Le devoir, 5 octobre 1933, jeudi 5 octobre 1933
Montréal, jeudi 5 octobre 1933 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME ItONTbEAXi TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT Administration : Rédaction : .Gérant : .H Arbour 124 T HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX Vol.XXIV — No 230 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La // / a corvee du "Devoir" Le recrutement va tout de suite commencer La corvée du Devoir! Tout indique que le mot et l'idée vont faire fortune.Dès demain commencera le recrutement des volontaires.Les formules sont toutes rédigées, mais l’extrême encombrement de la matière courante ne nous laisse point le temps de les composer pour le journal d’aujourd’hui.Qu’on surveille donc celui de demain.* ÿ * Le travail qu'entreprennent maintenant nos amis est très simple.La première phase de la campagne a permis de constater que nombreux sont les hommes de bonne volonté de tous les groupes qui tiennent à l’existence du Devoir, qui sont prêts à lui donner un coup de main.La constitution des divers comités a facilité le répérage et le groupement d’un certain nombre de ceux-là.Mais il est clair que nous ne connaissons encore qu’une toute petite partie de ceux sur qui nous pourrions compter.Beaucoup n’ont pas le temps d’assister à une séance de comité qui seraient tout de même heureux de faire quelque chose.Pour faciliter le répérage, comme nous le disions, et l’utilisation de toutes ces bonnes volontés que les organisateurs de la caimpagne publieront leur feuille de recrutement.On y priera tous ceux qui veulent être de la corvée de vouloir bien donner leur nom, leur adresse, et d’indiquer le mode de propagande qui leur conviendrait particulièrement.¥ Ÿ * Pour assurer, non seulement l’existence, mais la prospérité, et donc une plus efficace action du Devoir, il suffirait d’un effort commun et quelque peu suivi de tous ceux qui tiennent vraiment à sa survie.C’est à faciliter, à organiser cet effort que tendra la corvée du Devoir, Nous recommandons donc à tous nos amis, à tous ceux qui veulent haler avec nous, la feuille de recrutement que nous publierons demain.Le plus tôt elle sera remplie, le mieux ce sera.Car l’on pourra plus facilement de la sorte organiser et distribuer les tâches, les proportionner aux movens dont l’on verra que l’on peut disposer.¥ ¥ ¥ Menacé, gravement menacé comme beaucoup d’autres entreprises, par la dureté des temps; ne pouvant et ne voulant compter que sur des concours et des bonnes volontés qui n’entendent point se faire payer de la moindre parcelle de sa liberté, le Devoir n’a pas la plus légère intention de se laisser couler.Il entend défendre très vigoureusement sa peau et sa vie: il entend conserver les moyens de servir le» causes pour la défense desquelles il « été fondé.Et jamais, on en conviendra, la besogne ne fut plus nécessaire.Un solide noyau s’est déjà constitué .pour la défense du Devoir.Autour de ce noyau se doivent grouper toutes les bonnes volontés disponibles.Que celles-ci — car le temps presse — n’hésitent point à se manifester.La corvée, la feuille de recrutement que nous allons publier, leur en fourniront dès demain le moyen et l'occasion.C’est le temps, le temps plus que jamais, de haler ensemble! Om.r HEROUX Bloc-notes Chronique Cinq minutes Cet excellent homme, mort depuis plusieurs années, fut l’un des premiers Canadiens de langue française à s’intéresser à fond aux questions économiques.Il a devancé nombre des nôtres qui prônent aujourd'hui la nécessité d’un conseil économique, la réglementation sévère des compagnies d’utilité publique, la petite industrie, l’attachement raisonné à la terre, la culture des champs émancipée de la routine.Il n'est que de lire td gros livre qu'il publia en son temps, pour y trouver la substance des réformes les plus intelligentes préconisées aujourd'hui chez nous par ceux qui réfléchissent.Ce fut un précurseur, un maître.U n’eut pas en son temps les disciples qu’il aurait dû avoir.Aujourd’hui, il ferait école.Derrière l'amas de livies où il abritait son travail, dans l’immense pièce, où l’on pouvait aller causer avec lui.—c’était une oasis dn désert parlementaire, — il réfléchissait et creusait son sujet.L’interrompait-on.il levait des yeux "alignés par l’étude, mais lumineux, il passait sur son crâne dénudé mie main soignée, il accueillait poliment Tinterrupteur, surtout si c'était un jeune homme qui s’intéressât à l’économique.Et c’élaieni de longues conversations, lentes, coupées de nombreuses pauses.Car cet homme, qui pensait vigoureusement, parlait avec un peu de diffi cullè: Il ne bégayait pas, mais il butait sur les mots, les reprenant, les rrictanf, les écartant, pour leur en siébstitucr d’autres, serrant de plus près Vidée qu’il voulait exprimer.An premier abord, cela paraissait être nu lie de la conversation, presque du bègaycmenl, mais si on l'avait un tant soit peu fréquenté, on ooy'rii ta pci ièe s'élaborer dans te cen tu, se f rmer.sourdre, jaillir.E J tout et ta, qui pre unit un peu de- temps, agaçait parfois les gens tu rvenx.vifs é parler.i la faconde débordante.Un jour, l'homme alla trouver son chef, auteur en vue.à la parole coulante, toujours pressé de répondre à qui causait nvre lui.L'homme qui parlait à mots comptés et tranquilles dit: Cher monsieur.Mon cher ami.—Oui, oui.qu'est-ce qu'il y a.—Je.Iist-ce que.Puts-fe.Je voudrais savoir.*.- Oui.oui.oui.qu’est-ce que vous voulez savoir?—Avez-vous.Est-ce que vous auriez.—Mais oui, mais oui, cer-tainement.—Un petit quart d'heure.—Un quart d'heure?Pourquoi faire?—Un quart d'heure de.libre?—Certainement, oui, certainement, mon ami.Asseyez-vous.Qu’est-ce que vous voulez?C’est si sérieux que cela?—Non, non.C’est-à-dire.Si vous aviez.Oui, j’ai votre quart d’heure.Altez-!/.—Si vous aviez.Vous avez.-Oui, j’ai un quart d'heure.Et puis, ensuite?—-Puisque vous avez un quart.—D’heure?Oui, je vous l’ai dit, j'ai un quart d heure.Main ai vous ne vous dé-péchez pas, il va vite passer, mon ami”, dit le chef, impatient, maigre son amitié pour Vautre, de cette languissante conversation."—Vii.si vous avez.si vous avez un quart d’heure, je voudais vous parler.—Eh bien, allez-y, mais aile z-y, que diable! —Je voudrais vous parler.cinq minutes”."Ce diable de B., disait plus [?rd Ie cfief< narrant lui-même l anecdote, comme il se connais-sait bien, comme il avait l’esprit gouailleur, sous une grande apparence de sérieux! Un quart d'heure pour me parler cinq minules: façon polie de me faire entendre que s’il ne parlait pas vite, moi, je parlais tout te temps!” C.P.Carnet d’un grincheux Il ne s'appelle ni Duplessis, ni Gagnon, le perdant d’hier, ¥ ¥ »¦¥ Attendons maintenant le congrès du parti de M.Guertin.i ¥ ¥ ¥ Mauvais départ pour la prochaine Course municipale, à Montréal, ¥ ¥ ¥ Les bleus vont pouvoir dire, sans le moindre jeu de mots; "Gagnons"! Le tout n’est pas de le dire.¥ ¥ ¥ Si les étudiants n'avaient marché, largailles aurait-il pu marcher?¥ ¥ ¥ M Bennett «’est-il mêlé des affaires de M, Sauvé, ou M.Sauvé l'a-t-il invité i se mêler de Ses affaires?¥ ¥ ¥ M.Rhodes, notre grand argentier, disait; "Si chacun mangeait une tranche de pain de plus cheque jour, la surabondance de blé disparaitiait".Il n’y aurait qu'à étendre dessus le beurre bon marché, malgré le M.Bennett de 1930.Mais voilà: au prix où est maintenant le pain, que reste t-il à tant de gens pour le beurre?* ¥ ¥ La vengeance est un plat qui se mange froid, dit le proverbe Oui, si elle réussit.Mais quand on rate le plat?' PAMPHILE Toronto-Montréal Toronto, la ville reine, et Montréal, la métropole, se rapprochent.Rapprochement relatif, comme de raison, car la distance reste toujours la même entre ces deux villes.Mais cette distance peut se franchir maintenant bien plus rapidement qu’autrefois.Quelqu’un qui a évidemment le sens du chronométrage vient de faire, à ce propos, des constatations dont il fait part au public dans une lettre qu’il adresse à un journal de langue anglaise.Cet homme a constaté que le rapide qui fait le service entre Toronto et Montréal couvre une partie du trajet à une allure de quatre-vingts milles à l’heure.En gardant cette même allure tout le long du chemin, et à la condition que l’on réduise au minimum le nombre des arrêts, le convoi se rendrait de Toronto à Montréal ou de Montréal à Toronto en quatre heures et demie.Par le temps qui court, alors que nos chemins de fer s’administrent sous le signe de l’économie forcée, il ne serait pas très opportun d’organiser, à cause de la dépense qu’ils entraînent nécessairement, des rapides de ce genre.Mais la crise finira tout de même par finir.Toronto et Montréal pourront avoir l’impression d’être des villes voisines.Puisse ce rapprochement matériel être alors le symbole d’un rapprochement spirituel.Journée française à Toronto Pourquoi ne pas continuer à parler de Toronto, puisque nous avons commencé?Quelqu’un qui revenait de l’exposition universelle de Chicago nous faisait, ces jours derniers, une suggestion fort intéressante à propos de la capitale ontarienne.Celle-ci organise chaque année une grande exposition qu’elle qualifie de nationale.Pourquoi n’en consacrerait-elle pas une Journée au Canada français, une journée française?Chicago vient de donner l’exemple et sa journée ea-nadienne-française, qui a coïncidé avec le passage là-bas des délégués de rilnion des municipalités canadiennes, a remporté un beau succès.Chicago est tout rie même une ville des Etats-Unis où le français n’est pas langue officielle.Une journée française, en l’honneur du Canada français, serait encore bien plus de mise à Toronto.Pour le bébé australien Depuis longtemps déjà, l'Australie — c’est peut-être à cause de cela que ce pays est situé aux antipodes du Canada — est devenue terre d’expérience, principalement en matière sociale, L’une des plus récentes innovations de ce genre vient d’être tentée à Melbourne.11 s’agit d’une garderie pour bébés que l’on a établie dans une gare de chemin de fer.Tout un personnel d’infirmières y est attaché.Moyennant une modique rétribution, la maman melbournoise peut y laisser bébé, dans sa voiturette, pendant une heure ou deux, le temps d’aller magasiner dans le voisinage.Cette garderie a remporté un tel succès que l’on a décidé de l’agrandir.A quand une innovation de ce genre à Montréal?Mais R coulera encore bien de l’eau sous le pont Victoria avant que Montréal se livre à des innovations aussi hardies que celle-là.Ce ne sont pourtant pas les bébés qui manquent dans notre ville.Chez nous, non seulement n’avons-nous pas de garderie où la maman puisse laisser bébé pendant quelques heures, le temps d’aller magasiner, mais c’est tout un problème.dans certains quartiers surtout, à cause de l’état des trottoirs, que de promener bébé dans sa voiture.Et puis, il y a le danger des traverses, danger qui est surtout à redouter aux endroits où se fait le signalement automatique par la lumière rouge et la lumière verte.A propos de traverses et des voitures de bébés, comment se fait-il qu’il ne soit jamais venu à l’idée d’un de nos conseillers municipaux de suggérer mie toute petite amélioration, mais qui aurait bien sa valeur: ménager, aux coins des rues ou encore tout près des coins, des descentes en pente douce, de façon à ce que les voitures d’enfants puissent monter et descendre plus facilement.On pom rait croire que tous nos conseillers municipaux sont des célibataires, ce qui n'est pourtant pas le cas.La M.I.B.On nous communique le dernier J rapport mensuel de la Maison lynn-ce-Boiirgrt.An cours du mois de septembre, celle-ci a reçu à son refuge de jour de la rue de Monti-gnv environ 27.1 vieillards, infirmes.Invalides cl convalescent*.Le nombre des (ours d'hospitalisation a été de 8250, l.i moyenne quotidienne des repas est de 100, rc qui fail, pour le mois, un total de 5700 repas.Grâce à des (Jons qui ont été reçus, un certain nombre d’articles de vêtement ont été distribués.Rappelons que la Maison iqnace-Bourqet reçoit avec reconnaissance tous les dons en nature qu’on vent bien lui faire parvenir.A la veille de l’hiver, les vieux vêlements sont particulièrement bien accueillis.E.I.Opinions .Travaux de chômage Lorsqu'on voit les autorités municipales employer autant de temps à débattre le problème du chômage, dépenser des millions et ne réussir qu’à assurer un travail temporaire à quelque cinq mille hommes, nous ne pouvons pas ne pas nous demander comment il se fait que les résultats obtenus soient si maigres.Le projet Gabias, destiné à assurer du travail pendant une longue période à une vingtaine de mille chômeurs sans famille, présente cet avantage qu’il enrichirait le pays d’une amélioration importante et permanente, en retour du sacrifice