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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 mars 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-03-09, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—Xo 56 MONTREAL, MARDI 9 MARS, 1915.DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 DEVOIR Réda&ion et Administration ; 43 RUE SAINT -VINCENT MONTRA JUk TELEPHONES : ADMINISTRATION : Mût 7461 RÉDACTION ; - Mût 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l AUGMENTATION DU PRIX D’ABONNEMENT Les administrateurs du Devoir ont décidé d’augmenter de deux dollars le prix de l’abonnement à l’édition quotidienne du journal.A compter du 15 mars, le prix régulier de l’abonnement sera donc de fîô.OO pour un an, $2.50 pour six mois, 50 sous par mois.Les abonnés actuellement inscrits, qui solderont leurs arrérages celte semaine, pour ¦vont acquitter l’année commencée suivant l’ancien tarif.A partir de lundi matin, les abonnements déjà inscrits, comme les nouveaux, seront majorés selon le nouveau tarif.Tous nos abonnés, croyons-nous, accepteront cette augmentation avec la même bonne volonté que nos lecteurs des villes ont mise à payer le journal deux sous le numéro.Dans l’intérêt de l’oeuvre, autant qu’en justice pour tous ceux qui contribuent à la soutenir, cette augmentation s’impose.A BATONS ROMPUS La trêve se meurt.La trêve se meurt, la trêve est morte.Il n’y a plus, pour sembler croire à sa survie, que le naïf Canada.A Ottawa, l’on ne trouve pas le temps de s’occuper de questions sérieuses comme celles de l’immigration ou des coopératives, mais les deux partis manoeuvrent à qui se préparera le meilleur terrain de combat.Un peu partout leurs journaux s’attaquent comme dans les bonnes années.A Québec, particulièrement, tout le vocabulaire y passe, agrémenté de quelques épithètes d’occasion, empruntées aux récits de guerre.Et, pour couronner le tout, voici M.McBride, le prototype de Quel est celui de nos lecteurs qui n’admettra pas que nous lui don- ï de matières a lire fort supérieur, par jctte1 sa proviuce dans ia tourmente lions, chaque année, un ensemble le fond et par la forme, à tout ce qu’il peut se procurer, au Canada, pour le prix de cinq dollars?Pour donner à nos lecteurs cette alimentation intellectuelle, il nous faut faire des dépenses et des sacrifices considérables, sans compter le concours gratuit de nos collaborateurs volontaires.I.e Devoir doit faire face à une situation beaucoup plus difficile que celle de tout autre journal.Afin de conserver toute son indépendance et de pouvoir affirmer ses principes et ses idées dans toutes les circonstances, il a refusé et refusera toujours l’appui pécuniaire des partis politiques et des sociétés financières qui ont intérêt à mettre le grappin sur les journaux afin de promouvoir leurs intérêts en aveuglant ,1 opinion publique sur leurs transactions avec les gouvernements et les corps publics eu général.Même dans l’ordre ordinaire des opérations avouables, le Devoir est privé de maintes ressources qui ont fait la fortune de la plupart des autres journaux.Les deux seules sources de revenus légitimes d’un journal sont l'abonnement et l’annonce.L’abonnement devrait être le principal revenu et couvrir au moins tous les frais de rédaction et d’impression de la matière à lire fournie aux abonnés.Les journaux à sensation ont renversé cet ordre de choses.Ils tirent tout leur profit de l’annonce.Afin de forcer la main à l'annonceur, ils ont poussé leur circulation par tous les moyens: récits sensationnels des crimes les plus hideux, racontars vrais ou faux de toutes sortes, récits banals et grotesques de fêtes de familles, etc., etc.; le tout parsemé de portraits, d’images et de caricatures.Tout cela coûte fort cher; et cependant, à mesure que le coût de revient du journal augmentait, ils ont abaissé le prix régulier de l’abonnement, multiplié les prix de faveur, distribué des primes fort coûteuses — à tel point que le revenu des abonnements ne couvre plus même le coût du papier.Tout le reste, ils le tirent de l’annonce — ou de la carotte.Afin de conserver leur grande circulation et leur clientèle d’annonceurs, les gros surtout, ils font toutes sortes d’accrocs à la vérité, à la justice, à la moralité, au simple bon sens et à la bonne tenue littéraire.De ceci il serait facile de multiplier les exemples topiques.A quoi attribuer le silence, si longtemps prolongé, de la plupart des journaux canadiens-français, — même parmi ceux qui proclament leur indépendance des partis, — sur la situation des Canadiens-fran çais de l’Ontario et leur indifférence générale à l’endroit des minorités catholiques et françaises?Tout simplement à la crainte de déplaire aux gros annonceurs anglais.Nous pourrions dresser une liste assez longue des maisons de commerce, des banques et autres institutions financières, dont les directeurs, plus conséquents que beaucoup de nos compatriotes, ont refusé leurs annonces au Devoir, parce que le Devoir est à leur gré un journal trop franchement national.De tous les journaux français de Montréal, le Devoir est le seul qui refuse de publier les réclamés des marchands d’alcool.Il se prive ainsi d’un revenu considérable, sans compter ce qu’il perd par suite de l'ostracisme que le trust des marchands d’alcool fait peser sur les restaurateurs, les épiciers, les marchands de tabac, dont les commerces sont connexes à celui des alcools.Les journaux à grand tirage ont été plus habiles.Ils