Le devoir, 11 janvier 1915, lundi 11 janvier 1915
VOLUME VI—Xo 7 MONTREAL, LUNDI 11 JANVIER 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .*3.00 UNION POSTALE.*6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .*1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE.*2.00 Rédadion et Administration î 43 RUE SAINT-VINCENT TELEPHONES: ADMINISTRATION: M«n 7461 RÉDACTION 5 - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA QUESTION DU FRANÇAIS Le devoir de tous les jours L’attention publique est fixée sur le règlement XVII et nous tâcherons de l’y maintenir; car il faut que, d’un bout à l’autre du pays, on comprenne l’absurdité, l’hypocrisie et la brutalité de ce règlement inique.Il faut que l’on sache que le ministère de l’Instruction publique ontarien en est rendu à traiter l’enseignement du français — l’une des deux langues officielles du pays — comme une peste contre laquelle il I importe de dresser une sorte de cordon sanitaire, qu’il refuse, par! exemple, d’autoriser le moindre enseignement du français dans des écoles comme celles de Saint-Edmond et de Saint-François, à Windsor, fréquentées par 85% d’enfants canadiens-français.Mais il faut aussi que l’on sache — et que l’on se rappelle bien — que la lutte contre le règlement XVII n’est qu’un incident de la lutte pour le français.Même si le règlement était rappelé demain, nos frères de l’Ontario auraient, comme nous, à se défendre contre l’ambiance, la lassitude, la négligence, tous facteurs qu’on ne peut supprimer d’un | trait de plume ni par décret législatif.Si nous voulons que le français garde et reconquière la place à la-1 quelle il a droit dans tout le Canada, si nous voulons même enlever aux' gouvernants le goût d’édicter ou de conserver des règlements XVII, il faut que nous fassions le travail qui s’impose à tous — et tous les jours; il faut que nous commencions par respecter notre langue et par lui donner, nous-mêmes, les égards qui lui sont dûs dans les actes les plus simples de notre vie quotidienne.Nous créerons ainsi une situation de fait qui sera la meilleure garantie du droit.Et c’est un sujet que chacun pourrait méditer avec profit à l’heure où s’annonce un si magnifique réveil français, à l’heure où notre vénérable Cardinal, chargé d’années et d’expérience, vient, en prenant sa place à la tête des joyeux bataillons de la jeunesse, d’affirmer l’union, dans la défense commune, de tous les éléments et de toutes les générations de la race et d’inscrire dans les mémoires une inoubliable et pathétique image.Nous ne provoquons personne, nous n’entendons gêner personne dans le libre usage de son droit.Nous réclamons simplement notre droit.Mais ce droit, nous ne le ferons respecter que si nous savons témoigner, tous les jours et dans les actes les plus simples, que nous y tenons, de tout notre coeur et de toute notre volonté.La politique, comme l’honneur, nous impose cette attitude: Nous avons affaire à des gens qui ne respectent que ceux qui se tiennent debout.Orner HEROUX.L’AGRICULTURE DANS LE QUEBEC Entre Te discours prononcé il y a un an par le ministre de l’Agriculture et le rapport qu’il vient de soumettre à la législature, le contraste est frappant.L’an dernier, M.Caron voyait tout en noir.L’agriculture ne payait pas j faute d’aide, la moyenne du revenu | d’un bon cultivateur ne dépassait pas huit cents piastres, notre bétail était à moitié contaminé, l’industrie laitière des régions voisines des Etats-Unis était ruinée par l’exportation de la crème, etc., etc.; bref l’avenir de l’agriculture dans la province de Québec était presque désespéré.On n’a qu’à relire les comptes rendus des journaux ministériels du temps pour se convaincre que nous n’exagérons pas.Cette année, tout va à merveille, au dire du même M.Caron.Rien ne cloche.Tout ce qui laissait à désirer a été amélioré et perfectionné par l’initiative infatigable du ministre, et, déjà, nous sentons, dit-il, “qu’il y a un réel élan agricole dans la Province’’.Tant mieux.Mais il est difficile de croire que tout cela est l’oeuvre