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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1915-03-23, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 68 MONTREAL, MARDI 23 MARS, 191;.ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.81.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR DEUX SOUS LE NUMERO 1 •A Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES SANS = TRAVAIL Le problème de L’heure.- Quelques projets EJ.- On nous pardonnera de retenir sur le sujet : il s'impose avec une douloureuse actualité et l’dn aurait beau faire silence alentour qu’on ne le supprimerait point pour cela.Il vaut mieux envisager carrément la situation et tâcher d’y parer.Nous avons félicité la ville du concours qu’elle donne aux sociétés de charité et celles-ci de leur oeuvre admirable.On ne saurait trop louer le zèle et le dévouement avec lesquels la Saint-Vincent de Paul, par exemple, s’efforce de soulager les misères et de panser les plaies.C’est un travail qu’il fallait faire, et tout de suite.Mais les soupes gratuites et les secours à domicile ne sont point une solution permanente.Il faut trouver autre chose et fournir du travail à tous ceux qui (peuvent travailler.Peut-on espérer que la saison prochaine apportera de l'ouvrage à tous les sans-travail '?Peut-on espérer que l’hiver ne nous remettra pas en face d’une situation aussi grave, sinon plus grave que celle d’aujourd’hui ?Peu de gens oseront donner une réponse satisfaisante à ces questions, si la guerre surtout doit se prolonger.Mais, même si la guerre se terminait plus tôt qu'on ne le croit généralement, nous resterions en face de la cause fondamentale de la crise actuelle : le déséquilibre entre la population des villes et celle des campagnes, qui, en diminuant la proportion des producteurs alors qu'elle augmentait celle des consommateurs, a rendu la vie si chère.L’effet de celte cause a simplement été aggravé par la guerre, qui a brusquement jeté sur le pavé un certain nombre de consommateurs ; mais il subsistera la guerre terminée.Et Je remède qui semble s’imposer à tous, c’est le retour à la terre d’une partie de la population des villes.Il aurait le triple avantage de diminuer le chrflfre des consommateurs urbains, d’augmenter celui des producteurs agricoles et d’abaisser la proportion des sans-travail.* w * Si le mal est évident, le remède le parait également.L’application suscitera, cela va de soi, des difficultés.Est-ce suffisant pour ne point tenter une oeuvre que commande l’intérêt de tous ‘1 Nous ne prétendons pas apporter des solutions infaillibles ou complètes.Nous nous contentons de suggérer celles que recommandent l’expérience ou la sagesse des autres et qui ont le mérite, semble-t-il, de ne pas dépasser les bornes de la réalité possible.Nous montrions l’autre jour le parti que l’on pourrait tirer comme on l’a fait à Regina et comme l’un des hauts fonctionnaires du ministère fédéral de l’Agriculture.M.James, le recommande à toutes les grandes villes — de l’utilisation des lots arrachés à l’agriculture par la spéculation sur l’immeuble et qui resteront longtemps encore vacants.Cela permettrait déjà de fournir de l’emploi, à la porte de leurs demeures, à un certain nombre de sans-travail et même, ajoutait M.James, d’utiliser, sous direction convenable, des hommes qui ont peu de connaissances agricoles.Nous rappelions en même temps le projet de fondation d'un bureau de placement agricole, lancé par M.Brisson, et qui permettrait de renvoyer à la campagne des gens qui ont de l’expérience et que la vie des villes n’enchante plus.Dans une assez longue lettre au Devoir, M.S.-iM.Barré a développé à ce propos tout un programme d’action.(Voir le Devoir du 1 et 27 février.Przanysz, pris par les Russes, repris par les Allemands, resta finalement aux mains des Russes.Le 28, les Allemands étaient en pleine retraite.La troisième attaque allemande sur Varsovie avait échoué comme les précédentes.La chute de Przemysl SILLET DU SOIR.! LETTRE D’OTTAWA POURQUOI ?Le Nationaliste, je crois, Tautre dimanche, s’étonnait de constater que de tous les orateurs et journalistes qui ont poussé et poussent encore les autres à l’enrôlement, pas un n'a songé à donner son nom au sergent recruteur.Le Nationaliste s’en étonnait et sa perspicacité, pourtant bien établie par des découvertes assez retentissantes, ne pouvait soupçonner les raisons profondes de ces abstentions.Il faudra donc que le billettiste du Devoir vienne lui apprendre ce qu’il a lui-même découvert à la salle de rédaction du grand journal le plus farouchement indépendant de notre ville, et que le Tout-Montréal patartriotique connaît déjà.Ils étaient donc là, dans cette salle, plusieurs qui causaient de la guerre, quand l'un d’eux demanda à la forte-tête, de l’établissement: “Dis-donc, vieux, tu écris des articles épatants sur Venrôlement, mais ton nom n’apparaît toujours pas sur la liste des engagés du régiment Canadien-Français.Est-cc que tu attendrais pour te battre et sauver nos deux mères-patries que les Allemands aient attaqué le Canada?” La question eut été embarrassante pour tout autre, mais celui-là, on ne le robillarde pas facilement, aussi eût-il une de ces réponses qui vous clouent le bec d’un interlocuteur indiscret.— Non, dit-il, je ne m'engage [his: même si le Canada était envahi par les hordes féroces du Kaiser, je ne me battrais pas, dût ma petite patrie être anéantie.” —“Mais enfin pourquoi?” —“.le me réserverais pour la REVANCHE, quarante - quatre nus plus tard!.D.LA CHAMBRE ETUDIE LE BUDGET Ottawa, 22.— La Chambre s’est occupée toute la journée de voter de l’argent à Sa Majesté, selon ta solennelle phraséologie parlementaire.On a étudié, pour la forme, tout l’après-midi, le üudget du ministère du Commerce.Nous disons: pour la forme, car avec un ministre expérimenté comme M.Foster, la discussion n’est jamais longue et les renseignements les plus variés arrivent avec une aisance et une précision qui désarment toutes les critiques.Il y avait peu de députés à leur siège cet après-midi.Quelques-uns n’étaient pas encore rentrés en ville, et d’autres sans doute ne s’étalent pas cru obligés d’assister à la monotone énumération des sommes demandées par M.Foster pour promouvoir les intérêts du commerce canadien.Préli mmaires Ainsi, pendant les six mois et demi qu’a dures le siège de Przemysl, bien des événements se sont déroulés: les deux armées en présence sur le front oriental ont tour à tour avancé et reculé; mais le champ de bataille n’a guère changé d’aspect.C’est encore la plaine polonaise et le glacis septentrional des Carpathes où s’étend la Galicie que foulent tes légions de la Germanie et celles de ta grande nation slave.La chute de Przemysl va modifier sensiblement la situation.La place est militairement aussi importante qu’Anvers, bien que cette petite localité de 15,000 âmes adossée aux Carpathes soit bien moins connue que le grand fort de l’Escaut.Elle est la clé des plus importantes voies de communication avec la Hongrie et sa possession permet aux Russes de contrôler jusqu’à Cracovie la grande ligne Tarnopol-Léopol, puisque Tarnow est déjà entre leurs mains.Ils tiennent en outre plusieurs cols des Carpathes et la résistance de l’armée austro-hongroise se trouve considérablement affaiblie.Toutefois les Moscovites n’en auront pas fini avec cet