publient en rédaction des articles vertueux en faveur de la tempérance, agrémentés de quelques tirades pieuses et révérentiellcs; puis ils remplissent leurs colonnes d’annonces de réclames mirobolantes en faveur de telle ou telle marque de gin, de scotch ou de rpe.Ils y font double profit, l.eurs articles vertueux, que ne lisent pas les victimes de l’alcoolisme, leur valent les faveurs des apôtres de la tempérance; et leurs réclames, lues avidement par les ouvriers, apportent à leur caisse la large contribution des empoisonneurs de la race.Ceci n’implique-t-il pas, pour tous ceux qui, sans partager toutes nos idées, approuvent les principes et la tenue générale du journal, l’obligation de nous aider à le maintenir en lui apportant la juste compensation d’un prix d’abonnement proportionné à sa valeur?Quelques-uns de nos lecteurs l’ont compris et nous envoient, chaque année, un prix d’abonnement supérieur à celui que nous réclamons.Par contre, un nombre beaucoup plus considérable nous ont demandé des prix de faveur, parce que tel ou tel autre journal les leur accordent.Ils n'onl pas songé que si ces autres journaux sont en mesure de leur faire ces faveurs, c’est parce qu’ils s'alimentent à des ressources occultes dont le Devoir ne peut et ne veut pas bénéficier, ou encore parce qu’ils se reprennent à même une clientèle d’annonceurs qui exer cent sur leur action publique une véritable domination.Ces quelques explications suffiront, nous en sommes convaincus, à faire accepter à nos abonnés le léger sacrifice que nous leur demandons.Ils peuvent être assurés que les administrateurs et les rédacteurs du Devoir continueront à porter leur large part du fardeau afin d’as surer le succès d’une oeuvre qui a déjà recueilli tant d’adhésions pré lieuses et d’encouragements désintéressés.Henri BOURASSA.jette sa prov électorale.Si le pur entre les purs estime que le souci du salut de l’Empire ne doit pas l’empêcher de voir aux affaires de sa province, et même à celles de son parti, on finira peut-être par admettre que nous sommes excusables de vouloir nous occuper des nôtres.L’autre trêve Mais une autre trêve parait vouloir se consolider, que nous saluons d’un coeur joyeux: c’est celle qui continue de réunir sur les mêmes estrades, pour la défense de la minorité ontarienne, des hommes de tous les partis.Dimanche soir encore, à Ottawa, MM.Landry, Belcourt, Chapais, Lamarche et leurs amis ont donné ce magnifique exemple.11 y a là quelque chose de nouveau et qui met le débat hors des querelles ordinaires.11 est très beau aussi de voir se coaliser l’ardeur des jeunes et l’expérience des anciens.C’est un gage de succès, et c’est la promesse que la lutte se poursuivra aussi longtemps qu’il le faudra.La Montagne Le comité exécutif du Club des automobilistes a virtuellement donné le coup de mort au projet d’ouvrir la Montagne aux automobiles.Dès lors que les représentants de ceux-là même qui pourraient bénéficier de l’innovation s’y opposent, on ne voit pas bien qui pourrait la réclamer.Tout le monde admet que l’entrée des automobiles dans le parc y introduirait un élément d’insécurité pour les visiteurs, femmes et enfants.Les routes de la Montagne ne sont pas en effet des routes ordinaires: elles sont relativement étroites, souvent prises entre une falaise et un précipice.Laissons donc aux habitués du parc le maximum de sécurité.Les automobilistes auront tant d’autres promenades, el ils peuvent avec tant de facilité aller chercher ail leurs le grand air et les libres es paces.Un bon point nous revient de droit), française ou neutralisée; “2o Le Cameroun et tout ou partie du Togo; “3o Une indemnité “te/ie que la concevait, dans su haute bienveillance, le falsificateur de la dépêche d’Ems, c’esl-à-dire une indemnité draconienne.” Et M.Onésiine Reclus ajoute : “Le traité de paix le plus dur sera le meilleur.Ils ne méritent aucune pitié; leur ruse est infinie et leur méchanceté ne sommeille jamais.” C’est le dernier mot de la brochure, dont la Croix publie une analyse assez substantielle tout en la discutant.M.Onésime Heelus estime que si la France ne reprend pas la rive gauche du Rhin, elle fera un marché de dupe.L’Alsace-Lorraine, cela va de soi; mais il y a les provinces rhénanes, sauf la bande de terre prussienne ou l’on parle wallon (région de Malmédy) et qui devra faire retour à la Belgique qu’el-lê joint.Quant au Luxembourg, l’auteur parle de l’annexer.Cette solution paraîtra plutôt brutale à la conscience française, qui saura trouver une solution plus élégante.Pour le bassin de la Sarre, la question se pose ainsi: une nécessité économique vitale obligera le peuple victorieux à réunir dans ses possessions le bassin de Briey (fer) au bassin de la Sarre (houille).Une victoire française soucieuse de se prolonger et de porter des fruits devra donc annexer à la France le bassin de la Sarre.Les provinces rhénanes LE CANADA PENDANT LA GUERRE Certains mouvements de troupes, dans le district de Montréal, indiquent que les préparatifs de départ d’une partie du second corps expéditionnaire se poursuivent.Le ministère du Commerce canadien annonce l’établissement d’un nouveau service de paquebots, pour fins militaires, entre le Canada et la France.Les provinces canadiennes continuent de prendre des mesures financières afin de se trouver de nouvelles ressources et la Nouvelle-Ecosse rend publique une nouvelle assiette d’impôts.Nos troupes LETTRE D’OTTAWA LES AFFAIRES DU PACIFIQUE LE TRANSCONTINENTAL