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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 21 novembre 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1933-11-21, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 21 nov.1933 liédaction et administration 450 EST.NOTRE-DAME KOHne&Z.TELEPHONE: .HArbour SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .- HArbour 4897 TF lili Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER EVOIR FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chaf : OMEP HEROUX Vol.XXIV —No 268 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) Ë.-Unis et Empire BritannioUw .UNION POSTALE Edition hebdomidaira CANADA .E.-UNIS et UNION POSTALE C.OO 10.0Q 2.00 3.00 Que Nos fils de cultivateurs Les soixante mille de 1760 et de 1933 -Le problème des problèmes Après la eoiwiuête, nos ancêtres étaient soixante mille en lout: hommes, femmes et enfants.Les Chefs civils et militaires qui auraient dû rester pour les encourager et les guider retournèrent en France avec le drapeau replié.Les vainqueurs se partagèrent nos immenses forêts.Us prirent toutes leurs dispositions pour nous assimiler.Plus tard, ils rêvèrent de noyer notre peuple sous des flots de loyalistes venus de la nouvelle république américaine.Les soixante mille s’enracinèrent au sol autour de leurs clochers.Sous la direction de leur clergé, ils se formèrent des chefs, ils se répandirent tout le long du fleuve et des rivières, ils envahirent, en faisant tache d’huile, toutes les terres accessibles.Pendant un siècle, leur nombre doubla tous les vingt-cinq ans.Nous sommes aujourd’hui plus de cinq millions: c’est le ‘miracle” canadien-français! Usés par cette résistance opiniâtre, par ce formidable effort tie près d’un siècle, découragés par l’apathie des chefs politiques d’alors, arrêtés par le manque de voies de communication vers les terres neuves, nos compatriotes prirent en grand nombre la route de l’exil.C’est la “tragédie d’un peuple” qui compromet son existence en se dispersant aux quatre vents de J Amérique, alors qu’il aurait pu être maître chez lui en continuant son prodigieux développement sur la terre canadienne.* * * Aujourd’hui, soixante mille fils de cultivateurs, voudraient, continuer le “miracle” accompli par leurs ancêtres.Ils ont le coeur bien placé et les muscles bien trempés.Ils savent, par l’expérience des dernières années, que les villes canadiennes et américaines n’ont plus besoin d’eux et que la terre seule peut leur offrir un avenir digne de leur courage et de leurs ambitions.Etablir sur des terres ces soixante mille jeunes gens, ce serait réparer autant que possible les erreurs du passé; ce serait assurer l’accroissement, en nombre et en qualité, de notre capital humain, Ja première richesse d’un peuple; ce serait prendre possession de notre plus féconde ressource naturelle, la terre, que les crises financières ne peuvent nous ravir; ce serait reprendre la place que l’élément catholique et français «’aurait jamais dû perdre dans notre pays.Si les frontières américaines avaient toujours été fermées, si les fils de cultivateurs avaient persisté à s’établir sur des (erres, si notre population avait continué à doubler tous les vingt-cinq ans, nous serions la majorité dans notre pays.Nos problèmes de langue et de religion seraient bien faciles à régler! C’est le coulage de nos forces rurales vers les villes et surtout vers l’étranger qui fut la principale cause de toutes nos faiblesses.L’agriculture nous eût rendus maîtres chez nous; l’industrie nous a asservis à tous les points de vue.Les leçons du passé nous invitent impérieusement à reprendre notre vocation agricole.* * * L’industrie ne pourra jamais absorber tous les bras inoccupés.Continuer la politique des secours directs, c’est nous résigner à assister indéfiniment un grand nombre de chômeurs.11 faut donc retourner à la terre tous ceux qui ont les qualités nécessaires pour devenir de bons colons.Nos dirigeants sont-ils convaincus de la nécessité de sauver ce capital humain qui se démoralise, qui s’amoindrit physiquement et moralement dans l’oisiveté?Trois cents chômeurs de Montréal devaient partir depuis des mois.Ils font leurs préparatifs, vendent une partie de leur ménage, remettent leur loyer, s’installent chez des parents ou dans des abris de fortune.Pendant ce temps-là, les administrateurs de la province et de la métropole se chicanent pour un petit compte de médicaments.Ce cas réglé, M.Williams, sous-ministre du Trésor provincial, exige quela ville de Montréal paie d’avance sa part pour le retour à la terre de ces chômeurs.Et ces trois cents familles, victimes d’une farce criminelle, ne partiront pas.* ¥ * D’après une enquête sérieuse, l'Union Catholique des Cultivateurs compte actuellement, dans notre province, au moins 60,000 fils de cultivateurs que le malheur des temps empêche de s’établir.Chaque année un nouveau contingent de jeunes atteint I âge de gagner sa vie.C’est le problème le plus urgent de l’heure.Ces fils de cultivateurs gaspillent leur vie, alors qu’il serait si facile d’utiliser leurs énergies en les établissant sur des fermes.Dans certains milieux on fait des farces pour se dispenser île regarder ce problème en face.On doute qu’il y ait 60,000 fils de cultivateurs à établir.Admettons qu’il n’y en ait que 59,999.Mais comptez-les donc! C’est aussi nécessaire que de faire la statistique précise du nombre de chevaux, de vaches, de porcs, de moutons et de volailles.Ou prétend aussi que “dans les domaines concédés pour la coupe du bois il y a relativement peu de terre propre à la formation de paroisses”.Alors nous n’aurions plus de terres colo-nisables, puisque la Couronne n’a pratiquement plus de lots disponibles.Certains chiffres officiels nous assurent pourtant qu’il reste encore plusieurs millions d’acres de bonne terre arable.- Un programme d’établissement des fils de cultivateurs ne s’improvise pas.C’est pourquoi YUnion Catholique des Cultivateurs a demandé à son dernier congrès la nomination immédiate d’une commission composée de représentants de NN.SS.les Evêques, de Tunion professionnelle agricole et du Ministère de la Colonisation.Nous somme sûr qu’üne telle commission étudierait ce problème sérieusement.Albert RIOUX La colonisation Une tournée dans le sud-est et jusqu’en Gaspésie Des terres que l'on considérait impropres à la colonisation sont maintenant envahies et donnent de bons résultats — Les petits pois verts et quelques autres produits du Cap d’Espoir, près de Percé, sont devenus réputés ~ Paroisses nouvelles vers l'intérieur de la péninsule gas-pésienne — Une poussée de la colonisation dans le sud-est québécois iPar Emile BENOIST) Les aspirants colons de Montréal ne sont pas partis pour le Té-j miscainingue ou l’Abitibi.Selon toute vraisemblance, ils ne partiront pas cette année.11 vaut d’ailleurs mieux, dans les circonstances, qu’il en soit ainsi, que leur départ soit remis au printemps.Vu la saison avancée et Je froid hâtif qui nous est survenu, ça serait aggraver le sort triste et pitoyable de ces gens que de les envoyer maintenant s’établir en pays neufs.Il reste comme de raison aux auto: rités qui n’ont pas agi de les se: courir Jusqu’à ce que le temps soit redevenu propice et d’empêcher que leur mésaventure ne devienne une tragédie véritable.Mais cette mésaventure déjà dramatique de quelques centaines de citadins, chefs de famille, qui veulent se faire colons et que d’inconcevables chinoiseries bureaucratiques seulement ont retenus en ville, s’offre comme une preuve éclatante d’un fait nouveau chez nous.Partout dans notre public — excepté toutefois dans certains milieux où l’on ne perçoit de salut,.ou de dividendes que dans la grande, la 1rès grande industrie — le vent souffle à la colonisation.Tout récemment encore* un recruteur qui eût cherché des colons à, Montréat.'méme en s’adressant à d’anciens terriens, eût prêché dans le désert.Voici que des centaines d’habitants de la grande ville se convertissent d'eux-mêmes à la cause, demandent d’eux-mêmes à devenir colons, sollicitent la faveur de sortir de la misère urbaine pour tenter fortune ailleurs.Il faudra bien qu’on finisse par satisfaire à leur désir, car l’armée des aspirants colons ne peut que s'accroître.Le vent souffle à la colonisation et il souffle si fort qu’il finira par balayer tous les obstacles qui se présentent ou que l’on suscite.Une tournée de quelques semaines dans les régions de colonisation du sud-ouest de la province: les comtés de Témiscouata, de Rimouski, de Ma-tapédia, et jusque dans les comtés gaspésiens de Bonaventure et de Gaspé nous i’a démontré.Selon le mot de quelqu’un qui est bien placé pour observer et pour constater, R se fait pas mal et même beaucoup de colonisation malgré la bureaucratie, l’ingérence politique, le mauvais vouloir ou plutôt l’opposition nettement manifestée des compagnies forestières.Des