adversaire tant qu’ils n’auront pas enlevé Cracovie.L’attaque de cette place est imminente et sa chute ouvrira aux Russes la porte de la Silésie, communication naturelle entre in Russie méridionale et l’Europe centrale.C’est la grande voie des invasions venant d’Asie.L’Italie et l’Autriche LE CANADA PENDANT LA GUERRE La Chambre poursuit, d .ns ses commissions, les enquêtes qu’elle a commencées sur différents achats du ministère de la Milice, depuis le début des hostilités.Hors cela, il n’y a guère de nouveau à signaler dans les dépêches.Un journal annonçait Fier que les taxes de guerre nouvelles seraient percevables à compter du 15 avril, mais le télégraphe reste muet à ce propos.plus 1 Uu joli profit r L'heure semble de plus en prochaine où l’Italie entrera dans !e conflit européen.Les Italiens paraissent en avoir assez des négociations stériles avec l’Allemagne et l’Autriche, qui leur laissent entrevoir des concessions territoriales à réaliser après la guerre.Ils s'aperçoivent qu’on veut les duper et que les négociations n’ont d’autre but lue donner à l’Autriche le temps fortifier ses frontières.En outre, la tentative faite par l’Allemagne pour exploiter les divergences d’opinion qui se manifestent dans les milieux parlementaires de Rome, en envoyant le socialiste Sude-kum et le catholique Erzberger y faire de la propagande dans deux camps opposés, n’a eu d'autre effet que de froisser plus vivement encore les susceptibilités.Les dépêches annoncent que les transports entre l’Italie et l’Allemagne par la Suisse sont suspendus, ainsi que les communications par eau avec la Dalmatie.La flotte italienne bloquerait le littoral autrichien de l’Adriatique pour empêcher le ravitaillement de l’Empire.Il n’est pas douteux que ces mesures.si les nouvelles sont vraies, ne finissent bientôt par mettre le feu aux poudres.Uldéric TREMBLAY.L’AFFAJRE HORN Portland, Maine, 23.— .VI.John Merrfl, procureur de district des Etats-Unis a présenté aujourd'hui une requête demandant le transfert de Horn à Boston, pour qu’il réponde dans cette ville, à l'accusation d’avoir opéré illégalement le transport d'explosifs, dans le but de faire sauter le pont de Vance-boro.Le tribunal considérera cette requête jeudi.L’avocat de Horn en demandera le rejet en alléguant «jue le délit de son client tombe plutôt sous le coup de la loi internationale que sous celui de la loi fédérale.On se rappelle qu’il y a quelque temps, à la suile de la publication d’une correspondance échangée entre le contrôleur-général des comptes, au ministère des Finances, à Ottawa, et Vf.Garland, un député ministériel de la région d’Ottawa, celui-ci demanda une enquèle sur le sujet dé-battu.Il s’agissait d’une importante commande donnée par le ministère de la Milice, pour pansements d’urgence, à l’agent d’une maison américaine, qui se trouvait en même temps à l’emploi de M.Garland.L’cnqqète, commencée ces jours-ci, démontre, d’après la déposition même de l’agent PowèM, que sur une vente de fournitures au montant de $40.000.il a réalisé un bénéfice net de $9,000.Les pansements d’urgence, fournis par lui, au ministère de la Milice sont fabriqués à Chicago.Le témoin Powell nie avoir distrait de ses bénéfices quelque somme que ce soit au profit de qui que ce soit et dit qu’il en est le seul propriétaire.Sa déposition parait être très; catégorique sur ce point, que M.Garland, le député mis en cause, n’aurait pas été pécuniairement intéressé dans l’affaire.D’autres témoins doivent être entendus.11 reste de tout cela, jusqu’ici.(pic le ministère, au cours de scs achats, paie des sommes considérables, à titre de bénéfices, à des gens «pii s’entremettent entre lui et les fabricants.S’il eût achète directement de la maison de Chicago, il est probable qu’il ne lui aurait pas payé une si forte proportion de profits.Un témoin intéressé, de la maison Bauer et Black, dit que tous l«*s autres gouvernements traitent directement avec elle.Les bottes La mort héroïque du colonel Far- «léputé de Maskinongé a fait la thèse que la production des colonies était aussi importante si non plus importante que leur contribution en hommes.Il n lu In “ Westminster Gazette ”, la “ Prcs.se ", le “ Devoir ”, même une publication officielle du gouvernement.L'on rite de lui 1rs passages qui justifient bien la porter de ses remarques que l’on n'a pas d’objection à mettre en relief, mais l'on omet avec soin ce qui nuance différemment son attitude.SI M.Beliemare n’a pas voulu donner un bon conseil au parlement et au gouvernement, qu’esl-cç qu’il .1 voulu dire lorsqu’il a ajouté ce commentaire très slgnlfleatlf à un extrait rie " F Agricultural War Book " (Hansard des Communes, 1915, colonne 858) : "Je tiens à souligner ici tout par- I ticulièrement ces paroles de l'honorable ministre: “La Grande-Bretagne a besoin d’autre chose que des hommes, dit-il, elle doit avoir de la nourriture cette année, et de la nourriture l’année prochaine, etc.En effet, ces paroles remarquables confirment mon opinion que nous devrions, même si c’est nécessaire, envoyer moins d’hommes en guerre, et dépenser un peu /dus pour les fins agricoles, car après tout, le nerf de la guerre en ce moment, n’est pas i'argenl comme on le pré-lend généralement, mais bien le blé et les autres produits alimentaires.” Et que voulait-il dire encore lorsque, répondant d’avance à une objection possible, il soutenait que le paragraphe I) des résolutions demandant un crédit de cent millions, autorisait le gouvernement à affecter une partie de ces deniers à autre chose qu'à l’envoi de nouveaux contingents?Evidemment, M.Beliemare ne parlait pas ainsi sans savoir que plus l’on affecterait de cet argent à l’agriculture, moins il en resterait pour l’envoi de nouveaux soldais.Il nous semble donc que le depu-lé de Maskinongé a été très bien compris.Et nous nous expliquons mu) pourquoi l'on tient à atténuer sa pensée.M.Beliemare ne doit pas avoir peur de ses opinions.Du reste, le péché de la dire toute entière est beaucoup moins grave aujourd’hui qu'il y a quelques mois.On ne met pas longtemps l’oreille aux portes «le ce temps-ci sans apprendre que les plus chauds partisans des premiers expéditions de troupes en sont arrivés à la conclusion que le Canada a fait largement sa part.Le poids «lu fardeau actuel et la perspective des obligations à venir font réfléchir,.J.D.LA COMPTABILITE AGRICOLE II L'extrême importance du contrôle mathématique des opérations de la ferme s’impose tellement aux yeux de ceux «jui s’occupent des questions agricoles, qu’on ne saurait trop insister sur ce sujet.En effet, tant que cette idée ne sera pas bien comprise et mise en pratique, nous aurons la certitude de parler dans le désert, et de voir crouler nos plus solides échafaudages de raisonnements et de faits devant l’inertie et la défiance proverbiales, (quoique justifiées dans certains cas,) des populations rurales.Autant vaudra alors adopter la devise de ce bon vieux curé, qui, après des efforts consciencieux et répétés en vue d’un rajeunissement social et économique, le tout couronné d’un pitoyable fiasco, avait fini par s’habituer à l'échec et avait écrit en gros caractères au-dessus de la porte de son cabinet de travail : “Dans cent ans.ce sera toujours la même chose”! Je ne crois pas cependant qu’il faille s'inspirer de cette conclusion pessimiste, — un optimisme