Le devoir, 9 janvier 1915, samedi 9 janvier 1915
VOLUME VI—No 6 MONTREAL, SAMEDI 9 JANVIER 1915 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la po&e : Édition quotidienne : CAVADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE - - - .*3.00 Édition hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS UNION POSTALE $2.00 -8 LA '.v&'-A Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRKA.I» TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION I • • Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS / LA QUESTION BILINGUE Le témoignage d’un mort La question bilingue est à l’ordre du jour, elle y est pour longtemps.L’éclatante revendication formulée par un prince de l’Eglise, Français de race, a fait courir à travers tout le Canada français un frisson de noble orgueil.On nous permettra d’inscrire en marge de cet appel à la fierté nationale et au respect du droit le témoignage d’un Anglo-protestant, descendu dans la tombe entouré de l’estime de tous.Ce témoignage date de deux ans déjà — nous dirons tout à l’heure pourquoi il n’a pas été publié plus tôt — et il nous fut donné au lendemain de la promulgation du règlement XVII.Il nous avait paru que l’un des moyens les plus efficaces de combattre ce règlement inique serait de provoquer à son propos l’expression d’opinions anglo-protestantes.Ces opinions, espérions-nous, produiraient plus d’effet sur le public ontarien.Nous écrivîmes à des professeurs d’université, aux membres du comité protestant de l’Instruction publique, aux députés anglo-protestants de la province.(On sait que certaines des réponses publiées ont depuis été citées devant les tribunaux, au bénéfice de la minorité).Nous nous étions naturellement adressés à M.MacKenzie, le trésorier provincial du temps, principal représentant de l’élément anglo-protestant dans le cabinet.M.MacKenzie estimait que ses fonctions ministérielles ne lui permettaient point de mire la critique publique du règlement; il aurait pu se retrancher derrière cet argument pour ne pas même formuler son opinion.Il ne le voulut point; il étudia le rè-g'ement et le condamna dans les termes très précis que Ton lira ci-dessous.M.MacKenzie étant mort, il n’y a plus d’objection à publier sa let'.re; il importe au contraire qu’elle soit connue de tous, non seulement Poa.- sa valeur intrinsèque, mais pour le jour si honorable qu’elle jette sur la mémoire de son auteur.M.MacKenzie écrivait donc au (TRADUCTION) Québec, 5 décembre 1912.Cher Monsieur Bourassa, J’ai reçu votre lettre du 11 octobre, ainsi que les règlements du département de l’éducation de l’Ontario.Je dois vous demander pardon du retard de ma réponse.Votre lettre est arrivée pendant mon absence à l’étranger; et comme elle était adressée à Richmond, il s’est écoulé beaucoup de temps avant qu’elle ne me soit parvenue; puis le travail de la session est survenu: il m’était alors impossible djaccorder à l’étude de la question l’attention qu’elle exige.Je ne connaissais pas ces règlements et la controverse qu’ils ont soulevée ne m’était pas familière.Pour un motif dont, j’en suis certain, vous apprécierez la valeur, je ne vous écris cette lettre qu’à titre ! privé.Je suis membre du cabinet j provincial: à ce titre il me semble-) rait insolite de blâmer publiquement les actes d’administration du gouvernement d’une province-voisine.Ceci admis, je n’ai aucune objection à vous exprimer mon opinion.Vous pouvez cependant en faire l’usage qui vous semblera opportun, sans révéler mon nom et mes fonctions.Je suis fermement convaincu que les nouveaux règlements du département de l’Education d’Ontai sont contraires aux intentions, au sens et à l’esprit des articles de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord relatifs à l’instruction publique, lesquels ont toujours été considérés comme un règlement définitif de i cette matière.Le dispositif qui exige qu’après la première année, les élèves de langue française doivent faire usage de la langue anglaise pour l’étude des matières d’enseignement, semble dur j et injuste.Il n’est pas nécessaire d’être un éducateur de profession pour savoir qu’un tel système ne peut donner des résultats satisfaisants au point de vue de la saine pédagogie.Les pères de la Confédération se sont préoccupés des droits et des privileges des minorités, envisagés sous tous leurs aspects; il suffit, pour s’en convaincre, de se référer aux débats parlementaires de 1805, et aux articles de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.Le paragraphe 1 et le paragraphe 3 de l’article 93, qui protègent ces droits et ces privilèges, devraient être loyalement respectés et mis à exécution.La majorité française de la province de Québec n’a jamais restreint la liberté de la minorité anglaise dans le domaine de sa langue et de ses écoles.En fait, la législature a donné au comité protestant du Conseil de l’Instruction Publique le pouvoir d’exercer toute autorité sur l’organisation des écoles protestantes, de prescrire le choix des manuels scolaires et des programmes d’étude et généralement d’exercer son action indépendamment de la majorité en matière d’instruction publique.J’espère en toule confiance que la question qui se pose dans la province-soeur sera finalement réglée dans le même esprit de justice et de vraie charité, et conformément au sens véritable et au texte des articles de la Constitution.Croyez-moi, Votre tout dévoué, P.S.G.MacKENZIE.directeur du Devoir: Quebec, 5ih December, 1912.Henri Bourassa, Esq., Le Devoir Publishing Co., Montréal.Dear Mr.Bourassa,— I have your letter of the lltfi October, with the accompanying regulations of the Department of Education of Ontario.I must apologize to you for thi delay that has transpired in answering your letter.It arrived when I was abroad and as it was addressed to Richmond, a considerable delay elapsed before it reached me, and then the work of the Session came on, and I was not able to give the question submitted the study which it required.These regulations were quite new to me, and / was not familiar with the controversy that had arisen in connection therewith.I am writing you this letter privately, and / will"explain nt" reason, which I am sure will commend itself to you.I am a member of our Provincial Cabinet, and it would seem unusual, as such, to publicly criticise the administrative acts of the Government of a neighboring Province.With this understanding, 1 have no objection to stating to you my views.You may, however, make such use of them as you deem advisable without disclosing my quality.I am fully convinced that the new Regulations of the Department of Education in Ontario are contrary to the intent, meaning and spirit of the provisions regarding education contained in the.British North America Act, which has always been regarded as the educational settlement.The requirement that after the first year, French speaking pupils must take the ordinary school subjects in the English language, seems to me severe and unjust.One doss not need to be a practical educator to see that satisfactory resu'ts in the way of true education cannot be obtained from such a system.The rights and privileges of minorities were very amply considered by the fathers of Confederation, as one may see by reference to the debates of 1865.and the clauses in the British North America Act, viz: Sub-Section l, and Sub-Section 3, of Section 93, regarding these rights and privileges, should be loyally respected and observed.The freedom of the English minority in the Province of Quebec in regard to its language and its schools has never been restricted by the French majority.In fact the Legislature has given to the Protestant Committee of the Council of Public Instruction, the power to contra' the organization of Protestant Schools, to prescribe text books and courses of study, and generally to be independent of the majority in scholastic matters.I trust and hope that a settlement of the question in our sister Province may finally be made in accordance with the same spirit of justice and right feeling, and according to the frit'’ intent and meaning of the educational provisions of the British North America Act.Believe me, Very sincerely yours, P.S.G.MacKENZIE.On ne saurait être plus net: l’ancien trésorier provincial, fidèle à la tradition des Pères de la Confédération, à la pensée de sir John Mac-Donald qui déclarait la Confédération fondée sur l’égalité des droits des deux races dans toute la Confédération, déclarait le règlement XVII “contraire à l’intention, au sens et à l’esprit" des dispositions scolaires de la Constitution.Avec son bon sens et sa culture, plus étendue qu’on ne l’a généralement cru, il le jugeait également contraire au progrès des élèves.Et encore il semble bien, d’après sa lettre, qu’il n’avait pas aperçu le piège si habilement dissimulé sous le mot hitherto, qui permet de refuser tout enseignement du français dans des écoles fréquentées par 85% d’enfants canadiens-français.Mais tel quel, et sous son aspect le moins répugnant, cette règlementation le froissait dans son sens de la justice; il la jugeait odieuse, contraire au pacte fédéral, au régime sous lequel doivent vivre les minorités et que notre province a fait aussi large que possible.Nous livrons son témoignage à nos frères de l’Ontario.Ce sera, dans leurs mains, une arme nouvelle et ils voudront sûrement avec nous s’incliner devant la mémoire de l’Anglo-protestant loyal qui eut l’intelligence de voir la vérité et le courage de l’affirmer.OmerHEROUX.La manifestation du 14 Hâtez-vous !