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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 novembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1933-11-24, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 24 nov.1933 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTOftlkL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbeur 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER Vol.XXIV—-No271 Edition quotidienne CANADA.$ 6.0^ (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britanniqu'e .3.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 La charrue devant les boeufs En marge d’une causerie de M.Percy Nobbs M.Percy Nobbs, professeur à l’Ecole d’architecture de McGill, a lu, ces jours derniers, à la T.S.F., une étude d’une grande actualité sur la démolition des taudis.M.Nobbs a été eii relations avec sir Raymond Unwin pendant le séjour de celui-ci à Montréal.Il a recueilli de première main les renseignements utiles sur le vaste projet mis en oeuvre à Londres et quü comporte, réparti sur une période de dix ans, la somme colossale de $175,000,000.L’éminent architecte constate non sans une pointe d’amer-lume que nos corps publics paraissent se préoccuper des logements insalubres uniquement parce qu’ils y voient un moyen de remédier au chômage.C’est pourtant un fait qu’il existe ici des slums distribués principalement dans deux localités et que par ailleurs “une forte proportion de la ville est “a slum in the making".* * * L’espace nous manque pour analyser à fond l’étude de M.Nobbs.Arrêtons-nous donc à ses conclusions.Il constate que nous avons à faire face ici à des difficultés plus grandes qu’en Angleterre si nous voulons corriger les quartiers insalubres.Le climat oblige à construire des maisons plus coûteuses.Cette difficulté n’est qu’en partie résolue par le fait qu’en temps normal nos ouvriers gagnent plus cher que leurs congénères londoniens et peuvent conséquemment payer un loyer plus élevé.L’intérêt de l'argent est plus élevé ici qu’en Angleterre où le gouvernement peut emprunter à des taux variant entre 2\-2 et 31/2%.On a constitué, en Angleterre, des Housing Utility Com-yanies, c’est-à-dire des compagnies d’utilité publique pour la construction^ét la location des logements ouvriers qui peuvent se contenter d’un profit, fixé par la loi, au-dessous de ce qu’il pourrait être ici.Par ailleurs, il n’existe pas à Montréal de plan pour l'aménagement de la ville, de sorte qu’il nous faudrait procéder ù l’aveugle si nous devions nous lancer dans la démolition des taudis et dans leur remplacement par des maisons améliorées.Pour procéder intelligemment, un plan d’aménagement et de zonage est indispensable, que nous adoptions la manière de procéder britannique ou que nous nous arrêtions à une autre.M.Percy Nobbs demande donc à ceux de ses auditeurs qui comprennent Tairgence de la question — car, dit-il, dans une formule lapidaire: Nom, we Montrealers must get rid of our slums or the slums will get rid of us — d’appuyer les rares membres de la liégi^atore qui sont en faveur de l’adoption de ce plan et de faire pression auprès des autres pour qu’ils se rangent du côté de leurs collègues déjà convertis.* * * M.Nobbs parle d’or.seulement si on devait se rendre à ses avis, le rapprochement providentiel des trois gouvernements, le municipal, le provincial et le fédéral, leur collaboration forcée par la crise n’auraient rien donné.La crise passée et oubliée, quand verrons-nous revenir d’aussi heureux auspices?Nous disons bien heureux, car, comme le proclame le proverbe, à quelque chose malheur est bon parfois.La ville de Montréal n’a jamais rien fait pour la' démolition en masse des taudis, pas plus qu’elle n’a jamais rien fait pour rétablissement d’un plan d'aménagement; mais elle songe, à l’heure actuelle, à faire disparaître les taudis parce qu’elle peut compter que cette oeuvre gigantesque lui coûterait le tiers ou la moitié de ce qu’il lui fau-Irait dégourser en temps normal, sans le concours de Québec et d’Ottawa.Voilà pourquoi nous préconisons le projet Doucet, qui inté-esse surtout les gouvernements, parce qu’il permet d’employer, tout en assainissant le logement, des milliers d’ouvriers et de mettre fin à la plaie du secours direct et à la crise qui en e,st la :ause première.Démolir sans arrêter un plan d’ensemble, c’est mettre la Miarrue devant les boeufs.Nous le savons bien.Mais les gouvernements démocratiques marohent-ils autrement?Un chauffeur fantasque a remonté, ces jours-ci, l’une des rues de New-York dans une automobile construite sens devant derrière.On Ta pris pour un fou; mais ne conduisait-il pas tout simplement le char de l’Etat?Louis DUPIRE L’effroyable situation des Basoutos « ' Une lettre poignante du nouveau vicaire apostolique, S.E.Mgr Bonhomme Mgr Bonhomme, le nouveau vicaire apostolique du Basutoland, nous adresse de Foma.Basutoland, cette émouvante lettre: Je compte sur votre charité pour obtenir un peu d’espace dans votre journal, afin de faire connaître au public l’état lamentable du vicariat du Basutoland.Le Basutoland commence sa deuxième année de famine et d’épidémie.L’an dernier, la récolte du blé et du maïs a été à peu près nulle dans tout le pays.Les pâturages ont manqué à cause de la sécheresse et les animaux sont morts par milliers et milliers.Ce fut la misère noire dans la plupart des foyers basutos.Comme la laine n’a presque plus de valeur et que c’est à peu près la seule source de revenus poqr nos indigènes, on manque de vêtements dans presque toutes tes familles.Les classes sont désertes ainsi que les églises.Une bonne moitié de la population n'est plus capable de fréquenter les places publiques parce qu’elle n’a plus que des haillons.Le froid et la faim ont donné laissance au fléau du typhus.Des familles et des viMages presque entiers ont été emportés par eette terrible épidémie.Etant donné l'affaiblissement des gens par le jeûne prolongé, ils n’apportent aucune résistance n la maladie et succombent en quelques jours.Le dévouement héroïque des Pères et des religieuses ne suffit pas P°ui" enrayer le fléau.Denx Pères ont été emportés par l’épidémie et deux autres ont échappé presque miracu- leusement à la mort, après plusieurs semaines de grave maladie.Tous espéraient que la récolte de cette année mettrait fin à ce double malheur.Le blé semé en juillet dernier n’a pas levé, faute de pluie, et le maïs n’est pas encore en terre, à cause de la sécheresse qui continue son oeuvre depuis deux ans.Quand bien même nous aurions de la pluie sous peu il est trop tard, tout est perdu encore