Le devoir, 20 novembre 1933, lundi 20 novembre 1933
Montréal, lundi 20 novembre 1933 Rédaction et administration *îB0 EST.NOTRE-DAME MOHTKSAXi TELEPHONE: .HArbour Î241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 36T9 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chn : OMER HEROUX Vol.XXlV — No 267 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 (Sauf Montréal et barrJteueî E.-Unis et Empire Britannic:- .3.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdorrr.dairc CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Mjr Ovide Charlebois Le journal est aux trois quarts fait au moment où Ton nous apprend la mott de Mgr Ovide Charlebois, des Oblats de Marie Immaculée, vicaire apostolique du Kéwatin; mais nous ne voulons pas tarder à marquer les grands trails de rhommage que nous devons au vénéré missionnaire, au magnifique patriote.Mgr Charlebois est mort sur la brèche.Kentré dans ses missions voici quelques semaines, il avait voulu visiter un poste sauvage.Il dût faire le trajet en traîneau à chiens.11 y con-tract^ia maladie dont l’on espérait ces jours-ci encore qu’il pourrait triompher, mais qui a finalement eu raison de sa robuste constitution.Mgr Charlebois appartenait à l’une de ces familles sacerdotales qui sont l’honneur de notre race.Deux de ses frères appartenaient au clergé séculier; la congrégation des Oblats avait reçu les trois autres.Le P.Guillaume fut provincial de sa congrégation, il poursuit, malgré les années, son dur labeur.Le P.Charles, en Ontario, a été l’un des plus tenaces, l’un des plus efficaces défenseurs des droits des pères de famille et de l’enseignement français.Mgr Ovide avait passé sa vie dans les missions.Sa carrière fut celle des missionnaires de l’époque la plus dure, toute faite de souffrances et de dévouement.A cette rude tâche s'ajoutèrent bientôt les lourdes responsabilités de l’épiscopat.Voici près d’un quart de siècle, en effet, que le P.Ovide fut sacré évêque et chargé du vicariat apostolique du Kéwatin.Au missionnaire, familier de toutes les misères, l’épiscopa.apportait, non seulement les responsabilités ordinaires en pu’ de missions, mais de rudes tâches d’un ordre tout particulier.Son vicariat apostolique comprenait, avec une partie des Territoires du Nord-Ouest, une fraction du territoire ontarien.Il se trouva de la sorte face aux difficultés que devaient soulever l’annexion au Manitoba du Kéwatin et le Règlement XVII en Ontario.Il y fut grand: grand évêque et grand patriote.Nous l’avons vu de près à Ottawa.La lutte était dure; mais quelle joie c’était pour les Franco-Ontariens, et quel réconfort, que de voir, à chaque congres, à chaque assemblée générale, s’asseoir au premier rang des congressistes leurs évêques, leurs chefs et leurs guides! * Mgr Charlebois ne manquait aucune de ces réunions.Son nom reste lié à la résistance franco-ontarienne, à la défense de la liberté des pères de famille dans l’Ontario et dans l’Ouest, comme à son oeuvre proprement missionnaire.Il fut grand, et l’un des aspects de sa grandeur fut assurément lu bonté.Tous ceux qui l’ont connu garderont de celle botdé un inoubliable souvenir.Nos vieux lecteurs savent que nous avons, envers ce grand homme de coeur, des motifs de particulière gratitude.Ils ne font que s’ajouter à ceux que nous partageons avec tous les catholiques, avec tous les Canadiens français, avec tous les esprits nobles de ce pays.• Tous, avec un profond rCspGcb s'inclineront devant la dé-jamilte mortelle de cet homme qui fut si modeste, si «simple, (lads sa grandeur et qui, restera, même pour ceux qui ne partagent point ses croyances, qui ne sont pas de sa race, IVin des ] lqs nobles types d'humanité qu’ait produits notre pays.Orner HEROUX «ARCADES AMB0” Une lettre de M.Armand Lavergnc à propos des*“Jeune-Canada”, du “Soleil” et de M.Alexandre Taschereau L'actualité La radio crée un nouveau métier Perlimpinpin est beau comme un astre.Il est coiffé d'un stetson mas-lie, vêtu d'un pnletot d'étoffe moussue et soyeuse ci gaulé de peau de cochon.—Perlimpinpin, lui dis-je (peut-être à cause de la peau de ses gants, — sait-on jamais ce que produit l’association d’idées?) Perlimpinpin, ça y est, tu fais de la politique?—Pourquoi m’offemes-iu sans provocation?—Mais, enfin, tu sues ia prospérité et, de ce temps-ci, U n'y a de prospères que les politiciens.Tous les autres écopent, geignent, payent et perdent.—Jugement sommaire et téméraire: il est vrai que je suis prospère: il est faux que je fasse de la politique.—Ne me laisse pas languir, ne-vêle-moi Ion métier que j'en Idle, si je le puis.Pt dés lors que ce n'est pas de la politique, je ne vois jins pourquoi.— Je suis un peu embarrassé.Je ne sais pas bien comment désigner ma ligne en français; en anglais, on appelle cela booster.— Ligne fait image en français: c'est une ligne de pèche.—C’est pas mal ça, je prends des suckers.Mais je ne sais pas si je devrais t'en dire plus long.Tu as un humai.„ , __Mais, mon vieux Perlimpinpin.ton maître Barnum affirme qu'il unit un sucker toutes les minutes.Mors, de quoi le préoccupes-tu?Si artif que tu sois, tu ne les rattraperas jamais tous.—Tu as.ma foi.raison.Je vais ilonc Texpliqyer mon métier.La réclame (\ la radio file un mauvais colon à l’heure actuelle.Plie est censée bornée par les règlements et il existe désormais un poste où il s'en fait moins qu'hilleurs ci sur lequel se jettent Inut naturellement la phiparî des afflütciiTt* ffiMtlia 1rs programmes de ce poste valent quelque chose.La réclame radio-phnuique, c'est la pilule: et le programme, quel qu'il soit, e’est le cho-rolnl qui enrobe cette pilule.Quand m peut avoir le chocolat sans la pi-'ule, tu comprends qu’on ne s’en prive pas.Donc, depuis quelque temps, les.oraanisateucsn de prg-irammes commereiaux se sont ipercus que ça ne mondait plus.flêactton nulle, ni appels téléphoniques spontanés, ni lettres spontanées.C'est évident, comme je pi»ns de te le dire, qu’atrant A choisir mire quaire posies, le public Ulchc toujours de trier parmi les quatre celui qui ne l'assommera pas avec un discours de bonimenteur.- Oui, comme eût dit le père Hugo, dans bonimenteur, il y a menteur.—Tu peux y alter, mon vieux: ce ce n'est pas mon métier.Moi, je suis booster.C’est-à-dire que dès le programme fini, je rentre en scène et je remue ciel cl ferre.La téléphonie avec fil el la télégraphie de même acabit se mettent aux (rousses de la téléphonie, sans fil.Les télégrammes, que j'ai soigneusement envoyés dans les coins les plus recalés de la province sont mis sur le fil par des compères.Maiç il ne faut pas jouer irop généreusement de cette corde.Je me sers surtoul du téléphone qui, lui, ne coûte pas cher.J’allends qu’il soit assez tard, minuit ou une heure, et je lire notre client de son lit avec un téléphone censé longue dislance, c’esi bêle comme choux à jouer depuis l’invention de l’appel automatique, il suffit que ma sténographe soif complice; et encore il n’y a personne au monde comme moi pour imiter la voix féminine.Tiré de son lit, le client est de fort mauvaise humeur.mais cette mauvaise humeur sc dissipe comme par rnchanfr-ment quand U entend une voix qui lui dit: "Voire programme de telle heure a été merveilleux.Je ne voulais pas perdre de temps à vous remercier et je n'ai attendu que te In-rif de nuit pour le faire.J'espère que vous continuerez ces programmes.D’ailleurs, si vous me le permette:.je vous en reparlerai quand Virai chez vous: car j'ai des cmplel-les considérables à faire’’.Voilà le thème.Le lendemain, on le joue avec une infinité dr variations.Ainsi de suile.te surlendemain.Puis ce sont les lettres qui arrivent.H faut que leur livraison synchronise, pour rendre le marchand de bonne humeur, avec ta dale du prochain programme.S’il en reçoit cinq ou six (Tari, dans cette affaire, est de ne pas exagérer), il est souple comme un gant.f)v lui a fail avaler le programme qn'nn veut et petit à petit on l’amène à renouveler son contrai.