L'un sait que Je TraituconÜnental reste inexploité à l'ouest de Québec, pour raison d’économie.A l’est, entre Moncton et Québec un service senti quotidien est établi depuis deux mois environ.C’est une excellente affaire pour les intéresses de la région qui peuvent ainsi communiquer plus fréquemment avec les centres de consommation.Seulement, le service est encore loin d'etre parfait.On a d'abord nommé surintendant de division un monsieur qui ne comprenait ni ne parlait français, la langue des quatre-rinquièmes de la population desservie par ce tronçon.On l’a remplacé, heureusement, par un Canadien-français possédant les deux langues et particuliè-rement compétent en matière de chemin de fer.Au-dessus de lui, cependant, règne tin fonctionnaire idont l'esprit d’économie ne doit pas^ Un bon point à la Compagnie des Tramways qui vient de mettre au dos de ses correspondance des inscriptions bilingues.Souhaitons qu’en bonne écolière ce (ju’eUe n’est pas toujours 1 — elle mérite un second bon point en réalisant tout de suite les réformes, d’accomplissement facile, que lui demandaient hier les autorités mu nicipales.0.H.A en croire les journaux du matin, notamment la "Gazette”, le régiment canadien-français cantonné à Saint-Jean quitte demain ce poste -et entreprend en chemin de fer un voyage de plusieurs heures, qui aboutira a Amherst, Nouvelle-Ecosse, où il complétera son entraînement avant de s’embarquer pour la Grande-Bretagne.Il compte 1133 hommes.Le recrutement du 41ème régiment, formé de Canadiens-français, se poursuit et les volontaires peuvent s’engager dans les principaux centres ne la province.Ce régiment, une fois ses cadres remplis, sera posté temporairement à Québec, dans l’hôtel de l’immigration.Service océanique CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE.produire de merveilles au point de vue financier.Ainsi, en deux endroits entre autres, dans le comté de Bellcchasse, deux endroits importants de distri bution où l’on reçoit quantité de produits, il n’y a pas d'agent, sous prétexte que leur salaire coûterait trop cher à l'administration.Or il arrive souvent que les produits expédiés de Québec ou de Montréal à l'un nu l’autre de ce point n'arri vent pas au destinataire.Sont-ils perdus en route?Sont-ils volés à la station?On ne sait.Et les réclamations plcuvent.et l’administra* Bon est obligée de payer peut-être plus que ne lui coûterait le salaire d’un agent.Sans doute, ce n'est pas le temps de verser dans l'extravagance, mais ce n’est pas non plus à mesquine!' de cette façon que l’on fera du Transcontinental Mine exploitation avantageuse au public et au pays.Puisque l’on a voulu construire cette voie, que son administration s’inspire d’une sage économie et non d’une ridicule mesquinerie.___________________ J.Û.En dépit d'une tempête de neige qui rend les opérations plus difficiles, les Français continuent à gagner du terrain en Champagne, dans la région de Pjerthes et la forêt d’Apremont.Les Busses poursuivent leur offensive en Pologne et clans les Carpathcs, mais, à l’Est comme à l’Ouest, aucun fait essentiel n’csl venu modifier la situation.Tout l’intérêt se concentre sur les opérations des escadres alliées dans In région des détroits, où les forts turcs sont graduellement réduits au silence.La flotte russe de la mer Noire est entrée en scène depuis quelques jours et bombarde les ports ottomans, détruisant l’outillage.les travaux de défense et les navires.En Grèce, la crise politique sévit de plus belle et prend les proportions d’un soulèvement populaire en faveur de l’intervention dans le conflit.M.Znimis paraît avoir renoncé à la tâche de former un ministère.On s’attend à ce que le roi se tourne vers M.Gounarla, député de Patras, et il ne serait pas impossible qu’il se trouvât finalement dans l’obligation de rappeler M.Venlzelos en lui laissant le champ libre, plutôt que de voir la question dynastique se poser d'une façon menaçante pour sa couronne.Trois intransigeances Restent les autres terres rhénanes, prussiennes, bavaroises ou hessoises.Elles doivent faire retour à la France, car depuis qu’il y eut une Gaule, c’est-à-dire depuis César et Tacite, la Gaule eut le Rhin pour frontière.L’influence française était si forte, si fortement maintenue dans cette belle région, que le vieux Guillaume 1er disait à Bismarck au moment d’annexer les Alsaciens-Lorrains: “Jamais nous n’en viendrons à bout.Rappelez-vous le mal que nous avons à germaniser les Rhénans.” De fait, ajoute la Croix, jusqu’en 1900, les Rhénans ne se sentaient nullement Prussiens.Les vieux de par là disent encore aller en Prusse dès qu’il s’agit pour eux de passer sur la rive droite du fleuve.Pour qu’on ne l’accuse pas d’abuser de la force, M.Reclus propose que la F’rance offre à ces pays cisrhénans le choix entre l’annexion et l’indépendance.Le collaborateur de la Croix estime, lui, qu’entre ces deux solutions extrêmes une période de transition et de modalité transactionnelle sera de mise.Il opterait pour un régime assez large d’autonomie sous un protectorat français effectif, qui comporterait un gouvernement français, le droit pour la F'rance de tenir garnison sur les places du Rhin, ainsi qu’une étroite alliance commerciale dont les ternies seraient dictés par la France.L ’ indemnité Sur le chapitre de l'indemnité, M.Reclus est plutôt exigeant.11 veut une indemnité fantastique.