pour cette année.La plupart des sources et des rivières sont desséchées.Celles qui restent menacent de tarir dans un avenir rapproché.Le transport dans la montagne est devenu impossible.Les animaux n’ont plus de forces et ne trouvent plus d’eau sur le parcours.De là, la grande difficulté d’alimenter nos missions dont quelques-unes sont à plus de cent milles dons la montagne.L’épidémie continue son oeuvre, en s'aggravant de jour en jour.A la mission de Borna seulement les Pères ont administré dtx-sept malades en un seul jour.Les anciens disent que cette épidémie fait plus de victimes que celle de 1918.Cependant, le Basutoland fut parmi les pays les plus ravagés par l’tn-fluerfza.Beaucoup sont plutôt emportés par la faim que par le typhus.Hier, un père de famille qui venait d’enterrer .son pèrç et sa mère rendait le dernier soupir en disant: J’ai faim! Les enfants se plaignent que leur estomac est tout brûlant, tant ils sont affamés.Une petite fille «‘affaissa au presbytère de ïtpni*.au moment où elle de-(Suite à ta deuxième page) La colonisation Le Pays d’Espoir Une promenade de huit milles à l’intérieur de la Caspésie, dans la région de Percé - Une halte au monastère des Cisterciens du Val d’Espoir - Un Parisien qui défriche en Caspésie (Par Emile BENOIST) Du Cap d’Espoir, situé au bord de la mer.au Val d’Espoir, là-bas, derrière les montagnes, le charretier que j’ai engagé pour m’y conduire me dit qu’il y a huit bons milles.Et il précise, de sa voix un peu chantante: “4 milles jusque chez les Pères et 4 milles après”.Avec un gros capot en cuir, des “bottes à jambes”, un bonnet à défier toutes les tempêtes, — ensemble qui vous donne un petit air lumberjack — on ne recule pas devant un trajet de huit milles, même si le vent qui souffle de la mer pique un peu et si le temps parait à Ja neige.En route donc et roule boghei, car nous voyageons en boghei.Une course à bon train pour commencer le long de la rive en demilune de l’anse à Beaufils dont les vagues laiteuses viennent presque baigner le gravier rouge de la route nationale.En face, comme fond de scène, le panorama de Percé: la table du mont Sainte-Anne, Je mont Joly, dont l’éperon nous masque le rocher percé; au large l’île Bonaven-ture, grosse tache sombre sur le gris estompé de la mer.Mais le paysage aujourd’hui est en demi-teinte.Ca n’est pas le Percé des jours ensoleillés de juillet, le Percé que connaissent les vülégiateurs.Un tournant à gauche, quelques tours de roues et l’on franchit une première pente.La mer est disparue.On n’apperçoit bientôt plus du paysage de tantôt que la crête parfaitement horizontale du Mont Sainte-Anne.Nous entrons dans l’intérieur gaspésicn, cet intérieur que les anciens de la côte n’ont pas osé aborder pour la peine.Nous sommes en pays de montagnes, il n’y a pas à dire.D’un coup d’oeil circulaire, on embrasse tout un chevauchement do mamelons chevelus.Pourtant la route n’est jamais en.pente raide, et “Maud” — mon conducteur m’a appris maintenant le nom de sa bête — maintient le petit trot.Des colons m’apprendront plus tard | que dans toute cette région les montagnes ne sont nulle part es- ! carpées ou rocheuses.Une fois les 1 arbres abattus, le colon découvre une belle campagne en pentes douces où le travail agricole est parfaitement possible avec l’aide des machines.î)e notre boghei je remarque encore, aux endroits où les ouvriers de la voirie ont dû pratiquer des coupes, une forte couche d’humus noir, de sept à huit pouces, par-dessus un fond d’argile rousse.L’épaisseur extraordinaire de cette couche d’humus, c’est encore une chose sur laquelle on attirera plus tard mon attention, en me vantant la fertilité du sol de ce Val-d’Es-polr.La forêt toute proche commence à peine de reculer devant l’avant-garde des défricheurs.Une fumée, ça et là, celle d’un camp entouré d’abattis déjà noircis par le feu.Mais la forêt recule tout de même et l’épilobe est apparu.L’épilobe.l’humble aspergt, la fleur des pays neufs.Mon conducteur m’avoue qu’il ne s’est pas aventuré dans ces parages depuis deux ans.Son lopin de terre, 25 acres, en vue de la mer, une terre à la Robin, lui suffit.D’autant plus qu’il trouve à s’employer un peu au village, à s’embaucher aussi pour la pêche.Quand il a besoin d’un cheval, comme aujourd’hui, il remprunte.Une trouée «fins le forêt Ce pays qui se défriche et qu’il découvre le rend rêveur.Quand après un nouveau tournant, il découvre à gauche de la route, au fond d’une vaste trouée pratiquée dans la forêt, le monastère des Cisterciens, H ne retient plus son exclamation : “On ne se reconnaît plus! Les Pères en ont fait de la terre! Quand je suis venu, la dernière fois, il y avait des arbres partorrr.(Suite à la page 2) Billet’ du soir Respectes ta dinde! Le Jour d'Actions de Grâces s'en vient, aux Etats-Unis, — ce sera ù ta fin de novembre, — et Noël aussi, de par le monde.Çela inspire à un critique acerbe Vidée folle de demander que les èietfeurs de dindes modifient l'architecture de cet oiseau dont il se fait un massacre, à l'occasion de ces deux fêtes.“Il n’y a pas assez de chair blanche, il u a trop de cuisses à la dinde, et puis la forme en est impraticable, pour le chef de famille inexpérimenté qui ne sait pas comment servir cet oiseau”, dit le critique malcommode.Une dinde pour les nigauds, quoi! Nouveau cri de ralliement pour les mécontents de tout et de n’im-porle quoi, nombreux en ces temps-ci: Changez la dindel Le moyen de tes amener à résipiscence, ne serait-ce pas de retourner la dinde rôtie à souhait et fumante, à la cuisine, pour t'envoyer aux pauvres diables des refuges publics?L’on entendrait alors hurler, par les mêmes critiques: “Rapportez la dinde!” ! lyes réformateurs de tout et de n’importe quoi voudraient une dinde sans la moindre charpente osseuse, qui ne serait faite que de chair blanche, n’aurait ni cou, ni cuisses, ni pattes, ni sot-Vy-taisse, et dont les ailes mêmes se seraient fondues dans un ensemble standardisé: bref, une dinde qui serait une manière de jambon blanc désossé et ressemblerait à un bloc de neige insipide, sans parfum, sans couleur, sans forme el sans fumet: une dinde qui ne serait pas une dinde, une dinde pour dindes, quoi.“This is no time to be trifling with the Great American Turkey — ça n’est pas le temps de badiner avec la grande dinde américaine”, s’exclame, aux Etats-Unis, un défenseur de l’ordre, de la tradition et du garde-manger.