—Le programme.—Les orateurs.Les billets de la manifestation du 14 janvier s’enlèvent avec une telle rapidité que nos amis devront se hâter de retenir leur fauteuils s'ils ne veulent pas s'exposer à une déception.A l’heure où nous paraissons, les deux-tiers de la salle sont déjà retenus.Le programme établi par le comité central des Amis du Devoir, organisateur de la réunion, est très simple.La séance sera ouverte par le président du comité, M.J.-N.Cabana, et trois orateurs prendront la parole: M.Armand Lavergne, M.le docteur J.-B.Prince et M.Henri Bourassa.M.Lavergne parlera au nom de ceux de nos amis qui ont fait avec nous les luttes publiques, M.Prince, au nom de ceux qui ne ‘se sont pas occupés de politique et dira pourquoi ils appuient le journal.M.Bourassa parlera des aspirations et des projets du Devoir.Le comité convie à la réunion tous ceux, amis ou non, qui veulent être renseignés sur le journal et son oeuvre.Les dames sont particulièrement invités.Les billets sont en vente chez Archambault, marchand de pianos, 312, Sainte-Catherine ouest (Tél.Est J.S42) ; à la Librairie Granger, 43, Notre-Dame ouest (Tèl.Main 8200); à la Pharmacie Migneron, 544, Saint-Denis (Tèl.Est 1948) et aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent (Tèl.Main 7460), au prix de $1.00, 75 et 50 sous.Les loges se vendent $5.00.Toutes les recettes de la séance seront consacrées à la propagande du journal.HLLET DU SOIR.TA BOCHE.BEBE // paraît que les Allemands sont urieux!.Vous vous récriez : 'mais c’est bien naturel: l’insuccès le leur folle équipée doit les rendre ilutôt maussades, et de se faire dire )ar tout l’univers qu’ils ne sont que les barbares pédants qui éventrent ¦es enfants et massacrent les femmes n’est certainement pas pour aimer leur exaspération.” Ami lecteur, vous n’y êtes pas du tout, mais là, pas du tout.Ce qui les irrite, leur enlève le sommeil, les fait piétiner de rage et s’étrangler de colère, c’est de se faire appeler Boches.Tout, mais pas ça: autrement, ces messieurs seront vexés.Le plus drôle de l’histoire, c’est que la science et la kultur s’en sont mêlé.Un grave et scientifique journaliste d’outre-Rhin a découvert que ce mot — inventé par Gavroche qui avait fait les Pruscos des Prussiens, en ’70, et qui aujourd’hui a transformé les Allemands en Alle-boches, puis en Boches, — est une épithète courante de la langue française, équivalant du mot teuton Toelpel qui veut dire lourdaud, balourd.Il n’y a pas d’erreur, c’est là se définir soi-même avec un rare bonheur d’expression.Du reste, la pe-t’te anecdote suivante démontre combien cette définition est juste et combien ces Boches sont Toelpel.Sur la I gné de feu, les Français échangeaient des correspondances avec leurs voisins d’en face, les Boches.Un jour, ceux-ci reçoivent un papier attaché à une pierre et portant ces mots : “Demain, M.Poincaré visitera nos tranchées.” Le lendemain, un loustic promenait au ras du fossé i;)n huit-reflets au bout d’un bâton.L’effet ne se fit pas attendre.Les gott mitt uns, croyant viser à la tête du president de la République, firent aussitôt pleuvoir une grêle de balles sur le malheureux chapeau.H tomba, percé comme écumoire.Les Allemands avaient si bien coupé dans le pont, qu’ils ne purent jamais comprendre pourquoi les Français s’esclaffaient si franchement après avoir vu choir le gibus de leur president.Ne comprenant pas — Toelpel — ils ont dû se fâcher, c’est sur.Que voulez-vous, ils ne savent faire que cela! Hansi les plaisante-t-il, en Alsace, de son crayon moqueur, ils se fâchent.Si Maurice Donnay se permet de les blaguer un tantinet, à Paris, sur leur immortel surnom, ils se refâchent de plus belle.Ils ne sont pas à la dernière de leurs colères puisqu’un étudiant d’Action Française, actuellement au feu, annonce à son ami Pujo “que pour passer le temps dans la tranchée, il est à écrire, avec un camarade, une revue qu’on jouera sur le théâtre de la guerre et dont le litre sera: “Ta boche, bébé’’.Ce que les rires qui fuseront de lu rigole des pious-pious de France vont intriguer ces bons Toelpcls! Quinze jours après qu’on aura joué cette revue, les journaux boches, dont l’orgueil est chatouilleux mais plutôt lent à s’émouvoir, comprenant enfin que le spirituel Français se sera une fois de plus payé leur tête, feront retentir l’Empire de formidable Hoch de dépit, au grand amusement du monde.Pauvres Boches! D.“THE DUTY* OFCANADA” “The Duty of Canada at the Present Hour”, la nouvelle brochure de M.Bourassa, a été mise en vente hier matin.EKe a près de cinquante pages, grand format, et contient, avec le texte du di^tburs que ile directeur du Devait devait prononcer à Ottawa, une préface inédite, des notes et la reproduction photographique des appels à la violence distribués à la veille des deux réunions.“The Duty of Canada”, qui est presque tout entier fait d’articles du Devoir, permettra au public anglais de savoir exactement ce qu’a dit notre directeur sur les questions posées par la guerre.C’est un bon document à mettre sous les yeux des gens de bonne foi.La brochure se vend dix sous l’exemplaire, une piastre la douzaine, plus les frais de port (deux sous la brochure).Adresser les commandes aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.POUR LA.SESSION LE “ DEVOIR ” A 25 SOUS L’administration du Devoir offre un abonnement spécial de 25 sous, édition quotidienne, valable pour toute la durée de la session provinciale.• Cette offre ne vaut naturelicment que pour les abonnements servis par ila poste, en dehors de la ville.‘ENGLISH ACCENTUATION’ Nous appelons l’attention de nos lecteurs sur la brochure du R.P.Barré, English Accentuation, annoncée dans une autre page.Cet ouvrage a valu à l’auteur de multiples témoignages d’approbation.POURQUOI CELA ?—“Tiens ! Mais tu es nationaliste, toi aussi ?” Combien de fois avez-vous entendu cette exclamation poussée par un nationaliste qui en rencontre un autre, dont il ava:l ignoré jusque là les convictions politiques, ou qu’il n’avait pas vu depuis des années ! Quand dons l’aviez rencontré, il y a deux ans, un an, votre ami était libéral ou conservateur.Il vantait Laurier ou il parlait de Borden, grand homme.Plus souvent, il brûlait d’admiration pour Laurier.Vous le retrouvez, il est nationaliste, plus nationaliste que vous, sincère, convaincu, ardent.Qu’est-ce qui l’a changé ainsi ?Qu’est-ce qui lui a fait voir, dans son idole, soit libérale, soil conservatrice, dans ses idées, soit bleues, soit rouges, des choses qui ne lui ont pas pin, des faiblesses qu’il ne devinait pas alors?L’énumérer serait long.H suffit que votre ami soit devenu nationaliste- __________________ BRILLANT SUCCES AU NORD DE SOISSQNS Les Français s’emparent d’une redoute allemande sur FAisne et s’avancent jusqu’à la troisième ligne de tranchées ennemies.— Violent combat dans l’Argonne.Les Autrichiens évacuent en hâte toute la Bukovine et les Moscovites s’avan cent en Transylvanie.-La bataille est reprise déplus en plus acharnée sur la rive gauche de la Vistule.-La Roumanie se prépare BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 9.— Le communiqué officiel suivant a été émis ce soir : Au nord de Soissons, nous avons capturé une redoute allemande, pris deux lignes de tranchées et pénétré jusqu’à la troisième.Trois contre-attaques des Allemands ont échoué.Dans l’Argonne, les Allemands ont livré une violente “attaque sur lej sommet des hauteurs de la Chevauchée.Il nous a fallu tout d’abord retraiter d’un kilomètre on cet endroit, mais dans une contre-attaque, nous avons repris nos positions.LA TRANSYLVANIE ENVAHIE Paris, 9.— Les Russes ont pénétré en Transylvanie, câble le correspondant du “Matin” à Petrograd.I “Les Autrichiens ont évacué en hâte toute la Bukovine, ajoute-t-il, laissant ouverts aux Moscovites de nouveaux chemins dans les provinces de la Hongrie, surtout du côté de la ville de Maramaros-Sziget, au pied des Carpathes, â 215 milles au nord-est de Budapest”.BULLETIN OFFICIEL DE PETROGRAD Petrograd, 9.— On a publié hier soir le communiqué officiel suivant; “Sur la rive gauche de la Vistule, aux villages de Soukha, de Metairie et de Moghely, la bataille a pris un caractère de plus en plus acharné.Les Allemnds, nonobstant leurs grandes pertes, continuent à diriger des attaques opiniâtres à différents endroits.“A plusieurs points, l’ennemi est parvenu â occuper provisoirement, certaines de nos tranchées avancées, mais nos vigoureuses contre-attaques, ordinairement suivies de charges à la baïonnette, ont forcé les Teutons à lâcher prise.Ainsi dans la région de Metairie et de Moghely, nous avons repoussés le 7 janvier, l'ennemi, qui se ruait contre nos retranchements de première ligne, et avons capturé 7 officiers et plus de 100 hommes.“Dans la Bukovine, nous avons occupé Kimplong, le 6 janvier, près de la frontière de la Hongrie, après une marche en avant et une attaque qui durèrent 8 jours.“Nos troupes durant ces engagements franchirent environ 80 milles, et finalement traversèrent la chaîne de montagne, â la frontière, entre la Bukovine et la Hongrie.Durant le cours de ces opérations, nous avons pris plus de 1,000 Autrichiens et avons aussi fait un riche butin.“Ailleurs, rien ne mérite d’être signalé.