“Les surhommes, dit-il, ont pratiqué la surguerre, qu’on leur impose la surdette: cent un milliards, par exemple, payables en cent un ans, avec hypothèque sur les chemins de fer, sur les mines de fer, de houille, les usines”, outre le ver sement d’une grosse indemnité inv médiate en paiement des extorsions, incendies, massacres d'inno cents, et en remboursement des frais de guerre.Reste à savoir si la fin de la guerre, l’Allemagne aura de bien grandes disponibilités financières.L’Allemagne est riche, mais son numéraire est restreint, et après les amputations territoriales qu’elle aura subies et qui auront pour effet de restreindre son activité commerciale, on aura vite fait d’apercevoir les limites de ses ressources.Mais convient-il d’insister sur un semblable sujet quand les Allemands sont encore à Bruxelles, Anvers, à Garni, à Lille, et qu paraissent s'être incrustes à meure sur un vingtième du territoire français?Il est vrai que le Jupon, l’Angleterre, la Russie, lu Serbie sauront dresser un tableau fort exact de leurs revendications Qui pourrait reprocher aux Français, puisque la victoire finale leur ftarait sûre, de s’occuper un peu de a France?Toutes les trois semaines, pendant une période indéterminée, des transports de marchandises quitteront Halifax et Saint-Jean, et, la navigation fluviale ouverte, Montréal et Québec, à destination des ports français.Ces navires, — ils seront 18, — auront pour cargaison les produits, les armes, les vivres et les munitions a-chetés au Canada par les gouvernements alliés.De la sorte, ceux-ci obtiendront plus vite leurs marchandises, car le service est spécialement destiné à cette fin.Les Alliés comptent en partie — surtout la Grande-Bretagne, — sur la production agricole plus grande du Canada, cette année, pour ravitailler leurs services d’intendance.Il y a de l’autre côté sept ou huit nations qui produiront peu, cette année.Et, pour sa part, le Canada devra voir à aider aux Alliés en leur fournissant des vivres.C'est de ce côté surtout qu’il 'eur sera utile dans la guerre d’usure qu’ils mènent contre la coalition austro-allemande.Des taxes Ottawa, 8 mars.Le Parlement du Canada, comme un bon père de famille, s’est occupé toute la journée de ce qu’on pourrait appeler son fils ainé, le chemin de fer Pacifique-Canadien.Cette puissante corporation, dont on a dit qu’elle emploie, directement et indirectement, environ dix pour cent de la population du Canada, se présente aujourd’hui devant nos législateurs pour leur demander l’autorisation de se faire “hari-kari”, ou autrement dit, de se démembrer elle-même.On sait que cette compagnie de chemin de fer est devenue graduellement une com.pagnie de navigation océanique, pour ne pas parler de ses autres avatars.Or, il parait que cette variété d’occupations est de nature à jeter de la confusion dans sa comptabilité.C’est du moins le prétexte qu’elle invoque pour demander que la compagnie de navigation soit désormais entièrement séparée de la société-mère, devenant ainsi une société tout à fait distincte.Naturellement, la société-mère resterait propriétaire du capital-actions de îa nouvelle filiale, et tout serait pour le mieux, si l’on en croit la majorité de la Chambre, dans le meilleur des inondes du transport humain et mercantile.La critique Le Pacifique stagne Dans une brochure qui a pour litre: L’Allemagne en morceaux, le célèbre géographe français Onésl-inc Reclus énumère ce qu’il appelle le* trois intransigeances de la France."La France, déclare-t-il, dictera la paix en compagnie de ses alliés, mais elle ne peut transiger sur trois conditions: ”10 La rive gauche du Rhin (non comprise 1’Alsace-Lorraine qui La Bulgarie Les contribuables canadiens paieront des taxes nouvelles pendant plusieurs années à venir.Les gouvernements provinciaux et l’administration fédérale y verront.Tout cela dépend de la guerre, disent les gouvernants.C’est afin de parer au déficit de l’exercice financier courant et des prochains que M.White impose de nouvelles taxes, que M.Gouin en trouve de nouvelles, et que presque toutes les provinces suivent cet exemple.Ainsi, la Nouvelle-Ecosse paiera, pour la première fois, dans son histoire, depuis la Confédération, une taxe directe, si M.Murray, le premier-ministre, obtient ce qu’il veut, — et il l’obtiendra.Toul bien immobilier imposable, dans les municipalités néo-écossaises, sera dorénavant frappé d’un impôt additionnel direct d’un sou par dix piastres, recouvrable par l’Etat, qui compte ainsi percevoir $117.000, de quoi é-quilibrer son budget de cette année, en déficit de $113,000.Le premier-ministre néo-écossais a annoncé que cet impôt n’était que le premier d’une série, qu’il faudra instituer afin dé pouvoir équilibrer le budget du prochain exercice financier! Littérature pro-allemande 11 s’est trouvé cependant des esprits chagrins pour s’imaginer qu’un changement de venue aussi important déguisait autre chose qu’un souci de comptabilité, et qu’il devait y avoir, comme ou dit, anguille sous roche.M.McLean, de York-Sud, a été le plus catégorique de ceux-là.H s’est élevé, pendant deux jours, au comité des chemins de fer, contre ce projet, et il a résumé aujourd’hui assez longuement ses objections devant la Chambre, formée en cofnité plénier.M.McLean craint que le C.P.R.ait des pensées ténébreuses, en se disloquant ainsi de lui-même.Car ce n’est là, dit-il, qu’un commencement, et après la compagnie des bateaux, nous aurons c élite des hôtels, puis celle des terres, puis elle des fermes toutes prêtes, “ready-made farms” et ainsi de suite.Et chaque