Le devoir, 28 décembre 1914, lundi 28 décembre 1914
VOLUME V—No 303 MONTREAL," L NDI 28 DECEI.1BRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la po&e ; Édition quotidienne : CAVADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE .Édition hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS.UNION POSTALE .$3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $2.00 • wÊÈÈR j.-., ¦tfhî- Diredleur : HENRI BOURASSA.^n&y.Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MOrCTRKiWI.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : • • Main 7460.FAIS CE QUE DOIS l “ENTENTE CORDIALE” ET “ FAIR PLAY ” 'L’Evening News de la veille de Noël publiait un dessin fort intéressant, accompagné d’une légende plus intéressante encore.C’était intitulé Canada’s Chrishnas — Le Noël du Canada.Le thème est très simple: deux Canadiens, un Anglais et un Français, se serrent la main avec effusion, en échangeant des propos d’une magnifique cordialité.“Hapim Christmas, Jean-Baptiste! — Joyeux Noël, Jean-Baptiste!” s’écrie John Canuck.— “Vous pareillement!” répond Jean-Baptiste, et les deux ensemble reprennent: "Nous sommes ce jour de Noël plus près l’un de l’autre Que nous ne l’avons jamais été.Vive l’Entente cordiale, et au Canada et dans le monde entier.” L’Entente cordiale, il y a longtemps que nous la voulons dans ce pays.Nous la voulions bien avant qu’elle ne devînt l’une des formules du langage diplomatique, à l’heure même où leurs intérêts mettaient en délicatesse la France et l’Angleterre; nous continuerons de la vouloir, quelles que soient les évolutions futures de la politique européenne.Anglais et Français vivent côte à côte au Canada: il importe à leur bonheur propre et au bien du pays tout entier qu’ils y vivent d’accord, dans une cordiale entente.Mais ne finira-t-on point par comprendre, dans certains milieux anglophones, que cette entente ne peut subsister que par le respect mutuel, et par le respect de tous les droits?« * *• A l’heure même où l’Angleterre affirme qu’elle combat pour la AÛe des petites nationalités, à l’ombre du palais fédéral, nos compatriotes sont obligés d’employer toute leur énergie à lutter contre l’action d’un gouvernement qui tente de se servir de l’école pour dénationaliser leurs petits enfants.Et nous sommes contraints d’organiser d’un bout à l’autre du pays une croisade pour secourir la minorité opprimée.\ Et cette persécution ne peut même point s’autoriser d’un prétexte traditionnel ou pédagogique.Elle contredit la politique suivie par l’Angleterre même au Pays de Galles, dans les îles de la Manche, aux Indes et en Afrique-Sud; elle contredit les principes élémentaires de la pédagogie.Bien plus, elle contredit le témoignage même des inspecteurs, anglo-protestants comme franco-catholiques, chargés par le gouvernement ontarien de la surveillance des écoles bilingues.Et, comme l’absurde engendre l’absurde, on en est rendu à ce point que le ministère de l’Instruction publique de l’Ontario refuse même de tenir compte des copies d’examen des instituteurs, à moins que ceux-ci ne s’engagent formellement à accepter des règlements que condamnent leurs inspecteurs! J’ai sous les yeux la correspondance \)fficieille échangée entre le directeur de l’Académie de La Salle d’Ottawa et le sous-ministre ontarien de l’Instruction publique, M.Golquhoun : elle ne laisse aucun doute sur ce point.La lettre du directeur de l’Académie, datée du 18 septembre, rappelle au sous-ministre que M.le juge Lennox vient d’ordonner la réouverture des écoles catholiques d’Ottawa sous la direction d’instituteurs légalement qualifiés.“En fait, continue Je directeur, toutes ces écoles sont présentement ouvertes.Mais comme il y a pénurie de professeurs bilingues qualifies, je viens pur les présentes vous demander, au nom des Frères des Ecoles chrétiennes, ce qu’ils doivent faire pour que les copies d’examen rédigées l’an passé soient prises en considération et les certificats émis.Les Frères désirent enseigner dans les écoles séparées de l’Ontario et s’efforceront de donner pleine satisfaction dans l’accomplissement de leurs devoirs professionnels.” ^ D’après nos renseignements personnels, les Frères avaient passé des examens brillants.M.Golquhoun répondit à leur demande: “.Les copies d’examen rédigées l’an dernier par les Frères seront prises en considération (will be taken into consideration) quand le ministre aura reçu de chacun des Frères l’assurance expresse qu’il se conformera aux règlements du ministère de l'Instruction publique.” En d’autres termes, quels que soient vos mérites et votre expérience, nous n’en tiendrons aucun compte si vous ne vous engagez d’avance à nous aider dans l’étranglement de votre langue maternelle et si vous ne promettez de contribuer à l’application de règlements qui, jugés du seul point de vue pédagogique, sont absurdes.Et si, malgré cela, les pères de famille qui vous connaissent, qui connaissent votre science et votre dévouement, persistent à vous confier leurs enfants, nous emploierons pour les châtier toutes les ressources que pourra fournir l’arsenal législatif.* * * Voilà ce qui se passe à deux pas de nous, dans la capitale même de cotre pays, et ce n’est qu’un incident dans la campagne mélangée de ruse et de violence qui se poursuit là-bas contre renseignement du français, et donc contre l’âme même des petits enfants cam^iens-français.Le meilleur moyen de maintenir l’Entente cordiale au Canada et ¦d’empêcher que le Fair Play britannique n’y devienne une amère moquerie, ce serait de balayer d’un seul coup cette règlementation inique et insensée qui ferait honte aux vrais Anglais.Finira-t-on par le comprendre?Ou laissera-t-on longtemps encore une poignée de fanatiques souiller l’honneur de notre pays, violer effrontément la justice et le droit?Orner HEROUX.LA GUERRE Les nouvelles indiquent que, de tous les côtés, les mouvements sont lents.De toutes, c’est le raid aérien des Anglais sur le port allemand de Cuxhaven qui fournit le plus de sensation aux journaux à grands déploiements de nouvelles de guerre; mais on ne sait encore quels résultats sensibles il donnera.En France et en Belgique, mouvements toujours en progrès des Alliés, mais dont la lenteur confirme les prévisions de ceux qui croient que l’Allemand ne sera pas chassé de ces régions avant plusieurs mois encore.Du côté russe, la Bologne reste le champ de bataille principal.Les experts en art militaire et les straté-gistes et tacticiens en chambre s’en donnent, au sujet de ce qui se passe ou doit se passer dans cette partie de l’Europe.Vers VAllemagne Il y a quelques semaines, dans un discours d’allures un peu présomptueuses.M.Churchill, le ministre de la marine d’Angleterre, disait que si la flotte allemande ne sortait de ses refuges pour rencontrer la marine anglaise en haute mer, les Anglais iraient la traquer dans son trou et l’en tirer, comme un rat.Ce mot n’eut pas l’heur de plaire à tout le monde.Mais la tactique anglaise, depuis quelque temps, indique que les marins du Royaume-Uni veulent une fois pour toutes avoir affaire à ceux d’Allemagne.Le raid aérien que sept aviateurs anglais viennent d’opérer à l’embouchure de l’Elbe mon- tre que l’Amirauté cherche à engager les Allemands, afin de détruire l’impression causée en Grande-Bretagne par l’attaque et le bombardement de Scarborough, de Hartlepool et de Grimsby, il y a peu de jours, par une escadrille allemande échappée à la surveillance et à l’encerclement de la marine anglaise, postée au large d’Héligoland.Accompagnés de quelques navires rapides, les aviateurs anglais ont lancé des