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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 3 février 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-02-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 27 DEUX SOUS LE NUMERO » t ABONNEMENTS Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 VNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 MONTREAL, MERCREDI 3 FEVRIER 1915 Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT M0NTRBA.L1 TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A BATONS ROMPUS! LE RAPPORT MERCIER Le rapport Mercier est aujourd’hui du domaine public.11 a été déposé sur le bureau de l’Assemblée législative, à la demande de M.Armand Lavergne, et M.Dumont l’analyse dans sa lettre.La gravité de ses conclusions est telle qu’il n’est guère besoin de la souligner.La production du rapport ne peut être cependant qu’un incident dans cette déplorable affaire.Quoiqu’émanant d’un magistrat, le document ne comporte ni jugement ni condamnation.M.Mercier n’agissait point comme juge, mais comme commissaire-enquêteur.La production de son rapport crée cependant, de toute évidence, une situation telle que, dans l’intérêt des personnes visées comme dans celui du public, il faut que des débats judiciaires viennent définitivement fixer les responsabilités.Si les conclusions du rapport sont fondées, il importe qu’elles soient suivies de sanctions.Si elles ne le sont pas, les hommes qui sont visés I ont le droit d’être publiquement exonérés.Les choses, en tout cas, n’en peuvent rester là.LE “SCRAP OF PAPER ” Le chef de l’Opposition ontarienne, M.Rowell, a prononcé hier au Canadian Club un discours que M.Pelletier analyse ailleurs.Mais il convient d’en retenir ici un passage topique.M.Rowell, théoricien cultivé, a opposé la conception allemande de l’impérialisme à la conception anglaise.Il a particulièrement loué l’Angleterre de son respect des petites nationalités et des “scraps of paper”, tandis qu’il montrait l’Allemagne cherchant à imposer à l’Alsace et à la Pologne sa marque de fabrique.Devons-nous comprendre que c’est là le prélude d’une campagne effective contre les méthodes prussiennes mises en honneur par le gouvernement de Toronto?Car, en définitive, les scraps of paper sont aussi respectables lorsqu’ils protègent les droits d’une race que lorsqu’ils garantissent la neutralité de la Belgique, et les Canadiens-français de l’Ontario doivent avoir, autant que les Polonais et les Alsaciens, le droit de se développe)-conformément à leurs traditions.M.Rowell a spécialement parlé du Sud-Africain.Il ne doit pas ou-blier ce fait, que rappelait récemment ici même M.Thomas O’Hagan, qu’au Sud-Africain les règlements scolaires veulent que, dans les quatre premières classes, la langue d’enseignement et de discipline soit la langue maternelle des enfants — anglaise ou hollandaise.Pourquoi ne demanderait-il pas l’application à la province d’Ontario de cette méthode britannique?QUELQUES CHIFFRES Quelques chiffres pour finir.Ils sont extraits de l’état financier de la Caisse d’économie scolaire de l’Enfant-Jésus et feront réfléchir ceux qui se rappellent leurs temps d’écolier.Pendant les trois semaines de janvier 2,000 élèves des écoles de la paroisse ont fait 2,904 dépôts représentant un total de $538.91, soit une moyenne d’à peu près 25 sous te dépôt.Depuis les sept années et demie que fonctionne la caisse, 5,415 enfants ont été inscrits sur ses registres, et ces 5,415 enfants ont fait $37,705.54 de dépôts — $37,705.54 ramassés avec les sous des écoliers! C’est le cas de répéter que les sous font les piastres et les petits ruisseaux les grandes rivières.Mais quelle magnifique preuve de la valeur de l’économie, quelle puissante leçon pour les enfants — et les parents! Orner HEROUX.* A PROPOS D’UNE ENTREVUE Ecoles publiques et écoles paroissiales.L'un de nos lecteurs, très au courant des choses américaines, nous adresse cette intéressante note: Un reporter de la Gazette a interviewé un brave homme de Ho-Uvoke et l’a fait parler, pas longtemps peut-être, mais trop.Ce brave homme s’appelle M.Georges Savoie, — Savoy pour le commerce.Il voyage pour une firme de son pays et j vend du papier, des cahiers, des blocs-notes.— Donnons-lui ce qu’il! ^ mérite : il est bon vendeur.Il a des talents ; il a même celui de les dépasser.Il va au-delà de ses forces et tranche d’un mot les questions abstruses d’éducation, de langue et même de théologie.Ses solutions peuvent plaire à | certains Américains superficiels : < elles leur servent de réclame ! Mais clics ne ressemblent pas plus aux solutions de la vérité que le style de Bossuet ne ressemble à celui des annonces de Barnum, ou qu’une rose poussée en plein terroir ne ressemble à une fleur en papier-Sa-.voie.Si le reporter n’a rien exagéré, nous nous permettrons de différer d’opinion avec M.Savoie : lo Sur l’éeo’e publique dont il est dit qu’elle est the proper place pour nos enfants ; 2o Sur l’union intime de la langue et de la foi, à laquelle il ne croit nullement : / do nol believe a single 9 word of it ; 3o sur le Y.M.C.A.dont il est un des membres zélés.* * * * Est-il besoin de dire qu’en tout, ceci, nous ne voulons en aucune fn-çon gêner la liberté personnelle de M.Savoie?Il peut entrer où il voudra, y rester et en sortir à son gré.C’est son affaire.Mais quand M.Georges Savoie fait de la théorie contagieuse, et la publie; quand il tente de démolir le moyen le plus puissant de défendre notre langue, et l’instrument Je plus sûr pour conserver notre •foi ; quand, entre deux ventes de papier et de blocs-notes, il confie à ] - un reporter en quête de copie ’a né- ; “ galion des principes sacres, défendus par nos consciences, comme par les chefs les plus respectés de : la religion, de l'école et de la race, j nous pouvons bien lui dire : “Monsieur, ça nous regarde : vous met- ; tez les pieds dans les plates-bandes •.publiques !” M.Savoie affirme qu’en dehors | de l'école publique, le petit Canadien ne saurait recevoir “the full benefit of aihericun citizenship”, ni prendre conscience “of one’s national and social duties”.Est-il bien sûr qu’en Péeole catholique, — la seule qui convienne à un baptisé et communié, — on ignore le devoir social et les obligations d'un citoyen envers la nation ?-— Nous n’aimons pas à fonder un jugement sur des cas particuliers : ils font souvent mentir les principes les plus évidents ; il faut pour se prononcer équitablement joindre à la théorie l’expérience et les faits d’ensemble ; — mais puisque des faits exceptionnels, en puise d’expérience et d’idées générales, semblent suffire à M.Savoie,_nous le prions de vouloir bien regarder autour de lui.Il découvrira vite des concitoyens, et des meilleurs, et des premiers, qui ont le “full benefit” de la citoyenneté américaine, et n’ont jamais reçu d’autre formation que celle des ecoles catholiques, primaires et supérieures.Aurait-il la prétention, par hasard, de croire que les Pères du concile de Baltimore, les évêques américains et leur clergé, les membres de nos commissions scolaires, tous les contribuables, du peuple et de la bourgeoisie, forcés par une loi rétrograde, dans notre pays de liberté, à payer double taxe pour les écoles, s’y entendent moins que lui à discerner les qualités requises pour être bon citoven américain ?Qu’il veuille bien lire certains comptes rendus et (Iis-cours prononcés, l’année dernière, à l'assemblée de Boston, pour la défense des écoles séparées.Us renferment tout ce qu’il faut pour faire tomber les écailles de scs yeux et le guérir de l’engouement des assimilateurs.» * El si ces témoignages lui paraissent trop catholiques pour n être pas intéressés, nous l’engageons à reprendre l’ebquète toule faite, à New-York, sur l’enseignement des écoles publiques, et d’où a jailli, comme un beau soleil levant, la constatation de la supériorité des écoles confessionnelles sur les autres.Qu’il lise de même au moins les deux ou trois derniers chapitres du livre.Two and two make Tour, de M.Bird-S Coler, un protestant de Brooklyn, et l’un des plus distingués sociologues et éducateurs américains, lequel, parlant de l’école publique telle qu’elle csl de- venue aujourd’hui aux Etats-Unis, l’appelle: “A room of applied socialism”.Cela Yédifiera peut-èire sur la “proper place” pour former au devoir social.L’Echo de New-Bedford, du 4 janvier deçnier, ne l’édifiera pas moins, s’il veut y lire le compte rendu d’une conférence faite, à Providence, par le même M.Coler, et dans laquelle il engage ses compatriotes “à s’attacher à l’école paroissiale ou confessionnelle comme à une ancre de salut.” Puis, si l'engouement persiste, nous le renvoyons aux aveux de M.Hadley, président de l’Université de Yale; — nous les lui procurerons au besoin.Ou mieux encore, puisque M Savoie est homme d’affaires, à M.David-R.Forgan, président de la National City Rank, de Chicago.Ce banquier, parlant au nom des hommes d’affaires de sa ville, est contraint par l’évidence d’avouer ce qu’il appelle YappalLing failure des écoles publiques: “We, business men, are in a position to see what sort of young men and women the Chicago public schools arc turning out, and a good many of us do not like what we se*.The three Rs arc being crowded out, and the graduates show the results.The boy comes out of school and he cannot write an intelligent letter.His work is ungrammatical, it is illegibly written, and half of the words are spelled wrongly.Schools that cannot teach a boy to write a letter, spell it properly and phrase it grammatically are failures, — and the Chicago schools arc not teaching this.” L’America, de New-York, citant ces paroles, en mai 1909, se contente de s’étonner de l’étonnement de M Porgan devant une constatation devenue une vieille histoire, * Pourtant, il y a mieux encore, pire je veux dire.Et ici la conclusion n'est pas tirée de faits exceptionnels, ni même des aveux publics incontestés, de Boston, de New-York, de Chicago; mais de l’examen à Wéstpoint, des candidats à l’école militaire, venus de tous les Etats de la République.Le résultat de ces examens est publié dans le North American Review de septembre 1908.Il est signé par M.Ch.Larned, l’un des examinateurs officiels et qui, sans doute, ne pouvait ni exagérer ni mentir sans encourir la disgrâce des calomniateurs publics et la perte de son emploi.Ce serait à n’y pas croire, si l’article n’était fortifie de lotîtes les garanties de la certitude.De grands garçons ont donné là, après huit, dix ou quinze ans d’étude dans les diverses écoles, des divers Etats, des rénonses quo M.Savoie — je l’en défie bien, s’il veut faire une cdmuaraison sans aller trop loin— n’entendra jamais dans l’humble école de sa paroisse.Il ferait rire les enfants rien qu’à leur poser certaines questions rapportées par M.Earned et restées sans réponse à l’école de "We1 Inoint.Et puis, enfin, sans savoir si la culture de l'Interviewé de la Gazette lui donne le goût de se renseigner et si ses affaires lui en laissent le loisir, je puis bien encore une fois, en toute sollicitude, lui conseiller de considérer un peu Non entourage.Il y fera la découverte de maintes écoles séparées, fruit de l’effort intelligent, de l’amour généreux et patriotique, oii s’épanouit en floraison superbe une jeunesse bien élevée, croyante et pleine de promesses.Qu’il lève ses regards sur la colline voisine, sur ce groupe de Canadiens d’Aldenville, fiers travailleurs, pratiques, remplissant autant que n’importe qui leurs “national duties”, et qui ont vidé, un matin de septembre dernier, l’école publique du village, pour confier leurs enfants à l’éducation des SS.de la Présentation.Le vaillant curé qui les dirige pourra lui démontrer et faire toucher comme du doigt la transformation opérée en quatre mois, chez ces enfants, — dans leur conduite, leur instruction, leur langage, et autres résultats essentiels dans l’éducation d’un petit Américain.# * -* Si, par ailleurs, M.Savoie n’aime pas a s’éclairer de ces constatations faciles, il voudra bien, en justice élémentaire, s’abstenir de parler comme s’il les avait faites, cl d’accuser comme s’il savait.Nous le croyons, nous le savons trop gentilhomme, pour douter un seul instant qu’il ne préfère l’ignorance à l’injustice.Or, en affirmant qu’on n’enseigne pas mieux le français “dans 1es écoles paroissiales que dans les écoles de l’Etat”, il ignore ce qu’il dit, ou il fausse ce qu’il sait.Nous parlons évidemment du français tel que des enfants de dix à quinze ans peuvent l’apprendre dans une école française ou bilingue bien tenue.Depuis plusieurs années, nous avons visité les classes de plus d’une école américaine et assisté aux examens des écoliers.Partout où les parents ont surveillé l’assiduité des enfants et secondé le Ira vail éclairé des Soeurs ou des Frères, nous avons rencontré des élèves parlant et écrivant le français avec une correction surprenante, ne le cédant aucunement à ceux des écoles du Québec et d’ailleurs.M.Savoie n’aurait, pour s’en convaincre sans trop se déplacer, qu’à assister aux examens du Perpétuel-Secours.Ça en vaut bien la peine, ne serait-ce que pour être sincère avec connaissance de cause et ne faire tort à personne.il y a, tout au moins, clans sa phrase: in cither the parochial or the state school, un rapprochement, me comparaison entre le français de leurs écoles et celui des nôtres.Et même sous cette forme adoucie ’erreur existe.Toute comparaison est odieuse, dit J’axiome; celle-ci est plus et mieux: elle est gaie, elle éclate de rire.— de ce rire tant de fois provoqué par le français que prononcent ou mâchent ces dames et ces messieurs.Elle remet dans CHRONIQUE ETRANGERE GUERRE ET DIPLOMATIE Les dépêches indiquent que les Allemands continuent, sans grand succès, leur ruée furieuse sur Varsovie, pendant que les Russes manoeuvrent au nord et au sud de lu Pologne pour les envelopper.En France, les Alliés résistent victorieusement aux efforts de l’ennemi pour rompre leurs lignes du côté de l’Yser et s’élancer vers les ports français de la Manche.On assure que les pertes allemandes sont énormes.La rentrée du parlement anglais, en vacance depuis le 27 novembre — la Chambre des lords a siégé quelques jours dans le mois de janvier—et les nouvelles mesures prises par 1 Amirauté britannique pour entraver lé ravitaillement de l’Allemagne sont les principaux faits à signaler dans le domaine politique.AU PARLEMENT ANGLAIS La rentrée des chambres a eu lieu sans éclat, avec toute la discrétion que commandent les circonstances.Les députés se sont rnis au travail avec .rdeur, s’appliquant à l’étude des affaires nouvelles — affaires financières pour la plupart — que ’.’état de guerre engendre continuellement.En réduisant les débats au slriet nécessaire, la trêve politique a supprimé l’intérêt des délibérations, et le vide de la Chambre des Communes est rendu plus impressionnant par le calme au milieu duquel se déroulent les séances.Deux cents députés environ, sur les 670 que compte la Chambre, sont à l’armée.Quelques-uns ont été tués, d’autres ont été blessés et toute la députation porte dignement le deuil des absents.Un député ouvrier a attiré l’attention du gouverneemnt sur la nécessité de réglementer la vente des produits alimentaires.M.Asquith l'a assuré que cette question est l’objet d’une étude attentive et que le Parlement en sera saisi en temps opportun.D’autres questions de la plus haute importance appellent également la sollicitude clas législateurs.Le commerce souffre de la congestion des ports de la rareté de la main d’oeuvre pour la manutention des produits et de l’insuffisance des moyens de transport sur mer.Le Parlement sera sans doute forcé d’intervenir sans retard pour régulariser le fonctionnement des grands organes de la vie économique.Quant aux problèmes d’ordre purement politique, comme l’organisation du nouveau gouvernement de l’Irlande et les réformes sociales, il va sans dire qu’ils restent indéfiniment ajournés.LA CRISE DU BLE Comme on s’y attendait, la saisie des stocks de céréales à pain par l’autorité militaire, en Allemagne, a eu pour effet immédiat de forcer l’Angleterre à bloquer plus impé-nétrablement encore la côte allemande.L’ambassadeur américain à Londres, M.Page, vient d’informer son gouvernement que les car-gijisons de grain à destination allemande seront désormais considérées comme contrebande de guerre par la flotte anglaise.Le paquebot ‘ Wiihelmina”, parti de New-York, la semaine dernière, ne pourra décharger à Brême sa cargaison de produits alimentaires.Mais comme il était en route lors de la promulgation du décret de confiscation en Allemagne, il recevra un traitement spécial.Le gouvernement anglais achètera au prix de revient les marchandises destinées à la population civile de l’empire teuton.Les autres navires portant des vivres à destination de «’Allemagne seront confisqués avec leurs cargaisons.On conviendra que ceci n’arrange pas du tout les affaires de l’Allemagne, qui comptait sur le commerce des neutres pour nourrir sa population civile déjà réduite, a-près quatre mois de guerre à manger du pain fabriqué de 80 parties de farine de seigle et de 20 parties de fécule de uqmmes de terre.EN TURQUIE Les dépêches annoncent que la flotte franco-anglaise est en train de s’ouvrir un chemin dans les Dardanelles et qu’elle a détruit quatre des principaux forts des détroits.D un autre côté, an rapporte de Berlin, assure-t-on, que les Turcs sont sur le point de renoncer à l’invasion de l'Egypte.On trouvera dans une autre page du Devoir un article sur ce sujet.Uldéric TREMBLAY.nos mémoires et fait repasser, en fusées amusantes, toutes les moqueries répandues sur le Canadian patois, — ce langage parlé sur les rives du Saint-Laurent, vous savez, et que ces savants maîtres des High Schools ne comprennent pas, attendu qu’eux, c'est le français qu’ils parlent, le vrai français! celui qui ressemble au nôtre, comme le pari-s an french des Orangistes de Toronto ressemble à celui de Maurice Barrés.