“Dans la mer Noire, nos torpilleurs découvrirent le 3 janvier un croiseur ottoman du type du “Medjidieh” suivi d’un transport.Us voguaient vers l’est et s’approchaient de Sinope, sur la côte septentrionale de l’Asie Mineure.Se voyant poursuivis, les navires turcs prirent la fuite du côté de l’ouest; mais nous les avons suivis, coulant le transport.Le croiseur s’échappa”.LA ROUMANIE SE PREPARE Paris, 9.— La mobilisation roumaine commencera durant la dernière semaine de janvier, d’après le “Petit Parisien”, par l’appel de trois classes comprenant 135,000 hommes.La mobilisation se continuera jusqu’à concurrence de 600,000 soldats prêts à marcher.C’est alors seulement que la Suisse sera priée de veiller aux intérêts roumains en Allemagne et en Autriche, dit le “Petit Parisien” qui ajoute cependant que le cabinet n’est encore arrivé à aucune conclusion définitive.LA SITUATION VUE DE LONDRES Dans sa causerie du dimanche, rnesl Bilodeau, du Nationaliste, i cours d’une lettre à un vieux lierai, définit et explique quelques-nes des causes de ce changement opinions politiques, chez un rou-; n toute épreuve, semblait-il.Com-\en d’autres lui ressemblent, à ce ific leurs opinions de la même ma-icrc et pour les mêmes motifs que d ! Lisez la causerie du Nationa-ste, vous vous reconnaîtrez peut-re, dans le vieux libéral.H y a aussi bien d’autres articles actualité, dans ce même numéro u Nationaliste.Ainsi, par exemple, ierre Labrosse expose comment s Irlandais sont traités dans le uébcc et dans l’Ontario et fait à » propos une comparaison entre : situait ,n de ce groupe, dans les eux vieilles provinces canadien-es.Si la question irlandaise vous itcrcsse.lisez le Nationaliste ! Et puis, aimez-vous les vers ?onnaissez-vous le comte S.Ma-üeu de Nouilles, — un jeune au-•nr canadicn-français, malgré son tre de noblesse, — et qui tourne es vers à rendre jaloux Paul Mo-h, René Chopin et dix autres poè-s canadiens ?Ses Vers Rustiques, - il se réclame de la Comtesse Ma-ileu de Noailles, dont il est le dis-iple fidèle> bien qu’inconnu, — vont qu'on les lise, ne serait-ce que our.s’en amuser.U y a aussi le sport.Et Ton sait ue le Nationaliste et ses chront-ues sportives font le plaisir des mateurs de sports, le dimanche latin.Donc, dimanche, achetez le Na-onaliste ! Deux sous partout.Il onne le résultat des joutes de hoc-cy du samedi soir et bien d’autres oiwelles I Deux sous, le Nationaliste l LES ANGLAIS SONT SATISFAITS Londres, 9.— Après une session qui dura deux jours, au cours de laquelle ses membres écoutèrent les discours de Lord Kitchener, secrétaire de la Guerre; du Vicomte Haldane, Lord Haut-Chancelier ; du Marquis de Grcwe, chef du parti ministériei de la Chambre, et du Baron Lucas, pour défendre l’attitude du gouvernement au sujet des opérations de la guerre, et des préparatifs faits par la Grande-Bretagne pour la mener à bonne fin, la Chambre des Lords s’est ajournée, hier soir, au 2 février, alors que le Parlement se réunira de nouveau.L’opposition n’a pas réussi à obtenir des renseignements du gouvernement au sujet de la force de l’armée anglaise et des opérations navales.Ses membres persistèrent à poser des questions aux ministres, mais, d une manière générale, le gouvernement se déclara satisfait de la rapidité avec laquelle se faisait le recrutement et le vicomte Haldane déclara que la nécessité du service obligatoire ne s’était pas encore fait sentir.Le Lord-Chancelier a annoncé également que les experts militaires anglais aliaient fournir à l’armée un canon qui sera pour le moins égal en efficacité aux pièces allemandes de 42 centimètres.Les pairs unionistes qui critiquèrent la réponse de l’Irlande à l’appel aux amies furent avertis que I ITrlandc prenait âa grande part du fardeau de la guerre.Des membres écossais discutèrent i un sujet moins grave, lorsqu’ils se plaignirent de én qualité des jupes fournies aux régiments écossais.Le Baron Moncrieff dit que ces jupes qu’elles étaient “des jupes entraves écourtées”.la?Baron Lucas répondit que le Bureau de la Guerre n’avait pu se procurer une quantité suffisante d’étoffe servant à la confection des costumes militaires écossais.Londres, 9.— Bien que les tempêtes de neige, le froid et les inondations aient empêché les opérations militaires, sur une haute échelle, elles n’ont pu empêcher les armées, à l’est et à l’ouest, de conserver l’offensive à des points isolés des deux champs de bataille.Dans les montagnes recouvertes de neige dp Caucase, les troupjes audacieuses de la Sibérie se sont lancées à la recherche des fuyaçds turcs qu’on dit se rendre par milliers, tandis cpie dans les L/andres, presque entièrement inondées, les Alliés déclarent avoir trouvé le moyen de faire des progrès.Seulement en Pologne, où l’offensive du feld-maréchal Von Hindenberg est arrêtée sur les bords des rivières coulant entre lui et Varsovie, et dans la Galicie, où les Russes ont été forcés de s’arrêter, le combat semble avoir cessé tout à fait.Les Russes continuent d’avancer dans les Carpathes et la Rukowine, tandis qu’on a fait de nombr-uses attaques d’infanterie, en France, suivies par des engagements d’artillerie et des combats où l’on se sert de mines et de grenades.Les Français ont gagné quelques verges dans la région de Reims, mais ils auraient été forcés de se replier d8fts l’Argohne où les Allemands ont miné quelques-unes de leurs tranchées de première ligne.Les noms de quelques villes allemandes mentionnées dans les derniers rapports officiels font voir que les Français avancent en Alsace, malgré la résistance acharnée des Allemands.Le vicomte Haldane, Haut-Chancelier de la Chambre des Lords, a déclaré que les experts anglais étaient à manufacturer un canon de 42 centimètres capable de rendre les services ‘ efficaces dont firent preuve les gros canons de siège allemands contre les forteresses belges au début de la guerre.Le Haut-Chancelier a refuse de dire quoi que ce soit sur la force de l’armée anglaise, mais les experts militaires sont d’avis qu’elle compte 3,000,000 d’hommes, y compris les réguliers, les réservistes, les troupes territoriales et la nouvelle armée de loitM Kitchener.L’arestation du cardinal Mercier, primat de Belgique, continue à soutenir l’attention du monde entieç.Les Allemands expliquent qu’il n’a pas été arrêté, mais qu’il a été prié de cesser de soulever la population belge.Le journal danois, qui fut le premier à publier la nouvelle de f’ar-i restation du cardinal, persiste à dire, cependant, que la declaration de ses correspondants est exacte, et que même, a l’heure actuelle, le cardinal Mercier n’a pas le droit de quitter Malines.De Paris, vient une dépêche, disant que la Roumanie et l’Italie se sont entendues pour entrer dans le conflit en même temps.LES AUTRICHIENS DANS UN TRAQUENARD Genève, via Paris, 9 — D’après des rapports de source hongroise, qui n’ont pas été soumis à la censure autrichienne, les Autrichiens sont tombés dans un traquenard, habilement tendu par les généraux Ruzsky et Ivanoff.“Tel que prévu par le p'an russe, dit la dépêche, les colonnes autrichiennes en se dirigeant vers la rivière Nhi a se trouvèrent arrêtées par de dangereux marais.En même temps les Russes, qui assiégeaient Cracovie, renoncèrent à exécuter leur plan original, mais reprirent leur attaque d’une façon tout à fait inattendue.L’armée russe occupant les positions les plus importantes dans les Carpathes, du côté de la Bochnie, l’armée autrichienne ne peut pins s’avancer du côté de Varsovie, car les Moscovites ont miné et occupent en force les sen s chemins traversant les marécages.D’autre part, les Autrichiens sont forcés de défendre Cracovie, et A cause des manoeuvres russes ne peuvent engager les soldats du Czar que le long de la ligne allant de Wieliczka à la Bochnie.Le commandant autrichien ne pouvant se rendre compte si les Russes entendaient occuper la Hongrie ou investir Cracovie, ou exé-' cuter ces deux manoeuvres à la fois, a perdu cinq ou six jours.Il est maintenant trop tard, disent les rapports, pour exécuter un mouve-' ment afin d’enrayer les manoeuvres j des Russes, 0 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 9 JANVIER 1915 VOL.VL No 6 L’OPINION DES AUTRES Lettres à la rédadtion du DEVOIR.L'un de nos amis nous commu-nlquc cette lettre d’un curé de caïu-jjf.gne du centre de la France : ¦, Bonnefont, ce 3 décembre 1914.Mon cher ami, Lès le début des hostilités, j’avais songé à vous écrire ; mais la crainte que ma lettre ne fût arrêtée en chemin m'en a détourné.Aujourd’hui, j’ai tout lieu de croire que les com-niunirations entre la France et les Etats-Unis sont complètement libres.Les opérations militaires vous sont connues : avec quel poignant intérêt ne les suivez-vous pas dans nos journaux, renseignés par tous les partis belligérants.Je n’ài donc pas besoin de vous en parler.Mais n’avez vous pas été frappé du laconisme des communiqués français ?Que pensez-vous de cette sobriété, discrète mais un peu exagérée, dans les renseignements '?Ne donne-t-eile pas du' relief et de la valeur aux informations ?Envisagez-Vous cette guerre au point île vue surnaturel ?Vous avouerez bien que notre cause est de beaucoup la meilleure.Nous n’axons pas voulu mais subi cette tuerie effroyable ; c’est pour la défense de notre, pays et de nos foyers que nous avons pris les armes : nous ne rêvions ni revanche, ni domination mondiale, ni pillage.Sans doute notre gouvernement a, de propos délibéré, omis d’implorer le secours de Dieu ; mais le peuple et nos années ont noblement réparé cette faute publique ; ils sont venus par rangs pressés prier dans nos églises e‘ enrôler Dieu sous nos drapeaux.Rapprochez, s’il1 vous plaît, cet oubli impardonnable de l’attitude du Kaiser.Voyez-vous Guillaume II solliciter, je dirai presque sommer, la Providence do justifier par la victoire felfronterie do ses mensonges et l'iniquité de sa cause.Pesez le tout au poids de la stricte justice, et riites-moi : le blasphème de l'Empereur n’est-il pas plus grave ?En Allemagne on n’a pas pu s'empêcher de s’en prendre/ à la Sainte Vierge elle-même.