bombes sur Cuxhaven et rejoint, moins un, les unités anglaises qui les attendaient nu large.Sous-marins, Zeppelins, contre-torpilleurs, croiseurs rapides et aéroplanes ont, de part et d’autre, participé à cette opération.Berlin dit que les Anglais n’ont causé nul dommage, tandis que, de Copenhague, un correspondant télégraphie en Angleterre que les bombes anglaises ont causé des dégâts considérables dans le port et aux alentours de Cuxhaven, point stratégique important, puisque des unités allemandes nonn breuses y sont groupées.Il semble que le brouillard de la mer du Nord ait nui considérablement au raid an-f ais.Les navires qui accompagnaient -s aviateurs à distance, onl pénétré dans un champ de mines considérable, sans en heurter une seule, rapportent les dépêches de Londres et les sous-marins allemands n’ont pu les torpiller.Ceci rassure un peu ceux des Anglais qui redoutaient fort les sous-marins de von Tirpitz, responsables, depuis le commencement des hostilités, de la perte de rinri ou six unités anglaises.La marine allemande est restée massée derrière Heligoland et à Cuxhaven.Von Tir-pitz n’entend pas la compromettre.Les dépêches mentionnent aussi que les Zeppelins qui ont pris part à cet engagement n’ont accompli nul exploit et que, cette fois-ci encore, ils ont déçu l’espoir de ceux qui voient en eux des engins de guerre terribles.Il est vrai que, à peu près vers l’heure du raid anglais sur Cuxhaven, un Zeppelin lançait des bombes sur la ville de Nancy, en Lorraine, mais avec un piètre résultat.Les Français ont répondu à cette attaque en allant jeter des bombes dans la banlieue de Metz.Des aviateurs anglais ont aussi jeté des projectiles sur plusieurs villes beiges occupées par les Allemands.Ces incursions aériennes, au point de vue des pertes infligées aux villes ainsi bombardées, n’ont eu guère d’utilité.France - Belgique Du côté belge, peu d’activité.Attaques et contre-attaques dans les régions sillonnées par les tranchées, mais rien de spécial à signaler, disent les dépêches, sinon que le côté à l’offensive subit toujours de plus lourdes pertes que celui qui est sur la défensive.Paris note, dans TAr-gonne et dans l’Alsace, des mouvements offensifs heureux, de la part des troupes françaises et, autour de Lens, des échecs allemands.La prise de possession de l’Alsace par les troupes de Joffre s’accroît chaque semaine et, une à une, les communes alsaciennes retournent à la terre et à la domination françaises.En Pologne Tout comme les Alliés et les Allemands sont aux prises en Belgique, tandis que des corps allemands sont encore sur le territoire français, ainsi, sur l’autre front, le principal champ de bataille est en Pologne, bien que des Russes soient dans la Prusse de l’Est et y causent des pertes considérables à la population de cette partie de l’Allemagne.La Pologne souffre surtout des tentatives allemandes vers Varsovie, toujours tenues en échec, mais qui ont occasionné la destruction complète des villages et des villes et la dévastation des campagnes traversées par les années.Les correspondants anglais à Petrograd sont optimistes et disent que le grand duc Nicholas est en train de casser les reins aux troupes allemandes, en Pologne même, après quoi seulement il pénétrerait en Allemagne.général russe, quel qu’il_ soit, qui promettait, au dire des dépêches, de mener ses soldats à Berlin pour la Noël russe,— le 14 janvier, d’après notre calendrier,—a mal calculé son itinéraire; car le colosse allemand, quoique mal engagé dans la lutte, offre une telle résistance qu’il n’est pas bien sûr encore que les Russes se rendent à Berlin même pour la Noël 1!)15.On peut s’imaginer si, d’ici là, la Pologne* sera plus heureuse que la Belgique.Au Canada ( Les journaux parlent toujours d’une session fédérale convoquée pour le 4 février prochain; mais la date n’en a pas encore été officiellement fixée.Il paraîtrait que, vu la situation anormale des marches financiers, pendant la guerre, le “Nord-Canadien”, qui se faisait voler une loi d’assistance par l’Etat, en mai dernier, devra derechef, s’adresser au parlement fédéral pour obtenir de nouveaux secours, à cause de l’impossibilité où il se trouve d’obtenir assez d’argent, en Grande-Bretagne, pour parachever ses travaux de construction et désintéresser ses multiples créanciers.Le difficile est de savoir comment l’Etat, qui devra dépenser 200 millions pour participation à la guerre actuelle, et doit emprunter cet argent à la Grande-Bretagne elle-même, pourra venir à bout de tirer le “ Nord-Canadien ” de ses embarras financiers, à cette période-ci.S'il en est question à la prochaine session, il faudra au ministère beaucoup d’habileté pour tirer cette affaire au net, sans grever trop le budget déjà chargé de l’Etat.Il va falloir quatre nouveaux ba-iai’lons d’infanterie pour remplir les cadres du second corps expéditionnaire canadien.Et le régiment des “ Princess Patricia ” a été versé à l’armée de lord Kitchener, disent les dépêches d’Ottawa.De Londres, in signale plusieurs cas de méningite cérébro-spinale parmi les membres du premier corps expéditionnaire, à Salisbury Plains, et l’on rapporte même que le service sanitaire cana dien a dû prendre des mesures "i-goureuses afin d’éviter une épidémie de cette maladie.Les hôpitaux du voisinage du camp reçoivent plusieurs malades.Et l’humid'té et la boue de Salisbury Plains affectent !a santé de nos troupes, rapportent es correspondants des journaux canadiens en Grande-Bretagne.Georpes PELLETIER.SUBSIDE A L’HOPITAL DES INCURABLES Dans mon second article sur l’hôpital des Incurables, paru le 24 décembre, j’ai parlé du subside de la province, qui était de $1,000 par année, jusqu’au 1er juillet 1014 — date du dernier rapport analysé.La révérende Soeur Supérieure m’apprend qu'à la dernière session ce subside a été porté à $3,0(10, à compter du 1er juillet.Tant mieux.Un bon point pour le gouvcrnemenl provincial.C’est au tour de la Ville de Montréal d’augmenter sa pari, H.B.BILLET DU SOIIt.DISCRETION ALLEMANDE On a dil, et avec raison sans doute, que laiprésente guerre nous forcerait à reviser bien des opinions préconçues sur cent sujets divers.Mais elle sert aussi à créer autant d’erreurs et à les propager.Ainsi, que n’a-t-on pas dit de Tin-continence d’informations dont est atteinte l’agence Wolff, grassement payée pour cela, du luxe de détails qu’elle donne des victoires allemandes et de la prodigalité avec laquelle elle évalue les perles des Alliés ?A ces mensonges exubérants, on a coutume d'opposer la sobre exactitude des communiqués fronça s.Et chacun pense, de bonne foi, porter de la sorte un jugement équitable.Au’risque de désillusionner des gens somme toute bien intentionnés, U faut bien 'reconnaître, pour l’histoire et pour la vérité, qu'en fait de sobriété de langage, les Français, quoi qu’on dise, sont encore loin des Allemands.On pouvait lire, en effet, vers la fin de novembre, dans la Kriegs-Chronik — qui est le Bulletin des Armées d’Allemagne — à la date du 10 septembre, ceci : "Combat sur la Marne”, et, le 13 : “Commencement d'une nouvelle bataille dans l’Ouest.” Cette manière d’annoncer une dé-faite ne ferait-elle pas envie à l’écrivain français le plus classique, c'est-à-dire le plus discret ?L.Quelques journaux ont public un long communiqué intitulé: “Le commerce canadien est en bonne condition, —• la statistique le démontre.” L’idée est d’inspirer la confiance au public.