* Mais il y a autre chose encore dans l’interview de M.Savoie.Nous y reviendrons, si vous le permettez, dans une prochaine note.F.LEMARC.LE CANADA PENDANT LA GUERRE LETTRE DE QUÉBEC L’ouverture de la session fédérale, qui aura lieu dennin, fait faire bien des conjectures, quant à la nature exacte des nouveaux impôts dont le gouvernement devra frapper les contribuables canadiens, pour subvenir en partie aux dépenses de notre participation “volontaire” à la guerre européenne.La situation entre les Etats-Unis et le Canada se complique un peu du fait qu’un Allemand, détenu aux ' Etats-Unis, est accusé d’avoir fait sauter partie d’un pont du Pacifique-Canadien, à Vanceboro, sur la rivière Sainte-Croix, frontière entre ie Nouveau-Brunswick et le Maine.Signalons, dans un autre ordre d’idées, un discours, celui de M Rowell, chef de l’opposition ontarienne, et le retour, à Ottawa, du général Hughes, revenu d’une tournée d’inspection dans l’Ouest canadien.QUELLES TAXES?LE RAPPORT MERCIER La loi électorale.— Logements ouvriers.La session fédérale s’ouvre demain.D après toutes les prévisions, le ministère fera connaure vers la fin de la semaine prochaine au pins tôt, la nature exacte des nouveaux impôts dont il va grever le budget des contribuables.Les taxes de guerre impostes en août dernier ne suffisent pas à assurer à l’Etat un revenu tel qu’il supplée au déficit que causent ta guerre et notre participation à .-ette guerre, dans le budget canadien.Nous a-vons déjà dépensé les 50 millions votés en août pour fins militaires; il va en falloir au moins 100 autres pour terminer l’année 1915, peut-être davantage, si les hostilités se prolongent jusqu’en 1916, comme c’est possible.Ces dépenses extraordinaires, à un temps où il y a une forte diminution des revenus ordinaires de l’Etat, vont nécessiter une nouvelle assiette des impôts Us seront plus lourds et il y en aura de nouveaux.On ignore encore ce qu’ils seront.On dit qu’ils frapperont certaines opéra-lions commerciales, la production, l’achat et la consommation d’articles de Juxe et aussi ceux de certains articles de consommation journalière.L’incertitude où tout te monde se trouve, à ce sujet, est cause que depuis une semaine, les marchands en gros et les fabricants canadiens n’acceptent des commandes que sujettes à des modifications de prix qui dépendront des nouveaux impôts, encore inconnus.Us ne livrent guère de marchandises et ne veulent pas être pris au dépourvu, comme plusieurs le furent en août dernier, à leur détriment.Ceci jette un certain désarroi dans le commerce et l’industrie.On espère qu’il ne sera que passager.IJ faut tout de même s’attendre à une hausse générale de bien des articles du tarif et, partant, des barêmes de prix pour certaines marchandises, à compter du discours de M.While, le ministre des Finances.Le public en aura probablement quelque éclaircissement d’ici à une quinzaine.L’AFFAIRE VON HORN Von Horn, T Allemand qui a fait sauter une partie du pont de Vanceboro, hier, a commis son méfait du côté canadien de la rivière Sainte-Croix et s’est réfugié du côté américain.Il se prétend officier dans les armées prussiennes et dit que son délit étant de nature politique, — les possessions britanniques étant en guerre avec l’Allemagne, — il ne peut être extradé.Il est sous la garde des autorités compétentes, aux Etats-Unis.Le Canada demandera son extradition.Ce doit même être fait à l’heure actuelle, à Washington, puisque, hier, l’ambassadeur anglais aux Etats-Unis a reçu mission d’approcher le Secrétaire d Etat, M.Bryan, à ce propos, dès aujourd’hui.Si Washington refusait l’extradition, disant que Von Horn n’a commis qu’un délit politique, celui-ci subira tout de même un procès aux Etats-Unis, pour avoir violé la neutralité du territoire américain.Cet incident donnera lieu à une longue conversation diplomatique entre Ottawa et Washington, par l’intermédiaire de l’ambassadeur anglais aux Etaip-Unis.OPINIONS A un déjeuner que lui offrait hier le “Canadian Club”, de Montréal, M.Rowell, le chef de l’opposition à Toronto, a dit que te Canada devrait faire autant pour l’Empire, pendant la guerre, que le Royaume-Uni, toutes proportions gardées.“Nous devrions donner autant qu’il donnera.Nous devrions, si nous faisions un effort proportionné au sien, avoir 300,-000 nommes d’en régi montés.Nous avons ici 1.650,000 nommes âgés de 18 à 45.S’ils vivaient en Belgique, en France, en Russie, en Allemagne, en Italie, tous les hommes solides d * cette classe seraient sous les armes,” a expliqué M.Rowell.Il oublie une chose: le Canada, n’ayant nulle part à la direction de la politique extérieure de ta Grande-Bretagne, n'a pas du tout les mêmes obligations qu’etle.Le général Hughes, après avoir fait 25 discours et 7,000 milles de chemin de fer dans l’Ouest canadien, vient de rentrer à Ottawa.Il estime que tout va pour le mieux, au point de vue du recrutement et de l'entrainement des volontaires.Et il se déclare prêt à sévir contre les fabu-cants malhonnêtes des chaussures militaires défectueuses.Nous le jugerons à l’oeuvre.Georges PELLETIER.Québec, 2.—L’événement de la séance a été la production du rapport de M.le juge Mercier au sujet de l’enquêté concernant la vente à la commission scolaire catholique de Montréal d’un terrain situé à la Longue Pointe.Aussitôt déposé, le document fut expédié au dépositaire des pièces législatives où les journalistes eurent quelque difficulté à se le procurer.Finalement, un ordre du président de l’Assemblée nous le livra pour en prendre connaissance.Divisé en trois parties, ce rapport ne devient réellement intéressant qu’avec la troisième partie : la première et la deuxième ne contiennent rien autre chose que la correspondance échangée entre la Commission scolaire, le Procureur général, celui-ci et le secrétaire provincial, celui-ci et le surintendant de l’Instruction publique, ce dernier enfin et M.te commissaire enquêteur.L’ACCUSATION On se rappelle probablement que l’accusation de péculat résultant de l'achat d’un terrain à la Longue Pointe par la Commission scolaire visait t’un des membres de cette dernière sans le nommer.On disait d’abord que la Commission avait payé trop cher et que la transaction avait valu un pot de vin de $8,000 à l’un de ses membres.M.te commissaire Mercier commence par rappeler combien la preuve directe est difficile en pareille matière et que “ ce n’est que par des présomptions et par des preuves cir-constantie.les qu’un juge ou un commissaire enquêteur réussit parfois à démêler l’écheveau d’une telle fraude, oeuvre, le plus souvent, de l’intrigue et de la conspiration.” Puis, il ajoute qu'il n’a pas à s’enquérir si la Commission scolaire a fait un bon ou mauvais marché ou si elle n’a pas été victime de sa bonne foi ou imprudente.Toute la question est de savoir s’il y a eu fraude p ir un des mernbr ’s de la Commission au détriment de celle- LA PREUVE Le 25 mars 1912, la Commission sçoiaire recommande la construction d’une école à Longue Pointe.Le 23 avril, la Commission ratifie cette re ommandalion.Le 1er mai, le comité des Travaux choisit MM.L.A.Lapointe et Nap.Giroux pour trouver le terrain requis.Le 26 mai, ceux-ci recommandent l’achat du terrain offert par Julien Iherrien, au prix de $32,465.Le 28 mai, la Commission adopte ce rapport, et la propriété I herrien est achetée le 26 juin suivant.Ici, M.le commissaire entre en une longue digression pour établir, — à cause de L’importance décisive que l’incident peui avoir sur la question principale, — sa conviction que Gustave Vinci a bel et bien signé le préemption donnée à Achi .e Laurin, un an a-vant la transaction de .a Commission scolaire, “chose que Vinci savait bien lui-meme, mais qu il a niée faussement, le sachant, et dans le bul arrêté de tromper le commissaire enquêteur, aux fins de favoriser les personnages intéressés dans l’enquête de la Commission scolaire.” Revenant à la question principale, M.le commissaire déclare que la preuve établit entre autres choses que le directeur général des écoles à qui M.Giroux n’a parlé qu’une fois du terrain Therrien a refusé de le recommander parce qu’il ne le trouvait ni central ni convenable ; que les lettres d un nommé Robert et de Achille Laurin offrant à la Commission des terrains à 19 cents le pied, remises par le secrétaire trésorier à MM.Lapointe et Giroux sont restées en la possession de ce dernier ; que M.L.A.Lapointe paraît s’être désintéressé de l’achat du terrain Therrien, laissant l’affaire à son collègue Giroux, jusqu’à ce que celui-ci iui présentât le rapport à signer ; qu’avant et après la vente par Therrien à la Commission, Vinci, propriétaire de ces mêmes terrains, vendait au prix d’environ 10 sous le pied tandis que la vente Therrien a réalisé 36 sous le pied pour la partie bâtie et trente sous pour la partie noy bâtie; que Gustave Vinet et Julien Therrien sont des amis intimes, de même que Therrien et Ciroux qui se prêtent de main à main sans prendre de reconnaissance; que le jour delà vente par Therrien à la Commission scolaire, Therrien, après en a-voir déposé le prix, aurait retiré $8,000 qu'il aurait fait charger au compte de la vente à ta Commission scolaire; que cette somme comprenait au moins un billet de $1,000 et qu’un prêt de $3,000 fait par Therrien à Ciroux vers le 12 juillet suivant comprenait trois billets de $1,000; qu’au cours de conversations avec d’autres personnes, Gustave Vinet aurait déclaré qu’un pot de vtn aurait été payé à Ciroux et que le vendeur Therrien n’était qu’intermédiaire; qu’à la date à laquelle la Commission scolaire déci-Jnit d'acheter, la préemption de Vinet à Therrien était expirée et que Therrien n’a acheté ta plus grande partie des terrains revendus à la Commission qu’après que la Commission eût décidée d'acheter; que Ciroux n’a fait aucun effort sérieux pour savoir de Laurin ce que valait son offre de vendre à 19 centins le pied; qu*Albert Vinet, teneur de livres de Julien Therrien avait déclaré à Laurin que le chèque de $8,000 avait servi à payer la Commission clans cette affaire, et que Gustave Vinet lui-même a déclaré au même Laurin qu’une commission de $5,000 avait été payée à Napoléon Ciroux; que le même Gustave Vinet, après s’ètre informé de Laurin s’il serait obligé de rembourser dans le cas où la preuve d’une commission serait faite, aurait, sur réponse négative, répété qu’une commission avait été payée; que le même Gustave Vine?a encore déclaré la même chose à M.et Mme Onésime Laurin et qu’il s’est dépossédé de ses biens en faveur de ses enfants aussitôt que l’enquête a été décidée; “que Gustave Vinet et Albert Vinet ont faussé la vérité sur les points importants de leurs témoignages; que Albert Vinet, teneur de livres de Julien Therrien, s’est spécialement parjuré sur la question du prêt de $3,000 de Ciroux à Therrien,” etc.CONCLUSION.C’est pourquoi M.le Commissaire trouve l’accusation fondée.“Il ressort,” dit-il, “des faits prouvés à l’enquête et des circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi l’opération en question qu’il y a eu conspiration entre tes dits Gustave Vinet, Julien Therrien et Napoléon Ciroux, pour frustrer à leur bénéfice personne], te Trésor de la Commission des écoles catholiques de Montréal 'd’une certaine somme qu’elle n’aurait pas perdue si le mandat dont a été revêtu !a‘ nommé Ciroux avait éié exécuté de bonne foi et dans le meilleur intérêt de la dite Commission scolaire.‘‘Par suite de cette conspiration, Gustave Vinet réalise sur la vente de ses terrains 50 pour cent de plus qu’il aurait retire si les terrains eu question avaient été vendus au prix fixé par lui dans la préemption Laurin, lequel prix, de fait, en était alors le prix courant ; Julien Therrien a.de son côté, réalisé un bénéfice de 100 pour cent, dans lequel bénéfice a participé, dans une très large mesure, le Commissaire Ciroux qui, dans l’occasion, se serait servi, comme intermédiaire, de son ami Julien Therrien, et qui, d’après la preuve, paraît avoir reçu la part léonine de ce bénéfice.Le tool pour servir à toutes fins que de droits.” M.le Commissaire laisse la question des frais à l’autorité compétente.* * * LA LOI ELECTORALE.A l’assemblée, cet après-midi, on a discuté certaines modifications qu’il serait à propos de faire à la loi électorale.Un bill à Tordre du jour, qui abrège certaines définitions, a fourni à M.Tellier et à M.Lavergne T occasion de demander de nouveau les élections à date fixe et la confection des listes électorales entre rémission des brefs et la nomination des candidats.Le chef de l’opposition répète que les élections à date fixe épargneraient beaucoup d’argent aux organisations politiques et produiraient un réveil du corps électoral.Avec les élections à date fixe, ta confection annuelle des listes deviendrait inutile, épargnerait aussi beaucoup de temps au parti.Les revisions annuelles ne sont pas satisfaisantes parce qu’elles ne provoquent aucun intérêt chez l’électeur.Actuellement, les électeurs ne se donnent même pas la peine de s’assurer si leur nom est sur la liste.Dans les villes, le système actuel expose à des dépenses énormes.On s’aperçoit au moment de l’élection qu’un grand nombre des inscrits ne sont plus dans l’arrondissement et il faut les faire venir à prix d’argent.M.Taschereau ne voit pas qu’il serait sage de changer le système actuel:.il faudrait, pour cela, soumettre le corps électoral à deux mois d’effervescence électorale.Et quel changement cela ferait-il, demande M.Tellier, quand on voit des divisions sans représentant pendant des périodes variant de deux mois à un an?Sir Lomer Couin ne veut pas d’é-leetions à date fixe pour le moment, parce qu’il n'y a pas d’exemple dans tout « empire britannique.Mais cela n’est pas une raison, répond M.Lavergne.Si la réforme est bonne, donnons l’exemple.Cela ne sera pas la première fois.Nous avons déjà donné l’exemple de la tolérance et de la justice.L’élection à date fixe mettrait fin à ces longues interruptions dans la représentation des comtés qui se sont produites sous tous les gouvernements.Sir Lomer admet que cela viendra peut-être plus tard.Pour le moment, il ne juge pas à propos de changer le système actuel.On a voté la loi octroyant une subvention pour la construction d’un pont métallique de passage libre entre Saint-Jean et Iberville.Sera-t-il fini pour les élections?a demandé M.Tellier.—Si vous pouvez me dire quand auront lieu tes élections, n répondu M.Taschereau.* * * Sir Horace Archambeault, administrateur de la Province, a remis ce soir dans la salle du conseil lé- (Suite à la 2ème page) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 3 FEVRIER 1915 VOL.VI.- No 27 LE RAPPORT MERCIER (Suiti' de la première page).in'sialif, la cn^Axtl* Malte à Thon.Klie Amyot./ a cérémonie à la-fpielle assistaient plusieurs invités, a élc brève et suivi.’ d'une réception, dans les salles du Président du Conseil.Cette décoration est donnée à M.Amyot n reconnaissance de scs générosités aux oeuvres d’intérêt public.