, car la dame en question, après Saska ' avoir téléphoné à la police, leur toon, les ventes du mois dernier se| l0"11® ÎS Pontant recluis’ et ^ fu-chiffrent à 5,000 acres contre l,500jrent cottreR-en février dernier, et 3,000 en fé- INCENDIE CHEZ MORGAN vrier 1913; le prix moyen payé a été de $15.00 l’acre, avec une latitude de 20 ans pour l’acquittement final.Les perspectives sont très encourageantes.surtout en Saskatchewan, pour ce qui est de l’élevage et conséquemment de la culture mixte; en- 1914, cette fertile province a produit 1,000,000 de porcs comparativement à 500,000 pour 1913, et actuellement, il est établi qu’il y a plus de 126,000 moutons dans la province.Ces deux citations nous montrent que l’exemple porte fruits et que les fermiers ne Un léger incendie, éclaté on ne sait trop comment, se déclara hier soir, à 6 heures 30, au second étage de l’établissement Morgan.La fumée sortit d’une boite vide et le feu avait déjà fait quelques petits ravages quand les commis s’en aperçurent.Une alarme fut sonnée maisl à l’arrivée des pompiers, tout était! éteint.CHUTE D’UN ARBRE.LA SOCIETE D’ARCHICOLOGIE L’assemblée régulière mensuelle de la Société (l’Archéologie et numismatique aura lieu au château de Ramezay, vendredi soir, le 26 courant, à 8 heures 15.LA PAIX EN AOUT Londres, 25.—Le “ Daily Telegraph ” dit, dans une dépêche le Copenhague ; “ D’après un homme d'affaires américain en vue, qui voyageait le mois dernier en Allemagne, les gens Montréal, d’affaires s’attendent à la défaite de 1 Allemagne et comptent que la guerre cessera au mois d’août.” TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Sainte-Elisabeth, rue Dorchester ouest, No 964.Réunion du Discrétoire, le vendredi, 26 macs 1915, à 2 hrs p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.La Secrétaire.LE GENERAL DELARUETUE Paris, 25 — Le général René Joseph Delarue, général français de division, a été tué par une balle à la tête en examinant une tranchée au front de bataille, a-t-on annoncé hier soir.CONFERENCE DE M.L.RIVEST | Demain, le 26 courant, à 8 heu-, rcs 30 du soir, dans l’école Lajoie.Pendant qu’il était occupé à scier! coin des rues Outremont et Lajoie, les branches d'un arbre, au coin des Monsieur L.J.Rivest, chevalier de rues Notre-Dame et Létourneux, l’Ordre Militaire et Ponlifical du BOURSE DE LONDRES SàiS S&vvv™ Londres, 25.— Le faux de l’escompte a été plus élevé aujourd’hui, par suite de l’cxode de l’or.Les valeurs américaines ont été en vedette, au Stock Exchange et des affaires se sont traitées sur une haute échelle.céréales, mais tirent leurs revenus de sources plus diverses Le NATIONALISTE est le meilleur des journaux du dimanche, à Montréal.Le lisez-vous?tin, Adolphe Beaulieu, âgé de 47 ! ce, donnera une conférence sur la ans, perdit pied et culbuta, à tren- guerre, avec projections lumineu-te pieds de là, sur le trottoir.Dans, ses; du chant et de la musique com-sa chute, il sc brisa une jambe et se plèteront le programme.Cette con fit une fracture au crâne.Transporté à l’hôpital Notre-Dame, il mourut 20 minutes après son entrée.Beaulieu était marié et demeurait à 47.Lelourneux.férence est faite au profit de la Saint-Vincent de Paul de la paroisse Sainte-Madeleine d’Outreinont.et les billets sont en vente à 50 sous chacun.i- cifique, les rapides traversent un territoire parsemé de grands lacs de superbes montagnes, de forêts obscures et de gorges profondes, de grandes rivières, de vallées fertiles et de plaines.De différents points de l’est du Canada, le Grand-Tronc peut, avec une facilité exceptionnelle, conduire ses voyageurs à Chicago, où ils pourront ensuite choisir les routes transcontinentales qui leur conviennent.Une route superbe est celle qui passe par Chicago et l’une des routes transcontinentales américaines, le retour s’effectuant via Seattle, Victoria, Vancouver, à travers la “ Norvège du Canada ”, jusqu’à Prime Rupert, et la voie du Grand-Tronc-Pacifique.De jolis livrets illustrés sont envoyés sur demande.S’adresser à M.O.Dafoe, 122, nie Saint-Jacques, rec.Hier soir, au Monument National, a eu lieu la séance de clôture, pour l’exercice 1914-15, des cours publics | de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.La grande salle du Monument était remplie d’élèves et de leurs parents et amis.Un joli programme musical et littéraire fut rendu, après quoi, il y eut distribution des prix aux élèves.L’orchestre Boucher rendit de jo-1 lis morceaux.M.J.P.L.Bérubé chanta “Mon Pays”, du R.P.Desjardins, et Mme A.Thibodeau, ren-l (lit la “Chanson de Boberine”, de Léo Delibes.Il y eul aussi d intéressantes déclamations par Mlles! Florence Tourangeau, Béatrice