colons de partout- Il s’en est fait tellement que la Gaspésie, que d'aucuns tenaient pour une terre absolument impropre à toute colonisation, est en train de se peupler.Des paroisses nouvelles surgissent, non pas dans la région côtière comme ce fut le cas à l’époque où les compagnies de pèche Robin et les autres — lâchaient d’attirer la main-d’oeu-vre dans ces parages, mais vers l’intérieur.Des peuplements, partis de la Beauce, des Cantons de l’Est, du pays de Jean Rivard, les Bois-Francs, de la région trifluvienne, ont commencé l’assaut de ce “bloc massif de plateaux superposés” qu’est la Gaspésie.Semblable phénomène de prise de possession et d’occupation par l’homme, par le terrien, par l’habitant québécois, se produit dans Gaspé comme dans Bonaventure el comme aussi dans la vallée de la Mata Dédia.Il se produit encore dans Rimouski et dans Témiscouata.Dans ces deux derniers comtés cependant, le colon venu d’ailleurs n’est Pas généralement de notre province mais plutôt du Nouveau-Brunswick ou des Etats-Unis, du Maine surtout.Ce sont des émigrés qui reviennent.Cet afflux de population qui vient d’ailleurs semble avoir eu jusqu’ici un excellent effet,-en Gas- (Suite à la deuxième page) Importante communication des archevêques et évêques canadiens "Trop de catholiques méconnaissent la puissance sociale des vertus chrétiennes" — Mise en garde contre le communisme soviétique et le socialisme — Les systèmes et partis nouveaux renferment souvent assex de vérité pour donner le change sur Terreur — Les conséquences funestes du "mouvement fébrile vers la richesse" — Nécessité d’un "ordre économique fondé sur la loi chrétienne de justice et de charité" L’action des catholiques: lutte au communisme, aux idées plus ou moins subversives; réserve dans l’usage des biens matériels; pratique de la divine charité Par l’entremise de Mgr l’archevêque auxiliaire de Montréal, 5.E.le cardinal Ville neuve, archevêque de Québec, nous fait tenir le texte ci-dessous, pour publication aujourd’hui (les sous-titres sont de Ja rédaction du journal) : L'actualité Carrel et Gillet Remise Si vous voyagez.Nous sommes forcés de remettre à demain la publication de ta dernière partie (Voie» et moyan») d*.l'étude de M.George* Rousseau, avocat, sur Le grande pitié de lüniversitè.m» Sltvce DkS VOTA.CIS, It ”OtVOIR”.MlieN «mis pour fwa las paya au tarit 4m* comaarntas i ct.atnini de far, «Bfofcwa.at acci* ata.' TtfSC^as4*HaJKT*’ 124U**m’ Dana son livre intitulé Les Merveilleuses Guérisons du docteur Gillet, A/.René Johanne! est amené à parler des relations de la Faculté de Médecine de Lyon (où le Dr Gillet a fait ses études) avec le fameux Dr Alexis Carrel, qui est devenu directeur médical de l’institue HockefeUer.Ce récit, dont nous laissons toute ta responsabilité à M.Johannet, est de lecture piquante pour les Montréalais, Carre! terminait son internai à Lyon en 1900.Ses idéfs neuves n’avaient trouvé aucun écho dan$ ta ! ville des Gaules, il s'embarqua donc pour l'Amérique où il finit par être accueilli comme on sait."La consécration américaine, écrit M.Johannet.fit reuenir un peu tard la Faculté de Lyon sur les idées qu’elle avait nourries au sujet de Garret.Vous croyez peut-être qu'elle regretta par la suite son départ?Nullement.’’ La Grande Guerre arrive, Carrel accourt à Lyon.Il traite les blessés.Beaucoup lui doivent de leur avoir sauvé un bras, une jambe, parfois la vie.Au Grand Hôtel-Dieu de Lyon, H est engagé dans le service de chirurgie.M.Johannet continue: "Tout alla bien pendant quinze jours.Mais l’arrivée de Carrel avait fail sensation.File était connue de la France entière.De nombreux médecins, de passage à Lyon, s’y arrêtaient uniquement pour saluer l’ancien interne, le petit Carrel, de Lyon, qui était maintenant un grand savant de l'Amérique.Beaucoup, sans méchanceté, demandaient à voir "le Professeur" Carrel.Le Professeur officiel, chez lequel travaillait Carrel, allait-il passer an second plan, s'effacer devant un de ses anciens élèves?Problème angoissant que le Hasard, certainement innocent, se chargea de résoudre.Carrel reçut, un beau matin, F ordre de partir pour le front.H servit dans une ambulance avec un dévouement splendide." Avant de rentrer en Amérique, la guerre finie.Il s'arrête à Lyon.Peut-être se laisserait-il faire une douce idolenre, si on lui offrait un laboratoire."Celte proposition vint devant le conseil, dit M.Johannet que nous lettons an texte.Mise anx voix, elle fut rejetée â l’unanimité.” Carrel vint naauère à Montréal et on raconte, bien qu'il soit difficile d’obtenir des précision* très nettes à ce sujet, qu'il offrit scs services à la Faculté de médecine de l’ancienne Université 1m-vat avant d’entamer tes pourparlers avec l'Institut HockefeUer.I.es uns disent qu’on ne voulut pas lui payer le traitement qu'il demandait ; d'autres que l'on refusa tout simplement de l'engager à cause de ses vues neuves et hardies.Et les détracteurs des “vieilles barbes" ne manquaient pas dans le temps de se gausser d’elles qui n’avaient vu dans un génie qu’un charlatan.Quoi qu’il en soit, — si M.Johannet dit vrai — celles des "vieilles barbes" qui vivent encore peuvent se consoler.Non seulement Lyon a laissé partir Carrel une fois, mais H l'a laissé partir deux fois.La première fois, il était obscur cl inconnu; mais la deuxième fois, il était auréolé d'une gloire mondiale.Lyon bat donc le record de Montréal.On sait que te Dr Gillet, pour qui M.Johannet professe une admiration sans bornes, fit ses études à ta Faculté de Lyon quelques années après Carrel.Quand il inaugura son traitement da grand sympathique par touches nasales, la Faculté lui tourna te dos et il dut partir pour Paris.Là.il le disait lai-mé-me à M.Johannet, il reçut le meilleur accueil de la part des maitres de la médecine.Il explique’ d’ailleurs la mise en veilleuse de la Faculté de Lyon, si brillante an début du siècle, par le fait que les grands savants qu'il avait connus au moment de ses études (et que quelques Canadiens français, notamment le Dr Auguste Panneton, des Trois-Rivières ont également connu, je crois), 1rs Ollier, 1rs Poncel, les Jabotilay, les Jules Courmont, les frères Pclosson, les Edmond Well, étaient tous disparus.l.a mort, comme il dit.avait emporté successivement tontes ces grandes tètes.Nous nous garderions bien — et pour cause! — de porter jugement sur la sympathicothérnpic et sur Vefficacité du traitement du docteur Gillet; mais celui-ci a une fameuse veine: de grands journalistes et de grands écrivains, tels Lat-zarus et René Johannet, se chargent de le lancer dans le public.Le livre de Johannet.lai-même guéri par le Dr Gillet, se lit comme un roman.Paul ANGER P.S.— informations prises, il reste encore quelques exemplaires des Merveilleuses guérisons du Dr Gillet.- an Service de librairie, an prix de fl.25 frai.ra.— P .A.S.E.1a Cardinal Archevêque da Québec, les Archevêques et Evêques du Canada, réunis à Québec en assemblée plénière.ont considéré comme un devoir d'attirer l'attention des catholiques sur quelques points de particulière importance.Ils ont conscionco egalement de répondre à l’attente de leurs fidèles, désireux de connaitre ia pensée de leurs chefs spirituels et de recevoir une directian, Ils constatant avac regret que dans ce pays, naguère si paisible, il y a des signes da mécontentement et d'agitation, suite naturelle de la crise économique qui fait naître chez plusieurs des préoccupations parfois douloureuses.Ce mécontentement et ces préoccupations ont été largement exploités, ici ou U.par la propagande communiste.Ils sont frappés du désarroi des esprits devant l’épreuve.Les uns.alors même qu'ils n’ont aucune attache aux doctrines du communisme, donnent cependant à ses méthodes et à son esprit un appui certain, soit qu’ils soulèvent les foules par des revendications oxagéréei et imprudentes, ou qu’ils entreprennent de régler par eux-mêmes, en dehors et au-dessus dos lois, dos questions d’prdre public oui ne -.ont pas de leur ressort.Chex d’autres, il y a tendance à faire bon accueil, sans une réflexion suffisante, aux doctrines et aux systèmes qui s’offrent à résoudre Is crise dont nous souffrons.il faudrait de la patience, permettre à la société do se remettre peu à peu des secousses qu'elle éprouve dèpuis vingt ans.La hâte d’en finir incline trop souvent vers des solutions plus ou moins sûros, dos hommes dont il faudrait attendre plus de mesure et de prudence.Ici encore l’on pout toucher du doigt les consequences malheureuses de cette inactivité prolongée que tes conditions économiques nous imposent.Ifs regrettent surtout que trop de catholiques méconnaissent la puissance sociale des vertus chrétiennes.Les périodes de prospérité développent dot appétits de jouissance et de vie facile, et celle que nous avons connue avant 1929 a modifié profondément nos moeurs traditionnelles, lit sont rares en vérité ceux qui n’en ont