—Mais je ne vois pas où cela le paye; est-ce toi qui fais les contrais?Pas le moins du monde, mais je touche sur chaque renouvellement et, de plus, j'ai un fixe.Et puis, mon vieux, après cela, garde-toi de dire que la réclame à -la radio ne rapporte pas.Tâte-moi cela! (it me lend l'étoffe de.son paletot), U n’y a pas de crise; il n'y a gué des Gribouilles qui entrent dans la mare pour échapper à ia ntute.Moi, je me suis adapté.Il s'agit de faire de la réclame garantie.i» un moment où hml le monde perd foi dans lu réclame.Mon co- L’assemblée tenue au (îesù par les Je une-Canada a de toute évidence touché le point névralgique.I.e premier ministre provincial, si prudent d’ordinaire, s’est laissé emporter jusqu’à la menace.Notre Soleil ne décolère pas depuis ce jour.Comme je suis assez certain que les idées exprimées au Gcsq rencontrent naturellement et logiquement de la sympathie chez le rédacteur de ce journal.— qui est.il faut l’admettre, cultivé et qui a jadis exprimé des idées très apparentées à celles des Jeune-Canada, — i! faut en déduire que cette colère est officielle, inspirée par les éclairs et le tonnerre du Sinaï de la Grande-Allée.Ge qu’on a trouvé de mieux comme réponse aux Jeune-Canada.c'est d’avoir découvert qu’ils sont jeunes.Feu M.de la Palice eût trouvé quelque chose dans le genre et ce sont les pensées géniales de ce genre qui nous expliquent par exemple comment il se fait que le Labrador.autrefois à nous, soit maintenant la propriété de Terre-Neuve.Oui! ils sont jeunes, et quant à moi, je trouve qu’ils ont bien de la chance.Pour ce que ça dure! Ce qui l'est moins c'est l’argument lui-mème.Il y a trente ans, ce même Soleil me le servait quoti-diennement.Je ne l’entends plus que rarement, hélas! La dernière fois ce fut, sur l’affaire Anderson, je crois, par une suffragette en travail.de sénat.ÎVlais tout cela ne change rien à la chose: il reste que les Jeune-Canada ont fait d’excellent travail, que leurs déclarations sont marquées au coin, non seulement du plus pur patriotisme, mais du meilleur bon sens.Et, fait consolant dans ces jours d’avachissement général et de scepticisme cupide, c’est de la jeunesse que nous vient le rayon d’espérance, et que notre race n’est pas complètement gangrenée.Bien que la génération actuelle soit heureuse de voir son gouvernement assurer aux nôtres le monopole d’être les scieurs de bois et les porteurs d’eau, la jeunesse, elle, est décidée de nous débarrasser du joug éeo-cojiomiquc qui pèse si lourdement sur notre race.Et c’est précisément parce qu’ils sont jeunes que cela veut dire quelque chose.Dans dix,ans.quinze ans, tout au plus, M.Taschereau aura fini son rôle, Ni les cantonniers do Wolfe, les fausses lettres de VCnion des (ullivateurs, les bulletins sans talons, les élections sans avis ou par surprise, ni même le hill Dillon, non pas même le bill Dillon, ne l'empêcheront d’aller, à son tour, rendre ses comptes à un Juge qu’on n’achète pas; et les Jeunes, si méprisés aujourd’hui, auront pris sa place à lui, aux siens el à ceux de ma génération.De toutes les adulations et les flagorneries dont ii est aujourd’hui l’objet, rien ne subsistera.Mais on demandera compte à sa mémoire de ce qu'il aura fait pour sa province et pour ses compatriotes.(f) Je crains que le compte ne soit sévère.Et il y a pour cela une excellente raison.Personne ne peut servir deux maitres à la fois, dit la sagesse antique.L’Evangile enseigne la même chose, mais avec cette clarté qui lui est unique el le fait toujours aller au fond des choses: Nemo potest service Deo et divitiis.Dieu et la richesse: M.Taschereau, premier ministre de cette province et en même temps directeur de nombreuses compagnies soumises à sa justice, et ce qui rend ’a chose plus détestable, e’est qu*il est précisément le procureur général, c’est-à-dire le ministre de la justice provinciale.11 y a donc perpétuel conflit entre les intérêts du pays et les siens à lui.U ne peut pas en être autrement.Quand même il le voudrait, (et pour ma part, je crois qu’il le veut», inconsciemment il ne peut voir les choses telles qu’elles sont.Et c’est ainsi, devant de scmb’a-bles abus, que viennent les révolutions.De deux choses l’une: ou il ne réalise pas le scandale de sa position, et alors il n’est pas le grand homme quç pense un vain peuple abusé.Ou il le réalise! Et alors, que conclure?Mais une chase que nous savons (Suite à la deuxième page) L»infcrmatioii de dernière heure S.E.Mgr Ovide Charlebois, vicaire apostolique du Keewatin, est mort ce matin des suites d’une pneumonie Le vénérable évêque missionnaire était âgé de près de 72 ans — Les funérailles auront lieu samedi prochain, au Pas, résidence du vicariat Bloc 'notes (1) J’ai failli écrire “pour les siens’’; il y aurait eu ambiguïté; car, pour les siens, il faut bien convenir que M.Taschereau a fait quelque chose.Propos d’Ottawa M.Bennett et la publicité bleue - -\ A la radio ce soir - Rien que le premier ministre?-Quand parleront d’autres ministres?-Réorganisation du bureau conservateur ?Ottawa, 20 — Il n'y a pas, comme au Grand Siècle, de sonnet qui divise la Cour et la Ville, pour l'excellente raison que les cours ont disparu et Que les sonnets ne représentent plus ce qui est te plus digne de retenir les beaux esprits.Notre temps a des préoccupations d’un autre ordre.Les beaux esprits — ils sont également passés peut-être — se passionnent pour des questions plus matérielles.Depuis huit jours la ville .se partage en doux clans: les 'banque-centralistes et les aiiti-bau-que-centralistes, qui se subdivisent en groupes de moindre importance, différant les uns des autres sur des points de détail, La lutte engagée n’est pas près de se terminer.Et nous n’allons pas, pour l’heure du moins, ajouter vingt lignes à la littérature déjà abondante, écrite sur le sujet depuis la publication du rapport Macmillan.D’ailleurs M.Bennett en parlera lui-même dès aujourd’hui.11 sera intéressant de récouler.Bien qu’à la radio le premier ministre se donne rarement pleine justice, il met suffisamment de conviction et d’ardeur dans chacun de scs discours pour piquer et retenir l'attention.Il n’admet pas qu’on le prenne pour un économiste.Et e’csl pourtant lorsqu'il aborde une question financière qu’il met le plus de clarté et de suite dans ses idées.M.Bennett ne se contentera pas d’analyser le rapport Macmillan.Il daignera aussi, nous l’espérons.annoncer les intentions dn gouvernement à propos du projet d’une banque centrale.Quelques-uns soutiennent que nous en aurons une l'année prochaine.D’autres.qui sc souviennent îles lenteurs administratives, sont beaucoup moins affirmatifs.Cela prendra sûrement une couple d'années pour doter le (àinada d ni centrale.me banque pain a des contrats plus qu'il n’en peut exécuter el fai à peine trois téléphonistes cl Irais secritaigps A mon service.Je navrais qu'à doubler ce personnel et U n’y aurait glus assez d’heures ni de postes de radio pour lui.Mais, encore une foi*, rarl véritable n'exngère jamais.