Per-j ras, Rolande Dutrisac et MM.André | Tourangeau, C.J.Show et Edouard Choletle, Mlle Jeanne Bertrand et M.B.Bertrand interprétèrent avec grâce “Diplomatie Féminine”, de Germain Beaulieu.Seize élèves du cours d’anglais rendirent “The coming of Aunt Mary”.Les élèves et artistes reçurent des applaudissements bien mérités.M.Victor Morin, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste, prononça une allocution où il félicitait les élèves qui ont mérité des prix.M.J.V.Désaulniers, directeur des cours, montra dans son rapport, tout le progrès accompli et tout le succès obtenu par cette oeuvre admirable des cours publics de la Société Saint-Jean-Baptiste.Voici quelques statistiqeus inlé-ressantes tirées de ce rapport.11 est à noter que les cours de langue franaçise sont pour les personnes de langue étrangère et ceux de langue anglaise, pour les personnes de langue française.La moyenne de présence à ces derniers cours est en outre remarquable.Les cours de langue française élémentaires A et B, et avancé ont été donnés par Mlle A.Gagnon et M.A.G.Robitaille.Les élèves étaient respectivement de 83, 181 et 90.Moyenne de présence: 33, 41 et 51.Grammaire française: M.J.P.La-barre, 50 élèves, moyenne de présence 22.Diction franaçise: Mlle Idola Saint-ean, 47 élèves, moyenne de présence 28.Langue anglaise, élémentaire et avancé: M.Thomas Banks, 188 et 187 élèves respectivement, moyenne 109 el 106.Sténographie: Mme Elodie Perrault, 106 élèves, moyenne 61.Dactylographie: Mlle Joséphine Blondin, 44 élèves, moyenne 31.Mlle A.Gagnon.Joséphine Blon-din, Mine Elodie Perrault, M.A.G.Robitaille el M.Thomas Banks ont donné 30 cours par matière, M.J.P.Labarre, 20, et Mlle Idola Saint-Jean, 16.Le nombre des cours a été de 249; des élèves : 979; des présences: 13,329; la moyenne de présence a été de 482 et 354 élèves n’ont pas manqué plus de 4 leçons.Pour ce qui est des conférences du dimanche, le Dr C.N.Valin a donné 20 conférences sur l’hygiène devant une moyenne de 140 personnes; M.J.B.Lagacé en a donné 10 devant 90 personnes en moyenne et M.Emile Miller, 10, devant 80 auditeurs en moyenne.M.Désaulniers n’a que des éloges pour les élèves dont l’assiduité a été remarquable et pour les professeurs dont la science et le tact ont été à la hauteur de leur lâche.Par ois aux conférences du dimanche, dit-il, la salie était trop petite.M.Désaulniers remercie la Société Saint-Jean-Baptistc pour l’usage de ses salles et le gouvernement provincial pour sa généreuse subvention.L’espace ne nous permet que de donner les noms des gagnants des premiers prix en chaque matière enseignée.Cours élémentaire de langue franaise: Mlle Mary Anne Pratt, M.A.Dixon, C.E.Cavers.Classe de langue française, première année: M.Bd.A.Mouncey, S.W.Vernon Shaw, et Mlle Rose McKeown; deuxième année: Mlle E.Harobin, M.A.E.Hulse, M.J.A.Fraser.Grammaire française, 1ère division: Mlle Ida Vinette; deuxième division: M.H.Vé-zina.Diction française, hors concours, Mlle Jeanne d’Anteuil, M.Joseph Dussault; cours supérieur, Mlle Béatrice Perras, Mlle Jeanne Bertrand, M.Benoît Bertrand; deuxième classe: Mlle Rollande Dutrissae.Mlle Cécile Proulx et M.Paul Cholette; classe des pupilles: M.Edouard Cholette et Mlle Florence Tourangeau.Classe de langue anglaise: Mlle Ernestine Desnoyers, M.Josa-phat Boy, Mlle Valérie Laforest.Langue anglaise, classe avancée: Mlle Emilie Bouchard, M.Henri Lessard, Mlle Rose Guertin.Sténographie: excellence M.H.Marineau, premier prix, Mlle Laura Constanti-neau; second groupe, Mlle Cécile Voghin.Dactylographie: Mlle José-nhine La vigne.Modèle B-207 Pour le Printemps Vous croyez que vous l’aimerez?Albra, nous serons heureux de vous en montrer un semblable à votre mesure, ou 20 autres modèles de nos complets prêts à porter, — depuis $15.Ou bien nous vous ferons voir un costume sur mesure, dont vous choisirez l’étoffe et le patron.Satisfaction toujours garantie.Pas d’obligation d'acheter parce que vous venez voir.Nous ne vous demandons que de venir voir.Etablissements K MONTREAL MAX.«EAUVAIS LIMITEE 229 rue Suint-Jacques A.A.KOY 4(19 rue Salnte-Cutherine Est DURE LIMITEE 463 rue Sainte-Catherine Oueat LA BANQUE D'EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.Avis est par les présentes donné qu’un dividende de deux dollars par action sur le capital de cette institution, a été déclaré et sera payable à son bureau-chef, à Montréal, le et après jeudi le 1er avril prochain, aux actionnaires enregistrés à la clôture des affaires le li» mars prochain.Par ordre du Bureau de Direction, A.P.LESPEÀNCE, Gérant.Montréal, le 22 février 1915.ON DEMANDE Des travaux dlmpressions DE TOUTES SORTES Prix modérés, promptitude, ouvrage parfait.LE DEVOIR 43 rue S.