pat subi les entrainement*.Le retour à la vio normale serait beaucoup plus rapide, si, pour lour part, les catholiques remettaient courageusement en honneur les vertus évangéliques.Cet vertus comportent un rayonnement salutaire qui profite â la société tout entière.C'est pourquoi rassemblée des Archevêques et Evêques a cru nécessaire, en s'appuyant sur la parole même du Pape, de rappeler aux catholiques quelques vérités utiles: LE COMMUNISME SOVIETIQUE 1 ) Le communisme soviétique demeure interdit à un catholique.Il est la négation radicale de la doctrine et de la morale de l'Eglise, et même de tout concept religieux.Tous ont encore i l'esprit les termes sévères dont Pie XI Ta caractérisé: “Le communisme poursuit ouvertement et par tous les moyens, même les plus violents, une implacable lutte des classes et ia suppression complète de la propriété privée.A la poursuite de co but.il n’est rien qu'il n'ose, rien qu’il respecte; là où il a pris le pouvoir, il se montre sauvage ot inhumain à un degré qu'on a peine à croire. cc les rnflchiiies rapines qu’il nous faut utiliser dans notre province afin que la production soit économique.Et on se demandait si cela serait possible.On a alors expédié la pâte de bois en question à une papeterie de Thorold.Ontario.Et l’expérience a été concluante.le papier ayant éte^produft à la vitesse ordinaire de 750 pieds à la minute.Cette fabrication poùrrait se faire aux mêmes prix qu’au Canada: ;t le nationalisme économique américain verrait ccrtaincmcut d’un bon oeil un mouvement destiné à remplacer le papier canadien par du papier américain, d’autant plus que cela permettrait d'utiliser des forêts d’une superficie de quelque 150,000 carrés, forêts qui sont à peu près inutilisables présentement, sans compter le travail qui s^fai* assuré aux ovuriers nmérlrelns.Mais il y a plus.D'après la dépêche en question, il serait possible de produire, de la pâte de bois au prix de $3.50 la tonne avec des arbres de 15 ans.alors que le coût de production de la pâte canadienne est d’environ $10 la tonne, avec des arbres ayant au moins 50 ans.Jusqu’à quel point cette nouvelle est sérieuse, il est difficile de le dire présentement.Des chefs de l’industrie papetière, interroges par le représentant d’un journal du matin, ont déclaré préférer attendre avant de se prononcer, tout en émettant quelques doutes sur certains aspects techniques de la question.Mais que l’industrie papetière, surtout l’industrie du papier-journal, se développe aux Etats-Unis sur une échelle importante, et Ton verra alors le marehé américain se fermer une fois de plus à l’un de nos produits, celui qui, aujourd’hui, constitue l’article le plus important de nos exportations chez nos voisins.— C.H.Costumes d'antan En songeant au voyage que le Devoir prépare en vue des fêtes de Gaspé, auquel, espérons-nous, se joindra une délégation Jotiisianai-se, nous avons revu en esprit la floraison de coiffes et de fichus à la mode dTvvangélinc, dont nos soeurs de là-bas nous ont offert la ravissante corbeille.Et il nous est venu à l’idée que la Canadienne, tput comme l’Acadienne, pourrait trouver dans la vieille armoire de nos grand'mê-res de Normandie, de Bretagne, du Poitou, du Perche.d’Anjou, de Touraine et de combien d’autres provinces ancestrales, un costume qui leur siérait A ravir.La statistique révèle un fait constant au sujet de nos voyages: la plus belle moitié du genre humain y fut toujours représentée par un tiers du nombre total des pérègrinants — ce que la proportion conventionnelle y perdait, était amplement compensé par la grâce et l'amabilité de nos voya- geuses.On peut donc compter que celles-ci, en août prochain, seront encore le plus bel ornement de nos trains spéciaux.Les verrons-nous, à côté des Acadiennes des Provinces Maritimes et de la Louisiane, dans un costume évocateur de nos glorieuses origines?Nous en formulons le voeu ardent dès maintenant, en priant toutes celles qui se proposent de nous faire le plaisir de nous accompagner de bien vouloir en aider la réalisation.et nous le faire savoir.Voyez-vous, à Gaspé.ce grandiose spectacle des vieilles provinces de France, sous les traits de leurs arrière-petites-filles du Canada et des Etats-Unis, au pied de )a Cathédrale du Centenaire, où jadis Jacques Cartier pianta sa crqjx, apparaissant à des siècles de distance, comme une affirmation de fécondité et de durée! Qu’en pensent les anciennes et futures voyageuses du Devoir1} Le projet leur est confié: entre leurs mains il ne peut pas ne pas réussir.—N.L.La “Presse” au cierge Vous avez vu la première page du simplement illustré de la Presse.samedi?L’artiste qui a dessiné le tableau du bas, représentant la bénédiction des malades, a commis un impair qui pourrait jeter bien du ridicule sur notre sainte religion: H a mis dans la main du prêtre.célébrant, au lieu de l’ostensoir avec le Saint Sacrement, un simple cierge allumé.Cette mise en scène grotesque jette du ridicule sur une cérémonie touchante où s’exprime la foi des chrétiens et que Dieu a récompensée par de nombreux miracles accompli# durant celle bénédiction des malades.Mai# la Presse est “le journal des familles".Et elle est ’^ ulépcndan-te".du bon sens.— A.Z Le Chemin de la Croix de M.Marcel Dupré Quand un grand artiste comme M.Marcel Dupré vient donner un concert à Montréal, il est rare qu’on n’ait pas la jouissance d’entendre des oeuvres particulièrement significatives.Son programme d'hier, au temple St.Andrews and St.Paul, offrait six Stations de son Chemin j de la Croix, et il nous aurait donné i toutes les quatorze qu’on en eût été I des plus heureux.! Le Chemin de la Croix est une preuve que, seule de tous les arts, la musiquè peut donner une grandeur étonnante à la figure du Christ, et que.pour cela, elle n’a pas besoin de ia parole, toujours limitée.Nombreux sont les compositeurs qui ont tenté de faire parler le Christ dans une oeuvre musicale.! Seul, peut-être, après Bach, M.Du-I pré a réussi à ne pas Je faire pa-'raître étriqué.Deux manières nie paraissent | convenir à cc sujet: la simplicité.Pimpcrsonnalité, dirais-je.du ! chant grégorien ou d'une musique spiritualisée, éthéréc, ou bien I ex-! cès contraire d’une humanité tellement énorme qu'elle embrasse 1 n-i nivers entier et qu elle le domine (avec puissance., C’est cette manière qu a voulue l’auteur et que peignent comme en I une fresque monumentale les six I Stations que nous avons entendues j et l’orgue ést le seul instrument qui ! puisse être ici éloquent.Les hurlements de la tourbe juive npplaudis-sont au jugement de Ponre Pilate, les râles essouffle» de Jésus succombant sous le po'd* d* 1« croix, les coups de marteau qui enfoncent les clous dans ses mains, la sérénité des consolations qu’il prodigue aux femmes de Jérusalem, la divine ré- signation de sa mort, qu'interrompt le court et titanesque éclat du trem ble ment de terre, le regret poignant de son ensevelissement, forment une suite de tableaux tour à tour sauvages ou infiniment suprahumains.C’est le coeur et le cerveau qui ont guidé, dans cette oeuvre.le crayon d’un maître.On ne doit donc pas s'étonner qu’autour d’une pareille oeuvre ce.laines autres pièces paraissent rapetissées, parce qu’elles se situent à la taille de l'homme ordinaire.On n’a pas, pour cela, entendu les autres pièces du programme avec une moindre jouissance, comme le Prélude de la 29e Cantate de Bach, le eourt Concerto en sol mineur de Haendel, le Caniabile de la 7e symphonie de Wridor, le Morceau symphonique de la Rédemp lion de César Franck, mais avec elles on retombe, sur la terre, des hauteurs insoupçonnables où nous avaient entrainés les six Stations.Deux autres oeuvres de M.Dupré se sont présentées juste avant l'Improvisation finale: le Souvenir à la mémoire du grand artiste que fut Lynwood Farnam et Carillon, où l’écriture à la fois très moderne et très claire de l’auteur parle à la façon d'un grand poète.Quant à l’Improvisation, où M.Dupré est un maître incontesté, elle fut, pour ceux qui se rappelèrent tout le temps les deux thèmes donnés (l'un par M.Arthur Letondal, l’autre par M.Dantès Belleau>, une pure merveille de traitement de deux idées toujours présentes dans leurs suecessives transformations.Pour beaucoup d'auditeurs, cependant, il eût mieux valu que ces thèmes fussent ronnus, car alors ils eussent été plus facilement suivis.L’art de l'improvisation n’esi pas dépendant d’une fantaisie débridée; il se conduit au contraire suivant de# règles, variables à l’infini certes, mai# qui n'en demeurent pas moins nécessaires pour qiiz le résultat ait une forme.C'est.au fond, de la composition directe sur l’instrument sans l’intermédiaire de l’écriture.Seul l’artiste qui a teliement maîtrisé son métier qu’il lui est devenu une seconde nature peut y réussir pleinement.Le beau temple St.Andrews and St.Paul était rempli d’une foule qui, visiblement, se retenait pour ne