qui est demandé à la population.Toutefois, comment se fait-il que Montréal et les autres gouvernements n’aient pas adopté une méthode similaire au lieu d’avoir recours au mode des secours directs, le mode le plus déprimant pour les secourus et le plus opposé aux principes d’une saine administration?L’argument invoqué c’est que les groupements ouvriers exigeaient que l’ancienne échelle des salaires fût maintenue.C’était une erreur, surtout si on tient compte que nous sommes en période de crise, que le pays est fortement endetté et qu’il s’agit de faire des travaux qui pourraient attendre, dans certains cas.D’ailleurs, même des unionistes qui ont refusé de laisser baisser l’échelle des salaires ont consenti chacun en particulier à travailler à des salaires réduits afin de ne pas se trouver sans emploi.Si au lieu de distribuer des secours directs nos gouvernements avaient exigé du travail de chaque chômeur en état de travailler — travail qui naturellement aurait été à sa portée — de nombreuses améliorations auraient pu s’exécuter partout.Pour que le montant ainsi dépensé ne soit pas exorbitant, d’une part, et pour que les chômeurs ainsi secourus ne soient pas, de l’autre, tentés de s’en tenir à ces travaux mais qu’ils soient au contraire intéressés à trouver mieux dès que les circonstances le permettront, un salaire fixe de vingt à vingt-cinq sous de l’heure aurait dû être établi.Presque tous les chômeurs auraient ètfr ainsi assurés de recevoir un salaire d’une dizaine de dollars par semaine au lieu de deux à quatre dollars en produits alimentaires et d’avoir à solliciter pour se procurer l’habillement et le logement comme cela se fait.Le montant dépensé aurait été plus considérable, mais le pays en aurait bénéficié, alors que nous avons dépensé des millions par mois simplement pour assurer une alimentation insuffisante aux 'malheureux sans travail, .et pour permettre a quelques exploiteurs de s’assurer de beaux bénéfices aux frais de la société.C.H.Beau témoignage La Commission canadienne de la radio vient de recevoir, de Toronto, un beau témoignage au sujet des programmes français de la C.C.R.Ce témoignage est d’autant plus précieux qu'il vient d’un Anglais et d’un Anglais très populaire dans les cercles ontariens: M.E.W.Schuch, doyen des musiciens de Toronto, — et peut-être aussi de toute la province d’Ontario (il est âgé de 87 ans).M.E.W.Schuch, qui fut pendant de longues années critique musical au Toronto Globe et au Saturday Night, vient d’adresser à la C.C.R.la lettre suivante, que nous ne pouvons nous empêcher de reproduire au long: “Ce m’est un devoir et un plaisir à la fois de vous dire jusqu’à quel point j’ai apprécié la radiodiffusion de l'opérette française de Québec : Les maris de Ginette; un devoir à cause des critiques que l’on fait relativement aux organisations de la Commission; un plaisir de signaler un pareil succès dans l’ensemble.Les voix des chanteuses étaient magnifiques; le baryton fut superbe et l’effet général était d’un caractère tout à fail professionnel.Si ces chanteurs ont étudié à Québec, je dois dire, en ma qualité île professeur et de directeur, que nous n’avons personne ici capable de produire un tel résultat.Tout à votre crédit." (Signé) E.W.SCHUCH.Ce témoignage, des nlus flatteurs pour nos artistes Québécois, doit encourager la Commission canadienne de la radio à continuer et à multiplier des programmes français de rette sorte.LUCIEN D.La langue de la diplomatie Une correspondante du Herald, de Paris, attribue à Franklin Delano Roosevelt, président des Etats-Unis, une semi-ascendance française.La mère de M.Roosevelt.une Delano, serait la deseen-dnnte de Philippe de La Noyé, hu guenot qui vint s’établir en Amérique «près avoir fait un bref «é i jour ott Angleterre, vers tH21.Le nom se serait épelé diversement | sur ce continent: Delnnoy, Delno.! Delano et Dilno.Elle ajoute que là est sans doute !a raison de Tap-J parente sympathie du nouveau! président des Etats-Unis à l’égard de la France.A ce compte, M, Warren Delano Robbins, ministre des Etats-Unis à Ottawa, est aussi de descendance française par sa mère, soeur de la mère de M.Roosevelt.Est-re que qui expîique chez lui sa sympa- A SHERBROOKE Après Félection de M.Maurice Duplessis Le chef intérimaire devient le chef réel — M.Oncsime Gagnon beau perdant — La thèse fédéraliste brillamment exposée — L'émulation soutenue jusqu'au bout “A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE' (Par Louis DUPIRE) Sherbrooke, le 5 octobre 1933.-M.Duplessis est désormais chef du parti conservateur provincial.Il débute par une victoire formidable.Il a conjuré une scission de son propre parti, une scission dangereuse et perfide.Il a obtenu son mondât de haute lutte.11 a refusé de se baisser pour le ramasser.Adversaires comme amis reconnaîtront qu’il a l’échine roide et a plus d’affinités avec le chêne qu’avec le roseau.Le chêne fut emporté par une tempête, tandis que le roseau courba la tète pour la laisser passer, Mois s’il était fort et altier comme le décrit le fabuliste, le roi de la forêt avait quelques siècles d’âge tandis que le roseau venait tout juste de naître “sur les humides bords du royaume du vent".Ce qui revient à dire que les chênes, jeunes et même âgés, résistent non seulement à l’aquilon, mais au temps, tandis que les joncs meurent obscurs et sans gloire.En somme, le moraliste a tout simplement interviewé un petit roseau hâbleur et plein de soi-même, M.Duplessis a lui même exprimé le suc de son succès en rendant hommage à son adversaire, M.Gagnon.“A vaincre sans péril on triomphe sans gloire”.On sentait que sa victoire l’enivrait parce qu’elle n’avait pas entamé sa fierté.Dès le début, ceux qui avaient mis sur les rangs M.Gagnon et non pas M.Gagnon lui-même, firent une guerre de corsaire à M.Duplessis.On ne ménagea pas les attaques.On eptendait parler de “convention pa-qiietée”, ce qui en français veut dire pipée, de manoeuvres déloyales et de bâillon.Mais rien de cela, au moment du scrutin, n’a été porté à la pleine lumière de la tribune.Les seconds de M.Gagnon et le député de Dorchester lui-même- ont laissé retomber ces cancans dans la mare aux conards.C'est tout juste si M.Ivan Sabourin, dans .son allocution nerveuse et courageuse, a regretté le fait que M.Gagnon ait été exclu des divers comités de la convention.En réalité, les discours furent plutôt des baisers lamourette, avant la nomination; après ce Mut l’accolade vigoureuse et sincère, autant que la sincérité peut respirer dans le monoxyde de carbone d’une assemblée politique.M.Duplessis est chef comme il a voulu l’être; il a un programme qui ne contient rien qu’il récuse; il conserve son entière liberté d'action et le seul contact qu’il ait eu avec le fédéral, c’est par l’entremise de M.Gagnon pour le battre — et par une dépêche qui n’est, rien qu’une manifestation de simple courtoisie à l’égard d’un homme éminent qui gouverne les conservateurs d’Ottawa avec une poigne magistrale, ce qui doit lui valoir une admiration sincère de tout chef de parti.M.Onésime Gagnon, beau perdant Le député de Dorchester avait sans doute accepté in petto sa défaite avant la mise en nomination; car il fut un admirable perdant.Son premier discours fut simplement pour lui l’occasion d'exprimer quelques idées sur la collaboration des deux partis, du fédéral et du provincial qui ne sont pas parfaitement intelligibles aux profanes.I] est évident que les conservateurs, de tout poil et de toute nuance désirent, au provincial, s’emparer du pouvoir soit pour l'amour de la province qu’ils aspirent à mieux gouverner que leurs ad versaires, soit par simple amour de la crèche où "ils aspirert â manger à la place de leurs adversaires.Quel que soit le motif, qu’il parte du coeur ou du ventre, on ne voit pas en quoi une union plus étroite et plus affichée, une coordination plus disciplinée des forces provinciales et des forces fédérales, un assujettissement plus étroit du pro-’ vincial au fédéral puisse assurer cette fin.En réalité dans le passé, je pauvre parti provincial dut tous scs maux à cette meule de moulin.On propose d’alourdir la meule.On crie “crois ou meurs".Bleu a Québec et bleu à Ottawa, sans quoi l'anathème.Si les biens fédér thir envers la France?Chose sûre, l’ascendance maternelle française est pour quelque chose tant chez M.Roosevelt que chez M.Robbins dans leur connaissance du français.De plus, il csl connu que Àînie Roosevelt parle très bien le français elle-même.Qu.int à la famille Robbins, le Telegraph, de Québec, soulignait, l’autre jour, que les Québécois ont été heureux de constater, lors de la visiteion la vieille capitale, de la famille Robbins, que le ministre, Mme Robbins, leur fils et leur secrétaire parlent tous un excellent français.Ils savent tous que le fran çais est la longue de la diplomatie.A.A.avaient une seule fois, depuis 1895, remporté la majorité des voix dans le Québec, cet appel à l’union semblerait se justifier par un raisonnement simpliste; "Suivez-nous! diraient les Outaouais, nous sommes des victorieux".Mais ils n’ont jamais été dans l’occasion de parler ainsi.Ils n’ont pas une seule fois balayé la province, de sortu qu’en enjoignant au parti provincial de les suivre, ils lui demandent d’aller à la défaite.Tandis que tous les partis politiques cherchent les votes de tous les vivants et même des morts — eux ne voudraient que le vote des bleus confirmés.En avançant dans l’absurde ils exigeraient bientôt un “tesl" de blcuisme.Si leur thèse triomphait, ils seraient sûrs de rester toujours dans les froides régions de l’opposition et ils pourraient compter, au reste, pour ce faire, sur la plus active et la plus généreuse collaboration de M.Taschereau.Le discours de M.Gagnon était brillant et soigné.Mais il faisait l’effet de ces omelettes auxquelles les ménagères ingénieuses donnent du corps en y fourrant du macaroni ou autres reliefs.La logique elle-même etï fut parfois absente, notamment dans ce hors-d’oeuvre qui contient un éloge du prédécesseur de M, Duplessis, qui fut le plus formidable adversaire de l’assujettissement du provincial au fédéral, qui, apparemment, rêva même de renverser les facteurs et de soumettre celui-ci à celui-là et qui enfin, (çà c'est un fait), refusa (ce pour quoi nul, sauf les bleus, ne songerait à le blâmer) de présider une assemblée de M.Bennett à Montréal.Cet éloge était sans doute un aecrochoir pour attraper Je vole houdiste, mais, encore une fois, nul ne pouvait s’empêcher d’apercevoir Je saugrenu de la position de M.Gagnon, surtout appuyé par les hommes qui no s'étaient pas seulement opposés à l'union du provincial avec le fédéral, mais qui avaient effectué la rupture éclatante de l’un avec l’autre.Après sa défaite, encore une fois prévue et galamment acceptée.M.Gagnon acheva de conquérir l’estime de ceux des délégués que son premier discours n’avait pas conquis.Il s’y a qu’un mot pour le peindre.Il fut chic.Et le sourire qui s’épanouissait sur sa figure, facilement joviale, n'avait rien de contraint.M.Duplessis n’a pas fait' de discours L’attitude oratoire de M.Duplessis tranchait avec celle de son adversaire.Celui-ci avait une belle pièce soigneusement écrite et parfois lue; celui-là a jeté quelques phrases en coups de clairon pour secouer “son monde’’, en plaçant toute la discussion sur le terrain de "l'intérêt du parti dépassant de beaucoup les individus", puis il a, avec une extrême habileté, sous prétexte de les remercier, énuméré devant l’assemblée, en leur donnant leur qualité, la plupart des vingt proposeurs et des vingt necondeurs de sa mise en nomination.Trouvaille en elle-même aussi que cette longue liste qui révélait par avance et qui indiquait.du double point de vue qualificatif et quantitatif, ceux qui voteraient pour M.Duplessis, C’était un crescendo, une ascension, marche par marche, vers la finale apothéose que cette succession d’hommes venant de tous les milieux: Elie, le député cultivateur.Bertrand, de Saint-Sauveur, le député ouvrier et qui d’ailleurs trouva la formule la plus heureuse en disant que chacun des deux bons hommes devait garder sa bonne place; Armand Lavergne.le lutteur jeune de coeur, jeune d'âge, mais déjà couvert de blessures et de lauriers, et dont les jambes flageolantes ne font que raffermir le prestige, Léo Bérubé, l’ennemi juré des trusts, Benjamin Bourgeois, député des Trois-Rivières au fédéral et témoin des luttes de Duplessis, capable d’affirmer ** ce que celui-ci avait fait dans le fameux domaine fédéral, qu’on voulait mettre de l’avant.C’était une belle succession.M.Léo Bérubé obtint l’un des plus vifs succès jusqu'à ce qu'il glissât inopinément sur la pelure de banane d’un insignifiant lapsus, ce qui provoqua un pandémonium affreux.Les traits à narrer, les attitudes à souligner ne manquent pas; mais déjà le prote regarde monter la copie d’un oeil inquiet.Rien n’interdit de revenir sur certains Incidents à l'occasion.Pour résumer, disons que la convention, favorisée d’un temps splendide, tenue dans un cadre splendide, a été un très grand succès.L'émulation entre les deux candidats a soutenu l’attention, bondé les séances de spectateurs.L’espoir d'une victoire prochaine a favorisé l’acceptation, sans vains débats, d’un programme hardi.Le mécanisme a marché admirablement, ce qui du reste a permis de parler de bâillon et de main de fer.Le président fut énergique et ennemi des discours, le chef intérimaire île l'opposition aussi et le secrétaire, notre confrère Louis Fran-coeur.se montra de plain-picd avec •sa tâche difficile.Excellent bilingue.il est clair dans ses idées, clair dans ses termes, clair dans sa voix.Aucun des congrès dont nous avons été le témoin n'a marché â un tel rythme et n'a si bien été tenu dans sa voie.Voir les comptes rendus d’Alexis Gagnon, pages 6 et 10.IVe Session de l’Académie canadienne St-Thomas d’Aquin Première séance sous la présidence d’honneur de l’Eminentissime cardinal Villeneuve- Allocution d’ouverture par Mgr L.