fois, l’actionnaire de la grande compagnie se trouvera lésé et partiellement dépossédé de ce qui lui appartient aujourd’hui.Même en ne s’inquiétant aujourd’hui, dit M.McLean que du projet devant la Chambre, nous ne pouvons voir sans appréhension cette partie importante de la grande compagnie canadienne, passer à l’étranger et devenir anglaise dans son essence, échappant par là à l’influence et ù l’autorité du Parlement canadien.Or, rappelle-t-il, cette compagnie a grandi grâce aux millions que nous lui avons donnés, tant en espèces qu’en subsides de terres: elle est formée aujourd'hui, toute puissante qu’elle spit devenue, de la moelle môme du Canada, (pii n’a pas lésiné avec elle.11 n’est donc que juste qu’elle demeure sous le contrôle des lois canadiennes.Mais que voyons-nous aujour-nous aujourd’hui, sinon qu’elle cherche à nous échapper en détail?Lorsqu’elle sera devenue compagnie étrangère à ce pays, tout autant que A cela, M.Sam Sharpe répond en demandant que le bill soit renvoyé à la prochaine session, pour donner à la Chambre le temps de soumettre la question à la Commission des chemins de fer.Nous ne sommes pas des experts en ces matières, confesse M.Sharpe, et pour ma part, j’avoue que je serais heureux de me faire éclairer là-dessus par cette savante commission.Bien des choses importantes s’y rattachent, celle des taux de transport, par exemple.Flnsuite, je suis d’opinion que le commerce maritime est la meilleure source de revenus du Pacifique Canadien.Que restera-t-il aux actionnaires de cette dernière?Doivent-ils se résigner à voir baisser le chiffre de leurs dividendes au profit des heureux actionnaires de la société maritime?Il me semble que nous prêterions là la main à une injustice envers ceux-là au profit de ceux-ci.M.Carroll, du Cap-Breton, et après lui le premier-ministre, M.Borden, se sont étonnés des idées noires que semblent avoir les adversaires du bill.Le fait de séparer ces deux branches d’activité de la grande compagnie, dit M.Borden, n’impêche pas que la société-mère restera propriétaire du capital-actions de la filiale ainsi constituée.Il n’en résultera donc aucun changement pour l’actionnaire du C.P.R.dont les droits de propriété sur tout l’actif de la Compagnie seront les mêmes que précédemment.L’ancien ministre des chemins de fer, M.Graham, parle dans le même sens.Il ne trouve pas valable l’objection que la nouvelle société échappera à la surveillance du Parlement en ce qui concerne la réglementation des taux maritimes.C’est là une bien complexe question.dit-il, rappelant son expérience personnelle des années dernières; pour rendre possible une modification des taux maritimes, il faudrait l’assentiment et la coopération de tous les pays qui ont des , pay - , .mannes marchandes, coopération qu’il ne serait pas facile d’obtenir.Du reste, M.Graham ne voit rien que de très naturel et de très ordinaire dans celte décision du C.P.R.et il partage entièrement l’opinion du premier-ministre en ce qui concerne la sauvegarde des droits des actionnaires actuels du C.P.H.Là-dessus, M.Turriff revint à la charge pour ridiculiser l’idée que la Compagnie s’est donné tout ce mal dans le but unique de simplifier sa comptabilité; et il propose en amendement que le bill soit renvoyé à la prochaine session, pour être étudié en attendant par la Commission des chemins de fer.L’amendement est rejeté, ce qui renvoie le bill devant la Chambre avec recommandation de procéder à la troisième lecture.En résumé, la Compagnie obtient ce qu’elle demande.Fit la Chambre passe à un autre bif] de moindre importance.Ernest BILODEAU.Comme nous l'avions prévu.Ii forcement des détroits réagit irré sistiblement sur l'attitude des pays balkaniques.La Bulgarie, que scs gouvernants avaient enchaînée à la cause de l'Allemagne et de l'Autriche.devra se rallier à la Triple-Entente, seule capable désormais de lui rendre Andrinople et In ligne Enos-Midia.Le roi Ferdinand vient de provoquer une crise ministérielle à Sofia, dans le but d’appeler aux affaires un gouvernement de coalition plus en harmonie avec le sentiment national.Uldéric TREMBLAY.“THE FOREIGN POLICY OF GREAT BRITAIN" BY HENRI BOL R ASS A Brochure contenant l'analyse du Livre blanc anglais, l’analyse de* débats du parlement britannique sur la neutralité du Luxembourg, le texte de l'Entente Cordiale, la reproduction des articles de M.Ewart sur les causes de la guerre, et de M, Brailsford, sur le conflit oriental.25 sou» l’exemplaire, plus les frai* de port (trois sou»), aux bureaux du Devoir.43, nie Saint-Vincent, Montréal, _______________ I^s journaux de Montréal rapportent que la poste a distribué à des centaines de citoyens montréalais de la littérature pro allemande, mise pour distribution à l’Hôtcl-aes-Pqs-tes, ici même.Ce n’csl pas la prennè-rc fois que cela arrive.Le “Devoir” a déjà signalé deux ou trois incidents de ce genre, depuis trois mois, et rapporté des cas de distribution de littérature officielle allemande, par la poste canadienne.11 est évident que l’Allemagne a des amis très actifs et remuants, dans toutes les principales villes canadiennes et que les autorités postales n'ont pas encore réussi à les découvrir, puisque cette distribution de littérature afle-mande se poursuit presque sans in-lerruption.Georges PELLETIER.LE 5e ANNIVERSAIRE DU “ DEVOIR” La brochure-souvenir du Sème anniversaire du Devoir, qui contient, comme Ton sait, le texte Intégral des discours prononcés le 14 janvier, par