averti, fait de sourire et de ténacité étant, somme toute, une excellente arme pour toutes les luttes.Voyons donc une autre objection maintes fois posée; “Un cultivateur qui connaît son affaire sait toujours à peu près où il en est.” Concédons qu’il y a toujours moyen d’apprécier une chose “à peu près” si l'on y met une marge voulue; témoin, Galinn, «pii disait qu'un de ses amis était âgé de 30 à 50 ansl De même, beaucoup de gens peuvent toujours connaître l'état do leurs affaires, s’ils s’en tiennent à des généralités.Mais cette politique de l’"à peu près” conduit souvent à des constatations assez déconcertantes; Il arrive quelquefois que les finances se ressentent de ce laisser-aller, et que finalement l'on se trouve non pas "à peu près”, mais tout à fait dans les “patates", comme on dit.Un cultivateur soigneux et intelligent préfère la précision et tient rigoureusement compte de tout ce qui se passe chez lui.Vend-il un animal, un produit quelconque «le sa ferme, il sait “au juste” ce que sa marchandise lui coûte d’argent, d’efforts, et, de plus, ce qu’elle enlève à son capital sous toutes les formes.Achète-t-il un engrais, un aliment, un animal, U cherche à établir le bénéfice net qu’il en retire.11 étudie chaque problème avec autant de minutie et d’attention que le courtier qui jongle avec les cotes et oriente en conséquence la marche, de scs affaires.Armant! LETOURNEAU. ! j.fc uni v (J11C, mulMTKÜtALa, MAKDI, 23 MAICS 1915 VOL.VI.— No 68 * L’ENQUETE DU BAIN ACCUSATEURS VILIPENDES La commission échevinale déclare difficile d’admettre que MM.Poissant et Langlois n’aient été mus que par 1 intérêt public dans leur dénonciation.— Violent discours de 1 échevin Ménard.—Réclame et animosité Ça u‘a pas manqué.Les deux coupables dans l’enquête sur l’achat de la propriété Courviile sonl le docteur Poissant, qui a dénoncé l’affaire au journal VAutorité et a fait écrire l’article si cuisant pour le appeil qu’on lui a dit qu’il y avait -'i'7,00il là-dedans pour les é( hevins.M.Maille! a juré qu’il ne savait pas quelle était la personne qui lui avait téléphoné, mais il a déclaré avoir des doutes sur son identité et il a refusé conseil, et M.Rodrigue Langlois, qui; péremptoirement de dire sur qui ses a donne au maire un affidavit su- doutes se portaient lequel était basée l’enquête échevi- M.R.Langlois, dans son térnoi-na.e.Heureusement qu aux veux j gnage, dit qu’il savait qu’il n’v avait ce tous les honnêtes gens, sinon ; aux yeux du conseil, MM.Langlois I et Poissant ne restent coupables i j^,.que d'une chose : avoir empêché: icvins et que les jetait dans le pu- une transaction dans laquelle la ville payait $34,800 une propriété qui aurait pu être achetée $20,000, cl peut-être moins, une semaine avait, et pour laquelle il existait une préemption à ce chiffre en bonne et due forme.C’est en substance ce que M.L A.Lapointe, l’un des commissaires enquêteurs, a déclaré aux journaliste».M.l’échevin Ménard, en commentant le rapport dont on trouve le résumé plus bas, a vertement pris à partie les deux hommes qui ont çm-pêché cette transaction.Pour lui, M.laissant, est un ancien échevin à qui le docteur Dubeau a fait mor-di"¦ la poussière el qui n'avait d’autre but en faisant rater l’affaire que - p.m.REDUCTIONS SPECIALES A NOS AUTRES MAGASINS.Limitée 533 rue Sainte-Catherine Est.1827 rue Sainte-CatRerine Est.Notre magasin de gros : 86 rue Saint-Pierre, ouvert jusqu’à 6 p.m.Inauguration du Nouveau Salon de Modes “L’Advienne” Durant la semaine du 22 Mars courant.Une invitation spéciale est faite aux dames recherchant des chapeaux fin de siècle, et d’après les plus récents modèles de Paris et New-York.Nos dessins du printemps et particulièrement pour Pâques sont ce qu’il y a de plus chic.No 161, rue Saint-Denis, Prè*de rL“vaîr,ité Montréal.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College.62D Boulevard St-Laurent.Montréal.AGENTS DEMANDES Partout pour vendre les articles suivants: Affiletirs couteaux et oiseaux, échantillon.25c, Razoir de sù-lete, échantillon, 25c et nos Pinces combinées, échantillon, 10c.100% de profit à faire.Sliding Casters Co., Boite po.staIe^2692, Montréal.COMPTABLE On demande un comptable de plusieurs années d’expérience pour prendre charge d’un grand bureau.Inutile d’écrire, si on ne possède pas l’expérience voulue.Répondre par lettre à J.N.C.Boîte postale /oU, mentionnant l’expérience ac-quisc et le salaire demandé.22—2 JARDINIER On demande un jardinier habitant «ans le quartier Mont-Royal (Cô'e de:.Neiges), pour cultiver un terrain situé dans son quartier, d’une superficie de 125 000 pieds carrés.S adresser par lettre à J.N.C., Boite Postale 750, Montréal.JARDINIERS On a besoin de bons jardiniers, connaissant à fond leur métier.Position d’avenir et logement assure.Références exigées.Ecrire à Eugène Roy, Iberville, Què.EMPLOI DEMANDE 4M11 .uitttiiiii -ItitMllâtlnniMMittiii PROFESSIONNEILE-S |« 4b .'t! ¦ouuainnpmnwmn.- HMitauHmiuiMii untM MMlNtMiiMMMji AVOCATS BOL’RBONNIERE, F.J., C.R., avocat, 72 Est rue Notre-Dame.Tél.Bell.Main 2679.DESCLAUX DEVANT LA COUR MARTIALE LE PROCES DE L’ANCIEN CHEF DE CABINET DE CAILLAUX S’EST OUVERT HIER.Paris, 23.— Le procès de François Desclaux, accusé de vol d’approvisionnements militaires, s’est ouvert devant une cour martiale, hier midi.Mme Becthoff, femme d'un Allemand et modiste renommée, a aussi comparu sous Taccusation de recel des approvisionnements volés par Desclaux en janvier.Ce dernier était chef de cabinet sous Caillaux.Les soldats Verges et Dupuy, accusés de complicité dans le vol, comparaissaient aussi hier.La salle d’audience élait bondée de curieux.Desclaux était défendu par Me Démangé, conseil de Dreyfus, et Mme Bec.hoff, par Me Charles Philippe.Les avocats de Verges et de Dupuy ont prétendu que Desclaux devrait comparaître en costume de colonel et non comme simple soldat afin que ses chevrons puissent lui être enlevés.Dans un coin de tonne de munitions sionMoments d’armée pièces de conviction.La couronne tint pas compte des objections des avocats dos soldats Verges el Dupuy qui furent interrogés.Ils disent avoir agi sur les ordres de Desclaux dans l’envoi des provisions à Paris.Mme Bcehoff déclara qu’elle ignorait la provenance des provisions envoyées par Desclaux et qu’elle se proposait de les utiliser dans un hôpital qu’elle devait fonder.Le procureur du gouvernement produisit des lettres de Mme Bc-ehoff à Desclaux où elle le remerciait pour les provisions utilisées dans un diner donné à des amis.Le colonel Desclaux nia plusieurs des chefs d'accusation contre lui.Il 11c mange pas de viande et n’a pas envoyé son ordonnance quérir ses rations de viande qui ont été envoyées à ses amis par erreur.Le témoin n’a rien dit quand le président lui rappela qu'il avait perçu 5 francs 50 par jour de ses rations et qu’il accepté scs rations.PREDICANT HUE DANS UN TEMPLE POUR AVOIR DECLARE QUE GEORGES V, TOUT COMME LE KAISER, AVAIT VOULU LA GUERRE, UN MINISTRE PROTESTANT SOULEVE UNE TEMPETE DE PROTESTATIONS.POSITION DEMANDEE Deux dames d’un certain âge, les deux soeurs, ne voulant pas se séparer, désirent place comme ménagère dans un presbytère de campagne.pouvant donner les meilleures references.S’adresser No 52 Dorchester ouest.