“ Vous avez, vous, nous disait-ou, une Vierge qui raccommode'les os cassés.Nous nous chargeons de lui fournir de la besogne ; nous allons lui montrer que nous savons casser les os des Français La “ Dépêche de Toulouse ” s’est elle-même émye du propos blasphématoire.Comment la Sainte Vierge ne relèverait-elle pus l’odieux défi et ne plaiderait-elle pas notre cause auprès de Dieu ?Elle a plus beau travail à faire que de raccommoder quelques os cassés ; elle s’apprête à restituer à h» France, amputée de son Alsace et de sa Lorraine, l’inlégrité de son territoire.Enfin j istime (pic l’héroïque attitude de la Belgique suffirait à elle seule à faire pencher la balance divine de notre côté : cette nation si catholique est pour nous plus que les dix justes qui auraient sauvé de la destruction Sodome et Gomorrhe.On a prétendu que celle guerre était un châtiment de Dieu.Cette assertion, je vous l’avoue, n’a lias le don de me plaire.Dieu n'a sûrement pas voulu cette boucherie humaine.Mais c'est une épreuve, et une épreuve que nous n'avons ni voulu prévoir ni su prévenir.Elle servira à nous instruire, à nous réhabiliter cl à nous rendre meilleurs.Que si l'on tenait absolument à y voir un châliinent, je répondrai (pic.Dieu nous a punis en nous abandonnant à nous-mêmes et aux conséquences de nos actes.Car nos vaillants soldats payent de leur sang nos folies antimilitaristes ; ils sont obligés de fournir le travail qu’aurait fait notre matériel de guerre, s’il avait été ce qu’il aurait dû être.Nous n’avons eu tout d’abord à opposer à notre injuste agresseur qu’un bel élan patriotique qui, dès les premières alannes a secoue la France entière.Nos années manquaient d’équipements, de fusiJs, de munitions et surtout de grosse artillerie.Nos "75’’ cessaient le feu faute d’obus.Nos deux lignes de forts, Lille et Reims, n’existaient que sur le papier, ainsi que le camp retranché de Paris.Lunéville, Toul, Verdun et Muubeuge en partie, a-vaient été seuls refaiis d'après la conception de l’ingénieur Brial-inonl.Par surcroil de malheur, Percin et quelques autres officiers ont cédé, UndiigniMiient cédé devant Uennonii, sans lui faire la moindre resistance.Après la guerre, il y aura des révélations qui é-clairciront bien des mystères.Du côté de l'Allemagne, loul était en bon état et en quantité suffisante; on avait grosse artillerie, munitions, mortiers pour sièges, etc.L’année dernière, les Allemands avaient acheté les meilleurs chevaux de la France.Sur tous les points de notre pays, qui, en cas de guerre, pouvaient devenir stratégiques, iis possédaient des maisons et des usines.Kluck s'était rendu acquéreur de carrière situées près de Soissons, en vue des opérations militaires.Jusqu’en France, ils a-vaient en temps de paix préparé leurs positions, des tranchées et des plates-formes pour leur gros canons.Pour nous distraire de leurs manoeuvres hypocrites, ils entretenaient avec soin nos querelles et nos divisions religieuses, politiques et sociales.Ils avaient des amis et des affidés dans toutes nos administrations.Ceux qui dénonçaient les menées prussiennes étaient conspués et honnis par le peuple séduit par les idées ultra pacifistes.Les partis socialistes servaient l'Allemagne à merveille.On ne comprend pas qu’un Jaurès se soit laissé berner par elle au point que vous savez.Humainement parlant, nous devrions être à l’heure actuelle des vaincus.Car l’Allemagne avait très beau; jeu contre nous.Et il est étrange qu’elle n'ait pas gagné la partie.Aujourd’hui elle doit s’apercevoir qu'elle a perdu ou plutôt qu’elle est perdue.Les Alliés ne céderont pas qu'ils ne l’aient réduite à l'impuissance de nuire de UN BON PLACEMENT IMMO-tlIMEU fait maintenant, en teinps dp guerre, en vaut 10 plus lava.Nous avons 11,000 bons terrains h bâtir au rliolx.Vener.les voir ¦rratultement avec nous.MARCH TRUST ISO Si-jncqut» ! «ongtemps à la paix européenne.; L’écrasement de la France aurait I marqué la fin de,l’Europe et l’avè-j nement du Raugîrmnfusine.Eu ! face d’une pareille perspective, je | ne m’explique pas qu’il, y ait des nations neutres.Elles devraient nous aider à abattre l’ogre prussien ! qui les aurait dévorées les unes I après les autres, sans sourciller.Le succès de no,S ni,nies nV t pas dpuleux.Mais j’ai il a conviction que la frovidcifc" a réellement j travaillé pour nous,' C’est elle qui a fait échouer le pjah allemand, ce ! plan où toutes les chances pour et contre étaient si bien prévues, calculées et combinées'.Une première fois, the n barré la rout- de Paris aux “Boches” par l'habile slralégie du Général de Castelnau dans l’est et par la noble résistance de la catholique Belgique.Le temps perdu alors ai per-; mis à Joffre d’prganisér flotte défense.Mais la défaiie d« Çlijrleroi et de Mons et surtout le Fléchissement inexpliqué encore de Perrin leur rendirent les chances d'entrer S à Paris presque sans coup férir.Nous vécûmes alors dés heures douloureuses.Heureusement, la Providence veillait sur nous: les “Boches’.trop confiants dans lètir valeur s’amusaient à sabler le champagne.La note fut chère; ils furent battus dans la Marne par nos armées exténuées par la défaite ou plutôt Ja déroute du Nord.Ce sucrés inespéré étonne notre admira-5 ble état-major: De Castelnau y voit i le doigt de Dieu et ne caché pas ! son opinion qu’il dit tout haut.l)e-J puis lors nous avons, avec la coo-I péraliori efficace de l’Angleterre, I remporté la victoire des Flandres, et nous sommes entrés dans la voie qui mène au succès final.Notre oeuvre .n’est gncore qu’ébauchée : nous avons à chasser l’envahisseur de France cl de Belgique.La tâche est rude; c!ie sera menée de front avec l’invasion de l’AUc,ma-j giie par les Russes qui ne commen-j cent qu'à entrer en lice.La guerre n’est pas finie.Ces sages lenteurs énervent quelque peu nos populations; mais elles s’imposent oar économie du sang français.Nos vaillants officiers ont à -crteur d’épargner le plus possible la vie de nos soldais.Ils pourraient livrer des combats où ils se couvriraient de gloire; mais la vie de nos soldais leur est bien plus chère.Leur valeur militaire et technique est de beaucoup supérieure à celle de l’état-major et des officiers allemands dont la réputation était surfaite.Nos soldats sont à présent, bien aguerris et forment une armée de loul premier ordre.Ils ont (mile confiance dans leurs chefs; ils savent qu’on épargne leur vie et leur sang autant qu’il se peu!; et qu’on ne les expose pas inutilement au danger.Leur valeur guerrière n’a d’égale que leur foi religieuse.Il me serai! facile de vous en donner des témoignages.Mais nia lettre est déjà fort longue, el pourtant que de choses j’ai encore à vous dire! Si je n’avais pas peur d’abuser «le votre patience, je vous écrirais jusqu’à ce (pie je vous aurais dit toute ma pensée sur celte guerre et ses conséquences diverses.Car elle aura une forte répercussion sur l’avenir religieux de nos paroisses et de nos prêtres.Sur huit curés que nous sommes dans le canton de Bngeat quatre sont à l’armée et malgré mes quaranle-cinq ans je suis le plus jeune de ceux qui sont restés dans les paroisses.Je puis d’un moment à l’autre être appelé au service des blessés.J’ai à desservir Pradines et Murat.Chaque dimanche je fais un trajet d’une heure et demi à pied pour ma deuxieme messe dans l’une de ees deux paroisses.Il y a dans le Pèlerin (Croix de Paris) quelques traits admirables: je vous les recommande; vous pourrez les utiliser.Ma paroisse esl des plus éprouvées par la guerre: elle compte déjà sept morts.Les curés voisins n’ont pas en- j core ce chiffre glorieux mais bien ! douloureux.Priez pour notre France afin qu’elle ait le succès final et qu’elle revienne à la foi des anciens jours.Agréez mes sentiments affectueux en N.-S.P.E.E.MANDON.AIMONS LA FRANCE.RESPECTONS L’ANGLETERRE ; MAIS GARDONS NOTRE COEUR POUR LE CANADA.Montréal, 4 janvier 1915.Dernièrement, les hôpitaux de Montréal, l’hôpital Notre-Dame en particulier, demandaient et demandent encore du secours pour pouvoir continuer leur oeuvre de bienfaisance.Les Canadiens de Montréal et des environs connaissaient bien, lorsqu'ils sc molliraient si généreux en souscrivant pour un hôpital à l’étranger, l'état de finance de leurs hôpitaux, et cependant ils l’oubliaient.Je ne veux pas blâmer pies compatriotes de leur charité très louable ; mais je voudrais qu’ils pensent aussi au Canada, mitre patrie à tous.Nos hôpitaux sont aux abois ; eh bien, aidons-les ! Qui de nous peut dire qu’il n’a pus ou qu’il n’aura pas besoin des soins qi.’on y reçoit ’?Nous avons souscrit pour près de 250 lits pour les soldats blessés ou malades, c’est magnifique, et maintenant.oublierions-nous nos malades, nos vieillards inltrmes et nos orphelins ?Non, cela ne se peut pas, les Canadiens ne sont pas de ces gens qui ne font qu'une charité pharisaïque ; mais chrétienne.Charité bien ordonnée commence par soi, dit un proverbe d'apparence égoïste ; mais qui cesse tout de inêine «le l'être un peu aujourd'hui.Compatriotes, fiqyohs itus.p, généreux pour nous-mêmes que nous l’avons été pour les utityetf.