•* * * MM.Charlemagne Rodier, avocat, J.A.Brodeur, avocat.E.E.Fontaine gérant, Maurice Larose, gérant et Adolphe Lecours, manufacturier, de Montréal, demandent d’être constitués en société du logement ouvrier dans le but d’acquérir des terrains dans les limites d’une municipalité, dans la province, où scs membres inscrits et bénéficiaires devront utiliser leur temps de chômage à construire sur ces terrains des maisons d’habitation, de dhnen-sions raisonnables, munies d'améliorations convenables et distinctes, et de leur permettre d’en devenir propriétaires, à des prix modérés.La société sera composée de : Membres actionnaires qui seront les souscripteurs au capital-actions de la société ; Membres inscrits qui comprendront tous journaliers, charretiers, charpentiers, menuisiers, brique-tiers, plâtriers, couvreurs, plombiers, tailleurs de pierre, maçons, finisseurs en ciment, peintres, électriciens et tous autres ouvriers, et qui auront manifesté par une demande écrite l’intention de partici per aux avantages de la société.Membres bénéficiaires, designation qui sera donnée aux membre.’; inscrits, dès qu’ils auront accumulé à leur crédit dans les livres de la société des heures de travail représentant un montant d’au moins vingt-cinq piastres.A partir de son inscription, chaque membre pourra travailler sur les terrains appartenant à la société, à la construction des maisons qui leur seront indiquées, et sous la direction des personnes choisies par ];( société.La société tiendra compte, dans des livres tenus à cet effet, des heures de travail contribuées par chaque membre inscrit, en même temps que du prix représentant ce travail, et elle remettra à chacun des membres inscrits un livret d'épargms numéroté, dans lequel scs heures de travail et ce prix seront consignés.et qui devra être une copie exacte du compte de chaque membre inscril, tel qu'il sera établi dans ie^ livres de la société.La valeur de travail qui sera requise de chaque membre inscrit bénéficiaire, pour devenir acquéreur (l’une maison conforme au plan qu’il aura choisi, sera limitée strictement au coût des terrains, des matériaux, de la main-d’oeuvre^ et de l’administration ; elle devra être établie à l’avance pour chaque maison dont le plan sera exposé et être mentionnée sur ce plan ci sur la formule de demande qui sera signée par chaque membre.Les membres actionnaires devront seuls pourvoir à l’acquisition des terrains et des matériaux requis, ainsi qu’à l’avance des fonds nécessaires pour la construction des maisons.Ils auront droit de garder à leur bénéfice la douzième de chaque douzaine de maisons construites en vertu de la présente loi.Aussitôt que la société aura ic-compli les formalités exigées par 'a loi, et quelle aura commencé ses opérations dans une nninicipalilé, elle aura le privilège exclusif d'opérer suivant le système prévu dans la présente loi dans le district dont cette municipalité fera partie.Jean DUMONT.•* * # M.ROBERTS AUPRES DE SIR LOMER.il)e notre correspondant) Québec, 3.— M.John Roberts, secrétaire de la Dominion Alliance, est à Québec ces jours-ci pour discuter avec Je Premier Ministre les amendemenls à la loi des licences.M.Roberts croit que la prohilnion complète régnera à Québec d’ici à trois ans et à Montréal d’ici à six ans.Il est d’avis que la Province entière sera prohibiliunniste en 1920.LA QUESTION DES PECHERIES.L’hon.M.Mercier, ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, croit que la difficulté légale qui s’élève entre ies pouvoirs fédéral et provincial au sujet du contrôle des pêcheries du Saint-Laurent ira jusqu'au Conseil Privé.La question fera le sujet d’un débat prochainement à la législature.Ces pêcheries donnent actuellement à la province un revenu de S8f>,-10().2i.Le gouvernemenl provincial en a le contrôle depuis Hi ans.FAITS-MONTREAL MACABRE DECOUVERTE ON RETROUVE DANS LES RUINES DE L’HOTEL COTE LE CADAVRE CALCINE D’UN GARÇON— ON CRAINT QU’UN AUTRE GARÇON NE SOIT ENSEVELI DANS CES RUINES.UN MECANICIEN EST ECRASE A MORT DANS UNE COLLISION DANS LES COURS DU GRAND-TRONC.DEUX INCENDIES.Hier après-midi M.1.Côté, propriétaire de l’hôtel incendié dimanche sur le chemin du Sault, ne pouvant retrouver scs deux garçons d’écurie commença à fouiller les ruines encore chaudes, en compagnie de M.Séguin, boucher, liai Drolet, du sergent Rricault et des policiers Lalonge et Larose, des postes 21 et 21).Après une heure de recherches on découvrit le cadavre, à demi-calcinc, de M.Désiré Sâosc ariîeh un des employés de M.Côté.Les recherches se continuent aujourd’hui rai.il se pourrait fort bien que le cadavre de M.Prévost, l’un des garçons disparus, soit aussi dans les décombres.TUE DANS UNE COLLISION.Un nommé Harvey Hedges, 27 ans, chauffeur à l’emploi du Grand-Tronc, s’est fait écraser à mort hier après-midi, dans les cours de la gare Bo-naventure.Le malheureux était occupé à graisser les roues de la locomotive No 201 à la traverse à niveau de la rue Chatham, quand l’ingénieur du rapide entrant en gare ne pouvanl apercevoir le sémaphore caché par îa poudrerie vint frapper la locomotive du défunt, l’écrasant à mort.Les passagers, basculés par lé choc, en furent quittes pour la peur.DESTRUCTION TU RE.D’UNE MANUFAC- Un violent incendie a rasé, de bonne heure ce matin, la manufacture de chaussures Maple Leaf, 7 rue Hogan.L’alarme fut donnée par un policier du poste de la rue Frontenac M les pompiers durent se contenter de protéger les maisons voisines, ne pouvant empêcher, à cause du vent, la destruction de Timnieuble.Huit jets d’eau furent dirigés sur le brasier pendant près de 2 heures.Dégâts: $15,000.INCENDIE, RUE SAINT-PAUL.Le magasin de fourrures de M.Israël Livinson, 321 Saint-Paul, a été dévasté par un incendie d’origine inconnue, à 11 heures hier soir.Les pompiers eurent beaucoup de difficultés â éteindre les flammes vil la violence de la tempcle.La fumée et l’eau causèrent des dommages considérables dans l’éla-blissement de Parkers Limited, No 323.Les dégâts sont évalués à $8,000.PIEDS ET MAINS GELES.Un vieillard, Fred Pimetle, 60 ans, 2078, vue Saint-Urbain, a été trouvé ce malin par la police, couché dans la neige, pieds et mains gelés, près du funiculaire.Le sergent Demers du poste du boulevard Saint-Laurent, qui fit la découverte, conduisit le vieillard à l'hôpilal Royal Victoria, Le malheureux est dans un état critique et devra subir l'amputation des quatre membres gelés.A L’HOPITAL GENERAL.MM.Joseph Laflamme, 5!) ans, S3, rue Colborne, el Forlunat Pelle tier, 33 ans.620, rue Chambord, se sont fracturés une jambe, hier, l’un en travaillant aux usines de la compagnie Phoenix Bridge, l’autre en tombant sur te trottoir,' coin des rues Dorenestev el Monlcalm.Tous deux ont élé conduits à l’hôpital Général.1(11 j! jiiî/VJJ1 émjk TOUTE DEMEURE , , JLHk LJ ah-* JOMONro SONT EMPLOYES ET DONNANT| TOUJOURS SATISFACTION | PARFAITE.PETIT CARNET L’INVASION ALLEMANDE.A huit heures, demain soir, à la salle Jean Le Prévost, 2403, rue Saint-Domniquc, M.Maurice Lambert Belge, ingénieur civil, récemment arrivé de Belgique, racontera ce qu’il a vu et entendu pendant les derniers mois dans son malheureux pa y s.Cette conférence est sous es aus- M.AMYOT REÇOIT TION.SA DECORA- i pices du i l’Alliance cercle Lambert Gtos.se de Nationale.Ln présence d’une centaine d’invités.Sir Horace Archambault, administrateur de la province de Québec, a présenté hier soir, dans la salle du Conseil Législatif à l’hon.Georges Elic Amyot, conseiller législatif, la décoration de Chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui lui a été décernée par le Roi, il y a quelques semaines.La cérémonie a été très brève.L’hon.M.Amyot, qui occupait son siège fut conduit au pied du trône de l’administrateur par le Capt.Pelletier, (iide-dc-camp, et sir Horace Archambault lui remit la décoration, f.p nouveau décoré reçut ensuite les félicitations des personnes présen-es et tous les invités passèrent dans es appartements du Lieutenant-Gouverneur où il y eut réception.Parmi les invités, on remarquait ous les membres du cabinet provincial, les collègues de l’hon.M.\myot et plusieurs autres personnages.7% PREMIERES 7% HYPOTHEQUES A Trndr« par montant de SVOO et plu».Capital et Intérêt» entli-rement garantis et payéa promp tement.par MARCIL TRUST Sle année.Actif *3,6#0.000.SOIREE DE FAMILLE.Ce soir, aura lieu, à la salle de rimmaculée-Coiu'cption, lu représentation de “ La voix du sang ” de Botrel, donnée par un groupe d'amateurs, au profit tie la Saint-Vincent de Paul.MARIAGE Ce matin, à la chapelle particulière de i’Archevêché par Sa Gran-| deur Monseigneur Gauthier a été célébré le mariage de Mademoiselle Marguerite Duhault, fille ainée de Madame L.-H.Hébert, avec M.Alexandre A.Saint-Pierre, avocat de la ville, fils unique de M.et Madame A.Saint-Pierre.Les mariés sont partis immédiatement après pour fa Floride via New-York.L’ECOLE SOCIALE POPULAIRE.Ce soir, à 8 heures, â l’Université Laval, réunion du Comité d’Etudes de 1 F.S.i’.On y traitera de “ L’organisation des ouvriers catholiques en Angletere et aux Etats-Unis.” Tous les membres actifs sont cor-tiia'ement invités.LES CITOYENS de la PARTIE EST.Jeudi le 11 courant, à 1 heure p.m., a lieu à l’hôtel Bureau, soils le patronage des échevins Duheau et Giroux, le 25icmc banquet annuel,de la partie est.Le départ des tramways spéciaux aura lieu à 11 heures à in rue Côté.Et le départ du Bout-de-LTlo pour Je retour a 5 heures.Les “blessés” de l’Ontario IL FAUT QUE LA LANGUE VIVE LES JOURNAUX D’ONTARIO NIENT CARREMENT LES DROITS DE VIE A LA LANGUE FRANÇAISE DANS LEUR PROVINCE.IL FAUT CONTINUER LES PREPARATIFS DE LA LUTTE.La presque totalité des journaux de langue anglaise d’Ontario ont trouvé à redire dernièrement à propos des nob.es paroles de S.F.le cardinal Bégin et de Sir Lomer Gouin en faveur des persécutés ontariens.C’est (pie là-bas on a la mémoire courte — elle ne remonte même pas jusqu’à la Confédération — et on est convaincu dans les rangs anglais que la majorité “ actuelle ” étant anglaise tout l’avenir de l’Ontario doit être assujetti à l’influence an-îiochtone.C’est en cela que les Angloonta-iens se trompent grandement.Le Conseil Privé d’Angleterre sera appelé sous peu à dire si la liberté loit exister pour les Canadiens d’origine française dans cette même irovince d’Ontario.Mais aupara-ant il faut évidemment nous efforcer de régler au Canada même, si ¦’est possible, celte difficulté intes-line.Les préparatifs vont leur train on "lie de l’appel éventuel à l’Angleterre et le rassemblement des for ces et des ressources se continue activement.Déjà la souscription organisée par l’Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-française a rapporté de jolis résultats.Elle en rapportera encore d’autres, car la province-mère entière est saisie de l'importance de son rôle de protectrice des minorités canadiennes-françaises en dehors du Québéc.L’Université Laval, gardienne des lettres et de la culture françaises sur ce continent, vient de se ranger solennellement dans la glorieuse pha lange qui se promet de revendiquer jusqu’au bout les droits de cité de la première langue européenne répandue dans ce pays.11 faut que le français survive sur ce continent.C'est ce que comprennent les patriotes qui de tous côtés envoient des “ contributions de guerre ” — comme ¦' disait un souscripteur — en vue des escarmouches prochaines.“ Trois petites sténographes ” réunissent leurs piécettes pour envoyer une obole appréciable, Deux “ vieux curés en retraite ” envoient dix et quinze piastres respectivement.L’Institution des Sourdes Muettes, à part scs dons antérieurs fait remise du paiement d’un travail d’impression qui “ servira à la défense des Franco-ontariens contre les lois draconiennes de la race supérieure ”, La maison des produits pharmaceutiques français Rougiar Frères fait parvenir dix piastres a l'Aide aux Canadiens-Français d’Ontario.lin otaire enoie le.don col lecUf de cinq co-paroissiens.Fl un prêtre franco-américain fait accompagner son chèque de ces mots : “ Par expérience j’ai constaté (pie ceux qui cessent de parler français deviennent vite indifférents en ma tière de religion.En Ontario, le fanatisme prend le moyen que^ l’on connaît pour atteindre l'Eglise, ” Et les lettres d’adhésion foisonnent.avec les souscriptions, humbles ou abondantes, mais toutes ma gnifiques1.Comme la lutte promet d’être rude cl longue, U est évidemment nécessaire que l’effort généreux du Quebec ait aussi quelque durée.C’est la persévérance cl la continuité de l’effort qui nous donneront la victoire.On est prié de vouloir bien faire la remise des contributions par chèque ou mandat à M Emile Girard trésorier-général de l’A.C.•).(’,., 160.rue Saint-Jacques, Mont- LE BUDGET DU CANADA LA PRESENTATION EN CHAMBRE N’EN SERA PAS FAITE AVANT QUINZE JOURS.Ottawa, 3.— Bien que le gouvernement se propose d’expédier le plus vite possible la besogne de la session qui s’ouvre dans une quinzaine, il n’est pas probable que le discours du budget soit prononcé avant mardi, Le débat sur l’adresse en réponse au discours du trône ne com-menoera pas, d’après un précédent, avant lundi el ce débat durera quelques jours.Mais lors même que la discussion serait restreinte aux discours du proposeur et du seeondeur ainsi que des deux lead rs, il faudra un jour ou deux de plus pour présenter les mesures publiques essentielles: et ainsi le budget ne sera probablement pas présenté avant la fin de la semaine.Le sénateur Murphy, de ITle du Prince Edouard, présentera et le sénateur Girroir, de la Nouvelle-Ecosse, appuiera l’adresse en réponse nu discours du trône, au Sénat.Au Canadian Club LA PART DUCANADA ELLE DOIT ETRE, DIT M.N.ROWELL, CHEF DE L’OPPOSITION ONTARIENNE, AU MOINS EGALE A CELLE DE L’ANGLETERRE ELLE-MEME.M.N.W.Rowell, C.R., chef de l’opposition à la Législature ontarienne, a parlé des relations du Canada et de l’Empire, au lunch Uu Canadian Club, hier.M.Rowell dit que le Canada doit faire au moins autant que l’Angleterre elle-jnêq)ç.Cette guerre nous a révélés à nous-mêmes et a révélé l’unité üe cet Empire que l’Allemagne croyait si faiblè.Nous ne sommes plus citoyens d’une localité, mais du Canada et de l’Empire.Nous pensons dans le sens imperial ; noire horizon est élargi par suite de cette guerre.Le Canada est aujour d’hui engagé dans la voie de la politique mondiale.Il est sorti de son isolement.Nous n’avons pas encore compris la grandeur de la tâche que nous avons assumée.Nous devrions avoir 300,000 recrues sous les armes pour garder la proportion de la mère-patrie.Mais les Canadiens n ont pas la conscription et jouissent de la liberté britannique qui n’impose d’obligations à personne.” M.Rowell a ensuite traité des causes de la guerre et a exprimé Tardent désir que “ ce fier Empire, la mère des nations, ne périsse point.” LES PLANS PELLAND RESTENT PERDUS Les plans Pelland ne sont pas retrouvés.Nous racontions hier la rumeur sensationnelle qui courait les couloirs de l’hôtel de ville à ce mjet: une dame avait téléphoné ni secrétaire municipal, M.L.O.David, pour lui dire d’aller quérir liez elle un rouleau de plans à iui adressé.Une fois le garçon de course de ’i tour à Phôtcl de ville, M.David fit sauter la ficelle du paquet et on constata qu’il contenait bien, en effet, des plans, mais pas ceux de Té-goût de Notre-Dame de Grâce.II ’agissait des tracés d’une cession de 'lie faite à la ville par une compagnie d’immeffbles.Le commissionnaire avait égaré le rouleau, en chemin.LA VICTOIRE EN AOUT AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.R., avocat, 72 Est rue Notre-Dame.Tél.Bell.Main 2679.Boite Postale 356.— Adresse télégraphique, “Nahac, Montréal”.Tél.Main 1250-1251.Codes : Licbers, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jaequ»» LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Edifice Banque de Québec, 11 Place d'Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D, C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.PA TTERSON & LA VER Y AVOCATS-PROCUREURS SUITE 111.180 ST-JACQUES Tel.Bell Main 3960.Cable Wilpon.W.Patterson, C.R., Salluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir : 1 Saint-Thomas, Longueuil.CAMILLE TESSIER AVOCAT CAutrefois de Lamothe & Tessier) Dr E.-F.EMERY Ancien élève Université de Paris Médecine générale, Maladies des voies respiratoires.2487 AVENUE DU PARC _____JTEL.ST-LOUIS 4014 _ _ Dr A.L.GUERTIN Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorge 320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU : 2 A 5 H RS.Tél.Bell Est 6164.97 St-Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 8728.ROCKLAND 931.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Chambre 53.97 rue Saint-Jacques.Tél.Main 213.Dr M.LEMOYNE 257 Sherbrooke Est (Près Saint-Denis) Maladies des yeux, treilles, nez, gorge, larynx TELEPHONE EST 4550 DENTISTES Tél.St-Louis 2310.Heures de bureau f 8 à 2 à l 7 à 8 à II A.M.5 P.M.à 8 P.M.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.33-26 _ AGENTS DEMANDES Nous avons besoin d’agents actifs ét de bonne adresse pour vendre un produit patenté dans tous les pays, et déjà connu avantageusement auprès des maisons d’éducations et commerciales.Nous payons une commission libérale.S’adresser à HAMON & HESS, 920 Power Building, Montréal.AGENTS DEMANDES AGENTS demandés partout pour vendre nos patentes, voulez-vous faire $3.00 par jour.Echantillon avec propositions, 5 cemüns.Dépt.3, Boîte Postale 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certainement nu’on août, ou peut-être plus, tôt, l'Allemagne aura élé forcée à demander la.paix.L’opinion générale en France est que la guerre sera finie à l’automne.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal —¦¦—Diplômé en hygiène Pub.Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voies urinaires, mala- J dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.Tél.Saint Louis 3275.1244 Ave.| Delorimier, coin Mont-Royal.¦ EST 6734 ¦ Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de ITIôtel-Dicu de Paris | Maladie des YEUX, des OREILLES, du j NEZ et de la GORGE.500 Saint-Denis | (coin du carré Saint-Louis).Dr HONORE THIBAULT L.D.S., D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE BUREAU : 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 INGENIEURS CIVILS HURTÜBISE & HÜRTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE liy rue Sa.nt-Jacques.TELEPHONES : Bureau: Main 7618.Résidence: St-Louis 214S LA FAMINE A MEXICO (Service de la Presse Associeel Mexico, 3.