-Vincent TEL.MAIN T461 Notre représentant ira vous voir sur demande.PROVINCE DI.QUEBEC, district de Mont-réal, Cour de Circuit, No 17855.— Antonio Berardo, demandeur, vs Solomon Malouf et Michel K.Malouf, défendeurs.Le septième jour d’avril 1915, à dix heures o ’ l’avaut-mldi, au domicile des dits défen-d-eurs, au No 195 rue Montana, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, H.C.S.Montréal, 24 mars 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, (Lour Supérieure, No 2219.— J.Lau-zon, demandeur, vs B.Parent, défendeur.Le 3ènie jour d’avril 1915, à 10 heures de l’avant-midi, au No 79 rue Christophe-Colomb, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles meublants, etc.Conditions : argent comptant.L.E.Ba-chand, IL C.S.Montréal, 24 mars 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 1H82.— T.A.Grothé.demandeur, vs J.F.Rudow.défendeur.Le 3ème jour d’avril 1915 A üeux heures de l’après-midi, au ci-devant domicile du dit défendeur, au No 700 avenue Henri-Julien .en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano et effets de ménage, etc.Conditions : argent comptant.E.Au-mais, H.C.S.Montréal, 25 mars 1915.MANUFACTURE A LOUER A SAINT-LAURENT 40 x 100.3 étages éclairés sur quatre faces, et complètement équipés de machineries électriques.S’adresser à GOHIER & BIGRAS 7 PLACE D’ARMES.Tel.M 3220 PROVINCE DE QUEBEC, district dr Mont-rr'nl, Cour de Circuit No 17762—Charles Auguste Brosseau, demandeur, vs George K.Gantier, détendeur.Le Unie jour d’avril 1915 h 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1097 rue Cartier en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.PIERRE BIEN-JONETTI, H.C.S.Montréal, 25 mars 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 20842—Electrical Equipment Co.Ltd.demandeur, vs.M.Newman, défendeur.Le 3me jour d’avril 1915 à 2 heures de l'après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 851 rue Champu-gneur, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.PIERRE BIEN-JONETTI, H.C.S.Montréal.24 mars 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 19198—Salim Tomy, demandeur, vs.Joseph Suyer, défendeur.I,« 3mc Jour d’avril 1915 à deux heures de l’après-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 1671 rue Notre-Dame Ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause.consistant en meubles de ménage, un piano, sucreries de toutes sortes.Conditions : argent comptant.J.B.TRUDEAU.H.C.S.Montréal, 25 mars 1915, ________ PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit.No 11396.— D.Wo-lofsky vs J.Mastraela.Le Sème jour d'avril 1915.à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au N'o 182 rue Visitation, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.I Conditions : argent comptant.A.Cherrier, I H.C.S.Montréal.23 mars 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 1484.—La Cie d’Auvent des Marchands Liée, demanderesse, vs.G.Cabana et ai., défendeurs.I.e 7mc jour d’avril 1915 a dix heures de l'a-vant-midi, à la place d’affaires des dit* défendeur, au No 3179 rue Saint-Hubert en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des dits détendeurs, saisis en cette cause, consistant en accessoires pour plombier, etc.Conditions : argent comptant.J.B.TRUDEAU, H.C.S.Moniréal, 25 mars 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit No 21645—Granger -Frères Ctée.de Montréal, demandeurs, vs.D.C.Attendu, du même Heu, défendeur.I-r .'Imc jour d’avril 1915 tt 2 heures de l’nprès-mTdl, nu No .2 Notre-Dame Est, i chambre 205, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette eau- ï se, consistant en carte géographique.Con-q dltions : argent comptant.J.U.NORM ANDIN, H.C.S.» Montréal, 25 mars 1915. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 25 MARS 1916 VOL.VI No 70 Le temps qu’il fera Beau et doux.L.A guerre: Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.K.de Mealé, gérant.Aujourd’hui maximum .• ¦ 52 Mime date l’an dernier .« « • 38 Aujourd’hui minimum.25 Même date l’an dernier 22 BAROMETRE : 8 h.matin.29.86; 11 h.matin, 29.85; midi, 29.83.VENDREDI, LE 26 MARS Notre-Dame de Pitié.Lever du soleil, 5 heures 54.Coucher du soleil, 6 heures 20.Lever de la lune, S.54.Coucher de la lune, 3 heures 46.Pleine lune, le 31, à 0 h.44 m.du matin.LES RUSSES PENETRENT EN HONGRIE FRSNCH À FOIBÜBApEST EST LEUR BUT DANS LA VICTOIRE DERNIERE HEURE Voir les nouvelles de l’avant-midi en page 7.NOUVEAUX PASTEURS MGR LEPAILLEUR EST NOMME A SAINT-FRANÇOIS D’ASSISE DE LA LONGUE-POINTE ET M.L’ABBE PERRIER AU SAINT- ENFANT JESUS.Deux importants changements ecclésiastiques sont annoncés ce matin.Mgr G.