d’une année.Ou M.Caron exagère aujourd’hui, ou il se trompait l’an dernier.La vérité est telle que nous l’avons dite souvent: le progrès agricole dans la province de Québec, date de plusieurs années.L’industrie laitière en a été la source, puis les conférenciers l’ont répandu.Seulement, le progrès n’est pas encore ce qu’il devrait être, étant donné ce qui a été fait depuis vingt-1 cinq ans, et surtout le prix si remu- i nérateur des produits agricoles depuis une quinzaine d'années.Il paraît que la guerre fait comprendre davantage l’importance de l’agriculture.Du moins, c’est ce que dit le discours officiel.C’est toujours autant de gagné et ce sera probablement aussi la seule compensation que nous en retirerons.C’est de la jeunesse surtout que l’on espère un vigoureux retour à la terre et un attachement passionné au sol.Les écoles d’agriculture sont très fréquentées; elles ne suffisent même pas à contenir tous ceux qui veulent suivre leurs cours.Cela est très bien pourvu que l’enseignement pousse à la pratique et non pas seulement à la théorie, au professorat.La génération actuelle a besoin aussi de connaissances plus précises pour cultiver avec plus de profit.Pour celle-ci on donne des cours abrégés qui sont bien suivis.Les agronomes de district sont une excellente innovation en attendant qu’on établisse lu ferme-école de comté.Ceux que nous connaissons sont remarquablement intelligents et profondément dévoués à "agriculture.Ce n’est assurément pas pour i’argent qu’ils travaillent puisqu’on leur donne à peine le salaire d’un messager pour suivre et activer le mouvement agricole dans deux ou trois comtés, visiter les cultivateurs à domicile, les renseigner, les diriger, répondre aux lettres de La manifestation du 14 Les derniers préparatifs.On est à mettre la main aux derniers préparatifs de la manifestation par laquelle le Com té central des Amis du Devoir célébrera, le 14 janvier — jeudi soir, — le cinquième anniversaire de la fondation du journal.Et les billets continuent de s’enlever de telle façon que ceux qui veulent être sûrs de leur place feront bien de retenir tout de suite leurs sièges.Tous seront les bienvenus à cette fête: amis et indifférents; tous ceux qui veulent se renseigner sur les intentions et les aspirations du journal.Les dames sont particulièrement invitées.Trois orateurs seulement prendront la parole: M.Armand Lavergne, M.le docteur J.-B.Prince et M.Henri Bourassa.MM.Lavergne et Prince parleront au nom de nos amis, M.Bourassa parlera des campagnes anciennes et futures du journal.La séance sera ouverte par M.J.-N.Cabana, président du comité d’organisation.L’Orchestre symphonique de Montréal, dirigé par M.J.-A.Dufault, a gracieusement offert ses services pour la circonstance.Les billets sont en vente chez Archambault, marchand de pianos, 312, Sainte-Catherine, ouest (Tél.Est *042); à la Librairie Granger, 43, Notre-Dame ouest (Tél.Main 8200); à la i'.iarmacie Migneron, 514, Saint-Denis (Tel.Est 1948) et aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent (Tél.Main 7460), au prix de $1.00, 75 et 50 sous.Les loges se venaent $5.00.Toutes les recettes de la séance seront consacrées à la pro-agande du journal.BILLET DU SOIR.DELAITE LA GUERRE Français, d’après les dernières dépêches.Par ailleurs, on signale (pie ceux-ci ont bombardé la gare d’Alt-kirch, djns la Haute-Alsace, point stratégique important, puisqu’il y a là une voie ferrée au moyen de laquelle les Teutons reçoivent de nombreux renforts d’Allemagne.L’artillerie française commande maintenant presque toute la voie ferrée allemande courant de Strasbourg à la frontière suisse et, partant, sera sous peu maîtresse de la situation dans cette région.Les opérations contre Altkirch sont très importantes à ce point de vue, dit le télégraphe.RUMEURS La rumeur de l’engagement entre le “Von der Thann” et l’“Invincible” au large des côtes brésiliennes et de la victoire finale de celui-ci sur celui-là ne reçoit encore nulle confir-mation.On estime que c’est là une nouvelle controuvée, d’autant que, de