— Au cours d’un violent engagement qui a eu lieu hier dans le voisinage de Facübaya, près du château Chajriulteper et de Xochi-milco, les troupe® de Zapata ont perdu onze officiers et 73 hommes.Par suite de la rareté des vivres dans la capitale du Mexique, la Chambre de Commerce vient de se faire donner «600.000 sur le fonds prélevé à col effet par le gouvernement, afin d’acheter des provisions qui seront ensuite vendues aux pauvres au prix coûtant.•-—»— - IL EST REMIS EN LIBERTE (Service de la Presse Associée) La Havane, 3.— Le Général Er- LE MEURTRE DE MEGANTIC LE CORONER REFUSE DE REOUVRIR L’ENQUETE QUE RECLAME A GRANDS CRIS LE PERE DE LA VICTIME.Mégantic, 3.— Pendant que le père d’Ethel Veiner, dont le cadavre a été retrouvé près de la voie du Pacifique, demande à grands cris une nouvelle enquête, le coroner prétend que son enquête a été très bien faite et que la cause est maintenant entre les mains du procureur général.La rumeur circule que M.Veiner indiquera une piste aux détectives provinciaux dès que ceux-ci seront arrivés.Le chef de police Savard ne veut rien déclarer.SAM HUGHES ESTSATISFA1T Ottawa, 3.— Le major-général S ", u’iaheS, ministre de in Milice, est vi_, .i t l’un voyage d’inspcc- CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BËDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphoné Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.55 JSaint-François-Xavier, Montréal.Résidence : St-Louis 4393.CHARLES HURTUBISE FINANCIER Argent h prêter ; achat de debentures, de propriétés, de balances de prix de ventes.99 lue St-Jacqucs.Tel.Main 2034.nesto Asbcrt, ancien gouverneur de jj()I1 des uoe elles recrues de l’Ou-ti Havane, mit fut condamné en cs( canadien.1! a fait un trajet juin dernier à douze ans d’ernpri-1 d’environ sept mille milles i;n deux sonnenient pour avoir tué le Gêné- semaines cl quelques jours, révérai Armando Riva, chef de la police I nnnt à Ottawa hier matin.TEL.MAIN 968 HOSACEJISBKQÜE Ch.623 EdificeTransportation P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg,, rue Craig, Montréal.Tél.Bureau: Main 7305; résidence : Saint Loir’s 2707.H OTËfLS national, a élé remis hier soir liberté au milieu des vivats de foule.j-»- en la BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE Nombre de visiteur*;.Nombre de livres prêtés sur dépôts.Nombre de lettres reçues.Nombre de lettres expédiées.Nombre de nouveaux dépôts.Argent en caisse.1,931 360 171 203 13 $539 TUE PAR LA CHUTED’UN ARBRE (Do notre correspondant) Québec, 3.— Un bûcheron du nom de Robert Gauthier a été écrasé â mort, hier, dans un bois en arrière de Saint-Cyrille de LTslet par la chute d’un arbre qu’il abattait.Le malheureux a été tué instantanément.I! était âgé de 25 ans, marié et père d’un enfant.PLUIES TORENTIELLES Naples (par Londres), 3.— Les pluies éontinueJ’es de res jours derniers ont occasionné des glissements qui ont causé des dommages â l’aqueduc de la ville de Naples.Dans les campagnes, plusieurs maisons ont été ensevelies.Personne, heureusement, n’a été tué.Le ministre de la Milice s est en-quis du nombre et de la qualité des recrues et de la valeur des officiers.IJ s’est déclaré très satisfait des revues qu’il a faites.Au cours de son voyage, le major-général a porté la parole dans vingt-cinq réunions diverses.MORT DE LA* PRINCESSE MARIE Snint-Gaul, Suisse, via Paris, 3.— La princesse Maria Pia, fille du due de Parme cl belle-soeur.de l’archiduc Charles-Francis, héritier du trône d’Autriche, est morte hier.Hôtel Riendeau Limitée WILF.GREVAIS, Pré».Très.P.A.SAMSON, Vice-Pros.-Sec.Le Rendez-vous des Canadiens-Français.53-60 Place Jacques-Cartier, Montréal.Jiarbon oltu minoux, à va ilOMINION et SPRINGHILL viLdERîâii^paijr et à gaz BUREAU GEl\£tiAL de* VEMtS 12 Rue Saint-Jacquo„ Montré» U- “Les bases de !a culture française” par PAUL HAMÉ - DIMANCHE- dans le NATIONALISTE DIVERS EMPLOI DEMANDE MENAGERE.Demoiselle d’âge moyen, avec expérience, demande place de ménagère dans presbytère de campagne.S’adresser par lettre à casier 36 le “Devoir”.EMPLOI DEMANDE MENAGERE — Une personne ayant dix années d’expérience demande position comme ménagère dans presbytère de ville ou campagne.S’adresser 1043 Berri.21—6 À LOUE» A LOUER.Le logement No 500 rue Saint-Denis, â l’angle sud-ouest du carré Saint-Louis, contenant huit pièces bien éclairées, avec lavçmains dans chaque chambre à coucher, chambre de toilette avec plancher en tuile, chauffage parfait à l’eau chaude, éclairage à l’electricité avec scs ap pliqués ; ce local est fraîchement restauré ,et convient très bien pour un médecin.A.H.Lapierre, No 30, rue Saint-Jacques, A LOUER.2565, 2567, 2577 rue Mance, cinq et six chambres, gaz, électricité, eau chaude; $18.00 et $20.00.S’adresser, 2366 Esplanade.Tél.St-Louis 9251.BUREAUX A LOUER.71a me St-Jacquea, rez-de-chaussée et sous-sol, 5,000 pieds Je planchers, aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bédard, 55 rue St-François-Xavier.CHAMBRE A LOUER.70 Saint-Jacques; pièce de devant pour bureau.S’adresser à Mme Des-roches.ETAGE A LOUER 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début de la guerre pourtant le maréchal Von der Goltz avait déclaré que c’est çn Egypte que l’Allemagne allait porter un coup de poignard au coeur de V Angle terre, et à l'appui de ses dires, le maréchal donnait un ordre de marche à l’armée largue qui se munie à 200,OUI) hommes.Si aujourd’hui l’état-major se désiste de son projet d'invasion ce n’est pas qu’il doute de la valeur de l’armée turque.Les troupes de l'armée de Syrie, quoique mal equip es, ont reçu un bon armement, fabriqué en Allemagne, et sont suffisamment approvisionnées.Courageuses et stoïques, comme elles sont, et dirigées par 120 officiers allemands de différentes armes, et accompagnées, assure-t-on, par 3,000 sous-ordres et agents teutons ou austro-hongrois de tous grades et de toutes spécialités, ces troupes constituent une force militaire avec laquelle on doit compter.Au surplus, elles ont eu le temps de préparer leur offensive.Le trésor de Berlin et des réquisitions impitoyables chez les populations musulmanes et chrétiennes, ont noiirvu aux principaux besoins.Les voies ferrées, latérales à la Méditerranée, ainsi que le chemin de fer de Damas « Médine, ont facilité les transports.Des milliers de chameaux ont été achetés aux Bédouins pour faciliter la traversée de la- région désertique de l’Arabie Pétrée.“Toutes les difficultés ont été prévues”, affirme le maréchal Von der Goltz.“Tous les obstacles seront surmontés”, répètent les officiers germains de l'armée expéditionnaire.En sont-ils bien sûrs ?Par exemple, il est certain que les Turcs emmènent dans leurs trains encombrants, outre des obwe’ers de gros j calibre, un pont métallique démontable, construit par un ingénieur teuton, et destiné à être lancé sur le canal.Les troupes ottomanes emportent encore une grande quantité de sacs remplis de ciment, qui seront jelés dans le canal, à certains endroits indiqués au moment voulu, afin d’y établir des sortes de barrages sur lesquels les colonnes d’attaque comptent passer, coûte que coûte.Ce n’est donc pas là qu’il faut rechercher les causes de l'abandon de ce projet.Si T état-major allemand pense déjà à ne plus envahir l’Egypte, c’est qu’il craint les obstacles que l’armée ottomane rencontrera dans sa marche vers l’isthme, c’est qu’il redoute surtout 1rs moyens et les forces que les Anglais emploieront pour défendre le canal de Suez.C’est Ici en effet le plus grand obstacle qui se dresse devant l’armée ottomane, le canal de Suez.Nos lecteurs nous sauront sans doute gré de publier ce qu’écrivait, il g a anclgue temps, dans le “Petit Journal”, un capitaine français sur y la défense du canal de Suez.Voici l'article in extenso : Suivant les Iruilés signés par les grandes puissances (!a Turquie comprise), le canal de Suez reste neutre en cas de guerre.Aucun acle d’hostilité ne doit se produire dans une zone de cinq kilomètres autour du passage maritime, même si l’empire ottoman esi un des belligérants.(La distance fut fixée à a kilomètres, parce qu’à l’époque de la convention, on ne prévoyait pas les progrès extraordinaires réalisés par l’artillerie).Mais — et on ne s’en étonnera pas — l’Angleterre n’a pas voulu invoquer les clauses ci-dessus, sachant bien que ics Turcs, sous l’inspiration germanique, lui répondraient, à leur tour : “Les conventions assurant la neutralité du canal de Suez ne sont que des chiffons de papier”, et, “à la guerre, on se débrouille comme ^ on peut.” ” Aussi — on n’en sera pas surpris davantage — sir John Maxwell, le généralissime anglais, s'est-il employé.dès ,'r premier jour, à protéger la grande oeuvre de Ferdinand de Lesseps.Qu’on en juge: La Syrie, base d’opérations de l'armée turque, esi séparée du canal par la presqu’île désertique du mon Sinaï.Or sir John Maxwell a ordonné d'évacuer complètement cette partie du lerritoire égyptien, mais après en avoir fait, au préalable, combler tons les puits, dont les parois ont été brisées à la dynamite.ef dont ila remise en état demanderait beaucoup de temps.Donc, l’armée ennemie, avant de pouvoir se déployer et prendre ses dispositions de combat (si elle y parvient), aura à franchir des centaines de kilomètres dans un désert sans eau.Et celte même armée, une fois vaincue, devra battre H'en retraite dans les pires conditions.Quant au canal, il est à présent protégé par des travaux semi-permanents, d’immenses tranchées et de nombreux abris de nouveau style, creusés profondément.Le tout, soulenu par des parapets en sacs de sable, est couvert, en avant, par de multiples réseaux de fils de fer barbelés.La ligne ainsi fortifiée est so«ide et va de Port-Saïd, sur la Méditerranée, à Pori-Tewfik, sur la mer Rouge, parai leientent au passage maritime.On le sait par les derniers rapports d” M.Jo mnrt, président de la Compagnie de Suez, le canni a Ififi kilomètres de long.Sa largeur, fJgnrsHréc à K) mèlrcs d" profondeur, a élé portée à 45 mètres nu minimum et à 100 mètres nu maximum.(Sur certains points, les dragages ont por'é la profondeur à 11 mètres).Treize grands bassins de garage ou stations ont été creusés sur w Si l’on timil compte de l’inclinaison des berges, on se trouve devant l’équivalent d’un fleuve.Le lac, réiabîi dans la plaine, de Peluse, par une inondation d’eau salée, couvre Port-Said et la partie nord de la voie maritime jusqu’à Ll-Kantara, soit sur 54 kilomètres.Une autre partie, à peu près égale, traverse les lacs amers.En somme, le canal n’est franchement abordable que sur un front de soixante kilomètres environ, divisé par les lacs, en sections du centre et du sud.* * * La défense maritime est naturellement très développée.Des navires, armes de pièces de fort calibre et à longue portée, croisent sur le littoral et sur le canal, et de nombreux torpilleurs parcourent les lacs; iis complètent heureusement la protection de la zone.Enfin, des aviateurs et le télégraphe aviseront de tous les mouvements de l’ennemi et permettront de régler le tir d’une artillerie de position formidable, servie, principalement, par des marins.A noter encore qu'un chemin de fer court le Jong du canal, sur la rive regardant le Nil, et est relié, par des voies ferrées, au réseau égyptien, c’est-à-dire, au Caire, la capitale, et à Alexandrie, le grand port du pays.La défense ne manquera jamais de vivres et de munitions.L’obstacle opposé à l’armée de Syrie est donc autrement forl que celui de l’Yser.Sir John Maxwell saura en préserver les approches, au besoin, par de vigoureuses contre-attaques.¦X- ¦Sf -X- Les effectifs que sir John Maxwell a sous la main, pour résister à l’invasion, sont difficiles à fixer.Les feuilles de Londres, le “Times”, entre autres, ont parlé d’environ 10(>,0()C hommes de diverses provenances et de différentes races : troupes métropolitaines, contingents de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, cipayes de l’Inde, armée égyptienne, corps noirs du Soudan et auxiliaires divers.Ces troupes, bien payées et entretenues, sont bridantes et entraînées.Leur confiance dans le commandant en chef est absolue.* * * Pour conclure: L'armée turque d’Arménie, également sous les ordres d'officiers allemands, vient de subir un désastre, en tentant d’envahir la Caucasie.Or, on peut calculer que l’armée turque de Syrie éprouvera un sort analogue devant le can ai de Suez.A notre avis, le pont métallique démontable et les sacs de ciment emmenés par les Ütto'mtxs resteront sans emploi.Quant aux milliers de chameaux achetés aux Bédouins, iis seront très probablement recueillis par ieurs anciens maîtres, car, l’expérience le prouve, les Bedouins ont l’habitude d'abandonner et de piller les amis vaincus.Eux aussi, considèrent les conventions comme sans valeur.Et si l’armée de Syrie, plus ou moins malmenée, retraverse, sans encombre, la presqu’iîe désertique du Mont Sinaï, il faudra alors crier au miracle.On n’aura jamais rien vu de plus surprenant, dans cette région, depuis.le passage à pied sec de la mer Rouge, par les Israélites fuyant devant l’armée de Pharaon, et le surgissement, dans la plaine aride, de la manne qui sauva 'c penpZe de Moïse.Soyons sans inquiétudes.Les Allemands n’arriveront pas à ruiner les grandes oeuvres créées par la France et l’Angleterre dans Tisthme de Suez et sur les bords du Nil.EGYPTE L’INVASION NE SE FERA PAS LES ALLEMANDS QUI COMMANDENT L’ARMEE TURQUE SE PREPARENT A CHANGER LEURS PLANS DEVANT LES DIFFICULTES DE LA TACHE ENTREPRISE.Londres, 3 — L’invasion turque de l’Egypte semble devoir être bii'ii-tùt abandonnée s’il faut en croire .des dépêches bien fondées venant de Berlin.Les officiers allemands qui ont conçu et qui commandent cette expédition de 120,000 Turcs, ont fait rapport qu'il serait mieux d’abandonner la partie que de poursuivre le plan d’invasion au coût de dépenses énormes et devant difficultés considérables.L’état-major allemand semble .tendre que l’opinion publique aile mande puisse être réconciliée avec l’abandon de ce projet d’inspiration allemande pour le mettre rancart.Vu les méthodes allemandes l’insuffisance des vivres des centaines de déserteurs turcs sont arrivés au Caire, préférant être bien nourris comme prisonniers de guerre que de souffrir la faim et la soif dans les plaines arides de la Palestine.Le correspondant du “Daily Mail” à Copenhague confirme cette prévision de l’abandon du plan d’invasion de l’Egypte sur le témoignage de personnes dignes de foi de Berlin.Le grand état-major allemand serait découragé au sujet de la situation en Palestine et du manque de discipline parmi les troupes turques placées sous le commandement d’officiers al1 cm and s.La’rmée turque marchait lignes contre le canal de les ingénieurs allemands construire derrière l’armée min de fer militaire pour tailler.Les Anglais ont fortement organisé la défense du canal et leurs aviateurs dévoilent toutes les opérations de l’ennemi.Mercredi dernier les Anglais ont eu une escarmouche avec des éclaireurs lures à El Kantara, à cinq milles seulement 1 du canal.des at- au et en trois Suez et durent un chela ravi- FRANCE L’ARMEE EST PUISSANTE EN DEPIT DES PERTES EN TUES, BLESSES ET PRISONNIERS, S’ELEVANT A 750,000 HOMMES, LA FRANCE A ENCORE 2,750,000 SOLDATS SOUS LES ARMES.Paris, 3.— En dépit des pertes souffertes jusqu’ici et des erreurs du début cruellement payées, on peut affirmer sans crainte que la puissance de la France s’est sans cesse accrue depuis la guerre.Les chefs et les hommes sont devenus des vétérans.La bravoure téméraire des premiers jours a cédé à un courage calme et à la patience en face de toutes les difficultés.Les pertes de gradés au début furent nombreuses.En y incluant les tués, les blessés, les prisonniers et les manquants a l’apoel, ils se chiffrent à environ GO % du nombre total.Nombre d’officiers facilement reconnaissables à Meurs uniformes s’exposaient alors inutilement.L’effectif de l’armée française après cinq mois de guerre et en dépit des pertes s’est accru.Le gouvernement compte 250,ÜÜ0 hommes hors de combat, tués et manquants à l’appel et environ 490,000 blessés et tués.Sur ce dernier nombre au moins la moitié ont déjà retrouvé leur régiment.On a appelé sous les drapeaux deux classes de conscrits ce qui équivaut à environ 450,000 hommes, dont la période d’instruction est terminée et qui sont au front.Les réserves de l’armée active, la territoriale et la réserve de la territoriale appelés jusqu’ici ont fourni 1,500,000 hommes; en y ajoutant les classes de 1914 et de 1915 cela fait 2,000,000 d’hommes en chiffres ronds, auxquels on peut ajouter les 800.000 hommes de l’armée active, ce qui porte tous ces chiffres au grand total de 2,800,000.Il faut soustraire de ce nombre les 250,000 tués et manquants et la moitié des 450.000 blessés et malades, soit en tout 500,000.Il reste donc 2,300,000 hommes valides sous tes armes en France.Un second examen des hommes exemptés jusqu ici donnerait 250,-000 hommes de plus.11 faut ajouter à cela 250,000 hommes de la classe rfi des fonds, garantir les contrats ou auti mont mder toute telle personne ou romr gme, ou prendre ou autrement acquérir d actions et valeurs de toute telle comr: RI1IC, et les vendre, détenir, réémettre, nv ou sans garantie,'ou autrement en dixi ser ; (i) Prendre ou autrement acquérir détenir des parts dans toute autre e mir tfuie dont les objets sont en tout ou pnrtie semblables ù ceux de la prrsui compagnie ou engagée dans une Indiîsti capable d etre conduite de façon à profil directement ou indirectement à la préseï ii Dubonnet L’APÉRITIF ORIGINAL LE MEILLEUR TONIQUE LA PLUS GROSSE BOUTEILLE AGENTS CANADIENS L.GKAPUT, FILS & CIE, LIEE, MONTREAL compagn e, nonobstant les dispositions ne 1 article 41 de In dite loi ; (j) ('.