À LOUER la salle, une et d’approvi-servaient de en paiement avait de plus DU TRAVAIL AUX CHOMEURS LTTALIK FAIT TOUT EN SON i POSSIBLE POUR LEUR EN PRO- ’ CURER.DECLARE LE PREMIER MINISTRE S A LA N DBA, DEMENTANT LES ALLEGATIONS DES | SOCIALISTES.t Spécial nu ‘‘Devoir”) Rome, via Paris, 23 Avant que 1 la Chambre ajournât hier ses sèan-, ces au 12 mai, le premier ministre j Salamira a déclaré que le gouvernement n'entendait pas gérer les affaires du pays dans le parlement, j mais qu’une vacance s'imposait, afin de permelîre au cabinet de concentrer sou attention sur les | pressants problèmes nationaux et internationaux.Contrairement aux allégations j des députés socialistes, a déclaré le I premier ministre, le pays n’est pas a court de vivres.Il souffre des in-, convénients de la guerre, mais le ! gouvernement fuit tout en son pou-] voir pour fournir du travail aux ! chômeur», -•- - ¦ L’ITALIE SE PROTEGE CONTRE LES ESPIONS “L’homme et la femme mariés forment un attelage; mais si aucun des deux ne veut être conduit, si tous les deux Veulent conduire, cet attelage ne peut ma -cher”, s’écriait, hier soir, le révérend Clinton Howard, au temple méthodiste Saint James.“Regai’ dez en Europe, disait-il; qu’est-ce qui a causé ’a guerre?L’empereur d'Allemagne croit qu’il est de son devoir de conduire le monde; le tsar de Russie croit la même chose et aussi le roi George d’Angleterre.” Le prédicateur n’eut pas le temps de finir sa phrase que des assistants indignés faisaient entendre leurs protestations.“Non! non! criait-on des quatre coins de la salle.” “C’est absolument ça”, répliquait-on d'ailleurs.L’un des assistants, M.Edmund T.Sayers, s’écria d’une voix de stentor: “Je ne resterai pas ainsi impassible, moi, un sujet britannique, à écouter un Yankee qui a Timperlinence de dire (pie c’est le roi George qui a commencé la guerre.Vous dites qu’ils voulaient tous conduire et je vous dis qu’ils ne le voulaient pas tous.Il n’y a qu’un homme qui voulait conduire." Le reste se perdit dans les applaudissements; tout le monde avait deviné qu’il allait nommer le Kaiser Guillaume.Quand l'assistance se fut calmée, le révérend protesta de sa loyauté à l’Empire et à l’Union Jack, lequel, assure-t-il, flottera avant un mois sur tous les minarets de Constantinople.Les applaudissements crépitent à cet acte de foi patriotique.cl redoublent lorsque l’orateur ajoute: “Le pire meurtrier qui ait Infesté les grands-chemins du monde, c’est l’Allemagne militante, représentée par le Kaiser.” “Pourquoi Dieu a-t-il créé In femme?” lance un plaisant.C’est le sujet du sermon du prédicateur.“Il a créé la femme, répond ce dernier, pour pppi’êiRjrc à UnOnune à retenir sa 1 angpc Le révérend Howard n terminé sa harangue en déclarant que si un pays avait le droit dç ,conduire le monde (¦’était l’Angleterre, représentée par le roi Gcnfgpr V.A’Lo, monde doit être conduit prince de la Paix”, dit-il.COURRIER DE LE PAS cr>4 Amer.Loco 54 Am.Sm.A F 60 66 %' Pennsylva.K)5%' 105^ Amrr.Suga People.Gas r.'Oji Anaco.Mg At.Y.8c S.F 96% Wk Reading.14.3jÜi .vi; Belt.& Olii (»7 68 “ p- Bath.Steel.78 70 South,Par.W; Bro.Ra.f.87 S7>„ South.Rail iréili Can.Pacifi.159 IfiHi “ Pr.40^N 40^ Cen.I.cath.34% 53 ! 5:ji.Ches & Ohi CI1.M.& SP 42 LL 88 l;j fwin City.Unio.Pao.t2Ôn IZthû î 25 \'f *27 U.S.St.Coi 45V?Con.Ga* *• Pr.lOfiJj 105 8 Del.& Hud Utah Cop.Deti.A R.G.Vir.Chenu ‘ ft K .G.pl Drt.Un.Ry W't’h.Elec Erie.Coin.33% Or.N .pr.ut» ; 117 M Pr.Illin.01 nti ti terCeetr.l-’v, 12 n ” -Mpr ('.Ol, ar.Leh.Valley I87L !38'!v J.ou.% Nas -Mi.s.p.ftsi ni% ir2?4 m.k.» ri.M.&Pvcififi .JU-i ns — Cafe Mousneau, Limitée.Avis est donné au publie que, en vertu de U loi des compagnies de Québec il a etc accorde par le Lieutenaut-liouvei neur de la province de Québec, des lettres patentes eii om-aiw, "iVl ,915- constituant en cnr-poiatlon MM.Alphonse Mousseau, lidteiier • Ldmond Brassard, Alfred Forest, et Vrthuï-Lalondr, avocats -, Uodfrot Coffin, étudiant lés buts suivants Va ^ ^ Müntréal’ Exercer en généra! el dans toutes sus branches, le commerce d’hôteliers, cafetiers et de restaurateurs, conformément aux dispositions de la loi des licences de Québec, 'î r1?.*out,es au*res «Maires qui peuvent être laites et sc rapportant à ce commerce de marchands, négociants de liqueurs en gros et en détail ; Acquérir par achat, échange, bail ou autrement de toute personne, société, compagnie comme un commerce en opération ou autrement, tout commerce d’hôtel ou de restaurant avec ou sans les terrains et les bâtisses servant ou destinés à leurs exploita-turns et leurs installations, meubles er autres biens en général, et les payer en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Acheter ou autrement acquérir et posséder par bail ou autrement, tout hotel, oal'é ou restaurant, toute propriété immobilière et mobilière qui peuvent être nécessaires aux objets pour lesquels cette compagnie est incorporée, et payer telle acquisition ou détention en argent ou en obligations ou en actions acquittées de la compagnie ; Vendre, échanger, louer toutes ou aucune de ces propriétés mobilières ou immobilières, en disposer ou en faire le commerce autrement.et emprunter de l’argent sur la garantie d’icelles ; Construire, maintenir et exploiter sur tout terrain acquis ou détenus par la compagnie, des hôtels, cafés, restaurants et toutes autres bâtisses qui peureut être necessaires pour ia mise en exploitation des susdites entreprises ; Acheter, acquérir, posséder el vendre, céder et transporter des actions, debentures et autres valeurs de toute autre compagnie ou corporation engagées dans le commerce que cette compagnie rst autorisée à exercer ou faisant des affaires pouvant être conduites pour le bénéfice de cette compagnie, sous te nom de “Café Mousseau, Limitée’’, avec un capital social de vingt mille piastres iS^O.OIlO.OOl.divisé en deux rent (200! actions de cent piastres ($100.00) chacune.La •principale place d’affaires de la corporation sera dans la cité de Montréal.Dale du bureau du secrétaire de la province, ce onzième jour de mars 191ü.C.T.SIMARD, 1081 12-2 Sous-secrétairc de la province.LEBLANC.BROSSARD, FOREST ET LA-I.OXDE.SALLE WINDSOR.VEND.26 MARS.8.3» CASALS ARCHAMBAULT LINDSAY LTEE $1.00 à $2.50.Dir.: C.-O.Lamontagne.La Compagnie Bonin & Frère.Limitée.Avis est donné au public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le Lieutenant-Cou ver neur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du douze mars, 1915, constituant en corporation MM.Théodore Bonin, marchand de merceries ; Oscar Bonin, .1.Wilfrid Cler-mont, Jlesphoup Michon, S.l-furvé Tanguay, comis, tous dp la cité de Montréal, dans les buts suivants : De faire le commerce en gros et en dé~ a.bbu-cerie pour homme, “haberdasher , de manufacturer, d’importer et «1 exporter, d’acheter et de vendre toutes marchandises se rapportant à ce commerce ou à tout autre commerce se rattachant à ce genre d'affaires, te! que articles de toî-iPtte, chapeaux, habits et chaussures, et que ia Alite compagnie pourra dans la suite estimer avantageux d’exploiter : /’t d’exploiter sous le nom de "La Lie oKnin & Frère Limitée”, les maga-s,ns de merceries se trouvant aux Nos 061) et 1819 de lu rue Sainte-Catherine Est.