pas applaudir et le magnifique orgue Casavant v sonna avec toute la délicatesse ou la puissance de ses jeux.Frédéric PELLETIER Les concerts Tito Schipa Ténor italien signifie presque toujours un chanteur qui possède une voix magnifique et croit déchoir s'il ne sanglote pas à chaque instant.Il ne m'est rien de plus désagréable que d'entendre ees petits gloussements qui font se pâmer d’aise la plupart des auditeurs.A ce point de vue, Tito Schipa n’est pas un ténor italien.Mais c'est un artiste.Sous le rapport de la ' voix, il ne le cède en rien aux tneil-1 leurs ténors d’aujourd’hui.De plus.' il a réalisé qu’il n'est pas néces saire de crier à tne-tête et que le: demi-teintes sont souvent plus ex pressives que tous les sanglots dt monde.C’est ce qui explique l'en thouslasme du publie et de la critique, dans des villes où ses compatriotes plus illustres n’ont récolté j que des quolibets.Mais pourquoi diable chanter un i programme aussi pauvre de bonne I musique?A l’exception du groupe I en français et d’une ou deux autres j pièces, le* chansons américaines et i italiennes qu’il a donnén?.'' sont dénuées de tout intérêt, quand elles ne sont pas tout simplement de la • musiquette.Parmi les oeuvres bien faites, il faut citer une jolie mélodie de t.on-gas, qui était, je crois, l’accompagnateur de Schipa, à son concert précédent; c’est un rondeau d'une fraîcheur et d’un charme qui n’excluent pas une pointe d’humour.Mandolines de Debussy convient parfaitement à l’artiste.II a détaillé la poésie de Verlaine avec beaucoup d’seprit.Debussy n’a jamais été aussi inspiré que lorsqu’il a choisi des vers de cc poète: l’un et l’autre ont la même subtilité raffinée; ils sont le complément l'un de l’autre.Le Rêve, de Manon, est l’un des grands succès de Schipa, qui ne manque pas de le chanter à tou# ses concerts, et, bien que l’abus que l'on en fait commence à rassasier, c'est encore un plaisir que de l’entendre interprété de cette façon.J’ai moins aimé l’air de Lakmi, où l’accompagnateur a été beaucoup trop terne.In the Luxembourg Gardens de Manning est d’une belle venue et i) faut espérer entendre toute la série de mélodies dont celle-ci est tirée et qui s’intitulent Night Life in Paris.Ce sont des oeuvres bien faites et sans prétention.11 est inutile d’insister sur les 'hansons Italiennes, dont la plupart ;ont d’une valeur douteuse.Comme rappel, ô horreur! O sole mlo, ie •hevaj de bataille des joueurs dormes de Barbarie et des vendeur# ie cacahuètes.Maigre ce programme, Hm Schipa a bien mérité les appl*11' lîssements enthousiastes d un au-lltoire conquis par le charme ne mh* interprétation et la manière parfaite dont il »e sert de sa voix.M ne s ’est pas fa» prier pour don-jer plusieurs rappels.Julian Huarte accompagnait avec beaucoup de discrétion et a Joué en solo de la musique espagnole et du Chopin.Après l’nybir entendu seul, on comprend qu’il ait use da discrétion.Ramai* Ofteva MLliftlt 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 21 NOVEMBRE 1933 VOLUME XXIV — No 268 I! n’est pas trop tard pour envoyer les colons sur des terres L'opinion de M.J.-E.Laforce — Il ne tient qu'au gouvernement provincial d'augmenter le nombre de 300 colons - Pris entre Montréal et Québec Tout le monde garde un silence unanime au sujet des 300 colons de Montréal, que les gouvernements s’entendent pour ne pas laisser par-tir.Leur départ est présentement conditionné à une somme de $00,-000.On sait que le plan Gordon fixe la part contributoire de la municipalité à $200, celle de la province à $200 et celle du fédéral à $200.En plus, la province a le privilège de contribuer la part de la municipalité, si le gouvernement provincial le désire, autrement dit, de verser $400, Actuellement M.Williams, sous-ministre de la trésorerie provinciale, refuse de laisser partir les colons, si la ville ne verse pas en avance $200 par colon qu’elle enverra.Montréal riposte: “Payez-nous le million et demi que vous nous deter pour le secours direct.Le gouvernement de Québec admet que la ville de Montréal ie remboursera et paiera ses comptes lorsqu’ils seront envoyés.Montréal, de son côté, admet qu’elle pourrait aller aux banques et obtenir la somme de $60,000.Entre Montréal et Québec, les colons sont pris et ne peuvent partir.M.Honoré Mercier, ministre des lerres, a déploré l’autre soir que le plan Gordon ait eu de maigres résultats, puisque dans Québec environ 600 colons urbains seulement s’étaient établis sur des terres.Or, il ne tient qu’au gouvernement provincial d’augmenter le nombre de 300.Tl n’a qu’à le vouloir.Car il n’est pas trop lard pour envoyer les colons.Nous sommes allés rendre visite à M.J.-E.Laforce du Canadien National, qui nous a dit ce qui suit: M.J.-E.Laforce "Des gens qui n’ont jamais défriché de terre neuve, qui ne savent pas ce qu’il y a à faire ni comment ça doit ciré fait, nous disent qu’il est impossible d’envoyer des colons s’établir sur des terres nouvelles à cette saison de l’année.‘‘Ceux qui ont déjà défriché des terres, qui ont vécu durant de longues années dans les pays nouveaux pensent différemment.“Ces derniers savent bien que si le colons du “Retour à la terre” étaient partis il y a deux mois, il eût fait moins froid pour bâtir les habitations et que les jours étant plus longs, les colons eussent pu travailler plus tard, le soir.“Mais ils savent également qu’en hiver, le bois de construction sc coupe aussi aisément qu’en été, qu’il sc troiiie plus facilement qu’une fois les dix ou douze pouces de neige enlevés, le colon bâtit sa maison presque aussi vite qu’en été.“En trois semaines, un mois tout au plus, le colon se construit une maison en bois rond, équarri à l’intérieur, planchéiée en bois ver-loppé et embouveté, d’un étage et demi, avec de bonnes fenêtres pour l'éclairage, une séparation pour des chambres dans le haut.L’achat des matériaux coûte une centaine de dollars.Un bon feu à l’intérieur, et le colon est prêt à recevoir sa famille, hiver ou non.“Avant qu’arrive le printemps, le colon aura à se creuser un puits, à bûcher du bois de chauffage, à se construire un hagar à bois, un poulailler.une étable et le colon prévoyant commencera à couper des billots pour la construction future d’une grange.Il lui faudra aussi commencer le défrichement d’une pièce de terre pour au moins semer des légumes.“Les colons habiles, prévoyants, travailleurs, comme les Vervilie, les Blanchette, les Rainville, les Lari-vière, les Bélanger, les Camirand, partis à cette époque l'an dernier, savent et ont prouvé comment on peut réussir quand on le veut, même si l’on arrive en décembre.“C’est aussi l’opinion que l'on professe dans les cercles gouvernementaux où des gens s’occupent de ces questions depuis des années, car c’est dans ce sens qu’écrivait dernièrement M.Alexandre Taschereau, à M.Gordon, à Ottawa.“Il n’y a donc aucune raison valable pour ne pas envoyer les colons du “Retour à la terre”, même à cette saison avancée.” Ce serait une économie La ville de Montréal épargnerait des sommes substantielles si elle envoyait les colons qui sont prêts à partir.Car il s’agit dans pratiquement tous les cas, «le familles nombreuses.Dans un cas, notamment, la ville paie actuellement $49 par mois en secours directs, soit $588 par année.La ville sauverait.$388 sur cette année rien que pour cette famille et l'an prochain, la somme complète de $588.On nous cite les cas d’une quinzaine de colons dont le ménage est empaqueté et qui vivent chez des parents, attendant toujours le départ qui n'arrivt jamais.Il est encore temps pour envoyer les colons.Ils auront un peu plus de misère, par la faute du “red tape” et du mauvais vouloir des gouvernements.Mais les gouvernements ne pourront invoquer aucune raison sérieuse s’ils ne font rien.Et l'on devra conclure tout simplement qu’ils sont opposé:: h l’oeuvre «le colonisation.Feu M.J.-U.Provost Vendredi dernier (le dix-sept), ont eu li«u les funérailles de M.J.U.Provo.si, décédé à l’âge de 72 ans, 8 mois.I] laisse dans le deuil sa femme, née Vézina (Constance), 4 filles: Soeur Pro.ost, religieuse de la Charité d.‘ l Hôpital Général de Montréal; Mme J.-B.Lcdoux, (Antoinette); Mme F.-X.Gratton, (Cécile); Mme J.-A.Lefebvre (Marie-Anne); 3 fils: Louis-Philippe, Antonlus et Tarasius; un frère, M.l’abbé Théodore Provost; 4 soeurs: Mesdames A.Chagnon, Alex.Bouvier.Raphaël Reid, Mlle Philomè-ne Provost; 11 petits-enfants: Jacqueline, Andrée, Mireille.Huguet-te, Fernande, Lucile.Gilberte, Rc-jeanne, Jean, Jean-Paul et Jean-Claude Provost.Le cortège funèbre partit de la demeure, 2660, rue Monsabré, pour se rendre à l’église de Notre-Dame des Victoires où le service fut chanté.La levée du corps fut faite par M.l’abbé Edmôur Hébert, curé de la paroisse, La messe célébrée par M.l'abbé Daragon, assisté comme diacre et sous-diacre des abbés J.Cloutier et Hervé Leduc.On remarquait au choeur, le R, I».Julien Senay, S.J.MM.les abbés H.I.Leclerc.P.S.S., et G.