(inclure des conventions avec toutes autorités municipales, locales ou autres, qui sembleront avantageuses à l’un ou à plusieurs des ob-,lets de la compagnie, et obtenir de ces au-tordes tous droits, privilèges et conees-due la compagnie croirait désirables d obtenir, et accomplir et exercer et se con-j former il des conventions, droits pcWIte- fer ,1*.fon,c*5m,ls : l!° Vnulr'' ou disposer de la totalité ou d’une partie des biens ou entreprises de la compagnie, pour la compensation que la compagnie higern eon-venablc et en particulier pour des actions obligations, debentures ou valeurs de toû-te autre compagnie dont les objets sold en tout ou en partie semblables h ceux de la présente compagnie : (I) Vendre, améliorer, entretenir, développer, échanger, nrrrn-ter, délivrer, céder, fa're valoir ou autre-nient disposer do la totalité ou d’une partie dos biens ou droits de la compagnie ; (ni) Acheter, prendre à bail ou eu échange nrrentur ou autrement acquérir toute propriété mobilière et tous droits ou privHèrf's que la compagnie jugera nécessaires ou utiles d obtenir pour les fins de son indus-trie, et en particulier toute machinerie, outillage ou fonds de commerce ; (n; Faire .toutes ou chacune des choses ci-dessus soit en qualité de principaux, agents, entrepreneurs, syndics ou autrement, et par lYn-tremise de syndics, agents ou autres et soit seuls ou conjointement avec dnutres : (o) ¦ Faire toutes autres choses propres & atteindre les objets ci-dessus ou s’y rattachant.I La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs, sous le nom de j “Kierau.Crawford A Gray, Limited”, avr ¦ j un canltnl-actions de cinquante mille dol-1 lars, divisé en 500 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d’affaires de la dite compagnie sera en ht cité de Montréal dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 12e jour de janvier 1915.THOMAS MFLVFV, 29-2 Sous-secrétoire d’Etat.AVIS.~ Avis est par tes présentes donné que demande sera faite à la Législature de la Province de Québec, durant sa présente session, afin d’obtenir la passation d’une loi validant certaines obligations prises en fa-j veur de Raoul Lacroix cl Edouard X.acas I tous deux architectes de la cité et du dis-| Met de Montréal, par les Syndics de ia I Paroisse de la Longue-Pointe, corps constitué en corporation par une loi spéciale sanctionnée le 25 avril ItlOS, et leur conférant les mêmes pouvoirs et les mêmes obligations que ceux conférés aux curé et mar-guilliers de l’oeuvre et fabrique de la paroisse Saint-François (l’Assise, tant par la loi des fabriques (lue par une loi spéciale passée pur lu Législature de la Province de Quebec le 3 avril 1913 et ayant pour effet (IC permettre aux dits Raoul Lacroix et F.dounrd Lucas l’exercice de leurs droits résultant des obligations susdites contre la fabrique de la paroisse de Saint-François d’Assise ou contre le curé et 1rs marguil-lers de l’oeuvre et fabrique de la paroisse de Saint-François d'Assise.RAOUL LACROIX ET EDOUARD LACAS.Requérants.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que lu Cité de Maisonneuve s’adressera a lu Législature de la Province de Quézec, à cette session commençant le 7 janvier cou-runl, pour obtenir les amendements suivants à sa charte, il savoir : pour fixer a l’avenir la date des élections municipales ou premier jour juridique du mois d’i-vril ; pour obtenir un décret autorisant la construction d’un pont libre pour piétons.voitures et tramways et reliant Pile Jésus ù Pile de Montréal, et ce aux frais des cités de Maisonneuve et Montréal, dû Village de Saint-Michel de Laval et de la Paroisse du Sault nu Mécollct, ce pont devant continuer et compléter le Boulevard Pie.IX ; et pour toutes autres fins eoncer liant l'administration et g- bien-être de ia Cité.Montréal, 7 janvier 1915.TAILLON, BONIN.MORIN ET LAUAMEr., Procureurs pour la Cité de Maisonneuve.PROVINCE DF, QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1562.Hurtenu Williams and Co.Limited, corps politique et incorporé ayant su principale place d'affaires en les cité et district de Montréal, demanderesse, vs C.\V.Lindsay Limited, corps politique et incorporé ayant sa place d'affaires eu les cité et district de Montréal, défenderesse, et James W.Walker gerant.autrefois des cité et district de Montréal, niahitriuint absent en pays inconnus, mis-en-cuuse.| H est ordonné au mis-en-emise de comparaître dans le mois.Montréal, 30 Janvier 1919.¦ T.Oépatie, dén, protonolaire C.S.— L.E.Bernard, avocat de la deman | deresse. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 3 FEVRIER 1915 No 27 CIVILS TRIBUNAUX ¦ B BS £3 E ES L’ATTENTAT DE SAINTE-CROIX LE CANADA DEMANDE L’EXTRADITION DE HORN Le secrétaire d’Etat Bryan ne veut rien dire avant de connaître tous les détails de i’affaire.-—Est-ce un délit politique ?—Si oui, dit le World, le Canada est à la merci de 200,000 Allemands qui habitent les Etats-Unis.Ottawa, Ont., — Le de la justice, à la demande ministère | l’auleur de l'attentat commis à Van-du l’aci- I ceboro hier matin a fait plusieurs fique Canadien, a fait les démarches connaissances parmi ses compatrio nécessaires, ce soir, pour obtenir les durant son séjour de deux mois l’extradition de Horn.M.Doherty, ministre de la justice, croit que l’attentat donnera lieu à l’extradition, et qu'elle ne saurait être rangée dans la catégorie des crimes politiques.Washington, 3.— L’ambassadeur anglais a reçu, hier soir, la demande d'extradition contre Von Horn, et présentera, probablement, sa requête au Ministère d'Etat, aujourd'hui.Le secrétaire Bryan a déclaré ne rien savoir de l’incident, et ne pas vouloir en parler avant que le cas ne lui soit officiellement exposé.Von Horn invoquera peut-être le caractère politique de son délit, afin d’échapper à rextraddion.Cependant, même on ce cas, il pourrait être poursuivi en vertu de la loi de neutralité aux Etals-t nis.LE PACIFIQUE - CANADIEN DEPOSE UNE PLAINTE Saint-Jean, N.B., 3.— Les autorités du C.P.R., ont déposé une plainte aujourd’hui, devant le magistrat à McAdam, contre Werner von Horn, qui s’est rendu responsable d’un délit criminel en tentant de faire sauter le pont à Vanceboro, mettant ainsi en péril la vie des passagers et à la demande du procureur Baxter du Nouveau-Brunswick, les autorités de l'Etat du Maine détiennent l’accusé en attendant les procédures d’extradition.L’attorney Général du Nouveau-Brunswick est d’opinion que Von Horn ne pourra pas prouver le caractère politique ou militaire de son acte.Jusqu’ici le terme de délit politique ne s’est appliqué qu’à des actes accomplis par des individus contre le gouvernement dont ils sont sujets.Von Horn n’est pas entré au Canada portant un uniforme et il n’a pas agi selon les instructions dises supérieurs.En venant au Canada comme civil, il est devenu soumis aux lois canadiennes dès qu’il a traversé la frontière.L’affaire a soulevé beaucoup de mécontentement et dorénavant les ponts et les propriétés du gouvernement seront bien gardés.LES AGISSEMENTS DE HORN Vanceboro, Maine, 3.— Le pont que Von Horn a tenté de faire sauter n’a pas été beaucoup endommagé.A peine quelques heures après l’cxpiosion,les wagons circulaient un à un, et ce matin, les trains entiers ont pu circuler.Vendredi soir, Horn quittait New-York et samedi soir, se présentait à un hôtel de Vanceboro.Le même soir, il rencontrait un individu qu’il n’avait connu auparavant.Cet homme lui donna un paquet de dynamite.Von Horn attacha ce paquet à un pilier du pont et, hier matin à deux heures, provoqua l’explosion.Après avoir accompli son oeuvre, il voulait se diriger vers Lemberl Lake et de là à Princeton.La nuit était très froide et Von Horn fut obligé de revenir à l'hôtel, où il fut arrêté à sept heures.Von Horn n’est jusqu’ici accusé d’aucun crime, cependant le juge George Smith émettra contre lui un mandat, afin d’assurer sa détention.Les fonctionnaires canadiens sou-1 tiennent que Von Horn peut être accusé d’avoir causé du dommage à un pont de chemin de fer, ce qui est un délit donnant lieu à l’extradition, d’après une convention entre les Etats-Unis et le Canada, ou être accusé d’avoir causé du dommage à la propriété, du côté américain, où des vitres ont été brisées par les débris.Ce matin, Von Horn n’avait pas encore retenu les services d’un avocat.11 semble indifférent à ce qui peut lui arriver.L’assistant-shérif Ross communiqua promptement avec John S.P.Wilson, shérif du Maine pour les Etats-Unis, et avec Arthur Chapman, sous-procureur de district, tous deux résidant à Portland.CAPITAINE DE GENIE, MES D’ANCIEN MINISTRE.New-York, 3.— Werner von Horn, ici.Au dire de ses amis von Horn est un ancien capitaine du génie de l’armée bavaroise.On a dit aussi qu’il était le fils aîné du comte Karl von Horn, ancien ministre de la guerre de Bavière, et général dans l’armée bavaroise.Depuis qu’il a quitté l’armée, il y a plusieurs années, von Horn a passé quelque temps dans l’Amérique du Sud et au Mexique, où il se trouvait lors de la déclaration de guerre.N’ayi'Ut pu se rendre en Allemagne pour rejoindre son régiment, il vint à New-York il y a doux mois.Durant son séjour ici, dit-on, Horn a fréquemment commenté la nouvelle que l’on transportait des troupes canadiennes en territoire américain, par Je Maine.ENTREVUE DE SIR THOMAS O : JIAUGHNESSY.New - York, 3.— Sir Thomas O’Shaughnessy, président du Pacifique Canadien qui est actuellement au Ritz-Carlton a déclaré que l’attentat de Vanceboro était le crime d’un lâche.“J’espère que le délit est de nature telle qu’on pourra obtenir l’extradition du coupable.Ce crime est un de ceux qu’un châtiment trop sévère ne saurait punir.L’explosion mettait en péril la vie de centaines de voyageurs.” pour ce qui est des assertions faites par les personnes sympathiques aux Allemands, en ce pays, Sir Thomas nie que les tioupes canadiennes aient suivi celte voie ferrée pour se rendre à Saint-Jean, où les attendaient des transports.Les soldats canadiens ont passé par Moncton, à bord de convois de l’Intercolo niai.Durant l’hiver, par la voie aluni de Montréal à Saint-Jean et .Halifax, on opère le transport des produits exportés ou importés.Ces paroles indiquent combien le trafic aurait été paralysé sur le ré eau du Pacifique, si l’explosion eùî détruit le pont.Par l’Intercolonial, de Montréal à Saint-Jean, on franchit une distance de 740 milles, et par le Pacifique Canadien, la distance entre les deux villes n’est que de 137 milles.I! appert d’après des télégrammes envoyés à M.O’Shaughnessy par des fonctionnaires de la compagnie, que peu de temps à la suite de l’explosion, un train de passagers se dirigeant vers Montréal, et un autre se dirigeant vers Saint-Jean surgirent près du pont.A son dire, les dégâts causés se montent à moins de $500.UNE TEMPETE FAIT RAGE POUR LA PREMIERE FOIS CET | HIVER, UNE TEMPETE DE NEIGE ET DE VENT S’ABAT SUR NOTRE VILLE, TORONTO, CHICAGO, NEW - YORK, L’OUEST CENTRAL AMERICAIN.L: qui st PAS DE COMPLICATIONS INTERNATIONALES A CRAINDRE New-York, 3 — Le “World” dit en page de rédaction ce matin : “Nulles comp ications internationales ne peuvent résulter de Fut tentât de la rivière Sainte-Croix.Le coupable est un étranger qui a passé des Etats-Unis au Canada, et y a perpétré un crime.Les autorités du Canada demandent son extradition, et le gouvernement américain accédera naturellement à leur demande.Il sera conduit au Canada où il subira son procès.L'inculpé se dit officier allemand, et prétend avoir commis un délit politique.Les Etats-Unis n’en ont cure.“Si un sujet américain d’origine al'emande, traversant la frontière pour commettre un attentat au Canada peut réclamer à juste titre la protection des Etats-Unis, les 200,-OOü Teutons de la république peuvent suivre son exemple, et puis leur forfait une fois perp' t au Ca nada, tenter d’esquiver le châtiment en alléguant qu’ils ont commis un délit politique.D’ordinaire on ne cous (1ère pas dans ce pays ipie faire sauter un pont est un délit politique.Des chefs ouvriers bien connus se trouvent en pénitencier pour crime de même nature, et ils n’ont pas prétendu se ranger dans la catégorie des criminels d’Etat.Le Canada n’est pas un refuge pour les étrangers qui se sont rendus coupables d’un orme aux Etats-Unis, et les Etats-Unis ne constituent pas un refuge pour les étrangers qui ont perpètre un forfait au Canada.” i tempête de neige et de vent s’est abattue hier sur Montreal certainement la plus forte que nous ayons eu cet hiver.Le mercure s'est maintenu en bas de zéro toute la journée, mais le froid se fit surtout sentir de 7 à 9 heures du soir alors que le thermomètre marquait ÎUo en bas de zéro.Il est tombe environ ti pouces de neige.Ce qui a surtout rendu la temperature insupportable c est le vent violent qui a soufflé toute la journée.On peut dire qu’il n’y eut pas d’accalmie, bien que de 5 heures à 9 heures du soir le vent se soit un peu modéré.A 1 heure hier matin le vent soufflait à 24 milles à l’heure et augmenta graduellement de vitesse au cours de l’avant-midi; de 11 heures à 1 heure, il allait à 30 milles a l’heure de même qu’après 9 heures dans la soirée d’hier.Ceux qui attendaient des amis de l’ouest ont du être beaucoup désappointés car tous les trains ont été très en retard.Le train du Grand Tronc parti de Toronto à 7 heures 15 hier avant-midi et qui devait entrer en gare à Montréal, à 7 heures 20 hier soir a subi un retard de huit heures, n’étant arrivé qu’à 3 heures 20 ce matin.Le train rapide No 14 partant de Toronto à 9 heures a.m., pour arriver à Montréal à 5 heures 45 p.in., dut être changé; ce train est arrivé à Montréal comme train spécial à 4 heures.Le train du Pacifique, faisant le même service a subi les mêmes retards; devant arriver à 6 h urcs 10 hier soir, il n’est entré en gare qu’à 3 heures, ce matin; le train de Smith’s Falls, du Pacifique, est arrivé à 3 heures ce malin au lieu de S heures 15 hier soir.Le.train d’Ottawa même était n retard d’une heure et quarante-inq minutes bien que son trajet ne mit que de trois heures et quelques dilutes.Tous les trains venant des points de l'Est était en retard de deux heures.1,0s trains de Boston et de New-fork ont fait un assez lion voyage a ayant été retardé que de trois-,quarts d’heure.Le service local et suburbain n’a oas ou à souffrir beaucoup de la ; iiipète.Les fils téléphoniques et Iclégraphiques n’ont souffert d’au run dommage à cause du vent.LA TEMPETE A TORONTO Toronto, 3.— De 10 heures lundi soir à midi et trente h;er, seulement 3 trains sont arrivés à la gare Union, sur 44 qui étaient dus : deux du Pa-clf que, l’un venant de Montréal et F autre de Buffalo et un seul du Grand-Tronc venant aussi de Buffalo.Le rapide du Grand-Tronc, parti de Montréal pour Chicago et devant passer ici à 7 h.30, était arrêté par a neige, vers midi à l’est de Marysville, entre Napanee et Belleville.Les compagnies de télégraphe et de téléphone n’ont pas eu à souffrir trop de la tempête.LA COMPETENCE DES RECORDERS ¦¦ — ILS PEUVENT, DIT LE JUGE CHARBONNEAU, CONDAMNER j CEUX QUI VIOLENT LES RE-, CLEMENTS MUNICIPAUX, MAIS N’ONT PAS A SE PRONONCER SUR LA VALEUR LEGALE DE CES REGLEMENTS.U LIGUE DES DROITS DU FRANÇAIS La Ligue des Droits du Français a tenu hier après-midi, au Monument National, sa réun on annueLc.L’assemblée éiait enthousiaste et l’on y a fait d’utile besogne.Le docteur Joseph Gauvreau, secré- : taire de la Ligue, lit d’abord le rapport de la dernière an.’&c.Los diffé rents comités ont été très actifs.Leurs initiatives, en paru cv lier celles du comité d'étude qui publie les listes d'expressions et s’ccc pe de traduction, sont chaleureusement approuvées.On procède ensuite à l’élection des directeurs Elle se fait à l’unamimi.é.Le bureau, pour l’année 1915, sera sera ainsi composé: Dceteur Joseph Gauvreau MM.Pierre Homier, Léon Lorrain, Anatole Vanier, Orner Hé-roux et le R.Père Charlebois provincial des Oblats.Puis les membres adoptent le programme d’action que leur tracent les directeurs.Une propagande active sera faite pour la diffusion des liste» d’expression dans les m eux scolaires.On s’efforcera de faire mieux connaître aux maisons anglaises le bureau de publicité que possède la Ligue et les services qu'il peut leur rendre.Des publications périodiques veil-•( leront à entretem r le zèle des ligueurs et à créer, en particulier chez les commerçants et les industriels, une men alité plus soucieuse des intérêts de la langue.Devant le travail croissant de la ligue, la nécessité paraît s’imposer d'un secrétariat constamment en opé ration.Il sera établi sous peu au Monument Nat'onal.Un -ssistant secrétaire y sera en permanence Les membres se sont séparés conscients d’accomplir une oeuvre utile à leur race et déterminés à lui donner leurs meilleurs efforts.Le® résultats que leur campagne a déjà produite et dont on leur a donné hier des preuves tangibles seront le meilleur stimulant le leur zèle.NOUVEAU WHIP CONSERVATEUR Toronto, 3.