— C’est de bonne politique.Seulement, pour inspirer confiance, il faut donner des chiffres d’actualité.Or, la teneur de ce communiqué repose sur une statistique vieille de trois ans, celle du dernier recensement, alors que l’industrie canadienne étail en pleine activité, occupée à nourrir une population vivant d’une façon exagérée sans prévoir l’avenir.Il a passé beaucoup d’eau sous les ponts, depuis, et la situation n’est plus la même.Il y a partout beaucoup d’ouvriers qui chôment et la consommation domestique se ressent considérablement de cet état de choses.La vérité c’est que sauf dans les établissements employés aux commandes de guerre, la production a diminué dans une certaine proportion.Il ne serait pas bon de s’alarmer outre mesure, mais il serait dangereux de l’oublier.Des chiffres de 1911, le document dont nous parlons conclut qu’il n’y a pas de raison de croire que le public a moins besoin aujourd’hui qu’hier des produits de fabrication canadienne.Peut-être, mais il est sûr que le public en consomme moins parce que l’argent est plus difficile à gagner et que l’avenir est plus douteux.Les événements européens influent sur tout le monde.Tant qu’ils n’indiqueront pas la fin plus ou moins prochaine de la guerre, la crainte de l’avenir ne sera pas complètement dissipée et le commerce s’en ressentira dans une mesure proportionnée.L’action du commerce et de l’industrie doit reposer sur des données plus actuelles que celles contenues dans le communiqué en question.Industriels et commerçants doivent reconnaître que si le marché canadien est excellent il leur faut également cultiver le marché étranger en vue de ce qui arrivera après la guerre.La campagne en faveur du produit canadien est une excellente chose, mais il est fort possible qu'elle produise beaucoup moins d’effet quand les affaires reprendront leur cours normal.Il est toujours dangereux de tabler uniquement sur des conditions exceptionnelles.j_ Q ACCLAMATION Le “Globe” de Saint-Jean, N.B., est convaincu qu’on ne fera pas d’opposition à la réélection de M.Baxter qui vient d’accepter un portefeuille dans le cabinet du Nouveau-Brunswick.On donne pour prétexte de cette abstention qu’une lutte ne serait pas convenable en temps de guerre.La vérité, dit le “Globe” c’est qu’on n’a trouvé personne pour faire la bataille parce que le résultat est trop certain.L’on voit, dit-il, combien 1 opposition est désorganisée.Et l’on voit aussi combien le peuple, supposé le maître de ses destinées, se soucie peu de la bonne administration publique.Les circonstances qui ont rendu cette élection nécessaire, sont pourtant assez graves.Elles ont révélé des faits qui en définitive ont amené la décapitation du gouvernement.Et cependant l'opinion publique paraît si peu émue de ces révélations que personne ne considère les chances de succès assez sérieuses pour entreprendre la lutte.On dirait parfois que le peuple aime cela, se faire voler.J.D.L’ALMANACH DU PEUPLE L’Almanach du Peuple pour 1915 vient d être publié.D’année en année, cette publication se perfectionne.L’édition de 1915 contient, outre les renseignements habituels, un précis très complet-de la guerre jusqu'à date ainsi que de nombreuses statistiques concernant les armées de terre et de mer des nations belligérante», les portraits des principaux commandants, etc.Nos remerciements pour i’envoi d’un exemplaire.V A LA guerre: LENTE BATAILLE DANS LES VOSGES Le canon tonne rageusement pendant deux jours et deux nuits tout le long du front d’Alsace.—Les Français dirigent un feu terrible sur la région de Mulhouse.— Un regain d’activité est signalé sur le littoral belge.— Les Français gagnent du terrain dans l’Argonne.—Us ont perdu des tranchées près de Ypres mais en ont pris à l’ennemi sur une étendue de 800 verges près de Lens UN ZEPPELIN EST ABATTU A NIEUPORT (Spécial au Devoir) LA SITUATION VUE DE LONDRES Londres, 28.—Dans l’ouest et dans 1 est, les mouvements d’offensive semblent avoir de part et d’autre Paris, 28.— Pendant deux jours, une violente bataille a fait rage tout le long de la ligne dans les Vosges.Des rapports de Bâle portent que vendredi et samedi on a entendu une canonnade extrêmement violente.De toute évidence, les plus fortes pièces des Français et des Teutons tonnent les unes contre les autres.La canonnade dure jour et nuit._ r_____________ Un aviateur français fit une envolée au-dessus de Mulhouse, et la ii(:s ll'l11.1)an^ 1 ouest, région avoisinante, localisa les positions ennemies, rectifia le tir, et mentanémen^d’énTrgie^^eufparaît immédiatement un feu terrible fut dirigé contre les casques à pointe.j que l’armée du général Hinden-Les canons des vaisseaux alliés battant de nouveau en brèche les ^c'r8 a fait halte sur les rives de ia positions allemandes le long du littoral belge, on est aux prises de nou- ! “-En nù ‘ine temps, Vienne ad-veau tout le long du front de bataille avec une ardeur nouvelle.Au | centre, les Allies purent renforcer leurs positions en dépit de violentes chaîne des Carpathes, en Galicie.contre-attaques.On rapporte qu’ils gagnent constamment du terrain dans la région de l’Argonne.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 28 (2.45).— Communiqué officiel de cet après-midi: “En Belgique nous avons continué à nous avancer.A l’ouest de Lombaertzyde nous sommes actuellement au pied des dunes, où l’ennemi à établi ses lignes de défense.A un point situé au sud d’Ypres, nous avons perdu une portion (le tranchée, dans le voisinage de Holle-beke.“Dans la région de Lens, près de Carency, nos attaques ont forcé les Teutons à abandonner 800 verges de la première ligne de leurs tranchées.“Dans la valilée de l’Aisne, et dans la Champagne, une canonnade intermittente a grondé; elle fut particulièrement violente dans le voisinage de Reims et de Perthes.Mais le feu des Teutons se dirigerait surtout contre les positions que nous avons occupées à l’ouest de Perthes.“Sur les hauteurs de la Meuse, nos troupes ont gagné légèrement du terrain tout le long de la ligne.“Dans les Vosges, l’ennemi a 'bombardé la gare «de Saint-Dié, mais le service des trains n’a pas été interrompu.“Dans la Haute Alsace, au nord-est de Steinbach, les Allemands ont repoussé une contre-attaque.” LES TEUTONS CONCENTRENT LEURS ARMES Londres, 28.— Une dépêche au Daily Expresse expédiée Deslongchamps, Ment rca I, E.Thériault Montréal, $5 Beaubien, Montréal, $10 Archambault, Montréal, $2 I).Chouinard, Montréal, Lallier, Coalieook, 82 ; M.hault, Joliette, $2 ; M.Trois-Rivières, $10 ; M.L.Chules Shawinigan, $1 ; Genest, Sherbrooke, $'> ; M.L.P.$5 ; M.J.; M.G.P.; M.J.L.; M.le Dr $5 ; M.I J.A.Gui- L.Gira-d, Beriran-J, M.C.C.M.Josenh Hurtubise, Westmount, .$5 ; M.le notaire Dozois, Granby, $2 ; Dr A.Pot-vin, Québec, $2 ; M.le notaire Au-det, Lévis, $2 ; Dr A.E.Bédar-i, Québec $1 ; M.A Ghauret, notaire, Saintc-Grenviève, $1 ; Dr G.Courteau, Saint-Jacques, $1 ; M.S.Deschamps, Thelford Mines, $2 ; M.J.H.Desroches, Grand Mère, $1 ; M, I B.Brousseau, C.R., Sorel, $25 ; AL R.Cloutier, Waterloo, $5 ; M.J.R.Lefebvre, $10 ; M.R.Girard, Montréal, $1 ; M Rod.Langlois, Montréal, $5 ; M.1.E.Beaiuiry, Sherbrooke, $1 ; M.1.E.Course!, Lauren tides, $10 ; MM.Boucher, Lacroix Si Fisetté, Sherbrooke, $15 ; M.E.Lalibcrté, Warwick, $2 ; Dr Lacerle, Lévis, $1 ; Dr Arthur Beau-champ, Montréal, $5 ; M.C.O.Genest, Sherbrooke, $5 ; M.A.Latour, Montréal, $1 ; Lr Maison Jean !e Prévost, Montréal, $5 ; M.A.O.Dé si lots, Bécancour, $5 ; Rév, Conrad Raymond, Portneuf, $5 ; deux bons patriotes, .$tS.(IO.ECOLE INCENDIEE A YAMACHICHE Trois-Rivières, 28.