>f Auguste CANADIEN.QUESTION DE* LANGUE Un employé d'une grande maison de commerce nous çcçij, Montréal.'>ev5 janvier 1915.Monsieur Ilenrl JlOnrassa, Rédacteur du," Devoir ", -Ville.>'• Monsieur, Permeltcz-moi de vous signaler un incident qui s’est passé à nos bureaux le 31 décembre, lors dé l’üs- é semblée annuelle «le nos commis voyageurs.• Us étaient environ une trentaine dont deux anglais seulement.Le Président leur adressa la parole en anglais et leur lit remarquer qu’il en agissait ainsi à cause de nos deux représentants qui ne pouvaient pas comprendre le français (Us pouvaient encore moins le parler), mais «tue les autres au contraire comprenaient également les deux langues., Ce fait mériterait peut-être d’être porté à la connaissance d'un certain public d’Ontario qui nous prend pour des.Iroquois.Un autre incident qui montre la mauvaise foi ou plutôt l’ignorance d’un Anglais.Apres avoir discuté la question bilingue de l’Ontario, avec l'un de ces deux Anglais dont nous parlons plus haut, celui-ci conclut : ‘ Why 1 it’s only a matter of language “ Would you be ready to abandon yours ?” répliquai-je.“ Well if it would pay me ”, répondit-il, et il quitta la salle.Je joins mes felicitations et mes encouragements à ceux «pie vous avez déjà reçus, de personnages plus importants, et vous prie de me croire avec mes meilleurs souhaits de bonne et heureuse année, Un de vos nombreux admirateurs *** DEMEURE HOYAU iYEAST CAKES iVriÏÏIÏfj PREVENTION DES INCENDIES LE SERVICE D’INSPECTION SOUS LA DIRECTION DU CHEF NAUD Un bureau bien modeste et peu connu du public aux quartiers-généraux des incendies, esl bien celui du chef inspecteur Jean Naud.Il est difficile d’imaginer tout ie travail accompli par les inspecteurs et le total de leurs visites journalières dans les magasins, théâtres, manufactures, etc.Le chef Tremblay, voulant mettre ce bureau sur un pied d’efficacité digne des grandes villes, faisait nommer par les commissaires, en juillet, 31 inspecteurs.Depuis, le nombre a été diminué à 12, vu la nécessité (l’une économie plus grande dans les linances municipales.Ces inspecteurs, sous la conduite (le M.Naud, aident à prévenir les incendies en avertissant les propriétaires des nombreuses sources de (langer découvertes dans leurs établissements.Il sera intéressant de prendre connaissance du tableau ci-dessous, donnant le total des inspections faites depuis le mois de juin : Juin, 253 inspections ; juillet, 4,-497 ; août, 11,102 : septembre, 13,-748 p octobre, 12,454 ; novembre, 9,45& ; décembre, 10,282.Grand to-tal : 01,791 Comme on peut le voir, ce département deviendra avec les années un auxiliaire précieux dans la lutte contre les flammes.La Fire Underwriters Association envoie chaqiic jour au chef inspecteur une liste clés endroits à visiter et ce dernier distribue le travail à scs subalternes.Ainsi hier,, 41 demandes d’inspections étaient reçues aux quartiers-généraux de la rue Craig.Mi Jean Naud est satisfait du travail accprfipli en 1914.L’inspection des écoles, églises e( grands théâtres a été o.i ne peut plus satisfaisante.Les cinémas laissent un peu à désirer, niais avec le temps, cette lacune sera comblée.Le bureau de Montréal est un peu copié sur celui de New-York.Dans la grande ville américaine, 000 inspecteurs sont continuellement à l’oeuvre et le salaire de l’inspecteur en chef — $0,000 par année, — est la meilleure preuve de l'importance du bureau.A.N.“SPAHIS, TOUJOURS A LA GUERRE’’ L’autre bataille, le colonelB.,., parcourant nos lignes, aperçoit deux cavaliers marocains démontés, qui, à vive allure, marchent vers la mousqueiaile.—Où est ton régiment?.de-mande-t-il à celui qui "fait brigadier”.—-Ma colonel, chevaux tués, régiment perdu quatorze jours.—Qu’est-ce que tu as fait pendant ces quatorze jours?—Ma colonel, fait la guerre, —Comment, fait la guerre?—Ma colonel, marcher toujours côté canon, demandé cartouches camarades, tiré les Allemands.Le colonel, qui est d’Afrique, n'insiste pas, mais explique aux deux solitaires qu’un régiment de spahis est justement «à en -éserve, tout près; il va les conduire, on leu»-donnera des chevaux.—Ça bon.Et en roule.Mais voici qu’après cent mètres vers la seconde ligne, les Marocains s’arrêtent et clament: —Ma colonel, ma colonel.toi trompa ton cli-min .—Comment?demande le colonç» un peu interloqué.Alors, l'orateur des deux, retourne vers la ligne fumante des shrap-nells: —La guerre, par là, ma colonel.Et spahis, toujours à la guerre.DICTION FRANÇAISE Les cours de diction française de Mlle Idol a Saint-Jean recommenceront régulièrement le lundi, 11 janvier, chez Mlle Saint-Jean, 130 avenue Laval.Leçons particulières.Cours de lecture expressive, d’art oratoire et d’art dramatique.Cours (tu Jour et du soir pour les jeunes filles et les jeunes gens.Classes pour les enfants les jeudis et samedis.Pour information prière de téléphoner de 10 à 12 heures a.m., au No Est 2970.PROCHAIN MARIAGE Le mariage de Mademoiselle Hermine Lecavalier, fille de Monsieur le docteur J.-Israël Lecavalier, avec Monsieur J.Donat Valiquelle, A.F., employé civil, fils de feu Monsieur Joseph Valiquetle, banquier Saint-Jérôme, est annoncé pour 14 janvier courant, en* J’cSlise Saint-LaUrcnt.fclÏNl JOROMTO ’ mi'.SONT , EMPLOYES LT DONNANT j I TOUJOURS (SATISFACTION! PARFAITE.CHAPELETS DE FICELLE Nos soidats, dans les tranchées, ont transformé la ficelle en objet de jjiété.Un aumônier militaire racontait récemment à M.François Veuillot ce fait touchant: Le mois du Rosaire a ravivé la dévotion du chapelet.Quelques-uns l’égrène isolément, mais sans respect humain; d autres le récitent en commun, par petits groupes.—Us avaient donc emporté Jeur chapelet?—Plusieurs.Et les autres en ont fabriqué.—Fabriqué?—Mais oui! avec une ficelle! Rien de plus facile! Il y faut de la patience et du temps, c’est vrai.Mais, dans les tranchées, on a trop de temps pour ne point trouver des charmes à la patience.Une corde a noeuds en miniature; cinquante-cinq noeuds solides, assez gros, ré-gm’ièrement espacés; une brindille de bois serrée dans le noeud qui suit .chaque dizaine, et voilà un chapelet tout aussi convenable et plus résistant que beaucoup d’au-tres! Aussi je me suis donné la joie de rosarier toutes ces pieuses ficelles.Ft nos troupiers, tandis que ces noeuds de matière commune glissent entre leurs doigts, leurs pauvres doigts gourds de fatigue, rugueux de travail et gris de poussière, nos troupiers accumulent dans le ciel, pour eux-mêmes et pour les camarades tombés à côté d’eux, des trésors d'indulgences.Et j - suis sûr que la Vierge Marie recueille avec un sourire de bonté les Ave Maria qui, du fond des tranchées.parmi la fumée des canons, s’envolent au long de la ficelle, LE CERCLE JT-CESAIRE Il fait plaisir (je, pqnsta.ter la fraternité qui règnç.Fhez les anciens eleves du cbllègé dé Saint-Césaire et leur attachement à l’Alma Mater.Régulièrement, le, troisième dimanche dimanche de chaque mois, ils se réunissent à la salle des Artisans, angle des rues Saint-Denis et Vitré, pour y discuter çe.qqi ,a trait aux intérêts du cercle ef à son avancement.Le but de l'institution est, ccmpue le règlement l'indique : “ Se;con-naître et entretenir les bonnes relations entre les anciens confrères du collège ; s’entr'aider mutuellement et promouvoir les intérêts du collège Saint-Césaire, notre Alma Mater.” C est en même temps un moyen indirect de contribuer au succès complet et éclatant du grand con-ventum qui aura lieu à Saint-Césaire, en 1919.Chaque réunion mensuelle est, nous pourrions dire, un petit eonventum qui prépare effectivement le grand., celui qui est si impatiemment attendu depuis juin 1904.L’enthousiasme croît de réunion en reunion et le nombre des membres augmente rapidement depuis «picl-qties mois, mais il y en a encore qui manquent et le présent appel a pour but de les recruter.A la dernière séance eut lieu la révision des règlements.La note gaie s’est mêlée au côté sérieux, ce qui contribua â faire passer un après midi agréable en même temps qu’u-tile.C’est à rassemblée du 17 courant que se fera l’élection du Conseil de direction, pour 1915.Tous les membres inscrits se feront un devoir d’assister à cette réunion qui sera d’un intérêt vital pour le Cercle.Les autres devront commencer l’année 1915 par un bon mouvement et être présents le 17 ; ils sont invités spécialement.Le Cercle organisera un euchre pendant le carnaval.Entre tenips, le Cercle donnera une représentation dramatique, le 13 du courant, dans la salle du collège, à Saint-Césaire.Ceux qui y prendront part sont tous anciens élèves.Le programme comprendra un drame et Une comédie ainsi que monologues, chant et musique.; De bons sièges seront spécialement réservés pour les nmis de Montréal.Le départ se fera par le train de 6 h.20, mercredi soir, gare du M.& S.C.Ry, rue McGill.Pour plus amples informations, s'adresser à M.J, Tétrault, secrétaire.358, Ave Oxford, tel.ouest 1567 ; M.Pol.Pha-neuf, 155, Amherst, tél.Est 2459 ; ou à M.P.E.Senay, 1635, Notre-Dame ouest, tél.ouest 2057.Amis de Saint-Césaire, enez nombreux, vous êtes les bienvenus.