-.Chi va piano, va saim, Raul ANGER M.Bennett parlera Le dilcours du premier ministre ne nous servira pas de prétexte pour entreprendre, après bien d’autres, l’étude de l’utilité ou des dangers dune institution bancaire d’un genre nouveau, il laisse eglre-voir un changement trop radical dans les habitudes de M.Bennett pour que nous ne nous y arrêtions pas à loisir.Jusqu’ici le gouvernement s’est muré dans un silence systématique.Les ministres n’ont fait aucune déclaration importante.Ils en étaient probablement empêchés par l’homme autoritaire qui préside depuis trois ans aux destinées dit Canada.M.Bennett n’a dit.en toutes circonstances, que le strict nécessaire.Il a laissé se répandre les rumeurs 1rs plus contradictoires.Ce que la population en pensait ne le préoccupait pus du tout.Quand il en avait assez des pronostics ébouriffés qui paraissaient dans les journaux, il partait en guerre contre les pauvres bougres et honnêtes gens que sont, en somme, ceux qui exercent l’impossible métier de parler de politique.Nombreuses et répétées furent 1rs protestations contre cette double tactique de ne rien dire, et de se.fâcher quand ou ne représentait pas fidèlement les vues du gouvernement.Double tactique qui ne faisait de bien à personne et ne menait nulle part.A cause d’elle le gouvernement a perdu beaucoup de sa popularité.M.Bennett s'en aperçoit.11 en gémit.Aussi, dit-on, le discours sur la banque centrale inaugurera une série de causeries à la radio, qui exposeront les oeuvres du gouvernement.Pourquoi pas un collèfuo?I,e premier ministre répétera là une erreur qu'H a trop souvent commise.Il prononcera lui-même les discours promis comme il a voulu personnellement tout contrôler et tout dérider depuis trois ans.L'autre soir, à Ottawa, devant les membres de l’Association conservatrice de l'est d’Ontario, il a déclaré que son gouvernement “avait été trop occupé pour avoir les loisirs de faire connaître ce qu'il avait accompli", mais que “ce temps était passé’*.Voilà la raison de ces radio-cattserir* Mais pourquoi M.Bcn- (Suitc de la première page) Boycottage Aux mesures prises par Hitler et son gouvernement contre les Israélites d’Allemagne, ceux des payx extérieurs ont riposté par un mouvement d’ensemble.On lit dans une toute récente information européenne datée de Londres que “plus de quatre cents délégués des associations israélites de Grande-Bretagne et d’Irlande ont voté une résolution, demandant à tous les Juifs de l’Empire britannique de s’abstenir d’acheter des marchandises allemandes tant que le gouvernement du Reich opprimera les Juifs allemands" (Figaro, G novembre).Ce mouvement de boycottage est déjà commencé depuis plusieurs mois, du moins en Amérique.Dès le printemps dernier, des Juifs montréalais ont parlé de ce boycottage; et il fut même question à l’époque d’en appeler aux autres groupes du Canada pour qu'ils emboîtent le pas.On ne sait encore quel résultat cola a donné.Les statistiques du commerce canadien ne le font pas voir déjà.Ce que Ton sait, c’est qu'il se vend encore des marchandises d’Allemagne dans un grand nombre de maisons de commerce montréalaises, ou de langue française, ou de langue anglaise, — et qu’il continuera de s'en vendre, si elles «'atteignent pas un prix prohibitif.“Colombie canadienne” M.l'abbé Degagné, de Chicoutimi, écrit en marge de celle expression.que le Devoir emploie depuis quelques mois: “Rien de plus juste el de plus exact, géographiquement et politiquement.Que signifierait désormais Colombie britannique, ou anglaise?Si le Canada n’est plus, depuis la dernière Conférence impériale, la colonie qu’on désignait sous le nom d’Amérique britannique du Nord, mais Tim des Dominions autonomes, associés à l’Angleterre par des liens moraux et économiques, il rr’y a plus lieu non plus de copservcr le qualificatif britannique ou anglaise à l’une de ses provinces.Province canadienne, comme les antres, c’est la Colombie canadienne, que rctle désignation distinguera de lu Colombie de TAmérique du Sud”.• Crimes cf réclame ; Un chercheur français a trouvé j dans, la correspondance de Napoléon Bonaparte cette lettre de Il’empereur à Fouché, son ministre de la police, en I80(i.(les soulignés sont de nous) : “Je vois dans votre bulletin que le chef de la bande Maiuno-Cangiano montre la plus grande audace, qu'on fait circuler un sonnet en l’honneur «le Maiano; cela n’est pas extraordinaire, et si Von a la .sottise de continuer à donner de la célébrité dans les journaux.à ces brigands.Ton en fera des espères de fanatiques (pii se succéderont.L’instinct du crime n'a pas besoin d'etre excité encore par l'amour de la publicité.,." Bonaparte, s’il avait vu les quotidiens jaunes du temps présent, qui font de la publicité aux criminels et leur donnent des «Hures de personnages, aurait tôt fai» d’envoyer au bagne, du même coup, les eriroiuels et les gens qui leur font une réclame insensée et de la sorte stimulant indirectement le recrutement des malfaiteurs.G.f- Le Pas, 20 (Spécial au “Devoir’’1 — Son Excellence Mgr i Ovide Charlebois, O.M.I., vicaire apostolique du Keewatin et évêque titulaire de Bérénice, est mort ce matin à la résidence du vicariat, des suites d’une pneumonie.Son Excellence était âgée de près de 72 ans.En dépit de son âge Mgr Charlebois faisait de longues courses à travers les missions clairsemées du Keewatin.Il prit froid récemment et contracta une pneumonie qui Ta emporté.S.E.Mgr Ovide Charlebois naquit à Oka, le 2 février 1862.Il fit ses études au collège de l’Assomption et entra au noviciat des Oblats de Marie-Immaculée en 1882.Profès perpétuel, le 15 août 1884, il fut ordonné prêtre par Mgr Grandin, O.M.I., évêque de Saint-Albert, Alberta, le 17 juillet 1887.Il fut missionnaire, de 1887 à 1903, à Cumberland, Saskatchewan, où il bâtit deux églises et quatre chapelles.Nommé, en 1903, directeur de l’école industrielle indienne du Lac-aux-Ca-nards (Duck Lake), il remplit j cette charge jusqu'au 8 août 1910, alors que Rome le préconisa évêque de Bérénice en Libye et vicaire apostolique du nouveau territoire ecclésiastique formé, au nord du Manitoba, sous le nom de Keewatin.Mgr Lange-vin, O.M.I., archevêque de Saint-Boniface, Manitoba, le sacra évêque, en l’église paroissiale de l'Assomption, le 30 novembre de la même année.Le nouveau vicaire apostolique fixa sa résidence épiscopale au Pas, Manitoba.Presque chaque année, il parcourut, en traine à chiens, à la raquette ou en canot, à travers les portages, les rapides ou dans les tempêtes d'hiver, toutes les missions éparses sur son vaste territoire.Le vicariat apostolique du Keewatin comprend une population d'environ 13,000 blancs et 11.