-A.Paquet, président de l’Académie - Le mouvement thomiste et l'avenir canadien Eminence, L’Académie canadienne Saint-Thomas d’Aquin, qui a ce soir l’insigne honneur d’ouvrir sous votre présidence très distinguée sa IVe Session, doit «a naissance à l’intelligence d’un Prince de l’Eglise aussi remarquable par son savoir que par son zèle, dont la pourpre rayonna sur son berceau et dont les sages conseils guidèrent ses premiers pas.Et voici que, par une admirable disposition de la divine Providence, elle se voit, â peine sortie de ses débuts, l’objet «le l'attention et des sollicitudes d'un autre Prince «le la Sainte Eglise, non moins docte que le premier, cl non moins soucieux que lui «te |a culture et de l’avancement «tes sciences supérieures en notre pays.Permettez, Eminentissime Seigneur, que notre société, qui vous est chère à plus d’un titre, vous offre, par la voix de son humble président, à l’occasion «le votre élévation encore récente à la très haute dignité cardinalice, l’hommage «le ses félicitations les plus vives en même temps que l'assurance de sa docilité la plus respectueuse et la plus parfaite.L’Académie, il v a quelques mois, a publié en un volume auquel on n fait bon accueil les travaux de sa première Session Parmi ces travaux, elle est particulièrement heureuse de signaler à notre public la» conference de très large envergure et de portée très élevée et très lumineuse ^ faite par Votre Eminence sur le rôle de la philosophie dans les Universités catholiques.(Suite à la page 2) L Académie St-Thomas d’Aquin Nous avons le plaisir de publier dès aujourd’hui le texte même de h très remarquable allocution d'ouverture prononcée hier soir, à VAcadémie canadienne Saint-Thomas d’Aquin, par son éminent et vénéré président, Mgr L.-A.Pdquet, Nous sommes contraints et nous nous en excusons vivement de remettre à demain l’analyse des études présentées «1 In même séance par nos deux distingués collaborateurs, le R.P.Adélard Dugré, SJ., et M.le chanoine Arthur Robert, Si vous voyagez.tdrcsMx-vout *« SIRV'CE PIS VOYAGES, LC “DEVOIR Biflat* émit pou, fou* ta paya au tarif dat compagnie»t paquobott, cksmim du far, zutobv*.Aurai bâtait, aaturaitcua bagages at aeu-dants, chèguut 4a ata.Téléphone* H a voyagas, psinpartn.HArbour 124»* ’ Lt DtVOift, )i.%jL*i j vC>w«»t%fe i ^ IVe Session de l'Acadé* mie canadienne St-Thomas d’Aquin (Suite de U 1ère na«e» Quel magnifique programme pour nos travailleurs intellectuels! Et quels vastes horizons ouverts à leurs regards curieux! Et quelles visions d’avenir pour le (-anada tout entier, dans ces pages fortement suggestives où l’auteur assigne aux disciplines scientifiques les plus importantes le rôle primordial qui leur revient! Votre Eminence a ainsi imprimé, dès le principe, à nos travaux une poussée vigoureuse qui les actionne et les oriente vers un but d’utilité transcendante, lequel doit te répandre “dans tous les ordres de la pensée et de l’activité rationnelle’’.¥ * ^ L’idéal d'un peuple n’est pas seulement de multiplier ses industries et ses entrepôts, d’étonner le monde par scs constructions géantes, d’assujettir à de solides liens d’acier ses plaines, ses fleuves, ses montagnes même, et d’en ceinturer toutes ses provinces.Pour vivre et pour se tenir à la hauteur de leurs destinées, les nations comme les âmes ont besoin d’une sève qui les imprègne, d'un principe spirituel qui les alimente.Ce principe, cette sève nourricière, c’est 1» religion, c’est l’influence reb gieuse, c’est l’idée chrétienne sur laquelle, nous le savons, l’Etat canadien a été fondé.Or, Messieurs, le mouvement thomiste ne peut, chez nous, que fortifier le christianisme, en affermissant les bases de la croyance, en développant l'aspecl rationnel des dogmes, en soutenant les droits et en justifiant les fonctions de la hiérarchie, en prémunissant les esprits contre les théories et les vues erronées, issues des pays latins, germaniques on anglo-saxons, dont la littérature philosophique moderne est remplie.Hippolvte Taine écrivait un jour (1); “Ce sont les grandes forces qui mènent l'homme et le inonde; en somme les grandes forces, les seules créatrices et fécondes, celles qui soutiennent la société, raniment la volonté, enfantent l’avenir, ce sont les sentiments généreux, l’amour de ia patrie, des enfants, des autres hommes, le désir d’être utile, l’envie de contribuer à quelque oeuvre qui dure et se perpétue au delà de nous".Il y a là, certes, des idées justes; mais l’énumération faite par l’illustre écrivain français n’est pas complète: manque, parmi les ressorts indiqués, la force principale, celle qui prime toutes les autres, celle qui par des notions de spiritualisme, courbe les nations devant Dieu, les arrache aux prises tyranniques de la matière, et leur trace un programme de haute politique, d’économie chrétienne basée sur la justice, la probité, le devoir, l’ordre, l’équilibre des intérêts, le jeu d’une saine liberté.* * * Au caractère chrétien et à la va- (1) Revue des deux Mondes (15 anvier 1933).Nécrologie BOURDON — A Montréal, le 3.à 77 ans, M.Jean-Baptiste Bourdon, époux en lères noces d'Elisabeth Picard, en Sèmes noces, Joséphine Perreault CARON — A Montréal, le 3, A 73 ans.Odllon Caron, époux en premières noces d’Alphonlslne Labonté, en deuxièmes noce*.Marte Dubê.CHENIER — A Montréal, le 4, à 52 ans, Mme Wilfrid Chénier, née Qrartella Allard.POUCET — A Montréal, le 1er.A 33 ans.Gustave Doucet.époux de Florence Egtn, FICHAUD-LABOSSIERE — A Montréal, le 2.Mme J .-Lucien Flehaud.née Henriette Labosslère PORTIER — A S te.Scholastique, le 3.A 80 ans.Mme EUodore Portier, née Mathilde Laeomhe QARNEAU — A Montréal, le 3.A 82 ans.Olivier Oarneau.autrefois de Québec.GUIMOND — A Montréal, le 3, A 55 ans.M.Adolphe Gulmontl.époux de Marie Proulx.LACAS — A Montréal, le 3, A 44 ans.Clé-rlnda Roberge, épouse de Joseph Lacas.LAFRENIERE — A Montréal, le 4, à 47 ans, Wtnefred Baker.LAURIN — A Montréal, le 3.A 72 ans.Mme veuve Alfred Laurin, née Phllomène DeGulse LEPINE — A Montréal, le 2.A 73 ans.Mme veuve Gaudlose Lét-tne.mère de M Emile Lénine, P.S.S.et du Rêv Père Norbert.O.C.R.MARTINEAU — A Montréal, le 3.à 34 ans.Mme Eugène Martineau, née Yvonne Pltt.PACK WOOD - A Montréal, le 2.à 78 ans.Mary Synnott.épouse d'HUalre Pack- wood FAQUIN — A Montréal, le 3.Camille Le-gault.forgeron, époux d'Elodte Faquin, A 86 ans.PEARSON A Montréal, le 3.A 15 ans.Cécile Pearson, fille de M et Mme Henri Peau-son.RATEL - A Terrebonne, le 3.subitement, Rosario Ratel.époux d'Amsnda Laurier.SEOUIN — A Lac Edouard, le 2.A '4 ans, Albert Séguin, époux de Florida Boileau THIBEAUDEAU-GUILBAULT— A 59 ans, Mme Télesphcre Thlheaudeau, marchand général, née Caroline Gutlbault TREMBLAY — A Montréal, le 3, Mlle Alice Tremblay, fille de feu A.-A.Tremblay, et de feu Eucharlste Martin, et belle-fille de S.-G.Berge vin.leur religieuse d’un peuple, rien n’est plus étroitement associé que son orientation intellectuelle.Et c'est pourquoi nous estimons que rintellectualité, sous ses formes les plus nobles, entre pour une large part dans le génie constructeur de l’avenir canadien.Le culte de la science et des lettres, sans appartenir immédiatement à l’oeuvre gouvernementale, est déjà, en soi, une parure.Mais lorsque les études que ce culte provoque jouent le rôle de laboratoires des notions les mieux définies, des vérités les plus nécessaires et les plus fécondes, le savoir qui en résulte ne sert pas seulement à orner un pays, il ouvre en lui une source infiniment précieuse de richesses et d’utilités sociales.Richesses scientifiques d’abord, où les sociétés plongent leurs racines, et que l’effort thomiste contribue efficacement, soit à accroître, soit à mettre en valeur d’actualité! La science dont on exalte si justement le nom, étant une .connaissance des choses par leurs causes, c’est donc, et au plus haut point, une oeuvre scientifique proprement dite que de cultiver, comme l’a fait le génial patron de notre Académie, saint Thomas d’Aquin, la philosophie et la théologie scolastique, en recherchant dans leurs principes mêmes l’exactitude et la portée des conclusions qu’ils renferment.Aussi les deux “Sommes” de l'Angélique Docteur (pour ne parler que d’elles) doivent-elles être regardées comme des monuments de science, dans le sens le plus strict et le plus élevé du mot.Mais les disciplines vouées, comme l’observation naturelle, la critique.l’histoire, à l’examen des faits et des idées dans leurs sources et leurs développements authentiques, cherchent, de même, la raison des choses; et de plus, elles fournissent les éléments d’importantes solutions de doctrine.Aussi, présentent-elles, de ce double chef, un caractère scientifique avéré qui fait l’honneur de l’esprit humain.Nul ne l’a mieux compris que le grand Léon XfR.—- FR déjà, dès l’aube de la renaissance du thomisme, dans l’intérêt même des sciences supérieures dont il se souciait avant tout, ce très docte Pape avait ordonné une édition nouvelle des oeuvres de saint Thomas qu'il voulait conforme à toutes les lois les plus rigoureuses de l’érudition.Et, pour assurer davantage l’intégrité des enseignements du Maître, il avait recommandé spécialement deux de ses commentateurs, Caje-tan et Sylvestre de Ferrare.On peut affirmer — et ses écrits et ses actes le prouvent — que l’auteur de la restauration thomiste n’entendait nullement cloîtrer l’esprit moderne dans la spéculation pure; qu’il se rendait parfaitement compte de l’importance générale des études poussées, sous la lumière des principe?, vers des recherches historiques, critiques, expérimentales, de plus en plus élargies et accentuées, selon les vues récemment formulées par la Constitution apostolique Deux Scientiunim de Pie XL La vérité est une; et, quelle que soit l’ampleur du domaine où elle se déploie, qu’elle, plane sur les sommets ou qu’elle éclaire des zones inférieures, U est impossible qu’elle ne serve pas, de façons variées, mais effectives, les intérêts véritables des nations civilisées.Au milieu des entités collectives, très diverses, dont se compose l’humanité, un peuple ne s’élève à la pleine conscience de ce qu’il est et de ce qu’il vaut que dans la mesure où il sent grandir en lui-même la force rayonnante de sa pensée.Ÿ êê ¥ Cette pensée, si elle est juste, posé les bases de l’ordre moral où s’appuie toute société bien constituée et dont les lois supérieures, providentielles, commandent tout le régime gouvernemental.Trois maux très graves pourraient, s'il n’y était porté remède, compromettre fort sérieusement l’avenir canadien: le conflit des races; un concept erroné de l’organisation et de l’orientation sociale; la lutte désordonnée des intérêts économiques.Or, en face de ces dangers, et pour y obvier, l’oeuvre thomiste, telle que nos intellectuels la conçoivent et telle que notre Association entend la développer, apporte un concours incontestablement précieux.Non seulement l'Académie Canadienne Saint-Thomas d’Aquin comprend des membres de races distinctes, mais elle emprunte de son Angélique Patron, pour les offrir aux hommes publics, des principes de haute politique d’où il est permis d'attendre, malgré certai- travail et une exploitation intelligente, ne sont que des “instruments”.Il sait, en les appréciant.des théories et des conflits qui af-fecteKÎ toute l’économie sociale, et lïu'Æ'Ï.V.ÏÏdï?