“Ne jouons pas avec la dinde américaine” — nouveau mot d! or dre pour le président Roosevelt, en ers temps d’expériences sociales des plus hasardeuses.Ne pourrait-on prétendre que c'est l’exacte recommandation que lui a faite son ex-consetllcr financier Sprague?lean LABRYE Bloc-notes “Figures canadiennes’ M.l’abbé Elie-J.Auclair, infatigable compilateur de documents, écrivain à la plume facile en même temps que correcte, vient de publier aux Editions Albert Lévesque., sous le titre Figures canadiennes, deux volumes de brèves biographies.Le premier est tout entier consacré à des ecclésiastiques.Il évoque quelques-unes des figures tes plus intéressantes du dernier siècle.et même du commencement de notre siècle, depuis les hommes célèbres d'hier, Bourget, Taschereau, La flèche.Taché, Lacorabe, jusqu’à nos contemporains: le cardinal Rouleau, Mgr Latulipe, Mgr Paul-Eugène Roy, en passant par le P.Lajoie, qui fut le premier Canadien supérieur général des Clercs de Naint-Viateur, Mgr Fabre, Mgr Antoine Rocine, Mgr Moreau, le cardinal Bégin, le curé Labelle, Mgr Duhamel, Mgr Lorrain.Mgr Nantel, M.Troie, M.Proulx, l’ancien vice-recteur de Laval, Mgr Paul Larocque, Mgr Langevin.Mgr Archambault et l’abbé Gustave Bourassa.Le volume consacré aux laïques débute avec La Fontaine, Augustin-Norbert Morin, Cartier, le surintendant Meilleur, le docteur Jacques Labrie.pour se terminer avec Charles Thibault, L.-O.David, Louis Fréchette, Decelles, Danse-reau, Chiroyne, Tardivel et Gouîn, en passant par Chauveau.Antoine Gérin-Lajoie, Napoléon Bourassa, Belierose, Louis-Siméon Morin, Chapleau, Mercier, Laurier, Ernest Gagnon, Routhier et Calixa Lavallée.On voit qu’en ces quelque quatre cents pages l’abbé Auclair a évoqué des figures très variées et assez nombreuses.C’est dire en même temps qu'il n’a pu consacrer à chacune aussi que quelques pages.Très modestement, l’auteur déclare donc ne point prétendre à la grande histoire.Le genre, les conditions matérielles même de la publication ne le permettaient point.Mais 11 n’en reste pas moins que ses deux volumes sont d’une lecture aisée, fort agréable et qu’ils enferment grand nombre de renseignements utiles.L’auteur dît, dans sa courte préface: Je n’apprendrai pas sans doute grand chose aux hommes de ma génération, ni ô ceuv qui nous suivent immédiatement.Il fait à ses contemporains la part trop belle.Même ceux-ci apprendront, ou du moins se rappelleront à le lire beaucoup de choses.Avouerons-nous que, pour notre part, ce qui nous intéresse le plus dans ces deux volumes, c’est la partie que l’on pourrait appeler souvenirs et qu'aucun autre n’aurait pu écrire?C’est un genre qui n’a pas été suffisamment cultivé chez nous.Ajoutons que M.l’abbé Auclair a très loyalement marqué, dès sa préface, le caractère qu’il a entendu donner à scs deux petits volumes.J'ai connu personnellement, dit-il, la plupart de ceux dont i( est question.et je dis en toute franchise ce que j’ai pensé d'eux.Je n’ai pas voulu cependant accentuer les ombres du tableau.A peine les ai-je dessinées légèrement, parce qu'il ny avail place, m’a-t-il semblé, que pour la lumière dans ce recueil que j’ai voulu édifiant autant qu’tns-Irncfif.Encore un! Encore un cabinet français qui vient de faire la culbute.Faut-il qu’un pays ait une rude santé pour résister à un pareil régime! O.H.___L*infcrmatlcn de dernière heure Dans son testament, Mgr ~ ‘ Charlebois déclare qu’il ne peut rien léguer à ses héritiers naturels puisqu’il ne possède rien Le vicaire apost’olique du Keewatin demande de limiter à $40 le coût de son cercueil et qu’on l’inhume dans le petit cimetière que longe la rivière Saskatchewan LE PAS, Manitoba, 24.IS.P.C.) — Dans un testament de moins de 100 mots, Mgr Ovide Charlebois, Oblat de Marie-Immaculée, vicaire apostolique du Keewatin, déclare qu’il ne possède absolument rien et qu’il ne peut par conséquent rien léguer è ses héritiers naturels.Il explique que c’est pour la Corporation épiscopale catholique romaine du Keewatin qu’il a signé les actes et contrats revêtus de sa signature, que tous les bénéfices résultant de ces actes appartiennent è la Corporation et que, d’autre part, toutes les obligations qu’ils imposent retombent sur elle.Il demande de limiter à $40 le coût de son cercueil et qu’on l’inhume dans le petit cimetière que longe la rivière Saskatchewan.Des centaines de personnes de croyances diverses se sont inclinées devant les restes du vénérable évêque misaionnaire.Le premier ministre du Canada, M.R.B.Bennett, est au nombre de ceux qui ont télégraphié des condoléances.S.E.Mgr Turqnetil sur le ‘ C latnplain” Le vicaire apostolique de la B#ic d’Hudson part pour l’Europe New-York, 24.— A bord du Champlain, de la C.G.T.s’erAbar-quent demain à New-York pour le Havre: Henri Barbusse, écrivain communiste; André Sée, ingénieur en chef des chantiers de Penhoët, St-Nazaire, France; Mlle Vera de Villiers, chanteuse de Lieder; Mlle Lycette d’Arsonval.danseuse de l’Opéra de Paris; Marcel Aubert, conservateur du musée du Louvre; Marc-Aurèle Fortin, artiste cana-dien-français; Mme Mary Olivè-Georges, conférencière française; Mme Jean Autret, femme du commissaire du Wisconsin; Jacques Mesnager, conférencier de l’Institut scientifique franco-canadien, qui a donné une série de cours sur le béton à Montréal; S.E.Mgr Arsène Turquetil, vicaire apostoli- que de la Baie d’Hudson: la princesse Marie de Bourbon, Mme Henri Johannet, Paul Grower, fils de l’ancien ambassadeur français à Vienne; Henri Dumarest.de Vancouver.et autres.Carnet d'un grincheux Tel ivele la pilule dorée qu* refuse de Taveler dédorée.* ¥ * “Mélopée stupide, mste, terne et languissante’, dit de l’hymne O Ceaeëa un militaire ontarien.Il lui préfère sans doute une chanson i boire5 ¥ ¥ ¥ Il est d'esprit présent, ce metteur en pages qui, lisant un titre d’assemblée électorale: “Défi de M.Richer à M.Taschereau”, a classé cela en page des sports.¥ ¥ ¥ En plein tribunal, un plaideur ontarien vient de crier à son avocat: Et surtout, ne mentez pas!”.Pareil cri ne s’est jamais élevé dans nos prétoires.Nos plaideurs sont-ils moins scrupuleux, ou nos avocats le sont-ils plus que ceux de l’Ontario?Dilemme dont la réponse est aux magistrats.¥ ¥ ¥ ¦s jeunes libéraux de Saint-Dems-sn tiennent à riposter aux jaune-ida.Schisme dans la jeunesse libé-ou désir de quelques-uns de faire cour au boss et aux trusts québé- Aprcs tout, le vrai maître, n’est-ce pas le trust?Les hommes de chantier diraient: “le grand boss”.