Londres, on télégraphie que le “Von der Thann” est entré en collision, dans les eaux allemandes, il y a quelques jours, avec une autre unité germanique et y avait subi de telles avaries qu’il en serait immobilisé pour quelques semaines.11 n’est pas du tout certain, du reste, que ce croiseur, à supposer qu’il n’ait pas eu d’avarie, ait réussi a prendre le large et à gagner les côtes de l’Amérique du Sud.Nulle nouvelle catégorique, non plus, quant à l’emprisonnement du cardinal Mercier.Dans les cercles catholiques toutefois, on y croil absolument et, dans maintes églises d’Angleterre, on y a fait allusion, hier.Il paraît de moins en moins douteux que le cardinal est bien toutefois sous observation.De Milan, on télégraphie que Sa Sainteté Benoit XV aurait demandé la misé en liberté complète de l’archevêque de Ma-lines.Rome est muette sur ce point.LONDRES REPOND LA GUERRE GRANDE ACTIVITE DEVANT SOISSONS Les succès français au nord de cet endroit forcent les Teutons à amener de puissants renforts dans le but de reprendre le terrain perdu; un engagement général se prépare.— Le canon continue à tonner sans grand résultat en Belgique, ainsi que tout le long de l'Aisne et en Champagne où des attaques ennemies sont repoussées.—Il neige dans les Vosges L’attaque allemande contre Varsovie faiblit.— L’arrivée de renforts révèle que les Teutons se préparent à une nouvelle attaque sur la Vistule.LES ALLIES BOMBARDENT LES DARDANELLES AVEC SUCCES ceux qui les consultent par écrit, donner des conférences, promouvoir la coopération et le reste, et le reste qui ne finit pas.Les rapports de ces agronomes témoignent de leur activité et de leur bonne volonté.On aimerait tout de même à trouver plus de renseignements sur le mouvement agricole de leur région.Mieux que qui que ce soit, puisqu’ils sont constamment parmi les cultivateurs et qu'ils ont la compétence voulue, ils peuvent nous tenir au courant du progrès de l’agriculture, nous dire s’il gagne les routiniers, ce qu’il faudrait faire pour le généraliser, etc.L’un d’eux nous apprend, par exemple, que plusieurs membres de cercles agricoles ne s’intéressent à ceux-ci que pour l’achat des graines de semences.C’est déjà quelque chose, mais cela n’est pas suffisant.Le cercle agricole devrait être l’organe par excellence du cultivateur, et plutôt que de les multiplier, on devrait s’efforcer de donner à ceux-là tous les moyens d’action essentiels à l’agriculteur.Pour nia part, je ne crois pas au succès des rouages trop compliqués en agriculture, même lorsque l’agriculteur est instruit et.par conséquent, plus apte à partager son attention.L’agriculture, durant la saison productive, est une besogne absorbante.Le bon cultivateur travaille ordinairement douze à quatorze heures par jour six mois de l’année.Tl lui reste donc peu de temps pour s’occuper d’autre chose que de sa terre.Le bon sens veut par conséquent qu’on lui facilite sa tâche autant que possible.Et le bon sens n’est jamais à dédaigner, même en agriculture.Le ministère se félicite des amé-’iorations qu’il a faites au Journal d’Agriculture.En effet, celui-ci est un peu plus vivant et pratique qu’il était.Mais il est encore loin de la perfection.Il faudrait d’abord le publier chaque semaine à huit ou dix pages, au lieu d’une fois le mois à 25 ou 30 pages qu’on ne lit presque pas.C’est le seul moyen d’en faire une revue d’actualité véritablement attrayante pour le cultivateur.Ontario a deux ou trois hebdomadaires agricoles qui arrivent chaque semaine à ’eurs abonnés avec les prix du marché, les nouvelles d’intérêt agricole, les suggestions à propos, etc., tout rédigé clairement et brièvement.Pour avoir quelque chose de semblable ici il faudrait mettre au Journal d’Agriculture un journaliste de profession, habitué à chercher, à trouver, à résumer ce qui intéresse l’agriculteur.Et puisque le min’stre a modifié ses opinions sur l’avenir de l’agriculture dans ’a province de Québec.que la confiance lui revient et qu’il paraît disposé à l’espoir, il accueillera peut-être favorablement cette