— L’école des frères des Ecoles Chrétiennes a Ya-machiche, comté de Saint-Maurice, a été détruite par le feu.hier soir.La bâtisse avait trois étages et étaient toute en brique.On dit que les dom mages sont couverts par les assurances.Les écoliers ont pu sauver tout ce qui leur appartenait.DINER DE NOEL DES FONDS NATIONAL SOURDES-MUETTES Suivant l’usage établi depuis plusieurs années, l'Institution des Sourdes -Muettes a donné, samedi dernier, son diner de Noël aux 350 déshéritées de la nature qu’elle abrite et qu’elle instruil sous son toit hospitalier.Le banquet fut présidé par Sa Grandeur Mgr Bruchési, accompagnée de M.Bélanger, curé de Saint-Louis de France, de MM.les abbés Deschamps et héroïne, chapelains de la maison, de M.l’abbé Charpentier, vicaire de Saint-Louis de France, et d’une centaine de Daines patronnes-ses ayant à leur tête Lady Forget.Ce furent ces dernières qui servirent les convives silencieuses —- et pour cause, bien que près de la moitié d’entre elles aient acquis l’usage de la parole.Le bonheur et la gaieté qui brillaient sur toutes les figures, l'animation des conversations muettes et le bon appétit des convives formaient un spectacle réconfortant pour les rares privilégiés qui en furent les témoins.Mais la scène la plus admirable fut bien celle qui suivit le banquet dans la salle des séances.Une sourde-muette, se faisant l’interprète de ses compagnes, remercia Mgr Bruchési et les Daines patron-nesses des bontés dont elles étaient l’objet, et cela dans un langage que ne désavouerait pas la plus diserte des Parisiennes; et, tour à tour, une douzaine de ses compagnes, en un dialogue clair et facile, où les inflections les plus souples de la voix soulignaient une diction parfaite, louèrent les bienfaits dont elles sont les heureuses bénéficiaires.C’est à croire vraiment qu’il faille supprimer la seconde partie de leur nom puisqu’elles ne sont plus: muettes.C'est ce que remarquait Mgr Bruchési en réponse aux remerciements qu’elles venaient de lui exprimer; “C’est un succès toujours nouveau quoique toujours le même et auquel on ne s’habitue pas, dit-il; Sa Grandeur fait ensuite l’éloge de l'Institution, remercie les Dames patronnes-ses du généreux concours qu’elles up.E orient «à la solution du grand pro-lème de la charité rendu plus difficile cette année par la guerre qui sème à bien des foyers la misère ci ses souffrances.Des cornels de bonbons et des objets de lingerie furent ensuite distribués à chacune des sourdes-muettes par Mgr et les Dames patronnesses.Après la bénédiction du Saint-Sacrement, Monseigneur et les invilcs assistèrent à quelques leçons de langue où les soeurs enseignantes dévoilèrent quelques-uns de leurs procédés; mais la démonstralion la plus surprenante fut bien celle donnée par Ludivine Lachance la seule aveugle sourtle-muette de rétablissement.L’esprit reste confondu en face des résultats obtenus depuis quatre ans.Grâce à l’alphabet Braille et à d’autres procédés dont elle a le secret, la patiente religieuse cpii s’est chargée de l’éducation de celte infortunée, a réussi à lui donner des notions non seulement des choses concrètes mais même des idées abstraites telles que celles de Dieu, de l’Eucharistie, du Ciel et du Bonheur qui l’y attend.Quelle oeuvre admirable et connue on ne saurait trop encourager ufie institution aussi utile à la société^! SUISSE un.un.un.12 “ un.14 “ un.15 “ “ 11 a.ni.11 “ 1 p.m.9 “ “ 3 p.m.8 “ 5 p.m.9 “ " 7 p.m.9 “ “ 9 p.m.9 “ 11 p.m.8 “ Hier matin le mercure a été conti i icllement en dessous de zéro; à par ,ir de midi il remonta sensiblement au-dessus et à 11 heures hier soir il marquait 17 degrés au-dessus.Voici le tableau pour la journée d’hier: 1 a.m.7 degrés en dessous h a 3 a-m.8 5 «Lin.5 a « 7 a.m.U) St U 9 a.m.5 u u 11 a.ni.0 (S H 1 ji.m.2 degrés au -dessus 3 p.m.3 u (t « 7 )).ni.!) il II !) p.m.14 Il II 11 p.m.17 Il 41 — « M.Henri Martin, Consul Général de Su sse à Montréal, a organis e avec l’aide des trois Consulats suisses nt été cette année très fructueuses ¦t ajoutées à celles déjà reçues, satis-'eront un grand nombre de pauvres ;n notre vide.1UNICIPALISER L’ECLAIRAGE DE LA CITE.51.Arthur Surveyer, ingénieur-ci 1, a été autorisé par la coiporat'c* les Trois-Rivières, de faire un rapport sur l’opportunité tie municipal, ser l’éclairage dans la cité, et l’ava:.age qu’il y aurait pour elle d’ache er un pouvoir d’eau à ces fins, a prix de $1,200.AVIS DE POURSUITE REFUSES Les avis de poursuite de Mes Dés; et Langlois, procureurs de Pierre La montagne, réclamant $500 pour um chute sur le trottoir, et de Me M.L Duplessis, procureur de Chares Brousseau, réclamant $200 pour î; môme raison, vus le rapport de l’ingénieur et l’opinion de l’aviseur lé gai, ont été laissés sur la table à la dernière séance du conse.l municipal DEMANDE REFUSEE.Le “Syndicat pour l’exploitation du gaz idéal fait de tourbe”, adressait au conseil municipal, «es jours derniers, une requête demandant à la cité de faire certaines dépenses pour faire des essais af.n de pouvoir consmter l’opportunité dadopter ce système Vu le rapport de M.R.J.Durley, expert en la matière, que la corporation ne serait pas justifiable de faire les dépenses necessaires pour ces essais, .es autorités municipales ont décidé de refuser la demande.LE TRANSPORT DES MALLES SUR LES BORDAGES.M.Jos.Honoré Levasseur vient d’être nommé pour iransporter les maries du bateau à la station de Sa nte-Angèle, quand le bateau traversier accoste sur la glace des bordages, LES BOY-SCOUTS.Le corporation municipale a accordé l’usage gratuit de la salle du marché pour les exercices des “Boy-Scoute”, ainsi que pour le tir “Home Guard”.C’est dans le but de for mer une garde civique pour la défense des Trois-Rivières.BENEDICTION D’UN CARILLON.La bénédiction de trois belles cloches a donné lieu à une grande cérémonie religieuse dimanche dernier.Les paroissiens de Saint • Cécile s'en souviendront longtemps, S.G.Mgr Cloutier, accompagné du R.P.Ladis .as et du Rév.H.Poisson, curé de la Pointe-du-Lac, a fa t la bénédiction, et M.l’abbé Alfred Comtois, du Séminaire, fit le sermon en prenant pour texte: “Magnificat anima mea Dominum”.L’éloquent prédicateur exp.iqua les principales cérémonies de la cloche, les divers usages auxquels la cloche sert.Un bon nombre de citoyens ava ent répondu à 1 invitation le M.le curé de la nouvelle paroisse, M.A.Leiaidier comme parrain, et ils ont donné généreusement, car les dons se sont montés au-delà de mil e dollars.Les cloches portent les noms Je “François-Xavier”, “Cé«i!e” et “Ursule”.NOUVEAU PALAIS DE JUSTICE RESTAURE.Les bureaux du nouveau Palais de Justice restauré sont maintenant prêts et ont été remis complètement à neuf.La Cour a siégé pour la première fois le 16 courant Les nouvelles salles d’aud'ence et es bureaux des protonotaires sont très vastes et peuvent faire face à toutes les exigences.LA FETE DE NOEL.La fête de Noël a été célébrée avec grande solennité et marquée de belles manifestations dans toutes nos nglises, cette année.A la Cathédrale, comme toutes les cérémonies pontificales, celles de la messe de minuit, ont eu leur cachet d’éclat et de grandeur.Aussi hifzii les fidèles étaient nombreux et remplissaient la vaste cathédrale.Sa La bière et la tempérance Un célèbre MÉDECIN européen, parlant du traitement prescrit a teu xlLj I M.E.Harriman, le magnat de chemins de fer, dt : Parc^ que sen JJ cerveau épuisait son organisme en le surmenant, j’ai prescrit de la biere et du pain pour lui donner un surcroit d’énergie, déveiopper les tissus musculaires, fortifier les nerfs.” SI les “Apôtres de la tempérance?,voulaient prôner l’usage d’une bonne bière comme la BIERE FRONTENAC,Une serait pas nécessaire de prêcher contre “l’usage des boissons fortes.” On peut boire la BIERE FRONTENAC à discrétion