—L gouvernement on t arien vient de choisir M.James Irwin Ilar'.t représentant de Simcoe à l’Assemblée législative, comme whip conservateur, en reniphice-ment du Dr Près on.A CHICAGO Chicago, 3.—Les compagnies de télégraphe et de téléphone subissent des dommages considérables par la empete de neige qui sévit depuis deux jours dans l’ouest centrai.Dans l’ouest du Missouri, le Kan sas et le sud du Nebraska, il a beaucoup neigé et le mercure descend rapidement.A Saint-Louis, il gèle et le froid se fait sentir dans les Etats du sud-ouest.Le service des trains se fait dif Ucüement, surtout dans les Etats du Nord.SUR LES GRANDS LACS Ludlngton, Midi., 3.— Dix-huit navires ont été immobilisés au milieu d’un champ de g ace sur le lac Michigan.Le champ de glace couvre une étendue de dix milles.Aucun navire n’est entré au port depuis vingt-quatre heures.Cet acci dent est du au froid extrême et au vent intense.A NEW-YORK New-Y'ork, 3.—Sept morts ont été causées, directement ou indirectement, par la tempête de pluie, de neige et de grésil qui s'est abattue sur cette ville et dans les environs au cours de la journée d’hier Pour la première fois cet hiver, le a été paralysé pendant temps.Maintenant tout en ordre.Les municipalités suburbaines ont subi des dommages plus considérai) es que la ville meme.Dans les districts suburbains du New Jersey, les rivières ont débordé, faisant de sérieux dégâts.Seabright N.J., a été visité par un autre de marée qui a détruit maisons.A QUEBEC Québec, 3.— Une violente tempête de neige a sévi sur la région de Québec, la nuit dernière.L’un des méfaits de la tempête a été l'encombrement du port par la glace.La traversée entre Quebec et Levis se fait très irrégulièrement.L'un des traversiers esl emprisonné par la glace dans le bassin Louise où il s'était réfugié pour la nuit.Il y a quelque temps un cocher de place comparaissait devant la Cour du Recorder pour avoir stationné en face de l’Hôtel Windsor où il n’y i pas de poste de fiacres régulier.Trouvé coupable par le Recorder, Edward Donnelly, était condamné à $10.00 d’amende.Or hier le juge Charbonneau disposait de ce eus en déclarant que M.Alex.McGarr avait été dûment autorisé d’établir un poste de fiacre en face de 1 Hôtel Windsor et que partant il annulait la sentence prononcée contre l’accusé à la Cour du Recorder.Ce tribunal, a-t-il fait remarquer, n'a pas d’autre chose à faire que de s’assurer si ceux qui compa-aissent devant lui ont violé lès règlements municipaux et de les condamner en conséquence; il n’a aucune juridiction pour se prononcer sur la valeur légale de tels règlements.* * * En 1913, la ville de Montréal, voulant ouvrir la rue Sauvé dans le quartier Ahuntsic, Sault-au-Récollet, icheta à 15 sous le pied le terrain qu’elle voulait exproprier; les propriétaires trouvaient alors que cette évaluation était tout à fait raisonnable.Lorsque vint le moment de payer les taxes sur des terrains adjacents, ils changèrent d’opinion; jugeant que l’évaluation était trop forte, ils résolurent de référer la chose à la Cour du Recorder qui renvoya leur appel.Cet appel fait de nouveau devant la Cour de Recorder, hier, a également été renvoyé par le juge Charbonneau, qui a prof.té de la circonstance pour dire aux propriétaires de l’immeuble Stanley C.Bagg qu’ils avaient “vraiment trop de sans gène” en attaquant une évaluation qu’ils avaient trouvée raisonnable quand cela avait fait leur affaire.La cause est celle de Robert Lindsay, et al., es-qual., vs.la ville de Montréal, M.Hamilton, W.F'erns, étant le mis en cause.Me Geo.Campbell, C.R., représentait le demandeur; Me Alex.Saint Pierre, la défenderesse.EXPEDITION ENORME Les compagnies do Grand-Tronc et du Grand-Tronc Pacifique viennent de -ecovo r la plus forte consignation de camions-automobiles qui ait été expédiée par une manufacture d’automobiles du Canada.“ La McLaughlin Carriage Company,” d’Ctehawa, Ont., a expédié, cette semaine, 45 wagons— un train ent er—d'automobiles et de voitures à Winnipeg, Régina, Sa-ska oon, Moose Jaw, Edmonton et Cal gary.La “ Compagnie McLaughlin ’ oat d'avis que les.conditions financières de l’Ouest (janadien sont basées sur la production agricole et il semble que cette production i,a en augmentant au lieu de d minucr.Les véhicules expédiées par la Compagne McLaughlin formeraient un convoi d’une .ongueur do trois millea.Le train qui transporte ces autos marché à une bonne vitesse.« UNE IDEE DE T.A MODE DU JOUR trafic un certain est remis ras quelques Aura-t-ELLE de l’ouvrage cet hiver ?DES centaines de jeunes femmes sont sans ouvrage à Montréal.La plupart ne sont exercées à aucun travail spécial.Si elles vont ailleurs, elles ne seront pas mieux.Et tandis que ces filles et femmes Canadiennes se désespèrent à chercher de l’ouvrage, les Montréalais dépensent des milliers de dollars toutes les semaines pour faire travailler des étrangers qui ne manquent jamais de travail.Ces Canadiennes pourraient trouver un travail plaisant, à bons gages, dans les Buanderies canadiennes DE MONTREAL si les citoyens de Montréal donnent à ces Buanderies Canadiennes leur linge a laver.Si l’ouvrage (fui va aux buanderies étrangères était envoyé aux buanderies canadiennes, il y aurait de quoi employer et soulager des centaines d’ouvriers et d’ouvrières qui parcourent les rues enneigées en quête de travail.On parle souvent de.la voix du sang.Voulez-vous aider les gens de votre sang, de votre foi, de votre civilisation, dans ces temps de besoin—ou préférez-vous aider aux Chinois à encaisser de l’argent dans les banques de la Chine ?I ü m m in m Le Refroidissement .• r Cf La transition brusque du chaud au froid cause l’inflammation des bron- GOUDRON Ü’MUIUK Dt J FOIE DE MORDE D« MATHIEU ssii____r » MATHIEU S L Syrvp of Tar [ -A"9— j CODUVEHOill 'ïsiteaSi* ’ ! J.L.KATHlfiU 4532.- nobi- pour fillolto, S grandi'urs : 4-6-8-10-12 mis.Manches courtes ou lonRuci Matériaux : U verges 3 -1 en 32 ou 3 verges en 30 ou 2 verges 1-4 en 42 pour 8 un».Envoyé» ce coupon apres que vous raarel rempli, au RAYON DES PATRONS Dl '‘DEVOIR", avec 10 sous, soit en timbres, soit en argent, et le patron cl.dessus vous • sra envoyé Quelques lonrs après.chesetprépare un terrain favorable au rapide développement des redoutables microbes de la Consomption.Ne risquez pas votre santé, et, souvent votre vie, lorsque vous pouvez vous guérir avec quelques doses de SÎROP MATHIEU an Goudron, à l’Huile de Foie de Marueet autres Extraits Médicinaux 11 calme l’irritation des muqueuses, met fin à ces accès de toux qui vous déchirent la poitrine, et, tout en soutenant les forces du malade, active et parfait la guérison.Eu vente partent : 35c.la bouteille.Etes-vous abattus ?Quand vous vous •entez accablé, dép iiné, prenez, suivant les directions, une ou deux POUDRES NERVINES MATHIEU Elles combattent l'Etat Fiévreux, la Dépression nerveuse, les Maux de Tête, Migraines, Névralgies, Fatigue excessive.En Vente Partout: 25c la Boite de 18 Pondres.CIE.J.L.MATHIEU, Propriétaire, » SHERBROOKE, Qué.L.CHAPUT, FILS O CIE.LIMITEE, DistrSutaan.MONTREAL.BRULEES A MORT DANS UN INCENDIE Edmonton, Alla., 3.—Deux personnes, M.John A.Cooke et un inconnu ont trouvé la mort dans un incendie qui n détruit l’hôtel Victoria, rue Jasper, hier matin.Six autres personnes ont été grièvement blessées.$7O,OO0JN FUMEE Moncton, N.-B., 3.—Un incendie qui s’est déclaré la nuit dernière a complètement délruit 1 Frôle Aberdeen, la plus importante de cette ville Bâtie par Rhodes Curry, au coût de $70,04)0, elle fut ouverte en 1900 par Lord Aberdeen.MAIRE DE SAINT-MARC Saint-Marc de Cournoyer, 3.— A une session du conseil municipal qui a eu lieu lundi dernier, M, Marc Galien a été élu maire de cette paroisse.COUPON Département de» Patrons an voir’*.Ecrivez lisiblement."De* Nom.PATRON No 4532 No.••• Rue.•.••• ••• ••• ••• Villa.Mesura de botta.De taille.••• Quand veau désires un patron sait pour fillette, soit pour enfant, na mentionnes jamais la masurs t men* lionnes l'are seulement.* ¦.- ¦—-aï PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 5095.A.Clément vs A.Firestone.Le 12èmi! jour de lii-vrler 1015, A une heure de l anrès-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 84 rue Notre-Dame en la cité (Je Lachine, seront \ ndus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en fourrures, etc.Conditions : argent comptant.E& Desroches, H.C.S.Montréal, 3 février 1915.______________ PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 20527.— Prime Bast t u, négociant, de M mtrénl, demandeur, vs P Lamarche, du même lieu, défendeur.Le fié me Jour de février 1915, à 10 heures de Pavant-midl, t la plue d'affaires du dit défendeur, nu No 580 rue Dorion, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en épt-cirti s.etc.Conditions : argent comptant.T.U.Normandin.H.C.s.Montréal, 2 février 1915.PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal.Cour Supérieur -, No 4117.1.C.Brown, demandeur, vs Thos.Derry, défendeur.Le lième iour de février 1915, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 13 marché Bonse-•ours en la cité d Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens rt cf-fets du dit défendeur suis s eu cett'1 cause, consistant en machine à écrire, meubles de bur ; u stock de volailles, etc.Conditions : argent compbmt .1 S * every, II.C.S.Montreal, 2 février 1913.________ PROVINCE DF.QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuil.No 3574.Auguste Tadif.boucher, de Montréal, demandeur, vs A.Séguin, «lu même Leu.défendeur.Le 12e jour de février 1915.à 10 heures de l’avant-mldi, au domicile du dit défendeur, mi No 1407 boulevard Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cett- cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L U.N ornmtidin, H.C.s.PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 170.L.de K.Stiplnns, demandeur, vs Antoine Campeau, ’éf ndeur Le 13ênir 'our tir février 1915.ft onze heures de Cuvant midi, nu domicile du dit défendeur, nu No 877B rue Henri-Julien, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité Les roses refleurissent PAR < Madame Mathilde Alanic 21 (Suite) Estelle ressentit comme fin coup de lance en plein coeur.L'était à cet endroit qu’elle avait entendu les aveux passionnés de Renaud.Ce jour-là, elle n’en pu! supporter davantage.Et, bien que le goûter attendit les promeneurs sous la charniiile de la euro, Mlle Gerfaux se déroba à l’invitation du pasteur.Un mal de tête, occasionné par la chaleur, le soleil, lui servit de prétexte pour s'esquiver et rentrer dans sa chambre.Elle eut tout le loisir d’y pleurer à l’aise.Plusieurs heures s'écoulèrent avant que son frère revint.Il faisait nuit.EstJfic ivnit négligé j d’allumer La lampe.Mais, dans l’obscurité, la voix d’Adrien, suré-| levée; éclatante, lui révéla immédiatement ce qui était arrivé.Ah! chère, chère amie! Si tu savais! Assis devant elle, il lui saisit les mains, y cacha sun front chaud, ses yeux humides.Sa joie, son étonnement, son orgueil débordaient en paroles pressées.C’en était fait.Dans Je jardin du presbytère, entre les ruches el la tonnelle, trois petits mots avaient été murmurés.Trois mots inouïs qui changeaient la faca du monde.El sur ceile promesse de bonheur, l'excellent oncle, tout ému.appelait aussitôt les bénédictions du Ciel.—Que n’étais-tu là ?poursuivait Adrien, délirant.Je ne croyais pas que la vie pût offrir de telles douceurs! Comprends-tu ce que j’éprouve?Monique m'aime comme je J’aime! Elle consent à devenir ma femme! “Mon Dieu ! deviendrais-je envieuse et mauvais?, pour que le bonheur des autres me fasse si mal?” pensait Estelle, le coeur gonflé.Le lendemain, les fiançailles improvisées furent renouvelées plus solennellement, dans un dîner à ia cure.Monique se jet i au cou de Mlle Gerfaux et l’appela fout bas : “Ma soeur!” Il fut décidé que le mariage se ferait à Pâques seulement.Les deux futurs époux n’étaient pas plus fortunés l’un que l’autre.Chacun d’eux se préparerait, d’ici là, à l’entrée en ménage avec !e gai courage que donnent l’espérance et «’amour, Adrien consolidant sa situation, Monique gardant la sienne à [’institution de Sainte-Agathe.Gerfaux se lamenta du long délai prescrit par les autorités familiales.Mais, gentiment, tendre-ment, Monique sut lui faire entendre raison.Il fut bientôt évident que cel imaginatif, prêt à tombera comme les lunatiques de son espèce, dans tous les puits ouverts sous ses pas, alJait acquérir, on la personne de celle mince fillette blonde, un guide prudent et clairvoyant.Il marchail dans une gloire.Rien ne lui coûtait plus.De retour à Poi-liers, il déploya une adivité inouïe.Sans cesse trépidant, exultant, sous pression, il s’épandait en projets fougueux.Le mariage conclu, on garderait, lout entière, celle maison de la rue des Carmes, vrai logis d’artiste et nid d’amour, avec son pignon aigu, son rideau de plafiles grimpantes.Dans les salles du bas, se tiendraient des cours le musique, d’harmonie, d'•slhétique, de solfège.La famille s’installerait dans les appartements d’en haut.Monique amenait avec elle sa chère maman d sa petite soeur.•Quelle aimabiie société tu auras là! disait Adrien, ollendri, Elles sont si bonnes, si affectueuses, si obligeantes! Estelle n’y contredisait pas.Elle ne marchandai! pas sa .sympathie aux (rois daines Françon.Mais, à la vérité, elle ne voyait plus de place pour («le dans l’existence future de son frère.Pour rien au inonde, elle ne s'exposerait à l'humiliation amère de /j»c sentir de trop là où elle avait été indispensable.„.Sur ces entrefaites, la grand’mère de Mlle Laguêpie un jour d’oubli, sans doute, se laissa mourir.Estelle Gerfaux pensa que cet événement Jai commandait une visite, quoiqu’elle supposât bien que les condoléances seraient superflues.Elle trouva, eu effet, l’orpheline moins affligée que furibonde.—Ah! ma chère! exhala Caroline entre ses dents crissantes.C’est une indignité! Avoir consumé mes plus belles années à «a soigner et ne pas recueillir de quoi vivre dé-eeniment ! La ferme de Lusignan étail hypothéquée à mon insu.La baraque d’ici ne vaut pas quatre sous.Je n’ose la louer, de peur que les locataires, plus avisés que moi, ne découvrent la cachette.Qu’a-t-elle pu faire de son argent?Estelle, interdite, ne Irouvmit pas une parole.—Il va falloir que je me débrouille el que je cherche une situation! reprenait Caroline avec des larmes de rage.Ah! c’est dur! Mais justement.Estelle, vous pouvez m’aider à mes recherches.Je sais que Mme Dalyre, la soeur de M.Marcenat, vient de marier son fils aîné, à qui elle cède complètement J’usine des Sables.Vraisemblablement viendra-t-elle vivre a Poitiers, près do son frère.Cette dame, dont la santé a beaucoup fléchi, cherche, pa- rait-il, une personne d’âge sérieux, instruite, quelque peu musicienne, pour lui tenir compagnie et la seconder dans le gouvernement de son intérieur, Ce sérail tout à fait mon affaire.Recommandez-moi.—Je ne suis pas en relation avec Mme Dalyre, objecta Mlle Gerfaux, interloquée, « Mais votre frère (ces deux mots sifflèrent plus aigrement), votre frère la connaît, lui! 11 l’a rencontrée journellement à la Bordel Et vous possédez, vous, l’estime de M.Marcenat.Vous ne pouvez le nier.Si je vous ai rendu service autrefois, j’aime à croire que voit s voudrez bien vous en souvenir, à ce moment critique pour moi.Lette mise en demeure, débitée avec acrimonie, fil rougir Estelle.Caroline se rendit compte enfin qu’elle dépassait, en arrogance, la mesure tolérée et se mit à pleurer.—Ma chère, excusez-moi.Je ne suis plus maîtresse de mes paroles cl de mes actes.C’est à en devenir folle, aussi, convenez-en.Je me vois si seule, si désemparée.L’est tellement pénible, à mon âge.de reprendre le collier de servitude! Elle parvint sans beaucoup de peine, en continuant sur ce ton, â émouvoir le coeur pitoyable d’Estelle.La soeur d’Adrien embrassa l’infortunée et lui prodigua ses exhortations.Pauvre Caroline! Pour sa nature entière el orgueilleuse, l’épreuve serait dix fois plus pesante qu’à toute autre.Et daavntage on devait Ten plaindre.Les impressions de celle scène attristaient encore Mlle Gerfaux, tandis qu’elle remontait les rues escarpées.En parallèle de l’isole-ment précaire de Caroline, Estelle entrevoyait les difficultés de sa situation personnelle.Les-bourgeons qui sp gonflaient aux branches, les humbles végétations verdoyant aux murailles lui rappelaient l’approche du printemps.Bientôt le terme arriverait où il lui faudrait avouer ses projels, préparer son frère à la séparation.Le PaJais de Justice se trouva sur son chemin, lui offrant, comme raccourci, la traversée de la magnifique salle des Pas-Perdus.La jeune fille pénélra lans l’édifice, derrière un groupe de touristes, et se plut à entendre les étrangers s’exclamer devant la neî spacieuse à la puissante charpente, et la tri-pJe cheminée gothique, el les arceaux fleuris des uames fenêtres ogivales.Elle avait la fierté des souvenirs qui attestent les fastes anciens de sa très vieille provincei.