¥ ¥ ¥ “Les plus accommodants, ce sont les gens les plus habiles”, a dit LaFontame.Cela parait être la devise de nombre de gens qui n'ont |amais fréquenté le fabu- liste.PAMPHILI 1— > —m -— La question maltaise Pièce* inédite* No* lecteur* ont eu déjà l’avantage de lire sur la question maltaise, qui a pri* récemment une acuité nouvelle, de* pièce* d'un exceptionnel intérêt.Nous leur fournirons demain de* document* nouveaux.Le “Devoir’' publiera en outre, avec ses rubriques ordinaires, des articles nombreux et variés Prix: 3 sous.Avis à ceux qui voyagent Tov* kiftan, Rvrapa f* partout, «mis au tarif dm compagnies — H étala, aaau-rancoa iragagot «> arcidants.chéguaa do voyagas, pasaoporta.«te.¦.— Sorvico complot — U DEVOIR-VOYAGE:), 439 RIotro-OaiM 1st.Téléphonas HArhon 1241* Pour fins douanières, le dollar américain sera considéré comme valant 100 cents canadiens Le gouvernement canadien veut protéger tous les produits du pays que menace un accroisaement d'importations causé par la dépréciation du dollar des Etats-Unis OTTAWA.24.(S.P.C.) — La gouvornomont fédéral a pria dot maturaa pour pretégor tout loa produira canadiona que menaça un accroiasantont FERES.C’est dimanche, le 3 décembre, qu'aura Heu le 3e convcntum organisé par l’Amicale Maisonneuve, pour tous les anciens élèves de l’école de Maisonneuve, au no 1820 boulevard Morgan.Programme : Ouverture de* portes de l’école à 9h.30; départ de l’école en groupe à 10H.30; messe à l’église Saint-Nom de Jésus à Ith.; retour à l’école et dîner gratuit; rapport de l’année; élections; prix de présence.Pour tous renseignements s’adresser à A.Raymond, see.-corr., 1821 Orléans.Feu M.C.B.Jamieson A l’ouverture de la Cour, à Sweetsburg, mardi dernier, Mc L.-A.Giroux, c.r., bâtonnier du district de Bedford, a fait l’éloge de M.C.B.Jamieson, greffier du district depuis 1916, et qui vient de mourir à luge de 76 ans.M.le juge J.-H.Lemay, qui présidait le tribunal, a lui aussi rendu hommage à la mémoire du shérif défunt, et les officiers de la Cour, M.Tan-crède Biron, protonotairc.son député.M.Elisée Gaudet, ont ajouté quelques mots.Après la séance du tribunal les avocats du district ont tenu une assemblée spéciale pour adopter une résolution de sympathie à l’adresse de Mme Jamieson et de sa famille._____ Litvinoff quitte Washington Washington, 24.(S.P.A.) — Maxime Litvinoff, commissaire soviétique aux* affaires étrangères vient de quitter la capitale pour se rendre à New-York, après «voir accompli sa mission avec succès.Afin d’éviter toute entrevue indiscrète de In part des journalistes qui l'assaillaient littéralement, Litvinoff est parti secrètement de la capitale, on automobile et a accepté l'hospitalité de Bogdanoff, directeur général de TArmtorg.Litvinoff a eu quelques entretiens préliminaires sur les relations commerciales et sur les crédits, mais il laissera au futur ambassadeur le soin de mettre ces question* au point, ainsi que celles sur les réclamations de propriétés séquestrées par les Russes.Mort de Jehan Rictus Paris (Par courrier).— L’écrivain Jehan Rictus est mort à l’âge de 66 ans.RADIO-GAZ£TTC Postes extérieurs Vendredi, 24 novembre WABC "i ao p.nn., Mu*le on the Air.8.00 p.m.H*ppy Baker».Phtl DW' Frank Luther, Jack Parker, Vivian Ruth.Orch.Joe Green.9.15 p.m.Edwin C.Hill: The Human Side of the New».8.30 p.m., March of Time.Dramatisation des événement» de la semaine.9 15 p.m.Threads of Happiness.Tommy McLaughlin, baryton; orchestre Andre Koütelanetz; David Roes.Trio Do.ré, ml.9.30 p.m.,' All-America Football Show.Christy Walsh, Howard Jones.Orch.Mark Warnow.10.30 p.m.Columbia New» Sendee.11.15 p.m., Les Soeur» Bo»well.12.30 a.m., Orchestre Leon Belssco.WEAF 8.00 p.m., Cities Service Concert.— Orantland Rice, causerie »ur Is football; Jessica Dragonette.soprano; Th» Cavalier»; Henry Shope et Frank Parker, ténor»; John Seagle, baryton; Elliott Shaw, bass; Lee Montgomery, accompagnateur; Frank Santa et Milton Rettenberg (duos de piano); orchestre Rosario Bourdon'.9.00 p.m.Fred Allen's Salad Bowl Revue.9.30 p.m., tee Wiley, chanteur; orchestre Victor Young 10.30 p.m., Lum et Abner (Old time Friday Night Sociable).12.00 (minuit), Ralph Klrbery, le chanteur du rêve.WJZ 7 45 p.m.Informal Chat» on Hollywood, par Irene Rich.9.30 p.m.Programme Armour.— Phil Baker, Harry McNaughton; Mabel Albertson; orchestre Roy Shield; Merrle Men; le» Soeurs Nell.10.30 p.m., Mario Cotti, baryton, avec un orchestre.11.00 p.m., Three Jester», trio harmonique.11.15 p.m., Stan of the Autumn: The Heavenly Twins, par le Dr Robert H.Baker, astronome américain.L»s beaux programmas 2.30 p.m.Orchestre de Philadelphie.Direction de Leopold Stokowski.— Carnaval.de Berlioz; Symphonie en ré mineur, do Franck; L'aprés-midl d’un faune, dé Debussy; Daphnis et Cloé, de Ravel (Nocturne, Interlude, Danse guerrière).10 45 p.m.Symphonie Strings.De Toronto.— Ouverture: Il Seraglio, de Mozart; Romance, de Svendsen; Ballade et Bergomasque, de Fletcher; To a WUd Rose, de Mac Dowell; L’abeille, de Schubert.L’Heure provinciale Concert en l'honneur de la Sainte-Cécile avec le concours des Chanteur* de Notre-Dame et la Maîtrise du Collège Saint-Laurent (135 voU).g h.Causerie; “Canadian Annlverae-ries”.prof.G.A.Nellson, de l'Onlvemlté McGill.8 h.15, Concert: lr—Ouverture: Orgue — Hommage à Sainte-Cécile.Lamblllotte.2.—Seigneur soyez béni.Frère Placide, CJ3.C.3—Tota Pulchra est fa cappella), Peroel.4.—Orgue; Chorale et fugue, Mendelssohn.5.—Louons tou» le Seigneur (choral).Back, 8.—Panls Angellcu», Th.Dubois.7.—Orgue: Grand choeur.Gullmant.8.—Le bel ange du ciel, Gavaert.9.—SI Jésus revenait au monde, Bo-trel.10 —Clochee, sonnez.Frère Placide, O.S.C.Les Chanteur* de Notre-Dame.Organiste.M.B.F.Poirier.Directeur: M, Guillaume Dupuis.Samedi, 25 novembre WABC 6 00 p.m.Meet the Artist.Entrevue de Bob Tapllnger avec des artiste* éminent» de la radio.8.15 p.m., Chant par Mildred Bailey.7.00 p.m.The Political Situation tn Washington, par Frederick William Wile.7.15 p.m.Orch.Jack Denny.Jeeanle Lang et Paul Small.7.30 p.m., The Bang's Henchmen.Jane Froman; Charles Carllle, ténor; orchestre Fred Berren.8 15 p.m., Fray et Bragglottl (duo# aur deux planoe).— Ouverture (Die Melster singer), de Wagner.9.30 p.m., Carborundum Band.10.00 p.m.Emission de l’expédition Byrd (antarctique).Orch.Daly.10.30 p.m.Columbia News Service.10.45 p.m., Leaders in Action.H.V.Kal- tenbom.11.00 p.m., Orchestre Isham Jones 11 30 p.m., Little Jack Little.WEAF 8.00 p.m., Economics in the New Deal Discussion.9.00 p.m.nie Magic Carpet Program.Robert Simmons, ténor: The Leaders Trio; orch.Al Goodman.10.00 p.m., The Saturday Night Dancing Party, avec B.A.Rolfe et l'orcheetre Ter-raplane.Lew White, organiste.11.30 p.m., Hollywood on the Air.Orchestre et solistes.12.00 minuit.— Carefree Carnival.Orchestre Meredith Wilson.WJZ 7.50 p.m., O'Leary Irish Minstrels.8.30 p.m., Sous les ponts de Paris (Du Canada).