sans !e moindre risque.C’est un breuvage pur, plus pur que l’eau.Elle est faite avec le malt le plus riche en éléments nutriufs, avec le meilleur houblon aux propriétés toniques, avec l’eau pure et fraîche jaillissant de notre propre puits artésien,et c'est,d'après les experts, la meilleure eau pour le brassage au Canada.Une bonne bière comme la fe !' h i I » I 1 ra i i ¦ î® ne révolutionne pas l’organisme, ne détruit pas l’estomac, ne détraque pas les nerfs, ne cause pas de désordres comme grand nombre d’autres boissons.Si vous voulez enseigner la vraie tempérance, conseillez l’usaaie régulier de la BIERE FRONTENAC û l’exclusion des autres breuvages.Elle constitue un aliment, un tonique et un breuvage délicieux.Ses propriétés légèrement stimulantes favorisent la digestion, tonifient les nerfs.Frontenac “STANDARD” ETIQUETTE ROUGE La Bière des Familles douce et.saire au goût net et fin des meilleurs houblons.La b:ère qu’on boit dans les bonnes vieilles villes de Belgique et de France.Frontenac “ SPÉCIALE ” ETIQUETTE BLEUE La Reine des Bières Canadiennes le type des grandes Marques Américaines, pour les Dîners, les Réceptions, les Banquets et les Clubs.iîôS ®M» Demandez=la ou téléphonez à votre fournisseur-aujourd’hui.Brasserie Frontenac, Limitée MONTREAL, Phone Saint-Louis 5610.' i'Ü T vsïËMm Pour le Jour de F An égayez votre maison et donnez-lui un air de fête, tie joie et de bonheur.Rien ne vous aidera à obtenir ce résultat comme des FLEURS bien choisies et distribuées avec bon goût dans les divers appartements «le votre maison.Nos PALMIERS, ARECAS, FOUGERES, MOUSSE MARINE, naturels stérilisés et nos PLANTES FLEURIES artificielles, dans toutes les grandeurs constituent le plus beau et le plus vaste choix que vous puissiez trouver.Fleurs artificielles EN TIGES Roses, Oeillets, Chrysanthèmes, Lys, Boules de neige, Quatre Saisons, Glycines, Marguerites, Lilas, etc.Paniers remplis DE FLEURS ET DE FOUGERES Très grand choix.Jardinières - Vases - Paniers Malgré la dureté des temps et la rareté de l'argent, nous vous of Irons cette année un choix plus ueau et plus considérable encore que par le passé.Nous avons en outre beaucoup de NOUVEAUTES intéressantes dans toutes nos spécialités.Nos clients sont respectueusement priés de nous faire parvenir leurs jardinières ou vases à fleurs afin «lue nous puissions les préparer à leur goût.Une visite n’engage à rien et elle sera de votre part un lr but au bon goût.Ce sera en même temps toute une révélation.— LA LIBRAIRIE = L.J.A.Derome Lw*.36 RUE NOTRE-DAME OUEST porte» o l'eu de l'EGLISE NOTRE-DAME' Nous offrons un choix splendide d’A r tides religieux Statuettes, Imagerie, Médailles, Chapelets, Crucifix, Livres de prières, Calendriers, etc., etc.Grandeur Mgr Oloutier chantait la grnnd’messe.A Sainte-Cécile, la messe de minuit a été célébrée pour la première fois.Un joli programme avait été préparé.La messe en sol de H.du Mont fut renoue avec succès.Il y eut aussi les bergers qui ont fait entendre les beaux cantiques de Noël, MARCHE DE NOEL.Le marché de Noël a été bien acha-•andé et fort a.pprovis'onne.Certaines denrées ont subi une légère baisas et se vendaient à des prix moins e evfo, qu* ran depnjei, .Pomme liindes qui se sont vendues à 20c la ivre les volailles, de 16 à 18c la livre, le, oeufs frais, 33 et 36c la doz • 9 beurre, 35c la ’.ivre; les patate.' o sac; le boeuf, steak e.t rôti, i 18c la livre; le lard, Rie la livre, t.e Journal est Imprime nu No -i Saint-Vincent, Montrent, pur l’IMP ''ÇFI'LAIUK ta rcsnonsnbllltd lii J.N.Chevrier.Kënmt-aenâral. VOL.V- — No :m LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 28 DECEMBRE 1914 A L’AIDE A LA FRANCE LA GENEROSITE DU CANADA FRANÇAIS ENVERS SON ANCIENNE MERE-PATRIE Mercredi, 23 décembre, on avait expédié en France I 348 grandes caisses d’effets.—Il en restait 350 en entrepôt.Au 1 er janvier on en aura expédié près de 2,500, contenant quelque chose comme un demi-million d’articles.“jolie somme” d’argent, a passe au I feu dernièrement et n’est pas riche.] “Pour leurs cousins de France” écrit avec le curé, “les gens enthousiasme.” ont donné Le geste de générosité du Canada français envers son ancienne mère-patrie commence à se dessiner dans toute son ampleur.Les calculs du Comité France-Amérique seront dépassés.D’abord on avait cru pouvoir recueillir de cent à deux cent mille objets.Quinze jours après le commencement de la campagne .*,1 porta le chiffre à un quart de million.Plus tard encore, on parla — un peu timidement — d’un demi-million.Mercredi, 2,'i décembre au soir, il était parti du dépôt de la rue Saint-Jacques, à Montréal, l,ô48 grandes caisses d’effets, contenant en moyenne 200 articles chacune, et il restait enclore en entrepôt de quoi en remplir 35(1 autres.Comme il en arrive maintenant une centaine par jour, et que tout indique que l’affluence continuera encore quelque temps, il n’est pas impossible qu’au 10 janvier, date où les expéditions devront probablement prendre fin, les envois s’élèvent au chiffre énorme do 3,000 caisses, soif un total de 600,000 articles environ.Voilà ce qu’en moins de trois mois l’on aura recueilli dans le Canada français pour la France, à part ce qui a été envoyé par la Croix-Rouge française, l’Aide au Drapeau et autres groupes.Et nous venons après les Belges, pour cpii le Canada français avait donné avec une spontanéité et une générosité sans précédent.En même temps, la section masculine de France - Amérique poussait activement sa souscription en argent, qui, selon toute Apparence, produira au nioiifî $100,-000.Ceux qui doutaient de); sei.jti-ments du Canada français à l’endroit de la France doivent être édifiés.DONS COLLECTIFS : Mlle Marie Beaupré, de Montréal, et les élèves et amis de ses Cours particuliers, 202 objets de grande valeur ; Saint-Valier Station, par Mme Xavier Aubé, 260 articles, avec l’annonce d’un envoi plus considérable ; Sainte-Brigide d’Iberville, par le secrétaire du groupe France-Amérique, 1355 livres d’effets et 30 à >0 livres de tabac ; Notre-Dame des Bois, par M.Charles Valence, une deuxième caisse ; Sainte-Rose de Lima, villages de Sweetsburg et le Cowansville, par Mlle Eugénie Ci-roux, 600 articles ; Saint-Méthode, sur le Lac Saint-Jean, par Mlles Anne-Marie Gauthier et F.Cossette, $2.50 en argent ; Easl-Broughton.par le curé, M.Lafrance, 10 caisses (i’etfets recueillis par M.Edmond Turcotte, marchand, et quelques autres ; Sainte-Anne de la Pocatièrc, par la mairesse, Mme N.A.Sirois, 12 grandes caisses, et d’autres à venir ; Casselman, Ont., par M.le curé Tou-chette, un grand nombre de coiis et $6 en argent ; Saint-Canut, par M.ie curé Bellerose, 200 articles : Notre-Dame de Lourdes, dans le Manitoba, par le curé et par les religieuses, 7 caisses, ce qui fait 9, et d’autres à suivre ; Saint-Kémi, par le curé, M.Majeau, 7 caisses et $76 en argent, dont $50 données per M.De Ros-tiang ; cinq familles tie Saint-Théophile de Bcauce, par Mlle Léa B ui-court, institutrice, 1 caisse ; Saint-Stanislas de Champlain, par Soeur Marie-Eudoxie, encore 2 caisses (le beaux effets ; Saint-Zotique, par Mlle Rébecea Desjardins, 1 colis ; Saint-Thuribe, par son vaillant cm é, 1 caisse de pipes et de tabac pour les soldats ; Saint-Claude, Manitoba, par M.G.Lacroix, 5 caisses contenant 150 paquets ; Saint-Ludger en Bcauce, par Mme Arthur Vallée, 5 caisses ; l’école des “ Hirondelles , dirigée par Mlle Hermine Lanctôt, 2 caisses de vêtements decucillis par Mlles G.Chrétien, Aline Cusson, L.Lalande, Louise Cusson, G.Theriault et M.Dumont ; l’école catholique de Beebe-Plain, par l’institutrice, Mlle