(Communiqué).TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Saint-Joseph, rue La-gauehetière ouest.No 130.Réunion des profès et novices le dimanche, 10 janvier 1915, à 2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le Secrétaire.Les Soeurs tertiaires professes auront leur assemblée mensuelle dimanche le 10 fnrtvicr et le mardi suivant 12 janvier.La Secrétaire.LES ELECTIONS A MAISONNEUVE Une assemblée avait été convoquée hier soir à la salle Marsan par ies électeurs du quartier, afin de connaître la réponse de ceux à qui le siège avait été offert.M.J.E.Vigeant, entrepreneur, accepta le poste laissé vide par le départ de M.O.Dufresne.Il aura comme adversaire le docteur Lefebvre.Dans le même ouartier, le docteur Pellerin fera la lutte à M.P.Fraser, conseiller actuel.M.Pierre Tremblay, candidat à ta mairie, a pris la parole à l'issue de l’assemblée pour critiquer le conseil municipal actuel.Il lui reprocha entre autres choses de vou-lo'r retarder la date dos élections.MM.G.N.Pichet, candidat «lu quartier centre, et J.C.Vigeant parlè-rent dans le même sens.Tous décidèrent d’envoyer une délégation auprès du conseil afin de protester contre cet acte.MORT DU R.F.BESSETTE C.S.V.Le révérend Frère Joseph-Elzéar Bessette, C.S.Y., directeur du seo-lastiçat Saint-Charles, à Bordeaux, est décédé à l’Hôtel-Dieu hier après-midi, à l’âge de 41 ans.Le bon religieux, né à Napiervil-le le 13 janvier 1874, était entré en religion le 14 juillet 1889.Il prononçait ses voeux perpétuels en 1897 et était élevé au Majorat le 24 juillet 1910.Musicien remarquable, le défont avait consacré sa vie à chanter les hymnes de l’Eglise et à enseigner le chant aux jeunes élèves ef ticfvi-ces.Le Rév.Frère Bessette fui le premier directeur du scolasticat des Clercs Salnt-Viateur à L’oiv'eaux.L’an dernier, il était délégué au chapitre de l’Institut qui devait se tenir à Bruxelles le 10 août.Un premier service pour le repos de l’âme du défunt a été chanté au Juvcnat d’Outremont ce matin et la dépouille mortelle sera transportée à .Toilette ce soir où les funérailles auront lieu lundi, le 11, à 10 h, 30 au noviciat de la communauté.LA CHARITE DES HUMBLES Les membres de la brigade des pompiers de Montréal viennent d’accompiir un acte qui leur fait honneur en prenant chacun, dans leur gousset, une certaine somme afin de payer les funérailles des malheureuses victimes de la tragédie de la rue Beaudry, femme et enfants de leur compagnon, le pom-pie.r Van Looy.- Les corps ont été exposés ce matin dans une des salles de l’entrepreneur de pompes funèbres, M.W.Wtiay.617, Université, et le service aura lieu lundi, à 7 h.30, à l’église Saint-Pierre, rue Visitation.TRIBUNAUX CIVILS Les jugements suivants ont été rendus en Cour de Révision, hicY: Rose et vir vs European Trading Co.et Dominion Express mise en cause.— Jugement confirmé.Kasaransky vs “Montreal Tramways Co.” — Jugement confirmé.Gloor et al.vs Lawande.— Jugement infirmé.Temple vs “Montreal Tramways Co.” — Confirmé.Seguin vs la compagnie des tramways de Montréal.— Confirmé.GOMMENT J'AI FAIT POUSSER MES CHEVEUX Une femme, ayant une chevelure magnifique, donne une simple prescription domestique dont elle a fuit usage avec les résultats les plus remarquables.Les pellicules la chute des cheveux m’affectaient énormément.J’ai essayé de nombreuses préparations annoncées pour les cheveux et différentes prescriptions, mais tontes n’ont donné aucun résultat ; presque toutes rendaient nies cheveux graisseux et m’empêchaient de les peigner ou de les coiffer.Je pense que la majorité des choses que j’ai essayé étaient nuisibles ci d’après nui propre expérience je ne puis pas assez fortement vous mettre en garde contre l’usage des préparations contenant de l’alcool de bois ou d’autres substances empoisonnées.Je pense qu’elles attaquent les racines des cheveux.Après tous ces mauvais résultats, j’ai enfin trouvé une prescription simple et je puis dire sans aucune hésitation que c'est le remède le plus merveilleux pour les cheveux que j’ai jamais rencontré.Un grand nombre de mes amies l’ont employé et ont obtenu les résultats les plus satisfaisants.Ce n’est pas seulement un stimulant puissant pour la croissance des cheveux et un remède rendant aux cheveux gris leur couleur naturelle, mais c’est une prescription également bonne pour enlever les pellicules, donner du brillant et de ia vie aux cheveux et conserver le cuir chevelu en parfaite condition.Après son emploi on peut peigner et coiffer les cheveux plus facilement.J*ai une amie qui a employé cette prescription pendant deux mois, la chute des cheveux a cessé.la croissance a merveilleusement augmenté et les cheveux ont repris leur couleur naturelle.Vous pouvez obtenir les ingrédients nécessaires pour faire cette merveilleuse préparation chez presque tous les pharmaciens.Voici la recette de cette prescription : Hay Hum, fi onces ; cristaux de Menthol, 1-2 drachme : La voua de composée.2 once* Si vous désirez que cette préparation soit parfumée a joutez-y un drachme de votre parfum favori.Oeci n’est pourtant pas nécessaire.Appliquez soir et matin et frictionnez parfaitement le cuir chevelu.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S'ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.33-26 ORGANISTE Demoiselle d’expérience, pouvant diriger un .choeur: de chant, parlant le français et l’anglais, désirerait une position d’organiste, pas d’objections d’aller aux Etats-Unis.S’adresser à No 2759 Hutchison, Montréal.STENOGRAPHE On demande une sténographe parlant et écrivant les deux langues, ayant aussi de l’expérience dans un bureau d’avocat.S’adresser à M.Charles Champoux, bureau 610, Edifice de la Bgnque de Québec, Place d’Armcs.À LOUER A LOUER.Maisons de la Maroil Trust Company à louer, faisant face au lac Saint-Louis: Dixie, 5 chambres $20; 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Main ;«18.Réaldencoi 8t-L«uli 3143 VOL.VI.No 6 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 9 JANVIER 1915 Notre Page Littéraire A L’ACADEMIE FRANÇAISE DISCOURS DE MM.MAURICE DONNAT ET ETIENNE LAMY Une foule brillante se presse cet après-midi sous la Coupole.C’est la séance des Prix de Vertu, si courue chaque année, plus courue cette année encore, car on sait d’avance que M.Etienne Lamy, dans son rapport sur les prix littéraires, et M.Maurice Donnay, dans :t>n discours sur les prix de vertu, s’écarteront un peu des formes habituelles pour rendre à nos soldats l’hoifc-mage attendu par tous les coeurs.Voici la fin, charmante et pathé-I tique du discours de Maurice Donnay.Elle a été saluée par des applaudissements incessants et des acclamations telles que l’enceinte de l’Institut n’en avait pas entendus de pareils: Elle n’est donc ças qu’un ne/1 cette vertu: elle existe, avant la ^ grande guerre, au fond des campa- * gnes et dans les villes, à Paris mê- me.L’abbé Galiani écrivait en 1772: “Il y a encore bien des moeurs, des vertus, de l’héroïsme dans votre Paris; il y en a plus qu’ai!leurs, croyez-moi.” Oui, l’année du tango, du luxe effifcné, de l’extravagance clans les modes et dans les arts, des spectacles grossiers, des revues toutes nues, pis que toutes nues, aux neuf-dixièmes nues, l’année d’un procès scandaleux qui se termine par un acquittement cynique, toutes ce# choses qui font croire à notre décadence, cette année-là, il y a dans notre pays de la vertu.La corruption n’est que superficielle: corruption d’une caste de politiciens, de parvenus et de cosmopolites, qui n’atteint pas les couches profondes de la nation.Tous ces actes que vous récompensez une fois par an, ce sont des cristaux de vertu : survienne la guerre vitale, et toute la Fran-v ce cristallise! Un souffle généreux " régénère le pays : les théories déprimantes et tes sophismes haineux sont dispersés; l’ironie, le scepticisme, le dilettantisme dissipes ; les nuées sont balayées, le ciel redevient pur.Honnqur, patrie, foi, devoir, courage, espoir, revanche, tous ces_ mots dont quelques-ifns avaient inventé le ridicule, tous iand Substituts Marquis Parker Substituts Jasmin HolStead Substituts St-Pierre Première période 1 -Telegraph, McKay ., .Uni.2.—Carillon, Labelle .4m.LA REPONSE DE L’ANGLETERRE LE SECRETAIRE BRYAN EN A REÇU COMMUNICATION ET LE TEXTE EN SERA PUBLIE DEMAIN.Washington, 9.— Le secrétaire d’Etat a annoncé, hier soir, qu il venait de recevoir la réponse que la Grande-Bretagne vient de donner à la note américaine.Cette réponse, faite dans un esprit de franchise et d’amitié, sera pro-balement suivie de nouvelles communications entre les deux pays ; car le gouvernement anglais s’est ‘contenté de faire une declaration générale de la présente situation où se trouve le commerce, quitte à reprendre dans la suite chacun des points soulevés par la note Américaine La Grande-Bretagne, tout en appuyant sur la nécessité d’un droit de visite consciencieux de toutes les cargaisons qui lui paraissent suspectes, déclare qu’elle n’a nullement l’intention de mettre de côté la doctrine de lord Salisbury, touchant la contrebande conditionnelle.Elle fait remarquer du reste qu’elle applique la doctrine du Président Lincoln qui dit que la contrebande absolue comprend tous les articles susceptibles d’être employés pour faire des munitions de guerre.Cette réponse qui va être soumise à la discussion du Président Wilson et du secrétaire d’Etat Bryan au cours de la journée, ne sera rendue publique que demain après-midi.Deuxième période Pas de points.Punitions Samson, 2 m.; McKay, 2 m.,; Brady, 2 m.DEUXIEME PARTIE Crescent (1) L’Aiglon (1) Cyr Buts Séguin H.Johnston Points Lalonde W.Jonhston Couvert Girouard R.Walsh Avants Deschènes ! McGillivrny Avants Birse I McCarthy Avants Marinville Heaney Substituts Brossàrd Clark Substituts Poirier; Ramsdon Substituts Ledoux Sparry Substituts Lapierre Première période I.