ïïSÎTu °bserverïa biïi.Vàii àti perçus très judicieux.Feuilletiez, Messieurs, les dix vo-mes publiés par la Commission lûmes publiés par des Semaines sociales canadiennes, plus exactement par leur admirable président, le Père Archambault.et où l'on a l’avantage de posséder, sous une forme stable, l’oeuvre déjà considérable de cette institution très bienfaisante.Vous serez surpris de voir quelle place de premier plan tient saint Thomas d’Aquin dans les travaux des conférenciers, quelle autorité les orateurs attachent à sa parole, quel usage ils font de ses écrits.Preuve palpable des clartés merveilleuses qu’offrent aux ouvriers de l’esprit, dans l’examen des peuples moins par la pléthore de leurs millions que par leurs traditions religieuses et par les fortes qualités morales, intellectuelles, familiales, sociales, dont iis donnent le spectacle.Du reste, l’Economique de saint Thomas d'Aquin est éminemment riche d’aperçus lumineux, d’observations très justes, très fécondes, très pratiques, cuncernaul, par exemple, le commerce, l’agriculture, la salubrité des villes, et en particulier l’usage désirable des biens possédés.C’est une constatation que nous ne faisons qu’énoncer, sans y insister, e! pour montrer simplement de quelle efficacité est l’oeuvfe thomiste, et avec quelle puissance de regard, quel élan de dM problèmes wl.»x le» plu» complexes, ces thèses et ces données médiévales d'un rayonnement toujours si puissant, dont la richesse et la plénitude ne cessent d’étonner le regard.Avec regret et non sans frayeur, nous voyons se former et s’accréditer, jusque dans notre pays, une conception absolument anormale de l’Etat, laquelle lend à confisquer, à socialiser, entre les mains au pouvoir, les libertés les plus essentielles, ou encore laisse étouffer dans l’engrenage de mécanismes financiers redoutables la vie des faibles et des humbles (2).1,’intelligence et la conscience sociales accusent çà et là, à n’en pas douter, un fléchissement.Il incombe tout d’abord, d’un côté aux organes de la science sacrée.de l'autre aux apôtres de l’action catholique telle que voulue par le Pape et si admirablement définie par notre très vénéré Cardinal-Archevêque, il incombe à ces influences diverses de faire pénétrer dans l'esprit public des idées de redressement.Et l’Académie Saint-Thomas d’Aquin, pour sa part, ne se croit pas en peine de pouvoir trouver, dans les doctrines de son Patron, un très solide rempart contre le bolchevisme intellectuel qui s’attaque aux notions fondamentales de la société, et contre cette forme nouvelle de dictature condamnée par Pie XI et qui enfreint les lois profondes de l’equilibre social.Les encycliques des Papes sont sa boussole.Elle y reconnaît des principes chers à l’Ange de l’Ecole et sur lesquels reposent la constitution véritable et le fonctionnement régulier de la société: tels, la subor.dination de toutes les activités, individuelles et collectives, aux suprêmes destinées de l’homme, la souveraineté de la fin et et du bien commun, le juste concept de la loi, de l’autorité et de la liberté, le rôle firééminent et modérateur de la ustice sous tous ses aspects, la fonction antiindividualiste de la charité que l’on vient à Rome, pendant toute une semaine, d’étudier et d’exalter.Cette action doctrinale est nécessaire; mais elle en appelle une autre: celle des pouvoirs publics.L’un des points dominants de la sociologie thomiste, c’est que les gouvernements, quel qu’en soit le nom, ont le devoir, par les mesures qu’ils prennent, par les lois qu’ils promulguent, par la protection accordée à l’influence spirituelle et à l’enseignement religieux, par la répression des pires abus publics, c’est qu’ils ont le devoir de travailler à établir eLà développer parmi les citoyens les conditions et les facilités d’une vie paisible, probe et active.Citons l’Angélique Docteur: (3) “Trois choses sont nécessaires pour qu’une société soit bien dirigée.La première, qu'elle soit établie dans l’unité de la paix; la seconde, que les citoyens, libres de dissensions intestines, trouvent dans la loi des encouragements à la vertu; la troisième, que le gouvernement s’efforce de procurer, par des voies opportunes, ce qui assure une honnête aisance pchir les personnes et le bonheur des collectivités.” Sans être chargé, comme le pouvoir spirituel, de la dirertion des consciences, l’Etat remplit Tune de ses fonctions principales, la première même, en s’appliquant à créer dans tous les milieux, par les moyens qui relèvent de lui, une atmosphère de moralité, de respect de Dieu, de justice, d’amour du droit et de bonne entente.Saint Thomas, on le voit, — et cela pour tous les pays est capital saint Thomas place dans Tordre moral, dans le règne social de la vertu, le facteur prédominant de la félicité temporelle des nations.Quelle vérité salutaire, digne de présider aux délibérations de tous les conseils et aux discussions de tous les Parlements! Toutefois, dans la sagesse de ses vues si compréhensives, l’Angéli ne et d’applications elle peut promouvoir tous les intérêts liés, de quelque manière, à la prospérité de notre pays.* Ÿ * Si jamais, Messieurs, il fut nécessaire, pour le Canada, de dresser contre les entreprises et les assauts répétés du mal, tous les ressorts et toute la métaphysique du bien, c’est sûrement en ces jours où le monde entier se tourmente dans une angoissante fermentation d’idées, et où en nos propres provinces de larges fissures s’ouvrent aux théories les plus osées, aux prétentions les plus captieuses et les plus subversives.Dans le travail de préservation religieuse et sociale qui s’impose, nul effort ne peut être de trop.L’Académie dont nous sommes les modestes ouvriers vient, semble-t-il, à son heure pour prêter son concours à l’oeuvre, si méritante, de nos maisons d’enseignement supérieur et pour aider à réaliser le rêve de paix, de fidélité à Dieu, de sécurité doctrinale, de juste initiative, d’ascension intellectuelle, morale et nationale de tout bon patriote canadien.Ce rêve est le nôtre.Et si une illusion, d’ailleurs généreuse, -ne trahit pas nos espérances, le mouvement thomiste, accentué, élargi et fécondé par les travaux de l’Académie, mettra en activité, au service de notre patrie, des énergies et des ressources qui n'attendent, pour livrer leurs richesses, que l’entrainement de l’exemple et le stimulant de la coopération.L.-A.PAQUET, pire La tyrannie rouge entretien avec l’archimandrite PaTssios expulsé de Moscou Savourez cette fine qualité THÉ "SALAD# n Frais des plantations « «Mf !681-3, rue Dorchester est CHerrier 4747 1256, rue Robin CHerrier 6602 L.L.GAMACHE BOIS ET CHARBON COKE LASALLE PRIX TRES SPECIAUX Demandez notre représentant, n Ira vou» voir à l’heure que vous*tul fixerez.Spécialité: Noua nettoyons gratuitement votre fournaise au Vacuum, sans poussière.nés diversités ethniques, l'union et t nue Maître n’omet point de const- !.A BtENFACSANCE QUI SE FAUT [ I NOS SERVICES Suions mortuaires Direction de Assurance funérailles funéraire Ambulances privées LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE FRAIS FUNÉRAIRES L,.Roc.CoartoU.Jowph Coartol*.Président et S«wr.-Tr4n.et Gérant Géoér*I A**'t-Gér«nt Gén Rue Ste-Catherine, 302 Est * Téléphone: Plateau 7-9-11 DEMANDE/.NOS BROCHURES ILLUSTRÉES la ( oopération nationale D'un côté, la vertu de prudence, magnifiquement décrite par l'Ange de l’Ecole et si justement attribuée par lui à ceux qui gouvernent, fait du bien commun la loi suprême des sociétés.S’inspirant de la rai- dérer, comme facteur secondaire du bonheur des sociétés, une suffisante somme de biens matériels.(4) Et par là le Prince de la scolastique pose immédiatement le pied sur le terrain économique, non certes pour y couvrir de son nom l’opulence injuste, accapareuse et maté- son qui en est la norme plutôt q«c ^“^^TnUls' po‘ur établir la.fin de la passion ou de lintiitt.elle propre des possessions met les législateurs, et les peuples j lerrçstrcs \ SPS yPUX fa tels biens, eux-mêmes, en garde contre les! n^rnp léailimemcnt acquis par le causes de fatales discordes.Dans un pays mixte comme le nôtre, où les familles de sang différent se nourrissent des sues d’un même sol et s’abritent sous les textes! (3) f)r rtgim.princ.L 15; d’une même constitution, elle ne t-H, qq.92 et 96.souffre pas que des brèches soient' faites à Légalité des droits.L’archimandrite Paissios, vicaire de l’église grecque de Moscou, a été expulsé, il y a quelques jours, par les autorités soviétiques.Réfugié à Athènes, il a accordé un très intéressant entretien à notre confrère Ilestia.L’archimandrite, “vicaire de l’église grecque de Moscou”, s’est installé provisoirement dans une chambre modeste, au troisième étage d’un hôtel.De taille moyenne, plutôt corpulent, aux traits fins, il porte une blouse en toile, qui ressuscite Timage de Tolstoï.Ses manières sont simples.11 n’est nullement emphatique; son vocabulaire est plutôt pauvre.De temps en temps, il s’arrête pour saisir un mot qui lui échappe.Mais laissons place à cet émouvant dialogue: “— j’ai oublié un peu ma langue, à Moscou.“ -Combien de temps y êtes-vous resté?“___ Vingt-deux ans.Exactement depuis 1912.I.a ville de Moscou était, à cette époque, toute differente.J’avais termine mes etudes à la grande école de Phanar, et mon monastère m’o envoyé là.“ Votre monastère?.______ Qui.J’appartiens au monastère d’Ibères, du mont Athos.mais j’ai eu Moscou comme seconde patrie, et je ne veux pas cacher mon regret de l’avoir quittée.Un pretre attaché à un territoire étranger se forme des liens très étroits avec ses ouailles; et, surtout, lorsque ses fidèles ont le sort de >n}on, troupeau, lorsqu’ils sont décimes par la révolution, vivent sous l’empire de la peur et restent pauvres et épouvantés* alors la place du pre-tre prend une plus grande importance.» __ Et vous, en tant que vicaire d’une communauté étrangère, n’aviez-vous pas une certaine liberté.“ — Les autorités, pour la forme, n’interdisent pas nos cérémonies, mais elles agissent dune façon pire; elles font la chasse au prêtre et à ses fidèles.Un pretre, avant la révolution, jouissait du respect général.Or.aujourd hui, il est en butte aux railleries et à Imites les attaques humiliantes.En particulier, les enfants sont très durs.Toutes les fois que j ai tente de me promener, revêtu de mon habit de religieux, j’ai ete atiaque avec des pierres et me suis aU|rJ; dr terribles insultes.Et tout cela a eu comme théâtre les rues du centre.Si j’avais rancontré des enfants en un point éloigne, leur dureté, vraiment, se serait manifestée d’une façon très dangereuse.L’archimandrite, apres un _ bref instant de songerie, a poursuivi: “— Ensuite, on est file.*««».— .- _ - agents ne restent nullement s< t _-faits si un prêtre se lient tranquille cl obéissant aux lois.Un pi dre infortuné avait rencontré, un jour un malheureux Pres d’i fleuve, misère et la maladie avaient fuit des empreintes profondes sur J.figure; ses habits étaient^en liai Ions; il gémissait.Le prêtre s'est mière chambre a une température de quarante degrés au-dessus de zéro et l’autre une température de vingt degrés au-dessous; ce procédé continue plusieurs jours jusqu à ce que le supplicié livre Targent, si.dans l'intervalle, il ne meurt pas dans une des deux chambres.Est-ce que la nouvelle génération est enthousiaste?Théâtre IMPERIAL toux les xolrs “Mam’zelle Nitouche" L.TURNER et E.LOISELLE Mme J.MAUBOURG.Billets au théâtre ou i LA SOCIETE CANADIENNE D’OPERETTE 3774, rue Saint-Denis - HA.2183.“— Elle Test; ces enfants n’ont pas connu des temps meilleurs; ils sont nés sous ce régime et ils se croient grandement heureux.L’Etat fait d’eux les vrais piliers du régime.” ,C.BASTIAS (Figaro) Pour haler nvec I» “Devoir^ Réunion régionale du centre ce soir A 8 h.30.à la Palestre Nationale i , u.officiers des Comité* pxroixtièux de Lecteur» du “Deles prét.deiiH ' ^ ” eon j réunion d urgence qui s* Dent.ce .oi» *C8nhe*ui.1 OU* '»y prenons pas garde, d’ab-cipes.L’heure est trop grave pour SOI.j)er ej (je fusionner les meilleurs ne pas parler franc et net.II s agit éléments de notre parti.Je le de- phe L’Archevêque, dentiste, de VLontréal, J.-L.