suggestion.G.DALLAIRE.Eh bien, je me suis trompé: elle n’est pas morte.Je l’ai revue, là- La publication d’une réponse pré-bas, à la campagne, le jour de T An.liminaire de Londres à la note de —A la bonne heure! m’écriai-je, Washington au sujet du droit de vinous vivez donc encore?site des navires en haute mer est le —Si je vis! L’idée décrire que fait le plus important que signalent j’étais défunte ! M aviez-vous en- les dépêches du matin.D’autre part voyé un assassin?questionna-t-elle elles contiennent aussi des détails de sa voix séculaire.Et elle fut quant aux opérations turco-russes prise d'un éclat de rire, qui la se- dans le Caucase, des nouvelles d’au-coua d’an bout à l'autre.ihenticité douteuse, quant à la re- Du reste, elle ne poussa pas sa prise de Lille par lès Anglais et l’é-rancùne plus loin.Elle me pardon- vaenation prochaine d’Ostende par na à condition nue je ferais répara- les Allemands ainsi qu’au sujet d’u-tion d’honneur, en renouant le fil ne bataille navale au large du Brésil, rompu de ses jours et en la laissant entre le “Von der Thann”, croiseur tisser en paix sa toile.allemand et l’“Invinciblc”, unité an- Elle était déjà vieille comme l or- giaise, à la suite de laquelle le pre-me qui ombrage sa porte, quand mier aurait été coulé.Nulle dépêche son neveu Dohard reçut sa prenne- confirmant ou infirmant la véracilé re culotte, en 1&10.Elle n a pas (}es câblogrammes d’après lesquels change d un brin.Elle a le visage je cardinal Mercier serait prisonnier grand comme ça, — formez un cer- (jes Allemands.Un télégramme de la de avec le police et l index, — un matinée annonce la mort, dans les parchemin ideal d archiviste et a tranchées du nord de la France, d’un donner desm désirs d enlevement a 0fficier du régiment “Princess Pa-jrl ünJ] Mais les artilleurs frança s d Hirsbach, deux ti ains transportant coururent en hâte et l'occupé: r1 des troupes de reserve allemandes avant eux, pendant que les troup.venant de la frontière suisse vers se rencontraient dans un sang > Mulhouse, durent s arrêter.Les corps à corps à la baïonnette.' ' trains furent ensuite eux-memes pouvant plus soutenir le feu des ', violemment bombardés et finale- liés, les Allemands reculèrent ve ment prirent feu.Entretemps, les Steinbach en en disputant an Allemands commencèrent à retrai- piou-pious chacune des maison1 1er vers les montagnes dominant Quatre jours après les Alliés Hirsbach.étaient maîtres de la ville et le- I.es succès obtenus sur ce point, lemands se retiraient vers Uffk dit le “Matin”, sont les plus impor- .tants de la nouvelle campagne des AFFAMES SE RLMOLIT • Vosges.Les Français ont atteint : Amsterdam (viâ Londres).11.une ligne de chemins de fer strate- Une dépêche de Bruxelles au “T gique et couvrant toute la région Jegraaf” dit-avoisonante.Les Français ont déjà '“fine révôlt.e de gens affamés coupe cette ligne, au-dessus d Alt- eu ijevl à Marcinellc province d kirch.La voie ferrée centrale allant Hainaut, Belgique.Une grande fo de la frontière suisse à Stransbourg le s’est réunie autour de l’h te- d explique la résistance des Allemands ville et a brisé les vitres de î'’.Détroit 1.45 p.m.Chicago 8.40 p.m.Wagons-lits-club-compartl-ruent de Montréal à Toronto tous les jours.122, rue St-Jacquea, angle St-Fran-coia-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Windsor “ Uptown 1181 Gare Bonaventure “ Main 8221 LES DEMARCHES PERE.DU SAIN T- Milan, IL — Le pape a l’intention de faire des recherches très énergiques pour obtenir la cessation complète des mauvais traitements dont le cardinal Mercier est la victime, et il est très probable qu’il protestera formellement auprès du gouvernement allemand par voie diplomatique.Dans l'intervalle, dit-on, Benoit XV a envoyé un message au Kaiser, le pressant de donner des instructions pour qu’on enlève toute entrave à la liberté personnelle »ie jour de janvier 1915, à onze heures de ï’avnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No 2209 avenue du Parc, en la cité «le Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du «lit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, un piano, etc.Conditions : argent comptant.F.R.Hervieux, II.C S.Montréal, 11 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 4576.