MM.Bourassa, l^iver-gne, Duchunnc, Prince et Cabana, est de partout demandée.Elle couvre plus de 80 pages, grand formai.25 sous l’exemplaire, $2.50 la douzaine, plus les frais de port (3 sous l'exemplaire.25 sous la douzaine).En vente aux bureaux du Dei*oir, 43.rue Saint-Vincent, et dans les librairies et dépôts suivants de Montréal : MAL Langevin et L'Archevêque, 8, rue Saint-Jacques ; Librairie Iteau-rhemin, 70.rue Saint-Jacques; Gran.fer et Frère, 43, Notre-Dame ouest ; .ibrairie Déom, 47, Sainte-Catherine Est ; Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Catherine Est ; Pharmacie Migneron, 544, nie Saint-Denis ; Librairie Pineault, 280.rue Rachel ; chez Antoine Langlois, 26 Côte de la Montagne, Québec : J.W, Britten et Cie, 30, rue Notre-Dame, les Trois-Rivières, ainsi que dans le» princi gales librairie» de la province, LA CRISE A ATHENES M.GOUNARIS, DEPUTE FAVORABLE A LA NEUTRALITE, TEN-TERA DE FORMER UN MINISTERE.Athènes, Grèce, 9.—M.Gounaris, député de Patras, à la demande du ., roi Constantin, a consenti à entre- la ligne Cunard ou la Hamburg-j prendre la formation d’un nouveau Amerika, quelle surveillance pour-i cabinet.On rapporte que M.Baikd-rons-nous exercer, par exemple, sur jis, qui a été ministre des Affaires ses taux de transport?N’est-il pas Etrangères dans le cabinet Theoto-v mm »*>" i’.,n |{js a consenti a reprendre ce por- tefeuille.Ce dernier soumettra au roi, demain, la liste de scs ministres.Il est entendu que la chambre vrai, continue M.McLean, que Tannée dernière.Je premier-ministre actuel a présenté à la Chambre un projet de loi qui tendait à réglementer les compagnies de transport maritime?Et ne croit-on pas que c’esl pour éviter cette loi, abandonnée actuellement, mais qui doit revenir devant la Chambre à la prochaine session, que le C.P.R.se hâte de s’échapper de notre juridiction : En résumé.M.McLean, de même que M.Turriff, d’Assiniboia, et M.Sharpe, d’Ontario-Nord.expriment la conviction qu'il y a anguille sous roche, et que la grande rorijoralion a autre chose en vue, en présentant ce bill Important, que la simplification de sa comptabilité.La défense M.Lancaster, député de Lincoln-Niagara, trouve au contraire très naturelle la demande du Pacifique.Il voit dans cctle émancipation du système océanique de la Compagnie, une force nouvelle qui la mettra en meilleure posture pour faire une légitime concurrence aux compagnies rivales, et surtout au "merger maritime du Nord-Atlantique, dont le C.P.R.est J'un des rares rivaux.M.Pugsley a fait remarquer, lut aussi, qu en somme le Pacifique ne demande là rien de si extraordinaire.“La compagnie désire former une société indépendante avec scs bateaux, dit-il; est-ce pire que si elle les vendait à quelque autre compagnie?Pourrions-nous Ten empêcher?n’en est-elle pas maîtresse et propriétaire absolue ?D’ailleurs, pourquoi serions-nous plus sévères avec cile que nous l’avons été avec les autres compagnies?Le Canadien-Nord n’a-t-n pas organisé pour ses propres vaisseaux une société indépendante semblable à celle dont 11 est aujourd’hui question pour la Compagnie du Pacifique / Et le Grand-Tronc-Pacifique, de son côté n'n-t-ü pas établi, avec notre autorisation, une société tout à fait Indépendante pour Tadminlstratton de ses grands hôtels?” .sera dissoute si les partisans du ministère sont en minorité, ce que Ton considère comme très probable.Le nouveau premier ministre continuerait à favoriser la neutralité de la Grèce.L’ETAT-MAJOR NE VEUT PAS LA GUERRE Paris, 9.—M.Rhallys, ancien premier ministre de la Grèce, au cours d’une entrevue donnée au correspondant athénien du “ Matin dit 3 ne le roi Constantin a suivi Ta vis e son état-major en s’opposant à la politique d’intervention proposée par M.Venizelos.I.'élat-major était d'avis qu'une expédition contre Constantinople affaiblirait la position militaire do la Grèce sur la frontière bulgare, ce qui est considéré comme dangereux à Athènes relativement à l’attitude peu sûre de la Bulgarie.POUR LES CANADIENS DE L’ONTARIO La cause des Canadiens-français d’Ontario bénéficier» cette semaine d’une louable initiative des sections Immaculée-Conception et Dollard.de la Société Saint-Jean-iBap-tiste.En effet ces deux cercles ont organisé pour jeudi soir, 11 mars, un joli euchre qui sera donné dan» la salle paroissiale de Tlmmaculée Conception, rue Rachel Est.Tl y aura pour les gagnants de» prix d'une valeur de $350.Ils sont actuellement exposés à la pharmacie Morin, coin des rues Papineau et Mont-Royal.Toutes les receltes de cette soirée seront versées au fonds de secours ontarien que recueille TAsso-dation Catholique d?la Jeunesse Canadienne-françaiae.Il y aura probablement aussi k cette soirée un discours par un orateur bien connu.1 » LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 9 MARS 1915 VOL.VL — No 56 ?«< * « t + « < «¦ < ?* « « « « * « ?« « « « « « « « « »**«*«««C««#«**$*«*«««*«««***«««««**«««««««***«*«X CHOSES MUMC1PALES $100,000 1 CALME PLAT AU CONSEIL DE DEBENTURES DE *• t t « « * «• *¦ 4f « « « *> $ ?îf « L’Imprimerie Populaire i_i miteie; Éditeur des journaux LE DEVOIR - ET - “LE NATIONALISTE” CONSEIL D’ADMINISTRATION M.G -N.DUCHARME.Pri.idtnt M.JOSEPH VERSAILLES .V.ce-P.i.id.nt M.EDOUARD GOHIER .% Adminiatrateur M.ED MONO HUR TUB IS E.M.OSCAR DUFRESNE.M.L.-P DESLONGCHAMPS .M.HENRI BOURASSA, Directeur M.J.