-Albert Charbonnenu, jrement dans le gouvernrrfimt.R.Monct, de Mont-L«urier, H.Char- [f "Je tiens à le répéter, Irl ouvi trand, (^harlca Frémont, de Québec, connaiss "' rlcrs t ceux qui les ^lèfendeal.M.Léo Bérubé M.Bérubé déclare (pie les deux candidats sont ses amis.Mais quand il s’agit de la province, je ne puis qu'endosser la candidature de M.Duplessis.Je partage entièrement les vues de M.Lavergne et de M.Bourgeois.Conservateurs véritables, vous n’avez pas le droit de di re à Duplessis qui a livré des luttes sans nombre: Viens, toi, qui as été bon serviteur de la province, toi qui as lutté pour maintenir des principes nécessaires, viens que nous te donnions le baiser de Judas et que pour 30 deniers nous le vendions.Ce n’est pas seulement un devoir de justice, c'est l'aveuglante évidence qui l’exige.Car Duplessis a incarné dans la lutte contre les trusts la défense des intérêts du peuple, Maurice Duplessis, ce n’est pas un nom, c’est un drapeau.C'est le général qui ira en tète de ses soldats planter le premier drapeau sur 1 autre côté du pont d’Arcole.Bérubé dit qu’aucun député fédéral n est «tuu appuyer M.Duplessis.H devait compléter sa pensée en df**|l: “en venant le défen-dre par lei\parole devant les délégués , mai^.les onésimtens, fu-rieux, crient nV mensonge, demandent des rétractations.Comme le délai était exmré tout en reste là.M.Gagnon mtrle ensuite, d’abord et avant tout de la direction du parti conservateur.Ceux qui ont suivi l’évolution de notre parti dans la province de Québec depuis trente ans savent que ce parti accuse trois tendances différentes.Trois groupes veulent l’amener à suivre (les voies divergentes.J'aurais voulu éviter de discuter en public, à la face de toute la province, les divers aspects de ce douloureux problème.Si la convention eût été préparée d’une autre manière, si elle eut été précédée d’une réunion de tous les chefs, ministres et députés, tant au fédérai qu’au provincial, reunion au cours de laquelle aurait ete discuté sagement quelles étaient les méthodes les meilleures à suivre.non seulement pour choisir un chef, mais surtout pour assurer l’unité de direction par les chefs, l’union dans les rangs des soldats et l'unité dans la doctrine, nous n’aurions pas assisté à ce spectacle lamentable qui ejdste chez nous depuis quelques jours.U me senj-ble, messieurs, puisque le problème a été posé d’une autre façon, puisque la convention a etc convoitée d'une autre manière, que nous devons envisager froidement le fait elare bien franchement: notre parti ne doit être ni l’esclave, ni le serviteur de ce groupe qui devra accepter nos directives et nos idées s’il veut marcher avec nous .Le deuxième groupe A côté de ce premier clan, se range un autre groupe à la direction louvoyante, aux tendances moins délimitées.Ce groupe se gardera bien d’ériger en doctrine qu’il faille être conservateur à Québec et indépendant ou libéral à Ottawa, mais il agit comme s'il partageait cette conviction.Il veut bien, eq certaines occasions, proclamer le mérite de nos chefs à Ottawa, recueillir le fruit de leurs victoires, mais il refuse de prendre des risques pour le suivre à la bataille.Il adopte une certaine indépendance suspecte à l’égard du parti conservateur à Ottawa.Je veux reconnaître que ce groupe s’est formé un peu à cause des tendances du premier groupe dont j'ai parlé en premier lieu.11 est assez difficile de définir clairement la position de ce deuxième groupe parce qu’il semble se réjouir à rester dans le vague et l’imprécision.I (ccornDri"ct'narlêren toute fran- On trouve dans scs rangs des cou Irhisc .fin ,ta dissiper si possible serve leurs de vieille souche qui ont tous les malentendus.cru adopter cette attitude pour se Je disais donc que le porti etm- j ! servateur accuse trois tendances nettement marquées, ou plutôt, qu’il se divise en trois groupes entre lesquels ne régnent que la désunion et le manque d harmonie, de discipline et de l’union nécessaire certaine école qui marque souvent son opposition violente à M.Taschereau, mais qui, après les élections provinciales, cherche toujours des faux-fuyants et des prétextes pour se justifier d’avoir voté pour s an sr iè'sm iVi l *5T nous n’oRsuieron.s lui.On trouve aussi des anciens Jî! déboTre et défaites.libéraux dégoûtés du régime et qui M ont cru que pour avoir le succès Conservateur* à Ottawa aux élections, il fallait professer .libéraux à Québec certaine indépendance d’allure ®* _ vis-à-vis d’Ottawa.Dans le premier groupe se ran Erreur ou illusion: depuis un «ont ceux nui dans la province de grand nombre d’années que le par-"uèbec sont à la fols conservateurs U conservateur provincial n essayé «it.,,!.,, libérant » OU.»»._J> ««•«•»» «•“il* BCKpe ntij ronli.tt K.11 (tnttlbri* P*1*' tôt limité de Canadiens français recueille surtout adhérente lamentablement défait.Aux dernières élections provinciales M.Taschereau a failli être battu par- ce que toutes les forces conservatrices moins celles du premier groupe ont donné de l’élan à la suite d’un chef valeureux qui, comme ceux qui l’ont précédé et ceux qui le suivront, a pu commettre des erreurs mais n’a jamais ménagé ni son temps ni ses forces pour conduire son parti à la victoire.Il serait injuste de vouloir rendre responsable qui que ce soit de la création de ce deuxième groupe-Il nous faut remonter à la guerre et à la période malheureuse de 1917 pour trouver l’accentuation de cette séparation du parti conservateur provincial du «parti conservateur fédéral.Je ne veux blâmer ni approuver ce mouvement dont l’origine a été conçue dans la bonne foi.Il est sans doute plus facile de juger le passé que de prévoir l’avenir.En 1917 En 1917, après les élection^ générales de décembre, aucun député canadien-français ne siégeait à Ottawa à côté de sir Robert Bèrden.Le parti conservateur a alors connu, dans notre province, ses jours les plus sombres.Si je ne fais pas erreur, la Législature de Québec ne comptait que quatre ou cinq députés conservateurs.Aucun point de liaison ne semblait exister entre ces débris héroïques de nos vaillantes phalanges et les partisans de M.Borden à Ottawa.Du reste, au i parlement fédéral, le parti conservateur lui-même s’était fopdu dans le parti unioniste.Les divergences de vues qui se sont alors accentuées entre Ottawa et Québec ont conti nué jusqu’à ces derniers temps.O.c 1 deuxième groupe n’a jamais pu définir exactement la nature des relations qui doivent exister entre le parti conservateur fédéral et le parti conservateur provincial.Yeudredi ] dernier, un de mes collègues à Ottawa a essayé de trouver une for-{ mule afin de la faire servir contre ! ma candidature: “Je crois nécessaire la collaboration, disait-il, entre Ottawa et la province de Québec.mais je n’admets pas l’absorption d’une juridiction par l’autre.De même, poursuit-il, je n’adhiets !pas que les députés provinciaux s’ingèrent dans la conduite de la députation fédérale, de même je ne crois pas qu’il faille mépriser les décisions prises par nos amis de la députation provinciale”.Vérités de la Palisse: qui a jamais prétendu que, par union, il faille entendre absorption ou fusion, ou empiétement d’une juridiction sur l’autre.Dans une déclaration rendue publique samedi dernier, M.Arthur Sauvé disait: “Il importe de bien connaître l’histoire du pays, l’esprit de la Confédération, le caractère des législatures provinciales pour ne point confondre l’union avec l'unité’’.Avec tout le respect et la déférence que je dois aux opinions de ces messieurs, je crois qu'il n’est pas difficile de définir ce qu’il faut entendre par union du parti conservateur au fédéral et au provincial.Je ne confondrai pas l’union avec l’unité, la fusion avec la collaboration.Je ’irai bien nettement cependant que nous périssons de faiblesse à force de rester dans le vague.St nous voulons remporter la victoire, il faut être conservateurs tout court, à Québec et à Ottawa.Toute autre attitude serait fausse.Si une fausse position a pu dans le passé être tolérée en raison de certaines circonstances extraordinaires, elie n'a plus aujourd’hui ia moindre raison d’être.Elle est une faute en face de la vague socialiste qui monte de l’Ouest.Le "Devoir” Les journaux qui, comme le Devoir, ont tout fait depuis vingt ans pour maintenir cette division dans nos rangs au profit de M.Lapointe à Ottawa et de M.Taschereau à Québec, n’ont pourtant jamais le moindre reproche à faire au parti libéral quand il prêche l’union à | Ottawa et à Québec.Mon ami T,nuis j Durand le disait avec talent dans le Devoir samedi: Pourquoi reprocherait-on à l’honorable Maurice Dupré et à moi-même de faire dans le parti conservateur ce que M.La-pointe et M.Taschereau font dans le parti libéral: l’union entre les groupes, la bonne entente dans les rangs et la fermeté et l’autorité chez les chefs?Il existe cependant des divergences de vues profondes chez les chefs du parti libéral, sur la création d’une banque centrale, par exemple, sur l’article 98 du code pénal, la canalisation du Saint-Laurent et plusieurs autres problèmes.Cependant, nous les voyons toujours réunis sur les mêmes “hustings”, aux mêmes banquets, et proclamer la nécessité de l’union et de la discipline.Certes, je n’irai pas chez eux trouver des modèle.^ politiques; je veux simplement souligner le fait que, puisque les chefs du parti libéral savent présenter un front uni.de parti qui le combat doit au moins, s’il veut inspirer confiance au peuple, chercher à réaliser l’unité de doctrine et l’uni-té de commandement.Et vous, Messieurs, les soldats valeureux et indomptables qui vous battez toujours dans les bons comme dans les mauvais jours, qui luttez sans relâche et sans répit, qui suivez toujours le drapeau sur tous les fronts, qui vous battez toujours sans espoir de récompense ou de profit, qui n’êtes souvent payés que par l'oubli et l’indifférence, qui n’attendez de suprême consolation que dans le triomphe des principes de la doctrine et la satisfaction d’une bonne conscience, dites-le-moi, êtes-vous bleus à Ottawa et à Québec, ou bleus à Ottawa ’et rouges à Québec, ou bleus à Québec et indifférents à Ottawa?Je sens battre vos coeurs vaillants; je les comprends.Vous ne voulez pas d'équivoques, aussi je veux me battre avec vous autres, pour vous autres, comme vous autres, et à votre façon.Conservateurs à Ottawa comme à Québec Messieurs, si vous voulez que le parti conservateur continue d’être dirigé d’une façon vague et imprécise, je ne suis pas votre homme.Votez contre moi parce que, à mon humble avis, si vous êtrês soucieux d’amener notre parti à la victoire, il faut nécessairement faire l’union entre les divers groupes de façon à j ce que le parli conservateur tant au i provincial qu’au fédéral soit un ê! indivisible.Je vous le répète: je ne veux être et ne veux appartenir qu’au troisième groupe qui est celui des conser-j valeurs tout court à Ottawa at à Québec.Dès le mois de juillet dernier, me rendant compte de la pnv pagande faite par certains de nos amis qui appartiennent au deuxième groupe à Québec et qui prêt chaient la nécessité pour le parti conservateur provincial de se séparer du parti conservateur fédé-t ral, j’ai résolu, après avoir consulté un grand nombre de nos amis, dé placer la question devant le public* A l’assemblée conservatrice tenué à Saint-Malachie.le 23 juillet dernier, louant la part importante prise par M.Maurice Dupré, lors des élections provinciales dans notrd district, je déclarais ceci: M.Maurice Dupré, avec ses collègues, a alors donné un magnifw que exemple de l’union étroite qui doit exister entre tous les groupes conservateurs tant du provincial que du fédéral afin d’opposer à la marée montante du socialisme une résistance ferme et efficace.En effet, quand un groupe d’hommes n’aspirent qu’au règlement de questions de patronage, il est permis de tergiverser; quand un parti méconnaît ses traditions historiques, Il est admis qu’il puisse y avoir matière à divergences d’idées.Mais quand le parti conservateur à Ottawa est dirigé par un homme d’Etat de la trempe et de l’envergure du très honorable R.B.Bennett, quand le parti qu’il dirige s'inspire des plus saines traditions du passé et des saines doctrines d’un nationalisme juste, large et généreux, et quand il travaille à maintenir le Canada dans l’ordre et la stabilité; quand la jeunesse vibrante du Canada acclame en Bennett non seulement le financier éclairé, le politique sage, le diplomate de hauts pensée, mais encore le professeur d energie, le constructeur et le mainteneur, ne vous se.nble-t-il pas cjue le groupe conservateur pro vin* eial qui voudrait simplement l’icno-rer serait pour !e moins bien imprudent et bien présomptueux?Ces paroles, évidemment, n’ont pas produit un grand effet sur certains groupes aux tendances séparatistes de notre parti puisqu’il est encore necessaire de poser la question devant cette convention.Tl me semble cependant que les paroles que je prononçais le 23 juillet dernier reflètent le sentiment du plus grand nombre des conservateurs dans la province de Québec, ftepuis que je suis député fédéral, i ai ete en contact avec des gens de Joutes les parties de la province, ca majorité de nos amis réclament , grand.s cris l’union tant désirée du parti conservateur fédéral avec le parti conservateur provincial, l union qui seule dissipera les mal-entendus, celle qui seule peut nous préserver contre les défaites désastreuses que nous avons subies dans le passé.Messieurs, j’appartiens à ce troisième groupe de conservateurs tout