— Hudon, Hébert et Cie.Liée., de Montréal, demanderesse, vs Alfred Goulet, du même lieu, défendeur.Le 20ème jour de janvier 1915.à\ dix heures de l’avant-midi, h la place d’affaires du dit défendeur, au No 701 rue Dorchester Est, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du «lit défendeur saisis en cette cause* consistant en épiceries, caisse enregistreuse, balances, etc.Conditions : argent comptant J.X.Pnuzé, H.C.S.Montréal, 11 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de ' «r'uiit.No 22502.— Albert Derome, dentiste, de Montréal, demandeur, vs Dame Théodore Tremblay, de Montréal, défenderesse.Le 2ftème jour de janvier 1915, h une heure de l’après-midt, au domicile de la dite défenderesse, au No 499 rue Davidson, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménarre.etc.Conidtions : argent comptant J.X.Pnuzé, H.C.S.Montréal, 11 janvier 1915.PROVINCE DFf QUEirEcT^ÎTsTriêrêle^Mont-rénl, Cour de Circuit, No 19389.— C.Lean-dris, Marcos Leundris, Comtes Lenndrls, tous de Montréal, “Leandris Bros.”, demandeurs, vs Georges Kalfos et P.Andros, du même lieu, défendeurs, et Mires St-Ger-mnin, Guérin et Raymond, distrayants.Le 20ème jour de janvier 1915, à une heure de Paprès-mvai, nu domicile de Georges Ka?-fos, l’un «les dits défendeurs, nu No 105 rue Mont-Royal Ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets flu dit défendeur, saisis en ce!?e cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.T*.Beaupré.H.C.S.^Montréal.11 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-rént.Cour de Circuit, No 29045.— Amusement Specialties Ltd .de Montréal, demanderesse, vs Chs.Haushcr, du môme li^u defendeur.Le 20éme jour de janvier 1015.n 10 heures de l'nvnnt-midi, à la ni a ce d’affaires «lu dit défendeur, au No 23 rue Ste-Catherine Ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en vitrines d’étalage, registre, etc.Conditions : argent comptant.J.P.Beaupré, H.C.S.Montréal.11 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 3065.— A.Pigeon et al., demandeurs, vs C.B.Desrochers, défendeur.Le 20ême jour de janvier 1915, à une heure de l'après-midi, aux «lomicile et place d’affaires du dit défendeur, au No 1369 rue Hôtel de Ville, en In cité de Montréal.seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant eu chevaux, Cash Register, etc.Conditions : argent comptant.J.R Trudeau, H.C.S.MontréHi, 11 janvier 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district do Montréal, Cour Supérieure, No 4539.— Jean-Bnp-tî.ste Bélanger, demandeur, vs Wilfrld-Llo- nel Picard défendeur.Le 21ème Jour de janvier 1915, h dix heures de Pavant-mldl, ft la ci-devant p-lae*» d’affaires du dit défendeur au No 1787 boulevard Salnt-Lau- PR O VINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal.Cour de Circuit, No 22283.— William Olff, demandeur, vs D.H.Rayes, défendeur.Le 21 ème jour de janvier 1915, à dix heures de Pnvant-midi, nu domicile du dit défendeur, mi No 1092 rue Bordeaux, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en pîn-po, ameublement «le salon, etc.Conditions : argent comptant.Z.F.Pinrlnnr, H.C.S.Montréal, 11 février 1915.LE CONCOURS DE BISLEY Londres, 11.— Lord Chcylesmo-re affirme que si c’est possible, le concours de tir de Bisley aura lieu cette année.Le projet est à l’étude.INCENDIE A NEW-YORK New-York, t — Les quartiers généraux de la police ont annoncé cet après-midi, à 3 heures 30, qu’un édifice à cinq étages, cinquième avenue, occupé par des entrepôts de nouveautés, était en flammes.Une seule femme s’est blessée en sautant par une fenêtre.Les autres ont atteint la sortie saines et sau- V’I'S.rent, on la cité de Montréal, seront vendus par mitoriti1 de .instlre les biens et effets (Tu dit défendeur saisis en cette cause, consistant en vitrines, cigares, etc.Conditions : ardent comptant.,1.E.Coutu, H.C.S.Montréal, 11 .janvier liîl.