-M.LePailleur, P.D., curé de Saint-Enfant Jésus, de Montréal, vient d’être officiellement nommé curé de la paroisse Saint-François d’Assise, de la Longue-Pointe, en remplacement, de fen M.l’abbé Lecourt.M.l’abbé Louis-Philippe Perrier, curé de Saint-Lambert, devient curé de Saint-Enfant Jésus.La nomination de Mgr LePailleur a été annoncée ce matin même par S.G.Mgr l’archevêque aux paroissiens de Saint-François d’Assise lors des funérailles du défunt curé Lecourt.Mgr Georges-Marie LePailleur est né à Chateauguay, le 25 septembre 1858, d’Alfred-Narcisse LePailleur, notaire, et de Philomène Dalton, fit ses études au séminaire de Montréal, où il fut ordonné par Mgr Fabre, le 3 juin 1882.I! fut professeur d'anglais au petit séminaire de Montréal, 1882-83, vicaire à Hoche-laga de Montréal, 1883-89, premier curé du Très Saint-Nom de Jésus, de Montréal, 1889-97, où il a bâti un presbytère en 1891, depuis 1897 il était curé du Saint-Enfant Jésus de Montréal, où il a agrandi et restauré l’église en 1889 et 1903, bâti un presbytère en 1906-07 et dos écoles en 1907.Il est aumônier provincial des Forestiers catholiques depuis 1895 et aumônier général des Artisans canadkns-français depuis 1904 et aumônier diocésain des Conférences Saint-Vincent de Paul depuis 1906.Depuis 1904 il est vicaire forain et chanoine honoraire de la cathédrale de Montréal et l’an dernier il a été élevé au rang de Prélat domestique de Sa Sainteté.M.l’abbé Louis-Philippe Perrier est né à Saint-Valentin, comté de Saint-Jean, le 6 mais 1870, de Louis Perrier, cultivateur, et d’Elnüre Lefebvre; il fit ses études au séminaire de Montréal, où il fut ordonné par Mgr Emard, le 19 décembre 1896.Il a été professeur au collège de Montréal, 1896-98, étudiant à Rome, 1898-1901, d’où il revint docteur en théologie, 1900, et en droit canonique, 1901; professeur de philosophie et de droit canonique au séminaire de Montréal, 1901-03; vice-chancelier de Tarchevêché de Montréal, 1903-06; visiteur des écoles catholiques de Montréal, depuis 1906; professeur de droit public de l’Eglise à la faculté des Arts de l’Université Laval à Montréal, et depuis quelques années curé de Saint-Lambert.LE COMMANDANT ANGLAIS EST PLEIN DE CONFIANCE.— IL DIT QUE LES FRANÇAIS ONT L’“ ELAN ” DES SOLDATS DE NAPOLEON.— HOMMAGES A L’ENNEMI.— LES CHEFS.LA RETRAITE DE MONS LE CONGRES DES BONNES ROUTES Toronto, 25 — M.Wheelock, ingénieur du comté de Peel, Ontario, a été le principal orateur ce matin, au congrès des bonnes routes.Il a soutenu que l’emplacement des chemins est la première chose à considérer.M.Rowell, le chef de l’opposition à la Législature, a déclaré que la question des relations entre le citadin et le campagnard constitue un des gros problèmes le Mons à Le Cateau.L’armée anglaise se trouvait en rase campagne, et dans une position très dangereuse.Les Allemands eussent pu l’annihiler si la cavalerie n’avait pas été à la hauteur de sa tâche en couvrant les ailes.Le général affirme que le courage, la discipline et lu ténacité constituent encore les principaux éléments de succès.Il pense qu’on a exagéré I importance de I artillerie.Les armes qui décident du sort des batailles sont le fusil et la mitraiLeuse.L infanterie est encore la reine des combats.Il rend hommage aux qualités du soldat allemand.11 attribue sa valeur et son esprit de discipline m fait que dès son berceau on le forme à la règle, et on lui inculque 1 amour du kaiser et de -la patrie.Quand on aborde la question des actés de barbarie des casques à pointe, le générai a pour la première fois, une hesitation avant de parler.Il dit d’un air convaincu que les ennemis se sont très mal conduits mais il semble que leur inconduite dépend des commandants.Quant à Farinée française, elle a maintenant appris que la machine militaire allemande n’est pas invincible.“Inutile de faire l’éloge de ses généraux et du courage dont elle a fait preuve dans la bataille de la Marne, dit le général.Les soldats franJais ont l’élan de l’époque napoléonienne.Homme pour homme, ils valent mieux que les Teutons aujourd’hui.'Is ont fait des progrès constants depuis le commencement des hostilités; lès ennemis ont perdu de leur vigueur.La victoire de Neuve-Ghapelle est irnnortantc.Elle prouve que nous pouvons expulser l’ennemi d’une position bien fortifiée, et ensuite la conserver.Pour ce qui est des Canadiens, ie ne puis les porter trop aux nues.” MALANDRINS EN LIBELTi LES AUTEURS DE L’AGRESSION DE LA COTE DU REAVER HALL RESTENT INTROUVABLES.La Sûreté n’a pas encore découvert aucune trace des bandits qui ont dévalisé le messager O’Brien, Côte du Beaver Hall, hier avant-midi.Le chef