-000 indiens, desservis par 25 Pères Oblats et 4 prêtres du clergé séculier.Les Cris et les Montagnais forment les principales tribus indiennes du Keewatin.Grâce à un cèle infatigable, secondé par une vigoureuse constitution physique, Mgr Charlebois dirigea lui-même très longtemps tous les travaux apostoliques de son diocèse.Mais, dernièrement, courbé sous le poids des mérites et des années, il demanda â Rome la nomination d’un coadjuteur dans la personne de son neveu, le R.P.Martin Lajeuncssc, O.M.I., vicaire délégué et procureur du vicariat du Pas.S.E.Mgr Charlebois consacra iui-méme Mgr Lajeuncssc.dans l'église paroissiale de l'Assomption, le 29 juin dernier.S.E.Mgr Charlebois appartenait à une famille qui a donné cinq prêtres à l'Eglise, à savoir deux prêtres séculiers et trois prêtres Oblats de Marie Immaculée, Trois de ses neveux sont également chcx les Oblats et plusieurs autres sont dans les rangs du clergé séculier.Les funérailles auront lieu samedi, au Pas.Carnet d'un grincheux “Si l'on veut pouvoir agir, il faut sa voir s’évader à temps do son parti1' (Etienne Rey).CeU explique l'inertie de tant do partisans: ils ne veulent pas de l'évasion.?Les jeunes liberaux font savoir qu'ils ne marchent pas contre les Jeune-Ca- j nada.Ce qui prouve que nos icuries ; gens ne manquent pas tous de bon sens.?«à, jusqu'à l'hiver qui veut, en avançant, servir les intérêts du trust du charbon.* * * “Dan, une guerre, ce sont les pères qui enterrent les fils, au lieu que ce soient les tils qw enterrent les peres" ( Hérodote I.* V * “Aimer lu vie, dans la jeunesse, c'est la donner, cas* l'offrir, c’est en être prodigue", selon Mussolini Erreur.Il y a des pays où l'on vend sa jeunesse pour une place, histoire d'être pratique.* * “Les médiocres qui réussissent ne veulent jamais admettre qu’un homme dS mérite ne songe même pas 1 le» envier.L'envie est un tribut qui leur parait dû” i Etienne R*,:, D'où l'on comprend que M.Duplessis fera une déclaration, demain, sur réfection de Jacques-Cartier *^^**^^^*'***l*^W»——i lui» ¦I V.rn.Il est pratiquement entendu que le parti conservateur ne présentera pas de candidat L'élection de facques-CarHer provoque un vif intérêt.Il est pratiquement entendu que le parti conservateur ne présentera pas de candidat, il est impotsi-ble actuellement d organiser une convention, à temps pour la nomination des candidats qui aura lieu à 2 heure* demain aorès-midi.En plus, comme l'élection a été décidée, préparée, organisée depuis un an et demi, par le parti liberal que les travaux du pont de Caughnewaga se sont faits avant et sc continuent pendant la prériode électorale, les conservateurs estiment plus sage d attendre a I élection générale, d’autant plus qu'elle no change rien à la situation des partis politiques en présence.M.Maurice Duplessis fera une déclaration demain, sur (’election comp's-mentairc de lacques-Cartier.Comme le parti conservateur ne present# pas de candidats, il est maintenant question de M.Albert Lacombe.de Vaudreuil.comme candidat libéral II aurait annoncé hier soir l'intention de se porter candidat.MM.C.Pearson et james Witthaker, conservateurs, ont déposé samedi le dépôt réglementaire de $200 entre lus mains de l'officier-rapportcur.M.AéX-phe Robert, et prit dos papiers de nomination au nom do M.James Whitthafccr.les élections en Espagne Les partis de droite paraissent avoir écrasé ceux de gauche MADRID, 20.'S.P.A.l — On ne connaît pas encore les résultats exacts de l'élection générolc d'hier.Il y a lieu de croire que les partis de droite ont écrasé ceux de gauche.Sept morts au moins ont ma.-ou* le scrutin.Le nombre des blessés s'élève a 300.-fi ¥• & FONTAINEBLEAU.20, ‘S.P.A.l —.Lex-rei Alphonse XIII refuse tout à ?ait d* parler des élections qui ont eu lieu hier en Espagne.L’ambassadeur russe à.J WASHINGTON 20.— La Russie aura pour ambassadeur à Wash- ington M Alexandrc-Antonovleh Trovaanovsky.qui a été ambaseedeur à Tokio de 1927 a II membra du 'collegium'* du commissariat du commerce étranger, L’Italie se retirera de la Société des Nations "OMI.20.iS.P.A.—- Dans las milieux généralement bian informes, croit quo f Italie se rutirora d* ia Société des nations si fa Prance s oppose i ce que les signataires du Pacte i quatre confèrent à Rome sur le question du désarmement.Il parait que lo grand consail fasciste sa réunira le 5 déeenbrt pour débattre la participation de l’Italie à la Société das naMen*.tant de politiciens arrivés se croient de bonne foi enviés et jalousé».sp tfi ifi Si vous ineMer.en tète de l'analyse dq discourt d’un orateur: “Voiel •«* principaux passages 4c son discovr*”, que vous en on'etbea tés "hors-d'oeuvrc” et que l'on vous accuse d’être faussaire, lorjuel est faussaire, de l'accusé ou de l'accusateur?PAMPHILE T En pays de coJon'sation Notre camarade f ter,ois! est récemment attê dans le bas du (leave, dans ta région^df Rimotiski et fus qu'en Gaspéste.faire une tournée d'é bides.it commencera demain à now-faire part de set impressions d-voyage.- m i 515406 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 20 NOVEMBRE 1933 VOLUME XXIV — No 267 Au Cercle Universitaire Il le juge Greenshields inaugure la saison 1933-1934 Me Arthur Vallée, c.r., président du Cercle, présente le conférencier; remerciements de Me L-E.Beaulieu, ancien bâtonnier M.Greenshields, après avoir rappelé de ses souvenirs de plaideur, parie de la situation du pays.M.le juge Greenshields, juge en chef de la Cour supérieure de la province, était samedi, l’hôte d’honneur au premier dlner-causerie de la saison 1933-1934, au Cercle Universitaire de Montréal.M.Arthur Vallée, C.R., président du Cercle, présidait; M.L.-E.Beaulieu, C.R., ancien bâtonnier du Barreau de Montréal, a remercié le conférencier.Plusieurs juges de la Cour du Banc du Roi et d* la Cour supérieure, ainsi qu’un bon nomine d’avocats étaient présents.M.Vallée a d’abord rendu hommage à la mémoire du feu sénateur Béique, qui était un convive assidu du Cercle, Puis il « présenté en termes spirituels je conférencier: “Notre hôte a été invité comme conférencier de langue anglaise, a-t-il conclu, mais il aurait pu nous parler en français.’’ M.le juge Greenshields M.le juge en chef Greenshields avait intitulé sa causerie: Leflal fragments.Il a raconté avec humour et esprit quelques anecdotes de sa carrière.Puis, “éteignant la lampe de la mémoire pour allumer la torche de l’espérance”, il a dit les raisons de croire en l’avenir du Canada.Nous ne saurions rapporter les anecdotes, elles n’an-raient plus la saveur et l’humour qu’y a mis le conférencier.Voici la traduction de la seconde partie de sa causerie.Nous avons laissé derrière nous une période temps que nos calendriers désignent comme un an, ou douze mois.Cette année a laissé, comme toutes les autres, un souvenir qui peut, pour plusieurs n’etre pas agréable.La plupart d’entre nous sommes portés à l’introspection; cela n’est pas toujours sage, en certains temps, c’est même dangereux.Il est possible que dans l’année qui vient de s’écouler if y ait beaucoup de choses que nous puissions avec avantage oublier.La situation qui a prévalu était due à des circonstances qui ne sont pas sous notre contrôle.Et je vous demande à tous, au moins pour un moment, de ne pas regarder en arrière, mais en avant, éclairés par la torche de l’espérance.Cette torche nous révèle des motifs d’es-f>oir.Et tout d’abord voyons notre bien-aimé Canada.Je trouve là de lu résine pour faire brûler la torche.A travers la tourmente et le chaos très étendu et même mondial, le Canada a tenu sa place, quelque lent qu’il ait été dans son mouvement, et a tenu son train sur les rails qui c .«iduisent à sa gare de prospérité.Le peuple canadien n’a pas été pris de punique, n’a pas perdu la tête, et nous avons plusieurs raisons de croire que le ciel devient plus clair à l’ouest; gardons notre confiance et faisons résolument notre part.Quoi de plus prometteur ou encourageant que ce qui s'est produit récemment?Notre gouvernement, inquiet de ce que son revenu baissait et sa monnaie se dépréciait aux Etats-Unis, est allé au peuple et a dit: Donnez-nous ou prêtez-nous de votre substance pour sauver la situation.Ce gouvernement a demandé $150,000,000.Presque en un clin-d’oeil, sans un murmure, même avec empressement, le peuple du Canada a remis à son gouvernement près de $200,-000,000.Appelez cela un placement sûr et garanti pour le peuple canadien, c’est néanmoins une expression de complète confiance dans le Canada et en l’avenir du Canada par le peuple canadien.Lorsque quelqu’un a confiance en lui-même, il peut généralement amener les autres à partager sa confiance.Notre Canada, aussi, est resté libre de la corrupiton du socialisme, du communisme, et du soviétisme qui dans une mesure plus ou moins grande ont pu s’installer dans d’autres pays.Un de ces communistes qui a récemment subi un procès devant nos tribunaux sur une accusation de sédition, a admis franchement que le sol le plus difficile, le plus stérile, le plus infructueux pour les racines du socialisme c’est le sol du Canada.Je veux, avec toute la force que mes paroles peuvent donner à l’expression de mon désir, vous demander d’élever haut la torche et de la tenir bien allumée.Je vous demande à tous de consacrer vos meilleurs efforts à la réalisation de l’espérance que, j'en suis sûr, nous gardons tous d’un avenir prospère pour notre bien-aimé pays.Laissez les prédicateurs prier — loin de moi la pensée de déprécier l’efficacité ou la valeur de leur travail; laissez l’économiste marcher péniblement dans des mots qu’il comprend peu; mais travaillons, et travaillons dans des voies saines et pratiques, et comme disait lord Oxford, "Wait and see” ce qu’en sera le résultat.Et maintenant encore un ipot et je cqnclus.Ce mot exprime mon sincère et ardent souhait que la prochaine année soit remplie de bonne santé, heureuse et prospéré.Je ne puis m’empêcher de retourner de nouveau à mon vieil ami le poète pastoral.Il est de nouveau Ui-sis près de son foyer.C’est le Jour de l’an.11 attend d’un mo-m/nt à l’autre l’arrivée de ceux i qu’il appelle ses qrmon up chicks qui viennent aujourd’hui le voir.11 regarde en arrière sur sa longue et active vie, U est entouré de tout le confort: Le soleil de sa vie, qui est à l’ouest, projette de longues ombres, mais pour ainsi dire, il mesure le tout, estime l’ensemble à sa propre valeur, et s’écrie, “assuré-rmnt je sais que tout cela doit s’en aller dans un tourbillon de mort et de chagrin, mais vivre aujourd’hui vaut tout cela, même si je dois mourir demain”.Avis de décès DESY — A Montréal, le 18 novembre 1633, décédée à 78 ans, 7 mois, Marie Trot-tler.épouae de teu Samuel Déty.Funérailles le mardi, 21 courant.Le convoi funèbre partira du No 4332 rue Papineau à 8 h.du matin, pour se rendre a l'église de l'Immacuiée-Conceptlon où le service ¦era célébré.Et de là au cimetière de la Côté des Neiges.Heu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.La défunte était Tertlè-re dé la Fraternité Sainte-Elisabeth.Prière do ne pas envoyer de fleurs.Nécrologie MONETTE — A Verdun, à #7 ans.Mme veuve Rémi Monette, née Olympe Laberge.THKAÜLT — A Montréal, le 17, a 82 an».Mme veuve Auguste Théault, née Elisabeth Edwards.ASSELÏN — A Montréal, le 17.k 62 ans.Dame veuve Zottque Asselln, née Catherine Lambert.BKAUL1EV — A Montréal, le 17.A 33 ans.Hilaire Beaulieu, fils de Joseph Beau-lieu et d'OUda Marchesseault, et époux de Roae BotsioU.BERNARD — A Montréal, le 17, k 55 ans, Mme Vl§éor Bernard, née Emma Dussault.CARDINAL — A Montréal, le 17, k 78 ans, Richard Cardinal, époux en premières noces de Methlldé Lanthier.en secondes noces d'Alma Ouellette, en troisième» noces de Méthlldé Lalande DESY — A Montréal, le 18, & 78 ans.Marie TrotUoi.épouse de feu Samuel Déuy GIOUERE - A Montréal.le 16, k 31 ans, Georgian» Olguère, lille de Joseph Gigue ORANGER — A Montréal, le 17, k 57 «as.Wilfrid Granger, époux de Réglna Des- iWV&ÙM.LEFEBVRE — A Montréal, le 17, à 65 ans, Mme Adélard Lefebvre, née Cécile Mountain.LORRAIN — A Montréal, le 17, A 53 an».Mme Moïse Lorrain, née Clara Goulet.LA bienfaisance QUI SE FAIT COMWnSSANTB NOS SERVICES Salons M.L.-E.Beaulieu Je sens, a dit M.Beaulieu, en remerciant le conférencier, que pour une fois, parlant devant mes juges, io n’ai pas de contradicteurs, que j’exprime tout haut ce que tout le monde pense dans son for intérieur.Ceux qui comme moi appartiennent à la classe des hommes de loi ont une raison spéciale d’être reconnaissants envers le conférencier, Ce soir notre juge en chef a démontré qu’on peut être à la fois crand jurisconsulte et un homme d’esprit, M.Beaulieu dit que pour être histe il faut ajouter la situation privilégiée où M.le juge Greenshields «’est trouvé.D’ascendance anglaise '1 a reçu à sa naissance un apport *rès appréciable de sang écossais.Beaucoup plus tard, par l’opération qu’on appelle la transfusion du sang, il a reçu du sang français.11 a donc réuni en lui le meilleur des trois plus grandes races du monde.Mais il n’est pas seulement homme d’esprit, il est aussi philosophe.Cette philosophie, il l’a acquise sur le banc, où les juges sont bien placés pour contempler la comédie humaine: on peut même dire qu’ils ont un fauteuil d’orchestre.C’est sans doute pour cela, dit en souriant M.Beaulieu, que le gouvernement a jugé à propos de leur imposer une taxe d’amusement, en leur enlevant 10 pour cent de leur salaire.Avec le spectacle qu’un juge voit défiler devant lui un juge ne peut que devenir misanthrope ou philosophe.M.Greenshields a préféré devenir philosophe, et sa philosophie n’est ni morose ni chagrine, elle est aimable, humaine; je disais qu’il est le Montaigne de la magistrature canadienne.Cette philosophie n’est pas spé- Dodeur».Consultez ! I I le» Grands Constructeurs de France mortuaires Direction de Assurance funérailles funéraire Ambulances privées LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DK FRAIS FUNÉRAIRES Jeoeph Courteie, Secr.