court de ceux qui veulent réelle-me”,t * u.Pion parmi tous ceux, d’où qu ils viennent, qui acceptent nos doctrines et nos directives afin de renverser le parti libéral qui, depuis trois ans, asservit notre province dans la sujétion économique la plus néfaste à l’étranger et !’a conduite au désastre financier effroyable où elle se débat actuellement.Pas un d’entre nous n’a oublie le déficit déclaré de plus de six millions dans nos finances provinciales, quand tout le monde sait aussi que ce chiffre est loin de la vérité.Cohésion de tous les groupes Pour que cette union existe dans nos rangs, ai-je besoin de vous dire qu'il n’y a lieu de craindre ni fusion, ni absorption; ai-je besoin de vous dire qu’il n’appartient point au chef fédéral de dicter Ja ligne de conduite que doit tenir le chef provincial; ai-je besoin de vous dire qu’il serait ridicule que les députés et les ministres provinciaux se rendissent à Ottawa soumettre tous les détails de leur programme nour avoir l’approbation de nos chefs d’Ottawa?Nous entendons par union nécessaire la cohésion de tous les groupes, leur soumission au chef fédéral et au chef provincial qui doivent tous deux marcher la main dans la main el travailler ensemble à maintenir la véritable doctrine conservatrice, l’entente entre le parti de tous les hommes de l’ordre et de la stabilité, le parti des hommes de droite qui peuvent avoir des alliés avec lesquels ils doivent être sincèrement unis de coeur et d’esprit, le Parti qui doit rester celui des hommes d’honneur qui ne doivent pas tenter de conquérir le pouvoir au moyen de marchandages déshonorants.Y a-t-il, je vous le demande, fusion ou absorption chez les rouges quand ils sont les maîtres à Ottawa et à Québec?Si l'union et l’harmonie régnent dans les rangs dn parti conservateur.le chef conservateur fédéral ne cherchera pas à imposer au pays une politique qui répugne au chef conservateur de Québec et, de son côté, le chef conservateur de bec pourra faire entendre à Ottawa la voix de Québec qui est la voix de la tolérance, de l’amitié et la coopération entre les races, la voix de la logique, de la mesure et du bon sens.Avec l’union tant désirée, quand sonnera l’heure de la bataille, toutes les troupes iront à l’assaut, et quand le chef suprême de notre parti viendra dans la province de Québec expliquer sa politique et chercher à comprendre la mentalité et les aspirations de notre peupla^ le chef conservateur provincial ne se cachera pas ou ne cherchera pas des prétextes pour justifier son absence.Avec l’union tant désirée, (es députés conservateurs fédéraux auront l’appui des députes conservateurs provinciaux qui recevront à leur tour des députés conservateurs fédéraux ia collaboration la plug entière, la plus franche et la plin sincère.Point de réticences, pas d’attitudes équivoques, de destructions subtiles, de reniements, de trahisons, mais l’union basé sur la confiance et la plus cordiale amitié.Messieurs, voilà la raison de nia candidature, mon programme d mon drapeau.Je vous le répète; si vous ne voulez pas de cette union, votez contre moi, je ne suis pas voire homme.Ne sentez-vous pas comme moi, si la lionne entente existe entre Québec et Ottawa, de tôut'fe à.la Ucruicrcj/wi*) VOLUME XXIV — No 230 LE DEVOIR,.MONTREAL, JEUDI S OCTOBRE 1933 e premier moulin à papier n article intéressant de M.E.-Z.Massicotte dans le “Bulletin des recherches historiques” M.E.-Z.Massicotte, archiviste du istrict judiciaire de Montréal Cour supérieure), publie dans le uméro d’octobre 'du Bulletin des Recherches historiques un intéres-ant article sur le premier moulin papier au Canada.Cet article pus révèle que l'industrie du pa-ier, qui a apporté à la province de uébec une prospérité suivie de-uis quelques années d’effondre-lents de fortunes, a débuté sous un our plutôt sombre il y a de cela ent trente ans.Il nous montre aus-i que dès son origine cette indus-rie était aux mains des étrangers, lais laissons parler M.Massicotte: * * * Divers recueils d’éphémérides nt fixé à 1803 la construction du remier moulin à papier au Cana-a et c’est à Saint-André d’Argen-uil, P.Q., que l’établissement allait pris naissance.Sur quoi était basée l’assertion?-a date était-elle rigoureusement xacte?Intéressés, des anciens membres e la Commission des sites histo-iques du Dominion, notamment ’honorable juge L^-P.Demers et I.Maréchal Nantel, bibliothécaire u barreau de Montréal, causèrent u sujet avec nous.Mais comment se renseigner?Où ouyer les documents nécessaires?Jn jour, l’indice révélateur nous it fourni par M.Nantel et il a été ossible d’exhumer plusieurs piè-es qui seront utiles à consulter.En 1803, le 30 avril, par devant notaire Lukin, à Montréal, Pa-ick Murray cède la seigneurie ’Argenteuil à James Murray.Ce ernier parait chercher à activer colonisation de son immeuble et 26 novembre 1803, il conclut avec ’•alter Ware, fabricant de papier, enu des Etats-Unis, un marché ui restera historique.M.Ware déclare vouloir bâtir un oulin à papier à Argenteuil, sur côté est de la rivière du Nord, rès de la ferme du nommé LeMay it Delorme.Le seigneur Murray se rend au ésir de l’industriel américain en osant des conditions.M.Ware ura le permis de construire un arrage entre la terre ferme et un rtein îlot avoisinant la digue qui urnit la force motrice au moulin u seigneur; ensuite, ledit Ware oc-upera gratuitement six acres de rrre joignant le^barrage et pourra jeter les fondations d’un moulin papier, mais il n’en restera pos-esseur qui durant trente ans* (Gref-Lukin).* * * Il est à présumer que la nouvel-du projet s’ébruita, car vers le Iiême temps, James Murray concé-a des terres et une vingtaine d’em-laceménts dans sa seigneurie.On dut procéder à former le bar-îge, cependant il manquait un •rrain propice pour asseoir l’éta-lissëment, si l’on s’en rapporte au ontrat dont voici la substance: Par devant le notaire Deguire, 31 mai 1804, Joseph Le May dit ielorme vend à Walter Ware, fa-•icant de papier, une terre de trois ¦pents sur trente, sise au sud-est n la rivière du Nord.Le vendeur se réserve le droit i cours de l’année, d’occuper les âtiments qui sont sur la terre et lême d’ensemencer icelle, sans éanmoins, nuire i» l’acquéreur, ni doit bâtir un moulin.k * * Ce moulin ne put donc être éle-é qu’en 1804 et il ne commença à roduire qu’en 1805.L’année sui-ante, le sieur Ware trouve des ailleurs de fonds qui risquent avec li des sommes appréciables comie en témoignent des contrats ré-igés par le notaire Gray.1806, 6 décembre -.Achat par rtemase Jackson, fabricant de pa-ier, d’une part dans le moulin au rix de 1GG6 piastres espagnoles et a quart.Même date — Achat par Benjamin t’aies, fabricant de papier, d’une itre part.Même prix.Même date.Achat par John Har- Ington, “millwright”, d’une autre irt.Même prix.Même date — Achat par James Irown, libraire-papetier de Montai, d’une part, pour le prix réduit e 1333 piastres espagnoles et un ers.* * * Le surlendemain, 8 décembre P06, réunion des sus-nommés chez notaire afin de se constituer en Iciété ‘‘pour sept ans” sous le nom ¦ Walter Ware & Company et d’ar-ter la part de bénéfice qui devra re attribuée à chacun des action-lires.j Malgré la compétence des promo-urs et leur désir de prospérer, •ntreprise végéta, périclita même, don l’historien Borthwick, Jarties Brown se vit dans la nécessité de jursuivre ses associés et finale-ent de se charger de l’administra-ïti.(La procédure en est conscr-e).Le tenace Brown était alors prolétaire de la Gazette en plus être papetier et libraire-éditeur, percevant qu’il lui était impossi-e de mener toutes res besognes bonne fin, il disposa de son com-erce et du journal, pour s’en te-r exclusivement h la fabrication j panier.A son tour il dut s’avouer vain-i, la consommation n’était pas suf-sante et â l’expiration du privi-ge, le moulin fut abandonné.•v * * Ajoutons deux notules à \*éri- ?r: En voulant implanter l’industrie lapetière” au Canada, Walter Wa-aurait imité son père, car on le oit fils de ce John Ware qui cons-uisit le premier moulin K papier ms une localité du Massachusetts, rs 1790.Le papier de Saint-André d’Ar-nteuil devait être de chiffons usque l’on assure que c’est à ickville, N.-E., et en 1839 seule-rnt, que fut fabriqué le premier ipier de bois, peur ce qui conccr-! le Canada.E.-Z.MASSICOTTE Grande vente anniversaire delà Maison J.B.Lefebvre Limitée Prop, det “Montreal Shoe Stores” 25 beaux prix donnés au public Cette compagnie, la plus importante maison de détail de la chaussure au Canada, commence demain matin, dans ses 27 magasins, sa grande veqte anniversaire, la plus intéressante qu’elle ait organisée jusqu’ici.Afin de témoigner sa reconnaissance au public qui, depuis plus de 20 ans, fréquente assidûment ses magasins, elle donne absolument gratuitement un auto Chevrolet 1933 Sport avec radio et 24 prix en argent.N’importe quelle personne peut gagner l’un ou l’autre de ces prix sans être obligée d’acheter quoi que ce soit.Il suffit d’entrer dans l’un quelconque de ses magasins et de donner son nom.Des valeurs exceptionnelles seront offertes chaque jour, et tous peuvent s’en prévaloir à leur gré.Comme il n’y a rien à débourser et beaucoup à gagner, nul doute que nos lecteurs voudront profiter des offres extraordinaires que la maison J.-B.Lefebvre présente à ses clients à cette occasion.M, David au ^Reform Club ## A l'hôpital Notre-Dame Cours de radiologie Le professeur Laquerrière commencera le samedi, 7 octobre, à 11 heures de l’avant-midi, à l’hôpital Notre-Dame, amphithéâtre, son cours d’électroradiologie et le continuera les samedis,.suivants, à la même heure et au même endroit.De ces leçons faites en principe pour les étudiants, le Dr A.Laquer-rière en réserve, chaque année, un certain nombre qui, plus détaillées, sont destinées à intéresser également les médecins praticiens.En 1932-33, il a ainsi iraité de façon spéciale le radiodiagnostic du poumon, du coeur et de l’estomac; et les médecins, soit de l’hôpital Notre-Dame, soit de la ville, ont témoigné par leur assistance, de l’utHité de, cette innovation.Cette année, le Dr Laquerrière consacrera les treize premières séances à l’étude des usages thérapeutiques des courants électriques, en ayant pour but de montrer à ses confrères pratiquant la médecine générale ce que sont ces usages et quand ils doivent envoyer leurs clients au spécialiste.Programme 1.— a) Réactions physiologiques des nerfs moteurs et des muscles sous l’influence des différents courants; b) L’électrodiagnostic.2.— a) Les méthodes modernes d’électrodiagnoctic, (chronaxi-métrie); b) Interprétation des réponses de l’électrodiagnostic au point de vue du diagnostic, du pronostic et du traitement.3.— a) Les propriétés du courant continu; b) Traitement des maladies du neurone moteur périphérique.4.— a) L’introduction médicamenteuse û l’aide du courant continu ; b) Traitement des maladies des neurones moteurs (cerveau et moelle).5.— a) Le courant faradique; b) Le traitement des affections du neurone sensitif et de la douleur.6.— a) Le courant galvano-fara-dique, le courant sinusoïdal; b) Les affections du tube digestif.7.— a) Les courants de haute fréquence, la diathermie; b) Les affections du tupe digestif (suite).8.— a) Les courants de haute fréquence et de haute tension.b) Les affections du tube digestif (fin).9.— a) Les actions physiologiques générales des différentes modalités électriques.b) Traitement des rhumatismes, de la goutte, de l’obésité, de quelques troubles circulatoires.10.— a) Les actions des bains de lumière, des ultra-violets, des infra-rouges.b) Traitement du rachitisme, de la spasmophilie, de la tuberculose.U.— a) Notions sommaires sur l’action thérapeutique des rayons-X.b) Gynécologie.12.— a) Actions chirurgicales des divers courants.b) Maladies des organes génito-urinaires de l’homme, affections des organes urinaires communes aux deux sexes.13.— a) La mécanothérapie — le massage.Lésions traumatiques et séquelles de traumatisme.Si-mi strose.^ ^ ^ [ ^ _ Croisière aur* Dardanelles Un nouveau débarquement sera effectué en mai prochain sur les rives de l'historique péninsule de Gallipoli, dans les Dardanelles, mais cette fois, le paquebot “Montrose” du Pacifique Canadien qui se rendra sur la scène des sanglants combats de 1915, recevra un accueil plus agréable que celui que les batteries turques ménagèrent aux troupes britanniques au cap Halles, lorsque celles-ci tentèrent de s’assurer le contrôle du détroit qui donne accès à la mer Noire, en avril, 1915.Une dépêche de Londres reçue au "Pacifique Canadien” annonce qu'un comité de la Division Navale Royale vient de noliser le transatlantique "Montrose” pour conduira à Gallipoli un groupe de vétérans de cette campagne fameuse.Le paquebot jettera l’ancre dans la baie de Khelia et le débarquement s'opérera sur la plage de Sedd-el-Bahr, protégée durant la guerre par des fils barbelés submergés et par de puissantes batteries.Pénétrant ensuite dans le détroit, le paquebot passera lentement devant la baie Suvfa, Helles et Anzac, où l'on peut encore voir les tranchées si chèrement défendues par les vaillants soldats anglais at australiens.Des escales seront aussi effectuées à Naples, Amènes et Constantinople au cours de cette intéressante croisière.