(A suivre) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 3 FEVRIER 1915 VOL.VI.— No 2 LAVIE SPORTIVE LA LIGUE DE QUILLES PROVINCIALE DE QUEBEC L’INAUGURATION DES PARTIES DE CETTE POPULAIRE LIGUE A MONTREAL AURA LIEU DIMANCHE APRES-MIDI AU CANA-BIEN.— DEUX PUISSANTES EQUIPES AUX PRISES.—UN BANQUET EN L’HONNEUR DES QUEBECOIS.L’onverture de la Ligue de Quilles Provinciale der'Québec, à Montréal, aura lieu dimanche prochain à 2 heures 30 de l’après-midi, alors que l’équipe montréalaise recevra la visite du club Québec, aux allées du Canadien.Les parties de cette ligue ont, jusqu’ici captivé l’attention de tous les quilleurs de la métropole et tout fait prévoir que dimanche tout ce que Montréal compte d’amateurs de ce beau sport d’intérieur sera présent pour être témoin du match.Le club est très puissant cotte année et a de grandes ambitions au championnat.M.Ernest Gagnon, le propriétaire de la franchise du club québécois n’a rien négligé pour donner à la Vieille Capitale une équipe de champion et les amateurs de la Ville de Champlain onl grande confiance en leurs favoris.L’équipe montréalaise, qui a remporté le championnat l’an dernier alors que cette ligue débutait, est composée des meilleurs de notre ville et M.Rod.l.umoureux, qui a formé ce club, se dit confiant de vaincre dimanche ses amis de Québec et aussi il a demandé à tous scs joueurs de prendre part à la pratique qui aura lieu demain soir au Canadien en vue de cette rencontre, il ne veut rien risquer, car il sait que son club aura fort à faire pour vaincre les Québécois.L’équipe locale sera composée des joueurs suivants : W.Bryson, Johnny Pelletier, R.Lamoureux, Edmond Pelletier cl R.Darling.Une grande réception attend les quilleurs de Québec; une invitation a été faite au maire Martin et il est fort probable que notre premier magistral lancera la première boule.Après le match, un banquet sera donné en l’honneur du Québec au club Saint-Laurent et l’on peut dire d’avance que les visiteurs seront reçus royalement.LES PARTIES DE LA CLASSE “B" Voici les résultats des parties jouées hier soir dans les séries de la M.B.A., classe “B”: Royal Family.Moyenne d’équipe—471.Steele gagne trois parties.Caledonia.Eron.178 Weir.131 Duncan.170 Moir.154 O’Mara.139 167 142 183 212 141 187— 199— 164— 141— 142— 532 472 517 507 122 Ducharme.168 225 188— 581 Jeannotte .160 148 191— 499 Dubuc • .157 158 181— 496 Vilieneuve .205 172 184— 561 Rydberg.189 156 170 515 Totaux .879 850 914—2652 Moyenne d’équipe -530.1.M.A.A.A.Cubs Douglas , Stennouse.139 141 .— 280 182— 182 Legallais .160 i 88 203— 551 Grose .147 158 126— 451 Flower .123 198 150— 471 Perry.146 188 156— 490 Totaux .715 873 837—2421 Moyenne d’équipe- -484.8.Royal Family gagne deux parties.Beaver Gibbs .194 209 .170— 573 E.Bogert .206 lit) 193— 539 0.Clarabu .153 170 179— 502 E.Snow .166 158 241— 565 F.Munn .180 179 156— 515 Totaux .899 856 939—2694 Movenne d’équipe- -538 .8.R.R.Y.M.C.A Bleu Cooper .166 136 189— 491 Brown .171 170 169— 510 Turnbull , .205 134 125— 474 Mann ., .166 158 203— 527 Biron.152 159 183— 494 j Totaux .860 757 869—2496 Moyenne d’équipe- -499.6.Beaver gagne trois parlies.Royal Nr 2 Lapointe.194 144 169— 507 Planee .107 120 149— 376 Mercier., .181 188 155— 527 Laberge.16.2 122 131— 416 St-Louis .158 185 125— 468 Totaux .805 760 729—2294 Moyenne d'équipe- 158 .8.Windsor > Jo 2 O’Rourke , .1(2 138 186— 466 Duffy .117 130 140— 387 Curran .118 121 123— 432 G.Beveridge .163 190 181— 534 Hamilton .171 181 180— 532 i Totaux .7-11 780 8311—2351 Movenne d’équipe- -171 .2.Windsor No 2 gagne deux par- ties.Canadie 11 Bolduc .• 212 190 174— 576 Balthazar .180 144 180— 501 Raymond .158 172 175— 505 Charbonnier.189 211 167— 567 Paradis , .151 180 134— 465 Totaux .890 891 £30—2617 Moyenne d’équipe- -52: 1.1.Payne.Johnson .168 164 142—474 Devine .170 184 170—524 Wootan .137 183 197—517 Green.142 205 149—496 Yolkert .154 154 188—496 Totaux.711 890 846 2417 Totaux.772 845 833—2450 Moyenne d'équipe—490.R.R.Y.M.C.A.Rouge.Ritchie .108 Mercer.141 W.Carmichael.179 Hair.159 Simpson.161 162 141 166 180 152 146-130 167-159 166- 456 415 512 498 479 Totaux.791 801 768—2360 Moyenne d’équipe—472.Caledonia gagne deux parties, POSITION DES CLUBS Divion No I.„ G.P.Canadien.34 8 Steele.29 13 M.A.A.A.Stars .25 17 Caledonia .24 18 R.R.Y.M.C.A.Rouget 7 25 Windsor No 1 .17 25 Royal No 1.12 30 Payne.10 32 Division No 2.G.P.Royal Family.23 13 Strachan.21 15 R.R.Y.M.C.A.Bleu 20 16 Beaver.20 16 Windsor No 2 .19 17 M.A.A.A.Cubs .15 21 Royal No 2.8 28 UNE BELLE EXHIBITION DE BILLARD LA RENCONTRE D’HIER SOIR AU CHESSAULT ET A.BARTHE MARCHESSAULT ET A.BARTHE FUT TRES INTERESSANTE — LE LION DU NORD EST DEFAIT PAR 2U0 A 125 POINTS.P.C.810 .696 .595 .571 .405 .405 .286 .238 P.C.639 .583 .556 .556 .528 .417 •tO‘) Moyenne d’équipe—489.4.Canadien gagne deux parties.Royal No 1.A.Bernier .166 155 113—46! E.Bernier .156 1 ,’>5 165—176 Laverdure .126 182 167—475 Laberge .168 142 130—440 Lé veil lé .160 140 173—473 Totaux.776 774 778 2328 Moyenne d’équipe— -465.6.Windsor No 1.Moriarity .208 181 151—543 Kerr 155 .—155 MacGowqn .173 158—331 Charest .154 201 194—549 Fielding .193 140 158—491 Wallace .157 136 192—485 Totaux.867 834 853 2554 Moyenne d’équipe—510.8.Windsor No 1 gagne trois parties.Sleele.165 198 212 150 140 Keating .Johnson .Lemmerz.Holstein .Orr ., .172 183 138 132 213 225—562 1 / 7—'058 146—495 184—475 133—486 Totaux.874 838 Moyenne d’équipe—516.2.M.A.A.A.Stars.179 164 Anderson Benson .Dudley .Webb .Meighen .?Totaux.157 170 157 186 153 170 149 150 804 2576 118—461 134—441 160—500 115—421 193—529 849 786 720 2355 L inclémence de la températu-e fut cause qu’une assistance peu nombreuse fut enregistrée, hier soir, au Canadien, au match de billard entre .1.A.Marchessault et A.Rarthe, mais les amateurs qui ont été témoins de la rencontre sont retournés dans leur foyer très satisfaits dy l’exhibition donnée.Le match n hier soir fut, en effet, très intéressant, car les deux joueurs aux prises ont fait preuve do beaucoup d’adresse.1.A.Marchessault, qui n’était pas dans son assiette, fut défait par le joueur de la M.A.A.A., par 200 à 125 points.Le vainqueur s’est révélé joueur de toute première force et nous pouvons prédire que Rarthe sera un adversaire dangereux pour les concurrents du tounoi pour le championnat amateur du Canada qui sera disputé dans quelques mois.Rarthe joue admirablement bien ; son jeu est agréable et il connaît tous les effets à fond ; il est reconnu comme le meilleur joueur amateur au billard à trois bandes.Bar-the réussit à merveille les “ massés ” et de plus, c’est un joueur de réunion.Voici le résultat détaillé delà partie : Rarthe — 18, 8 ,8 3, 6, 10, 6, 4, 0 t, 7, 0, 1, 0.2, 32, 1, 3, 0.10, 5,2 1, 0.L 4,5, 0, 2, 0.2, 18, 0, 2, 5, 3, 6, 4, 20 — 200.« Marchessault — 1, 0, 5, 0, 0, 0, 4, 2, 16, 0,0, 1, 1, 1, 7, 0, 0.0, 0, 9, 10, 2, i, 5, 5, 6, 2, 7, 3, 11, 0, 1, 1, ü, 9, 12 — 125.Plus hautes séries :— Rarthe — 32, 20, 18.Marchessault — 16, 12, 11.Arbitre, R.Ménard.LES RENCONTRES DE LA SEMAINE AUX ETATS-UNIS Voici la liste des combats de boxe qui auront lieu cette semaine aux Etats-Unis: MERCREDI.AI Ketchcl vs Young Chakas, Marry Dillon vs Battling Nelson et Joe Lavin vs I).Regan, Portsmouth.JEUDI.Johnny Summers vs Sergt.Basham, Liverpool.Frankie Mack vs Walter Butler, Lawrence.Johnny Dundee vs Tom O’Keefe, New-York./ / /yT7^jrr777Yrrjnrrs7;ryrr>-7~rrryyj-T*!-rrr \ NAVY A A 3 3 UKE V&isse&u ôJniraJ de /Ioffe ôtfigl&ise.ïnnrYrzTrYrïinFTrrnFrr7T^rrrr7irrrrrrTr7Yr^ Sailor Petroskey vs Dick Gilbert Denver.Jack Dillon vs Frank Mantcll, New-York.Clarence Ferns vs Tom Burke, St-Louis.Dan McDonald vs Fred.Bradley, Sanford.Me.VENDREDI.Mike Glover vs Haywood Briggs, Dave Powers vs Peck Lefavour et Kid Clancy vs Kid Thomas, North Abington.A1 Wainbsijms vs Yank O'Brien, Birmingham, Ala.Dan Hayes vs Ed.Nearing, Chicago.Kid Cotton vs Ai Kubiak, Manchester, N.H.Pal Moore vs Harry Pierce, Philadelphie.LE TROPHÉE McCALLUM LE STRACHAN RENCONTRERA LE NATIONAL DE QUEBEC SAMEDI SOIH POUR CETTE COUPE.EMBLEME DU CHAMPIONNAT DU CANADA.Le club National de Québec viendra disputer la coupe MeCallum samedi soir contre le Strachan qui est actuellement le détenteur de ce magnifique trophée.Comme nos lecteurs s’en rappellent les Québécois perdirent cette coupe aux mains des équipiers de M.James Strachan et cette semaine ils feront un effort surhumain pour ramener ce trophée dans la Vieille Capitale, Le match aura lieu sur les allées 5 et 6 du Windsor Bowling Club.LE QUEBEC PROTESTE (De notre correspondant) Québec, 3.—M.Michael Quinn, gérant du club de hockey Québec, a adresse au président de la N.H.A mie lettre de protestation contre-les articles très violents que les journaux d’Ottawa ont publiés contre le Québec ù ]n suite de la joute de samedi et qui contiennent les pires in-¦sultes à l’adresse du club.Comme certains directeurs du Ottawa sont intéressés dans les journaux de la Capitale, le Québec demande que la ügue fasse enquête pour établir par qui a été inspirée cette campagne de faussetés entreprise dans le but de monter les esprits.I] est possible meme que les attaques inqualifiables des journaux de la Capitale donnent lieu à des procédures.HARRY SCOTT RELEVE DE SA SUSPENSION IL FIGURERA DE NOUVEAU SUR L’EQUIPE DU CANADIEN, CE SOIR, CONTRE LES QUEBEC -LA DERNIERE CHANCE DES EQUIPIERS DE LA VIEILLE CAPITALE.LE BOUCANIER Tous les membres sont priés de se rendre en costume avec raquettes au No 684 Saint-Denis, à 7 heures 30 p.m.ce soir, pour assister au Union Tramp.Le Canadien s’est préparé fermement à la partie de ce soir contre les Québec.La réapparition de Scott sur son alignement, après une suspension de quelques semaines, rcnforcira l’équipe du Bleu Blanc Rouge et lui donnera de fortes chances de remporter la victoire.Si l’on considère un peu le ta-bltau des joutes du Canadien jusqu'à date, pour la saison 1914-1915, on y conslate que notre équipe professionnelle a perdu la grande majorité de ses parties par la faible marge d’un point.C’est réellement jouer de malchance.Le Canadien a pratiquement la même équipe qu’en 1913-1914.Seulement, la guigne la plus affreuse s’est attachée à ses patins et n’a pas voulu le laisser d'une semelle.La partie de ce soir a pour les joueurs de la Vieille Capitale une importance extraordinaire.C'est la dernière chance des équipiers de Joe.Malone de rester dans la course au championnat.Un échec pour */eurs couleurs les mettrait hors de ?(.concours d’irrémédiable façon.LES COMPTEURS DELA N.H.A.Voici la liste des compteurs de la N.H.A., jusqu’à date: Jours Clubs Points 24 18 16 16 11 11 11 11 10 10 9 9 8 8 7 7 6 6 6 6 4 4 4 4 3 3 3 3 3 3 o O 2 o 2 2 o O’Grady (Wanderer).Brown (Shamrock, Corbeau (Canadien), Roberts .Wanderer , Pitre .Canadien .Hyland .Wanderer.T.Smith.Shamrock.O.Cleghorn.Wanderer.Baker .Wanderer.Malone .Québec.Wilson .Toronto .Crawford.Québec .Broadbent.Ottawa .S.Cleghorn.Wanderer , Foyston .Toronto .Darragh.Ottawa.Cameron.Toronto ., Du ford .Ottawa .McDonald.Québec .Gérard .Ottawa .Denneny.Shamrock.Renan .Shamrock Walker .Toronto .Shore .Ottawa .Lalonde .Canadien .Marks .Québec .Skinner .Shamrock .Scott .Canadien .Prodgers.Wanderer Bawlf .Shamrock Merrill .Ottawa .Lnviolette.Canadien .Uirich .Wanderer Mummery.Québec .Ritchie.,.Québec .Smith .Wanderer McGiffin .Toronto .Dubeau .Canadien .(i.McNamar a.Shamrock Graham.Ottawa .Bell (Ottawa), Hall (Québec), Ross (Ottawa), Berlinguelte (Canadien), Harold McNamara (Shamrock), Howard McNamara (Shamrock), et Carpenter (Toronto) ont compté un point chacun.VOUS NE GELEREZ PAS DES PIEDS même durant les jours les plus froids de février, que vous restiez assis toute la journée ou que vous attendiez des quarts d’heure un tramway qui ne vient pas, si vous avez soin de chausser confortablement.Que pour cela 7 une seule chose, chez T.DUSSAULT Bottier fashionable, 281 RUE SAINTE-CATHERINE Ce Journal est imprimé nu No a: Saiiit-Viucent, ù Montréal, par l'IMPP R1R POPULAIRE iu responubllité'lüu J.N.Chevrier, gérant-général, VOL.VI.— No 27 LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 3 FEVRIER 1915 7 COMMERCE ET FINANCE! LA GUERRE SPORT LA ST.LAMBERT TERMINAL Co.CKTTE ENTREPRISE FAIT TENIR A SES ACTIONNAIRES LE RESULTAT DES OPERATIONS I) E SON DERNIER EXERCICE.— LE BILAN.La Montreal and St.Lambert Ter- deux des plus forts actionnaires.Ils minai Development Company a pré- remplacent feu M.Wm.Wainright senté, hier, à sa réunion annuelle, et feu M.M.Reynolds.Les autres un rapport indiquant que si les af- membres du conseil d’administra-faires traitées en 1914 n’ont pas été tion sont : A.G.Brooke Claxton, C.aussi nombreuses que dans le passé, R., président ; E.B.Greenshields, les versements ont été effectués vice-président ; Godfrey Bird, H.ponctuellement.De nombreux ad- \V.Beauclerk et Frank Scott, ministrateurs ont été ajoutés au Voici un aperçu du bilan de la conseil de l’année dernière, ce sont compagnie pour le dernier exerci-MM.R.S.Logan et Percival Molson, ce : AC TIE Actif.— Argent en banque, comptes courants 32,968.11 Argent déposé pour comptes spéciaux.15,401.58 Argent en caisse.335.74 National Trust Co.20,509.35 $ 69,«14.78 Comptes à recevoir.Ventes de terrains, etc.210,147.66 Prêts sur maisons en construction.12,000.00 Obligations ville de Saint-Lambert.20,000.00 242,147.66 $311,362.44 Passif.— Immeuble ‘A”.31,993.60 Immeuble “B”.178,725.00 Dévéloppemen t.4,583.37 Développement.5,187.42 0,770.79 A soustraire.1,000.00 8,705.79 219,489.39 Ameublement du bureau.776.75 $531,628.58 PASSIF Actif.— Commission, paiement non dû.3,110.66 Intérêt accru des obligations.3,526.00 6,636.66 Passif.—¦ (Obligations émises.300,000.00 Obligations rachetées.123,700.00 176,300.00 Capital autorisé.350,000.00 Dans le Trésor.49,500.00 300,500.00 Distribution 1-2-3.18,030.00 282,470 00 Besoins éventuels.15,000.00 473,770.00 480,406.66 Excédent.' 51,221.92 $531,628.58 LA HOLLINGER GOLD MINES LE SONDAGE REVELE DES GISEMENTS DE MINERAI JUSQU’A CONCURRENCE DE 1,425 PIEDS.— LES RESERVES S’ETABLISSENT A $13,358,420.BOURSE DE NEW-YORK LES AFFAIRES Y SONT ENTRAVEES PAR LES FLUCTUATIONS DU BLE.New-York, 3.— Dès le début de lu séance, la cote a manifesté de la lourdeur, à Wall Street.Le Reading et le Pacifique-Canadien ont perdu un point chacun et d’autres déclins ont été signalés de la part d’autres titres de premier ordre.LTJnited States Steel témoignait d’indécision, ouvrant en légère perle, vite recouvrée, pour rétrograder de nouveau.Les actions du groupe métallurgique ont eu une bonne tenue el les parts pétrolifères ont enregistré une légère avance par suite d’une nouvelle hausse du prix du pétrole brut.Les affaires ont été exceptionnellement distancées, est les renseignements demandés par l’étranger peu abondants.Les valeurs américaines ont été en baisse sur le ma~-ché de Londres, où le Reading a abandonné un point.Un nouveau mouvement sensationnel du blé a suscité’une paralysie du marché des valeurs mobilières, les affaires de la matinée se chiffrant par moins de la moitié «e celles négociées durant la période correspon-ilante antérieure.La demande de stocks continue d’être irrégulière et embrasse un marché étroit, et les transferts se font plus nombreux parmi les principales valeurs de spéculation.Le Pacifique-Canadien et le Reading continuent de souffrir de poids de ces offres répétées, qui viennent en partie d’outre-mer.Les parts d’engrais chimiques ont enregistré des gains inopinés.Les avis de Washington au sujet du “bill” des expéditions ont pesé dans la balance.LA DETROIT UNITED Co.ELLE PRESENTE UN RAPPORT FINANCIER OU APPARAISSENT NETTEMENT LES EFFETS DE LA REDUCTION DU TARIF.LA HAUSSE DU BLE ELLE EST SENSATIONNELLE ET MENAÇANTE.Détroit, Mich., 3.