— Caro L amoureux, soprano; Ludovic Huot, ténor; orch.Allan Mclver.9.00 p.m., Jamboree.Spectacle da variétés avec Don McNeil; orchestre Stoke.10.00 p.m., Contes de* Titans (Sketch.) 10.30 p.m.Programme Cou-Cou avec Raymond Knlght et Adelina Thomason; orch.Robert Armbruster.11.00 p.m.WLS Barn Dance.Les beaux programmes WABC 9.30 p.m.Fanfare Carborundum.— Légende Indienne: Good mind and His Father; Marche: Flotow's Triumph; Ouverture (Atballe), de Mendelssohn; Valse en la majeur, de Brahms: Marche des Elks, de Lake; Sélection (Le moulin rouge), de Herbert; Marche; Rolling Thunder.12.00.minuit.— Portland Junior Symphony Orchestra.Direction Jacques Gnrah-kovltch.— Ouverture (Les Joyeuses comméres de Windsor), de Nteolal; Elégie (Sérénade), de Tschalkowsky; Prélude (Lee mal tree-chanteurs de Nuremberg), de Wagner.Demi-heure de la Société St-Jean-Baptiste 7 h.30.CK AC.Directeur général: M.le notaire Alphonse de la Rochelle, chef du secrétariat.Directeur musical: M.Eugène Dubuc, maître de chapelle à Saint-Gabriel.Causerie de M.Démétrtus Baril, avocat; la valeur de la circulation do l'argent.La vie de la Société, par le chef du eccréta-rtat.M.Wilfrid Duchesney, ténor, artiste de* Concerts populaires de la Société St-Jean-Baptiste.chantera: De es mère, on se souvient toujours: Vision lointaine, de Maury; En passant devant ta maison, de Christlné.Accompagnatrice: Mlle Jeennet-te Duhamel.cfcf Rangers vs Maroons La partie de hockey entra les Rangers de New-York, et les Maroons, de Montréal sera Irradiée à CFCF.samedi soir, «crus les auspices de la General Motors Hockey Broadcast.M.Charles de L.Harwood fera le* commentaires détaillée de la Joute M Léo Lesleur.donnera un programme musical aur les orgues de la sails Tudor an.tre les période».’ Echos d'anfenne Message du ret George V Le roi d'Angleterre.George V, maére pouvoir transmettre, par radio, aae vv G* Le monument Cabot La grande querelle franco-italienne au sujet de Jean Cabot a pris fin hier par un compromis qui satisfait tout le monde.La ville accepte l’offre du monument Cabot.Mais au Heu d'inscri-rc sur le socle les mots: “A Cabot, découvreur du Canada”, on gravera l’inscription suivante qui sera répétée en anglais ct en italien: “A Jean Cabot, hommage de la colonie italienne à la ville de Montréal”.O** GAZOLINE ?IMPERIAL Abonde on énwgi» n'aurait rtrn d’humlHsnt pour le Nofr«-D«mp «si, Montréal.(Té-Montréolais.léphona: HArbour 12414).Le service de l’hôtellerie Il est fortement question de placer le service de rhôtellerie sous le ._ ministère de la voirie, au lieu du et importanU aervices.secrétariat provincial.On a enlevé à ce département provincial, depuis quelques années, de nombreux %.J T Montréal, vendredi LE DEVOIR 24 novembre 1933 Le congrès d’automne de la Société Saint-Jean-Baptiste M.Victor Doré réélu président jusqu'en novembre 1934 - Timbres commémoratifs pour le centenaire de la Société et le quatrième centenaire du Canada -> L'Annuaire du Canada - La monnaie bilingue — Le Canadien français et les emplois publics Le congrès d'automne de la Société Sainl-Jean-Baptiste de Montréal, oui s'est tenu hier soir, au siège de la Société.Monument National.rue St-l4turent, a réélu par acclamation, M.Victor Doré, président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, président de la Société pour l'année qui commence, c’est-à-dirc jusqu’en novembre 1934.M.Doré, on le sait, a succédé, il y a quelques mois seulement, à l’ancien président Brossard, décédé subitement.M.J.V.Desauiniers présidait la séance d’hier soir.Les délégués présents ont aussi acclamé MM.J.Alfred Bernier et Alphonse Phaneuf.respectivement premier et deuxième vice-présidents.Les nouveaux directeurs élus hier soir sont: MM.Guy Vanier (à titre d’ancien président général), J.Alfred Bernier, Joseph Danse-reau.assistant du principal de l’école supérieure du Plateau; J.Ernest Laforce et Maurice Tessier.Le congrès a adopte plusieurs résolutions et exprimé plusieurs voeux sur des questions de première importance.A propos du quatrième centenaire, l'an prochain, de la découverte du' Cana; da par Jacques Cartier, la société exprime l’espoir que le ministère des postes émettra à cette occasion quelques timbres commémoratifs.Centenaire de la Société Les délégués ont arrêté différents moyens de célébrer dignement le 24 juin prochain, fête de la Saint-Jegn-Baptiste, le centenaire de fondation de la société Saint-Jean-Baptiste.M.le notaire Alphonse de la Rochelle rappelait hier soir, dans sa résolution, que c’est le 24 juin 1834 que Ludgcr Duvernay jetait les bases de la société nationale des Canadiens français “pour la défense de leur langue, de leur religion et de leurs droits”.L’assemblé a adopté une résolution vouiiint que la Société Saint-Jean-Baptiste ctle-même fasse imprimer un timbre commémoratif qui sera largement répandu afin que tous les Canadiens français S en servent sur leurs enveloppes à 1 occasion du centenaire de la Société.A l’exemple des sociétés de Gas-pé.de Québec, cl des Trois-Riviè-*-natifs dont les sujets pourraient être; a) I.a prise de possession de la Nouvelle-France à Gaspé, par Jacques Cartier, le 24 juillet 1534.au nom de François 1er.roi de France; b) Les trois navires de Cartier, la Grande-Hermine, la Petite-Hermine et VEmerillon; c) Le débarquement de Cartier à Stadaconc; d) La visite de Cartier à Hochc-laga.Et comme l’effigie de Cartier a déjà paru sur des timbres canadiens, ne conviendrait-il pas de remettre en circulation une réplique du timbre de 10 pence, émis en janvier 1855, de eelni qui lui ressemble, d'une valeur de 17 cents, émis en juillet 1859, une réplique du timbre de 20 cents, représentant l’arrivée de Cartier à Québec, compris dans ta série émise à l’occasion du 3e centenaire de la fondation de cette ville, mais à la condition de changer la valeur de chacun de ces timbres’ Cette émission de timbres-poste procurerait des recettes additionnelles au Gouvernement du Canada.Si l’on considère de plus qu’il y a aujourd’hui dans le monde entier des millions de collectionneurs de timbres, l’on peut se faire une idée de la publicité que vaudrait au Canada l’émission d’une pareille série de timbres-poste.Leg congressistes invitent les sociétés nationales et les journaux à appuyer la requête de la société de Saint-Jean-Baptiste.Monnaie, timbres-poste et de douane bilingues Les membres de la Société Saint-Jean-Paptiste de Montréal, réunis en assemblée plénière, renouvellent la demande qu’ils ont faite à maintes reprises au gouvernement fédéral et requièrent que la monnaie canadienne soit frappée et que les