Charpentier a pu trouver quelques témoins, un journalier à l’emploi de la ville, un charretier de la Cie White Packing Co., el un garonnet, qui affirment que, après l’attentat les voleurs se sauvèrent par la ruelle de la rue Belmont et gagnèrent la rue Dorchester.Le jeune messager, apeuré et surpris.a comemncé à crier “au voleur”, au moment ou les apaches disparaissaient dans cotte ruelle Inemployé municipal se trouvait à 15 pieds des voleurs et n’a pas vu l’agression, ayant le dos tourné.Le charretier a dit cependant avoir vu trois jeunes gens qui se chamaillaient., Le jeune O’Brien portait île l’argent en deux enveloppes, cachées dans ses poches de paletot.Dans une se trouvait la somme de $450 et dans l’autre il y avait $23.Cette dernière enveloppe n’a pas été enlevée.La Sûreté continue ses recherches.UN POT DE VIN DE $1,200 ?UN AGENT AURAIT REÇU CETTE SOMME POUR INFLUENCER UN MINISTRE.Les Moscovites sont maintenant à 15 milles de Bartfa où une victoire décisive leur permettra d’aller attaquer la capitale hongroise.— Riche butin à Przemysl.—Deux bataillons teutons isolés à Karaska.— Les Allemands incendient Suwalki et bombardent des villages non fortifiés sur la Baltique.CALME RELATIF SUR LE FRONT FRANCO-BELGE (De notre corrcspondanU Ottawa, 25.— Au comité des comptes publies, ce matin, l’hon.Dr Reid a annoncé que le gouvernement a décidé de référer le cas de Powell au ministère de la Justice, ce qui signifie que cette affaire quitte le terrain parlementaire pour entrer dans le domaine judiciaire.Au nom du jeune commis Powell, M.Garland, député de Carlton, a remis au président du comité un chèque de $6,300, en remboursement total de ses profits en cette affaire.Cette somme sera déposée entre les mains du contrôleur général, M.Fraser.Une autre sensation a été créée par l’admis-sion d’un M.J.H.McQuarrie, qui a été accusé d’avoir reçu un pot-devin de $1,200 pour exercer son influence auprès du ministre de la Milice en vue de faire acheter d’un M.Wyllic trois camions automobiles.McQuarrie avait été nommé membre du comité d’achats créé par M.Sam Hughes, et il admet avoir signé à W’yllie une reconnaissance de cette somme de 91,200.(Spécial au “Devoir”) Londres.25.— Dans le cours de la première période de la grande bataille précédant la tentative d’attaque des Russes contre Budapest, les Moscovites sont allés de l’avant à travers la partie ouest du col de Dukla, et se sont retranchés à moins de 15 milles de la ville hongroise de Bantfa.Les rapports de Petrograd et de Vienne s’accordent à dire aujourd’hui que dans le voisinage de Brat-fa, et les défilés de Lupkow et d’Us-zok, les troupes du czar portent leurs coups les plus formidables.Depuis la reddition de Przemysl, les combats le long de cette ligne de front de 50 milles ont pris une importance considérable.Oif mande de Petrograd que le czar et le grand-duc Nicholas se rendront à | la ligne de feu dans les Carpathes, dès qu’on aura rétabli les communications de chemin de fer au sud de Przemysl.Une victoire décisive pour les Russes dans les défilés mettrait en branle une grande armée qui par les Carpathes ferait irruption dans les plaines de la Hongrie et marcherait sur Budapest.Les Russes se seraient avancés, jusque dans la région de Svidnik, en Hongrie.Leur objectif est Bartfa, v terminus de la ligne allant au sud en passant par Kassa, dans la haute Hongrie.Bartfa est situé à 150 milles au nord-est de Budapest.Si les Moscovites parviennent à s’emparer de la voie ferrée, le premier engagement aura lieu dans le voisinage de Kassa.*•*)(• Londres, 25.— Le correspondant de la Reuters Telegram Company, mande que le bulletin officiel suivant a été publié dans la capitale russe : Le butin énorme pris à Przemysl comprend 500 wagons, quatre locomotives, et 5,000 tonnes de charbon.“Pendant Tune des sept conire-attacpies allemandes exécutées le mardi près de Karaska (Pologne russe septentrionale) sur la rive droite de la rivure Omulew nous réussîmes à isoler complètement deux bataillons allemands cl à en mettre en troisième en fuite.“Pendant toute la journée de mardi une escadre allemande de sept vaisseaux de guerre ont croisé au large de la côte de la Beltique tirant sur les villages du littoral.L’escadre a disparu à six heures du soir”.REPRESAILLES DES TEU-TONS Petrograd, 25.— Par mesure de représailles contre l’occupation de Memel.les Teutons ont mis le feu I à la ville de Suwalki, la capitale de la province polonaise de ce nom, suivant une dépêche reçue par le ministère de la guerre.Tous les édifices du gouvernement ont pris feu, disent les aviateurs qui ont at-! terri à Grodno, et Ton pouvait distinguer les flammes mardi soir, à des milles de distance.Le ministère de la guerre annonce I que par esprit de vengeance, des ! navires de guerre tuetons ont opéré ; le bombardement de villages russes i non fortifiés de la province de Cour- ! land, dans la Baltique.le sort du Karlsruhe! New-York, 25.