-N.CHEVRIER.Cirant.Central Ces debentures sont émises en trois séries: $100.00, $500.00 et $1,000.00 chacune.Elles portent la date du 1er novembre 1914 et sont payables le 1er novembre 1924, avec intérêt au taux de 7'v par année, payable semi-annuellement, les 1er mai et novembre, à la Banque Provinciale du Canada à Montréal, où elles sont en dépôt.Elles font partie d’une première émission garantie par gage et par hypothèque sur tous les biens-meubles et immeubles de la Cic, tel qu’il appert à un certain acte de fidéi-commia (Trust deed) en faveur de la Fidelity Limited, passé devant le notaire Edouard Biron le 30 novembre 1914.Ces debentures seront vendues au pair, plus l’intérêt accru, par ?» » » ?i * ?$ Z >*¦ » r> » 4» (* » Y» 40 > » I * 4» » 4» 40 40 40 40 » v'O i $ » 40 40 L’AFFAIRE DES, AUTOS SUR LE MONT-ROYAL A FAILLI CEPEN DANT AMENER UNE TEMPETE — RAPPORTS ADOPTES .— LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER.— REGLEMENTS.SAILLESYlDRlc P % Boulais l FINANCIERS Y" EDIFICE VERSAILLES MONTREAL AIDE AUX BLESSES D’ONTARIO UNE LOUABLE INITIATIVE UN CANADIEN DE MONTREAL FAIT IMPRIMER UNE BROCHURE ANGLAISE QU’IL DISTRIBUE PARMI LES COMMERÇANTS ANGLAIS D’ONTARIO.M.Charle.; Langlois, de la maison Gunn, Langlois & Cie, de Montréal, anime d’un souflle du plus pur patriotisme, vient de faire imprimer à ses frais une élégante br chu-rette de vingt-cinq pages qu i! fait distribuer par centaines chez des commerçants de langue anglaise d’Ontario.Cette brochure a pour titre : “ The Truth, nothing but the Truth ” souligné de ce sous-titre : “ Will you help Us ?” Elle contient les déclarations de 1 Association Can adieu ne-française (l'Education d'Ontario sur ce que veulent et ne veulent pas les Canadiens-français de l’Ontario, la lettre de Thomas O’Hagan : “ What the French Canadians are lighting for" l'article de Uobcrt F.Phnlen : " Bilingualism accepted in (he whole Empire — Ontario excepted ”, " An Empire Loyalist's Voice ", ’’ A Protestant Conservative’s, Testimony ” par M.Campbell, et " An Authoritative Opinion , par M.MacKcneic.C'est un beau recueil de pièces anglaises à l’appui (|e la lutte faite par nos Franco-ontariens et il est complet de la situation ne peut manquer d'éclairer.Mais comme il faut se préparer à la lutte complète, il faut aussi que la cueillette des munitions continue inlassablement si l’on y,eut mener à bonne fin la revendication forcée des droits du français en face d’une troupe organisée et déterminée à voir s’éteindre l’influence canadien-ne-française dans la province voisine.Aussi les nôtres comprennent-ils magnifiquement la nécessité où nous sommes de nous tortiller du côté financier.C’est Lanoraie qui complète son généreux don de $50.00 avec l’envoi d’une lettre des plus encourageantes pour l’A.C.J.C.Ensuite, vient la succursale No 10 d’Ottawa, de la Société des Artisans Les séances du conseil municipal se succèdent et ne se ressemblent pas toujours.Celle d’hier a été aussi calme que la précédente avait été a-gitée.Un moment, on crut qu’elle al lait prendre la même tournure, mais on fut tôt détrompé.On traitait alors d’une protestation contre le projet de loi pour admettre les automobiles dans le Parc Mont-Royal adressée par le conseil des métiers et du tra vail au maire et aux échevins.On ne peut parler de cette association sans passion au conseil.Elle est la direc lion officielle du parti ouvrier ici et ceux des échevins qui l’ont eue contre eux no peuvent le lui pardonner.De là les attaques violentes, mais qui le laissent passablement froid, dont M.le commissaire Ainey, membre du Conseil des Métiers et du Travail, est fréquemment l’objet.Comme M.Ménard proposait qu’on renvoyât la lettre du conseil des Métiers et du Travail en le priant de s’occuper plutôt des sans-travail que de la question de la réglementation des automobiles dans les parcs, M.le maire déclara la motion hors d’ordre et M.Ménard en appela de lr décision de M.le Maire.Il fut d’ailleurs battu par quatorze contre neuf; sa proposition de retourner la protesta-liôn du Conseil des Métiers et du Travail sans la considérer est ensuite battue par le même vote.Les débats ayant repris leur cours normal, tous les rapports du bureau des commissaires furent adoptés à l'exception d’un seul.Le conseil a refusé de voter $400 pour l’installation d’un coffre-fort dans le bureau du trésorier de la cité prétextant que c’était là du luxe.Relevons parmi les rapports adoptés celui de $550,000 pour enfouissement des fils électriques, celui de $20,300 pour la construction d’un egoût boulevard Sainte-Marie; celui de $47,959 {mur la construction de divers autres égoûts et enfin celui de $50,000 pour venir en aide aux malheureux.Cette dernière somme sera répartie entre les diverses associations de charité dont la S.-Vincent de Paul spécialement chargée des catholiques mais qui, en réalité, s’occupe sans distinction de race ni de religion de tous les malheureux.A LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER Depuis longtemps le conseil se plaint que les avocats de la ville ne défendent que mollement les intérêts de celle-ci à la commission des chemins de fer.C’est sans doute pour faire fonctions de défenseurs des intérêts de Concordia que quelques é-chevins se sonti fait envoyer à Ottawa aujourd’hui! Cette délégation se compose de MM.L.A.Làpointe, La-rivière, Chartrand et Loranger et elle doit s’opposer à la construction projetée d’embranchements du C.P.R.