à Montreal, actuellement exploités par le dit .Theodore Bonin, avec tous ses accessoires, tonds de commerce, fixtures, stock, achalandage et généralement toutes ses dettes, créances, droits et prétentions et de payer pour telle acquisition, en argent, en bons ou billets, en debentures ou parts acquittées de.la dite compagnie ; D’aequerir et posséder, par achat, échange, bail (in autrement, de tout individu, raison sociale ou compagnie, tout magasin faisant le même commerce, avec ou sans le terrain et les bâtisses servant à son exploitation et «le payer pour telle acquisition, en argent comptant, en bons, billets, débemu-res ou parts acquittées de la dite compagnie ; D’acquérir et posséder par achat, échan-bail ou autrement toute propriété im- gT AVIS LEGAUX nombreuses années ït la tète de «rands moulins de papier situés à J-oret.e et qui furent incendiés en 1900.il était le père de MM.Ernest et Allan Ueid et de Mme J.S.Scott, de Montréal.Aime/.-vous les nouvelles poli-tiques et municipales?Lise/ le NATIONALISTE.BOURSE DE MONTREAL lg;s transactions de Montréal ont, ce matin, actions ci-dessous : 5 Cedars R .8 Toronto Ry.16 Gan.Steamship.5 Téléphone Bell.8 “ u .3 Can.Cottons (priv.ï.Banques : 2 B.des Marchands.5 B.(le Québec.Obligations : $400 Cedars R.86 LES GRAINS A CHICAGO fournis par and Cowans ('.ours la maison M.d’ouverture à .152 .120% Fours II.30 a.im.150 % 120 .FEMMES DANS L’INDUSTRIE ET LE COMMERCE Rome.23.—On prend des mesures en Italie, pour substituer tics femmes aux hommes dans l’industrie t dans le commerce, au cas où une mobilisation complète s’effectuerait.On propose que les femmes louchent le même salaire (pic i,,s hommes pourvu ou une partie en soit remise aux familles dont le chef sera - i-J’ole.I.e projet comporte aussi que les ouvrières céderont leurs phc-c aux reformés.Cours Dougall i Blé - Mai.I .luillct.Mat -s Mai.72% 72% Juillet.75% ”5% Avoine — Mai.>8 • - ,ï,X % Juillet.53% 54% EXPEDITIONS DE MINERAI Nous donnons ri-après la lisle officielle des expéditions de inlnenl îi ,E pouces.Duck, fini cachemire de 28 pouces.('répons imprimés de 27 pouces.Mousseline quadrillée de 27 pouces.indiennes ou percales de 31 pouces.C.hambray unis de 30 pouces.Mulle blanche de 10 pouces.Crêpe à kimonos blanc pur de 27 pouces.Ripplette rayée de 28 pouces .—Au premier étage, k gauche en avant.Produits Pharmaceutiques et Articles pour la Toilette Savon de Castille, barre de 1 livre, de .15, pour.09 Papier de toilette, rouleaux ou paquets de .07—5 pour.Sucre dé lait, boites de 1 livre, de .39 pour .Ammoniaque de ménage, bouteilles de .10,-3 pour.Désinfectant Lysol, de .50, pour., , .Poudre dentifrice Sozodont de .25 pour .17 Eau de Floride de .25 pour .17 Abbey’s Sait, de 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Saint-Déni» * Saint-Vincent.—Service de :— 15 min.de 5.15 a.m.à 8.00 a.ni.8.00 a.m.à 4.00 p.m.4.00 p.m.à 7.00 p.m.7.00 p.m à 8.00 p.m.8.00 p.m.à 11.30 p.m.Henderson seulement 12.08 20 min.de 15 min.de 20 min.de 30 min.de Tramway pour a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de :— 15 min.de 5.45 a.m.à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.à.4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.à 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m.à 8.30 p.m, 30 min.de 8.30 p.m.à 11.35 p.m Tramway de Henderson à Saint-Denis, 12.21 a.m.j Tramway de Saint-Vincent à Saint-Denis, ! 1.10 a.m.| CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet—Ser-| vice de ï— I 20 min.de 5.20 a.m.à 40 min.de 8.40 p.m.à DE CARTIERVILLE.20 min.de 5.40 a.m.à 40 min.de 9.00 p.m.à 8.40 p.m.12.00 minuit Service de 9.00 p.m.12.20 a.m.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont; real.— Avis public est par Je présent donné que les soussignés ont accepté sous bénéfice d’inventaire la succession de feu Joseph Proulx en son vivant forgeron, de la cité et du district de Montréal.Montréal, 23 mars 1915.BEN J.BENOIT.Procureur d'Alexandre, Maurice Norbert Proulx, Dame Eléonore Proulx, épouse séparée de biens de Wilfrid Therrien, et Dame Eltnire Proulx et Joseph Varin.PROVINCE DE QUEBEC, district fie Montréal.Cour Supérieure, No 2228.PIERRE MAILLOUX, marchand, et EDMOND D.PO RC.HERON, comptable, de Montréal, en leur qualité de fiduciaires testamentaires des successions de PtKRR-NIÇOLAS MAILLOUX et de DAME JULIR-HORTENSR TRUDEL, demandeurs, vs \V.S.MURISON, des cité et district de Montréal, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.—- Montréal.20 mars 1915.•— T.Dénatie, dép.protonotnire.Tallinn, Bonin, Morin et Laruinéc, procureurs des demandeurs.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal Cour Supérieure, No 2112.Dame Polyxène Beaudry, de Montréal, demanderesse, vs Adolphe Roger, de Montréal, de-fendeur.Le premier jour d’avril 1915, à dix heures de Tuvant-midi.au domicile du dit défendeur, au No 49 rue Sainte-Elisabeth.en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit defendeur saisis en cetle cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.Edmond Buru-cher, H.C.S.Montréal, 23 mars 1915.p.n MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-Royal.—Service de 20 min.de 5.40 a.m.à 12.00 minuit.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de î-v.20 min.de 5.50 a.m.à 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min, 5.50 a.m., à 8.50 p.m.10 min. Saint-Francois-Xavier.Montréal.Résidence : St-Lonls 489S.CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent à prMrr ; achat de débentures.de propriétés, de balances de prix de vente».M ru* St-Jacque».Tel.Main 1M3*, ASSURANCES I ' TEL.MAIN 968 ttOBAŒJ LflBKQUE Ch.623 EdificeTransportation P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence : Saint-Louis 2707.hôte: ls Hôtel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS.Pré».Tré».P.A.SAMSON, Vice-Prés.-Sev.Le Rendez-von* de* Canadiens-Français.58-80 Place Jacques-Cartier.Montréal.FEUILLETON DU DEVOIR La lune rousse par CHAMPOL (Suite), Au bout de cinq minutes, grand-père ronronnait déjà dans son fau-l.'iiil, et grand'mèrc, pour é' ter une pareille défaillance, a proposé une partie de piquet; mais le valet d > pique a ramené le souvenir d'O-gier de la Varaudièrc.d’où l’évocation de la cour de Charles VI, et M.Marchand en a profité pour passer à la guerre de Cent ans.Cela promettait.Tant qu’on s’occuperait de ces vieilles querelles, la paix de la Sapinière ne serait plus menacée.J’ai eu un bon moment de répit.Dans le salon bien chaud, les volets clos et les lampes allumées, on pou- vait oublier la neige et le froid au dehors, comme dans les navires on doit oublier parfois qu’on est sur l’eau et à ta merci des tempêtes : une sensation articielle, mais qui ne manque pas de charme.Aussi avons-nous tressauté tous les quatre quand la sonnette de la porte d’entrée est venue interrompre le nasillement berceur de M.Marchand.Grand-père, qui, en sa qualité d’ancien magistrat, ne sc pioue pas de bravoure, a demandé tout ^mu: “Qui peut bien arriver par ce temps, à cette heure?” Tandis que grand-père se redressait, rêvant déjà d’attaques, d'émeutes d'anarchistes, et prête à fui- " ' une bette résistance ou au moins ¦ne digne fin.Vite j’ai couru voir ce qui en était, et, dans le vestibule, je me suis heurtée à une grosse masse noire et mouillée que nos deux vieux domestiques, leurs flambeaux i la main, contemplaient en gémis-sant : “Ah! monsieur Léon! monsieur Léon! dans quel état!” J’ai été méchante, lïn voyant ce pauvre Léon, avec sa bonne grosse igura toute rouge, ecs cheveux col's par l'eau sous son chapeau ansformé en éponge, et sa peau de biuue qui ruisselait, je suis d’abord partie d'un éclat de rire.Il a pris l'air choqué.