-H.Rugal, aumônier de l'association Cana-dienne-fran«:aise des aveugles.La chorale de l’Institution des Aveugles a exécuté la messe funèbre de Dubois.Les solistes étaient MM.Paul Doynn, organist» à Notre Dame de Grâce.Gabriel Cusson.Maurice Sancartier et Mlle Marie Bailly.M.Armand Pellerin.organiste de H paroisse Sainte-Cécile, était à l’orgue.Le deuil était conduit par les fils du défunt.Louis-PhlUpoe, An-tonius et Tarasius.scs gendres, F.-X Gratton et J.-A, Lefebvre.Les membres «le la ligue des hommes, précédés du drapeau du Sacré-Coeur, ainsi qu'une nombreuse assistance formaient le cortège funèbre.La kermesse du Conseil LaFontaine LA BELLE SOIREE D’HIER — M.OLIVIER LEFEBVRE PRESIDERA CE SOIR F EL M.CHAULES O.STiLLMAXf M.SUlItuan fut prcsklent de l /Sn ¦Jf.Ctod i>il ol (.tajuin La seconde soirée de la kermesse de l’assemblée Dollard du conseil Lafontaine «les Chevaliers de Colomb a remporté un succès encore plus grand que celui qui a caractérisé l’ouverture, samedi dernier, tue foule plus nombreuse a visite ]a grande salle où l’on a ajouté plusieurs ki«is«|ues, attractions nouvelles, jeux, etc.On avait confié à M.L.-Emilc Orothé la présidence, hier soir, et mis la soirée sous les auspices et le patronage de l’assemblée Dollard, du quatrième «legré.L’orchestre du conseil Lafontaine a gracieusement fourni son concours en donnant un concert et les femmes des Chevaliers du quatrième «legré ont secondé leurs maris dans les efforts qu’ils ont faits pour faire de cette seconde journée un succès aussi complet que possible.Le conseil Lafontaine a accepté le patronage ce soir et M.Olivier Lefebvre, grand chevalier, aura la présidence d’honneur.Ixs organisateurs comptent que le public se rendra en foule afin «le permettre aux Chevaliers de contribuer, comme par le passé, à soulager la misère en autant que faire est possible.On n’ignore pas que les recettes de In kermesse vont à des oeuvres que patronisent cette association.cl pour n'en nommer que quelques-unes, citons l’Université de Montréal, Sainte-Justine, etc.Marcel Duprc au Conservatoire M.Marcel Dupré s’est rendu, hier après-midi, accompagné de Madame Dupré, au Conservatoire National de Musique, où M.Eugène Lapierre lui a présenté quelques élèves.' Monsieur Dupré a tout particulièrement félicité et encouragé le jeune Charles-Auguste Guilmette : «mi a interprété, sur F# gue du Conservatoire, une fanlaisie-faque \ de Bach.M.Dupré a profité de son passage au Conservatoire, — dont il est le président honoraire — pour visiter le nouvel immeuble, dont l'aménagement l’a intéressé.Les biens d'Einstein saisis en Allemagne Berlin.2t.(S.R.A ) Toutes les possessions du célèbre savant allemand Albert Einstein et celies de sa femme ont été saisies par la police.en vertu lie la loi "conrer-nunl la saisie des propriétés des communistes et des ennemis de l’Etat ".Au mois d’avril «lernier, les autorités gouvernementales s’étaient déjà emparées du dépôt d’Einstein dans une banque de Berlin, «le même «pie de son yacht et «le s.i vilb1 •« Cxputh seigneurie de Rigaud j Le deuxième centenaire de la concession célébré- su Collège de Rigaud — Les allocutions La Société historique de Rigaud a célébré jeudi soir dans la salle académique du collège «ie cette petite ville le deuxième centenaire de la concession «le la seigneurie de Rigaud à Pierre Rigaud et à Pier-re-F’rançois Rigaud, tous deux fils du marquis de Vaudreuil.On remarquait au premier rang les descendants des divers seigneurs qui se sont succédé à la tête de la seigneurie de Rigaud ainsi que de nombreux citoyens de Rigaud, les élèves du collège et les professeurs.On distinguait notamment: Mgr.A.-P.Sabourin, curé de Rigaud,- le R, P.Alphonse Gauthier, C.S.V., supérieur du collège et président de la Société historique de Rigaud; M.Joseph Lefebvre, maire de Rigaud; M.Elzéar Sabourin.député de Vaudreuil à Québec; M.J’abbé Jean-Marie Pha-neuf, curé de NÿudreuH; L.-P.Bourret, de Montréal, et MM.Jean-Jacques Lefebvre et Henri Comte, représentant la Société historique de Montréal.Ont porté la parole: le R.P.Gauthier, M.Charles-Auguste de Lotbinière-Harwood, c.r., avocat au Canadien National, et descendant du marquis de Lotbinière, devenu seigneur de Rigaud en 1763; M.le Léry MacDonald, vice-président de la Société historique de Rigaud, autre descendant du marquis de Lotbinière; M.Albini Ques-nel, membre de la Société, et Mgr Sabourin.Voici un bref résumé des divers discours.Le Père Gauthier souhaite la bienvenue et fait observer que le coin de terre où l’on vit devient d’autant plus cher qu’on est plus instruit de son histoire et de la vie de ses ancêtres.La Société historique de Rigaud veut signaler par cette réunion la concession en 1732 par MM.de Beauharnois et Hoc-quart de la seigneurie de» Rigaud aux frères Rigaud et la ratification de cette concession en 1733.La seigneurie de Rigaud forme à partir de 1733 une seigneurie distincte de la seigneurie de Vau-dreuU, dit le président de la Société.quoique en la possession des mêmes seigneurs.Cette seigneurie fut l’origine de quatre paroisses prospères: Rigaud.Pointe-Eortu-ne, Saint-Rédempteur et Sainte-Marthe.Cette seigneurie a, en plus, servi de frontière entre deux nations, deux mentalités, entre le vainqueur et le vaincu de 1760.Elle allait marquer la fin d’un régime économi«iue.Les Anglais, dans leur peur du régime seigneurial, obtinrent, lors de la venue des loyalistes dans Glengarry et lors de la formation de l’Ontario, que les concessions de seigneuries ne s’étendissent pas plus loin.Le Père Gauthier a ensuite rappelé la fondation récente — d V ^ à peine trois ans — de la Société historique de Rigaud.H a aussi énuméré les principaux travaux en cours entrepris par la Société.La Société a tenu à date 24 réunions, étudiant l’abolition des droits seigneuriaux, le sens «Je la concession en fiefs roturiers, l’historique du lac à Florent, la question des ébou-lis.etc.Elle se propose de faire Thisto-rique de la traite au Petit Carillon, aujourd’hui Pointe-Fortune, et du vieux fort existant à cet endroit avant 1749, et d’étudier les origines de la belle légende de la Pièce aux gué rets.M.Albini Quesnel M.Albini Quesnel a présenté un travail intitulé: La seigneurie de Rigaud sous le régime seigneurial.C’est le fruit de recherches précises et exactes.Après avoir exposé les clauses de la concession accordée le 29 oct«)brc 1932 et ratifiée Tannée suivante, il énumère avec force citations et statistiques les détails relatifs aux différentes concessions de terres, les premières datant du printemps 1763.En 1800 fut érigé le premier presbytère et en 1802 le premier moulin banal sur la rive nord de la rivière à la Graisse» sur le terrain appartenant aulonrdTiui à M.François Chevrier.Quand Mme Ringham acquit la seigneurie, elle en confia l’aflminis-tration à des agents, entry autres Fortune, Kimber, Wm Teasdale, Stephen Fournier et John Fletcher.T.’acte de 1854 abolit la tenure seigneuriale.En 1910, la législature provinciale amenda le code municipal aux fins de permettre le rachat des rentes seigneuriales.La paroisse de Rigaud adopta alors un règlement en date dit 25 juillet 1910 autorisant le conseil municipal à emprunter pour 35 ans $38.738.50 afin de racheter les rentes.Avec le dernier paiement le 29 septembre 1946 disparaîtra le dernier vestige du régime seigneurial.M.de Léry MacDonald M.de Léry MacDonald a trqcé le portrait de Michel Chartier de Lotbinière.assistant ingénieur en chef de la Nouvelle-France, décédé à New-York en 1798.Ce fut, dit-il, un grand patriote de l’ancien régime.Il rappelle principalement les voyages de ce Lotbinière à Londres où il réclame les privilèges dont le général Murray Ta privé après 1760.11 affirme que ce grand Canadien défendit en plein parlement anglais les droits des Canadiens français et leur langue.M.C.-A.Harwood M.Charles-Auguste Harwood a fait la biographie du marquis Mi-chel-Eustaehe-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière.né à Québec le 31 août 1748.M.Harwood a fait tout le tableau de la situation européenne comme préambule afin de fournir un cadre aux événements historiques qu’il a rappelés.Ce Gaspard-Alain avait pour père, le Lotbinière dont parlait *M.de Léry MacDonald et pour mère Louise-Madeleine ChanssegroN «le Léry.A onze ans, Gaspard-Alain devient enseigne en second «Lins la seconde conipilgnie Ai's cnntonninrc IwmilMU'- LA RADIO RADI0-GAZÉ7TE Postes extérieurs Mardi, 21 novembre WABC 7.30 p.m.