Le Comte, 35 articles ; Saint-Benjamin, par M.Iv curé Rochette, 3 grandes et lourdes caisses ; Iberville, par le groupe local de France-Amérique, 3 grandes caisses ; la Conception, par M.le curé Pion, 1 grande caisse ; Saint-Claire, Dorchester, par M.Jos.Chouinard, 1 caisse ; Saint-Tite de Champhu i, par la mairesse, Mme Alf.L Heureux, 2 caisses ; Jonction de la Chau- dièVe, par Mme J.E.Bernier, encore 1 paquet ôe vêtements ; Saint-Ours, par Mlle Marchessault, 3 caisses ; l’école No 3 de Nelson, à Sainte-Agathe de Mégantic, 1 classe et $1.50 en argent ; Saint-Georges de Montréal, par Mme Lefebvre, 80 couvertures et gros vêtements et quantité de produits alimentaires; les élèves de l’école No 2 de Saint-Jean de ITle d’Orléans, par l’institutrice, Mlle Gosselin, $7 en argent; Sainte-Amélie, par M.le curé Croteau, chèque de $6; Saint-Benoit-Labre (Beauee), par Mlle Bureau, institutrice, 130 articles et $6 en argent, en attendant des envois plus considérables; Sainte-Adèle, par M.le curé Paiement, 19 caisses; Saint-Stanislas de Kostka, par Mme Honoré Picard, une deuxième caisse, contenant 142 articles de grande valeur; quelques familles de Saint-Louis de Gonzague, par Mme Moïse Laberge, 1 caisse de vêtements; Saint-Constant, par Mlles Gervais, Monchamp et Bellefleur, encore 3 caisses, ce qui fait 10; Saint-Ferréol (Montmorency), par le curé, M.Langlois, et le maire, M.Gagnon, 215 articles de lingerie et $17 en argent; Saint-Georges Est (Beauee), 1 caisse expédiée par M.le Dr Georges Cloutier, qui a déjà recueilli dans cette paroisse 7 autres caisses d’effets, et Mme Gédéon Roy, 3 caisses; Saint-Ubalde, par le curé, M.Eilteau, 2 caisses pesant 540 livres, et plusieurs autres caisses à suhVe; Saint-Simon de Clairvaux, par Mlle Fournier, institutrice, 2 caisses; Saint-Félicien (sur le lac Saint-Jean), par Mme À.Lapointe, 12 grandes caisses d’effets.Le Bic, dans le comté de Rimouski, envoie; Par Mme !.P.Bélanger, 8 caisses d’effets variés, y compris 80 couvertures, le tout recueilli par un comité formé grâce à l’initiative du maire, M.d’Anjou, et comprenant Mme Gau-vreau, présidente, Mme L.P.Bélanger, vice-présidente et organisatrice, Mlles Léonie Parent, M.A.Pineau et Fabiola Bellevance, secrétaires, Mmes Noël Rousseau, Vaillaneourt, J.-B.Michaud, J.-B.Grenier, P.Bernier, Jos.Tremblay,’Miles L.Lauzier et Y.Turcotte.Par Mme L.J.Rioux, 2 caisses.Par M.D’Anjou, 2 caisses d’effets recueillis dans le 3c rang par Mlle Marie L.Lebel, Mmes J.-B.Michaud et Vve Vaillaneourt et M.Charles Lavoie.Enfin, par M.le curé Lavoie, un chèque de $139, produit d’une collecte de Mmes Gauvreau et Bélanger et de Mlle Marie L.Lebel.A ia gloire de savoir donner, le Bic joint celle d’être la plus jolie villégiature de la rive sud, en bas de Québec.Québec envoie d’un premier coup 20 caisses et deux ballots d’effets bien triés et préparés avec soin par les daines de cette ville.D’autres envois suivront.DONS INDIVIDUELS Bien (pie la date de clôture de la souscription en nature ne soit pas encore fixée, on est prié de pren-dres des mesures pour tout envoyer avant le 1er janvier.Le meilleur moyen d’aller vite est toutefois de bien faire les choses: on nous épargnera un travail énorme et on hâtera d’autant l’expédition en France par l’observation des recommandations suivantes: lo Trier les objets soigneusement pour n’envoyer que du propre et de l’utile.2o Mettre une carte sur chaque objet, avec le nom et l’adresse des donateurs.3o Emballer soigneusement dans des caisses de 20 à 30 pieds cubes, capables de traverser l’océan.4o Indiquer bien lisiblement sur la caisse le lieu de provenance, le nombre d’objets et le nom de l’expéditeur à qui Ton doit accuser réception.5o Emballer les tabacs séparément, et marquer les colis qui en contiennent.Oo Aviser des envois le Comité, et dire si les recommandations ci-dessus ont été observées.Nous envoyons gratis sur demande cartes toutes préparées, aussi circulaires explicatives.COMITE FRANCE-AMERIQUE, (Section féminine).Immeuble Duluth, Montréal.Tel.: Main 3569.P.S.— Dans nos communiqués quotidiens, il est accusé réception de tous dons coilectifs en nature et de certains dons particuliers sortant de l’ordinaire.Comme ces communiqués sont adressés en même temps à tous les journaux quotidiens français, on peut, chaque jour, les trouver dans quelque journal.Il suffit de savoir où les chercher.F.-A.; PRESQUE (De notre correspondant) Saint-André de Kamouraska, 28.— La paroisse vient de perdre le doyen de ses paroissiens dans la personne de M.André Bélanger, qui vient de mourir, à l’âge de 99 ans et 1 mois.On vit vieux à Saint-André, mais M.Bélanger est le seul qui se soit rendu à cet âge.Le défunt était le père de 13 enfants dont quelques-uns seulement lui survivent.Il laisse 38 petits-enfants et 23 arrière-petits-enfants.Ses funérailles ont eu lieu mardi, le 22 courant.NOUVEAU MARC U ILL 1ER.M.Pierre Michaud a été élu mar-guilüer en remplacement de M.Emile Dionne, sortant de charge.—M.Hyp.Morin, gardien du phare des “Pèlerins”, est revenu dans sa famille pour l’hiver.Malgré les glaces, M.Morin a fait une heureuse traversée.CENTENAIRE — UN CITOYEN DE SAINT-ANDRE DE KAMOURASKA MEURT A] L’AGE DE 99 ANS.Dame René Roy, de Lévis, 1 caisse de linge; Ovila Beaupré, Zéphi-rina Raymond, Rosa Descharn-bault, Antoinette Dufault, quatre | petits écoliers de Sainte-Hélène de Bagot, la dernière âgée de 4 ans, $1; Mme Harvey Rivard, des Trois-Rivières, 1 colis; Dame Vve J.-B.Poirier, Dames Perd.Brisebois et Jos.Blais et Mlle Amanda Blais, de Sainte-Anne de Prescott, 1 colis chacune; Mme L.-J.Papineau, de Valleyfield, 1 caisse; Dames Prudent Moufette, Albert Moufette, Jos.Gagnon, Albert Demers, de Sainte-Sophie de Lévrard, 1 colis chacune; Dame Georges Rondeau, de Saint-Léon, dans le Manitoba, 3 paquets de lainages; Louis Giroux, de La-Conception, 1 caisse ; Mme Thaïs Gingras, de Mugog, une quarantaine d’articles.* •* * Sur un article pour soldat, ijio des petites élèves de Mlle Beaupré a mis : “A vous, brave soldat, pour mar-1 cher à la victoire.” Sai n te-A une rie la Pocatière, qui’ envoie aujourd’hui 12 caisses deffets variés, a déjà donné un lit d’hôpital et $200 au Fonds patriotique.East-Broughton, qui envoie 10 caisses et qui annonce l’envoi d’une LE SACRE DE MGR CHAUFOUX Le sacre de Mgr Ghalifoux aura lieu demain matin à la cathédrale de Sherbrooke.Beaucoup de hauts personnages ecclésiastiques seront présents.L’Eglise américaine enverra une bonne délégation.Les | prélats canadiens présents seront : S.E.le cardinal-archevêque de Québec; Mgr Bruchési archevêque de Montréal; Mgr Ga t, archevêque d’Ottawa, et NN.SS.Blais, de Rimouski, Bernard, de Saint-Hyucinthe, Emard, de Valleyfield, Brunteait, de Nicole!, Forbes, de Juliette, Roy, de Québec, Morrison, d’Anligonisli, Georges Gauthier, de Montreal, Cloutier, des Trois-Rivières.le R.P.Boni Pacôme, d’Oka, et Mgr Rice, de Burlington.MOUTON DE PERSE Deux Prix Spéciaux dans les Manteaux Nous désirons attirer l’attention du publie sur l'honnêteté de nos valeurs.Il est incontestable qu’il y a une diminution presque incroyable de prix quand nous offrons un manteau de $450 pour $240; cependant nous garantissons la valeur de notre marchandise.Comment se fait-il que nous fassions un profit dans de telles conditions?La réponse est simple—nous n’en faisons pas—c’est juste le prix que ce manteau nous coûte à notre manufacture.Nous éliminons notre profit de gros et le profit que fait le marchand détailleur.Nécessairement nous ne pourrions tenir longtemps un commerce si nous agissions ainsi tout le temps, c’est pour petfe raison que cette offre ne comprend qu’un nombre limité de manteaux’ et ne doit durer que d’ici au 29 décembre seulement.Nous invitons le public à comparer nos valeurs avec celles qui sont offertes ailleurs afin de constater que nos prix sont réellement les plus b ,s.24 Manteaux VALEURS DE $300 A $450 POUR 82iOoOO Ces manteaux sont faits avec les plus belles peaux qui se puissent voir.Non seulement ell«s sont belles, mais elles sont strictement de qualité supérieure.Les doublures en soie brochée ou satin absolument de première qualité.Les meilleurs styles de la saison.Toutes les grandeurs dans chaque style.Valeurs de $390 à $450 pour.