“J’arrive à pied de Sanglier, m’i-t-il dit.Douze kilomètres dans la neige, où les chevaux ne veulent pas marcher!” Le fait est qu’il semblait à moitié congelé, et je me suis hâtée de l’entraîner au salon.11 résistait, “Grand’mère va me recevoir comme un chien crotté.” Cela n’a pas manqué.Grand’mère est de l’école romantique.Kilo ontend que les hommes fassent des proueses, mais sans défraîchir leur plastron ni déranger leur toupet, et Léon a dû se hâter de fournir son excuse.“Je suis venu vous annoncer la nouvelle.Valentino vient de me donner une petite nièce.” On a dit: “Ah!” et grand’mère a demandé pour la forme: “Valentine va bien?—A merveille.—Et l’enfant?—Superbe! Grande, grosse, grasse! des mollets, des joues!.une vraie .lupin!” Grand’mère a fait une légère grimace; mais l’enthousiasme de Léon n’a pas fléchi.“File est si forte que, malgré le froid, on va pouvoir la baptiser tout de suite.” Moi qui parle trop vile toujours, je n’ai pu m’empêcher de crier: “Ah! tant mieux! —Tu es pressée d’être marraine?a dit Léon.—Non, mais je suis pressée de partir.” J’avais parlé trop vite encore, toujours! Grand-père, hostile à nos projets, n’a pas paru content.Par bonheur, M.Marchand et l’histoire sont intervenus à propos.pour une fois! “C’est !e 19 février, a-t-il dit tout à coup en assujettissant ses lunettes, comme lorsqu'il prépare une colle.Qu'est-cc que cela vous rappelle?” Il nous fixait tous sévèrement, et personne n’ayant su répondre: "Voyons, a-t-il repris, la naissance de Jeanne Hachette! Elle naquit le 19 février 1452 à Beauvais, de parents pauvres mais honnêtes.Cette enfant sera née le même jour que Jeanne Hachette.—Sapristi! s’est exclamé grand-père, pourvu qu’elle ne lui ressemble pas! —Plût à Dieu qu’elle lui ressemblât t a rétorqué grand’mère.Une héroïne dans une famille.quelle gloire 1 -Qui, mais quelle gêne! a fait observer bon papa.L'héroësm •, c’est très beau, surtout pour te public.De près, on doit s'en lasser.Me voyez-vous avec Judith ou Charlotte Corday dans mes entournures?" Grand’mère a eu un sourire dédaigneux: “Je ne vous vois pas du tout ainsi, monsieur .lupin.Tranquillisez-! vous, un excès d’héroïsme n’est pas I à redouter chez votre descendante, j —Elle pourrait tenir de vous, grand’mère,” a suggéré Léon, que je n’aurais pas cru si intrigant.Du coup, grand’mère lui a pardonné le triste état de son costume.Elle lui a même offert une tasse de the, et, pendant que je le servais, on a cessé de tirer l’horoscope de la nouvelle venue pour s’occuper du nom à lui donner.M.Marchand, naturellement, a proposé Jeanne, que grand-père a repoussé avec énergie.“Athénaïs!” a dit Léon, qui a décidément résolu de capter les faveurs de grand’mère, je m ¦ deihan-de dans que] but.Mais il a manqué son effet.Nous avons déjà trois Athénaïs Jupin, et il a fallu chercher rlc nouveau.Ou s’est donc mis à faire le tour du c alendrier.Les susceptibilités s’e-laient réveillées, les humeurs s'aigrissaient.chacun ne s’appliquant qu’à battre en brèche l'idée d?son voisin, ce qui «'avançait pas les choses.De guerre lasse, on a déclaré que c'était au parrain et à la marraine de trancher la question, et on nous a envoyés, Léon et moi, nous consulter derrière le piano.J’en avais aussi bien assez de 'a recherche, et, pour en finir poliment, j’ai dit : “Appelons-la iLéonie, puisque lu es son parrain.—Oh! non, a-l-il protesté, c’est trop laid! —Alors appelons-la comme moi, Marguerite.—Oh! non, c'est trop joü!" 11 disait cela d’un ton pénétré, et j’ai cherché à comprendre.“Tu ne veux pas que notre filleu- le ait un joli nom?—Si,.mais pas le lien.—-Pourquoi ?—Parce qu’il ne va qu'à toi.II ne peut y avoir deux Marguerite.'' Je n'aurais jamais trouvé cela toute seule; mais, à bien réfléchir, c’est gentil, délicat, flatteur.Léon serait-il plus fin que je ne m’en étais aperçue jusqu’ici?Sans avoir l’air de rien, il s'élail mis à manoeuvrer 1 • pupitre du piano.Tout à coup il l'a levé, de façon à nous servir de paravent, et alors il a tiré de sa poche un petit paquet, qu’il m’a passé en devenant roug' comme une cerise: “Tiens! voilà mon petit cadeau de parrain.Mais, Léon, lu sais bien que ce n'r'st pas d - règle, Il est établi en famille qu’on ne se fend plus pour les bébés de Valentine, et l’abbé Jupin, qui a été parrain de l’avant-dernier, n’a rien donné du touii à ma tante de Rouen, sa commère.” En défaisant l e paquet, j’ai eu uns nouvelle surprise.“Léon, quelle folie!'1 (A suivre) 12 l LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 23 MARS 1913 VOL.VL — No 68 Le temps q'i’il fera { Vents du nord-est et du sud-est.Besu et doux aujourd’hui et demain.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison.35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslé gérant.Aujourd'hui maximum., .48 Même date l’an dernier.31 Aujourd’hui minimum.21 Même date l’an dernier.15 Baromètre — 8 h.matin.29.74 h.matin, 29.72 ; midi, 29.70.II MERCREDI, LE 24 MARS S.Timothée, martyr.Lever du soleil, 5 heures 58.Coucher du soleil, 6 heures 18.Lever de la lune, 10 heures 38.Coucher de la lune, 2 heures 32.Pleine lune, le 31, à 0 h.44 m.du matin.LES CHARITES DE LA MUNICIPALITE LES COMMISSAIRES VOTENT, CE MATIN, LES ALLOCATIONS AUX INSTITUTIONS SUBVENTIONNEES.— PRISE DE BEC ENTRE LE MAIRE ET M.AINEY.— OU EST LE PARC MONT-ROYAL?LA GUERRE SENTENCES AUX SESSIONS LE JUGE BAZIN S’ELEVE CONTRE LES AJOURNEMENTS TROP NOMBREUX.M.le juge Bazin a prononcé plusieurs sentences aux Sessions, cet avant-midi.Avant de procéder, le magistrat déclara que les causes ajournées à la demande des avocats devenaient trop nombreuses et si cela continue il devra être plus gévère.La Couronne a raison de >e plaindre des frais énormes encourus par la longueur des procédures.Condamnations : Joseph Spaei, vol sur la personne, 4 ans de pénitencier.Jean Laroche, vol avec effraction, 4 ans de pénitencier.Le juge a vertement semoneé le prévenu qui, dit-il, est un mauvais père et un “ embarras ” pour la société en entrai-nant des jeunes gens au vol.Alfred Donovan, compagnon de Laroche, sentence suspendue à cause de son jeune âge.Edmond Quevillon, vol comme agent, 2 ans.Izz Smith, vol, 2 mois.Guillaume Brosseau, effraction, 3 ans de pénitencier.Rodolphe Perron, vol d’une machine à coudre, 5 ans.BATAILLES AU MEXIQUE LES TROUPES DE CARRANZA SONT BATTUES TROIS FOIS PAR LES PARTISANS DE VILLA (Spécial au “Devoir”) El Paso, Eex., 23.— D’après des dépêches officielles reçues ici hier «oir, les forces de Carranza sous Gustave Elisondo et Garcia Vigit, ont été battues samedi à Montemo-relos, Nuevo, Leon, par les troupes de Villa sous le général Felipe Angeles.Les troupes défaites seraient Tannée principale du général Pablo Gonzales.La bataille a duré une iheure et demie et le général Angeles a eu 35 hommes blessés.Le général Canuto Reyes dit qu’i ai mis en déroute une force de Carranza à Santo Domingo, Tamauli-pas, capturant une quantité de munitions et de bagages.Le généra José Rodriguez mande que ses troupes ont défait 4 ,000 partisans de Carranza à Los Herreras, Nuevo Leon, jeudi, infligeant de lourdes pertes aux ennemis.U a pris plusieurs prisonniers et beaucoup de munitions.Le général Villa s’avancerait lui-même contre Matamoros, en face de Brownsville, Tex.Le général Alvaro Obregon, qui vient d’évacuer Mexico, était à Tula, état de Hidalego, dimanche.LA SITUATION A MONTEREY.El Paso, Texas, 23.