— Orchestre Jack Denay.J Bannie Lang et Paul Small.de son empire et que les peuples de ~ The Columbiana.Direction diers.Il épousa aux Trois-Rivières, le 13 décembre 1770, Marie-Geoffroy de Tonuancour.En 1775 il vola à la défense de Saint-Jean.En 1793, siégeant à la Chambre, il défendit les droits du français dans un célèbre débat, il fit un merveil- j leux discours où il dit que c’est faire injure au roi de dire qu’il ne comprendrait pas le français, ajoutant ; “d’ailleurs, cette langue ne peut que lui être agréable dans la bouche de ses nouveaux sujets, puisqu’elle lui rappelle la grandeur de son empire et que les peuples de - ce vaste continent sont anglais par, aoo p m _ CallfomU MtIodles.le coeur avant meme d en savoir j tre Raymond Paige prononcer un seul mot”.Le 28 jan- - vier 1794, nommé orateur de la Chambre, il présida les séances avec dignité.Il éleva des retranchements dans là grande île de Beauharnois dans la guerre de 1812.Il s’acquit le respect et la considération de Télément anglais.Il est mort le 1er janvier 1822 à sa demeure, 3, rue Saint-Sacrement, Montréal.Me Harwood, qui possède tous les livres annotés et la riche correspondance de ses ancêtres, a cité des lettres admirables de Mme de Lotbinière à son fils.Ces lettres que celui-ci apprit par coeur lui servirent de ligne de conduite.Mgr Sabourin a ajouté quelques paroles, soulignant que les de Lotbinière ont conservé le culte de la patrie canadienne et de la piété filiale envers les ancêtres.Vote obligatoire et carte d'identité Ce que réclame la “Ligue du Bien-Etre du peuple” 10.30 p.m.11.15 p.m.— 11.30 p.m.— 12.00 minuit De Chicago.Orches- Columbla News Service.Gertrude Nlegen ichant).Orchestre Isham Jones.— Orchestre Vincent Lopez.WEAK 7.30 pm.— Lum et Aimer, comédiens.7.45 pm.— The Goldbergs (comédie).8.00 pm.— Blackstone Plantation.— Julia Sanderson et Prank Crumit.soliste?; Parker Pennelly; musique incldentale «ie Jack ShUkret.8.30 p.m.— Lady Esther Serenade.Orchestre Wayne Kina- 9.30 p.m.— The Texaco Pire Chiet Brigade.10.00 p.m.— Live at Stake, avec l'orchestre Harold Stokes.10.30 pm.—Madame Sylvia de Hollywood, 10.45 pm.— Robert Simmons, ténor; orchestre Jerry Sears.12.00 minuit — Orchestre Rudy Vallee.WJ2 7.15 pm.— National Advisory Council on Radio in Education.7.45 p.m.— Don Carney’s dog Stories.8.30 pm.— “GoUt and Exercise" par le Or Herman Bundesen; causerie dramatisée.9.00 p.m.— Household Musical Memories.Edgar A.Ouest, poète; Alice Mock, soprano; trio vocal; orchestre Josef Kroestner.10.00 pm.— Ortiz Tirado, ténor mexicain.10.30 p.m.— Irene Wicker, chant; orchestre Josef Galllcchlo.11.00 p.m.— The Leaders (trio vocal ).11.15 p.m.— Le Prlnce-Poéte.Anthony Frome, ténor.11.30 pm.— Orchestre Paul Whiteman.Let beaux programmes WJZ 7.15 p.m.— National Advisory Council on Radio in Education.— "The State and Local Credit”, par le Gouverneur Herbert H.Lehman, de New-York; le maire How-ward W.Jackson, de Baltimore.WABC 9 30 pm.— Nino Martini, ténor, et The Columbia Symphony Orchestra, direction Howard Barlow.Largo (Xérès) de Haindel; Prélude * Lohengrin) de Wagner; Après un rêve, de Faure; Margaret, de Barlow; Au cabaret (Scènes alsaciennes) de Massenet; Te qulero, morena (El Trust de los Teno-rios) de Serrano.„ 10.45 pm.— The Columbia Symphony Orchestra, direction Howard Barlow.Programme Brahms-Wagner.Symphonie No 3 (Allegretto) Finale; allegro) de Brahms; Ouverture (Tannhauser) de Wagner.L’Heure provinciale De 8 h.à 9 h .ÇKAC.Programme d'opérette avec le concours de l'Ecole d'Art lyrique.Solistes : Mme Jeanne Maubourg-Roberval, MM.Georges Dufresne et Charles Goulet.Orchestre sous la direction de M.Albert Robcrval.8 h,, Causerie; “Anna de NoaiUes", Mme Jules Labarre.8 h.15, Concert dirigé par M.Albert Roberval avec le concours de l'Ecole d'Art lyrique (Société canadienne d'opérette).1.—L'Oiseleur, Zeller.— a) Duo: Le portrait du prince, MM.Georges Dufresne et ment procédé à l’élection de ses of- Çharies Goulet; b) Terzetto, Xtoe Jeanne r - - - — - Maubourg-Roberval.MM.Georges Dufres- ne et Charles Goulet; c) Duo du professeur.MM Georges Dufresne et Charles Goulet; d) Quand mon grand-père avait vingt ans, Mme Jeanne Maubourg-Roberval.2.—La Grande Duchesse.Offenbach.— a) Le récit de la bataillé.M.Georges Dufresne; b) Couplets du sabre, Mme Jeanne Maubourg-Roberval ; c) Duetto: Déclaration, Mme Jeanne Maubourg-Roberval et M.Georges Dufresne.3.—La Cocarde Tricolore, R Blanquette.— a) Chanson de la Cocarde.M.Charles Goulet; b) Lettre à Sophie, M.Georges Dufresne.4.—L1H, Hervé.— a) Celui que J’aime est un pioupiou, Mme Jeanne Maubourg-Roberval; b) Chanson provençale.Mme Jeanne Maubourg-Roberval; c) Duetto: C’est évident.MM.Georges Dufresne et Charles Goulet; d) Duor Souvenirs.Mme Jeanne Maubourg-Roberval.M.Georges Dufresne.Mercredi, 22 novembre Le vote obligatoire et une carte d’identité obligatoire pour tous les électeurs ont été réclamés au cours d’une assemblée des membres de ta Commission des relations extérieures de la Ligue du Bien-Etre du peuple, tenue récemment aux quartiers généraux de l’organisation.Le vote étant l'un «les cievoïrs les ! plus importants du citoyen, il a été considéré comme nécessaire qu’il soit exercé par tous, pour assurer le choix heureux des titulaires des fonctions publiques.Quant à la carte d’identité, sa nécessité apparaît aussi évidente pour empêcher la fraude électorale.Assistaient à cette réunion qui était en même temps la première assemblée générale de cette commission, MM.L.-C.Farley, président de la Ligufi du Bien-être du peuple; John Sullivan, conseiller honoraire; le Dr Z.-A.Côté, vice-président; Mc Salluste Lavery, M.Raymond Tanghe et Me Charles Roy, conseillers honoraires: MM.Raymond Beaudry, Anthime Desjardins, .1.-0.Montpetit, Oscar Gi-gnac et Me Paul Massé, conseillers.Cette commission a immédiate- ficiers.Président: le Dr Z.-A.Côté, 1er vice-président: Me Salhjste Lavery; 2e vice-président: M.Raymond Tanghe; secrétaire, Mc Charles Roy; assistant secrétaire.Me Paul Massé.Au cours de la réunion, le président, M.L.-C.Farley, rappelle en quelques mots les buts et les moyens d’action de la nouvelle Ligue.Cetle Ligue du Bien-Etre du peuple, dit M.Farley, est un instrument de travail et d’action où le peuple peut recevoir d’un groupe de penseurs, d’économistes, de marchands, de professionnels, d’ouvriers, de cultivateurs, une directive étudiée, mûrement pesée, Eratique, tendant à accroître son ien-être physique, intellectuel, social.L'A.C.).C.Faits divers WABC 7.30 p.m., Muatc on the Air.8.00 p.m.Happy Bakers.Phil Duey.Frank Luther.Jack Parker.Vivian Ruth.8.15 p.m., Edwin C.Hill: The Human Side of the News.8.30 p.m., Albert Spalding, violoniste: Conrad Thibault, baryton; orchestre Don Voorhee.9.15 p.m., Alexander Woolcott: The Town Crier.9.30 p.m.White Owl Program.Orchestre ring’s Pennsylvanians, 10.30 p.m., Columbia News Service.10.45 p.m., Mark Warnow, 12.30 a.m., Orchestre Little Jack Little.WEAK 6 05 nm., Waldorf-Astoria «Orchestra.6.30 p.m., Back of the News In Washlng-in.6.45 p.m.Jan Pierce, ténor; avec orchestre.7.30 p.m , Lum et Abner, comédiens.10.30 p.m., National Radio Forum, 11.15 p.m,, The King's Jesters.12.00 tminuit), Ralph Klrberv.le chanteur du rêve.Les journaux épais._______ Lés imirnnny énais fttnl ries cm*- 1 Lombardo avec Bums et Allen.lcs journaux épais ioni fies cci 10 00 pm old Gok, r d w veaux plats et vides.Souvenons- -— ~ nous-en.Un évêque tend la main.Mgr Melanson nous a tendu la main; il a demandé nos aumônes pour le Collège de Gravelbourg.Plusieurs évêques nous ont écrit i ton pour nous encourager à soutenir celle maison d’éducation indispensable à la survivance de notre race.Qu’avons-nôus fait hier pour répondre à cette demande?que ferons-nous aujourd’hui et demain?Et notre enquête?.Et notre enquête sur la petite industrie?Chacun «le nos cercles n’a qu’à diviser la paroisse entre dix on douze membres dans une couple de soirs, ils auront questionné les artisans et les petits producteurs et fait un relevé complet de ce qui se fabrique dans leur localité.Le Comité Régional tient à recevoir tous les renseignements possibles là-dessus.A.G.Le livre français a enfin baissé de prix ! A cauie du change, la livra français est devenu presque inabordable, son prix décourago las achateurs.• C’est donc une AUBAINE pour nos clients qua da pouvoir sa pro-«urar un choix considerable de volumes importés à (’ANCIEN PRIX.Cependant dans la lista ci-dessous il n'exista en stock que deux ou trois ouvrages du même titre, parfois.Cost pourquoi nous pro- -posons i nos clients do bien vouloir commander en nous indiquant tour premier choix, puis tour deuxième, leur troisième «t ainsi do suite.Dans le cas où le volume ou tes volumes qu’ils commanderaient comme premier choix seraient épuisés, nous y substiturions tour douxiéms, leur troisième ou tour quatrième choix.Ne vous prives pas de lecture saine et indispensable sous le prétexte que c’est la DEPRESSION et qua la prix do la lecture est devenu inabordable.Le livr«' que nous vous offrons ici n’est pas cher et il vous aidera à franchir des moments difficiles — et à nous aussi.HALEZ AVEC LE SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” ET VOUS AIDEREZ LE “DEVOIR” A TRIOMPHER DE LA CRISE QUI L’ATTEINT AUSSI DUREMENT QUE VOUS-MEMES.Pour tous les volumes les prix sont franc de port; mais nous n’ae-ceptons que LES COMMANDES PAR LA POSTE OU PAR TELEPHONE.Nous publierons plusieurs listes.SCIENCE ET ART AUTEURS TITRES PRIX ^u.'jr*n La cuisine de famille moderne et économique 0.60 \ Mille meilleures recettes de pâtisserie _ , bourgeoise .0.40 Beaufort Votre royaume, Madame.0.25 "a,l0,t Reynolds .