— M.Jesse Bovd, ! second du “Carib” coulé r>ar une ¦ mine allemande dans la mer du1 Nord, est arivé aujourd’hui de Rotterdam à bord du paquebot de ce nom.Il tient d’un ami qui a conservé avec des marins du croiseur teuton “Karlsruhe” à Bremerhaven, que ce croiseur s’est échoué sur un récif dans les mers des Indes occi-.dentales, en décembre.L'équipage ne ' pouvant l’en tirer, le détruisit.Quelques membres de l’équipage se trouvent à Bremerhaven, d’autres sont probablement dans les Indes occidentales et dans l’Amérique du Sud.REQUETE AMERICAINE REJETEE Londres, 25 — Le gouvernement britannique a rejeté la requête des Etats-Unis qui demandaient qu’un attaché consulaire put s’établir dans le port de Kirkwall, en Ecos-1 se, pour rédiger un rapport sur les cargaisons des navires américains ! qui y sont détenus.LE CAS DU “MARACAS” Londres, 25.—L’ambassadeur Page s’est enquis deux fois au Foreign Office des motifs qui ont fait citer le paquebot américain “ Maraeas ” devant le tribunal des prises à Hull, sans recevoir de réponse officielle.Le “ Maraeas ”, parti de New-York le 22 février, avec une cargaison de j conserves pour Rotterdam et Copen-' hague, fut détenu à Kirkwall, le 11 ! mars.JOURNALISTE FRANCO - AMERICAIN TUE BULLETIN DE PARIS Paris, 25.— Le communiqué de Taprès-midi se lit comme suit : “Dans la Champagne il y eut hier un assez vif engagement d’artjüe-rie.Dans le voisinage de la colline No 196, nous avons repoussé trois attaques allemandes.Dans TArgon-ne l’attaque allemande à Fontaine a échoué.A Eparges nous avons repoussé trois contre-attaques.Sur le reste du front il n’y avait rien à signaler.BULLETIN DE BERLIN Berlin, 25.— Communiqué offi-:iel de cet après-midi : Sauf des engagements sans importance sur les Hauts-de-Meuse, au sud-est de Verdun, et à Hartmanns-Weilerkopf, et qui continuent encore, il n’y a eu hier que des duels d’artillerie stïr le front occidental.Dans la zone orientale, nous avons repoussé les attaques des Paisses, à l’est et au sud-est d’Augusto-wo, dans le voisinage de Jednoro-zek et au nord-est de Przasnysz.ADMISSION DE VIENNE Genève, viâ Paris, 25.—Le gouvernement autrichien admet, d’après des dépêches de Vienne arrivées ici, que la reddition de Przemysl a coûté six généraux, environ 2,500 gradés et 70,-000 hommes.Les Autrichiens prétendent (inc les canons de la forteresse ont pour la plupart été mis hors d’usage et que toutes les munitions ont été détruites.On estime ici que la chute de Przemysl permettra à une armée de 180,000 Russes de prendre part aux opérations.L’AUTRICHE EST ABATTUE Londres, 25.— Le correspondant du “Times” à Rome télégraphie: “On semble s’occuper surtout ici cette semaine de la chute de Przemysl et sur le changement d’attitude de la Bulgarie.On se demande ici si la chute de la grande forteresse de Gai ici e n’aura pas une influence sur les négociations au sujet du Trentin.“1! samible que la presse autrichienne a reçu de nouveau Tordre de garder le silence.L’Allemagne semble compter encore sur le succès final, mais l’Autriche est abattue.” LES TURCS ONT SUBI DE LOURDES PERTES Londres, 25.•— Le correspondant de l’agence Reuter à Ténédos télégraphie: “Suivant des renseigne- ments dignes de foi fournis par des réfugiés des Dardanelles, les Turcs ont éprouvé des pertes considérables dans le cours de l’attaque livrée par la flotte alliée, le 18 mars.La plupart des forts ont été réduits au silence.Deux destroyers anglais ont remonté le détroit, mercredi, sur une distance considérable.’ OBSEQUES DE M.L’ÂBBE lecourt Ce matin en l’église de S.François d’Assise a eu lieu le service funèbre de feu M l’abbé J.M.H.Lecourt, curé de cette paroisse.Le service a été chanté par M.Tabbé H.Lecourt, sdh neveu, vicaire de S.Jean de la Croix, assisté de M.le chanoine Jasmin, de Sainte-Thérèse, et M.Tabbé Noel Fauteux, vicaire do S.Jean-Baptiste.S.G.Mgr l’Archevêque a prononcé une allocution où il a fait Téloge du prêtre défunt.Sa Grandeur a ensuite donné l’absoute.L’inhumation s’est faite dans un caveau sous l’église.Près de deux cents membres du clergé étaient présent.On remarquait entr’auires Mgr Emard.