ï.PROVINCE DK QUEBEC, dlrtHrt7i7iMtoiîÙ rénl.Cour Suni'rlenre, No 3005.— .lohn W, Morissette, demandeur, vs L.Albérle COlé et al., défendeurs.Le 21Mne lonr de janvier 1915.ti dis heures de l’avant-cmldf.nu domicile de David C.Oté.l’un des dits défendeurs, au No 00 rue Church, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en celle cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : araenl comn-tant.,7.E.Coutu.H.C.S.Montréal, 11 janvier 1915.PROVINCE DK QUEBEC.District de Sain*- J’rancois.Cour de Circuit.No 140 p Fortin vs .1.A'.Lonlant" et Cie T e 22émë jour de janvier 1015 »t dix heures de Ka-vant-mldl, au domicile de la dite défenderesse.au No 2511 avenue du Parc, en In cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette omise, consistant en effets de ménnpe.Conditions : araenl comptant.J.Gaudrv.H.C.S.Montréal.9 janvier 1915.PROVINCE DK QUEBEC, diMHct do Mont".rénl.Cour Supérieure.No 13S3.___ J Mé dard Oulndon.demandeur, vs Henri Bourdon.défendeur.Le vingtième lour de Janvier 1915, h dix heures de Pavant-mldl.nu domicile du dit défendeur, au No OUI Pare Lafontaine, en in cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice tes biens et effets du dit défendeur saisis en eette rnn-se, consistant en meubles de ménage, etc.CondtPons : argent comptant.,T.K.Pou tu, Mçntrénl, 9 janvier 1915. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 11 JANVIER 1915 VOL.VI.— No 7 * Le temps qu’il fera Ventn du sud.Neige ou grésil, ce soir ou pendant une partie de la journée de demain.Bulletin d'après le thermomètre de Ilcarn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslé, gérant.Aujourd'hui maximum.• .• • 27 Même dr-te l’an dernier.17 Aujourd'hui minimum.15 Même date l’a ndernier.—6 Baromètre — 8 h.mat;n.30.30 h.matin, 30.29 ; midi, 30.28.11 MARDI, LE 12 JANVIER S.Arcade, martyre.Lever du soleil.7 heures 37.Coucher du soleil 4 heures 39.Lever de la lune, 5 heures 03.Coucher de la lune, 1 heure 25.Nouvelle lune, le 15, à 9 h.48 du matin.LES PROCHAINES ELECTIONS DANS JACQUES-CARTIER La rumeur s’accentue que les deux partis ont décidé de se partager les sièges vacants suivant leur ancienne disposition : les conservateurs aux conservateurs, les libéraux aux libéraux, mais cela ne supprime point les ambitio .s personnelles ni la pos sibilité de candidatures indépendantes.On s’occupait beaucoup de Jacques-Cartier, ce matin, à Montréal, et l’on dit qu’il y aura prochainement une convention conservatrice à laquel e sera probablement soumis le noi.de M, J.A.Descarries, ancien député, de Lachine.Sera-ce le seul ?Un certain nombre d’autres jugent «voir autant de titres, et .eurs amis partagent cette opinion.Il n’y aurait pas d’opposition libérale.D’autre part, de nombreux amis de M.Raoul Carignan, de Lachine, lui demandent de se porter candidat.M Carignan se réclame des idées de M.Monk.La mise en nomination des candidats aura lieu le 1er février.ELECTIONS RETARDEES Les éiecdons municipales de Ste-Rose qui devaient avo r lieu aujour-dhui, viennent d’être retardées “sine' dié’’ par un ordre de la Cour Supérieure.Il y a quelque temps un contribuable de Sainte-Rose, Albert Sic et te, se présentait devant le tribunal demandant u« bref d’in jonc don pour faire retarder les élections mun cipales.Le demandeur alléguait que le conseil actuel avait adopté un règlement d'écréta'iit qu’à l’avenir les échevins devaient être élus non par la ville entière, mais par chaque quartier.Plusieurs citoyens instituèrent alors une action en Cour de C rcuit pour l’annu lation de ce règlement.C’est pourquoi M.Sicotte demanda une injonction, demandant la remise des élections jusqu’à ce que l’action ait été jugée au mérite.Le juge Charbonneau s’es' rendu à la demande de M.Sicotte et a accordé disjonction demandée.En rendant jugement M.Charbonr.eau a déclaré que le demandeur avait le droit de contester le règlement qu forme le fonds du litige, et par suite obtenir l’injonction demandée.FEU Mme LOUIS DESY Mme Louis Désy, femme
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