—L’Aiglon, Birse.2m.Deuxième période 2.—Crescent, Johnston .10m.Punitions H.Johnston, 10m.,; Girouard, 10 m.,; W.Johnston, 10m, TROISIEME PARTIE Imperial (2) Sauriol Lang Vcrronneau P.P oil lack A.Morin Race! te Hutton E.Morin Dépatie Liltle F.Barry MeDougal Cercle Viauville (3) Sharp Sargent Bell .Burrett Read M.A.A.A.|P.O.Sullivan ]Lnbrecque .Pontbriand Gareau Galnrneau .Radeaux LAVAL.Works Marson Rainboth Parsons , Hill .Morrison Allan Burroues McGill.SHAMROCKS.-g.buts points couverts avants avants avants substituts substituts substituts substituts substituts substituts Première période 1— C.Viauville, Champagne Deuxième période.2— C.Viauviiile, Lessard.3— Imperial, Pollock .4— C.Viauville, Lessard .5— Imperial, Rogers .Punitions: Lessard, 2 m.; Morin, 2 m.Arbitres: Turner et Cadotte.Chronométreurs : R.Levasseur, Porteous, Picard.Juges des buts: Lapointe, L.Rocheteau.P.Picard, A.Latreille, Bellerose.Daury Léonard Beauséjour Lessard Champagne Pridham Boyla n Gingras Clayton Pollack Kane C.Clayton 7 m.ARRETE POUR VOL DE CHEQUES Il y a quelques jours un nègre du nom de Daniel Porter, employé comme garçon de wagon-lit dans une compagnie de chemin de fer, était arreté pour avoir battu et injurié sa femme; le recorder le laissa aller après avoir exigé un cautionnement de $100.Hier Porter était arrêté de nouveau par le détective Labine sous l’accusation d’avoir volé deux chèques appartenant à M.Henry Van Dyke, écrivain et diplomate américain.Les chèques ont été trouvés en possession du prévenu; Tun est pour la somme de $605 et l’autre pour $22.88; tous deux sont signés par des compagnies de publication de New-York et de Boston.La police croit que M.Van Dyke s’est fait voler ses chèques sur un train où Porter était en service.Ce dernier prétend cependant avoir reçu ces chèques d’un petit vendeur de journaux de New-York qui lui disait les tenir d’un autre employé de chemin de fer.M.Van Dyke est parti mardi dernier pour la Belgique et avant de s’embarquer il s’est plaint à la police de la disparition de deux chèques lui appartenant.Le noir comparaîtra devant le magistrat à Montréal.7 m.10 m.2 m.1 m.VANCOUVER GAGNE ENCORE Vancouver, 9.— Le club Vancouver a remporté hier soir sa sixième victoire consécutive en triomphant du Victoria par 9 à 2.Cette victoire lui assure presque définitivement le championnat de la P.C.H.L.Les équipes s’alignaient comme UN POLONAIS ASSAILLI Un pauvre Polonais, Mike Hode-nan s’est fait assaillir au cours de la nuit dernière par deux compatriotes, au No 5 rue Clark.Un malandrin lui tenait les mains derrière le dos tandis que l’autre copain le frappait à la tête avec un chaudron de cuisine.Le blessé, tout couvert de sang coagulé, est venu porter plainte à 9 heures ce matin, aux bureaux du chef Carpenter car les apaches lui ont enlevé une montre de valeur.Hodenan ne veut pas aller à l’hôpital avant de donner tous les renseignements voulus à la Sûreté.Il prétend connaître ses agresseurs.suit ; VANCOUVER Lehman Cook Griffis Tavlor McKay Neighbor Malien RUBE MARQUARD AUX FEDERAUX New-York, 9.— George S.Ward le vice-président des Brookfeds, est revenu, hier, de Chicago, 111., et a annoncé y avoir rencontré “Rube” Marquord, le lanceur des Giants, qui est passé à son service.Il a dit que le “Huhe” lui a assuré qu’il remplira son contrat avec les Brookfeds, et que les Giants ne pourront rien lui faire, attendu qu’il n’est aucunement sous contrat avec eux.VICTORIA Buts Lindsay Points Geuge Couverts Patrick Rovers Poulin Centres Dunderdale Avants Kerr Avants Smaill- Morris LA CONFERENCE DE L’HON.W.B.COCKRAN C’est ce soir, à la salle Windsor, que l’honorable M.W.Bourks Cock-ran donnera une conférence au profit île la Croix Bouge et du Fonds Je Secours Belge, sous tes auspices de la Société Saint-Patrice.Le conférencier parlera “ De la guerre et de la civilisation ”.Le Dr Walter G.Kennedy, président de la Société Saint-Patrice, présidera l’assemblée.LE PRESIDENT WILSON A INDIANAPOLIS Indianapolis, Ind., 9.—Le président Wilson a prononcé hier, devant une foule d’au-delà de 4,000 personnes réunies pour lui souhaiter la bienvenue, un discours à Temporte-pièce, interprété par les auditeurs enthousiastes comme un indice qu’il pourrait se porter de nouveau candidat à la présidence en 1916.L’auditoire debout, acclama fréné-tiqdement le president jusqu’à ce que celui-ci eut levé la main et réclamé 1e silence.ORDINATION SACERDOTALE AGARTHBY Garthby, Que., 7.— Notre tranquille village vient d’être le théâtre d’une belle fête religieuse.Samedi soir, le 2 janvier.Sa Grandeur Mgr P.Larocque, évêque de Sherbrooke, descendait du convoi du Québec Central accompagné de plusieurs membres du clergé.Le lendemain à 10 heures, dans l’église paroissiale remplie d’une foule de paroissiens et d’étrangers, se déroulaient les impressionnantes cérémonies d’une ordination sacerdotale.Un enfant de la paroisse, M.l’abbé Anselme Bois, avait le bonheur de recevoir Fonction sainte.Monseigneur était assisté de MM.les abbés J.A.Hamel, curé d’Israëli, et Th.Gelly, de Québec comme diacre et sous-diacre d’honneur.MM.Marcotte et Vincent, du séminaire de Sherbrooke, étaient diacre et sous-diacre d’office, et M.P.J.A.Lefebvre, professeur à la même institution, remplissait les fonctions de prêtre assistant.Plusieurs prêtres, et ecclésiastiques assistaient au choeur.Dans l’après-midi, il y eut vêpres solennelles et salut du Saint Sacrement.Le nouvel ordonné officiait.Sa Grandeur retournait le soir même à Sherbrooke.Lundi matin, à la première messe, MM.les abbés Carrier, curé de la paroisse, W.Lebon, du collège de Sainte-Anne, et P.J.Bérubé, du séminaire de Sherbrooke, agissaient comme prêtre-assistant, diacre et sous-diacre.Le sermon de dimanche fut donné par M.l’abbé P.J.A.Lefebvre et celui de lundi par le Rév.Père Georges Bélanger, C.S.S.R., de Sainte-Anne de Beaupré.L’un et l’autre ont vivement impressionné Tauditoi-re, faisant bien apprécier à la famille de l’ordinand et ajoute la paroisse les grâces dont Dieu les a comblés.Hier matin, le nouveau prêtre prêchait lui-même et s’acquit de cette charge avec beaucoup de zèle.Et a su par son éloquence et ses belles paroles faire couler des larmes à tous ses chers parents et amis de la paroisse.Ces fêtes laisseront un souvenir bien durable dans la mémoire de tous les habitants de cette paroisse.L’organisation générale due à notre dévoué curé, M.Tabbé N.J.Carrier, dépasse tout éloge.L’inscription électrique placée au-dessus de l’autel, oeuvre de M.Noël Lemay, et Til-lumination des rues lors de l’arrivée et du départ de Monseigneur TE-vêque, sont dignes d’une mention spéciale.Lundi midi un banquet était donné à l’école du village à une cinquantaine de convives, membres du clergé, parents et amis de la famille Bois.A la fin du repas, M.l’abbé Anselme Bois répondit à une adresse que lui présenta sa jeune soeur, Mlle Monique, et en quelques paroles bien senties remerçia ses parents et ses nombreux bienfaiteurs.M.le curé parla ensuite et exprima avec le tact qu’on lui connaît, ses propres sentiments et ceux de ses paroissiens.M.Tabbé Bois retournera demain soir au séminaire de Sherbrooke où il est directeur du cours industriel.Etaient à Garthby, à cette occasion, outre les prêtres mentionnés plus haut, MM.les abbés J.A.Cas-tonguay, de Sherbrooke; Salluste Bélanger, de Saint-Louis de Cour-ville; J.A.Lefebvre, de Weedon; J.A, Hamel, de d’Israël! ; R.Plamon-don, de East Angus; J.Roy, de Saint-Gérard; H.Bois, de l’école d’agriculture de Sainte-Anne; E.Caron, R.Favreau, de Sherbrooke; R.Desnoyers, d’East Angus; C.S.R.Dubé, de d’Israëli; Alf.Carrier, de Québec; D.Biron, de Bolton; MM.Th.Lanctôt, M.Couture, L.P.Ge-nest, E.Gervais, H.Morin, O.La-nouette, D.Houlé, L.L’Heureux, G.Lussier, F\ Chartier, A.Darche, A.Morin, N.Pepin, ecclésiastiques de Sherbrooke.Parmi les parents du nouveau prêtre on remarquait M.et Mme C.Bois, de Saint-Aubert; M.et Mme Jos.Bois, de Saint-Jean-Port-Joli; M.et Mme I.Joumault, de TIslet; M.Z.Bélanger, de Saint-Louis de Courville; M.et Mme P.Deslongchamps, M.et Mme O.Des-longchamps, M.et Mme G.Deslongchamps, M.et Mme T.Picard, tous de Stratford; M.A.Chouinard, D.Harlaka; M.et Mme J.A.Bois, de Thetfort Mines.PAS D’ELECTIONS A WESTMOUNT L’Association municipale de West-mount vient d’entrer en campagne pour faire réélire par acclamation tous les membres du conseil actuel composé du maire McKergow et des conseillers McLagan, Common, Brown, Grafftey et Shepherd.Un comité spècial a été formé pour arriver à ce but et 50 des plus influents citoyens de Westmount ont été choisis pour en faire partie.LE TYPHÜS A PARIS Paris, 9 — Le conseil municipal, agissant sous la dictée des Drs Le-tulle et Montier, prend actuellement de sévères mesures pour enrayer l'épidémie «de typhus dont on signale déjà plusieurs cas chez les Parisiens.Cette maladie imfectueuse provient des soldats revenus du front où, pendant quelque temps, elle a fait de grands ravages.CANADIAN PACIFIC MAINTENANT EN VIGUEUR ST-JEAN et HALIFAX 0.35 p.ra.tous les jours excepté le sametti.A partir du 17 janvier TRAINS RETRANCHES 7.65 a.m.de la gare Windsor, tous les jours.5.45 de la Place Viger le samedi.6.45 d'Ottawa à la gare Windsor tous les Jours, et 8.00 a.m.