évêque de Valleyfield, ancien élève du défunt qui a été professeur pendant treize ans au collège de Sainte-Thérèse, Mgr Le Pailleur, P.D., Mgr Dublin, M.le chanoine Cousineau, des représentants de toutes les communautés religieuses et de tous les séminaires.La nef était remplie de paroissiens de parents et d’amis du défunt.Une chorale de près de cent voix, sous la direction de M.Hector Bou-lay, a exécuté la partie musicale.S.G.Mgr T Archevêque a annoncé aux paroissiens réunis la nomination de Mgr LePailleur comme cure île la paroisse de S.-François d’As-sise.Le nouveau curé était pasteur de la paroisse du E.-Enfant-Jésus de Montréal.Nouvelle-Orléans, 25.— Joseph Lalère, qui a abandonné son poste de chef du service d’information au journal l’Abeille, pour s’enrôler dans Tarmée française, est mort de blessures reçues à Craonne, suivant un cftblogqramme reçu par son père.CHEZ LE RECORDER Les propriétaires des cinémas Maple Leaf et Palace ont été trouvés coupables d avoir admis des mineurs dans leurs intitutions.Ils recevront leur sentence plus tard.Les treize Italiens accusés d’avoir troublé la paix publique, ont comparu ce matin, et leur procès s'instruira cet après-midi.LE LATIN CHEZ NOS COMMISSAIRES L’APPLICATION DU “ BAILLON ” ECHOUE GRACE A L’ABSENCE MOMENTANEE DE M.COTE ET A UNE DISPUTE AU SUJET DE., “ MUTATIS MUTANDIS — LES TRAVAUX PUBLICS.Cet après-midi, on se disputera, h l’Hôtel de Ville, au sujet des •-nm-ways.M.le maire, en effet, a annoncé qu’il jeterait sou projet sur le tapis.On peut s’attendre ù un débat qui ne se terminera pas avant la soirée fortement entamée.On voulait adopter le bâillon, ce matin, pour l’appliquer dès cet après-midi, mais la tactique a échoué parce M.Thomas Côté était absent pour quelques minutes et que M.McDonald contrôlait la majorité temporairement.La discussion des règlements a donné lieu à une longue dispute sur deux mots.latins.Jamais les spectateurs d’une séance du bureau ne se sont tordus dans les spasmes d’une hilarité telle.Pareils spectacles feraient salle comble à un dollar la place, dussent-ils être représentés à TArena.M.le maire commence la séance en faisant remarquer que certains items du programme des travaux publics adoTitès la semaine dernière ut été à tort mis sur le compte du pouvoir d'emprunl.D’où une discussion, présage de celle qui va suivre, et qui nécessite l’intervention de M.Pelletier, contrôleur des finances et de Me Laurendeau, avocat de la ville.M.le maire gagne son point contre MM.McDonald et Ainey.Il ressort de l’enquête faite par le maire qu’on a depuis des années et des années chargé à même k fonds d’emprunt des travaux qui auraient dû être défrayés à meme le revenu.MUTATIS MUTANDIS Les commissai:»\s ayant trouvé sur leur bureau au début de la séance des copies de règlements qui étaient certifiées par M.Jules Crépeau, M.McDonald veut en connatre la provenance.M.le maire répond que c’est lui qui a fait faire ces copies qui comportent les règlements du conseil s’appliquant au bureau des commissaires en attendant que celui-ci en fabrique à sa guise.M.McDonald est d’opinion que c’est l’avocat de la ville qui doit formuler ces règlements.Pour lui, il n’a pas les connaissances techniques d’un avocat.Le bureau des commissaires est bien outillé sous ce rapport, pourquoi n’avoir pas recours aux lumières de Me J^auren-deau?M.le maire soutient que les commissaires qui sont les élus du peuple ont le droit, le devoir et la capacité de faire des règlements.M.Ainey est d’avis que lui, simple charpentier-menuisier, qui a de la peine à écrire correctement son orthographe, ne s’y entend pas aussi bien en matière de législation que M.Laurendeau.Il croyait qu’il en était de même pour certains de ses collègues.M.le maire donne alors lecture de l’amendement à la charte adopté par la Législature, permettant au bureau des commissaires d’être régi par les règles du conseil en attendant que le bureau adopte ses propres règles.’"Les règles du conseil mutatis mutandis.” lit-il, “s’adopteront au bureau des commissaires.” M.McDonald.— M.le maire, que veut dire mutatis mutandis ?M.le maire.— Je ne suis pas obligé de vous répondre, M.McDonald.Je dis qu’on ne fait que des farces depuis que nous sommes ici -et qu’il faut que ça cesse.M.McDonald.— M.le maire, vous voyez bien que vous voulez nous faire adopter des règlements auxquels vous ne comprenez rien vous-même puisque vous êtes incapables de nous expliquer ce que je vous demande.M.le maire se lance en une longue tirade, coupant sans pitié la parole à M.McDonald.Il assure à celui-ci qu’il peut sc tromper quelquefois lui aussi, témoin son affaire de tramway à lui tout seul qui a raté.Il savait lui que c’étail illégal.M.Ainey.— Il n’y a pas de doute que vous êtes bien avisé par les avocats du tramawy.M.McDonald.— Ai-je la permission de parler, M.le maire?Le maire.— (Faisant allusion à la loi-bâillon qui doit forcer les commissaires à ne pas parler plus de dix minutes sur une même qeus-tion).