( Communiqué ).Appel à la jeunesse — Mise en garde contre les idées trop radicales — La doctrine libérale — Les dictateurs M.Athanase David, secrétaire provincial, a été applaudi, hier soir, au Reform Club, où il était l’hôte d’honneur de la Jeunesse libérale de Montréal, réunie (pour son 69e dîner-causerie.M.David a fait un appel à la jeunesse en la mettant en garde contre les idées par trop radicales qui agitent le monde et en la rappelant à la doctrine qui a toujours été celle du parti libéral, doctrine qui consiste à ne rien répudier du passé et à repousser toute théorie politique et économique à tendances socialistes, tout en allant de l’avant en vue du biéh général.Présenté comme l’ami de la jeunesse, M.David a déclaré qu’il avait toujours cru de son devoir, comme du devoir de tout politicien, de ne jamais perdre une occasion de -dire aux jeunes d’avoir confiance en eux-mêmes, de compter que leur enthousiasme trouve toujours un écho chez ceux que l'expérience de la vie publique a instruits et qui ne demandent pas mieux que d’aider la jeunesse à parfaire une oeuvre que le temps et tout un monde d’obstacles ne leur ont permis que d’ébaucher.Tout en louant l’enthousiasme et la spontanéité de.la jeunesse, M.David a fait observer que la jeunesse est naturellement dotée d’un esprit de critique développé par des études toutes fraîches.Il comprend bien, qu’en sortant du collège ou de Tuniversité, on soit tenté de dire tout hâut ce que Ton pense et que Ton soit peu enclin à l’indulgence quand il s’agit de porter un jugement sur ses aînés, sur ce qu’ils ont accompli ou tenté d’accomplir.11 ne condamne pas cette attitude, mais il fait simplement observer que les plus grands artistes à travers les siècles ont tous dû, à certaines heures, admettre avoir dés maîtres.La preuve que les aînés ne tiennent pas rigueur à la jeunesse pour cette propension marquée qui la caractérise, c’est que tous les pays qui veulent s’affranchir d’un joug despotique ou qui veulent reconquérir le terrain perdu verraient leurs efforts vains s’ils ne s’adressaient à la jeunesse qui seule peut, avec le sang jeune qui coule dansl ses veines, redorer le blason natio-1 nal que le temps a flétri.Partout, de par le monde, poursuivait M.David, que voyons-nous de ce temps-ci à travers toutes les perturbations qui secouent tous les pays sans exception?un appel frénétique à la jeunesse.Pourquoi?Parce que seule la jeunesse peut ce qu’il est impossible à ceux que 1 amertume écrase, qui sont liés politiquement, qui ont perdu quelque chose de leur idéal, mais auquel, du fond de leur âme, ils aspirent encore en souffrant de ne pouvoir plus le réaliser.C’est tellement vrai que, dans tous les pays, on sonde la jeunesse afin de savoir ce qu’elle pense, conscient qu’elle incarne tout l’idéal de la nation et que l’avenir est entre ses mains.La jeunesse d’aujourd’hui a des avantages sur celle d’hier: avantages qui résultent de la facilité plus grande qu’elle a de s’instruire des questions nationales, politiques et economiques.Ne dissipez pas avec frivolité ces dons précieux qui sont en quelque sorte l’apanage de vos droits et de vos privilèges, car L’heure que nous traversons est trop grave.Le Canada, la province de Québec surtout, a besoin de toutes les énergies dont vous êtes capables.Nous n’avons jamais eu tant besoin de vous que présentement et c’est avec confiance que nous vous tendons la main, que nous vous demandons de rester debout pour endiguer et repousser les flots envahissants de doctrines et de théories nouvelles qui étreignent le monde et menacent de Tétouffer en annihilant le sens des responsabilités.Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, il est bon qu’un homme politique regarde ceux qui Tont regardé longtemps, qu’il sente Tai-greur des caractères autour de lui, mais il est également bon que la jeunesse se tourne vers lui pour lui donner l’encouragement dont il a besoin pour continuer sa route en restant Tami des jeunes.Quand Je politicien expérimenté s’achemine dans la vie, publique, ayant à ses côtés toute une phalange de jeunes, il se sent plus fort, et quand il Se demande alors ce cpic veut la Jeunesse, il peut se répondre, sans crainte de se tromper, se souvenant lui-même de ses vingt à trente-cinq ans: Bien peu de choses.Les jeunes ne demandent en vérité qu’une chose: une pensée généreuse qui leur permeUra de se dépenser.Comme récompense: ils ne réclament qu’un peu de gloire et des prunes.Si vous cherchez la preuve de ce que je viens de dire, regardez Tlta-lie.En Italie, que voyez-vous aujourd’hui et qu’y voyiez-vous hier?Hier, un peuple qui se mourait et que le communisme gangrenait.Aujourd’hui tout est changé et à la base de ce changement radical vous trouvez un homme, un seul, qui s'est levé au milieu de la multitude et qui s'est adressé à la jeunesse qu’il a enthousiasmée et enflammée parce que lui, Mussolini, et la jeunesse n’avaient qu’une même âme, que les mêmes ambitions,'' qu’un même rêve.L’Italie maintenant est loin de celle d’hier parce qu’on lui a rendu son âme en reconnaissant scs besoins ethniques et en donnant au peuple le nécessaire on a sauvé TItalie de la banqueroute, du marasme et de l’anarchie.C’est encore le cas de TAutri-che avec Dollfuss, et Roosevelt tente, lui aussi, une semblable expérience aux Etats-Unis.Partout où vous rencontrez une pensée qui prend une emprise profonde vous voyez un homme et la jeunesse qui recherche avant tout un chef â qui confier l’obligation de réaliser ses aspirations nationales.Si elle ne le trouve pas, elle se Tenfantc, quitte à courir avec lui la belle aventure, et lu jeunesse a toujours aimé l’aventure.Heureusement, la jeunesse de la province de Québec n’a pas à enfanter un chef, continue M.David, elle le possède depuis 1920, cost M.Alexandre Taschereau à qui la gestion de notre patrimoine national est confiée et qui s’acquitte de son devoir de façon remarquable.Puis, comme M.David disait que le peuple aujourd’hui ne veut pas de mots s’ils ne sont l’expression d’une réalité, il mettait en garde contre l’emploi et l’abus des termes fraternité, égalité et souveraineté, déclarant que les supposées doctrines qu'ils renferment ne sont que de pures utopies.Il n’y a pas de liberté absolue, même dans notre province, ajoutait-il, car tout y est relatif y compris la fraternité et la souveraineté.Ce sont autant de mots qu’on n’emploie que devant un peuple ignorant mais que Ton doit bannir de son langage et de son programme politique devant un peuple intelligent qui a le sens de ses responsabilités.Le peuple n’est souverain que lorsqu’il élit celui qu’il désire voir prendre la défense de ses droits, quand il répudie les flatteurs et les démagogues malsains.Le peuple est encore souverain quand un dictateur s’est emparé de la souveraineté du peuple alors que ce dernier est fatigué de détruire ce qui est érigé et qu’il veut créer en se retrempant dans le nationalisme.Alors Thomme qu’il se choisit et qui incarne en lui l’aspiration nationale, il ne va pas le chercher ni plus ha», ni plus haut que lui, il prend un égal et le charge de penser comme le peuple et de faire ce que Je peuple ferait s’il détenait lui-même le pouvoir.En passant, M.David note que le dictateur n’est pas un tyran puisque la dictature n’est et ne peut être que le désir du peuple de conserver son âme nationale; exemple: l’Allemagne avec Hitler qui fait comprendre à la jeunesse qui n’a pas connu la période 1914-1918 que le traité de Versailles n’est pas le traité d’une défaite nationale.M.David termine, après avoir dit qu’il entretenait des doutes quant au succès qu'obtiendrait Roosevelt avec son plan de redressement économique, en disant que le monde économique et social, à cause même de la crise profonde qu’il traverse et dont il ne verra la fin que dans une ou peut-être deux décades; que nous traversons plutôt une révolution qu’une évolution.Aussi recommande-t-il à la jeunesse de dire bien haut que l’ouvrier est le bras droit du capitaliste qui ne pourrait rien sans lui, que le terrien est le monarque du sol et invite-t-il la jeunesse à s’appliquer à réparer les erreurs commises par ses aînés en s’engageant à redonner à chaque catégorie d'individus la personnalité qu’elle a perdue.Dans sa causerie, M.Raymond Julien a opposé aux tendances nationalistes de l’heure actuelle une acception traditionaliste de l’idée de patrie en déclarant qu’il faut nous attacher à retrouver le# génie de nos pères.La kermesse de St-Jean-de-Matha _ La kermesse de la paroisse St-Jean de Matha bat son plein depuis le 30 septembre.Les organisateurs invitent le public à s’y rendre, angle des rues d’Aragon et Allard.Ils y trouveront des amusements varies.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 12414c).Sûr moyenje maigrir 39 livres de perdues et très bien portante Une femme qui a découvert un moyen sûr de maigrir sans faire usage de drogues dangereuses, ni se mettre à un régime alimentaire ridicule, écrit ce qui suit: “Il y a un an, j’étais percluse de rhumatisme et de beaucoup trop grasse.Je pesais 154 livres, et comme je ne mesure que 5 pieds et 2 pouces, vous pouvez imaginer mon apparence.Je me suis mise à prendre Kruschen régulièrement, sans toutefois m’astreindre & un régime, et mon poids est maintenant de 115 livres, ce qui me va à merveille.Mon rhumatisme est aussi disparu et je suis en bonne santé”.— Mme D.N.Contrairement à certains remèdes violents, Kruschen ne fait pas maigrir en précipitant les aliments à travers le corps humain; son action ne se confine pas à une seule partie de l'organisme.Son effet tonifiant s’étend au contraire à tous les organes éliminateurs, aux glandes, aux yrfs et aux veines.Doucement mais sûrement, il débarrasse l’organisme des matières qui forment les tissus graisseux, des poisons et acides nuisibles qui provoquent le rhumatisme, les troubles digestifs et autres malaises.NOUVEAUX PRIX REDUITS — SEPT.-OCT.1933 CHICAGO SE HATER - L’EXPOSITION FERME LE 31 OCTOBRE Ligne directe — Canadien National VOYACES INDIVIDUELS — DE MONTREAL RENCONTRES PAR NOS REPRESENTANTS A CHICAGO ET DETROIT (Prix spèciaux de Sous endroits) TRAINS DE JOUR Départs quotidien» Lea nuits aux hôtels -i r\ JOURS, dont 6 à CHI-JLv/ CACO — y compris hébergement 1ère classe: vi-| .95 Ce» valeur», au» dessin» d'une remarquable beauté, ne »e reverront plus aux prix auxquels noua le» offrons.Vous ferle* bien de venir faire votre choix aur te lot de 81 qui nou» reste.Axminster très épais Valeur réelle au dé- eb.44.4 — — 80 Nat.Breweries 26.2 — — — 4 65 Nat.Steel Car .13 — — — 15 Ogilvie Flour .187.— — — 45 Power Corp 7.4 — — — 50 Quebec Power 15.3 — — — 4- 25 St.Lawrence Corp 5 — — — 390 Shawinigan W.and P.17.3 17.4 17.2 17 4 4- 25 Sherwm Williams to — — 5 So.Can.Power 14.6 — — — Va .67 .15 Va Vi Va Va Vi 50 185 Steel of Canada 27 Wabasso .14.4 Canadienne Montréal BANQUES 145.1 191.4 T—ÜJ Bourse des mines Cours fournis par la maison CRANG, BURKE & Co., 222, nie Notre-Dame ouest Hier fer.Ouv.Acm» Amulet Amo 18 48 6 17 '/a 48 6 >4 11.3S 17 H 48 6 13% Algoma 1 ’» 2 1 % Barry Hollinger 18 % 15 15 23% Base Metals 2 15 2 17 2 20 Braelorne 11 85 11 75 11 85 B.Cl Pioneer 11 60 11 60 11 60 11% Bobjo 24 24 24 Castle Treth 53 S3 53 40 Central Patricia 88 % 69 69 4 30’, 26 Va 5*» 27'a 89\ B A.OU 'A" B C.Power "A" Bell Telephone Build Prod ‘‘A" Calgary Power Can Malting Can.North.Power Can.Bronze Can Converters Dom Bridge Dominion Glass Dominion Stores Dominion Textile Imperial Oil Imperial Tobacco (Extras compris) Int.Petroleum McColl Frontenac .Montreal Power Mont.Tramways National Breweries Ogllvle Ottawa Power Quebec Power Page Hersey Penmans Dir.80 2 00 6.00 l 00 «00 1 50 80 60 2 on 2 00 5.0(.1.29 4 GO .50 •52 h, 1.12 60 1 50 900 1 60 8 00 6.0V 1 00 3 00 3.00 Prix 14 25 109 V» 16V, 125 301,2 16 20 .¦•c 28 81 19 tj 64'2 13N 11 Bend.5.71 8.00 5 50 6 0S 4 81 4.92 5 00 3 Of 6 61 7 14 6 17 6 15 6,20 3.74 4 77 19' a 12 35'j 106 26 187 88 15'« 65 45 Le marché des vivres PRIX DE GROS A MONTREAI CEREALES no 1 .no 2 .iffaircs (Till (If sjro.s de près de remises a augmenté de 24 pour février a aoùl, les pria de !) pour cent.Un total de 200.000 personnes ont été au travail.Noire commerce extérieur s'csl notablement amélioré, siirtmil nos exportations ei les douze mois terminés avec août ml donné une balance de commerce favorable de lit millions de dollars environ.Le premier ministre termine en rappelant le succès du recent emprunt canadien sur le marché de Londres el par un appel au publie, disant que tes souscripteurs serviront à la fois le pays el leur iulè-rét personnel.Cours du sucre New-York, .