à Place Viger le dimanche.Les trains pour St-Eustache à 12.30 et 5.20 p.m.tous les jours excepté le dimanche, 6.15 excepté samedi et dimanche, et 11.15 p.m.le dimanche seulement, et de St-Eustache a 8.05 a.m.et 3.30 p.m.tous les pours excepté le dimanche, et 7.30 p.m.le samedi.CHANGEMENT D’HORAIRE OTTAWA — DE LA GARE WINDSOR 9.05 a.m.tous les jours — 4.00 p.m.tous les jours excepté le dimanche.7.35 le dimanche seulement — 9.00 p.m.et 9.45 p.m.tous les jours.8.00 a.m.tous les jours — 5.45 p.m, tous les jours excepté le dimanche.DE LA PLACE VIGER 8.45 a.m.à Ste-Agathe tous les jours et à Isabelle! dimanche, lundi, mercredi et vendredi.6.15 a.m.à St-Jérôme, tous les jours, au lieu de 9.00 a.m.3.23 a.m.de Labelle le lundi, au lieu de 5.00 a.m.6.25 a.m.de St-Jérôme tous les jours, au lieu c Dates, par colis.8 et 10e Marrons la livre.12c Noix, la livre .9c à 38ç Arachides (peanuts) Bon Tons.10c et 12c PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL AVOINES Canada-ouest ( Canada Western) No 2, sur place.02Vj à-53; Canada-ouest( Canada Western) No 3.61c Manitoba.No 2 tion (feed) .Québec, blanche.No 2 ORGES par 48 Ibs Canada-ouest (Canada Western) No 3.73 à 74c Canada-ouest (Canada Western) No 4.70 à 71c MAIS Par 56 livres :— Maïs de l’Argentine (rare) 83 à 81c Maïs de Chicago.79c BLE Pour volailles (bonne qualité), par 100 Ibs.$2.00 FOURRAGES SUR RAILS A MONTREAL Mil No 1, par 2,000 livres.$18.00 à $19.00 Mil No 2, choix .$17,50 à $18.00 Mil No 3, par 2,000 livres.$16.00 à $16.50 Mil et trèfle, par 2,000 livres.; .$14.50 à $15.00 Le marché est irrégulier.MARCHE CENTRAL AU POISSON la livre Hareng frais, la douzaine.36c, Flétan.Ile Merluche (haddock) .6c‘ Doré, gelé.11c Brochet, gelé.8c I Barbotle.10c I Perchaude.10c i Saumon, gelé.Ile ! Morue fraîche.8c Anguille, salée.(je Merluche fumée.8c Filet de merluche .12c Hareng salé, 1-2 baril .$3.50 Morue salée, No 1, 200 Ibs.10.00 d’alimenta* .88c 54 à 55c LA RECOLTE DU TABAC L’Administration de l'Agriculture à Ottawa fait rapport que la récolte totale du tabac canadien s’élève cette année approximativement à 11,000,-1)00 de livres contre 12,500,000 livres RAPPORT DE LA BEURRERIE DE SAINT-SIMON La beurrerie de Saint-Simon de Rimouski a fermé ses portes le 4 décembre dernier.Elle était en opération depuis le 3 avril.Nous avons reçu pendant cette saison, 1,320,040 Ibs de lait, et le rendement moyen par 100 Ibs de lait a été de quatre et quatre-vingt-trois centième Ibs de beurre: ce qui représente 63 774 Ibs de beurre rapportant un total d’argent de $16,208.24.La moyenne payee aux patrons par 100 Ibs de lait est de $1.08.20.Le beurre a été vendu en moyenne 25.42.Il faut admettre que les prix ont été assez satisfaisants, bien que en 1913.La récolte de Québec est de 6,000,000, soit 2,000,000 de moins que des experts en industrie laitière nous l’an dernier.La récolte d’Ontario ! aient prédit des prix supérieurs pour monte à 5,000,000 de livres, soit une augmentation de 500,000 livres sur l’an dernier.La récolte de Québec, par suite rie l’été froid et du temps pluvieux, est au-dessous de la moyenne, et la feuille est petite et de qualité moyenne.L'Ontario a une récolte normale tant au point de vue quantité que qualité.DECLARATIONS DEDJVIDENDES Dominion Steel Corporation —IVj p.c„ trimestriel régulier, aux actions de priorité, encaissable le 1er février par les porteurs inscrits le 15 janvier.Dominion Coal Company — 3Ms P.c., semestriel régulier, èchéabîe le 1er lévrier aux actionnaires inscrits le 16 janvier.la saison 1914.Les ventes de beurre de cette beurrerie se font sur le marché de la Halle au beurre et fromage de Té-niiscouata à Trois-Pistoles; tous les lundis nous avons eu des marchés de 1,100 boîtes.J’aime à faire connaître publiquement le rapport de cette beurrerie, afin de prouver aux autorités en agriculture ou industrie laitière que les patrons qui alimentent celte beurrerie, sans être sous le contrôle d’une société coopérative soutenue par le Gouvernement Provincial, sont servis tout aussi honnêtement, et de cette manière depuis trente ans.De plus, il faut admettre que depuis trois ou quatre ans, le journal d’“A-griculture” avec les commentaires d’un intéressé de la Coopérative Agricole laisse à douter de l’honnêteté des gérants, propriétaires ou fabricants de beurreries et fromageries.Malgré toutes ces vantardises, celui qui était honnête avant que la VOL.— Assurance Couvrant les MAISONS DE COMMERCE, RESIDENCES DE VIDEE, RESIDENCES D’ETE ACCIDENTS.MALADIES.BRIS DE GLACES.» AUTOMOBILES.ATTELAGES, KtSPONSAniLITE DE PATRONS ET PUBLIQUE, PHARMACIENS.MEDECINS.GARANTIE DE CONTRATS.CAUTIONNEMENTS JUDICIAIRES.FIDELITE DES EMPLOYES.LA PREVOYANCE Montréal, 160 ST-JACQUES.Tél Main 1626.J.C.GAGNE, Glrant-fféniral.Coopérative existât est encore le même homme.Dans l’espacé de trente ans, nous avons vu des jours bien sombres dans cette industrie, et c’est à force de travail que nous avons amélioré notre position.Le transport était bien défectueux il y a vingt ans.Nous n’avions pas les chars réfrigérateurs, et étions obligés d’expédier le beurre dans des chars ordinaires et d’y ajouter la glace nous-mêmes.Aujourd’hui, le commerce est plus facile parce que les produits sont beaucoup supérieurs à ceux de ce temps-là.L’on dernier (1913) le beurre a élé vendu en moyenne 25,44 pour cent la 1b.et payé aux citrons $1.09.07 pour cent par 100 Ibs de lait.Ce dernier rapport je l’avais soumis a M.Charles Harvey, propriétaire-gérant de la beurrerie ri’Aiu-qui, Co.Matanè.J’ai demandé le rap-poi'i de celte beurrerie dont le beurre est consigné à la coopérative.Pour réponse j’ai appris que les livres étaient chez M.le curé pour la révision des comptes et cpie plus tard, il me soumettrait son rapport.Reste encore à l’attendre.La même chose se répétait en quelque sorte, au commencement tie la saison 1914 quând on demandait à nos secrétaires des marchés de Té-misçouata et Kamouraska, de bien vouloir soumettre nos rapports de vente par “telegram” à la Coopérative Agricole.Mais la dite société ne voulait pas s’engager à nous rendre la réciproque; bien que tous les vendeurs et acheteurs des deux marchés eussent été très satisfaits de faire 1 échange de ces prix de vente.Nous comprenons, qu’eux tiennent fortement à tirer la “couverte” de leur seul côté.______ (Communiqué).NOTRE COMMERCE AVEC L’ANGLETERRE NOS EXPORTATIONS ONT SENSIBLEMENT AUGMENTE, EN DE CEMBRE.LE REVENU DUCANADA IL ACCUSE UNE MOINS-VALUE SUR TOUTE LA LIGNE.— LA DETTE PUBLIQUE.Ottawa, 9.—Le rapport financier mensuel du gouvernement de la Puissance, rendu public hier, fait ressortir, comme on l’a prévu il y a quelques jours, une chute de 28 millions de piastres dans le revenu consolidé, pour la période des neuf premiers mois de l’exercicé financier.Le chiffre global, en fin de décem bre, s’établit à 99 millions $635,943 contre.127 millions $571,762 pour la période-correspondante de l’année avant La plus importante des déper ditions a été enregistrée par l’administration des Douanes, principale ressourcp du pays, mais un fléchis sement marqué se manifeste sur toute la ligne, réserve faite pour l’Administration des Postes, où les arrivages se sont inerits en légère plus-value.Le revenu des douanes se présente globalement à 58 millions $839,937, soit un déclin de 25 millions et demi.Le total de l’accise se chiffre par 16 millions $315,-047, une perte d’environ $350,000 Le revenu postal se monte à 9 millions $175,220, en augmentation de $150,-000.Au chapitre des travaux publies, chemins de fer y compris, les arrivages s’inscrivent à 10 millions $166,-585, soit un fléchissement de près de lin million et demi.Les résultats de décembre accusent une moins-Value de 3 millions dans le revenu des douanes, dont le chiffre est de 4 millions $706,117.tandis que le revenu de l’accise s’établit à 1 million $952.837, e’est-à-dire $100,000 de moins que durant la même période de l’année dernière.Le revenu poslal du mois se pré sente à 1 million $350,000, en accroissement de $220.On a'constaté une mieux-value de $634,000 dans les dépenses prises sur le fonds consolidé, à 0 millions $942,-985, tandis que le chiffre total de la période de neuf mois s’est établi à 85 millions $651,613, en 1914, et à 75 millions $987,925, en 1913, une avance un peu au-delà de 9 millions et demi.Les frais généraux pris sur le compte capital, moins les subsides aux réseaux ferrés, se sont accrus d’environ 4 millions en 9 mois, atteignant 29 millions $342,347, à la date du 31 décembre.Les débours en subsides ne sei sont élevés qu’à 3 millions $332,590,’ soit un tiers du total de la période antérieure.La dette nette sé*présentait à 367 millions $744,164, en lin décembre, en progression de 11 millions $900,-916.La dette consolidée, rembour-sable à Londres, s'est accrue, tandis que la dette amortissable au Canada a légèrement diminué.Des augmentations sont également à noter dans les prêts temporaires et les Bons du Trésor.L’EMPRUNT DES JPAYS-BAS La Haye (via Londres), 9.— Les souscriptions à l’emprunt de 275,-000,000 florins ($100,000,000) du gouvernement atteignent maintenant à
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