-Tré».et Aae't-Oérant Gén L.BSW.Ceurteto.Président *t Gérant Générsl Rue Stc-Cotherine, 302 Est Téléphone PLotcou 7-9-11 DEMANDEZ NOS BROCHURES ILLUSTRÉES Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute électricité médicale —Caüois fr Cie— tlltra-Vloleta — Quarte — Infra-Rouge# Lampe» aaclattquea pour «aile: d'opérations.—-Etablissemonts G.Boulitt«— Instrument» do Diagnostic —Collin O Ci«— Instrumentation chirurgicale par excellence.Service d'ingénieur «lectrc-radlologlaM Conditions facile# Prix, catalofue* «ur demande.PAUL CARDINAUX, D.Sc."PRECISION FRANÇAIS*" 431 Cherrler ha.nsi MONTREAL ¦P VITTEL GRANDE SOURCE EAU MINERALE NATURELLE La vio sédentaire, la surmenage engendrent l’acide urique, cause de tant de misères de l'àge mûr.VITTEL GRANDE SOUftCE A jeun et aux repas, est le contrepoison de l'acide urique.EN VENTE chez votre PHARMACIEN Embouteillée: aux Sources mémo à VITTIL (France) Agent général pour le CANADA j.-ALFRED OUIMET Exiger^marque 84, St-Pau! Est - Montréal culative, màis agissante; elle lui | donne une foi robuste en l’avenir de notre pays, une largeur de vue ennemie de tous les préjugés; il réserve un accueil toujours cofdial aux petits comme aux grands de sa famille judiciaire.Vous avez là le secret de rattachement si profond que portent à M.le juge Greenshields ses collègues de la magistrature et de l’affection respectueuse et très sincère que lui portent sans di&tinctioji tous les membres du Barreau.L’aMutancc A la table d’honneur: M.Arthur Vallée, président; M.le juge et Mme Greenshields; Mme Arthur Vallée, M.le juge Philippe Demers, M.L.E.Beaulieu.Aux autres tables: MM.les juges Saint-Germain, Bond, Saint-Jacques, Howard, Hall, Letourneau, Walsh, de la Cour d’Appel, MM.les juges Surveyer.Archambault et Curran, de la Cour supérieure, M.Olivier Lefebvre, M.et Mme Georges Pelletier, M.et Mme Philip Botha, M.et Mme J.Alex.Prud’homme, M.et Mme Ernest Bertrand, M.et Mme Jean Casgrain, M.Jacques Masson, Mlle Gilberte Beaulieu, M.Thomas Vieil, M.R.Beaudry, M.J.Y.Fortier, M.A.Mathieu, M.L.Faribault, M.R.Noël, M.A.McNugh-ton, M.L.J.Barcelo, M.et Mme Jacques Sénécal, M.Jean Nolin, Mlle Odette Lapointe.M.et Mme Robert Gueugnier, M.Maréchal Nantel, M.Lucien (tendron, M.Bernard Bourdon, M.G.H.Montgomery, Madame Joseph Archambault, M.L.G.Ryan, M.et Mme Vital Cléroux, M.et Mme J.A.M.Charbonneau, M.et Mme Paul Bernier, M.et Mme J.Lé-tourneau, Mlle Thérèse Vallée, M.Augustin Frigon, M.T.J.Lnfreniè-re.M.Aimé Cousineau, M.Jacques Mesnager, M.I.udger Venne, M.Lester Mercier, M.Adrien Plamondon, M.Léo Gérin, M.Jacques Cartier, Mme F.J.Curran, M.et Mme Bell, M.et Mme Crankshaw, Madame Boyd.M Léon-Mercier Gouin, M.et Mme H.Parent, M.et Mme Ed.Clerk, M.et Mme Paul Lacoste, M.et Mme P.Buchanan, M.Eudore Dubeau, M.Henri Lanctôt.M.R.Lacroix, M.Elzéar Pelletier.Mme Rambau, M.et Mme H.H.McCrady.M.A.Gérin-Lajoie, M.et Mme Henri Gérin-Laioie, M.et Mme R.Panet-Raymond.M.et Mme Paul Vaillnncourt.M.McDougall.M.Hannan et un grand nombre d’autres.Propos d’Ottawa (Suite de la première page) nett tient-il à les prononcer lui-même?Ce n’est guère la fonction d’un premier ministre de procla* mer ses propres oeuvres.Un ministre ne pourrait-il pas agir comme porte-parole officiel et reconnu du gouvernement?Ce serait tout aussi efficace et plus digne.M.Bennett a peut-être par derrière la tête l’intention de donner le change à ceux qui l'accusent de garder le silence.Sa décision part d’un bon naturel.Toutefois remarquons que l’opinion publique demande des éclaircissements sur la politique en cours: non pas de la simple propagande.Si les radio-causeries consistent pour une bonne part en une habile propagande en faveur du parti conservateur, les libéraux et les C.C.F.n'aimeront pas que la Commission de la radio mette gratuitement son réseau de postes au service du parti au pouvoir.Le gouvernement a le droit d’employer la radio, de pré férence à la presse, pour exposer ses efforts, ses succès ou ses difficultés.Mais il ne peut pas s’en servir pour des fins électorales, à moins de payer la forte somme.Si le parti conservateur s’engage dans cette vole, il y sera suivi par ses adversaires.Une réorganisation ¦ La déclaration de M.Bennett, à savoir que le gouvernement sera dorénavant plus loquace, a été rerue avec enthousiasme par ses partisans comme l’indice que le bureau de publicité du parti serait réorganisé.Avant les élections de 1930, le général A.-D.MacRae, depuis promu sénateur en reconnaissance de ses services, avait mis debout un bureau de publicité d’une efficacité éprouvée.Après avoir pris les rênes du pouvoir, M.Bennett en a licencié le personnel.A l’heure actuelle, il existe bien une sorte de bureau de publicité, mais il ne vaut que pour la province de Québec et les comtés dont la population est en majorité canadien-ne-française, M, Arthur Sauvé, ministre des postes, semble en avoir la direction.Il faudrait sans doute au parti un bureau central d’où partiraient les plans d’attaque et de défense ainsi que les mots d’ordre.Les conservateurs ont foi dans la publicité.Us veulent l’organiser savamment.M.Bennett n’y est pas opposé, loin de là.Seulement, il juge qu’il sera encore temps d’y voir dans quelques mois.Les élections partielles el les élections provinciales en Nouvelle-Ecosse et en Colombie auront donc enseigné à M.Bennett la nécessité de prendre contact avec le peuple s’il ne veut pas aller à la défaite.11 est facile d’observer que les conservateurs désirent reconquérir le terrain perdu.Ils ne négligeront rien pour y réussir.L’offensive se déclanche aujourd’hui avec, pour 1 but ultime quoique lointain, l’appel au peuple.Un gouvernement a beau compter sur une forte majorité, il ne saurait indéfiniment retarder l’inéluctable échéance.Et un premier ministre, serait-il volontaire et puissant, ne peut pas échapper atv Jugement d’une élection._ C.D.Déclaration de Mgr Diax Mexico, 20 (S.P.A.).—Atgr Diaz, archevêque de Mexico, a formellement déclaré que le clergé n’a pas du tout participé au mouvement que les étudiants de l’Etat de Jalisco ont organisé pour obtenir l’autonomie des institutions où ils étudient.Cette déclaration est un démenti à l’ex-président Callès, qui a affirmé que le mouvement était attribuable "à la main perfide" du clergé."ARCADES AMBO" (Suite de la première page) c’est que cette révolution, il la craint.Certes, il n’a pas tort; mais une révolution qui mettrait fin à de pareils abus, qui réveillerait la conscience d’un peuple endormi ou mal renseigné et rendrait impossibles des cochonneries (le mot n’est pas trop gros), comme le bill Dillon, serait salutaire et bienvenue.Il ne faut pas trop s’effrayer de certains mots: qu’on n’oublie pas que le christianisme fut en son temps une révolution et une fameuse.Les pharisiens, les mauvais riches et les juges iniques s’en souviennent encore.Malheureusement, on commence par trop à l’oublier et pour ma part je remercierais les Jeune-Canada de s’armer du fouet pour chasse!