— Le général Villa n’exige pas que les Anglais et autres marchands étrangers de Monterey paient la taxe d’un million de pesos prélevée la semaine dernière pour le soulagement des pauvres de la ville.Le consul anglais a reçu les exemptions à eet effet, après qu’une protestation formelle eût été enregistrée.Sir Cecil Spring-Rice, ambassadeur anglais à Washington, a fait parvenir au général Villa l’expression de sa reconnaissance pour la protection accordée aux mines de charbon à Cleote et pour l’exemption de ia taxe de trois millions dans la Guadalajara.LE DIFFEREND SINO-JAPONAIS L’ATTITUDE DES ETATS-UNIS.— LES POURPARLERS CONTINUENT A PEKIN.Washington, 23.— Le président Wilson a declare aujourd’hui que la seule chose qu’il pouvait dire touchant les négociations menées par le Japon et la Chine, c’est qu’il s’est enquis des réclamations du Japon auprès du gouvernement nippon.Le président a refusé de parler de la teneur de la note américaine.Comme on mandait de Tokio que les Etats-Unis avaient manifesté leur approbation, M.Wilson a nié le bien fondé de ce rapport.Les Etals-Unis n’ont pas fait part ni de leur approbation ni de leur improbation, de fait ils n’ont pas encore reçu la réponse du Japon.Pékin, 23.— Les conférences au sujet des réclamations du Jaoon continueront d’avoir lieu à la légation japonaise, parce que le ministre Eki-Hioki, depuis une chute de cheval, ne peut se rendre au ministère des affaires étrangères.Des étrangers et des Chinois expriment la crainte que l’arrivée de nouvelles troupes japonaises en Mandchourie et dans les provinces de Shantung ne soil une cause de friction, mais le gouvernement a recommandé aux Chinois la discrétion.SUICIDE D’UNVIEILLARD Un nommé John J.Roth'erford, âgé de G0 ans, a mis tin à ses jours ce matin, dans le bureau privé de son ami, M.Powell, de la “ Powell Roofing Co.” 235, Saint-Urbain, en se tirant une balle dans la tête.Le corps a été transporté à la morgue où Ton tiendra, demain, une enquête.Il c’ait domicinê au No 54, rue Centre.Les commissaires ont adopte ce matin le rapport amende de M.Chevalier, directeur de l’Assistance Publique, au sujet des allocations aux institutions subventionnées.Il n’y a que peu de changements avec Tannée dernière, les principales allocations, celle de Laval et de McGill, du Conseil des Arts et Manufactures et du Montreal Technical institute, sont déjà devant le conseil.M.Té-chcvin Dubeau a demandé hier la remise à huitaine de ce rapport.Nous donnons à la suite les changements : l’hôpital Sainte-Justine obtient sur recommandation de M.le commissaire Côté, !ji200 de plus que Tannée dernière, soir, en tout $2,200.Disons entre parenthèse que le “Devoir”, qui apprécie cette oeuvre à sa juste valeur, est heureux de ce résultat et en félicite la direc-lion; le service dentaire de l’hôpital Général reçoit aussi $200 de plus, soit $1,200; l’hôpital Saint-Luc, qui est devenu la Clinique Ophtalmique, reçoit la même somme que 1 hôpital Général, f.e refuge de Nuit Ouimet reçoit le même montant que Tannée dernière, soit mille dollars.On avait songé à retrancher cette somme, parce que M.Ouimet ne se conforme pas aux règles adoptées par ia ville concernant les subventions, mais M.McDonald est intervenu.11 a déclaré qu’une irrégularité ne devait pas priver de sa subvention le père des refuges de nuit à Montréal.M.Ouimet sera prié de se conformer plus exactement aux exigences de la ville dans l’avenir.Signalons maintenant parmi les nouvelles demandes de subventions le conservatoire Lassalle qui obtint $50(1; le Bon Pasteur $500.Le total formé par ces diverses subventions est de $56 500 II élail Tannée dernière de $52,750.LES LIMITES DU MONT-ROYAL.Ce matin, les avocats dans l’affaire de l’Association des propriétaires de voitures de location contre le maire et M.Bernadet, accusés d'avoir violé les règlements inter-dissant aux automobiles de circuler dans le Parc Mont-Royal, sont venus à Thôtel de ville pour chercher à établir l’existence de ce fameux pare qui on le-sait a été nitr par l’avocat de la ville.Un malin faisait remarquer qu’ils auraient plus de chance de le trouver sur la montagne que dans les corridors de Thôtel de ville, mais les doctes avocats ne s’occupent pas pour l’heure de l’existence physique du parc: ils cherchent à en établir l’existence légale.Leur périgrina-tious à travers les divers bureaux ne leur ont fait trouver aucun plan indiquant les limites de ce parc qui, pour le moment, peut aussi bien se trouver dans File Sainte-Hélène que dans celle de Montréal.LE MAIRE ET M.AINEY.M.Martin et M.Ainey se sont engue.ce matin au sujet de l’union internationale.M.le maire pretend que tout en étant membre de l’Union Internationale il a été combattu par son représentant salarié à Montréal ce qui ne Ta pas empêché de travailler pour les ouvriers quand même.Tout en étant favorable à Tunion internationale, M.Martin assure que comme premier magistrat de la ville il se doit également à toutes les unions ouvrières.Voilà pourquoi il recommande de voter $200 à l’Union Nationale des Métiers et du Travail pour sa parade annuelle.M.Ainey s’objecte à cela en disant que cette union no sc compose que de cinq ou six membres et n’emploie pas l’argent que la ville lui donne pour .les fins qu’elle indique en le sollicitant.L’algarade entre MM.Martin et Ainey a été vive comme bien Ton pense car les questions ouvrières ne sont jamais traitées sans passion.MM.McDonald et Côté ont fini par ramener leurs collègues à leurs moutons qui étaient dans l’espèce la question des allocations aux institutions .subventionnées.QUE LE GOUVERNEMENT PAIE! La compagnie du tunnel du Canadian Northern a cédé temporairement son édiiice au régiment des cadets de McGill.Celui-ci a écrit, ce matin, par l’entremise de son commandant au bureau des commissaires demandant une exemption de taxe pour une période de deux mois, temps que durera son entraînement.Sur l’avis du maire cette requête a été rejetée: Ce ne serait pas le régiment, mais les propriétaires qui en* profiteraient, a fait remarquer Son Honneur; que le gouvernement paie en ee cas, s’il veut dégrever les propriétaires.LES SOUMISSIONS POUR LE BULLETIN.On a ouvert à midi les soumissions pour les impressions municipales.Il n’y avait que deux soumissionnaires; l’imprimerie Per rault et l'imprimerie Pigeon.M Faille fera rapport.ANVERS BIENTOT EVACUE On annonce de bonne source que les Allemands se préparent à se retirer sur une dernière ligne en Belgique pour y tenter une ultime résistance.— French voit poindre la victoire pour le printemps; il réclame des munitions et pas antre chose.BLOCUS AERIEN DES VILLES ALLEMANDES LE RAID DES ZEPPELINS SUR PARIS SOULEVE LA COLERE DU PEUPLE ET L’ON RECLAME DES REPRESAILLES—IL FAUT SEMER LA TERREUR CHEZ L’ENNEMI.Où Acheter Demain < (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dealongchamps* au Ministère de l’Agriculture) Llntfft Les Russes pénètrent ce matin, à Przemysl et y trouvent les défenseurs de la place dans un état pitoyable.~ 500,000 Moscovites exécutent un gigantesque mouvement d’offensive le long des Carpathes.— L’archiduc Frederic fait l’éloge des assiégés.TEMPETE DANS LES DARDANELLES (Spécial au “Devoir”) Londres, 23.