$240 32 Manteaux VALEURS DE J150 A $27» POUR sian.oo Ces manteaux, bien que ne possédant pas la qualité de ceux de $450, donneront tout de même une très longue durée.Leur apparence est presque la même «me celle ties manteaux plus dispendieux et seul un véritable expert dans le mouton de Perse peut dire la différence Les styles sont exactement les mêmes et l’on vous demandera partout_aib leurs jus»qu’à $300.Nous les offrons pour.GRAND TRUNK SYSJEM^ Bunm VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOUR! MONTREAL—TORONTO—CHICAGC FETE DU JOUR DE L'AN Au prix d’un billet simple de 1ère classe Départ le 31 déc.et le 1er janv., retour ! janv.Billet simple plus un tiers Départ du 30 déc.au 1er janv., retour * janv.122, rua St-Jacques, angle ht-Frss cois-Xavier—Tél.MsinWK) Hotel Windsor " Uptown 118 Gare Bona vent ur® “ Uain8ï2 CANADIAN PACIFIC FETE DU JOUR DE L’AN Taux d’un voyage simple en première class Départ 31 déc et 1 janv.Limite 2 janv.Voyage simple et un tiers Départ 30, 31 déc et 1 janv.Limite de retour 4 janv.WAGON-SALON POUR SAINTE-AGATHE Départ de la place Vigor à 4.00 p.m.h 31 déc.Ce wagon ne sera pas en service le lej janv.Bureaux ocr billet*! iu-ui.st-jacque* - := Tel.Bell, Main8121 Hotel Wlndter, Caret Place Viser et de la Rue Windtef CANADIAN R $135 Nous sommes ouverts le samedi ap rès-midi.— Nous n’avons pas de succursale à Montréal.ERNEST ALBERT, Manufacturier de Fourrures.Spécialité: Monton etVison.132 RI K ST-PAUL, EUGENE GAUTHIER.Gerant.- Coin St-Francois-Xamer TELEPHONE MAIN 7430.LIGNE DE LIVERPOOL DE ST-JEAN.X.lî MIS8ANABIE .15 Janv., 191 GRAMPIAN (affrété) .29 Janv.“ MIS8ANAB1E.19 Fév.“ Pour prix, rrnsriKnements, elc., s'adresser j WM.WEBBER.Aifent Général Bâtisse Dominion Express, ou aux agent) locaux FAITS-MONTREAL INCENDIE RUE ONTARIO L’IMMEUBLE LAVOIE EST RAVAGE PAK LE FEU.ON ESTIME QUE LES DOMMAGES S’ELEVENT A UNE VINGTAINE DE MILLE DOLLARS.PLUSIEURS AUTRES INCENDIES DANS DIFFERENTES PARTIES DE LA VILLE.— UNE JEUNE FILLE SE FRACTURE UNE JAMBE.FLATTEUSE RECOMPENSE (De notre correspondant) Napierville, 28.— Mademoiselle L.Anaïs Morin, institutrice de Ué-cole No 6 de la municipalité de Saint-Cyprien de Napierville, vient d’tre gratifiée par l’entremise de son inspecteur, d’un chèque officiel de 20 dollars, du département de l’Instruction publique, pour la réussite dans sa carrière.Depuis 4 ans, c’est déjà la troisième fois qu’élu'e est ainsi récompensée.L’immeuble Lavoie, situé rue Ontario, entre les rues Maisonneuve et Champlain, a été endommagé par un incendie, aux petites heures, hier matin.La vaste salle de l’édifice, au troisième, qui servait de lieu de réunion pour un grand nombre de sociétés, a été totalement détruite.L'incendie, dû à une fournaise surchauffée, a pris naissance au rez-de-chaussée, dans le magasin de fruits de M.Nichol Katoria.Quand des voisins découvrirent le feu.les flammes commença'ent à sortir par le toit.Des policiers de la station de la rue Beaudry eurent tout juste le temps d’éveiller M.Zoël Lavoie et sa famille, qui occupaient un logement au deuxième.Tous durent fuir sans avoir eu le temps de se vêtir et allèrent se réfugier chez des amis.Le sous chef Gauthier sonna une deuxième alarme et pendant plus d’une heure, retardé par un froid piquant, nos pompiers luttèrent contre les flammes.Nombre d’entre eux se gelèrent soit le nez, soit les oreilles, et furent soignés par les médecins des ambulances accourus sur les lieux.M.Lavoie, propriétaire de l’immeuble incendié, nous déclarait ce matin que ses pertes sont évaluées à $20,000 compensées par des assurances.AUTRES INCENDIES Hier, incendie de Palelier de M.Bessé, photographe, coin Saint-Denis et avenue des Pins.Les dégâts sont évalués à $1,800.Hier encore, à 3 heures, les flammes ont ravagé quatre logements en 1 ’ rw.cx 1 rtr* at O î l'AC «111V nu m /* _ ros 1692 et 1694 rue De la Roche.Dans la soirée la maison de Madame A.Roy, 122 rue Chegneville, a été partiellement détruite.L’origine de l’incendie est inconnue.L’alarme fut donnée par le lieutenant de police CJermont.ACCIDENT, RUE DES SEIGNEURS Mlle Yvonne Leblanc, 13 ans, do-micliée au No 215 rue Quesnel, s’est fracturé une jambe hier soir, en voulant descendre, comme les pompiers, par la barre de cuivre, à la station No 12.L’enfant venait de rendre visite à son frère, quand l’idée lui vint d’essayer la perche en question.N’ayant pas d’expérience, la fillette tomba sur le plancher, d’une hauteur de 15 pieds.Elle fut transportée à l’hôpital Western.POMPIER BLESSE Le lieutenant Antoine Deschamps, de la station No 12, s’est fracturé la jambe droite, hier après-midi, en tombant d’un tramway, au coin des rues Notre-Dame et Jeanne d’Arc.Le blessé a été transporté à l’hôpital Notre-Dame.TRISTE CAS DE MISERE de charbon dans la maison.Grâce au concours de MM.Ciia-rest et Brusches, bouchers, des provisions furent envoyées et, sur les instances du lieutenant Saint-Jean, M.Chevalier, de l’Assistance Municipale, a autorisé l’achat de bois et de charbon.LE MAIRE ET LE COUNCIL OF WOMEN IL CONSENT A EXPOSER LES VUES DE CES DAMES SUR LA QUESTION DES TRAMWAYS AU BUREAU DES COMMISSAIRES.Le policier Larocque, de la .sla-lion du pare Lafontaine, a trouvé hier, inconscient dans la rue Mont-RoyaG un nommé James Scott, âgé de 82 ans.L" miséreux avait les deux mains gelées et souffrait d’une blessure à.la tête.Il a été transporté, en hâte, à l’hôpital Général.On se rappelle l’échange de correspondances entre le maire et ces daines du Local Council of Women.La société avait adopté une résolution à une de ses récentes assemblées à l’effet de prévenir le maire qu’il n’était pas opportun (Je régler hâtivement ia question de la franchise des tramways.Son Honneur avait répliqué par une lettre assez vive où il disait qu’il était facile à comprendre que les femmes oisives du Local Council, qui roulent eu automobile», ne voient pas d’urgence à régler précipitamment la question des tramways, mais que peut-être ACCUSES DE VOL.Alphonse Deschaïups, 18 ans, Salvator Golino, 19 ans, Arthur Beaulieu, 19 ans, et un gosse de 14 ans, ont été arrêtés la semaine dernière, à Lachine, par le chef Robert et Je sous-chef Durocher, pour avoir eu en leur possession des revolvers chargés; l'Italien avait en plus un rasoir.I>es quatre prévenus sont aussi accusés d’avoir cambriolé le magasins de quincaillerie de M.Clément, la salle de bil-Jard de M.Q.Beaudoin et la maison de M.Harry Casburne, il y a environ deux semaines.LA MISERE NOIRE.Un cas de misère noire a été rapportée au poste No 11 et grâce au lieutenant Saint-Jean, il a pu être soulagé un peu.Il s’agit d’un jeune couple, l’homme et la femme malades depuis longtemps, au No 2352 de la rue Ontario.Quand le lieutenant Saint-Jean s’est présenté à ce logis, ij y avait deux jours que les malheureux n’a-vaient pas mangé; pas de bois, pas LIGNE ALLAN 1914 — VOYAGES D’HIVER — 1915 SAINT-JEAN, N.B.