à travers les quartiers Ilochela-ga et Longue-Pointe.LA REDISTRIBUTION DES QUARTIERS Une commission composée de MM.Turcot, Houle, Mayrand, Lavergne, Larivière et Ménard s'occupera de la redistribution des quartiers Laurier, Bordeaux, Saint-Denis, Delorimier et Rosemont et Honoré Mercier.M.Pauzé n donné avis que dans un mois il soumettrait des amendements au règlement concernant les voitures de louage.M.Pauzé veut surtout obtenir une réduction de tarif.FAITS-MONTREAL LES CONCERTS DU DIMANCHE L’ACTION INTENTEE PAR LA VILLE CONTRE LE GERANT DÜ THEATRE “HIS MAJESTY’S S’EST CONTINUEE HIER EN COUR DU RECORDER.La cause de la Ville contre le théâtre “His Majesty’s” pour avoir donné un concert dans l’après-midi .e la langue et des bonnes traditions de nos ancêtres sur ce continent américain, désire louer hautement le travail pratique que .v_ fail votre belle association pour ve hiers.pinion.NOUVEAUX AUX ASSISES L’AGENT DESROCHES EST ACQUITTE DE MEME QUE BEAUPRE.— LAND.SON CO ACCUSE L’AFFAIRE PEL- REGLEMENTS Le conseil municipal a adopté hier en première et troisième lecture plusieurs règlements importants dont voici le texte : Règlement concernant les plom-Seetion 1.— Personne ne nlr en aide aux Canadiens-français doit se servir d’autres lampes nue des ?cr de l’Ontario dans les efforts gù’ils font pour la revendication de leurs droits positifs d’avoir des écoles bilingues dans leur province, ” Un médecin, après avoir donné son obole, fait de la pro; mi ses amis cl envoie lampes électriques pour la re< fuit butions.C'est enfin le Comité dis Amis du “ Devoir ", section ouest de , , ^ .lerche de fuites de gaz ou autres défectuosités de plomberie, sous peine de la pénalité ci-après édictée.Section 2.— Toute personne qui pagandc Pur- exécute des travaux de plomberie leurs coiitn |dnns quelque bâtiment dans la Cité ne doit pas allumer à l'intérieur de tel bâtiment des chaufferettes à al- Montréal, qui envoie In jolie somme | cool, gnzoiine ou autres huiles miné- de $75.00, représentant les recettes | raies, ire de suivi d’une requête pur laquélïc on i de la conférence Lavergne donnée prie les commerçants d'appuyer la demande d'amendements de la mi dernier.des écoles séparées telle que faite Et il en est ainsi presque tous les pur les nôtres de là-bas., jours et il faudra qu’il en soit ainsi 11 n’y a pas de doute que ce beau! quelque temps encore, pour réunir gesje d’un ardent patriote qui a, une somme respectable qui jicrniet-déjà contribué par ailleurs au se trn do mener la lutte jusqu'au bout, cours des blessés d'Ontario produi-l Ne pas oublier que c'est M.Emile ra des résultats heureux et contrl-huera efficacement à éclairer Topi- et ne doit pas non plus mel-l'alcool ou de l'huile dans ces Fa- nion nnglo-nntariennc en notre veur.C'est aussi une manière pratique d’aller au-devant de nos adversaires qui pour la plupart ont été mal renseignés et qu'un exposé sincère et „.P1 Girard, secrétaire-général de TA.C.J.G., 160.rue Saint-Jacques, qui reçoit les offrandes des patriotes.Le COMITE.ELECTIONS DANS LA C.-A.UN PKI' D'ARUENT ACHETE lin ErntiU lot sur lequfl p*t tnir mei-smi m hrtuue 4 «•*r>PaL produisaient beaucoup de ments favorables à l’ouest et au îna!,fn r'!''!ant >e respect dû aj’au-nord-ouest de Przasnysz nous avons tor i té religieuse et ecclesiastique parmi les famille» et cela sous le regard des protestants.fait 3,000 prisonniers.Les attaques russes au nord de Rawa et au nord-ouest de Nowe-miasto ont échoué.Dix-sept cent cinquante Moscovites ont été pris au cours de ces combats.BULLETIN DU CAUCASE LES TURCS SUBISSENT DES PERTES SERIEUSES.Petrograd, 9.— L’état-major de l’armée russe du Caucase publie le LE CANAL DE LA BAIE GEORGIENNE CD* note* correspondant) Ottawa, 9.— Le comité des chemins de fer, à son assemblée ce malin, a accordé unr nouvelle extension de temps à .la Montreal, Ottawa & Georgian Bay Canal Co., pour communiqué officiel suivant; “Nos une période de dix ans.M.L.A.La-troupes, le 7 mars, ont occupé une i pointe, de Montréal, s’objecta à cette importante position dans la régi oh I extension de délai; si la compagnie au delà de la rivière Tchoruk ( Ar- j commencer^ bientôt son Ira ménie Turque), rejetant de ce fait ” ' "* ,I hrs Turcs vers le sud-ouest et leur infligeant des pertes sérieuses.Su; l’autre front il n’y eut pas d’engagements.” RUDE COUP A LA MARINE TURQUE Petrograd, 9.— Le bombardement de Zunguldiak, sur le littoral sud de la mer Noire, et la destruction des docks, faits annoncés hier nar les autorités de la marine russe.««ni-otüci.11.le, tèniolyniittes .GAUTHIER, Arthur, 9 ans, enfant d’Arthur Gauthier, spéculateur rue Chabot, 1498.HALLE.Edouard, 65 ans.employé civique, rue Visitation, 373.HOLLAND, Estelle, 1 au.enfant de F.Norman Hotla ' ’ ' ' 379.land.Ingénieur, rue BourReots, JEAN, Julien, 3 mois, enfant d’Aimé Jean, pointeur, rue Panel, 287.I.AT.RAPBI.I.E.PhKoméne Tonrain, 49 ans, veuve de Napoléon lâche pelle, hospice âamelln.LIMOGES, lAiclana, 2 ans.enfant de Nfé-dértc Llmnaes.menuisier, rue Orléans, 39.MARQUETTE, Dolard, 4 mois, enfant d’O-vlla Marquette, Journalier, rue Sulnt-7.o-llque, 1303.MARTEL, Hector, 27 ans, comptable, rue Salnt-Andr^SH.MASStCOTTE, Delphone Chaput, 44 n ns,, femme de J.Ovtla Masstcottc, comptablcJf rua Saint-Denis, 1939.NOLKT.Narcisse.1 an, enfant de Wilfrid Nolet, plétrier.rue I-afontalne, 1001.OVlONNOR, Alexandra, 2 ans, enfant de William OT.ocuior.agent d’immeubles, avenue-Çolbrooke, 311.PTLOTTE, Justina Allard, 89 ans, veuve d'OvIU Pilot te, charpentier, rue Hector, 47.i-rcitRAULT, Edgar, 4 mole, enfant de /
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