— Le correspondant d’Amsterdam du “Daily Express Telegraph” dit tenir de bonne source que les Allemands ont l’intention d’évacuer Anvers autour du 1er mai.Ils se retrancheront de TYser à la Meuse où ils comptent résister une dernière fois en Belgique.Le bureau des renseignements allemands a recueilli beaucoxip de ren BULLETIN DE PARIS BOMBES SUR REIMS.— PROGRES EN CHAMPAGNE.— AT-TAQUES.REPOUSSEES EN AR-GONNE.' ,5, Paris, 23.— Communiqué officiel de cet après-midi: L’ennemi a bombardé Reims, .i ,¦ i n- • hier.Ce matin, des aviateurs ont seignements sur les forces des allies ; lancé des bombes sur la viU et ont dans le dessein de faire comprendre , , trni _ivil_ * v c’ Uiu en Allemagne qu’l lest inutile de l’é- i.v/ rn sister à la pression écrasante.¦ i • c.1 g.ei T’8.?vo“s„«a: Les plans détaillés pour la défense ; gn- légèrement du tenain à 1 est d’Anvers ont été abandonnés parce I ae la colline que leur exécution nécessiterait la violation du territoire hollandais et celle du territoire belge a entraîné de telles conséquences que les Allemands réfléchissent avant de violer un autre pays neutre.Tous les commandants allemands à Anvers et dans les Flandres ont été avertis d’être prêts à quitter leur poste à trente minutes d’avis.Les troupes allemandes ont reçu Tordre de ne rien détruire dans leur retraite si les Belges les laissent se retirer indemnes.ISRAELITE SANS COEUR Le chef Robert de Lachine a arrêté, ce matin, un Israélite, Sam Leifft qui avait abandonné sa femme et ses enfants depuis 2 ans.Il a fallu que Mme Lefft vienne de New-York pour prendre un mandat contre 1 époux sans-coeur.ITALIEN ARRETE Amedio Sroco a été arrêté ce matin dans un train du Bout de Tlsle.Le prisonnier est accusé d’avoir blessé deux de ses compatriotes au cours d’une bagarre le 6 courant.LA GUERRE TOUCHE A SA FIN Paris, 23.— “Des munitions, des munitions, rien que des munitions”, voilà ce qu’est le problème essentiel de la guerre, au sens du général French, dit le correspondant de Ta-gence Havas aux quartiers-généraux anglais, dans une interview, mais il est surtout grand pour les Allemands.L’état d’esprit de leurs troupes n’est plus le même non plus.Elles donnent une impression de fatigue.Le?difficultés économiques dans Tenfpire teuton deviennent de jour en jour plus sérieuses.“Je ne crois pas que la guerre soit longue.Le printemps est plein de promesses pour les Alliés.Moi et tous ceux qui sont ici présents, sommes convaincus qu’une victoire décisive nous attend à la fin de ecs durs mois de guerre.” LA REPONSE DE WASHINGTON N’EST PAS PRETE Washington, 23.— Le président Wilson a dit aujourd'hui (pic la réponse du gouvernement américain à la déclaration de la Grande-Bretagne et de la France contre tout commerce allemand n’est pas encore prête.Il n’y aura plus de correspondance avec l’Allemagne et la Grand •-Bretagne suggérant une entente au sujet des vivres et du blocus sous-marin.Le gouvernement américain, dit M.Wilson, avati fait sa suggestion en veu seulement de s’acquitter d'une obligation morale et afin de permettre aux deux belligérants de s’entendre sur un terrain commun.OFFENSIVE GENERALE EN GALICIE Petrograd, 23.— Un demi-million de Russes, stimulés par la nouvelle de la reddition de Przemysl, exécutent aujourd'hui un gigantesque mouvement d’offensive le long des Carpathes.De la région du col de Dukla à la frontière de la mianie, les Slaves se dirigent vers sud dans un formidable élan vers la Bukovinc «‘t les plaines de la Hongrie.L’armeé de 150,000 hommes du général Saliwanoff, le commandant (les assiégeants, a commencé à pénétrer à Przemysl, de bonne heure aujourd’hui.Au cours d'une conférence qui a eu lieu hier entre le général Kusmanek, le commandant de la garnison et le général Seliwanoff, on s’est entendu sur les clauses ’un traité de caoitulation préliminaire.L’autorité militaire ne les a pas fait connaître, mais il est certain que la garnison et son chef recevront tous les honneurs de la guerre.Des infirmières de la Croix Rouge attachées à l’armée russe, ont nrccédé les vainqueurs dans la ville Les défenseurs sont dans un état pitoyable.Le ministère iP's affaires étn.ngè-res a reçu une dépêche disant nue les Autrichiens ont détruit une partie des forts intérieurs avant do hisser le drapeau blanc.IL manquent d’explosifs pour nnrach;-ver leur oeuvre de démolition, ee-pendant.On pourra réparer les brèches d’ici à quelques semaines.TREVE CAUSE PAR LE MAUVAIS TEMPS.Dans TArgonne, dans le voisinage de Bagatelle, l’ennemi à deux reprises, a livré de violentes contre-attaques pour reprendre le terrain perdu dimanche.Nous les avons complètement repoussées toutes les deux.ON RECLAME LA PAIX, A BERLIN Paris, 23.—-Une dépêche de Copenhague au “ Temps ” mande qu’une foule de 3,000 personnes, composée en partie de femmes de la basse classe, s’est réunie en face du Reichstag, samedi dernier, et a clamé aux députés qui se groupaient aux fenêtres : “ Nous voulons la paix et du pain ”, Suivant ce rapport, on compte que la presse berlinoise ne parlera pas de cette manifestation.SUCCES DE BOTHA EN AFRIQUE-SUD Capetown, 23.— Les troupes de I Afrique du Sud, sous les ordres du général Botha, ont gagné constamment du terrain contre les Allemands dans le Sud-Ouest Africain, annonce-t-on officiellement aujourd'hui.Une garnison de 200 Teutons munie de deux canons a capitulé à Pforteberg.Les trounes anglaises se sont emparées de Reit, samedi soir.BULLETIN DE BERLIN ATTAQUES FRANÇAISES REPOUS- SEES.—BOMBES SUR OSTENDE.—AVIONS FRANÇAIS ABATTUS.—LES RUSSES FUIENT DE ME- MEL.Berlin, 23.—Voici le communiqué allemand de cet après-midi : Deux attaques de nuit des Français, près de Carency, au nord-ouest d’Arras, ont été repoussées.Dans la Champagne, les troupes allemandes ont fait sauter de mines avec succès çt repoussé une attaque de nuit, au nord de Bcauséjour.Des avances françaises de moindre importance, près de Combres, Apra-niout et Flirey, ont été tentées sans résultat.Notre feu a fait échouer une attaque contre les positions allemandes, au nord-est de Badons-ville.L’ennemi a subi de lourdes pertes.Des aviateurs hosti’es o5 mars.Te depart aura lieu „ 8.30 a.m.Pa- ai jsistor 8ans DECES A MONTREAL , '’'JF*?' L?(ô Sara Lesase 84 ans, veuve lull•nitT iTTT'l¦miber, Hospice Auclair.BUCHHLAL, Vnlere, 1 an enfant de Gau- 1074 Bourbeau> charretier, rue Demontisny, BBAZEAU, Berthe, 11 mois, enfant de F X^Brazeau, régleur, rue Saint-Dominique, CHARBONNEAU, Emerentienne Boucher cher” rue* York ChaH~u, hou- Ontarto0î'èl4U&UtSte' ¦iournîl,i'’r’ 56 rue nu^vàï; ferb'antier’ 71 a‘ls- DEMERS, F.X., 71 ans, cordonnier, rue Beaudry, 645.GILGERT, Alphonsine, 32 ans.femme de François Gilbert, rue Notre-Dame, 378 ouest.JEAN, F.lie, charpentier, 52 ans, rue de Beaujeu, 82.LAFI- fi LE DUC DE CONNAUGHT A MONTREAL 'ONTÀ1NE, Armand, Ü5 ans, commis, rue Saint-Hubert, 421.EATRAVERSE Napoléon, 22 ans.étudiant, 1ère venue, 28, Viauville.LEONARD, Pierre, 74 ans, rentier, me Pleasis, 502.MOREY.John.84 ans, couvreur, me St-Martin, 249.;Tean™.6 mois, enfant de Wilfrid MeGarthy, charretier, rue Foisy 17.McLAUGHLIN, Geraldine, 1 an, enfant de Michael McLaughltn, gérant, rue Saint-Mathieu, lfMJ.N O GUE Lucien, 2 ans, enfant d’Alphonse Nogue, journalier, rue Chahot, 2(W5.T < i r.n t ii* -v PICHETTE, Hermine Lemire-Mnrsolnfs, 70 Le procès
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