billets de banque et bons de l’Etat, ainsi que les timbres-poste qui ne le sont pas encore et ceux de la douane soient imprimés dans les deux langues officielles du Canada.Les Canadiens français et les emplois publics Les directeurs de la Société St-.lean-Baptiste de Montréal et les délégués des sections et des comités régionaux, réunis en congrès, regrettent qu’un nombre si restreint 7 sur laquelle repose la Confédération canadienne.En faveur de 1” Oiseau bleu " Les membres de la Société Saint-Jcnn-Rnptistc tiennent à reniercii r les éducateurs et les éducatrices de l’encouragement ccnstnnt et efficace qu’ils apportent à l'Oixean bleu, revue illustrée en deux couleurs pour la jeunesse.Ils font de nouveau appel a leur «•rie pour qu’ils recommandent /'()i seau bleu à leurs élèves et qu'ils en popularisent la lecture cher, les jeunes Canadiens français.M.Blanchard.P.S,S.M.Etienne Blanchard, P.S.S.présenta un rapport sur les “moyens de redonner à nos foyers, à nos paroisses et à notre vilir une physionomie française”.Les conclusions de M.blanchard se résument ainsi : Jo Former mis compatriotes à penser nationalement, à parler nationalement, à agir nationalement.2o Contribuer à rendre plus patriote encore la femme canadienne, laquelle forme notre jeunesse, en tâchant de la convaincre d’acheter Notes meritimes Le "Royal Scot” est parti A l'aube ce matin, le Beaoerdale, puissant cargo du Pacifique Canadien, est parti pour l’Europe emportant le train rapide de luxe am glals, le Royal Scot.Ce train, qui comprend une locomotive et huit wagons, est arrivé au Canada, à destination dp Chicago où il a passe plusieurs mois à l’exposition, 11 y a exactement sept mois, soit à la fin d’avril.Des millions de personnes ont circulé dans ce train tant dans les villes canadiénnes où il est passé qu’à l'exposition de la capitale de l’ouest américain.I.a locomotive et le tender, qui pèsent 135 tonnes, ont ét£ mis à bord du cargo par sections à l'aide de la puissante grue de 75 tonnes de la Cbmmission j du port, nu tiangar no 8.83 départs d'ici la clôture de la navigation I D’ici les premiers jours de dé- | cembre, il reste 83 navires à quitter ! le port de Montréal.Le port renUe- : ra ensuite dans une période de torpeur avec les glaces sur le fleuve et l’absence de tout navire.Dernier paquebot du Pacifique Canadien à Montréal Le dernier paquebot du Pacifique Canadien à quitter Montréal cette saison sera le Duchess of Bedford.dont le départ est prévu pour samedi matin, au point du jour.Il partira avec un grand nombre de passagers à destination de Glasgow, Belfast et Liverpool.On remarque tout particulièrement sur sa Jiste le général et Mme L.NV.Snannon, de Kingston.Ontario; le capitaine B.D.Archibald.M.et Mme M.Y.Grant, Mmes G.W.Cook et G.E.Atkinson, MM.S.H.Murley et C.Fox.de Montréal; M.et Mme C.C.Gunyon et Mlle E.M.Scott, de Toronto.Le Duchess of Bedford ne sera toutefois pas le dernier paquebot du Pacifique Canadien à descendre le Saint-Laurent avant la fermeture de la navigation; deux autres bateaux de la même compagnie quitteront encore le port de Québec en fin de setnaine.tandis que le Duchess of Richmond clôturera officiellement la saison de navigation sur le fleuve, quant à c* qui concerne le Pacifique Canadien, en quittant le port de Québec jeudi, le 30 novembre.Mouvement des paquebots VAntonia, ligne Cunard.parti de Montréal, à Liverpool dimanche.L’Ascania, ligne Cunard, parti de Montréal, à Londres lundi.Le Duchess of York, ligne du C.P., parti de Montréal, à Liverpool dimanche.Le Lady Rodney, ligne du C.N., parti de la Jamaïque, à Halifax aujourd’hui.Le Lady Somers, ligne du C.N., parti de Montréal, à la Jamaïque lundi.Le Lady Nelson, ligue du C.N., parti de Halifax, à Dcmerara le 29.Le CoWorne.ligne du C.N., parti de Demerara, à Montréal dimanche.Le Chomedey, ligne du C.N., parti de Montréal, à Demerara lun-i di.I/F.inpress of Russia, ligne du C.P., parti de Hong-Kong, à Vancouver le.4.1/Empress of Japan, ligne du C.P., parti de Vancouver, à Hong-Kong vendredi.VEmpress of Asia, ligne du C.P., parti de Vancouver, à Hong-Kong le 30.Elles veulent L1 continuer oeuvre de Solesmes Los sociétés charitables qui distribuent les secours directs aux chômeurs juifs, protestants et anglo - catholiques, veulent continuer leur travail — Elles envoient une délégation auprès de l'administration municipale Une délégation des sociétés de secours juives, protestantes, et anglo-catholiques, s’est présentée hier j après-midi devant le comité exécutif, pour demander de laisser à ces sociétés l’administration et la distribution des secours directs.La délégation était composée du lord-évêque de Montréal, le révérend J.C.Farthing, le R.P.G.Mc-Shane, curé de Saint-Patrice.MM.J.A.Kennedy, \V.N.Weir, W.P.O’Brien, T.Taggart Smythe, H.Abramovitz.E.G.F.Vaz, W.F.Angus, W.K.Trower, Herbert Mol-son, J.H, Dillon, Horace Cohen, J.E.Walsh, Peter Bercovitch, et autres.Les délégués ont présenté la résolution suivante, "A une séance spèciale de représentants autorisés des sociétés suivantes: Financial Federation of the Montreal Council of Social Agencies, Federation of Jewish Philanthropies et Federation of Catholic Charities, tenue le mercredi 22 novembre 1933, on a adopté la résolution suivante: “Attendu que les sociétés mentionnées plus haut ont administré le “secours direct à la satisfaction de tous; “Attendu qu’elles ont mis en oeuvre une organisation efficace et économique, guidée et dirigée par des comités bénévoles d’hommes d’affaires connus pour leur dévouement à la société, leur experience dans le travail en commun et leur connaissance des habitudes et des besoins des groupes ethniques auxquels ils appartiennent; “Ces fédérations croient avantageux pour la ville de Montréal et bon pour les chômeurs, des points de vues économique, social et humanitaire, d’affilier leurs comités de direction à la commission du chômage de Montréal avec le pouvoir de continuer leur administration du “secours direct” chez ceux de leur race, à condition bien entendu *de soumettre leurs livres aux comptables de la commission Ter-reault.” M.Maurice Gabias, président du comité exécutif, a répondu qu’il se rendrait volontiers avec quelques-uns des délégués devant la Commission du chômage, et si les délégués démontrent que les sociétés peuvent administrer à aussi bon marché que la Commission, le comité est prêt à leur abandonner la distribution des secours directs.L'Orchestre Philharmonique Canadien Cette symphonie donnera un court concert suivi d’une partie de cartes, mardi soir, le 5 décembre, dans la salle Saint Aloysius, angle