* les vendeurs du temple.Ce qui m’effraie davantage, c’est la menace non déguisée du premier ministre de ma province aux pères Jésuites, coupables d’avoir donné l’hospitalité à ce qu’il y a de meilleur et de plus sain dans notre jeunesse et d’avoir laissé exprimer chez eux des idées non seulement bonnes, mais nécessaires.Oh! je pense bien que les pères de la Compagnie de Jésus n’ont pas dû être émus outre mesure.Us en ont vu bien d’autres depuis que, à la suite de saint Ignace, ils défendent le Christ et sa doctrine.Mais qu’est-ce que le premier ministre veut dire?Pourquoi cette menace?La liberté de parole est-elle devenue si dangereuse pour le parti au pouvoir qu’on ne puisse dénoncer les trusts sans toucher au gouvernement libéral?Les deux ne font-ils qu’un?Ou les maîtres de la province, qui sont aussi ceux de M.Taschereau en même temps que ses co-directeurs, ont-ils forcé le premier ministre, le gouvernement et le parti libéral, à identifier leur cause avec la leur?Leurs intérêts sont-ils communs, leurs aspirations identiques?Tout cela suscite un monde de réflexions.pénibles?Quant aux Pères Jésuites, devant la menace de M.Taschereau, ils ont dû penser: le monde voit constamment des tempêtes et des naufrages, les mers déchaînées et les vents qui hurlent ou qui grondent; mais quand la tourmente a passé, quand tout le reste a disparu ou qu’on ne discerne plus à la surface des eaux calmées que des cadavres ou des épaves, toujours il y a une barque qui paisiblement continue de flotter: c’est la barque de Pierrq, Armand LA VERONE Le Dr Chevalier Jackson à Montréal Conférence demain toir à l’Université de Montréal, par un maitre de la broncho-oesopha-goscopie La Société Médicale de Montréal reçoit un maitre de la broncho-oesophagoscopie.La profession médicale de Montréal aura l'avantage d’entendre M.le docteur Chevalier Jackson et son fils, M.le docteur Chevalier L.Jackson, dans deux causeries qu’ils doneront à l’Université de Montréal, demain soir, à 8 h.45, sous les auspices de M.le docteur O.A.Gagnon.Les sujets choisis par l’éminent bronchoscopiste intéresseront non seulement les spécialistes de la tête, mais également les médecins et les chirurgiens.' En effet dans un premier sujet il y sera traité de l’obstruction bronchique avec référence spéciale aax tumeurs bénignes et malignes.Cette causerie sera illustrée de projections lumineuses et cinématographiques.Dans un deuxième travail on fera quelques considérations sur la gastroscopie.MM.le Chevalier Jackson seront présentés par M.le docteur J.N.Roy, chef de service d’ophtalmo-oto-rhino-laryngologie à l’hôpital Notre-Dame, et remerciés par M.le docteur C, E.Hodge, du Montreal General Hospital, et M.le Dr B-G.Bourgeois, chirurgien en chef à l’hôpital Notre-Dame.L’étalon-or Washington, 20 (S.P.A.) — La Chambre de commerce des Etats-Unis redemande le retour k Péta-lon-or.Dans un voeu à ce sujet, elle déclare que la politique monétaire de M.Roosevelt est une source de confusion et d’inquiétude.’ , A peu près au moment de l’adoption de ce voeu, le président Roosevelt disait, dans un discours en Géorgie, que les adversaires de son plan d'achat de l’or par l’Etat ont une attitude qui rappellent celle des Tories de 1776 devant la grande expérience de cette annéc-là.- —* .' Mort de sir Robert Dibdin Londres, 20 (Cible P.C.) — Sir Robert Dibdin, l’un des plus éminents avocats de Londres, nncien président de la Law Society et membre honoraire de l’Association du Barreau canadien, est décédé hier soir à l’âge de 85 ans.Ain»i parle le Mcteur.La grande pitié de TUniversité de Montréal (suite) Le miracle Mais quel que soit le partage de la responsabilité de l’attitude publique, ce fait éclatant reste indiscutable, que l’Université de Montréal a suivi depuis 1920 la voie d’une croissance prodigieuse.Une fois libérée des langes où, malgré son âge, la retenait une mère craintive et peut-être un peu jalouse, elle entreprit immédiatement de marcher seule, et à travers mille obstacles, eji se soumettant à un régime d’alimentation raisonnée et de travail méthodique, de sorte qu’elle devint presque tout de go belle et grande jeune fille, joyeusement fière des dix facultés ou écoles fusionnées et des cinq écoles affiliées dont elle s’adorne.Elle n’a rien négligé: réorganisation et outillage de ses facultés profession-lelles; large élaboration d’une faculté des sciences; laborieuse création des facultés des lettres et de philosophie et d’une école de sciences économiques, que nombre d’apprentis professionels désignaient d’un air assez dédaigneux, du moins à l’époque où je les fréquentais, sous le vocable de "petites facultés de luxe”, comme si l’effort vers la culture n’était pas une nécessité au même titre que le métier gagne-pain.Elle a même trouvé moyen d’élever, déjà très haut et très vaste, sur le mont Royal, un temple de l’esr prit qui réponde aux exigences de sa mission, l’un des plus magnifia ues du genre dans les bornes ’une stricte sobriété.Quelle discipline a commandée, quels sacrifices a requis un tel essor à son point actuel, des voix autorisées l’ont déjà dit.C’est avec un capital approximatif de $7,500,000, grevé d’un passif d’environ $2,000,-000 qu’elle possède .ses immeubles rues St-Denis et St-Hubert et en a restauré un, qu’elle a équipée du mieux qu’elle pouvait avec un demi-million ses laboratoires, musées et bibliothèques, et déjà versé plus de $5,500,000 dans la nouvelle maison qui l’attend sur la montagne.Et comment elle a pu vivre, surtout depuis 1930, à même un budget de $400,000, comprimé l’an dernier à un minimum irréductible de $350,-000, grâce à la générosité de ses professeurs déjà si mal rémunérés, sans mentionner le problème de la protection du nouvel immeuble exigeant annuellement une somme supplémentaire de $65,000, et tout cela quand elle ne peut compter que sur un revenu aujourd’hui tombé à $223,000 et alimenté à 25 pour cent, proportion plus forte qu’aü-leurs, par les droits de scolarité, comment elle a pu vivre et grandir en de si paralysantes conditions, comment s’est réalisé ce miracle de survivance, seuls les officiers, qui l’ont organisée, et les professeurs, qui en ont souffert, peuvent en présenter l’explication épique.Essayez de trouver quelque part une autre grande université américaine ou même canadienne qui, armée d’un aussi fragile actif, aurait conquis les positions où est actuellement assise l’Université de Montréal; et ne perdez pas votre temps à en chercher une qui, en dépit d’un traitement de moitié inférieur au coût des premières nécessités.aurait découvert le secret, je ne dirai pas de croître, mais de vivoter, de végéter.Qu’il vous suffise de savoir que l’Université de Toronto avec son revenu annuel de $3,700,000, et l’Université McGill avec son revenu de $2,700,000, n’admettent pas en avoir à gaspiller.Los nécessités C’est assez dire la détresse uni-vérsitaire.Notre plus haute maison d’enseignement ne peut vivre dans la plus sévère frugalité sans un revenu annuel de $400,000, non plus qu’elle ne pourra, une fois entrée dans ses cadres légitimes, s’y maintenir avec quelque