‘i •('.A.' Le mar-¦ lie du sucre est plus faible.Opiums; déc.Mû, ion.Mû; mars I.-Mt; mai 1.54; juil.1.00.sept.1.04.South Csn Power 1 W n% Shawinigan 50 17% Steel of Canada 1 20 27», ACTIONS tiE BANQUES Montréal 8.00 192 Nouvalle-Eoosse 12.00 282 Commerce 8,00 149 Royale 8.00 155 Can.Nationale 10.00 145 ACTIONS OF MINES Dome l .40 37 Hollinger .75 10 75 t Extra* compris) Lake Shore 3.00 49.75 it tvn, coropi-un 47 25 McIntyre 1.75 Pioneer 60 11 50 Siscoe 12 1.45 Sylvanlte 06 1 22 Teck Hughes 60 6.75 Wright Hargreaves 20 B 50 ACTIONS MUVfl KC rlFFS Can North Power 7 00 90 Emprunt nco Londres, û (1 de eonveision de lande, au montant de livres sterling, zélandais .c: ,) L'emprunt, la Nouvelle-Zé- j Tuckett de cinq millions ! i été souscrit en j Can Bronze 7.119 Cru Car 1 i5 Vu n Fair Morn# fini Can Gen.Elect 6IH1 Can Hyd Elect.6 00 Dom.Glas» 7 00 Dom Textile 7 00 j Goodyear 7 (10 Jamaica PS 7 00 Mont Cotton* 7.00 Nat Brewerle* 175 Ogllvl», 7 00 Ottawa Power 650 Ten man* 6 "O Power Corp # 00 So, Can, Power Son Steel of Canada 175 Tobacco 7 00 961.Irt KO 58 52 11?112 107 90 60 31 'y 125 92 70 60 90 31 115 5.73 5 00 4.23 8 49 6.16 4 28 6 82 6 61 4 62 6 67 5.53 2 90 4 33 4.17 4 26 5.37 5 16 6 90 3 76 6 97 fi 03 3 75 5 22 R 27 4 10 R 89 2.35 7.78 7 21 10 94 7 51 fi 03 11 54 a 6 25 a 54 7 78 11.67 5.56 5.60 7 06 8 51 10 00 fi fil 5.85 fi 09 LES Rlé Northern Blé Northern Avoine no 2 .Avoine no 3 .Avoine d’alimentation Mais africain .Mais argentin .Conlagaa Dome Mine» Dom.Explorers .Falconbrtdge Granada •jj’» | Hollinger 38 » j Homestead OU — I Howey Gold I Int.Nickel Kirkland Lake Lake Shore Macasaa Malartii; McIntyre .Mining Corp.Moffatt Hall .Nlplsalng Noranda Pros Airway Premier Gold San Antonio .j SUerrttt Gordon .Stscoe .Stadacona .Sudbury Basin .Sylvanlte .Teck Hughe* .Towagmac .Vlpond .Waite Ack .Wrtght Hargr.HORS LISTER Big Missouri .Central Man.Chem Research Coaet Copper .50 Conlanim .Eldorado .East Great .30 Home Oil .Hudson Bay .Kirk Hudson McLeod River .Nordon .Pend'Oretlle .Royallte .¦ Sarnia OH .Treadwell Y.Ventures .• CURB Brownlee .Brett .Canadian Kirk •tlrkland Town 37», 39» , .71 ,fi9 .40 .38 .37 ,7ti .57 FARINE (Prix »n boisseau.Escompte d a, eu I bon- ; \ 0iu!sj|^ Gagném.Tout nour Je proposer une resolution rie , normalement, félicitations à M.Bennett pour son 1M 0 r, ' [, (îngnotl pHS olé travail, pour son travail énergique, | sur i , ést,Itat.car ses organi- mouski.laquelle, comme vous le pour son dévouement Jans les con-] s.j(,l,1.s s-v savez, a été consacrée à l’agrieul ditinns lcs plus difficiles, en face ; vojj|c leur.L'agriculteur est celui qui des obstacles et des difficultés qui Ij- relevé des votes termine, attendaient depuis la M.souffre le plus, à l'heure actuelle, j exigent le grand talent, le grand j gom|s ^rancoeur a proclamé que les hypothèques l'écrasent, il faut patriotisme d’un grand homme 'gaurièe Duplessis avait obtenu que les créanciers et les débiteurs, comme M.R._R.Bennett, ^ VO|(,s r,mjrc 214 pour VL Ga- se rencontrent pour acheter les Tl faut l’union, la coopération, [ g,îf)rii vo|, unP majorité absolue de créances dans un esprit de charité, union de toutes les energies, union ÿ0jx Il est beau d’encourager le .retour à de toutes les forces forces vives., yj Onéime Gagnon n accepté sa la terre.Travaillons surtout à gar- forces sincères qui désirent le bien défaite en beau joueur.Gar le pre- der et maintenir sur la tèrre ceux de la province, qui mettent la pro- .nier, il n saisi la main de M.Dm qui y sont déjà.f vineo au-dessus de (nute autre con plcssis.l’a élevée et s’est écrié Encourageons les Industries do sidération et «pii réalisent les meil ivre un sourire cordial: “Le mestiques, les arts et nÿrtiers do- leurs moyens pour conserver notre ohef!" Puis, il a serré la main nu patrimoine national et donner à la , nouveau chef '^u Part* conserva-popuàaJmu rurale tout le secours tour qui a rendu à M.Gagnon sa dont e\a besoin.Les meilleurs, cordiale poignée de mains, moyens \e réaliser une oolitique M.Hortensius Réunie, president de coïrnwion telle qu’elle s’im- de la convention, n alors: Je pose, pouranettre fin n cet élat rie | proclame M- Maurice Duulessis.dépresvor/aù nous voyons toute 1*1,ilcputé des Trois-Iuvièrca, cner mestiques, et toutes nutles industries sainement nrganiséaA et administrées.Réorganisons ^ms pêche ries sur une base se éducationnelle, L’avenir de l’ouvrit classes laborieuses, 1 mil fi que et et de nos sécurité de du Les trusts mènent tout Sherbrooke, 5.Après la longue discussion sur la question du point d’ordre, hier après-midi.M.Louis Francoeur.secrétaire du comité des résolutions, a soumis une série de résolutions à l’assemblée.Il en a lui-même présenté une pour demander une refonte de la loi des compagnies afin d’empêcher le mouillage des stocks, la vente d’obligations sur des stocks non existants, la formation de monopoles et de trusts., M.Maurice Duplessis approuve entièrement cette mesure et la préconise avec chaleur.Il faut, dit-il, que cesse l’exploitation qui a trop duré.Les trusts en sont rendus à tout mener, y compris les gouvernants de notre province.Je désire qu’un comité spécial prépare une réforme complète de la loi des compagnies afin d’empêcher principalement la formation des monopoles, la surcapitalisation, etc.Je sais bien qu«’ l’intervention du fédéral est nécessaire, mais commençons par faire notre part en ce domaine et nous demanderons ensuite en même temps à Ottawa d’agir.M.Gaston Demers félicite M.Maurice Duplessis, mais il prétend que M.Duplessis n’aurait pas toujours soutenu cette attitude en Chambre.Cette déclaration provoque d’in-nombrables protestations, notamment de la part de M.Joseph Renaud, ancien député de Laval.A tel point que M.Onésitne Gagnon doit se lever après une protestation indignée de M.Paul Sauvé, pour reprocher à M.Demers d’avoir fait une telle déclaration.M.Jean-Paul Sauvé rappelle que M.Duplessis, en toutes circonstances, a combattu les abus du capitalisme, les demandes exorbitantes des grosses compagnies, notamment les demandes de la Quebec Rower et de la Canadian International Paper Company, notamment celles de la Montreal Light Ileal & Power, notamment celles de la Sha-winigan Paper & Power, notamment celles de la Canada Paper & Power.Le chef parlementaire de l’opposition.M.Maurice Duplessis, a employé tout son talent, toute son énergie pour réduire à la raison les compagnies qui ont réussi parce que M.Ta Hobereau a usé de son autorité auprès de ses partisans dont plusieurs se sont tout de même ralliés aux idées de l’opposition.M.Onésitne Gagnon tient à dé-elarcr que M.Gaston Demers n'exprimait pas la pensée de M.Onési-me Gagnon, lorsque M Demers a accusé M.Duplessis, M.Gagnon déclare que lui aussi, il est en faveur de la préposition soumise, mais il veut que Ton reconnaisse que M.R.-B.Bennett et ses collègues ont fait beaucoup pour enrayer les abus signalés.M.Armand Lavergne, député de Montmagny, prend de nouveau la parole et déclare: Ne nous leurrons point.Soyons contre les trusts qui grugent la province, mais commençons par convertir les amis des trusts qui sont dans nos rangs.11 est ridicule de vouloir combattre les trusts, les capitalistes véreux et leurs amis les liberaux, quand il est connu que quelques-uns de nos propres partisans trempent avec les trusts et usent de leur influence pour neutraliser l’action de la masse des chefs conservateurs.Enlevons la poutre qui nous aveugle avant de vouloir mettre le feu pour détruire la paille qui se loge dans l’oeil de nos adversaires.Ge discours est vigoureusement applaudi et la résolution est adoptée à l’unanimité.Avis légaux Province dJ Québec, Dlatrlct de Montréal.Avis public AVIS PUBLIC est par les présentes donné, que l’Hon.Joseph C.Walsh, le soussigné, a accepté sous BENEFICE D'INVENTAIRE, la succesalon de leu M, l'abb ALOYSIUS I WALSH, en son vivant de Montréal, prêtre-curé de la paroisse d Holy Family, en la cité de Montréal, o>, le DE CUJUS est décédé.DONNE sous mon seing, à Montréal, c deux octobre mil neuf cent trente-troM J.C.WALSH.Témoin: J,-A.-D, JollcMur, Notaire.Election à la section Champlain SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE La section Champlain, de la paroisse Samt-Vincent-de-Paui, de la “Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal", a fait mardi soir l’élection de son nouveau conseil pour cette année.Le Conseil général de la Société était représenté par M.T.-Auguste Poupart, son organisateur et propagandiste II repassa brièvement en revue les nombreuses oeuvres accomplies par la Société durant le cours de l’année écoulée et souligna les principaux articles du programme élaboré pour l'année 1933-34.Portèrent aussi la parole MM, Dr H.-A.Quintal, éche-vin, Dr L.Lamoureux.Dr H.Julien, G.-G.Beausoleil, Louis Dussault et |.-H.Dépelteau, président sortant de charge.Les élections donnèrent le résultat suivant: président, M.G.-Guillaume Beausoleil, gérant de la Banque d'Epar-gne de la Cité et du District de Montréal; 1er vice-président, Dr H.Julien; 2e vice-président, M.Edgar Gagnon, gérant de la Banque Canadienne Nationale; secrétaire, M.Georges Caron; secrétaire-adjoint, M.Honoré Lefrançois; trésorier, M Louis Dussault, marchand; 1er conseiller, M.C.-A.Goyette, avocat; 2e conseiller, Dr H.-A.Quintal; commissaire-ordonnateur, M.Frédéric Vincent; ex-président, M.J.-H Dépelteau; aumônier, M.l'abbé H.Coron, A St-Pierre-Clavcr Mardi dernier, la section St-Pierre Claver de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, a procédé aux élections des officiers de son nouveau conseil pour l’année 1933-19394 comme suit: Président: M.Solyne Cabana; vice-présidents: MM.Julien Mongcau et Adélard-R.Desautels; secrétaire: Notaire Léonard Derome; trésorier: Notaire Léopold Bou-lianne; conseillers: MM.Adjutor Laga-nière et Wilfrid Duchesnay; commissaire ordonnateur: M.),-0„ Morin.On a unanimement résolu de garder à la tète de cette Association le même aumômer: M, l'abbé René Bachand.Province de Québec.Dlatrlct de Montréal Cause Ex parte No 1289 Cour Supérieure Le seize octobre mil neuf cent trente trois, è DEUX HEURES de l'après-midi au No 6579 des numéros civiques de 1 rue De Lanaudière (c'est-à-dire dans 1 garage en arrière de ce numéro) en la clt de Montréal, conformement aux dispositions du Jugement rendu en cette caus par l'Hon.L, Cousineau.Juge de ladlt Cour: le soussigné procédera à la vente c adjudication des biens meubles, meubles meublants et effets mobiliers dépendan de la succession de feu M.l’abbé ALOY SUIS I.WALSH, en son vivant de Mont réal, prêtre-curé de la paroisse de HoL Family, ladite vente étant à l'effet d< clore la succession du De CUJUS sera fai-te par enchères publiques au plus offran et dernier enchérisseur, ces biens et ef fets consistent en: un sedan Essex en bot °™rel «Je marche, un radio Phllco (d cheminée) bureau, lit avec sommier e i matelas, livres, montres et autres bijou et autres effets de ménage.Condition: Argent comptant.Pour toutes informations s'adresser ai soussigné.J.-A.-D.JOLICOEUR.Notaire, 35 Notre-Dame ouest, Montréal, 4 octobre 1933.Montréa Province de Québec, district de Mont real.Cour de circuit, no 1G787.Dorul Oravel, dem.vs F.-X.Llzotte, déf Me Jour d'octobre 193.7, à 1 heure d 1 après-midi, au domicile dudit défendeur au no 7082, rue Delaroche.en la cité di Montréal, seront vendus par autorité d Justice les bien* et effets dudit défendeu saisis en cette cause, consistant en un pl« no, meubles de ménage, etc.Condition” argent comptant, Henri Lavoie, H C 3 Montréal, 5 octobre 1933.Province de Québec, district de Mon rtal.Cour supérieure, no D-123421.D rand Hardware Limited, demanderesse, Robert Chaltfoux et Joseph Challfoux.d fendeurs.Le 14ème Jour d'octobre 19“ à 10 heures de l'avant-mldt au domtcl desdtts défendeurs, au no 6631.rue D Ecores.en la cité de Montréal, seront ve dus par autorité de Justice les biens effets desdits défendeurs saisis en eet cause, consistant en un radio, meubles ménage, etc.Conditions: argent comp tant.Ovlla Desroches, H C.S.Montréal, octobre 1933.Avis à ceux qui voyagen Tout billet*, baropa «t partout, ém en tarif de* compagnies — Hôtels, a» rancoa bagages #t accidents, chèçues voyages, passeports, etc.— Servies co plat — La DEVOIR-VOYACES.43 Notre-Dame ïst.Téléphone» HArbe 1241*.
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