Adam et Nieolet.L’Orchestre Philharmonique canadien est composé de soixante musiciens amateurs.Cette symphonie est dans sa neuvième saison d’activité.L’orchestre est sous la direction du professeur Emile Tardy.L'obsession en politique Le P.Théophile Hudon vient de publier une brochurefte (32 pages! sur les outrances et les méfaits de | l’esprit de parti, Tl signale, mais avec modération, les dangers que comporte pour notre peuple cette j terrible maladie où tant de précieuses énergies sont gaspillées, j Voici les titres: Premier coup ! d'oeil, l'Esprit de parti Affaissr-I ment moral.Pauvres chefs, le Journal de parti.Comment on fabrique l'opinion.Malheureux jeunes yens, les Responsabilités, l'Abstention.En vente au Service de Librairie du Devoir, au prix de .ifts l’exemplaire.!?1.00 la douzaine.chez les nôtres, de cultiver un meilleur langage chez les enfants, de les habituer à pratiquer l’économie et de leur apprendre dès l’enfance les traits glorieux de notre histoire; 3o Imprégner d’esprit patriotique et de fierté nationale l’instrue lion donnée dons nos écoles pri-tuoires et secondaires; 4n Seroucr Papalhie de nos gens et les habituer, par la parole, par des démarches, par des lettres, par Ir tribune libre des Journaux, à reclamer leurs droits en toute occasion; 5o Développer l’esprit de solidarité en encourageant l'achat chez, les nôtres, même s’il faut faire pour cela quelque sacrifier; 6o Faire de la refrancisation une affaire paroissiale en formant un comité qui fera rhanger certains noms de rues insignifiants; en divisant la paroisse eu plusieurs sections confiées à un ou deux membres qui chercheront à persuader personnellement les épiciers, m«r-< hands, garagistes, etc., à afficher en français; en donnant dans 1rs publications paroissiales la liste de ceux qui.dan» leur affiche, respectent la langue française, etc.La chute du cabinet Sarraut En existence depuia quatre semaines, il est renversé en cherchant h équilibrer le budget pour raffermir le franc Parts, 24.(S.P.A.Ï — Le cabine» Sarraut.formé il y a quatre semaines, a été renversé.Comme les deux cabinets qui l’ont précédé, il est tombé en cherchant à équilibrer le budget pour raffermir le franc.La Chambre des députés s’est prononcée contre lui par 321 voix contre 247.dans un scrutin sur un amendement secondaire au plan Sarraut.En peu avant cela, une majorité de 89 voix avait montré l’adhésion de la Chambre a un discours du premier ministre annonçant que, malgré la menace d’une grève, une échelle de réductions allant de de à 8% serait appliquée aux traitements des fonctionnaires publics.Dans son discours, M.Sarraut a dit que certains de ses partisans avait fait preuve de duplicité à son égard.On a vu dans ces paroles un reproche au ministre des finances Georges Bonnet.L’ancien premier ministre Her riot a tenté d’empêcher la défaite, mais il a pris soin de dire qu’il i.’éprouvait aucun enthousiasme pour le plan Sarraut.Seulement, a-t-il conclu, adoptons-lc, parce qu’il nous faut quelque chose.AcHcton$~des timbres de Noël Aidons à guérir les tuberculeux.On peut acheter 1rs Timbres de Noël à l’Institut Bruchési, à i’Hôtel Mont-Roval.nu cher.Dupuis Frères.Servez-vous-en pour orner vos lettres et vos paquets, de préférence aux timbres du commerce.Pour accommoder ses clients, son ¦ studio est nc- I tueilement ouvert les vendredis et samedis soir, de 7 à 9 h.306.rue Sainte-Eatherine est, Téléphone: LAncaster 5478.Nouveau missionnaire-colonisateur On annonce la nomination de M.l’abbé Eu dore Thériaiilt comme missionnaire-colonisateur pour le ronde de 1 émlscamingue, en rem-plaeement de M.l’abh''' L.-Z.Moreau.qui démissionna l’année dernière pour devenir curé de Saint-Bruno de Guignes.Ee nouveau nilssionnairr-roloiu-sateur a l’intention d’éînblir se» quartier* généraux à Ville-Marie, le chef-lieu du comté, suivant la coutume suivie par ses prédécesseurs.M.Thériault ftt» ordonné prêtre le 17 mars 1913, par Mme G.-H.Gauthier, ri il fut subséquemment vicaire à Vankleek HUI.Aylmer, l'Orignal et Hawkesbury.Procureur à l’archevêché d’Ottawa pendant sept ans, ruré à South Indian, il passa aussi dix ans en Louisiane comme curé de Plattenville et de Palncourville.Albert Dumas PHOTOGRAPHE Conférence de M.Ethelbert Thibault, P.S.S., à la première séance publique de l’année de la “Schola Cantorum” — Audition par les Chanteurs de Notre-Dame La Schola Cantorum a donné i hier soir, salle Saint-Sulpice, sa première séance publique de la ¦ saison.Dom Albert Jamet, moine de Solesme, présidait.M.Ethelbert Thibault.P.S.S., directeur musical de l’Heure catholique, a donné une causerie intitulée: “Cent ans de restauration à Solesme, par Solesme”.Les Chanteurs de Notre-Dame, sous la direction de M.Guillaume Dupuis, ont donne le programme suivant: Hommage à sainte Cécile, Lambillotte; Seigneur, soyez béni, Fr, Placide, CSX.; Tota pu!-chra es (a cappella), Perosi; i Louons tous le Seigneur (choral),! Bach; Panis angelicus.Dubois; Le j bel ange du ciel, Gevaert; Si Jésus revenait au monde (enfants seuls), Botrel; O Salutaris, Clochez sonnez, Chantons le Seigneur, Fr.Placide, C.S.C.M.Benoit F.Poirier» organiste de Notre-Dame,' et le Fr.Placide, C.S.C., organiste de TOra-toire, accompagnaient la chorale.La conférence de' Thibault était divisée en deux parties; après la première partie, M.Lévesque, de la chorale de Notre-Dame, a chanté La Procession, de Franck, et Le Repentir, de Gounod.11 était accompagné au piano par Mme Lévesque.M.l’abbé Emile Lambert, curé de Saint-Léonard de Port-Maurice, a présenté le conférencier, et le président d’honneur, dom Jamet, a dit quelques mots près la conférence.Voici un résumé de la conférence de M.Thibault.Solesme* Le conférencier commence par évoquer la cérémonie de la restauration de l’abbaye de Solesmes, le 11 juillet 1833; il décrit Solesmes d’alors puis retournant un peu en arrière il rappelle l’état de la France après le rétablissement de la monarchie, l’opinion que l’on avait de la vie monastique, dont on disait que le temps était passé; il raconte les difficultés auxquelles l’abbé Prosper Guéranger eût à faire face lorsqu’il voulut acquérir le prieuré de Solesmes, que ses propriétaires, ne trouvant pas à le vendre, allaient faire démolir.Il quêta, recueillit plus de bons conseils et de recommandations à ne pas faire de bruit que d’argent, mais parvint tout de même à son but.Même après la cérémonie de restauration, il éprouva des difficultés, L>icu ne lui ménagea pas les épreuves.Au cours d’un voyage à Paris il s’inquiéta de ne pas recevoir de.réponse aux lettres qu’il envoyait à