—HALIFAK—LIVERPOOL Service des malles toyatea Paquebots De St-Jean De Halifax “Prétorlan”, Ven.1er Janv.Sam.2 Janr “Hesperian”, Vend.8 Janv.Sam.9 Janv.“Scandinavian", Vend.22 J., Sam.23 J.SAINT-JEAN, N.B.—HAVRE LONDRES Paquebot De St-Jean “Sicilian".Jeudi 31 Déc.BOSTON-PORTLAND GLASGOW Paquebots De Portland De Boston “Pomeranian”, Jeudi 14 Janv.“GarthaKinian” .Jeudi, 4 Fév.Pour plus amples renseignements, s’adresser aux agents locaux de la Ligne Allan.Bureau des passagers du haut de a ville, 675 rue Sainte-Catherine Ouest H.& A.ALLAN Anentu généraux, MONTREAL muge, jes pauvres ouvrières et les femmes de peine comprennent elles davan lage l’urgence.Ces dames, sans se formaliser de la réponse du maire, lui ont envoyé une nouvelle lettre où elles exposent de nouveau leurs raisons.Elles ne représentent pas, disent-elles, que des femmes riches et oisives, puisque leur société comprend les gardes-malades et les institutrices, et c’est justement pour qu’on ne renouvelle pas une franchise qui n'assurera pas un meilleur service que l’actuelle, qu'elles interviennent.M.le maire a répliqué, cette fois, très courtoisement, qu’il exposerait les vue» du Local Council of Women au bureau des commissaires.Il est à noter que l’attitude du Conseil des Femmes est exactenieul celle de la minorité du Board ot Trade, sur la question des tramways.UN CANONNIER BLESSE Ottawa, 28.— Le ministère de la Milice a reçu hier les informations suivantes de la ligne de feu: “Le 26 décembre, dangereusement malade le canonnier A.Bi.-,-sonnette, de la batterie lourde canadienne et de la colonne de munitions; coup de fevi à la poitrine.Condition favorable.” CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÉDARD EXPERT-COMPTABLE ET AUDITEUR Systématiste consultant.Adminis trateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.S5 SAINT-FRANÇ01S-XAVIER.MONTRÊAI Résidence St-Louis 4393 CHARLES HURTUmSE FINANCIER Argent fi prêter ; achat de debentures, dt propriétés, de balances de prix de ventes.99 rue 8t-Jacqu*s.Tel.Main 2034.ASSURANCES * * TEL.MAIN 968 ^ HOPAŒJtAfKQUE Ch.623 EdificeTransportation P.-A.LACROIX, arpenteur géomètre, ingénieur civil.Chambre 925, Power Bldg., rue Craig, Montréal.Tel.Bureau: Main 7806; résidence: Saint-Louis 2707.JO .Saint-Vincent, à Montréal, par l’IMPRIMK-RIE POPULAIRE là responsabilité limitée).1 J.N.Chevr’er.gérant-général.Feuilleton du DEVOIR Barta valeur n’était plus, comme nui.'••f',is, la conséquence d'une rage folle, mois bien de la pratique du métier des armes, do sa foi en lui-même, et aussi 2(^(i (^-1n brr.1914 PROVINCE DK .QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 13301.De Virginie Poirier et vir-i demanderesse, vs Albert Corbeil, défendeur.Le 7ènio jour de janvier 1915, à onze heures de Pavant midi, au domicile do «lit défendeur, au No 17 rue Garnier, en la cité df Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défrhdmr, sîdsis en cette cause consistant en meubles et effets de ménage Conditions : argent comptant.J.S.La-very, IL C.S.Montréal, 28 décembre 1914.STAR BOILER AND RADIATOR COMPANY, LTD.Avis est donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada 19(Mi.désigné “Loi des compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, des lettres patentes en date du 15e jour de décembre 1914, constituant en corporati mi Ui-ric Granger, marchand, Dame Anna Berge* ron, épouse séparée de biens d'Odessa Pa-puü, et do ment autorisée aux fins des présentes par 1” dit Odessa Paquette, Edouard Michaud, comptable, et Eu elide Granger et Charles Paquette, commis, tous de la c.té de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes : (a) Manufacturer, acheter, vendre et faire le commerce de fer, rebuts de fer, cuivre, acier et tous leurs produits ; manufacturer des fournaises pour chauffer à Peau chaude, à la vapeur, au gaz, au pétrole et à l’électricité, ainsi que des calorifères à l’air chaud ou toute autre éner- gie ; des radiateurs et autres appareils pour chauffer les maisons et les édifices publics, et en manufacturer aussi toutes les pîèc* s et accessoires*; (b) Exercer toute autre industrie, manufacturière ou non, capable d’être convenablement exercée en rapport avec sou industrie, ou censée accroître fa valeur des biens ou droits de la compagnie ou les rendre profitables, el manufacturer, acheter, vendre et faire le commerce de marchandises, effets et articles ; (c) Agir en qualité d’agents pour d'autres personnes ou compagnies au sujet de Rachat, de la vente, l’échange ou le loye r de produits quelconques concernant les objets pour lesquels la présente compagnie est constituée ; ( t) deux heures de l'après-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, mi No 391A rue Ontario Est, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en chaises de barbier, miroirs etc.Conditions : argent comptant.T.S.Ua-very, H.C.S.Montréal, 28 déombre 1911.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal.Cour de Circuit, No 19514.— Charles Mayrand, demandeur, vs C.Dlgnord, défendeur.tx- Sème jour de janvier 191,o, ft dix heures de l’avnnt-rnidi,, au domicile uu dit défendeur, au No 312 rue Désery, en la elle de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit defendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, moUblcs et effets de ménage.Conditions : argent comptant.J.S.Eavery, H.__Montréal, 28 décembre 1914.imOVINCK DE QUEBEC, district de Montreal, Cour lie Circuit, No 17172.Alphonse Hoivin, demandeur, vs Dan.Murray défendeur.I.e Sème Jour de janvier 1 il 1 r, j, onze heures de l’ftvnnt-mldi, au domicile "du dil défendeur, au No 2043 rue Wavcrh v en a cité de Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, suisis en cette ciiusr, consisrane en meubles et effets de ménage.Conditions : argent comptant.J.R.laivcrv, II.C.S.Montréal, 28 décembre 191 i.exerçant une Industrie semblable .et en général l’Industrie de toute personne ou compagnie exerçant une industrie ou faisant de operations commerciales que la présente compagnie est autorisée à ontr prendre : (g) Se fusionner avec toute autre compn- flnie ou compagnies ayant des objets sem-dables à ceux qui sont mentionnés dans la présente charte aux clauses et conditions que lu présente compagnie trouvera bon : (lu Vendre, louer, échanger, ou autrement céder la totalité ou partie de la propriété, des droits, ou de l’entreprise de la compagnie, pour la compensation que le compagnie Jugera convenable, et en particulier pour des actions débrntures ou valeurs de toute autre compagnie dont les objets sont en tout ou en partie semblables à ceux de la présente compagnie : (i) Emettre des actions acquittées, obligations, débentur' s ou autres valeurs comme pol-ment complet ou partiel de toute propriété mobilière ou immobilière, droits, réclamations, privilèg-s, concessions ou autres avantages que la présente compagnie peut légalement acquér r, et émettre de telles actions acquittées, obligations ou autres valeurs en plein pn'c-ment, en paiement partiel ou en échange pour les actions, obligations, débrntures o% autres valeurs île toute autre compagnie exerçant une industrie en totalité ou en partie semblable ft celle de la présente compagnie ou s’y rattachant ; (j) Placer les deniers disponibles de la compagnie en la manière qui sera déterminée de temps ft autre : (k) Demand r et acquérir à quelque condition que cc soit, des brevets d’invention.droits de brevet, procédés, concessions, licences, marques de commerce, droits d'auteur ou tous autres privilèges ou protections de même nature pour ou se rattachant ft tout" matière, article ou objet
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