—Les effets de la réduction du tarif sur les recettes du Détroit United ressortent nettement du compte-rendu de l’exercice 1914.soumis à l’assemblée générale ordinaire des actionnaires, tenue ici, hier.Bien que ia Compagnie ait transpor té 327 millions 294 000 passagers sur son réseau, soit une augmentation d’environ 3 millions 400,000 su Tannée antéadeure, les recettes brutes se sont présentées à 12 millions $240 003 en diminution de $483,825, sur 1913.Concurremment, les dépenses d’exploitation se sont inscrites en plus-value de $8 000 fixant à 3 millions $537,343 le revenu net d’exploitaton, en perte de $492,254, soit 12 pour cent.Les autres revenus se chiffrent par une plus-value de $22 000, mais les frais généraux ont également augmenté de $15,000.Le revenu attribuable au fonds de réserve et dividendes s’est établi à 1 million $645,-000, en moins-value dé $485,477.Après une allocation de $294,000 aux dépréciations contre $500,000 il y a un an et $50,000 aux besoins éventuels contre $100,000, en 1913, le solde d stribuable atteint 1 million $301 -000 équivalant à un gain de 10.81 pour cent des 12 millions et demi de capital contre 1 million $530,477, c’est-à dire 12.24 pour cent, Tannée précédente.Les principales caractéristiques du revenu sont indiquées dans le tableau comparatif suivant: Le compte rendu présenté hier à la reunion des actionnaires de la Hollinger par le président Noah A.Timmins, le secrétaire-trésorier David A.Dunlap et le directeur-gérant P.A.Robbins a produit l’impression d’un bon début propre à accélérer le développement de la mine.Un dividende de 52 pour cenj?; un surplus de 1 million $126.743; la réalisation de 1 million 162,960 tonnes valant 13 millions $358,420 et la perspective d’un forage des puits de minerais jusqu’à concurrence de 1,500 pour le moins, tel que Ta révé l la sonde, et Tespérance que ces profondeurs donneront un rendement supérieur à celui qui leur est attribue, tels sont les chapitres des annales de la mine Hollinger.Voici un tableau montrant les tonnes de minerai traité, la valeur nette et le rendement d’or, pour chacune des années 1911 à 1914: Tonnes Valeur Rende- Année traitées nette ment d’or 1911.1,000 $ 46,082 $.1912.45,195 933,682 970,304 1913.138,291 2,466,220 2,566,666 1914.208,936 2,688,354 2,857,397 Totaux 393,422 $6,134,339 $6,394,368 En 1911, on évaluait les réserves de minerai à 10 millions $230,000, r> parties en 7 millions et demi pour la veine îÿo 1, 1 million $200,000 pour la veine 2, $150,000 pour la veine 3, $450,000 pour la veine 4, $140,000 pour la veine 8, et $730,000 pour les veines diverses.Le tonnage estimatif des réserves de minerai a progressé de 462,000 tonnes en 1911 à 644,540 en 1912, à 845,300 en 1913 et 1 million 162,960 en 1914.Si l’on ajoute tes 393,422 tonnes traitées jusqu’au 1er janvier 1915, le grand total s’établit à 1 million 556,382.Pour bien démontrer le constant accroissement de la mine, le direc teur-gérant a dit, entre autres cho ses: “Durant Tannée nous avons traité 208,936 tonnes produisant 2 million.' $857,397, chiffres qui ajoutés à Téva luation des réserves font ressortir à 526,596 tonnes, contenant 4 millions $611,017, qui ont été extraites er cours d’exercice.“La valeur du minerai se présent! maintenant à $11.49 par tonne contri $13.71 par tonne en fin 1913; cetl< chute des cours est principalement due à l’extraction de considérables masses de minerai de seconde qua lité, extraction qui a fait fléchir la valeur moyenne.” Veines Voici un tableau estimant les réserves de minerai des trois derniers exercices : (Suite de la dernière page).LES TURCS REPOUSSES EUCHRE ANNUEL No 1!)12 1913 1914 1 $6,026,100 $5,559,900 $4,958,210 9 2,648.250 2,129,500 2,661,430 3 169,000 169,000 169,000 4 1,012,000 1,398,800 1.857,670 5 406,500 673,760 7 263,000 178,000 8 77,150 326,000 390,740 10 108,000 16 486,130 37 400.900 400,900 400,900 38 124,000 124,000 93,800 40 80,800 41 33,200 33,200 756,780 44 192,000 160,01)0 Diver- ses 700,000 600,000 500,000 A KURNA Berlin, viâ Londres, 3.— S’il faut en croire une dépêche de Bagdad, Anglais et Turcs continuent à être aux prises à Kurna.Le rapport mentionne une attaque de nuit dirigée par 201) Turcs.A l’aube, le feu de deux canonnières anglaises les rejeta en arrière.Note.— Un corps expéditionnaire indoy fait des opérations à la tète du golfe Persique.On annonçait au commencement de dêceniore que les Anglais avaient occupé Kurna, et se trouvaient maîtres de tout le pays, lepuis le confluent du Tigre et de T Euphrate, dans le voisinage de Ruina, jusqu’au golfe Persique.LA RUSSIE APPROUVE LES ETATS-UNIS Petrograd.via Londres, 3.—L’atti-‘.C'die des Etats-Unis envers les na-.ions belligérantes est commentée ians ia grande presse rosse qui es: nanime à approuver la politique américaine.Le “Naval Vremya” dit: “Il n’y a ias de loi, amer caine ou intematio-ale, qui empêche des particuliers d'exporter à leurs frais même des munitions.D’un autre côté, le gouver lement américain n’est pas obligé de .rotéger les exportateurs de grain .méricains contre la Grande-Bretagne sur la haute mer.” LES ALLEMANDS AVOUENT AVOIR PERDU 926,547 HOMMES Londres, 3.—Le correspondant du Daily Mail ” à Copenhague câble : ' On vient de publier aujourd’hui la cinquième liste des pertes subies par ,es Teutons en fait de marins.Elle contient 1,572 noms.Cinq au aes listes de pertes ont paru.Elles mentionnent les noms de 23,158 hommes, tués, blessés ou man-¦ juants.Cela donne pour 137 listes un total de 926,54/ hommes.EST-CE LA LE “KARSLRUHE” ?New-York, 3.— Le 15 janvier au soir, à huit heures, dans les -aux des Indes Occidentales, le paquebot “Isabella ’ a échangé des signaux avec un croiseur, à quatre •heminées qui pourrait être le ‘Karslruhe”.Voilà ce qu’ont déclaré els officiers du vapeur à son arrivée ici.Le croiseur demande m se trouvait le “President”, pa-juebot transformé bn croiseur auxi-iaire.JiN S’ATTENDAIT A CETTE MESURE New-York.3.—• Un arlicJe de rond de la “Tribune” dit: La déci-,ion qu’a prise la ruande-Bretagne Te considérer comme des produits de contrebande toutes les denrées, ne nous surprend pas.Le gouver-oment allemand en inettant récemment la main sur tous les approvisionnements fait disparaître la dis-linction que Ton pouvait établir entre les vivres destinés aux non-combattants et les vivres deslinés mx armées.Les questions en litige surgissent plutôt des circonstan-'¦ s que du désir des belligérants d’empiéter sur »es droits des neu-Ires.DU MONTREAL-CANADIEN C’est demain soir que le Club qu de Montréal - Canadien donne son deuxième euchre annuel et tout tait prévoir que cette réunion sportive et sociale obtiendra un véritable succès.Les prix, au nombre de soixante et quinze, sont d’une grande valeur et récompenseront largement les heureux vainqueurs.Un magnifique terrain est offert comme prix par MM.Paquette et Favard et nous sommes convaincus que la personne gagnante ne regrettera pas sa soirée.L’orchestre Lupien a été engagé pour la circonstance et un joli concert sera donné après la partie de carte.Les meilleurs artistes de Montréal ont promis leur concours pour cette réunion sportive.Comme le Club Montréal-Canadien a toujours été bien représenté aux réunions des autres clubs il est à espérer que les associations soeurs se feront un devoir d’e.àcou-ager la plus jeune mais non la moins prospère association de Montréal.•Comme le prix d’admission à cette fête n’est que de 35 sous tout fait prévoir qu’il y aura foule demain soir au Montréal-Canadien, 283 rue Saint-Christophe, près Sainte-Catherine, La Great-West-Vie a tenu sa vingt-deuxième assemblée annuelle hier, voici les faits saillants : En Rendement d’or : $11,271,400 $11,604,800 $13,358,420 Chicago, 3.— Par suite de la phénoménale activité du marché du blé et la hausse excessive des prix du pain et des autres produits de la boulangerie, l’enquête du gouvernement sur les cours du blé et de la farine devient plus urgente, aujourd’hui.Le volume de grain manipulé par les compagnies depuis l’explosion dos hostilités et le montant des stocks actuellement en magasins à Chicago sont l’objet d’une enquête conduite par Charles F.Cylne, procureur du district.1914.1913.Recettes bru- tes .$12.240,003 $12,723,828 Dépenses .8,702,660 8,694 230 Recettes net- tes $3,537,343 $4,029,597 Autre rev.273.726 251 937 Rev.brut .$3,811,071 $4,281,535 Intérêt .2 166 071 2,151,058 Rev.net.$1,645,000 $2,130 477 Dépréciât.294 000 500,000 Balance.$1,351,000 $1,630,477 Besoins éventuels .50,000 100 000 Balance.$1301 000 $1,530,477 Dividendes .750,000 750,000 Excédent .$551 000 $780,477 DECLARATIONS DE DIVIDENDES Detroit United Railway — t 1-2 p.c.j trimestriel régulier, payable le 1er mars aux actionnaires inscrits le 13 février.International Nickel Co.— 2 1-2 p.c., aux actions ordinaires, le même dividende que celui servi en décembre ; il sera encaissable le 1er mars.Les livres se fermeront le 15 février pour se rouvrir le 2 mars.-«-r LES GRAINS A CHICAGO Cours Dougall Blé Mai, Juillet, Maïs— Mai, Juillet, Avoine— Mai.Juillet, fournis par & Cowans: Cours d’ouverture.la maison Me- 11 Cours à h.30 a.m.160 à 159 162 % 141(4! à 111 I4()y8 82 82% 8.5 à 84% 84% 60 ’ h 60 % 58 (4 à 57 Mi 58% BOURSE DE MONTREAL LES AFFAIRES SONT CALMES Les affaires ont été peu nombreuses à ia Bourse de Montréal et les transactions enregistrées forment une masse insignifiante.Les actions traitées au comptant ont été.entre autres: le Bell Telephone à 140, le Detroit à 62 1-2 et TOgilvie à 116, Les obligations Cedars se sont établies à 86 et les Wayagamak à 74.Dans le compartiment des banques, la Banque de Commerce s’est négociée à 203 et la Banque de TA-mérique britannique du Nord s’est fixée à 145.VJ L A IÇ71 c> iS IXi Y evii ko V/liU W X cU_ lus: J.C.Hutchins, président; Arthur Pack, vice-président; E.W.Moore, de C.eveland, Ohio, vice président; A.J.Furguson, de Montréal, vice-président; F.W.Brook directeur-gérant; George H.Russell, trésorier; A.E.Peters, secrétaire; A.F.Edwards, vice-président priposé aux achats; Irwin Fullerton, expert-comptable.Conseil d’administration : F.W.Brooks, J.C.Donnelly, A.J.Furgu-son, de Montréal; J.C.Hutchins.E.W.Moore, de C.eveland; Arthur Pack, A.E.Paters, Alonzo Potter, de New-York; Geo.H.Russell C.M.Swift, J.M.Wilson., de Montréal.Le div demie trimestriel régulier a été déclaré hier.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 3.— Gros bétail: arrivages, 4,000; marché ferme; bouvillons indigènes, $5.80 à $9.35; bouvillons de TOuest, $5.35 à $7.70; vaches et génisses.$3.20 à $8.25 ; veaux, $8.00 à $11.25.— Menu bétail — Porcs; arrivages, 18,000; marche fort; légers.$6.80 à $7,15; mêlés, $6.80 à $7.20; lourds, $6.65 à $7.15; très gras, $6.65 à $6.75; cochons, $5.60 à $8.70; moyenne des ventes, $7.00 à $7.15.— Moutons: arrivages, 8,000; marché fort; moutons, $6.15 à $7.10; d’un an, $7.30 à $8.15; agneaux indigènes, $7.65 à $9.15.LA BATAILLE NAVALE DU 24 JANVIER Londres, 3.— Le correspondant du “Times" à Rotterdam dit qu’il a été informé de source certaine que le croiseur allemand "Seydlitz” a été sérieusement endommagé dans la bataille du 24 janvier dans la mer du Nord.Il ajoute que les pertes de vie ont été nombreuses.ÏA GREAT-WEST L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Great-West Life Assurance Company a eu lieu hier au siège central de la Compagnie, à Winnipeg, et le rapport financier du dernier exercice présenté aux porteurs d’actions offre des résultats très sa tisfaisants.Ce compte-rendu indique que les affaires traitées en 1944 se chiffrent par 24 millions $412,261; que le revenu de Texercce s’établit à 4 millions $392 484, représentant une augmentation de S270.694.I CONTRATS SOUSCRITS en 1914 .$24,412,261 REVENU POUR 1914 .4,392,484 AUGMENTATION pour l’année .270,594 ACTIF, 31 décembre 1914 .16,736,444 AUGMENTATION pour Tannée .2,353,787 SURPLUS REALISE, 1914 .892,951 (le plus élevé, de beaucoup, depuis que la compagnie existe).AFFAIRES EN COURS, 31 décembre 1914 .108,221,932 AUGMENTATION pour l’année .11,173,218 CHIFFRE NET DES RECLAMATIONS MORTUAIRES, 1914 396,449 DIMINUTION’ pour Tannée .9,158 TAUX BRUT D’INTERET REALISE .7.93% Le rapport entier, prêt dans quelques jours, sera expédié sur demande.Aussi, une brochure donnant les résultats lie polices échéant en 1915.BUREAU-CHEF WINNIPEG DEUX VACANCES AU CONSEIL ?DANS L’OPINION DE QUELQUES ECHEVINS, M.THERIEN ET GIROUX DEVRONT DEMISSIONNER, A CAUSE DE LA PUBLICATION DU RAPPORT MERCIER.— LE MAIRE INDISPOSE.La plupart des échevins sont à Québec.Nous n’avons donc pu en voir ce matin un grand nombre, mais ceux que nous avons rencontre n’ont pas pu ne pas nous parler du rapport Mercier, qui, on le sait, vise particulièrement deux échevins du conseil de Montréal.On est d’opinion que ceux-ci vont démissionner d’eux-mêmes.En tous cas, ils mettraient autrement, nous disait un de nos interlocuteurs, leurs collègues dans une position ennuyeuse.Ces messieurs seraient plus à Taise pour prendre les procédures qu’ils jugeront nécessaires pour sc protéger en sc débarrassant de leurs charges publi ques.Il est certain, dit-on, que le rapport Mercier n’a pas ia même portée qu’un jugement, mais, cependant, il est impossible à des hommes ainsi attaqués, dans l’opinion d’un des échevins les plus influents, de continuer à exercer leur charge avant qu’ils aient, par un moyen quelconque, lavé leur réputation.M.LE MAIRE EST MALADE.Quelqu’un qui a reçu des renseignements ed Québec nous explique le mot assez rosse de M.Lapointe au sujet du maire, rapporté dans les journaux d’hier, comme suit : “ S’il avait à choisir, il n’est pas probable qu’il prenurait la barre de la Chanv bmrc ”, par ’e fait que M.Martin est malade depuis son arrivée à Québec.11 a dû garder la chambre, hier, pendant toute la journée.M.le maire n’a vraiment lias' de chance.On se rappelle que l’annee dernière quand il se mit à la tête d’une importante délégation qui se rendait dans la capitale, il se trouva encore indisposé le long de la route.Il est assez évident que l’air de Québec ne lui va pas et c’est pourquoi les gens qui prétendent que M.Gouin veille avec beaucoup de sollicitude sur la santé de M.Martin assurent aussi que jamais le premier-ministre ne voudrait lui donner un siège au conseil législatif, ce a partie du Canadien commencera à 8 heures 15 et tous les amateurs du jeu de quilles sont invités à être témoins de ce match qui promet d’être très intéressant, car les hommes de PAthlétique, qui sont Bolduc, Charbonnier et Paradis ont promis de faire baisser pavillon à l’équipe d’Edmond Pelletier.DES COURSES A LACHINE Des grandes courses au trot et à Tamble seront disputées demain après-midi à Lachine sous les auspices du Club de Courses de Lachine.Voici le programme et la liste des prix offerts: CLASSE DE CHEVAUX NOMMES.1er prix.— Coupe en argent offerte par M.W.E.Hanger.2eme prix.— Couverte de chevaux, offerte par MM.Lamontagne Ltd.3ème prix.— 1 paire de bottes, offerte par MM.Lamontagne Ltd.4ème prix.— 1 fouet, offert par M.W.E.Ranger.CLASSE NOMMEE.Billy Chimes à A.Gauthier, Princess Alcyoner à A.Bertrand, Indépendant Boy à L.Gaston, Grace-Kel-ly à Jos.Roy, Red-Spender à Jos.Roy, Warmouth à A.Miron, Helen Mack à Dr Valois, Queen Lee à Alex.Clément, Acrobate à Jos.Déforges, et autres de Lachine.CLASSE SPECIALE (TROTTEURS).John W.à Z.Corbeau, Keynote à O.Gignac.Union Parole à Dubreuil.Bay Billy à A.Lavery, Prince Nico à Jos.Roy, Prince Archer à Labellc, Crusader à A.Roy.Conditions.— Les reglements de la N.T.A.avec exceptions gouverneront.L’organisation se réserve lé droit de change.r le programme et ne sera responsable d’aucun accident.Première course à 1 heure 30 précise.J.A.LePAILLEUR, Secrétaire-trésorier.m EDIFICE DE "LA SAUVEGARDE” Angle des rues Notre-Dame et Saint-Vincent.MONTREAL BUREAUX A LOUER dans l'Edifice de “Lft SAUVEGAROE" ANULE DES HUES NOTRE-DAME ET ST- V INCENT Cet édifice est situé en face du Palais de Justice, à proximité de PHotc! de Ville, de l’Hotel Place Vigfer, du Marché Ronaecours et à la tête de la navigation.11 est superbement éclairé et entretenu avec le plus grand soin.Les ascenseurs marchent les dimanches et les jours de fête, ainsi que le soir.De plus, il y a un jardin sur le toit.AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 207(15.— A.E.Howe et ni., demandeurs, vs 11 Landreville et L.Laroche, défendeurs.Le I lé me jour de février 1915, à onze heures de l'avant-midl, à la place d'affaires des dits défendeurs, nu \o 212 rue Dollsle, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en stock d'épiceries.Conditions : argent comptant.,1.S.Lavery.H.C.S.Montréal, 2 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC,’District de Montreal, Cour Supérieure, No 1104.— S.C.Matthews et W.C.Towerj, tous deux de Montréal, “Matthews, Towers and Co.”, demandeurs, vs Alfred Harrison, de la ville de Hawkesbury, province d’Ontario, défendeur, et The Grand Trunk Railway Co.of Canada, et A.Bennett, de Montréal, tiers-saisis.Le onzième Jour de février 1915.a dix heures de l'avaut-nudi, au No 95 rue Saint-Jacques ,ch.il), en la cité de.Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en crtt" cause, consistant en deux caisses de marchandises sèches assorlies.Conditions : argent comptant.J.Edmond Duroehèr, H.C.S.Montréal, 2 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cpur de Circuit, Nu 2(1429.—- Ch.Ouellette vs Ko.Pilon.Le 12ème jour de février 4915r, à dix heures de Pavant-midi, au domiciié du.dit, défendeur, au No 417 rue Davidson, rn ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en poêle a gaz.Conditions : argent comptant.H.Drainviile, H.C.S.Montréal, 3 février 1915.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour Supérieure, No 4538.— The Phoenix Bridge and Iron Works Ltd., demanderesse, vs Dame Marie Louise Millette ci vlr., défenderesse.Le 12èmè jour de février 1915, à dix heures de l’avniit-midi, il la place d’affaires de la dite défenderesse, nu No 557 avenue Delorimier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice tes biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en fer ornementai, barres d’acier, etc.Conditions : argent Comptant.S.0.Marson, II.C.S.Montréal, 1er février 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour
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