décence sans nn traitement annuel de $600,000.Je ne crois pas qu’il se lève d’assez odieuses mesquineries pour contester l’extrême modération de ces chiffres du budget d’enseignement, dont le déficit est actuellement de $200,000, et sera de $400,000, si rien de nouveau n’alimente la source des revenus.Quant à l'urgence de parachever {’immeuble de la montagne- et d’y conduire l’Université, elle est aussi aiguë.Cette grande jeune fille, qui se tient rue Saint-Denis et dont nous avons admiré la rapide croissance, étouffe aujourd’hui sous les vêtements étriqués de son enfance et rougit de sa robe trop courte, de son corsage trop étroit, L'Université actuelle ne dispose P«s.ni en nombre ni en grandeur, de» salles de cours, des laboratoire», des bureaux indispensables.Elle n’offre ni amphithéâtre, ni même centres de recherches.Elle ne saurait s’épanouir dans 1» moindre aisance et dans des conditions à peine normales ailleurs qu’à la montagne.CIGARETTES DUCHESSE Or, pour y arriver, il lui manque environ $3,500,000.On a parle de payer, peut-être en 1935, $1,500,000 sur les contrats exécutés mais non soldés.Cela n’avance guère le déménagement et nécessite, entre temps, une dépense annuelle de protection stérile à $65,000.On a pensé à un aménagement temporaire et partiel du nouvel édifice en sus du paiement des travaux à date, sans augmentation du budget d’enseignement actuel et sans développement de l’organisation, solution qui appelle un débours à peu près immédiat de $2,000,000, et laisse tout de même dans une actualité presque aussi brûlante le prbolème de l’essor universitaire, bien qu’elle offre les économies de la centralisation, dispense de protéger l’immeuble contre les dangers de l’inocupation, assure une protection contre l’incendie et permette d’offrir en vertu les locaux aujourd’hui occupés.Elle ne règ.e pas d’ailleurs Je cas de la construction d’une maison des étudiants ni de celle des gardes-malades.n’aménage pas les terrains, n’outille pas suffisamment les laboratoires et les cliniques, ne complète pas l’ameublement, ne songe pas au stadium, pas plus qu’à l'aménagement du reste de l’immeuble, à peine suffisant aux besoins d’un enseignement supérieur normal.Non, il faut que TUniversité, dont on attend à bon droit et avec impatience les bienfaits qu’elle promet à notre stagnation nationale, si nous l’aidons, prenne dans le plus bref délai possible possession de ses modestes 140 arpents de la montagne et qu’elle y évolue à son aise.A cette fiiî, il suffira de lui assurer annuellement un revenu fixe et permanent de $400,-000, déficit probable, de lui garantir je service des intérêts et Tamor-tissement d’un emprunt de $2,000,-000, en prenant pour acquis que le gouvernement de la province paiera aux entrepreneurs la somme promise de $1,500,000.Georges ROUSSEAU (A suivre) PEMALN: VOIES ET MOYENS.Entrevue .Avec Tîto Schipa On est parfois tenté d’envier les hommes célèbres.Ceux-ci doivent pourtant payer assez cher leur gloire.Pour maintenir, leur réputation, ils doivent s’astreindre parfois à des devoirs assez pénibles: les entrevues que leur prennent les journalistes, dès la descente du train, comjïtent certainement parmi ces devoirs pénibles.Tito Schipa, le premier ténor du Metropolitan Opera, semble fort bien s’accommoder de cet inconvénient: il nous a reçu, hier soir, avec beaucoup de bonne grâce.Physiquement, Schipa réalise ridée qu’on se fait du ténor italien : thorax puissant, traits accusés, regard plein de flamme, voix chaude et prenante.Premier ténor au Metropolitan, Schipa est probablement aussi le plus occupé des ténors.Après son concert de ce soir, Schipa devra se mettre en route pour Toronto où ü est attendu.De la il continuera une tournée américaine qu’il avait interrompue pour venir à Montréal.Le 26 décembre, il commencera une saison de quatorze semaines au Metropolitan.A la fin de mars, il remplira un engagement à Boston, puis traversera en Europe et chantera pendant plusieurs semaines, tantôt à Rome, tantôt à la Scala de Milan (où il jouera Werther).II fera aussi une tournée en Algérie et en Tunisie.Entre temps, il tournera la version anglaise du film français dans lequel il a remporté un si grand succès: Trois hommes en habit.Il devra créer aussi un autre film pour les studios UFA.Comme nous demandions à Schipa la cause de la décadence de l’opéra, dans certains grands centres, il nous répondit que cette décadence est duc en grande partie au manque de préparation des chanteurs.“Trop souvent, dit-il, on débute à Topéra après à peine un an de préparation”.Schipa est d’avis qu’aucun chanteur vraiment digne de ce nom ne devrait affronter la scène à moins d’avoir une préparation solide d’au moins quatre ans.Tito Schipa, qui est un classique, ne condamne pas la musique moderne.Il apprécie même les compositeurs d’opéras modernes à la condition toutefois que ceux-ci ne sacrifient pas la mélodie et ne traitent pas la voix humaine comme un instrument mécanique.Un de mes confrères disait samedi quç Tito Schipa “détaille aussi délicatement qu’un Français, chante avec autant de science qu’un Allemand et possède en plus ce don du ciel que reçoivent seuls ses compatriotes: une voix d’or”.C’est ]à un magnifique éloge du chanteur que nous entendrons ce soir à l’impérial, où il aura l’occasion, dans un répertoire cosmopolite, d’illustrer ces belles qualités qu’on se plaît à lui reconnaître.Ce qui nous a le plus intéressé dans cette trop courte entrevue avec Tito Schipa, c’est que celui-ci est non seulement un ténor mais aussi un compositeur.Schipa a déjà à son crédit une oeuvre considérable.Schipa compositeur n'écrit pas seulement la musique de ses oeuvres» mais le plus souvent U en écritausst îcs paroles.C'est avec un intérêt extrême que nous avons feuilleté des chansons vénitiennes, des sérénades espagnoles, des Ave Maria, un Panis Angelicas, des airs cubains, des prières italiennes, des Arrangements divers sur de la mu- ¦S-L N ' .L 1 * .-B» petites affiches — Tarif — 1 sot* le mot, 25c minimum comptant.Annonces facturées, iv&c le mot.40o minimum.Avis de Naissance.Mariage, Décès.Remerciements, 5 Un comité de 1st Chambre des Communes sera vraisemblablement chargé d’étudier le rapport Gibb pendant la prochaine session fédérale.On prévoit que quelques-uns des points de ce rapport, notamment ce qui regarde le niveau de l’eau du Saint-Laurent, passeront dans la législation.Mort accidentelle de M.Antoine Levasseur Québec, 20 (D.N.C,.) M.Antoine Levasseur, 22 ans, fils de M.Alexis Levasseur et de Mme Jeanne Dionne, de St-Gcrmai» de Kamou-raska, a trouvé une mort tragique à la suite d’une collision entre sa bicyclette et une auto près de St-Germain, dimanche soir.Transporté en ambulance à l’hôpital de la Rivière-du-Loup, par M.Ernest Lévesque, entrepreneur, il a succombé vers les 11 heures, sans avoir repris connaisasncc.Lui survivent, outre son père et sa mère, quatre frères: MM.Joseph et Ernest, en Saskatchewan; Albert, de St-Germain, et Gérard, de Montréal; quatre soeurs, Mme Jean David Viel
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