— Oui, pour dix minutes.(On rit).M.McDonald propose quand la parole lui est rendue que l’avocat de la ville soit prié de préparer un projet de règlement pour le bureau des commissaires.M.le maire déclare la motion hors d’ordre.M.Ainey en appelle de sa décision.A la grande stupéfaction de tout le monde on voit le maire voter quand le bureau s’est partagé comme suit.Pour: MM.McDonald et Ainey; contre: M.Hébert.(M.Côté est absent).M.McDonald soutient que le maire n’a pas le droit de voter.Jamais on n’a vu le président d’une assemblée donner autre chose qu'un vote prépondérant.M.Laurendeau est appelé à donner sa décision.Il annoncera quelques moments plus tard qu’il réserve la question, car il ne peut établir clairement si le maire a le droit de voter.M.Côté est rentré au moment où Me Laurendeau explique la situation.En quelques mots, M.le maire met son collègue au courant.Arrivé aux mots mutatis mutandis, le maire triomphant traduit: mutuellement.—Et non, dit M.Côté, qui se souvient de ses classiques.M.Hébert tâche d'expliquer la t aduCtion du maire, pendant que tout le monde se tord, ce qui fait supposer que c’est lui qui Ta soufflé.» M.Laurendeau met fin à cette situation en disant que ces mots veulent tout simplement dire : en changeant ce qu il faut changer, c’est-à-dire que dans les règlements du conseil on emploie les mots éche-vin, dans les règlements du bureau des commissaires on devra le remplacer par le nom commissaire, etc, Suit une altercation de plus en Où Acheter Demain (Enregistré conformément b In loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au Ministère de l'Agriculture) TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST.BEAU CHOIX DE CARTES POSTALES FRANÇAISES Un heau choix de cartes postales françaises, représentant des photographies prises en France et en Belgique après le passage des Allemands.Aussi des caricatures du 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A'brahanjvitch est mort dans la même soirée à l’Hôpital Général.Le coroner McMahon a disposé des corps des deux premiers ainsi que de celui d’Elzéar Cloutier, le père.LES MEUBLES DES EPOUX Le juge Bazin a acquitté, ce matin, Louisa Adam, accusée de vol par son mari, Stanislas Mona.L’accusee avait pris une action en séparation de corps, au mois de janvier, et avait été chercher plus lard certains meubles qu’elle avait apportes de chez elle en se mariant.Le mari, se basant sur un amendement du code | criminel en 1919, qui déclare voleur l’époux séparé qui s’accapare des biens jadis en commun, avait ; fait arrêter sa femme.Le juge Bazin s’est empressé d'ac-! quitter l’accusée, faisant remarquer que les causes civiles entre maris et femmes finissent trop souvent en cour criminelle.Les tribunaux supérieurs peuvent dit-il, suffisamment protéger les parties en cause.NEUF NOUVEAUX DECES LARIVIERE — A Montréal, le 23 courant, & l’àge de 77 ans, est decedéc la Révérende Mère Marie de Sainte-ftélène — Larivièrc, religieuse du Bon-Pasteur.Les funérailles auront lieu vendredi, le •» 96 courant.Le service sera chanté i In cha-Sr N A I ri * Pclle de l’osile Sainte-Darie, S50 rue Bon- I uVJ ¦ nomme.Parents et amis sont priés d’y as- ________ sister sans autre invitation.(Spécial au “Devoir”) Ottawa, 25.— A la Chambre, le premier-ministre a fait adopter le bill destiné à augmenter de 9 le nombre des sénateurs ce qui ferait 96, ce bill qui est sous forme d’une supplique ù Sa Majesté, a été ensuite envoyé au Sénat pour son approba-iion.A QUI LE PEPIN?J.E.Gagnon, cordonnier a été arrêté hier au coin des rues Ca-dirux et Vitré ayant en sa possession un parapluie à pommeau d’or et de très grande valeur portant les initiales V.B, Le prisonnier prétend avoir reçu ce cadeau d’un ami.DECES A MONTREAL Adélard, 11 mois, enfant d’Adélnrd De-mers, Journalier, rue Dellnelle, 159.ARMAND, Joséphine, 1 an, enfant d'Emile Armand, manchonnier, rue Saint-Hubert, 3264.11, BRUNEAU, Armand, 9 ans, enfant d'Al-bert Pruneau, pressler, rue Garnier, 50.| BRUNELLE, Carmen, 2 mois, enfant de Camille Brunelle, sergent instructeur, Ave.Laurier, 311 F.st.CHARBONNKAU, Frédéric, 04 ans, gardien, rue Orléans, 273.DOYLE, Jean, 1 an, enfant de François ! Boyle, Journalier, Ave.Henri-Julien, 1403.GRANT, Georges, bourgeois, 01 ans, rue ; Saint-Denis, 55.| LECLERC, Armand, 5 mois, enfant d’F.u-gene Leclerc, mécanicien, Roui.Sntnt-Lnu-rcnL 2705, L1ÎMAY, Emilie Jorry, 90 mis, veuve de vei'uph.ln Lcmay, rentier, rue Sainte-Emilie, MASSE, Philomène Longtln, 73 ans.veu-xè de Joseph Massé, rue Beaudry, 387.
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