Solesmes, Il comprit et écrivit sa démission qui fut acceptée; peu après cependant l'évêque mit fin à cette injustice et le rétablit abbé.L’histoire de Solesmes se confond avec celle de dom Guéranger jusqu’à sa mort survenue en 1875.Puis, dès 1880, commencent les persécutions et l’exil en 1901.Revenus défendre leur patrie pendant la guerre, les Bénédictins de Soies-nies se croient solidement installés chez eux, malgré les lois laïques qui se disent intagibles, mais n’osent plus les molester.Restauration Après avoir parlé de la restauration à Solesmes, M.Thibault a exposé la restauration par Solesmes.Avant d’ètre bénédictin, dom Gué-ranger avait déjà commencé sa propagande en faveur de la restauration de la liturgie romaine.Il ne crut pas plus nécessaire de combattre les erreurs philosophiques que d^extirper ce qui restait de gallicanisme et de jansénisme en France.Chaque évêque pouvait modifier à sa guise la liturgie de son diocèse et l’on pouvait dire que chaque diocèse avait sa liturgie propre.Mais les esprits n’étaient pas prêts à retourner à la prière romaine, les diocèses étaient attachés à certains rites, à certains chants populaires, il fallait prendre de nouvelles habitudes.étudier de nouveaux livres.Les chances de succès étaient minces.Lorsque dom Guéranger publia son ouvrage sur les institutions liturgiques, il fut traité de novateur, d ultramontain et dp bien d’autres choses.Mais il répondit victorieusement aux critiques, plusieurs évêques adoptèrent la liturgie romaine, e! admirent que les changc-ments apportés touchaient des abus déjà réprimés sous Charlemagne, puis par le Concile de Trente.Mais ce n'était pas tout de convertir les eyéques, il fallait faire connaître et aimer la liturgie romaine a tous les chrétiens.Et dom Guéranger pu-tilia un ouvrage destiné aux fidèles.(.ctlc oeuvre était incomplète sans |a restauration du chant romain.Mais le désarroi était pins grand dans les tribunes des églises que dans le sanctuaire; une église se remplissait quand il y venait un orchestre.L’on chantait sur 1rs airs d'opéra nu tic svmpho-ines dont on avait seulement changé les tnots.La polémique s'engagea entre les musiciens et le débat n'est pas encore fini; !| n’ext même pas encore commencé dans les dioaêses où i'on ignore le motu proprio publié il v n eu 30 ans hier.Tâcha énorme Ce rhant romain qui n'existait pas plus à Rome qu'ailleurs, les Bénédictins de Solesmes ont pu je retracer d’une façon satisfaisante.L’atelifr où se fait ce travail csl une vaste bibliothèque d'ouvrages authentique* ou photographiés.La tâche énorme de déchiffrer tou» rela est commencée depuis 75 ans mais n’est pas encore terminée.L’édition vaticanc n'en a donné que les premier» résultats.M.Thibault dit qu'au Canada, DUPUIS Ouverts jusqu’à 10 heures samedi soir Ensembles pour jeunot gerçons (achetés séparément) Chandail .1.75 Tuque.35 Bas.95 SPECIAL, samedi, au complet.2 Le chandails, la tuque et les bas sont en gros tricot de laine par côtes et très extensible pour plus de confort, “Club Canadien”, marron, “Collège de Brébeuf” (cardinal rayé bleu et XP-, orange) “ L a- val” (bleu rayé rouge et blanc).Tailles 28 à ^4.f r à 8 h.15 samedi soir SPECIAL Combinaisons en coton ouaté Combinaisons de qualité supérieure, marquées à .98.Légèrement défraîchies ou imparfaites elles n'en sont pas moins confortables et durables.Manches et jambes longues.Tailles: 22 à 32 dans le lot.Spécial, sa- g|( medi, chacune >.59 Pu de comiuandea postales, c.o.d.ni t414phoniqnes s.v.p.Au rez-de-chaussée (De Montlgny) LE BON PERE NOEL Enfants,' plus que 24 jours avant Noël.Venet voir le Père Noël avant' qu'il s’en retourne vers le Pôle Nord, n vous donnera une bon bon- MJ* nière-souvenlr.Entrée .•**»# LA FEE DES ETOILES Elle a beaucoup d’influence sur le bon vieux Père Noël, dites-lui à cette bonne fée ce que vous désirez recevoir pour vos étrennes.EUe vous remettra une boîte-surprise.MJ* Entrée .•'**' Au royaume des jouets —• au troisième (centre) HORAIRE: Tous les sans interruption de 9 a.m.jusqu’à S h.30 p.m.samedi de 9 h.30 a.m.jusqo’à 9 h.30 p.m.PLateau 5151 9Ê.9ÊlfXlSlSfÊ3UÊÊÊÊÊÊtÊlttiÊKÊÊi^^immi,mÊmm,mmmm^,a^ Albert Dupujas priudmi M dbv etrmi Armand Depuis, us.-**.Commandez vos * cartes sans retard * Cartes de visite distinguées .0^(aJemsiselle^crmeimo (0ubuiM- J OSCP*M LABHECQUE Tout en étant du meilleur goût, les cartes gravées à notre atelier ne coûtent pas plus cher que les autres » OyCvcc §Cxcivn*g*A.¦ MAURICE DERY; Fb-RWAÏTD J.BïàOTTSaCEÀUf Plaque sur cuivre, depuis ' $^.25 JGâéom* KH «IRAlt R.DE «AIRT-VICTOR AXdPHOJ*r»E BJÈI^AJXOE« Impression gravée sur bristol, depuis *1” Liste de prix et spécimens sur demande.Le “Devoir”—Imprimerie 430, Notre-Dame Est, Montréal.Tél.HArbour 1241 Dieu merci, on n’a pa» trop tardé à suivre le* directives du Souverain Pontife.Le conférencier parle do l’affluence des pèlerfns à Sole*-ines, qui vont entendre le rhoeur de* moine* ou consulter la bibliothèque.Nous sommes assurés de ne jamais perdre le chant de Solcs-mes depuis que des enregistrements sur disques en ont été pris et que chacun peut entendre les moines de Solesmes chez soi.Mais cela n’empêchera pas le» pèlerins de continuer à sc rendre à Soles-mes, Deux pendaisons à Edmonton Edmonton.24 — (S.P.C.) — Kenneth et William McLean, père et fil», ont été pendus ce matin pour le meurtre de Walter Parsille, cultivateur de ManvUle, Alberta.Si vous voyages.térema-vm» ta StKVtCl OàJ VOYA-CIS.LI "DIVOI8”.•illata émt.pou.foui la* a*T* »“ tarif da* «ampagnia*; ptqwafcata.ckamin* da far.ait tab at Aatai hâtai*, atwraaaa* hagaga* at ^MMâ* âb Af*a— — —— — — QvvtTst sb*wRt*g“»ta *¦“ ata.Tdtaphaqa* H Acteur 1241* Bulletin météorologique ^ Toronto, 24 (S.P.C.) Hier, il a fait froid du Manitoba aux provinces maritimes et très doux en Alberta; il a neigé en Ontario e» dans l’ouest du Quebec.Vole! le temps qu’il fera probablement dans la Québec demain; bassins de l’Outaouais cl du haut St-Laurent: vent de l'ouest, froid( peut-être des tempêtes de neige; nord-ouest: vent du nord-ouest, beau et froid, plus Incertain; lac St-Jean: vent du nord-ouest.beau et froid; bassin du bas St-Laurent: vent de l’ouest, nuageux et froid; golfe et baie de.* Chaleur»; neige, puis beau et froid; rive nord: neig«.Voici la température maximum d’hier et la température minimum de la nuit dernière dan* les priori, pales vâ*lcs du pays: Victoria, 64, 46; f’.algary, 54, .Kl; tVinnhieg, 26, 10; Toronto, 28.22: Ottawa.18, 2; Montréal.20, 14; Québec, 22.10; Saint-Jean (N.-B.).80.22; Halifax, 38.26.
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