|,00 Botrol, T.Chants de bataille et de victoire (avec musique! .0.75 , Télégraphie sans fil .0.40 Broquelet Nos églises |.25 “ N»« abbayes .1.25 Nos cathédrales .1.25 Bournay, de Obstétrique vétérinaire .1,50 Bouquet L’évolution psychique de l'enfant.0.40 C*'B Promenade dans Paris .1.50 Nouvelles promenades dans Paris .1.50 Carton, Dr Alimentation, hygiène et thérapeutique tt i( infantiles en exemptes .1.50 _ Le decalogue de la santé .0.20 Coauroy, André.Panorama de la musique contemporaine .1.15 Contet Précis d’automobile .1.75 Coulombeau Six causeries sur l’art .0.75 Crépieux-|amin Les bases de la graphologie .1.25 F*'*s et idées de l'histoire de l’art .1 ]oO Histoire de la peinture française au 19e siècle .2.00 D'Ors, E.L'art de Goya .1.00 Trois heures au musée du Prado .1.00 Druot^ Cours de dessin industriel .1*75 Fontaines, A.Bourdelle .L25 Hesse, R.Le livre d’art du 19e siècle à nos jours.L00 Hillemachtr Counod 1.25 Lambert La pratique médicale rurale .0.75 Laurencie L'école française de violon, 3 vols, la série 7.50 Leclercq, Dom H.L’ordre bénédictin .1.50 Leroy-Allais Comment j’ai instruit mes filles des choses de la maternité .0.30 Loukomski Les Russes Maes, Or, àniota Kifwebe i.QQ Maillart L’art byzantin .i.qo Maillard Réparations des automobiles .0.85 Matisse Sciences physiologiques .0.50 Marchand Le cinéma .1.25 Martial Travail et folie 0^40 Martin Saint André et l’Art .0^30 Mauclair Etats de la peinture française .0.50 Mendoza, Dr En attendant le médecin .0.30 Michel Sur la peinture française au 19e siècle.2.00 Millet Précis d’expérimentation phonétique .1.50 Moreau Les chansons de l’écolier .0.30 Oulmont Les lunettes de l’amateur d’art moderne .!! L00 lunettes de l’amateur d’art ancien.1.00 Fampille Les bons plats de France .0.25 Psuchet, Dr Conseils et pensées .o!sO P'*r«>u Vie intérieure de Schumann .1^25 Pouliot, Dr Hygiène de maman et bébé .1.25 X-X X La politesse française .’ o,65 Régnault, Dr La cuisine diététique ." l’oo Menuet pratique de laiterie-beurrerie." F00 R»!«t Conserves de légumes et de viandes, relié .1.75 Conserves de fruits .1.50 Roman Paléontologie et zoologie .o!sO Sehdkter Comment consulter .0.75 Schowb Les profondeurs de l’Espagne .1.00 Solandré Six cents recettes de cuisine bourgeoise.0.50 Taine, H.Philosophie de l’art, Tome H .1.Q0 Trahard Les maîtres de la sensibilité française au 18e siècle.Tome 1.2.00 Vaschide Psychologie de l'attention .0^75 Milliers Traité pratique de médecine vétérinaire.0.65 Serviéres, C.Weber .j qq Wait! et Mouriquand Traité pratiqua de médecine infantile ^ filoo Chezelfe Desserts, entremets, goûters .0.25 Cenès Travaux de dames .’ o!z5 L’art de la cuisine .0.25 Economie domestique .0.25 Service de Librairie du “Devoir”, à 430 rue N.-Dame E»t.WJZ 7.45 Roméo Mousseau, ténor.8.00 Ainsi va le monde.8.15 Laure Choquette.8.30 Emission du studio.8.45 Piccadilly’s Twenty Dizzy Fingers.8.00 Orch.de concert.9.30 L’Idée conservatrice.9.45 Camtlllenne Séguin, diseuse.10.30 Musique de danse.11.30 Lola Peterson, planiste.11.45 Mélodies.Longueur d’ondes en mètres et fréquence en kilocycles des principaux postes: Les nouvelles Amicale des anciens élèves de St-Charles 6.45 p.m., Lowell Thomas, du jour.7.15 p.m., Gems of Melody.9.30 p.m.John McCormack, ténor, avec acc.d’orchestre.Il 00 p.m., Musique de la montagne.11.15 p.m.Le prince-poète.Les beaux programmes WABC 10.45 p.m .Mark Warnow.Gertrude Nle-sen.Four Clubmen Quartet; Orchestre: Do not go my Love.d'Hageman; Valse en la majeur, de Brahms.1115 p.m.Modem Male Chorus.— Song of the Desert, de Protheroe;- Sandy Mc-Cluckey.de Jackson; Heidelberg (Le prince de PUsen), de Ludera; Alexander de Brewer; Jolly Roger, de Robertson.Postes locaux MARDI, 21 NOVEMBRE Poe te» Metres Kilocycle* CRCM 329.7 910 CKAU 411.730 CFCF, 500 600 CHLP 26« 2120 CHRC 465 645 CKCV 229.1310 CRCS 200.• • * 1500 WABC 348.6 860 WRAF 4543 660 WJZ 394.5 760 WOT 379.5 79C wnc 282.8 1060 WLWL 272.6 1100 Mardi, le 14, le conseil se réunissait pour sa deuxième assemblée régulière.En plus, une vingtaine! d’anciens étaient présents.On «lis-j cuta de réunions intimes pour rencontrer les anciens élèves et d’un euchre dans les premiers mois de 1934.Carte blanche fut donnée au conseil pour ces deux organisations.Le conseil consacrera plusieurs séances à la rédaction des constitutions.Voici le conseil élu pour 1933-34, lors }} lions ultérieure*: H.Coursol, WH-bank (1988; P- Loisclle.jour, Wellington 1044; soir, WEHlngton 13959; W.Courley.soir, DOHard i 2723; J.H.Marchand, soir.Fitzroy 8220, ou an secrétaire, E.Côté, 1 2376, rite (’hâteaugiiny.CKAC «.15 Le Père Noél.' 6.45 Le programme Eskimo.7.00 Orchestre.7.19 Le belle Dow.7.45 Cyatex Newspaper Adventure».8.00 L’heure provinciale.9.00 Programme Molson 9.30 Le programme Anka.45 Orch.symphonique Columbia et Nlno Martini, CBS.10 30 Cécile et Jeanne.1045 Orch.New World Salon, CBS.11.00 Le reporter Roxy 11.30 Orchestre.rycr 6.45 Cours de la bourse.7.00 L’«jncle Troy.7.15 La prévention des accidents dus au travail.7.30 Mélodies.7.45 Programme commercial.8.00 Musique de Chs Dornberger, CCR.11 30 Musique de danse CHIP 5 30 L’heure dvi repee 6 00 Bourse des mines 6.15 Romances.7 00 L’heur» da ie preepérit*.7 30 Féd des clubs ouvriers.L'Heure catholique DIMANCHE PROCHAIN La causerie religieuse à l’Heure catholique du 26 novembre sera donnée par le R.P.Louis-Arthème Tétrault, S.J., professeur d’écriture sainte ait scolasticat de l’Immaeu-lée-Conception.Il traitera ce sujet; “Jésus chasse les voleurs du temple".Cette causerie commence à 6 heures précises.La partie musicale sera exécutée par la Chorale de la paroisse de Saint-Laurent, sous la direction de M.Guillaume Dupuis, maître de chapelle de Notre-Dame de Montréal.Programme: Cantique à sainte Cécile: Lambillolte; Sanctus et Agnus de la messe pastorale rie Rousseau; Je vous salue, Marie, abbé Louis; Ave maris Stella grégorien, par les enfants seuls; De pro-fundis, à 3 voix d’hommes; Borate, coeli, desuper, Dr Frédéric Pel-letier.a | ^ Robert Choquette à CRCM M.Robert Choquette, inaugurera, ! ce soir, * 10 h., au poste CRCM., avec le concours du Trio Mozart (flûte, violoncelle et harpe), un I nouveau programme intitulé vons, c’est l’heure’.Dan.Wolfe La majorifé de M.Thomas La- pointe est de 626 voix South Ham, comté de WoJfe, 2f —Le résultat du comptage officie! des votes donnés à I’clcction com-plémentaire du comté de Wolfe ordonné la semaine dernière a été connu en fin de semaine.M.Thomas Lapointe, candidat libérai, a obtenu une majorité de 626 voix sur M.Arthur B.Skinner, a annonce M.Donat Manseau, officier-rapporteur.C’est une voix de moins que la majorité annoncée le soir même de la votation.Sur les 4,296 électeurs du comté, 3,816 ont déposé un bulletin «.’ç vote, dont 2,-221 en faveur de M.Lapointe et 1,-595 en faveur de M.Skinner, Voici ic détail du vote; Skin- Polls Lapointe ner Saint-Joseph de Ham.Saint-Camille No 1 Saint-Camüle No 2 Wottonville .Wotton No 1.47 Wotton No 2.Saint-Adrien .Notre-Dame de Ham.Ham Nord No î .110 Ham Nord No 2.76 Saint-Fortunat .Saint-Julien No 1 .Saint-Jqlien No 2 .Saint-Jacques .73 Disraéli paroisse.143 Disréli No 1 .Disraéli No 2.Reaulac .87 Garthby .*.113 Stratford No 1 .114 Stratfonl No 2 .Saint-Gérard .88 Fontainebleau .44 Weedon Centre .Weedon .94 Marbleton .Dudswell No 1 .54 Dndswel] No 2.48 Bishopton .10 Totaux .2221 ‘Rê- 94 69 23 24 65 82 46 Cl 47 9! 47 Ill 90 63 59 42 110 50 .76 54 98 87 76 26 57 28 73 25 143 30 89 4! 133 51 87 13 113 21 114 44 68 38 88 41 44 27 82 80 94 54 93 79 54 89 48 59 10 115 2221 1595 Aret-veua fcetetn *« b«*n« Himet A«r»«set'f eux »u S»rtlr» 6e llhrtlri* At ’Devoir" AJ9 NoU»-D*mc »tt, Montréal VOLUME XXIV — No 268 LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 21 NOVEMBRE 1933 1 mine LETTRE DE FADETTE Un curieux document me tomba sous les yeux dernièrement.C’est très intéressant au point de vue des droits d’auteurs autrefois.C'est à Vépoque du voyage, en Amérique, que fit Charles Dickens accompagné de sa femme et de sa belle-soeur.Us arrivèrent à Boston le 18 janvier 18b8 et ils furent reçus avec un grand enthousiasme dans cette ville philanthropique par excellence, dont les institutions charitables servaient de modèle aux autres villes américaines.Comment cette population bienfaisante n eût-elle pas salué avec admiration l’écrivain libéral qui avait mis à nu tes plaies sociales de F Angleterre, dévoilé la misère et les vices que recelait la grande capitale; le moraliste qui avait montré la tragique grandeur d’humbles existences et l’âme humaine, aux prises avec les tentations et les excès, rayonnant d’un éclat si pur.C’étaient là les nobles litres de Dickens à la popularité: elle fut immense.On faisait haie sur son passage, des députations venaient de villes voisipes le complimenter.U dut tenir un lever, — comme les grands personnages, — pour recevoir ses admirateurs.A New-York, les bals, les diners et les réceptions se succédèrent sans trêve ni repos.Les journaux firent, du visiteur illustre le sujet important de chaque, jour.Ses dires, ses gestes, ses pensées même furent traduits avec plus ou moins d’exactitude.Les Américains profitaient de l’occasion pour s’encenser eux-mêmes: “Le ton si frappant, la distinction de la société de New-York paraissent avoir fait sur son esprit une ¦ impression indélébile!’’ Quelques hommes supérieurs, dont deux étaient ses amis, l'avaient reçu à bras ouvrets: Washington hving, Chasning, Bryant, Prescott.Seulement, même, ceux-là, convaincus pourtant d’un règlement international qui assurait aux auteurs anglais leur droit de propriété au delà de l’Atlantique, n’osèrent pas élever la voix en sa faveMr, quand Dickens se déclara résolu à revendiquer ce droit envers et contre tous dans Fintérêt de ses compatriotes et le sien.Il était indigné des manoeuvres des éditeurs américains et le disait carrément.Il écrivait donc à un de ses amis après l’avoir mis au courant de ses découvertes: “L’étonnement ici est qu’il se rencontre un homme assez hardi pour suggérer aux Américains qu'ils peuvent avoir tort.Je voudrais que vous eussiez pu voir les figures des convives quand, Fauire jour, à table, à Hartford, j’exposai le tort fait à Walter Scott, vieux, endetté et souffrant, par les milliers de contrefaçons de ses oeuvres imprimées en Amérique.Que n’avez-vous pu m’entendre! Mon sang bouillonnait à la pensée de cette monstrueuse injustice et je me sentais grandi de douze pieds en la leur jetant à la face.Imaginez un mouton qui voit son frère égorgé et qui redoute le même sort.Je n’eus pas plutôt fait cette profession de foi qu’il s'éleva une clameur inouïe pour me détourner de la renouveler en public.Des lettres anonymes, des attaques de la presse représentaient Colt (un assassin qui passionne (attention actuellement) comme un ange comparé à moi! Je ne suis plus un gentilhomme, mais un gueux, un misérable mercenaire, venu aux Etats-Unis dans le seul but d’y défendre mes intérêts.Le comité des diners (composé, notez bien ceci, des premiers gentilshommes d’Amérique) était tellement abasourdi qu’on tne supplia de ne pas poursuivre ce sujet.Je répondis que rien ne m’en détournerait, que s’il y avait honte, elle ne retomberait pas sur moi, mais sur eux, que, ne voulant pas les épargner à mon retour en Angleterre, je ne me tairais pas ici.En conséquence, le soir même, j'affirmai mon droit avec tout ce que je pus donner de dignité à mon visage, à mes manières, à mes paroles, et je crois que si vous m’eussiez vu et entendu, vous m’en auriez mieux aimé.Mes amis étaient paralysés d!étonnement, ma témérité frappait de mutisme les plus hardis.Je l’écris a regret, avec répugnance et douleur, mais avec une profonde conviction: il n’y a pas de pays au monde où il y vit moins de liberté d’opinion sur tout ce qui se rattache à ce sujet et plus de diversité d’avis.’’ Dickens n’en poursuivait pas moins sa campagne dans l'espoir de faire passer une loi protectrice de la propriété au Sénat et à la Chambre.Je ne sais à quelle époque cela se fit, mais sûrement pas à ce moment.Le départ s’effectua avec autant de calme et de modestie que Farrivée avait été triomphale: le grand homme avait perdu tout son prestige: on ne lui pardonnait pas d’affirmer que l’écrivain est le propriétaire de son livre aussi longtemps quïl ne cède pas ses droits d’auteur.FADETTE Commander Le goût du commandement n’en suppose pas toujours l’art; que de Madame J’ordonne sont inaptes à diriger et par des ordres contradictoires.images du désordre de leurs pensées, brouillent plus qu’elles n’organisent, inspirent la désobéissance plus que la docilité, la discussion plus que la confiance.C’est qu’avant d’imposer une volonté, dans quelque domaine que ce soit, il faut d'abord en considérer son bien fondé et s’assurer à la fois des possibilités et1 des conséquences de l'impératif exprime à autrui.Enfants, serviteurs, subordonnés peuvent être pliés h une obéissance passive par l'éducation et les habitudes; autre chose est de leur inspirer une confiance assez totale pour qu’ils acceptent comme un bien les directives qui leur viennent des parents ou des maîtres.Envisageons par exemple les rap- ports entre enfants et parents.Les mieux obéis de ces derniers ne sont pas les plus sévères et les plus rigides, pas plus d’ailleurs que les plus tendres, disposés à la faiblesse.“Je t’obéis, disait un enfant en rébellion à une mère tyrannique, je t’obéis parce que je ne peux pas faire autrement, mais au fond de moi je te désobéis”.N’eût-il pas mieux valu au lieu de provoquer la révolte intérieure, s’expliquer afin que l’acte et le sentiment fussent d’accord?Il n’y a pas à proprement parler de système en éducation si par là on entend un moule dans lequel doivent s’emprisonner toutes les natures, auquel s’adaptent toutes les personnalités, mais si souples que soient les méthodes, elles doivent toutes s’inspirer de la logique, au bon sens et de la continuité.Comment tolérer un jour ce qu’on a défendu la veille, admettre dans le privé ce qu’on ne supporte pas en public, eonsidérfer, selon l’heure et l’humeur, telle façon d’être répréhensible ou excusable?L’instabilité dans l’éducation provoque le caprice chez les enfants; si l’on a toujours exigé d’eux les formules usuelles de la politesse, la possibilité de s’y dérober ne se présentera même pas à leur esprit.S’ils savent que ni par la colère, les pleurs, les supplications ou l'entêtement, ils n’échapperont aux ordres justes des parents, ils ne tenteront rien pour s’y soustraire.Môme les rênes flottant, de les savoir en mains fermes, il n’y aura ni ruade.ni écart.Cette docilité tient en grande partie à la manière de presenter les injonctions dont les modalites varient aussi avec la nature des enfants et leur âge.Même sous sa forme la plus douce une injonction doit porter avec elle une>fermelé qui se suffit à elle-même.Vaines les criailleries, les brusqueries, les colères qui confinent au ridicule, où le comique l’emporte sur le tragique, menaces sans effet à seule fin de donner plus de poids à un commandement.Les mères qui ont toujours claques ou gifles pendues au bout des doigts, ne sont ni les plus craintes ni les plus respectées, ni les mieux obéies: les enfants prennent prudemment le large et attendent que “cela passe” pour n’en faire qu’à leur tête.Puis un moment vient où les enfants ont dans une certaine mesure leur libre arbitre, où il n’est plus question d’impératif.La seule autorité dont on puisse se prévaloir émane de la confiance que les parents ont su leur inspirer.On ne commande plus “aux grands”, on suggère et si l’intelligence et le désintéressement doublent la tendresse, l’obéissance filiale n’est qu’un acte de foi en la sagesse éprouvée et discrète des parents.— (Mode Pratique).Le bonheur de lajnaternité Dépend d* la santé—Prenez la Composé Végétal da Lydia £.Pinkham VENTE PAR TOUT LE MAGASIN EATON Faits et glanes LA DECOUVERTE D’UNE DOCTORESSE C'est une femme, la doctoresse Margaret G.Smith, assistante à la chaire de pathologie à l’Ecole de médecine de Saint-Louis, qui, la première, est parvenue à isoler ie virus de la maladie du sommeil.Elle a ainsi démontré scientifiquement que cette terrible maladie a sa cause dans un élément organique.CHAMPIONNE DE LA DACTYLOGRAPHIE Une jeune Française, Mme Chau-bert, vient de remporter le championnat de dactylographie, avec 93,06 mots à la minute, battant le record rétenu par Mlle Odette Pian (93 mots).Mme Chaubcrt n’est autre que Mlle Odette Piau, mariée depuis; elle a ainsi battu son propre record.POUR REMPLIR LA SALLE Un acteur d’un des principaux théâtres de Chicago a trouvé ce stratagème pour remplir la salle lots d’une représentation à son bénéfice: Quelques jours auparavant, les journaux publièrent une annonce dans laquelle un anonyme demandait un mari pour sa nièce, possédant une dot de cinq cent mille dollars.L’annonceur obtint des centaines de réponses et aussitôt chacun des candidats reçut une lettre ainsi conçue: * &ÉHÜ I $#pr' m, .y#**» -lié s ¦f.4, s*** rÇ * W;, -1 v&v'-i'vo.-sfr.“Avant la naiaaance de mon premier bébé, j'étais malade et j’avais le vertige.Mon mari alla m'acheter une bouteille i de Composé Végétal et m'en fit prendre, I suivant les directions.11 m'a certainement rétablie.Le bébé peaait huit livres et noua étions tous deux en «enté.J’ai trois enfants, maintenant, et j’ai l’air auwi jeune qu'à l’époque de mon mariage.H a aussi fait
de

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